La tribune, 30 janvier 2004, Cahier 1
[" La Tribune SHERBROOKE VENDREDI 30 JANVIER 2004 DER DE L'INFORMATION RÉGIONA _ fm 94e année, no 289 a.oo.* Lit 4 Monique Gagnon-Tremblay SPORTS : Canadien 3, Wild 2 a 0 } i JUSTICE : Serge Côté écope six ans de prison A3 La Tribune Fr = + .aso > ei Dy 65¢ plus taxes, Floride 1,75$ - + - or » i Les 500 plus grands employeurs cahier S L'Hôtel-Dieu demeure un projet «prioritaire» Agacée, la vice-première ministre dissipe tous les doutes Claude Plante cplante@latribune ac ca SHERBROOKE e dossier de l'agrandissement de l\u2019Hôtel-Dieu chemine au sein de la machine gouvernementale se- L lon les étapes normales pour un tel projet, soutient la vice-première ministre et députée de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay.Mme Gagnon-Tremblay n\u2019a pas aimé apprendre hier matin en manchette de La Tribune qu\u2019une certaine inquiétude planait au sein de la direction du CHUS au sujet de la disponibilité des fonds au moment venu, vers 2005, de mettre en chantier le projet d\u2019agrandissement de l'Hôtel-Dieu au coût de 100 millions $.«Je ne comprends pas.Je ne vois pas qui a avantage à soulever des doutes.Ce projet est prioritaire pour nous et il y des engagements fermes de la part du premier ministre.du ministre de la Santé et de ma part envers ce projet», commente-t-elle.«Pensez-vous que le ministre de la Santé annoncerait un pareil projet sans avoir l'argent dans ses budgets d'immobilisation?» Réunissant certaines personnalités cette semaine, la direction du CHUS a exprimé la possibilité de demander à la communauté sherbrookoise de se mobiliser de nouveau en faveur du projet d'agrandissement et d'amélioration de l'Hôtel-Dieu, totalise 100 millions $.Ç Car malgré l'engagement très clair du ministre de la Santé, Philippe Couil- lard, l\u2019été dernier, à réaliser ce projet incontournable pour l'organisation des soins à la population, d'autres étapes restent à franchir.Le CHUS doit notamment obtenir le feu vert du Conseil du trésor qui autorisera les crédits nécessaires.Ce projet devra aussi rivaliser avec d\u2019autres qui Voir HÔTEL-DIEU en page A2 LE COCKTAIL VENT, NEIGE ET GLACE FAIT UNE VICTIME La Tribune, Rene Charles Quirion Une jeune femme âgée de 21 ans, Marie-Eve Bisson, d'Ayer's Cliff, a connu une fin tragique, hier matin, lorsque sa petite voiture de marque Pontiac Firefly a été heurtée par une camionnette sur la route 143, dans le Canton de Hatley.La victime, qui se dirigeait en direction de Sherbrooke, a perdu la maîtrise de son véhicule sur la chaussée glacée à la sortie d\u2019une courbe et s'est retrouvée dans la voie inverse.NOS INFORMATIONS EN A3.Santé: les PM réclament la garantie d'un financement accru à long terme Isabelle Rodrigue (PC) OTTAWA # endroit est le même, le 24 Sussex, le sujet aussi, la santé, mais les premiers ministres des provinces souhaitent ardemment que le scénario de l\u2019année dernière, lors de la rencontre fédérale-provinciale, ne se répète pas aujourd\u2019hui.Cette fois-ci, ils veulent repartir avec la garantie d\u2019un financement accru et à long terme pour les soins de santé.Réunis à Ottawa aujourd\u2019hui pour une courte rencontre de trois heures avec leur homologue fédéral, les premiers ministres provinciaux tenteront de convaincre le premier ministre du Canada, Paul Martin, de se montrer plus conciliant, d\u2019accepter de piger dans ses coffres pour financer a long terme les soins de santé et surtout, de garantir le versement des montants promis.Non seulement les provinces souhaitent obtenir enfin la garantie d\u2019obtenir les deux milliards $ supplémentaires promis dans l\u2019accord de 2003, mais ils veulent aussi s'assurer qu\u2019Ottawa augmentera, à long terme, sa part de financement du système de santé.«Deux milliards, ce serait un début, mais ça ne réglera pas les problèmes à long terme», a résumé le premier ministre de l\u2019Ile-du-Prin- ce-Edouard, Pat Binns, qui préside aussi le Conseil de la fédération mis sur pied par les provinces.M.Binns dit que les provinces s'attendent a ce que la rencontre soit un premier pas pour en arriver a une «solution a long terme».Les provinces estiment que le gouvernement fédéral a réduit, au cours des années où M.Martin était ministre des Finances, son financement.Celui-ci se retrouve maintenant à des niveaux comparables à ceux du début des années 1990.En contrepartie, les coûts des soins n\u2019ont pas cessé d\u2019augmenter, obligeant les provinces à consacrer une part toujours plus grande de leur budget à la santé.Voir PREMIERS MINISTRES en page A2 ?9 , 4 .wR Nw wy ve oe kX ou NEIGE Max: -13 Min.: -25 Lever soleil: 7 h 10 Coucher: 16 h 49 Ann.class.c6 2 ao TF ® N 3 oO Cc wn wm Ww Décès.D4 Economie .B4 Horoscope.C7 Mots croisés .C7 Opinions.A6 Sports.ci Le recteur réclame l'appui du milieu des affaires Devant un parterre de gens d'affaires réunis au club St-James, à Montréal, le recteur Bruno- Marie Béchard a plaidé pour un meilleur financement des universités québécoises.