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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 6 août 1955
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1955-08, Collections de BAnQ.

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[" V.¦ 5't/oo No IB ^ Montréal, 6 août 1955 no E NATIONAL DES CANADIENS 10 cents blonte histoire de Charles Chiniquy par ANDRE DE LA CHEVROTIERE \u2014\\ Dans le Monde sportif par OSCAR MAJOR Un roman d'aventures : Les troupeaux de la lu par LEOPOLD MASStERA tAOLs CHOK iit» mi iflifiiirmr Si le nom de Jean-Claude Darnal n\u2019est pas très connu au Canada, par contre le titre d\u2019une de ses chansons est sur toutes les lèvres, puisqu\u2019il s\u2019agit du grand succès :\t« Toi qui disais ».Jean-Claude est l\u2019auteur de ce refrain populaire, et comme les auteurs sont souvent ignorés à l\u2019avantage des interprètes, il a décidé un jour de mettre un terme à cela en devenant chanteur, auteur, compositeur.N\u2019en déplaise à plusieurs, il se tire très bien d\u2019affaire comme interprète, et il peut maintenant espérer avoir une petite place au soleil.Sorti de la jeune équipe qui travaille à la survie de la chanson populaire, Jean-Claude Darnal s\u2019est affirmé en 1955 comme l\u2019un des plus solides piliers de cette génération montante.Comme il le dit dans une de ses chansons, Jean-Claude Darnal veut faire le tour du monde.Il désire mettre son projet à exécution en septembre.Jean-Claude n\u2019a qu\u2019un mot dans la bouche.«voyager ».« Les voyages forment la jeunesse » dit-on.Jean-Claude Darnal qui n\u2019a que 25 ans semble tout à fait d\u2019accord avec ce dicton.En attendant de faire le tour du monde, il a déjà visité tous les pays d\u2019Europe et il a même traversé l\u2019Atlantique.Avec ses économies il s\u2019est payé un voyage en Amérique, et c\u2019est ainsi qu\u2019il nous rendait visite au mois de mai.Le jeune poète est venu à Montréal pour se reposer.Depuis un an et demi qu\u2019il a commencé, il n\u2019a cessé de travailler.Sa carrière est jeune mais bien remplie.On n\u2019a qu\u2019à prendre connaissance des refrains qu\u2019il a signés pour s\u2019en rendre compte.Il est l\u2019auteur de « Toi qui disais », « Le Soudard », « Le Gaucho », « L\u2019homme au piano », « La peau de l\u2019ours » et d\u2019un tas d\u2019autres chansons non moins connues que Piaf, Pills, Constantine et Hélian se disputent.Il y a un an à peine, on ne le connaissait pas, aujourd\u2019hui on le réclame partout, et ses chansons sont les plus chantées en France.Son plus gros « hit », « Toi qui disais » compte pas moins de 25 enregistrements.Tout ça a débuté à St-Germains-des-Prés.Jean-Claude se souvient de cette époque pas très lointaine encore où, étudiant, il chantait et jouait de la guitare dans les restaurants de St-Germain-des-Prés.«Je chantais mes compositions, je n\u2019étais pas capable d\u2019apprendre celles des autres ».Il faisait la quête après son tour de chant et cela constituait son unique salaire.Un jour il fut remarqué par un éditeur qui lui proposa de publier quelques-unes de ses chansons.C\u2019était sa chance.Il accepta, comme de bien entendu, et le reste fut comme un engrenage.Deux de ses oeuvres furent enregistrées par Eddie Constantine et en très peu de temps « Le Soudard » et « Le Gaucho » devinrent des succès.Ce fut ensuite « Toi qui disais » qui se gagna très vite les premiers rangs du « hit parade » français.Avec « Toi qui disais » le nom de Darnal commença à prendre de l\u2019importance.Les éditeurs demandèrent d\u2019écrire d\u2019autres chansons dans ce style « vieux piano mécanique ».Darnal venait de ressusciter le Charleston qui fut très populaire vers 1925 et qui connaît en ce moment à Paris une nouvelle vogue.Comme on ne peut être mieux servi que par soi-même, Jean-Claude décida quelque temps après, de chanter lui-même ses compositions.En 15 jours, il apprend à jouer de la guitare et devient cet interprète à la voix grave et posée, ce ménestrel moderne qui nous entraîne avec lui dans un monde à part où la poésie fait place à la nourriture.Depuis Jean-Claude n\u2019a cessé de chanter dans les plus grands cabarets et music-halls de Paris.Toutes les vedettes lui demandent des chansons et les productions les plus récentes signées « Darnal » sont « La petite chanson » qu\u2019interprète Patachou, « Du Soleil » que chante Annie Cordy, et « L\u2019homme au piano » écrit pour Edith Piaf.Ces chansons ont été enregistrées et sont entendues dans le monde entier, mais l\u2019ambition de Jean-Claude Darnal est d\u2019aller porter lui-même ses oeuvres dans les différents coins du globe.Il doit entreprendre un tour du monde en septembre.Il passera par les plus grandes villes, chantant quelques jours à chaque endroit.C\u2019est ainsi qu\u2019en octobre, il nous reviendra avec de nouvelles chansons et aussi un tas de souvenirs de voyages qu\u2019il rêve de publier un jour.Jac Duval.Après une journée bien remplie, quoi de meilleur qu\u2019une Crown & Anchor?.Elle est blonde et légère, pétillante et rafraîchissante! C\u2019est la bière de riz parfaite .et c\u2019est un produit MOLSON JEAN-CLAUDE DARNAL a ressuscité le Charleston L'ILE SAINTE-HELENE A MAINTENANT SON RESTAURANT Le Service des Parcs de Montréal, dont les initiatives sont extrêmement brillantes et variées depuis quelques années, vient d'inaugurer un vaste restaurant à l'ile Sainte-Hélène (tout au fond, à gauche).Ce grand parc comporte maintenant quatre piscines et d'immenses étendues pour les jeux de plein-air et les pique-niques.Comme chacun sait, l'ile doit son nom à Hélène Boullé, épouse de Samuel de Champlain, fondateur de Québec et aussi du premier emplacement de Montréal (Place Royale).Les Français y établirent des fortifications, aujourd'hui détruites et c'est là que, selon une légende, Lévis aurait brûlé ses drapeaux.Les Anglais fortifièrent l'ile à leur tour pour protéger Montréal contre l'envahisseur.Ces casernes existent encore.\t(Photo Georges Poirier, fils). Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 3 CHARLES CHINIQUY à 47 ans,\tChiniquy, l'année de sa mort, en 1899, à l'âge l'année de son excommunication.\tde 90 ans.Croquis du Montreal Star.uWA', ' 'Wma* - /m La troublante histoire de CHARLES CHINIQUY, PRÊTRE APOSTAT Le plus grand orateur canadien depuis Papineau, le prédicateur de la tempérance le plus écouté, Charles Chiniquy apostasie et se voit frappé des foudres de l'excommunication.par ANDRE DE LA CHEVROTIERE Charles Chiniquy naquit à Kamouraska, le 30 juillet 1809, de parents d\u2019origine suisse.A 8 ans on le plaça pensionnaire à l\u2019école primaire de Saint-Thomas de Montmagny.De retour à La Malbaie où demeuraient son père, notaire, et sa mère (Reine Perrault), il devint orphelin de père, le 19 juillet 1821, à l\u2019âge de 12 ans.Son oncle Amable Dionne, marchand de Kamouraska, le recueillit et lui fit donner les rudiments du latin au presbytère.Quelques années plus tard survint la visite annuelle de l\u2019évêque à cet endroit, Mgr Duplessis, de Québec.Tout en causant avec le garçonnet qui exprima son désir de devenir prêtre, l\u2019évêque l\u2019envoya en 1822 au Séminaire de Nicolet.Mais, en 1825, l\u2019oncle Dionne cessa ses générosités.Le Collège l\u2019adopta jusqu\u2019en 1829, alors qu\u2019il prit la soutane et suivit le cours de théologie.Le 21 septembre 1833, il fut ordonné prêtre et nommé successivement curé à Charlesbourg et à Saint-Roch de Québec.Le 20 septembre 1842, il fut transféré à Kamouraska où il eut des différends avec les paroissiens de cet endroit.En 1846, obligé de quitter le diocèse, il sollicita son entrée au noviciat des Pères Oblats alors établis à Longueuil qu\u2019il quitta, le 1er septembre 1847, pour aller prêcher la Tempérance dans plusieurs paroisses du diocèse de Montréal et même dans toute la province.Son succès et sa popularité furent immenses.En feuilletant la revue « Mélanges Religieux » de 1849, nous lisons sur les prédications de l\u2019apôtre de la tempérance : « Chaque fois qu\u2019il paraissait à la chaire de Notre-Dame, l\u2019édifice était littéralement bondé de fidèles et des centaines de personnes ne pouvaient réussir à y entrer ».