Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 9 mai 1931
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le samedi, 1931-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Samedi® LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS mm- mm \u2022i?/ ¦ - km* S» ' > _ mm a £ \u2022.- /- -\u2022{ mh I * * è *¦*'*,* 14 * 4 < «4 4- \u201c FABRIQUE AU CANADA POUR LES CANADIENS\u201d UNE VALE UK PLUS GRANDE POUR MOINS DE DOLLARS O La valeur d\u2019achat de vos dollars est bien plus grande si vous les consacrez à l\u2019acquisition du Nouveau De Soto Six.C\u2019est aux choses convoitées qu\u2019il nous permet d\u2019acheter qu\u2019on juge de la valeur d\u2019un dollar.Et, si exigeant que vous soyez, vous serez amplement satisfait d\u2019un auto qui, tout en comportant de nombreux perfectionnements, est de beaucoup le meilleur marché de tous les Six jamais offerts par De Soto.Voici quelques-unes des raisons qui font du De Soto, à son nouveau bas prix, une valeur exceptionnelle: 11 possède un moteur souple et puissant qui lui assure un roulement facile à n\u2019importe quelle vitesse.11 possède un châssis \u201c double-drop \u201d qui le rapproche de la route sans rien changer à ses spacieuses dimensions intérieures.Le centre de gravité se trouve ainsi surbaissé, pour plus de sécurité.Il possède un capot plus long, un radiateur \" * K/ JE LUI FERAI ETUDIER LA CIVILITE D\u2019AUJOURD'HUI.\u201d îmMmw.mm : m UNE PRÉSENTATION OYONS, Gabriel, dit Mme Almanzor à son fils, c\u2019est aujourd\u2019hui que doit avoir lieu ta présentation à la jeune fille que je désire te voir épouser, tâche d\u2019être gracieux, mon cher savant, et de sortir un peu ta pensée des études abstraites où elle se plaît et surtout évite toute distraction, va vite faire ton cours au Collège de France, prends ensuite le tramway Gare de Lyon-Place de l\u2019Alma (ne te trompe pas de sens), et tu arriveras ainsi vers six heures avenue Montaigne chez Mme Lavertu qui t\u2019attend.C\u2019est l\u2019heure des visites et tu verras sa nièce sans qu\u2019il y ait rien de compromettant.Ah! surtout n'oublie pas d\u2019ôter ton pardessus dans le vestibule.Gabriel sourit, embrassa la vieille maman et sortit aussitôt.Ponctuellement il suivit les instructions maternelles, seulement quand il fut dans l\u2019escalier de la maison de Mme Lavertu, il eut une hésitation: \u2014 Maman m\u2019a bien dit d\u2019ôter quelque chose dans l\u2019antichambre, mais quoi?fit-il.Mon chapeau?\u2014 oui naturellement, mais il y a autre chose.par Cto u rau J J\u2019AU ancourt.Mes gants?Oui, ce doit être mes gants, car enfin on met des gants pour se préserver les mains des intempéries, or dans un salon il ne fait pas froid et, comme on passe généralement des petits bonbons, il serait peu propre de tacher ses gants à leur contact.Ceci pensé Gabriel retira les beaux gants de peau blanche que sa mère lui avait donnée avant de partir, les mit dans son chapeau et posa le tout sur la table du vestibule.Après quoi il entra dans le salon.Tout de suite il eût un succès: trois jeunes filles qui causaient dans un coin éclatèrent de rire en voyant sur le seuil ce monsieur engoncé dans un long pardessus, les bras ballants et les mains nettes de gants.Mme Lavertu avait levé la tête; suivant l\u2019usage, peu aimable en somme, qui veut que pour un homme la maîtresse de maison ne se lève pas, elle le laissait ajuster son lorgnon et du regard fouiller les groupes.Enfin il la découvrit et s\u2019en alla tout joyeux lui tendre la main par-dessus une jardinière et un pouf qui traînaient dans le milieu du cercle.Dans ce mouvement une branche de lilas s\u2019enfonça dans la manche béante du malencontreux pardessus et y demeura fixée, présentant son extrémité humide perlée de gouttes d\u2019eau.Nullement embarrassé Gabriel lia remit à sa place et s\u2019adressant à la maîtresse de maison: \u2014 Je ne vous demande pas, madame, des nouvelles de monsieur votre frère je viens de rencontrer \u201csa dame\u201d qui sortait de chez vous.Mme Lavertu pinça les lèvres sans répondre tandis que Gabriel poursuivait: \u2014 Votre demoiselle va bien?Décidément, pensa Mme Lavertu, ce monsieur se trompe d'étage, c\u2019était à la loge qu'il devait faire visite, et elle répondit d'un ton sec: \u2014 Ma fille va bien, vous pouvez en juger du reste, elle est ici.Alors le jeune homme tourna sur lui-même, inspectant le salon tout à son but d\u2019ailleurs: voir le joli oiseau bleu dont on lui avait parlé.Les fillettes s\u2019étaient réfugiées derrière le piano où elles donnaient un libre cour à leur gaîté; alors il s\u2019avança très à l\u2019aise, le sourire aux lèvres, et se penchant pardessus l\u2019instrument chargé de bibelots.