Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Défense : journal hebdomadaire
Hebdomadaire de tendance conservatrice publié à Chicoutimi, La Défense exprime les aspirations et les besoins de ses lecteurs en accordant une grande importance aux nouvelles régionales.
Éditeur :
  • Chicoutimi :[s.n.],1898-1905
Contenu spécifique :
jeudi 12 mai 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Défense : journal hebdomadaire, 1898-05-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" JOURNAL HEBDOMADAIRE \u201cVitam impendere vero : Consacrer sa vie à la vérité.\u201d p ABONNEMENT $1.00 par année.VOL.I.CHICOUTIMI, 12 MAI, 1898 NO 17 \u201cLA DEPENSE\" ULDERIC TREMBLAY, Directeur-progrietaire ABONNEMENT Un an.00.044400440.$t.00 Sixmois.0.50 Strictement payable d'avance.ANNONCES, 10 centins la ligne pour la première insertion.Insertions subséquentes, 5 centins fa ligne.Conditions spéciales pour annonces à longs termes.Avis de nalssances, ma riages, et deces gra tuitement pour les abonnes.Toutes impressions de livres, brochures.cir- eulaires, cartes, exéentées dans les derniers goûts, À très bas prix.Tonte communications doivent être adres- sces À LA DEFENSE, CHICOUTIMI, P.Q.JEUDI, 12 MAI, 1898.POURQUOI NOUS DENIGRER ?Sous le titre : * Guerre à la l'érité\u201d NEMO fait, dans le dernier vuméro du Monde Canadien, quelques réflexions plus ou moins heureuses sur la discussion qui se poursuit actucllement dans la presse relativement aux directions du Pape et à l'interprétation qu'il convient de leur donner.Parlant de ceux que divisent les présents dissentiments, il dit entre autres choses : \u2018* Demain ils se trouveront à combattre avec une égale ardeur ctun ensemble touchant, À anathématiser avec une même indignation quelque \u201c dangereux réformateur \"\u2019 qui oscra, par excimn- ple, dire avec le Pape que les écoles primaires catnoliques devraient être parmi les plus florissantes qui existent et que nos instituteurs et nos institutrices devraient avoir une bonne formation pédagogique, quelque téméraire qui s'aviseia de gémir sur les milliers de pauvres déclassés que font nos trop nombreux collèges classiques, sur le \"danger de l'internat et du moule unique dans lequel on jette toute notre jeunessc studieuse, sur notre infériorité notoire dans les affaires vis-à-vis nos concitoyens d\u2019autres races ct d\u2019autres croyances ct sur les causes de cette infériorité.Les ennemis d'aujourd'hui se retrouveront alors coudc à coude ct redeviendront amis comme.auparavant.IIsne comprendront même plus qu'ils aient pu se croire irrémédiablement divisés ct les effrayants abimes qui les séparaient À jamais ne leur sembleront plus que des vallons fleuris.\u201d Nous n\u2019avons jamais vu que des Canadiens-Français abaisser leur race.| concitoyens d'autres races cet ! d\u2019autres croyances.\u201d Serions-nous réellement infé- ricurs à nos compatriotes d'origine anglaise, qu\u2019il n'y anrait dans ce fait rien d'étonnant ni de déshonorant pour nous.Nos ancêtres nous ont légué la pauvreté pour tout héritage, tandis que nos con- citayens anglais sont arrivés riches parmi nous.Ils ont pu tout de suite s'emparer du haut commerce ct régner sur le monde de la finance.Ccpendant, nous croyons que notre infériorité n'est qu'apparente.Un grand nombre des nôtres, sans capital, sans fortune accu- mulie par les générations passées, sont parvenus, par le seul cfort de leur intelligence et de leur industrie, à conquérir une place honorable dans le monde des affaires, I} existe, À Montréal, plusieurs maisons de commerce canadien- nes-françaises dont on ne soup- connerait pas les humbles débuts à les voir aujourd'hui au premier rang des institutions commerciales les plus importantes du pays.À Québec, on peut dire que le commerce est entre les mains de nos compatriotes, Il en est de même à Sherbrooke et à St-Hyacin- the, où il n\u2019y a pas longtemps encore que nos concitoyens anglais faisaient le beau ct le mauvais temps.Il n\u2019est même pas besoin d'aller chercher si loin des exemples de ce que peuvent faire les nôtres.Nous cn avons sous les yeux.Notre ville de Chicoutimi est, à l'heure actuclte, l'une des plus prospères de notre province, et même du Canada tout entier.Pourtant, la population y est presque exclusivement canadienne- française, Tous les progrès accomplis pendant ces dernières années sont dûs à l'initiative des nôtres.Tous nos hommes d'affaires sont des Canadiens-Français, qui ont puisé leur instruction dans nos collèges, dans nos écoles commer - ciales, dans toutes ces institutions canadicnnes-françaises dont on dit tant de mal.il est de fait que nos écoles commerciales peuvent soute- uir avantagcusement la comparaison avec celles de nos concitoyens anglais.Ces derniers n\u2019ont, dans ce genre rien de supérieur au Mont St-Louis et à l'Académie du Plateau, à Montréal, à l\u2019Académie commerciale de Québec.Toutes choses égales d\u2019ailleurs, nos écoles misérable perspective d\u2019un sort moins indépendant que celui de la moindre servante domestique.\u2014\u2014\u2014_ TROP DE COLLEGES NEMO gémit, dans le Monde Caaadicn, sur \u201cles milliers de pauvres déclassés que font nos trop nombreux collèges classiques.