La tribune, 31 mai 2003, Cahier 1
[" LEADER D LIN Diplôme d'études secondaires Les garçons en arrachent dans les écoles de l'Estrie Claire Jolicoeur Une foi plus forte que la maladie Page A3 ORMALTLON REG ION AL 'E ° Page A3 SHERBROOKE / SAMEDI 31 MAI 2003 / 94e ANNÉE / NO 86 \u2014 \"> = Garderieà 5 $ Charest L' sur la sellette Le premier ministre | affronte deux manifestations tra François Gougeon et Isabelle Pion SHERBROOKE | a journée d\u2019hier aura été difficile pour le premier ministre du Québec, Jean Charest.La remise en question des garderies à 5 $ par son gouvernement a valu hier au chef libéral non pas une, mais deux manifestations d\u2019hostilité.Et ce mouvement de protestation est appelé à prendre de l\u2019ampleur, à moins d\u2019un revirement de la position libérale.\u201c Ainsi, dans son propre comté, Jean Charest a dû essuyer les foudres de gens en colère, aussi bien tôt le matin, alors qu\u2019il se rendait au caucus de son équipe régionale, qu\u2019en début de soirée, lors de l\u2019inauguration des nouveaux loçaux de la Maison régionale de l\u2019industrie (MRI).\u201c Seuls les applaudissements suivant les discours d\u2019inauguration parvenaient à enterrer les cris, les sifflements et tout le fracas des manifestants qui s\u2019étaient réunis devant le nouvel édifice de la MRI, vers 18 h.Pourquoi deux manifestations la même journée?La vice-présidente de l\u2019exécutif de la CSN des centres de la petite enfance (CPE) pour l\u2019Estrie, Debbie Fennety, explique qu\u2019elle souhaitait que les employés des CPE puissent être présents, en compagnie des parents.«On veut que le premier ministre nous entende!», lance-t-elle.Plus tôt en matinée à l\u2019hôtel Delta, celle-ci l\u2019a interpellé: «Ne touchez pas au système de garderie à 5 $.Vos intentions suscitent une grande inquiétude dans tout le Québec, chez les parents et les éducatrices.Prenez cela en considération, M.Charest.» Hier soir, la centaine de manifestants, pa- \"1 Les MONDIAUX JEUNESSE à Sherbrooke dans 39 jours Imacom, Vincent Cotnoir A deux reprises hier dans son comté, le premier ministre Jean Charest a essuyé la colére de manifestants qui l'ont mis en garde contre la tentation de hausser la contribution de certains parents dans le réseau de garderies à 5 $.rents, enfants et membres des CPE, n\u2019ont cependant pas pu s\u2019approcher du premier ministre.Ce n\u2019est que lorsqu\u2019il est ressorti, une heure plus tard, alors qu\u2019il ne restait qu\u2019une dizaine de personnes à l\u2019extérieur, qu\u2019il leur a adressé la parole.Jean Charest a alors répété ce qu\u2019il avait dit quelques heures plus tôt: «On va déposer notre budget le 12 juin.» M.Charest a également mentionné que le régime actuel «coûtait plus de 7000 $ de subvention par enfant».Gestionnaire du CPE l\u2019Arche de Noë, Ginette Cournoyer lui a rappelé les propos du Parti libéral du Québec, selon lesquels on ne peut pas «calculer» lorsqu\u2019on parle de l\u2019éducation des enfants.«Les parents sont très Voir GARDERIE en page A2 1A lors que le père Renald Côté, âgé de 53 ans, de Magog, trouvé coupable devant le tribunal, continue de nier avoir commis de multiples et innommables agressions sexuelles de toute nature commises au détriment de sa fille Isabelle, voilà que le fils aîné reconnaît ses torts à presque l\u2019ensemble des accusations déposées contre lui.Donald Côté, âgé de 28 ans, résidant d\u2019un cen- Le fils aîné de Renald Côté plaide coupable Pierre Saint-Jacques SHERBROOKE tre de détention depuis le 28 juin 2001, a enregistré hier des plaidoyers de culpabilité à 15 des 19 chefs d\u2019accusation déposés contre lui.Cette étape s\u2019est déroulée devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec, au palais de justice de Sherbrooke ,en présence de l\u2019accusé, de son défenseur Patrick Fréchette et de Me Michel Ayotte, substitut en chef adjoint du procureur général du Québec, qui a agi pour le ministère public.Peu de personnes dans la salle d\u2019audience 3, sauf des journalistes.Pas de proche ni de membre Voir COUPABLE en page A2 Ann.class.\u2026 C1, D7 Météo C6 Arts G1, Hl Mots croisés.F4, C9 B.dessinées.F4 Opinions Al4 Décès DI1 Sports Di Économie B3 Styles El Horoscope.(10 Tourisme FI PLUIE Maximum 20 Minimum 12 Loterie Al0 Vins H5 lover soleil: 5 h 02 Coucher: 20 h 26 La ministre Julie Boulet démissionne Au coeur d\u2019allégations de conflit d'intérêts, la ministre déléguée à la Santé, Julie Boulet, a dû remettre sa démission hier.DÉTAILS EN BI.1.75$ plus taxes, (Floride 2.00$) LA FÊTE DU LAC VEUT GAROU C\u2019est presque dans la poche! La Tribune, archives Tout porte à croire que Garou, le chanteur sherbrookois deves « nu mégastar, montera sur la scène de la Fête du lac.Laura Martin [martin @latribune.gc.ca SHERBROOKE oe) Te mee mee men ahh P our l\u2019équipe de la Fête du lac des Nations, un rie; voire une utopie, est sur le point de devenir ube réalité.Après avoir longtemps vu Garou dans leur soupe, ai plutôt sur leur gazon, les organisateurs du festival le-plus couru dans le coin sont à un brin de pelouse de confifmbr que le chanteur sherbrookois, aujourd\u2019hui mégastar, se produira, cet été, sur le terrain vert du parc Jacques- -Care tier.Depuis un mois, dans les coulisses de l\u2019événement py* rotechnique et musical, on travaille d\u2019arrache-pied pour que l\u2019ex-Quasimodo accepte de venir mettre le feu dans sa ville d\u2019origine.Ne reste aujourd\u2019hui que quelques v les à régler avant que le concert, qui promet de faire sg ter tous les records de foule, soit dans la poche.Te Le directeur général de la manifestation touristique; qui se tiendra du 8 au 13 juillet prochain, en même tempé que les Mondiaux jeunesse d\u2019athlétisme, a confirmé hier la rumeur qui courait.