\u2014 Je suis donc le loup, dit-il, mais j'ai trouvé; faites-moi la grâce de quitter la cachette, mesdemoiselles.Voilà qui était mieux.Les trois rieuses s\u2019avancèrent, l\u2019oeil brillant, l\u2019air amusé, et Marcelle, la fille de Mme Lavertu, présenta : \u2014 Mes deux cousines, Monsieur Almanzor, un savant; il s\u2019occupe d\u2019ouvrages antédiluviens, il a fait des recherches sur les peuples civilisés d\u2019avant la création.\u2014 Vous êtes malicieuse, répondit Gabriel, mais pour remonter moins haut, je gage que vous ne savez pas à quel point la civilisation des Tartares et des Mandchous était intéressante 4,000 ans avant l\u2019ère chrétienne.\u2014 Ah! non! certainement.Nous ignorons ces détails, mais puisqu ils sont votre thème favori, donnez-nous-en un aperçu.C était sans doute l'usage, souffla tout bas une des cousines, de se présenter en pardessus dans le monde.(Suite à la page 37) 9 mai 1931 9 A Le M înistre mm ^Nezelof îerre -S\u2019-»»!; , lï'i,» \u2018 ' V i*# ?\u2022* ÏÏH* , :#î Üî 'î ; V \u2022 f.ia.N ¦ ;ïwù ROSE ETAIT EN CONVERSATION AVEC UN JEUNE HOMME.QUARANTE ans, Mlle Aglaé Rondel était comme confite dans un célibat hargneux et autoritaire.Elle habitait à Vimeroy, une petite ville du Maine, une grande maison vermoulue où les courants d'air jouaient à cache-cache sans jamais s'essouffler.Elle y vivait entre sa bonne Hortense, son chat, son caniche et son perroquet.Tout ce monde marchait au doigt et à l\u2019oeil, y compris l\u2019oiseau des tropiques.Les choses participaient aussi à l'obéissance des êtres \u2014 les fauteuils, dans le salon, se tenaient toujours au garde-à-vous lorsqu\u2019elle passait; les piles de linge, quand elle ouvrait les armoires, lui présentaient les armes, et les pots de confitures manoeuvraient, sous ses ordres, comme des corps d'armée.Mlle Aglaé Rondel vivait là impétueusement, dévorée d\u2019ambition dans sa médiocrité, sautant sur les potins qui couraient la ville pour s\u2019aiguiser la langue et se maintenir le sang chaud.Or, un jour, Mlle Aglaé apprit que sa soeur, qui était veuve, venait de mourir.La défunte laissait une petite fille qui s\u2019appelait Rose et allait avoir dix ans.Cette enfant n\u2019avait plus que sa tante pour la recueillir.La tante envisagea tout de suite avec humeur les complications qu\u2019allait provoquer dans sa vie la venue de l\u2019orpheline.Mais pouvait-elle se dérober?Que dirait-on dans Vimeroy si elle abandonnait la fille de sa soeur à des soins étrangers et mercenaires?\u2014 C\u2019est bon, dit-elle enfin, je la prends avec moi.mais il faudra qu\u2019elle file droit! C\u2019est ainsi que la petite Rose fut enrégimentée entre Hortense, le chat, le caniche et le perroquet.Sa tante l\u2019élevait sévèrement, dans la pratique des vieux usages et le respect des principes sacrés.A tout instant, elle lui jetait; \u2014 Tiens-toi droite! Marche les pieds en dehors! Ne fais pas tant de bruit quand tu te mouches! Ou si le délit était plus grave: \u2014 Ah! ma pauvre petite, ce n\u2019est pas avec tes façons que nous serons jamais reçues chez Mme de Brissaut-Fontaine! Car c\u2019était là la plus chère ambition de Mlle Aglaé Rondel: être invitée par Mme de Brissaut-Fontaine qui tenait à Vimeroy un salon aussi fermé que ceux qui font la gloire du Faubourg.Compter parmi les rares privilégiés qui étaient admis à fouler l\u2019Aubusson de la noble dame vous conférait, en effet, un brevet de bel esprit et de nobles manières.C\u2019était un classement définitif, une sorte de hors-concours.Cependant, la petite Rose grandissait.On rallongea ses jupes, ses cheveux flottants furent nattés, puis on lui fit un chignon.Enfin, elle eut dix-huit ans.Elle était jolie, tête blonde, joues à fossettes et coeur plein de soupirs.Un soir de juin, Mlle Aglaé Rondel, qui étouffait dans sa chambre, était descendue chercher un peu de fraîcheur dans son jardin.Elle croyait sa nièce couchée.Tout à coup, elle demeura clouée sur place.Là-bas, dans le clair de lune, contre la barrière, que voyait-elle?.Rose qui était en conversation avec un jeune homme.Jour de Dieu! Elle s\u2019élança.Au bruit qu\u2019elle fit, le galant s\u2019évanouit, mais déjà elle saisissait sa nièce par le bras: \u2014 Que fais-tu là?s\u2019écria-t-elle.