La tribune, 6 octobre 2003, Cahier 1
[" , BRU ste EE ow or ee pa \u201c MARTIN MIJOTE UN GRAND MENAGE AU CABINET / 7 7 Tribu Soa.ee gm LEADER DE Explosion mortelle Les soldats tués en Afghanistan rapatriés Page B2 SHERBROOKE / LUNDI 6 OCTOBRE 2003 / 94e ANNÉE / NO 193 Claude Boulard emporté par le cancer à 66 ans Evelyne Leblanc eleblanc@latribune.gc.ca SHERBROOKE | > animateur de Café Show et fondateur de la radio CIMO, Claude Boulard s\u2019est éteint entouré des membres de sa famille dans sa résidence de Magog, samedi, à l\u2019âge de 68 ans.Depuis près d\u2019un an, il luttait contre \u201d Sara-Danielle Boulard est Pune des - quatre enfants de Claude Boulard.une fibrose et un cancer qui avaient atteint ses poumons.Tous ses proches le décriront comme un homme qui inspirait le respect par sa forte personnalité, son humour, son professionnalisme, sa générosité et son paternalisme.Claude Boulard est disparu, mais laissera un grand vide dans la vie de ces gens qui l\u2019ont côtoyé.«Son départ fera un grand trou dans nos vies, parce qu\u2019il avait une personnalité tellement forte et prenait beaucoup de place dans la famille.Nous avons peine à imaginer notre quotidien sans lui, il était tellement là pour nous.Il est partout encore», confie Sara-Danielle Boulard (Danielle Phaneuf du temps où elle était à CIMO), l\u2019une des quatre enfants de Claude Boulard.Ses débuts Il faut rappeler que Claude Boulard a fait ses débuts en animation a la radio CJSO de Sorel, CFDA de Victoriaville, avant de se lancer à l\u2019assaut du marché montréalais via la radio CKVL de Verdun, CKLM et CFGL de Laval.Il a aussi fait sa marque sur les ondes de Télé-Métropole alors qu\u2019il y a animé plusieurs émissions, soit le Journal des jeunes, Variété Richelieu, Monsieur Banco, Madame s\u2019amuse, Personnalités, Si Québec m\u2019était raconté et C\u2019é pas sorcier.En 1974, iba quitté Montréal pour s\u2019établir dans les Cantons de l\u2019Est avec toute sa petite famille.Puis en 1978, il a saisi l\u2019astuce en ouvrant la station de radio CIMO à Magog pour se défiler des griffes du CRTC qui refusait presque sys-> tématiquement d\u2019accorder de nouvelles licences de radiodiffusion pour la région de Sherbrooke.Le tout étant présenté sous un angle magogois, la commission n\u2019y a vu que du feu.«II n\u2019était pas fou, Claude, parce qu\u2019il savait bien qu\u2019il installerait son antenne au sommet du mont Orford.Il n\u2019était pas rare d\u2019avoir des téléphones d\u2019auditeurs jusqu\u2019à Grand-Mère.nous réussissions donc à obtenir une diffusion sur le territoire de Sherbrooke.C\u2019était un gars imagina- La meurtrière tant L'INFORMATION RÉGIONALE- Atteint de surdité La CSRS lui accorde enfin son interprète Page A3 \u2019 ' [J ?a; Sa 65¢ plus taxes, (Floride 1.755) Claude Boulard a connu une belle carrière comme animateur de radio et de télé.tif, intuitif, plein d'énergie et qui n\u2019avait pas peur de foncer.Il a pris le risque financier de quitter la sécurité de Montréal pour gagner sa vie avec sa famille à Sherbrooke; sa femme, deux de ses filles et son fils ont travaillé à ses côtés à CIMO», raconte Raymond Vincent, qui animait à CIMO aux débüts de la station.- La station, qui a ensuite été vendue a Radio- Mutuel en 1987, tentait de faire de la radio différemment en diffusant d\u2019autres styles de musique et d\u2019autres chansons que celles à la mode.Entre temps, M.Boulard avait acquis la défunte station CJRS en 1985.Puis, en 1986, est apparu le projet farfelu pour l\u2019époque de Café Show, à la télé.«Au tout début, il s'agissait d\u2019une émission que l\u2019on diffusait le soir et certains ont eu l\u2019idée d\u2019adapter ce concept Fusillade dans une église : d'Atlanta : trois morts Associated Press ATLANTA | ne femme, semble-t-il dérangée mentalement, a ouvert le feu hier dans un temple protestant d\u2019Atlanta, en Géorgie, dans le sud-est des Etats-Unis, peu avant l\u2019office dominical, tuant deux personnes, sa propre mère et le pasteur, avant de se suicider.tion.présumée, Shelia Pour quels motifs?Chaney Wilson, âgée de 43 ans, est connue dans la paroisse pour ses troubles mentaux, selon des fidèles fréquen- l\u2019église Turner A.M.E.cadre du drame.Ce temple protestant est situé dans le quartier de AP Kirkwood, un faubourg à majorité noi- \u201cre d\u2019Atlanta, dans l\u2019est de l\u2019aggloméra- Monumental nant Robinson.Shelia Chaney Wilson était agitée lorsqu\u2019elle arrivée à l\u2019église.Elle s\u2019est assise avec sa mere, Jennie Mae Robinson, ainsi qu\u2019avec le pasteur Johnny Clyde Reynolds puis a ouvert le feu avec un pistolet, selon la police.I n\u2019y avait personne d\u2019autre à ce moment-là car il était encore tôt, a indiqué le lieutenant de police Randall Robinson.La police ignore quelles étaient les motivations de la meurtrière.«II s\u2019agit d\u2019une femme de 43 ans qui est entrée dans l\u2019église et a fini par tirer et tuer sa mère et le pasteur puis a retourné l\u2019arme contre elle», a expliqué le lieute- x pour le matin.Ensuite, Montréal s\u2019est approprié le concept en 1992 ce qui décevait Claude», explique M.Vincent, qui avait une chronique de disques hebdomadaire à l\u2019émission.Durant les belles années de Café Show, Claude Boulard a fait équipe à l\u2019animation avec Robert Decourcel, surnommé alors Ti-Bob.