À LIRE EN A3.Un test de dépistage du VIH pour les policiers et pompiers?Le conseiller Pouliot veut débattre le sujet René-Charles Quirion tquirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE e président du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Robert Pouliot, songe à imposer aux policiers et pompiers du territoire des tests de dépistage du VIH.Le conseiller municipal souhaite entamer de telles discussions avec ses confrères lors de la prochaine séance du comité de sécurité publique le 10 février prochain.«Je vais mettre ce sujet à l\u2019ordre du jour.En tant que premiers répondants, les policiers et les pompiers sont souvent appelés à intervenir dans des cas particuliers.Ils sont en contact avec n'importe qui et ne savent jamais sur qui ils vont tomber», explique le président du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke.Robert Pouliot juge qu\u2019un tel test de dépistage pourrait permettre de s'assurer que ces intervenants de première ligne ne soient pas infectés dans une perspective de sécurité.«Nous devons nous assurer que nos policiers, nos pompiers et que le public soient protégés.Je ne peux encore dire ce qui adviendrait, s\u2019il y avait des policiers ou des pompiers affectés.Ça fera partie des discussions du comité», indique Robert Pouliot.Tant du côté des pompiers que des policiers, il n\u2019est aucunement question que les employés syndiqués se soumettent à de tels tests de dépistage du VIH.Le président de l\u2019Association des policiers de Sherbrooke, Paulin Aubé, estime qu\u2019il faut d\u2019abord faire un débat de société sur la place que l\u2019on va réserver aux porteurs du VIH avant de parler de déclaration obligatoire.«II faut se demander comment la Ville va appuyer les policiers porteurs du VIH, si un tel cas se présentait.Il ne faut pas seulement cibler quelques groupes comme les médecins, les pompiers ou les policiers.Ça va prendre bien plus qu\u2019une résolution du conseil municipal pour obliger les policiers de Sherbrooke à se soumettre à un test de dépistage du VIH», assure Paulin Aubé.Selon lui, le seul intérêt que la Ville de Sherbrooke pourrait trouver à obliger des tests de dépistage est d\u2019exclure les porteurs du VIH d\u2019un poste dans la police.«Les policiers n\u2019ont pas le droit d\u2019obliger un agresseur sexuel à se soumettre à un test de dépistage du VIH pour rassurer sa victime.La loi nous l\u2019interdit.On ne peut même pas permettre à une victime de savoir et on voudrait obliger un policier à se soumettre à un tel test de dépistage?», questionne Paulin Aubé.Le président du Syndicat des pompiers de Sherbrooke, Daniel Pépin, abonde dans le même sens que son homologue policier.«Ce n\u2019est pas une pratique qui serait nécessaire.Sans compter qu\u2019ils ne peuvent nous y obliger en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne», mentionne Daniel Pépin.Voir DÉPISTAGE DU VIH en page A2 El \u201cDU 18 AU 30 JANVIER TEL Canon = EOS Compatible avec tous les outres objectifs EF Canon DIGITAL Capteur CMOS de 6,3 mégapixels © Mise ou point automatique houte vitesse à 7 zones Processeur d'imagerie DIGIC de Canon © Vitesses de 100 à 1600 150 BOITIER ET OBJECTIF 16-55 MM BE: BW TOTALEMENT PHOTO -_- A2 La Tribune _SHERBROOKE VENDREDI 30 JANVIER 2004 fi DAY André Nadeau 5302, chemin Blanchette Rock Forest, (819) 864-4505 www.basepleinair.ca A a ® Fête d'hiver 2004 de édition 31 janvier et ler février, À LIRE DEMAIN Toute la programmation des \\ trois fins de semaine 114540 LEA NE Les mille traversées de Marie-Claire Séguin \u2014\u2014\u2014\u2014 La Tribune Division de Les Journaux Trans-Canada (1996) inc.Édité et imprimé au 1950.rue Roy, Sherbrooke.J1K 2X8 0 PRODUCTION ET INFORMATIQUE DIRECTEUR René Béliveau ADJOINTS André Roberge Steeve Rancourt Stéphane Garant www cyberpresse ca PRESIDENTE ET EDITRICE VICE-PRESIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Louise Boisvert René Morin REDACTION PUBLICITE (819) 564-5454 (819) 564-5450 Télécopieur Télécopieur 564-5482 redaction@ latribune.qc.ca DIRECTEUR REDACTEUR EN CHEF François Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS Alain LeClerc DIRECTEUR DE L'INFORMATION Christian Malo André Larocque ADJOINTE AU DIRECTEUR ES) Coons Jacynthe Nadeau Télécopieur 564-5482 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 ABONNEMENT ET TIRAGE (819) 564-5466 Sans frais 1 800 567-6955 DIRECTEUR André Custeau ADJOINT Serge Nadeau Imacom, Maxime Picard Plusieurs policiers ont ramassé, hier, les 1300 plants de marijuana et les équipements servant à la culture, découverts au 234 de la route 112 a Westbury.Un incendie qui lui coûte cher Marc Thompson WESTBURY J cst la saison des saisies! Les policiers du poste du Haut- Saint-François de la Sûreté du Québec ont procédé hier à une très importante saisie de cannabis, à West- bury, alors qu\u2019ils ont découvert 1300 plants de pot en culture organique à l\u2019intérieur de deux bâtiments loués par le mème homme.Le tout est évalué à un million et demi de dollars.Ces deux bâtissent sont louées par un homme de 45 ans, Roger Roy, qui n'habite même pas à cet endroit, comme le mentionne le responsable des relations avec les médias de la Sûreté du Québec, Louis-Philippe Ruel.Ce sont les pompiers qui ont découvert une plantation à l\u2019intérieur du logement B du 234 de la route 112, mercredi en avant-midi, en arrivant sur les lieux après avoir reçu un appel pour signaler un incendie.Un tout petit feu causé par des cendres, mais qui a permis aux pompiers de découvrir 30 plants dans le logement.Ils ont immédiatement contacté les policiers, qui sont arrivés en après-midi, mandat de perquisition et de fouille en mains.C\u2019est à ce moment que ceux-ci ont découvert une énorme plantation dans la grange située sur le même terrain, ainsi que dans le garage en face, de l\u2019autre côté de la 112.a Les agents n\u2019ont pas eu à courir bien longtemps pour mettre le grappin sur M.Roy, puisqu\u2019il s\u2019est présenté sur les lieux, mercredi, alors qu\u2019on procédait à la perquisition.