Le samedi, 1 août 1937, samedi 14 août 1937
[" 14 août 1937 49e année» Ho 11 fe Samedi LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS Sur le port de Montréal bo&er i \\n i s Les pneus Firestone ont DEVANCE leur époque, avec toutes Ces caractéristiques Nouvelle bande supplémentaire / \\dUMl, 2 rangs de cordes supplémentaires sous la semelle Cordes imbibées de caoutchouc.Durée 25 à 40% de plus Semelle de sûreté de construction scientifique PNEUS Sûreté à TOUTES les vitesses.c'est pour vous une chose indubitable si vous roulez sur des pneus Firestone.En effet, les pneus Firestone sont mis à l'épreuve sur une piste spéciale : ce sont les pneus les plus forts, les plus sûrs.Les pneus \"High Speed\" Firestone sont les seuls à avoir des Cordes imbibées de caoutchouc et 2 Rangs de cordes supplémentaires sous la semelle.Avec ces qualités particulières, les éclatements ne sont plus à craindre et les pneus Firestone restent sûrs à toutes les vitesses.Et pour arrêter vite sans déraper, il vous faut les célèbres semelles de sûreté Firestone dont les sillons scientifiquement dessinés s'agrippent à toute surface avec la plus grande ténacité.Malgré toutes ces qualités supplémentaires en vue de votre sécurité quand vous filez à grande vitesse, les pneus Firestone ne coûtent pas un sou de plus que les autres.Aujourd'hui même, consultez un Vendeur Firestone et enlevez vos pneus usés.Ttre$iotte 4 9e année, No 11 \u2014 14 août 1937 3 L'HABIT DU SINGE -Carnet Editorial DOIS-jf.dire que c'était un beau singe ?Ma foi non, car I animal ressemblait trop à un homme ; il en avait pris le costume, et je crois bien qu'il n était plus très solide sur ses pattes à la suite de libations trop prolongées.Ce singe était-il un farceur, ou bien un civilisé de la dernière heure ?C'est ce que je voulus savoir, et la seule chose à faire était de le lui demander.N ayant pas.malheureusement, les qualités de règle chez les diplomates ni surtout leur science, j ignore le langage des singes, il me fallut interpréter au petit bonheur l\u2019air bête que le quadrumane offrit comme seule réponse à ma question.Je crus comprendre ceci : Premièrement, que le singe n\u2019était effectivement qu un farceur ; Deuxièmement, qu il prenait pourtant son rôle de farceur au sérieux : Et troisièmement .Tiens, au fait, je vais épi-loguer un peu sur le sujet du costume et ce troisièmement s\u2019ajoutera, de lui-même, comme finale à mon raisonnement.Comme pas mal de coutumes dont certains esprits malicieux prétendent qu\u2019on aurait fort bien pu se passer, celle de porter des habits se perd dans la nuit des temps.Cela ne veut pas dire qu elle soit universelle, puisqu\u2019il y a sur terre un contingent de vrais sauvages et de super-civilisés qui n en tiennent pas compte ; on trouve les premiers dans quelques endroits du globe très éloignés des grandes voies de communication et les autres dans les camps de nudisme intégral et qu'il faut espérer intègre.Le reste des humains, voire des inhumains, se couvre plus ou moins de \\ elements pour des raisons qui semblent de toute évidence la raison elle-même, alors qu il s agit, en réalité, de motifs, ce qui n\u2019est pas tout à fait la même chose.Ces motifs sont le despotisme et la vanité qui sont à la base même d un système vieux comme le monde et consistant à jeter de la poudre aux yeux du voisin, système que notre époque de raffinements a élevé à la hauteur d un art sous le nom de bluff C'est uniquement pour cela qu\u2019on s habille, et je vais vous le prouver Je crois que le despotisme, et par conséquent [ esprit combatif, eurent la priorité sur la vanité.Vous avez certainement déjà vu un matou de mauvaise humeur et se préparant a donner la volée à quelque rival ; que fait-il tout d abord ?le gros dos, ce qui lui met toute la toison à rebrousse-poil et lui donne un air terrifiant, à son avis du moins.C\u2019est sa manière à lui de se costumer en guerre, et les hommes n\u2019ont pas fait autre chose quand ils ont commencé le jeu de s'exterminer mutuellement en gros ou en détail, c\u2019est-à-dire dès les origines du monde.Ils ont fait le gros dos à leur façon avec les ressources de leur adresse et de leur imagination.Avec une défroque impressionnante de plumes ou de peaux de bêtes sur le corps, un casque baroque sur la caboche et des cris d enragés plein le gosier, ils ont gagné le championnat des matous batailleurs.Ils ont également compris l influence du costume et en ont fait leur profit.Ce qui le prouve amplement c\u2019est que, de toute antiquité, le costume de guerre fut polychrome, étrange et parfois monumental dans le but de faire impression.Plus d une victoire tint probablement à ce bluff.A l\u2019heure actuelle les tribus d êtres primitifs existant encore sur la planète ne font pas autre chose quand elles se costument en guerre ; en temps ordinaire ces hommes-là ne sont guère vêtus que d insouciance, mais pour s'occire avec le plus de chances possibles ils ont recours à I épouvantail d un déguisement.Le précieux appoint du costume étant chose bien reconnue, il fut tout naturel d en faire emploi dans tout acte d\u2019autorité ; de là sortirent les innombrables uniformes en rapport avec limportance de fonctions spéciales ; le galon du simple caporal et mm- Les Publications Poirier, Bessette 6 Cie, Limitée Membres de L'A.B.C.975, Rue de Bullion, Montréal, Canada Tel : PLateau 9638 * Entered at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March IS79 - ABONNEMEN T\u2014- CANADA\tEtats-Unis et Europe Un an .$3 50 Un an_____________ $5.00 Six mois .2.00\tSix mois .2 50 Trois mois- 1.00\tTrois mois___________ 1.25 Heures de bureau !) h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.a.m.à midi AVIS AUX ABONNES \u2014 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit Jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 Jours avant leur expédition la couronne du monarque puissant n'ont pas d'autre origine.L\u2019usage crée l'habitude et celle-ci façonne la mentalité ; le vêtement spécial, complétant le grade ou la dignité s'est imposé dans les mœurs avec une telle force que nous ne pourrions plus concevoir aujourd hui sa disparition.Imagine-t-on, par exemple.un général à la tête de ses troupes, et cela, dans les vêtements du premier passant venu, avec un petit « coco » sur la caboche?.ou bien l\u2019amiral Hautemère en simple caleçon de bain sur le pont de son navire ?.La vanité faisant partie, pour une proportion majeure.du caractère humain, devait forcément se traduire de façon bien visible afin de donner toute satisfaction.Quand l'humanité était encore en enfance, les êtres bien doués physiquement par la nature n'éprouvèrent sans doute pas le besoin de modifier leur apparence, mais il y eut, en ces temps-là comme de nos jours, des multitudes de mal bâtis, plus ou moins biscornus, des magots, gibbeux, gauchis ou disproportionnés, bref des irréguliers selon la lettre et ceux-ci, de même qu\u2019on badigeonne la façade d'une cabane pour la rendre plus attrayante, couvrirent d oripeaux leui anatomie défectueuse pour en améliorer l\u2019aspect.Ce fut une révélation ; la fin d'une simplicité plus que patriarcale, mais le commencement d\u2019une industrie que les siècles allaient rendre de plus en plus florissante et que devait régir la pire mais la plus obéie de toutes les dictatures : la mode.Ce fut.dis-je, la vanité qui opéra le changement ; il s y mêla sans conteste un peu et même beaucoup de jalousie.L'artifice du vêtement établissant une sorte d égalité entre les mal fichus et les bien tournés, ces derniers s\u2019efforcèrent de reconquérir la supériorité par le luxe de l\u2019ornementation corporelle.Les autres suivirent le mouvement, et c\u2019est alors que s\u2019implanta la mode avec toutes ses exigences sociales et financières.Quoi qu'en dise le proverbe, « l'habit fit le moine », et plus d'un faquin sans cervelle mais suffisamment « argenté » connut la faveur populaire grâce à la belle étoffe qu'il avait sur le dos.On dit même que la chose se voit encore de nos jours.Autrefois il y avait simplement des hommes ; aujourd\u2019hui il y a surtout des habits.Des pointilleux qui se croient malins prétendent que l\u2019usage du vêtement se rattache à des causes tout autres que celles que je viens d\u2019exposer.Ils en rendent responsables la différence et la variété des climats qui obligent le bipede humain à se préserver du froid et à s\u2019abriter de la chaleur ; allons donc ! Il est de notoriété publique que même \u2014 et surtout \u2014 le sexe prétendu faible peut subir les rigueurs de l'hiver en petite pelure de rien du tout et braver le soleil d\u2019été sous de luxueuses fourrures.11 est vrai que les hommes n en pourraient sans doute pas faire autant sans risquer d'aller manger les pissenlits par la racine dans le plus bref De toute façon, je crois avoir donné les origi-nes possibles, sinon proDables, du vêtement des hommes mais je m\u2019aperçois que je ne vous ai pas encore dit la troisième réflexion supposée du singe dont il est question précédemment.La voici : C est qu un singe a beau s'habiller en homme, il reste toujours un singe, tandis qu'un homme n'a, souvent pas besoin de s habiller en singe pour en être un et que, d autre part, ce n\u2019est pas toujours \u2014 comme le croit trop facilement le public \u2014 1 uniforme qu ils portent et le rang social qu'ils occupent qui donnent aux hommes l'intelligence et les qualités s accordant avec ces distinctions. LE SAMEDI 4 * ¦ >i w* / i*î 4 y'J\" mmm \u2022 -j./' ¦ S3 ¦t #*¦ «T'?Sï La pêche à la truite dans les eaux vives ; elle est passionnante et souvent fertile en imprévus ; par exemple lorsque le pied glisse sur une roche .ET pourquoi pas ?Si l\u2019on s\u2019en rapporte à la définition officielle, un sport est la pratique de certaines occupations qui ont, à la fois, caractère d\u2019exercice et de divertissement.Disons, en passant, que ce mot anglais se rattache à des origines bien françaises puisqu\u2019il vient en droite ligne du vieux mot français « desport » signifiant exercice ; or, la pêche est un exercice dans une certaine mesure et un divertissement dans la plupart des cas.Il en est, en effet, quelques-uns dans lesquels elle est un simple désappointement.On pêche divers poissons ou toutes sortes de choses selon l\u2019endroit, la saison, la nature de l\u2019eau et la chance que l\u2019on a ; on peut donc retirer de l\u2019eau, suivant les circonstances, une vieille chaussure ou bien un requin, de même que l\u2019on peut fort bien pêcher une amende si l\u2019on exerce son talent avec des engins prohibés ou bien en temps défendu.Autrefois, et sans doute même encore aujourd'hui, sur les rivages des îles de l'océan Indien, on pêchait de l\u2019argent, ou du moins ce qui en tenait lieu et qui avait cours comme tel dans certains pays.Chronique Estivale par Ered Champagne est-elle un Xpert?IPfvS 91fjyf w \\ a»- -x W> .C\u2019était la pêche aux «cauris» et elle est assez curieuse pour en dire quelques mots.Le « cauri » est un petit coquillage, brillant comme de la porcelaine, et qui sert de monnaie depuis des siècles en certaines parties de 1 Asie et de T Afrique.On l\u2019employait beaucoup aux Indes où il ne représentait d'ailleurs qu'une valeur insignifiante ; il en fallait 80 pour faire un «pan » et 60 « pans » pour faire une roupie sikhale, laquelle résume donc 4800 cauris et ne vaut que cinquante cents ; cela fait donc 96 cauris au centin.On comprend que les pêcheurs de ces coquillages, s'ils y gagnent modestement leur vie, ne doivent jamais devenir millionnaires ; ils connaissent heureusement certains détails qui leur facilitent un peu la pêche.Ils savent, par exemple, que là où il y a des cocotiers dont une partie des racines ou des feuilles plonge dans