«Nous avons développé une grande amitié sur le platea se où nous devions avoir une grande complicit mais nous sommes aussi devenus des amis daris notre.vie personnelle.C\u2019est Bernard Fabi qui avait eu l\u2019idée pour qu \"il anime une émission lu genre et qui m\u2019avait offert l\u2019honneur d\u2019être à ses côtés.Nous avions le même trait, de caractère nous étions deux grands enfants toujours prêts i à = Voir CLAUDE BOULARD EMPORTE en.page A2 \u2018 ua ea pet a RY \u2018Devant le temple, des fidèles endimanchés sanglotaient et se serraient les uns contre les autres en apprenant.là nouvelle.Geraldine Andrews, belle-soeur du pasteur Reynolds, a déclaré que \u2018la mère de la meurtrière présumée l\u2019avait retirée récemment d\u2019une institution psychiatrique.«La mère, je pense, est venue la chercher pour la faire sortir plus tôt qu\u2019elle n\u2019aurait dû», a déclaré Mme Andrews.Le cousin de Shelia Chaney Wilson, Nekeshia Burton, un jeune homme de 17 ans, a expliqué pour sa part que sa parente s\u2019était rendue tôt au temple pour voir le pasteur.«Il y avait quelque chose qui clochait chez elle», a-t-il déclaré.Mais pour lui, rien n\u2019indiquait qu\u2019elle pourrait faire preuve de violen- ISRAËL ATTAQUE LA SYRIE .I Srp ek + i trod a décidé de frapper hors de ses frontiè- rès l\u2019attentat-suicide d'une kamikaze, i, qui a fait 19 morts et 55 blessés dans un restaurant de Haifa (une station balnéaire Ann.class.veer.D3 Loterie cs du nord d'Israël), l\u2019armée israélienne a visé le Arts Di Météo D3 Djihad islamique, commanditaire du carnage, B.dessinées \u2026\u2026\u2026.D4 Mots croisés\u2026\u2026ccD4 en territoire syrien.L'aviation israélienne DÉCÈS ooesorvevevormse D3 OPINIONS cove.AB n'avait pas frappé son voisin depuis une ving- Éphémérides.D4 Santé.BA taine d'années.On aperçoit deux victimes de Horoscope\u2026\u2026\u2026\u2026D4 Sports CI l'attentat de samedi, Arabes chrétiens or- Le monde.B2 thodoxes qui se trouvaient dans le restaurant.À LIRE EN B1 JFOLIE FURIEUSE :t B MPV VENDUES EN 5 JOURS! | maa * Tour ÉQUIPÉE \u201c Prix régulier : 28 870 $ > DE SHERBROOKE Fm SIL LL \u2014 FEE 219950 © rt _6 875$ DE RABAIS! 4787, BOUL.BOURQUE 564-8664 2 5 * Désal sr place.à { ) 8 a 1 § f/ * pa pat a hs ¥ amen arin sem we Ernst de vipa ale © bes Lancement de la semaine de la prévention des incendies Tribune PRODUCTION ET INFORMATIQUE DIRECTEUR René Béliveau ADJOINTS André Roberge Steeve Rancourt té et imprimé 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 www .cyberpresse ca PRÉSIDENTE ET ÉDITRICE VICE-PRÉSIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Esme Boisvert René Morin - RÉDACTION PUBLICITÉ (819) 564-5454 (819) 564-5450 Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 redactionG latribune.qc.ca DIRECTEUR RÉDACTEUR EN CHEF François Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS Alain LeClerc DIRECTEUR DE L'INFORMATION Christian Malo André Larocque \u2018 ADJOINTE AU DIRECTEUR ANNONCES CLASSÉES ayathe Nadeau (819) 564-2222 : Stéphane Garant Télécopieur 564-5482 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 ABONNEMENT ET TIRAGE (819) 564-5466 Sans frais 1 800 567-6955 DIRECTEUR André Custeau ADJOINT Serge Nadeau Les chevaux encore utilisés pour labourer | Serge Denis SHERBROOKE D ifficile de croire, en 2003, qu\u2019il y a encore des gens qui labourent une partie de leurs champs à l\u2019aide de chevaux.Il y en a suffisamment que le Comité conjoint des races chevalines du Québec (CCRCOQ) tienne un concours annuel qui regroupe ces amants des chevaux de trait.Samedi, Hs étaient une trentaine de compétiteurs sur un lopin de terre du Centre de recherche d'Agriculture Canada, dans l\u2019arrondissement de Lennoxville.La plupart provenaient de la région, mais d\u2019autres étaient venus d\u2019aussi loin que la Beauce, la Mauricie et même l\u2019Ontario et le nord-est des Etats-Unis.Marwin Antoine et sa femme Kathy sont venus de Lunenburg, près de Cornwall en Ontario, pour participer à cette compétition.Même si le couple d\u2019éleveurs gagnait le premier prix dans deux catégories, jamais il ne parviendra à rembourser les frais de ce déplacement de plus de 600 kilomètres à deux véhicules, les remorques pour les quatre chevaux, les charrues et le reste de l\u2019équipement.Et ce, malgré que les bourses du CCRCOQ soient les plus gé- _ néreuses au Québec dans ce domaine.«C\u2019est uniquement un loisir», confie Mme Antoine, visiblement ravie de cet- ce + > a TAP EST TET FN Kathy Antoine es champs te première expérience au Québec, malgré le mauvais temps de samedi et la faible affluence que cette météo a entraînée.«Nous assistons à six à huit concours du genre chaque année, de la fin août à l\u2019Action de grâces.Nous venons de participer à \u2018une compétition internationale en Ontario et nous avons bien fait avec une dixième place.» Bien plus que les prix offerts, ce sont les rencontres avec d\u2019autres éleveurs de chevaux qui font courir ces agriculteurs, qui élèvent également des moutons.«C\u2019est toujours agréable de voir des gens qui partagent notre passion pour les chevaux et de discuter avec eux», poursuit Mme Antoine, pendant que son mari retourne soigneusement la terre derrière ses deux fiers percherons avec leur attelage du dimanche.Non contents de courir les concours de labour, les Antoine exécutent une bonne partie des travaux sur leur ferme avec des chevaux plutôt qu\u2019avec un tracteur.«Nous avons des tracteurs, ce n\u2019est pas un problème, mais c\u2019est tellement plus agréable avec des chevaux», ajoute-t-elle en arborant un grand sourire.Même si ça rend la tâche beaucoup plus exigeante physiquement et plus longue?«Absolument!» répond la dame sans un moment d\u2019hésitation.Les passionnés de la trempe des Antoine sont de moins en moins nom- Imacom, Claude Poulin Morwin Antoine et sa femme Kathy sont venus de Lunenburg, prés de Comwall en Ontario, pour participer à cette compétition.breux, admet Chantale Breton, une des organisatrices de la deuxième édition consécutive de ce concours à sé tenir au Centre de recherche d\u2019Agriculture Canada à Sherbrooke.