«Nous sommes effectivement en pourparlers avec la compagnie de gérance de Garou\u2019 Rien n\u2019est encore signé, rien n\u2019est encore sûr, mais ça âu- gure très très bien.Il y a tellement d\u2019éléments en jeu; Nous travaillons fort», a déclaré Jean-Pierre Beaudoin, qui espère pouvoir annoncer la venue de l\u2019interprète mâr- di prochain, à l\u2019occasion du dévoilement officiel de la programmation de la 22e édition.Dans ce dernier droit, les discussions accrochent plus précisément sur le fait que le gaillard à la voix rauque, qui cartonne jusqu\u2019en Pologne, sera, cet été, à New York, pour l\u2019enregistrement d\u2019un nouvel album en français.Celui qui, à l\u2019invitation de Johnny Hallyday, participe a trois concerts en France et en Belgique a la mi-juin,.saie donc de trouver un petit trou dans son fol horaire de studio, pour venir faire plaisir à ses fans d\u2019ici, à ceux qui l\u2019ont applaudi, il y a quelques années, au Liquor Store de Magog, comme a ceux qui se sont entichés en méme temps que le reste du globe.«Nous en sommes rendus à résoudre ces petits détails d\u2019horaire», a indiqué M.Beaudoin, joint en fin d'après-midi, à l\u2019issue d\u2019une ronde de négociations téléphoniques avec le groupe de René Angelil, installé à Las Vegas.L\u2019an dernier, Garou, dont l\u2019attachement pour Sherbrooke est connu, avait passé tout près de venir chanter ici, dans le cadre des festivités du bicentenaire.Vraisemblablement, la visibilité mondiale dont jouira la Fête du lac, couplée cette année au championnat d\u2019athlétisme, aura enfin eu l\u2019heur de le convaincre.L'agent du chanteur au Québec, Mario Lefebvre, 0\u2019 â pas retourné ses appels à La Tribune.tee ce u°2 2323 1- > 3 Sar AT Cae ey pT, Apne \u2018 LaTribune | écrit i l\u2019histoire i.\u201c » FEE à cs Stéphanie Raymond sraymond@latribune.gc.ca SHERBROOKE 4 O n espère qu\u2019il n\u2019y aura ; pas de pluie!» Cette plirase était sur toutes les lèvres des or- ghnisateurs de ventes-débarras, à la veille de la fin de semaine des fameuses «ventes de garage» à Sherbrooke.Alors que certains propriétaires pourront igstaller leurs objets dans un garage, d\u2019éutres, un peu moins chanceux, de- vrOnt installer une bâche ou carrément afiniuler leur vente en cas de pluie.TYNES vs FH su CS 580 ¥ K \u201cSelon les prévisions, les gens dispo- sefont au moins d\u2019une demi-journée sâns pluie, soit le samedi avant-midi, pÉfiode au cours de laquelle on annonce.seulement 10% de probabilité d'averses.Le temps risque par contre dese gâter au fur et à mesure que la fin dersemaine avancera, avec 60 % de ris- = *B SF 4 612 PE .EEE + fus oo dela parenté.Ni de curieux.s=Les chefs d'accusation font état d\u2019agressions sexuelles à de multiples reprises, parfois avec le pee ou son frère, Serge, également incarcéré.Une mère perd ses allocations familiales parce que SON «EX» fuit l\u2019impôt (a Tribune J 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 www.cyberpresse.ca PRESIDENTE ET EDITRICE VICE-PRESIDENT FINANCES ET ADMINISTRATION Louise Boisvert René Morin REDACTION PUBLICITE (819) 564-5454 (819) 564-5450 Télécopieur 564-8098 Télécopieur 564-5482 redaction@ latribune.qc.ca DIRECTEUR RÉDACTEUR EN CHEF François Fouquet Maurice Cloutier ADJOINTS Alain LeClerc DIRECTEUR DE L'INFORMATION Christian Malo Luc Larocheile - ADJOINTE AU DIRECTEUR Ao) 642222 Jacynthe Nadeau Télécopieur 564-5482 Lundi au vendredi : 8 h 30 à 16 h 30 PRODUCTION ET INFORMATIQUE - DIRECTEUR René Béliveau ADJOINTS André Roberge Steeve Rancourt Michel Doyon Stéphane Garant ABONNEMENT ET TIRAGE (819) 564-5466 Sans frais 1 800 567-6955 DIRECTEUR André Custeau ADJOINT Serge Nadeau que de pluie samedi après-midi, et 90 % pour la journée de dimanche.«J\u2019espère \u2018que ça va être sec en fin de semaine! s\u2019est exclamé Éric Malenfant, qui organise une vente au 1930, rue Grime, avec d\u2019autres familles amies.On s\u2019est acheté\u2019une bâche en prévision.Si on moins on pouvait se clairer de la pluie jusqu\u2019à deux ou trois heures samedi!» «Je n\u2019ai pas de garage, souligne quant à elle Chantale Labrie, qui habite au 1895, rue Grime.Jai bien une toile, mais si la pluie est trop forte, je vais devoir annuler ma vente-débarras.» Mireille Fortier, du 1735, rue Beckett, n\u2019a ni garage ni abri.«Nous allons probablement faire notre vente seulement'le samedi, puisqu\u2019on annonce de la pluie toute la journée dimanche, a-t- elle indiqué.En espérant qu\u2019on réussisse à tout vendre en une seule journée!» Mignone Roy, qui demeure au COUPABLE = ; Suite de la page A1 chés à Donald Côtésur sentence.Il en sera question lors des représentations Le criminaliste Patrick Fréchette et le procu- {macom, Vincent Cotnoir Au 560, rue Victoria, on se préparait fébrilement hier pour le Jour G.Devant, Yanik Ferland; derrière, de gauche à droite: Nicolas Villeneuve, Gaston Denis, Hélène Villeneuve, tenant la petite Léa âgée de deux mois, et Lucie Venneennemie no 1: la pluie L'idéal, c\u2019est encore d\u2019avoir un garage ou une bâche 1035, boulevard Jacques-Cartier Nord, aurait bien aimé avoir la possibilité de reporter sa vente-débarras à une date ultérieure.