Le samedi, 1 novembre 1955, samedi 5 novembre 1955
[" 67e année, No 26 ^ ^ ^ c Montréal, 5 novembre 1955 /V/e 5 -Voo GAZINE NATIONAL DES CANADIENS o 10 cents DANS CE NUMERO CONNAISSEZ-VOUS BIEN VOTRE PAYS ! par MICHEL FLORENTIN LA DERNIERE ENTREVUE AVEC JAMES DEAN, LOUISE GILBERT-SAUVAGE par DANS LE MONDE SPORTIF.Sscar MAJOR MYSTERE AU GRAND LARGE, Un roman policier de MAURICE LIMAT V' iüL.» / Pour toujours bien recevoir Servez du Scotch Whisky \u201cBlack & White\u201d.Les qualités subtiles de cet excellent Scotch \u2014 résultat de son mélange soigné à la manière très spéciale \u201cBlack & White\u201d\u2014lui ont valu une acceptation chaleureuse dans le monde entier.BUCHANANS BLACK&WHITE SCOTCH WHISKY jCe Secket Siélùte demi leT/léümqe Fournisseurs Brevetés do Sa Majesté la Reine Distillateurs de Scotch Whisky James Buchanan & Co.Ltd.Distillation, Mélange et Embouteillage faits en Ecosse Philippe Clay, chanteur fantaisiste En disant que Philippe Clay est le plus grand fantaisiste de France, j\u2019ai deux raisons de m\u2019exprimer ainsi.Exactement, car en plus d\u2019être un chanteur phénoménal, rendant avec une adresse rare la chanson fantaisiste, il mesure six pieds et quelques pouces.Avec son allure filiforme, on a baptisé Philippe Clay, « l\u2019acrobate de la chanson ».Un acrobate qui se plie avec une souplesse extraordinaire aux caprices de la chanson moderne de 1955.Les auteurs et | compositeurs considèrent Clay comme un génie de l\u2019interprétation.Possédant un physique extraordinaire pour la scène, cet homme-caoutchouc de la chanson est tout à fait à son aise dans des refrains où souvent le physique joue un plus grand rôle que la voix.Il faut avoir vu Philippe Clay à l\u2019oeuvre pour savoir que sa valeur n\u2019est pas à discuter et qu\u2019il constitue pour les auteurs et compositeurs j un interprète sûr à qui on peut confier une bonne chanson sans crainte qu\u2019elle soit démolie.Un refrain créé par Philippe Clay est tout de suite désigné comme un « hit ».Il est un fait plus éloquent que bien des phrases pour montrer que ce grand garçon est quelqu\u2019un.L\u2019académie du disque français Charles Cros vient de lui décerner le grand prix du disque pour l\u2019année 1955.«Il y a quelques j années à peine je crevais de faim, et maintenant me voilà célèbre ».Avant d\u2019en | arriver où il est aujourd\u2019hui ce « Valentin le désossé » de la chanson a fait bien du chemin.Né en 1927, il rêvait dans sa jeunesse de devenir comédien mais il débuta dans la vie en vendant des machines à écrire.Un beau jour il se présente à un concours d\u2019amateurs dans un bistro de la place de la Bastille.Il gagne le j concours et est engagé pour chanter dans l\u2019établissement.Son répertoire se composait alors d\u2019une parodie d\u2019opéra et de quelques chansons dont « L\u2019inconnue de la Seine », et « J\u2019ai bu ».Puis il s\u2019embarque avec 1 autres gars dans une tournée épique qu\u2019ils appellent : « On vient chanter chez vous ».Une ville par jour pendant huit mois.Une école, où on apprend tous les secrets du music-hall.Bien qu\u2019il fût Parisien, Philippe Clay n\u2019osait pas affronter Paris.Il craignait de n\u2019être pas prêt et voulait avoir bien rôdé son tour de chant avant de monter sur les scènes parisiennes.Il continua donc à faire de la tournée avec Aimée Mortimer et sa troupe « Tram de Plaisir », qui comprenait tout un groupe d\u2019artistes dont Yves Deniaud, Varel et Bailly, Claude Bonheur, Irène Fabrice, Gabriello, Raymond Massard et quelques autres qui, comme Clay, étaient moins connus à l\u2019époque.En 1949, il se décide à se présenter à un concours de la radio.Robert Lamoureux était parmi les concurrents.Clay gagne dans sa catégorie et Lamoureux dans la sienne.Deux des plus grandes vedettes d\u2019aujourd\u2019hui venaient de connaître ensemble un premier succès.Par la suite, Philippe Clay décroche quelques engagements à la radio.Il fait du cabaret à Nice et repart pour une tournée en Corse.Parti pour neuf jours en Afrique, il y demeure 9 mois, chantant dans toutes les villes.A