Le samedi, 1 janvier 1941, samedi 18 janvier 1941
[" Montréal, 18 janvier 1941 année, No 34 ^'400 DIX CENTS NELSON EDDY «*'\u2019**335 \"Chics souliers, mademoiselle!\u201d Uü&t *v ';.a.¦ i ¦ 11 r U\"»i \"Merci pour le compliment.ils sont d'une marque annoncée.\" Chaque jour, l\u2019annonce apporte au public la nouvelle de ce qu\u2019offrent les marchés mondiaux \u2014 ou acheter \u2014 le prix qu\u2019il faut payer.Les pages des journaux sont les véritables guides des achats de la nation, aidant les lecteurs à acheter avec discernement, les protégeant contre toute substitution d\u2019articles inférieurs.Car seuls les articles d\u2019une fiabilité absolue peuvent être annoncés.Le fabricant qui émet des prétentions au sujet de l\u2019article qu\u2019il fabrique doit nécessairement être en mesure de les prouver.C\u2019est pourquoi tant de gens ont pleine confiance dans les articles qui sont annoncés.DES MARCHANDISES ANNONCEES sont des MARCHANDISES GARANTIES Texte préparé par et publié sous les auspices de ADVERTISING and SALES EXECUTIVES CLUB OF MONTREAL Un organisme consacré à l\u2019avancement des connaissances dans la publicité et la vente.faites c*'°(àC'Ase 52e année, No 34 \u2014 18 janvier 1941 3 CARNET EDITORIAL LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE.LIMITEE 975, RUE DE BULLION MONTREAL - CANADA Tél.ï PLateau 9638* Rédacteur en chef : FERNAND DE VERNEUIL Chef de la publicité : CHARLES SAURIOL Directeur artistique : HECTOR BRAULT Paqes féminines : GENEVIEVE Chroniqueur sportif : OSCAR MAJOR red at the Post Office t.Albans.Vt.as second s matter under Act of March 18 79 ABONNEMENT CANADA Un an.Six mois.Trois mois.$3.50 2.00 1.00 ETATS-UNIS ET EUROPE Un an.$5.00 Six mois.2.50 Trois mois.1-25 \u2022 Heures de bureau : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi \u2022 AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit lours l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cma jours avant leur expédition.LES DEUX VISITEURS TOUT récemment il prit fantaisie à deux Martiens, c est-à-dire à deux habitants de la planète Mars, de faire une promenade sur la Terre, Depuis longtemps ils observaient notre planète, et la voyant briller d'un vif éclat au firmament, ils s'étaient dit que cet astre si beau de loin devait être magnifique de près.De là leur voyage.Ils ne sont évidemment pas venus en ballon ni même en avion; leur appareil est une merveille scientifique comme il y en aura sans doute sur la terre dans mille ans ou mille siècles si les pillards, nasillards, petits et grands pen-dards, colonnards et autres faces de cauchemar ne regardent pas le progrès en forçant les braves gens à rapiécer la civilisation à chaque instant.Bref, les susdits Martiens ont voyagé dans un appareil ultra-perfectionné et auquel la fusée-avion de Renaud-Peltrie ne ressemble encore que comme la rosse légendaire de Don Quichotte à un cheval de course de bonne race.Vous m'excuserez de ne pas vous donner de plus amples détails sur les véhicules interplanétaires martiens; je ne le ferai pas pour plusieurs raisons dont la principale est que j'ignore moi-même absolument comment ils sont faits; cette raison me dispense, je crois, de toutes les autres.Certains savants prétendent que les comètes ne sont pas autre chose que des véhicules de ce genre, mais d un gros modèle et pour des parcours de grande importance; ce serait quelque chose comme des baladeuses pour voyages au long cours, mais il y a des savants qui ne sont pas toujours sérieux.Quoi qu'il en soit, nos Martiens, venus chacun dans son appareil, firent un voyage sans encombre; ils ne heurtèrent pas de bolides en route et ne tombèrent pas sur la lune à l'arrivée.Ayant soigneusement visé la Terre au départ, ils l'atteignirent avec précision mais en deux endroits assez éloignés l'un de l'autre.Pour un trajet d une cinquantaine de millions de milles c'était une belle réussite.L'un d'eux aborda quelque part dans une île des mers du Sud où la belle température, la végétation luxuriante et le costume des indigènes faisait penser au paradis terrestre.Les gens qui vivent là n'ont rien à faire qu'à se laisser vivre, ce qui est assurément un travail aussi agréable que peu fatigant.Ils sont beaucoup plus heureux que les traditionnels coqs en pâte, lesquels ne sont peut-être pas aussi favorisés du sort qu'on semble le croire; s'ils sont en pâte c'est que la marmite pour les cuire les attend et je doute que la rôtissoire ait jamais symbolisé le bonheur pour les coqs ou pour les gens.Les naturels de l'île furent extrêmement étonnés de la visite qui leur arrivait; pas mal effrayés aussi et ils tombèrent à plat ventre devant l'étrange voyageur comme des boches bien stylés devant Dodolf quand il dit un mot hystérique.Quand pourtant ils comprirent qu'ils avaient affaire ni à un fou ni à une bête féroce, ils reprirent vite confiance et la vie continua comme de coutume dans cette île lointaine.Le Martien, lui, fut pas mal estomaqué de tout ce qu'il vit, ou plutôt du très peu qu'il vit.Arrivant d'une planète si avancée qu'elle commence à moisir quelque peu, il en croyait à peine ses yeux en regardant la race primitive qui peuplait cette terre si belle et si brillante de loin.Il jugeait en effet de la totalité d'après l'échantillon.\"Ces gens là, les terriens, se dit-il, n'auront vraiment conscience d'être des hommes que dans plusieurs milliers de siècles; peut-être même resteront-ils toujours comme ils sont actuellement puisqu'ils ont l'air d'être satisfaits de leur sort.Les noix de coco les intéressent davantage que les étoiles; ils ignorent les cors aux pieds, le mal de cheveux des lendemains de cuites, les ceintures à crans que l'on resserre en temps d'épreuves et toutes les grandes inventions qui font de la vie civilisée une mécanique aux rouages terriblement compliqués.Ils se trouvent sûrement heureux comme ils sont De fait, les indigènes de l'île jouissaient d'une santé équivalente à leur bonne humeur; ils vivaient sans même s'en apercevoir, ce qui est la meilleure preuve qu'il n y avait pas d'épines dans le chemin de leur existence.Le Martien en demeura tout rêveur; il prit quantité de notes et de photos et, avec ces documents irréfutables, il s'en retourna dans la planète Mars où il était certain de créer tout une sensation en prouvant que, contrairement à ce qu'on croyait, la Terre était encore le séjour d'une humanité dans l'enfance et aussi candide qu'innocente.Mais son compagnon de voyage, qu'était-il devenu ?Le malheureux avait abordé à des milliers de milles de là, en pleine Bochie.Par chance il avait pris pied dans une vallée profonde, loin des hommes et, comme il disposait de moyens rapides et sûrs pour retrouver son appareil, il le laissa sur place et partit à la découverte.Et ce qu'il vit !.Ah, misère, lui non plus n'en croyait pas ses yeux, mais pas pour les mêmes motifs que son copain de voyage.Il vit des gens qui mangeaient des saucisses de chien frites à la graisse de chevaux de bois et qui buvaient de la simili-imitation de faux café fabriqué avec des rous-tissures de rogatons divers.Il vit, d'autre part, un énorme matériel métallique dont il ne s'expliqua pas tout d'abord la raison d'être.On lui dit que c'était des machines à tuer les peuples arriérés qui s'obstinent à croire à la liberté, au bon sens et à d'autres foutaises d'un autre âge ?\u2014\tQuels sont ces peuples?demanda le Martien.\u2014\tPeuh !.des hommes de races inférieures et dont nous pouvons faire tout au plus des esclaves car nous sommes la seule race supérieure ! \u2014\tJe crois que vous êtes plutôt des vulgaires bandits, répliqua le Martien.Paroles imprudentes et qu'il aurait payées cher s'il n'avait pas eu, en Martien très évolué, la facilité d'échopper en vitesse à ces hommes soi-disant supérieurs et qui allaient lui faire un mauvais parti.Il regagna son appareil, sauta dedans et fila comme une flèche dans l'espace où il disparut presque immédiatement.Son séjour terrestre avait été de peu de durée mais suffisant tout de même pour lui donner la conviction que notre planète était une sorte de dépotoir dangereux où il ne faisait pas bon s'aventurer.Il en frissonna tout le long de son voyage de retour et se promit bien de ne jamais recommencer l'expérience.Il allait renseigner les Martiens ses frères et leur en> apprendre de belles sur le compte de la boule terrestre qu'on avait pourtant bien du plaisir mêlé d'admiration à voir de loin dans le firmament.Par malheur, son copain déjà de retour avait raconté des merveilles et fait de la Terre un tableau tellement enchanteur qu'en fin de compte personne ne crut l'un ou l'autre des deux voyageurs et tous deux furent traités de simples blagueurs.Vous allez me dire que ces bonshommes de Mars s'étaient bien mal renseignés et qu'en jugeant la Terre entière d'après un seul de ses points ils ne pouvaient qu'êtrë tous deux dans l'erreur.Vous avez évidemment raison mais il y a, sur notre boule terrestre elle-même, des gens qui sont encore plus naïfs et avec moins de raison que les deux Martiens baladeurs car ce ne sont pas les renseignements qui leur manquent à eux.Seulement, ils n'ouvrent l'oreille qu'aux mensonges, aux couillonnades et à tous les bourrages de crâne provenant d'astucieux hypocrites accomplissant leur travail de; désorganisation.Et c'est ainsi qu'il y a encore de bons idiots crédules; s'obstinant à croire que le paradis terrestre a été rebâti, qu'on y voit des surhommes et qu'il est situé en Bochie et non pas dans une île des mers du Sud.JjL 4 Le Samedi GnjInjnSr MIE SvS H BU | UNE LEGENDE CHRONIQUE DOCUMENTAIRE\tJk Ë ^ Ék PAR LOUIS ROLAND 1/ MlfjMvIr un délai de douze jours, pourrait fournir le plus beau dessin des travaux restant à faire.Polydore, sentant que la chance passait peut-être à portée de sa main, se mit à la besogne avec grande ardeur et, avant même le terme fixé, fournit un plan si artistique qu\u2019il fit l'admiration de tout le monde.A n\u2019en pas douter, ce serait Polydore qui, désormais dirigeait les travaux de la tour.Sabine admira le plan comme les autres puis se mit à pleurer.A Polydore qui lui en demandait la cause elle répondit : \u2014 J\u2019espérais que mon frère Jean aurait pu faire le meilleur dessin, car il aurait ainsi pu continuer l'œuvre de mon père qui voulait que son nom restât attaché à la tour de la cathédrale.Hélas ! au lieu de cela, ce sera le vôtre ! \u2014 Mais, répondit Polydore, il y a moyen de tout arranger ! épousez-moi et je donne mon plan à votre frère qui fera les travaux sous son nom.Que faire ?Sabine voulait du fond du cœur que le nom de son père fût conservé à la mémoire des hommes et, d'autre part, non seulement elle n'aimait pas Polydore mais elle avait de l'aversion pour lui et le craignait.Elle demeura plongée dans ses pensées pendant une grande partie de la nuit et, finalement s'endormit près de (Lire la suite page A\\) Une des sculptures de la façade de la cathédrale représentant Sabine qui dirigea les travaux de la tour après la mort de son père.La célèbre horloge de Strasbourg que l'on voit encore aujourd'hui dans la célèbre cathédrale de cette ville.ON parle beaucoup de l\u2019Alsace en ce moment, de cette province française que l'Allemagne prétend lui appartenir, au mépris de toutes les idées de race et de religion.Ne disons que ceci : l\u2019Alsace est française, profondément religieuse et le restera.Au cœur de l'Alsace, à Strasbourg, il est une magnifique cathédrale dont le monde entier a entendu parler, ainsi que de la merveilleuse horloge qui est dans cette cathédrale ; or, à cet édifice religieux se rattache une belle légende que peu de gens sans doute connaissent, et que je vais relater dans cette chronique.C\u2019est en 1352 que l'horloge fut terminée ; on ne sait pas au juste combien de temps il avait fallu pour la construire, mais la cathédrale elle-même avait demandé un travail énormément plus long puisqu\u2019il avait fallu quatre siècles pour la mettre debout.La tour qui couronne l\u2019édifice ne fut achevée qu\u2019au treizième siècle, et c'est à cette tour que se rattache la légende que je vais vous conter.La construction de cette tour fut confiée, au treizième siècle à l\u2019architecte Erwin de Steinbach, homme très pieux et père d\u2019un fils nommé Jean et d'une fille, Sabine.Tous deux savaient ciseler admirablement la pierre et leur père s\u2019était promis de faire appel à leur concours pour le travail de décoration de la tour.Au cours des travaux, tous les ouvriers, ou peu s\u2019en faut, tombèrent amoureux de Sabine dont la beau'.