«Les policiers l\u2019ont immédiatement arrêté, et il a comparu ce matin (hier) pour possession de 1300 plants de cannabis dans le but d\u2019en faire le trafic.L\u2019individu ne possède aucun antécédent en la matière», souligne l\u2019agent Ruel.«Nous recherchons toutefois le locataire de l\u2019appartement B, où le feu s\u2019était déclaré, qui est un autre suspect dans cette affaire», a-t-il précisé.De bons équipements Cette saisie, dont on peut évaluer la valeur des 1300 plants à 1 300 000 $, représente une découverte majeure pour la MRC du Haut-Saint-François.L\u2019agent Ruel souligne qu\u2019«une telle quantité de pot est suffisante pour fournir la drogue consommée dans les écoles secondaires pendant au moins un an».«II était très bien équipé.Il y avait des minuteurs pour régler la luminosité des pièces, et tout était très bien dissimulé à l\u2019intérieur.Les plants se trouvaient dans des contenants spéciaux, et la terre contenait des engrais stimulateurs de haute qualité», ajoute M.Ruel.HÔTEL-DIEU Suite de la page A1 dossiers d\u2019investissements gouvernementaux, mentionnait-on par ailleurs en présence d\u2019un journaliste de La Tribune.Pour la député Gagnon-Tremblay, il est Vrai qu\u2019il reste des étapes à franchir, mais le processus est normal.Avant de déposer le projet au Conseil du Trésor, tous les plans et devis doivent être conformes, ajoute-t-elle.«Contrairement au précédant gouvernement, quand nous annonçons un projet c\u2019est parce que nous sommes certains de le réaliser.» «Nous ne pouvons pas déposer un projet au Conseil du Trésor quand les plans ne sont pas définitifs avec des chiffres et des informations précis.Nous avons toujours dit que la santé est notre première priorité.» Le projet de l\u2019Hôtel-Dieu n\u2019est pas non plus en compétition avec d\u2019autres au Québec ou dans la région, assure-t- elle.Concernant ceux annoncés pour l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke et du Centre de santé Memphrémagog, «je ne verrais pas pourquoi ils ne seraient pas réalisés», déclare-t-elle.Jean Perrault faisait partie du groupe de personnalités invitées par la direction du CHUS lors de la réunion de cette semaine.Le maire de Sherbrooke se dit aujourd\u2019hui rassuré par les propos tenus par Monique Gagnon-Trem- blay.«Nous allons demeurer vigilants dans ce dossier comme nous l\u2019avons toujours été.C\u2019est un dossier important pour Sherbrooke.» DÉPISTAGE DU VIH Suite de la:page A1 Le président syndical des pompiers concède qu\u2019en tant que premiers répondants, ils ne savent pas à qui ils font face.En revanche, ils redoublent toujours de prudence, particulièrement lorsqu\u2019ils ont des soupçons.«Nos pompiers enfilent des gants avant chaque intervention.Nous sommes très professionnels et sécuritaires PREMIERS MINISTRES Suite de la page A1 «Si on veut vraiment régler ce problème à la grandeur du pays (.) le gouvernement fédéral devra être un meilleur partenaire en matière de financement de la santé», a fait valoir le remier ministre du Nouveau- runswick, Bernard Lord.A Ottawa, on répète que cette rencontre, la première de l\u2019ère Martin, a pour but de mettre en place les éléments d'une collaboration accrue entre les gouvernements, et ce, dans divers domaines.M.Martin a promis, tout au long de sa campagne à la direction du Parti libéral du Canada, une nouvelle ère dans les relations fédérales-provin- ciales.«Ce qu'on veut faire avec la discussion ici, c\u2019est établir les balises de la discussion à venir», précisait M.Martin, lors d\u2019une conférence de presse hier.«Nous allons discuter de la viabilité (du système de santé) en fonction de la provenance des revenus et en fonction de l\u2019entente sur la santé conclue il y a un an.Ce que nous voulons vraiment, c\u2019est de débattre de l\u2019ensemble de la question», ajoutait-il, précisant que les pressions budgétaires étaient fortes.Personne ne voulait souffler mot, hier, de la possibilité de verser les deux milliards $ tant espérés des provinces.Le ministre des Finances, Ralph Goodale, après avoir clairement dit au cours des derniers jours que rien ne garantissait le versement de la somme, a tout de même entrouvert la porte.«Si je compare à la situation d\u2019il y a un mois ou même une semaine, mon niveau de confiance s\u2019est amélioré, mais là encore, je ne voudrais pas sauter aux conclusions», a déclaré M.Goo- dale, de passage en Saskatchewan.Outre la santé, Ottawa veut profiter Pour sa part, la direction du CHUS a émis un communiqué hier après-midi.Elle n\u2019a jamais voulu jeter le doute sur la réalisation du projet d\u2019agrandissement de l\u2019Hôtel-Dieu, assure-t-on.