«Je n\u2019ai ni garage ni abri.S\u2019il pleut, je vais devoir annuler, a déploré Mme Roy.On se croise les doigts!» Certains chanceux disposent par contre d\u2019un garage.C\u2019est le cas de Lucie Venne, qui demeure au 560, rue Victoria.«J\u2019ai débarrassé notre double garage de tout ce qu\u2019il contenait, pour pouvoir y mettre six tables d\u2019objets à vendre», a-t-elle indiqué.Mme Venne a aussi mentionné que les acheteurs très matinaux n\u2019étaient pas nécessairement les bienvenues.«L\u2019an dernier, certaines personnes sont arrivées chez nous dès 6 h du matin! s\u2019est-elle exclamée.Il faudrait leur indiquer que la vente ne débute pas si tôt!» La Ville de Sherbrooke a vendu pas moins de 599 permis de vente-débarras pour la troisième édition de l\u2019événement.sbolduc @latribune.qc.ca SHERBROOKE C pas! .Ni aujourd\u2019hui, ni demain! Ou chaque fin de semaine du printemps où la pluie veut bien nous oublier un peu.Pour une heure ou deux, ou pour la journée si le soleil me tape fort, fort sur la tête, je fais comme un paquet de fous furieux et je cours les ventes de garage.Au gré de mes déplacements de la journée le plus souvent, parfois selon un circuit plus recherché, armée de patience, de suppléments alimentaires et de ma banque à l\u2019effigie du Colonel Sanders.Je sais que je vais faire la découverte du siècle, tomber sur ce qui n\u2019existe pas, être l\u2019heureuse élue, la témoin privilégiée d\u2019une apparition divine.C'est ma quéte du Saint- Graal à moi, ma route des Indes, mon Amerigo, ma conquête de l\u2019espace, mon combat contre le terrorisme de la consommation rapide et ma contribution au recyclage de tout et des petits riens! Alors aujourd\u2019hui, cherchez-moi pas! Sherbrooke déborde de tout et de petits riens, alors je suis aux quatre coins de la ville fusionnée et indéfu- sionnable, à visiter les 599 points de vente de garage qui s\u2019offrent à moi.J\u2019me peux pus!!! 599 sites archéologiques aménagés dans l\u2019entrée de cour, sous l\u2019abri d\u2019auto, entre deux plates-bandes, au sous-sol, sur le trottoir, et dans le garage, cela va de soi! Z\u2019imaginez le lot de cossins à bargainer!!! Pensez qu\u2019on ne trouve que de la cochonnerie dans ces hauts lieux du «C\u2019est quoi?Ca marches-tu encore?et Cest combien?».Ben vous étes dans le champ! Je vous l\u2019annonce en herchez-moi \u2014 L'Indiana Jones des garages! grande pompe, notre cocon est presque entièrement meublé et décoré de trouvailles de coins de rue et de fond de rangs.Une forme de simplicité volontaire et de déco un brin original.Le royaume des lampes kitch, des rideaux assortis, des chaises dépareillées, des coffres de bois, des commodes fraîchement décapées et des livres empilés.D'ailleurs, je l\u2019avoue, on commence à manquer de place et à empiler les sofas également.Alors ce week-end, sais pas trop comment orienter ma course aux trésors.Mais le grand Sherbrooke m\u2019attend, avec toutes ses richesses.Et je pourrais tomber sur LA rareté dont on ne peut se passer! La collection vinyle complète de Joselito (pas Michaud! L'autre! Le vrai! Le Rossignol!), un poster de la femme bionique, un roman Harlequin cochon, un support à bananes, le disque de Patof, une serviette de plage en ratine de velours avec la carte de la Floride, un cendrier sur patte de chevreuil ou un exerciseur qui donne des résultats.Mais la vie pourrait être meilleure encore.Si je dénichais un carillon muselé pour mon balcon ou un lot de pancartes d\u2019interdiction de tourner a droite pour recouvrir la remise.Ou encore, un magasin de grande surface en bâtons de pop-sicle pour mettre mes vidanges.Et si je suis vraiment bénie des dieux, on pourrait m\u2019offrir 14 grammes de pot bien pesés, une forteresse «en fer angélique» démontée ou une corde de bois de chauffage, gracieuseté d\u2019Hydro-Sherbrooke.Après tout, on ne sait jamais ce que la vie et les ventes de garage nous réservent.Et je l\u2019avoue, pour un de ces trésors, je suis prête à mutiler mon Colonel Sanders.Il est question d\u2019agressions sexuelles armées (couteau, couteau à pêche, branche d\u2019arbre, bouteille de bière\u2026), de séquestration, d\u2019inceste.Des vis et des clous La majorité des épisodes sont survenus à Magog ou en banlieue et quatre chefs d\u2019accusation concernaient des événements survenus au CHUS-Hôpital de Fleurimont alors qu\u2019Isabelle Côté, la fille et la soeur des agresseurs, était traitée pour un cancer des ovaires dont elle est décédée, le jeudi 4 juillet 2002, à l\u2019âge de 22 ans.Les quatre chefs pour lesquels il y a eu acquittement concernent entre autres la fameuse agression avec une planche, des vis et des clous, accusation pour laquelle le père Renald Côté, âgé de 53 ans, a été acquitté et que les frères Donald et Serge ont toujours nié.Les trois autres chefs recoupaient d\u2019autres accusations provenant d\u2019une même situation, c\u2019est pourquoi la Couronne n'a pas déposé sa preuve.Des amendements ont été apportés à divers chefs d'accusation avant l'enregistrement d\u2019un plaidoyer de culpabilité.La plupart touchaient à des dates ou des à des périodes que l\u2019on a précisées davantage.Dans un chef d\u2019agression sexuelle le nom de Renald Côté a été retiré mais ceux des Serge et Donald, conservés.Dans un autre chef d\u2019agression sexuelle, il était question de bouteille de bière cassée.On a biffé le mot «cassé».La