\t.J\u2019extrais les notes suivantes du journal que ]e viens de mentionner : « Du 8 au 22 juin (1849) M.Chiniquy a reçu l\u2019engagement de 2,200 personnes à Saint-Benoît ; 1,100 à Saint-Hermas ; 1,720 à Saint-Augustin ; 2,683 à Saint-Jérôme ; 1,340 au Sault-au-Récollet ; 2.510 à Sainte-Scholastique et 1,315 à Saint-André-Avellin.En sorte que dans l\u2019espace de quatorze jours, M.Chiniquy n\u2019a pas agrégé à la tempérance moins de onze mille neuf cent soixante-trois personnes ».Le même journal dit, dans un autre numéro : « M.Chiniquy, en dix-huit mois, nous a donné plus de 500 sermons en 110 localités, enrôlant sous la bannière de la tempérance plus de 200,000 soldats ».Le R.P.LeJeune o.m.i., historien, dans son «Dictionnaire Général » s\u2019exprime ainsi : « Les moeurs de Chiniquy, dans notre province, devenant, paraît-il, déplorables, Mgr Bourget de Montréal lui intima plusieurs avertissements et lui retira, le 28 septembre 1851, tous ses pouvoirs ; puis, le 19 octobre, lui octroya son exeat pour le diocèse de Chicago, sans un seul mot de recommandation.Le malheureux prêtre ne tarda guère à s\u2019emparer de la confiance de 1,200 familles canadiennes des environs de Kankakee, Illinois, et à les réunir dans un groupe de missions.En 1852, il tenta un voyage au Canada en vue d\u2019en emmener d\u2019autres dans ces régions.Ses démarches furent déjouées.De retour dans l\u2019Illinois, il travailla efficacement à établir le schisme.Maintes fois dénoncé aux évêques O\u2019Regan et Duggan de Chicago, il ne tint compte ni des avis, ni même des interdictions, et il continua son oeuvre.L\u2019évêque de Chicago Mgr O\u2019Regan l\u2019excommunia le 3 septembre 1856 ».Chiniquy passa alors au protestantisme.Dans ses « Mémoires », écrits quelques années avant sa mort, Chiniquy raconte qu\u2019il apostasia en 1856 et qu\u2019il épousa en 1865 une Canadienne-française.Il était alors âgé de 55 ans.Ils eurent cinq enfants dont trois garçons et deux filles.Ses trois fils adhérèrent à la doctrine du protestantisme, cependant que son épouse et ses deux filles furent de ferventes catholiques durant toute leur vie, et l\u2019une d\u2019elles entra *\tAu moment d\u2019aller sous presse, nous apprenons qu\u2019un fort volume de 340 pages sur CHINIQUY vient de paraître aux Editions du Bien-Public, des Trois-Rivières.Cette importante étude historique et biographique est de M.Marcel Trudel, professeur d\u2019Histoire du Canada à l\u2019Université Laval.\u2022\tLibrairie Beauchemin, Limitée, Montréal.Religieuse au couvent des Dominicaines, et une soeur de Chiniquy passa toute sa vie au couvent des Dames de la Congrégation Notre-Dame ; il eut aussi nombre de parents proches dans les Ordres.Après avoir vécu plusieurs années à Sainte-Anne (Illinois), il entreprit des voyages, vendant des livres, (opposés au catholicisme) au Canada, en Angleterre, en Ecosse et en Australie.L\u2019auteur de ces lignes, collégien à Québec à l\u2019époque des années 1897, se rappelle avoir vu le fameux Chiniquy lorsqu\u2019il visitait la Vieille Capitale, bien protégé par une escorte de policiers et se dirigeant rue Saint-Jean, vers l\u2019église protestante Saint-Matt-hews.L\u2019on faisait partout au prêtre-apostat une réception bruyante et hostile.Un peu avant sa mort, S.E.Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, lui écrivit pour lui offrir les secours de la religion.Mais Chiniquy répondit qu\u2019il appréciait hautement le geste de l\u2019archevêque, mais qu\u2019il regrettait ne pouvoir dans les circonstances acquiescer à sa demande.Et c\u2019est ainsi qu\u2019il mourut sans le secours de la religion catholique.L'opinion de l'historien L.O.David.Dans son volume intitulé « Au soir de la vie », L.O.David nous parle en ces termes de Chiniquy : « On m\u2019a souvent demandé si j\u2019avais vu et entendu le fameux Chiniquy dans sa croisade en faveur de la tempérance, et si c\u2019était vraiment un grand orateur.Oui, j\u2019ai entendu et même j\u2019étais avec mon père dans l\u2019une des nombreuses voitures qui l\u2019accompagnèrent, lorsqu\u2019il vint de Saint-Vincent-de-Paul au Sault-au-Récollet.Les gens de la paroisse où il avait prêché allaient le reconduire jusqu\u2019à l\u2019endroit où l\u2019attendaient en grand nombre les habitants de la paroisse où il devait parler.C\u2019est ainsi qu\u2019autrefois, avant 1837, on traitait Louis-Joseph Papineau se rendant aux assemblées que son éloquence électrisait.C\u2019était en 1850.L\u2019église du Sault-au-Récollet avait peine à contenir la foule venue pour entendre l\u2019abbé Chiniquy.Il n\u2019avait pas ouvert la bouche et déjà son extérieur joli, élégant et imposant lui avait gagné les sympathies de la foule ; il savait rehausser les dons de la nature par le soin qu\u2019il donnait à sa personne, à sa toilette.Il connaissait l\u2019art et les secrets de la mise en scène.Ajoutons à cela une voix agréable, un geste élégant, une élocution facile, chaude et parfois véhémente, une description émouvante des maux produits par l\u2019intempérance, le récit des faits les plus propres à impressionner un auditoire canadien-fran-çais, les appels les plus touchants à la bonté naturelle de nos gens, et on aura l\u2019explication de ses succès.Ce n\u2019était pas l\u2019éloquence à grands horizons et au style raffiné d\u2019un homme de lettres, non, c\u2019était l\u2019éloquence un peu fruste mais vibrante d\u2019un tribun, que l\u2019imagination, plus que le raisonnement et l\u2019étude, rendait populaire.Lorsque descendu de la chaire, il appelait les fidèles à venir au balustre baiser la large croix qu\u2019il tenait à la main, il était vraiment éloquent et les vieux et récalcitrants ivrognes ne pouvaient résister à ses touchants appels.Il était intéressant de les voir quitter lentement leurs bancs et se diriger vers le balustre.L\u2019abbé Chiniquy les attendait, la croix à la main, et les encourageait au nom du Christ mort pour les pécheurs.La scène était imposante.Depuis Papineau il n\u2019y avait eu personne aussi populaire dans notre province, son nom était dans toutes les bouches, son portrait dans toutes les maisons à côté de la croix de la tempérance.Aussi quelle déception, quelle douleur, lorsqu\u2019on apprit que cet homme, ce prêtre qui avait fait tant de bien, était en révolte ouverte contre l\u2019Eglise et que même il avait embrassé le protestantisme ! On ne le crut pas d\u2019abord et un grand nombre pensèrent qu\u2019il était calomnié et victime d\u2019une grande injustice.Mais c\u2019était vrai.Quel était donc la cause de cette chute lamentable ?C\u2019est toujours la même chose, celle qui, depuis Satan jusqu\u2019à nos jours, a enfanté toutes les révoltes contre Dieu et l\u2019Eglise, l\u2019orgueil et sa satellite, la femme.Quelques curés ne voulurent pas l\u2019inviter à venir prêcher la tempérance dans leurs paroisses.Ils se méfiaient de lui et prévoyaient qu\u2019il tournerait mal.Il réussit pendant un certain temps à grouper autour de lui un certain nombre de catholiques de Kankakee dans l\u2019Illinois.Afin de contrecarrer son influence, l\u2019érudit De-saulniers, du collège de Saint-Hyacinthe, fut chargé d\u2019aller dénoncer ses doctrines fallacieuses, et il réussit à enrayer son oeuvre de perversion.Comme la plupart des apostats, il eut d\u2019abord certains ménagements pour l\u2019Eglise, mais comme eux aussi il devint de plus en plus violent dans ses attaques contre les doctrines et les dogmes qu\u2019il avait prêchés avec tant d\u2019ardeur.Une quinzaine d\u2019années après sa séparation de l\u2019Eglise, vers l\u2019an 1864, il vint à Montréal donner une conférence et j\u2019allai l\u2019écouter.Combien il était changé ! Dépouillé de ses cheveux [Lire la suite page 35] 4 Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 ¦ .\u2022\u2022 >' '\u2022\u2022! .fiifÿ: Helen Keller lit et écrit couramment en Braille.Sourde, aveugle et muette, elle nage, joue aux dames, aux échecs et même aux cartes (des cartes en relief).Ses loisirs sont rares, elle travaille 14 heures par jour.A ses côtés, son chien dressé \"ETU\".Le 22 juin 1952, une foule émue, venue du monde entier, était rassemblée à la Sorbonne pour rendre hommage à Louis Braille, l\u2019illustre aveugle qui, 120 ans plus tôt, avait découvert l\u2019alphabet en relief et permis à ses frères aveugles de retrouver leur place parmi les voyants.De cette foule soudain se leva une vieille dame américaine de 72 ans, aux yeux bleus étrangement fixes.Dans un français monocorde, mais sans accent et parfaitement correct, elle dit tout ce qu\u2019elle devait à l\u2019apôtre des aveugles.Son visage volontaire, sillonné de rides, était éclairé par la confiance, la reconnaissance et la foi.Pour tous ces aceugles qui l\u2019écoutaient, elle symbolisait le plus bel exemple de volonté et de courage ; celle-là même dont Mark Twain disait déjà qu\u2019elle était avec Napoléon la personnalité la plus intéressante du XIXe siècle.Au XXe siècle, Helen Keller n\u2019a fait qu\u2019affirmer cette volonté prodigieuse et l\u2019aveugle, sourde et muette, qui semblait vouée aux hospices d\u2019incurables, est aujourd\u2019hui la grande ambassadrice de tous ceux qui veulent échapper aux ténèbres.Elle a parcouru le monde entier pour plaider leur cause, organiser les écoles, les ateliers qui les rendront à une vie normale.Elle a été reçue par Eisenhower comme par Staline.Chaliapine et Caruso ont chanté spécialement pour elle, en lui permettant de toucher de ses doigts leur gorge pour percevoir les magnifiques vibrations de leurs voix.Partout des cen- tres portent son nom.Docteur de l\u2019Université d\u2019Harvard, elle est l\u2019auteur d\u2019une dizaine de livres, parle cinq langues, est capable de goûter aussi bien le talent d\u2019un sculpteur que celui d\u2019un musicien.Elle est enfin l\u2019espoir incarné ; pourtant, nul n\u2019est descendu plus profondément qu\u2019elle dans les abîmes du désespoir.Un petit animal farouche.Helen Keller était un beau bébé de 18 mois, babillante et rieuse, qui commençait à trotter dans la cour de la ferme paternelle, en Alabama, lorsqu\u2019elle fut atteinte d\u2019une