«La direction du CHUS trouve malheureux que ses propos aient laissé entendre que l\u2019agrandissement de l\u2019Hôtel- Dieu était compromis.En aucun temps, elle n\u2019a voulu laisser planer un tel doute dans l\u2019opinion publique», écrit-on.«Au contraire, l\u2019objectif que poursuit le CHUS est plutôt d'informer la population et ses partenaires de l\u2019avancement des travaux en cours de réalisation à l\u2019Hôtel-Dieu et de leur impact positif sur l\u2019accessibilité des soins et services.» dans nos manoeuvres.Si nous avons des doutes qu\u2019il y a présence d\u2019un virus, il y a un suivi qui est mis en place», assure Daniel Pépin du syndicat des pompiers de Sherbrooke.de la rencontre pour aborder la question de la préparation des mesures d\u2019urgences, afin d'améliorer la cohésion entre les actions des divers paliers de gouvernement.M.Martin veut également discuter avec ses homologues des relations entre le Canada et les Etats- Unis.Il sera aussi sûrement question de l'intention du gouvernement fédéral de revoir le financement des villes, une mesure que les provinces observent avec méfiance, craignant une intrusion d'Ottawa dans leurs champs de compétences.Le premier ministre du Québec, Jean Charest, pourrait aussi être tenté de discuter de la question des congés parentaux avec M.Martin.La Cour d'appel du Québec a donné raison à la province, plus tôt cette semaine, concluant qu'Ottawa s'ingérait dans un domaine de compétence provinciale.a de # Evelyne Leblanc eleblanc@latribune.qc.ca SHERBROOKE ette semaine, je suis allée m\u2019asseoir dans le bureau de ma conseillère financière avec l\u2019ambition certaine de cotiser à un REER.Je regardais les colonnes de chiffres s\u2019aligner devant moi, les questions sur mes désirs de rendement, mes objectifs futurs, mes intérêts, mon goût du risque ou de la prudence\u2026 Il y a de quoi attraper le tournis.Les questions s\u2019enfilaient les unes derrières les autres, les choix de fonds d'investissement étaient tous aussi variés que complexes.À mes oreilles, chacun des fonds et des amalgames de certificats d\u2019épargne garantie, d\u2019obligations, d\u2019actions stables, à risque, canadiennes, américaines ou étrangères.sonnait pareil.Même si je m\u2019y connais un peu en investissements, j'avais la drôle impression que ma conseillère parlait chinois.Tout ça pour investir quelques dollars! Toutes ces notions s\u2019empilaient: la témérité ou la prudence?; le rendement ou la sécurité\u2019; les garanties ou le risque?\u2026 Toutes les réponses que je donnais au foutu questionnaire informatique semblaient être en contradiction avec les autres, alors que pour moi, tout semblait clair: je veux investir de l\u2019argent avec l\u2019objectif de m\u2019acheter une maison.un jour.Finalement, la machine, ma conseillère et moi sommes parvenues à nous entendre.J\u2019ai repris la route jusque chez moi en me disant que je devrais avoir l\u2019esprit en paix jusqu\u2019au prochain casse-téte financier.* kk Depuis quelques années, j'ai l\u2019impression que l\u2019on nous casse littérale- ment les oreilles avec la course aux REER.Tous semblent nous dire que si nous ne détenons pas de REER, nous sommes fichtrement mal partis dans la vie.De toute part, on nous incite à cotiser, soit pour se mettre un coussin de côté en prévision de sa future retraite, pour financer un rêve, tel l\u2019achat d\u2019une maison, un retour aux études, ou, pour question plus pratique encore: réduire son impôt.Dans les prochains jours, si ce n\u2019est pas déjà fait, les campagnes publicitaires télévisuelles débuteront en force.clamant les mérites des REER, des REEE, des fonds d\u2019investissements et de tout autre outil du genre permettant d\u2019économiser quelques dollars des griffes du pourvoyeur quest l\u2019État.Donc, la campagne REER s\u2019accentuera d\u2019ici la fin de la période de cotisation, qui se clôturera le 29 février prochain.Enfin, la frénésie augmentera quand les retardataires se réveilleront un beau matin de février avec le désir d'investir comme les autres.Les REER sous-tend la retraite, alors que ce n\u2019est pas bien tangible pour des jeunes adultes.Je soufflerai incessamment mes 24 bougies.Partout, on me répéte inlassablement de me- préparer à la retraite, mais d\u2019un autre côté, ma génération ne pourra rêver, comme nos parents, à Liberté- 55.La dénatalité nous obligera à rester accrochés au marché du travail jusqu\u2019à, au moins, 65 ans.Donc prévoir une perspective de retraite à si long terme, me semble un peu prématuré.Nous parlons d\u2019une perspective de plus de 40 ans.En outre, les REER ne revétent pas la même signification que l\u2019on ait 45 ou 25 ans.