Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 31 juillet 1948
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le samedi, 1948-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 60e année, No 11\tMontréal, 31 juillet 1948 LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS DIX CENTS %'-?*! £ DANS CE NUMERO : ® LE MUSEE D AVIGNON \u2022\tL'ART MÉNAGER POUR TOUS \u2022\tL'ASSASSINAT DE D'ARCY McGEE \u2022\tLE CONTREBANDIER DE MACAO Roman policier par M.DE MOULINS I R'®;'', \t Le Samedi, Montréal, 31 juillet LO.N.F.POURSUIT SON BEAU\u2014TRAVAIL l\u2019Éducation par l\u2019image Par PAULETTE SMITH-ROY dp tous les moyens d\u2019éducation populaire le plus direct L\u2019enseignement visuel es'c \u201c w vérité de Ce principe fait que, dans tous les et le plus efficace.L meus\tsérieux qui désirent renseigner le peuple pays, les organismes d in\t.\tcomme à une technique de première avec exactitude ont îeco\témane de tableaux pris sur le vif dépasse valeur.La force de persPf\tique.C\u2019est ce qui rend si précieuse l\u2019infor- celle de tout autre Pr°j:e\u201c p Nat;0\u201eal du Film qui, depuis bientôt dix ans, s\u2019est mation dispensée par l un\tdéveloppement économique et social du Canada, constitué le témoin oculal™\\ , oeuvres de caractère éducationnel et reli-Si des expéditions scienti Q\t\u2022\tforgé la structure de notre pays, le public, des entreprises indu\tans, n\u2019était informé de ce travail que aeiIllc .\to/-kr-tir rïp lpurs randonnées ln TJ a cuwufk ' ,,, ÀmHAÀ/) J VOUS ne partez pas en vacances sans vous traçer un itinéraire.Et, pour arriver à destination, vous avez soin de choisir une marque d\u2019huile fiable.Exigez l\u2019huile à moteur Quaker State, à l\u2019exemple de millions d\u2019automobilistes satisfaits, qui savent qu\u2019on peut se fier a la marque Quaker State, toujours uniforme et garantie par un tiers de siecle d\u2019expérience et de progrès dans 1 art de raffiner l\u2019huile à moteur.Oui, l\u2019huile Quaker State est raffinée scientifiquement et provient de petrole brut 100% pur type Pennsylvanie, considéré comme le meilleur au monde.cer Il a huùfa dt dwXbtaiŸ gieux, des entrepose» \u2014 vm\u201et-cinq ans, n\u2019était informe de ce travail que par à venir jusqu\u2019à ces de*.S f^enciers qui, au sortir de leurs randonnées loin-le témoignage espace des\tCeg renseignements joints à ceux que foumis- taines, venaient en taire e _\tnatteignaient qu\u2019un nombre peu considé- saient des livres et certai\tL\u20190ffice National du Film a entrepris de faire rable d\u2019auditeurs et de lee e_ V d\u2019abord, puis à l\u2019étranger où ü importait connaître le Canada aux\tde nQtre actif national et de ses possibilités, rtes de donner une lde®\ttous lgs points d\u2019intérêt historique, commercial a donc promene sa lentille ^\t^ reportage vivant et détaillé, et touristique du Canada, e e\t!é » rend compte du travaü mission- Un film intitulé «Un tneele ses t écoulé autre w« \u201et CANADA SEULEMENT) Nom .Adresse .Ville .Prov.B.P.2134 PUCE D\u2019ARMES MONTRÉAL, P,Q.\u2014 Oui, oui, très bien.Les deux amis sortirent aussitôt, suivis de Lucien.Ils se jetèrent dans le premier fiacre vide qu\u2019ils rencontrèrent, en donnant l\u2019ordre au cocher de les conduire rue Linné.Le trajet se fit assez rapidement, le cheval étant, par extraordinaire, jeune encore, bien nourri et bon trotteur.Lucien entra le premier dans la maison et passa devant la loge sans être vu.Il était déjà dans l\u2019escalier quand la concierge arrêta Georges et Alexis par ces mots : \u2014\tMessieurs, où allez-vous ?Lucien descendit vite les quelques marches qu\u2019il avait gravies et répondit à la concierge : \u2014\tCes messieurs sont avec moi ; ce sont des amis de M.et de Mlle Mou-rillon.\u2014 Ah ! bien, fit la femme ; mais vous ne trouverez personne là-haut.\u2014 Où donc est Mlle Mourillon ?demanda Georges.\u2014 Sortie.\u2014 Elle n'est pas allée loin, sans doute, elle va revenir ?\u2014 Je ne peux pas vous dire.\u2014 Vous savez où elle est allée?\u2014 Mais non, je ne le sais pas.-\u2014Y a-t-il longtemps qu\u2019elle est sortie ?\u2014 Depuis deux heures.\u2014 Et cinq heures sont sonnées ! \u2014 Que v:us a-t-elle dit en sortant?demanda Alexis.\u2014 Deux mots seulement, en me remettant la clef de l\u2019appartement : « Mon père me fait demander.» \u2014 Son père ! fit Alexis.