fièvre cérébrale qui la laissa à jamais aveugle et sourde, trop petite pour avoir eu l\u2019usage de la parole, elle devint muette également.Elle grandit alors comme un petit animal sauvage, n\u2019usant que de signes et de sons inarticulés pour exprimer ses désirs et ses besoins, brisant avec rage tout ce qu\u2019elle trouvait sur son passage, désespérant et terrifiant ses malheureux parents.Elle n\u2019avait qu\u2019une amie, une petite négresse, Martha, la seule qui fut assez patiente pour se faire comprendre et aimer de la sauvage Helen.Le hasard voulut que dans la petite bibliothèque des Keller se trouvât un livre de souvenirs de Dickens.Celui-ci y rapportait la visite qu\u2019il avait faite à Boston, à l\u2019Institution Perkins, où le Dr Howe avait réussi, en employant un langage tactile, une rééducation d\u2019aveugle-sourde.Saisis d\u2019un der- Ses doigts lui servent d'yeux.En les promenant sur les objets et les visages, elle s'en fait une idée approximative et quelquefois très juste.Elle dit, du Président Eisenhower, ici présent, après l'avoir \"vu\", à sa manière, par effleurement : \"Le Président a un joli sourire\".SOURDE, AVEUGLE et MUETTE Helen Keller était vouée à l'hospice des incurables.Grâce à son courage, elle est devenue la raison d'espérer de millions d'emmurés.par JEAN ROCHERE nier espoir, les Keller allèrent à Boston et demandèrent que l\u2019expérience fût tentée sur Helen.Une jeune aveugle de 20 ans, qui avait à peu près retrouvé la vue à Perkins, fut proposée comme professeur : c\u2019était Anne Sullivan ; elle fut l\u2019ange de lumière qui sauva Helen.La poupée révélatrice.En arrivant auprès de sa nouvelle élève, Anne Sullivan lui offrit d\u2019abord une poupée.Puis, sur la paume de la main d\u2019Helen, elle inscrivit le mot « poupée ».Surprise, l\u2019enfant essaya de reproduire l\u2019impression reçue.Dix fois Anne lui redonna la poupée en y associant l\u2019inscription dans la paume.Puis, une autre fois, alors qu\u2019Helen avait une main dans l\u2019eau, ce fut le mot « eau » que sa jeune professeur inscrivit dans l\u2019autre main.Il y eut des essais innombrables avant qu\u2019Helen comprît le sens de ce « morse » transmis dans sa paume.Mais quand le principe fut perçu, les progrès se révélèrent extraordinaires.« Pour la première fois, à la fin de ce jour mémorable où j\u2019avais découvert la possibilité de correspondre avec un autre être, a écrit Helen Keller, j\u2019attendis avec impatience qu\u2019un autre jour se lève ».En quelques mois, Helen comprenait 800 mots ; en trois ans, elle possédait un vocabulaire normal, lisait et écrivait couramment en Braille.Elle avait maintenant 12 ans ; la vivacité de son intelligence, sa gaieté, sa ténacité plongeaient dans la stupeur tous ceux qui l\u2019avaient connue, emmurée dans sa nuit.C\u2019est alors qu\u2019Helen avait appris qu\u2019une jeune Norvégienne, muette de naissance, prononçait maintenant des mots grâce à une éducation spéciale des cordes vocales.Pourquoi n\u2019essaierait-on pas la méthode sur elle ?Miss Sarah Fuller, spécialiste de cette technique, accepta de lui donner des leçons à New-York.Mais les sourds-muets que rééduquait Miss Sarah avaient leurs yeux pour lire sur les lèvres, suivre les mouvements de la gorge.Aveugle, Helen Keller n\u2019a que le toucher pour suivre le mouvement des lèvres et tenter de l\u2019imiter.Rien ne lui permet de contrôler le son des mots qu\u2019elle veut prononcer.L\u2019entreprise semble absurde, inhumaine : ce ne sont pas des mots, mais des cris bizarres qui sortent les premières semaines de la gorge de la jeune infirme.Des milliers de fois, il faut recommencer le même son.Les professeurs sont épuisés ; ils Sont plus inquiets encore devant l\u2019effort effrayant exigé d\u2019Helen.\"Je ne suis plus muette\".Mais celle-ci refuse d\u2019abandonner la lutte: «Je ne veux pas, affirme-t-elle, retourner à la maison sans pouvoir dire à ma petite soeur : « Tu vois je ne suis plus muette, maintenant ».Et, pendant quatre années, Helen met [ Lire la suite page 30 ] - i '^Ég- Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 5 La plus grande vedette étrangère de Hollywood C\u2019est ainsi quon juge en Europe l\u2019actrice allemande, Cornell Borchers, nouvellement revenue à Hollywood.\u2014 Mon entrevue avec elle.par LOUISE GILBERT-SAUVAGE Correspondante do SAMEDI et de LA REVUE POPULAIRE à Hollywood Dans le métier de journaliste, à Hollywood, nous en rencontrons de toutes les formes et de toutes les couleurs.Il va sans dire que parfois nous revenons assez bredouilles de certaines entrevues.H est alors assez ardu de donner de la couleur et d\u2019insuffler de la vie à des réponses ternes.Il n\u2019en va pas toujours ainsi, fort heureusement, car, en général, ceux et celles qui ont nom de vedettes au cinéma n\u2019ont pas atteint ce but sans une personnalité et un travail intelligents.C\u2019est à cette dernière catégorie qu\u2019appartient Cornell Borchers.Au cours d\u2019une entrevue qui réunissait une cinquantaine de journalistes à l\u2019hôtel Ambassador de Los-Angeles, elle nous tint pendant une heure sous le charme de sa conversation.Mise en verve par les questions qu\u2019on lui posait, elle entretint son auditoire de sa vie en Allemagne, où elle est née, de ses expériences de guerre, au cours de laquelle ses parents perdirent tous leurs biens, et des difficultés qu\u2019elle eut à surmonter avant d\u2019arriver au point où elle en est aujourd\u2019hui, c\u2019est-à-dire au succès.Miss Borchers qui parle couramment l\u2019allemand, le français et l\u2019anglais, étudie actuellement l\u2019espagnol, le portugais et l\u2019italien.Venue à Hollywood, où elle est sous contrat aux studios International-Universal, elle y fera un film par année.Elle se rendra aussi filmer en Amérique du Sud.Douée d\u2019une personnalité calme et d\u2019une maturité qui a devancé son âge, elle n\u2019attendit pas le baptême de la rampe avant de se présenter sous les feux des caméras en 1948.Cependant, dès la fin du tournage de son premier film ici, Only Tomorrow, elle se rendra à Vienne où l\u2019attend sa première importante expérience au théâtre proprement dit.Elle y sera l\u2019étoile de la pièce Anastasia, histoire de la dernière survivante des Romanov, la dynastie russe aujourd\u2019hui éteinte.Venue à Hollywood, le 20 mars defnier, via la route polaire suédoise, après avoir été acclamée, le 10 mars, à Londres, par la British Film Academy : « meilleure actrice étrangère de 1954 », elle débuta dès le 30 mars dans son nouveau film à Universal.Hollywood, assez sceptique d\u2019attitude à l\u2019arrivée des vedettes d\u2019outre-mer, (il en vient de toutes sortes), fut sincèrement impressionné, et plus favorablement, à' mesure que la presse put la voir à son travail cinématographique.Les uns la comparent à Ingrid Bergman ; moi qui ai toujours admiré cette actrice suédoise, de qui nous avons vu plusieurs oeuvres extrêmement habiles, je n\u2019ose la comparer à personne, car si elle a fait en Allemagne d\u2019abord, puis en Angleterre, près d\u2019une vingtaine de films, il n\u2019en est qu\u2019un qui fut montré en Amérique : The Big Lift, tourné en Europe, avec Montgomery Clift et Paul Douglas.Ici, elle aura pour partenaire, pour débuter, Rock Hudson, qui jouera le rôle du Dr Michael Parker.Le film s\u2019inspire d\u2019une pièce de Luigi Pirandello.Alfred J.Cohen en est le producer, et Jerry Hopper le directeur.Elle y tient le rôle de Lisa Gostling.Cornell Borchers est la fille d\u2019un officier allemand qui fit la première grande guerre.Il fut ensuite professeur de philosophie et d\u2019histoire aux collèges de Memel et de Hanovre.La jolie fraulein aux yeux bleu turquoise mesure 5 pieds 7 pouces et pèse 120 livres.Elle a une soeur mariée et un frère.Comme tous les jeunes Allemands de l\u2019époque, elle dut d\u2019abord travailler pour son pays, avant d\u2019obtenir un permis d\u2019études au collège.Après la guerre, elle fut à l\u2019emploi du Gouvernement militaire anglais, en qualité d\u2019interprète.Plus tard, elle retourna en Allemagne, à Berlin, où, de 1947-48, elle entra dans une école d\u2019art dramatique.Un soir, au cours d\u2019une réception, elle rencontra le directeur de cinéma A.M.Rabenalt.Il lui offrit un bout d\u2019essai.Elle donna une représentation qui l\u2019impressionna et obtint immédiatement un petit rôle dans Anonyme Brieje (lettres anonymes).Puis elle fit Martina, plusieurs films allemands et en- La jolie Cornell Borchers à sa descente d\u2019avion à Los-Angeles, via la route polaire suédoise.Sceptique d\u2019abord, la presse américaine fut vite conquise.tzsr v- fin, en Angleterre : The Divided Heart et Oasis.En 1951, à la suite de The Big Lift, elle vint à 20th Century Fox, mais retourna sans avoir travaillé.Cornell est très calme et paisible de nature.Elle vous avoue qu\u2019elle abhorre, en conversation, les pies intarissables, qu\u2019elle aime à se réfugier dans les livres et la musique.Son instrument préféré : le piano.Elle admet qu\u2019elle est superstitieuse, et bien malgré elle, faisant une collection de fers à cheval, jetant du sel par-dessus l\u2019épaule et évitant