À 24 ans, c\u2019est plutôt I'ambition de réaliser un rêve: m'acheter MA maison; et peut-être bien aussi économiser quelques dollars.De la Broue pour la Maison Aube-Lumière Marcel Gauthier.Imacom, Maxime Picard Avant leur spectacle au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, hier soir, les trois interprètes de Broue ont passé du temps avec le président du conseil dadministration de la Maison Aube-Lumière, Jacques Auger, et la directrice générale, Marie-Paule Kirouac, à laquelle ils ont fait un don.Un don de dollars.Pas de houblon.De gauche à droite, on voit Jacques Auger, Marc Messier, Michel Côté, Marie-Paule Kirouac et Deux précisions eux précisions sont nécessaires à la suite de la publication dans l'édition d\u2019aujourd\u2019hui de notre cahier des 500 plus grands employeurs de l\u2019Estrie.La firme Teknika de Sherbrooke, offrant des services de génie, aurait dû apparaître au 106e rang du palmarès des 500 avec ses 150 employés.Une er- teur a fait en sorte que son nom ne figure pas sur la liste fournie à La Tribu- ins ne.Par ailleurs, on compte véritablement 12 445 employeurs en Estrie comme il est écrit en page couverture.D'autre part, M.Jean-Marie Blais de Développement et Ressources humaines Canada, contrairement à ce qui est écrit en page 2 du cahier spécial, n\u2019a jamais soutenu qu\u2019il y avait 15 510 employeurs.Nos excuses.PN mme mp AY PN - André Laroche a:arocne@iatnpune Qc ca MONTRÉAL Sherbrooke a exhorté, hier soir à Montréal, les gens d'affaires à réclamer un meilleur financement des universités québécoises.Il a ainsi mis la table en vue de la commission parlementaire sur cette question, prévue à Québec le mois prochain.«L'enjeu du financement des universités concerne directement le monde des affaires, comme partie prenante du monde du savoir», a plaidé Bruno-Marie Béchard devant un parterre de représentants de grandes compagnies québécoises et d\u2019entreprises estriennes, réunis au prestigieux club St-James de Montréal.Il s'agissait de la quatrième allocution d'importance du recteur sher- brookois en sol montréalais depuis son élection.Ces apparitions visent essentiellement à donner une vitrine montréalaise à l'institution universitaire sherbrookoise, de manière à ne pas être oubliée notamment par les partenaires et les donateurs corporatifs.| \u20ac recteur de l'Université de Il vante l\u2019'UdeS Tablant sur ces thèmes favoris, M.Béchard a vanté pendant une trentaine de minutes l\u2019avant-gardisme, la réputation d\u2019excellence, la dimension humaine.la synergie entreprises-uni- versité, l'alternance travail-études et l'approche pratique propre à son université.SHERBROOKE VENDREDI 30 JANVIER 2004 La Tribune A3 Béchard en appelle aux gens d'affaires Le recteur de l\u2019UdeS plaide la cause du financement des universités à Montréal çÇ SVE RN I SHERBROOKE Courtoisie, Jacques Frenette «L\u2019enjeu du financement des universités concerne directement le monde des affaires», a plaidé Bruno-Ma- rie Béchard hier, devant un parterre de représentants de grandes compagnies, au prestigieux club St-Ja- mes de Montréal.Le recteur a aussi fait état des nombreux partenariats et activités de recherche menées en collaboration avec des centaines d'entreprises dans la métropole québécoise.En bout de ligne, il a réaffirmé l'utilité des universités pour assurer Ja compétitivité de l\u2019économie québécoise.«Mais nous ne disposons toujours pas des moyens compétitifs pour apporter notre pleine contribution à la société comme nous savons, pouvons et devons le faire», a-t-il fait remarquer pour souligner le sous-finance- ment des institutions universitaires au Québec.Le recteur sherbrookois a appuyé ses dires sur une étude réalisée conjointement par les universités et le ministère de l'Education.«Les universités québécoises disposent de 375 millions $ de moins que leurs consoeurs canadiennes.C\u2019est un sérieux handicap».a-t-il soutenu.«C'est pourquoi je vous encourage à prendre part à ce grand débat social qui aura lieu en février autour de la commission parlementaire sur la qua- lite.l'accessibilité et le financement des universités», a-t-il conclu, sans s'engager sur la question du dégel des frais de scolarité.De toute évidence.le recteur a prèché chez les convertis.Les hommes d'affaires Dennis Wood, ancien président de C-MAC.et Richard Royer.president de la firme Teknika, se sont ainsi dits en accord avec les propos de M.Béchard.H n\u2019est cependant pas dans leurs intentions de prendre position publiquement à la commisston parlementaire.Perrault sympathique.Le maire de Sherbrooke, Jean Per- rault, se dit pour sa part sympathique à la cause de l'UdeS.Mais il a laissé entendre que son hôtel de ville allait consacrer ses efforts à plaider sa propre cause dans la répartition des budgets gouvernementaux.