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Titre :
La Défense : journal hebdomadaire
Hebdomadaire de tendance conservatrice publié à Chicoutimi, La Défense exprime les aspirations et les besoins de ses lecteurs en accordant une grande importance aux nouvelles régionales.
Éditeur :
  • Chicoutimi :[s.n.],1898-1905
Contenu spécifique :
jeudi 13 octobre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Défense : journal hebdomadaire, 1898-10-13, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL HEBDOMADAIRE VOL.L \u201cLA DEFENSE\u201d ULDERIC TREMBLAY, Directeur-propeletaire.ABONNEMENT .$1.00 0.50 Un an.Six mois.Strictement payable d'avance.ANNONCES, 10 centins la ligne pour la première insertion.Insertions aulséquentes § centing la ligne.Conditions spéciales pour annonces à longs termes.Avis de nalssances, marlages, et deces gratuitement pour les abonnes.Toutes impressions de livres, brochures.etr- culaires, cartes, exécutées dans les derniers Coûts, à très Las prix.Toutes communications doivent être acres- sées à LA DEFENSE, CHICOUTIMI, 1.Q JEUDI,13 OCTOBRE 1898 Le \u201cSoleil\u201d et le pléhiscite Le peuple du Canada, celui de la province de Québec en particulier, n\u2019a guère pris au sérieux la question du plébiscite.Les contribuables sc sont en grand nombre abstenus de voter ; il considéraient la matiére comme si peu importante, qu\u2019ils n\u2019ont pas cru devoir laisser lA leurs travaux pour se rendre anx urnes, Ils savaient, du reste, que le résultat de cette consultation populaire n\u2019aurait aucun effet pratique, quel qu\u2019il fût.Le gouvernement Laurier a voulu tout simplement jouer un jeu de dupes, monter une farce dangereuse ct stupide, dans le but de jeter de la poudre aux yeux de la portion fanatique de la population anglaise, dont il ne voulait pas s\u2019aliéner les sympathies.Et toute cette comédie aura pour conséquence pratique : une dépense de près de $300,000 que le peuple aura À payer.C\u2019est \u201cun acte de faiblesse,\u201d pour nous servir de l'expression de M.Geoffrioa, un des ministres du gouvernement laurier, c'est un acte de faiblesse qui coûte cher au pays.Il est encore bien difficile de sc rendre compte à l'heure actuelle du résultat de la votation.Tous les journaux du pays ont publié les rapports transmis par le télégraphe, accordant une majorité à la prohibition, ct depuis quelques temps ils ne soufflent plus mot Je cette affaire.La chose a si peu d'importance, au fond ! Cependant lc Soleil n\u2019en juge pas ainsi.La position fausse où pourrait se trouver son chef Laurier par suite d'un vote favorable à la prohibition lui inspire des terreurs inscnsées.Il déploie un zèle assourdissant à annoncer que la majorité recucillie dans la province de Québec\u2014il la porte à 80,000\u2014 enterre la prohibition par 15,000 voix.Jusqu'à quel point l'organe libéral à raison, l'avenir le dira sans doute En tout cas, cet accroissement extraordinaire dc la majorité anti- prohibitive semble quelque peu étrange et fantastique.En certains quartiers, même, on commence à concevoir des soupçons, Est-ce qu'on ne serait pas en face d'une gigantesque ct auda- cieusc manipulation du scrutin ?Telle est la question qui se po- sc, \u2014\u2014> Nos collèges (anadiens Nos collèges canadiens ont été fréquentés par 4000 élèves l\u2019année dernitre, Il est probable que ce chiffre sera dépassé en 1898-99, _ car on remarque une augmenta- O.{ | tion s:nsible ct constante depuis mire de certains patriotes.Il «st fazils de concevoir, du! moins quand on se donne le luxe | de réfléchir, qu'il y a des inégalités de tout genre entre 4000 col-; légiens : inégalité sous le rapport! de l'intelligence et des aptitudes, inégalité sous le rapport de l'éner- gicactive, inégalité sous le rapport de la somme de travail que chacun est capable de fournir.Les principales de ces inégalités sont établies sur la nature elle-même.Elles ont été ct seront de tous les temps et de tous les lieux.Impossible de les faire disparat- tre.Conséquence : Tous les étudiants ne peuvent s'élever au mé- me niveau.Comme les pancartes l\u2019attestent, ils se répartissent d'après une échelle de gradation qui descend souvent beaucoup au-dessous de zéro.Par conséquent, si nos réformateurs veulent que l'équilibre sot rétabli, ils doivent d\u2019abord révéler le secret de supprimer les inégalités en question.Autrement, dans toute classe de collégiens, il y aura toujours unc tête ct une queue, sans que le professeur le plus compétent puisse remédier à cet inconvénient.\u2014\u2014 Le Salaire des Instituteurs Madame Dandurand (1) vient de publier, dans le \u2018Canada Franais\u201d, un article relatif au salaire des institutrices, que nous reproduisons avec plaisir : * Je reçois quelquefois des lettres d'institutrices.Celles qui m'honorent de leur confiance jusqu'à mc laisser pénétrer un peu dans l'intimité de leur - vie, m'ont permis de constater, dans l'organisation des écoles primaires, un monde d'abus.\u201cS'il existe une classe de parias au d'esclaves, au scin de notre civilisation sereine, c\u2019est bien celle des pauvres filles qui se sont vouées à la carrière de l'enscigne- ment.\u2018* Je ne trouve personne à leur comparer dans lc nombre des malheureux de toutes sortes sur lesquels s'exerce la conventionnelle compassion publique.Les servantes de nos maisons sont des rentières auprès d'elles ; ct l\u2019on ne veut s'empêcher de féliciter les jeunes filles de la campagne qui, dans l'obligation de gagner leur vic, choisissent la meilleure part,en sacrifiant un peu de leur fierté, pour se mettre en service.À celles-là,il n\u2019est pas malaisé de trouver quelques bonncs familles où elles seront traitées avec égard, et chez qui elles jouiront des commodités inconnues à la vie des campagnes, En outre, étant logées, nourries, blanchies, pour peu qu'elles soient économes, il leur est possible d'épargner la presque totalité des cent cinquante piastres que re présente la somme annuelle de leurs gages.\u201cSi, par exemple, deux soeurs ont adopté chacune l'un de ces genres de vie, celle que son ambition a poussée A la conquéte du diplôme, ne doit-elle pas regarder avec envie l'autre, plus riche qu\u2019- elle A la fin de l'année sans avoir subi l'épreuve de son métier ingrat, de ses accablantes responsabilités, de ses cruelles privations, \u201cSait-on, cn cffet, que le salaire d'une institutiice varie de soi xante À cent et quelques piastres ?et qu\u2019à même cette misérable pitance, elle doit pourvoir à son habillement, à l\u2019entretien de l'écoic et à sa nourriture\u2014ou À sa disett-, si l'on veut ?C'est de la barbarie, et l'urgence du cas me semble (1) Mme Dandusand née Marchand, est 1a fille de \"honorable Premier Ministre de 1a province de Québec.; \u201c= \u201cVitam imponCcze vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d CHICOUTIMI, 13 OCTOBRE, 1898 appeler l'intervention, sinon de + .3 > \"mes ct des enfants\u201d, au moins | nationale ct de donner à votre pa du gouvernement.