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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 25 mars 1939
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1939-03, Collections de BAnQ.

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[" 50e année, No 43 Montréal, 25 mars 1939 S- y o o p C\"\tJ*® le Samedi LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS mm ¦ 4'\"'-,»'X \u2019\u2022 -hS: Exclusivité Le Samedi Dessin de Hector Brault S.S.PIE XI! Eugenio Cardinal Pacelli, élu Pape le 2 mars. TRIO cé&flte, mnnimnimimiiiimmiiiumnni r O Fe Samedi 0 La Revue Populaire 0 LE FILM MAGAZINES POUP COUPON D'ABONNEMENT Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.Adresse Province POIRIER.BESSETTE & CIE.Ltée 975, rue de Bullion.Montréal, P.Q.iiiiiiiiiina S 0\u2022 année.No 43 \u2014 25 m a r »\t19 3 9 J CARNET EDITORIAL \u2022 Année du Cinquantenaire do \" Samedi \" c LES PUBLICATIONS POIRIER.BESSETTE A CIE.LIMITEE f75.RUE DE BULLION MONTREAL - CANADA Tél.: PLateau 9638* e Entered at the Pott Office of St.Albant, Vf.at tecond claw matter onder Act of March 1879 e ABONNEMENT CANADA Ua an-\u2014\u2014 Six mois.-.Trois mois- $3.50 2.00 1.00 ETATS-UNIS ET EUROPE Un an.\u2014 *5.00 Six mois.2.50 Trois mois.».-\t' *25 e Heures de bureau : 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi e AVIS AUX ABONNES \u2014 Us abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit lours l'empaquetage de nos sacs de malle commençant cina lours avant leur expédition.DEPUIS VINGT ANS JE CROIS que nous tombons dans l'avenir selon les lois du mouvement uniformément accéléré qui régissent la chute des corps dans le vide.La pierre qui dégringole parcourt un chemin toujours plus long pour un même temps donné; ainsi le présent, qui tombe dans l'éternité, semble prendre une capacité sans cesse accrue pour puiser dans l'infini des choses à connaître.Il est indiscutable, par exemple, que, depuis une vingtaine d'années, on a beaucoup plus avancé sur le chemin du progrès que pendant le même nombre d'années précédentes.Qu'on chiffre ces brèves étapes de vingt ans par une demi douzaine seulement et nous nous retrouvons à une époque si étrange qu'elle nous semblerait impossible à vivre aujourd'hui.Celle de la chandelle, des diligences, des plumes d'oie et des fusils à pierre.Au lieu de cela nous en sommes aux projecteurs électriques dont l'éclat pourrait s'apercevoir de la lune, aux chemins de fer aérodynamiques, aux avions qui font du six cents milles à l'heure \"en piqué\", aux machines à écrire et à sténographier, aux mitrailleuses et aux gaz empoisonnés.Demain, ce sera le rayon mortel du professeur Matthews qui sera bien au point, sans compter quelques autres aux effets les plus variés, le télescope électronique fouillant l'univers jusque dans les coins les plus secrets, la découverte d'humanités dans d'autres astres et peut-être même, dans quelques têtes de savants bien sages, la notion très nette quoiqu'un peu tardive d'une grande vérité qui est celle-ci : de tous les travaux que l'histoire enregistre avec orgueil, le plus beau sera toujours celui du paysan qui fait pousser le blé pour nourrir les hommes.Restons, pour le moment, dans le cadre de ce que nous appelons ingénument la science et voyons ce que nous y avons mis depuis une vingtaine d'années seulement.Je ne retiendrai qu'une chose entre cent; elle est d'ailleurs d'une portée considérable et l'on peut même dire qu'elle fait beaucoup de bruit; c'est la radio.Il y a vingt ans, moins encore, seuls en parlaient de rares spécialistes qui prenaient facilement figure de personnages mystérieux; il était vaguement question de téléphonie sans fil mais bien peu de gens pouvaient se vanter d'en avoir vu l'installation; les initiés \u2014 plus ou moins \u2014 à la nouvelle science racontaient d'étonnantes choses qui arrondissaient en forme de soucoupes les yeux de tout un auditoire.La curiosité populaire s'éveilla, devint tenace, obsédante et tyrannique lorsque des petits appareils de réception à galène, venus on ne savait d'où, firent leur timide apparition.Il se vendait alors pour deux cent cinquante piastres des gramophones qu'on achète cinq aujourd'hui pour les transformer en tables de nuit mais on ne trouvait pas encore de radios chez les marchands; il fallait les fabriquer soi-même.Ce fut l'époque héroïque des amateurs qui firent parfois des montages extraordinaires.J'ai fait comme tant d'autres; avec curiosité d'abord, intérêt ensuite, puis avec passion.On obtenait, au reste, des résultats que l'on ne connaîtra plus jamais dans l'avenir.Avec un poste dont l'unique lampe était grosse comme le petit doigt et qu'alimentaient deux piles sèches, on recevait quelques postes américains avec une étonnante netteté.Tout ça, c'est de l'histoire ancienne, très ancienne et, quand il m'arrive de retrouver quelque vestige de ces appareils primitifs dans le fond d'un tiroir je le regarde avec le même air que doit avoir le naturaliste contemplant l'œuf du grand dodo dont l'espèce est disparue depuis longtemps.Il n'y a pourtant pas vingt ans que ça servait.Il y aurait une très intéressante histoire à faire de ces vingt années-là concernant la radio.Elle mettrait en relief les appareils, parfois bizarres, que l'on imagina : radios à galène dans une bouteille ou dans une boîte à cigare, dans une canne ou dans un parapluie.Tout ça, c'était la fan- taisie mais il y avait aussi les appareils sérieux, savants et surtout fort compliqués.Variomètres, potentiomètres, condensateurs avec ou sans vernier, sans compter de multiples autres organes demandaient chacun un bouton de manipulation et le cadran des appareils prit l'aspect d'un tableau mystérieux plein de manettes, de poussoirs, d'organes mobiles dans un sens ou un autre et dont les grands initiés seuls connaissaient les secrets.Le prestige des ondes voyageant dans l'invisible y gagnait énormément.Plus il y avait de choses à manipuler et plus l'appareil méritait de considération; je crois qu'il y eut des roublardi pour ajouter des boutons ne servant à rien du tout.Vingt ans ont passé.Boutons compliqués, piles encombrantes, accumulateurs puants, chargeurs cliquotants ou ronronnants, antennes démesurées, hauts-parleurs au son caverneux, bruits incongrus d'homme qui rote ou de chat qui miaule, tout cela, maintenant, est chose du passé.Le poste réceptéur d'aujourd'hui ne ressemble pas plus à celui des premiers temps qu'un pistolet automatique au vieux fusil à pierre; ça fonctionne à peu près tout seul.Seulement, les pionniers d'il y a vingt ans apprirent quelque chose; ils savaient pourquoi et comment les ondes sont captées, amplifiées, ramenées à la fréquence qui les rend sensibles à l'oreille et nombre de perfectionnements actuels sont dûs à des amateurs de ce temps-là.Pour la plupart des radiophiles d'aujourd'hui, un poste récepteur est tout simplement une sorte de phono dans lequel il n'est pas besoin de fourrer des disques.J'ai même connu un magnifique idiot qui demandait sérieusement si, quand une lampe était cuite, on ne pouvait pas momentanément la remplacer par une bougie .Il faut avoir passé par toute la gamme des appareils possibles depuis vingt ans pour apprécier la haute qualité des appareils actuels et l'on peut affirmer que la fabrication canadienne n'a rien à envier à celle des autres pays; je crois même qu'il se fait ici des appareils nettement supérieurs à bien des marques étrangères au point de vue technique et surtout sous le rapport de la sécurité; pourquoi faut-il donc que de si constants efforts et de si beaux résultats ne soient pas secondés par un classement judicieux des postes d'émission et une répartition convenable des longueurs d'ondes attribuées ?Il semble que ce soit tout le contraire qui ait lieu.Sur une même longueur d'onde il y a dix, vingt et parfois trente stations d'émission ou même davantage.Quand on possède un appareil puissant et très sensible \u2014 comme c'est mon cas entre bien d'autres \u2014 c'est alors une jolie salade quand précisément la réception est \"bonne\"! Or, je crois qu'il n'est pas un seul point du cadran où l'on n'accroche au moins deux au trois stations ensemble; la plus forte gagne le point voilà tout mais le rendement de l'appareil s'en ressent.Où est le temps où l'on recevait Chicago avec seulement deux ou trois lampes ?Ensuite, il y a le système abusif de la \" chaîne \" qui n'est pas autre chose que de l'accaparement.Qu'en dire quand cet accaparement est fait par deux postes dans une même ville ?Autant de choses, et il y en a d'autres, qui nuisent énormément au bon renom que veut se faire la radio.Je ne parle pas des programmes idiots .Souhaitons donc et même demandons énergiquement une répartition d'ondes sensée, raisonnable et logique; le public a le droit de l'exiger puisqu'il paye pour cela.Et les fabricants ont le devoir d'aider le public à obtenir cette justice, puisque, en fin de compte, c'est leur intérêt.Jjl Le Samedi 4 \u2022es» :*sss m -1L.\u2018,J, Vv ;>.-¦ in-' / j*V \u2022 ?*¦' r :0y$Z\u2018i w lr: «auî'-,; » - \u2022?t.,., JL * «Ijœ Skiait ¦ » mi U $p$pll ?%**» \t a [ t ! b d Le plut beau champ de bataille pour la conquête du sol, c'est celui où travaille la charrue comme dans cet admirable paysage des Laurentides.(Photo A.S.N.) LA CONCLÉTf DI)/CL Chronique de tous les temps fa ar LOW/ RCIÀND Aux temps lointains, l'homme ne connaissait pas de limites à la terre sur laquelle il vivait.Ses moyens de la parcourir ne connaissaient pas encore la vitesse, et les plus longs voyages qu il pouvait entreprendre montraient toujours à ses yeux, des horizons nouveaux.Il s arrêtait alors, par lassitude ou par choix, plantait sa tente et s'accrochait, pour un temps plus ou moins long à un coin du sol qu'il se prenait à aimer parce qu'il s'en sentait le maître.L esprit de conquête et de possession se retrouve, dans les premiers âges, dans le coeur de l'homme.C était vraiment 1 ère héroïque et splendide, car la population mondiale était peu importante, et la terre à conquérir était immense.Il était possible de se tailler la belle et grande part avec un minimum d efforts, mais il y avait encore, dans le cœur de 1 homme, autre chose que l\u2019esprit de possession.Il fallait que la conquête fut rude ou tout au moins difficile pour avoir tout son prestige et tout son prix, et la plupart des hommes se lancèrent à 1 aventure vers des régions peu accueillantes et qui mirent leur ténacité à rude épreuve.Les luttes à soutenir, contre les éléments, contre les animaux sauvages et parfois aussi contre d\u2019autres hommes donnèrent un surcroît considérable de valeur aux terres conquises, et l\u2019homme s\u2019en trouva rehaussé dans sa dignité de conquérant.C est ainsi qu il faut expliquer l'essaimage des peuples aux plus rudes endroits du globe alors qu'il eût été si simple de demeurer et vivre sous des climats où le travail, loin d'être une nécessité, n'était que fatigue inutile. 25 Mars 1939 5 L'homme s'installa sur le sol de son choix que brûlaient les rayons d\u2019un soleil tropical ou durcissaient les glaces des pôles ; il s'y cramponna, l'aima et y fut heureux.Sans arrêt, des générations surgirent, s'agitèrent et retournèrent à l\u2019oubli dans ces régions qui constituaient pour elles tout l\u2019univers ; l\u2019atavisme fît son oeuvre, et cet héritage d\u2019habitudes souvent insoupçonné de ceux qui le reçoivent fît son oeuvre.L'homme faisait désormais partie du sol sur lequel il vivait.Il avait cru le conquérir et c\u2019était, au contraire, le sol qui l'avait pris tout entier.Après des millénaires, nous retrouvons, avec une ampleur plus ou moins grande, mais avec une emprise toujours aussi forte, cette domination de la terre sur le cœur des hommes.Elle tient le paysan courbé sur le sillon, elle anime la volonté de l\u2019explorateur, elle est la raison du bâtisseur de villes et la fièvre, trop souvent malsaine, des conquérants, grands ou petits, qui jettent les uns contre les autres, des peuples entiers pour voler le coin de terre sur lequel ils vivent.Etranges conséquences de l\u2019amour du sol qui.d\u2019un côté, fait naître la vie et, de l\u2019autre, déchaîne la mort ! Le rôle du paysan n\u2019est-il pas, de beaucoup le plus noble, puisqu'il accomplit la conquête du sol conformément aux grandes lois de l'harmonie universelle alors que les voleurs de peuples ne font que gâter l'œuvre de la nature ?Aucun doute n'est permis là-dessus et, s\u2019il est permis de s'étonner d'une chose à notre époque où l\u2019on ne s'étonne pourtant plus de rien, c\u2019est que l'on continue à porter sur le pavois les grands escrocs internationaux, plus ou moins galonnés, les bandits de grandes routes stratégiques et voleurs de grandes terres ; c\u2019est que l\u2019Histoire enregistre ces énergumènes-là sous l'étiquette de grands hommes et que des fous dangereux, à moins que ce ne soit de plats valets et d\u2019hypocrites courtisans, les citent en exemple à la jeunesse dont ils déforment les idées.Plutôt que les démolisseurs, ce sont les producteurs qu'il faut mettre en relief, et le seul conquérant du sol qui mérite le respect, celui qu'on doit