«Une université sans ville, ça ne fonctionne pas non plus», a-t-il répondu.Le Réseau des femmes d'affaires songe cependant à s'engager dans le débat, «C\u2019est important car il se trouve actuellement à l\u2019école de futures femmes d'affaires», a déclaré Nicole Beaudoin, présidente-directrice générale du réseau.Par contre, Alban D'Amour, président du Mouvement Desjardins, a refusé de dévoiler son opinion.Henri- Paul Rousseau, président de la Caisse de dépôt et de placement du Québec et président d'honneur de la soirée, l\u2019a imité en évoquant son devoir de réserve.erge Côté écope une p Pierre St-Jacques pstjacqu@latribune.gc.ca SHERBROOKE onsidérant la peine de sept « ans imposée à Donald Côté, les circonstances particulières à l\u2019accusé dont le fait qu\u2019il était plus jeune que son frère lors de son initiation.et qu\u2019il a subi les agressions de ce dernier, le Tribunal est d'avis que la peine suggérée est raisonnable, dans l'intérêt public, adéquate et n'est pas susceptible de discréditer l\u2019administration de la justice.» Après avoir énuméré les raisons qui l'ont amenée à accueillir la suggestion comme des avocats qu\u2019elle a qualifiés d'expérimentés et de très versés dans le dossier de l\u2019Affaire Côté, la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec a condamné, hier, Serge Côté à une peine de six ans d\u2019emprisonnement.Rappelons que Serge Côté, âgé de 25 ans.frère cadet de Donald et fils de Renald Côté, avait plaidé coupable, le mardi 16 décembre 2003, à une douzaine d\u2019accusations (agressions sexuelles à répétition, agressions sexuelles armées, agressions sexuelles à plusieurs, inceste, séquestration) à l'endroit de sa soeur Isabelle, aujourd\u2019hui décédée.Serge Côté Les gens doivent comprendre que la condamnation est bien de six années, nombre duquel il faut soustraire les deux ans et sept mois de détention provisoire.10 mois à purger Pour que le calcul soit clair: six années de prison équivalent à 72 mois.On doit doubler le temps d\u2019une détention provisoire.Deux ans et sept mois multipliés par deux donnent quatre ans et 14 mois ou encore cinq ans et deux mois (soit 62 mois).Si l\u2019on soustran 72 moins 62, on en arrive à dix mois.11 reste donc 10 mois de détention a purger pour Serge Coté.Mais ça ne s'arrête pas là.La juge Danielle Côté a assorti cette peine d'une ordonnance de probation de trois ans au contrôle serré.«L'accusé devra se présenter à un agent de probation ct par la suite.se présenter à son agent de probation suivant les modalités de temps et de forme fixées par l'agent de probation et suivre ses instructions.L'accusé devra également suivre le programme pour délinquant sexuel de la maison CIVAS Es- trie et/ou tout autre programme structuré pour délinquant sexuel identifié par son agent de probation.Il devra aussi rencontrer tout professionnel identifié par son agent de probation et suivre les prescriptions ct recommandations de ce professionnel.Enfin, il devra s\u2019abstenir directement ou indirectement avec Renald Côté et Donald Côté.» La juge Côté n'a pas caché que le désir de Serge Côté de maintenir un contact avec sa mère la turlupinait.Il en a été question lundi dernier ct également hier.A ce sujet, le criminaliste Jean Leblanc a plaidé que son client aimait sa mère, qu\u2019à sa sortie de prison, ce serait eine de sa seule ressource, son seul port d'attache car Serge n'a personne dans sa vie, ni ressource matérielle.Les contacts, a-t-il mentionné, s\u2019at- ténucront sans aucun doute quand Serge Côté aura un travail et quelqu'un dans sa vie.Le défenseur a également exprimé sa foi dans la réhabilitation possible de son client, mais que ce sera un cheminement long et ardu.It a conclu en indiquant au Tribunal que ce lien, cet attachement entre une mère et son fils, et inversement, est inconditionnel.On pourrait difficilement émettre une condition pour l\u2019inconditionnel d\u2019autant plus que la mère de Serge Côté n\u2019a jamais été accusée dans cette affaire et cHle ne lc scra sans doute jamais.Dans sa décision, la juge Côté reconnaissait: «Le Tribunal s\u2019est interrogé sur le désir de l\u2019accusé de conserver le contact avec sa mère mais, tenant compte de l\u2019absence de preuve au dossier sur cette question, il est impossible d\u2019en tirer une inférence.» Ajoutons que dans le cadre de cette probation, Serge Côté devra se soumettre à un prélèvement, pour analyse génétique, du nombre d'échantillons de substances corporelles jugé nécessaire.On résume généralement en soulignant qu\u2019il devra fournir un échantillon d\u2019ADN.Enfin, s'ajoute l'interdiction de pos- SIX ans session de toute forme d'armes offensives pour une période de dix ans.Les deux avocats, Me Ayotte et Me Leblanc, ont accueilli favorablement cette décision qui répondait à leurs attentes et qui rencontrait les objectifs souhaités, tant pour la protection de la société que pour la réhabilitation de l'accusé.Une saga de trois ans Ainsi prend fin une saga incroyable qui se sera étalée sur près de trois ans.Rappelons que le père Renald Côté, âgé de 53 ans, écoule présentement une peine de 14 ans et cing mois de prison, peine maximale imposée par le juge Paul-Marcel Bellavance de la Cour supérieure.Donald Côté, fils ainé de 28 ans, avait été condamné le 27 novembre 2003 à sept ans de prison, ce qui revenait à deux ans ct deux mois en soustrayant la détention provisoire.Sauf que la juge Côté voulait l\u2019encadrer dans une probation de trois ans, aussi a-t-elle prononcé une sentence de deux ans moins un jour ce qui lui permettait l\u2019ordonnance de probation.Les seuls échos désormais que l\u2019on pourrait entendre de cette affaire proviendront de la Cour d\u2019appel à laquelle s\u2019est adressé Renald Côté pour que l\u2019an revoit tant le verdict de culpabilité que la condamnation rendus contre lui.Une jeune femme victime d'une courbe glacée sur René-Charles Quirion rquinon@latribune.qc.ca CANTON DE HATLEY ne jeune femme de 21 ans, Ma- U rie-Eve Bisson, d\u2019Ayer\u2019s Cliff, a connu une fin tragique, hier matin, alors qu'elle a péri lors d\u2019une collision entre sa Pontiac Firefly et une camionnette, sur la route 143 dans le Canton de Hatley.Le porte-parole de la Sûreté du Québec eh Estrie, Louis-Philippe Ruel, explique que la jeune femme qui se dirigeait vers Sherbrooke a perdu la mai- trise de son véhicule à la sortie d\u2019une courbe.Dans sa perte de contrôle, Ma- rie-Ève Bisson s\u2019est retrouvée dans la voie inverse et a été happée latéralement du côté passager par la camionnette qui venait en sens inverse.