\u201cDe pareils honoraires, il faut l\u2019admettre, c'est là gêne sinon la\u2019 misère.Or, voilà deux choses bien incompatibles avec la dignité de l'emploi d'institutrice sans compter les risques habituels d'une vie misérable.I faut plus que de l\u2019abnégation pour persister dans une carrière ingrate.aussi \u201cMais à qui la faute ?inc direz- vous ; qui faut-il accuser de cette injustice ?\u201cIl faut bien le «ire, c'est à nos braves habitants ; c'est à cette population de nos campagnes dont on admire en d'autres occasions l'intelligence et la générosité.\u201cEst-ce donc parce que cs institutrices sont leurs propres enfants, recrutées dans leurs paroisses, qu\u2019ils les traitent de cette fa gon et les contraignent à partager l'existence des plus misérables d'entre eux ?\u201cIls élisent les commissaires d'écoles qui engagent les maîtresses.Onvoit qu'ils peuvent par conséquent influer sur les conditions de l'arrangement.mandataires, commnissaires, croient avoir droit à leur reconnaissance quand, dans le reaoavel- lement d\u2019un contrat, ils ont obtenu un rabais et arraché à la nécessité une concession de plus, \u201cLa contrainte du plus fort, la tyrannie des riches, en voilà un exemple ! Il n\u2019est pas toujours nécessaire d'être un riche capitaliste pour pratiquer l\u2019exploitation.Nous en avons ici unc preuve, Mais j'ai ,une telle confiance dans le bon sens et l'honnéteté de notre belle population des campagnes gne je crois qu'il suffit de lui faire comprendre son erreur pour qu'elle s'en corrige.\u201cEt, d'abord, qu'elle ne sépare pas l'œuvre de l'éduca.ion de la religion, pour qui on ne peut l'accuser d'avoir tout le respect qu'ei le mérite.\u201cQui est-ce, mes chers amis, qui vous décharge de l'important devoir de préparer vos enfants à leur première commusion ?Qui est-ce qui les fait naître à la vie Leurs les de l'intelligence sans laquelle ils ne sauraient être des c.toycws et vous sctaient À peine plus utiles que les animaux, iastrs.00ts de vos travaux ?Qui est-c.«y si p : rt contribuer plus efficacement à I formation, au perfection.rement moral de ces êtres chers?Qu donc cnfin leur rend les services incstimables que vous n'avez ni le temps, ni le pouvoir de leur rendre?N'est-ce pas la pauvre fill: uont vous semblez vous efforcer dr ruiner d'avance, non seulement lc courage ct les forces, mais I= prestige qui lui est nécessaire pour réaliser auprès de ses élèves ce que vous attendez d'elle ?\u201cRendez votre maîtresse d'éco le plus indépendante, plus fière de sa profession, ct vous la trouverez plus zélée, plus instruitz, plus intéressée à vous satisfaire.Vous serez bien surpris en même temps de voir vos écoliers réconciliés avec l'école, ambitionnés pour leurs études.\u201c Si vous donnez un aspect agréable et confortable à la classe, si vous lvi âtez son air de prison, il y aura bientôt, à la place de forçats chagrins ou révoltés, une troupe d'écoliers intelligents qui vous feront honneur.\u2018* Que serait, pour unc paroisse, deux cents pias tres de plus réparties sur le traitement de Ja maîtresse et l'em- bullissement ou seulement l'assainissement de l'école ?.\u201c Je sais, mes chers compatriotes, que vous comprendrez cette vérité ; je sais que vous priscrez, plus haut qu'une stérile satisfac- \u2018 | ! trie des citoyens éclairés.! \u201cMME DANDURAND,\" Vice et maladie L'abus des liqueurs cnivrantes est certainement un vice.Ce vice, il est sûr que la volonté, aidéc par la prière, les sacrements ct la fuite des occasions, peut en faire triompher.I n'en est pas moins vrai qu\u2019il est des sujets alcoolisés À un de gré tel, qu\u2019il est rationnel de les assimiler à la véritables malades, En effet, leur organisme est affecté au point qu\u2019ils n'ont plus et ne peuvent plus avoir qu'un simula- er: de volonté, Dans ce cas, nou.i ; tion d'amour-propre, l'avantage } que nos colitges sont le point de; la \u201cSociété protectrice des fem- } d'élever le niveau de l'éducation croyons qu'ils doivent être traités comme des malades ordinaires.Sans doutc, l: traîtement médical a\u2019empéchera pas le \u2018sur de la tentation de boire ; mais en remettant l\u2019organisme en ordre, il galvanisera en même temps les ressorts de la volonté qui, aidée par les moyens indiqués plus haut, finira par dérrciner complètement une habitude invétérée.En principe donc, l'ivrognerie est toujours un vice, En fait, il ar rive souvent que, Sans cesser d'é- tre un vice, clle revêt le caractère d'une véritable maladie, et qu'il est alors plus sûr d'opérer le guérison en commençant parla traiter comme telle, \u2014 Le faux de la natalité dans Onfario D'après un ministre protestant de la province supérieure, le taux de la natalité y baisse d'une ina- nière alarmarte.Nous n'en sommes par surpris, mais nous n'y pouvons rien.Si le fait est vrai, la conquête d\u2019Ontario par les Canadiens-français est donc doublement assurée.C\u2019est pourquoi, nous osons conseiller à nos cousins de nc pas tarder à se familiariser avec la langue française, ce qui rendra leur asst milation plus facile et leur permet tra ensuite d'arriver à une 7% aa tionale plus haut, \u2014 .- Reve de paix mn Au reste, la guerre, envisagée des hauteurs de l\u2019histoire sous le rapport de som influence sur Ja marche de Ja civilisation dans le monde, n\u2019est pas le fac- tour de destruction et de barbarie qu\u2019on «rt y vor au premier abord.Coes pl Lun phénomène régéné- rate r.Cine goes: est une catastrophe pour Un poup'e, c'est vrai, Chaque guerre traine après elle tout un cortège de maux «t d'horreurs.À cette seuie idée, les nations frémissent et voient se dresser à leurs ycux épouvantés le spectacle de boucheries, de dévastations et de deuils sans nom.Et pourtant, par un deces retours mystérieux, inexplicables et inexpliqués, que la Providence ménage aux hommes dans ses desscins éternels, le phénomt- ne de la guerre n'a produit dans le monde que des résultats bicnfaisants, Au récit des batailles que nous transmet l'histoire, il semble que ces chocs sanglants ont dû amener la dépoputa- tion du monde.Or l\u2019économie politique et la stastitique ont établi, et c'est au- jourd'hui un fait indiscutable, que les guerres n\u2019ont pas diminué = d\u2019une manière sensible la population.Elles ont eu le résultat contraire de donner aux peuples un regain de jeunesse et de vigueur quileura permis de réparer leurs pertes ct de prendre un élun nou veau vers Une prospérité, un accroise- ment plus rapide encore.Il en est de même pour les arts et les sciences, fleurs délicates, semble-t-il, qui ne peuvent s'épanouir qu'à l'ombre de l'arbre de la paix.La guerre est brutale, dévastatrice, comme tout déploiement de la force physique et matériclle, RH ABONNEMENT $1.00 par année.