\u2014 Je.je causais.ma tante, balbutia la petite.\u2014 A cette heure, et en te cachant de moi?.c\u2019est du propre.et avec qui?\u2014 Avec M.Chasseau, un répétiteur du collège.\u2014 Un répétiteur! Un beau merle! Un coureur de filles! Tu n\u2019as pas honte?\u2014 C\u2019est que.murmura Rose éperdue, je vais vous dire, ma tante.il a l\u2019intention de vous demander.oh! bien respectueusement.ma main.Mlle Aglaé Rondel s'écria: \u2014 T\u2019épouser, toi?Ma nièce être la femme d\u2019un répétiteur! Non, non! un pion, ce n'est pas un mari pour toi.Je t\u2019en trouverai un moi, chez Mme de Brissaut-Fontaine, quand elle nous ouvrira son salon.Rose soupira.Elle avait bonne envie de dire : \u2014 Mais.je l\u2019aime.Elle se tut.Peut-on parler quand on tremble tant et que le coeur est, dans la poitrine, comme un oiseau pris au piège?\u2014 Et puis, poursuivit la tante, je te défends de le revoir, tu m\u2019entends?.D\u2019ailleurs, si je le rencontre, je lui dirai son fait, à ce foutriquet.et compte sur moi jxmr te tenir à l\u2019oeil, ma petite!.En attendant, va te coucher.La pauvre amoureuse obéit.Les jours suivants, elle pleura beaucoup, et, peu à peu, le temps aidant, elle se résigna.Puis le répétiteur eut son changement.Les années passèrent.Mme de Brissaut-Fontaine n\u2019eut jamais l\u2019idée d\u2019inviter Mlle Aglaé Rondel et Rose ne se maria pas.Un matin, en ouvrant son journal, la jeune fille sursauta.Au beau milieu de la première page s\u2019étalait une photographie.C\u2019était celle de M.Chassau, son ancien bon ami.Mais il n\u2019était plus répétiteur : il avait fait son chemin, il était député et, le jour même, interpellait le gouvernement.C\u2019était lui le capitaine du brûlot qui allait bouter le feu au vaisseau ministériel.Rose passa innocemment le journal à sa tante et la guetta du coin de l\u2019oeil.En apprenant la nouvelle, Mlle Aglaé pâlit légèrement, ses lèvres se pincèrent.Elle ne dit rien sur le moment, mais un instant plus tard, à la cuisine, elle houspillait Hortense et les (Suite à la page 2.1) 10 &>8amedl' 9 mai 1931 - SS \u201d - - - - - ,.- WM .iteggj -¦\u2022 S \u2022 ¦ : '&¦ v % \u2022¦: ¦¦ \"h '¦£>.Èé®% F ?-mm mm s) \u2019 s ¦\u2022 - L W wÈm vfmTi mmsamM SÉIEi !¦§&$ BJÉÉ ïiSi ao/mm SP ¦iiiiii àic&Lï m mm mm M» Sss-'C,.- .- w%asii .5- \u2022 \u2022\u2019 IsigSi Wjgî^^è.Junon et Jupiter 1P&F Ua@tB)ïï§ 1E®Êj(&M® E SONT de bien curieuses histoires que l\u2019on trouve dans la mythologie des anciens et celle de deux grands potentats du siel des Grecs, Junon et Jupiter est assurément l\u2019une des plus drôles de toutes.Vous me dispenserez de vous donner la date de naissance de Junon nul ne la connaît, pas même Junon elle-même; il est vrai que la pauvre déesse eut, dès sa naissance une bien terrible aventure qui peut lui avoir fait perdre la notion exacte des évènements.Son père, qui était le fameux Saturne, l\u2019avait dévorée, tout simplement.Et comme la chose l\u2019avait mis en appétit, il avait également dévoré ses deux soeurs, Cérès et Vesta.C\u2019est ce qu\u2019on peut appeler aimer ses enfants, mais vraiment Saturne exagérait.Jupiter qui existait déjà à l\u2019époque trouva la chose abominable et il administra à Saturne une de ces potions vomitives qui font époque même dans la vie d\u2019un puissant dieu de païens.L\u2019effet ne s\u2019en fit point attendre, le goinfre Saturne remit à la circulation les trois futures déesses qu\u2019il avait avalées précipitamment.La mythologie, toutefois, ne nous dit pas si elles étaient un peu endommagées.Quand on fait ses débuts dans la vie au milieu de telles circonstances on doit forcément avoir encore d\u2019autres aventures.Junon n\u2019y manqua point.Il faut vous dire que Jupiter à qui elle devait son retour à la vie était son frère; quand Junon fut devenue jeune fille, ou plutôt jeune déesse, ledit Jupin la trouva si fort à son goût qu\u2019il décida tout net de l\u2019épouser.Il paraît qu\u2019en DANS LES SOMPTUEUX JARDINS DE L'ANCIENNE ROME ON ELEVAIT DES PAONS QUI ETAIENT DES OISEAUX CONSACRES A JUNON CELA N'EMPECHAIT PAS CERTAINS GOURMETS DE CETTE EPOQUE DE LES PAIRE PARAITRE SUR LEUR TABLE LORSQU'ILS ETAIENT ROTIS BIEN A POINT.ces temps fabuleux on n\u2019était pas très scrupuleux sur