«Les conditions routières et une conduite qui n\u2019était pas parfaitement adaptée pourrait être à l\u2019origine de cette collision.Lorsqu'il y a de la glace, de la poudrerie et de la neige, les pneus ont moins de traction sur la chaussée.la 143 Darfs des conditions météorologiques du genre et lorsque les routes sont glissantes, il faut adapter sa conduite à la situation et ralentir de façon importante», explique le porte-parole de la SQ en Estrie, Louis-Philippe Ruel.En arrêt cardio-respiratoire sur les lieux de l'accident, la conductrice du petit véhicule a été transportée à l\u2019hôpital La Providence de Magog où l\u2019on a réussi à la réanimer.Marie-Eve Bisson a ensuite été transférée au CHUS, Ho- pital Fleurimont, où il a été impossible de stabiliser son état jugé critique.Son déces a été constaté en milieu d\u2019apres- midi.Le conducteur de la camionnette a l\u2019effigie de l\u2019entreprise Le domaine de la Cressonnière de North Hatley, un homme de 39 ans de North Hatley, a aussi été conduit au CHUS pour y soigner des blessures mineures.Rafales de vent «On est venu me dire de contacter les secours.C\u2019est très venteux ici, particulièrement dans les lieux à découvert.Il y a eu plusieurs accidents devant la maison, mais jamais de cette ampleur», explique la résidente de la maison si- La Tribune, René-Charies Quirion La collision entre une camionnette bleue et la Pontiac Firefly n'a laissé aucune chance à la conductrice de ce véhicule, Marie-Ève Bisson, qui a succombé à ses blessures en après-midi.tuée en face des lieux de l'accident.route 143.La route 143 est demeurée fermée à la circulation entre les chemins Nord et Sherbrooke pendant une bonne partie de la journée, le temps que les experts en reconstitutions d'accidents puissent procéder à l'analyse des lieux de la collision.Les conditions routières exécrables ont rendu la chaussée encore une fois très glissante sur le réseau routier \u20acs- trien.En matinée, ce sont une dizaine d\u2019automabilistes qui ont fait des sorties de route sur l\u2019autoroute 10.La route 222 entre Saint-Denis-de- Brompton et Racine a été fermée en début d\u2019après-midi, après qu\u2019un véhicule ait embouti une déneigeuse.La visibilité nulle a obligé les autorités à fermer la route par mesure de sécurité. La Tribune René-Charles Quirion rquinon@latribune qc de lit, panneau de chevet ou oreillers Ensemble de draps Monture de lit Panneau de chevet Oreillers Inclure ia prime en cas de retour.Détails en magasin rabais 200° Ensemble matelas-sommier SEARS-0-PEDIC de la série Perfect Impressions™ 1573BD à ressorts intégrés, plateau-coussin et matelas n'ayant pas besoin d'être retourné Moelleux ou ferme.G 2 places.Rég.Sears 1499.98, L'ens.999,98 Aussi en formats lits | place, 2 places et TG 2 places Pas de paiement avant janvier 2005\u201d pour tous les meubles et ensembles matelas-sommier avec la carte Sears *Pas de paiement avant janvier 2005 avec la carte Sears seulement, sur approbation de votre crédit.Achat minimum: 200 $.Tous les frais et taxes applicables sont payables au moment de l'achat.À l'exclusion des articles de nos magasins de liquidation.Renseignez-vous, Les formules de paiement et modalités peuvent être modifiées ou supprimées sans préavis, Renseignez-vous au sujet d'autres facilités de paiement.**R/01 Meubles; à l'exclusion des meubles pour bébés Prix en vigueur le samedi 31 janvier 2004, dans la limite des stocks PRIX SERV CYR rT LZ] EXEL a22h Vendredi 6 février 12 h à 22 h UNE PRÉSENTATION DE É von Région de Patrie CARANTIS MAISONS JET a NEUVES och] rénomaitre ) ExPohabitat «m\u201d Lieu Centre Expo Sherbrooke (voisin du Palais des sports) Dimanche 8 février 10 h à 17 h février 10 h à 22 h Samedi AS La Tribune SHERBROOKE VENDRED! 30 JANVIER 2004 Actualités Sylvain Larocque (PC) OTTAWA L donné raison hier à la Place des Arts, de Montréal, dans le conflit qui l\u2019oppose depuis des années au syndicat de ses techniciens de scène, un jugement qui se traduira par la mise à pied de 150 de ces employés.Le plus haut tribunal du pays en vient à la conclusion que la PdA avait le droit de cesser d'offrir les services de ses techniciens aux compagnies qui louent ses salles, même si cette décision a pu être prise dans le but de briser la grève en cours.De façon plus large, le jugement confirme que la fermeture partielle d\u2019une entreprise, ou son transfert à une autre firme, ne contrevient pas automatiquement à la disposition antibriseurs de grève du Code québécois du travail. l\u2019instar de la modification récente de l\u2019article 45 du Code par le gouvernement Charest, la décision de la Cour suprême apparaît comme une victoire pour le patronat.C\u2019est en novembre 1999 que la Place des Arts a décidé, à la suite de l\u2019échec des négociations avec le syndicat pour le renouvellement de la con- a Cour suprême du Canada a La Cour suprême donne raison à la Place des Arts vention collective, de ne plus offrir les services de ses techniciens aux compagnies qui louent ses salles.Le syndicat y a vu un congédiement illégal.