é était d\u2019ailleurs très remarquable : deux surtout paraissaient plus enflammés que les autres ; ils se nommaient, l'un Bernard de Sunder et l\u2019autre, Polydore.C\u2019étaient d'habiles ouvriers mais de caractères tout-à-fait différents.Bernard était pieux, humble et de manières douces ; Polydore, au contraire, était fier jusqu\u2019à l'arrogance et aurait envoyé promener le roi lui-même à l\u2019occasion.Cette différence de caractères se manifestait même pendant le travail ; Bernard accomplissait le sien en silence mais avec une attention toujours soutenue ; Polydore, lui, mettait une sorte de défi dans ses gestes et on l'entendait souvent chanter : J'ai dans ma main la corde et le ciseau ; L\u2019hirondelle vole au dessus du nuage, Mais moi, rien qu\u2019avec mon courage, J\u2019irai plus haut ! Tels étaient les deux amoureux de Sabine qui s\u2019était fort bien aperçue de leurs sentiments.Ceux de Bernard lui étaient particulièrement agréables et Polydore qui s\u2019en aperçut bien vite en conçut une jalousie folle.Il se disait pourtant que rien n\u2019était définitif dans les préférences de la jeune fille et, qu\u2019avec un peu de chance ou d\u2019adresse, il arriverait peut-être à supplanter son rival.Les choses en étaient à ce point quand le père de Sabine mourut.Le conseil de Strasbourg rendit alors une ordonnance en vertu de laquelle les travaux pour la construction de »a tour seraient continués sous la direction de celui des ouvriers qui, dans 18 JANVIER 1941 5 Des Bombes sur Berlin Durant la nuit du 23 au 24 septembre, le corps d\u2019avions de bombardement le plus puissant que le commandement de la RAF ait encore envoyé pour attaquer des objectifs militaires à Berlin quitta ses bases et s\u2019envola au-dessus de la mer du Nord.Passant au travers de nuages épais, les avions arrivèrent sur Berlin par vagues, et durant quatre heures ils attaquèrent des embranchements de chemin de fer, des centrales électriques, des fabriques de gaz, des avionneries et le fameux aérodrome de Tempelhof.Le bombardier que représente notre dessin de Grineau avait reçu comme cible la fabrique de gaz Neukolln, dans le quartier sud-est de Berlin.Le navigateur n\u2019avait pas eu un voyage facile.En plus du lourd amas de nuages qui cacha les points de repère à sa vue durant presque tout le parcours de 700 milles, la nuit était plus sombre que d habitude.Mais alors que le bombardier était encore à plus de 20 milles de son objectif, la fabrique de gaz fut atteinte par un avion de bombardement arrivé plus tôt sur les lieux.L'éclat de l'explosion géante puis un incendie furieux servirent de phare au pilote pour le guider dans sa dernière étape.Tandis que le bombardier s\u2019approchait de la fabrique de gaz en flammes, des phares lumineux le repérèrent parmi les nuages et une tempête d obus provenant des batteries anti-avions allemandes éclata autour de lui.La lueur de 1 incendie éclairait la partie inférieure de l'avion et son équipage pouvait distinguer l\u2019aérodrome de Tempelhof à petite distance du sud.Les canons anti-avions intensifièrent leur barrage après que les faisceaux lumineux eurent découvert et suivi le bombardier.Le pilote exécuta une montée d'essai au-dessus de sa cible, puis il vira et s\u2019en rapprocha pour l'attaque.Le viseur préposé aux bombes entre en scène.Tandis que l'avion fond sur la cible, il fixe celle-ci de l\u2019œil, attendant la seconde précise où il doit lâcher la bombe.Un morceau de métal vient frapper l\u2019avion.Ça y eslt ! La salve de fortes bombes explosives et la boite contenant les bombes incendiaires quittent l\u2019avion et tombent dans la direction du sol.Comme si elles étaient tirées par des ficelles invisibles, les bombes s\u2019en vont choir de biais sur la fabrique de gaz et l\u2019atteignent au milieu d'une série de terribles explosions.« Un beau coup ! » s'écrie le viseur.« Et un autre encore ! Nous 1 avons .» La mission est accomplie.L'avion vire de bord et s\u2019en retourne vers sa base tandis que d autres arrivent pour continuer l'attaque.NOS AVIATEURS A TABLE De même que le commun des mortels, 1 aspirant aviateur doit se nourrir.Au Dépôt de l'Effectif No 4, comme à toutes les écoles d\u2019Aviation d'ailleurs, la recrue est traitée on ne peut mieux.Les victuailles sont de tout premier ordre et apprêtées par des cuisiniers passés maître dans l\u2019art culinaire.A Québec, au Dépôt de l'Effectif, où l'on compte 22 cuisiniers et marmitons, les trois principaux chefs sont des experts empruntés, 1 un à 1 hôtel Mont-Royal, l'autre au Château Frontenac, et le troisiè- me à l\u2019Hôtel Royal York.Actuellement, au Dépôt de l\u2019Effectif No 4, il se consomme tous les jours 200 pains, 375 livres de viande, 56 livres de beurre, 15 gallons de lait, 8 poches de patates, 7 livres de thé et autant de café, 10 sacs de farine, une grosse d\u2019œufs et une quantité inestimable d'autres vivres, tels que carottes, navets, oignons, fruits, confiture, sucre, pâtes alimentaires, etc.Le vendredi, près de 400 livres de poisson contribuent à l\u2019alimentation des « pensionnaires ».Par son aménagement ultra moderne, le réfectoire rappelle le cafeteria américain.Les futurs aviateurs s\u2019avancent en file indienne et reçoivent de l'un des chefs, ou d'un aide cuisinier, une plantureuse portion, au fumet engageant.Les bleus ne se font pas tirer l'oreille lorsque sonne l'heure des repas.Aussi n'est-ce pas exagérer que de dire que nos futurs as mettent autant d\u2019énergie et de bon vouloir au maniement de la fourchette qu'ils en apportent aux exercices de culture physique .Pas d'appétit si robuste, toutefois, qui ne se puisse satisfaire.Les temps ont changé.11 n\u2019est plus aujourd'hui question de rations.S\u2019il arrive qu\u2019un novice désire une portion supplémentaire, cas rarissime tant les assiettes sont chargées, il n\u2019a qu'à s'avancer de nouveau.Bien traitées, bien nourries, d\u2019un moral hors pair, c'est avec cœur et allant que les recrues s\u2019attaquent à leur besogne.Leurs visages réjouis, qui trahissent la santé, disent clairement qu\u2019ils sont sains, heureux et contents.L\u2019Aviation Canadienne est une excellente école ; non seulement prépare-t-elle des aviateurs, mais elle forme des hommes de bonne trempe.La Patrie en a besoin ! Ci-contre : Silhouettes de quelques avions de la RAF et de la RCAF, e Ci-dessous : Un énorme bombardier britannique survole Berlin où il fait autant de dégâts que les Junkers allemands à Londres.HANDLE T PAGE HAMPDEN\tBOULTON ET PAUL GLOSTER GLADIATOR\tVICKERS WELLINGTON SUPER « SPITFIRE »\tFAIREY « BATTLE >» WESTLAND LYSANDER\tHAWKER HURRICANE SHORT SUNDERLAND BRISTOL « BLENHEIM >» ARMSTRONG WITHWORTH AVRO ANSON\t« WHITLEY » Y r .JS ¦me v, v* '/i y -\u2018Mi mm* MsS.«Jv * .-jri»©». -A o WM v Jean n'avait plus que son père, un homme grave et bon, connaissant le prix de l'existence.Dessin de F.L.Nicolet.mm tÈÉZ*#* $\t* I ¦M m 'U\\î&\t'K%gr£L/&> m:** ffdsr.& t ^4M aeH« StÜSifi Ldér W&k LES MOTS QUI DURENT \u2019étaient deux êtres pleins de jeunesse et de foi qui s'étaient aimés de toute la force de leur tendresse.Lorsqu'ils se rencontrèrent, chacun était à l'aube de la vie, et, sitôt cette rencontre, la façon dont, tout de suite, ils s étaient compris, semblait les avoir assurés d\u2019être heureux vraiment.Il leur fallait seulement le temps de mûrir un peu, non pas leurs sentiments réciproques, mais plutôt leur expérience des sentiments des autres.\u2014 Il faut cela, voyez-vous ! avaient dit autour d eux les seuls parents qui leur restaient, gens sages, soucieux de l\u2019avenir.Lui, Jean, n\u2019avait plus que son père, un homme grave et bon, connaissant le prix de l\u2019existence.Elle, Marthe, n\u2019avait plus que sa mère.MaL cette mère était une femme admirable, sensible et douce, justement hère d\u2019avoir pétri en quelque sorte elle-même l\u2019âme délicate de son enfant.Et comme l\u2019affection qui unissait ces deux jeunes coeurs paraissait très sûre, comme de tristes questions d\u2019argent ne s\u2019y mêlaient pas, le rêve qui échafaudait ce bonheur pouvait se dérouler.Aussi, lorsqu'un changement de poste, ainsi qu il s'en produit souvent dans la préparation d\u2019une carrière chez ceux qui veulent arriver, sépara Marthe et Jean pour un temps, ce fut sans inquiétude qu\u2019ils se résignèrent à l\u2019absence, certains de se retrouver au bout de l'attente, confiants dans leur mutuelle tendresse.La séparation pourtant, était d importance, car il ne s\u2019agissait rien moins pour le fiancé que d\u2019aller en Cochinchine passer deux ans.Le mariage ne NOUVELLE PAR Henry de Forge * * serait possible qu'ensuite.Mais Jean aurait, au retour, une situation de premier ordre qui lui permettrait de faire vraiment à celle qu\u2019il aimait une vie digne d\u2019elle.Ce sacrificei fut accepté de part et d'autre avec courage.Ne s'aimaient-ils pas profondément, complètement ?D\u2019ailleurs, Jean ne s\u2019en allait pas seul.Il emmenait son père qui, libre de son temps, lui serait le plus précieux des compagnons et auprès de qui il pourrait, à loisir, parler de celle qu'il chérissait.Quand il fut à Saigon, son premier soin fut d\u2019écrire à Marthe une interminable lettre pleine de tendres pensées.Il avait, d ailleurs, promis d\u2019écrire fidèlement, à chaque courrier.Elle aussi l'avait promis.Ce serait, dans leur éloignement, une chère compensation.Tant de choses peuvent être dites dans eu euet, intimité d une lettre.Il en fut ainsi, en Cx?Ue ?ourrier- Pendant plusieurs mois.Meus la vie est là avec tout ce quelle compor en elle de paradoxal, de décevant, d\u2019inattendu su tout la vie lointaine des colonies où le cadre tri different, sous le soleil parfois déprimant, tran forme peu a peu les êtres jusque dans leur ment, Il arriva qu'une femme nouvelle passa dans vie de Jean.Cela se fit brusquement, comme en rafale, ui \u201d * J\u2018.dans ®°.n cœur Pourtant enthousiast pourtant sincere, balaya toute la tendresse ancien! amassée.Son pere comprit le désastre.Il tent idlie kS m°tS qui reProchent, les mots q persuadent, les mots qui émeuvent.brisé n'y fit : k beaU lêVe était définitiveme C'était affreux, c\u2019était lâche à legard de cet pauvre petite qui devait ne se douter de rien c la-bas, attendait avec confiance., ~~ se consolera ! dit Jean avec rudesse mencePaS ^ ^ P°Ur dle\u2019 Le bonheur se recor Comment, faisait le vieux père désolé.C\u2019e toi qui parles ainsi, toi qui l\u2019aimais tant I Os ras-tu lui écrire que tout est fini ?\t' Jean baissait la tête.\u2014 Non, je n\u2019oserai pas.Mais toi, mon père t qui es un homme, toi qui peux comprendre sin pardonner ces bouleversements du cœur, tu éci la meurtris ure tU ad°Ucira;,Ie ^ tu atténuer \u201cure,\tfLire la suite page Y 18 JANVIER 1941 7 DANS LE MONDE SPORTIF PAR OSCAR MAJOR CHIFFRES INCROYABLES, A PREMIERE VUE Vous avez, sans doute, été grandement impressionnés par les recettes considérables perçues aux guichets des diverses réunions sportives, aux Etats-Unis.Des millions de dollars pour des combats de boxe, en une année.Une dizaine de millions de dollars pour des joutes professionnelles de baseball.Plusieurs millions de dollars pour les parties de rugby interuniversitaires et autres.On pourrait croire, à prime abord, que seuls les spectateurs dépensent un formidable montant d\u2019argent, dans le sport américain.Il n'en est rien, pourtant.Les pratiquants de certains sports, eux-mêmes, contribuent très largement aux succès de l'industrie sportive américaine.Toutefois, contrairement à ce que les spectateurs dépensent pour les sports précités, ce n\u2019est pas pour ces derniers que les gens déboursent >e plus.Mais pour quels sports donc le public américain délie-t-il sa bourse le plus souvent ?Pour le golf et la pêche.Pas possible ! direz-vous.L\u2019un de nos amis, à l'emploi du Bureau des statistiques du gouvernement Roosevelt, nous a fourni des chiffres éloquents.Il nous apprend que, durant 1940, $14,860,438 furent dépensés en équipement de golf, bâtons, balles, habits, etc.Sur la liste officielle, nous relevons 21,840,150 balles vendues.Seulement pour ces petites « pilules » blanches, près de $8,000,000 furent dépensés, en 1940.En second lieu, ce ne sont ni les bâtons, ni les balles de baseball, ni les gants de boxe, mais bien les articles de pêche qui viennent.En 1940, les Américains ont déboursé la bagatelle de $11,968,575 pour les articles de pêche.Pour les skis, les patins et autres équipements, ils ont versé la somme de $2,125,546.Ces sports, fournissant plaisir et santé à des multitudes de tout âge et de toute classe, sont devenus des grands facteurs du commerce américain.Il n\u2019y a pas à le nier.Ils ont fait de l'industrie d'articles sportifs une des plus profitables.Il est assez difficile, il est vrai, de concevoir les sommes énormes, dépensées à tous les ans.Mais les chiffres officiels du gouvernement ne mentent pas.La preuve la plus concluante, la voici : le chiffre total des ventes s\u2019élève à $48,735,210.35, du premier janvier au 31 décembre 1940.LES JOUEURS DE TENNIS ET L'APPENDICITE Plusieurs connaisseurs du hockey attribuent le manque de forme du gardien de buts du Canadien Bert Gardiner, depuis le début de la saison, à l'opération pour l\u2019appendicite qu\u2019il subit, l'été dernier.Cette observation nous paraît rationnelle.Depuis quelques semaines, Gardiner devient plus habile.Il bloque des lancers qu'il laissait passer au mois de novembre.Sans aucun doute, sa santé s améliore de jour en jour et, en conséquence, ses capacités physiques augmentent.Cela nous amène à parler d'un fait que nous a toujours paru étrange.Pour quelles raisons les joueurs de tennis plus que d'autres athlètes, toute proportion gardée, doivent-ils recourir au bistouri du chirurgien pour 1 ablation de 1 appendice ?Vous ne voyez pas très bien, direz-vous, quel rapport peut exister entre l'appendicite et le tennis.Toutefois, vous devez constater que cette maladie a frappé, ces dix dernières années, avec une prédilection particulière les joueurs de tennis, excellents ou non, de tous les pays.Est-ce une simple coïncidence ?Peut-être.Cela serait-il dû à certains mouvements ou efforts, particuliers au tennis ?Probablement.Ces efforts, il nous semble, exercent à la longue sur l\u2019organisme des joueurs de 22 à 30 ans spécialement une action plus ou moins localisée, dont le résultat Libres propos sur la lutte libre : Vincent Gutjahr (à droite) fait souffrir son antagoniste à l'aide d'une prise de tête renversée et tout simplement d'un ciseau à la gorge compliqué d'une clef au bras.L'arbitre n'a pas l'air de trouver cela tout nature!.Dans le but de lui faire lâcher prise, il tire les cheveux de Vincent.Les traits révulsés des trois personnages en disent long sur leurs sentiments.Nous vous le demandons un peu, comment trouvez-vous ce bouillon ?On le verra bientôt, au Forum, tenter les mêmes amabilités sur Loti Plummer et Yvon Robert.en plusieurs cas se trouve être l'appendicite.Cette théorie ne repose sur rien de sérieux, mais elle mérite d'être étudiée par les gens que la question intéresse à un haut point.C'est un fait connu.Ni les joueurs de baseball, ni les joueurs de hockey, ni les boxeurs, ni les joueurs de rugby, etc., ne paraissent payer à cette maladie un ausssi lourd tribut.A ce sujet, nous avons interrogé un docteur, l\u2019un de nos amis, joueur de tennis lui-même, et fort au courant de cette question.