son retour il a oublié sa crainte de Paris.Il se sent prêt, ses complexes se sont envolés.L\u2019impresario Canetti le prend par la main et l\u2019aide à franchir la grande barrière.Il le fait passer à « La Fontaine des Quatre Saisons ».Quand Canetti adopte un artiste, il l\u2019abandonne après en avoir fait une vedette (Felix Leclerc, Patachou, Catherine Sauvage, Brassens).C\u2019est ce qui arriva pour Philippe Clay.Il passa « Aux Trois Baudets » et ce fut la révélation.Le public fut conquis.Il est vrai que quand Philippe est en scène, il est difficile de le quitter des yeux.Il saute, il crie, il danse et chante, accaparant toute l\u2019attention de ses auditeurs.Le disque même, s\u2019il le prive de ses meilleures ressources, nous fait connaître un chanteur qui a quelque chose dans le ventre.Il suffit d\u2019écouter son « Noyé Assassiné » ou son « Danseur de Charleston » pour s\u2019en rendre compte.Philippe Clay, un grand bonhomme de la chanson mmm En bouteilles de différentes grosseurs RB-434F J AC Duval Le Samedi, Montréal, 5 novembre 1955 3 Elisabeth Briand est fière de ses quelques spécialités culinaires, comme le soufflé au fromage, la vinaigrette et les spareribs à l'ail.ELLE a l'air d'un gentil petit écureuil : ses gestes vifs accentuent ses paroles, son petit nez aux narines frémissantes semble humer d'appétissantes choses et ses yeux brillent de joie ou de peine car, en sensitive, elle s'émeut de tout.Pour le moral, elle m'a confié qu'elle était incurablement sentimentale, gourmande, et très active.Pendant ses débuts intermittents dans la carrière de comédienne, les photographes Annette et Basil Zarov ont remporté un prix avec le portrait qu'ils avaient fait de celle qui peignait quelquefois, chantait encore plus souvent, et portait alors son nom véritable d'Elisabeth Painchaud.Car Elisabeth (Painchaud) Briand a trois métiers, comme Cadet Rousselle, mais elle a la sagesse de ne pas les exercer tous ensemble : \"Cela ne sert à rien de s'éparpiller\", me dit-elle.\"Je reprendrai mes exercices de chant et me composerai un répertoire pour un an quand j'aurai une saison d'engagements, chant et théâtre, devant moi\".Pour l'instant, son grand rôle (et qui devient encore plus important cette saison) est celui de Marcelle Lavigne dans \"Les beaux jours\" d'Eloi de Grandmont, programme quotidien (12 h.45, du lundi au vendredi inclusivement) à C.K.A.C.Née à Montréal, la jeune artiste fit ses études à l'Ecole Supérieure Marie-Immaculée, suivit des cours (fusain, modelage, décoration) pendant deux ans à l'Ecole des Beaux-Arts, et apprit le chant pendant quelques années.Son premier professeur fut Roger Filia-trault à l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont (Vincent d'Indy) ; ensuite, ce furent Madame Donalda et Madame Czespa qui la firent chanter aux opéras présentés par leurs écoles respectives.\u2014 Par exemple ?\u2014 J'ai chanté dans les choeurs de \"L'enlèvement au sérail\" de l'Opera Guild et j'ai eu un petit rôle dans la \"Chauve-Souris\u201d de Strauss au Festival de Montréal.A cette époque, Elisabeth Briand fit un voyage de six mois en Europe, mais s'intéressa davantage à la peinture et à la musique qu'au théâtre : expositions de la Galerie Charpentier, du Musée d'Art moderne, de Van Gogh et de Rodin, et concerts et opéra.En revenant au Canada, elle devint l'élève de Roland Chenail puis de François Rozet, tout en gagnant son gâteau quotidien \u2014 et ses cours \u2014 dans un bureau.Ses premiers rôles radiophoniques furent \"On en fit une chanson\" de Lise Lavallée (où elle imitait le chant de l'alouette), \"Tante Lucie\", \"Histoires extraordinaires\" et \"Billet de faveur\" d'Hubert Aquin aux Nouveautés Dramatiques.Sa facilité de changer d'accent et de voix lui vaut en ce moment le rôle d'un jeune Haïtien Elisabeth Briand jouera dans \"Fol Amour\" d'Eloi de Grandmont, avec la troupe du Studio Anjou dont le nouveau directeur est Robert Gadouas.fPh.Alain).DANS L'INTIMITE DE NOS VEDETTES par Lucette Robert de seize ans dans \"Le testament d'un excentrique\" de Jules Verne, et celui d'un