aimer et citer en exemple, ce n'est pas le cuistre sanguinaire qui possède une grande armée mais l\u2019humble paysan qui se sert de sa charrue.Le temps inexorable désarticule, effrite et réduit en poussière les beaux pantins dorés qui ont cru posséder la terre parce qu\u2019ils avaient beaucoup de gros canons ; les siècles passent et dispersent cette poussière-là mais le paysan est toujours là, toujours vivant, toujours puissant et toujours vrai conquérant du sol que lui seul sait comprendre.Et c'est pourquoi, même s'il n\u2019y avait qu'un seul livre consacré à sa conquête pacifique et bienfaisante, ce livre-là vaudrait, à lui seul, mieux que toute une bibliothèque contenant les hauts faits et méfaits des bandes pillardes qui ont désolé le monde depuis ses origines.Et c'est pourquoi, j\u2019ai lu avec le plus vif intérêt, je pourrais dire avec passion, un livre qui raconte la vie paysanne avec la fidélité d\u2019un témoin de tous les instants.C\u2019est l\u2019histoire d'un orphelin, adopté par son oncle qui le fait héritier de la terre.Moisan, l'adopté, devenu maître du sol, s'éprend pour la terre de cet amour un peu exclusif qui se transmet dans les âmes rustiques depuis des millénaires.Il fonde une famille ; l'avenir s\u2019ouvre devant lui, prometteur de joies saines et de certitudes matérielles.Et le temps passe .Moisan est bien le conquérant d'un sol qui lui paye sa redevance à plein rendement.Chaque an- née apporte des satisfactions en même temps qu un enfant de plus sous le toit familial.C est la vie dans tout son épanouissement.Les années tombent les unes après les autres dans le passé et, comme une chevelure se parsème de fils d argent, ce sont les déceptions et les chagrins qui viennent rompre la teinte jusqu'alors unie de la vie coutumière.Puis viennent les temps durs et le tout forme les quatre saisons de l'existence toujours laborieuse mais souvent mal récompensée de ceux qui peinent sur le sol pour que l'humanité mange du pain.J'ai rarement lu un livre aussi attachant et surtout aussi sincère et, si j'avais à en faire la critique, je dirais que la forme en vaut le fond parce qu\u2019il est écrit dans une langue à la fois simple, savoureuse et puissante.Ce livre a pour titre : 30 arpents ; il est signé Ringuet, mais il a été écrit par un fin lettré qui connaît admirablement l'âme humaine bien que sa profession lui ait demandé surtout d'en bien étudier le corps.A vrai dire, j'ai fait mieux que lire 30 arpents du docteur Panneton ; ce livre m\u2019a fait penser, revivre le passé, voir des tableaux ayant la netteté de la vie ; des personnages vivants ont surgi, devant mes yeux, des lignes imprimées et il me semble maintenant que je les ai réellement connus.Il n'est pas beaucoup de livres dont je puisse en dire autant.Maintenant que je l'ai lu, je me dis que le sort est parfois injuste ; il réserve parfois trop de coups durs à ces vaillants et modestes conquérants du sol que sont les « Moisan » pour badigeonner de ses faveurs de grands voleurs à main armée, comme par exemple .Eh chut ! cette fois, pas de noms d'auteurs, cela n\u2019en vaut pas la peine .~ 'V.[\t***** ïi* :\tV.- V ' > - W * ! , ¦ tffjfK it2 V \\ ïm H \"\u2022*\u2022\u2022\u2022 ¦ - i-V Du bon foin pour les bêtes, du bon blé pour les hommes (Photo C.P.R.). 6 Le Samedi Il lui semblait maintenant voir une QUI A FRAPPÉ?Dupleix se réveilla en sursaut.Quel bruit vague 1 avait ainsi réveillé ?La porte avait-elle claqué en s'ouvrant ?Et qui donc aurait ouvert la porte?N'était-ce pas plutôt le grincement d'une fenêtre qu\u2019on a oublié de fermer ?Dupleix se souleva un peu sur ses coudes et dirigea un regard circulaire dans toute la chambre.Mais ses yeux encore tout engourdis de sommeil ne virent rien.Il eut l\u2019idée de se lever et d aller faire de la lumière pour se rendre compte s il n y avait rien d insolite.Tout bruit avait cessé.L'obscurité et le silence régnaient dans la chambre.Croyant à une hallucination nerveuse, Dupleix baissa la tête et ferma les yeux pour se rendormir.Mais il entendit soudain comme un frôlement léger qui semblait venir des environs de la porte.Cette fois, il fallait se lever.Un second bruit, presque imperceptible, semblable à un chuchotement, le fît tressaillir.Il lui semblait maintenant voir une ombre se mouvoir lentement.Il passa sa main sur son front : une sueur froide baignait ses tempes.L\u2019angoisse l'envahissait graduellement.Il sentit son coeur battre à une allure folle.Le bruit des pulsations allait toujours plus vite.Dupleix eut peur.Il froissa ses couvertures pour ne plus ecou-ter ces maudits battements qui lui exprimaient toute sa terreur.Il crut entendre bouger encore.et plus près cette fois.Il se dressa subitement sur son séant.Ses yeux fouillaient la noirceur, et voulaient déchirer ce voile d'obscurité, le mystère de cette présence terrifiante près de son lit.Son regard pénétrant cherchait toujours.Et à la fin, il distingua, ou crut distinguer, à trois pas de son lit une forme mouvante, véritable fantôme courbé dans l\u2019ombre qui semblait approcher lentement, d'une lenteur qui affolait.Dupleix voulut crier.Sa gorge se serra.Pas un mot ne vint sur ses lèvres.Seul un gémissement, un court gémissement.L'homme éperdu voyait venir sa fin et ne pouvait rien pour l'éviter.A tout hasard, il pressa une sonnette au chevet de son lit pour appeler les domestiques, mais la Mort était dans 1 ombre, à côté de son lit, prête à frapper.Dupleix le savait.C'était même la seule chose qu\u2019il savait dans la confusion où était son esprit.Dans quelques instants, la fin.L'homme était au paroxysme de ter.A tout hasard .il pressa une sonnette au chevet de son lit quelqu\u2019un qui allait le frapper, le tuer : la Mort.Dupleix n aurait pas été surpris d'entendre son ricanement de camarde, et le bruit de ses os s'entrechoquant.Il entendit encore ce battement de cœur trop rapide qui lui soulevait la poitrine en un brusque hoquet.Il voulut crier encore : il gémit.La Mort s'abattit sur son lit.Une main \u2014 et c'était pourtant une main d'homme \u2014 chercha sa gorge sur l'oreiller, l'autre main appuya sur l'oreille de la victime la pointe d'un poignard.La lame entrait doucement dans la cervelle, en brisant l\u2019oreille avec un petit bruit de parchemin déchiré.Un soubresaut convulsif parcourut de la tête aux pieds le corps de l'agonisant.Ses yeux étaient restés agrandis par l épouvante.Mais le regard avait quitté ces yeux.La Mort s était évanouie dans 1 ombre.ON découvrit le corps, le matin, vers neuf heures.Deux domestiques avaient eu un haut-le-corps à l\u2019aspect de ce cadavre enfoui sous les couvertures, de cette masse raidie qui avait jadis été un homme.La police alertée accourut sur les lieux.Ordre de ne rien toucher dans la chambre du cadavre.Défense de sortir à tous les habitants de la villa.Puis, vite, on manda l'inspecteur de la sûreté.C'était un gros homme à la figure grasse et fleurie, au ventre bedonnant, et qui aimait à faire les choses en vitesse.Il arriva sur les lieux tout essoufflé.Il dit aux journalistes : « Allez-vqus-en », et aux policiers : « Suivez-moi ».Puis, il grimpa rapidement les deux escaliers jusqu\u2019à la chambre du cadavre, aussi rapidement que le lui permettaient son ventre florissant et ses grosses jambes courtes.Grimaud \u2014 tel était le nom de cet éminent détective \u2014 alluma d'abord une cigarette.Il en tira deux ou trois bouffées, et s'approcha du lit où gisait Dupleix.Il eut une moue de dégoût.Puis il commença son enquête.Il ordonna qu'on prît les empreintes digitales.Il n\u2019y en avait aucune.Le poignard que le meurtrier n\u2019avait pas pris la peine d'emporter semblait avait été tenu avec un gant de caoutchouc.Grimaud vit ensuite que la fenêtre était ouverte.Il dirigea les recherches de ce côté.Un de ses aides découvrit sur le mur deux taches de boue semblables.L'inspecteur chercha, chercha encore et vit deux trous d'un pouce environ creusés au bas du mur vis-à-vis les deux plaques de boue récemment découvertes.C\u2019est alors qu'un éclair traversa l'esprit du grand policier.On s'était servi d\u2019une échelle pour s'introduire chez Dupleix.Ah ! et après ?Après, Grimaud vit près de la clôture très haute qui entourait la villa deux trous identiques à ceux déjà trouvés.Là aussi on avait posé une échelle.Il était alors près de midi, et Grimaud arrêta là sa première enquête.Mais pour lui, c\u2019était suffisant.Il s'en alla donc en disant que le meurtrier serait bientôt pris,\u2019 et l\u2019affaire, liquidée.Les journaux s arrachèrent la nouvelle du meurtre a grand renfort de titres larges de trois pouces, et de photographies, toutes authentiques, assu- rait-on.Un rédacteur de l'Oeil de Lynx, donnant ses idées sur le meurtre, fit d audacieuses conjectures, à savoir qui aurait le plus de « chance » d'être coupable, Ce journaliste, moins dépourvu d'imagination que de scrupules, avait choisi le procédé d'élimination.« A supposer que ce soient les gens de la maison qui aient fait le coup, disait-il, j\u2019excepterais d\u2019abord les domestiques, puisqu'il n\u2019y a pas eu de vol et que la mort de leur maître les laisse sans position.Restent le beau-frère et la nièce de la victime, ajoutait-il.Dupleix était, comme on le sait, associé à son beau-frère dans un bureau de commerce.La mort du premier doit laisser l\u2019autre dans une position fort précaire.» Quant à la nièce de Dupleix, le rédacteur concluait en disant que le testament devrait l'avantager et que c\u2019était une raison suffisante de la soupçonner, puisque le fait de soupçonner une femme dans une affaire d assassinat passe pour être une idée très originale.Un autre journaliste émit son opinion sur l inspecteur Grimaud.Pouvait-on avoir confiance en lui ?Il y a, disait ce commentateur, deux cas de vol qu\u2019il n a pas pu encore débrouiller.Grimaud échouera-t-il aussi dans cette affaire ?., Et la nièce de Dupleix avait si peu confiance en Grimaud qu elle fit demander le soir même un de ses amis, Gaston Lègle : détective amateur.Celui-ci arriva le lendemain matin à la villa avec ses malles.Il avait, paraît-il.l'intention d\u2019y rester quelques jours.Aussitôt après son arrivée, Gaston fut conduit par Juliette au salon.On le présenta à Grimaud.qui s y retrouvait avec toute sa suffisance, et à M.Bernard Langenet, associé de Dupleix et oncle de Juliette.Les parents de la vie- 25 Mars 1939 7 î*-'\t.\u2019¦ « @1® *¦ ¦ \t\t par Rolland Galles Dessin de HECTOR BRAULT \u2014\t« Une échelle ?questionna Gaston.\u2014 « Oui, dit Grimaud, j\u2019en ai vu les marques près de la grille et près du mur.L\u2019assassin, dis-je, s\u2019avance avec son échelle.Il met le pied sur le mur, puis s\u2019y agenouille.Là, il tire son échelle de l\u2019autre côté.Cependant, il y a le chien.Mais l\u2019homme prévoyant a apporté une muselière.Il saute sur le chien.En trois secondes, c\u2019est fait.Puis, il va contre le mur et ouvre la fenêtre.Là, il entre sournoisement dans la chambre .» Ici, Juliette éclata en sanglots en murmurant : « Mon pauvre oncle ! » Langenet dit d\u2019une voix impatiente : « Ah 1 cette fillette est trop nerveuse ; elle devrait aller se coucher.» « Oui, reprit Gaston, prenez un peu de repos, je vais causer un peu avec votre oncle Langenet.» Juliette se leva d\u2019un air las et sortit, très triste.\u2014\t« Bien, cette thèse me semble vraisemblable, inspecteur.\u2014\t« Comment, vraisemblable ! Mais, monsieur Lègle, c\u2019est une certitude pour moi.\u2014\t« Peut-être », dit Gaston.Puis s'adressant à l'oncle Langenet, il dit : « Monsieur, pourriez-vous me dire si tous les domestiques, votre nièce et vous-même, étiez couchés vers minuit environ ?» \u2014 « Oui, je crois, prononça Langenet nonchalamment.Les domestiques et ma nièce étaient couchés bien avant onze heures.J'avais un peu de travail et je me suis couché vers minuit, bien avant le meurtre, d'ailleurs, ajouta-t-il en souriant.Les yeux de Gaston clignotèrent : « Je vois », dit-il.Ensuite, il décida de monter, inspecta la chambre où avait eu lieu l'assassinat, descendit, vérifia les indices de Grimaud, ces fameux indices, puis revint à la villa, où il prit son repas du midi.Très peu de temps après le repas, il repartit en ville.On ne le revit plus de la journée.