\u201d Que lc nombre de ces collèges soit trop grand dans notre pays, c\u2019est possible.Que ces institutions produisent des déclassés, c\u2019est un fait que nous ne pouvons nier.Cependant, il convient d'ajouter que ce mal est un résultat inévitable de la diffusion de l'enscigne- ment à tous les degrés.C\u2019est l'a- boutissecment direct ct fatal du perfectionnement, du développement et de l'expansion de l'enseignement primaire ct secondaire, lequel fait naître dans le cœur de l'enfant du peuple qui en bénificie le désirde s'instruire davantage, de recevoir une éducation supérieure, et par suite de sortir de sa condition pour tomber, le plus souvent, dans la misère du prolétariat.Nous trouvons une preuve de cette assertion dans le fait que les élèves des collèges classiques sc recrutent, pour la plupart, dans les localités où l'instruction inférieure est plus développée, où les enfants reçoivent une première formation intellectuelle dans une école de Frères, dans une académie de village ou une école mo- dele.Il faut donc en prendre son parti : plus on vulgarisera l'ensei- nement inférieur, plus on verra grandir chez l'enfant du peuple le désir de s'élever, l'ambition désordonnée des carrières libérales, tenues comme plus hautes, l'expansion d'un orgucil épidémique qui se traduit par un dédain absolu pour les professions manuelles, pour tout métier qui contraint l\u2019homme à manier un outil.Gardons-nous de croire toutefois que cc mal cst particulier à notre pays.Il sévit avec une intensité plus grande encore dans les sociétés où la culture intellectuelle est plus prononcée.lly a peu de pays où l'instruction soit aussi répandue qu\u2019en France, mais il y à aussi peu de pays où les déclassés des carrières libérales soient plus nombreux.M.François Veuillot, analysant, dans l'Univers, un article de M.Henry Bérenger sur ce sujet, pa- i nous dans l'exaltation pas particulier à notre pays, mais il est moindre chez nous qu\u2019ailleurs.Si nous voulions en chercher ici la cause, peut-être la trouverions- de ce so phistigne argument qui consiste à soutenir que l'accès des carrières libérales doit être ouvert largement À tous, parce que les plus humbles citoyens ont droit à la culture intellectuelle.Ilsy ont droit, sans doute ; mais si vous voulez les faire jouir de leur droit sans mettre l'équilibre de la société en péril, il vous faudra d\u2019abord résoudre le problème très complexe de concilier la culture intellectuelle avcc l'attachement aux professions manuel: les.I yalk un problème profond d'économie sociale dont l'étude nous conduirait loin.LETTRE POLITIQUE Xvil DUPLICHTÉ OFFICIELLE Mon cher directeur, Vous ne jugerez peut-être pas inop- faite pression, où vouluir entraver le moins du monde, en ce moment, In complète liberté de Sa Sainteté.De plus, je xais combien Votre Eminence est occupée ot je me souviens avec quelle patience Votre Eminence a tant de fois Aéjà entendu nos représentations au sujet du Manitoba, que Votre Eminence comprend maintenant du reste À fond.Je ne voudrais pas méme vous donner la pxine de lire cette lettre, 4 jo w'dtads pas tout forrticalièrement demands de venir à Kome par ceux que je représente et qui, demeurant loin de Rome, ne savent pas au juste quoi faire pour plaider leur cause et pour remplir leur devoir envers le Saint-Siège, C'est alors pourquoi je prends la liberté d'écrire à Votre Eminence comme suit : Il y a quelques jours tes journaux du Canada faisaient paraîtee une note d'où il ressortait que Sa Saintete avait public une lettre condamnant dans Tes termes les plus formels les concessions obtenues pour les écoles du Manitoba.Feu de jours après, une déclaration d'allure officielle faisait savoir que nulle lettre semblable existait.Quoique ne reposant sur aucun fondement, la publication de cette nouvelle a créé dans le Canada un état d'esprit tel sue nec mme fares ont peusé \"4, manqueraient à leur devoir vis-A-vis de Sa Sainteté, s'ils n\u2019élevaient jusqu'à Elle leurs représentations respectueuses.Le hut de wa visite est d'appeler Patten.8,58 M.Russell dit la vérité quand il attir- we que nes instructions lui enjoignent de ve.nouveler la demande qu'ila déjà faite dde la nomination d'un délégué pennanent ?9.Si M.Russel dit Ja vérité, comment concilier les réponses donnees jusqu'à ce jour au Sénat par des membres du gouveme- went avec des assertions si contradictoires ?10.Si M.Russell ne dit pas la vérité, est- ce l'intention du gouvernement de continuer À se servir d'un honume dont il est obligé de désavouer les asscrtions ?L'interpellation Landey ayant été été faite avant hier, au Sénat, j'emprunte au correspondant parlementaire de lx My esse, qui est sur les licux et photographie avec assez de justesse, pour son journal indépendant, la physionomie des débats, l'appréciationde l'incident assez notable qu'elle a soulevé.\u201cLe gouvernement dit-il, ne s'enest certes pas tiré à son honneur et le sectétaire d\u2019'Etar, M.Scott, a tenn Pattitwde la plus tidicule qu'un homme d'Etat puisse occuper.