juge Danielle Côté a également été saisie de dossiers devant la Cour du Québec (Chambre de la Jeunesse) concernant des gestes repro- reur Michel Ayotte ont demandé à la juge Danielle Côté un rapport présentenciel complet au sujet de Donald.Les accusations auxquelles il a plaidé coupable sont extrêmement graves mais il faut aller bien au-delà de ces dossiers à odeur fétide.Il importe que la Cour soit éclairée sur le genre d\u2019enfance vécue et d'éducation reçues par l\u2019accusé, initié aux pratiques sexuelles dès l\u2019âge de neuf ans par son propre tout comme son frère Serge, alors âgé de dix ans, et cela au détriment du bébé de la famille, Isabelle.Peut-être que Me Ayotte et Me Fréchette auront une suggestion commune à présenter à la juge Côté lors des représentations sur sentence.Cette étape de même que le rapport présen- tenciel sont attendus le lundi 4 août.Les deux avocats ont assuré la Cour qu'ils avaient effectué un énorme travail de débrous- saillage pour que les plaidoyers reposent sur une preuve hors de tout doute raisonnable.Le pêre en appel Rappelons que le père Renald Côté, condamné à 14 ans et 5 mois de prison dont il devra purger la moitié avant de demander une libération conditionnelle, a obtenu par l\u2019intermédiaire de son avocat Pierre Gagnon, de Chicoutimi, qu\u2019un banc de trois juges de la Cour d\u2019appel du Québec se penchent sur le verdict et sur la sentence.Quant au cas de Serge, représenté par le défenseur Jean Leblanc, le dossier reviendra au rôle le mercredi 18 juin.Imacom, Martin Blache Le chef libéral Jean Charest s'est fait parler dans le creux de l'oreille hier par une porte-parole de la CSN, Debbie Fennety, pour qu\u2019il renonce à l\u2019idée de chambouler le programme de garderies à 5 $.GARDERIE Suite de la page A1 inquiets: ce sont beaucoup de jeunes familles; ce ne sont pas des gens qui font des gros salaires», souligne la présidente du Regroupement des CPE des Cantons-de-l\u2019Est, Martine Staehler, ajoutant que la fin des garderies à S $ n\u2019aiderait en rien le taux de natalité.«Je ne m\u2019attendais pas a plus de sa part.Mais c\u2019est certain qu\u2019on est déterminé à maintenir et accentuer la pression pour garder le programme des garderies à 5$ intact.Depuis les derniers jours, c\u2019est le sujet de conversation universel.Les parents sont vraiment très inquiets de l\u2019avenir», a souligné Mme Fennety.À la CSN, la mobilisation s'organise.Aux yeux de Colombe Landry, de la CSN, le gouvernement de Jean Charest se prépare à commettre une «grosse ie est clair, selon elle, que les ma- ° nifestations vont faire «boule de neige».Présent à la manifestation en matinée et venu de Montréal pour l\u2019occasion, le vice-président national à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, Jeff Begley, a également été très clair.«M.Charest devra réaliser que le système (des garderies à 5 $), il marche très bien.Il n\u2019est pas question de le démanteler à moins qu\u2019il cherche à revenir à un système privé, avec un ratio d\u2019éducatrices/enfants moindre et des salaires plus bas pour le personnel, donc des services de garde aux enfants de moins bonne qualité», soutient-il.Ils étaient environ une centaine, égale-\" ment, devant l\u2019hôtel Delta hier matin.Le premier ministre n\u2019a pas voulu commenté le dossier des CPE ni celui de la démission de la ministre déléguée à la Santé, Julie Boulet.Seem mem ee es Le Réussite scolaire: les gars en arrachent Samedi 31 mai 2003/ La Tribune A3 Seulement deux garçons sur cinq obtiennent leur diplôme d'études secondaires en cinq ans ; André Laroche alaroche@ lambune.qc.ca SHERBROOKE | \u20ac ministre de l'Education, Pierre Reid, n'a qu\u2019à regarder dans sa région pour mesurer l'ampleur de l'hécatombe dans les écoles: deux garçons sur cinq, parmi ceux entrés à l'école secondaire en 1997 en Estrie, ont obtenu leur diplôme de fin d'études secondaires en juin dernier.Ce résultat dramatique se situe béaucoup plus bas que la moyenne provinciale (voir tableau).Il s\u2019agit aussi d\u2019un net recul de cinq points et demi par rapport aux résultats des examens de juin 2001.La performance des filles est aussi en régression, mais un écart de 20 @ les sépare encore des garçons au chapitre de la diplomation.En Estrie, c\u2019est 61,6 % des filles qui ont obtenu leur diplôme dans le temps normalement alloué aux études secondaires, soit cinq ans.Les gars, eux, trai- nent derrière avec un taux de 41,8 %.«Ca fait mal», a reconnu Claude St- Cyr.directeur général de la Commission scolaire de la Région-de-Sher- brooke (CSRS).Les pires résultats En Estrie.les pires résultats (48 %) ont été enregistrés à la Commission scolaire de Sommets (CSS), pourtant championne provinciale au chapitre de la note moyenne à ces examens.Seulement 38,6 © de ses garçons de la cohorte de 1997 ont obtenu leur diplôme.Ces chiffres sont attribuables en partie à l\u2019embauche d'adolescents par les manufactures locales et à la très grande pauvreté sur son territoire, explique Christiane Daoust, directrice générale de la commission scolaire.Il faut aussi noter, ajoute-t-elle, que la forte proportion d\u2019élèves en formation professionnelle à la CSS repousse la diplomation à six ou sept ans d\u2019études.La directrice générale souligne également que des élèves reviennent à l\u2019école après une ou deux années sur le marché du travail.