\"r xtra ! Extra ! Nouveaux développements dans l\u2019affaire Du-t pleix ! » De tous côtés les journaux s\u2019enlevaient.L'assassinat de Dupleix ! Quelle sensation 1 Et dire qu\u2019on allait peut-être découvrir le coupable ! Sûrement Grimaud ne perdait pas son temps.Un gros monsieur à l\u2019air réjoui disait à son compagnon : « Ça va bien.Il promet, ce Grimaud.Et de plus, regarde-moi ça ! Le porte-cigarette avec les initiales, c\u2019est quelque chose.» \u2014\t« En effet, répondit son compagnon, il semble sur une bonne piste.Mais qu'est-ce que ce porte-cigarettes ?» \u2014\t« Tiens, lis la nouvelle.» L'homme prit le journal : « L'inspecteur Grimaud vient de trouver aux environs de la villa un porte-cigarettes gravé de deux lettres : S.G.Il espère arriver bientôt au meurtrier.» .On parla peu de Gaston Lègle.Celui-ici, d'ailleurs, travaillait dans l'ombre.Grimaud, lui, était moins enthousiaste.Ses fameuses découvertes ne le conduisaient à rien.Le mystère semblait devoir rester impénétrable quand .mouvoir lentement.Il eut peur .time étaient visiblement très abattus.Juliette avait les yeux rouges et son teint était très pâle.Sa beauté semblait fanée, et vraiment Gaston eut pitié à la voir ainsi amaigrie de fatigue.Langenet, lui, était sombre et taciturne.Il avait une barbe de trois jours et ses cheveux n\u2019étaient pas peignés.Il salua le jeune détective, et se levant à demi sur son fauteuil, dit : « Bonne chance », puis se rassit.Grimaud ne voyait pas sans déplaisir l'intervention de Gaston dans cette affaire.Il flairait déjà une bonne piste et l'arrivée de cet intrus allait peut-être lui faire perdre du mérite.Grimaud voyait là l'occasion de racheter son crédit auprès de ses chefs.L'enquête lui semblait très facile, et il pensait éclaircir facilement ce mystère, d\u2019autant plus qu\u2019il avait découvert entre temps un indice \u2014 oh ! un indice de très grande importance.Le chien avait été muselé.Le meurtrier craignait le bruit de ses aboiements.Donc, pas de doute, le meurtrier venait du dehors, car le chien n\u2019aurait pas aboyé devant une présence coutumière.C\u2019était déjà une bonne chose que de ne pas avoir à compter avec les habitants de la villa.\u2014 « Pour moi, dit-il à Gaston, en prenant un petit air important, (ce qui impressionne, pensait-il), ce mystère me semble bien éclairci; je crois même que vous arrivez trop tard.» Gaston fit un « Ah ! » de déception et il ajouta : « Dites toujours.» \u2014 « Voici : J'ai d\u2019abord la preuve certaine que l\u2019assassin vient du dehors.» Ici Langrenet eut un soupir de soulagement.Ses yeux brillèrent.Et Grimaud reprit son énoncé.\u2014 « Oui, dit-il, je m\u2019imagine très bien l\u2019assassin escaladant la grille avec son échelle .» (Cl aston entra dans la villa, l\u2019air réjoui.Il salua ses compagnons.^ jeta un regard rapide sur chacun d\u2019eux.La même pâleur alan-guissait les traits de Juliette.Grimaud avait la mine songeuse et déconfite.Langenet était calme, très calme.\u2014 « Très belle, la nuit, n\u2019est-ce pas, monsieur Langenet, interrogea Gaston brusquement.Langenet leva la tête un peu interloqué en voyant le regard scrutateur de Gaston.Il reprit son calme et dit : «Très belle, en effet.» Gaston reprit, un pli légèrement narquois aux lèvres : « C'est par une nuit pareille que Dupleix a été assassiné.» Juliette et Langenet baissèrent la tête, comme absorbés par des souvenirs douloureux.\u2014\t« Et puis », dit Gaston lentement en appuyant sur les mots : « la Maison Duroc va-t-elle bien en affaires ?» Langenet leva la tête interdit : « Maison Duroc ?Ah I oui.les affaires reprennent, je pense.» Gaston changea tout à coup la conversation : « Oh ! monsieur Langenet, savez-vous ce que j\u2019ai trouvé en visitant la villa ?».« Non ! Eh bien ! quelque chose de curieux, eh ! de très curieux.Vous n\u2019y êtes pas ?Les fils de la sonnette qui est près du lit de Dupleix sont.sont quoi ?monsieur Langenet ?\u2014\t« Est-ce que je sais, moi ?reprit ce dernier d'une voix étouffée.\u2014\t« Ils sont arrachés ! A tel point que quand Dupleix voulait sonner les domestiques n'entendaient rien .absolument rien.» Grimaud regardait Gaston avec curiosité, Juliette avec étonnement.Langenet avait pâli.Gaston reprit négligemment : « Y a-t-il quelqu\u2019un parmi vous qui sait à quelle heure le crime a été commis ?» Tous trois répondirent : « Non.» \u2014\t« Et pourtant, dit Gaston, d'une voix très forte, il y en a un qui le sait ! \u2014\t« Vous peut-être, dit Langenet d\u2019un ton coulant \u2014\t« Non, monsieur, vous-même.\t' \u2014\t« Je vous défends d'insinuer .\u2014\t« Je n'insinue pas, interrompit Gaston en regardant Langenet avec un éclat singulier dans les yeux.J'affirme\t(Lire la suite page 29) 8 L e Samedi Dans le Monde Sportif Par OSCAR MAJOR L'OPINION D'AURELE JOUAT Dans le hockey majeur, les joueurs de 1910 à 1922 mettent deux onces de malice et deux livres d\u2019orgueil à prétendre que, de leur temps, ils étaient supérieurs en qualité à leurs successeurs, nos As d'aujourd'hui.La querelle est éternelle.Chercher, trouver et expliquer les motifs de pareille opinion constitue une occasion de douce rigolade.L\u2019amour-propre y occupe une place de tout premier ordre.A ce sujet, l'incomparable Aurèle Joliat, lors d'une joute de détail du Verdun, nous fit connaître son opinion : « Je ne vois, dit-il, aucune raison pour que les joueurs professionnels actuels vaillent moins que leurs prédécesseurs.Je me risque à mettre à l\u2019actif des anciens, les Lalonde, les Malone, les Pitre, les Nighbor, les Cleghorn, les Joe Hall, les Coutu, etc., un peu plus de conviction, un peu plus de brutalité.En revanche, que de supériorité ceux d'aujourd'hui n'ont-ils pas sur les anciens.Grâce à l\u2019hygiène, au perfectionnement des méthodes de l'entraînement, à la longueur des cédules,, les joueurs actuels connaissent leur métier plus à fond que la majorité des anciens ne connaissaient le leur.Depuis une quinzaines d\u2019années, la technique a pris la place de la force herculéenne, tout en tenant compte qu\u2019un bon gros homme est meilleur qu'un bon petit homme.Avec d\u2019excellents instructeurs comme Lester Patrick, Arthur Ross, Red Dutton, Irvin et Adams, les jours de hockey de nos jours sont plus rusés, autrement dit, ils sont plus « crooks » sur la glace, selon l'expression familière anglaise.Ce qui manque dans la N.H.L.ce sont de bons arbitres de la trempe de Bobby Hewitson, Mike Rodden, Eusèbe Daigneault, Bill Stewart, qui n\u2019ont pas eu peur de punir tous les joueurs fautifs.Parmi ceux de cette année, Mickey Ion et Campbell \u2014 je ne parle pas des juges de la ligne bleue \u2014 sont les deux seuls dont les décisions ne portent pas flanc à la critique.» Nous vous avons transmis l\u2019opinion autorisée d\u2019une célébrité du hockey, qui met son expérience et son savoir au service des jeunes joueurs de hockey, qui veulent l\u2019écouter.CULTURE PHYSIQUE A LA MAISON DE DETENTION DES JEUNES DELINQUANTS Dans notre province, la grande majorité des papas et des mamans nient encore la nécessité des pratiques de culture physique pour leurs enfants.C\u2019est malheureux qu\u2019un très petit nombre seulement de parents ait envisagé le problème d'armer physiquement leurs petits enfants de 7 à 14 ans.disons.Leur rôle, dans notre vie moderne, où souvent tout conspire contre notre santé, ne doit plus se borner à donner aux petits êtres qui les suivent le pain, le gîte, 1 éducation et [\u2019instruction.Est-ce là une besogne si ardue que de leur assurer le développement physique au foyer ?Non.Un peu de bonne volonté de la part des parents et l\u2019on verrait moins d'enfants de 10 ou 12 ans à poitrines étroites, à dos ronds, à genoux cagneux.L'on nous dira que l'école prend en charge toute l'éducation de l'enfant.Ce n'est pas l\u2019exacte vérité.L'école n\u2019est qu'un établisement d'instruction.Et ce n'est pas avec une heure par semaine d'éducation physique que l'on donne à l'école que l'on prépare les hommes forts de demain.Sans sacrifier l'instruction à la culture physique, il faudrait aussi que les écoliers fassent des exercices méthodiques de culture physique, tous les jours, pendant une demi-heure ou une heure même.Ces petits ne demandent qu\u2019à être vifs et adroits.Nous oserions dire, sans blesser les susceptibilités de qui que ce soit, que c\u2019est un peu par votre faute, parents éducateurs, que tant de jeunes cana-diens-français deviennent si souvent des timides peu actifs ou maladroits.Nous conversions, l'autre soir, avec l'un de nos bons amis, M.Jean Jodoin, le jeune et intelligent directeur de la Maison de détention des jeunes délinquants, 5030.rue Saint-Denis, près du Boulevard Saint-Joseph.Le sport tient une large place dans le programme de cette institution.Grâce à l'initiative de M.Jodoin, les 18 jeunes filles et les 32 garçons qui y sont détenus temporairement font, tous les jours, une bonne demi-heure de culture physique.Sans faire passer l'éducation du corps avant celle du caractère des jeunes délinquants, dont les pauvres parents ont donné à d\u2019autres la responsabilité de les élever, les autorités de cette institution tentent tout le nécessaire pour protéger la santé de leurs pensionnaires.UN PEU DE TOUT ¦ L\u2019ancien champion mondial des boxeurs poids lourds, Jack Dempsey se lance dans un autre genre d affaires.Il vient d'acheter un magasin d'habits d'hommes, angle de la 49e rue et 7e avenue, New-York.Le voilà propriétaire d'un rôtel, d un restaurant, d'une taverne, d une compa- gnie de liqueurs, d'un magazine et d\u2019un magasin de vêtements masculins.Pas si mal après tout ! ¦\tLes courses de pigeons sont très en vogue en Belgique, en Allemagne et en France.Mais les Etats-Unis possèdent le plus grand nombre de pigeons voyageurs, soit 11,500,000.Plusieurs hommes d'affaires de l\u2019Oncle Sam emploient de ces pigeons pour transporter, chaque soir, les commandes prises durant la journée par leurs commis voyageurs.¦\tLes étudiants de l'Université de Montréal auront, tout probablement, leur patinoire, l'an prochain.Cela permettra aux joueurs de hockey de mieux s\u2019entraîner, partant de faire meilleure figure dans la Ligue Intercollégiale.Nous les supplions d'engager un instructeur canadien-français d\u2019une compétence reconnue.Il y en a plusieurs qui seraient prêts à redorer le blason universitaire, moyennant une compensation raisonnable.Les directeurs n\u2019auront que l'embarras du choix.¦\tIci, nous appelons bacheliers les jeunes gens de 18 ou 19 ans, qui terminent leurs études, dans nos collèges classiques, en subissant avec succès les épreuves du baccalauréat.En Allemagne, les directeurs de l\u2019enseignement viennent de décider que leurs apprentis bacheliers sont obligés de faire de l'éducation physique de passer des brevets sur les sports.Si les jeunes gens n'obtiennent pas leurs brevets sportifs, ils ne peuvent pas recevoir le titre de bachelier.Vous nous direz peut-être : « Qu'avez-vous à chercher vos modèles à l'étranger ?» Ce n'est pas en se regardant dans le miroir et en se croyant beaux, bons danseurs, fins causeurs que nos futurs bacheliers arriveront à une santé parfaite.L'éducation physique devrait être obligatoire dans toutes nos écoles.Elle est de tous les âges et de tous les sexes.¦\tHenri Cochet, l'excellent joueur de tennis français, se consacre à l'éducation des jeunes tennismen de France (quand les nôtres auront-ils un semblable professeur), et s'attache surtout à garder à chacun sa personnalité.Il n'est pas en faveur d\u2019un style standard.Nos joueurs de tennis pourraient peut-être profiter de ce sage conseil : ne pas chercher à imiter le style des champions.Il leur faut de l'imprévu et un goût plus prononcé de l'attaque.¦\tUne femme, Mlle Ruth Gunn seule au volant de son automobile.vient de boucler le terrible tour de l'Australie, couvrant les 9,000 milles en 9 semaines.Elle a découvert qu\u2019un lac, situé à plus de 125 milles de la mer, était habité par des requins et des espadons, poissons dont la mâchoire supérieure est allongée en forme d'éperon et qui dépassent seize pieds de long.\u2022 Ab Jenkins, l\u2019intrépide chauffeur américain d\u2019automobile de vitesse, le rival du recordman George Eyston, totalise plus de 2,250,000 milles sans accident.Méditons ses principaux commandements : « Etre en bonne condition physique.Etre maître de son auto en toutes circonstances.Occuper uniquement le bord de la route qui vous est dévolu.Ne jamais « couper ».Ne pas dépasser quand la vision est insuffisante.Avoir toujours une vision parfaite de la route.Ne pas rouler si 1 on a bu quelques verres d alcool.Garder sa voiture en parfait état mécanique.Etre courtois avec les autres chauffeurs.» ¦\tJan Kiepura, l\u2019excellent ténor polonais, pratique plusieurs sports.L artiste du Metropolitan Opera de New-York fait du ski, joue au tennis, au golf et au ping-pong.Il fait aussi de 1 aviron, de 1 équitation, de la marche et de la natation.Pour être en forme, dit-il, sur la scène et à 1 écran, il faut avoir de bons muscles et de bons poumons.UN SKIEUR UNIJAMBISTE , > .i.-iy M*- _ .£* .te.Y\"'**' H 'm*®?, ffe'-SyV.' Mi* Nous avons publié dernièrement, ici même, la photo d'un alpiniste suisse qui réussit, avec une seule jambe, à gravir des montagnes.Que penser d'un de nos compatriotes, M.Jean-Yves Gosselin, de Québec, dix-neuf ans, qui, amputé de la jambe droite, à l'âge de sept ans, exécute sur son ski des sauts de cinquante pieds.