« ]e n'affirme pas, nous a-t-il dit, qu\u2019il y ait une relation, de cause à effet entre le tennis et l\u2019appendicite.Il se peut cependant que, chez les sujets atteints d'appendicite chronique, certains mouvements violents, ceux du service, par exemple, provoquent des déchirements d\u2019adhérence.Alors, il se produit une inflammation qui se traduit par une Crise plus ou moins aiguë.« Bon nombre de gens ont remarqué, sans doute, continua le docteur, que le service provoque le renvoi du haut du corps en arrière.Cette attitude amène une extension du thorax.La masse intestinale est alors comprimée d'une manière brusque, puis libérée tout à coup quand la raquette a frappé la balle et que le corps se plie en avant.La répétition de ce mouvement peut occasionner les légers déchirements dont je parlais tout àl\u2019heure.A mon sens, c'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles les joueurs de tennis de renom, en plus grand nombre que les autres athlètes professionnels, doivent recourir au bistouri des chirurgiens.» LA LANGUE KASHMIRE ET LES LUTTEURS, AUX INDES Le sport de la lu'tte est très en honneur aux Indes.Les dirigeants donnent toute la latitude à leurs sujets pour exercer leur talent du bras roulé, du pont, de la prise d\u2019orteils, du coup d\u2019Arpin et autres « caresses » analogues.L on parle plusieurs langues, aux Indes.Il y existe un fait curieux : les meilleurs lutteurs, à la solde des sultans, se trouvent à parler la langue kashmire, qui compte seulement 1,350,000 adeptes sur plus de 340,000,000 d'habitants.La complexité de la population est marquée par la diversité de types physiques et par la variété de langues des habitants.La langue la plus répandu»?est l'hindoustan, employée par près de 100,000,ÔcÛ d\u2019Hindous.Les autres langues principales sont les suivantes :\t(Lire la suite péÿé '41 / 8 Le Samedi PAULINE BASTIEN DE \u201c LA RUE PRINCIPALE \" Marie-Eve LIENARD PAR Germaine Plante \u2014 Oh ! je ne vois rien de précis.Je m\u2019imagine des tas de choses, belles, intéressantes, mais préciser quoi ?je ne le peux pas .\u2014 Et votre grand rêve ?\u2014 C'était d\u2019aller étudier en Europe.Mais maintenant il est pas mal fichu, car je n\u2019irai certainement pas en France avec la croix gammée au-dessus de.la tête .Il me reste toujours New-York .\u2014 Projetez-vous d'y aller étudier ?\u2022\u2014 J'y pense souvent.\u2014 Je pousse plus loin la curiosité, car je veux savoir ce que vous aimez le plus ?Marie-Eve Liénard me répond d'une voix où vibre toute l'ardeur de ses dix-huit printemps : \u2014\tJ'aime tout ce qui est beau ! Je ne vois jamais ce qui est laid, pour moi il n'existe pas.J'admire en silence, car je devine tout l'enthousiasme et tout le courage que cela demande, et sans commentaires je continue : \u2014\tMais qu\u2019aimez-vous encore ?\u2014\tJ'aime la nature.J'ai passé mes vacances dans un lieu retiré de 60 milles de la « civilisation », et où j'ai pu me livrer à mes sports favoris : la chasse et la pèche.\u2014 La lecture ?\u2014\tJe l'aime énormément.Mes genres ?Biographie, histoire.Mes auteurs ?Français : Paul Bourget, Alphonse Daudet et Catulle Mendes, dans le genre badin.Canadiens : Jovette, Valdombre, Jean Desprez et l'abbé Savard.\u2014\tIl est inutile de vous demander votre opinion sur la musique.Je devine que vous l\u2019adorez.\u2014\tBien deviné.En effet, j\u2019adore Tschaikowsky, Chopin, Fauré, mais pas toujours.car quelquefois je trouve Tschaikowsky rasant, ou je tourne le bouton lorsqu\u2019on joue du Chopin.Ça va selon mon état d'âme.\u2014\tJe vois ! Maintenant, confiez-moi ce que vous détestez le plus ?\u2014\tJe n\u2019ai d'horreur que pour une chose : le mensonge ! \u2014\tEt votre distraction favorite ?\u2014\tLe cinéma tant américain que français.\u2014\tQuels sont vos artistes favoris ?\u2014\tAu cinéma français : Louis Jouvet, Victor Francen, Femandel, Raimu, Marguerite Moréno et Orane Demazis.Au cinéma américain -, Luise Rainer, Betty Davis et Paul Muni.VOILÀ un nom qui, depuis quelques mois, s\u2019impose peu à peu à l\u2019attention des radiophiles.Et ce n'est pas étonnant.Cette petite fille aux boucles brunes, aux yeux noirs, ombragés de cils invraisemblablement longs, à l'aspect pétillant, n'a pas défoncé les portes.Sagement, elle a débuté, sans tapage, elle a attiré l\u2019attention des réalisateurs qui, reconnaissant son talent, lui ont confié de fort beaux rôles qui l\u2019ont fait connaître et estimer du public canadien.Mais, en dépit des succès commençant à marquer sa carrière encore si courte, elle est d'une délicieuse simplicité.\u2014 A quoi bon se gonfler ?m'avoue-t-elle en souriant.Pour moi, c\u2019est si peu de chose.Je débute, ça veut tout dire, et je n'ai jamais compris celles qui, au moindre succès, se croient aussitôt « grandes vedettes ».\u2014 D ailleurs, c'est le plus sûr moyen de rester médiocres, surtout dans votre art, ce n\u2019est qu'à force d'étude que I on devient quelqu\u2019un.\u2014 C'est ce que j'ai compris.Aussi, j'ai beaucoup étudié et j\u2019étudie encore avec ardeur.\u2014 Depuis quand jouez-vous à la radio ?\u2014 Depuis trois ans exactement.J'ai débuté à l'émission que le M.R.T.donnait à CKAC.Mais ensuite j\u2019abandonnai la radio pour finir mes études.Une fois celles-ci terminées, je revins pour Paul Langlais dans Les amours de Ti-]os.\u2014 Quels ont été vos autres programmes ?\u2014 Pour Robert Choquette, Pension Velder ; Olivier Carignan, Robin Hood ; Henri Deyglun, Vie de famille ; Valdombre, Un homme et son péché, et cet hiver Eddy Baudry m'a confié mon premier grand rôle, celui de « Pauline Bastien » dans Rue Principale.J'adore mon rôle et je suis très reconnaissante à son auteur de me l'avoir confié .Depuis un an je joue régulièrement à Radio-Théâtre.dirigé par Guy Mauffette, qui est bien le plus chic type que la terre ait porté.Et l\u2019été dernier, durant quatre semaines, j'ai remplacé Jovette Bernier à Quelles nouvelles ?Quelle émotion et quelle joie lorsque je reçus le téléphone de Jovette m\u2019offrant de la remplacer pendant ses vacances ! Mais aussi quel trac ! Je sentais la responsabilité qui m'incombait.Heureusement tout s\u2019est bien passé.Il ne pouvait en être autrement avec d\u2019excellents partenaires tels que Jacques Desbaillets et Orner Renaud, et surtout avec les textes délicieux d\u2019esprit et de fantaisie que m avait laissés Jovette.Ce fut pour moi un travail vraiment intéressant.« Mais j'oubliais, j'ai été, deux ou trois fois, 1 artiste invitée à 1 Heure des Vedettes Woodhouse, l\u2019année dernière.\u2014 Quel genre de rôles préférez-vous interpréter ?.\u2014\tLes espiègles, les petites filles mal élevées.Malheureusement, je n ai pas souvent ce plaisir, car on me fait presque toujours brailler.C\u2019est vous dire combien je fus contente du rôle que m\u2019avait confié Jean Desprez dans le Cœur de Nadine, et de ceux que je tiens en ce moment dans La Rhumba des Radio-Romans.-\tEt vos projets, quels sont-ils ? 18 JANVIER 1941 9 Tandis que son greffier cherchait un taxi, boulevard du Palais, M.le juge d'instruction Gouvrier avançait à petits pas sur le quai.A son habitude, le magistrat était songeur ; il marchait la tête basse, regardant ses pieds.Ce fut ainsi qu\u2019il heurta un homme très large d'épaules, mais un peu voûté, qui se tenait immobile au milieu du trottoir, semblant tout entier plongé dans la contemplation d'un pan de mur gris.Ramenés brusquement au sentiment de la réalité, les deux hommes eurent un même mouvement d'humeur, mais s\u2019étaiit dévisagés, ils poussèrent une exclamation joyeuse.\u2014 Désiré, s'écria le magistrat.\u2014 Monsieur le juge, fit l'autre.Ils se tendirent la main.\u2014 Ah ! ça ! qu\u2019est-ce que vous attendez là ?reprit M.Gouvrier, affectant un ton bourru.\u2014 Ce que j\u2019attends ?mais rien .c'est-à-dire .Désiré eut un rire forcé.\u2014 Voyez-vous, je suis un peu comme ces bandits qui se sentent attirés sur le lieu de leur crime.Il ne se passe guère de semaines sans que je vienne hanter ce coin.Le juge n'avait pas lâché la main de son compagnon ; il la pressa fortement.M.Gouvrier comprenait fort bien ce qu\u2019avait voulu exprimer Désiré .l'ex-inspecteur Désiré.Le magistrat n'avait pas oublié la visite d\u2019adieu que, quelque trois années auparavant, lui avait faite le vieux policier.« L'heure a sonné pour moi, Monsieur le juge.Ce n'est pas une surprise, bien entendu, le règlement est le même pour tous .Mais c'est égal !.» Des larmes emplissaient les yeux du pauvre homme, les premières peut-être qu\u2019il eût versées.Et, depuis, le magistrat avait souvent entendu les réflexions des anciens collègues de Désiré : « J\u2019ai rencontré le Vieux .Ce qu'il baisse .Jamais il ne pourra s'y faire, c'est sûr.» « Le Vieux », c'éitait le sobriquet qu\u2019avait valu à Désiré une barbe prématurément grise.M.Gouvrier demanda, pour dire quelque chose : \u2014 Vous n'avez donc pas votre petit jardin, comme vos camarades ?\u2014 Je n\u2019aime pas la campagne.Un taxi s'arrêta à leur hauteur ; le greffier de M.Gouvrier, un jeune homme à barbe, style 1900, en sauta.\u2014 Tiens ! Bonjour .inspecteur.\u2014 Bonjour, Monsieur Raoul.Le greffier avait laissé la portière ouverte.M.Gouvrier marqua une légère hésitation.\u2014 Si vous n\u2019avez rien de mieux, venez donc avec nous, Désiré.L'affaire en vaut la peine, vous savez.\u2014 Comme si je pouvais avoir quelque chose de mieux, Monsieur le juge.Rue Oberkampf I ES trois hommes s'installèrent dans la voiture qui L- partit aussitôt.Alors, le Vieux se tourna vers le juge : ,\u2014 De quoi s'agit-il ?Du crime de la rue Oberkampf ; vous avez bien lu cela dans les journaux ?\u2014 Non, Monsieur le juge.Depuis trois ans, je ne lis plus les crimes.Le magistrat regarda curieusement son compagnon, et, de sa voix claire, commença : \u2014 La victime s\u2019appelle Philippe Hauzer.C'est un homme d'une soixantaine d'années, employé depuis je ne sais combien de temps dans une compagnie de transports .et chef d\u2019orchestre d\u2019une harmonie d\u2019anciens élèves d'une école quelconque.« Le lieu du crime est un vieil immeuble de la rue Oberkampf.Deux corps de bâtiments séparés par une cour ; deux appartements par étage ; une trentaine de locataires.« Philippe Hauzer occupait, au premier sur la cour, un logement se composant d'une salle à manger, d'une chambre et d'une petite entrée.Veuf depuis plusieurs années, le bonhomme était considéré dans le quartier, et, à son bureau, comme un original, en particulier un maniaque de l\u2019ordre et de G propreté.\t(Lire la suite page 13 J \" Le Vieux \", c'était le sobriquet qu'avait valu à l'ex-inspecteur Désiré une barbe prématurément grise.LE PARDESSUS MASTIC roman Policier Par PIERRE BOILEAU 10 Le Samedi .Georges était fasciné.' igL P Le DE Triomphe Luce NOUVELLE PAR POL DAVRIL Habituellement assez indifférent aux choses de l'extérieur, Louis Darbourg, célibataire dépassant la cinquantaine, parut soudain y attacher une réelle importance.Fréquents voyages en ville, interminables visites chez le tailleur, mystérieux colloques avec son coiffeur et en quelques jours il avait trouvé le moyen de se ra eunir de quinze ans.Tandis que des redingotes et des vestons nouveau genre faisaient ressortir la cambrure de sa taille, ses bonnes grosses moustaches devinrent tout à coup d\u2019un noir de jais.Ses voitures subirent une complète transformation et une équipe d'ouvriers appelée en hâte rajeunit dans tous les coins la villa et les jardins.Les gens du bourg chuchotaient, Que se passait-il donc à la villa des Lilas ?Monsieur Louis Darbourg s\u2019était sacrifié pour élever sa filleule, Luce Morny, fille d un ami, capitaine d artillerie tué dans la grande guerre, et son neveu, resté orphelin dès son jeune âge.La vie, entre ces trois êtres, s'écoulait douce et simple.Propriétaire d'une grande distillerie l'oncle Louis avait initié Georges \u2014 cet enfant d'adoption \u2014 aux affaires qui allaient grandissant, pour en faire son successeur quand survint, sans cause apparente, sans explication, le bouleversement de ses plus chères habitudes.Georges s'inquiétait.Rendu perplexe par cette transformation que subissaient autour lui choses et gens il ne put s'empêcher de chercher à satisfaire sa curiosité.\u2014 Mais, mon oncle, pourquoi ces remaniements dans votre maison, vos jardins, partout ?.Et ce changement dans vos manières, vos idées ?.On ne retrouve chez nous aucune de ces traces du temps qui ne s'achètent pas et qu\u2019on préfère de beaucoup à ces fades coquetteries .Pourquoi ?pourquoi ?.