\u2014 Voilà ce que la demoiselle m\u2019a dit.\u2014 C\u2019est étrange ! \u2014 Mon Dieu, oui, monsieur, tout ce qui se passe ici depuis ce matin est étrange.\u2014 Mlle Mourillon a donc reçu une lettre ?\u2014 Ça, monsieur, je n\u2019en sais rien.Mais je vais vous conter la chose.Les jeunes gens prêtèrent l\u2019oreille.Georges avait le coeur serré.La concierge reprit : \u2014 A deux heures, une voiture s'arrêta devant la porte et j\u2019en vis descendre une vieille religieuse.« Elle entra.J\u2019étais sur le seuil de ma porte.« \u2014 Vous êtes la concierge de la maison ?me dit-elle.« \u2014 Oui, répondis-je, qu\u2019est-ce qu\u2019il y a pour votre service ?« \u2014 Il faut que je voie immédiatement Mlle Mourillon; c\u2019est pressé.« Naturellement, je lui indiquai la porte de l\u2019appartement et elle monta.« La demoiselle était seule à ce moment, la femme de ménage l\u2019ayant quittée.« Je ne sais pas ce que lui a dit la vieille religieuse ; mais, pas plus de dix minutes après, toutes deux descendirent.La demoiselle était habillée comme avant-hier alors que son père l\u2019a menée à l\u2019Opéra.« Donc, elle me remit la clef, en me disant ce que vms savez, puis elle et la vieille religieuse mont rent dans la voiture, et les voilà parties.Depuis, plus de n uvelles de Mlle Mionne.» Le front d\u2019Alexis Mollin s\u2019était plissé et un feu sombre s\u2019allumait dans ses yeux.\u2014 Malheur ! prononça-t-il sourdement, nous arrivons trop tard ! Georges saisit le bras de son ami et le serrant fortement: -\u2014Tu crois donc.balbutia-t-il.\u2014 Est-ce que je sais ce que je dois croire ou supposer ?répondit brusquement Alexis.\u2014 Mais viens, viens, nous n\u2019avons plus rien à faire ici.Il salua la concierge et entraîna Georges.Tous trois montèrent dans la voiture et Alexis dit au cocher : \u2014\tRamenez-nous où vous nous avez P \u2014 Mon ami, je t\u2019en prie, dit Georges au bout d\u2019un instant, explique-toi.\u2014\tMais je ne peux rien expliquer.__Tu soupçonnes quelque chose .\u2014\tOui.\u2014\tQuoi?\t,\t, .-Qu\u2019un piège a été tendu a Mionne.\u2014\tUn piège ! ____Cette religieuse, qui vient la trouver de la part de son pore, arrêté le matin, et qui l\u2019emmène, cela n\u2019est pas naturel.Pour moi, Mionne a été enlevée ! Georges laissa échapper une plamte sourde.\u2014\tPar qui ?s\u2019écria-t-il.Alexis haussa les épaules.\u2014\tAinsi, selon toi, ce serait encore Mme Joramie .\u2014\tEh bien ! oui ! \u2014\tMais pourquoi ?Que veut-elle faire de Mionne ?\u2014\tQuant à cela, cherche !.Pour pouvoir te répondre, Georges, il faudrait que je connusse le secret des machinations de cette femme terrible, et d\u2019autant plus redoutable quelle est riche, qu\u2019elle occupe une position élevée et que, parmi les plus hauts personnages du moment, elle a des fanatiques de sa beauté et de son esprit qui se feraient écharper pour elle.Le poète resta un instant silencieux et reprit : \u2014 La situation se complique singulièrement et, jusqu\u2019à présent, je ne vois pas, vraiment, ce que nous pouvons faire.D\u2019ailleurs, si nous devons agir, essayer de faire quelque chose, ce n\u2019est que demain que nous pourrons nous mettre utilement en campagne.« Il m\u2019est venu à la pensée que M Hector Durosoy pourrait être le complice de Mme Joramie dans toute cette affaire.\u2014 J\u2019ai eu aussi cette pensée, dit Lucien.\u2014 Que ce soit ou non, nous n\u2019avons plus à nous occuper de M.Durosoy.Dans l\u2019itat où je l\u2019ai mis ce matin, il n\u2019est plus dangereux pour nos amis et nous.\u2014 Allons, Georges, du courage, secoue-toi .Ce n\u2019est pas le moment de nous désoler, de pleurer comme des femmes, mais celui de montrer que nous sommes des hommes.\u2014 Alexis, je ne puis admettre que Mme Joramie ait fait enlever Mionne.\u2014 Une femme jalouse est capable de tout.\u2014 Tu me fais trembler.\u2014 Attendons, Georges, nous ne tarderons pas à savoir à quoi nous en tenir.« Ce soir, entre neuf et dix heures, nous retournerons rue Linné, et nous irons ensuite chez Mme Violet.Si Mionne n\u2019a pas été enlevée dans un but quelconque, comme je le suppose, elle sera revenue chez elle ou nous la trouverons près de Laurence, car elle ne peut aller que chez Mme Violet.La voiture s\u2019arrêta.Les trois jeunes gens descendirent.Ils n\u2019étaient qu\u2019à une faible distance de la maison où demeurait l\u2019auteur dramatique.Celui paya le cocher et ils rentrèrent.