petit garçon à \"Quelle nouvelle\".D'autres rôles plus importants lui ont été confiés dans \"Bouquet d'immortelles\" de Lorenzo Godin et aux émissions des Fêtes dans un texte de Marcel Dubé.Sa voix de coloratura l'a éloignée du répertoire plus facile de la chansonnette et son physique d'ingénue semble la destiner à ce genre de rôle, mais elle m'assure qu'elle a en elle deux personnalités qui lui permettent de passer de la comédie à la tragédie.A la télévision, elle a joué dans \"La boutique fantasque\" et \"Liliom\".Elle est plongée en ce moment, dans la littérature russe : Tchekov, Pouchkine, Dostoïevski et aimerait jouer Giraudoux et Anouilh.Gourmande, elle est fière de ses quelques spécialités culinaires, comme le soufflé au fromage, les spareribs à Tail, la vinaigrette pour la salade et le café qui mérite la définition de Talleyrand : fort comme l'amour, chaud comme l'enfer, noir comme le diable (je cite de mémoire !).Ses sports favoris ?la natation.Tété ; le ski, l'hiver \u2014 et celui-ci avec passion.Son rêve ?retourner en France où elle a une soeur mariée à un Français, et y aller au théâtre tous les soirs.ELISABETH BRIAND a trois métiers profil Mg *««*4 * % f , ry77 me ~4, *; fsjjS^^Ë V Les voyageurs des pays d'en haut nous porlent de leur grand silence blanc : les neiges en sont la cause.Mais Perce, «est le village du g rond S\u2018* seulement par les cloches de l'Angélus et le vol des colonies d'oiseaux du sanctuaire de .'île Bonaventure.Les trois familles «°'ie°U' '^TSde perZuet\" les mouettes, les cormorans et les fous de Bassan.mais on trouve aussi des goélands, des godes, des marmettes, des pigeons e mer e | I ! l ( t Connaissez-vous bien votre pays?par MICHEL FLORENTIN Le Canada connaît le boom le plus impressionnant après celui des Etats-Unis.- Demain sera-t-il merveilleux ?\u2014 Devenu le concurrent numéro un des Etats-Unis.le Canada fait la chasse aux trésors de ses terres vierges.\u2014 49ème Etat ou 1 lème province ?\u2014 Le problème économique le plus important est celui des marchés extérieurs.\" ' ' k&ï 7 v En 1952, Lester Pearson, ministre des Affaires Etrangères du Canada, répondait à une importante personnalité américaine qui lui suggérait de faire du Canada le 49ème Etat des Etats-Unis: \u2014 La difficulté est que nous ne pouvons encore décider si le Canada doit devenir le 49ème Etat d\u2019Amérique, ou si l\u2019Amérique doit devenir la llème province du Canada.En réalité, cet immense pays, dont la superficie n\u2019est dépassée que par l\u2019URSS et la Chine, mais qui n\u2019est guère plus peuplé avec ses 16 millions d\u2019habitants que ne l\u2019est la ville de New-York ( 12,837,000 ), est devenu en quelques années l\u2019une des premières puissances industrielles du monde.Encore à ses débuts et loin de sa phase culminante, sa production minière menace déjà l\u2019équilibre des marchés internationaux et fait concurrence à celle de la contrée voisine : les Etats-Unis.Son territoire, où comme sur un échiquier les deserts à la terre desséchée et dénudée alternent avec le vert brillant des forêts de hêtres et de sapins, où de nombreux lacs s\u2019ouvrent comme des yeux d\u2019un bleu intense, tandis que les côtes gercées et froncées par les eaux glacées laissent la mer pousser ses eaux vers l\u2019intérieur, ce territoire a enfin ouvert ses entrailles riches en minerai, faisant du Canada l\u2019un des plus importants exportateurs.Le nickel, l\u2019amiante, et le platine le classent au 1er rang de l\u2019exportation, et l\u2019or, le zinc, l\u2019aluminium \u2014 dérivé de la bauxite importée de la Guyane anglaise, de la Jamaïque, de la Guinée française \u2014 le placent au deuxième.Il se tient en outre en troisième position pour l\u2019argent et en quatrième pour le cuivre, le plomb et le cobalt.Des siècles de léthargie.Le principal handicap de son développement fut le froid rigoureux, qui, brisant l\u2019énergie des hommes, En haut.Des employées de l\u2019International Silver Company of Canada, à l\u2019usine de Hamilton, en Ontario, sont occupées à l\u2019emballage de la coutellerie d\u2019argent.