| Et pourtant, \u2018si estun Lit laute- | tribulations humaines, s'éclaire d\u2019une ment proclamé par le monde et clairement attesté par l\u2019histoire, c'est l'action civilisatrice de la guerre, action civilsa- trice À tel point que, s: vous la supprimez par la pensde, toutes les progrès saciaux sont supprimés, toutes les civilisations anéanties.\"\u201d l'est un fait indiscutable, consigué dans les traditions populaires et que l'histoire n'a puis démenti : c\u2019est que la civilisation ne naît pas, mais s'importe dans les sociétés lunnainies, se transmet par le commerce des hommes entre eux, Un autre fait quucillement établi, c'est que la civilisation ne s'est jamais transmis que par le moyen de la guerre.Les annales des temps fabuleux et des nations modernes l'attestent égale ment.Deux peuples sont venus en présence; Ia guerre les à mis aux.prises l'un contre l'autre ct l'un d'eux asuccomix.Mais la lutte ne s'est pas terminée là.Le peuple plus civilisé s'est assimulé le peuple barbare lui à transmisses niœurs, ses coutumes, li initié à «a civilisation, accrue et régénérés par l'intelligence, le travaul, le génie particulier et la vi- poureuse jeunesse de l'élément barbare.Et c'est ainsi que le flambeau de la civilisation n'a cessé d'éclairer le mon de, et que sa flamme s'est faite de plus en plus brillante jusqu'à nos jours où elle a acquis un éclat incomparable.Nous pourrons ajouter que la guerre n'a pas non plus pour cfict d'endurcir le cœur du guerrier : \u201cle caractère d'A lexandre est sy.npih tique, celui de Seipion magnifique, celui de César géné reux, celui d'Hector idéal, cctui d'Enée religieux : les chevaliers du moyen âge étaient polis, s nsbles, religieux, courtois ; ils se montraient résisnés dans les revers, modes es dans sx victoire : ils étuient pudiques contie des vierges, tendres et amoureux come des trou- Vares, Chase étonnante, ct qui n'a jamais été asso adatirée \u201chitleur Lo plus délicate est née sur les champs de la mort et a été arrosée de sang.Fa fleur de la chevaterie ob Te calte des femmes SHI Bs hommes habitués À s'ouvrir wir chemin : par l'épée s'en allaent parle monde détruire les œavres de la force, Tes fils de Le guerre portérent jusqu'àl'xtrave gunce f'idéalisme de l'amour : doux conte des agneaux dans les villes, ils étaicit des lions au combat dès qu'il s\u2019aytissait du point d'honneur.Chose singulière et pourtant évidente * l'esprit guerrier cofanta, dans les siècles barbares, l'esprit de chevalerie, et l'es prit de chevalerie = dépoailla Var bre d: la civitis de la rude écorce de la barbarie et les meurs de teur férocité : Zurollit mores, ne: sénit esse fe- Aad ree, Ainsi done, il ne saurait se dégager \u2018une itnpression d'horreur de l'histoire des guerres dont le genre hunsain a été le témoin et le héros.l\u2019énible par un côté, ce phénomène à ch soi quelque chose de pur et d'éle- ré.Lt cette contradiction apparente déconcertée Lu raison humaine, forcée de reconnaître son impuissance devant ce problème de sa destinée, ct en dane tres encore, dont Dieu cust réservé,la solution.IV Pourtant, l'homme ne déroge pas à laloide sa destinéeen cherchant la raison des choses.Jes investigations ne sauraient Jéplasre A celui qui a fixé des bornes 4 notre cntendement.Le pourquoi de la guerre ?Les philosophes l\u2019ont cherché ct je résume ici leurs considération.s .Ricn ne s'oppose, disent-ils, à ce qu\u2019on voie dans ce phénomène l'accomplissement de la loi de l'expiation.Cette loi, pour l'individu comme pour l'eepèce, est renfermée dans cette formule à la fois süunple et sublime : 7w gugueras ton pain à da sueur de ton front, Appliquée à l'individu, cette formule veut dire : 7% reconguerras tx demeure perducen subissant ds passions, les souffrances, la mort, Appliquée au genre humain, elle si- guific : Tu te civiliseras, c'est-à-dire tu te perfectionneras parle moyen de ln Luerve, En effet, depuis que l'individu et l'espèce ont été souillés par 1x faute du père xJommun de tous les hommes, l'expiation est la foide l\u2019univers : c'est La condition essentielle de la perfection de l'individu, comme de la perfection de In société.Or l'expfation pour IS sociétés est nécessairement symbolisée par la guerre qui, prise dans son sens le plus général |.et lu plus large, dans son sens philosophique, est pour la société ce que les souffrances gt les passions sont pour l'homme; Ainsi considéré, le côté pénible de la guerre, comme cclui des tnisères et des sur les champs de battle, Jes \u2018lumière consolante ut divine, celle de In miséricorde et de l'immortelle espérance.( Fin an prochain numero.) LETTRE POLITIQUE XXXVI MARCHAND D'ORVIETAN Mon cher directeur, Vous n'êtes pas sans vous rappeler le sempiternel et fastidieux boniment de ces charlatans irréduetibles qui ennuient nos places pubriques de leurs dolents refrains, dans leurs efforts pour \u2018coller\u2019 aux badauds leur marchandise de pacotille.Vous ne sauriez vous faite une plus juste idée des balivernes débitées contre ta \u2018Défense\u2019 et contre moi-même par cet Amicus, du*So leil\u201d, dont je vous exhibais, la semaine dernière, le museau assez peu altra- yant.En vrartmarchand d\u2019orviétan, le mousieur qui vient à la rescousse du Soleil et qui parait avoir de fortes affinités avec un intéressé au premier degré, M, Geauvreau tui-même, député de l'émiscouata, que j'avais mis en cause le bonhomme débite toute une ; kyriclle de banalités, plus idiotes les unes que les autres, pour essayer de me confondre et de faire prendre sa \u2018\u201cpacotille\u201d, les bonnes dispositions et tes hauts faits du tarto lauriérisine, Je vous le répète, est trop job, ce {morceau-là ; c'est à encadrer.Ausst, je {me décide à en découper quelques \u201ctranches pour que mes lecteurs engoù tent un pen la saveur.+ | au reste, ce n'est que politesse rendue.car c\u2019est après avoir cité tout mon chapitre sur les \u201cRemords de : conscience\u201d de certains députés libé- lraux que l'lwséeus se risque à faire les {réjowssants commentaires dont on {Vire quelques extraits.\u201cCe n'est pas plus traître que cela, :comimence-til : cependant.on y dé- va L COUVrE un dant soit peu de mautraise for ; QUI enlève en fantôrel de simérité aux | écrits de notre homme.\u201d C'est moi qui souligne : » ; ct Fon voit quelles \u201c\u2018winuscules\u201d reproches de mon contradicteur ne sont point de nature à affecter bien fort ma these, Plus loin, Anneus poursuit : \u2018tout ve qui est entre Guillemets (sic) dans l'article incrimsinant (resie, selon une expression chère à M.Nantel qu\u2019Amieus invoque comme une de ses autori tés)\u201d.Entre Guillemet (nom propre) et qui, demanderai je à Amicus ?Peat être entre Guillemet et M, Gauvreau, l\u2019autre nom propre qui précède.L'ar ticle fncriminant d'Amicus est, sans doute, l\u2019article incriminé, que deman derait le bon sens.Nous avons déjà li d'assez beaux échantillons dans le genre cocasse ; mais vayez-mni cette phrase encore mieux corsée \u201cC'est une ma nitre comme une autre de ren trer un clou quelque part, mais il ya comme «ei dans le journalisme genre La Défense, des novices en trat- trise qui se donnent des coups de marteau surles doigts, ça ne les corrige pas, au contraire : ils s'endurcissent\u2026 dans ce vice immoral qui consiste à laisser croire ce qui n'est pas la réalité des faits\".Respirons.Ouf ! Les soutignements sont encore miens.Connaissez-vous des vices qui soient moraux, où même des sentences qui soient plus Doroques et incompréhensibles que celles d'Amicus ?.