\u201cL'idée d'un gouvernement qui sc met dans la téte de nier de la façon la plus olwti- née, La plus obtuse, la plus enfantine un fait qui est de pulilicité notoire doit certainement provoquer des cunuis.\u201cOn peut marcher sue des oeufs pendant quelque temps quan on sait s'y peendee, mais quand on a l'âge de M.Scote cela ne dute pas longtemps et avant pest on fait une vine.lette, \u201cC'est ce qui est artise, \u201cMis au pied du mue après une série sle réponses évid: unit écornantes, Uravestissant portun que je ne consigne ici un témoignage authentique de la duplicité et de la mauvaise foi dont font montre nos maitres d'Ottawa, dans la transaction des affaires publiques, spécialement en ce qui concerne la brûlante question des écoles de Manitoba, des manœuvres et des démarches qui s'y rapportent.Voici ce témoignage, que j'emprunte pour ainsi dire textuclle- ment aux procès-verbaux des votes et délibérations du Sénat canadien.Ja façon cavalière dont le gouvernement \u2018Farte-Laurier ment aux députés du peuple, pour couvrir ses méfaits, s\u2019exhibe là de cynique manière.M.le sénateur Landry avait fait, l\u2019autre jour, dans la Chambre haute, l'interpellation suivante : ** Depuis le ter juillet 1896, le gouvernement ou aucun membre de l\u2019administration a-t-il autorisé M.Charles Russell, de la société Day et Russell, avocat de Londres, Angleterre, à aller à Rome avec instruction ou mission de parler ou d'agir au nom du gouvernement où du premier ministre ou d'aucun membre du gouvernement, au sujet de la question des écoles du Manitoba ?\u201c Si c'est à la convaissance et avec le consentement du gouvernement que M.Russell est allé à Rome et a pris sur lui-même, au nom de certains membres du gouvernement, de sollisiter des autorités ecclésiastiques de Rome un règlement des difficultés scolaires du Manitoba ?\u201c Si M.Russell agissant ainsi avec l'autorisation du gouvernement, a été payé par le gouvernement, directement ouindirectement, pour son temps et ses dépenses de voyage, ou le gouvernement sc propose-t-il de le pa- tion de Votre Eminence sur le sujet dont je Vai si souvent entretenu, À savoir, qu'une telle condamnation aurait, pour fa paix du Canada et la cause de l'étucation catholique dans ces pays, les effets les plus désastreux en meme temps qu\u2019elle sèmerait parmi les catholiques cux-mmèmes la discorde, Nous ne suilicitons pas de Sa Sainteté de sanctionner conne parfaites les concessions obtenues, mais que dans Sa nagesse Elle veuille bien les regarder comme un commencement de justice.Le temps aidant et geâce au patient travail de persuasion de leurs compatriotes, les catholiques du Manitoba peuvent espérer obtenir satisfaction.La con- peint) toute concession future impossilile.déjà Mhonncur de lui exprimer que Sa $ surmonter, Eminence de vouluir bien considérer.différentes et mêmes contradictoires paral tront et j'en suis ste, tout de suite, s'élève terprétation des paroles de Sa Saintetédamnation A Vheure actuelle des concessions faites rendrait (je suis prit d'insister sur ce Mes instructions m'enjoignent encore de ve- nouveler À Votre Eminence le désir que j'eus in- teté veuille bien nommer un délégué permanent pour le Canada, Te tuyrésentant de Sa Saintetd résiderait sur les licux memes, mais sera cn dehors des intérets locaux et ainsi il ct maquillant la vérité, le nénateur Scott en a été réduit A dire qu'il ne connaissait pas M.Rustell auquel le gouvernement dont il fait partie n déjà payé en honoraires plus de $10.000.\u201cLattitude prise par le seardtaire d'Utat était piteuse, lâche et lamantalble.\u201d + * DUPERIE SUR TOUTE LA LIGNE + + + Le gouvernement sn passant n'use pas ainsi de fausses représentations, de réticences ou de mensonges avoués, comme dans le cas de M.\u201cTarte sur le Drummond, rien que dans les questions graves, Il emploicaussi le même procédé dans les affaires de routine administrative et autres du genre, Talonné par Vopposition, il s'est, fameux plébiscite sur la prohibition qu\u2019à seule fin de racheter l'une de ses nombreuses promesses électorales, et ensuite'entièrement À sa guise, l\u2019autre jour, laissé arracher l\u2019aveu qu'- il n'allait dépenser $250,000 avec son dans la ferme détermination d'en agir sans Geoffrion, fort assagis depuis quelque temps, l\u2019effet des dénonciations des rebelles de Québec et des jaloux d'Ontario n'en persiste pas moins.M.\u2018latte est condamné.à partir prochainement pour l'Europe, d'où il reviendra le plus tard possible, lt ce sera te commencement de la fin.A tel point que la Satie, tout en installant présentement sa boutique avec un luxe de millionnaire (à l\u2019'occasion du mariage de son jeune propriétaire, sans doute, M, L.-J.\u2018Tarte, le fils A papa)songe d prendre le deuil de son directeur, M.Tarte père et ministre, Il est mème déjà question du remplaçant qui servira de Mentor au jeune Langlois, aprds \u2018* la sortie d'Israël de l\u2019Egyple et de Ja barbaric.