\u2014 Au centre.Les chutes du Niagara, premier centre d\u2019attraction touristique du Canada.Leur aspect a été légèrement modifié à la suite des ébou-lements de l\u2019an dernier.\u2014 En bas.La salle de couture de l\u2019usine Dominion Corset, dans la ville de Québec.paralyse l\u2019évolution industrielle d\u2019une nation.L a-vance prise par les Etats-Unis sur la Fédération cousine inhibait davantage encore les efforts du pays.Les immigrés, en effet, préféraient une Amérique prospère aux déserts enneigés du Canada.En outre cette situation géographique exigeait un développement des voies de communication dans le sens nord-sud, sud-nord.Or les chemins de fer sillonnent au contraire le territoire d\u2019est en ouest, pour relier Toronto et Montréal à Vancouver, dans la Colombie-britanmque.Sans cette liaison la Colombie-britanni-que menaçait de se rendre indépendante de la Fédération.Il a fallu lui céder, laissant le nord inculte et inhabité dans sa solitude.Entre 1850 et 1950, 7,200,000 personnes avaient immigré au Canada, et durant ce même siècle 6,600,000 retraversèrent ses frontières pour gagner les Etats-Unis.C\u2019est seulement aujourd\u2019hui que le Canada, offrant des conditions plus avantageuses que les USA est parvenu à acquérir une population de 16,000,000 en 1955 contre les 11,250,000 de 1889, et qui continue à s\u2019accroître au rythme de 2V4% par an.Hier, terre de trappeurs, premier grenier du monde, aujourd\u2019hui les garriks s\u2019élèvent au-dessus de ses étendues de blé, les cheminées des usines rivalisent en hauteur avec les arbres de ses forêts, les pipelines parcourent ses déserts comme des serpents.Il a fallu le deuxième conflit mondial pour que le Canada se réveille enfin de sa léthargie et réussisse le boom le plus impressionnant après celui des Etats-Unis.Il a fallu que les montagnes de la Colombie-britannique, que la croûte autour de la baie d\u2019Hudson découvrent les richesses de leur sous-sol, pour que les capitaux étrangers se déversent avec la main-d\u2019oeuvre sur ces régions encore vierges.Cette « merveille économique de notre époque », comme ses cousins rivaux des USA sont désormais résignés à désigner le Canada, a entrepris il y a 15 ans sa courbe ascensionnelle, grâce à d\u2019énormes investissements de capitaux, tant publics que privés, maintenus à un taux atteignant deux fois et demi celui des périodes les plus prospères de l\u2019entre-deux-guerres.Ces capitaux furent habilement répartis entre les nouvelles industries et l\u2019exploitation du sous-sol, mais le gouvernement canadien ne négligea pas pour autant les anciennes industries : l\u2019acier, le bois de construction, la pâte à papier, qui fournit les 3/5 de la consommation mondiale de papier journal, dont 85% absorbés par les USA.Pour accomplir et accélérer son industrialisation, le Canada, non seulement a développé son réseau aérien, maritime et fluvial, mais fait appel à l\u2019une de ses plus grandes richesses : l\u2019énergie électrique ; sa Le Samedi, Montréal, 5 novembre 1955 5 puissance est d\u2019ores et déjà la seconde au monde après la Norvège.Le projet d\u2019électrification de l\u2019Ontario prévoit pour 1958 les barrages des grands Rapides Internationaux et les centrales des chutes du Niagara.Ce projet, unique dans sa conception, est déjà en voie de réalisation.En 1956 et en 1957, ce système hydroélectrique, au premier stade de son développement, produira 1,428,000 chevaux-vapeur d\u2019électricité, qui par la suite plafonneront jusqu\u2019à 1,828,000 chevaux-vapeur.Depuis 1945 la province de l\u2019Ontario compte 14 centrales qui, ajoutées aux 12 de la future installation du Niagara, porteront ses ressources électriques à 6,340,000 chevaux-vapeur.Kitimat, symbole d'une force neuve.Les eaux des fleuves et des lacs ainsi utilisées ont permis de créer la plus grande usine d\u2019aluminium, ce.le de Kitimat, sur la côte de la Colombie-britanni-que, devenue le symbole du boom canadien.Cette réalisation hydraulique restera l\u2019un des exploits les plus titanesques que l\u2019homme ait