«Mais il faut se préoccuper de ce qui se passe pour les garçons», a-t-elle convenu.Mme Daoust compte notamment sur le Forum sur la réussite, prévu à Magog à l\u2019automne, pour convaincre les employeurs locaux de garder les jeunes à l\u2019école.Une telle concertation au Lac-St-Jean a donné des résultats probants, ces dernières années.Solutions Les commissions scolaires ont réellement pris conscience du problème, il y a deux ans, lorsque les écoles ont rédigé leurs plans de réussite, basés sur les statistiques de leur clientèle.TAUX DE DIPLOMATION AU SECONDAIRE EN 2002 | POURCENTAGE DE RÉUSSITE FILLES TOTAL COMMISSION SCOLAIRE EASTERN TOWNSHIPS am BN 54,0% COMMISSION SCOLAIRE DES HAUTS-CANTONS 46,0% 65,0% 541% COMMISSION SCOLAIRE DE LA RÉGION-DE-SHERBROOKE 411% 63,34 516% COMMISSION SCOLAIRE DES SOMMETS 3,6% 58,6 4.0% MOYENNE EN ESTRIE 4% Len 2% MOYENNE AU QUEBEC S% (EN BM Sourre : Ministère de l'Éducation du Quebey «Cela a sonné les cloches à un peu tout le monde», a rappelé Bernard Lacroix, directeur des services éducatifs à la Commission scolaire des Hauts-Can- tons.«Des mesures ont été mises en place, mais les résultats n\u2019apparaîtront que dans quelques années.» Ces projets actuellement en cours ou en développement ont lieu non seulement dans les écoles secondaires, mais également dans les écoles primaires.Ils ne sont pas limités aux garçons, mais la plupart cherche à s'adapter à leurs besoins: fournir des modèles positifs, procurer un encadrement disciplinaire, organiser des activités sportives.donner un sens à l\u2019école, rendre les élèves actifs dans leurs apprentissages ou encore valoriser la lecture et l'écriture.Ces moyens rejoignent les recommandations émises en octobre 1999 par le Conseil supérieur de l'Éducation.On soulignait alors la nécessité de prendre en compte notamment la différence d'attitude envers l'école entre les filles et les gars, l'importance des rôles sociaux et la manière d'apprendre des garçons.Lecture et écriture La pédagogue Hélène Hensler, de l'Université de Sherbrooke, rappelle pour sa part qu\u2019il n\u2019y a pas de solution unique à cette problématique complexe.Elle ne croit cependant pas à l'idée reçue selon laquelle l\u2019école est faite pour les filles.«Ça, c'est un débat idéologique qui essaie de culpabilises les femmes», dit-elle.° L'universitaire croit plutôt que les garçons sont vulnérables à la culture dominante actuelle, par laquelle sont Valorisées des qualités éloignées de l'école.«La pub, le cinéma, la télévisian ne mettent pas à l'avant-plan d\u2019hong- mes studieux.Il y a actuellement une mode anti-intellectualiste», déplore-t- elle.\" Ce qui est déterminant, ajoute-t- elle, c'est le rapport avec la lecture et l'écriture.«Les garçons ont beaucoup moins d'attrait pour ça dès le primaire.Il traîne ce retard tout au long de leur scolarité.Je le vois dans mes classes, à l'université.» vez Le directeur général de la CSRS; ; pour sa part, croit que les parents mettent trop d'emphase sur le cycle régulier, qu'il surnomme «la voie royale».Selon lui, il faut valoriser la formation professionnelle aux yeux des adolescents.De nouvelles voies de sortie, qui conduisent à des métiers spécialisés ou semi-spécialisés, sont en développement.Claude St-Cyr interpellera aussi au cours des prochains mois les leaders régionaux et les parents pour réclamer leur appui afin d'inciter les adolescents à demeurer à l\u2019école.Le dernier tour de piste en a «Y\u2019 je sois la.Le Bon Dieu ne pou- deux rendez-vous de Drummondville.Or, avais-je full\u2019 qui conclu, ça tombe bien, Mme Jolicoeur croit aux prient pour que miracles.| «C\u2019en est un (miracle).me disait-elle juste vait pas me faire ça.J\u2019y serai.» Pa, Claire Jolicoeur aura droit à RRA un dernier tour de piste.Un Mario mois après y avoir été admise GOUPIL parce qu\u2019elle souffre d\u2019un cancer == en phase terminale, la chanteuse sherbrookoise a étonné tout le monde hier midi en prenant congé de la Maison Aube-Lumière\u2026.pour la fin de semaine.Du même coup, Claire Jolicoeur entend réaliser sa dernière volonté: chanter et participer aux deux méga-rassemblements qui se dérouleront au Centre Marcel-Dionne de Drummondville, dans le cadre du 8e anniversaire de l\u2019organisation catholique Evangélisation 2000.On y attend 10 000 personnes.Non seulement Mme Jolicoeur promet-elle de monter sur scène, aujourd\u2019hui et demain, pour interpréter les deux chansons qu\u2019elle a choisies et qui s'adressent directement à Dieu, mais elle a même participé hier, en fin d\u2019après-midi, à une répétition générale au centre sportif de Drummondville.Ce ne sont pas toutes les personnes présentes à la générale qui ont pu retenir leurs larmes en voyant et entendant Claire Jolicoeur puiser tout au fond des forces qui lui restent pour adresser au ciel, de sa voix riche et puissante, nullement teintée de maladie, les chansons «Prends mon coeur» et «Désormais une vie nouvelle».