- Moi non plus, Voilà de quoi vous édifier sufisam- ment sur la forme rigolo adoptée par le correspondant du Soleil, Nous allons voir maintenant que le fond ne vaut pas inieux du tout.Amicus reproche à \u2018L'Observateur enchel de ia Défense\u201d, comme il m'appelle, de ne m'accoutumer point À ce refrain, qui d'après lui Amicus, vadevenir populaire : Ja question des écoles est réglée et bien réglée par M.Laurier.\u201d Non, l'Observateur ne s'accoutume pas à ce refrain que glapit en cœur la meute rouge comme pour s'étourdir elle-même et tâcher d'en imposer au public, L'Observateur, aussi bien que tous les gens sensés et raisonnables, ne s'accoutume point à cette lyre, pas plus qu'on ne s\u2019habitue au mensonge, si souvent ct cyniquement qu\u2019il soit réitéré.C'est que cette prétention est bien loin de correspondre \u201cà la réalité des faits\u201d style Amicus.C'est que la question des Ecoles n'est pas bien ré- ¢, ni même encorc réglée du tout par M.faurier : st rapporter aux déclarations récentes de ln /2/rie, disant, à ce sujet, qu'un pas à été fait vers la solution.Est-ce un bon règlement cela; est- ce même un règlement du tout ?Ni M, Laurier, ni même M.Tarte n\u2019o- Toa NO 39 se l'affirmer.Cela prend M.Gauvreau Pardon 1.Cela prend, du moins, Amicus, pour avoir le toupet, ou la naïveté, au choix, «de soutenir parcille doctrine, Ellene fait plus guère de dupes, allez, Amicus, votre politique d\u2019affir mations\u2026 gratuites, si obstinées soient- elles.Amicus a raison de croire que nous ne goûtons pas beaucoup sa manière de \u2018* discuter bon sens (?)\" avec nous, qu\u2019il appelle gentiment, lui qui nous trouve rudes, des \u2018\u2019spadassins de la plume rehgieuse\u201d\u201d- -admirons cette image de bon godt | I) fait aussi bien de renoncer à nous faire comprendre que le parti conservateur, en tant que parti, a joué un vilain rôle, à Winnipeg et à Ottawa, si l\u2019on compare ce rôle avec celui qu'ont tent ses propres unis dans cette question des écoles.l'out le vilain et l'odieux restencquis à ces derniers, sous Greenway-Martin, à Manitoba, sous Lauricr- Martin: Tarte, d Ottawa, Non, Amicus, ne nous parlez point du comprontis laurier condamné à Rome : c'est un acte de noire trahison nationale et de neutralité en matière reti- fieuse.Ne soufllez pont mot de ** concessions réciproques\u2018: ce sont nos malheureux compatriotes opprimés que vos chefs forcent À sacrifier Lu majeure partie de leurs droits sacrés, droits que les voleurs vos amis, avec votre plein aascntiment, refusent de leur restituer.Ne nous parlez plus mème de l\u2019Encyclique Aged vos, \u2018mémorable document de sagesse, de paix et de convilia- tion,\u201d comme vous dites, mais à laquelle vous prètez un sens qu\u2019elle ne com porte nullement, ci dont vos maltres ont abusé politiquement de monstrueu se Lagonln Lon rouge, Amicus nous assigne toutes sortes d'intentions perverses que nous n'avons aucunement, dans nos efforts pour cmpécher tes endormeurs ct les croque-morts d'enterrer la question des écoles encore toute vi ve, parce qu\u2019elle les obsède de constants anathèmes, Cette rengalne des libéraux perséentés est trop vicille et trop bête pour valoir qu'on s'y arrête.Mais je ne puis me refuser lu satisfaction de citer ici Amicus exposant oit cette prétendue persécution peut encore réussir : \u201cÇa peut preudre en- vorc dans certains quartiers où fleurit le fanatisme ultramonté, où n\u2019ont pas cucore descendu ces riyons magnip- ques de F'étude des idées modernes et du progres en tout © mais ce vieux jeu d\u2019ar- rières-aniées, qui consiste à vouloir faire avaler des couleuvres pour des ortolans, est trop usé pour faire des dupes.\u201d Lisez-vous bien ?Avez vous reconnu tout le vocabulaire suranné du bibéralis- me matéraliste ?N'est-ce point tout A fait amusant d'ineffubilité ?Ce sont là les arguties au moyen desquelles ces pauvres gens prétendent arriver À in- troniserla licence et le libre-posage sur le trône usurpé de la vraie liberté, \u2018Trister hères 1 Tout ce qu'il faut à Amicus, c'est la paix, l'union des coeurs, le \u2018\u2018sursum corda''entonné par sir Wilfrid Laurier aux pieds de Champlain ; plus de verbiage, d'appels aux préjugés- \u201cce moyen des âmes A petite mesure (1.2.,,) -, d'obstination malsaine, de fanatisme scctaire, partisan, aveugle, mé- chant\u201d, et patati et patata.Nous aussi, nous voulons la Paix, l'union dés cœurs, l'abolition des \u2018préjugés et du fanatisme ; mais nous les voulons sincèrement.Nous voulons de cette seule paix durable quirepose sur la justice, ct non de ces expédients précaires que l'opportunisme appuie sur l\u2019iniquité.Nous ne sommes point de ceux qui crient : la paix ! la paix 1 alors qu'il n°y a point de paix\u2014 Clanbunt : pax! pax ! el non erat pax, C'est pourjuoi hous ne cesserons de dénoncer l'action vile de M.Laurler et de ses janisgaires trahissunt froidement, pour le pouvoir, la minurité catholique et française de Manitoba, et n'ayant encore que bien mal, si même quelque peu, accompli leurs promesses de réparer efficacement cette trahison, \u2026.11 n'y aura point de paix, point d*union véritable, et le \u201c\u2018sursum corda\u201d consistera À fétrir les traftres, aussi longtemps que In justice n'aura pas été complètement rétablie en tous ses droits, par ceux là qui l'en ont indignement spoliée et par leurs compères, La paix n'est point revenue, clleWne saurait revenir avant que le monstre de l'iniquité ne soit rentré définitivement dans son antre,d'où l'orit fait sortir des conspirateurs qu'abritent les plis du drapeau rouge, afin de mettre À profit ses méfaits.Tæ prétendu \u201cgénie politique de M.Laurier, ses qualités d'homme d'Etat et de meneur d'hommes\u201d (les- quelles consistent À sc laisser tenir en i: lisière par M.Tarte) n\u2019ont \u2018pas\u2019 réglé (Suite & la guatrieme page,] > a qv LA DÉFENSE I F POÉSIE OCTOBRE Avant que lc froid glace les ruisseaux Et voile le ciel de vapeurs moroses, Ecoute chanter lestderniers oiseaux, Regarde fleucir les cernières roses.Octobre permet un moment encore Que dans leur éclat les choses demeurent : Son couchant de pourpre ct ses acbres d'or Ont le charme des beautes qui meurent, Tu sais bien que cela ne peut durer, Mon cœur ; mais, malgré la saison plaintive, Un moment encor tâche d'espérer Et saisis cu moins l'heure lugitive.Bâtis en Espagne un dernies château, Oubliant l'hiver qui frappe à nos portes Et vient balayer ce son dur râteau Les espoirs brisés et les feuilles mortes, FRANÇOIS CorvÉE.