\u2022\u2014 Le temps des questions et surtout celui des réponses n'est pas arrivé, Georges .Ne suis-je pas libre de m'organiser selon mes goûts ?.\u2014 Oh ! mon oncle, je ne croyais pas vous fâcher .Je ne me permettrai plus .\u2014 C\u2019est bien .c\u2019est bien, mon garçon .Pour cette fois cela n\u2019ira pas plus loin, mais ne recommence pas à me faire des réflexions qui me déplaisent .Et, majestueux, les sourcils froncés, l\u2019oncle Louis tourna les talons.Luce trouvait tout naturels ces multiples embellissements ; elle paraissait être au courant des idées de son parrain car elle avait de fréquents tête-à-tête avec lui desquels ils sortaient riants et épanouis.o \u2014 Que je suis heureuse de vous avoir confié mon secret !.Oh ! je ne savais plus que faire !.Et.vous espérez ?.Luce Morny, rouge jusqu\u2019aux oreilles, abaissait ses longs cils pour cacher l\u2019angoisse de ses grands yeux noirs.\u2014 Diable.mignonne .tu me demandes cela un peu tôt.j\u2019essaie d arranger les choses .Ah ! si j avais vingt-cinq ans je n\u2019irais pas chercher mon bonheur ailleurs qu\u2019auprès de toi.Ne pas t\u2019aimer !.taillée comme tu l\u2019es et avec ton crâne petit air .\u2014 Oh ! parrain ! \u2014 Ne m interromps pas.Je dis que je ne veux pas d intruse ici.Tu aimes Georges, c\u2019est tout.Il a jeté ses yeux sur une intrigante qui l\u2019attire et 1 éblouit.Il est fasciné, conquis, aveuglé !.Morbleu ! une parisienne ! Fallait-il que cette fille et sa mère vinssent louer ce chalet d\u2019à côté pour troubler notre existence et renverser mes projets ., \u2014\tHélas ! elle est coquette que c\u2019est un péché ! Quelle figure puis-je faire à côté de cette belle fleur de serre dont les cheveux étincellent ; dont les regards, les sourires, chaque mot, sont une étude d\u2019art.\u2014\tAssez, fillette, ne m\u2019en dis pas davantage.Je suis fixé puisque je la rencontre chaque jour.\u2014\tAlors ?.\u2014\tAlors elle n\u2019entrera jamais ici, crois-moi .Et Georges sera ton mari.Cette poupée n\u2019est logée que dans son cerveau et il ferait beau voir que je ne puisse le guérir de cette folie .Je lis dans son cerveau à mon idiot de neveu et non dans son cœur, car ce dernier est pour toi., Allons, Luce, un bon baiser à ton vieux parrain et reprends ta belle gaieté .Moi, je continue mon jeu.C\u2019était un garçon charmant, ce Georges Darbourg qui faisait pleurer \u2014 oh! dans la plus complète ignorance ! \u2014 les beaux yeux de la gentille Luce.Intelligent, instruit la tête pleine de rêves, il traversait à ce moment une de ces crises, fréquentes à ce bel âge d\u2019insouciance où le cœur cherche sa voie.Il allait rendre des devoirs quasi-journaliers aux dames du chalet.Une fâcheuse surprise l\u2019attendait le jour même de la conversation précédente qu\u2019avaient tenue le parrain et sa filleule.En arrivant chez la belle Claudine il y trouva installé son oncle en personne qui portait très crânement un élégant costume de chasse et retroussait victorieusement les pointes effilées de sa moustache.Dédaigneux des regards interrogateurs et ahuris de Georges il ne cessait de s'occuper de la jeune parisienne.La surprise et l'habitude m'ont procuré le plaisir de passer quelques instants avec vous.Voilà en vieux chasseur intrépide j\u2019ai épaulé en terrain prive .Ce levreau, objet du délit, vous revenait de droit et c était mon devoir de venir le déposer à vos pieds .Dois-je vous avouer que le hasard en cette circonstance, m a favorisé gracieusement, car il m a fourni une occasion depuis longtemps désirée.Ces darnes ravies bénissaient le providentiel qi-bier .elles offrirent !e thé.(La suite page 401 à A â Sktfl /V \\ * réi ü âîâ&^^&iaa^JS:3.ï^ '*- l\\ VÉRIFIEZ L\u2019ÉTIQUETTE ROUGE-ET-BLANC * > \u201cJe ne puis faire mieux\u201d, disent beaucoup de ménagères expertes! Cela s\u2019explique fort bien: la Soupe aux Légumes Campbell est préparée tout comme une soupe faite à la maison.Fait du meilleur boeuf canadien, le bouillon est riche.délicieux et nutritif.A ce bouillon, on ajoute 15 légumes différents\u2014des légumes de choix parfaitement cuits.Et parce que cette soupe est si bonne et si savoureuse, les ménagères disent que c'est presque un repas complet! \u201cM-M-M- nous aurons de la Soupe aux Légumes 15 raisons pour lesquelles la Soupe aux Légumes Campbell est parfois meilleure que la soupe faite a la maison.Il vous faudrait parcourir le marché pendant plusieurs jours pour trouver des légumes aussi bons que ceux employés dans la Campbell.En effet, Campbell choisit les légumes les mieux venus dans les meilleurs jardins maraîchers du Canada.C'est ainsi que l\u2019on a une soupe dont le goût est difficile à égaler.\u2014et quelle réception chaleureuse! Les enfants et le papa aiment toujours, en revenant à la maison, de bonnes assiettées de Soupe aux Légumes chaude et nourrissante\u2014mais ils la mangent avec encore plus de plaisir après une randonnée dans le froid hivernal et lorsque l\u2019exercice a stimulé leur appétit.Et pendant que la soupe mijote sur le poêle et que son arôme délicieux emplit la cuisine, ils crient: \"Servez-nous la soupe, maman, nous serons à table dans un instant! PREPAREE DANS LES CUISINES MODERNES CAMPBELL A NEW TORONTO, ONTARIO APPLIQUEZ ff AUX AUTOS À BAS PRIX CE ¦HranM ii m w ET VOUS choisirez la CHEVROLETt UN BAS PRIX n'achète nulle part ailleurs des I ¦ MM M ^ I W | I àT%\tADDITIONNEL LALLJIWNNUN iV/lui ri \\ n\tMwowinw ££*$*«pÎÈdSdÈ B SURETE DISSIMULÉS L1 îoUrfi rnr,TE DCS CESSES S4/VS f| çot/r additionna 5 1* myi AUTO No^JJaUTO No.3 ft Sim daussi CARROSSERIE PAR FISHFR iJ»wwwtf4ÏÏ«p] GENOUX A1ECA niques HAUTE OUAUTEH \u2019¦\u2022iLATION fis MED awhmikhm mnÎ \"E-COURANTS D\u2019AIR ¦ÿÈMB^ŸAGF - ' HpîoeJaÛtiçT l POUR 41! Nmm jNmm iwmm nonjnon oww/ Vous n\u2019avez qu\u2019à examiner les carrosseries, faire l\u2019essai de la performance et du roulement et considérer \"ce que vous recevez en retour de ce que vous payez\u201d, pour vous convaincre que la Chevrolet est l\u2019auto qu\u2019il vous faut! encûte lavmm \u2022ssg ïSSS 18 JANVIER 1941 13 LE PARDESSUS MASTIC (Suite de la page 9) « Sa vie était absolument régulière.En dehors des deux soirs par semaine où il allait faire répéter son orchestre, Hauzer ne sortait jamais.Tous les jours, à midi dix exactement, il rentrait chez lui et, en passant devant la loge des concierges, les époux Meunier, il signalait sa présence en frappant aux carreaux.Deux minutes après, le père Meunier, dont la femme prépare le déjeuner de plusieurs locataires, montait son repas au bonhomme.« Avant d'aller travailler, Hauzer faisait chaque matin son ménage, avec une minutie que lui eût enviée, paraît-il, une parfaite femme d\u2019intérieur, et dressait son couvert afin de ne pas perdre de temps au déjeuner.« Le soir, notre homme dînait dans un prix fixe et se couchait à neuf heures, à l'exception de ses jours de concert.« Maintenant, voici le drame.» M.Gouvrier prit la cigarette que lui offrait Désiré et poursuivit : -\u2014 Mardi, vers midi dix comme d\u2019habitude, Philippe Hauzer a frappé aux carreaux de la loge.Peu après, le père Meunier a monté, chargé d\u2019un ragoût de mouton qu\u2019il a porté dans la salle à manger du bonhomme.Il est reparti aussitôt en lui souhaitant le bon appétit traditionnel.« Or, comme notre concierge allait refermer la porte du logement, un homme vêtu d\u2019un pardessus mastic, l'écarta doucement et entra chez le vieux musicien.« Intrigué, car Philippe Hauzer ne recevait jamais de visites, Meunier rejoignit sa femme qui bavardait sous la voûte avec deux locataires : les époux Dular.Il leur demanda s\u2019ils avaient remarqué l\u2019inconnu.Ils ne n'avaient pas vu, et le groupe se mit à parler de la pluie et du beau temps.« Nos gens conversaient depuis trois minutes environ, lorsque Dular tira sa montre : « Eh ! mais ! il va être midi un quart, il faut que nous nous sauvions, le temps de préparer le déjeuner .» « Il n\u2019acheva pas.« Brusquement, venant du premier étage, deux appels, deux hurlements plutôt retentirent : « A moi.au secours .» et puis un cri horrible.« Les concierges et leurs compagnons, après être restés quelques secondes paralysés par la stupeur, montèrent au premier étage.Meunier ouvrit la porte avec son passe-partout, et, sans hésiter, tout le monde s élança dans l\u2019appartement.«Le chef d\u2019orchestre était assis devant sa table, le visage dans son assiette, un couteau planté entre les omoplates.« Le groupe se précipita alors dans la chambre ; elle était vide, mais la fenêtre ouverte indiquait le chemin pris par le meurtrier.» \u2014 Vous m\u2019avez dit que 1 appartement donnait sur la cour, interrompit le Vieux.Le juge fit un signe affirmatif et continua :\t, \u2014 La petite troupe redescendit en hâte et gagna la rue ; mais le bandit était loin.« Le concierge, un homme de sang-froid, envoya les Dular au commissariat, et remonta dans 1 appartement afin d\u2019en interdire l'accès aux curieux qui s\u2019étaient amassés sur le palier.« Grâce à lui, rien n\u2019a été dérangé dans la place que nous avons trouvée telle que l\u2019avait laissée 1 assassin.Mais ni Brévard, le commissaire du quartier, ni l\u2019inspecteur Vicheney, ni moi, n'avons rien découvert.Le drame en soi est tout simple.Profitant de la sortie du concierge, 1 inconnu a pu s\u2019introduire dans 1 appartement sans éveiller l'attention de sa victi- me ; lorsque celle-ci s\u2019est aperçue qu\u2019elle n'étaît pas seule, il était trop tard.Hauzer a à peine eu le temps d'appeler, et s\u2019est écroulé, tué sur le coup.Le criminel s\u2019est alors précipité sur le buffet dans lequel notre maniaque entassait toutes ses économies (un assez joli magot, prétendon), puis il a ouvert la fenêtre, sauté dans la cour \u2014 la hauteur n\u2019est pas grande \u2014 et gagné la rue.\u2014 Personne ne l\u2019a vu s\u2019enfuir ?\u2014 Personne.Vous savez ce que c\u2019est ; en entendant crier, on perd un moment ses moyens.Le temps que les voisins se mettent à leurs fenêtres, l\u2019homme était déjà en bas .et il a pu atteindre tranquillement la porte cochère tandis que les Meunier et les Dular, seules gens qui eussent pu s\u2019opposer à sa fuite, montaient en courant l\u2019escalier.\u2014 L'arme du crime ?,\u2014 Un vulgaire couteau à virole comme on en vend dans tous les bazars.\u2014< Vous n\u2019avez trouvé aucune trace, aucun indice ?\u2014 Rien.L\u2019assassin n'est pas demeuré longtemps dans l'appartement : trois minutes au plus, ét il a dû prendre la précaution de mettre des gants ou de s\u2019envelopper les mains.Désiré promena l'index sur sa moustache en un geste familier que son compagnon n\u2019avait pas oublié.\u2014 L\u2019autopsie ?\u2014 N'a rien apporté que nous ne sussions déjà.\u2014 Et l'homme au pardessus mastic ?¦\u2014 Le concierge est seul à l\u2019avoir vu, et dans un escalier un peu sombre.C\u2019est un type de taille moyenne, assez jeune d\u2019allure, Meunier ne peut en dire plus.1\u2014 Bien vague .Vous vous êtes renseigné sur les relations de la victime ?\u2014 Inutilement.Le bonhomme ne fréquentait pas grand monde en dehors de ses musiciens et de deux ou trois collègues de son bureau.Il n\u2019avait pour toute famille qu\u2019une fille, mariée depuis peu, avec laquelle il était d\u2019ailleurs fâché.\u2014 Vous avez cherché de ce côté ?\u2014 Des gens très honorables, qu\u2019il serait ridicule de soupçonner.\u2014 Alors ?.\u2014 Alors .c\u2019est tout.Nous allons faire une seconde perquisition, mais je vous avoue que j\u2019ai bien peu d espoir .je veux dire que j\u2019avais peu d\u2019espoir, car depuis que nous nous sommes rencontrés .