jamais accomplis.Pour produire une livre d\u2019aluminium, il faut 10 kw/h., ce qui fait qu\u2019une fonderie de ce métal n\u2019est rentable qu\u2019à la condition que la force motrice soit à bon marché.Des -acs qui se faufilent comme des doigts entre les gorges sauvages et enneigées des Montagnes Ro- cheuses formèrent avec un bassin artificiel de 150 milles de long la source de cette énergie.Une rivière, le Nechako, que les trappeurs avaient toujours vu drainer furieusement ses eaux vers l\u2019est, changea sa direction vers l\u2019ouest au moyen d\u2019un barrage de 300 pieds de hauteur et de 1500 pieds de largeur, dans le but d'alimenter ce bassin.Entre deux fontes de neige, en 8 mois seulement, des super-bulldozers, véritables monstres mécaniques capables de déplacer littéralement des montagnes, contraignirent les eaux à se canaliser dans un tunnel souterrain traversant la montagne sur 11 milles pour rebondir à Kemano après une chute dans une gorge étranglée, 15 fois plus haute que celle du Niagara.A sa base, abritée dans une énorme caverne creusée dans le rocher, afin d\u2019éviter les glissements du terrain et en prévision d\u2019une guerre éventuelle, la centrale transforme l\u2019eau en énergie électrique.Mais Kemano n\u2019est pas Kitimat, et le col de Kidala, à 5,400 pieds d\u2019altitude, sépare ces deux localités.Pour le franchir, des tours d\u2019acier ont grimpé sur le roc, se sont enracinées dans les forêts de sapins, en une interminable procession accompagnée de la musique que le vent tire comme d\u2019une harpe des câbles de 1 pouce et demi de diamètre reliant leurs sommets.Dans cette région peuplée en 1951 de quelque 300 Indiens, a surgi avec l\u2019électricité une ville de 7.000 habitants, qui d\u2019ici quelques années en aura 50,000 et davantage.Une embâcle.Si les draveurs n'y suffisent, il faudro dynamiter.lit» Une bataille qui coûta 50 morts.275,000,000 de dollars ( capitaux américains, bien qu\u2019investis dans une société canadienne ), 10,000 ouvriers, une véritable armée qui laissa une cinquantaine de morts sur le champ de bataille, aéroportée et pourvue de bulldozers en guise de chars d\u2019assaut, sont venus à bout en 3 ans seulement de la sauvage Colombie.\t[ Lire la suite page 34 ] Dans le Grand-Nord canadien, la surveillance relève de la Police Montée.Les Esquimaux ont fait l'objet, ces dernières années, de la sollicitude particulière du Gouvernement canadien qui, d'ailleurs, a créé le Ministère du Grand-Nord, confié à M.Jean Lesage.\u2014 En bas.Le posage d'un secteur du pipe-line Edmonton-Grands Lacs pour l'acheminement de l'huile brute.De l'huile! C'est le 13 février 1947 que le puits Leduc, en Alberta, rendait enfin ses trésors.\u2014 En bas.Vue aérienne d'Arvida, dans le Québec.L'aménagement de cette ville constitue un modèle d'urbanisme dans cette province.;; ' - , \u2022\tV'\"\" * ''j U~ mu* HÜ j* iv ti ïir MYLOQD.y ROBERT/)» >MAL- A HEUREUX/ |L ll.il.! ront pas leur proie facilement.\u2014 Lord Glenarvan se repent maintenant amèrement d\u2019avoir prêté au généreux Thalcave de lâches intentions.Soucieux de réparer l\u2019injustice qu\u2019il a commise, et songeant que Robert sera beaucoup plus en sécurité en restant avec l\u2019Indien, il saisit à son tour la bride de Thaouka, et fait mine de sauter en selle.Cependant, Thalcave résiste, et, entraînant lord Edward vers l\u2019entrée de l\u2019enceinte, lui montre la plaine et lui fait comprendre qu\u2019il ne faut pas perdre une seconde.\u2014 Soudain, tandis que les deux hommes discutent, ils sont tous deux violemment repoussés en arrière, et voient bondir Thaouka, qui porte Robert Grant, cramponné à sa crinière.C\u2019est à peine si lord Edward a le temps de pousser un cri que déjà le cheval éperonné jusqu\u2019au sang, a disparu dans l\u2019obscurité.\t(n suivre dans le prochain numéro) 4 CONTE ILLUSTRE DU \"SAMEDI\" \u2014 TRENTE-TROISIEME EPISODE J'AVAIS BIEN BESOIN DK OU'AUONS NOUS » faire.MK FAIRE PRENDRE MAINTENANT 9 INDIENS copyhght i t8M/e/£*#c#£rr£ gç oœ/?# m
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