la morale et les liens de famille ! A vrai dire, Junon ne fut pas du tout de cet avis : elle envoya promener Jupiter avec perte et fracas, mais l\u2019amoureux évincé ne se tint pas pour battu.Comme il avait pas mal de petits talents de magicien, il se déguisa en coucou, lequel est un oiseau pas très beau mais assez sans gêne.Coucou-Jupiter se promenait donc sous ce déguisement quand, un beau jour, il fut surpris par l\u2019orage ; les parapluies n\u2019étaient sans doute pas encore inventés et notre oiseau fut trempé comme une soupe.Il cherchait éperdument un abri quand il eut la chance d\u2019apercevoir Junon ; en deux coups d\u2019aile il la rejoignit et se cacha dans ses bras.Il paraît que le fameux Coucou s\u2019y trouva bien; d\u2019autant mieux que Junon, ne l\u2019ayant pas reconnu, le flattait avec sollicitude.La chose aurait pu en rester là si le Coucou .trop fier de l\u2019aventure, ne s'était pas déclaré lui-même.\u201cJe suis Jupiter!\u201d chanta-t-il en coucou à la belle Junon qui en resta tout épatée puis devint rouge de colère.\u201cEt je t\u2019ai tenu dans mes bras! clama-t-elle désespérée; eh bien, pour que cette faiblesse soit réparée, c\u2019est moi maintenant qui t\u2019ordonne de m\u2019épouser !\u201d C\u2019était tout ce que voulait le malicieux oiseau qui reprit sa première forme et le mariage eut lieu.Notez, mes chers lecteurs, que je n invente rien ;Ies choses se sont ainsi passées .dans la mythologie, et il n aurait pas fait bon que vous souteniez le contraire aux anciens Grecs.Junon fut une épouse modèle, d\u2019une fidélité inattaquable, mais elle était aussi jalouse comme un crin.D\u2019ailleurs il y avait de quoi; son conjoint Jupiter n était pas brillant, lui, sous le rapport des vertus domestiques, il fit des fredaines à scandaliser toute l\u2019Olympe où 1 on ne s\u2019émotionnait pourtant pas facilement.Il y eut plus d une fois des scènes de ménage et des écormfleurs comme Orion, Ixion ou Tantale essayèrent de se poser en consolateurs.Ils en furent pour leurs frais.Junon demeura ce qu elle était, la fidélité même.Elle dénonça les intrigants à Jupiter qui leur fit subir d\u2019effroyables châtiments pour leur audace.(Suite à la page 28J 9 mai 1931 &Soimtâh il 'g!\t1\t\u201c\t~\t.* if » c k FEUILLETON DU SAMEDI LA FIGURE DE CIRE par ELY MONTCLERC w.'¦1 ¦f: n il il M SMBac;*: «arac *l*c »: riK-*:::^*:':*:.:*::*::*::sr-er No 3\t(Suite) PREMIERE PARTIE III Le général et la comtesse de Montperreux donnent une grande soirée en l\u2019honneur des fiançailles de leur fils Claude et de la richissime Inesita Martinez.C\u2019est un mariage d'amour.Le fiancé est pauvre en regard de celle qu'il aime.Mais c'est déjà un aviateur célèbre, un héros.Inesita en est folle.Elle l\u2019aima dès le premier jour, bien que sa vue lui rappelât une terrifiante ressemblance, celle d\u2019un Suédois, secrétaire de son père, qui faillit l\u2019assassiner lorsqu\u2019elle était enfant.La soirée finie, un des domestiques d\u2019extra quitte en hâte l\u2019office pour courir rejoindre deux individus cachés dans le kiosque à musique du Rane-lagh et leur rendre compte des incidents de la fête.Chose étrange, un de ces hommes est la vivante image de Claude et nourrit une effroyable haine contre lnésita.Tandis que ces louches personnages complotent sa perte et celle de sa fiancée, Claude s\u2019occupe d\u2019expérimenter un nouveau stabilisateur de son invention qui lui vaudra gloire et fortune.Plus que jamais il recommanda prudence et discrétion absolues, surtout vis-à-vis des journaux.Si, par miracle, l\u2019homme incriminé était innocent, à quoi bon troubler sa vie ?On n\u2019agirait contre lui qu\u2019à la dernière extrémité.\u2014 Parce que, voyez-vous, conclut le procureur de la République, j\u2019éprouve une répugnance instinctive à croire que ce garçon soit capable de telles infamies ! Comme il cacherait adroitement son jeu ! \u2014 C\u2019est bien mon opinion, approuva le juge, et puis ces deux plaintes en même temps.bizarre! bizarre! Canteleu est mort, l\u2019attentat contre lui est flagrant et son ac-cusation formelle.N\u2019importe! le désir de la vengeance est si puissant chez certaines natures vindicatives!.Enfin, il faut voir.Et, perplexe, les deux magistrats se quittèrent.PtMié en vertu d\u2019un, traité avec la Sociéé des Gens de Lettres.