\u2014 Allons ! Allons ! où vous êtes déjà passé, Monsieur le juge, il ne doit pas rester grand\u2019chose à glaner.L\u2019arrêt du taxi mit un terme à cet échange de politesses.Au pied de l\u2019escalier, le commissaire Brévard et l\u2019inspecteur Vicheney s\u2019entretenaient avec le père Meunier, un gros homme au teint fleuri, coiffé d\u2019une calotte.En reconnaissant le compagnon du juge, les deux policiers montrèrent une surprise joyeuse.Ils s'empressèrent au-devant des arrivants, et Vicheney salua son ancien collègue : « Bonjour, chef » qui alla droit au cœur du retraité.Les enquêteurs gagnèrent le premier étage.Le commissaire et l'inspecteur semblaient partager le peu d\u2019enthousiasme du juge d\u2019instruction; sans doute étaient-ils également persuadés de la vanité de cette nouvelle perquisition.Pour eux, il ne s'agissait que d'une simple formalité.Aussi Désiré eut-il le champ libre, ce dont il profita amplement.Les deux pièces qui composaient l\u2019appartement de Philippe Hauzer étaient modestement meublées.Traversant rapidement la salle à manger où il comptait passer la plus grande partie de son temps, Désiré visita d'abord la chambre du malheureux musicien.Ce qui frappait lorsqu\u2019on entrait dans la pièce, c\u2019était le nombre invraisemblable de portraits de compositeurs ornant les murs.Comme dans les rares espaces existant entre les gravures des instruments de musique enrubannés étaient accrochés, c\u2019est à peine si on apercevait le papier tapissant la chambre.La fenêtre restée ouverte laissait entrer une odeur un peu écœurante où le chou dominait.Après quelques instants d\u2019inspection qui ne lui apprirent rien, Désiré repassa dans la salle à manger .Un buffet Henri II, un bahut, une table légèrement bancale et trois chaises de paille en composaient l\u2019ameublement.Après avoir passé les meubles en revue, le Vieux se fit indiquer par ses compagnons la position exacte qu'occupait le cadavre, puis il se coucha sur le sol qu\u2019il se mit à étudier pouce par pouce.Un sourire ému aux lèvres, les quatre hommes groupés dans un angle de la pièce suivaient des yeux le retraité qui semblait \u2014 selon l\u2019expression consacrée ¦\u2014 heureux comme un poisson dans l'eau.Des éraflures.I ES recherches duraient depuis près *\u2014 d'un quart d\u2019heure lorsque enfin Désiré se releva.Il tenait avec précaution un petit débris noir, ressemblant à un éclat de charbon, qu\u2019il avait ramassé dans une des déchirures du tapis.Il alla examiner sa trouvaille auprès de la fenêtre ; son visage trahissait une grande agitation, à plusieurs reprises il répéta : \u2014 Ce n\u2019est pas possible .Je déraisonne .S\u2019arrachant à regret à sa contemplation, il s'approcha de la table dont il souleva la toile cirée écaillée, et, tirant de sa poche un lorgnon, il lé promena, comme il eût fait d\u2019une loupe, sur les angles du meuble.Le groupe ne souriait plus.M.Gouvrier vint se pencher sur l\u2019épaul le de l\u2019ancien inspecteur.TENDRESSE D'HIVER \u2022 Nous ne sortirons plus comme les soirs d\u2019ouromne Où nous allions parmi la chanson monotone Que la brise sifflait dans les tristes rameaux; Nous n'écouterons plus les frêles chalumeaux Des bergers nonchalants pleurer les feuilles mortes.Le vent jette déjà sa plainte au bas des portes; Nous ne sortirons plus, le soir; il fait trop froid.L'Hiver hurle dehors; un indicible effroi Passe dans tous les cœurs et sur toutes les choses.Silencieusement des pétales de roses S'écroulent des bouquets fanés sur les tapis.Dans l'âtre noir où les grillons se sont tapis Allumons, si tu veux, une joyeuse flamme : Nous y réchaufferons nos mains et puis notre âme; Je me mettrai humblement à tes genoux; Nous parlerons de toi, nous parlerons de nous Du Passé, du ciel de printemps, de nos tendresses, Des nuits d'été sur les vagues enchanteresses .Nous parlerons encore et nous évoquerons Des visages d'enfant, des lèvres et des fronts, Des yeux pleins de nos yeux et pleins de ton sourire, D'autres songes aussi que je ne veux pas dire .Parfois tu cacheras mon front entre tes bras : Je me tairai; tu parleras, tu me diras La beauté de la vie et la splendeur du Rêve; Et ce sera très doux et la nuit sera brève, Et tu me berceras au rythme de ta voix .Nous ne sortirons plus, le soir, comme autrefois .RAOUL BOGGIO Le Samedi 14 \u2014 Ah ! ça, Désiré, savez-vous que vous commencez à m\u2019intriguer ?Que regardez-vous là ?Sans répondre, l\u2019autre lui désigna un des coins de la table.Grâce au verre grossissant, le magistrat distingua nettement plusieurs éraflures qui lui parurent assez fraîches.\u2014Tiens ! Tiens ! En effet, fit-il, mais je me demande comment vous avez découvert ces marques.Je me demande surtout quel rapport.\u2014 Je les ai découvertes parce que je les cherchais, répliqua le Vieux, quant au rapport .Il n'acheva pas, mais reprit au bout d'un instant.\u2014 Cela vous ennuierait-il que nous procédions, un de ces prochains jours, à un essai de reconstitution du crime, Monsieur le juge ?Je pourrai peut-être alors vous fournir quelques indications intéressantes.M.Gouvrier lança au vieil homme un coup d œil oblique.Désiré avait perdu son air réservé ; sous ses lourdes paupières, son regard était plein d'assurance, et il se tenait droit comme un I.Le juge d\u2019instruction retrouvait le collaborateur des vieux jours ; du même coup, il se rappela^ que_ ce collaborateur n\u2019aimait pas qu'on l\u2019interrogeât.Perplexe, il se tourna vers ses compagnons.Le commisaire et l\u2019inspecteur eurent un même geste évasif.\u2014 Eh bien ! c'est entendu, fit le magistrat, il en sera fait suivant votre volonté, Désiré.Voyons, après-demain, vous conviendrait-il ?\u2014 Tout me convient, Monsieur le juge .Nous dirons donc après-demain, midi._ Midi ?.Ah ! vous tenez à l\u2019heure du crime.\u2014Dame .pour une reconstitution .Naturellement vous convoquerez les quelques témoins.\u2014¦ Naturellement.Le ton trahissait une légère irritation.M.Gouvrier ajouta : \u2014 J\u2019espère que vous ne nous ferez pas regretter notre dérangement , c\u2019est que nous n avons pas beaucoup de temps à perdre, vous le savez.Une ombre passa sur le visage du Vieux.\u2014 Oh ! je sais, Monsieur le juge.Ce n\u2019est pas comme moi.?Au jour et à l'heure fixés, Désiré, une minable serviette de cuir sous le bras, fit son apparition sous la voûte du vieil immeuble.Devant la loge se tenaient les deux concierges et les époux Dular, un jeune couple parfaitement anonyme.Le Vieux se mêla sans façon à leur conversation.Le juge d\u2019instruction, le commissaire Brévard et l\u2019inspecteur Viche-itey arrivèrent ensemble.Désiré tira aussitôt sa montre, un invraisemblable oignon au verre sale.\u2014 Messieurs, il va être midi cinq, je crois que nous pourrions commencer .Voyons, si je me rappelle bien, notre chef d'orchestre arrive, frappe aux carreaux et rentre chez ïtà.Joignant le geste à la parole, il Iheurta la vitre.\u2014 C\u2019est le moment pour M.Meunier de monter le déjeuner, un ragoût de mouton, je crois.Il entra dans la loge, saisit une calotte dont il se coiffa et prit un plat sur la table.En tout autre moment, de pareils gestes eussent paru comiques, mais pas un des assistants n\u2019avait envie de rire.Les magistrats et l\u2019inspecteur cachaient mal leur nervosité ; quant aux deux couples, ils regardaient faire Désiré avec une expression tout à la.fois stupide et vaguement inquiète.Ayant le groupe sur ses talons, celui-ci gagna le premier étage, fit semblant de sonner, ouvrit la porte avec une clef que lui tendit M.Gouvrier, et pénétra dans l\u2019appartement.Demeurés sur le palier, ses compagnons l\u2019entendirent murmurer : .\u2014 Voici votre déjeuner, monsieur Hauzer, bon appétit.Désiré reparut, la calotte sur l\u2019oreille.Au moment où il allait refermer la porte, il s\u2019effaça comme pour laisser entrer quelqu'un, puis il redescendit, entraînant tout le monde à sa suite.\u2014 Tout s'est-il à peu près passé comme cela ?.\u2014 Exadtement, répondit le concierge.\u2014 Parfait.Ils étaient revenus devant la loge De nouveau, le Vieux tira sa montre ; il allait être midi treize.,\u2014 Si je me rappelle toujours bien, fit-il en se tournant vers le père Meunier, vous demandez à votre femme ainsi qu\u2019à M.et Mme Dular s\u2019ils ont remarqué l\u2019homme au pardessus mastic ; ils répondent négativement.Vous vous mettez alors à bavarder.Il imita la voix du gros homme.\u2014 Pas chaud le temps aujourd'hui, hein ! Le fond de l'air est vif .Décidément, il n'y a plus de saison.\u2014 Désiré ! s'écria M.Gouvrier, vous vous f .de nous.D'un geste impérieux le Vieux lui imposa silence.\u2014 Je ne me moque pas, monsieur le juge, je reconstitue.De fait, l\u2019émotion qui se peignait sur le visage des témoins disait combien ils revivaient les quelques instants qui avaient précédé le drame.A mesure que les secondes s\u2019écoulaient, une crainte indéfinissable les étreignait.Il leur semblait que quel- que chose d'extraordinaire allait se produire.\u2014 Attention ! midi quatorze, fit Désiré sourdement.Il ne quittait pas le cadran des yeux ; une demi-minute se passa.Le Vieux se tourna vers M.Dular.\u2014 Vous regardez l'heure, n est-ce pas?Et vous vous écriez : (et cette fois il imita de son mieux la voix du locataire) Oh ! Oh ! Il va être midi un quart.faut que nous nous sauvions .le temps de préparer le déjeuner .Il se tut.Ses compagnons, mal à l\u2019aise, retenaient leur souffle.La grande aiguille atteignit le cran quinze, le dépassa.Et brusquement des cris éclatèrent au premier étage : « A moi.Au secours .» Les deux femmes poussèrent un gémissement.Très calme, Désiré demanda : .\u2014- C\u2019est toujours bien cela ?Le père Meunier était devenu livide ; des perles de sueur roulaient sur son front : ses genoux fléchirent, et l'ex-inspecteur dut le soutenir.\u2014¦ La séance continue, ricana Désiré.Il avait saisi le concierge par le poignet, il le tira vers l\u2019escalier.Remonté au premier, il ouvrit la porte du logement.Le groupe entra dans la salle à manger.Le Vieux fâcha alors son compagnon qui s'écroula sur une chaise.\u2014 Qu\u2019est-ce que cela signifie ?s\u2019écria la juge d\u2019instruction.Pourquoi cette comédie.Et surtout, quels sont ces cris ?Sans répondre, Désiré se pencha sur le siège sur lequel on avait trouvé le cadavre de Philippe Hauzer, il allongea la main, palpa un corps invisible et reprenant la voix du concierge : \u2014 Mort.le malheureux.Puis se retournant : \u2014 Courez prévenir la police .Et que personne ne pénètre ici, il ne faut pas gêner l'œuvre de la justice.Il reprit sa voix naturelle.\u2014 Inutile, je pense, de descendre dans la rue à la poursuite de l'homme au pardesssu mastic.Il s'approcha de M.Gouvrier.\u2014 Vous me demandez ce que tout cela signifie, monsieur le juge.Vous allez comprendre.Jusqu à présent, je ne vous ai rien appris, vous connaissez le premier acte .Mais voici du nouveau.« Notre concierge a mis tout le monde à la porte.Il est seul avec la victime, témoin discret.» Le Vieux jeta autour de lui un regard rapide, puis passa dans la chambre du musicien.Dans un angle de la pièce, à demi dissimulé par une haute armoire, il y avait un phonographe et, sur le plateau de ce phonographe, un disque.Désiré prit le disque, revint dans la salle à manger, et après un coup d\u2019œil inquiet à la fenêtre, comme pour s'assurer qu'on ne pouvait le remarquer du dehors, il brandit 1 objet et, d\u2019un coup violent contre la table, le cassa.Mais les morceaux lui paraissaient encore trop grands, car à nouveau il les brisa sur le meuble, puis en hâte il rassembla les débris qu'il enfouit dans sa poche.C'est moi ! C NFIN il jeta au loin sa calotte.Il ^ était redevenu l\u2019inspecteur Désiré, un Désiré méchant, agressif, qui empoigna le concierge aux épaules.\u2014 C'est bien cela, n\u2019est-ce pas ?C'est bien cela ?.Je sais tout, mon vieux, alors un petit effort, vas-y.L\u2019autre était vaincu, ses dents claquaient.,\u2014- C\u2019est moi.oui.moi.c'est moi, balbutia-t-il.Et il tomba à genoux sur le sol.Désiré s'assit sur le bord de la table et s\u2019épongeait le front : -\u2014 J\u2019espère que vous ne regrettez pas trop votre dérangement, monsieur le juge ?M.Gouvrier était tellement stupéfait qu\u2019il ne put prononcer une parole.Il y eut un long silence que le commissaire troubla enfin.\u2014 Ça, par exemple .Mais je ne comprends pas encore bien, Désiré, vous devriez .¦\u2014- Eh bien ! commença Désiré avec une complaisance visible, il est probable qu\u2019avant hier je me serais rallié à la version officielle du drame si une petite découverte n'était venue modifier complètement le cours de mes idées.Il plongea deux doigts dans son gousset.\u2022\u2014 Cette découverte, la voici.C\u2019est un débris de disque que je ramassai sous la table.Bien que le morceau fût fort petit, je l\u2019identifiai aussitôt, et tandis que je l'examinais, quatre remarques d'inégale importance, mais toutes dignes de retenir l'attention, se présentèrent à mon esprit.«La première, c\u2019est que le phonographe et les disques de Hauzer étant dans sa chambre à coucher, je n\u2019eus-(Lire la suite page \\6) Maintenant qu'elle prend de l'âge et qu'elle entre dans la catégorie des jeunes filles, plusieurs lectrices nous ont demandé de publier la photo de Shirley Temple enfant.La voici à l'âge de trois ans.A cette époque, ses parents étalent loin de penser qu'elle deviendrait la plus grande vedette du cinéma améri.cain et l'enfant la plus connue dans le monde entier. 18 JANVIER 1941 15 » - .** wmm ; É| r «%\u2022» Sa >si-4T \" ¦ i tjr_.ZMWi?