\u201d Je me suis laissé dire par quelqu'un de la maison que ce remplaçant pourrait bien être le éess Dansercau en personne, lequel est, paraît-il, au nombre des premiers aspirants, M, Danscreau est un bon ami de M.Tarte comme de M.Chapsleau, et il ne serait pas impossible qu'il songeÂt À remplacer le premier dla Ari, tout cn menant les affaires pour le second, par l'entremise de la /resse, de M, Nantel, du Monde Canadien, de bw Minerve, ete.Cette pauvre Minerve, vous saves, en dépit de ce que je vous en disais, vendredi dernier, celle n'a pas encore reparu.C'était pour hier, sans faute, tel qu'officicllement annoncé, Mais hier, c'estle Monte Canadien qui nous est tout simplement arrivé comme d'habitude, avec l'avis que lapartie est encore remise, pour la Minerve, par suite de la négligence.des fabricants À livrer les machines à composer : mmono- lines, Cela tournex la scie, A la fin, et bien qu'on nous promette encore la Minerve pour la semaine prochaine, probablement le 84, les gens no s\u2019y laissent plus prendre, Ce ne sont cependant, pas les encouragements du public liseur qui manquent, Les vieux conservateurs se sont tele lement cnnuyés de leur Minerve, depuis cing mois, que les demandes d'abonnement afluent, m\u2019a-t-on dit depuis qu'on les sollicite avec la promesse que le journal va sortie d'un jour à l'autre.La même chose, grâce À In saison du printemps, dans le monde des annonceurs, «dont le patronage abonde, à ce que l'on prétend, aux pieds de la Minerve qui doit ressusciter.Malgré cela, M.Nantel hésite à se lancer : 1 manque si déplorablement des yribtes nécessaires, répète le vulgure, L'autre entreprise conserva- pourrait avec plus de sagesse guider les catholiques À travers les difficultés qu'ils ont à Il y a un autre point que jose prices Votre Presque aussitét que le texte Jatin de da lettre du Saint-Pèse paraîtra, des traductions ront des discussions bien regrettables sur l'in- l\u2019our éviter un tel malheur, est-ce qu'il est permis de suggérer à Votre Eminence, combien il serait désirable que le texte latin soit accompagné par des textes autorisés en plus se soucier des væux exprimés par les populations du pays, Pour peu que chacun des puérils et trompeurs cnga- gements coûte ce prix-là (il va bien en coûter encore $300,000 au trésor fédéral pour récompe*ser M Greenway de n'avoir pas rendu justice à la minorité française opprimée à Manitoba),la domination Laurier, \u2018l'arte et al., si passagère qu\u2019elle doive être, va paraitre un objet de grand luxe à Baptiste qui paie.Dans l\u2019affaire de l'élection partielle de Bagot, c'est encore le même jeu.L\u2018administration Tarte-Laurier refuse de faire cette élection à présent, sous prétexte qu'on veut éviter de se servir trice lui fait toujours une peur bleue.Il multiplie les efforts jusqu'à l'impossible pour se raillier & elle et fondre les deux plans en un seul, À présent que, de mieux en mieux, il à commencé à fournir les gages nécessaires, Il ne serait pas impossible que cette fusion se produisit, avant que la Minerve ne paraisse même, du inoins sous l'égide exclusive de M, Nantel, ou encore, ce qui est plus probable, quand elle aura paru quelques semaines, se sera heurtée à l'impossible, qu'elle aura fait naufrage, et que l\u2019autre entreprise, plus solide sur ses bases, l\u2019aura repê- chéc pour l\u2019honneur du nom ct du drapeau, yer ?\u201d français et en anglais.Cetle procéture a été | des anciennes listes et qu'il faut atten-| Cette autre entreprise, le groupe L'esprit de dénigrement à l'égard de nos institutions ct des aptitudes des nétres est undéfaut national.Il n'y a pas A le nier, Nous avons toute unc classe de ces dangercua réformateurs dont parle NEMo, de ces progressistes à rebours qui ne trouvent rien de bon chez eux.Ils envient sans cesse le sort des autres nations ct en veulent à ce coquin de sort qui ne d\u2019Anglais sur les épaules.11 semblerait cependant qu\u2019on pot attendre plus de bon sens de la part de ceux que leur position et leurs lumières ont placés au premier rang de leurs compatriotes, Il n'en est rien.Chacun prend à tâche de dénigrer les siens et ceux-là même qui devraient faire montre d'un peu de dignité et et de fierté nationale se croiraient perdus d'honneur s'ils n\u2019entraient dans le mouvement.NEMO n'est pas le premier venu.Chacun reconnaît en lui le directeur du Monde Canadien, l'honorable M.Nantel, ancien ministre provincial, ct l\u2019un des chefs reconnus du parti conservateur, Et NEMo secroittenu d'entonner à:sôn tour l'inepte refrein,.répété sans cesse depuis quelques années, sur \u201c notre infériorité ne toire dans les affaires vis-à-vis nos leur a pas mis une tête de Frères, nos académies de villages sont sur un pied d'efficacité égal à celui des écoles anglaises du même genre.Les sujets formés dans ces écoles sont en générai suffisamment préparés pour entreprendre les luttes de la vie.Dansle monde, ils réussissent au moins aussi bien que leurs concitoyens d'autres races, lorsqu'ils sont placés dans des conditions de fortune également favorables\u2014ce qui n'arrive pas souvent, Quant à notre système d'enseignement primaire, les gens bien disposés admettent généralement qu'il ferait honneur à des pays plus avancés que le nôtre.Mais nous admettons volontiers qu\u2019il a besoin d'être perfectionné.De louables cfforts tentés dans ce sens ont rencontré