l'eau, la pêche sera abondante, car les cauris s\u2019attachent en grande quantité à ces racines ou à ces feuilles.Aujourd'hui, les cauris ne sont plus guère usités comme monnaie, mais ils servent à d'autres usages ; on écrase ces coquilles, on les réduit en poudre impalpable et l'on en fait une sorte d\u2019enduit pour les murs des belles maisons auxquelles il ajoute un cachet tout spécial.Cet enduit prend la beauté et la solidité du marbre.Et voilà comment, en certains pays, on orne sa maison avec le produit de la pêche.Dans la plupart des autres, ce qu'on pêche va plutôt dans la poêle à frire ; cela vaut mieux également que des petits coquillages même s\u2019ils ont l\u2019apparence de la porcelaine.De toute façon, il ne semble guère possible de refuser la qualification de sport à la pêche aux cauris, car ceux qui la pratiquent doivent être bons nageurs et savoir plonger sans courir le risque de rester au fond de l\u2019eau.Une autre pêche peut également revendiquer le même honneur ; c\u2019est celle du requin qui signifie parfois une véritable lutte contre ce carnassier de l\u2019océan, lutte excitante et qui est néanmoins un plaisir, car elle se termine toujours par la victoire du pêcheur.Un hameçon qui est plutôt un crochet acéré est attaché à une chaîne métallique de plusieurs pieds de longueur et que l\u2019on fixe elle-même à un câble solide.Un gros morceau de viande \u2014 même pas très fraîche \u2014 est attaché au crochet et, si des requins ont été signalés dans ies parages on n\u2019attendra pas longtemps la venue d\u2019un de ces voraces animaux.Quand il s\u2019est bien enferré au bout de la ligne, le jeu commence ; il dure en proportion de la grosseur et de la vigueur du requin, mais il vient un instant où celui-ci, fatigué, se laisse remorquer sans plus se défendre et quand il est assez près du navire ou du rivage on le harponne à moins qu\u2019on ne pré- % fère lui envoyer deux ou trois balles dans le corps.Dans l\u2019archipel français des îles de la Société, il y avait des indigenes hardis, et véritablement sportifs ceux-ci, qui ne craignaient pas de s'attaquer | directement au requin en plongeant et en le frappant sous le ventre d\u2019un long couteau bien affilé.Ceci était véritablement du sport, mais d\u2019un genre assez dangereux et ne pouvant guère se recommander qu'aux amateurs demotions fortes ayant pris auparavant la précaution de faire leur testament.\t1 14 août 1937 5 La pêche au requin à bord d'un bateau ; cette photo nous fait voir le vorace animal se précipitant sur l'appât qui causera sa perte.Le requin est une sale bête dont le voisinage n\u2019a jamais rien d\u2019agréable ; il y a quelques années, à Sydney, en Australie, une plage qui était très fréquentée parce qu\u2019elle était protégée par de véritables barrières de récifs, fut visitée par les requins.Ces animaux trouvèrent le moyen de se faufiler entre les rochers et ils eurent la hardiesse de s approcher jusqu\u2019à une centaine de pieds du rivage.Il y eut des victimes parmi les baigneurs et de sévères mesures durent être prises pour empêcher le retour de semblables accidents.Moins dangereuse et tout aussi passionnante est la pêche de certains poissons bizarres destinés à de grands aquariums s\u2019il est possible de les conserver en vie ou à des musées dans le cas contraire.Tels sont, par exemple, les diodons qui sont couverts d'épines et ont la propriété de se gonfler comme un ballon en absorbant de l'air.Quand ils sont dans cet état, ils flottent et roulent sur l\u2019eau comme une épave, mais il ne faut pas essayer de les saisir avec les mains : leurs épines, agitées de vibrations continuelles, piqueraient cruellement l'imprudent.Ils restent souvent gonflés ainsi pendant longtemps, puis ils rejettent avec bruit l\u2019air avalé et deviennent flasques comme un ballon qu on a crevé ; on croit pouvoir alors les prendre facilement mais il ne faut pas s'y fier ; brusquement ils se gonflent de nouveau et se protègent avec le hérissement de leurs épines.L\u2019ostracion à cornes est un poisson des mers tropicales d aspect plus drôle encore que le diodon.Il est revêtu d'une véritable cuirasse, très dure et qui semble faite d hexagones soudés entre eux ; il est la dedans comme dans une véritable boîte ne laissant passer que les mâchoires, les nageoires et la queue.C\u2019est ce qui a fait donner également le nom de poisson-coffre.C'est aussi l\u2019oréosome conifère, autrement dit poisson montagneux, qui est tout recouvert d'aspérités et de boursouflures coniques qui se détachent d'ailleurs assez facilement.Chose curieuse, ce poisson a la bouche fendue verticalement sur le museau et placée plus haut que les yeux.On pourrait assurément faire une très longue liste de tous les poissons bizarres ét biscornus que l'on trouve, non seulement dans hocéan mais aussi dans certains lacs ou rivières ; il semble que le monde aquatique soit en perpétuel carnaval dans la personne de nombreux de ses représentants.Le pêcheur ordinaire, même s il ne considère pas son plaisir comme un sport, retrouve, toutes proportions gardées, les mêmes émotions que les amateurs de poissons rares ou gigantesques ; le risque est moindre mais la satisfaction est tout aussi grande et, ce qui le prouve bien, c'est que plus d'un pêcheur passera des heures, voire des journées entières la ligne à la main bien qu'il ne mange autant dire pas de poisson.Il ne s'agit donc pas d'une question de bénéfice matériel mais d'un amusement qui s\u2019élève souvent à la hauteur d un art véritable tellement il faut déployer de ruse, de patience, ceci en plus de la connaissance des mœurs des poissons et des endroits qu\u2019ils fréquentent.C'est donc un sport, un vrai, grâce auquel on prend toujours quelque chose : du plaisir en premier lieu, parfois un rhume de cerveau et, parfois encore, même du poisson.La pêche aux cauris, d'après une très ancienne miniature.MÊÊË Fi W///M Wméê mm mm Deux poissons curieux des mers tropicales l\u2019ostracion à cornes et l\u2019oréosome conifère.-ÿh-V\u2019-' K -\t' 6 LE SAMEDI !\t' Il \u2022 l|j pl II.! I If f I**1' '.f II I IM#À flf» f m s Z IB $ i *.* Mr- r» ¦ - ¦ Æ 9& NEW-YORK.\u2014 L'hôtel Waldorf Astoria, au cœur de la métropole américaine.OLLYWOOD, c\u2019est un coin du globe que beaucoup rêvent de voir.Lintérêt universel dont jouit le plus grand centre de i\u2019industrie cinématographique, ne serait peut-être pas aussi considérable, si chaque pays n'y avait fourni, un jour ou l\u2019autre, ses plus beaux talents, particulièrement dans le domaine du théâtre.De New-York à Hollywood, les moyens de transport modernes sont multiples et accessibles à tous.Seulement il y a des petites différences.Si vous possédez des goussets bien arrondis, vous quittez facilement New-York à cinq heures du soir par avion, pour vous éveiller le lendemain matin à Burbank vers huit heures.Il y a aussi le train, avec toutes ses commodité', où I on dort, mange, et sur lequel l'on montre des films.Ou bien le choix de cette compagnie de navires vagabonds qui lentement longent l'Océan Atlantique, le Golfe du Mexique et finalement l'Océan Pacifique et vous débarquent au pays du soleil après dix-sept jours passés en mer.Pour ceux qui sont fatigués et qui ont le temps à leur disposition, c\u2019est un voyage recommandable.Pendant plus de deux semaines, tout ce que vous avez à faire, c'est de manger, dormir et respirer l\u2019air salin.En dernier lieu, il y a l'omnibus.Ceux qui n'ont pas une voiture à eux et qui sont quand même amants de la nature et pauvres aussi peuvent adopter ce moyen commode.Etant de la dernière catégorie {surtout pauvre ), nous avons fait le voyage de New-York â Hollywood, m sjàÊÊjm m .tmJmSM % b ~ \u201cV' ImKéS MM m I ! I mit# 'm i H&lg ¦N- -V-v.pèri-uTii.HOLLYWOOD.\u2014 Vue aérienne des studios Paramount.De Neuj-ycrk à Dcllyujccd Par Christo Christy dans un confortable omnibus de la j compagnie Greyhound.Si vous filez directement, le voyage s effectue en quatre jours, quatre nuits, c\u2019est-à-dire en 99 heures et demie, pour être plus exact.De Kansas City, un omnibus spécial est mis au service des voyageurs, sur lequel I on peut dormir confortablement comme sur un train.Voyager par ce moyen, ça tient un peu de l'aventure.Par moments, on a l'illusion detre sur une diligence au temps des premières colonies, et avec un peu d imagination, on voit volontiers surgir une bande de « sauvages » au premier tournant de la route.Nous avons quitté New-York le jour de Pâques (28 mars) et sommes arrives à destination le 1 er avril (quel poisson pour Hollywood!) après avoir traversé onze États dont New-York, New-Jersey, Pennsylvanie, Ohio.Cincinnati, Indianapolis, Missouri.Kansas, Colorado, Nouveau-Mexique et enfin la Calfiornie.On passe par des villes importantes.telles que Pittsburg.Columbus, St-Louis, Kansas City, Denver, Albuquerque et le désert du Nouveau-Mexique qui est aussi vieux que le commencement du monde.Pourquoi ne pas avoir surnommé ce territoire « vieux Mexique » à cause de sa stérilité désolante ?Après avoir quitté New-York, cette ville tassée à la façon d une boîte de sardines, les choses, la nature et la vie se voient, il semble, au ralenti.C'est ainsi qu\u2019à Indianapolis la ville est construite entièrement de maisons en bois très basses.Les édifices « allongés » vers les nuages deviennent de plus en plus rares à mesure que l'on se dirige vers l\u2019Ouest.A Saint-Louis, pour une ville aussi grande (plus de 775,000 habitants) et si connue, limpression qu'on éprouve n'est pas agréable.Tout semble malpropre : les maisons et même les longues rues Dès qu'on entre dans l'Etat suivant, en avant et de chaque côté ce sont des piaines immenses, les plaines uniformes du Kansas.C\u2019est la première fois de notre vie que nous ayons l'occasion de voir un panorama sans montagnes, sans collines, sur une si vaste étendue.Et le même paysage se prolonge dans le Colorado.Là-bas de partout I horizon touche à la terre sans accident et ne se cache pas derrière un rideau de montagnes bleutées.Pas d'arbres sur cette distance infinie, seulement de place en place, des puits d'huile.Groupés ensemble aussi à des lieux considérables, s\u2019élèvent des petits Cantons ou villages.Même le ciel est sans nuages et il n existe pas d\u2019ombres.A maints endroit: et surtout dans les fils de clôture, des amoncellements de petits arbustes emportés par le vent.Tantôt on aperçoit la carcasse d une bête à cornes, morte sans doute au soleil torride sans avoir pu altérer sa soif.Cette immensité sablonneuse, seulement à la regarder, nous serre la gorge et nous fait sentir un grand besoin de boire un eau fraîche.On dirait que c est la vallée de la mort.Pas d\u2019oiseaux, pas de petites rivières, pas de verdure.Tantôt c est une série de tristes maisons abandonnées, des petites cabanes de Dois sans peinture, le tout vieilli prématurément par l\u2019ardeur du (Lire la suite page dl ) Une Indienne avec ses deux enfants, à Gallup, Nouveau-Mexique. 14 août 1937 le Bonheur Tient à Un Fil Nouvelle par Edouard de Keyser \u2022 ILLUSTRATION DE F.-L.NICOLET Une jeune fille venait pécher la truite juste devant mon île .V ft?IL '»!