^ T^'C^otùre, ^VANT d\u2019acheter un auto, quelqu\u2019en soit la marque, comparez-le avec un Dodge de 1941 en ces qualités de longue durée qui vous procurent des milliers de milles extra sans ennuis.Chaque Dodge est muni d\u2019un Nettoyeur d\u2019Air Bain-Huile, d\u2019un Filtre à l\u2019Huile et d\u2019un second Filtre à l\u2019Huile Type-Flotteur qui, tous trois, empêchent les matières usantes de pénétrer dans les organes mobiles.Dans tout moteur, les paliers, les portées et les roulements sont soumis à de dures épreuves.C\u2019est ici que Dodge montre sa supériorité.Pour 1941, Dodge a introduit un nouveau genre de palier d\u2019une durée inouïe.A chaque endroit du châssis Dodge où la friction est grande il y a 29 roulements à rouleaux ou à billes fonctionnant sur des surfaces surfinies.Ce sont les roulements les plus efficaces connus de la science et ils contribuent largement à la longue durée des voitures Dodge.C\u2019est là un point qui devrait compter lorsque vous achèterez votre auto de 1941.Les Dodgistes aiment leurs voitures parce 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Banque Royale L'actif total à $955,000,000 \u2014 Les prêts courants au Canada augmentent de $17,000,000 \u2014 Par suite surtout d'une forte augmentation des taxes, les profits sont quelque peu moins élevés.Le bilan et le compte des profits et pertes de la Banque Royale du Canada pour l\u2019exercice terminé le 30 novembre 1940 a été soumis aux actionnaires.Augmentation des dépôts canadiens Le total des dépôts s\u2019établit à $852,000,000 à rapprocher de $911,-000,000 l\u2019année précédente.La différence est due tout particulièrement à une diminution de $20,000,000 des soldes dus au gouvernement fédéral et un fléchissement de $48,-000,000 des dépôts en dehors du Canada.Les dépôts du public ont augmenté de $20,000,000.Prêts courants plus élevés Par suite de l\u2019augmentation considérable des affaires au Canada, on a enregistré une hausse de $17,000,-000 dans les prêts commerciaux.Les prêts en dehors du Canada ont diminué de $10,000,000.Excellente posture liquide Les soldes en espèces n\u2019ont pratiquement pas changé si on compare à l\u2019an dernier.Les soldes ban- caires et les placements ont fléchi quelque peu mais les disponibilités sont à $585,000,000 ce qui représente 66.5% du passif au public.Compte des profits et pertes Au compte des profits et pertes on, note tout particulièrement une augmentation d\u2019à peu près $620,-000,000 des taxes si on compare à l\u2019an dernier.Compte tenu des taxes, du fonds de réserve contingente, à même lequel on pourvoit aux dettes mauvaises et douteuses, les profits nets ont été de $3,526,894.C\u2019est là une diminution légère sur 1 année précédente.Un montant de $2,800,-000 a été payé en dividendes.La contribution a été augmentée à $325,000 et une somme de $300,000 a servi à l\u2019amortissement sur les immeubles de la Banque contre $250,000 à 1 exercice précédent.Le solde reporté au Compte des Profits et Pertes est de $3,198,146, soit une augmentation de $101,894.L\u2019assemblée annuelle des actionnaires a eu lieu au siège social de la banque à 11 heures du matin le 9 janvier 1941.Voici les chiffres comparatifs du Compte des Profits et Pertes : ANNEE TERMINEE LE 30 NOVEMBRE Profits .\t.Dividendes .1940\t1939 *3,526,894\t*3,724,842 2,800,000 2,800,000 726.894\t924,842 Fonds de Pension.325,000\t300,000 Immeubles de la\tBanque.300,000\t250,000 101.894\t374,842 Solde précédent .3,096,252\t2,721,410 Solde créditeur .3,198,146\t3,096,252 * Après avoir pourvu aux taxes fédérales et provinciales et apres appropriations aux réserves contingentes à même lesquelles provision a ete faite pour toutes les dettes mauvaises et douteuses.Chiffres du Bilan pour les deux derniers exercices terminés le 30 novembre _ PASSIF \u2014 Capital versé .Fonds de réserve .Solde P.et P.Dividendes.-\t- Dép.au Gouvernement fédéral Dép.aux Gouv.provinciaux.Dépôts au Canada.Dépôts à l\u2019étranger .Dû aux banques.Billets en circulation .Lettres de Crédit.Autre passif.1940\t1939 35.000.000\t35,000,000 20,000,000\t20,000,000 3,198,146\t3,096,252 729,000\t716,674 20,462,767\t40,167,411 15,065,375\t8,692,004 609,203,083\t589,048,357 195,403,465\t243,348,966 12,263,507\t30,262,472 25,103,351\t26,028,238 18,003,678\t17,642,135 1,137,954\t705,834 955,570,326\t1,014,708,343 \u2014 ACTIF \u2014 Billets et dépôts B.du C.Autre argent et soldes banc.Titres fédéraux et provinciaux Titres mun.et autres.Prêts à vue.Prêts au Canada.- Prêts aux Gouv.Provinciaux Prêts aux Cités, Villes, Mun.et Commissions Scolaires -Prêts en dehors du Canada-Immeubles de la Banque .\t- Lettres de Crédit.Autre Actif.1940\t1939 82,086,683\t77,503,203 124,504,705\t156,980,347 311,833,109\t315,435,430 48,891,727\t72,232,408 17,638,183\t25,151,148 231,234,467\t215,321,154 999,795\t1,573,775 18,374,597\t20,392,898 72,277,396\t89,275,905 17,273,131\t17,652,455 18,003,678\t17,642,135 5,452,855\t5,547,485 955,570,326\t1,014,708,343 LA BANQUE ROYALE DU CANADA Bilan général, 30 novembre 1940 PASSIF Capital versé.Fonds de réserve.Solde du compte des Profits et Pertes.Dividendes non réclamés.Dividende No 213 (au taux de le 2 décembre 1940.8% l\u2019an), payable $ 20,000,000.00 3.198,146.37 $ 23,198,146.37 29,000.19 $ 35,000,000.00 700,000.00 Dépôts par et balances dues au gouvernement fédéral Dépôts par et balances dues aux gouvernements pro- vinciaux.;.\u2022 v v.Dépôts par le public ne portant pas d înterec .Dépôts par le public portant intérêt, y compris 1 intérêt couru jusqu\u2019à la date du bilan .Dépôts par et balances dues à d autres banques à Dépôts par et balances dues à des banques et d correspondants au Royaume-Uni et autres pays.^ Billets de la banque en circulation.Billets payables.; .Acceptations et lectres de credit en cours.¦\u2022\u2022\u2022\u2022;\u2022 Passif au public non compris dans les item piecedents $ 20,462,766.89 15,065,374.51 399,085,358.54 405,521,189.16 215,956.83 12,047,550.38 \u2014\t23,927,146.56 58,927,146.56 852,398,196.31 25,103,351.64 43,013.95 18,003,678.07 1,094,939.72 $955,570,326.25 ; 16.86 1,740,027.54 336,173.74 2,011,482.62 17,066,558.25 65,020,125.17 774,981.70 20,078,000.42 $ 29,171,678.91 2,832.62 70,389,511.25 ACTIF Or détenu au Canada.\u2022¦\u2022\u2022\u2022\u2022:.Monnaie divisionnaire détenue au Canada.Or détenu ailleurs.Monnaie divisionnaire détenue ailleurs.Billets de la Banque du Canada.Dépôts à la Banque du Canada.Billet d\u2019autres banques à charte .Billets de gouvernements et de banques autres que ceux du Canada.Chèques sur d\u2019autres banques.\u2022 .: Dépôts à et balances dues par d autres banques à charte au Canada.v- : : v ' \u2018 Sommes dues par les banques et correspondants bancaires ailleurs qu\u2019au Canada.Titres fédéraux et provinciaux ou portant la garantie des gouvernements, échéant d ici deux ans, n\u2019excédant pas la valeur marchande.Autres titres fédéraux et provinciaux ou portant la garantie des gouvernements, n excedant pas la valeur marchande.; .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Titres municipaux canadiens, n excedant pas 1 valeur marchande.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2018 ' v J ' ' i \u2019 ô Fonds publics autres que Canadiens, n excedant pas la valeur marchande.Autres obligations, débentures et actions, n excedant pas la valeur marchande.¦ ¦ .Prêts à vue et à court terme (n excedant pas 30 jours au Canada sur nantissement d obligations, debentures, actions et autres titres d une valeur marchande suffisante pour couvrir lesprets .Prêts à vue et à court terme rn excedant pas 30 jours) ailleurs qu\u2019au Canada sur nantissement d obligations, débentures, actions et autres titres d une valeur marchande suffisante pour couvrir les prêts Prêts courants et escomptes au Canada, non inclus ailleurs, provision faite pour la perte estimes.Prêts aux gouvernements provinciaux.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022.Prêts aux cités, villes, municipalités et districts sco- Prêts courants et escomptes ailleurs qu au Canada, non inclus ailleurs, provision faite pour la perte estimative.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022¦-* Prêts non courants, provision faite pour la perte estimative.Immeubles de la Banque n\u2019excédant pas le prix coûtant, déduction faite des amortissements.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022.Immeubles autres que les bureaux de la Banque.Hypothèques sur immeubles vendus par la banque.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 ¦ \u2022 Engagements des clients relativement aux acceptations et lettres ae crédit \u201cà contre-partie\u201d.\u201e\u2022.\u2022 \u2022.\u2022 y ::.Actions de compagnies contrôlées et prêts qui leur sont laits \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Dépôts entre les mains du Ministre des Finances en garantie des billets en circulation./ \u2022 \u2022 \u2022.Autre actif non compris dans les item precedents.\u2022 $107,027,366.30 99,564,022.78 201,132,212.09 110,700,896.65 7,314,592.51 9,421,620.56 32,155,514.15 10,243,943.49 7,394,239.19 $584,954,407.72 $229,451,217.53 999,795.25 18,374,596.54 79,277,395.82 1,783,249.36 329,886,254.50 14,446,007.98 2,109,633.74 717,489.46 18,003,678.07 3,482,865.20 1,340,000.00 629,989.58 $955,570,326.25 NOTE:\u2014L\u2019actif et le passif de la Banque Royale du Canada (France) ne sont pas cumpris dans ce bilan général.M.W.WILSON, Président et directeur gérant.S.G.DOBSON, Gérant Général.RAPPORT DES VERIFICATEURS Aux actionnaires de la Banque Royale du Canada: Nous avons examiné le bilan ci-dessus du passif et de 1 actif au 30 novembre 1940 de meme que les livres et comptes de la Banque Royale du Canada au bureau-chef et les rapports certifiés des succursales.Nous avons vérifié les espèces et les valeurs représentant les placements de la Banque détenues au bureau-chef à la fin de l\u2019exercice fiscal de la Banque et à différentes dates au cours de l\u2019année, nous avons vérifié les espèces et les valeurs de placements à plusieurs des plus importantes succursales.\t_\t.\t.Nous avons obtenu toutes les informations et explications dont nous avons eu besoin et dans notre opinion, les opérations delà Banque dont nous avons pris connaissance, étaient dans les attributions de la Banque.Le Bilan ci-dessus, dans notre opinion, donne, tel qu\u2019il est, un esposé exact de la condition de la Banque au 30 novembre 1940, tel qu'il apparait aux livies de la Banque.JAS.G.ROSS, C.A.,\t'v de P.S.Ross & Sons\t1 comptables- W.GARTH THOMSON, C.A.,\t( vérificateurs, de Peat, Marwick, Mitchell & Co.J Montréal, Canada, le 23 décembre 1940 COMPTE DE PROFITS ET PERTES Solde créditeur au compte de profits et pertes, au 30 novembre 1939.$ 3,096,252.21 Profits de l\u2019exercice finissant le 30 novembi e 1940 après avoir pourvu aux taxes fédérales et provinciales se totalisant à $1,823,950.19 et après appropriations aux réserves contingentes à même lesquelles provision a été faite pour toutes les dettes mauvaises et douteuses.3,526,894.16 - $ 6,623,146.37 REPARTIS COMME SUIT: Dividende No 210 au taux de 8% par année.$\t700,000.00 Dividende No 211 au taux de 8% par\tannée.700,000.00 Dividende No 212 au taux de 8% par\tannée.700,000.00 Dividende No 213 au taux de 8% par\tannée.700,000.00 $ 2,800,000.00 Contribution'à la Société du Fonds de Pension.\t325,000.00 Provision pour les immeubles de la Banque.300,000.00 Solde créditeur au compte de profits et pertes.3,198,146.37 - $ 6,623,146.37 M.W.WILSON,\tS.G.DOBSON, Président et directeur gérant.\tGérant Général.Montréal, le 23 décembre 1940. 30 Le Samedi DIX PRIX A GAGNER CHAQUE SEMAINE LES DIX GAGNANTS \u2014 DIX JEUX DE CARTES Solution du Problème No 473 Problème No 472 Mlle Diane Duval, Casier 95, Nicolet.P.Q.; Mlle Suzanne Bonneau, 25 6, rue Richelieu, St-Jean, P.Q.; M.J.Eugène Lemav.299 est, rue King, Sherbrooke, P.Q.; M.Chs-Eugène Albert, 41, rue Delage, Rivière-du-Loup, P.Q.; Mlle Lucille Gingras, Boîte Postale 150, Ples-sisville, comté Mégantic, P.Q.; Mme Télespbo-re Tourangeau, 6553, rue Chambord, Montréal, P.Q.; Mme Maurice Dunn, 942, rue de Bullion, Montréal, P.Q.; Mlle Marie-Anna Lamontagne, 191 Boulevard Langelier, Québec, P.Q.; M.Florient Mirault, 12, rue Gauvreau, Lévis, P.Q.; M.Léo Savard, 127, rue de la Couronne, Québec, P.Q.LES MOTS CROISES DU \u201d SAMEDI \u201d \u2014 Problème No 474 I ?.\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10\t11\t12\t13\t14\t15 Nom \u2014 Adresse Localité _____________________________________________________ Province - Adressez : LES MOTS CROISES, Le Samedi, 975, rue de Bullion, Montréal, P.Ç.HORIZONTALEMENT 1.\tConstruire la carcasse d\u2019un navire.\u2014 Terminé en tête arrondie.2.\tApres au toucher.\u2014 Préjudice.\u2014 Petit oiseau chanteur.3.\tRavir.\u2014 Epouse de Jupiter.\u2014 Ordre prescrit des cérémonies religieuses.4.\tEtoffe claire de soie crue, de laine fine.\u2014 Préfixe.\u2014 Dieu suprême du Panthéon assyrien.5.\tInterjection.-\u2014 Du verbe avoir.\u2014 Ville et port de Finlande.\u2014 Les consonnes de suave.6.\tInhumation.7.\tPoint cardinal.\u2014 Petit bâtiment à un mât.\u2014 Rivière de Bavière.8.\tLe temps passé.\u2014 Démonstratif.\u2014 Danger, risque.9.\tFils fins et brillants.\u2014 Paquet.10.\tCarbonate de chaux tendre et blanc.\u2014 Longue perche.11.\tNote.\u2014 Ville d\u2019Autriche.\u2014 Nom vulgaire d\u2019une espèce de graminées.\u2014 En cet endroit.12.\tTête d\u2019une tige de blé.\u2014 Bateau long et plat.\u2014 Pièce qui sert à supporter la voilure d\u2019un navire.13.\tAdverbe de lieu.\u2014 Trace qui reste d'une plaie.\u2014 Démonstratif.14.\tJeunes cerfs \u2014.Pronom personnel.\u2014 Avaler en retirant son baleine.15.\tS\u2019essouffler à force de courir.\u2014 Très jeune fille.VERTICALEMENT 1.\tVerge de fer pour faire rôtir la viande.\u2014 Mangeoire pour bestiaux.2.\tAu delà de.\u2014 Affluent du Danube.\u2014¦ Se former en épi.3.\tReprésentation d'une chose dans l\u2019esprit.\u2014 Ancienne épée longue et étroite.\u2014 Coups de baguette donnés sur le tambour.4.\tEspèce de cactier à grandes fleurs rouges.-\u2014 Démonstratif.5.\tDu verbe être.\u2014 Posséda.\u2014- Nullité.6.\tAride.\u2014 Situé .7.\tMorceau de musique pour deux voix.\u2014 Masse de pierre très dure.-Frappe.8.\tAffiches.\u2014 Petit objet de forme cylindrique.9.\tRéunion de sons.\u2014 Genre de légumineuses.\u2014 Eclat de voix.10.\tPrincipe de la vie.\u2014 Sorte de cabriolet.11.\tCarte à jouer.\u2014 Se suivent dans arabe.\u2014 Jument non adulte.12.\tSpéciale à chaque personne.\u2014- Du verbe avoir.13.\tNom poétique de I\u2019arc-en-ciel.\u2014 Mise à sec.\u2014- Moitié.14.\tEmpereur romain, fils de Vespasien.\u2014 Gris brun.\u2014 Cordon de fil.15.\tAbattu.\u2014 Coupe métallique évasée, employée chez les Romains.LA FAUTE DE L'AUTRE (Suite de la page 20) \u2014 Il désire me voir et demande que je le reçoive.\u2014 Eh bien ?\u2014 Dois-je le recevoir ou lui fermer ma porte ?\u2014 Heu, heu ! la question est délicate, et si c\u2019est là le conseil que vous me demandez .\u2014 Dites toute votre pensée.