À l'avenir, les firmes locatrices (la Compagnie Jean-Duceppe, l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, les Grands ballets canadiens de Montréal, l'Opéra de Montréal et le Festival international de Jazz de Montréal) devraient donc cu.baucher leurs propres techniciens.Mais en mars 2000, le Tribunal du travail a statué que cette décision «d\u2019affaires» était illégale parce qu\u2019elle équivalait à l\u2019utilisation de briseurs de grève, ce qui est interdit par le Code du travail.Le jugement a été confirmé plus tard par la Cour supérieure.En janvier 2001, le syndicat a obtenu de cette même cour une injonction permanente ordonnant à la Place des Arts de cesser d\u2019utiliser les services des techniciens de ses compagnies locatrices.Quelques jours plus tard, la PdA et l'employeur convenaient d\u2019une trêve.Cela fait donc trois ans que les techniciens de la PdA ont repris le travail, toujours sans convention collective.La Cour suprême statue qu\u2019une entreprise a toujours le droit de mettre fin à ses activités en tout ou en partie, même si cela a pour but de briser une grève, a tranché le juge Charles Gonthier, au nom de ses collègues.Rien en vue pour obliger l'usage de pneus à neige Gilles Normand La Presse QUÉBEC es services de sécurité du ministère des Transports et de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) se pencheront sur la pertinence d\u2019une recommandation formulée par le coroner Michel Trudeau, pour obliger les automobilistes québécois à chausser leurs véhicules de pneus à neige.Entre-temps, le gouvernement du Québec ne songe nullement à rendre obligatoire l\u2019usage des pneus à neige, en hiver bien sûr, et aucun processus législatif n\u2019a été enclenché en ce sens, a indiqué hier Isabelle Mérizzi, porte-parole du ministre des Transport, Yvon Marcoux.Le coroner a fait cette recommandation en novembre, après avoir étudié les causes d\u2019un accident mortel survenu en janvier 2000.M.Trudeau avait alors évoqué la faible adhérence des pneus quatre saisons sur la glace noire.Hier, le ministre a commenté la situation en disant que pour le moment, le ministère des Transports s\u2019en tenait ro QUEBEC a w.loto-quebec.com surtout à des campagnes de sensibilisation successives depuis 1995, lesquelles il juge efficaces.Divers sondages réalisés par le ministère depuis 1995 permettent d\u2019affirmer, grosso modo, que «les automobilistes utilisent de plus en plus de pneus à neige, à Montréal, à Québec et dans le reste du Québec», a expliqué Mme Mérizzi.«C\u2019est dans la région de Montréal qu\u2019on observe le plus bas taux d'utilisation.En 1995, il y avait 53% des automobilistes montréalais qui utilisaient quatre pneus à neige, alors qu'aujourd'hui on parle de 78%.Mais c\u2019est le plus bas taux au Québec, alors il y a du travail à faire», estime la porte- parole du ministre, tout en reconnaissant que plusieurs Montréalais utilisent très peu leur voiture en hiver, préférant le transport en commun, que d\u2019autres ne roulent que lorsque la chaussée est sèche ou sur de courtes distances.Pas l'an prochain «Un pneu à neige est réputé avoir une meilleur adhérence sur la glace qu\u2019un pneu quatre saisons.Quoi qu\u2019il en soit, tout sera étudié, mais il n\u2019est pas question d\u2019enclencher dans les prochaines semaines un règlement qui pourrait rendre la chose effective l\u2019an- ~~ FH MISE SUR TOIE À \u2014 | 1866 SOS-JEUX née prochaine.On va répondre au cQ- .roner dans un délai qu'on ignore encore», à dit Mme Mérizzi.L'application d\u2019une telle obligation peut rencontrer diverses difficultés, ez- plique-t-on au ministère, certains automobilistes pouvant alors être portés, pour sauver de l\u2019argent, à utiliser de vieux pneus d'hiver ou à conserver les leurs plus longtemps que de raison.Dans un tel cas, ces pneus seraient de toute évidence plus dangereux que des pneus quatre saisons neufs.Un problème Le chroniqueur automobile de La Presse, Eric LeFrançois, croit pour sa part qu\u2019une éventuelle loi en ce sens pourrait rencontrer des difficultés d\u2019application a certains égards notamment parce que pour un grand nombre de véhicules, les pneus a neige ne sont pas disponibles à la première année d\u2019introduction sur le marché.Il s\u2019interroge aussi sur l\u2019application d\u2019une telle réglementation aux visiteurs d\u2019autres provin- .ces et des Etats-Unis.Quoi qu\u2019il en soit, le ministère des Transports et la SAAQ se livreront d\u2019abord à une analyse des accidents .survenant durant l\u2019hiver, afin de mieux comprendre les facteurs contributifs, - avant de répondre au coroner Trudeau.passé us LT er à "]
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