>- ¦mmr- ' vest£, &m££- j \u2022Ht&fa\u2019 ' ïmui CECI n est pas un conte, dit Edmond après nous avoir présentés à sa jeune femme, qui était jolie comme un matin de printemps et gracieuse comme la danse grecque elle-même.C\u2019est une histoire vécue dont vous avez devant vous les héros .ou les victimes.J\u2019étais allé passer mes vacances dans le plus beau coin des Pyrénées J\u2019ai nommé Cauterets, pas loin de Lourdes, dans les hautes montagnes.J étais seul.Un sauvage .Je devais d ailleurs terminer ma prochaine comédie et décrire un scénario, ce qui exi-qeait la tranquillité.Bientôt je jugeai même que les hôtels de la petite ville d\u2019eaux étaient trop encombrés, qu'Esplanade et son Casino me troubleraient, qu'il me fallait le calme voisinage des forêts dévalant de pentes abruptes, des eaux libres, aux écumes sonores, et des neiges en tapis, que l'été ne pourrait fondre.Dans le val prestigieux qui remonte le gave de Gaube, il existe, à mi-chemin de la Cascade de Cerisey au Pont d\u2019Espagne, une place où le torrent s'assagit une minute, coule sans se fâcher, \u2014 peu profond du reste, \u2014 entoure une île de cinquante mètres, ombragée par quelques grands arbre, 11 n\u2019en fallait pas davantage pour planter la tente et installer la popote, le hamac, la machine à écrire portative.Retranché dans mon domaine, séparé de la route par quinze mètres d'eau où les touristes se fussent enfoncés jusqu'aux mollets, j\u2019avais à ma droite des pics rocheux, dressés tout contre le Gave, s'élevant en une fois à mille mètres.Un peu en arrière, les forêts montaient à l\u2019assaut des rocs.A gauche, la route serpentait, fatiguée par les calèches, les caravanes pédestres, les ânes, les mulets, tout ce qui vous dérange la pensée et rend impuissante la méditation.J en voulais surtout à une jeune fille accompagnée d une gouvernante, qui s\u2019était mis dans la tête de venir pêcher la truite, juste devant mon île.Ne pouvait-elle pas rester à Cauterets ?N'y avait-il pas, aux environs, d'autres gaves torrentueux ?Les en-tours de la petite ville regorgent de sites aussi grandioses et sans doute aussi bien pourvus de poissons.Je lui en aurais moins vouiu si elle avait été laide.Une femme sans beauté ne dérange pas plus le cerveau qu\u2019une plante de pissenlit .Mais celle-ci était ravissante, et le second acte de ma comédie demeurait désespérément à la sixième scène .J\u2019avais bien traversé quelquefois mes défenses accessoires pour venir la regarder de plus près .sans nul doute avec l\u2019intention de lui conseiller un autre point de moi seul connu, et où les truites tenaient de véritables meeting-.Je ne le disais pas.Je la regardais, et elle se détournait de moi avec hauteur.Je m'attirais seulement les coups d'œil courroucés de la gouvernante, ce qui ne m\u2019impressionnait pas.Je pressentais que si un événement imprévu ne venait pas se mettre entre cette jeune fille et moi, elle devindrait avant peu ma bête noire, et que je lui jouerais quelque méchant tour.Or.un après-midi, elle avait réussi à prendre une demi-douzaine de truites et ne cachait pas son triomphe (de mon île, je la regardais) ; je n'avais pas écrit trois lignes.Soudain parurent deux grands breaks, transportant une fournée d\u2019excursionnistes qui acclama la jolie pêcheuse.Un monsieur âgé, et fort chic, délégué par la bande, descendit pour invi-ter mon ennemie.Je l'observais.De toute évidence, elle était prise d'une envie folle de les accompagner, une de ces envies que les femmes ont soudain pour une robe entrevue, pour une perle, pour une livre de chocolats pralinés.^°jS ^onna!ssez toutes ça .Elle restait donc là, indécise .Qu est-ce qui [ empêchait de plier ses acccessoires et de monter dans 1 un des breaks ?Une chose toute simple, toute normale pour un véritable amateur de pêche.Elle voulait garder ses truites vivantes jusqu au soir.(Lire la suite page 41 ) 8 LE SAMEDI L'Actualité à Travers le Mende ?fP£Si p* ¦¦ æ,;.Photo Burton, Sherbrooke Mlle GISELLE DUBUC dans le costume de 1840, qu'elle portera au cours des fêtes du Centenaire de Sherbrooke.CANADA D'où vient le nom de notre pays : Canada ?Lorsque la Confédération fut formée, et même quelques années auparavant, bien des cerveaux se mirent au travail pour trouver un nom approprié.Comment appellerait-on cette réunion de provinces ?Quelques beaux esprits de la province d\u2019Ontario, raconte M.l'abbé Groulx, dans ses conférences sur les origines de la Confédération canadienne, s'arrêtèrent à des joliesses comme celles-ci : « Ca-botia », « Boulia », « Tupona », « Norland », « Ca-nadia », «Columbia», « Nova Britannia», «Nova Britain », et enfin, la fleur du bouquet : « Aqua terra ».Un journal canadien-français, la « Minerve ».protesta, à bon droit, contre quelques-unes de ces appellations barbares ; elle proposait avec plus de goût « Laurentides » ou « Canada ».« Ce dernier nom, ajoute l\u2019abbé Groulx, que patronnaient quelques-uns de nos hommes d'Etat, finit par I emporter.Et n'y avait-il pas lieu d'applaudir ! Le mot Canada possédait cette vertu d'évoquer toute une histoire et de rappeler une grande unité géographique, celle qu'avaient faite les immortels découvreurs.« L Acte de l'Amérique du Nord nous a conféré le titre officiel de Dominion of Canada, et la traduction française a accentué la solennité de l\u2019appellation, puisque le terme Puissance est synonyme d'Etat souverain.» Les calèches du vieux Québec Nous nous souvenons avoir lu, naguère, une chronique québécoise dans laquelle l'on déplorait la disparition de la calèche, cette antique voiture à deux roues qui fut toujours si populaire surtout parmi les visiteurs étrangers, notamment aux endroits de villégiature comme Québec et la Pointe-au-Pic, où, pourrions-nous dire, « trône » la calèche d'une façon souveraine.Il se peut qu ailleurs, voire même à la Pointe-au-Pic, où nous ne savons pas ce qui se passe précisément, l\u2019automobile ait quelque peu détrôné la calèche et que certains vieux hangars récèlent présentement les carcasses de plusieurs de ces « drôles de voitures ».Les cultivateurs qui en possédaient, les cochers des villages les auraient remisées, sans regret, pour les remplacer par une belle limousine.Cela a pu se faire.Mais il ne faut pas proclamer que la calèche a entièrement disparu de la surface de notre province.Elle existe encore à Québec et elle roule même plus que jamais cette année, dans nos vieilles rues.La calèche a une histoire, du moins à Québec.Il apparaît dans les archives de notre ville que nos calèches s\u2019éclipsèrent, plus précisément, entre 1850 et 1880, ce qui fait tout près d\u2019un demi-siècle.Et l\u2019on se demande même s'il est possible que Québec ait pu rester Québec pendant si longtemps sans calèches.Il faut le croire puisque c'est le bon docteur Hubert LaRue, ce consciencieux historien de nos rues québécoises, qui nous l'affirme dans sa « Promenade Sentimentale dans la rue Saint-Jean » publiée vers 1880.Il constatait cette disparition et la déplorait amèrement.Nous ferions comme lui si, aujourd'hui, on venait nous affirmer que les calèches ont disparu de la ville.Mais il est loin d'en être ainsi.Plus tard, après 1880, il y eut un déclin dans la circulation de la calèche, et l'on eut pu croire qu elle avait disparu.Voilà une douzaine d'années, c\u2019est à peine si l'on en voyait une de temps en temps dans les rues de Québec.Et notre ville, alors, on s en souvient, était triste à mourir.Québec sans calèches, c\u2019est comme le printemps sans fleurs.Les cochers l'ont compris, sans doute, puisqu'ils revinrent soudain à cette originale voiture qui, seule maintenant, permet l\u2019emploi des chevaux, les « rubber tires » ayant complètement disparu de la circulation.Toujours est-il qu'au cours de la présente saison, jamais les calèches ne furent aussi nombreuses.Et comme elles semblent fières de défier les orgueilleuses limousines automobiles et les « sight Seeing Cars » des compagnies de transport ! Aussi, les a-t-on fait belles et avenantes dans leurs belles couleurs crème et verte ! On pourrait croire à de l'exagération si l'on disait que ce qui fait la réputation de Québec, au point de vue du tourisme, c'est la calèche.Combien d'Américains viennent à Québec uniquement pour faire un tour de calèche comme les Anglais vont à Biskra pour se promener à dos, ou plutôt à bosse de dromadaire.On a donc cru tout naturellement et avec raison, malgré l'engouement pour les automobiles de promenade, revenir à l'époque d il y a une soixantaine d'années alors que l\u2019on ne voyait que des calèches dans les rues de notre ville.Quelle fut la cause de ces disparitions intermittentes de la calèche chez nous ?Ce serait assez difficile à déterminer.Aucun historien n'a encore traité le sujet.Ce qu\u2019il y a de certain, c'est que la calèche disparut, à certaines périodes, comme le caribou s enfuit de nos forêts du district de Québec à différents intervalles.Voilà un point d'histoire à élucider.FRANCE Organisation des auberges En France, il existe trois différents groupements d'auberges de la jeunesse.Le plus important est le «Centre laïque des auberges de jeunesse».1, rue de l'Ave-Maria, à Paris, qui groupe actuellement 180 auberges et témoigne d'une grande activité, puisqu'il vient de créer 15 auberges nouvelles ce dernier mois.Parallèlement à cet organisme fonctionne un club des usagers, qui groupe les membres du Centre laïque et organise des voyages collectifs (réduction sur les chemins de fer), ainsi que des sections de cyclotouristes, de marcheurs, canoëtis-tes, etc .Ce club a son siège à Paris, 6, rue Paradis, dans un vaste local comprenant gymnase, douches, salles de réunions, restaurant, etc .La «Ligue française des Auberges de la Jeunesse », 34, boulevard Raspail, à Paris, a été fondée la première en date,par Marc Sangnier.Cette ligue ne groupe de 96 auberges et 14 abris.Dans ces deux premières associations, toutes discussions politiques et religieuses sont interdites.La troisième association.« Les Auberges du monde nouveau », 237, rue La Fayette, s\u2019occupe, au con-traire, de politique, de philosophie et de culture.Son président est Jean Giono.Les cotisations annuelles pour ces associations varient de 10 à 15 francs, selon l\u2019âge de l\u2019adhérent.Les prix de séjour dans les auberges sont de l\u2019ordre de 2 à 4 francs par nuit et, pour ceux qui veulent prendre leurs repas tout préparés, les trois repas coûtent de 7 à 12 francs.La journée complète varie donc de 10 à 16 francs, 18 francs dans les cas les plus chers.Que s'est-il passé en 1936 ?On sait que M.Georges Barbarin, étudiant la pyramide d'Egypte d'après les travaux des Anglo- Saxons.a rapporté que le 14-15 septembre 1936 constituait une date essentielle pour 1 humanité.Elle marquerait le départ d une nouvelle ère.En 1924, le célèbre peintre russe Roerich, créateur d un Comité auprès de la Société des Nations pour la conservation des monuments historiques, apprit d\u2019un lama, au Thibet, que 1 époque de Cham-bala, où le spirituel dominerait le matériel, quatrième grande époque, qui est à la fois temps, doctrine et lieu, commençait.Le porteur de la doctrine, lui assura-t-on arriverait dans douze ans, c est-à-dire en 1936.Cette croyance correspond avec celle des Juifs, pour qui le Messie doit être proclamé à 1 époque Muertazar, identique à celle de Charr.bala.Chez les disciples d\u2019Ali, le gendre de Mahomet, en Perse et en Iran, on trouve les mêmes certitudes, ainsi que chez les sages Japonais qui appellent cette époque Avateri.Chez tous, le début de cette période concorde avec 1936.Chez les grands initiés de 1 Inde et chez les Thi-bétains, on assure que l'époque de renouveau correspond à 1931, où s'amplifia la grande crise universelle.mais ce serait en 1936 que le grand maître a dû venir au monde.Il porte, chez eux, le nom d'Armageddon, que l'Apocalypse nous a rendu fa-millier et qui signifierait lutte entre les ténèbres et la lumière.SUEDE Un pont merveilleux au-delà du cercJe polaire En Suède septentrionale, à environ 50 milles au nord du Cercle polaire, les ingénieurs suédois ont construit un pont extraordinaire en ciment armé, assurant le trafic au-dessuj du fleuve Kalix.C'est peut-être la performance la plus digne d être relevée, que les ingénieurs aient inscrite à leur actif en ces dernières années.Le fleuve en question a sa source dans les montagnes de Kebnekaïse.le plus haut massif de la Suède.Après un cours de 258 milles, li se jette dans le golfe de Bothnie.Aux environs de Rarendo, le fleuve est large de plus de 460 pieds, en saison sèche ; mais cette largeur est presque doublée à l'époque du dégel C'est là que le magnifique pont a été lancé.Il est formé par deux arcs parallèles d'une seule envolée, en ciment armé de section rectangulaire.Ils prennent leur départ sur deux soubassements formidables, car la pression des glaces à la dérive peut atteindre parfois une force terrible.Le pont de Tarendo est un titre de gloire, dans le plein sens du mot, pour la technique suédoise.Mlle CLAIRE BLAIS Studio Boris, dans l'un des élégants costumes qui seront portés à Sherbrooke au cours des fêtes du Centenaire, 14 août 19 3 7 9 ROGERS HORNSBY surnommé le \" Rajah \" du baseball professionnel.De 1910 à 1930, dans les ligues majeures de baseball, les trois vedettes qui ont duré le plus longtemps furent Babe Ruth, Rogers Hornsby et Walter Maran-ville.Comme bien d'autres vétérans du baseball, ils espèrent terminer leurs jours dans le baseball professionnel.comme pilotes.L'un d'eux, Rogers Hornsby, a eu certains succès dans ce domaine puis a échoué.Le premier, Babe Ruth, n'en a pas encore la chance Le dernier.Rabbit Maranville, est destiné à gérer dans la grande tente un jour, mais contrairement aux deux autres, Maranville a bien voulu commencer au bas de \u2019.