les redoutables dangers de marcher sous une échelle.Rilke est son poète favori, et elle se régale de la musique de Bach.Elle épousa, en 1949, Bruce Nunningham, dont elle eut un fils, Christian.Elle est divorcée .L.G.S.Cornell est d\u2019une blondeur éclatante.Comme jeu, on la compare déjà à Ingrid Bergman.Son premier partenaire aux Etats-Unis sera l\u2019acteur Rock Hudson.On la voit ici visitant les studios de la Universal en compagnie de Rock Hudson avec qui elle tourne un film inspiré d\u2019une pièce de Pirandello.m'I ; V' V m ¦ 6 Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 ïïr**m MBSS 45,000 cultivateurs fréquentent LE MARCHÉ par MADELEINE Le Marché Bonsecours, situé au coeur du vieux Montréal historique, est sous des dehors vénérables un formidable marché moderne muni des derniers perfectionnements de la technique, qu\u2019il s\u2019agisse de réfrigération, de manutention ou d\u2019expédition de la viande, des fruits ou de la volaille.Installé en 1847, partiellement détruit à l\u2019intérieur par l\u2019incendie de 1948, reconstruit, modernisé sans cesse par les locataires, bouchers ou autres, qui se transmettent leur commerce de père en fils, le marché est à la hauteur des exigences du marché principal d\u2019une grande ville moderne.Nous trouvons tout d\u2019abord, Place Jacques-Cartier, le marché en plein air des légumes et des fleurs.Au pied de la colonne Nelson, entre une double rangée de camions alignés côte à côte, une cohue d\u2019acheteurs et de vendeurs se pressent entre les frais étalages improvisés.En contrebas de la Place, à l\u2019ombre du château Ramezay, de longs préaux couverts de toits de tôle en pentes pittoresques et vieillots servent aussi à la vente des produits agricoles.Enfin, rue des Commissaires, il y a le marché aux poissons\u2019, longue galerie couverte qui regarde le port et s\u2019adosse à une petite rue au nom charmant et très vieille France, la BONSECOURS DE MONTRÉAL VAILLANCOURT rue de la Friponne.Son nom est le seul pittoresque qui soit resté attaché à cette rue devenue une sorte de passage, mais il sied merveilleusement à ce coin.A regarder le marché aux poissons, on pourrait se croire reporté à plus de cent ans en arrière.Les poissons de nos lacs et de nos rivières, complets avec tête et queue (quel spectacle pour les habitués des magasins à chaîne et des anonymes filets enveloppés de papier cellophane !) rutilent au soleil de toutes leurs écailles et présentent aux acheteurs, leurs flancs aux couleurs d\u2019arc-en-ciel, bleu royal, rose, argent, jaune.Il y a de tout : des carpes, des maskinongés, des brochets, des anguilles, des dorés, des éperlans, tous fascinants sous le soleil.Tous ces étalages extérieurs de poissons, de fruits et de légumes sont saisonniers et d\u2019une importance quand même limitée.Le coeur du marché, c\u2019est vraiment, rue Saint-Paul, la lourde construction de pierres noircies, au fronton classique où sont situés les bureaux d\u2019administration et les commerces permanents.C\u2019est l\u2019édifice même du marché.On y trouve actuellement 37 marchands locataires : bouchers, commerçants de volaille, de fruits et de légumes, de tabac, beurre et\t[Lire la suite page 30] «*» » i » » ***** ma rr 7;,* mi,;-.sm i Ces diverses photos prises par L.Alain, photographe du Samedi, représentent à la fois l'ensemble et certains coins du Marché Bonsecours, Place Jacques-Cartier.Le marché est assez bien fourni pour nourrir une immense métropole.5 5 15 1 ÜPÜY \u2018 FE RûUSGM LTÉ! V-, SUHMHfflMj A.BOUROUE flSÉVW: rtri -J ¦¦ - : Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 7 \" LE SAMEDI \" présente en exclusivité : Oil\t% t C |W|\t|L|\tUn chapitre par semaine du grand LE JvK V k IN A IN I roman de GERMAINE GUEVREMONT TRENTE-QUATRIEME EPISODE.Toute la paroisse est en émoi : Pierre-Côme Provençal qu\u2019on croyait invincible vient d\u2019être terrassé par un éboulis de billots lors d\u2019une corvée au bois de la Baie de la Vallière.Est-il blessé à mort ?C\u2019est la question que l\u2019on se pose avec anxiété dans toutes les maisons du Chenal du Moine, en attendant l\u2019arrivée du docteur Desgroseillers qu\u2019Odilon est allé chercher.Et chez les Beauchemin plus qu\u2019ailleurs.A la pensée de perdre son compagnon d\u2019enfance, le père Di dace oublie tout ressentiment.Phonsine est aux aguets, tantôt à la fenêtre à examiner la route, tantôt à prêter l\u2019oreille à la conversation du Survenant et d\u2019Angélina Desmarais.Soudain Jacob Salvail est parmi eux, porteur d\u2019un message : Pierre-Côme Provençal requiert le Survenant.Ce dernier refuse de soigner le Gros-Gras.Chacun tente en vain de le convaincre de se rendre à la demande du malade.A la fin le père Didace décide d\u2019aller lui-même parler au maire du Chenal du Moine.En le trouvant, non pas mourant tel qu\u2019il s\u2019y attendait, mais souffrant, le père Didace reprend un ton ferme ainsi que son esprit combatif pour lui proposer un marché : si Pierre-Côme veut se procurer les soins du Survenant, qu\u2019il signe un papier garantissant la paix à celui-ci, le temps qu\u2019il sera au Chenal du Moine.Dans l\u2019alternative, Pierre-Côme Provençal opte pour le moindre mal : il donnera sa signature à condition que le Survenant se hâte de venir le guérir.« J\u2019achève », dit-il dans un gémissement qui arrache des larmes à sa fille Catherine.CHAPITRE XXXIV La guérison du Gros-Gras.Le père Didace ne mettait pas de temps à retourner chez lui.Le Survenant l\u2019attendait sans se douter des manèges dont il venait d\u2019être l\u2019objet : \u2014 Ho ! grèye-toi, lui dit le père Didace, sans plus d\u2019explications.,Pour toute réponse, le Survenant sourit.Il n\u2019avait nullement l\u2019intention d\u2019être arrogant avec son hôte qui l\u2019avait accueilli comme un père.Mais l\u2019insistance du vieil homme à vouloir l\u2019entraîner chez les Provençal commençait à l\u2019ennuyer.De son côté le père Didace n\u2019aimait guère se faire contrecarrer par qui que ce soit.A plus forte raison dans sa propre maison.\u2014 J\u2019te crèyais jamais malamain de même, Survenant.\u2014 Il n\u2019est pas question d\u2019être malamain, père Didace.Mais chacun doit être libre d\u2019agir comme il l\u2019entend.Si le Survenant était entêté, Didace Beauchemin ne lâchait pas prise facilement : \u2014 De deux choses l\u2019une, Survenant : ou ben tu veux te faire prier .\u2014 Moi, me faire prier ?\u2014 Ou ben tu t\u2019es vanté quand tu nous as \u2022 dit que t\u2019avais ramanché le bras d\u2019un homme.\u2014 Ah, nè-veur-magne ! \u2014 C\u2019est vrai que ça s\u2019passait dans l\u2019fin fond des bois, insinua le père Didace qui sentait monter en lui une sourde colère.\u2014 Ah ! père Didace, fit le Survenant amusé, accordez-moi le crédit de croire que je choisirais un fait plus glorieux, si je voulais me vanter.Quant à me faire prier, il me semble que j\u2019ai fait mes preuves du contraire.__Une dernière fois, conclut le vieux, j\u2019te demande en grâce de te rendre chez Pierre-Côme Provençal._____On n\u2019est toujours pas pour se chicaner pour l\u2019amour des Provençal, dit le Survenant en se levant.Tandis qu\u2019il passait sa vareuse que Bedette Salvail appelait un garibaldi, il ajouta : « Mais je ne vous promets pas de le guérir.Il peut aussi bien avoir les reins cassés ».\u2014 J\u2019te demande pas de faire des miracles.Et puis, prends-en ma parole, si tu soignes Gros-Gras, tu le regretteras pas.L\u2019étranger ne vit pas la malice briller dans le regard du père Didace : \u2014 Gros-Gras était même paré à te payer le gros prix.\u2014 Oui, pour le plaisir de me prendre en faute.Comme il a déjà cherché à le faire.-\u2014 Pas c\u2019te fois-citte, Survenant.Il va même te donner un papier signé de sa main comme quoi tu pourras aller, venir à ta guise, tant que tu voudras, comme tu voudras .\u2014 Avec ça que je n\u2019ai pas attendu la permission de .son honneur, dit ironiquement le Survenant.Puis, soudainement pressé d\u2019en finir, il sortit le premier : * \u2014 Allons-y au plus coupant.Qu\u2019on voie la fin de cette histoire-là ! Une fois au-dehors, les deux hommes marchèrent en silence, s\u2019abandonnant au fil de leurs pensées.La nuit printanière était belle et douce.Le père Didace la subissait ; il s\u2019en laissait pénétrer avec le fatalisme des hommes de la terre, habitués à vivre au contact quotidien de la nature.Mais il n\u2019en était pas ainsi du Survenant qui sentait lever en lui une brume de nostalgie.Cette brume, comme la « breume » dont parlent les gens du Chenal du Moine lorsqu\u2019elle flotte à la tête des aulnages, s\u2019accrochait à lui.Vague d\u2019abord, elle se précisait.Il la reconnaissait, ainsi qu\u2019une personne bien-aimée qu\u2019on retrouve en rêve : elle prenait la forme de la route.C\u2019était l\u2019appel, le signal convenu.Aucune femme, aucune amante n\u2019aurait jamais sur lui semblable emprise.L\u2019image de Bedette effleura sa pensée, qu\u2019il dissipa aussitôt.Certes, Bernadette Salvail était jolie.Elle possédait un charme indéniable.Mais ses discours légers lassaient vite les jeunes gens, surtout un garçon de la valeur du Survenant.Angélina Desmarais ?A la pensée de la triste infirme, il ralentit.Etonné le père Didace attendit que le Survenant l\u2019eût rejoint.Comme d\u2019un commun accord, ils accordèrent leurs pas et reprirent la marche.Lorsque plus tard l\u2019étranger évoquerait le Chenal du Moine, il reverrait la brune Angélina inclinée, soit sur quelque ouvrage domestique, soit à enlever les feuilles mortes menaçant une plante, toujours préoccupée à ne rien perdre, pas même une parcelle de temps.Quel contraste avec Bedette ! \u2014 La cigale et la fourmi, quoi ! \u2014 As-tu parlé, Survenant ?