\t(Photo C.P.R.) 25 Mars 1939 l'ACTUALITÉ A TRAVERS L'TURCPE LA SOCIETE DES NATIONS VA-T-ELLE MOURIR ?Sa santé est plus que chancelante, mais elle devra changer son régime si elle veut résister à tous les microbes.QU'EST-CE QUE L'EUROPE ?On se demande même si l'Europe existe vraiment, ou si elle n'est vraiment qu'un nom.Qu\u2019est-ce que l'Europe ?Si 1 on posait cette question au programme S.V.P de Radio-Canada, les quatre messieurs chargés de répondre seraient peut-être embarrassés, malgré leur compétence certaine et leur vaste culture.Evidemment, on peut répondre que c'est un continent qui comprend un certain nombre de pays, dont la France, l'Angleterre, etc.Mais l'Europe n'est pas seulement une expression géographique.Comme l\u2019a déjà dit je ne sais qui : elle n\u2019est pas une véritable réalité géographique.Ses limites ne sont pas fixes, ni bien affirmées.Depuis des siècles, on se demande si la Russie doit être comprise dans l'Europe.Avant la guerre.U y avait la Turquie d'Europe ; il n\u2019y en a plus ; mais la dictature de feu Kemal Attaturk voulait quand même faire de la Turquie un pays d\u2019Europe.Autre affaire : depuis la guerre, l'Empire britannique, dont le cœur est en Europe, s'efforce d\u2019être un monde à part, indépendant de l'Europe.L'Angleterre ne serait donc pas un pays européen.Par contre, on rentre parfois dans les frontières européennes les colonies françaises de l\u2019Afrique du Nord, dont les liens avec la métropole sont de plus en plus resserrés.Et l'Europe existe-t-elle historiquement ?En d'autres termes, participe-t-elle à une seule et unique civilisation ?On peut en douter.La culture gréco-latine rencontre, en maints pays dits européens, la civilisation byzantine.Si l\u2019on continue le questionnaire, on constate qu'il n\u2019y a vraiment pas d'unité politique européenne : dictature et démocratie se chamaillent, fl n\u2019y a pas d\u2019unité religieuse européenne : depuis la Réforme, beaucoup de peuples n\u2019écoutent plus Rome.Il n'y a pas d'unité économique européenne : des pays comme l\u2019Angleterre et l'Italie font surtout affaires avec l\u2019Amérique ou l'Asie.Alors qu\u2019est-ce que l\u2019Europe ?C'est un ensemble de peuples aux intérêts divergents, opposés ; mais ces peuples, malgré leurs rancunes réciproques, sentent que l\u2019avenir d\u2019une civilisation est menacé : une civilisation faite de nombreux apports mais qui s'oppose et s\u2019opposera toujours à la civilisation orientale.L\u2019Europe a peur de l\u2019Asie, de ces millions d\u2019Asiatiques qui tous ont la haine du Blanc, de l\u2019Européen surtout.L'Europe, c\u2019est donc tous ces peuples de la Méditerranée et de l'Atlantique qui devront un jour se défendre contre l'envahisseur asiatique.par le Globe-Trotter (Spécial au \u201cSamedi\u201d) \u2022 Et puis, U n\u2019en reste pas moins qu\u2019elle fut une sorte de «club » où les représentants des nations pouvaient se rencontrer, se connaître et discuter.Pendant qu\u2019ils discutaient, il y avait des chances pour que les causes de conflits fussent oubliées, ou presque.Si elle veut vivre, la Société des Nations devra se réformer ; soit en augmentant ses pouvoirs, soit en les diminuant.Les Etats ne permettront pas qu elle les augmente ; elle-même ne consentira sans doute pas à les diminuer.Elle devra se réformer non seulement dans ses attribuations mais aussi dans ses moyens de vivre.Nous voyons par exemple un pays comme le Canada, qui ne fait rien par lui-même à Genève, débourser chaque année des centaines de milliers de dollars pour la Société des Nations ; en retour, celle-ci ne nous a causé que des embêtements : rappelez-vous l\u2019affaire des sanctions contre l\u2019Italie, qui ont fait perdre à nos pêcheurs gaspésiens le marché italien.Pendant ce temps, des pays riches n\u2019ont pas versé un sou à la Société des Nations depuis des années ! La Société des Nations va-t-elle mourir ?Ce serait dommage.D\u2019autant plus qu\u2019elle possède à Genève des palais magnifiques, palais magnifiques qui, paraît-il, sont loin d\u2019être payés .A LE DEMEMBREMENT DE LA RUSSIE SOVIETIQUE On prévoit que d'ici peu d'années une guerre civile ou une guerre tout court provoquera la formation de plusieurs nations indépendantes en Russie.Il y a quelques semaines, j\u2019ai parlé, ici même, des visées allemandes sur cette très riche province russe: l\u2019Ukraine.L\u2019affaire n\u2019est pas si simple qu'il paraît au premier abord.En premier lieu, l'Allemagne ne « bouffera » pas l\u2019Ukraine comme elle a « bouffé » l'Autriche.Et puis, il existe depuis longtemps en Russie des mouvements séparatistes assez puissants.Au temps des Tsars, ces tendances étaient moins fortes, sauf en Pologne.Maintenant que la Pologne conduit ses propres destinées, c\u2019est l'Ukraine qui tient la vedette de ces mouvements séparatistes.Et l\u2019Allemagne espère bien y trouver son profit.On sait que l\u2019U.R.S.S., ou Union des Républiques Socialistes Soviétiques, renferme un grand nombre de peuples divers.Par exemple, on donne le nom de Caucasiens aux habitants de trois « républiques » : les Circasiens, les Géorgiens, les Azer-beijanais et les Arméniens.Tous ces peuples haïssent profondément les Russes de Moscou et d\u2019ailleurs.Ils sont là plus de 12,000,000 d'habitants qui cherchent une occasion de conquérir leurs indépendance.Ils détestent d'autant plus les Russes qu\u2019ils ne sont pas des Slaves ; leur histoire, leurs traditions et leur langue ne sont pas celles des Moscovites.H fallut deux siècles et demi de luttes effroyables poux que les Tsars réussissent à maîtriser les Caucasiens ; ceux-ci n'ont pas oublié qu'ils furent jadis libres et riches.D\u2019autres peuples, qui ne sont pas russes, subissent le joug des Soviets.Par exemple les Géorgiens à qui, en 1920, le gouvernement de Lénine avait garanti l'indépendance.Mais dès 1921, an mépris des traités et sans aucun prétexte, ce même Lénine annexait de force la Géorgie.Les Géorgiens ne sont pas des Israélites ; aussi la « conscience universelle » ne s\u2019inquiéta nullement des massacres qu'on en fit ! Le jour où l'Allemagne pénétrera en Ukraine \u2014 si toutefois elle en est capable \u2022\u2014 ce jour-là ce sera la mort de la Russie ; ce sera aussi la mort du bol-chévisme qui périra dans le sang.Cela présage encore des événements tragiques dont les journaux feront de beaux titres.Comme tous les grrrands journalistes, je me permets mes petites prédictions.Et vit-on jamais prophète ou astrologue annoncer autre chose que des catastrophes ?Certains prétendent que la Société des Nations est déjà morte ! Si elle n\u2019est pas encore disparue, c\u2019est que l'on ne sait si on lui donnera des funérailles de grande classe ou si on l'enterrera sans bruit.En réalité, la Société des Nations n'est pas encore défunte, même si elle semble parfaitement inutile.Comme disent nos gens : Pas forte mais pas morte I Mais il est indéniable que cette institution traverse, depuis quelques années, une crise dangereuse.Elle a causé d\u2019autant plus de déceptions qu'elle avait entretenu de nombreuses illusions.Au lendemain de la guerre, les thuriféraires de la Société des Nations lui accordaient, en théorie, tous les pouvoirs et toutes les compétences.On s\u2019aperçut bien vite que dans la pratique, elle était plutôt une école de parlotes et une usine à statistiques.Après ses avatars des derniers années, ses parlotes ont beaucoup moins d'éclat mais elle continue à produire à plein rendement des rapports, graphiques et autres paperasses inutiles.On ne peut le nier : la Société des Nations n'a plus la confiance des peuples.Sauf quelques solennels barbons, personne ne la prend plus au sérieux.Alors, devra-t-elle disparaître ?Ce n'est pas certain : il y a trop de « grands experts », trop de groupes puissants qui ont intérêt a la tenir debout.Leurs Majestés le roi et la reine d'Angleterre reçus par le lord-maire de Londres et la mairesse Dan» deux mois, nos souverains seront à Montréal.(Photo exclusivité \u201cLe Samedi\u2019\u2019) 10 Le Samedi Non ! \" répétait-elle obstinément.*¦' ' LES GOUTTES GUI TOMBENT Le timbre de la cour, au bas du vaste hôtel que la baronne Assermann occupait dans le faubourg Saint-Germain, retentit.La femme de chambre arriva presque aussitôt, apportant une enveloppe.« Il y a là un monsieur que Madame a convoqué pour quatre heures.» Mme Asssermann décacheta l\u2019enveloppe et lut ces mots imprimés sur une carte : Agence Barnett et Cie.Renseignements gratuits.Renseignements gratuits.« Conduisez ce monsieur dans mon boudoir.» Valérie \u2014 la belle Valérie, comme on l'appelait depuis plus de trente ans.hélas I \u2022\u2014 était une personne épaisse et mure, richement habillée, minutieusement fardée, qui avait conservé de grandes prétentions.Son visage exprimait de l\u2019orgueil, parfois de la dureté, souvent une certaine candeur qui a\u2019était point sans charme.Femme du banquier Assermann, elle tirait vanité de son luxe, de ses relations, de son hôtel, et en général de tout ce qui la concernait.La chronique mondaine lui reprochait certaines aventures un peu scandaleuses.On affirmait même que son mari avait voulu divorcer.Elle passa d'abord chez le baron Assermann, homme âgé, mal portant, que des crises cardiaques retenaient au lit depuis des semaines.Elle lui demanda de ses nouvelles, et, distraitement, lui ajusta ses oreillers derrière le dos.Il murmura : « Est-ce qu\u2019on n'a pas sonné ?» \u2014 Oui, dit-elle.C'est ce détective cjui m'a été recommandé pour notre affaire.Quelqu un de tout à fait remarquable, paraît-il.\u2014 Tant mieux, dit le banquier.Cette histoire me tracasse, et, j\u2019ai beau réfléchir, je n'y comprends rien.Valérie, qui avait l\u2019air soucieux également, sortit de la chambre et gagna son boudoir.Ele y trouva un individu bizarre, bien pris comme taille, carré d\u2019épaules, solide d\u2019aspect, mais vêtu d'une redingote noire, ou plutôt verdâtre, dont l'étoffe luisait comme la soie d'un parapluie.La figure, énergique et rudement sculptée, était jeune, mais abîmée par une peau âpre, rugueuse, rouge, une peau de brique.Les yeux, froids et moqueurs derrière un monocle qu'il mettait indifféremment à droite ou à gauche, s'animaient d\u2019une gaîté juvénile.« M.Barnett ?» dit-elle.Il se pencha sur elle, et, avant qu'elle n'eût le loisir de retirer sa main, il la lui baisa, avec un geste arrondi que suivit un imperceptible claquement de langue, comme s'il appréciait la saveur parfumée de cette main.« Jim Barnett, pour vous servir, madame la baronne.J'ai reçu votre lettre, et le temps de brosser ma redingote .» Interdite, elle hésitait à mettre l'intrus à la porte.Mais il lui opposait une telle désinvolture de grand seigneur qui connaît son code de courtoisie mondaine, quelle ne pût que prononcer : « Vous avez l'habitude, m'a-t-on dit, de débrouiller des affaires compliquées.»\t., Il sourit d\u2019un air avantageux : « C est plutôt un don chez moi, le don de voir clair et de comprendre.» La voix était douce, le ton impérieux, et toute I attitude gardait une façon d'ironie discrète et de persiflage léger.Il semblait si sûr de lui et de ses talents, qu\u2019on ne pouvait se soustraire à sa propre conviction, et Valérie elle-même Sentit qu'elle subissait, du premier coup, l'ascendant de cet inconnu, vulgaire détective, chef d\u2019agence privée.Désireuse de prendre quelque revanche, elle insinua : « Il est peut-être préférable de fixer entre nous .les conditions .\u2014\tTotalement inutile, déclara Barnett.\u2014\tCependant \u2014 et elle sourit à son tour \u2014 vous ne travaillez pas pour la gloire ?\u2014\tL'agence Barnett est entièrement gratuite, madame la baronne.» Elle paru.t contrariée.« J'aurais préféré que notre accord prévit tout au moins une indemnité, une récompense.\u2014\tUn pourboire », ricana-t-il.Elle insista : « Je ne puis pourtant pas .\u2014\tRester mon obligée ?Une jolie femme n\u2019est jamais l'obligée de personne.» Et, sur-le-champ, sans doute pour corriger un peu la hardiesse de cette boutade, il ajouta : « D'ailleurs, ne craignez rien, madame la baronne.Quels que soient les services que je pourrai vous rendre, je m'arrangerai pour que nous soyons entièrement quittes.» Que signifiaient ces paroles obscures ?L\u2019individu avait-il l'intention de se payer soi-même ?Et de quelle nature serait le règlement ?Valérie eut un frisson de gêne et rougit.Vraiment, M.Barnett suscitait en elle une inquiétude confuse, qui n\u2019était point sans analogie avec le> sentiments qu'on éprouve en face d'un cambrioleur.Elle pensait aussi.mon Dieu, oui.elle pensait qu elle avait peut-être affaire à un amoureux, qui aurait choisi cette manière originale de s'introduire chez elle.Mais comment savoir ?Et dans tous les cas, comment réagir ?Elle était intimidée et dominée, confiante en même temps, ei toute disposée à se soumettre, quoi qu\u2019il en pût advenir.Et ainsi, quand le détective l'interrogea sur les causes qui l'avaient poussée à demander le concours de l\u2019agence Barnett, elle parla sans détours et sans préambule, comme il exigeait qu'el-le parlât L\u2019explication ne fut pas longue : M.Barnett sem blait pressé.« C\u2019est l'avant-dernier dimanche, dit-elle.J\u2019avais réuni quelques amis pour le bridge.Je me couchai d assez bonne heure, et m\u2019endormis comme à l\u2019ordinaire.Le bruit qui me réveilla vers les quatre heures \u2014 exactement quatre heures dix \u2014 fut suivi d'un grincement qui me parut celui d'une porte qui se ferme.Cela provenait de mon boudoir.\u2014 C est-à-dire de cette pièce ?interrompit M Barnett.