(Commencé dans le numéro du 25 avril 1931.; Enfermés sous une couverture de carton vert, quelques papiers paraphés de signatures, dormirent cette nuit-là dans le tiroir du juge d\u2019instruction.Ils avaient l\u2019air bien simple, ces papiers, et pourtant, à cause d\u2019eux, un orage formidable s\u2019amoncelait sur la tête' du fiancé d\u2019Inesita.Ce mariage, qui semblait devoir ouvrir une ère de félicités, ne serait peut-être que le prélude d\u2019une série de catastrophes inouïes.Rien n\u2019en annonçait le début, et jusqu\u2019à la dernière minute le ciel resta pur.IV Le matin de cette fameuse journée du samedi fut employé chez le notaire à régler pour le futur ménage de Montperreux les questions d\u2019argent.Si grand était l\u2019amour d\u2019Ine-sita pour Claude qu\u2019elle voulait absolument que son mari fût le maître de sa fortune.Le contrat les déclara unis sous le régime de la communauté.Tous les bien d\u2019Inès devenaient donc, à dater de cette minute, la propriété du jeune homme.Le banquier, Juan Moreno, rendit ses comptes de tutelle, remit les titres de rente et les obligations à sa pupille, puis il se frotta les mains, heureux d\u2019en avoir fini avec sa responsabilité.Lorsque les signatures eurent été données, Inès et son fiancé se rendirent au Crédit Lyonnais où la jeune femme avait un coffre-fort.Inès y déposa ses biens qu\u2019elle énuméra complaisamment pour l\u2019édification de Claude, ensuite elle lui fit admirer les superbes bijoux qu\u2019elle possédait mais dont, jeune fille, elle n\u2019avait pu se parer encore.\u2014 A tout cela, dit-elle tendrement, je préfère ma jolie bague de fiançailles, parce qu\u2019elle est un peu de vous, mon Claude aimé.Il baisa la menotte ambrée qui portait le beau rubis entouré de diamants.\u2014\u2022 Toutes ces perles, toutes ces pierreries, j\u2019aurais voulu pouvoir les acheter moi-même, soupira-t-il.J\u2019éprouve de la confusion en me voyant à vos côtés si piètre sire! \u2014 Oh ! mon .chéri, voulez-vous ne pas dire une hérésie pareille.Vous valez par vous seul, vous êtes vous, une personnalité si noble et si haute que vous éclipsez toutes les richesses, tandis que moi, sans argent que serais-je ?une petite fille insignifiante à qui personne ne prendrait garde.\u2014Et votre beauté radieuse?Inès sourit, flattée.\u2014 Il faut bien que j\u2019aie quelque chose en propre, mon chéri ! Si vous me trouvez belle, si je vous plais, mon bonheur est à son comble.Elle remit à Claude une clef du coffre-fort et garda l\u2019autre.Dorénavant il viendrait lui-même chercher ce qui serait nécessaire, car Inesita détestait s\u2019occuper de cela.A dater de ce jour la location était faite au nom de M.et Mme Claude de Montperreux.Quand ils quittèrent les sous-sols de l\u2019établissement et parurent au grand jour du boulevard, la fiancée rayonnait.\u2014 Ouf! dit-elle, voici terminées les choses ennuyeuses.Désormais je ne1 suis plus qu\u2019à vous.\u2014 Aussi un peu à vos toilettes, je parie?Elles vont être sensationnelles.\u2014 Ma foi non, très simples au contraire, mais fort jolies, je crois.Vous verrez, vous me direz si j\u2019ai bon goût.Le mariage civil eut lieu à quatre heures, devant la famille et les témoins.Le maire, homme d\u2019esprit, prononça quelques paroles élogieu-ses à l\u2019adresse des jeunes époux et cela d\u2019autant plus sincèrement qu\u2019ils avaient donné aux pauvres une obole magnifique; à cinq heures tout était terminé.Un dîner intime réunit l\u2019assistance rue de Boulainvilliers.Prise de migraine, Inesita demanda à se retirer tôt.Son mari monta dans la limousine avec la senora Rosario pour l\u2019accompagner.Encore deux jours et puis ce serait l\u2019exquise intimité, la fête perpétuelle de leur union.Sur le seuil de l\u2019appartement, Claude embrassa longuement sa femme; tout bas il osa pour la première fois lui dire: «Tu».A regret, il s\u2019arracha au charme tentateur et, quand la porte fut close qui le séparait de sa bien-aimée, il demeura un grand moment appuyé contre le mur, ne se décidant point à quitter la place.Des domestiques le reluquèrent au passage et sourirent de sa mine d\u2019amoureux transi.Cela lui fit honte; baissant la tête il partit enfin et, comme la nuit splendide et pure invitait à la marche, il s\u2019engagea dans l\u2019avenue Kléber, résolu à rentrer pédestrement rue de Boulainvil-liers.Ainsi il tromperait sa fièvre d\u2019amour, il musèlerait ainsi son impatience.Chose singulière, Claude se