des obstacles inattendus.Il s'agit de faire bien comprendre au peuple qu'il doit lui-même s'occuper de voir à ce que scs enfants reçoivent une instruction primaire convenable.Là comme ailleurs, on a pour son argent.On ne doit pas s'attendre à obtenir des merveilles quant on ne veut pas payer plus de $40 ou $50 par an à une institutrice.Et on cricra en vain que ces dernières devraient recevoir une bonne formation pédagogique, tant qu'on leur laissera la ru dans la Revue des Revues, donne les chiffres suivants : \u201cLes universités fournissent, par an, 1200 docteurs en médecine, et il ne vient à vaquer annuellement:que,6 à 700 places de médecin.Parmi les avocats, un sur douze à peu près gagne de quoi VIVIC + 0u00 00 ca 0e coca 00 ec 0000 \u201cEt les professeurs ! Les universités précipitent chaque année 100 agrégés ct 1000 licenciés envi ron dans unc impasse oi ils ne trouvent généralement \u2018que\u2019 deux À trois cents places.Et quelles placesi.20.0usssecse0u0e \u201cEt,quant aux instituteurs, l\u2019en- scignement primaire, écrit M, Bérenger, n'est qu'un immense pro létariat.Sur 150,000 instituteurs et institutrices qui le forment, 100,000 au moins sont dans une gêne très voisine de lamisère, Les traitements des adjoints varient entre 1,000 et 1,500 francs ! Les directeurs et directrices gagnent plus (1,800'à 2,400) mais la plupart sont mariés.\u201d Et pour 150 places vacantes environ -dans les écoles de Paris, il n\u2019y a pas moins de 15,000 candidats ! N'est-ce\u2019pas effrayant Peso se0ucs0se0 so0000 M.Bérenger produit d'autres chiffres, aussi, qui sont une per- mière explication de.ce prolétariat : de 1869 à 1896, alors que lc total de la population restait à peu près stationnaire, on a vu tripler le nombre des étudiants: il est monté de 9,522 A 26,944 1\u201d Le mal dela surproduction de +.RY À 3.on À cette interpellation, l'honorable M.Mills avait fait cette réponse.\u201cM, Russell n\u2019est pas allé à Rome à la demande du gouvernement ou tu premier minist: ou d\u2019aucun membre de l'administration au sujet de la question des écoles du Manitoba.Quant à la seconde question, il ne sait pas si les faits allégués sont corrects et il ne sait pas même si M.Russell est allé à Rome, mais ce qu\u2019il peut dire c\u2019est qu\u2019il n'est pas allé là pour discuter avec Sa Snintcté ou aucun des dignitaires du Vatican, la question des écoles du Manitoba, avec l'autorisation du gouvernement ou d'aucun de ses membres.Le gouvernement n'a rien payé ct ne se propose pas de payer aucune somme, soit directement, soit indirectement à M.Russell pour son temps et ses frais de voyage A Rome, si toutefois il y est allé.\u201d Voici maintenant que M.Landry a fait une nouvelle interpellation.En voici letexte, d'après les procès-verbaux du Sénat en date du 2 mai : \u201c* Par l'hon.M, Landry : 2.\u2014Qu'it attirera l'attention du gouvernement sur la lettre suivante écrite par M.Russell à Son Eminence le cardinal Rampolla, secrétaire d\u2019État : Lettre de M.Charles Russell Rome, 26 novembre 1897.EMINEXCE, sur la demande urgente des catholiques mem.suivie, si je m'en souviens correctement, en et de l'Angleterre avec succès.Je quittera Rome samedi ; iusqu'À ce jour je suis entiè Et demandera.des catholiques membres du gouvernement\u201d peuvent, dans l'espèce, s'appliquer À d'autre gouvernement qu\u2019au gouvernement dont l\u2019honorable Sir Wilfrid Laurier cst le premier ministre ?membres catholiques du gouvernement ?3.Si M.Russel dit veal quand il affirme qu'il s\u2019est déjà, auparavant, présenté au Secrétaire d'Etat, au nom des mêmes membres catholiques du gouvernement.4.Si M, Russell dit veal quand il réaffirme qu'il est tout particulièrement demaneé d\u2019aller à Kome par les catholiques membres du gouvernement qu'il représente ?5.Si M, Ruvsell dit vrai jquand it affirme que ceux qu'il représente demeurant loin de Rome ne savent au juste quol faire pour remplir leur devoir envers le Saint-Siège ?6.55 M.Russell dit vrai quand il affirme que les mandataires (lcs catholiques membres du gouvernement) ont pensé qu'ils mangne- - | raiant à leur devoir vis-à-vis de Sa Saintcté ils n'élevaient jusqu'à Elle leurs represcnta- Je viens d'arriver à Rome, nine fois encore, | tions respectueuses ?7, Si M, Russell dit Ia vérité quand il affir- bres du gouvernement et du parlement du Ca- | me que les membres du gouvernement l'ont nada, au nom desquels je me suis déjà pré prié d'fnaister sur ce fait que la condamnation tenté à vus.Bien que je sois venu de si loin, | Actaclle des concessions déjà faites dans In Je n'ose pas me présenter chez Votre Emi- | question des écoles rendraît Impossible toute | au silence les clubs rouges réfractaires, l'édécatiôn supérieure n\u2019est dBiic| nence parcs que je ne voudrais pas paraître | concession future ?plusieurs occasions dans le cas de la France rement À la disposition de Votre Eminence, 1.Siles mots \u201csur la demande urgente dre l'opération de la nouvelle loi électorale avec lus listes nouvelles qu'elle doit produire, En vain représente-t-on qu'il n'a pas cu ce scrupule dans les cas de Prince-Ouest, Nicolet et autres