\u2014 Oui, laquelle pièce est contiguë, d'une part à ma chambre (M.Barnett s inclina respectueusement du côté de cette chambre) et, d'autre part, au cou loir qui mène vers l'escalier de service.Je ne suis pas peureuse.Après un moment d'attente, je me levai.» Nouveau salut de M.Barnett devant cette visior de la baronne sautant du lit.tfi F list fi# Co tri' 25 Mars 1939 11 « Donc, dit-il, vous voüs levâtes ?.\u2014\tJe me levai, j\u2019entrai et j'allumai.Il n'y avait personne, mais cette petite vitrine était tombée avec tous les objets, bibelots et statuettes qui s\u2019y trouvaient, et dont quelques-uns étaient cassés.Je passai chez mon mari, qui lisait dans son lit.Il n'avait rien entendu.Très inquiet, il sonna le maître d'hôtel qui commença aussitôt des investigations, lesquelles furent poursuivies, dès le matin, par le commissaire de police.\u2014\tEt le résultat ?demanda M.Barnett.\u2014\tLe voici.Pour l'arrivée et pour le départ de l'individu, aucun indice.Comment était-il entré ?Comment était-il sorti ?Mystère.Mais on découvrit, sous un pouf, parmi les débris\" des bibelots, une demi-bougie, et un poinçon à manche de bois très sale.Or, nous savions qu\u2019au milieu de l\u2019après-midi précédent, un ouvrier plombier avait réparé les robinets du lavabo de mon mari, dans son cabinet de toilette.On interrogea le patron qui reconnut l\u2019outil et chez qui on trouva l\u2019autre moitié de la bougie.\u2014 Par conséquent, interrompit Jim Barnett, de ce côté, une certitude ?\u2014 Oui, mais contredite par une autre certitude aussi indiscutable, et vraiment déconcertante.L enquête prouva que l\u2019ouvrier avait pris le rapide de Bruxelles à six heures du soir, et qu il était arrivé là-bas à minuit, donc trois heures avant 1 incident.\u2014 Bigre ! et cet ouvrier est revenu ?\u2014 Non.On a perdu ses traces à Anvers où il dépensait l\u2019argent sans compter.\u2014 Et c\u2019est tout ?\u2014 Absolument tout.\u2014 Qui a suivi cette affaire ?\u2014 L\u2019inspecteur Béchoux.» M.Barnette manifesta une joie extrême.- « Béchoux ?Ah ! cet excellent Béchoux ! un de mes bons amis, madame la baronne.Nous avons bien souvent travaillé ensemble.\u2014 C\u2019est lui, en effet, qui m\u2019a parlé de l\u2019agence Barnett.\t, \u2014 Probablement parce qu\u2019il n aboutissait pas ! \u2014 Justement.\u2014 Ce brave Béchoux ! combien je serais heureux de lui rendre service !.ainsi qu à vous, madame la baronne, croyez-le bien.Surtout à vous !.» M.Barnett se dirigea vers la fenêtre où il appuya son front, et demeura quelques instants à réfléchir.Il jouait du tambour sur la vitre et sifflotait un petit air de danse.Enfin il retourna près de Mme Asser-mann et reprit :\t, « L\u2019avis de Béchoux, le vôtre, madame, c est qu il y a eu tentative de vol, n est-ce pas ?__ Oui, tentative infructueuse, puisque rien n a disparu.\u2014 Admettons-le.En tout cas, cette tentative avait un but précis, et que vous devez connaître.Lequel ?\t, \u201e ,\t.\t.\u2014 Je l\u2019ignore, répliqua Valérie, apres une legere hésitation.Le détective sourit.« Me permettrez-vous, madame la baronne, de hausser respectueusement les épaules ?» Et, sans attendre la réponse, tendant un doigt ironique vers un des panneaux d\u2019étoffe qui encadraient le boudoir, au-dessus de la plinthe, il demanda.comme on demande à un enfant qui a caché un objet : « Qu\u2019y a-t-il, sous ce panneau ! \u2014 Mais rien, fit-elle, interloquée.Qu est-ce que cela veut dire ?» M.Barnett prononça d\u2019un ton sérieux : « Cela veut dire que la plus sommaire des inspections permet de constater que les bords de ce rectangle d\u2019étoffe sont un peu fatigués, madame la baronne, qu\u2019ils paraissent, à certains endroits, séparés de la boiserie par une fente, et qu il y a tout lieu, madame la baronne, de supposer qu un coffre-fort se trouve dissimulé là.» Valérie tressaillit.Comment, sur des indices aussi vaques M.Barnett avait-il pu deviner ?.D un mouvement brusque, elle fit glisser le panneau de-siqné.Elle découvrit ainsi une petite porte d acier, et fébrilement, manoeuvra les trois boutons d une serrure de coffre.Une inquiétude irraisonnée la bouleversait.Quoique l\u2019hypothèse fût inadmissible, elle se demandait si l\u2019étrange personnage ne l avait pas dévalisée durant les quelques minutes où il était resté seul.A l\u2019aide d\u2019une clef tirée de sa poche, elle ouvrit, et, tout de suite, eut un soupir de satisfaction.Il y avait là, unique objet déposé, un magnifique collier de perles qu\u2019elle saisit vivement, et dont les trois rangs se déroulèrent autour de son poignet.M.Barnett se mit à rire.« Vous voilà plus tranquille, madame la baronne.Ah ! c\u2019est que les cambrioleurs sont si adroits, si audacieux ! Il faut se méfier, madame la baronne, car vraiment, c\u2019est une bien jolie pièce, et je comprends qu\u2019on vous l\u2019ait volée.» Elle protesta.« Mais il n\u2019y a pas eu de vol.Si tant est qu\u2019on ait voulu s\u2019en emparer, l\u2019entreprise a échoué.\u2014\tCroyez-vous, madame la baronne ?\u2014\tSi je le crois ! Mais puisque le voici ! Puisque je l\u2019ai entre les mains ! Une chose volée disparaît.Or le voici.» Il rectifia paisiblement : « Voici un collier.Mais êtes-vous sûre que ce soit votre collier ?Etes-vous sûre que celui-ci ait une valeur quelconque ?\u2014- Comment ! fit-elle exaspérée.Mais il n\u2019y a pas quinze jours que mon bijoutier l\u2019estimait un demi-million.\u2022\u2014 Quinze jours .c'est-à-dire cinq jours avant la nuit.Mais actuellement ?.Remarquez que je ne sais rien .Je ne l'ai pas expertisé, moi.Je suppose simplement.Et je vous demande si aucun soupçon ne se mêle à votre certitude ?» Valérie ne bougeait plus.De quel soupçon parlait-il ?A propos de quoi ?Une anxiété confuse montait en elle, suscitée par l\u2019insistance vraiment pénible de son interlocuteur.Au creux de ses mains ouvertes, elle soupesait la masse des perles amoncelées, et voilà que cette masse lui paraissait devenir de plus en plus légère.Elle regardait, et ses yeux discernaient des coloris différents, des reflets inconnus, une égalité choquante, une perfection équivoque, tout un ensemble de détails troublants.Ainsi, dans l'ombre de son esprit, la vérité commençait à luire, de plus en plus distincte et menaçante.Barnett modula un petit rire d\u2019allégresse.« Parfait ! Parfait ! Vous y venez ! Vous êtes sur la bonne route !.Encore un petit effort, Une merveilleuse aventure d'Arsène Lupin, le célèbre gentleman-cambrioleur, racontée par l'un des romanciers les plus populaires d'aujourd'hui, Maurice Leblanc madame la baronne, et vous y verrez clair.Tout cela est tellement logique ! L\u2019adversaire ne vole pas, mais substitue.De la sorte rien ne disparaît, et, s\u2019il n\u2019y avait pas eu ce damné petit bruit de vitrine, tout se passait dans les ténèbres et demeurait dans l\u2019inconnu.Vous auriez ignoré jusqu'à nouvel ordre que le véritable collier s\u2019était évanoui, et que vous exhibiez sur vos blanches épaules un collier de fausses perles.» La familiarité de l'expression ne la choqua point.Elle songeait à bien autre chose ! M.Barnett s\u2019inclina devant elle, et, sans lui laisser le temps de respirer, marchant droit au but, il articula : « Donc, un premier point acquis, le collier s\u2019est évanoui.Ne nous arrêtons pas en si bonne voie, et, maintenant que nous savons ce qui fut volé, cherchons, madame la baronne, qui vola.Ainsi le veut la logique d\u2019une enquête bien conduite.Dès que nous connaîtrons notre voleur, nous serons bien près de lui reprendre l\u2019objet de son vol.troisième étape de notre collaboration.» Il tapota cordialement les mains de Valérie, « Ayez confiance, baronne.Nous avançons.Et, tout d'abord, si vous m'y autorisez, une petite hypothèse.Excellent procédé que l'hypothèse.Ainsi, supposons que votre mari, bien que malade, ait pu, l\u2019autre nuit, se traîner de sa chambre jusqu'ici, qu'il se soit muni de la bougie, et, à tout hasard, de l\u2019instrument oublié par le plombier, qu'il ait ouvert le coffre-fort, qu\u2019il ait maladroitement renversé la vitrine, et qu\u2019il se soit enfui de peur que vous n\u2019ayez entendu, comme tout devient lumineux ! Comme il serait naturel, en ce cas, que l\u2019on n\u2019eût point relevé la moindre trace d\u2019arrivée ou de départ ! Comme il serait naturel que le coffre-fort eût été ouvert sans effraction, puisque le baron Asser-mann, au cours des années, quand il avait la douce faveur de pénétrer dans vos appartements particu- liers, a dû, bien des soirs, entrer ici avec vous, assister au maniement des la serrure, noter les déclics et les intervalles, compter le nombre de crans déplacés, et peu à peu, de la sorte, connaître les trois lettres du chiffre.» La « petite hypothèse », comme disait Jim Barnett, parut terrifier la belle Valérie au fur et à mesure qu il en déroulait devant elle les phases successives.On aurait dit qu elle les voyait revivre, et se souvenait.Eperdue, elle balbutia : « Vous êtes fou ! mon mari est incapable .Si quelqu'un est venu, 1 autre nuit, ce ne peut être lui.C\u2019est en dehors de toute possibilité .» Il insinua : « Est-ce qu'il existait une copie de votre collier ?\u2014\tOui.Par prudence, mon mari en avait fait faire une, à l'époque de l\u2019achat, il y a quatre ans.\u2014\tEt qui la possédait ?\u2014\tLui », dit-elle très bas.Jim Barnett conclut joyeusement : « C\u2019est cette copie que vous tenez entre les mains ! C\u2019est elle qui a été substituée à vos perles véritables.Les autres, les vraies, il les a prises.Pour quelle cause ?La fortune du baron Asser-mann le mettant au-dessus de toute accusation de vol, devons-nous envisager des mobiles d\u2019un ordre intime .vengeance .besoin de tourmenter, de faire du mal, peut-être de punir ?N\u2019est-ce pas ?une jeune et jolie femme peut commettre certaines imprudences, bien légitimes, mais qu'un mari juge avec quelque sévérité .Excusez-moi, baronne.Il ne m\u2019appartient pas d\u2019entrer dans les secrets^ de votre ménage, mais seulement de chercher, d'accord avec vous, où se trouve votre collier.\u2014\tNon ! s'écria Valérie, avec un mouvement de recul, non ! non ! » Elle en avait soudain assez, de cet insupportable auxiliaire, qui, en quelques minutes de conversation, presque badine par instants, et d'une façon contraire à toutes les règles d\u2019une enquête, découvrait avec une aisance diabolique tous les mystères qui l\u2019enveloppaient.et lui montrait, d'un air goguenard, l\u2019abîme où le destin la précipitait.Elle ne voulait plus entendre sa voix sarcastique : « Non », répétait-elle obstinément.Il s\u2019inclina.« A votre aise, madame.Loin de moi l'idée de vous importuner.Je suis là pour vous rendre service et dans la mesure où cela vous plaît.Au point où nous en sommes, d\u2019ailleurs, je suis persuadé que vous pouvez vous dispenser de votre aide, d'autant plus que votre mari, ne pouvant sortir, n'aura certes pas commis l\u2019imprudence de confier les perles à quelqu\u2019un, et qu'il doit les avoir cachées dans un coin quelconque de son appartement.Une recherche méthodique vous les livrera.Mon ami Béchoux me semble tout indiqué pour cette petite besogne professionnelle.Un mot encore.Au cas où vous auriez besoin de moi, téléphonez à l\u2019Agence, ce soir, de neuf à dix.Je vous salue, madame.» De nouveau, il lui baisa la main, sans qu\u2019elle osât esquisser la moindre résistance.Puis il partit d\u2019un pas sautillant, en se dandinant sur ses hanches avec satisfaction.Bientôt la porte de la cour fut refermée.Le soir même, Valérie mandait l'inspecteur Béchoux dont la présence continuelle à l\u2019hôtel Asser-mann ne pouvait paraître que naturelle, et les recherches commencèrent.Béchoux, policier estimable, élève du fameux Ganimard, et qui travaillait selon les méthodes courantes, divisa la chambre, le cabinet de toilette, et le bureau particulier, en secteurs qu\u2019il visita tour à tour.Un collier à trois rangs de perles constitue une masse qu\u2019il n'est pas possible de celer, surtout à des gens du métier comme lui.Cependant, après huit jours d\u2019efforts acharnés, après des nuits aussi, où, profitant de ce que le baron avait l\u2019habitude de prendre des soporifiques, il explorait le lit lui-même et le dessous du lit, l\u2019inspecteur Béchoux se découragea.Le collier ne pouvait être dans l'hôtel.Malgré ses répugnances, Valérie pensait à reprendre contact avec l'Agence Barnett et à demander secours à l'intolérable personnage.Qu\u2019importait que celui-là lui baisât la main et l\u2019appelât chère baronne, s\u2019il parvenait au but ?Mais un événement, que tout annonçait sans qu on pût le croire aussi proche, brusqua la situation.Une fin d\u2019après-midi, on vint la chercher en hâte : son mari était la proie d\u2019une crise inqué-tante.Prostré sur le divan, au seuil du cabinet de toilette, il étouffait.Sa face décomposée marquait d'atroces souffrances.Effrayée, Valérie téléphona au docteur.Le baron marmotta : « Trop tard .trop tard . 12 Le Samedi \u2014 Mais non, dit-elle, je te jure que tout ira bien.» Il essaya de se lever.