\u2014 Il y a, au salon, un monsieur qui vous attend, dit Francine à son maître.\u2014 Ah ! fit Alexis.\u2014 Reçois ce monsieur, dit Georges.Lucien et moi nous allons attendre dans ton cabinet.\u2014 C\u2019est cela, répondit Alexis.Il entra dans le salon.Aussitôt, un jeune homme se dressa devant lui et se jeta à son cou.C\u2019était Etienne Renoudin.\u2014 Ah ! mon ami, mon cher Etienne, disait Alexis en serrant dans ses bras le jeune entrepreneur.Puis il cria : Georges, Georges, viens, viens vite ! Georges parut.Il n\u2019eut que le temps de pousser un cri de surprise.Etienne s\u2019était élancé des bras du poète et était déjà dans ceux de l\u2019artiste.\u2014 Etienne, quand es-tu arrivé?demanda Alexis.\u2014 Aujourd\u2019hui même, à trois heures ; je suis descendu au Grand-Hôtel « J\u2019avais faim et soif surtout ; j\u2019aj mangé un peu, puis je me suis habillé pour venir vous voir, mes bons et chers amis ; vous avez ma première visite.\u2014 En as-tu donc beaucoup à faire7 Etienne répondit en souriant: \u2014 Au fait, je n\u2019ai que vous seuls à voir à Paris, à moins que je ne découvre l\u2019adresse de M.Desloges.\u2014 Ah ! oui, M.Desloges, ingénieur civil, fit Alexis avec un accent singulier.Et peut-on te demander, mon cher Etienne, quelle chose importante t\u2019a fait quitter la Russie ?\u2014 Mais je ne suis ici pour aucune affaire.Je fais un voyage d\u2019agrément.« On m\u2019a dit : « \u2014 Voici bientôt un an que vous êtes ici, vous devez avoir le désir de revoir la France où vous avez votre mère, vos frères et aussi des amis, à Paris.« Eh bien, prenez quinze jours ou trois semaines de repos.« Allez voir ceux qui vous sont chers, et revenez-nous satisfait et en bonne santé.» « C\u2019est ainsi, continua Etienne, que m\u2019a été donné un congé que je n\u2019avais point demandé.» \u2014 Ah ! vraiment, fit Alexis, songeur.Il reprit : \u2014 Etienne, sais-tu maintenant le nom de ton généreux commanditaire ?\u2014 Toujours point.Je vous avoue, mes amis, que je suis souvent très préoccupé des choses incompréhensibles qui me sont arrivées.Je ne sais pas ce que je donnerais pour pénétrer ce mystère.\u2014 Tu n\u2019auras rien à donner pour qu\u2019il te soit révélé, répondit gravement Alexis, et je crois bien que tu ne retourneras pas en Russie avant d\u2019avoir vu ton bienfaiteur.Etienne regarda Alexis avec étonnement.\u2014 Fais comme Georges et moi, Etienne, attends ! « Mais venez donc dans mon cabinet, nous y serons mieux pour causer.« Car nous avons beaucoup de choses à te dire, à t\u2019apprendre, mon cher Etienne.» Alexis fit entrer Etienne et Georges dans son cabinet, puis il appela Francine.\u2014 Vous aurez ce soir quatre convives, lui dit-il.\u2014 Je l\u2019ai pensé, monsieur, et j\u2019ai pris mes mesures en conséquence.\u2014 C'est très bien.Et Alexis rejoignit ses amis.Lucien, dans un coin, était sombre et absorbé dans ses pensées.De grosses larmes voilaient ses prunelles en feu.Il s'affermissait dans sa résolution d\u2019agir de son côté, seul, et il songeait à mettre à exécution le projet qui! avait conçu.\u2014 Mon cher Etienne, reprit Alexis, la journée d\u2019aujourd\u2019hui a été.P°ur Georges et moi, la journée d aujourd'hui a été, pour Georges et moi, grosse d'événements.Je t\u2019ai souvent parle, dans mes lettres, de Mlle Hermime Mourillon.qui répond aussi au doux nom de Mionne.\u2014 C\u2019est vrai, souvent, et je sais que notre ami Georges.\t.\u2019Ma \u2014 Adore, Mlle Mionne, qui 1 a demandée en mariage, et que, pour une raison quelconque, M.Mourillon, Qtu n\u2019est que le père adoptif de Ml * Mionne, la lui a refusée.«Or, Etienne, ce matin, M.Moun -Ion, que nous considérons, Georges e moi, comme le plus brave homme QUM Le Samedi, Montréal, 31 juillet 1948 27 y ait au monde, M.Mourillon a été arrêté et probablement conduit au Dépôt de la préfecture pour être mis à la disposition du parquet.» \u2014 Oh ! mes amis, s\u2019écria Etienne, je comprends maintenant votre tristesse que vous n\u2019avez pu me cacher ! Alexis poursuivit : \u2014 A l\u2019heure même où un commissaire de police arrêtait M.Mourillon, moi, assisté de Georges et d\u2019un autre de mes amis, je me rendais sur le terrain.