\u2014 ee Le nouveau journal conservateur Je sais que dans le public de la \u201cDéfense\u201d on s'intéresse particulièrement à la naissance de ce nouvel organe conservateur, depuis longtemps promis à Montréal et dont le public en général con- tinue de se préoccuper vivement, tout comme si la \u201cMinerve\u201d, autre gazette conservatrice, n\u2019exlis- tait pas de nouveau depuis un mois.Conmaissant bien ce sentiment, je serais heureux d\u2019y satisfaire en ajoutant quelques renseignements nouveau à ceux que j'ai déjà cu l'occasion de donner à ce sujet.Malheureusement, je m'en trouve empèché, n\u2019ayant rien de précis à ajouter, de ma propre autorité, à ce que j'ai déjà dit, sauf de répéter que, contrairement à la légende créée, le nouvel organe ne s'appellera point \u201cLe Peuple\u201d, mais bien plus simplement, si je suis correctement informé, \u201cLe Canadicn\u201d ou même \u201cL'Express.\u201d A tout risque, le nom ne fait guère À la chose.Je me dédommage de mon manque de renseignements personnels en vous transmettant les détails suivants, qui me semblent assez exacts, bien qu\u2019ils émanent du journal libéral le //erald de Montréal.Ce journal raconte, entre autre choses, \u2018Depuis longtemps, le parti conservateur cherche à posséder dans Montréal un organe digne de confiance.#Les dispositions trop évidentes de \u201cLa Presse\u201d, d'accorder franc.jeu à Sir Wilfrid Laurier, en ont fait une publication impropre à exprimer les sentiments bleus.\u201cL'apparition du nouveau journal sera probablement le signal de la défection complète du journal à grande circulation de l'hon.M.Berthiaumc.\u2018Les efforts du parti conservateur, pour s'assurer un organe qui de donner libre cours à la critique de tous les actes du gouvernement libéral ont lui permettrait été nombreux ct variés.\u201cAu cours de la première secs.sion du parlement qui suivit la défaite du parti conservateur, le 23 juin 1896, les chefs conservateurs de la province de Québec se réunirent à Ottawa en grand conciliabule.* Comme suite aux délibérations de cette réunion, un groupe de ces messieurs fit comprendre À sir Chs Tupper que pour recon- il fallait absolument fonder, à Montquérir la province de Québec, réal, un journal parfaitement ou tillé., \u201c \u201cSir Charles admit les conclusions de cegroupe et cn conséquence un petit comité, chargé d'étudier la question, fut formé.\u201cTout ccla ne tarda pas à arri- * ver aux oreilles de M.G.-A.Nantel, qui publiait alors le \u2018Monde Canadien\u201d, journal hebdomadaire.\u201cIl proposa de ressusciter \u201cLe Monde\u201d comme journal quotidien et de le publier au nom du par- \"M, Nantel cst fort estimé de Caron ct loua dc jui le titre du \u201cLa Minerve.\u201d \u201c \u2018Un temps d'arrêt et d'incertitudes se fit à ce moment.\u201cEntre temps, le groupe des fi dèlesavait recucilie des souscriptions en faveur de bonne cause.\u201cLe sénateur Forget promettait de verser $25,000, à condition que l'affaire fût traitée d\u2019une manière commerciale.\u201cOn s'adressa avce succès à M.Hugh Graham et on recuillit en tout environ $65,000 de suscriptions.\u201cM, Nantel désirait que cette somme fut versée à la \u201cMinerve\u201d ressucitée mais le parti ne partagea pas sa manière de voir.\u201d La Minerve, qui nous fournit la traduction de l\u2019article du Herald, ajoute, pour tous commentaires, que ce journal est l\u2019objet d'une mystification ; que sir Charles Tupper nefera rien qui puisse nuire à la Presse qui a démasqué l'escamotage du Drummon- et la conspiration du Yukon (tout en continuant de proclamer, comme dans son article d'hicr, \u2018qu'on ne saurait la ranger parmi les adversaires du gouvernement Laurier\u201d); qu'on ne verra pas \u201cla Minerie infidèle à son rôle traditionnel, contribuer en quelque chose que ce soit À entretenir de la division dans les rangs conservateurs, etc.\u201d La JMinerve termine par la phrase suivante qu'e//a peut-être moralement le droit de dire, mais qui doit compter parmi ces points dont son directeur actuel demande qu'on ne lui en assigne pas la responsabilité personnelle ; voici : \u201cNous avons «8 TOUT TEMPS servi le pa ti conservateur, fidélement ct nous ne comptons d'ennemis politiques que ceux qui ont pu faire du tort À ce parti.\u201d J'ai souligné moi-même : et M.Nantel ne requerra point que je lui disc pourquoi.Cette timide défense n\u2019a pas empêché la Patrie de revenir à la charge après le Herald, et à la suite du dernier passage de sir Charles Tupper à Montréal.La gazette à M.Tarte donne les détails suivants, qui ne semblent point dépourvus d\u2019une certaine précision.La -Maerve qui les reproduit également, ne leur trouve point d'autre signification que de justifier M.Tarte dans son accaparement dela Parric, Comprends pas.Et vous ?Voici la communication de la l\u2019atrie : \u201cMalgré tous les efforts que les gens de la\u201c Minerve\u201det de la\u2018 Presse\u201d ont faits pour empêcher la fondation d\u2019un autre journal conservateur, cette fondation est un fait assuré\u2014pour ainsi dire accompli.\u201cSir Charles Tupper a donné tout son encouragement à la nouvelle entreprise.En fait, il a fait souscrire lui-même, par son influence personnelle, une partie du capital.Les renseignements de la \u201cPatrie\u201d sont que MM- Graham et Forget se sont inscrits pour chacun $25,000, que M.O'Gilvie à souscrit jui aussi un large montant.M.Beaubien et un groupe de ses amis ont souscrit une dizaine de mille dollars, \u201cL\u2019hon.M.Royal sera le directeur politique du nouveau journal, qui fera ses débuts comme feuille indépendante, à la laçon du \u201c\u2018Star\u201d\u2019 et de la \u2018Presse.\u2019 La nouvelle feuille sera annoncée à grands sons de trompe.\u201cSir Charles Tupper a répété l'opération que fit, ily a plusieurs années, sir John A.Macdonald, quand il vint À Montréal récolter $50,000, en un seul jour pour fonder I'*Empire\u201d en opposition au \u201cMail\u201d, qui cependant avait coûté au parti conservateur $400,000.\u201d Maintenant, résumé de tout ce qui précède : l'opinion générale est que d'ici A cing ou six semaines le nouvel organic conservateur fera son apparition.L'Os INT-LÉHON \\ J ses amis politiques, mais Son inti.\u2014 + er Commons epi «| Monde Mutualiste la méfiance au groupe en question.\u201c11 hésitait à confier à M.Nantel la direction d\u2019un journal officieux du parti, craignant qu\u2019il n'en fit un jour l\u2019organe d\u2019une fraction du parti.\u201cNe 'désirant pas froisser M.Nantel, le groupe en question usa de moyens dilatoires.\u201cNous allons ressuciter Minerve,\" disait-il.