\u2014 Vous avez rêvé, père Didace.\u2014 Pourtant.En arrivant chez Pierre-Côme, j\u2019te dirai quoi faire.Maintenant, il avait le goût de poursuivre la conversation.Mais le Survenant ne l\u2019encouragea guère.Il songeait à la route qui, avant longtemps, le reprendrait.C\u2019était ce qui l\u2019avait décidé à céder aux instances du père Didace.\u2014 On arrive, Survenant.\u2022 Chez les Provençal, Pierre-Côme souffrait de plus en plus.Il se désespérait de ne pas voir arriver ni le Survenant ni Odilon en compagnie du docteur Desgroseillers.Il geignait sans se préoccuper de Catherine qui le veillait avec soin.Elle prenait mille précautions afin de ne pas faire de bruit, au lieu d\u2019agir comme à l\u2019ordinaire.Elle s\u2019y appliquait tellement qu\u2019à tout moment il lui arrivait de commettre quelque maladresse.De sorte que son père ne parvenait pas à fermer l\u2019oeil, sinon pour marquer à quel point il souffrait.Quand la porte s\u2019ouvrit pour livrer passage au Survenant, Pierre-Côme se souleva péniblement et interrogea : \u2014 Qui c\u2019est qui est là donc, Catherine ?Mais n\u2019attendant pas que sa fille eût atteint la cuisine, il demanda encore : \u2014 C\u2019est-y toi, Odilon ?Avant que Catherine prononce une parole, le Survenant pénétrait dans la chambre.\u2014 Tu me sauves la vie, Survenant, soupira Pierre-Côme que la souffrance faisait extravaguer.\u2014 N\u2019allez pas trop vite, monsieur Provençal.Vous m\u2019avez fait demander.Me voici.Mais ceci ne veut pas dire que j\u2019aie la capacité de vous guérir.\u2014 Ah ! fit Pierre-Côme, en retombant sur son lit, plus affaissé même qu\u2019auparavant.Son gros corps ondulant sous les couvertures, il se retourna vers le mur pour dire : \u2014 J\u2019savais tout le temps que c\u2019était rien que du vent.J\u2019vas mourir, cria-t-il avec une force qui démentait ses paroles.Catherine qui, jusque là était restée silencieuse s\u2019approcha de la couchette.Elle avait déposé une plume blanche dans une soucoupe remplie d\u2019eau, sur le chiffonnier, près du malade, \u2014 J\u2019vas vous humecter les lèvres, mon père, dit-elle, cherchant à le soulager.[ Lire la suite page 30 ] HELENE LOISELLE qui joue brillamment le rôle d\u2019Angélina Desmarais aussi bien à la radio qu'à la télévision.\tIPhoto Jac-Guyl. 8 Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 ¦ - \" ¦ : : k DANS LE MO A quoi tient la popularité ?Il est des gens qui n\u2019oublient pas que rien n\u2019est nouveau, qu\u2019à chaque génération on refait les expériences anciennes, qu\u2019on repasse par les mêmes chemins, qu\u2019aux mêmes causes succèdent les mêmes conséquences, des résultats finals identiques.Ils n\u2019oublient pas que les grands athlètes font le sport grand et majestueux.Il a suffi d\u2019un Jack Dempsey, comme arbitre, pour qu\u2019une foule de 13,-575 personnes assistât à un combat de boxe de peu d\u2019importance, entre deux boxeurs de second ordre, à Nouvelle-Orléans.Pour la circonstance, il y a trois semaines, le plus populaire des anciens champions mondiaux, Jack Dempsey, était au pourcentage.Il reçut la somme de $3,155.Le lendemain, à Bâton Rouge, il toucha un billet de mille dollars pour arbitrer une joute de baseball.Le surlendemain, on lui donna un autre mille dollars, après avoir arbitré un combat de lutte, à Nouvelle-Orléans.Donc, le grand Jack gagna $5,155 en trois jours.Le fisc américain a pris, naturellement, une bonne part du gâteau ! La vertu d'un nom.C\u2019est incontestable.Parmi les anciens champions du monde de la boxe, Jack Dempsey a joui d\u2019une popularité particulière.Toutefois, peu de fervents de la boxe de Montréal se souviennent qu\u2019un autre champion, plus étonnant encore, avait, dans les années fin de siècle, illustré le même nom.En 1895, mourut un champion mondial des poids-moyens, nommé Jack Dempsey, qu\u2019on avait surnommé «Nonpareil Jack», dont la carrière étonna son époque.Il pesait 145 livres.D\u2019abord, ouvrier tonnelier, il commença de connaître sa valeur dans des combats avec ses camarades.Alors, on utilisait de vieux tabliers de travail, enroulés autour des mains en guise de gants.Il s\u2019acquit rapidement, par son courage et son adresse, une grande renommée à la suite d\u2019une série de combats heureux, à poings nus ou avec gants non rembourrés.Nombre de fois, il vainquit des boxeurs, qui pesaient jusqu\u2019à 20 livres de plus que lui, alors qu\u2019il avait conquis le titre de champion du monde des poids-moyens.Après avoir lu les exploits de cet ancien Jack, notre Jack Dempsey adopta le même nom.Mais de semblables exploits l\u2019épuisèrent avant le temps.Ce fut le fameux Bob Fitzsimmons, qui lui ravit son titre, le 4 janvier 1891, à Nouvelle-Orléans, alors que Dempsey n\u2019avait que 29 ans.Jack « Nonpareil » Dempsey ne se consola pas de cette défaite.11\tperdit sa flamme et se mit à noyer son chagrin dans le whisky.Il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil.A sa dernière apparition dans l\u2019arène, le Nonpareil Jack Dempsey avait pour adversaire Tommy Ryan qui, navré de combattre une telle ruine, le 12\taoût 1894, le jour de notre naissance, ne put se décider à le mettre définitivement hors de combat.Tommy lui donna une chance, comme le font couramment Carter et autres.Les meilleurs coups qui ont rendu célèbre Jack Dempsey.Lors de sa dernière visite, à Montréal, Jack Dempsey nous fit un tas de confidences, que nous résumerons, à notre manière : un boxeur qui veut réussir, devenir champion du monde, doit éviter les mille tentations de la vie, unir sa destinée avec une femme possédant un gros bon sens, non pas une femme fatale.Ici, nous nous taisons, car le populaire Jack Dempsey a passé par ces fourches caudines, à l\u2019âge de 27 ans.Nous vivons dans un pays libre, mais toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, ou à écrire.A brûle-pourpoint, nous lui avons demandé quels furent les coups de poing préférés, qui lui ont permis de devenir la plus grande vedette de notre siècle.Il s\u2019empressa de nous répondre, sans aucune hésitation : Le coup du droit.Ce coup est employé, lorsqu\u2019on voit une ouverture se produire et que l\u2019on est un peu trop loin pour envoyer un crochet.Ordinairement, il est porté lorsqu\u2019en se tenant à quelque distance de l\u2019adversaire, vous esquivez son gauche et cherchez à atteindre la pointe de son menton.Chaque fois que vous arrivez au ?I» ** des Royaux de Montréal, n'est pasath.èterredécou^erfacûtm^T'ce q0uaenUtrà qauech]anvoitnt|'\t.«**'«?\u2022* mangeant de la main gauche, chi- quant a gauche, voit le |our, ou il réussira à se tailler une place dans les liaues eLaiS- r'RieTdS\u2019 9-\"*-*énéra.Pet gérant ies oZ prochain e; ,urdonner toutes leTchaTces ^ 0bte\"ir \u201c* SerW\u2018eS P°\u201cr ,,a\" qu'il dut subir, à St-Louis.Pittsburgh.BrooklyneT cieveland\"\tJ'* Brooklyn peut le rappeler sous sa banniè're.en^nTe\u2019al\t^ Ci-contre: PETER WOJCIDCHOWSKY ou plutôt PETE Wo icv\t\u2022 naise.lanceur droitier de 31 ans du\t\u2022 .TE WOJEY' d or,9'ne polo- compte beaucoup, au cours des prochaines *7° '\tqU'\tgérant MulleavV devant commencer le T se^tembr'e n ^us s\u2019ou^ * 7\"°^ ^ fln de Sais8\"\u2019 fois sa carrière de joueur de baseball terminée H\t!' aUtre '°Ur\u2019 * Vue d ensemble des bâtiments de Port-Royal situés sur le bastion d'Annapolis.¦ iV'.BfÇS$ BàTS ¦'F'o.- Les membres de I' \"Ordre de Bon Temps\" se réunissent chaque semaine à Annapolis.Lors des fêtes, ils se retrouveront en costumes d'époque dans la salle à manger de Port-Royal.Une réunion spéciale aura lieu le 16 août prochain.Le \"Fort Anne\" à Annapolis Royal.Les deu* régimes, français et anglais, se trouvent ainsi représentés à Port-Royal.