\u2014 Un duel ! \u2014 Un duel au pistolet, Etienne; j\u2019avais pour adversaire M.Hector Duro-soy, le mari de la belle Julie Clamer-geat.Etienne sursauta.\u2014 Mais pourquoi ce duel, pourquoi ?s\u2019écria-t-il.\u2014 Nous t\u2019en ferons connaître la cause fans un autre moment.Avant-hier K>ir, à l\u2019Opéra, en plein foyer, j\u2019ai provoqué M.Durosoy ; je l\u2019ai appelé misérable et lâche et l\u2019ai frappé au visage.le matin, nous nous sommes retrouvés en face l\u2019un de l\u2019autre, une arme i la main.«Il a tiré le premier et m\u2019a manqué.» \u2014 Et lui ?\u2014 Il est tombé.\u2014 Mort?\u2014 Non, mais affreusement blessé.Le nédecin a déclaré qu\u2019il serait défiguré : t qu\u2019il ne pourrait plus parler.\u2014 Oh ! la pauvre Julie ! fit Etienne.\u2014 Tu la plains?\u2014 N\u2019est-elle pas à plaindre, Alexis ?\u2014 Si, vraiment, et plus encore que u ne le crois.\u2014 Je comprends, son mari.\u2014 Est un misérable ! Etienne soupira et baissa la tête.\u2014 Il l\u2019aime encore ! pensa le poète.XXV \u2014 En Russie lious laissons les trois amis pour U revenir à M.Florentin Broussel, $ que nous avons quitté à la gare du Nord au moment où il prenait ! train express pour se rendre en ussie.Le lecteur le sait, le comte de So-ure allait demander au czar le por-ait de son aïeule, Eléna Romanow, ai, selon les prévisions de Valenski, ;vait se trouver au palais impérial, à îint-Pétersbourg.Les pensées qui assiégeaient le com-n\u2019étaient pas gaies.Il se reportait ins le passé et se souvenait, non pas : Raymonde, qu\u2019il croyait morte, qu\u2019il 'ait depuis longtemps oubliée, mais pi sa mère, si grande, si dévouée.C\u2019était pour lui qu\u2019elle s\u2019était exilée ! cette Russie qu\u2019elle aimait et dont le était comme l\u2019incarnation.C\u2019était pour lui qu\u2019elle s\u2019était sou-ise à la vie mesquine de la civilisa->n française.C\u2019était pour lui qu\u2019elle ¦ait toujours vécu ; c\u2019était pour lui même par lui quelle était morte, li, par lui, puisque c\u2019était pour avoir iulu venger son honneur, à lui, qu\u2019elle ait été tuée par la balle de Jacques ;mier.Le comte était arrivé à Saint-Péters-urg obsédé par ces souvenirs san-ints, et il essayait vainement de les ligner.H y avait quelques années déjà que de Soleure n\u2019était pas venu en Rus-, et jamais il ne s\u2019y était rendu sans ;tre, pour ainsi dire, forcé.Ce voyage était pénible pour deux raisons in ordre différent : une raison toute ilosophique et une raison toute per-rnelle.Caractère généreux, aimant les pe->, protégeant les malheureux, sym-:hique à toutes les souffrances du iple, bien qu\u2019il rendit hommage au ind caractère de l\u2019empereur Alexan-;, qu\u2019il respectât le principe d\u2019auto-i et eût toujours compris la néces-> d\u2019un gouvernement fort, il ne pou-t admettre comme légitime, comme juste, le pouvoir autocratique russe qui, souvent, compte pour rien la volonté des hommes.M.de Soleure avait rencontré un compagnon à la frontière.C\u2019était un ancien ami de sa famille, un Russe du vieux parti, un orthodoxe, un croyant, un des derniers représentants de la Russie de Pierre 1er.Ce compagnon de route de M.de Soleure était le général prince Pierre Mechiarolswitch.Il avait soixante ans.C\u2019était un Russe de la vieille roche.Il mettait la Russie au-dessus de tous les pays, et le czar au-dessus de tous les souverains ; ce qui ne l\u2019empêchait pas de venir tous les deux ans, avec la permission de l\u2019empereur, passer quelque temps à Paris, quand il n\u2019était pas en mission ou en campagne.Il avait connu la vieille comtesse de Soleure et avait été reçu chez le comte dans les premiers temps de son mariage avec Raymonde.\u2014 Je vais bien vous étonner, dit-il à M.de Soleure.Devinez qui j\u2019ai rencontré tout dernièrement au Bois, à Paris ?\u2014 Mais, de jolies femmes ! « Je sais que vous êtes un connaisseur.» \u2014 Dites un amateur.J\u2019aime le beau sous toutes ses formes et j\u2019admire une jolie femme comme j\u2019admire une belle statue, ou bien un tableau, un bel arbre, un beau cheval.\u2014 Voilà une comparaison qu\u2019un Français n\u2019eût pas faite.