«Il n\u2019y a pas beaucoup de jeunes», regrette cette agricultrice de Bishopton qui fait figure d\u2019exception.«C\u2019est pour ça qu\u2019on organise des concours comme celui d\u2019aujourd\u2019hui.Il y a toujours autant de gens qui possèdent des chevaux, mais de moins en moins s\u2019en servent pour faire leurs travaux, reprend l\u2019organisatrice.Habituellement, quand il fait plus beau, il vient beaucoup plus de monde pour voir la compétition et ça peut donner envie à des amateurs de chevaux de s\u2019en servir plus.» En tout, le CCRCQ a distribué samedi plus de 6000$ de bourses dans trois catégories.Gilles Théberge, de Lac-Drolet, a raflé le premier prix parmi les amateurs, tandis que Faucett Keye, de Wolf Island en Ontario, faisait de méme dans la catégorie «vétérans».Enfin, le «professionnel» qui a livré le plus beau labour, selon les critères établis par l\u2019organisation, est Germain Boutin, de Cookshire.Après deux ans dans l\u2019arrondissement de Lennoxville, la compétition se déplacera à Stanstead l\u2019an prochain.Les participants pourront déjà tâter le terrain ce samedi 11 octobre de 10h à 16 h sur le terrain de Sandy Johnston, bien connu dans le milieu.«ll Evelyne Leblanc eleblanc@latribune.qc.ca MAGOG «| | sera difficile de vivre sans lui, car il est partout dans la moindre des pièces de la maison où il nous a bricolé plusieurs trucs, dans les repas que l\u2019on partage en famille alors qu'il les animait de ses conversations animées, dans les émissions de télévision que l\u2019on regarde en s\u2019imaginant ce de la dbombard@ latribune.qc.ca ( haque fin de septembre, ça recommence.Les feuilles qui tombent?Les journées qui raccourcissent?Les manches qui rallongent?Non, vous ne l\u2019avez pas du tout.Je parle du temps de la dime, évidemment! Vous avez probablement reçu, comme moi, une charmante lettre intitulée «Contribution volontaire annuelle 2004».Ou, mieux encore, un gentil petit monsieur vous a récemment rendu visite pour vous quêter quelques centaines de dollars au nom de la paroisse.Si vous êtes pratiquants, vous voyez probablement d\u2019un bon oeil cette pratique vieille comme Zaché dans la Passion.C\u2019est normal, dites-vous, de payer pour une institution que vous fréquentez tous les dimanches.Là où ça m'agresse, c\u2019est de lire que la contribution volontaire annuelle (CVA) «s\u2019adresse à tous les paroissiens sans distinction, pratiquants et non-pratiquants».Comment?Même si je ne vais plus à l\u2019église depuis que je n\u2019y suis plus obligé, je devrais quand même payer?Oui, répond l\u2019Église.Car il se pourrait bien que je profite «quand même de certains services offerts par ma paroisse (baptême, mariage, funérailles, initiation sa- cramentalle, etc.)».Dans le dépliant de «ma» paroisse, on suggère un calcul simple pour établir ma CVA: je dois donner 0,5 pour cent de mon revenu annuel, ce qui fait environ 170 $.C\u2019est plus que mon loyer du mois! C\u2019est plus que mon paiement mensuel de prêt étudiant! .Et ce n\u2019est pas tout! A cela, je devrais ajouter le montant de la quéte Le temps ser mêle dime du dimanche, multiplié par 52 semaines.On donne même comme exemple «1,00 $ ou plus X 52», comme s\u2019il fallait se sentir coupable de donner seulement 50 cents dans le panier du petit monsieur qui passe dans les rangées.On ajoute enfin un troisième montant, intitulé «frais occasionnels» reliés aux mariages et aux funérailles, où on suggère «10 ou 15$ par année».À cela, je dis: «Wô minute!» Quand je me marierai, je payerai ce que ça coûtera.Quand je mourrai, j\u2019essaierai de laisser un peu d\u2019argent pour payer ce que ça coûtera.Le concept d\u2019utili- sateur-payeur, vous connaissez?Résumons: selon l\u2019Église, je devrais donner près de 200 $ à une institution qui ne me rejoint pas, qui pousse les hauts cris quand on lui demande d\u2019être bien de son temps.Faut pas se demander pourquoi les jeunes sont de moins en moins nombreux à écouter les sermons du curé.Pourquoi l\u2019Église ne pourrait-elle pas être à l\u2019avant-garde des nouvelles tendances plutôt que de toujours se retrouver à la remorque des idées véhiculées par la société?Ça vaut pour le mariage gai, mais ça vaut aussi pour Galilée, qui axait été excommunié en 1633 pour avoir dit que la Terre n\u2019était pas le centre de l\u2019Univers, mais tournait bien autour du Soleil.L'Église catholique a mis plus de 350 ans avant d\u2019admettre son erreur, il y a de cela quelques années seulement.À l\u2019avant-garde, vous.dites?,\u2019 D'ici la fin du présent siècle; lès églises risquent fort d\u2019être reconverties en centres d\u2019arts, comme l\u2019égtise Sainte-Thérèse-d\u2019Avila de la rue King Ouest.À moins que l\u2019Église ne se décide à écouter la population, plutôt que de la rendre sourde à coups de carillon électronique et d\u2019attendre une pétition d\u2019une centaine de noms avant de l\u2019éteindre\u2026 sera difficile de vivre sans lui» qu\u2019il aurait pu dire ou quel aurait été son commentaire.» Au lendemain de la mort de son pere, Claude Boulard, Brigitte Boulard a les traits tirés et avoue sa fatigue.Tout comme son frére Louis-Claude, et ses soeurs Sara-Danielle et Diane, elle a veillé son père jusqu\u2019au dernier soupir avec leur mère Lucille Macotte et leur oncle Pierre Marcotte.«Sa famille et sa femme étaient extrêmement importantes pour mon CLAUDE BOULARD EMPORTÉ Suite de la page Al s\u2019amuser et à rire», raconte M.Decourcel, qui travaille aujourd\u2019hui à la Fondation du CHUS.Selon lui, Claude Boulard s\u2019est inscrit dans un courant où la production d\u2019émissions et les initiatives régionales animaient le réseau.