divisions où ses chances de succès lui paraissaient meilleures qui, À Bagot, le gouvernement \u2018l'arte-Laurier persiste À refuser aux électeurs de Bagot oc Minerve-Nantel a fait l'impossible pour en assurer l\u2019avortement, Il est allé jusqu'à répandre la légende que c'était une affaire montée par M, Graham, du Star, qui aurait fourni $25,000 (ce qui est faux) afin d'assurer la création d\u2019un grand journal français du soie, afin de battre en brèche la Presse de M, Berthiaume, 11 se réservait d'imprimer lui- \u2019 casion de se choisir un nouveau mandataire.Il sc confirme que son inten- 2.Si M, Russell dit vrai quand il affirme tion inavouée mais la moins discutable est de démembrer ce collége électoral, de façon à le libéraliser, si pos- même ce journal pendant un an de fa- con à rentrer dans ses déboursés, grû- ce aux profits de publication, puis de tout lâcher après ayoir ruiné la Presse, M, Berthiaume était même tellement qu'il cat rendu à Kome sur la demande des sible.Et voilà le service réel et principal que ce gouvernement d\u2019expédients attend de sa nouvelle loi du cæns élec- apeuré, au dire des faiseurs, qu'il avait résolu de faire de son journal indépendant unc organe nettement conserva- toral, teur ct qu\u2019il avait, en conséquence, + prié M, Nantel d'en prendre la direc- + tion, quand la A/iterve serait forcé- Changements probables ot métauorpho- | Ment sortie de la course, devant cette wos possibles redoutable concurrence.Mais, on s'est .bien vite aperçu que tous ces racon- Pa tars étaient de la bonne blague, n\u2019a- Un pouvoir ainsi fondé sur le mensonge et le duplicité ne saurait se promettre de longs jours de durée.Aussi, yant guère de prise sur le public, La grande entreprise conservatrice gagne eit fuveut chaque juur, et M.Nantel sent tellement le besoin de s\u2019en rapprocher qu\u2019il amême lâché M.Chapleau sans façon pour y mieux parye- nir, On cherche À faire croire qu\u2019il n\u2019a pas même voulu laisser sousctire \u2018un sou À son maître pour la Minerve qui n\u2019en reste pas moins, sous M, Nantel, l'organe chapleautiste, \u2018Tout va probablement se raccommoder, en fin de compte, mais ça n\u2019a pas l\u2019air-que M.Nantel en sQgfira ayeo les honneurs de la guerre, L'OuservATEUR Montréal, 1e 6 mai 1898, de plusen plus, craque-t-il de toutes parts.Le dernier et principal élément de décadence qui s'affirme chez lui est la perspective de déchéance prochaine de M.Tarte, laquelle sc révèle de plus en plus.Or, M.Tate a dit, au témoignage de son ex-confrére M.Nantel : \u201cQuand je tomberai, toute la boutique croulera avec moi.\u201d Et M.Tarte, quand il s'agit de détruire, est capable de tenir parole, N'empêche que M.\u2018Tarte coule, ct visiblement, & l'heure actuelle, Bien qu'il ait réussi À réduire voire mêmé le club Letellier et le club 8. pe a Ta DEFENSE\u2018 CHRONIQUE L'autre jour, sur la ruc, je rencontre un vieil emi, qui me dit sans plus de façon : \u2014Connais tu la ** Défense ?En ce moment où tous les journaux ne sont remplis que des bruits de la guerre, nù tous les esprits ne songent qu'au carnage, à l'âcre fumée des champs de bataille où à l'horrible spectacle d'un navire faisant explosion, et dont la suprême détonnation fait bientôt place aux cris de désespoir et aux gémissements des blessés nous donnons à tout ce que nous entendons une interprétation.guerrière, et je dis sans hésiter à mon interlocuteur : \u2014Ma foi, je ne suis pas straté- giste, et je ne la connais qu'en principe.\u2014Tu veux dire que tu partages ses privcipes, pas?Je n\u2019en suis pas surpris, car je t'ai toujours connu pour un franc conservateur.\u2014 Diable ! sais-tu que je ne te comprends plus ?Quel est celui dont les principes ne sont pas conservateurs quand il s'agit de dé fendre sa vie ?\u2014Ah ! Ab ! Ah! Tu dois être malade quelque part, mon cher.\u2014 Malade, tnoi ?non ; mais toi, peut-être.\u2014Ecoute: je te demandais tout à l\u2019heurc si tu comais la \" Défensc\" journal conservateur hebdomadaire, publié à Chicoutimi, \u2014Connais pas ! -Eh bicn, c'est tout ce que je voulais savoir.Tiensen voici une copie de la dernière édition, que je l'engage fortement à lire.Aussitôt seul, je m'empressai de déplier le journal, ct je l'eus bientôt dévoré des yeux.Cependant un article m'avait surtout frappé ; c'était une composition n'ayant aucun rapport à la politique, ce qui mc fit supposer que les colonnes de la \u2018\u201c Défense\u201d étaient généreusement ouvertes aux essais littéraires ; ct je résolus d'y venir causer avec vous, si monsieur le Rédacteur voulait bien m'accorder un petit espace.Et d'abord, il importe que je me présente i vous.* ++ Vigurez-vous, lecteurs, un gaillard de six pieds, large d\u2019épaules mais étroit des hanches ; la face rubiconde, les yeux cherchant à s'échapper de leur orbite, les oreilles trés grandes, les cheveux à la Pompadour, moustaches militaires, menton fuyant danstles profondeurs d\u2019un immense faux- col, les doigts longs et osseux, les pieds cnore plus longs ct plus osseux.Démarche aisée du lord anglais se dirigeant vers la chambre, physionomie riante et satisfaite, avec des éclairs de sarcasme dans les yeux.Bref, lecteurs, faites vous un tableau intérieur de ce que doit être ce tout incohérent, ct vous aurez un à-peu-près assez\u2026précis, de ce dont je suis\u2026le contraire.