\u2014 C\u2019est possible.Mais revenons à ma rencontre.Oui, j\u2019ai vu au Bois de jolies femmes, une entre autres qui est peut-être la plus belle créature qu\u2019il y ait au monde.Vous la connaissez, probablement.\u2014 Mon cher prince, il y a longtemps que je ne connais plus aucune des jolies femmes de Paris et d\u2019ailleurs.\u2014 Oui, vous vivez en sauvage depuis la mort de la comtesse.Vous êtes un mari modèle, mon cher comte ; votre fidélité posthume est unique et fait de vous le rival de la veuve Mausole.Le comte ne put s\u2019empêcher de sourire.\u2014 Prince, dit-il, parlez-moi de cette jolie créature que vous avez rencontrée.\u2014 Savez-vous pourquoi je pensais que vous la connaissiez ?\u2014 Non, mais dites-le-moi.\u2014 Eh bien ! c\u2019est parce qu\u2019elle ressemble d\u2019une façon frappante à l\u2019adorable jeune femme que vous avez perdue et que vous regrettez toujours.Le comte ne put retenir un mouvement de profond étonnement.\u2014 Mon cher comte, continua le général, la ressemblance est si parfaite que j\u2019ai positivement cru voir Mme la comtesse de Soleure.\u2014 En vérité.\u2014 Oui.Et si je n\u2019avais pas su que la comtesse est décédée depuis .\u2014 Depuis dix-sept ans.\u2014 Je me serais approché d\u2019elle pour la saluer.\u2014 Prince, ce que vous me dites est étrange.Mais vous avez peu connu la comtesse de Soleure, vos yeux ont été surpris par quelques points de ressemblance seulement.Le général secoua la tête.\u2014 Mon cher comte, répondit-il, je n\u2019ai vu votre femme que deux ou trois fois, en effet ; mais sa beauté était de celles dont le souvenir ne s\u2019efface jamais.Je vous le répète, la belle jeune femme que j\u2019ai vue au Bois ressemble absolument à la comtesse.\u2014 Après tout, dit le comte, on a des exemples de ces ressemblances extraordinaires.Après un court silence, il ajouta : \u2014\tSavez-vous qui est cette femme ?\u2014\tNon.J\u2019étais seule, je n\u2019ai pas pu demander son nom.Grâce à des télégrammes envoyés par son fidèle intendant à ses gens de Russie, le comte trouva à la gare sa voiture.\u2014 Demeurez-vous toujours sur la place du Palais-d\u2019Hiver ?demanda-t-il au prince au moment de le quitter \u2014 Oui, toujours, et j\u2019espère bien que vous me ferez l\u2019honneur de m\u2019y venir voir.\u2014 Je vous promets ma visite.\u2014 Vous arrivez bien à Saint-Pétersbourg, mon cher comte, plusieurs fêtes sont annoncées et il y en aura de splendides.A propos, avez-vous entendu parler de ce malheureux Yvan ?Le comte tressaillit.\u2014 Non, répondit-il, et vous?\u2014 Moi non plus, Dieu merci.Le prince monta dans sa voiture et le comte dans la sienne, qui le condui-dit à son palais, situé non loin du vieux palais impérial Michel.XXVI Yvan Zéronoff Nous avons fait connaître sommairement une des raisons pour lesquelles le comte de Soleure s\u2019éloignait de la Russie, malgré les grands intérêts qui avaient dû l\u2019y appeler souvent et les nombreuses amitiés qu\u2019il s\u2019y était faites.Voyons l\u2019autre raison.Sans y attacher une importance quelconque, le prince y avait fait allusion en demandant à M.de Soleure s\u2019il avait des nouvelles d\u2019Yvan.Ce prénom seul évoquait pour le compte le souvenir d\u2019un drame de famille des plus émouvants.C\u2019était en 1853.Déjà, à cette époque, le jeune comte de Soleure était un gentilhomme accompli.Il était généreux, plein d\u2019illusions et héroïque jusqu\u2019à la témérité.Les nombreux parents qu\u2019il avait parmi la noblesse russe le tenaient en haute estime, et à la cour de l\u2019empereur Nicolas on faisait grand cas de sa bravoure et de sa loyauté.Son immense fortune et la faveur dont il jouissait à la cour de Russie lui avaient valu bien des envieux et bien des ennemis.Parmi ces derniers se trouvait le comte Yvan Zéronoff, son cousin éloigné, par suite d\u2019alliances entre les familles Olakoff et Zéronoff.Yvan était de deux ans plus âgé que le jeune Français et se targuait de cette plus-value d\u2019années pour prendre avec son cousin des airs de supériorité, de protection, que rien ne motivait et qui faisaient rire tout le monde.Yvan haïssait le jeune comte, et sa haine était sans bornes.Bien qu\u2019il fît tous ses efforts pour la dissimuler, elle n\u2019était un mystère pour personne.Le comte Yvan était de haute taille.Il portait