«La communauté artistique de la région s'était enrichie de la présence de Claude, mais nous avons tous vieilli et nous vivons aujourd\u2019hui une grosse perte.Depuis notre époque, la télévision locale a subi des coupures et il n\u2019y a pratiquement plus rien de cette saveur régionale et de Cetie effervescence qui animait nos stations de télévision», estime Robert Decourcel.Pour plusieurs, comme M.Decourcel, Claude Boulard a été un modèle à suivre, mais aussi un guide qui leur a inculqué la notion de l\u2019image, du bon langage et du professionnalisme.«J'ai été le premier annonceur de CIMO.Je dois beaucoup à Claude comme plusieurs animateurs, parce qu\u2019il donnait la chance aux nouveaux talents.Il a été un excellent professeur», constate René Ouellet, animateur sur les ondes de CHLT.«Claude faisait son métier avec passion et savait inculquer cette passion a son entourage.C\u2019était un bonhomme extraordinaire avec beaucoup de personnalité, du caractère et il savait charmer.Il ne jouait pas les stars et n\u2019acceptait pas de demi-mesure.II est mort trop vite et trbp jeune», ajoute M.Ouellet.Un des amis de longue date de Claude Boulard, Me Laurent Pelletier se rappellera d\u2019un homme qui aimait plus que tout sa famille, les blagues, la bonne bouffe, le bon vin et ses amis.«Il était de compagnie agréable.C\u2019est une perte énorme pour ses amis.Sa compagnie nous manquera certainement.Je ne l\u2019ai jamais vu triste.Il a eu ses problèmes, mais il est toujours passé à travers», raconte-t-il avec émotion.père.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison qu\u2019il a désiré mourir auprès de nous, dans sa résidence de Magog.Il a été lucide jusqu\u2019à la dernière minute.Ma mère lui a dit de fermer ses yeux et de se laisser partir, il a fait un signe affirmatif de la tête et ensuite Diane a ajouté que nous prendrions soin de sa Lucille.Puis, il s\u2019est laissé aller», confie Sara-Danielle Boulard aussi connu sous le nom de Danielle Phaneuf du temps où elle travaillait à CIMO.En effet, depuis trois jours, la famille de Claude Boulard l\u2019accompagnait Vers son Jernier sommeil.«Il y a un an, les médecins avaient décelé une fibrose aux poumons, un type de maladie que lon retrouve habituellement chez les travailleurs d'amiante.Puis, il y a eu son cancer des poumons et finalement, Après son aventure radiophonique à CIMO-MF, Claude Boulard est retourné à en compagnie de Robert Decourcel, Ginette Therrien et Jean en mars, il a fait un anévrisme à l\u2019aorte durant ses traitements de chimiothérapie», explique Sara-Danielle.Humour intact Depuis plusieurs mois, M.Boulard avait de la difficulté à respirer ce qui l\u2019obligeait à traîner avec lui une bombonne d\u2019oxygène.«Mon père a toujours bénéficié d\u2019excellents soins palliatifs à domicile du Centre de santé Memphrémagog et du CHUS, ce qui lui a permis de demeurer à la maison durant sa maladie.I! avait en horreur les hôpitaux», ajoute-t-elle.De l\u2019humour, il en a eu même dans la maladie souligne ses enfants.«Mon père aimait caricaturer les gens et rire de situations loufoques.Il a gardé contact et vu ses amis jusqu\u2019à la fin», préci- se Sara-Danielle.La plus grand désespoit de leur père a été sans aucun doute de ne plus pourvoir parler dans les derniers-mo- ments de sa vie.«Il était un grand communicateur alors le fait de ne pouvoir s\u2019exprimer l\u2019a beaucoup affecté.II n\u2019avait pas plus la force de nous écrire ce qu\u2019il voulait nous dire», affirme-t- elle le regard triste.Te Une cérémonie religieuse sera prononcée à l\u2019église Saint-Patrice de Magog à 14 h mercredi pour Claude Boulard alors qu\u2019il sera inhumé à Joliette, d\u2019où il est natif, à la cathédrale de l\u2019endroit plus tard dans la semaine.Il ne sera pas exposé comme il l\u2019avait exigé.«II ne voulait pas faire d\u2019éclats, comme il n\u2019a jamais voulu en faire», explique Sara-Danielle Boulard.la télévision pour animer Café Show, oe Maurice Bilodeau.22 tees mes re emer.SAME ATION mai- mple | fal- seu- | pe- les ème els» illes, an- leur plus mo- voir Il rire e-t- ro- ou- tte, en- gé.me que | \u201cres.\u2026.Evelyne Leblanc eleblanc @latribune.gc.ca SHERBROOKE | orsque Joanne Poisson a décroché le combiné, elle ne s\u2019attendait pas à une si bonne nouvelle: son fils sourd, Meyer Nadeau, bénéfi- \u2018ciera à nouveau de son interprète ges- ;tuelle à temps plein dès aujourd\u2019hui.sans sas a eu = «Je ressens une joie qui ne se quantifie pas.On vient de m\u2019enlever un immense poids sur les épaules, car \u201cen retranchant une demi-heure cette année à Meyer, j\u2019appréhendais l\u2019an prochain où on aurait pu à nouveau .lui retrancher une autre demi-heure».\" explique Mme Poisson visiblement ; soulagée par cet heureux revirement.Depuis quelques semaines, la : Commission scolaire de la Région-de- « Sherbrooke avait sommé l\u2019école se- : condaire Le Touret de retrancher une \u201c demi-heure par jour d\u2019interprétation : gestuelle à Meyer afin d\u2019accorder ce - temps à un autre enfant muet.Le prétexte invoqué par les autorités scolai- \u201c Tes: l\u2019enfant sourd et atteint d\u2019une déficience légère doit apprendre à se débrouiller par d\u2019autres moyens que le _ langage gestuel.En outre, la situation imposée à ; cet enfant ressemblerait à ce qu\u2019une ; personne vivrait si elle se retrouvait en , plein coeur de la Chine, sans un dic- \u201c-tionnaire français-mandarin et sans : aucune notion sur cette langue étran- : gère.: Donc, durant une demi-heure, { Meyer ne pouvait ni comprendre ce ; que l\u2019enseignant expliquait à la classe, * ni ce que ses camarades déblatéraient : à ses côtés et encore moins s\u2019exprimer Lundi 6 odobre 2003/ La Tribune A3 Imacom, Claude Poulin Les sourires de Joanne Poisson