++ Maintenant, mes habitudes, mes déboires ct ma science peuvent * former un intéressant petit chapitre.: En premier licy, je fume.comme une cheminée d'usine, ce qui me joue des tours, comme vous verrez plus tard, si nous nous rencontrons de nouveau, De plus je suis un lecteur acharné, et comme censéquence, je suis d'une dis- {ration phénoménale.Ecoutez plu- tt: Il y a puelques jours à peine J'étais à lire les \u201c Nouvelles\u201d de Jules Landeau, et pour ne pas ériéttre mes opinions personnelles sur.le style de cet auteur, je .vous dirai simplement que j'étais plon- - (gé dans ma lecture, tout en fumant \u201cun délicicux ** Aberdeen\u201d.Enfin, fatigué de lire, ct voyant que mon cigare était sur le point de brûler ma moustache, je mc levai, je dé posai mon bout d'\u201cAberdcen\u201d sur \u20183a table, ct j'envoyai rouler mon livre \u2018dans le crachoir.\u2018En voulez-vous encore un exemple ?L'hiver dernier, j'avais obtenu Quelques jours de congé, et je m'étais empressé de m'éloigner de Mon éal, J'avais pris le Pacific Canadien à destination\u2018de Québec; ct pour me faire\u201d oublier la ion- queur du ÉRGEE je m'amusais a descendre avec Jules Verne dans le \u201cCentre de la terre\u201d.À un arrêt quelconque, je rassemble mon petit bagage, et je me hâte de descendre du train.Pourquoi ?sim- piement parceque je venais de lire dans mon livre IMPOSSIBLE D'ALLER PLUS LOIN.Jugez de mon ahurissement quand j'entendis, au moment où je mettais pied à terre, la voix formidable du conducteur : -1/ a board for Quebre, Revenu à moi, grâce à cc cri, je m'empressai de retourner à mon siège, bien résolu de ne l'abandonner qu\u2019au terme de mon voyage.J'ai encore beaucoup d'habitudes plus ou moins bonnes : nous reviendrons là-dessus, + ++ Mes déboires ! Mes désillusions ! Mes désenchantements ! Combien sombreux ! Combien cruels ! Combien décourageants ! Et dire que je survis à cet amas de hentes ct d'épreuves! Ah ! que je m'admire! que je me trouve fort et invin cible! Que de combats acharnés n'ai-je pas livrés à tous les obstacles que je rencontrais sur ma toute ! J'étais toujours vaincu, mais après chaque l'itte, il me restait assez de force pour aller me faire battre ailleurs ! Les malheurs qui m'ont assailli de toutes parts wont gas pu m'abattre, et devant la noble et courageuse résistance je sens pénétré d'admiration, ct je me vénére en silence ! me Au nombre de mes plus dangereux ennemis, se trouve Pégase, le commissaire des Neuf Sœursde je ne sais qui, pas les miennes, en tout cas.Cet individu, cet intrus, ce malotru (vous voyez que le génie poétique ct rhytmique ne me manque pas) ne s'avise-t-il pas de se montrer sour« à ma voix et insensible à mes supplications ?HI s'agissait d'un sonnet que lon m'avait demandé pour un album musical, et j'étais en bonne voic de réussite comme vous pouvez voir : Aussitôt que j'entends ta douce!imélualie, Je crois que mon cœur cherche À !a'élever [au ciel ; H voudrait ne jamais revenir à la vie, l'our rester avec toi, non aogge.\u2026 Uni seul mot s'offrait à mon esprit : ARTIFICIEL, riche en rime, nais trop peu flatteur, Pas moyen de trouver quelque chose de convenable.J'avais beau chercher sur ma tête la bosse de l'inspiration, Pégase était rétif, et la basse absente, Je trouvais bien FIEL et MIEL, mais flei sans vinaigre, est presque en désuétude, ct la lune s'est reservé le droit d'associer le miel à son nom.D'ailleurs, June de miel, passe, mais ange de mie! serait de mau- Éroduire que ma science, mais cll: est si vaste, et l'espace À ma disposition est si restreint, que je ne puis l'étalss ici.Mes connaissances sont très répandues, et je vous les énurmérerai un autre jour.Je termine en vous serrant cordialement.le rayon visuel, CARTOUCHE.Montréal, 28 avril 18998.ap LE CANADA En quoi serait-il affect par la guerre Voici ce qu'a déclaré un des principaux hommes d'affaires de Saint-Jean au cours d'une entre vue Beaucoup croient que le : Carada pourra que bénéficier d\u2019une guerre entre les Etats- Unis et l'Espagne, par suite d\u2019une plus grande affluence de vaisseaux dans nos ports, Mais en accordant plus de réflexion à la chose on se rendra compte que nous y perdrions plutôt.Tout notre commerce de la côte se trouvera paralysé, ne L'an dernier nous avons exporté du bois aux Etats-Unis pour unc valeur de $1,150,706 ce qui and cessité au-delà de cent huit voyages.Tousceux qui étaient employés à cette exportation se trouveraient forcément plongés dans l'inaction, ct, cn outre, le prix du bois subira une baisse par suite du manque de concurrence.