© Ce fut un véritable moment de grâce pour tous ceux et celles qui l\u2019ont vécu.Samedi dernier, jécrivais qu\u2019il faudrait rien de moins qu\u2019un miracle pour que Claire Jolicoeur vive une semaine de plus \u20ac et que \u2018elle puisse étre aux avant de quitter sa chambre.Que voulez-vous, je Iai tellement dans le coeur et dans la téte.J'ai pas dormi deux heures la nuit passée parce que j'ai vomi et parce que je suis trop énervée.Mais c\u2019est pas grave, jai tout le reste de la vie pour dormir.De toute façon, là, c\u2019est pas I'temps de dormir ou d\u2019être malade, c\u2019est l\u2019temps de chanter!» La femme de 63 ans souffre d\u2019un cancer qui s\u2019est généralisé depuis que les médecins ont découvert un kyste de la taille d\u2019un ballon de football sur son rein gauche le 15 avril dernier, En moyenne, la durée des séjours des patients en phase terminale est de 18 jours à Aube-Lumière.Mme Jolicoeur, elle, s\u2019y trouve depuis le 30 avril.Hier, Claire Jolicoeur a quitté la maison de la rue Kennedy Nord avec des médicaments qui serviront à alléger ses souffrances.Elle profitera de la vie d\u2019hôtel pendant tout le week-end.«J'ai juste hâte de revoir ma gang à Drummondville, devait-elle lancer avant de partir.Je sais qu\u2019en fin de semaine ce sera la dernière fois que je monterai sur scène.Par le fait même, je vais réaliser un rêve.Après cela, j'en réaliserai un autre: celui d\u2019être toujours être avec Lui (Dieu).» Il était 12 h30 lorsque Claire Jolicoeur, accompagnée de sa plus grande amie, Monique, est sortie de la chambre numéro 6 de la Maison Au- be-Lumière, appuyée contre sa marchette, pour se diriger sous les regards aussi heureux qu\u2019approbateurs des employés et des bénévoles qui l\u2019ont croisée, vers la sortie.Elle le voulait tellement ce week-end, que plusieurs étaient convaicus qu\u2019elle y parviendrait, même chez les médecins.«Pleurez pas, je vais revenir.a-t-elle lancé avec son humour habituel.Dites-vous que c\u2019est un beau cadeau que je me fais là.» Claire Jolicoeur n\u2019a toutefois pas pris immédiatement la direction de Drummondville.«Dai rendezvous chez ma coiffeuse dans quelques minutes, et après cela, on mettra le cap sur Drummondville.J'ai une chambre qui m\u2019attend à l\u2019hôtel là-bas et je vais probablement aller reposer mon rein un peu, après quoi on va se rendre à l\u2019aréna pour la répétition», a-t- elle expliqué.Mais oui, elle La Tribune, Mario Goupil ARMOIRE La Tribune, Mario Goupil C\u2019est appuyée sur sa marchette que Mme Jolicoeur a prix congé de la Maison Aube-Lu- mière, pour la fin de semaine.avait même prévu le rendez-vous chez Sylvie, sa coiffeuse.À Drummondville, les gens d\u2019Evangélisation 2000 avaient trés hate de revoir madame Claire.A 15h 55, comme elle n\u2019était pas encore arrivée, on a même vérifié à l\u2019hôtel pour s\u2019assurer que tout allait bien.«Elle s\u2019en vient!», a annoncé Hélène Fontaine, directrice générale camp _quelle elle prenait ho | Bourque, \u20ac Omerville aca dW Wc SA Non seulement Claire Jolicoeur promet-elle de monter sur scène, aujourd\u2019hui of demain, mais elle a méme participé hier, en fin d\u2019aprés-midi, a une répétition générale au Centre Marcel-Dionne, de Drummondvillede l\u2019organisme.«Je suis dépassé, a alors avoué, en secouant la tête, Sylvain Charron, co- fondateur d\u2019Evangélisation 2000.Quand elle était à l\u2019hôpital, on pensait la perdre.Et voilà qu\u2019elle va être des nôtres.Elle va même chanter.C\u2019est merveilleux.» Les responsables étaient tellement convaincus que Claire Jolicoeur ne pourrait être présente à ces rendezvous, que son nom et sa photo n\u2019apparaissent pas dans le programme-souve- nir du 8e gala anniversaire, qui a été produit alors qu\u2019elle se trouvait encore à l'hôpital.Gens de peu de foi.«La belle Claire arrive! Quel courage!», a lancé Sylvain Charron en reconnaissant la mini-fourgonnette dans la- Ni1ie« Taxes eri Taxes 6n \u2018sis Taxes en suis GRANDE VENTE de surplus d'inventaire PRIX DU MANUFACTURIER DU 4 AU 7 JUINE Nous payons les taxes.Plusieurs dizaines de grammes 80, rue des Gran des-Four ches Nor d Sherbrooke sll (819) Ziebart 566.9722] 008545 MEPHISTO M AUR-RAG :: UN AMMORTISSEUR POUR VOS PIEDS: Pour amortir les chocs qui éprouvent Ii est reproché à Michaud d\u2019avoir les 23 et 24 mai effectué des trafics de 1/4 de gramme de cocaïne et d\u2019avoir en sa possession, le soir de l\u2019opération policière, une quantité de 23 1/2 grammes de cocaïne et de 7 1/4 grammes de cocaïne dans un but de tra- rétractable fic.Michaud qui résidentiel - commercial était la principale personne visée par l\u2019opération poticiè- re reviendra devant la Cour le lundi 2 juin pour l\u2019étape de la remise ou non en liberté.Rappelons que deux agents d\u2019infiltration de la Sûreté du Québec ont spas | blanc Ouley ur BLOUSONS 3 dans 1 du talon et de la voiite plantaire, ginsi-* SACS DE passé plusieurs continuellement les articulations, les qu'un dispositif spéciol AIR-BAG, en soirées à l\u2019Auber- 9 AARNE E TO UT GEN RE disques et la colonne vertébrale, caoutchouc naturel souple pourvu de 3 ge Royale, afin #2 1 i i Ri.o MEPHISTO équipe certains modèles du petites alvéoles à coussin d'air.Le système = d aoc de uler le notre bureau de crédit 7 nouveau système AIR-BAG.Ce système d'absorption de chocs AIR-BAG équipe ths pus.P ee re .comprend des amortisseurs de chocs en à présent de nombreux modèles.possible dans ce | corail D'OUVERTURE: PLACE MAH-R \u2018 : À dossier.rt BL Ta L0=T si 9hallh caoutchouc transparent placés au niveou Pour hommes et femmes.* FLEURIMONT 566.8558 her.Jha 20h 5547, route 112 i : : r Tp Samedi 9 hal7h (Québec) DOSTIE SPÉCIALITÉS souhaite !a bienvenue à Ba sgaanas.BAC RÉCUPÉRATEUR OÙ REMORQUE COLUMBIA cored ade LJ Daniel Bédard Directeur administratif Service M.Mario Dostie, président, est fier d'accueillir parmi son équipe M.Daniel Bédard.Fort de plusieurs années CHAUSSURES Le représentant sera présent sur place les 30 et 31 mai, : de 11hà 17 h = * sur certains modèles d'expéri hinerie industriell A et dans le secteur automobile, M.A VAC feu AUX PROMENADES KING 562-2244 Bédard contribuera à la qualité des pun\u2019?5 NEUF * VENEZ VOIR LA PLUS GRANDE COLLECTION MEMPHISTO EN ESTRIE services offerts et au développement À prLOWS on: À des affaires de Dostie Spécialités.COLUMBIA \\/ EE [/._ | £m = = mmm mmm mm meee mm meeeaiy DOSTIE Des gens de service! 