et Meyer Nadeau en disent long sur lour joie, car après trois semaines à se battre pour que l\u2019adolescent retrouve son interprète gestuelle à 100 pour cent, voilà que la CSRS leur donne raison.sur son incompréhension et besoins.L\u2019enfant était ainsi laissé à lui-même sans l'interprète qui lui permet d\u2019entendre et de comprendre.Son enseignante et plusieurs intervenants du Touret avaient démontré leur volonté de l\u2019aider en apprenant quelques mots signés, mais une centaine de mots comparativement au vocabulaire de l\u2019interprète dépassant de beaucoup les milliers, ce n\u2019est pas suffisant pour comprendre et être compris de son entourage, selon la mère.Sans hésiter, Joanne \u2018Poisson est montée aux barricades dénonçant cette injustice subie par son fils, mais aussi par l\u2019autre enfant sourd qui ne bénéficiait pas plus d\u2019une interprète à temps plein comme le recommandait les intervenants.«Les gens de la commission scolaire y voyaient un moyen pour Meyer de développer sa débrouillardise et de trouver d\u2019autres moyens pour communiquer, mais aussi pour eux d\u2019économiser.Enlever la faculté de parler et d\u2019entendre à un enfant qui ne peut même pas écrire, comment parviendra-t-il à communiquer?La personne qui a pris cette décision de couper deux heures trente Un interprète à temps plein La CSRS révise sa décision concernant un jeune élève malentendant qui fréquente Le Touret d'interprétation à Meyer par semaine n\u2019a pas regardé bien loin et imaginé l'impact que cela aura sur lui dans son apprentissage et son intégration», explique Mme Poisson heureuse que son fils retrouve son interprète à temps plein en classe.Des aillées Dans son combat, Mme Poisson a rencontré bon nombre d\u2019alliées tant à l'école Le Touret qu\u2019auprès d\u2019intervenants comme le Centre Notre-Dame de l'enfant et le Centre de réadaptation Estrie.«Je me suis toujours bat- tuc pour cet enfant et je sais que ce n\u2019est pas terminé.Les gens m\u2019accusent parfois d\u2019être surprotectrice, mais comment ne pas l\u2019être quand notre enfant ne peut s'exprimer et se défendre seul.Comme tous, Meyer a le droit de prendre sa-place», explique la mère.Mme Poisson espère que les gens de la CSRS en retireront une leçon.«ll faut que les gens se concertent davantage dans ce type de décisions en ayant à leur disposition les données justes et l\u2019opinion des professionnels qui travaillent avec l'enfant.Le fait d'enlever une demi-heure à Meyer ne l\u2019affectait pas lui seulement, mais aussi l\u2019interprète dont la tâche était doublée et l\u2019enseignant qui devait dorénavant se comprendre auprès de lui par d\u2019autres moyens», constate-t-elle.Par ailleurs, Mme Poisson a été surprise d\u2019une décision aussi hâtive, car elle devait rencontrer trois commissaires à ce sujet aujourd\u2019hui.De même, on l\u2019avait prévenue que la décision pourrait traîner jusqu\u2019en décembre.Imacom, Claude Poulin Le confrère Alain Goupil avait fait un excellent exposé théorique sur la tradition du #ailgate party dans nos pages de samedi.I est passé à la pratique samedi avec une bande de copains, dont, de gauche à droite, Patrick Mongeau, Wayne Belley, Antoine Plouffe, Pascal Loubier et Bernard Hamel.Imacom, Claude Poulin Même s'ils étaient moins nombreux que d'habitude au traditionnel Homecoming, les diplômés de l'Université ; Bishop\u2019s sont venus de partout au Canada pour afficher leur couleur mauve, samedi, au stade Coulter.Se sont: ainsi retrouvées pour l'événement, dans la plus grande confusion, Dorothy Pukous, Amber Branny, Lavra - Deyell, Courtney Kelly et J.P.Warrell pour qui le football n'était visiblement qu\u2019un prétexte à de Joyeuses re- * trouvailles.x \u201c - Rien n'arrête les diplômés de Bishop\u2019s Dame Nature leur a servi un Homecoming bien arrosé Serge Denis SHERBROOKE ye ( ?est la ministre fédérale du ! Patrimoine, Sheila Copps, - Qui aurait été contente de voir ça.Cinq copines débordantes d\u2019enthousiasme étaient venues de Halifax, Montréal, Ottawa, Toronto et Calgary, samedi, pour le simple plaisir de célé- \u201c bfer leur lien d\u2019appartenance et de se \u2018tällier derrière une même cause.Sauf qu\u2019à la place des feuilles d\u2019érable rouges de Mme Copps, c\u2019est pour le mauve de l\u2019Université Bishop\u2019s et ses valeureux Gaiters que battait le coeur des jeunes exaltées, samedi, à l\u2019occasion du traditionnel Homecoming.Avec le temps revêche, ce rendez-vous annuel donné aux diplômés de Bishop\u2019s ne réunissait cette année que les plus irréductibles partisans de l\u2019équipe de football qui, il faut bien le dire, a déjà vécu des années plus glorieuses.' Ni ne froid, ni la pluie.Mais voilà, ni le froid, ni la pluie, ni même le vent cinglant n\u2019ont contenu les ardeurs des fans en mauve, il est vrai, beaucoup moins nombreux que les années passées.Pour le reste, le tableau était fidèle à la tradition, avec les adeptes du railgate party et leurs hamburgers cuits sur le gril (si bien décrits samedi par le collègue Alain Goupil, lui-même rompu à cet art), les costumes rivalisant d\u2019excentricité, qui sont \u2018autant de façons d\u2019apprêter le mauve, et bien sûr les boissons alcoolisées de toutes natures, à commencer par la bière.Dorothy Pukous, Amber Branny, Laura Deyell, Courtney Kelly et J.P.Warrell en étaient à leur première expérience de Homecoming.Après les invitations, des courriels ont circulé dans les quatre coins du pays et elles n\u2019ont pas mis de temps avant de se mettre d\u2019accord pour venir voir les Gaiters (un prétexte, finalement pour se retrouver elles-mêmes).Il n\u2019y a pas si longtemps, il faisait toujours un temps d\u2019été indien le jour de ces