\u2014 Je ne me prononce pas; vous seule êtes juge de ce qu il vous convient ou ne vous convient pas de faire.,\u2014 Je suis vraiment embarrassée; à cause de Mme de Gassie, je ne voudrais pas être impolie avec M.de Migrane.\u2014 Alors, Madame, recevez-le.Seulement.\u2014 Achevez, Monsieur le comte.\u2014 Vous ferez bien de vous défier de cet homme.\u2014 Merci ! J\u2019ai pensé qu\u2019il se trouvait sans ressources, à New-York.\u2014 C\u2019est dans les choses possibles.\u2022\u2014 Et qu\u2019il voulait me demander une certaine somme pour retourner en France.\u2014 Vous êtes riche, dit M.de Val-mont; s\u2019il ne s\u2019agit que de quelques dollars, vous pouvez facilement les donner.\u2014 Tenez, voici la lettre qu\u2019il m\u2019a adressée et que j\u2019ai reçue ce matin; veuillez la lire.Le jeune homme prit la lettre et la lut avec attention.\u2014 Hum, hum ! fit-il.les sourcils froncés et en hochant la tête.\u2014 Eh bien ?interrogea Mme Bar-ruett.\u2014 Cette lettre est conçue en des termes qui ne disent rien de bon.\u2022\u2014 Vous êtes de mon avis, je ne le recevrai pas.\u2014 Vous auriez tort.\u2014 Ah ! .\u2014 Vous ferez bien, au contraire, de le recevoir, afin de savoir ce qu\u2019il a à vous dire.\u2014 Mais il ne peut rien avoir à me dire.\u2014 Vous ne savez pas.Madame.Dans cette lettre, si je l\u2019ai bien lue, je découvre une menace entre les lignes.,\u2014 Mon Dieu, mais de quoi me menacerait-il ?\u2022\u2014 Peut-être sait-il quelque chose de ce que vous avez intérêt à cacher.-\u2014 Il ne peut rien savoir, puisque vous seul et moi.¦\u2014- Vous ne pensez pas à Mme de Gassie.\u2014 Elle ne sait rien, absolument rien.\u2022\u2014 Vous êtes dans l\u2019erreur.\u2014 Mais .-\u2014 Mme de Gassie sait tout.\u2022\u2014 Je ne lui ai fait aucune confidence.\u2014 C\u2019est vrai ! \u2014 Alors, comment a-t-elle su ?.\u2014 J\u2019ai fait parler Mme de Gassie et l\u2019ai forcée à me dire que, cachée dans le petit bois, elle avait entendu, sans en perdre un mot.la dernière conversation que nous avons eue, la nuit, dans la charmille.\u2014 Oh !.Et elle ne m\u2019a rien dit ! \u2014 Elle vous a imitée en gardant le silence.Dans notre dernière entrevue, si vous vous le rappelez, vous m\u2019avez encore parlé de la position dans laquelle vous vous trouviez, me pressant de me rendre auprès de ma grand\u2019mère pour obtenir son consentement à notre mariage.De sorte que Mme de Gassie apprenait en même temps que j\u2019étais votre ami et que vous alliez être mère.Valentine avait l\u2019air consterné.Après un silence, elle reprit : ,\u2014 Et vous croyez que 1 ayant ainsi découvert, Mme de Gassie a révélé notre secret à M.de Migrane.Je ne puis accuser votre amie sans preuve; mais pour parler dans cette lettre sur ce ton impérieux et même agressif, il faut que de Migrane sache, sinon tout, du moins quelque chose.\t.\u2014 Enfin, vous pensez que je dois lui accorder l\u2019entretien qu il me demande ?.\u2014 Oui.Cela me coûtera beaucoup, car j\u2019ai toujours éprouvé pour cet homme une invincible répugnance.Je le comprends.Mais je vous le répète, il est bon que vous sachiez ce qu\u2019il a à vous dire; lui fermer votre porte serait commettre une imprudence, car vous n avez pas à vous le dissimuler, de Migrane est un homme dangereux.\u2014 Je me sens très effrayée.\u2014 Cependant, Madame, ce n est pas devant un de Migrane que vous devez trembler; d\u2019ailleurs, ainsi que vous l\u2019avez tout d\u2019abord supposé, se trouvant à New-Yoîk, à bout de ressources, ne veut-il que solliciter un secours.\u2014 N\u2019importe, Monsieur le comte, je suis inquiète.\u2014 Si, d\u2019une façon quelconque, de Migrane vous menaçait dans votre tranquillité, votre bonheur, peut-être feriez-vous bien de ne pas me le laisser ignorer.\u2014 Ainsi, Monsieur le comte, malgré tout, quand vous devriez tant m\u2019en vouloir, vous restez mon ami.\u2014 J\u2019aime votre fille, Madame, et si vous étiez menacée d\u2019un grave danger, je ferais tout ce qui dépendrait de moi pour le conjurer, car ce serait en même temps protéger Eliane.\u2014 Ah ! vous êtes toujours l\u2019homme de cœur, généreux par excellence ! Oh ! oui, vous restez mon ami !.Dès demain, tout de suite après avoir vu M.de Migrane, je viendrai vous dire ce qui ce sera passé entre lui et moi.\u2014 Vous m\u2019avez reproché d\u2019avoir manqué de prudence et vous ne craignez pas d\u2019être imprudente; vous êtes venue aujourd'hui me consultez, n'y venez plus; malgré les précautions que vous pourriez prendre, vos visites, connues de certaines gens, donneraient lieu à ces interprétations malveillantes que vous redoutez.J\u2019ai annoncé que vous auriez ma visite; cette visite, je vous la ferai, mais j\u2019attendrai le retour de votre mari pour me présenter de nouveau à l'hôtel Barruett.J\u2019ai trop souci de votre tranquillité, madame, pour rien faire qui puisse la compromettre.M.de Valmont s'arrêta un instant, puis reprit : \u2014 Je dois aller à la maison de commerce Barruett au sujet de marchandises arrivées au Havre fortement avariées; eh bien, j\u2019irai demain, et après avoir présenté la réclamation de l'entrepositaire français, je vous ferai ma visite.Vous recevrez M.de Migrane à deux heures, à trois heures, je serai chez vous; cela vous convient-il ?\u2022 Alors, demain, à trois heures.\u2014 Oui.La jeune femme se retira, et, ayant eu soin de baisser son voile, elle se hâta de rentrer à l\u2019hôtel.Elle n avait pu le cacher à son ancien amant, elle était inquiète.Quoi, avant son mariage, Mme de Gassie savait tout ! Etait-ce donc par affection pour elle que la baronne avait feint d'ignorer ses relations avec Jacques de Valmont?Sans 18 JANVIER 1941 31 doute, si elle avait gardé le silence, c\u2019était pour ne pas avoir à lui reprocher d\u2019avoir abusé de sa confiance, de l\u2019avoir trompée.Valentine, dans l\u2019ignorance où elle était des sentiments qui avaient dirigé la conduite de la baronne, trouvait qu'elle avait été, en cette circonstance, d'une grande générosité.Aussi elle ne pouvait admettre que son amie, sa protectrice, eût fait connaître à de Mi-grane ses relations avec Jacques de Valmont.Alors il ne savait rien, ne pouvait rien savoir.Et elle cherchait à se rassurer, se disant que de Mi-grane, en invoquant ses relations d\u2019amitié avec Mme de Gassie, voulait tout simplement obtenir d\u2019elle la somme qui lui était nécessaire pour se rapatrier.Elle aurait pu se demander pourquoi de Migrane se trouvait à New-York, pourquoi il était venu en Amérique.Mais elle ne pensait pas à cela.Cependant, quoi qu\u2019elle pût se dire, elle ne parvenait pas à dissiper complètement son inquiétude; et en relisant la lettre de de Migrane, elle se disait : \u2014 Jacques a raison; il y a dans ces lignes quelque chose d\u2019impérieux et même d\u2019agressif.Elle ne voyait pas de quoi elle pouvait être menacée, mais elle avait de vagues appréhensions, comme le pressentiment d\u2019un danger inconnu.Pendant tout le reste de la journée et la matinée du lendemain on put voir qu\u2019elle était préoccupée.Et Eléna qui, sans en avoir l\u2019air, ne cessait pas de l'observer, se disait : \u2014 Il y a quelque chose qui ne va pas comme elle le voudrait.Après le déjeuner, Mme Barruett dit au valet de pied, qui se tenait habituellement dans le vestibule pour recevoir les visiteurs : \u2014 J'attends la visite d\u2019un étranger, un Français, M.de Migrane, qui m\u2019a demandé une audience; des qu'il se présentera vous le ferez monter, je le recevrai dans mon appartement.La créole, presque toujours aux écoutes, entendit.\u2014 M.de Migrane, un autre Français, se dit-elle, qu\u2019est-ce que c\u2019est encore que celui-là ?Au lieu d'accompagner la petite Eléna et la gouvernante quand elles partirent pour la promenade, elle descendit au jardin, y resta quelques instants, puis par un escalier dérobé remonta dans sa chambre.A deux heures précises, de Migrane monta les marches du perron de l\u2019hôtel.\u2014 Que désire Monsieur ?lui demanda le valet de pied.\u2014 Je désire parler à Mme Barruett.\u2014 Veuillez dire votre nom.\u2022\u2014 Je suis monsieur de Migrane.-\u2014 Madame attend monsieur de Migrane, vous pouvez monter.De la main, le domestique montra le grand escalier, puis fit sonner un timbre.Sur le palier, de Migrane trouva Cécilv, la femme de chambre.\u2014 Vous êtes sans doute monsieur de Migrane ?lui dit-elle.\u2014 Oui, mademoiselle.\u2014 C'est bien, je vais vous annoncer.Elle disparut, revint presque aussitôt et fit entrer de Migrane dans le boudoir de Mme Barruett.Celle-ci s'était levée.Fraîchement, d\u2019un léger mouvement de tête, elle répondit au salut obséquieux du visiteur, puis, lui indiquant un siège de la main : .\u2014 Monsieur de Migrane, dit-elle, veuillez vous asseoir.Le visiteur ayant pris place dans le fauteuil, la jeune femme reprit : ¦\u2014 En l'absence de mon mari, en voyage depuis plusieurs mois, je vis très retirée et ne reçois personne; mais vous êtes un ami de Mme de Gassie et j\u2019ai fait une exception en votre faveur.¦\u2014Je vous en remercie, madame.\u2014 Depuis combien de temps êtes-vous à New-York?.\u2014 Seulement depuis quelques jours.\u2014 Vous avez vu sans doute Mme de Gassie avant de quitter Paris; donnez-moi, je vous prie, des nouvelles de cette chère amie.\u2014 Je ne la vois plus que très rarement, mais je puis vous dire qu\u2019elle se porte très bien; ne vous écrit-elle pas de temps à autre ?\u2014 Oui, mais moins souvent que je le voudrais.\u2014 Vous a-t-elle parlé de moi quelquefois dans ses lettres ?.\u2014 Tamais, monsieur de Migrane.\u2014 Il est vrai qu\u2019elle a tant de choses à vous dire, à vous raconter.Elle ne vous a pas laissé ignorer, sans doute, qu\u2019elle a eu des revers de fortune; elle aurait, paraît-il, perdu de grosses sommes.Comment, je ne le sais pas.Toujours est-il qu\u2019elle a quitté son hôtel de l'avenue Victor-Hugo après avoir tout vendu et qu\u2019elle est à présent à Meudon, où elle vit dans la solitude.\u2014 Oui, je sais cela.\u2014 Elle ne voit plus personne, elle est délaissée, abandonnée, même par celles qui se disaient ses meilleures amies.Vivre ainsi, comme une recluse, c\u2019est triste, d\u2019autant plus triste qu\u2019elle est encore jeune et toujours aussi belle, aussi charmante.Elle aurait pu trouver facilement à se remarier; mais si elle aimait marier les autres, il ne fallait pas lui parler d\u2019un mari pour elle.Enfin, que voulez-vous, madame, la jeune et belle baronne, qui n\u2019était pas cependant une veuve inconsolable, s\u2019est mise en tête de garder son veuvage.\u2014 Elle a des goûts à elle, monsieur; et puisqu'il lui plaît de vivre seule et qu\u2019elle se trouve heureuse ainsi, il n'y a rien à dire.\u2014 C\u2019est vrai.\u2014 Vous me dites dans votre lettre, monsieur de Migrane, que vous êtes à la veille de quitter cette ville.\u2014 C\u2019est mon intention.\u2014 Vous n\u2019aurez pas fait un long séjour à New-York.,\u2014 Je vais certainement beaucoup vous étonner, madame, en vous disant que j\u2019ai quitté Paris et suis venu à New-York uniquement pour vous voir.La jeune femme fit un bond sur son siège.\u2014 Uniquement pour me voir ?répéta-t-elle, ouvrant de grands yeux ahuris.\u2014 C\u2019est comme j\u2019ai l'honneur de vous le dire.Je pouvais trouver à New-York un correspondant dont j\u2019aurais fait mon intermédiaire; mais j\u2019ai pensé qu\u2019il était préférable pour vous et pour moi de ne pas me servir d'une tierce personne; il est des choses d\u2019une nature toute particulière, qui ne sont bien faites que par soi-même.Mme Barruett avait pâli et sentait comme un poids sur sa poitrine.Elle ne pouvait plus se le dissimuler, le danger qu'eile avait pressenti était en face d\u2019elle, la menaçait; mais elle comprit qu\u2019elle devait garder toute son assurance et se tenir prête à se défendre.A ce moment, Eléna, à qui ne répugnait point le rôle d\u2019espionne, se glissait furtivement dans la bibliothèque et venait coller son oreille à la porte du boudoir.Elle entendit Valentine prononcer ces paroles : \u2014 Voyons, monsieur, de quelle chose avez-vous à me parler ?(leeU&ni&nt ^bélicieua, SALADA TROIS REVUES QUI S\u2019IMPOSENT: LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM DEPUIS cinq ans, LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM ont fait de tels progrès qu'ils en sont devenus méconnaissables.Sans augmenter leur prix, on les a embellis cent pour cent.On en a fait des magazines dignes des Canadiens-français.Ils poursuivent, dans un domaine jusqu'ici accaparé par les capitaux anglais et américains, une œuvre vraiment nationale.C'est notre devoir, A NOUS, de faire de beaux magazines, beaux et intéressants; c'est votre devoir, A VOUS, de les acheter et de contribuer à leur diffusion.IL n'existe pas de revues plus canadiennes-françaises.Elles appartiennent, toutes trois, à la même famille canadienne - française depuis près de soixante ans.De plus, elles peuvent se comparer avantageusement à un grand nombre de magazines anglo - canadiens, américains ou français.LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM contiennent exactement les feuilletons, les romans, les articles et les chroniques qui plaisent aux nôtres, qui les amusent et les instruisent en même temps.Leur prix est des plus abordables.Ces trois magazines essentiellement canadiens - français sont à la portée des bourses les plus modestes.COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI.LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.Nom .Adresse .Ville.Province.POIRIER, BESSETTE & CIE, Limitée, 975, rue de Bullion, Montréal, Canada 32 Le Samedi On a dû lui donner BOVRIL THÉ DE BOEUF CONCENTRÉ DONNE DE LA FORCE DÉGAGEZ LE NEZ DE BÉBÉ a Ne négligez pas un seul moment le rhume de cerveau qu\u2019a contracté bébé.Arrêtez immédiatement ces éternûments, ce reniflement.calmez cette irritation des narines.dégagez les voies nasales .rétablissez la respiration naturelle.Mentholatum apporte un prompt soulagement ou l\u2019argent est remis.Achetez, aujourd'hui, de votre pharmacien local une jarre ou un tube à 30c,\t2M F MENTHOLATUM RECONFORTE Tous tes Jours Voici un toni que reconstituant \u2014 aussi délicieux que la meilleure liqueur \u2014 facile à digérer et à assimiler et qui ne constipe pas.C\u2019est le tonique que vous devrez employer si vous vous sentez faible, nerveux, déprimé.Elixirlonique Montier Lisez chaque mois La Revue Populaire En vente dans tous les dépôts : 15-\\.vN' 44 Le Samedi li£S;PlONN*&RS!P5 TjjmwgM V'' .