fièrement une tête énergique dans l\u2019expression et les lignes accentuées du visage.Sur son front proéminent, dans ses yeux gris, ombragés de sourcils d\u2019un brun fauve, épais, rapprochés à la naissance du nez, on lisait l\u2019orgueil, l\u2019esprit de domination.La bouche était lippue, signe de sensualité.Son nez court et large, ses pommettes saillantes, son teint blafard, ses cheveux tirant sur le roux, inspiraient plutôt la répulsion que la sympathie.Il avait les épaules larges, le cou court, la barbe puissante.C\u2019était un type de la force brutale.Yvan était orphelin.H avait été élevé par le prince Zéronoff, son oncle paternel, boyard richissime et père d\u2019une adorable jeune fille, la princesse Marie.Yvan, sans fortune sérieuse, espérait épouser sa cousine et hériter ainsi des millions de son oncle.Le prince avait eu aussi le projet d\u2019unir sa fille à son neveu ; mais le caractère, les instincts, la conduite d\u2019Yvan avaient peu à peu modifié ses Saviez-vous que.?.LE FILM était, de tous les magazines canadiens, celui qui nous renseigne le mieux sur le cinéma américain et français, sans parler de la radio ! S\u2019il est encore des cinéphiles et des radiophiles qui ne le connaissent pas, nous leur recommandons de se procurer le dernier numéro.Ils constateront les transformations dont cette publication est l\u2019objet depuis quelque temps.Sa présentation et sa mise en page ne le cèdent en rien aux publications américaines de cinéma les plus réputées.Sa correspondante exclusive à Hollywood vous renseigne sur les faits et gestes du monde cinématographique.Ses divers services d\u2019informations, de même que sa correspondante exclusive à Paris vous tiennent au courant de la production européenne et française en particulier.Son roman complet d\u2019amour, ses articles variés et abondamment illustrés en font le petit magazine français le plus chic et plus attrayant du Canada tout entier.Notre roman de juillet : SAUVAGETTE par JEAN KERY coupon d\u2019abonnemenr Canada et Etats-Unis 1 an.$1.00\t2 ans.$1.50 ?Important:\u2014Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.S S Nom .Adresse Ville .Province a ¦ a ¦ a POIRIER, BESSETTE & CIE.Ltee 975, rue de Bullion.Montréal, P.Q. 28 Le Samedi, Montréal, 31 juillet 1S4S intentions.D\u2019autre part, Marie n'éprouvait pour son cousin qu\u2019une antipathie voisine de la haine.Le prince Zéronoff appartenait à la plus haute noblesse.C\u2019était un fier et loyal gentilhomme dont la devise était : Pour Dieu ! Pour le Czar ! Pour la Patrie ! Il aurait fait sans regret le sacrifice de ses biens, de sa vie, pour la défense de son pays et de son souverain.Bon, comme doivent l\u2019être les braves et les puissants, il était le protecteur des faibles, l\u2019effroi des méchants.Dans ses domaines, il fallait des délits graves, des crimes, pour que le knout fût employé.Aussi les autres seigneurs le raillaient ; mais les paysans l\u2019adoraient.Si, au milieu des désordres dont les nobles et les marchands donnaient le pernicieux exemple, le prince Zéronoff avait conservé les vertus qui font l\u2019homme de bien, la sévérité dans les moeurs, le respect de soi-même, il avait aussi gardé certains défauts de sa caste.Il était fier de son nom, de sa race , sa volonté était de fer avec les siens.Quand il avait dit :\t« Je veux ! » il fallait se soumettre.Et comme le comte Yvan n\u2019admettait pas qu\u2019on lui donnât un ordre, il s\u2019en suivit bientôt que l\u2019oncle et le neveu furent en continuelles querelles.Mais dans cette lutte la victoire restait toujours au vieillard \u2014 Obéis ou pars ! avait-il dit un jour au jeune comte.Donc Yvan se soumettait, en apparence du moins ; mais il rêvait son affranchissement par la mort de son oncle, et la richesse par son mariage avec ' Marie.Un jour, le comte de Soleure vint en visite chez le prince.Il devait y passer une quinzaine ; il y resta toute la belle saison, c\u2019est-à-dire trois mois.En le voyant arriver, Yvan fut saisi d\u2019un sinistre pressentiment ; et, dès ce moment, la haine qu\u2019il avait pour son cousin devint implacable.Au bout de deux mois, le prince Zéronoff raffolait de son hôte, et la princesse Marie aimait son cousin.Le prince, enchanté, voyait dans le jeune Français le mari qu\u2019il fallait a sa fille.Yvan