\u201cSur ce, l'entreprenant ex-mi- nistre des traveaux Publics de Québec, s'adressa à sir Adolphe \u201cLa Mutualité catholique vs Motualité neutre Souvent l'on entend dire par de nos conpatriotes aveuglés ou égarés: Oh | nous préférons de beaucoup nous inscrire dans les associations de mutualité neutre.Elles sont beaucoup plus nom breuses, plus riches ct plus sûres que celles de la mutualité catholi- NN que.Ce raisonncient cst faux : car le bon sens nous dit que si nos associations catholiques sont moins nombreuses-\u2014et ccla par la propre faute de nos gens qui, au lieu de réserver à nos associotions tout leur patronage ct dc les grandir en conséquence, se ruent vers la mutualité neutre peur lui prodiguer leurs encouragements\u2014si nos associations sont moins nombreuses, ont moins de ca pital accumulé, ciles ont aussi beaucoup moins de risques & supporter.Et leur systé- me d'assurance, du moins les plus mordernes, comme l\u2019Allience Nationale et l'Union lranco-Cana- dienne, par exemple, étant tout autant sinon plus perfectionné\u2014 et l\u2019on peut démontrer que ce dernier cas est le vrai\u2014que celui des sociétés étrangères et neutres, il s'en suit que nos associations nationales et catholiques offrent des garenties égales, et meme su- péricures, au point dc vue financier.D'autre part, au point de vue moral, canadien-français et rcli- gieux, elles sont infiniment préférables pour les consciences catholiques ; infiniment plus sûres pour les intérêts catholiques, qui n'y risquent point, comme dans les sociétés neutres, d\u2019avoir à sacrifier, un jour, leurs économies depuis longtemps accumulées, puui ubéir aux directions de l'église infaillible, interdisant à la fin comme dangereuses, et ceci est indvitalle, les associations neutres qu'Elle considère déjà comme très suspectes.ressortent clairement de l'ensemble des notes suivantes, publiées récemment par un journal essentiellement cana- dien-français et catholique, notes que nous croyons fort impoxtant de soumettre à la méditation très sérieuse de nos compatriotes et corcligionnaires, dont un trop grand nombre, malheureusement, s'abusent de si étrange façon à c sujet.Lisons donc : Le 20 avril 1884, Léon XIII publiait son admirable Encyclique Humanum genus dans laquelle il mettait le monde catholique en garde cotre les séductions ct les datgers de la franc - maçonnerie, dont il indiquait le caractère, le but cet les moyens.Au nombre de ces derniers, il mettait l'établissement de sociétés déguisées qui lui servaient de coopératrices et de satellites.Qu'on nous permette de faire du docu- mentt pontifical du larges extraits : \u201cIl existe dans le monde un certain nombre de sextes qui, bien qu\u2019elles différent les unes des autres par le nom, les rites, la forme, l'origine, se ressemblent ct sont d\u2019accord entre elles par l'analogie du but et des principes essenticls.En fait, elles sont identiques à la franc-maçonnerie, qui est pour toutes les autres comme le point central où celles aboutissent.Et quoique à présent cllesaient l'apparence de ne pas aimer à demeurer cachées ; quoiqu'elles tiennent des réunions en plein jour et sous les yeux de tous ; quoiqu\u2019elles publient leurs journaux, toutefois st l'on va au fond des choses on voit bien qu\u2019elles appartiennent À la famille des sociétés clandestines et qu'elles en gardent les allures.Il y a, en effet, chez elles des espèces de mystères que leur constitution interdit avec le plus grand soin de dilvuguer non seulement aux personnes du dehors, mais méme à bon nombre de leurs adeptes, À cette catégorie appartiennent les conseils intimes et suprêmes, les noms des chefs principaux, certaines réunions plus occultes et intérieures ; de même en- corc les décisions prises, avec les moyens ct les agents d'exécution. cette loi du sccret concourent merveilleusement la division faite entre les associées, des droits, des offices et des charges, la distinc hiérarchique savamment organisée des ordres et des degrés, ct la discipline sévère à laquelles tous sont soumis.La plupart du temps, ceux qui sollicitent l'initiation doivent promettre, bien plus, ils doivent faire le serment solennel de ne jamais révéler À personnes, à aucun moment, d'aucune manière, les noms des associés, les notes caractéristiques et les doctrines Ces vérités a la société, C'est ainsi que, sous des apparences mensongères et en faisant de la disgimulation une règle constante de conduite, comme autrefois les manichéens,les francs- maçons n\u2019épargnent aucun cffort pour sc cacher et n'avoir d'autres témoins que leur complices.\u201cLeur grand intérêt étant de ne pas paraître ce qu'ils sont, ils jouent le personnage d'amis des Jettres ou des philospphes, réunis ensemble pour cultiver les sciences, //s ne partent que de leur zèle Pour les progrès de la civilisation, de leur amour pour le pauvre peuple.À les en croire, leur but unique est d'améliorer le sort de la multitude et d'étendre à un plus grand nombre d'hommes les avantages de la société civile, Jleis & suppo- Ser que cos intentions fussent sincé res, elles seraient loin d'épuiser tous leurs dessein.AAA Or, les fruits produits par la sec.\u20ac maçonnique sont pernicieux et des plus amers, Voici, en cffet, ce qui résulte dece que Nous avons precédemment indiqué, ct cette conclusion nous livre le dernier mot de ses dessins, LI s'agit pour les francs-magons\u2014ct tous leurs cfforts tendent à ce but\u2014 Il s'agit de détruire dv fond cn cont- Ole toute da disciplios religieuse et sociale qui est née des institutions cle é tiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façounés a leurs itées ct dont les principes fondamsntanx of les lois sont empruntés au Naturalisme.Tout ce que Nous venons ou ce que Nous Nous proposons de dire doit être entendu Je là secte ma- nd péstte teindre, De même encore, il = peut faire que quelques-uns des groupes n'approuvent pas les conclusions extrêmes auxquelles la lo- ique deviait les contraindre d'adhérer, puisqu'elles découlent nécessairement des principes communs à toute l'association.Mais lc mal porte avec lui une turpitude qui d'elle-même repousse et ef- fraic.(«1 Suivre) GUËRUT LE RHUME EN UN JOUR .\u2014 Tablettes Laxatives Bromo-Quinine.\u201d\u201d Prix 25 cents, rendu si elles ne guérissent pas.NOUVEAU PROCÉDÉ DE FABRICATION DU BEURRE On annonce un nouveau procédé de fabrication du beurre qui aurait pour but de fournir à l'alimentation vn produit nutritif, ce qui n\u2019est pas lc caractère, on le sait, de notre beurre courant dans la préparation duquel on se préoccupe d'éliminer les matières azotées et minérales provenant du lait.D'après un brevet anglais, on rétncorpore une partie de ces éléments à l'aide du lait de beurre.Le barattage s'effectucrait entièrement au contact de l'air, et il opère sur parties égales de beurre déjà fait et de crème, On baratte éncrgiquement, cc qui produit une masse solide que l'on traite de la façon ordinaire.