échelle dans ce nouveau rôle.Et bien que Ruth et Hornsby soient plus célèbres que le pilote des Royaux, on croit que ce dernier est maintenant le plus prêt d\u2019un poste de gérant.L'ambition du Bambino L amour du jeu force les vétérans à rester dans le baseball même si leur carrière de joueur est terminée.Aussi quand le grand Ruth annonça la fin de sa carrière, il y a deux ans, avec les Braves de Boston, tous les amateurs s'attendaient bien d'apprendre la nomination prochaine du Roi du baseball, au poste de pilote d'un club majeur.Ruth voulut cependant devenir immédiatement gérant d'un club des ligues majeunes ou rien du tout.Ses prétentions semblaient bonnes mais les magnats pensèrent autrement.On lui offrit des postes de\tpilote\tdans\tles clubs\tmineurs., mais Ruth les refusa tous.Il en résulte aujourd hui que George Herman Ruth, celui qui fit tant pour populariser le jeu national américain est\toublié\tpar\tles magnats même s'il\treste\ttrès\tpopulaire.\tCertains prétendent que Ruth aurait du commencer au bas de l'échelle ; d'autres blâment les magnats.Problème épineux, dira-t-on.\tVoici les\tfaits.Ce que fit le roi du baseball Ruth, orphelin de Baltimore, se fit, d\u2019abord remarquer dans le baseball comme lanceur des Orioles de 1 inoubliable Jack Dunn.Plus tard on le vit se signaler comme lanceur pour les Red Sox de Boston qui en avaient fait l\u2019acquisition pour une modique somme.Comme lanceur, Ruth fut l'un des meilleurs.Il lança dans une série mondiale, gagna deux parties par blanchissage, dont un duel de douze manches.Blanchir deux fois ses adversaires, dans une série mondiale, est déjà un exploit remarquable pour un joueur.Mais Ruth ne s en tint pas seulement à se signaler au centre du BABE RUTH MÉRITE-T-IL LT NGRATTIU DE DES MAGNATS ?\u2022 Les hauts cl les bas de Rogers Hcrnsby - la rapide ascension de Maranville losange mais se distingua aussi au bâton.Il démontra une rare habileté a frapper des coups de longue distance, tout en étant excellent lanceur.Cette habiieté à frapper les balles très loin et souvent pardessus les clôtures décida les dirigeants à le classer comme voltigeur.Les Yankees de New-York achetèrent Babe Ruth.Les Yankees du temps n\u2019étaient guère formidables, mais sous la nouvelle direction du Colonel Rupert, on parla de réorganisation et l\u2019achat de Ruth fut le premier remaniement.La venue de Ruth aux Yankees devait non seulement doter ce club de glorieux lauriers mais aussi sauver le baseball de la faillite complète.En 1919.éclata le grand scandale du baseball auquel furent mêlés les White Sox de Chicago alors contrôlés par des racketeers.Le scandale fut dévoilé et immédiatement, l'on prédit partout la chute inévitable de ce jeu, mais survint le giand Bambino.Ruth perfectionna le coup de circuit et les coups de longue distance.Il devint en un rien de temps le joueur le plus discuté.Ses manières enfantines, sa bonne humeur en firent une idole.On l'ovationna.Le scandale fut peu à peu oublié.Par ses prouesses, Ruth devint une attraction extraordinaire.Il continua de frapper avec force, d établir des records, de faire des Yankees le plus formidable club de l'époque, de révolutionner le coup de longue distance dans tous les camps rivaux, enfin de sauver le baseball de son marasme.Au lieu de faire faillite, le baseball devint plus populaire que jamais, grâce à l'habileté et aux prouesses de George Herman Ruth.Aucune récompense Il a apporté aux Yankees plusieurs championnats, il fut le plus populaire athlète de tous les temps.Qu'y a-t-il gagné?Naturellement, dans tous ses succès, il a conquis la fortune, la gloire, mais cela ne suffit pas toujours.Maintenant que sa carrière est terminée depuis quelques années, quelle compensation a-t-il en retour ?Pas grana'chose.De l'ingiatitude, beaucoup.Ruth qui a vécu pour le baseball ne peut seulement pas gérer un club majeur, son ambition la plus chère.Les magnats s'obstinent pour une raison ou pour une autre à 1 éloigner d\u2019un poste de gérant, mais ils n'ont pas droit de le faire, après ce que Ruth a accompli pour eux dans le passé.Et à mesure que les saisons s'écoulent, on voit davantage que Ruth ne réalisera pas son ambition.Espérons qu il obtiendra ce poste de gérant qu'il mérite et qu'il convoite si fermement.Il semble que Babe Ruth n\u2019est pas gérant aujourd'hui, à cause d'un coup de tête du Colonel Rupert Après la mort de Miller Huggins, il semble que Ruppert, grand financier, ait promis la gérance à Ruth mais ne tint pas sa parole et il engagea Joe McCarthy comme pilote.Ruth en fut insulté et il avait certes raison de l\u2019être, surtout après avoir appris la raison de son éloignement.Ruppert n\u2019aurait pas donné le poste à Ruth parce que ce dernier ne semblait pas avoir les qualités requises pour détenii ce poste.Ruth n'oublia jamais cet affront mais il eut néanmoins la patience de rester avec les Yankees durant deux autres saisons.Il n'y eut pas d autres développements au cours de cette période et Ruth décida donc de faire à sa guise Il demanda son congé.Le Colonel fut vexé.Ruth l'envoya au d .et depuis, le Colonel, vexé plus que jamais, aurait agi de façon à placer le nom de Ruth sur la liste noire du baseball organisé.Les magnats s\u2019aident continuellement, et comme Ruppert a beaucoup de prestige, il entend que ses volontés soient faites.Il en résulte que Babe Ruth est ignoré sur toute la ligne.Sa popularité est encore immense.Les amateurs ne l'ont pas oublié et si les Yankees ont continué de figurer avec avantage, inspirés par Ruth même s\u2019il n'était pas là, ils nom pas depuis toute la sympathie du public.Le chatouilleux Ruppert est du moins peu populaire.Le caractère de Hornsby La carrière d Hornsby est tout à fait différente.Le Rajah fut célèbre tant comme joueur et pilote.A ce dernier poste il a réussi et il a échoué.Sa carrière n'en est pas moins pleine ( Lire la suite page 40 ) BABE RUTH en compagnie du colonel Jacob Ruppert.MÜl y .- , y i V '\t-'¦ÎV mSÊÊ mmâi ! .¦f .-tU 10 LE SAMEDI sm M.i\u2018\\ j&IwNf ùÿti KPSfei ! .isaSS .¦ Les grands yeux se fixèrent sur le docteur et la blessée se tut.Par un Détour CHAPITRE PREMIER La rencontre A classe était finie.La jeune institutrice, avant de libérer son impatient troupeau, jeta sur les rangs, un dernier regard.Agés de huit à douze ans, les élèves de l'école mixte perdaient difficilement l'habitude de sortir en re bousculant et c'était par manière de discipline qu'elle leur imposait, entre la formation de leur double file et l'ouverture des portes, ces quelques secondes d attente.\u2014 Attention ! gardez ies rangs jusqu'à la grille ! répéta-t-elle comme chaque jour.Et une fois dans la rue, ne vous croyez pas obligés de vous mettre à courir.Je vais vous observer de la fenêtre et les turbulents seront punis demain.Allez ! Elle frappa dans se- mains.Avec un désir visible d'obeis'ance, les élèves quittèrent la classe puis l'école.De son poste d'observation, derrière les vitres, la jeune fille ne retint par un sourire à les regarder passer sur l'autre trottoir d'un pas prudent.Oui, elle arriverait, à force de patience à « faire quelque chose d\u2019eux ».Mais presque aussitôt, son front se rembrunit et elle se tourna vers le fond de la clas e.Un garçonnet d'environ onze ans penchait sur son pupitre un visage rageur et fermé.C éta t Jean Balivet, une fois de plus « en rete- nue ».\u2014\tVous m'apporterez les cinquante premières lignes de votre pensum ! lui dit-elle, dans un évident élan d'indulgence.\u2014\tC\u2019est cent cinquante lignes que j'ai à faire ! répliqua-t-il, méchant et buté.Je ne suis pas pressé ! \u2014 Alors, ajoutez-y deux problèmes, mon garçon ! Nous ne sommes pressés ni l\u2019un ni l'autre.Appor-tez-moi votre arithmétique ., Dompté, il se leva et, debout à côté de 1 institu-treie, il attendit sans souffler mot qu'elle lui indiquât les deux problèmes.Puis, traînant un peu les pieds, il regagna son banc pendant qu elle-même prenait place sur 1 estrade d\u2019où elle le surveillerait tout en corrigeant des devoirs.Au dehors, cette fin d'un jour de mai s'étirait.Sur le mur de la cour, il y avait encore du soleil.Mais on voyait au delà des femmes qui allaient aux commissions leur fichu sur la tête.Ce printemps savoyard se souvenait des rigueurs de 1 hiver.Marie-Emma Cormier baissa les yeux sur res copies.Elle pouvait avoir vingt-cinq ans.Jolie, d'une joliesse discrète de blonde cendrée aux prunelles myo otis, de faillie moyenne, de mise modeste, elle semblait faite pour se faner doucement, sans histoire, oubliée du Destin .D ailleurs, n avait-elle pas donné toute son ambition et tout son amour à cet enseignement que, fille d'instituteurs convaincus, elle avait appris, dès son enfance, à vénérer comme une religion ?Pourtant, les déceptions ne lui avaient pas manqué déjà.Aucune n'avait entamé sa foi.Elle s attaquait aux mauvaises volontés, aux intelligences bornées avec un entêtement tranquille que rien n\u2019affec-tait.Brugines-les-Loup , village haut perché de Savoie, lui avait été désigne à sa sortie de l\u2019école normale.soit depuis trois ans bientôt.Elle y faisait la classe moyenne, après celle de l'alphabet.Ensuite, il y avait la classe de la directrice qui menait au certificat.Brave femme expérimentée, la directrice appréciait sa première adjointe, et celle-ci eût pu couler des jours humblement heureux sans l'antipathie que lui avait vouée Mlle Maurin, de la classe des petits .Environ du même âge que Marie-Emma, Louise Maurin cependant ne semblait pas avoir à lui envier rien.A la grâce fiêle, un peu effacée de la première, elle opposait son éclat de brune mate aux grands yeux d Andalouse (elle letait par une aïeule), sa bouche rouge comme une grenade mûre.Et grande, souple .On se la fût davantage représentée sur une scène de music-hall parisien avec des castagnettes et des châles bariolés qu\u2019en ce poste d'institutrice.Elle n\u2019était à Brugines que depuis deux mois en « remplacement ».Précisément, le mécontentement de son sort comptait pour beaucoup dans h aigreur de son caractère.Pourtant, elle avait eu certainement maintes occasions de l'améliorer en se mariant avantageusement Sa beauté était trop saisissante pour n avoir pas commis des ravages.Toujours était-il quelle continuait, la rage au cœur, à enseigner le B.a, ba, à des gosses renifleurs et braillards.Elle en voulait à sa collègue d avoir une classe meilleure, comme elle en voulait à la directrice d être .la directrice.Mais ce qui, chez Marie-Emma Cormier, lui était insupportable par-dessus tout, c'était cette tranquille satisfaction de son sort, cette assiduité à une tâche que, pour sa part, elle comparait à la besogne 1 4 août 1 ^TO,e V**//VUT£S «RS.joue; fvrv.et tu Dis qu'il blanchit LE LINGE 4- OU 5 TOM3 PLUS CLAIR SANS FROTTER OU le faire bouillir ?.absolument?ATTENDS ET/ , VOIS.