sentait ivre, d\u2019une ivresse divine et en même temps angoissé.Il avait le coeur lourd parfois, si lourd que cela le préoccupait, car il ne pouvait s\u2019expliquer qu\u2019un sentiment d\u2019angoisse vînt troubler sa félicité.Et pourtant, pourtant ! n\u2019est-ce point à l\u2019heure où l\u2019homme exulte de joie qu\u2019il semble narguer le destin ?Sur terre il n\u2019est pas de bonheur absolu, l\u2019amertume d\u2019une goutte de fiel doit toujours l\u2019empoisonner, ne serait-ce que de se dire: je suis trop heureux, comment paierai-je tout cela?A plusieurs reprises, pendant qu\u2019il marchait, Claude entendit derrière lui des pas qui semblaient se modeler sur les siens.Se retournant, il vit deux hommes, deux promeneurs comme lui Sk- s§kuïMÂi 12 sans doute, qui suivaient le même chemin, car ils l\u2019escortèrent jusqu\u2019à sa porte.Mais Claude ne pensait qu\u2019à Inésita; ce détail ne retint guère son attention.Inesita, chère Inesita.qui reposait sa tête dolente sur l\u2019oreiller, qui dormait et rêvait de lui, oh! très certainement.Peut rêver d'autre chose que de son mari, le jour où la loi vient de vous unir?Et cependant le fils du général se trompait, Inès ne dormait pas, Inès était même fortement préoccupée, ce qui rendait sa migraine encore plus lancinante.Outre leurs chambres, salles de bain et cabinets de toilette respectifs, la tante et la nièce disposaient d\u2019une salle à manger et d\u2019un salon communs.Depuis le début des fiançailles, Claude fleurissait royalement ce salon et, dès le matin du samedi, il avait envoyé une magnifique corbeille à laquelle étaient venus s\u2019adjoindre maints envois parfumés de la colonie argentine où les deux femmes comptaient nombre d\u2019amis.Or, ce soir, en pénétrant chez elle, Inesita vit, trônant au milieu de l\u2019immense pièce, une corbeille gigantesque composée exclusivement d\u2019énormes daturas blancs et d\u2019arums immaculés.A côtés de cette corbeille, les autres gerbes, quelque splendides qu\u2019elles fussent, paraissaient quelconques.Une exclamation admirative jaillit, poussée par la senora Rosario et sa nièce.\u2014Jamais je n\u2019ai rien vu de plus beau, affirma la tante en faisant le tour de l\u2019immense gerbe tout ennuagée de tulle et ornée de flots d\u2019ancien point d\u2019Angleterre.Vois, Inesita, je disparais sous les corolles.Quelle beauté! Il n\u2019y a que les Parisiens pour savoir ainsi disposer les fleurs! \u2014 Malheureusement, l\u2019odeur des daturas ne vaut pas la magnificence de leurs fleurs.Déjà j\u2019ai une de ces migraines qui compteront dans l\u2019histoire.Tout en parlant, la jeune fille cherchait parmi les branches l\u2019enveloppe portant son adresse, et où devait se trouver la carte de l\u2019envoyeur.BAUME PERSAN\u2014 l\u2019article de toilette idéal pour la femme de goût.Résultats parfaits.Donne des teints d\u2019une rare beauté.Délicieux, doux et rafraîchissant.Aucunement collant.Une lotion veloutée pour stimuler la peau.Toutes les femmes élégantes s\u2019en tiennent invariablement au Baume Persan.II leur donne cette distinction subtile qui fait leur charme.Ce fut vainement, elle vit seulement la banderole timbrée d\u2019or indiquant que cette merveille florale sortait de la première maison de Paris, et la plus chète naturellement.\u2014 Anna, demanda Inès, qu\u2019a-t-on fait de la carte accompagnant cette corbeille?La chambrière parut surprise.\u2014 Je n\u2019ai touché à rien, mademoiselle, et j\u2019étais présente quand on a monté ces fleurs \u2014 Sans doute, objecta la senora Rosario, l\u2019enveloppe mal épinglée se sera perdue.C\u2019est ennuyeux querida, car tu ne sauras qui remercier.\u2014 Vous êtes certaine Anna, qu\u2019on ne vous a pas remis de lettre ?\u2014 Absolument certaine, mademoiselle.Distraitement, Inès parcourut son courrier nombreux, rempli de félicitations, puis, ayant accordé un long regard aux fleurs anonymes, elle souhaita le bonsoir à sa tante et se retira chez elle.Cet envoi la taquinait.A plusieurs reprises elle en parla avec sa camériste, elle se perdit en conjectures, chercha parmi ses amis les plus magnifiques, les plus somptueusement généreux, mais de tous ceux-là elle avait reçu des cadeaux.\u2014 J\u2019ai pensé, fit Anna, que cela venait du.mari de Mademoiselle, car enfin le voile de tulle, les noeuds de dentelle.c\u2019est une gerbe de fiançailles.M.de Montperreux a voulu faire une surprise à Mademoiselle.