çonnnique envisagée dans son cn- , semble et en tant qu\u2019elle em-: brasse d'autres sociétés qui sont pour elles des soeurs et des alliées, | Nous ne prétendons pas appliquer | toutes ces réflexions à chacun de leurs incnbres pris individuclle- ment.Panini ceux, en effet, il s'en peut trouver, ct mème en bon nombre,qui,bien que non exempts de faute pour s'être affiliés à de semblables sociétés, ne trempent cependant pas dans leurs actes criminels ct ignorent le but final que ces sociétés s'efforcent d'at- \"res sur l\u2019emploi simultané de crê- Des indications complémentai- me acide ct de crème douce, sur la température de ce barattage spécial sont données dans l'exposé du brevet.Mais est-ce que ce procédé a été séricusement étudié au point de vue de la couservation du produit ?Il semble, en tout cas, que ce nouveau beurre doit être énor- mement altérable, et il serait ainsi bien difficile de le répandre sur le marché .Sr anv We \u201coma RENCVATEIIR eu ARTICLE Dif TOILEITE INDISPENSABLE POUR LA JEUNESSE PERPETUELLE DES CHEVEUX.HAQUE ESSAI REUSSIT PARFAITEMENT ET DONNE SATISFACTION.ENTIER Chez les Chimistos ct Partumeurs, 50c.la bouteille.=. me ru PARISIEN DE \u2026 4 5 | A EN MAINS LES PLUS Aussi clôtures pour les tombes.promptitude ct le plus grand soin.Nous sommes aussi agents pour la grandemaison MOODY.de ges La fonderie Bergeron FAIT LES MEILLEURS POELES QUI SOIENT lFONDUS DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC Poeles de cuisine, à un, à deux Êt a trois ponts, Bte., Etc.Épitaphes de toutes formes, de toutes grandeurs et de tous prix Baux et nombreux patrons de galeries, Patrons pour les clotures 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Anne en souriant.Les premiers points furent bier: un peu irréguliers ;mais comme Petit Ange était adroite de nature, que doigts effilés avaient une rare légéreté, elle arriva promptement à coudre non seulement très finement, mais aussi très vite, ce qui est une grande qualité pour unc future iménagt- re.Anne se trouva non seulement rassurée à l'égard de l'avenir, mais encore bien zidée quant au présent.Jenne lui fut une auxiliai- précieuse pour l'ouvrage qui la ré- Tes à repasser, od clic cut beau cher:her : tout était prêt pour le départ maudit.La nuit qui suivit cette constatation fut une triste nuit pour la famille Plouherno, Le père, stor que, refoulant les larmes, qu\u2019il considérait comme unc faiblesse, ir:plora pour l'enfant inconnue, qu'il chérissait à légal de sa pro pre fille, toute la bonté de son Dicu.Anne, qui partageait sa couchette avec Petit Ange, dut faire d'héroïques cfforts pour cacher à l'enfant l\u2019immeuse chagrin qui la torturair.Mais lorsque Jeanne se fut endormie du bon sommeil que l'on a à son âge, sa soeur ne fut plus maîtresse d\u2019elle- méêine.\\ccoudée sur le traversin de varech, la figure tournée vers le mur, Anne ne pouvait se lasser de contempler l'adorable petite créature qui reposait insouciante à ses côtés, De ses paupières gonflées coulaient, lourdes et brûlantes, de grosses larmes dont l'une vint tout à coup tomber sue le bras arrondi de la fillette.Celle-ci, au contact, entroavrit lentement les jeux, et apercevant, penchée au-dessus d'elle, la figure anxieuse de sa soeur,son regerd prit une expression cffrayée,tandis que ses lèvres murmurèrent : \u201c* Annick, qu'est-ce qu\u2019il y a ?.jai peur.\u201d Mais déjà la jeune fille l'avait enlacée, lui fermant les yeux par un baiser, et, comme une mère pour son enfant la,berçait entre ses bras en lui disant : \u201c Dors, dors, ma chérie.H dy a rien pour te faire peur.Et que craindrais-tu aupres de moi ?\u201d n'en fallait pas tant pour rassurer Petit Annge, qui s'était rendormie bien avant la fin de la phrase, et qui, avec un mouvement plein de câlineric, avait posé sa tête sur l\u2019épaule de la jeune fille.Anne l'embrassa de nouvzar, et, brisée elle-même par la peine et la fatigue, clle s\u2019abandonna au repos, Li nuit se passa tout aussi tristement pour les deux garçon : Pierre priant et pleurant, Jean secoué de sanglots ct mordant avec fureur ses draps pour assourdir les hoquets qui le secouaient.Le soleil se leva enfin, éclairant brillamment la cabane du sabotier et Jean lui en voulut d'être si gai dans un jour si morne pour toute la famille.Jeanne, clle, pensa pu'il valait mieux qu\u2019il en fût ainsi, car elle avait encorc tous ses adieux A faire.Aussi, dès ie matin, elle s'enfuit avec le plus jeune de ses frères pour revoir une dernière fois les grands sables où ils avaie.t joué si souvent.De là ils se rendirent au Pouldû «mbrasser le père et la mère Goulven, tout émus de l'idée de cette séparation.Les braves gens leur remireut un petit panier contenant des provision pour le voyage, ct après bien des baisers on se quitta en pleurant.Les deux enfants, qui étaient partis si allègrement, s\u2019en retournaient maintenant le tête basse, le cocur bien gros.C'était le commencement, et ils fréinissaient à l'idée que en ce moment ils étaient encore ensemble, mais que dans quelques heures ce serait à leur tour dc s\u2019embrasser pour la dernière fois.Tout le long de leur chemin, ce furent ac nouveaux adieux, de cruclles larmes, des regrets bien sincères, C'est que tout le monde aimait et estimait Yaiin Plouherno ct sa famille, et chérissait soutout cette petite fille inconnue dont la distinction native les subjuguait, dont la douceur et la talent les charmaient.Petit Ange, en effet, ne marchandait pas ses morceaux, Combien de fois n\u2019avæitelle pas fait danse: les gars et les filles à une fête ou à un maringe, calmé ct amusé un enfant malade, char mé l\u2019orcille attentive d\u2019un vieillard Aussi était cc une adoration que tous ces Bretons professaient A son égard, ct tons le jeunes comme les vieux, avaient voulu lui offrir un petit souvenir.Jeanne revenait chargée de tous ces cadeaux, beaucoup plus chers à son cscur que si c\u2019eût été un riche jouet donné par une main indifférente.11 était midi quand Jean et sa soeur repassérent'\u201dle seuil de la AR moisonnette.La soupe lumait dans la marmite, et Yann, Joel et Pierre étaient attablés, attendant le retour des absents.Anne veillait ci-corce aux derniers préparatif-, afin que l'on pit passer Ie rst Pe | la journée sans être dérangés, A l'arrivée de son frère ct ue su soeur elle vient aussi et servir ; mais personne n'eut le courage de finir le modeste repas que, dans les juurs ordinaires, tout le monde dévorait À belles dents.Une fois le repas fini, la vaisscile bien rrngée, On alla s'asseoir devant la cabane, à l'ombre des grands arbres, pour jouir des quelques instants qu'il restait a demeurcrensemble.Personne ne vint troubler cette intimité familiale.Les Bretons sont timides ct discrets, ct pour rien au monde on n'aurait voulu importuner les Plouherno dans cette triste