< CE aO/JÇL/L C'EST VRAI* TAEAPEX SEULEMENT is minutes! ET CE LINGE EST J BLANC COMME / X LA NEIGE.TV J CERTAINEMENT CHERI.MAIS RMI L£S planches e t Bouilloires \"a laver v GRÂCE A OXTDOL.OIS DONC, TU M'As l air Enaïcne courte tout.XU N\u2019AS PAS CU DE .LAVAGE ?QUELQUES \\ \u2019 PET ITS FROTTE MENTS SUA.LES TACHES plus ^ I FORTES ETVQltÀ Et que déjà ton cœur se heurte au désespoir: Ne blasphème donc pas le sort qui te rudoie Mais lutte avec ardeur sans jamais t\u2019émouvoir.Que ta vie ait un but aussi beau que ïaurore Qui rougit l\u2019horizon à la pointe du jour; Et que rien ici-bas ne l\u2019empêche d'cclore Ce noble sentiment que l'on appelle amour.Qu'importe le malheur, qu'importe la souffrance Puisque tous ici-bas nous avons à souffrir; Mieux vaut se retirer dans son indifférence Et vivre ainsi passif jusqu'au dernier soupir.Fernand Choquette Enfin! un savon ne requérant ni frottage ni bouillage Voilà qui est rassurant pour les couleurs et les mains .0 Des millions de ménagères s'épargnent ainsi du travail.Car voici un savon \u201csans frottage\" réellement sûr' Un savon qui détrempe toute saleté en 15 minutes.et bannit définitivement toute crainte de décoloration des étoffes et de gerçures aux mains! 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'$W %?; «Alt ( i - O ¦ > P -ÿ: 4Î 4T# : .-.*¦ « Au SECOURS !.À L'ASSASSIN ! » CRIA LE GROOM COEUR FIDELE par Ely M0NTCLERC Illustration de Saint^Loup NOTRE FEUILLETON - No 6 Il dormait, le pauvre, roulé dans sa couverture trouée, il dormait et faisait de beaux rêves, car un radieux sourire entr ouvrait sa petite bouche pâlie .Il rêvait de jours ensoleillés, de joies, de caresses, il rêvait qu'il embrassait son \u201cpapa\u201d et pendant que s'accomplissait ce songe bienheureux, le malheur auquel il semblait voué continuait son oeuvre.L\u2019inexorable destin ne voulait pas d'un répit dans la souffrance : Reginald n'irait pas vivre doucement près de ses deux amis, qui ne demandaient qu'à remplacer le père disparu non.cela serait trop beau, trop bon ! .Sa triste odyssée devait se continuer, lamentable.De longtemps encore il ne pourrait échapper à ses bourreaux Attablés devant une bouteille de gin.Troussellier et sa femme devisaient à voix basse, les yeux luisants d'ivresse, la bouche pâteuse.\u2014 Ça ne peut pas durer davantage.faisait la Troussellier .J\u2019én ai assez, vois-tu.que nous soyons plus longtemps les dindons de la farce .Publié en vertu d'un traité avec Société des Gens de Lettres.Le Faucon s est fichu de nous, ni plus ni moins .Arrivé à Londres, il a retiré T argent de Gardner .Et tant pis pour les camarades ! ils s'arrangeront comme ils pourront .\u2022\u2014 Mais, objecta Troussellier.tu parais oublier, Jenny, la combinaison de ! enfant.Retrouver sa famille, le .\u2014 Ta.ta, ta, il s\u2019en est bien fichu de la combinaison, le Faucon 1 Une fois son demi-million en poche.il s'est dit que c'était suffisant pour commencer , .Et les papiers concernant Reginald, il les a fourrés dans guelque coin ou jetés comme des objet: sans valeur.Nous, pendant ce temps, nous avons ce sale môme à nos crochets ! Et ce qu'il me crispe, cet affreux moutard avec ses yeux de misère, sa figure pâlotte et ses grands airs d'archiduc ! Ma parole, tout petit qu'il est, il nous méprise, ça se voit a ses mines dédaigneuses .Tiens ! je le déchiquetterais en menus morceaux, moi, cette espèce de prince manqué, tellement il me porte sur les nerfs ! Aussi j\u2019en ai assez d'attendre.L année va finir et le Faucon avait parle de six mois .Assez \"poireauté\" comme ça, mon bonhomme, faut agir ! \u2014 Qu entends-tu par \u201cagir\" ?\u2014 Se \"grouiller\u201d, tiens ! Ne pas rester comme deux imbéciles à attendre ce qui ne vient pas.Nous tenons l\u2019enfant, nous savons le nom du solicitor de Londres, qui connaît la famille de l\u2019avorton .Avec ça il y a de quoi faire.\u2014 Oh! déclara Troussellier, si j\u2019avais les moyens de gagner Londres.je sais bien ce que j\u2019y ferais.D'abord démasquer le Faucon.prouver qu'il s'est mis dans la peau de Gardner pour empocher sa galette et lui mettre tout sur le dos, bien entendu.Nous, d honnêtes gens qui avons recueilli Reginald par charité, et qui venons le rendre à sa famille sans rien demander .Après on causerait et ça leur coûterait cher, je t en réponds, aux illustres parents du môme .Mais voilà, \"nib\u201d de braise, les toiles se touchent, la caisse* est vide.Ce sale Chinois nous a carottés 1 un après lautre tous nos diamants, et pas moyen de crier qu'on nous écorche, il jaspinerait.car il sent la chair fraîche, et il se doute .que ces gemmes n avaient pas une provenance bien catholique.Quant à 1m emprunter pour partir, tu parles, hein ! ma biche, qu\u2019il consentirait ! 11 nous tient, il ne nous lâche pas.Tu lui rapportes trop gros, poulette .\u2014 Je sais cela aussi bien que toi.et je rumine depuis assez longtemps pour trouver un truc.Elle se pencha vers son mari, et baissant encore la voix, tandis que ses yeux s allumaient d clairs fauves, clic murmura ; 14 août 1937 23 \u2014 Ce truc, je crois l avoir trouvé.Je sais où est la cachette de Fou-Kiu, et chaque soir je lui fais prendre, sans qu'il s'en doute, un peu de \"brandy\", tu sais bien celui de la cabane.Cela rend son sommeil plus profond .\u2014 C\u2019est donc ça qu'il dort si tard le matin, s exclama Troussellier.Chouette idée, nom d'un chien Mais alors on peut \u2014 et il fit un geste expressif \u2014 barbotter sa braise, £\tau chéri, sans danger ?\u2014 Je t'crois, vieille bête ! Tu n aurais pas pensé à ça, toi, tu es trop cruche !.Par bonheur pour toi, ta femme est intelligente.Donc les menaces, c'est l'affaire de quelques minutes, mais le \"hic\", c est la trotte à faire avant de trouver une voiture, quelque chose enfin qui nous emmène le plus rapidement possible vers Natal .Troussellier réfléchit un moment, puis : \u2014 Nous nouvons, dit-il, être assez loin le matin en admettant que nous partions le soir, pour rendre la poursuite difficile .Je connais le chemin et des cachettes, puis une ferme à quelques kilomètres d ici où nous trouverons de quoi nous faire transporter jusqu\u2019à la ville .N oublie pas le gosse qui la nuit, ne voudra pas marcher.\u2014 Tu me l'attacheras sur le dos.Au jour il trottera un peu.A présent examinons les chances que nous avons d'être pincés, car Fou-Kiu, c\u2019est évident, va pousser des cris d orfraie en se voyant dévalisé .\u2014 Bête ! il ne regarde à sa cachette que tous les soirs pour y ajouter quelque chose.Dons supposons, tiens, que nous partions ce soir, ce n\u2019est pas avant vingt-quatre heures qu il s'aperevra du vol.Il ne pourra se plaindre que le lendemain matin ça nous fait deux nuits et une journée de tranquillité.A ce moment, nous serons loin,,.\u2014 D'accord, mais notre absence lui donnera l\u2019éveil.\u2014 Non pas, puisque souvent je pars avec toi pour la cabane quand il y a quelque chose à faire, et nous y demeurons tout un jour.Il nous supposera chez nous .Du reste, rien ne t'empêche de lui laisser un mot pour lui apprendre que nous avons trouvé un bon coup à mijoter, qu\u2019un mineur aux poches bien garnies est venu tandis qu il dormait et que nous lui avons sur le matin comme d habitude, proposé une promenade sentimentale, dans r\tles bois, pour le dégriser .Ça passera très bien, et pour ce qui est de l'enfant il ne s\u2019en occupera même pas.Il le croira avec nous .*\t\u2014 Jç t'admire, Jenny, tu es vrai- ment étonnante .et ta combinaison est pai faite.Y a-t-il gros dans la cachette de ce magot de la Chine ?\u2014 Je n\u2019ai pas compté, tu penses, mais à vue de nez je crois qu elle est suffisamment garnie pour nous la \"couler douce\" pendant un bout de temps.Nous pourrons sans nous presser attendre les parents de Reginald.\u2014 Bon, ça ! exquis, ma poulette.Alors, c\u2019est pour quand ?Jenny se leva et dit résolument : \u2014 Ecris à Fou-Kiu, Jérôme, pendant que j\u2019irai chercher les monaces Et surtout presse-toi car je ne serai pas longue.En prévision de 1 événement j ai préparé un petit baluchon, juste 1 indispensable .A mon retour, je me collerai le gosse sur les épaules, et en route !.Il est dix heures du soir, nous avons le temps.\u2014 Comment ! s\u2019écria Troussellier un peu abasourdi par cette décision aussi prompte qu'inattendue, tu veux filer comme ça, de suite ?\u2014 L occasion ce soir est propice, prononça Jenny en toisant d'un regard un peu dédaigneux le falot personnage .Qui sait si cette occasion se retrouvera ?Profitons-en et hâtons-nous, c'est mon avis.\u2014 C'est aussi le mien ! fit Trous-sellier convaincu .Va donc, ma biche : à ton retour je serai prêt.Line demi-heure plus tard, deux ombres se glissaient furtives le long de la demeure du Chinois et se perdaient dans la nuit.Chacuunç de ces ombres portaient un paquet : la femme son léger bagage.I homme, Reginald endormi.Jenny 1 avait attaché dans sa couverture sur le dos de son mari à la manière indienne, et l\u2019enfant continuait dans ce berceau mobile, sous 1 oeil des étoiles apitoyées, son rêve, son beau rêve merveilleux .Encore une étape à ta voie douloureuse, pauvre petit abandonné ! Le lendemain soir Sherman et Mur-ton se hâtaient vers le baraquement du Chinois et savouraient par avance la îoie de Reginald,, lorsqu'il apprendrait qu il allait quitter les Troussellier.Ils ne trouvèrent que Fou-Kiu qui se lamentait, jurait, levait les bras au ciel en implorant Bouddha.Le mercanti, surpris de ne pas voir revenir ses locataires, étonné de l'absence prolongée de Reginald qui d'ordinaire n accompagnait pas Jenny lors de ses fugues, le mercredi, disons- nous, pris de méfiance, était rentré dans la case qu\u2019ils occupaient chez lui et il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour reconnaître à divers signes que les Troussellier s'était bel et bien envolés.Cela, déjà, constituait pour le Chinois une grosse perte, car Jenny Troussellier était la \"great attraction de son établissement.S\u2019étant donc aperçu de la fuite il commença à geindre, car le couple.en outre, lui devait bien quelques petites choses, mais ce fut bien pis lorsque l'idée lui vint de jeter un coup d'oeil à son magot.Helas 1 il était vide, irrémédiablement vide et le trois fois saint Bouddha fut vainement imploré.\u2014 Je suis ruiné, gémissait le Chinois dans son incompréhensible baragouin .Que vais-je devenir ?Qui m\u2019assistera ?Ah ! les brigands ! les gueux ! les canailles !.Les deux mineurs surprirent Fou-Kiu plongé dans ses lamentations.S\u2019il ne se fût agi que de lui.Sherman et Murton, qui connaissaient bien le personnage, eussent ri volontiers de l\u2019aventure, mais il y avait Reginald, leur pauvre et malheureux petit ami Reginald .Où le prendre ! où aller le chercher ?qu'allait-il devenir, livré cette fois sans rémission à ses persécuteurs ?Qui l'aimerait ?qui le consolerait! Personne, hélas ! personne !.C\u2019est le coeur bien gros que les deux hommes regagnèrent leur tente.A cette heure le petit garçon devait être loin, bien loin, hors de toute poursuite, et le monde est si grand ! \u2014 Il est perdu pour de bon cette fois, vieux, fit Murton d'une voix que les larmes étranglaient.Décidément il y a un sort sur ce pauvre petit ! Juste au moment où il allait ne plus pâtir auprès de nous .J'en aurai longtemps un gros chagrin, va !.Je m'étais attaché à lui à cause de sa grâce, de sa douceur, de sa faiblesse.et puis parce qu'il était seul et souffrant.Je crois, by God ! qu\u2019il aurait fini par me rendre doux comme lui ! C est drôle de ma part, hein, vieux?moi qui.il n\u2019y a pas longtemps encore.