(Photos Nova Scotia Film Bureau!.rWÿ, JmM mm ¦ ^ A PORT-ROYAL (NOUVELLE-ECOSSE) Les Chevaliers de TOrdre de Bon Temps fêteront, au mois d'août, leur 350e anniversaire par JACQUES COULON Le voyageur venant d\u2019Annapolis, en Nouvelle-Ecosse, qui débarqué du traversier de Grandville et suit un moment 1 étroite route poussiéreuse, sans arbres, qui longe les rochers noirs du bassin d Annapolis, aperçoit tout à coup, sur un grand espace dénudé, un haut caim de granit sur lequel il peut lire, écrit en anglais : A la mémoire du Lieutenant-général Timothé Pierre du Guast, Sieur de Monts.Le pionnier de la Civilisation en Amérique du Nord qui découvrit et explora les rives adjacentes et fonda, en 1604, le premier établissement européen au nord du golfe de Mexico L\u2019établissement était en fait ce corps de bâtiments noirs et massifs, de bois goudronné et mal équarri, que l\u2019on découvre au bord de la route, près du minuscule village de Port-Royal qui, en 1670, comptait plus d\u2019âmes qu\u2019il n\u2019en a aujourd\u2019hui.Cela ressemble un peu à ces retranchements de pionniers perdus dans le désert des plaines au temps des guerres indiennes, et dont le cinéma hollywoodien nous restitue parfois l\u2019image.Les bâtiments actuels, cependant, n\u2019appartiennent pas à la construction primitive, celle-ci ayant été détruite en 1613.Samuel de Champlain, géographe du Roi de France, qui avait été requis par de Monts d\u2019en dresser le plan et d\u2019en choisir l\u2019endroit, y avait installé « son » jardin et « sa » promenade.L\u2019agencement des différents bâtiments est une réplique exacte des grandes fermes picardes de la fin du 16e siècle.On se servit, lors de la reconstruction du fort, relativement récente, d\u2019une carte faite de la main de Champlain lui-même, ainsi que de nombreuses descriptions de l\u2019époque dont les plus importantes furent relevées dans son journal de voyages et dans les « Relations » des Jésuites.Des fouilles archéologiques et le relevé des anciennes fondations fournirent aussi de précieux renseignements quant à la disposition exacte des lieux.Les divers quartiers du fort abritent une cuisine, une salle de réunions, des dortoirs, une chapelle, etc., en un mot tout ce qui était nécessaire pour accommoder convenablement une garnison permanente d\u2019environ cinquante hommes, et parfois plus.L\u2019ensemble fut construit avec des matériaux de l\u2019endroit : troncs de pins, pierres des champs et briques cuites sur place.Les bâtiments étaient comme aujourd\u2019hui recouverts de bardeaux de chêne.'-'Z*\tiuuai4uci 4uc id ictuii&uuLuuu uu iui i a eie menée fort scrupuleusement : les divers éléments sont assemblés sans clous ni vis et les ferronneries des portes et fenêtres \u2014 aux vitres de parchemin \u2014 façonnées à la main, offrent un bel exemple du travail de forge au 17e siècle.On pourrait dire, à juste titre, que l\u2019histoire du Canada a commencé véritablement en ce petit coin de la Nouvelle-Ecosse.Entre autres détails curieux, notons que c est à Port-Royal que fut construit le premier navire et, sur une petite rivière voisine, le premier moulin à farine.C\u2019est à Port-Royal également qu\u2019eurent lieu les premières conversions de sauvages au Christianisme ; à Port-Royal aussi fut donnée, en 1606, la première représentation théâtrale en Amérique du Nord.Mais aux souvenirs de Port-Royal est surtout mêlé cet «Ordre de Bon Temps », qui d ailleurs subsiste encore de nos jours, petite confrérie de caractère purement symbolique, fondée par Champlain lui-même durant l\u2019hiver 1605-1606, « un hiver si doux, écrit-il quelque part, que l\u2019on dînait dehors, au soleil », et dont la devise joviale « Faire bonne chère et toujours rire » explique un peu l\u2019idée de son créateur L\u2019idée, en fait, était simplement de se divertir entre amis car les journées étaient longues à Port-Royal.Les membres de l\u2019Ordre étaient au nombre de quinze.Chacun d\u2019eux, à tour de rôle, devenait pour un jour grand maître de l\u2019Ordre, après quoi il cédait sa place au suivant qui mettait un point d\u2019honneur à ce que le banquet qu\u2019il allait préparer fût supérieur a celui de son prédécesseur.Marc Lescarbot, poète et avocat parisien mais surtout aventurier, qui séjourna quelque temps avec les compagnons de Champlain et fut en quelque sorte 1 historien de la petite colonie, nous dit que « les gourmets de Port-Royal n avaient rien a envier à ceux de la Rue Aux Ours à Paris car ils faisaient aussi bonne chère et à meilleur marché».Les festins de l\u2019Ordre étaient pantagruéliques et l\u2019on'y servait toutes sortes de variétés de poissons et de volailles achetés aux Indiens Aussi des rôtis d orignal, de caribou, de castor et de lapin .Le ma'tre de l\u2019Ordre portant au cou un triple collier d\u2019argent, faisait son entrée dans la salle suivi de tous les membres de l\u2019Ordre portant chacun sur l\u2019épaule un plat du menu.La meme ceremonie se renouvelait lorsqu\u2019on apportait les uca Alitaient» uts of Îm.re __f »\t.\t,\t, *pcinuis avec leurs îemmes du fort f S Un repas Slmple leur était servi dans un autre quartier VCHC Clllliec, \u2022\t,\t.\t, uu Don lemPs qu> na pas rompu avec les an- ciennes traditions du bien manger et compte bon nombre de membres, tant a Annapolis que dans d autres petites villes de Nouvelle-Ecosse se reunira au complet dans les bâtiments de Port-Royal.Des fêtes nautiques et diverses manifestations populaires et folkloriques feront revivre un \u201cn\u2018; dans ce com de notre Pays, le souvenir de Samuel de Champlain et de ses joyeux compagnons.\tp Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 13 Voici les 18 Chansons les plus populaires à $1.98.Ces mêmes chansons, plus les 18 meilleures Western, pour $2.98 : Rock Around The Clock Learnin' The Blues Heart Blossom Fell Don\u2019t Be Angry Honey Babe Hard to Get Something\u2019s Gotta Give I Wonder It\u2019s A Sin To Tell A Lie Where Will The Dimple Be Hey Mr.Banjo Love Me Or Leave Me Sweet and Gentle Man In The Raincoat Alabama Jubilee The House Of Blue Lights Chee Chee Oo Chee Voici les 18 meilleures chansons Western à $1.98.Ces mêmes chansons, avec les 18 grands succès Populaires, pour $2.98 : 18 CHANSONS FAVORITES, POPULAIRES ou WESTERN Seulement et un choix d\u2019une série additionnelle de 6 chansons pour seulement 1 cent CETTE OFFRE UNIQUE EN SON GENRE EST VRAIMENT LA PLUS EXTRAORDINAIRE DANS L'HISTOIRE DU DISQUE.IL VOUS EN COUTERAIT DIX FOIS PLUS CHER POUR ACHETER DE TELS DISQUES AU MAGASIN.It Tickles There She Goes Two Kinds of Love In Time Satisfied Mind Old Lonesome Times Cuzz You\u2019re So Sweet Breaking In Another Heart No One Dear But You Glad I Got To See You Once More Go Back You Fool Mommy Can I Take My Dolly To Heaven But I\u2019ll Go Chasin\u2019 Women We Were Married The Head Member Of Our Family Is Gone Tell Her You Love Her Today Big Blue Eyes I Don\u2019t Care Choisissez l\u2019une de ces 6 séries de chansons pour 1 V>- ' V > J ^ .1 .V EDWARO, CE SONT J é' LES ENFANTS -r^V DU CAPITAINE ,JE NE \u201e SAVAIS K, PAS/ ' EDWARD, POUR > N'IRlONS- NOUS PAS.NOUS- .- MEMES P ,r< ÇS < ^\t\\ \\\\ X coPreiGH t\tn#cn£rr£ g, cpem art/vn BïïrHT CHÈRE HÉLENA.JE N'06AIS VOUS EN-=r> PARLER / .«ssas j MERCL^tJ COMME VOUS ETES BON / v=» V r.\\ r y/ Sans savoir que les deux enfants qui sont auprès de lady Helena sont les enfants du capitaine Grant, disparu en mer, lord Glenarvan exprime devant eux son amertume de ce que l\u2019Amirauté ne veuille pas entreprendre les recherches.A ces mots, Mary et Robert Grant fondent en larmes, car leur dernier espoir vient de s\u2019écrouler.\u2014 Lady Helena explique alors à lord Edward, très ému, que Mary et Robert sont les enfants de celui qui a lancé la bouteille à la mer.Lord Glenarvan regrette aussitôt les paroles qu\u2019il vient de prononcer, mais il est trop tard, les deur orphelins sont maintenant en face de la triste réalité ; leur père est sans doute vivant, mais ils ne le reverront jamais.\u2014 Cette pensée est trop affreuse, et trop inhumaine pour que Lady Helena ne cherche pas un moyen Puisque l\u2019Amirauté anglaise refuse d\u2019envoyer une expédition à la recherche du capitaine Grant, lord Glenarvan, à l\u2019instigation de sa femme, lady Helena, prend la décision d\u2019effectuer lui-même les recherches, à bord du Duncan.Le départ résolu il n\u2019y a pas une heure à perdre, et lord Edward donne immédiatement les ordres pour que le yacht soit armé pour un voyage au long cours.\u2014 A Glasgow, le capitaine John Mangles reçoit le télégramme de lord Edward, et se met aussitôt au travail.Jeune et dynamique, Mangles est un des meilleurs marins d\u2019Angleterre, et l\u2019on peut lui faire confiance en ce qui concerne l\u2019équipement du yacht.De plus, la tâche que lord Edward va entreprendre lui est particulièrement sympathique puisqu\u2019il s\u2019agit de sauver un marin en péril.\u2014 Un mois plus quelconque, à changer le cours du destin.Une idée lui vient : lord Glenarvan possède une immense fortune et le Duncan qu\u2019il vient de faire construire, est un yacht qui peut fort bien affronter la haute mer.Pourquoi ne pas entreprendre les recherches que l\u2019Amirauté refuse d\u2019effectuer ?\u2014 Lord Edward, est lui-même trop bon et trop généreux pour repousser cette idée pleine d\u2019audace, mais réalisable.Attirant sa femme sur sa poitrine, il la serre affectueusement contre lui, en souriant.Comprenant que la chance leur est à nouveau favorable, Mary et Robert poussent des cris de joie, car maintenant, ils ne doutent plus de retrouver leur père.tard, le Duncan, arrimé, approvisionné, aménagé, est prêt à prendre la mer.Les machines fonctionnent admirablement, et les essais ont été plus que satisfaisants.La magnifique apparence du navire, luisant de propreté, attire les regards admiratifs des passagers du Scotia, le paquebot de Calcutta, amarré tout à côté du Duncan, dans le port de Glasgow.