\u2014 Peut-être.au fait vous avez raison Anna.\u2014 Mademoiselle qui possède déjà de magnifiques dentelles n\u2019en a pas d\u2019aussi jolie.Je m\u2019y connais, c\u2019est de l\u2019Angleterre ancien, il y a de quoi garnir splendidement une robe, et cela représente au bas mot dix mille francs.\u2014 Claude est fou, je le gronderai demain, se dit Inesita.Prise soudain d\u2019une irrésistible sympathie pour le cadeau qu\u2019elle attribuait à son fiancé, la jeune fille voulut le revoir.En robe de nuit, les cheveux épars, elle alla dans le salon qui ressemblait au somptueux magasin d\u2019un grand fleuriste.Mais l\u2019odeur vicieuse des grands daturas épaississait l\u2019air, dominant les parfums mélangés des lilas, des oeillets, des roses blanches.Un éblouissement fit trébucher Inès sur le seuil, la tête lui tournait \u2014 J\u2019y renonce, j\u2019ai trop mal à la tête, murmura-t-elle.Tout endolorie, prise de vertiges, la jeune fille se coucha et sombra aussitôt dans un sommeil lourd, entrecoupé de ces rêves abracadabrants que donne la migraine.Elle sautait sans discontinuer d\u2019un train dans une automobile, s\u2019agitait, se bousculait pour atteindre un but ignoré d\u2019elle-même, et, dominant cette lutte incessante, un homme la suivait partout, un homme qui lui inspirait une terreur folle et qu\u2019elle voulait fuir sans en avoir la possibilité.Cet homme était Carl Sailing, le baron suédois, son ancien flirt, il tenait en mains une fleur de datura dont il obligeait Inès à respirer l'arome délétère.Lorsque le matin, assez tard, Inès s\u2019éveilla, il ne lui restait qu\u2019un souvenir confus de ses songes.La première chose qu'elle dit à son fiancé lorsqu'il vint la voir fut celle-ci.\u2014 Mon chéri, vous êtes le plus prodigue des hommes: m\u2019envoyer une merveille semblable, c\u2019est insensé.Pensez-vous que je mesure à vos générosités la profondeur de votre amour?Claude s\u2019étonna: elle le conduisit devant la corbeille aux fleurs splendides et voulut encore le remercier.\u2014 Ce n\u2019est pas moi, Inès, et je le regrette, dut avouer le jeune homme.Je ne suis point assez riche pour vous faire d\u2019aussi splendides cadeaux ! La jeune femme reçut au coeur un choc douloureux.Il lui semblait qu\u2019un lourd nuage noir obscurcissait tout à coup son ciel et, frissonnante, elle se blottit contre Claude en murmurant : \u2014 Alors qui est-ce?je ne sais pas, je ne comprends pas.\u2014 J\u2019aurais tant voulu qu\u2019elle vint de vous! Je la trouvais splendide, maintenant je ne l\u2019aime plus.Ces fleurs énormes me causent un insurmontable effroi, ajouta Inès.\u2014 Etes-vous puérilement impressionnable ! \u2014 Je déteste les mystères.Pourquoi se cache-t-on ?\u2014 Mais, Inesita, il n\u2019y a nul mystère, c\u2019est votre cerveau exalté qui seul les invente.Rassurez-vous, on a la vanité de ses beaux gestes.L\u2019auteur de celui-ci se fera tôt connaître.Claude eut beau faire, si Inès parut se laisser convaincre pour mettre fin à la discussion, elle 9 mai 1931 n\u2019était pas sincère, car, dès le départ du jeune homme, elle appela sa femme de chambre, et lui ordonna d\u2019enlever sur-le-champ la malencontreuse corbeille \u2014 La dentelle, que faut-il que j\u2019en fasse?.balbutia cette fille, abasourdie par un tel ordre.\u2014 Ce que vous voudrez.jetez-la, gardez-la.peu m\u2019importe.Je ne veux plus voir cette horreur.Du reste les daturas sont vénéneux, ils finiraient par m\u2019empoisonner.Jugeant sa jeune maîtresse légèrement détraquée, Anna en référa à la senora Rosario.Ce fut toute une histoire: celle-ci traitant Inès de folle, voulait qu\u2019elle rétractât ses ordres.Inutiles efforts, il fallut céder à l\u2019entêtée créature et, dans le fond, Anna s\u2019en estima très heureuse, car elle héritait de dentelles splendides.Inès, le reste du jour, essaya vainement de recouvrer son calme; la corbeille mystérieuse ne cessait de l\u2019obséder.Elle fouillait le tréfonds de sa mémoire, y cherchait l\u2019éveil d\u2019un souvenir lointain.Ces fleurs signifiaient quelque chose, le hasard seul n\u2019avait pas présidé à leur choix, l\u2019intention de l\u2019envoyeur était de lui rappeler, soit un épisode de sa vie passée, soit quelque chose ou quelque promesse.Une lueur se fit brusquement, elle se souvint de son rêve, l\u2019image de Carl Sailing lui apparut, tenant en main la