débordements annuels à l\u2019Université Bishop\u2019s et les Gaiters ne faisaient qu\u2019une bouchée de leurs rivaux sur le terrain.Et la frénésie se transportait dans les bars et les rues des Lennoxville.Tout ça finissait bien souvent avec des spectacles de gyrophares de police ou d\u2019ambulance, quand ce n\u2019était pas un palais de justice.Samedi, le soleil a fait la gueule toute la journée et la pluie a dansé de plus belle quand il est parti.Dans leur uniforme mauve tout trempé et sale, les favoris de la foule ont été surclassés par une équipe de francophones qui n\u2019existait même pas il y a deux ans.Autour du terrain, on a seulement déploré que le service de sécurité ait toléré les bouteilles de bière en verre dans la cour.En moins de temps qu\u2019il n\u2019en faut pour vider une caisse de douze, le parking était parsemé de tessons ambrés.Pour le reste, les étudiants de Bishop\u2019s ont pris congé des faits divers cette année.Et ce ne sont évidemment pas les membres du Service de police de Sherbrooke, bien présents samedi, qui vont s\u2019en plaindre.L'HIVER EST À NOS PORTES.À + 2000° 3: CEE: ANCEMENT 1,8%\" sur 60 thois | DERNIERE CHANCE SUR LES MODELES 2003 | # Rabais de : sur toutes nos Legacy 2003 en stock.i Estrie Auto Centre :d 14367 boul.Bourque - Rock Forest \u201c| (819) 564-1600 www.subaru.ca YL dust 24,32 ¥,54 / 3 ?> pe ! ! 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Âgé de seulement 32 ans, mais pos- -sédant pas moins de 14 années d\u2019expérience dans le domaine de la pomicul- ture, Gaétan Gilbert est récemment devenu l\u2019associé de Diane Goyette au .verger du Gros Pierre, de Compton.Ce faisant, il a pris la place d\u2019un de ses anciens patrons, Louis Poulin, aux côtés de la conjointe de ce dernier.Après une carrière de plusieurs années dans le domaine, M.Poulin a finalement décidé de prendre sa retraite.Selon l\u2019entente intervenue, l\u2019homme dans la trentaine a obtenu rien de \u201cmoins que 50 pour cent des parts de l\u2019entreprise, laquelle se passe certes au- : jourd\u2019hui de présentation, tant elle a fait sa place dans son secteur en Estrie.«C\u2019est un événement important pour moi qui s\u2019est produit lorsque Louis a accepté de me vendre ses parts, explique Gaétan.Je rêvais de cette a A ST SY | L'ESTRIE CROQUE DANS LA POMME : Un 1 pomiculteur bien dans sa peau DOSSIER nouvelle étape depuis longtemps.» «Mais cet événement est malgré tout dans l\u2019ordre des choses: ne dit-on pas par exemple que l\u2019employé finit par acheter son patron?En tout cas, je n\u2019avais pas le goût de me retrouver à bosser pour un étranger, ce qui aurait pu arriver si je n\u2019avais pas investi», no- te-t-il.Heureux de l\u2019étape franchie l\u2019hiver dernier, Gaétan Gilbert déplore toutefois que les institutions bancaires ne lui ont pas facilité l\u2019accès à du financement, loin de là pour tout dire! «Pour les jeunes comme moi qui sont déterminés à se lancer en agriculture, le financement est dur à dénicher.Bien sûr, une des raisons vient du fait que des personnes ont déjà abusé du système.Mais moi je suis prêt à tout pour réussir», clame-t-il.Et, en plus de sa détermination, le jeune homme a l\u2019impression d\u2019être allé à la bonne école en ayant passé 14 ans sous les ordres du couple Goyette-Pou- lin au verger du Gros Pierre.«Ils m\u2019ont appris des tas de trucs», considère-t-il.Néanmoins, il croit d\u2019autant moins Gaétan Gilbert adore son métier de pomiculteur.son apprentissage terminé qu\u2019il poursuit à temps partiel une formation en production horticole au Centre régional d\u2019initiatives et de formation en agriculture de Coaticook.Lundi 6 octobre 2003 / La Tribune -45 \u201ccersééel: + pas réellement vers la pomiculture.Non, car il a plutdt de- croché un certificat d'études professionnelles en carrosseric au départ.«La carrosserie est quand même quelque chose que j'apprécie.Par contre, je me suis assez vite rendu compte que je n'aurais pas le goût de faire ça à longueur de journée, entre autres parce qu'on pratique ce métier enfermé à l\u2019intérieur.» Parmi les divers aspects de son métier, l'un de ceux qu'il préfère se rapporte aux résultats qu\u2019on obtient d\u2019une année à l\u2019autre à titre de pomiculteur.«C'est plaisant d'avoir une bonne récolte notamment.Et de recevoir bien des clients», confie-t-il.D'ailleurs, ses clients, le pomiculteur dit avoir le goût ni plus ni moins que de les bichonner, les traiter aux petits oignons quoi! «Je désire qu\u2019ils se sentent comme chez un parent qui habiterait à la campagne, en venant chez nous», ré- vele-t-il.«J'aime le public, une chose qui est important pour exercer un métier comme le mien.Les gens ignorent souvent notre travail, alors je teur raconte de quoi sont composées mes journées.» Poursuivant sur sa lancée, le pomiculteur parle de l'importance qu\u2019il accorde au volet agro-touristique de son entreprise.«Les personnes qu'on accueille ici pour des visites à la ferme sont des clients potentiels.H faut bien s\u2019en occuper.» Cependant, il admet que ces visites à la ferme ne sont pas en soi l'élément le plus rentable à court terme des opérations du Gros Pierre, «une entreprise qui va bien» selon ses affirmations.«Moi et Diane avons l'intention de continuer dans le même sens que ce qui à été construit par le passé.Mais personnellement je veux qu\u2019on explore la culture de nouvelles variétés de pommes.Il est nécessaire de se démarquer tout À l'origine, ce fils de producteur agricole ne se dirigeait le temps dans notre secteur.» La » La Tribune Mélanie Laplante, Mathieu Lavoie et leurs trois enfants en\u2019 étaient hier à une seconde visite dans les vergers cette saison.