\u2014 A Malcolm-Castle, lord Edward a fixé la date du départ au 25 août, et tout le monde s\u2019affaire aux derniers préparatifs.Outre lord Edward, lady Helena, Mary et Robert Grant, le major Mac Nabbs et les deux domestiques particuliers des Glenarvan, Mr et Mme Olbinett feront partie de l\u2019expédition.\t(à suivre dans le prochain numéro) ( OU EL BEAU /j'EN Al RAREMENT ^ S NAVIRE / / VU D'AUSSI BIEN ^\u2014 ce\u2014-/entre -____.tenu/ J'ÉTAIS SUR QUE LORD X EDWARD N'ABANDONNE- , PAIT PAS LES NAUFRAGÉS/ D'ABORD'.JE VAIS TÉLÉGRAPHIER I IMMÉDIATEMENT A JOHN POUR QU'IL PRÉPARE LE VACHT/ 'V\t- V LES BAGAGES, NOUS , PARTIRONS ENSUITE/ FV COPYRIGHT aBPP/P/t HOCH£Tr£ S< OP£&?Müfi/Pt mm Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 33 CONTE ILLUSTRE DU \" SAMEDI \" \u2014 VINGTIEME EPISODE .LE IDÉE AI-JE EU DC ) laADAiico tyMiore r MISÉRABLE^ JE SUIS DANS DE BEAUX DRAPS/ ENFIN, NOUS VER» LIER POUR CE OU MONDEÇ FIX /ATTEN 05 vUKSLt?QUE NOUS V nous j RETROUVIONS//'-' BIEN.'' iMÎ l copyright librairie hachettes, OfKera Munror - ¦imm En apprenant que Philéas Fogg n\u2019est pas à bord du Carnatic, Passepartout est anéanti.Il ne parvient pas à comprendre comment son maître si ponctuel, a pu rater le départ du paquebot.Et soudain, la lumière se fait en lui.Il se souvient brusquement que l\u2019heure du départ du navire avait été avancée, qu\u2019il devait prévenir Philéas Fogg.\u2014 Du coup, la manoeuvre de Fix apparaît dans une aveuglante clarté.Le misérable a profité des circonstances pour retenir à Hong-Kong celui qu\u2019il prend pour le voleur de la Banque d\u2019Angleterre.A cette idée, le sang de Passepartout ne fait qu\u2019un tour.Si jamais Fix lui tombe sous la main, quel règlement de comptes ! \u2014 Après un premier moment d\u2019acca- blement, Passepartout reprend son sang-froid, et examine la situation.Elle est peu enviable.Sans un sou en poche, le Parisien débarquera dans cinq jours à Yokohama, et là, Dieu seul sait ce qui se passera.En attendant, Passepartout décide de bien profiter de la cuisine du Camatic puisque son passage a été payé d\u2019avance.\u2014 Le treize novembre, à la marée du matin, le paquebot entre dans le port de Yokohama, et vient se ranger au quai.C\u2019est là que les ennuis vont commencer pour le pauvre Passepartout qui met pied à terre sans aucun enthousiasme.Dans la foule grouillante qui encombre les rues, le domestique de Philéas Fogg se sent bien seul et bien perdu.ÇA NE PEUT PUIS CURER.JE NE PEUX MS CHANTER CAMS CE COSTUME, Oh ME METTRAIT EN PRISON / .IL FAUT QUE JE FASSE quelque cMose/y ÇA SENT BON/ r IlliPi 'xfTSr MOTM* COPYRIGHT LIBRA/R/E HACHETTE &- OPERA Hi'/Hi JEomu.uvvvvffJ Seul et sans un centime en poche, Passepartout erre lamentablement dans les rues de Yokohama, en se creusant la cervelle pour découvrir le moyen grâce auquel il pourra trouver de quoi subsister.Le spectacle de la foule japonaise, bigarrée et bruyante le laisse indifférent.Les heures passent, et son estomac commence à crier famine.\u2014 Après avoir traversé le quartier européen, le Parisien pénètre dans la ville indigène, et poursuit sa marche errante dans les ruelles encombrées d\u2019une foule dense.A chaque échoppe où l\u2019on vend de la nourriture il s arrête et hume l\u2019air de ses narines palpitantes.Hélas, personne ne songe à faire la charité à ce blanc convenablement vêtu.\u2014 Toute la nuit, Passepartout erre ainsi sans but dans les rues, et le lendemain matin se retrouve éreinté, et de plus en plus affamé, dans les bas quartiers de la ville.A plusieurs coins de rues, il a remarqué des musiciens ambulants, et l\u2019idée lui vient d\u2019essayer de gagner un peu d\u2019argent en chantant, lui aussi, quelques refrains.\u2014 Cependant, son costume lui paraît peu approprié pour ce qu\u2019il veut faire.Le mieux serait d\u2019échanger ses vêtements contre une défroque plus en harmonie avec sa position.Cet échange serait susceptible d\u2019ailleurs de lui procurer un léger bénéfice, qui pourra être immédiatement employé à satisfaire un appétit grandissant.J\u2019EN MANGERAIS FACILEMENT ET VOILA' /IL ME Ml CCUQIC AllC iC v\tV .W\\ \\ DIX FOIS AUTANT./ SEMBLE QUE JE üfcriULL.ywt JL- SUIS AU CARNAVAL/ Znlh Ayant décidé d\u2019échanger ses vêtements, Passepartout entre dans la première boutique de fripier venue.Après quelques instants d une laborieuse négociation avec le brocanteur, notre ami sort du magasin, affublé d une vieille robe japonaise, et d\u2019un invraisemblable turban à côtes, décoloré sous 1 action du soleil.\u2014 En compensation de cet accoutrement, quelques piécettes d\u2019argent tintent dans sa poche.Il les utilise immédiatement, et fait acquisition, dans une échoppe, d\u2019une écuelle de riz, agrémentée de quelques débris de poulet.Ce n est pas grand-chose, mais c\u2019est toujours mieux que rien.\u2014 Sa faim quelque peu apaisée, Passepartout songe que sa seule chance de se tirer de ce mauvais pas, ALLONS AU PORT.LA PEUT-.ETRE TROUVERAI-JE UNE OCCASION/ \"AVANT De QUITTE# LE JAPON POUR LES ÉTATS-UNIS, WILLIAM BATULCA# ET SA TROUPE VOUS INVITENT A\\.j* VOILA .CE QU\u2019IL\tME FAUT/ COPYRIGHT UBRAHHE HACHETTE tr OPERA NLHVOY est d\u2019essayer de se faire embarquer à bord d\u2019un paquebot en partance pour les Etats-Unis.Sans hésiter, il se dirige vers le port, avec l\u2019intention bien arrêtée de ne pas rester à Yokohama une minute de plus qu\u2019il ne le faudra.\u2014 Cependant, en chemin, son enthousiasme tombe.En effet, quel commandant de navire voudra engager un homme aussi bizarrement habillé ?Et puis, pourquoi aurait-on besoin d\u2019un cuisinier ou d\u2019un domestique à bord d\u2019un paquebot américain ?Soudain, le regard de notre ami est attiré par une affiche qui annonce la séance d\u2019adieux de l\u2019honorable William Batulcar et de sa troupe acrobatique japonaise.\t(à suivre dans le prochain numéro) 34 Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 LES TROIS ACROBATES CONTE ILLUSTRE DU \"SAMEDI\u201d \u2014 CINQUANTE-DEUXIEME EPISODE \"'-SSJlï* 0 1.C\u2019est avec un sentiment de triomphe que Ned monta sur le perron du docteur, il l\u2019avait atteint sans être vu.mais, son sentiment aurait changé s\u2019il avait pu apercevoir la silhouette menaçante qui s\u2019approchait derrière lui.2.Une voix rude lui ordonna soudain : \u201cHaut les mains, étranger\u201d.Ned se retourna d\u2019un bond.les yeux agrandis de surprise, il vit le shérif qui l\u2019examinait de près.\u201cJe savais que l\u2019un de vous reviendrait.\u201d dit-il.3KC 3.Le coeur de Ned se serra.il fallait qu\u2019il persuade le shérif qu\u2019une personne très malade avait absolument besoin du médecin dans la prairie.qu\u2019un retard pouvait être funeste.\u201cC\u2019est une bonne histoire\u201d, rétorqua celui-ci, \u201cmais Je n\u2019y crois pas\u201d.Èfààsli 4.Ned se rendit compte qu\u2019il n\u2019était effectivement pas cru.Même s\u2019il détestait attaquer un homme qui ne faisait que son devoir, s\u2019agrippant soudainement à une barre dans les airs et balançant ses pieds, il fit trébucher le shérif.5.Son plan réussit complètement.Pris par surprise, le shérif alla s\u2019écraser beaucoup plus loin, et sa tête frappa durement le sol.il demeura inerte.S\u2019étant assuré qu\u2019il n\u2019était qu\u2019évanoui, Ned se retourna armé de son revolver pour faire face au médecin.6.\u201cDites donc, que se passe-t-il ?\u201d demanda le docteur Raymond regardant avec surprise l\u2019arme que notre ami tenait.\u201cVous venez avec moi\u201d, dit Ned.\u201cD y a un homme dans la prairie qui a besoin de vous\u201d \u2014 \u201cTrès bien, J\u2019y vais tout de suite\u201d, lui répondit-il aussitôt.7.Ce n\u2019était pas l\u2019arme qui impressionnait le médecin mais le fait que l\u2019on avait besoin de sa science Ned réalisa vite que le Dr Raymond était un homme d\u2019action et de courage et qu\u2019il n\u2019aurait pas à utiliser la force.8.Us montèrent en selle et galopèrent.Ned avait rangé son arme car il ne craignait plus son compagnon.Un orage éclata soudain, la pluie se mit à tomber qui les trempa jusqu\u2019aux os.7-r >\".V sKiâé 9.\u201cQuelle malchance\u201d, dit Ned.Mais ils n\u2019avaient pas vu le pire ; arrivant près de la rivière, ils virent que l\u2019orage l\u2019avait transformée en torrent.\u201cU semble que nous n\u2019y arriverons pas\u201d, dit le Dr Raymond.Mis ¦.îHm.10.\u201cJe n\u2019admets pas la défaite\u201d, reprit notre ami.\u201cnous allons traverser inondation ou pas Inondation, si nous attendons que la rivière descende, il sera trop tard\u201d.Encourageant son cheval, il s'engagea dans l\u2019eau et le docteur le suivit sans hésitation.IBillIl 11.L\u2019eau était très haute.Les chevaux nageaient bravement et vigoureusement Dour atteindre rive \u201e\u201e , les fit dévier de plusieurs pieds.En dépit du péril, Ned ne put s\u2019empêcher ?admi?er son comnaennn nni PP n \"' le,torre,lt chemin mais qui risquait simplement sa vie pour sauver celle d\u2019un inconnu.Pendant que cette pensée\u2019 hd* tnwnii?*1 docteur lui criait: \"Fa,s attention à cet arbre, étranger, il va t'écraser.