étais la terreur du camp .moi qui te faisais trembler tellement j'étais brute .Te souviens-tu de la tripotée, quand il manqua de mourir ce baby?,.C'est bizarre.Je le détestais alors, lui et son père .J'avais contre eux 1 une bête de rancune que rien ne justifiait, car Gardner ne m'avait jamais rien fait.On est comme ça ! Et puis, tout d\u2019un coup, après le duel, crac ! enlevée comme avec la main, la colère.De voir ce petit dormir sur la table des Troussellier avec ses cheveux blonds autour de sa jolie tête rose, ça m\u2019a retourné le coeur, et je l\u2019ai aimé .je sens que je l\u2019aurais aimé, vois-tu, comme un enfant à moi,.Où l emmènent-ils, ces deux coquins ?\u2014 Est -ce qu'on sait ! Nous revoilà tout seuls, mon pauvre vieux ! Moi qui croyais si bien qu'on allait être trois .Murton devrait perdre en peu de jours tout ce qu'il avait appris à aimer.Après Reginald, dont le départ lui fut si sensible, un malheur nouveau vint le frapper.Un soir à la nuit tombante, alors que tous les mineurs rentraient au camp, un grand cri résonna tout à coup, un cri d'angoisse et de douleur.C était Sherman qui l'avait poussé, ce cri : le petit homme, en longeant un trou de mine, avait fait un faux pas et était tombé dans le précipice béant.Les trous de mine ont une grande profondeur et les malheureux qui s'y laissent choir arrivent au fond en bouillie.Ce fut le cas du pauvre Sherman.Lorsque Murton le releva, il avait cessé de vivre .A quelques temps de là.Murton abandonnait le Cap pour regagner l'Erope .La solitude dans ce pays lui paraissait trop dure, maintenant qu'il savait ce que c était qu un sentiment affectueux.Il allait revoir le vieux monde et l'Angleterre, sa patrie.VIII I AISSONS LES Trousseillier voguer *\u2014 sur l'Océan et initions le lecteur aux faits et gestes de Bastien Meil-lard, devenu William Gardner, au cours des quelques mois qui viennent de s\u2019écouler.Pendant la traversée du bateau qui le conduisait en Angleterre, le gredin avait utilisé les interminables loisirs du bord à se faire l'esprit et la main à son nouveau rôle, à entrer, comme on dit, \u201cdans la peau de son personnage\", s'efforçant de deviner ou de prévoir toutes les éventualités auxquelles il lui faudrait faire face, et noircissant force feuilles de papier à imiter aussi exactement que possible l'écriture et la signature de l'homme dont il usurpait 1 identité.Arrivé à Londres, et nippé, comme le plus correct \u201cgentleman le voici se présentant, une après-midi chez l'honorable Elias Hamilton, solicitor.12, Régent Street.Le bandit, il faut bien le dire, ne se sentait pas tout à fait à l\u2019aise.Bien que le papier trouvé sur le véritable William Gardner assurât que le solicitor ne connaissait pas personnellement le propriétaire du dépôt effectué dans son étude, Meil-lard craignait de commettre quelque maladresse; or, le moindre accroc ce n'était pas seulement la ruine de ses espérances, c\u2019était encore une mauvaise querelle avec la justice anglaise.Mais; bah ! \"qui ne risque rien n\u2019a rien se répétait Bastien Meillard, et cette réflexion suffisait à rendre au misérable toute son impudence.Ce fut donc d\u2019un air aussi dégagé que possible que Bastien Meillard s\u2019adressa aux clercs qui derrière les guichets grillagés installés au rez-de-chaussée de l\u2019immeuble monumental où le solicitor avait installé ses bureaux, répondaient aux premières questions des clients.\u2014 Sir Elias Hamilton ?demanda-t-il.\u2014 C est ici.\u2014 Veuillez lui faire passer ma carte, je vous prie.Quelques instants plus tard le visiteur montait un large escalier, guidé par un petit clerc de l'étude qui le fit entrer dans une vaste antichambre où plusieurs clients attendaient déjà leur tour d'être introduits auprès du fameux solicitor.Sir Elias Hamilton occupait, en effet, par sa probité hautement et universellement reconnue, par sa connaissance approfondie de toutes les finesses de la procédure, par l'éclat de son éloquence, une situation de tout premier ordre dans le monde judiciaire d\u2019Angleterre.Une heure se passa .\u201e ~ Enfin le groom vint prévenir William Gardner que sir Elias Hamilton 1 attendait.Meillard se leva de sa place, traversa le salon d\u2019attente et.d'un air de majestueuse dignité, entra dans le cabinet du solicitor.Il se trouvait en présence d'un nomme d une quarantaine d\u2019années, grand et maigre, le visage fortement coloré, encadré d une paire de favoris roux, les cheveux grissonnants, es yeux froids et perçants derrière les verres d\u2019un lorgnon d\u2019or .Le regard pénétrant que le solicitor posa sur lui ne fut pas sans gêner un peu le Faucon.Mais Meillard se remit bien vite, pensant en lui-même que cette investigation rapide n'était chez sir Elias Hamilton qu'une habitude professionnelle\t/\tr/~ (Lire la suite page 28) f RESUME DES CHAPITRES PRECEDENTS Des lettres anonymes font que Robert de la Fougeraye soupçonne injustement sa femme de le tromper.Un soir il se met en embuscade et surprend dans le jardin un inconnu sur qui il tire.C\u2019est le propre frère de Robert, César, un aventurier qui n'agit qu'à sa guise, ruiné, et qui donne à sa famille beaucoup de mal.La comtesse, de même que la domesticité, est attirée par le bruit.Ne pouvant retenir sa colère, Robert insulte son épouse, qui n\u2019y comprend rien et la précipite par terre.La comtesse se heurte la tête contre une roche, d'où fracture du crâne et mort rapide.César n'est que blessé.Aussi Robert, afin de ne pas causer de scandale et pour camoufler ce qu\u2019il appelle une infamie, charge-t-il Félix, un fidèle domestique, de séquestrer César et de faire accroire aux policiers que le petit René de la Fougeraye a été enlevé mystérieusement.L\u2019ouvrier Bastien Meillard projette de voler à son camarade Joseph Henriot un billet gagnant de la loterie nationale.CelcK pour satisfaire ses instincts d'ambition et de fortune.Les moyens de réussir lui importeri?peu.Sans scrupule Meillard soumet son noir dessein à François de Cobirac, étudiant viveur et n'ayant plus le sou, et à l'amie de ce dernier, Justine.Ils acceptent, moyennant la moitié du billet, soit cinquante mille francs.Après avoir arrangé les détails du cambriolage, les trois bandits partent un soir et se dirigent vers la maison de l'aiguilleur.Rien, se promettent-ils, ne les arrêtera.Ils obtiendront le billet, dussent-ils commettre le plus affreux des crimes . 24 LE SAMEDI mis or iSi&iSSiiîËÊÊ \u2014\tTu vois, j'étais partie seule et.on revient deux ! \u2014\tT\u2019as de la veine .moi c\u2019est le contraire ! \u2014 Alors, petit, tu voudrais aller à l'école 7 Pourquoi ?\u2014 Mais .pour avoir des vacances .\u2022 Une vieille coquette demanda un jour à saint François de Paul s\u2019il défendait l'usage des fards.\u2014 Mon Dieu, répondit-il, des hommes pieux les ont blâmés, des saints les ont tolérés.Prenez un moyen terme: mettez-en sur une seule joue.\u2022 \u2014 Mon mari est une victime du base-bail.\u2014 J\u2019ignorais cependant qu'il fut un joueur de base-bail.\u2014 Il ne joue pas.Mais au dernier match, il s\u2019est arraché la luette à hurler.Madame Pinsebec rentre dans un magasin s\u2019acheter un appareil radiophonique.\u2014 Quel genre de poste désirez-vous.madame ?\u2014 Je prendrai d\u2019abord un poste d ondes courtes, je ne suis qu\u2019une débutante .Monsieur rentre aux petites heures et cherche une excuse.\u2014Je suis allez entendre le ministre Chose.Quel orateur ! \u2014 Et tu veux me faire croire que tu as écouté si longtemps cet ennuyeux qui ne sait pas parler un bon français ! \u2014 Qu\u2019est-ce que cela signifie ?Cicéron ne savait pas le français et cependant c\u2019était un grand orateur.mm mm \u2022Ci.SünSi \u2022 M \u2014 Le seul reproche à [aire à cette robe du soir c'est qu elle [ait « trop habillé ».\u2014 Elle en cache pourtant moins que ton costume de bain ! irions, c'est l'heure \u2014 Docteur, je souffre tellement que j\u2019ai envie de mourrir.\u2014 C\u2019est pour cela que vous m avez fait appeler ?\u2014 Vous me dites que, plus il fait de mouvements, moins cet homme bouge ; je ne comprends pas.\u2014 C\u2019est bien simple !.il fait des \"mouvements d horlogerie .Le professeur \u2014 Si vous aviez cinq pommes et que vous deviez la partager également entre trois personnes.comment vous y prendriez-vous?L\u2019élève \u2014 J\u2019en ferais de la compote.\u2022 \u2014 Ta femme m\u2019a l\u2019air d\u2019avoir facilement le dernier mot.hein, mon vieux ?\u2014 Oui; ça serait d\u2019ailleurs égal si elle n avait aussi tous ceux qui le précèdent.La maman accour: attirée par les hurlements de sa fillette.Elle interpelle son fiston : \u2014 Pourquoi as-tu enfermé ta petite soeur dans la glacière électrique?\u2014 C était pour lui rafraîchir les idées ! Un amateur de radio cherche des postes étrangers Tout à coup il crie à sa femme : \u2014 Tantôt j\u2019ai pris un poste de Miami en Floride, et maintenant j\u2019entends parler du Groenland.\u2014 Attention ! s\u2019écrie madame, avec ces chauds et ces froids, tu vas at-trapper un rhume .La femme (malade, à son mari) \u2014 Je sais que si je meurs, tu épouseras Anna.Le mari \u2014 Ah non ! La femme -\u2014 j'en suis sûre.Anna me ressemble.Le mari \u2014 C\u2019est justement pour ça que j l'épouserai jamais.FJ wzs: %?ym '//\\J \u2014\tRien de cassé, j'espère ?\u2014\tNon.Heureusement que je n'avais pas apporté avec moi la bière que je viens d'acheter ! On parle d un homme en vue, ministre, grand orateur de club.\u2014 Quel drôle de tempérament ! Il est opposé à tout : il est anti ceci, anti cela .\u2014 Et, surtout, anti.pathique.Machin est bien malade et craint de mourir.\u2014 Je trouve que la Providence a bien mal arrangé les choses.Ainsi, moi je préférerais de beaucoup qu'on enterrât mon âme et que mon corps soit immortel ! \u2022 Giles \u2014 Mes félicitations.vous avez rapidement trouvé cette place.je pense que c\u2019est parce que vous connaissiez le patron ?Harris \u2014 Oui, un peu parce que je le connaissais, et beaucoup parce qu'il ne me connaissait pas.\u2022 \u2014 Et.vous réussissez à gagner votre vie avec votre seule plume ?\u2014 Mais oui.\u2014 Dans quelles revues écrivez- vous ?\u2014 Je n'écris pas dans les revues.Tous les quinze jours, j'écris à mon père .\u2014 Tu as la figure pleine de taches de rousseur.Viens-tu de la campagne ?\u2014 Non.J'ai une santé de fer et elle commence à rouiller .\u2014 Tu ne devrais pas tant fumer.S) tu cessais de fumer, tu pourrais t acheter une belle villa à la campagne.\u2014 Tu fumes, toi?\u2014 Non, jamais.\u2014 Alors, laisse-moi donc voir ta villa à la campagne.\u2022 \u2014 Vous avez beau blaguer, je vous certifie que Thérèse a été folle de moi.\u2014 Allons donc ! Avec ta binette, ton sale caractère, ta ., .\u2014 Je vous répète : folle de moi ! La preuve, c: est qu'elle est enfermée dans un asile.\u2022 Un voleur comparait en cour et le juge essaie de lui faire comprendre l\u2019horreur de son acte.\u2014 Malheureux ! vous n\u2019avez pas entendu la voix de votre conscience?