n\u2019avait pas tardé à deviner ce qui se passait dans le coeur de la jeune fille et les nouveaux projets de son oncle.Il se sentit pris d\u2019une rage qui augmentait de jour en jour.Gaston de Soleure trouvait Marie charmante et c\u2019était tout.Pour lui, l\u2019heure de connaître l\u2019amour n\u2019était pas encore venue.Quant à Yvan, ce qu\u2019il éprouvait pour sa cousine était une passion violente, impérieuse, pleine de sauvagerie.Il aimait Marie à la tuer pour l\u2019empêcher d\u2019être à un autre, et surtout à Gaston.La jeune princesse se sentait heureuse.Quoique très réservé, le comte de Soleure avait pour elle toutes sortes d\u2019attentions, et elle ne doutait pas qu\u2019il ne l\u2019aimât autrement que comme une soeur.Quel contraste entre les deux jeunes comtes ! La douce affection de l\u2019un la plongeait dans toutes sortes de ravissements, tandis que la passion sauvage de l\u2019autre lui faisait peur.Yvan n\u2019était pas seulement le neveu, mais encore le pupille du prince Zéronoff, et il attendait avec impatience le jour où il aurait atteint sa majorité pour reprendre sa liberté.Il se figurait que ce jour-là il serait possesseur d\u2019une fortune, sinon considérable, s!u moins suffisante à ses besoins, et en maintes circonstances il avait laissé deviner ce qui se passait dans son âme.Enfin, le dernier jour de sa vingt-cinquième année arriva.Le soir même, il annonça à son tuteur que, le lendemain, il le prierait de lui rendre ses comptes de tutelle.\u2014 N\u2019attendons pas à demain, Yvan, répondit froidement le prince, je suis prêt aujourd'hui.Ce calme, auquel le jeune homme n\u2019était pas habitué, le déconcerta ; mais il se remit promptement et répliqua : \u2014 Comme il te plaira, prince Zéronoff.Gaston était présent.Il voulut se retirer.Le prince s\u2019y opposa.\u2014 Reste, Gaston de Soleure, dit-il.Il importe que tu assistes à cette reddition de comptes.\u2014 Mais je n\u2019ai aucun droit.\u2014 Le droit, je te le donne.Tu es un noble et loyal gentilhomme et je serais fier de t\u2019appeler mon fils.Ces paroles firent tressaillir Yvan et une sourde colère gronda en lui.\u2014 Prince Zéronoff, dit-il impétueusement, que signifient tes paroles ?J\u2019aime Marie, tu le sais, nous nous aimons, et je m'étonne .\u2014 Comte Yvan Zéronoff, interrompit le prince, tu me demandes tes comptes de tutelle ; nous n\u2019avons pas à nous occuper d\u2019autre chose en ce moment.\u2014 Mais, prince .\u2014 Silence, comte ! Yvan n\u2019osa pas répliquer ; mais il lança à son cousin un regard chargé de haine.Le prince mit son bras sur les épaulés de Gaston et, montrant à Yvan son cabinet, dont la porte était entr ou -verte, il lui dit poliment : \u2014 Passe, comte Yvan Zéronoff.R est bon de dire que les lois de la préséance étaient strictement observées chez le prince.\u2014 Que je passe devant toi ?répondit Yvan avec étonnement ; je ne le ferai point ; je sais ce que le respect que je te dois m\u2019impose.Le prince sourit ironiquement.\u2014 Tu n\u2019es pas mon neveu en ce moment, répliqua-t-il, et je ne suis pas ton oncle.\u2014 Que sommes-nous donc ?\u2014 Tu es mon créancier et je suis ton débiteur.Passe ! Yvan obéit.Quand les trois hommes furent entrés dans le cabinet, le prince tira de son bureau une liasse de papiers et les remit à son neveu en lui disant : \u2014\tYvan Zéronoff, quand ton pere d\u2019abord et ta mère ensuitesontmorts, ils devaient deux cent mille roubles.\u2014\tTant que cela?\u2014\tVoilà tes comptes.\u2014 Ma mère avait ses biens.-Les biens de ta mère valaient a peine la somme qu\u2019elle devait.Je les ai \"achetés pour deux cent vingt-cinq mille roubles.Toutes les dettes de te» parents payées, il te restait donc vingt- cinq mille roubles.\t, _ Que cela ! fit Yvan consterne.\u2014 Voilà tes comptes, vérifie.___Non, ce serait te faire injure.\u2014 Eh bien ! tu chargeras qui tu voudras de ce soin.Maintenant, continua le prince en remettant un portefeuille à son neveu, voici cinquante mille roubles et nous sommes quittes.-Comment! balbutia Yvan, qui commençait à reconnaître qu il avait fait une sottise, pourquoi cinquante mille roubles ?grossir.___Mais tu m\u2019as élevé, nourri.\u2014 Comte Yvan Zéronoff, je ne suis pas un cabaretier ! Allons, compte ton argent ! Yvan compta ou plutôt fit mine de compter, car U se sentait dominé par le langage hautain du prince, et il avait presque honte de lui-même.