\u2014 Le pont sar ln Mauche La question du pont sur la Manche\u2014devant relier la France et l'Angleterre-revient sur l'eau, c'est le cas de le dire.Une conférence d'ingénieurs a récemment déclaré que le projet était pratiquement réalisable.Grâce aux efforts de la société d'études, qui est composée d'un comité anglais, l'idée d\u2019un pont sur la Manche, qui n'était qu\u2019une | conception théorique grandiose, est en voie de devenir une réalité.Déjà soumis au gouvernement français, elle vient d'être adoptée en première lecture par le parlement britannique.Quelques chiffres : le pont aurait une longueur de 103,395 pieds et serait supporté en mer par 72 piles.La durée de la traversée en chemin de fer serait de virgt-cing minutes, \u2014 Bibliographic Voltaire, Madame de Pompadonr vf quelques arpeuts de neige, par Joseph Tassé \u2014 Lévis \u2014 Pierre- Georges Roy, éditeur, 1898.Voltaire et Pompadour! Deux noms sinistres attachés à notre histoire.Plutus et Vénus accouplés! Deux mauvais génies qui changèrent le cours de nos desti- vais goût \u2014 Bref, je dus abandonner la partie, ct me compter heu- raux d'avoir sous la main quelques vers de Musset.Avec tout le feu, le génie, l'inspiration de mon me, être obligé de copier du Musset! Amère ironie du sort ! Pégase infame, que je voudrais te tenir, une bonne fois, pour te cingler de ma cravache! Mais je reviendrai À l'assaut, et je vous tiendrai, lecteur, au courant de mes tribulations.Un autre ennemi qui me harcèle sans cesse, c\u2019est le démon de l'envie, ct savez-vous quelle envie, lecteurs ?L\u2019envie de chanter.Oui, j'ai bien dit, l'envie de chanter, car j'adore le chant, et mon fime est toujours bercéce par des flots d'harmonie.Mais dès que j'ouvre la bouche pour moduler les sons qui charment mon intérieur, je suis le premier à me boucher les oreilles et à me crier de me taire, tant les notes discortantes de mon gosier me font peur.Au moins si je pouvais réussir: Ln roulant ma boule, mais je n'ai mé me pas cette satisfaction-là.Au reste.mais assez pour le moment sur ce sujet.+ +* + Comme vous voyez je ne fais qu\u2019esquisser dla hâte les points saillants; pour ce qui est des détails, qui sont, parfois, les plus intéressants, il me faudrait trop d'espace pour m\u2019y attacher, et je les réserve pour d\u2019autres fois, Il ne me reste plus à vous in- néset détruisirent l'ocuvre de françois ter, de Henri IV, de Louis X1V, de Richelieu et de Colbert.M, Tassé étudie ces deux tris tes personnages surtout dans leurs rapports avec le Canada.On sait que Voltaire est l'auteur de la célèbre phrase : \u201cVous savez que la France et l'Angleterre sont en guerre pour quelques arpents de neige, vers le Canada, ct qu'elles Confiserie Hamel Bonbons de choix toujours frais et faits sur commande £1 BEAUX MELANGES, 8 c.LA LIVRE DEUX LIVRES POUR 1; c.Jouets et cartes de fetes Oranges, et raisins verts L'assortiment le plus varié de la ville dans les bonbons et patisserics.ANTOINE HAMEL, Confiseur RUE RACINE CHICOUTIMI.A,-R.HUDON, MARCHAND GENERAL Station d\u2019Hebertville le 101s DE PULYE, l'OTEAUX DE TÉLÉPHONE ET DE TÉLÉGRAPHE, DORMANTS POUR CHEMIN DE FER, BARDEAU CEDRE .PERCHESET PIQUETS DE CÈDRE, MADRIERS ET LOIS DE COMMERCE EN GÉNÉRAL AUSSI: F'oin, paille,lard, bœuf, beurre, ooufs, etc., etc.All PLUS BAS PRIX DU MARCHE.Voulez-vous vous enrichir Rappælez-vous qu'il faut épargner aussi bien que gagner, selo l'ancien dicton qu'un Dollar mis de côté vaut deux Dollars qu vous aurez gagnés.Placez vos epargnes mensuelles ou elles vous donnent le plus grand profit avec la securite la plus absolue La Com agnie à cu des demandes sans précédent pour son fonds d'emprunt depuis sa fondation, ce qui est une nouvelle preuve que notre genre d\u2019affaires répond à un véritable he- soin dans Je public.Nos succursales se prétent admirabloment 3 1a négociation des prêts par notre Compapnie, er même temps qu'elles survelllent les affaires dans toutes les villes du Canada.Pour chaque $t.00 posté sur prenuère hypothèque de biens-fonds, la compagnie reçoit une garantie de $3.25 d\u2019après l'estimation de son évaluateur, et cette garantie est é mensuellement par les remboursements faits par l'emprunteur sur son emprunt.VOULEZ-VOUS pargner sur votre gain «le chaque mois une petite somme que vous placercz en toute séeuri- 1é vù clle vous rapportera en huit aus $500 > ; \u20ac 100 ou davantage sclon la somme épargnée mensuellement ?Combien de votre gain épargnez- vous et placez-vous chaque année ! POUVEZ-VOUS EPARGNER 2 cents par jour pendant 8 ans et recevoir $100 ?10 cents par jour pendant 8 ans et recevoir $500 ?20 cents par jour pendant 8 ans et recevoir \u201c$1,000 ?La compagnie prête sur garantie hypothécaire, à conditions très avantageuscs, ADRESSEZ-VOUS À EDOUARD LEMIEUX, Agent général ct secrétaire de la Cic., Rue Racine, Chicoutimi, Ancien magasin de M.P.-A.Guay dépensent pour cette belle guerre bcaucoup plus que tout le Canada, ne vaut.\u201d Madame de Pompadour, elle, en apprenant la châte de Québec, en 1759, s\u2019écria avec joic: \u201cEnfinle roi dormira tranquille !\u201d Les deux amis n'aimaijent donc guère le Canada.Cette étude remplie de renseignement intéressants forme le quatrième fascicule de la Bibliothèque Canadienne, On peut se procurer Voltaire, Madame de Pompadour et quelques arpents de neïge, en s'adressant à l'éditeur, M.Pierre-Georges Roy, 9, rue Wolfe, Tévis, Prix : $o.15.L'ARGENT SUR BICYCLES T7, NEUFS
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.