\u2014 Ah!.Elle parlait si bas que je n ai pas compris.ce quelle disait 14 août 1937 25 :at&P&sxai 3î2=»323tra- JS88S ïï'JSïi : *isti y w EPISODE No 7 1\u2014Une fois de plus, Bob était aux mains des bandits de McBride.Cette fois, il n'en réchapperait pas.m » T'It-'V?4-\u2014Poussant un cri de rage et de douleur, McBride tenait son bras cassé.7__Le bandit tomba au milieu des combattants Fred et Fatty combattaient sans arrêt.Wfî/Ï l i, 10\u2014Les trois héros jugèrent plus prudent de fuir, emportant avec eux le chef de la clique.2\u2014Mais Fred et Fatty avaient entendu la fusillade et accouraient au grand galop.5\u2014Bob se releva et bondit sur son adversaire qui dégaina un long poignard.8\u2014Voyant que Bob venait les rejoindre, Fred saisit le bandit et fit volte-face.S \u201e H.11 \u2014Ils arrivèrent à une cabane de bois rond bâtie au pied d une haute falaise.(A suivre dans le prochain numéro) 3\u2014Fatty \u2014 qui était le meilleur tireur \u2014 visa le bras de McBride; le révolver tomba.6\u2014Mais notre cow-boy avait été plus prompt.D\u2019un direct bien appliqué, il jeta McBride en bas de l'escarpement.9\u2014D un bond, Bob sauta sur un cheval dont le cavalier avait été tué et rejoignit ses compagnons.WvJPï WÊÈ&èl 1 -\u2014Us poussèrent leurs chevaux dans une caverne et se barricadèrent dans la cabane.WÉSR ¦m;.êüEjlfl ^ 26 LE SAMEDI >1 G- EPISODE No 45 www- 2 \u2014 Ils avaient assisté à une dispute 3\u2014Puis, a leur grande surprise, ils entre la cuisinière et le châtelain.virent la cuisinière endosser une sorte de cagoule noire.1\u2014Cachés dans un four inutilisé se trouvant dans la cuisine, Yves et Germaine virent des choses étonnantes.Les aventures d'un jeune homme courageux et d'une jeune fille persécutée dans un vieux château de France.Mil * Pt./ ESI lï\u2019W .'N''* '¦ \u2018.'.v \" ?\u2022 G .m 4\u2014Et elle enleva sa perruque.C\u2019était un homme ! Yves et Germaine n'en pouvaient croire leurs yeux.5\u2014Germaine ne put retenir un cri de surprise que l'homme entendit.Il s'avança vers les deux enfants.6\u2014Ceux-ci se voyant découverts ouvrirent la porte.Que nous arrivera-t-il maintenant?\u201d, se dit Yves.\"¦(P|j|[|C: ,L iipiwmE l|(\tOMll 1 m .s ¦è a U.W%mm % , , 7\u2014Le jeune homme comprenait maintenant que la fausse cuisinière était le chef des contrebandiers.8\u2014Cette fois, Yves en savait trop et il n'échapperait pas à la vengeance des bandits.9\u2014L homme appela ses complices.Ceux-ci s'em parèrent des enfants mais un matelot arriva sou dain.(A suivre dans le prochain numéro) 14 aoât 1937 27 V süfc**; EPISODE No 20 /-, VA 'ÿ,aS?: \u201cwvk': 1 \u2014L auto amphibie s approcha du voilier ancré dans la baie.Charles écouta quelques instants.mm ¦^'jrnèrS,' itiifinmi i 2 \u2014Par le hublot, il vit plusieurs hommes à figure patibulaire qui discutaient un mauvais coup.3\u2014Ils comprit qu ils voulaient attaquer des explorateurs qui avaient découvert un trésor.-WP-V.-\u2022>?ï'.f'A 'AMM 4\u2014Vivement.1 auto amphibie fut hermétiquement fermée et plongea sous les eaux.5 \u2014Pendant quelques minutes, elle roula sur le 6\u201411 était temps car le jour commençait à poindre et les fond de sable et remonta sur la rive.\tbandits eussent pu les voir.mm >> \\ m-çs'Süi fp -SSVxV'4'-' YÆt \u2022km 7\u2014D\u2019après la conversation entendue les explorateurs étaient de 1 autre côté de 1 île.8\u2014Ce fut alors un voyage rapide à travers la forêt car nos amis voulaient prévenir les explorateurs.9 Ninette, qui surveillait par 1 ouverture supérieure poussa tout à coup un cri de frayeur.(A suivre dans le prochain numéro) 28 LE SAMEDI Coeur Fidèle (Suite de la page 23) En effet, William Gardner n\u2019était-il pas tout à fait inconnu du solicitor?\u2014 Je suis William Gardner, dé-clara-t-il avec assurance en s\u2019inclinant.Mais il s'arrêta ensuite par prudence; il voulait \u201cvoir venir\u201d comme on dit.Cependant le solicitor lui ayant désigné un siège, Meillard y prit place, séparé de son interlocuteur par toute la largeur du bureau.Il y eut un instant de silence .Les deux hommes s'observaient réciproquement.Sir Elias Hamilton prit enfin la parole.\u2014 Qu\u2019est-ce qui me vaut, monsieur, l\u2019honneur de votre visite.Meillard répéta.Je suis William Gardner.\u2014 William Gardner .William Gardner ?.fit l'homme d\u2019affaires en fronçant le sourcil comme un homme qui fouille dans sa mémoire.Puis : \u2014 Ah ! oui, ajouta-t-il.je me souviens et vous demande pardon, monsieur, de cette petite défaillance dans mes souvenirs .En même temps il se leva et se dirigea vers un coin de la pièce où s'étageaient symétriquement les casiers nombreux d\u2019un cartonnier.Il revint à sa place, tenant un paquet de papier assez volumineux.Le Faucon suivait tous les mouvements du solicitor, s'efforçant vainement d'éteindre la flamme ardente qui brillait sous ses paupières.Sir Elias Hamilton dénoua les cordelettes qui enveloppaient le dossier, et, de sa voix toujours calme et indifférente : \u2014 Pardon, monsieur .deux minutes, fit-il .Le temps de parcourir le texte des recommandations que vous me fîtes jadis.Un léger frisson, bien vite réprimé, secoua le faux Gardner Le moment redoutable s'approchait .D'un regard rapide, le solicitor lisait un des papiers extraits du dossier, en poussant de petits \"hum !\u2019\u2019 d'étonnement .Quand il fut arrivé au bout, il releva la tête et ses yeux perçants, promenés dans les divers coins de la vaste pièce, semblèrent\u2019 chercher quelque chose .\u2014 Hé ! bien ?.articula Meillard avec une nuance d'impatience dans la voix.\u2014 Hé ! bien, répartit sir Elias Hamilton .je ne vois pas l\u2019enfant .\u2014 L'enfant !.Quel enfant ?\u2014 Celui qui vous accompagne \u2014 L'auriez-vous laissé au salon d\u2019attente ?En ce cas, je vais le faire chercher .Et le solicitor fit mine d étendre la main vers le bouton de la sonnette électrique.D\u2019un geste son interlocuteur d'ar-rêta .\u2014 Je n'ai pas amené d'enfant, dit-il, et je viens tout simplement, monsieur, retirer de vos mains le dépôt que je vous ai confié, il y a quelques années.Puis, après une légère pause : \u2014 J\u2019espère, ajouta-t-il presque menaçant, que vous ne ferez pas de difficultés pour le reconnaître .Sir Elias répliqua sèchement ; \u2014 Je connais, monsieur, les devoirs de ma profession, et je ne permets à personne de me parler sur le ton qu\u2019il vous plaît de prendre .Quant au dépôt que j'ai reçu de vous, il m\u2019est impossible, vous le savez bien, de vous le remettre .La foudre serait tombée aux pieds de Bastien Meillard qu'il n'aurait pas été frappé d\u2019une stupeur plus terrible.Il eut d\u2019abord un étourdissement, et son coeur cessa un instant de battre puis un flot de sang lui monta à la tête, inonda son cerveau, et ses yeux commençaient à s\u2019injecter, ses prunelles à jeter des éclairs fauves, lorsque, se levant à demi, il cria presque : \u2014 Vous ne pouvez remettre ce dépôt, à moi, Gardner ?Le solicitor fit de la tête un signe d\u2019énergique dénégation.\u2014 Alors, vous niez que je sois véritablement William Gardner ?\u2014 Je ne nie rien, répondit le solicitor sans se départir de son flegme, et encore une fois, monsieur, je vous prie de vous contenir.D\u2019ailleurs, comme je ne veux pas discuter plus longtemps, je vais me contenter de vous lire les propres instructions qui m'ont été par William Gardner, \u2014 par vous donc, \u2014 transmises autrefois .Oh ! ajouta-t-il avec un sourire, en ponctuant chaque mot .oh ! vous avez parfaitement mis les points sur les \"i\".Ecoutez-moi, ce sont vos écrits mêmes qui vont condamner l'étrange attitude où je vous vois .Et sir Elias commença : \u201c Ce 6 juin 1875.\u201cMoi, soussigné, William Gardner, déclare à Sir Elias Hamilton, solicitor, 12 Regent Street, Londres, que le dépôt d'argent et de papiers précieux qui est joint à la présente lettre appartient, non pas à moi, mais au nommé Reginald, âgé présentement de quatre ans\".\u201cEn conséquence de cette déclaration, sir Elias Hamilton, (ou son successeur), est avisé de ne se de saisir sous aucun prétexte des papiers et de l\u2019argent dont il s\u2019agit, sinon entre les mains du seul Reginald, et dans les conditions qui vont être spécifiées\".\"Le dossier et l'argent ne devront donc être remis ni à la personne qui se présenterait comme mandataire de l'enfant, ni à celle qui déclarait être William Gardner, même si cette dernière personne fournissait la preuve de son identité.\"C'est le 2 juin 1891 que l\u2019enfant désigné sous le nom de Reginald aura atteint sa majorité.\u201cC\u2019est le 2 juin 1891 que Reginald, s il est présent, devra entrer en possession, après avoir dûment établi son identité, de la somme ci-jointe de vingt mille livres (500,000 francs) qui aura dû être déposée par sir Elias Hamilton à la Banque d'Angleterre, et se trouvera à ce moment augmentée de tous les intérêts qui se seront capitalisés depuis le jour du dépôt\".Reginald entrera en même temps en possession de la grande enveloppe cachetée et scellée qui accompagne cet argent\".\"Si avant la date du 2 juin 1891, des personnes se présentaient à sir Elias Hamilton (ou à son successeur), accompagnées de l\u2019enfant désignée sous le nom de Reginald, sir Elias Hamilton serait tenu\": \"lo De s\u2019assurer de l\u2019identité de l'enfant \u201d, \"Il est avisé à cet effet que le nommé Reginald porte sur le visage, au milieu du front, un signe noir de la forme d'une lentille, et, à la hanche gauche, un signe plus volumineux, rouge et affectant la forme d'une forte fraise\".2o Une fois ces constatations effectuées, sir Elias Hamilton (ou son successeur) devra prendre à sa char- ge l\u2019enfant et lui faire donner jusqu\u2019à la date du 2 juin 1891 une éducation et une instruction en rapport avec la fortune dont le jeune homme sera titulaire, éducation et instruction dont les frais seront prélevés, bien entendu, sur l'argent mis en dépôt\u201d.\"3o II versera enfin entre les mains des personnes qui lui présenteront Reginald, après enquête sur les soins qu'elles auront donnés à l\u2019enfant, une gratification prise sur la somme déposée,' gratification qui ne pourra être inférieure à mille livres (25,000 francs) ni supérieure à deux mille (50,000 francs).\u201d \"Si, enfin, à partir du 2 juin 1891, deux années entières se sont écoulées sans qu'il soit venu réclamer sa fortune et les papiers qui le concernent, et si, d\u2019autre part il ne s'est présenté aucun événement de nature à faire supposer que l'enfant soit toujours en vie, sir Elias Hamilton (ou son successeur), \"sans prendre connaissance du dossier concernant Reginald devra brûler tous les papiers qui le composent\"\u201cen présence des \"solicitors\" Burnett et Samson (ou leurs successeurs), ses collègues\" .\"L'argent qui sera à ce moment déposé à la Banque d'Angleterre devra être, alors, distribué entre les vingt établissements charitables les plus utiles à l'humanité, ce choix était laissé à l'appréciation de sir Elias Hamilton (ou de son successeur).Il est bien entendu que dans tous les cas, soit qu\u2019il s'agisse de remettre le dépôt aux mains du nommé Ré-ginald à sa majorité, soit de le repartir entre les vingt oeuvres charitables, sir Elias Hamilton prélèvera sur l'argent en question le montant de ses honoraires, qu'il fixera lui-même suivant la plus équitable estimation.Signé : William Gardner Ainsi que le lecteur s'en est certainement rendu compte, William Gardner et le comte César de la Fougeraye ne faisaient qu'une seule et même personne.Le nom de Reginald dissimulait 1 identité de René de la Fougeraye, l\u2019innocente victime de l'effroyable erreur commise par le duc Robert de la Fougeraye dans la nuit fatale dont on a suivi, à la première partie, les émouvantes péripéties.Accablé d'un sentiment de regret désespéré à la pensée des malheurs que son extravagance avait causés, César s'était juré à lui-même de consacrer désormais au bonheur de son neveu toute son énergie.L argent, les cinq cents billets de mille francs que le duc de la Fougeraye, son frère, lui avait fait remettre par son serviteur Félix, il ne voulut pas y toucher; il les considérait comme appartenant exclusivement à René et, craignant que les tentations de la pauvreté ne parvinssent un jour à faire fléchir sa résolution sur ce point, il se décida à déposer la somme entre les mains d'une tierce personne qui ne pourrait s\u2019en dessaisir qu'en faveur de René lui-même.A cette somme il joignit un cahier contenant la confession complète de César.Par ce document, à la sincérité duquel il était impossible de se méprendre, l\u2019enfant, parvenu à l'âge d'homme, connaîtrait sa triste histoire.L innocence de sa mère, le repentir de son oncle y éclataient à chaque ligne .