____As-tu ton compte ?demanda 1 oncle.Yvan inclina la tête.\u2014 Très bien.Mais tout n\u2019est pas fini entre nous.Vous aviez le droit de me faire rendre mes comptes, continua le prince en affectant de ne plus tutoyer son neveu ; moi, chef de notre maison, j\u2019ai le droit de vous demander compte de votre conduite.\u2014\tMa conduite ?\u2014\tOui.\u2014\tJe ne comprends pas.\u2014\tOn parle beaucoup, depuis quelque temps, de sociétés secrètes dont les membres ne songent rien moins qu à détruire le pouvoir de l\u2019empereur et l\u2019empire lui-même.« Ces hommes sont des serpents qui essaient de mordre le granit ou l\u2019acier.» LA VIE COURANTE .par George Clark \u2014 Je parie que tu n'as pas attrapé papa assez jeune, hein?inSX McNaught Syndicate, Inc.« Ils n\u2019arriveront à rien, sans doute mais ils n\u2019en sont pas moins des criminels.*\u2022 \u2014 Je ne sais rien de cela, prince.\u2014 Comte Yvan Zéronoff, vous mentez ! \u2014 Prince ! \u2014 Vous mentez, car on m\u2019a affirmé que vous êtes affilié aux nihilistes.\u2014 Moi ! exclama Yvan.\u2014 Oui, vous.Mais votre embarras, votre air effaré me prouvent qu'on ne m\u2019a point trompé.«Allons, parlez sans réticences.Oh ! n\u2019ayez pas peur, on ne vous trahira pas ! » Ces mots : « N\u2019ayez pas peur » firent sur le jeune homme l\u2019effet d'un coup de fouet sur un cheval fougueux, un instant réduit à l\u2019immobilité.Yvan releva la tête, regarda son oncle en face et, portant la main en avant, répondit : \u2014 La Russie est un pays d\u2019esclavage ; je veux sa liberté ! Le vieillard pâlit et chancela; mais, se raidissant contre son émotion : \u2014 Ainsi, dit-il, pour vous, le czar est un ennemi ?\u2014 Je hais le despotisme ! \u2014 Malheureux, vous êtes donc réellement un de ces hommes de désordre, ! un de ces fous fanatisés qui veulent tout renverser ?\u2014 Je suis contre les tyrans! \u2014 Oh ! oh ! fit le prince avec hor- j reur, un Zéronoff nihiliste ! \u2014 J\u2019ai mis mon épée au service des opprimés ! Et Yvan, qui était du corps des cadets, porta la main sur la garde de son épée.\u2014 Ah ! vraiment, répliqua le prince d\u2019une voix frémissante ; alors, monsieur, rendez-moi cette épée ! \u2014 Mon épée ! s\u2019écria Yvan, devenant très pâle.\tj \u2014 Elle n'est pas la vôtre! Elle ma été léguée par mon père, mort sur le champ de bataille pour l\u2019empereur et la patrie.« Après l\u2019avoir noblement portée, votre père me l\u2019a rendue et c\u2019est moi qui vous l ai confiée .« Cette arme est une épée de soldat, rendez-la-moi ! » Et le prince fit un pas vers son neveu, qui recula.\u2014 Prince, dit Yvan, d\u2019une voix creuse, vous me faites une injure sanglante ! \u2014 Rendez l\u2019épée, vous dis-je, je vous l\u2019ordonne ! répondit le vieillard en avançant encore.« Elle ne fait pas partie de l\u2019heritage j de vos parents.» Le prince marchait toujouïs sur son neveu qui, de plus en plus pâle, e°n j tinuait à reculer.\u2014 Monsieur prenez garde! munrni- van.Que je prenne garde ! V quoi, s\u2019il vous plaît?demanda ieux Zéronoff, en haussant de ai isement les épaules.Encore une fois, reprit-il, cette épée que votre main es i.» ¦ jeune homme, dompté par 1®,re^ ! impérieux de son oncle, tira ep ourreau pour la jeter aux pieds™ lard.n\u2019en eut pas le temps, e prince saisit l\u2019arme par la a van lâcha prise et gagna la Por -nmelant des paroles de eolere-iais pour sortir il lui fallait P_ ant son oncle.Celui-ci u> sage et, quand Yvan eut fai devant lui, il le frappa dans père s\u2019il existait encore !\t, ^ Yvan se retourna, J oe\u2018 .''1,e tur le sang, et sembla prêt à se je er prince.Mais le regard du vieillard, et menaçant, l\u2019arrêta.ï* » / P p nV k *10 b\" 'Sd* .red [0 Ifa I# fafa fa* jgJS A»# » -t /MPO/SSAHT.l/EYRAC A I/O EO/R CES R4S/SSEORS -* 5 les CJCffSfCHFfST, po sles/E Att/remt SOW ATT£f/r/OV.PÈRE !» QUE Veut \u201e P'^E «ci9 m.ï le CHE SAU ER EH CO A/WA /SSAWCe PREND RAP/DEMENT QUEL LOURD AWSTÉRE, .ENTOURE.LA VIE DE CET /homme?il devait tenter DE GAGNE» L\u2019EUROPE POUR ISOUSTRAlRE SA FILLE ET SES BliLNS AUX /MALVEILLANTES intentions des PIRATES !.IE PARCHEW/W
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.