« A boire .demanda-t-il en titubant vers la toilette.\u2014 Mais tu as de l'eau dans la carafe, mon ami.\u2014 Non .non .pas de cette eau-là .\u2014 Pourquoi ce caprice ?\u2014 Je veux boire l\u2019autre .celle-ci .» Il retomba sans forces.Elle ouvrit vivement le robinet du lavabo qu\u2019il désiqnait, puis alla chercher un verre qu elle remplit et que, finalement, il refusa de boire.Un long silence suivit.L\u2019eau coulait doucement à côté.La figure du moribond se creusait.Il lui fit signe qu'il avait à parler.Elle se pencha.Mais il dut craindre que les domestiques n\u2019entendissent, car il ordonna : « Plus près .plus près .» Elle hésitait, comme si elle eût redouté les paroles qu'il voulait dire.Le regard de son mari fut si impérieux, que, soudain domptée, elle s\u2019agenouilla et colla presque son oreille contre lui.Des mots furent chuchotés, incohérents, et dont elle pouvait tout au plus deviner le sens.« Les perles .le collier .Il faut que tu saches, avant que je ne parte .Voilà.tu ne m'as jamais aimé .Tu m\u2019as épousé .à cause de ma fortune.» Elle protesta, indignée, contre une accusation si cruelle à cette heure solennelle.Mais il lui avait saisi le poignet, et il répétait, confusément, d\u2019une voix de délire : « A cause de ma fortune, et l'as prouvé par ta conduite .Tu n\u2019as pas été une bonne épouse, et c\u2019est pourquoi j\u2019ai voulu te punir .En ce moment même, je suis en train de te punir .Et j\u2019éprouve une joie affreuse .Mais il faut que cela soit.et j\u2019accepte de mourir parce que les perles s'évanouissent .Tu ne les entends pas qui tombent, et qui s\u2019en vont au torrent ?Ah ! Valérie, quel châtiment .les gouttes qui tombent .les gouttes qui tombent.» Il n\u2019avait plus de forces.Les domestiques le portèrent sur son lit.Bientôt, le docteur arrivait, et il vint aussi deux vieilles cousines que l\u2019on avait averties et qui ne bougèrent plus de la chambre.Elles semblaient attentives aux moindres gestes de Valérie, et toutes prêtes à défendre les tiroirs et les commodes contre toute atteinte.L'agonie fut longue.Le baron As-sermann mourut au petit jour, sans avoir prononcé d'autres paroles.Sur la demande formelle des deux cousines, les scellés furent mis aussitôt à tous les meubles de la chambre.Et les longues heures funèbres de la veillée commencèrent.Deux jours plus tard, après l'enterrement, Valérie reçut la visite du notaire de son mari qui lui demanda un entretien particulier.Il gardait une expression grave et affligée, et il dit : « La mission que je dois remplir est pénible, madame la baronne, et je voudrais 1 exécuter aussi rapidement que possible, tout en vous assurant d'avance que je n'approuve pas, que je ne saurais approuver ce qui a été fait à votre détriment.Mais je me suis heurté à une volonté inflexible.Vous connaissiez l'obstination de M.Assermann, et, malgré mes efforts .\u2014 Je vous en prie, expliquez-vous, supplia Valérie.Voici donc, madame la baronne.Voici.J'ai entre les mains un premier testament de M.Assermann qui date d'une vingtaine d'années, et qui vous désignait alors comme légataire universelle et seule héritière.Mais je dois vous dire que, le mois dernier, il m\u2019a confié qu\u2019il en avait fait un autre .par lequel il laissait toute sa fortune à ses deux cousines.\u2014 Et vous l\u2019avez, cet autre testament ?\u2014 Après me l\u2019avoir lu, il l'a enfermé dans le secrétaire que voici.Il désirait que l'on n\u2019en prit connaissance qu'une semaine après sa mort.Les scellés ne pourront être levés qu'à cette date.» La baronne Assermann comprit alors pourquoi son mari lui avait conseillé, quelques années auparavant, à l'époque de violents désaccords entre eux, de vendre tous ses bijoux et d\u2019acheter, avec cet argent, un collier de perles.Le collier étant faux, Valérie étant déshéritée et n'ayant aucune fortune, elle demeurait sans ressources.La veille du jour fixé pour la levée des scellés, une automobile s\u2019arrêta devant une modeste boutique de la rue de Laborde, qui portait cette inscription : Agence Barnett et Cie ouverte de deux à trois heures.Renseignements gratuits.Une dame en grand deuil descendit et frappa.« Entrez », cria-t-on de l\u2019intérieur.Elle entra.« Qu'est-ce qui est là ?reprit une voix qu elle reconnut, et qui partait d\u2019une arrière-boutique séparée de l\u2019agence ~ar un rideau.\u2014 La baronne Assermann, dit-elle.\u2014 Ah ! toutes mes excuses, baronne.Veuillez vous asseoir.J\u2019accours.» Valérie Assermann attendit, tout en examinant le bureau.Il était en quelque sorte tout nu : une table, deux vieux fauteuils, des murs vides, pas de dossiers, pas la moindre paperasse.Un appareil téléphonique constituait l\u2019unique ornement et l\u2019unique instrument de travail.Sur un cendrier cependant, des bouts de cigarettes de grand luxe, et, par toute la pièce, une odeur fine et délicate.La tenture du fond se souleva, et Jim Barnett jaillit, alerte et souriant.Même redingote râpée, nœud de cravate tout fait, et surtout mal fait.Monocle au bout d'un cordon noir.Il se précipita sur une main dont il embrassa le gant.« 'Comment allez-vous, baronne ?C'est pour moi un véritable plaisir.Mais qu'y a-t-il donc ?Vous êtes en deuil ?Rien de sérieux, j'espère ?Ah ! mon Dieu, suis-je étourdi ! Je me rappelle .Le baron Assermann, n'est-ce pajs ?Quelle catastrophe ! Un homme si charmant, qui vous aimait tant ! Et alors, où en étions-nous ?» Il tira de sa poche un menu carnet qu\u2019il feuilleta.« Baronne Assermann .Parfait, je me souviens .Perles fausses.Mari cambrioleur .Jolie femme .Très jolie femme .Elle doit me téléphoner .« Eh bien, chère madame, conclut-il avec une familiarité croissante, je l\u2019attends toujours, ce coup de téléphone.» Cette fois encore, Valérie fut déroutée par le personnage.Sans pouvoir se poser en femme que la mort de son mari a terrassée, elle éprouvait tout de même des sentiments pénibles, auxquels s'ajoutaient 1 angoisse de l'avenir et l\u2019horreur de la misère.Elle venait de passer quinze jours affreux, avec des visions de ruine et de détresse, avec des cauchemars, des remords, des épouvantes, des désespoirs dont les traces marquaient durement son visage flétri.Et voici qu elle se trouvait en face d'un petit jeune homme joyeux, désinvolte et papillotant, qui n avait OCTAVE HOUDAILLE pas du tout l\u2019air de comprendre la situation.Pour donner à l\u2019entretien le ton qui convenait, elle raconta les événements avec beaucoup de dignité, et, tout en évitant de récriminer contre son mari, répéta les déclarations du notaire.« Parfait ! Très bien !.ponctuait le détective, avec un sourire approbateur.Parfait !.Tout cela s\u2019enchaîne admirablement.C'est un plaisir de voir dans quel ordre se déroule ce drame passionnant ! \u2014 Un plaisir ?interrogea Valérie, de plus en plus désemparée.\u2014 Oui.un plaisir que doit avoir ressenti vivement mon ami l'inspecteur Béchoux .Car je suppose qu\u2019il vous a expliqué ?.- Quoi?j Comment, quoi ?Mais le nœud de 1 intrigue, le ressort de la pièce ! Hein, est-ce assez cocasse?Ce que Béchoux a dû rire ! » Jim Barnette riait de bon cœur, en tout cas, lui.« Ah ! le coup du lavabo ! en voilà une trouvaille ! Vaudeville plutôt que drame, d'ailleurs ! Mais combien adroitement charpenté ! Tout de suite, je vous l\u2019avoue, j\u2019ai flairé le truc, et, quand vous m'avez parlé d\u2019un ouvrier plombier, j'ai vu immédiatement le rapport entre la réparation effectuée au lavabo et les projets du baron Assermann.Je me suis dit : « Mais, saprelotte, tout est là ! En même temps que le baron combinait la substitution du collier, il se réservait une bonne cachette pour les vraies perles ! » Car, pour lui, c\u2019était l'essentiel, n\u2019est-ce pas ?S'il vous avait simplement frustrée des perles, pour les jeter dans la Seine comme un paquet sans valeur dont on veut se débarrasser, ce n'eût été qu\u2019une moitié de vengeance.Afin que cette vengeance fut complète, totale, magnifique, il lui fallait garder les perles à sa portée, et les enfouir, par conséquent, dans une cachette toute proche et vraiment inaccessible.Et c\u2019est ce qui fut.» Jim Barnett s'amusait beaucoup et continuait en riant : « C'est ce qui fut, grâce aux instructions qu'il donna, et vous entendez d'ici le dialogue entre le compagnon plombier et le banquier : « Dites donc, y\u2019ami, examinez ce tuqau de vidange, sous mon lavabo ; il descend jusqu'à la plinthe et s\u2019en va de mon cabinet de toilette en pente presque insensible, n'est-ce pas ?Eh bien, cette pente, vous allez encore l'atténuer, et vous allez même, ici, dans ce coin obscur, relever un peu le tuyau de manière à former une sorte de cul-de-sac où un objet pourrait au besoin séjourner.Si l'on ouvre le robinet, l\u2019eau coulera, remplira tout de suite le cul-de-sac, et entraînera l\u2019objet.Vous comprenez, mon ami ?Oui ?En ce cas, sur le côté du tuyau, contre le mur, afin qu\u2019on ne puisse le voir, percez-moi un troi d'environ un centimètre de diamètre .Tuste à cet endroit.A merveille ! Ça y est ! Maintenant obturez-moi ce trou avec ce bouchon de caoutchouc.Nous y sommes ?Parfait, mon ami.Il ne me reste plus qu à vous remercier, et à régler cette petite question entre nous.On est d'accord, n\u2019est-ce pas ?Pas un mot à personne ?Le silence.Tenez, voici de quoi prendre un bil-et ce soir, à six heures, pour Bruxelles^ Et voici trois chèques à toucher là-bas, un par mois.Dans trois mois, liberté de revenir.Adieu, mon ami.» our quoi, poignée de main.Et le soir même, ce soir où vous avez entendu du bruit dans votre boudoir, substitution des perles et dépôt des véri-tables dans la cachette préparée, c est-à-dire au creux du tuyau ! Et alors, vous comprenez?Se sentant perdu, le baron vous appelle : « Un verre d eau je t\u2019en prie.Non, pas de I eau de la carafe .mais de celle qm est là.» Vous obéissez.Et c'est le châtiment, le châtiment terrible déclenché par votre main qui tourne e robinet.L eau coule, entraîne les perles, et le baron enthousiasmé marmotte : « Tu entends ?elles s\u2019en vont ¦ ¦ \u2022 elles tombent dans les ténèbres.» La baronne avait écouté, muette et bouleversée, et cependant, plus que I horreur de cette histoire où apparaissaient si cruellement toute la rancœur et toute la haine de son mari elle évoquait une chose qui se dé-gageait des faits avec une précision effrayante.« Vous saviez donc?murmura-t-elle .Vous saviez la vérité ?r?ame\u2019\tc es*- métier.Et vous n avez rien dit ! Comment ! Mais c\u2019est vous, baronne, qui m\u2019avez empêché de dire ce que je savais, ou ce que j\u2019étais sur le point de savoir, et qui m\u2019avez congédié, quelque peu brutalement.Je suis un homme discret, moi.Je n\u2019ai p?s.clnsi,sté- Puis ne fallait-il pas verifier ?\tK la symphonie do la pluie Au rythme de la pluie où tombe avec le jour, Sous un ciel spongieux, la tristesse des choses, Dans le morne décor qui baigne le contour Du jardin désolé et des fenêtres closes.Le Poète emporté vers les lointains moroses, Tel un oiseau captif aux serres du vautour, Evoque la Nature en proie à des névroses Ainsi qu'une coquette en mal sur le retour.Dans la plainte du vent, sous les nuages sombres, Il entrevoit alors comme un frôlement d'ombres Dont le troublant profil passe et s'évanouit.Si la Nature en deuil a d'ineffables charmes, Rien n'est plus douloureux que d'entendre, la nuit.Ruisseler sur le cœur la pluie à pleines larmes . 25 Mars 1939 13 \u2014 Et vous avez vérifié ?balbutia Valérie.\u2014 Oh simple curiosité.\u2014 Quel jour ?\u2014 Cette même nuit.\u2014 Cette même nuit?Vous avez pu pénétrer dans la maison ?dans cet appartement ?Mais je n'ai pas entendu .\u2014 L habiture d opérer sans bruit.Le baron Assermann non plus n'a rien entendu .Et cependant .\u2014 Cependant ?.\u2014 Pour me rendre compte, j\u2019ai élargi le trou du tuyau .vous savez ?.ce trou par lequel on les avait introduites.» Elle tressaillit.« Alors ?.alors ?.vous avez vu ?.\u2014 J\u2019ai vu.\u2014 Les perles ?.\u2014 Les perles étaient là.» Valérie répéta plus bas, la voix étranglée : « Alors, si elles étaient là, alors vous avez pu .les prendre .» Il avoua ingénument : « Mon Dieu, je crois que sans moi, Jim Barnett, elles eussent subi le sort que M.Assermann leur avait réservé pour le jour prévu de sa mort prochaine, le sort qu\u2019il a décrit .rappelez-vous .« Elles s'en vont.elles tombent dans les ténèbres .Des gouttes qui tombent .» Et sa vengeance eût réussi, ce qui aurait été dommage.Un si beau collier .une pièce de collection ! » Valérie n\u2019était pas une femme à sursauts de violence et à explosions de colère qui eussent dérangé l'harmonie de sa personne.Mais, en l\u2019occasion, une telle fureur la secoua, qu'elle bondit vers le sieur Barnett et tâcha de le saisir ou collet.« C'est un vol ! Vous n\u2019êtes qu\u2019un aventurier .Je m'en doutais .Un aventurier ! un aigrefin ! » Le mot « aigrefin » délecta le jeune homme.