\u2014 Il pleurera, il maudira, Dieu veuille qu\u2019il pardonne aussi, s était dit César en cachetant l enveloppe.Il faut avouer que César de la Fougeraye avait bien pris ses précautions pour assurer à René la possession de cette fortune que son père véritable lui jetait comme une aumône.Ses prescriptions écrites ne pouvaient donner lieu à aucune erreur d\u2019interprétation.Quant à la personne qu'il chargeait d'en assurer l exécution, sir aussi bien pour sa probité inattaquable que pour sa compétence et son habileté à défendre les affaires à lui confiées.Avec lui.les intérêts du jeune René étaient entre bonnes mains .Voilà comment, avant de quitter à tout jamais la France, ainsi que son frère le lui prescrivait, César avait tout arrangé.Les cinq cent mille francs, déposés dans une banque de Marseille, parvenaient en un chèque à sir Elias Hamilton, qui recevait également par la poste, sous pli chargé, le dossier où René devait un jour trouver, César l'espérait, le moyen de reprendre sa place dans le monde.Ces précautions prises, il s'embarquait pour le Cap, où nous l'avons retrouvé sous son nouveau nom de William Gardner .Sir Elias Hamilton avait terminé.La foudre, tombant aux pieds de Bastien Meillard, ne l'eût pas abasourdi davantage.Ainsi c'était William Gardner, le vrai, qui du fond de sa tombe se dressait pour confondre l'imposteur et défendre son bien.Et voilà qu'après avoir cru tenir dans sa main cinq cent mille francs, une vraie fortune, il lui faudrait se contenter d une simple gratification de vingt-cinq, cinquante mille francs peut-être ; une misère.Encore non ! Cette gratification même lui échappait, puisqu'il lui fallait pour la toucher, dire la vérité, révéler que William Gardner était mort, revenir avec l'enfant, avouer enfin son mensonge, son infamie .C était alors la cour d assises, le bagne.Non.cela ne serait pas et mieux valait encore, puisqu'il était pris au piège, tenter de l'intimidation et jouer son rôle jusqu'au bout.Par un violent effort de volonté, le Faucon se ressaisit, et lorsque le solicitor, sa lecture finie, leva les yeux sur son interlocuteur, il rencontra un visage impassible.Un court silence se fit, que sir Elias rompit le premier en disant de sa voix flegmatique, qui à présent laissait traîner les syllabes avec une intention d ironie nuancée de dédain : \u2014 He ! bien ?monsieur, vous avez entendu .Et croyez-vous qu il nous leste encore quelque chose à vous dite ?En même temps il faisait mine de se lever, pour congédier le visiteur.Le faux Gardner feignit de ne pas voir le mouvement et, sans bouger de son fauteuil, répondit, imitant le ton du solicitor : \u2014 Je dois reconnaître, monsieur, que vous lisez fort bien, et ponctuez à ravir .Mais à quoi cela rime-t-il ?Et pourquoi me faire connaître des choses que je sais aussi bien que vous pour le moins, puisque c'est moi qui les ai écrites ?\u2014 On oublie quelquefois ce que I on a écrit, à ce que je vois .\u2014 Je ne 1 oublie pas, monsieur, mais depuis trois ans, certains événements se sont produits qui chan- 14 août 1937 29 gent mes résolutions primitives .De mes volontés je ne dois, et ne veux devoir de compte à personne.Et je vous somme de remettre immédiatement entre mes mains le dépôt que vous avez reçu de moi .\u2014 Vous me demandez là une chose impossible !.\u2014 C'est trop fort !.Alors vous ne connaissez pas que c\u2019est moi qui vous ai remis 500.000 francs et les papiers que voici ?\u2014 Je reconnais tout ce qu'il vous plaira \u2014 Voyons, monsieur, voyons ! fit Meillard que le sang-froid du solicitor commençait à agacer terriblement, voyons, si je vous ai offensé tout à l'heure, je suis prêt à vous en faire mes excuses .Mais cessons cette mauvaise querelle .Prenez vos honoraires, rendez-moi ce qui m'appartient et quittons-nous bons amis.Sir Elias Hamilton accentua son sourire dédaigneux.\u2014 Nous nous quitterons bons amis si vous le voulez, reprit-il .Quant à votre réclamation je vous le répète.elle est inadmissible.\u2014 Cependant, vous reconnaissez bien que je suis William Gardner?\u2014 Si vous voulez ! \u2014 Comment, si je veux ! s'exclama le Faucon, cette fois gagné par la colère, vous me la baillez belle, monsieur, avec votre \u201csi vous voulez Et haussant le ton.presque heureux de pouvoir décharger un peu son exaltation nerveuse, il cria : \u2014 Me prenez-vous pour un imposteur ?Je vous somme de le dire, alors, et tout de suite, s'il vous plaît ! Ah ! vous ne me croyez pas sur parole ! et il vous faut des preuves! Vous allez en avoir ! Et Meillard, arrachant un lourd portefeuille de sa redingote, en tira l'acte de concession fait par les autorités d\u2019Hébron an digger William Gardner et d'autres papiers encore qu\u2019il avait pris sur le corps de son compagnon.Il les jeta devant le solicitor avec une telle force qu'ils s\u2019éparpillèrent sur le bureau et volèrent même tout autour.Sans s'émouvoir, sir Hamilton, toujours souriant repoussa de la main les pièces.Pour le coup, Bastien éclata \u2014 Mais regardez donc, compulsez donc, lisez donc ! Il y a là de quoi vous convaincre, j'espère.Et si cela ne vous suffit pas, vous pouvez télégraphier au Cap tout de suite, demander des renseignements à Hébron.Mais parlez donc ! Remuez-vous donc, Faites donc quelques chose !.Et Meillard incapable de se contenir, conclut sa harangue par un formidable juron.Sir Elias Hamilton à cette exclamation peu parlementaire tressaillit vivement et fit un geste indigné : mais il se remit très vite et, d une voix à la fois très calme et très tranchante : \u2014 Je ne lirai pas ces papiers, et je ne télégraphirai pas à Hébron, car c\u2019est parfaitement inutile.Je ne mets nullement en doute que vous soyez très véritablement William Gardner, mais je me retranche derrière votre propre volonté, expressément formulée, pour refuser de vous remettre le dépôt.Bastien Meillard se lava .Les veines de son cou se gonflaient, et ses yeux s\u2019allumaient de feux sinistres.\u2014 Vous osez nier que moi.William Gardner, j'ai le droit absolu de reprendre ce qui m'appartient ?\u2014 Je le nie énergiquement puisque vous avez déclaré que ce dépôt à moi confié appartenait à Reginald et cela dans votre lettre, signée de votre main, à la date du 6 juin 1875! \u2014 Mais si Reginald était présent\u2014 interrompit violemment Meillard, \u2014 il vous faudrait bien pourtant lui rendre son argent.\u2014 Pas avant le 2 juin 1891.C\u2019est la date fixée par votre lettre en date du 6 juin 1875 ! \u2014 Au diable cette lettre maudite dont vous me rebattez les oreilles ! hurla Meillard, en étendant la main vers le papier comme pour s'en emparer et l\u2019anéantir.Mais le solicitor couvrit le dossier de ses deux mains : \u2014 Halte-là ! cria-t-il à son tour.Permettez-moi de vous dire que votre attitude devient plus qu'extraordinaire, elle est inqualifiable.\u2014 Parce que je veux reprendre mon bien que vos griffes ne savent plus lâcher 1 ricana Meillard qui perdait complètement la tête et savait à peine ce qu\u2019il disait.\u2014 Monsieur, vous m'insultez ! \u2014 s\u2019exclama le solicitor en se redressant de toute sa hauteur\u2014et je vous prie de sortir.\u2014 Je sortirai si cela me plaît, et à coup sûr pas avant de vous avoir fait rendre gorge, voleur que vous êtes!.Un timbre retentit.La tête effarée du groom parut dans l\u2019entre-bâillement de la porte.\u2014 John, aller chercher un policeman, tout de suite ! commanda sir Elias sans se départir de son flegme.Un hurlement de fureur jaillit de la poitrnie de Meillard.\u2014 Ah ! tu veux donc me perdre, chien, bandit !.Attends ! Je vais du moins me venger d'abord !.Et plus prompt que la parole, lâchant la bride à sa fureur exaspérée, Meillard bondit sur Elias Hamilton.\u2014 Au secours ! à l\u2019assassin ! cria le groom, en ouvrant la porte toute grande.Et les clients du salon d\u2019attente épouvantés, purent voir sir Elias Hamilton, surpris par la brusque attaque de Bastien tomber à la renverse, sans même pousser un cri, et Meillard se précipitant sur le corps de sa victime qu il étreignit à la gorge.De grands cris d\u2019épouvante s\u2019élevèrent, et en un clin d\u2019oeil le cabinet du solicitor se remplit de monde: les clients, les clercs accouraient en toute hâte am secours de la victime.Bastien Meillard, revenu à toute la fureur de ses instincts primitifs, avait renversé les meubles qui s of-raient sous sa main pour s'en faire une barricade, et, brandissant une chaise, il menaçait tantôt le malheureux Hamilton renversé étourdi sur le plancher, tantôt les assistants intimidés.Enfin, deux \u201cpolicemen\u2019\u2019 accoururent et tandis que l\u2019un d\u2019eux occupait Meillard par une fausse attaque, 1 autre s approcha du bandit par derrière et d un rude coup de son bâton appliqué sur la nuque, il le terrassa, à demi-assommé, auprès de sa victime, tandis qu\u2019on s'empressait autour du solicitor, qu\u2019on le relevait, qu\u2019on lui prodiguait des soins, qu\u2019on le rappelait à la vie .Lorsque Bastien Meillard sortit de son évanouissement, il se trouvait dans la prison de Newgate.Tout d abord, son cerveau fatigué par la souffrance, et le sang qu\u2019il avati perdu ne put parvenir à rassembler ses idées.Il avait oublié momentanément toute 1 affaire de Regent-Street et sa cupidité, seule bien éveillée, lui rap- DU SCEAU DE LA JEUNESSE Mlle Cénia de BosorofT, charmant mannequin de la couturière parisienne Maggy Rouff, porte ici Une robe de crêpe blanc rehaussée de brillants.dit MAGGY ROUFF de Paris créatrice de cette luxueuse nouvelle nuance de Poudre Faciale Woodbury \"T A FEMME ne cherche-t-elle pas A-^ toujours à attirer le regard de l'homme ?Mais vous y parviendrez surtout si vous donnez à votre teint le chaud éclat du Windsor Rose.Cette nuance de poudre Woodbury, que j\u2019ai eu le bonheur de créer, fait de votre teint une œuvre d\u2019art.J\u2019ai voulu que le Windsor Rose convienne parfaitement au ton rose crémeux ou pêche-ivoire de la peau.Et presque tous les teints Seule la Woodbury est à-l'obri-des-microbes Un laboratoire indépendant l'a étudiée avec 19 autres poudres faciales bien connues : on constata que seule la Woodbury était à l\u2019abri des microbes, avant usage et après avoir été en contact avec une houppette infectée.en sont embellis.\u201d Maggy Rouff conseille à ses mannequins la Poudre faciale Woodbury parce que les peaux délicates ont besoin d'une poudre à-l'abri-des-microbes.Ne tolérant aucun microbe, cette poudre bien adhérente protège votre teint contre les boutons et autres infections d'origine microbienne.Et en même temps elle rajeunit la peau.Voyez la nouvelle Windsor Rose .et ses sept nuances.Puis faites votre choix.La nouvelle boite DEMANDEZ LE NECESSAIRE DE 10 ARTICLES Contient de généreux échantillons de Windsor Rose et de six autres nuances rajeunissantes de Poudre faciale Woodbury.Aussi, un savon facial Woodbury, grandeur d'hôte; des tubes de 2 crèmes Woodbury à-l'abri-des-microbes.Envoyez 10C pour frais d'expédition.Adressez ; John H.Woodbury, Ltd.Dépt.1715, Perth, Ont.Nom Adresse Ville bleue, $1.00, 50^, 25
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