\"\t,Ue s^Téan, \\l'Zo?ka,n' Le Samedi, Montréal, 6 août 1955 35 NOTES ENCYCLOPÉDIQUES AUX COINS QUEBEC por CLAUDE DERY Le ministère des Travaux publics d\u2019Ottawa entreprendra bientôt la construction d\u2019un nouvel édifice fédéral à Shawinigan Falls.L\u2019Hon.Robert Winters vient d\u2019en apprendre la nouvelle à M.J.A.Richard, député du comté.Afin de secourir les familles déshéritées de Ville Jacques Cartier, le diocèse de St-Jean a fait construire un Centre des Oeuvres de charité, lequel a été bénit par Mgr Coderre, récemment.Le Centre portera le nom de Ozanam.La compagnie du téléphone Bell a eu la main heureuse en s\u2019assurant les services de M.Marcel Hébert, ingénieur et bachelier en Sciences appliquées (Mécanique-Electricité).M.Hébert, d'Iberville, a obtenu la médaille du Lieutenant-Gouverneur de la province et la médaille d\u2019or de l\u2019Association des Diplômés de Polytechnique.Il est plutôt rare qu\u2019une jeune fille soit appelée à tenir le poste de trésorier dans une entreprise.C\u2019est le cas de Mlle Gisèle Bergeron, à l\u2019emploi de l\u2019Associated Textile, à Louiseville.Agée de 24 ans, Mlle Bergeron agira comme paie-maître à cette entreprise.Asbestos n\u2019est plus soumise à la loi Scott.La Commission des liqueurs du Québec a accordé des permis de vente de boissons à six épiceries et à un hôtel à la suite du référendum qui a rejeté la loi, en vigueur depuis nombre d\u2019années.Le conseil municipal de Sherbrooke entend rétablir sa commission athlétique afin de faire disparaître tous les spectacles qui se jouent de la crédulité des spectateurs.L\u2019un des sports à l\u2019étude en tout premier lieu, affirme-t-on, serait la lutte du samedi soir.Cette commission avait d\u2019ailleurs déjà existé, entre les années 1929-1939.Le travail a repris à plein rendement à l\u2019usine d\u2019armements de St-Paul l\u2019Ermite qui emploie plus de 2,000 ouvriers à la fabrication d\u2019obus.La foudre avait causé des dégâts estimés à $75,000 en allumant un gros incendie à cette entreprise.\u2022 Marie - Antoinette Grégoire - Coupai vient de publier un nouveau volume.Il s\u2019agit cette fois d\u2019un recueil intitulé « La charmeuse noire », un récit de voyage en Haïti.D\u2019abord une étude de moeurs chez les humbles et les pauvres et une nouvelle romancée.C\u2019est une citoyenne qui fait grandement honneur à sa ville, St-Jean d\u2019Iberville.Un désastreux incendie a causé des pertes de $50,000 à Tune des industries principales du village de St-Cyrille de Wendover en rasant le Moulin à scie de M.H.Champagne, qui donnait du travail à plusieurs mains.Le conseil municipal de Joliette a adopté un budget record de $865,200 pour 1955, soit $100,000 de plus que Tan dernier.Les contribuables paieront une taxe spéciale de $3 par année sur chaque appareil de téléphone, mais les *autres taxes restent inchangées.A peine âgé de 25 ans, M.Roland Verrault, récemment élu maire de Fo-restville, sur la Côte Nord, est le plus jeune maire de la province et peut-être du pays.Le Conseil Municipal de Saint-Jean d\u2019Iberville est d\u2019opinion que le Gouvernement devrait se montrer plus large à l\u2019égard des vieillards qui sont à l\u2019hospice et qui paient leur pension avec les allocations reçues du Gouvernement.Lorsque ces vieux citoyens sont malades et doivent être hospitalisés, la municipalité où ces vieillards demeurent plus de douze mois se voit dans l\u2019obligation de défrayer leur hospitalisation.Henry Ford II a ordonné à son équipe d\u2019inventeurs (150 techniciens, ingénieurs, etc) de prévoir des plans pour le XXIe siècle.Son but : une voiture atomique populaire, dite « automobile de Tan 2001 » qui sera munie d\u2019un système électronique permettant de déceler tout danger de panne ou d\u2019accident.\u2022 La Bibliothèque du Congrès à Washington est le plus grand entrepôt de mots écrits au monde.Elle contient neuf millions de volumes, treize millions de manuscrits et 412,000 registres.L\u2019Iowa est le plus cultivé des 48 Etats, mais le danger, comme toujours est dans l\u2019excès.Trois pour cent laissés à la nature, ce n\u2019est pas proportion équitable ; le maïs, le coton et le tabac partagent la propriété singulière de grand useur de sol.Les services chargés de la conservation des sols américains font des efforts pour convaincre les producteurs de maïs de la nécessité d\u2019une certaine étendue de prairies.Mais.l\u2019herbe est de l\u2019herbe, et le maïs est de l\u2019or.\u2022 Tous les superlatifs de New-York sont à Manhattan.C\u2019est là que s\u2019élève le plus haut bâtiment construit par la main de l\u2019homme : l\u2019Empire State Building, 102 étages, 1,250 pieds.C\u2019est l\u2019endroit du monde où le pied carré de terrain vaut le plus cher, où se donnent les spectacles les plus somptueux, où l\u2019argent peut acquérir le plus d\u2019objets variés.C\u2019est la plus grande place financière du monde, mais aussi le centre où se publient le plus de livres et où se créent le plus de pièces de théâtre.C\u2019est là qu\u2019arrivent le plus de touristes, le plus d\u2019immigrants et le plus de célébrités.En 1950, le nombre de conducteurs de camions, aux Etats-Unis, s\u2019élevait à 5,077,000, soit le groupe de salariés le plus nombreux au pays.Ils venaient de battre un record en dépassant le trafic de toutes les voies ferrées américaines réunies.Ils avaient transporté la totalité du lait des 75 plus grandes villes, 97 pour cent de leurs volailles et 65 pour cent de leurs oeufs frais.\u2022 Alger était jadis la citadelle des pirates, du vice et de l\u2019esclavage.Elle fut la seule ville au monde à laquelle les Etats-Unis déclarèrent la guerre.C\u2019est aujourd\u2019hui une métropole cosmopolite ayant pour maire Jacques Chevallier, petit-fils d\u2019un vétéran de la guerre civile américaine.Madeire est une île montagneuse située à 320 milles au nord de la côte africaine.Les fleurs et les fruits tropicaux abondent sur son sol volcanique.Les vins et les broderies de Madeire sont renommés.Les touristes anglais y sont nombreux, si bien, qu\u2019à Funchal, la capitale, les commerçants, en affichant la liste des prix, indiquent le montant en livres sterling, aussi bien qu\u2019en monnaie portugaise.Un accord commercial entre la Russie et la Suède prévoit la livraison à TU.R.S.S.de 50,000 habits de soirée (trois tailles).«Les dirigeants soviétiques veulent réintroduire les « bonnes manières » dans la haute société » disent les observateurs.\u2022 D\u2019après la carte missionnaire mondiale, la République d\u2019Andorre est le pays possédant le pourcentage le plus élevé de catholiques : cent pour cent.Saint-Pierre et Miquelon et le Luxembourg :\t(99 pour cent) viennent en- suite.\u2022 La province de Québec est la mieux pourvue du Canada en ressources hydrauliques.On y trouve deux usines hydro-électriques qui comptent parmi les plus importantes du monde : celle de Beauharnois, sur le Saint-Laurent, exploitée par la Commission Hydroélectrique du Québec et celle de Ship-shaw sur le Saguenay d\u2019une puissance de 1,200,000 ch., exploitée par l'Alu-minum Co.of Canada.o En plein coeur de la Cordillère, 7,000 pieds d\u2019altitude, s\u2019élève une ville étrangement moderne d\u2019aspect : Ma-chu-Pichu.Toutes les routes, en terrasse ou en escalier, y sont dallées et longées par des installations d\u2019eau courante qui alimentent les fontaines dans les quartiers populaires et des salles de bains dans le quartier résidentiel.Depuis, huit siècles au moins, cette ville est morte.C\u2019est un Américain, Bingham, qui la découvrit en 1910 : les Indiens qui en connaissaient l\u2019existence, gardaient le secret de père en fils, mais ils furent trahis par un métis.\u2022 Il existe au Danemark une Ville de Vieillards où ceux-ci vivent dans une chambre meublée d\u2019un lit, un fauteuil, une lampe.Ils ont l\u2019usage d\u2019une salle de bains, du salon commun, de la radio.Les services d\u2019une bonne et d\u2019une garde-malade, si nécessaire.Le vêtement est fourni et chaque pensionnaire reçoit un dollar ou deux par mois.Cette ville compte 1,600 habitants.LA TROUBLANTE HISTOIRE [ Suite de la page 3 ] qu\u2019il disposait avec tant de soin, le teint blafard, la physionomie triste, sombre même, la parole terne, il avait perdu presque complètement ce qui faisait son charme et sa popularité.C\u2019était un triste spectacle que celui de ce prêtre tombé de si haut, criblant de ses sarcasmes les croyances les plus chères de ses compatriotes, se moquant de ce qu\u2019il leur avait appris à vénérer.Aussi combien arrachèrent aux murs de leurs maisons ses portraits si respectés autrefois, et combien de fois les foules qui l\u2019avaient accla- mé lui manifestèrent leur indignation ! On sait que les Canadiens-français respectent les croyances, les églises et les ministres de leurs concitoyens protestants, mais ils pardonnent difficilement les écarts de langage et l\u2019apostasie de Chiniquy.Beaucoup disaient qu\u2019il se reconnaîtrait avant de mourir et reviendrait à la foi qu\u2019il avait prêchée avec tant de talent.Mais non, il mourut comme il avait vécu depuis trente ou quarante ans, le 16 janvier 1899, à 90 ans ».André de la Chevrotière.LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.
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