« Aigrefin !.charmant .» chu-chota-t-il.Mais Valérie ne s\u2019arrêtait pas.Tremblante de rage, elle arpentait la pièce en criant : « Je ne me laisserai pas faire ! Vous me le rendrez, et tout de suite ! Sinon, je préviens la police.i\u2014 Oh ! le vilain projet ! s\u2019exclama-t-il, et comment une jolie femme comme vous peut-elle ainsi manquer de délicatesse à l\u2019égard d un homme qui fut tout dévouement et toute probité ! » Elle haussa les épaules et ordonna : « Mon collier ! \u2014 Mais il est à votre disposition, sacrebleu! Croyez-vous que Jim Barnett dévalise les gens qui lui font l\u2019honneur de l\u2019utiliser ?Fichtre ! que deviendrait l\u2019Agence Barnett et Cie, dont la vogue est précisémnet fondée sur sa réputation d\u2019intégrité et sur son désintéressement absolu ?Pas un sou, je ne réclame pas un sou aux clients.Si je gardais vos perles, je serais un voleur, un aigrefin.Et je suis un honnête homme.Le voici, votre collier, chère baronne ! » 11 exhiba un sac d\u2019étoffe qui contenait les perles recueillies et le posa sur la table.Stupéfaite, la « chère baronne » saisit le précieux collier d une main qui tremblait.Elle n\u2019en pouvait croire ses yeux.Etait-il admissible que cet individu restituât ainsi ?.Mais, soudain, elle dut craindre que ce ne fût là qu\u2019un bon mouvement, car elle se sauva vers la porte, d un pas saccadé, et sans le moindre merci.« Comme vous êtes pressée ! dit-il en riant.Vous ne les comptez même pas ! Trois cent quarante-cinq.Elles y sont toutes .Et ce sont les vraies, cette fois .\u2014 Oui, oui.fit Valérie.je sais .\u2014 Vous êtes sûre, n\u2019est-ce pas ?Ce sont bien celles que votre bijoutier estimait cinq cent mille francs ?\u2014 Oui.les mêmes.\u2014 Vous le garantissez ?\u2014 Oui, dit-elle nettement.\u2014 En ce cas, je vous les achète.-\u2014 Vous me les achetez ?Que signifie ?\u2014 Cela signifie qu\u2019étant sans fortune vous serez obligée de les vendre.Alors autant vous adresser à moi, qui vous offre plus que personne au monde .vingt fois leur valeur.Au lieu de cinq cent mille francs, je vous propose dix millions.Ha ! ha ! vous voilà tout ébahie ! Dix millions, c\u2019est un chiffre.\u2014 Dix millions ! \u2014 Exactement le prix auquel se monte, dit-on, l\u2019héritage de M.Assermann.» Valérie s\u2019était arrêtée devant la porte.« L\u2019héritage de mon mari, dit-elle.Je ne saisis pas le rapport.Expliquez-vous.» Jim Barnet scanda doucement : « L\u2019explication tient en quelques mots.Vous avez à choisir : ou bien le collier de perles, ou bien l\u2019héritage.\u2014 Le collier de perles ?.l\u2019héritage ?.répéta-t-elle sans comprendre.\u2014 Mon Dieu, oui.Cet héritage, comme vous me l\u2019avez dit, dépend de deux testaments, le premier en votre faveur, le second en faveur de deux vieilles cousines riches comme Cré-sus, et, paraît-il, méchantes comme des sorcières.Que l\u2019on ne retrouve pas le second, c\u2019est le premier qui est valable.» Elle prononça sourdement : « Demain on doit lever les scellés et ouvrir le secrétaire.Le testament s\u2019y trouve.\u2014 Il s\u2019y trouve .ou il n\u2019y s\u2019y trouve plus, ricana Barnett.J\u2019avoue même qu\u2019à mon humble avis il ne s\u2019y trouve plus.\u2014 Est-ce possible ?\u2014 Très possible .presque certain même .Je crois me souvenir, en effet, que, le soir de notre conversation, lorsque je suis venu palper le tuyau du lavabo, j\u2019en ai profité pour faire une visite domiciliaire chez votre mari.Il dormait si bien ! \u2014 Et vous avez pris le testament ?dit-elle en frémissant.\u2014 Ça m\u2019en a tout l\u2019air.C\u2019est bien ce griffonnage, n'est-ce pas.Il déplia une feuille de papier timbré, où elle reconnut l'écriture de M.Assermann, et elle put lire ces phrases : « Je soussigné, Assermann, Léon-Joseph, banquier, en raison de certains faits qu\u2019elle n\u2019a pas oubliés, déclare que ma femme ne pourra émettre la moindre prétention sur ma fortune, et que .» Elle n'acheva pas.Sa voix s'étranglait.Toute défaillante, elle tomba sur le fauteuil, en bégayant : « Vous avez volé ce papier !.Je ne veux pas être complice .Il faut que les volontés de mon pauvre mari soient exécutées ! Il le faut ! » Jim Bamett esquissa un mouvement d\u2019enthousiasme : « Ah ! c'est bien, ce que vous faites, chère amie ! Le devoir est là, (Lire la suite page \\5) JEANNE Parce que Jeanne sait se maquiller \u2014 qu\u2019elle n\u2019a pas le nez luisant\u2014et qu\u2019elle emploie une poudre qui anime son teint Quel embarras .cette vilaine huile qui faire reluire votre nez ! Songez-y un peu ! Saviez-vous que 1 infection peut empirer cet état ?Grâces soient rendues à la Poudre Woodbury contenant un ingrédient spécial qui décourage les germes qui font reluire le nez.La Poudre Woodbury protège longtemps parce qu elle adhère\u2019bien.Mais vous n'avez pas l\u2019air poudrée.Les 7 nuances Woodbury animent votre teint particulier.Champagne, la nouvelle création, est recommandée par Mme Suzy, célèbre couturière parisienne.Windsor Rose embellit les teints rosés.Désormais il faut que votre amoureux vous trouve toujours séduisante.Employez la Poudre de visage Woodbury \u2014 seulement $1,00.50?, 25?, 15?.Et utilisez le Rouge et le Crayon à lèvres Woodbury.POUDRE de visage Woodbury | NOUVEAU NECESSAIRE DE MAQUILLAGE I John H.Woodbury, Ltd., | Dépt.1701, Perth, Ontario \u201c b ' wmcuaiH en ue JOllS étuis meta.liques la Poudre de visage, le Rouge £iJe^Crayo?à lèvres : et un tube de Cold Cream Woodbury.Ci-inclus 10c pour frais d'emballage et d\u2019affranchissement.INDIQUEZ LE MAQUILLAGE DESIRE CHAMPAGNE j\u2014| WINDSOR ROSE Qj (Pour teint doré) Nom (Pour teint rosé) Adresse (FABRICATION CANADIENNE) w% .gif-4\u2019 f \u2022 IPil Simplicity 3040 Simplicity 3021 A raurcrc du printemps Simplicity 3001 3017 \u2014 Manteau de fillette o.Hour un 2 ans v.de 39 gr.1 à tlJ 'A v.de 35\", VA 1 H ui\tv; 35\"-39\" pour la doublure.Entredoublure, % v de ranpvat 04\"\tj\t/s v- ou de mousseline de 15 cents.canevas de 24 35 3040 \u2014 Manteau très élégant, gr.12 à 20.Pour un 16 : 4y v.de 54\".Doublure.4% v.de 35\" ou 4J4 v-de 39\".\t25 cents.3016 \u2014 Robe et jaquette pour dame ou jeune fille, gr.14 à 40.Pour un 20 : la robe, 3J4 v- de 35\" ou 3 v.de 39\".Fermeture-éclair de 12\" pour le devant de la robe, j^a jaquette, 3 v.de 39\" ou 2ys v.de 54\".v.de doublure de 35\"-39\" et 34 v- de mousseline de 35\".Fermeture-éclair de 9\" pour le côté de la robe.20 10 \u2014 La vue du médaillon l'intrigue.Il question-\t11 \u2014 Grâce au bijou, il identifie Lina comme\t12 \u2014 On félicite Guy et Paul Lina les b ne sur sa provenance les deux jeunes hommes.\tétant sa fille, jadis volée par des bohémiens.\tet son père leur promet une belle récompe^ «osa r- m NOTRE NOUVEAU CONTE : MINE D\u2019OR PERDUE» DANS LE PROCHAIN NUMERO 32 Le Samedi BÊpgjgËMÏNEm lESSjl® PREMIER EPISODE Pci, Prince ' //c\"/ Ajanjette] [I Z e tt&uiZre - at tent ïon , y-n?, 18k clu- c°ro S rc \\/icyis_ vite, ici gntMifil\"ttiïW: : : ;\"4SS!ESS ÿwaraM.yftfàSk fW- mil: 1 \u2014 Le petit Gaston est en train de faire prendre »n bain à son chien et s'amuse énormément.2 \u2014 Une nurse fait un faux pas.Le carrosse qu elle conduisait roule en vitesse vers l\u2019étang.3 \u2014 En touchant l\u2019eau le carrosse chavire.Le bébé tombe et risque de se noyer tout de suite.4\t\u2014 Gaston n'écoute que son courage.Il plonge.La nurse se demande s'il arrivera assez vite.Clic jeco u.r$ / Ce a fa.ni / 5\t\u2014 Mais le chien Prince, bête intelligente et dévouée, a saisi l'enfant et le tire hors de danger.ŸBravo.P/-2 ace!\\ Cltte-': ds-».4lÇS.£; È 6\t\u2014 Gaston ramène le léger fardeau tandis que des spectateurs applaudissent au sauvetage .7\t\u2014 Il ne s'agit que d'une poupée.La nurse est une actrice ; la noyade, une scène d\u2019un film.Zaitseï 8\t\u2014 Le tuteur de Gaston est en furie.Il sermonne son pupille qu\u2019il secoue un peu rudement.ŸdJ,oue vn l F -r ?wi\t\u2014L- ak{ te £ éjbe u>tt fioa/ieety ii MBS ?.TT A cette vue' un inconnu s\u2019approche et offre à 1 homme de donner un emploi au petit Gaston.\\Z-tzis jfz - me lu.i donner XK em.fi la I l'À ML* (^4 suivre dans le prochain numéro) 25 Mars 1939 33 C I N Q U A N T E - Q U A T R I E M E EPISODE WM} WMZk 1» ss^ ®i 2 \u2014 Le noir, par bonheur, a réussi à saisir le bras de Georges et à se cramponner à un rocher.3 \u2014 Puis, à l\u2019aide du câble tendu entre la rive et le roc, les deux hommes sont enfin sauvés 1 .\u2014 Georges et le serviteur noir s en vont droit vers une cataracte mugissante.Périront-ils ?.4 \u2014 Il était temps.Une minute de plus, et la fatigue aurait forcé les deux amis à succomber.¦ m f rate» mm be \u2018MktoiéÆà 5 \u2014On fait en vitesse un bon feu pour réchauf- 6 \u2014 Puis la troupe prend un repos bien mérité.Le fer les rescapés.La jolie Huguette les réconforte robuste noir accepte de veiller sur les dormeurs \"TJfTT » .V! Wu;\\ 7 \u2014 Soudain la sentinelle distingue une ombre se\t8 \u2014 11 suppose qu\u2019il s\u2019agit des féroces guerriers profilant derrière les arbres.Il donne l'alarme.\tde Matawa, venus les cerner et les surprendre.Wzm*'' mk *>& mum % 9 \u2014 On prête l'oreille, car on entend déjà le bruit des tams-tams, langage mystérieux de la jungle.ms mm «mPU '¦Jz&y, \u2018mi'S mzm (A suivre dans le prochain numéro) 34 Le Samedi Rions, crost l'heure \u2014 je me demande pourquoi on met les skis aux pieds ! Un brave homme habitait la même maison depuis trente ans.Il payait toujours régulièrement son loyer mensuel, sans jamais y manquer.Cette ¦innée, il va trouver le propriétaire : \u2014 Monsieur, j\u2019ai décidé de déménager en face de chez vous.\u2014 Mais, voyons, répondit le propriétaire ; vous habitez ma maison depuis trente ans, vous y êtes bien ; pourquoi la quitter pour aller en face ?\u2014 Je viens de lire un livre de Jules Verne et j'ai le goût des aventures.11 est deux heures du matin.Hector sort d'un club passablement éméché.Sur le trottoir, il aperçoit un oauvre diable.\u2014 Comment ! Tu ne vas pas te coucher à cette heure ?\u2014 Non.Je n\u2019ai pas d\u2019argent ; je vais aller me coucher sur un banc au oarc Viger.Alors, Hector appelle un taxi : \u2014 Voici deux dollars.Conduisez monsieur à un banc du parc Viger ! u Un jeune homme flânait devant l\u2019étalage d\u2019un fleuriste.Ce dernier croyant avoir affaire à un client, lui dit : \u2014 Voici, monsieur, de jolies pensées pour votre fiancée ! \u2014 Je ne suis pas fiancé.\u2014 Alors, voici des marguerites pour votre femme.\u2014 Je ne suis pas marié.\u2014 Dans ce cas, monsieur, achetez n'importe quelle sorte de fleurs pour fêter votre chance ! \u2022 Un voyageur de commerce passait sur la grande route quand il vit des flammes sortir du toit d\u2019une maison.Une vieille femme se berçait bien tranquillement sur le perron : \u2014 Hé ! la mère, votre maison est en feu ! \u2014 Quoi ?Un peu plus fort ; je suis an peu sourde.\u2014 Votre maison est en feu, hurla le voyageur.\u2014 Ah !.C\u2019est tout ?\u2014 Oui, à part ça, rien de nouveau, madame ! Elle - Tu ne parles que de sport et pas autre chose ; je parie que tu as même oublié la date de notre mariage.Lui \u2014 Non, certainement ; c\u2019est le jour que le Canadien a battu le Maroon par 4 à 0.\u2022 Après la cérémonie, un ami demanda au marié tout épanoui : \u2014 J\u2019espère que tu as fait un cadeau au curé ?\u2014 Oui, je lui ai donné cinq dollars.\u2014 Ah ! tu es généreux.\u2014 Oui, le curé a regardé ma femme puis il m\u2019a remis trois dollars ; il a peut-être eu des remords de nous avoir mariés! \u2022 Conversation entre gens enrichis dans des spéculations compliquées : \u2014 On peut gagner de l\u2019argent de mille façons, mais il n\u2019y en a qu\u2019une qui soit honnête.\u2014 Laquelle ?\u2014 Ah ! je savais bien que vous ne la connaissiez pas I \u2014 Quel genre de cercueil préférez-vous : en chêne ou en métal ?\u2014 Un cercueil en métal dure plus longtemps, mais un cercueil en chêne est plus hygiénique.\u2022 Un père à son fils, en mettant sous ses yeux la note du collège : \u2014 Je n\u2019aurais jamais cru que tes études coûtassent si cher ! \u2014 Et remarque bien, papa, que je suis encore un de ceux qui étudient le moins I .\u2022 \u2014 Je ne comprends pas ce système de prêts du gouvernement fédéral pour la construction des maisons.\u2014 C\u2019est bien simple.On vous avance l\u2019argent pour construire une maison.Vous remboursez par versements mensuels, comme un loyer.Et quand vous êtes complètement dégoûté du quartier, la maison vous appartient ! \u2014 Je crois que mon mari est atteint d\u2019une curieuse infirmité, docteur.Il n\u2019est pas sourd et cependant je constate souvent qu\u2019après lui avoir parlé pendant une heure il n\u2019a pas la moindre idée de ce que je lui ai dit.\u2014 Ce n\u2019est pas une infirmité, madame, c\u2019est un don ! \u2014 Ce nouveau couple qui vient de s'installer dans le logement voisin a l'air très amoureux.As-tu remarqué comme il embrasse sa femme en arri-vant chez lui ?Pourquoi n\u2019en fais-tu pas autant ?\u2014 Crois-tu qu\u2019elle accepterait 7 \u2022 \u2014 Quelle est la force hydraulique la plus puissante du monde ?\u2014 Les larmes de la femme.\u2022 Madame téléphone à un électricien de venir réparer la sonnerie électrique.Plusieurs jours se passent et l'électricien ne vient pas.Impatienté, le mari se décide à ré parer lui-même la sonnerie.