^ÊËtWrnu-m QUARANTE-SIXIEME EPISODE Hiiàsi m.S'^/ n l ftOÊ mm.fl mAh Fm 1\t\u2014 Au moment où ils se croyaient enfin en sécurité, Jim et Armand se virent entourer d\u2019une troupe de Peaux-Rouges armés.2\t\u2022\u2014 Impossible de résister ! Ils furent solidement ligotés avec des lanières de cuir.« Surveil-lez-les bien », dit le chef à ses hommes.3\t\u2014 Encadrés de guerriers indiens, nos amis n\u2019avaient aucune chance de s'échapper.Mais Jim ne perdait pas tout espoir de fuir.λCT ff; 4\t\u2014 Maintes fois, il avait vu la mort de près et il savait qu\u2019il ne faut jamais désespérer même dans les moments qui semblent les plus critiques.-ri; : .Wm 5\t\u2014 Le soir venu, les prisonniers furent couchés sous un arbre et confiés à un vieil Indien.Mais on comprend qu\u2019ils ne dormaient pas.\u2022/«J1\u2019 6\t\u2014 Avec la plus grande prudence, Armand tira son couteau et se mit à couper les liens de son compagnon, sans faire aucun bruit.âfÊggBSç; Ü1S : «r-asSSKSS ëZPs; HsSI mm \u2022mm Zt&ZSz&r- 7________ En quelques instants, tous deux avaient les mains libres.Mais il restait à s'enfuir sans attirer tout de suite l\u2019attention de la sentinelle.8\t\u2014 Mais les Peaux-Rouges ont l'oreille fine.Le guerrier avait sans doute entendu les prisonniers parler, car il se dirigea de leur côté.9\t\u2014 Jim commanda à Armand de simuler un sommeil profond.Pourvu que le Peau-Rouge ne voit pas les liens coupés.\t(a suivre) 18 JANVIER 1941 45 VINGT-DEUXIEME EPISODE i ¦ I ¦ I ¦ i ICIT OR iRAVLT IIIIIIIBIII 1 ,\u2014 Nos amis allaient s\u2019enfuir de la forteresse\t2 \u2014 Celui-ci les tenait en respect avec son redes fanatiques hindous lorsqu'ils se trouvèrent\tvolver.Smith cherchait en vain un moyen de en face du docteur Black.\tse débarrasser de cet ennemi.Hro W S 7,- mm 3 \u2014 Mais le bandit s\u2019empressa de lui enlever le diamant.« Et maintenant, dit-il, hâtez-vous de fuir avant l arrivée des Hindous ».WÊSM \\immPWt fl 111.! mmi ^®*r Tj V ¦ ¦ - MAMiwI 4 \u2014 Le docteur Black voulait en effet accuser les fugitifs d\u2019avoir dérobé l Oeil Sacré pour ensuite tenter de le vendre à l\u2019étranger.5 \u2014 Mais presqu\u2019au même instant, les Hindous arrivèrent.Ils menacèrent de faire mourir 1 inspecteur Smith si celui-ci ne trouvait pas le diamant.«Vous n\u2019aurez pas à aller loin», répondit celui-ci, « vous n\u2019avez qu\u2019à fouiller le docteurBlack, qui essaye de se sauver.» lN /V « U.ü 6 .\u2014 Avec de grands cris, les fanatiques se itèrent sur le bandit et son acolyte.Tous deux furent prestement ligotés.7 \u2014 L\u2019inspecteur Smith savait que les Hindous n\u2019auraient aucune pitié pour ceux qui avaient osé s\u2019emparer du diamant sacré de l\u2019idole.; lïMllŒ 8 \u2014 11 décida de se rendre compte de ce qui se passait et peut-être pourrait-il sauver son ennemi d\u2019une mort horrible.9 -Aorès de nombreux salamalecs devant l\u2019idole, un prêtre hindou alla poser sur le front de la statue rOeil Sacré Puis la voix du grand-prêtre résonna dans la salle ornee de colonnades ; les autres répondaient en psalmodiant.10 -\u2014 L\u2019inspecteur Smith et ses compagnons se glissèrent derrière l\u2019idole pendant que les Hindous restaient longuement prosternés.(A suivre) 16 Le Samedi .'g(S llafe NOTES ENCYCLOPEDIQUES Le ricin a une qualité que l'on ignore généralement.On sait, en effet, que cette plante fait le meilleur effet dans les jardins et aussi dans les intestins humains, prise comme purgatif.On sait, de plus, qu'elle fait une excellente plante d'appartement, mais peu de personnes songeaient à l\u2019employer comme insecticide.Le propriétaire d\u2019un café, dans une petite ville de province, ayant placé un pied de ricin dans sa grande salle en guise d'ornement, fut fort surpris en s'apercevant, quelques jours après, qu\u2019il ne restait plus une seule mouche vivante dans cette pièce.Une quantité considérable de mouches mortes jonchaient le sol, au-dessous du ricin, ou étaient accrochées à la partie inférieure des feuilles.0 Il fut une époque où la peau des suppliciés était précieusement recueillie, puis tannée, pour servir à la confection de vêtements.Et si l'on s'en rapporte à l'histoire de Montgaillard, on doit admettre que la peau humaine a des qualités particulièrement précieuses : « On tannait, à Meudon, en France, la peau humaine, et il est sorti de cet affreux atelier des peaux très bien préparées.Le duc d'Orléans (Egalité) avait un pantalon de peau humaine.Les beaux cadavres de suppliciés étaient écorchés et leur peau tannée avec un soin particulier.La peau des hommes avait une consistance et un degré de solidité supérieure à la peau de chamois ; celle des femmes présentait moins de garantie en raison de la mollesse du tissu.» Voici une légende qui a cours parmi les nègres du Brésil, relativement à leur origine : Au temps de la création d'Adam.Satan voulut de son côté créer un homme à l\u2019aide de la quantité convenable d'argile, comme il avait vu faire au bon Dieu, et y réussit assez bien.Mais tout ce qu'il touchait devenait noir, et son homme avait naturellement cette couleur.Ce que voyant, maître Satan voulut le nettoyer et alla le plonger dans le Jourdain pour le laver, mais les eaux se retirèrent aussitôt et la paume des mains et la plante des pieds seulement du premier nègre plongèrent dans la vase, ce qui explique leur blancheur relative.Furieux, le diable appliqua un terrible coup de poing sur le nez de sa créature, qu'il aplatit.Le malheureux demanda grâce, et comme il n'était pas coupable de son propre malheur, Satan comprit qu'il avait eu tort de s\u2019emporter contre lui et, par une sorte de caresse infernale, lui passa la main dans les cheveux : mais cette main trop chaude fit aussitôt l'office du fer à friser.\u2022 Au cours d'une vente aux enchères à Londres, il y a quelques années, à laquelle on a dispersé des objets trouvés ou abandonnés sur les voies publiques, on a mis en adjudication, entre autres : deux autocars privés, un fiacre, quatre pompes à incendie et.deux squelettes d\u2019éléphants.Tous ces objets ont trouvé facilement des acquéreurs.Les deux squelettes ont été achetés par un cultivateur qui a fait savoir qu il les transformerait en engrais.Une jeune femme ayant refusé d\u2019enlever ses bas de soie dans un tramway d\u2019Istanbul, un voyageur la poursuivit en justice et gagna son procès ! Ce monsieur, bousculé à un tournant, avait déchiré un bas de la jeune femme oui se fâcha tout rouge et demanda une indemnité.L\u2019homme paya immédiatement le prix d'une nouvelle paire mais exigea la remise de la paire déchirée.La dame refusa de s\u2019exécuter en public et rentra chez elle.Le juge de paix reconnut le bien-fondé de l'exigence du voyageur et la jeune femme dut enlever ses bas en plein tribunal.\u2022 Un ingénieur tchécoslovaque, K.Srogl, vient de mettre au point une invention fort curieuse destinée à préserver le bois contre le pourrissement et à prolonger ainsi considérablement sa durée.Il importe d\u2019abord de priver l\u2019arbre de son écorce à l'état vivant et de ne l\u2019abattre qu\u2019en-suite, une fois que le feuillage en est complètement desséché.C\u2019est par raisonnement que l\u2019inventeur a fait cette découverte.En effet, grâce à son feuillage intact l\u2019arbre peut continuer à respirer et à assimiler, alors que l'absence de l'enveloppe protectrice expose l'arbre à l'action de la chaleur et de la lumière, ce qui détermine une dessication progressive.Abattu sec, le tronc fournit un bois extrêmement résistant.Une des principales causes du pourrissement rapide du bois est la présence dans ses fibres des substances organiques qui servent de nourriture aux champignons destructeurs de bois.En enlevant l'écorce, on coupe en quelque sorte le chemin qu\u2019empruntent les parasites pour parvenir au tronc.L arbre traité de cette manière est donc non seulement desséché mais encore parfaitement stérilisé.On obtient ainsi une véritable momie d\u2019arbre qui se conserve indéfiniment et résiste parfaitement aux intempéries.Cette invention sera surtout appliquée aux bois peu appréciés, tels que le sapin et le hêtre qu\u2019elle ennoblira et dont elle augmentera la résistance.La plupart des peuples ont eu des lacs qu\u2019ils regardaient comme le symbole ou le séjour de certaines divinités.Un grand nombre de sanctuaires contenaient dans l\u2019enceinte sacrée, de grands lacs dont les eaux passaient pour divines.Tel était celui d\u2019Hiérapolis en Syrie.L\u2019Inde révère encore le lac Vindhou, sur les parties élevées de l\u2019Himalâya, et près de la Caspienne se trouve un lac du sein duquel s'échappent des flammes volcaniques, et qui est resté l\u2019objet des craintes superstitieuses des peuples.Les peuplades voisines du nord et les Gaulois avaient aussi un grand respect pour les lacs.Celui de Toulouse, consacré au Soleil ou Belen, était particulièrement célèbre, et, les trésors qu\u2019on y avait jetés, ou plutôt disposés, montaient à des sommes immenses.Le romain Cépion, après avoir pris Toulouse aux Cimbres qui s'en étaient emparés, enleva du lac le trésor sacré, qui s\u2019élevait, dit-on à cent mille livres pesant d'or et à une égale quantité de lingots d'argent, profanation qui occasionna un soulèvement parmi les Gaulois, et coûta aux Romains la perte d'une bataille dans laquelle périrent près de 80,000 hommes.Nous citerons en outre le lac d\u2019Hélénus (la Lune), au pied d\u2019une montagne du Gévaudan, le Lac des Deux Corbeaux, le lac Légo, l\u2019Archéron de l\u2019Angleterre encore païenne.Les bardes disent que les âmes s'y arrêtaient pendant l\u2019intervalle, quelque long qu\u2019il pût être, qui s\u2019écoulait entre la mort et l'hymne funèbre chantée en l'honneur du défunt.Ils ajoutent que les âmes des lâches étaient condamnées à errer éternellement sur ce lac.JEUX DE SOCIÉTÉ Réponses de la page 42 LE TESTAMENT DU PERE ADAM C\u2019était le roi François 1er.LE FRUIT VERT C\u2019est le citron.LE JEU DES QUESTIONS Réponses 1.\t- L H O.2.\t\u2014 Une chatte.3.\t\u2022\u2014 La pomme de terre pousse et le cheval tire.4.\t\u2014 Je « la pèlerai » avec un couteau.5.\t\u2022\u2014 La fruitière vend des oignons, le soulier en donne.6.\t-\u2014 Les jambons.7.\t\u2014 Parce qu\u2019ils ne peuvent pas se ferrer eux-mêmes.8.\t-\u2014 Il voit ses petits peints.9.\t\u2014 Quand il a devant lui une douzaine d\u2019huîtres.10.\t\u2014 Parce qu elles ne peuvent marcher toutes seules.IL \u2014 Les mains de papier.12.\t\u2014 C'est que tous deux se servent de « vers ».13.\t\u2014 La lettre « i ».14.\t¦\u2014 Une éponge.15.\t- Un nain sensé (insensé).16.\t\u2014 Une porte.17.\t\u2014 Un éternuement.18.\t\u2022\u2014 Il n'y a que quatre chats, ceux qui sont dans chacun des coins de la chambre.Chaque chat a devant lui trois autres chats et chaque chat est assis sur sa propre queue.?Le nom du général : Hoche.** ^ * ¦ »»*?¦ N A- : * ** - Le Dinosaure, énorme animal préhistorique, se promenait volontiers au fond de l\u2019eau où il trouvait une nourriture à son goût ; il pouvait, grâce à sa grande taille et en se tenant debout, élever sa tête au niveau de l\u2019eau et voir ainsi si quelque danger ne le menaçait pas de l\u2019extérieur.C\u2019est donc ce monstre des anciens temps qui a fait le premier usage d\u2019un périscope d\u2019ailleurs fourni par la nature. 'S I- I- il n le à ie t, I* a le 0 e d e ), e s ii e Samedi ¦ Les 3 MAGAZINES LES PLUS EN , VOGUE .UmMMM\u2014¦ Coupon d'abonnement aux 3 magazines Ci-inclus veuillez trouver la somme de $3.50 (Canada seulement) pour un an d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.Nom .Adresse .Localité .Province .POIRIER, BESSETTE & CIE, Limitée, 975, de Bullion, Montréal CA QUALITE Délicieux et Rafraîchissant Buvez L\u2019expérience prouve que rien ne peut remplacer la qualité.Vous goûtez la qualité du \u201cCoca-Cola\u201d glacé.Vous vous régalez toujours de sa saveur délicieuse .et jouissez de la sensation agréable qu'il laisse de s\u2019être bien rafraîchi.La soif ne demande rien de plus.THE COCA.COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED votre if soit s envoie 1 Le \u201cCoca-Cola\u201d glacé fait bientôt envoler la soif.Chaque gorgée délicieuse vous rafraîchit.La soif ne demande rien de plus que le \u201cCoca-Cola\u201d glacé.Vous l\u2019aimerez, maintenant .et souvent.v "]
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