circonstance.Ce fut ainsi que, tout en cau- à voix basse, le ftemps passa cet que le coucou de la chaumière sonna quatre heures.Anne fit alors observer qu'il serait bientôt temps de se mettre en routc, lorsque l\u2019on vit apparaître M.de Kervéo, 11 venait, lui aussi, serrer la main au vieux Joël et embrasser la petite Jeanne.Son arrivée fit diversion.Il se mit à parler du Conservatoire, donna encore plusieurs indications au violoncux, ct enfin demanda à Petit Ange de lui jouer quelque chose sur son violon.L'enfant, tout heureuse de faire plaisir & son bienfaiteur dénoua la serviette qui enveloppait le cher instrument, Puis, après avoir réfléchi un moment, Jeanne se mit en position ct attaqua les premières notes d'un cantique breto::.Oa y parlait d'abord d'exil, de souffrance, et l'enfant, adaptant le cantique à sa propre situation, fit entendre une plainte lamentable qui remua profondément l'âme de ses auditeurs.Mais bientôt, ainsi que ccla lui était familier, elle s\u2019a- bandounna à l'inspiration.Alors, à la triste mélodie du commencement, succéda petit à petit le chant de fête d\u2019un retour t-iom- phal, et ce fut sur un accord plein de joie qu\u2019elle termina le morceau demandé, Pecit Ange, la bien nominée, avait compris avec un tact exquis qu'elle devait rc- monter le courage de tous ceux qui l\u2019entouraient, et son violon parla si bien, que sa pensée fut dévinée.Ce fut des larmes de reconnaissance dans les yeux dc tous ceux qui l\u2019entouraient.M.de Kervéo, le premier, la prit dans ses bras pour l'embrasser.Après lui, ce fut le tour de chaque membre de la famille.Mais l'harmonie avait agi sur ces natures simples et aimäntes.Jeanne avait réussi.On \u201c+e sentait plus le chagrin, on oubliait la séparation pour ne soa- ger qu\u2019au prochain revoir.Aussi, après un dernier baiser, une cordiale poignée de main ct un suprême remerciement, Joël le Mat et son élève prirent congé de M, de Kervéo.Celui-ci partit de son côté encore tout émotionné de ce qu'il venait de voir et d'entendre, se demandant maintenant avce un vague cffroi s\u2019il avait bien fait d'envoyer les deux pauvres musiciens vers ce tnonstrueux Paris, le minotaure de la France.Puis, en revenant vers le passé, il revoyait son salon, ses invités ; il percevait les applaudissements enthousiastes de toute cette assistance électrisée parle génie de l'enfant, et il se disait qu'à un talent pareil il faillait un autre ca- dreque la cabane du sabotier, d'autres auditeurs que ces Bretons simples mais ignorants.Oui, il avait bien agi.Un \u2018\u201c\u2019pressentiment lui disait que ce départ se.sait quelque chose de décisif dans la vic de Jeanne.Pendant que le châtelain, absorbé daus ses bienveillantes pensées, cheminait lentement vers sa demeure, un groupe de six personnes se dirigeait du côté de Quimpeslé, A l'air morne de ces visages on devinait aisément que quelque séparation allait avoir lieu, A mesure qu'approchait l'heure fatale, influence magique du violon se dissipait pour ne laisser place qu\u2019à un sorte de torpeur désespérée.Ils marchaient trois par trois : devant Anne, Jeanne et Jean ; derrière, + s'auabler Yann, Joel et Pierre.Et tous, la tête baissée, les yeux fixes, de- moeuraient silencieux, de peur que l'altération de leur voix ne rêvé \"at l'état de leurs Ames.On arriva enfin à Quimperlé.LA encore il y eut quelques adieux échangés, puis la petite re monta vers la gare, \u201cUne demi-heure d'avane! s'écria Jean.Tant mieux ! c'est un peu plus Ge temps que je ne comptais i rester ensemble, Joël avisa un banc, et tandis que Yann prenait les billets, tout le modde alla s'y asscoir.l'eu à peu les voyageurs affluaient ; les employés occupés par les bagages à inscrire se mirent à circuler avec des jurons impatientés.Tout ce brouhaha d\u2019une gare, auquel les enfants n'avaient jamais assisté, les amusèrent dant un moment.Puis on ouvrit les portes de la salle d'attente, et toute la famille s'y précipita.LA, comme l'heure approchait et que V'ann craignait à juste titre qu'on les laissat point passer sur le quai d'embarquement, il affermit le mieux qu'- il put sa voix et parvint à murmurer : \u201c Ehbien! mes enfants, je penne ciois qu'il nous faut faire nos adieux.Le train ne va pas tarder maintenant.\u201d Mais ces paroles demeurèrent sans réponse.Personne n'osait donner le signal des derniers baisers.Ce fut encore Yann qui, les yeux secs, mais des sanglots dans la gorge, attira vers lui la fillette en pleurs, Il la serra dans ses bras et bicr bas lui dit : \u201cCourage,mon l\u2019etit Ange chéri, un jour viendra où nous nous retrouverons.Alors ce ne sera que juie.En attendant travaille bien, ma mignonne; et reste toujours ce que tu as été jusqu'ici une bonne ct picuse enfant Aime beaucoup ct suigne bien le père Joël.Souviens toi toujours du ysa- crifice qu'il fait aujourd'hui pour toi en quittant son pays ct toutes ses habitudes.\u2014Oui, père, .oui,.\u201d\u2019 Jeanne en sanglotant.Des bras de Yann celle passa dans ceux de Pierre, qui n'eut la force que de l'embrasser, étouffé qu'il était par les larmes.Ce fut ensuitele tour de Jean, qui se montra le plus courageux des trois répondit enfants de sabotier.Il saisit sa sœur dans ses bras, ct, la serra ardeinment sur son cœur, il entrc- prit de la consoler, \u201c Nc pleure pas, Jeanne, je t'en prie.Tu vois bien que je suis brave , moi.Et puis, situ es malheureuse dans ce Paris, j'irai te chercher.Allons, Jeanne, je vais pleurer aussi, situ continues comme ça.\u201d Ft ie petit garçon, qui sentait ses yeux se mouiller, mais qui s\u2019était promis de ne pas attrister en- corc sa sœur par la vue de son propre chagrain, la poussa brusquement dans les bras d'Anne, tandis que lui se tournait vivement ct se mordait les lèvres jusqu'au sang.La jeunc fille embrassa à son tour la petite désolée, ct par un violent cffort réussit à lui dire : \u201cTu prieras bier pour moi, ma petite socur.Je ne sais si je te reverrai en ce monde ; mais jamais, jamais je ne tl\u2019oublicrai.\u201d Un sfflement aigu interrombit la jeune fille, ct les cris de : \u201cEn voiture ! en voiture ! \u201d retentirent bientôt de toutes parts.Un dernier baiser à la ronde pour Jeanne et Joël, et tous deux, installés dans un 1no- deste wagon de troisième classe par les soins d\u2019un employé touché de leur chagrin, ils envoient par la portière des signaux avec leurs mouchoirs trempés aux quatre figures qui se pressent contre les vitres.Un second coup de siffict retentit, la chaudière crépite,ct Je train se mct en branle.C\u2019est fini.Petit Ange a disparu, et Jean peut maintenant donner®ibre cours à ses sanglois.(A Sire) _ Symptômes incluent entr'autres, une fatigue constante, manque d'énergie, Vangue chargée, migraine, urine très colorée, tous ces sympté- mes où aucun d'eux indiquent un lvie dérangé, Vous êtes bilieux, LES 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