\u2014 Quelques instants plus tard, coup de sonnette : c'est l\u2019électricien : \u2014 Bonjour, madame.Vous m'avez fait demander ?\u2014 Oui, mais vous arrivez trop tard mon mari a fait le travail lui-même \u2014 Mais je suis venu plusieurs fois madame.J\u2019ai sonné et l'on n'est pas venu m'ouvrir .\u2022 Un reporter se présenta au cirque espérant y trouver le sujet d\u2019un article sensationnel.Voyant un homme qui sortait de la cage aux lions, il s\u2019approcha : \u2014 Etes-vous le célèbre dompteur de lions dont parle tout le monde ?\u2014 Moi?Non.Je suis seulement engagé pour peigner la crinière des lions et leur nettoyer les dents 1 \u2022 Une petite madame volage vient de perdre son mari.Comme il se doit elle pleure toutes ses larmes.Une amie tente de la consoler : \u2014 Voyons, chère amie, il faut se raisonner.Prenez courage.\u2014 Oh ! je suis très résignée, gémit la veuve inconsolable.Mais j\u2019ai les nerfs très sensibles ; un rien les ébranle ! Dans une école rurale, l'institutrice questionne un jeune élève, fils d\u2019un gros fermier : \u2014 Pourquoi le lait est-il plus cher en hiver qu\u2019en été ?Parce que 1 eau gèle, mademoiselle.\u2022 \u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019une exécution capitale ?\u2014 C est une matinée dramatique où le principal acteur perd la tête en entrant en scène.\u2014\tQui a donné ce charbon à bébé ?\u2014\tCelt moi, mais sois tranquille, je l'ai bien essuyé ! Lui \u2014 Plus je lis plus je m\u2019aperçois que je ne sais rien.Elle \u2014 Je te le dis depuis longtemps : tu as trop lu depuis ta jeunesse.L\u2019automobiliste \u2014 Ce n\u2019est pas ma faute si je l\u2019ai renversé.Je suis un chauffeur adroit.L\u2019agent \u2014 Je ne vous demande pas si vous étiez adroit.Je vous demande si vous étiez à droite.a ri 1 __ Je suppose que vous avez suivi mon conseil : prendre un verre d'eau chaude une heure avant le déjeuner ?\u2014 J'ai fait mon possible, docteur ; mais je n'ai jamais pu en boire pendant plus de dix minutes ! 25 Mars 1939 35 7SSS^Uj JL à* h 11 OT\\ sapiii .^.«as î Les Etats-Unis ont été colonisés par presque tous les pays de l'Europe.Des Anglais fondèrent Jamestown, Virqinie.en 1607.Henry Hudson, au service de la Hollande, débarqua en 1609 à l'endroit où est situé aujourd'hui New-York et remonta la rivière Hudson qui lui doit son nom ; mais ce ne fut qu\u2019en 1623 que commença la colonisation de l\u2019île Manhattan avec l'arrivée du vaisseau « Nouvelle-Hollande » qui amena une trentaine de familles, la plupart wallones.En 1620, les Puritains d\u2019Angleterre fondèrent Plymouth.En 1634, les voiliers « Arche et Colombe » abordèrent les rives de la rivière Potomac avec un contingent de colons catholiques et commencèrent l'établissement de Baltimore, où, alors, la messe fut célébrée pour la première fois.En 1638, des Suédois et des Finlandais colonisèrent le Delaware.Les premiers Juifs qui immigrèrent débarquèrent à New-York en 1654.Ils venaient du Portugal.Un groupe d'Italiens du Piedmont s'établirent aussi dans le Delaware en 1657.Des Danois débarquèrent en 1663 à la Nouvelle-Amsterdam, aujourd\u2019hui New-York.La même année, des Allemands firent leur apparition en Philadelphie et érigèrent Germantown en Pennsylvanie.Plus tard, des groupes considérables de Huguenots français arrivèrent en Amérique et s\u2019y établi-re'nt.\t, \u2022 Comment les voleurs d'autrefois s'exercaient à supporter la question Un ancien criminaliste, après avoir donné des conseils au juge chargé d'appliquer la question, et lui avoir recommandé de prendre garde de la donner jusqu\u2019à la mort ou la mutilation, \u2014 sous peine d'avoir à en rendre compte devant la justice, \u2014 continue ainsi dans un paragraphe indiqué en marge par ce résumé : « Advis remarquable aux juges sur la ruse des voleurs.» « Au surplus, seront les juges advertis qu\u2019entre les voleurs, soit qu\u2019ils ayent dès leurs plus basses années exercé les voleries, ou qu'ils ayent commencé leur méchante vie peu avant leur capture, il y en a plusieurs qui, dans les forêts, ou ailleurs, s'exercent à se donner les uns aux autres la question de toutes sortes, \u2014 afin de s\u2019y accoustumer et s'endurcir à la soustenir, lorsqu'ils seront appréhendez par la justice ; et de cette sorte.Damhou-dère, au 38e chapitre de la Pratique criminelle, dit en avoir veu plusieurs qu\u2019il a luy-mesme fait torturer.Quant à leurs ruses pour ne sentir les douleurs de la question, j\u2019ai veu, la première année de ma réception au barreau de Beaujolois, qui fut en l'année 1588, que de quatre voleurs qui y estoient prisonniers, le chef, nommé Grand-François, homme d\u2019une hauteur gigantale, appliqué à la question.s'y endormit, et luy furent, à force de tirer, emportés les poulces des deux pieds, sans qu'il fist aucune démonstration de douleurs et jusques à ce que l\u2019un de ses compagnons descouvrit qu'il avoit mangé du savon, qui a force de stupéfier les nerfs, et le remède contre cette ruse estre de luy donner du vin, lequel, suivant cet advis, luy estant apporté et commandé de boire, il dit lors qu'il estoit mort (perdu), et, sans se plus faire tirer, confessa franchement une infinité de meurtres et voleries, pour l'expiation de quoy luy et ses compagnons furent roüez, par sentence du sieur Thomasson, prévost des ma-reschaux en Beaujolois.» \" Efre une poule mouillée \" ?Etre une poule mouillée, c'est manquer de courage, de décision, ne pas oser prendre un parti, avoir peur de tout, trembler devant le moindre danger.Il s\u2019agit ici d'une comparaison avec la poule qui est un animal certes très peureux et s'enfuit à la moindre alerte.On sait, en outre, que la poule n aime pas 1 eau et que si, d aventure, il lui arrive d être mouillée, elle tremble davantage encore.On raconte, au sujet de cette expression, une curieuse anecdote, qui aurait sa place dans les tribunaux comiques.Notes Encyclopédiques Un homme en ayant traité un autre de poule mouillée, le second, considérant cette expression comme une injure grave, porta plainte et traduisit devant le juge de paix celui qu'il considérait comme son insulteur.Le magistrat était fort embarrassé pour rendre un jtigement et il s\u2019en tira de la façon suivante : Il débouta le plaignant, .appuyant son arrêt sur les curieux attendus suivants : « Attendu, disait-il, que la poule est un animal domestique fort utile et que le fait de lui être comparé ne saurait constituer une insulte ; « Attendu, en outre, que le fait d\u2019être mouillée est un accident qui ne saurait ajouter au nom de la poule quoi que ce soit en sa défaveur, « Considère qu'il ne peut y avoir dans l\u2019expression employée aucune injure et déboute le plaignant.» \u2022 Les courants électriques émis par le cerveau Deux savants berlinois, les docteurs Kornmuller et Tonnies, qui étudient spécialement les réactions électriques du cerveau ont fait à ce sujet d\u2019intéressantes constatations.Ils travaillent, non pas sur les organes d\u2019animaux morts, mais sur le cerveau d\u2019un homme vivant.Le patient, lequel d\u2019ailleurs ne souffre en rien de ces expériences, est étendu sur une chaise longue.Scs oreilles sont recouvertes de plaques de zinc.De petites plaques d'argent sont placées sur d\u2019autres parties de son crâne et reliées par des conduites avec de grands appareils qui, sur des tableaux spéciaux, tracent des graphiques représentant la force des courants émis par les différentes parties du cerveau.En somme, les physiciens captent les courants émis par cet organe et cherchent à établir la loi qui préside à leurs variations.La tension du courant émis n'est souvent que d\u2019un cent millième de la tension d\u2019une batterie de lampe de poche.Les appareils amplificateurs des professeurs Kornmuller et Tonnies peuvent multiplier les variations par dix millions, ce qui permet d'actionner une plume enregistrant les petites tensions cérébrales.Les recherches des deux savants leur ont permis de constater que diverses régions cérébrales émettent des courants de nature différente.Une autre constatation faite par le docteur Kornmuller et son collaborateur est que le cerveau ne se repose jamais.UNE PETITE MERVEILLE DE MECANIQUE D'IL Y A UN SIECLE En tirant sur une corde on déclanche un mécanisme musical, puis un train passe sur le pont, des voitures apparaissent dans le paysage et les ailes du moulin à vent se mettent à tourner.Même pendant le sommeil, il émet des courants dont les variations peuvent être enregistrées.Dans certains cas, la production de courant est plus ou moins intense.Ainsi, pendant les crises d'épilepsie, elle est décuplée et la courbe enregistrée par l\u2019appareil amplificateur est très différente de la courbe normale.Il serait curieux de tenter ces expériences sur des fous.Mais les professeurs allemands ne semblent pas avoir fait de constatations à ce sujet.\u2022 Le palais de l'Escurial, en Espagne, est bâti sur un plan qui rappelle la forme d\u2019un gril ; ceci, paraît-il, en l\u2019honneur de saint Laurent qui fut brûlé, comme on le sait, sur un gril.\u2022 Une sorte de touffe de soie pousse à l\u2019une des extrémités des coquilles de certaines moules ; des expériences ont été faites en vue de tisser cette soie et elles ont donné d\u2019assez bons résultats.\u2022 Le charbon qu\u2019on brûle est bien loin de donner en puissance tout ce qu\u2019il contient, cela à cause de la grande imperfection des meilleures machines à vapeur.On a calculé qu\u2019une seule livre de charbon, si aucune perte ne se produisait, pourrait fournir ainsi la force nécessaire pour déplacer un wagon de chemin de fer sur une longueur de deux milles et demi.\u2022 L\u2019oiseau de paradis qui est 1 un des plus beaux du monde entier appartient cependant à la famille des corneilles.Un homme de Melbourne, Australie, fit ce qu\u2019on appelle un pari idiot, mais cela ne suffirait cependant pas à le distinguer du commun des mortels où les parieurs de ce genre sont assez nombreux.Il avait parié, ce qui est assez original, de manger son chapeau s il ne venait pas à bout de répondre à quatre-vingt-quinze pour cent des questions qui lui seraient posées à la radio sur les diverses connaissances humaines.Ce prétentieux perdit son pari haut la main et dut s\u2019exécuter en public.Il découpa un chapeau panama en tout petits morceaux et le mangea avec accompagnement de bœuf rôti et de légumes.Des cambrioleurs qui avaient dérobé un coffre-fort à Storchi, près de Modène, Italie, eurent un mal infimà l\u2019ouvrir mais ils en vinrent tout de même a bout.Ce fut pour y trouver, non pas une fortune niais une toute petite souris.\u2022 Le collège Trinity, à Dublin, a été construit uniquement, peut-on dire, sous le soleil; il n\u2019a pas plu une seule fois pendant les vingt-deux mois de sa construction.On pretend, qu\u2019en 1866, il est mort, aux Etats-Unis, un homme né en 1726, ce qui lui donnait l'âge de cent quarante ans.Sa mort serait survenue à la suite d un accident.En Autriche on montre encore un vieil arbre qui rappelle une tragédie peu banale.Lors d\u2019une révolte qui avait éclaté en 1625, trente-huit rebelles turent capturés ; on les divisa en dix-neuf qroupes de deux joueurs aux dés avec ordre à chacun de jouer sa vie contre celle de son adversaire.Ensuite les dix-neuf gagnants durent pendre eux-mêmes les dix-neuf perdants.La tradition pretend que 1 anachorète saxon saint Neot, qui vécut il y a plus de mille ans.n\u2019avait seulement que quinze pouces de hauteur.La famille dw Hohenzollem possédait une carte d üurope probablement unique au monde \u2022 elle était tracee sur une feuille d'or et les diverses capitales étaient indiquées par des pierres précieuses, un dia-mant pour Berlin, un rubis pour Paris et ainsi de suite.D autre part, dans le trésor des shas de Perse U y a un globe terrestre tout enrichi de pierres pré-aeuses et dont la valeur est estimée à près de cinq millions de dollars.\t^ 06 SOT» ¦mm kkKSmI iî MM.- 'Ml JVL b w ETTEZ-VOUS AU VOLANT d\u2019un nouveau De Soto et élancez-vous contre des horizons que vous n\u2019avez pas encore vus.S**- 'ïfa* Laissez-le s\u2019aventurer sur les grandes routes ou sur un chemin paisible de campagne .De Soto est la réponse à vos désirs.sa performance mettra du zest dans votre randonnée.De Soto peut loger six adultes confortablement, \"Serrez l\u2019hôte et gaspillez le voyage,\u2019\u2019 disent les ingénieurs.Alors ils ont ajouté 2H\" de plus à l\u2019avant.Levier de changement de vitesse dans la colonne de direction\u2014plus d\u2019espace.Phares dans les ailes .indiquent la largeur de l\u2019auto.Le changement des lumières sur l\u2019aiguille du compte-tours est un avertissement durant la nuit.Les aristocrates de la route disent que De Soto montre du luxe \u2014 à l\u2019intérieur, à l\u2019extérieur ou sur l\u2019étiquette de prix.Tout agent Dodge-DeSoto sera heureux de placer à votre disposition un De Soto.Pourquoi ne pas vous donner ce plaisir ?"]
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