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5 février 1936 de l\u2019université de Lima des Indiens de l\u2019Équateur \u2014 Étudie en Belgique de 1966 à 1972 \u2014 Immigre au Canada en 1972 avec le ministère de l'Immigration -\u2014 Travaille au CLSC Fleur de Lys, de 1974 à 1986 \u2014 Directeur du CLSC SOC.de 1986 à 1997 \u2014 Retraite active, notamment en formant à la gestion des médecins en Amérique latine \u2014 Père de trois enfants et grand-père une fois S on prénom est Jaime.Et cela lui va comme un gant puisque cet homme aime les gens.Il a la passion des gens.On le perçoit en quelques minutes seulement Mais, en réalité, - son prénom devrait être prononcé à l\u2019espagnol.Et dans ce cas, il faudrait dire quelque chose comme «aille-mé».Son nom de famille est Borja.Un nom assez répandu dans son pays d\u2019origine, l\u2019Equateur.Un nom qui puise ses racines en Espagne, ainsi qu\u2019en Italie puisque l\u2019Espagne a occupé ce pays, à l\u2019époque de Philippe II.Là, Borja y est devenu Borgia, un nom que porta un pape (Alexandre VI).Jaime Borja n\u2019a toutefois pas ce type d\u2019ambition.Il a été heureux d\u2019être pendant une vingtaine d\u2019années directeur de CLSC dont le CLSC SOC, de Sherbrooke.Et il s\u2019est surtout intéressé à rendre les gens heureux autour de lui.A .Goûter les choses simples D ans la vie, explique-t-il, il faut savoir goûter les choses simples.En 1987, la mort accidentelle de son frère Angel, un médecin qui a été président du Parti conservateur, l'a amené à revoir ses valeurs.«Jai réalisé, à compter de ce mo- ment-là, qu\u2019il fallait profiter des petits plaisirs de la vie.Au lieu de faire des grands projets, je me suis dit: j'ai ma femme, mes enfants, un chien, une maison, un pays magnifique qu\u2019est le Canada, je vais arrêter de faire des projets à long terme, de construire ceci, de construire cela.Je me suis dit que je vais profiter davantage de mes petits plaisirs quotidiens.J'ai découvert la joie de vivre le présent.De ne pas programmer des plaisirs, des affaires compliquées d'avance.Des fois, même en semaine, même sans raison, ma femme fait un bon repas et nous sortons une bouteille de vin.On prend plaisir à bien manger, sans raison aucune, autre que le plaisir d\u2019être là, ensemble.» Jaime Borja est né en Équateur, au sein d\u2019une famille de onze enfants dont sept ont survécu.Lui, il était au milieu.Dans cette position, explique-t-il, un enfant reçoit moins d\u2019attention de ses parents.Il doit d\u2019abord apprendre à se débrouiller seul.Il doit développer des forces que les autres n\u2019ont pas.Il doit apprendre à s\u2019adapter vite.«J\u2019ai ainsi développé une imagination fertile pour trouver des solutions lorsque je rencontre un problème.J'ai développé des habiletés qui m\u2019ont permis d\u2019être directeur de CLSC durant une vingtaine d\u2019années.».Il travaillait à l\u2019alphabétisation d\u2019Indiens de l\u2019Équateur lorsqu\u2019il a reçu une bourse de l\u2019Organisation des pays européens qui lui a ouvert les portes de l\u2019Université de Louvain, en Belgique.Il y décroche une maîtrise en communications sociales.Un jour, raconte-t-il, il a cu la chance de côtoyer Jacques Brel.Il faisait alors une étude sur la chanson.Il a passé un après-midi avec Jacques Brel alors que cet artiste présentait la comédie musicale Don Quichotte.«Il était en répétition.Durant les interruptions, il venait s\u2019asseoir avec moi.Je lui ai demandé ce qu\u2019était la chanson pour lui.Brel m\u2019a impressionné.Il m\u2019a dit: «Écoute un peu.Si tu comprends ce que je vais te dire maintenant, tu vas comprendre tout ce que j'ai fait dans ma vie.Si les gens qui viennent écouter mes chansons et passent un peu de temps avec moi, avec les choses que je dis, en oubliant tout le reste, je suis heureux.Mon plaisir est de voir que je les ai rendus heureux quelques instants.Mes chansons sont comme un arrêt dans la vie.» Pour mourir tranquille.J aime Borja n\u2019a jamais voulu devenir un artiste.Par contre, il a toujours voulu être un écrivain.«Quand j'arrêterai de voyager, peut-être que je pourrai m\u2019y consacrer.Il y a quelqu\u2019un, en espagnol, qui a dit que, pour mourir tranquille, il faut faire trois choses dans la vie.D'abord, il faut planter un arbre.Ensuite, il faut avoir un enfant.Enfin, il faut écrire un livre.» Quand il a acheté la maison qu\u2019il habite toujours dans le quartier nord de Sherbrooke, il a planté un pommier Passe-temps préféré: «Me promener avec ma femme dans les jolis parcs de Sherbrooke, notamment le petit parc des Quatre-Pins.On fait le tour de la rivière Magog.C\u2019est magnifique.Je fais aussi de la bicyclette et de la natation au CAP.J'essaie de faire de la piscine trois fois par semaine.» Livre préféré: «Présentement, je lis Hugo Chavez et le Venezuela, de Frederique Langue (un ouvrage consacré à Chavez, le controversé président du Venezuela).Moi, je pense qu'avant d'aller dans un pays étranger, lire un livre sur ce pays, ça aide beaucoup à comprendre la