«Pour nous, c\u2019est la sortie par excellence de l'automne», !' confiait la jeune maman.Jean-François Gagnon COMPTON ,Ç M élanie Laplante, Mathieu Lavoie et .leurs trois enfants en étaient hier à une .seconde visite dans les vergers cette saison.«Pour \u2018nous, c\u2019est la sortie par excellence de l\u2019automne», * confiait la jeune maman.«Avant la naissance des enfants, on avait com- *mencé, mon conjoint et moi, à aller aux pommes ensemble, a expliqué Mélanie.Mais c\u2019est encore : plus important maintenant qu\u2019on a les enfants: ils \u2018aiment tellement ça, les visites dans les vergers.» «Je pense que nos petits apprécient le fait , qu\u2019ils se retrouvent dehors en allant dans les ver- \u2018gers.En plus, ils ont la chance de goûter aux «pommes.Ils en mangent deux par jour à ce \u2018temps-ci de l\u2019année.» 3h Ta! TC: Tro Tore .?SECU SH Cl i 99; La te 1 Et maman aussi semble avoir de bonnes raisons pour se rendre cueillir des pommes.«C\u2019est plaisant de voir les enfants s'amuser pendant la cueillette», a-t-elle d\u2019abord mentionné.De surcroît, cette sortie à la campagne lui offre la chance de cuisiner un peu.Elle a avoué ne pas concocter de recettes qui seront dégustées des mois plus tard, comme le faisaient les cuisinières autrefois, mais qu\u2019elle fabrique parfois des «croustades et trucs dans le genre.» La petite famille de Magog n\u2019a par contre pas profité de la plus belle journée de l\u2019automne pour sa sortie aux pommes d\u2019hier au verger La Pommalbonne, de Compton.La pluie alternait sans cesse avec le soleil.«Ce dimanche et celui de la semaine dernière, Dame Nature nous les a bousillés, a déploré le propriétaire de La Pommalbonne, Germain Lafond.C\u2019est malheureux parce que ces deux dates devaient normalement être nos meilleures de la POSE EE tez de la ville.4 ile saison.» D\u2019après l\u2019expérience de M.Lafond, la dernière fin de semaine de septembre et la première du mois d\u2019octobre sont les plus intéressantes au chapitre de l\u2019achalandage et des affaires pour les po- miculteurs.«Souvent, les gens pensent que la saison de cueillette est terminée après la première fin de semaine d\u2019octobre.Mais c\u2019est tout à fait faux.On va avoir des fruits dans les arbres jusqu\u2019à la fin d\u2019octobre», a insisté Germain Lafond.La saison 2003 S'il se montrait déçu des conditions météorologiques d\u2019hier et du dimanche 28 septembre, le propriétaire de La Pommalbonne reconnaissait en contrepartie que la saison 2003 a été généreuse à au moins un autre égard.«On a beaucoup de beaux gros fruits cette année.Ils sont exempts de taches, contrairement à ceux de l\u2019an passé.De ce côté, on ne peut vrai- Deux week-ends maussades, mais une bonne saison ment pas se plaindre.» À plusieurs kilomètres de là, au Verger Stevens de Stanstead, le constat était semblable.«Nos fruits sont beaux et goûtent bon cette année», exprimait Marika Parenteau, copropriétaire des lieux.Cette dernière ajoutait que les fruits que trouvent les gens chez elle cet automne ont crû «sans être bien ennuyés ni par les insectes ni par les maladies.On n\u2019a presque pas arrosé les pommiers.» «Je juge qu\u2019on a eu un superbe mois de septembre pour la cueillette en 2003.Ici, on a pas mal de clients cette année.Nos affaires sont en croissance», a affirmé Mme Parenteau, en soulignant que le Verger Stevens n\u2019est ouvert que depuis trois ans.D'ailleurs, la dame indiquait que «même la journée de samedi, malgré le temps maussade, n\u2019a pas été si mauvaise.On avait des clients différents comparativement à l'habitude.Ils cherchaient de grosses quantités de pommes pour faire de la cuisine.» ECH AUTO SPÉCIALITÉS: MERCEDES-BENZ - PORSCHE - JAGUAR Inspection mécanique gratuite (valeur 49,95 $) avec changement d'huile et filtre \u2014_ commence l'hiver du bon pneu, je fais vérifier ma mécanique chez Sportech Auto @BD 820-0477 @B MAZDA JL Pour que je au plus tôt.Ç LL ET EY de) mécanique GRATUITE (valeur, 49,95 $) avec *changement Gérard Hoff technicien propr.Sylvain Campagna technicien propr.promotion valide jusqu\u2019au 31 décembre 2003 s.v.p.réservez à l'avance 108221 A_La Tribune / Lundi 6 octobre 2003 Evelyne Leblanc eleblanc @latribune.qc.ca N ous sommes en temps de guerre.Les forces belligérantes, les Granoviens, ont été repoussées en territoire ennemi, mais les combats pour en arriver à ce repli ont laissé derrière eux quarante blessés.Le sol étant trop accidenté, les soldats de la 52e Ambulance de campagne de Sherbrooke doivent donc procéder par évacuation aéromé- dicale\u2026 Chaque minute compte.Le lieutenant Cette zone de guerre fictive se trouvait samedi dans l\u2019an- David Murray cienne municipalité de Saint-Élie-d\u2019Orford face à l\u2019ancien aéroport de l\u2019endroit et les «blessés» étaient interprétés par des jeunes du Corps de cadets 2950 de Windsor affilié à l\u2019escadron sherbrookois.Les hélicoptères Griffon CH-146 du 438e ETAH de Saint-Hubert ajoutaient un peu d'authenticité à cet entraînement.Une fois l'an depuis cinq ans, 80 réservistes de la 52e Ambulance de campagne effectuent un tel entraînement surnommé l\u2019exercice Pigeon d\u2019or 2003.Lors de cet exercice, les soldats doivent évacuer 40 patients en quatre heures.«Cela implique que les blessés ont été triés à l\u2019origine, qu\u2019ils ont été transportés par hélicoptère jusqu\u2019au peloton sanitaire (au plateau Sylvie-Daigle) où leur état a été stabilisé et où les soins requis leur ont été prodigués.Et finalement, que les patients ont été transportés en ambulances-roues jusqu\u2019à l\u2019hôpital (l'aéroport de .Sherbrooke)», explique le lieutenant David Murray.«Une fois le scénario établi, tout déboule.Les commandants des différents pelotons rassemblent leur troupe, donnent les ordres nécessaires et effectuent les déploiements», précise le lieutenant Murray.Attendant le départ pour le champ de bataille, les cadets cachaient mal leur hâte quant au début de l\u2019activité.Une fois maquillés et déguisés, ils s'amusaient à comparer leurs blessures et même à prendre leur rôle au sérieux en boitant et en F¥* se plaignant de douleur.«Moi, j'ai une foulure du fémur», affirme Marc-Antoine Grégoire tout en montrant le maquillage qu\u2019il avait sur la jambe.«C\u2019est 'fun au \u2019on aide les soldats às entraîner, mais j'ai surtout hâte d\u2019aller en avion.Je n\u2019ai jamais encore pris l\u2019avion», ajoute l\u2019adolescent.Comparativement à ses amis, Antoine Poulin n\u2019était pas pressé de se retrouver dans les imposants hélicoptères de l\u2019armée.«Je ne veux pas aller en hélicoptère parce que j'ai peur de voler», avoue- t-il le visage recouvert de blessures (fictives).Pour garder la main «Soigner un blessé ou en soigner quarante, c\u2019est bien dif- férent.Dans notre rôle de militaires, nous sommes appelés à couvrir des situations où les aidants sont en nombre inférieur comparativement aux blessés.Il nous est donc important d\u2019apprendre à gérer l\u2019engorgement en se pratiquant à des évacuations de masse en peu de temps», explique le Major Martin Barette, commandant de cette unité médicale.Chaque année, la 52e Ambulance de campagne de Sherbrooke, l\u2019unité médicale de réserve du secteur Québec, recrute de nouveaux réservistes et cet entraînement leur permet de compléter leur formation, mais aussi de s'intégrer à l\u2019équipe.«Ces réservistes proviennent de différents milieux et sont d\u2019âges différents.La plupart sont des étudiants, autant dans des domaines reliés à la santé que dans d\u2019autres domaines totalement étrangers, comme l\u2019histoire, le génie ou l\u2019enseignement.D\u2019autres réservistes sont sur le marché du travail.La formation que nous leur offrons leur permet d\u2019acquérir des connaissances préhospitalières de calibre, ce qui n\u2019est pas négligeable», souligne le Major Barette.La Tribune, archives La Sûreté du Québec se tient régulièrement dans le secteur d\u2019 cot Corner afin de sensibiliser les automobilistes au respect de la limite de vitesse de 50km/h.Ascot Corner sous l'oeil des radars Journée, armée s'entraîne à sauver des vies Tmacorm.ad Poulin Les réservistes de la 52e Ambulance de campagne de Sherbrooke ont effectué un exercice de commandement, de contrôle d'évacuation et de traitement de 40 blessés.Sur cette photo, les soldats se frouvent au parc Sylvie-Daigle de Sherbrooke où les hélicoptères Griffon pouvaient atterrir et où le peloton sanitaire était édifié.3 ACHATS-CHOCS Ban = ee des 60 ans pis mardi * Incluant les offres offres annoncées, les friandises et la papeterie.Sur wo prix ordinaires, de solde et de liquidation.Le rabais des ainés ne s'applique pas aux articles -__«Achat-blioc », x Achat spécial » et ceux des rayons concédés, aux meubles, dues-sommell, appareils électroniques, produits de beaisg, fragrances, > gros électroménagers et produits Godive: Dia tres, exceptions 8\u2019 = appliquent, Précisions en 1 en magasin.gs : 5 %.PAGES: de rabais \u2026 is : NOTRE BUT EST DE VOUS OFFRIR DES GRANDES MARQUES À PRIX EXTRA! René-Charles Quirion rquirion@latribune.gc.ca SHERBROOKE 24,99 $.haut zippé .| a phase de sensibilisation directe par la Sûreté du à capuche, Québec du Haut-Saint-François se poursuit jusqu\u2019au jupe ou panta 10 octobre au coeur de la municipalité d\u2019Ascot Corner.molletonnés £ .; ù mac&jac KW Des opérations policières se tiennent quotidiennement pour femme afin de sensibiliser la population à respecter la limite de 50 km/h.Malgré la présence d\u2019un panneau de signalisation annonçant la présence policière, plusieurs automobilistes se font arrêter à des vitesses dépassant les 70 km/h.- $ en ens «Même si nous sommes toujours en phase de sensibilisa- Grandes tailles 29,99 $ ch.tion, nous émettons des constats aux automobilistes fautifs.19,99 $ blouses Mantles™ en satin _ imprimé pour femme Grandes tailles 2, 99$ 14,99 cache-nez pour femme en cachemirf Lorsque je m\u2019informe s\u2019ils ont vu la signalisation, ils répondent par l\u2019affirmative, mais ne ralentissent pas pour autant.Il y a encore beaucoup de travail à faire pour changer les mentalités», estime le coordonnateur des relations avec la communauté à la Sûreté du Québec du Haut-Saint-Fran- çois, l\u2019agent Jimmy Potvin.La présence policière quotidienne lors de cette phase de sensibilisation directe se poursuivra jusqu\u2019à vendredi 10 octobre.Différentes plages horaires sont visées lors de ces opérations.«Les automobilistes peuvent s'attendre à voir des policiers partout dans le secteur et en tout temps», soutient Jim- 69,99 $ bottillons en cuir ornés de boucles pour femme my Potvin.Une fois la phase de sensibilisation directe terminée, l\u2019opération à Ascot Corner entrera dans la phase de répression.Après le 17 octobre, les patrouilleurs de la SQ effectueront des opérations surprises de contrôle de vitesse.«Nous arrêtons tant des automobilistes de passage que du secteur.Nous allons prendre différents moyens pour régler ce problème», indique l\u2019agent Jimmy Potvin.L'opération vise aussi les conducteurs de poids lourds qui ont l\u2019obligation de circuler dans la voie de droite.19,99 $ devil fat d'Arrow pour hom interchanges Melrose &% pour femme Blouses et jupes dans le lot.Grandes tailles 39,99 $ ch.60 % de rabais bijoux en or à 10 ct où pantalon Jones New York Sport pour femme bijoux mode Monet Prix tels qu'étiquetés momma, - Canapés Empress ou Timberlak 4435582 SE A EE TEE EE a
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