mentalité et la culture des gens.Je suis allé huit fois au Venezuela en trois ans.Tout ce qui parle de ce pays-là m'intéresse.Je lis aussi La chanson québécoise en question, de Robert Léger.un livre qui raconte la chanson québécoise depuis la colonisation.J'aime aussi la bande dessinée.» Musique préférée: «Je suis un romantique.J'aime Brel, Lecierc, Aznavour.Tout ce qui est romantique me passionne.» Film préféré: «Comme je voyage un peu, ma femme et moi, nous aimons aller voir des films.Récemment.nous avons vu la comédie musicale Chicago ainsi que The Hours, avec Nicole Kidman.Il y a aussi Le Seigneur des agneaux.J'ai hâte de voir Les Invasions barbares.Il y a aussi un film espagnol que j'aime beaucoup.C'est Tout sur ma mère.» Personnalité marquante: «Je suis un immigrant même si je me vois plus comme un Québécois, maintenant, puisque je suis ici depuis plus de trente ans.Une personne qui a marqué ma vie, ici.au Québec, c\u2019est le premier directeur du CLSC d'Asbestos, Rénald Dodier.J'aimais ses qualités humaines incomparables.Il avait la passion des gens.Il était transparent.Il aimait son travail.Il voyait les choses clairement.Il a été un mentor, un modèle pour moi.» Événement marquant: «Quand j'étais sauvage.Quand il était à Asbestos, c\u2019est trois bouleaux blancs qu\u2019il a mis en sol.Par après, il a eu trois enfants.Et, quoi qu\u2019il en dise, il a bien écrit son livre.Il a écrit un petit recueil de poésie pour sa femme qu\u2019il a publié à compte d\u2019auteur.Le recueil s\u2019intitule Versos a la companerita de mi vida.11 est bien entendu introuvable en librairie., «J\u2019aimerais écrire sur les gens de l\u2019Equateur.Il y a un roman qui traîne dans mes dossiers depuis au moins quarante ans.Un jour, je me dis que je pourrai le transcrire en français et demander à quelqu\u2019un de m'aider.Il s\u2019agit d\u2019un livre qui raconte l\u2019histoire des Indiens de mon pays.Ca m\u2019a beaucoup frappé, la situation des Indiens en Equateur.C\u2019est en Europe que j'ai pris conscience de la façon dont on les traitait.En Equateur, on les traitait comme ça, sans se questionner.En Europe, avec le recul, j\u2019ai réalisé que cela n\u2019avait pas de sens.» Jaime Borja et son épouse habitent le Québec depuis un peu plus de trente ans.Très rapidement, il a su s\u2019y faire une place.Un jour, souligne-t-il, il assistait a une réunion.C\u2019était à l\u2019époque où Mo- Fes, Imacom, Martin Blache me Imacom, Martin Blache nique Gagnon-Tremblay était ministre de l\u2019Immigration.«Je participais à un réunion du comité d\u2019accueil des immigrants en raison de mes fonctions de directeur de CLSC.A un moment donné, la ministre et les gens présents se sont demandés comment savoir si une personne est intégrée ou non à la société québécoise.Pai levé la main.J\u2019ai dit qu\u2019un critère pouvait le déterminer: si une famille immigrante est capable d\u2019arriver à avoir une famille québécoise comme amie, mais un véritable ami, quelqu\u2019un qui est présent quand arrive des moments heureux, un mariage, la naissance d\u2019un enfant, mais aussi dans les moments tristes, la maladie, la mortalité.Ce n\u2019est qu\u2019apres avoir eu une famille québécoise comme amie qu\u2019on peut dire qu\u2019une famille immigrante est intégrée à la société québécoise.Moi, jai la chance d\u2019avoir non pas une famille québécoise amie mais plusieurs.» Les gens, raconte-t-il, l\u2019ont alors regardé avec étonnement.«Ils m\u2019ont dit: c\u2019est vrai que, toi aussi, tu as été un immigrant un jour.On l\u2019avait oublié.» Ils ne pouvaient lui faire davantage plaisir.en Équateur, j'étais responsable d\u2019un programme d\u2019alphabétisation des Indiens.Quatorze bourses ont été octroyées par l'Organisation des pays européens.J'ai reçu une de ces bourses.C'est ainsi que j'ai pu étudier en Belgique les communications sociales et la programmation en informatique.Ces deux diplômes m'ont permis d\u2019immigrer au Québec.Cette bourse a orienté ma vie.» Dans une autre vie: «Moi, j'aurais voulu être un écrivain.Je pense que les gens qui peuvent bien écrire dans leur langue sont des gens privilégiés.Je les admire.Comme j'ai vécu en Europe et au Canada.l\u2019espagnol, je le parle mais je ne peux l'écrire aussi bien que je le voudrais.Le français, je l\u2019ai davantage appris dans la pratique qu'à l\u2019école.Aussi, je ne peux bien écrire ni en espagnol ni en français.» Animal préféré: «C\u2019était mon chien.Il s'appelait Scamp.Ça veut dire Bandit, en français.Il est mort l\u2019an passé après quatorze ans de vie avec moi.C\u2019était un terrier australien.C\u2019était un cadeau qui vient de la marraine de ma fille.Ce chien a changé ma vie.On parle de le remplacer, mais le deuil est toujours a.» Principale qualité: «II faudrait demander ça aux gens.Quelque chose qui revient souvent, comme quand j'ai quitté le CLSC, les gens soulignent l\u2019aspect humain de ma gestion.Il me disent qu\u2019ils ont l\u2019impression que je les aime d\u2019abord avant de traiter avec eux.C\u2019est vrai que j'aime beaucoup les gens.Jai la passion des gens.Et les gens s\u2019en rendent compte tout de suite.» Principal défaut: «Je suis une nature anxieuse.Moi, j'aime que les choses aillent très vite.Quand ça ne marche pas, Je suis anxieux.Je suis peu patient.Je n'aime pas le long terme.Je préfère le court et le moyen terme.» \u2014 A, \u2014 5 gn BY) ™
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