fleur vénéneuse.Du rêve imprécis, la mémoire remonta vers les réalités évanouies, Inès se revit assise sur un banc de pierre dans un beau jardin d\u2019hôtel à Rome.Près du banc s\u2019épanouissait un datura tout fleuri.le jeune homme posait sur Inesita ses regards magnétiques, \u2014 ses regards si pareils à ceux de Claude! \u2014 et il osait pour la première fois lui parler d\u2019amour.Charmée, fascinée, elle écoutait.et depuis, ah! mieux valait en rester là, elle ne voulait pas, elle ne voulait plus se rappeler la fatale aventure.Désireuse de respirer un peat d air pur, Inès se mit à sa fenêtre.Sur les terrasses fleuries, une foule élégante prenait le thé à ses pieds et, là-bas, le long de l\u2019avenue, le flot d\u2019autos, de tramways et de passants, s\u2019allongeait, interminable.Jamais les grâces du printemps ne s étaient faites plus attirantes qu\u2019en ce beau jour.Et demain, une ravissante épousée s\u2019appuie- 9 mai 1931 &&amedl 13 rait au sortir de l\u2019église sur le bras de son mari, demain \u2014 la joie, l\u2019espérance enfin comblée \u2014 demain verrait s\u2019accomplir la réalisation définitive du plus cher de ses voeux.Alors pourquoi cette ombre sur son front?Pourquoi ce soupir cruel, pourquoi au fond des yeux l\u2019angoisse imprécise?Pourquoi surtout répéter sans cesse, ainsi qu\u2019une mélopée, ces phrases ambiguës.\u2014 La fleur et l'homme étaient vénéneux, la fleur est le symbole de l\u2019homme.Est-ce lui qui sait mon mariage avec un autre et qui veut me rappeler qu'il existe?Est-ce lui?Va-t-il reparaître pour mon malheur?Devrai-je dire à Claude des choses qui le feront éternellement souffrir afin qu\u2019il me protège contre cet être exécré ?S\u2019il apparaissait soudain devant moi, ne tomberais-je pas morte d\u2019épouvante?ne vais-je pas par mon amour même exposer Claude aux dangers dont je suis menacée ?La méditation finit toutefois par apaiser Inès; après l\u2019accès de découragement vint la réaction optimiste.Elle se persuada non sans raison qu\u2019un homme qui vous en veut à mort ne manifeste pas sa haine à l\u2019aide de moyens aussi galants.Claude était dans le vrai, le donateur se dénoncerait sans aucun doute à la sacristie le lendemain.Et jamais mariée plus radieuse ne fit au son des orgues son entrée dans la modeste église de Saint-Pierre de Chaillot.La foule qui formait la haie sur le seuil, ne savait qui admirer le plus, du marié, de la mariée, ou des ravissantes demoiselles d\u2019honneur.Le défilé à la sacristie dura plus d\u2019une heure et, contre l\u2019attente d\u2019Inès, personne ne parla de la corbeille endentellée.D\u2019ailleurs, l\u2019émotion, la griserie de l\u2019encens et des flatteries, enivraient la jeune femme au point d\u2019effacer de son esprit tout ce qui n\u2019était pas l\u2019heure présente.La réception qui suivit fut brillante et fatiguante.L\u2019après-midi s\u2019achevait lorsque Claude et sa femme eurent enfin échappé aux effusions de leurs parents, de leurs amis.Ils dirent adieu au comte et à la comtesse de Montperreux, à la délicieuse Alys à la très charmante Simone qui avait su bravement en ce jour cruel, dissimuler sa lourde peine, ils dirent également adieu à Juan Moreno et à la senora Caracena, puis rentrèrent au Majestic pour y changer de vêtements, car ils dînaient en tête à tête au cabaret et passeraient la soirée dans un petit théâtre.Le lendemain seulement com-menserait leur voyage de noces, mais à dater de cette minute, il fallait les considérer comme partis.Ils s\u2019appartenaient enfin ! Comme les ouvriers de toute sorte faisaient vacarme à l\u2019hôtel de l\u2019avenue Henri-Martin on ne devait pas songer à l\u2019habiter, c\u2019est pourquoi la tante d\u2019Inès avait cédé son appartement à Claude et était descendue d\u2019un étage au Majestic.Sans perdre de temps, Inès se confia aux soins de sa femme de chambre, tandis que Claude allait revêtir l\u2019habit.Il venait à peine de pénétrer dans son cabinet de toilette qu\u2019on frappa.Croyant que c\u2019était sa chère femme il cria: Entrez ! Un homme parut, à la grande surprise de Claude, un domestique de l\u2019hôtel.\u2014 Monsieur, il y a deux messieurs qui désirent vous parler.\u2014 Je ne reçois personne, voyons! Ce n\u2019est ni l'heure ni le lieu ! Le fils du général n\u2019avait pas achevé que deux personnes à visage sévère parurent dans l\u2019encadrement de la porte.\u2014 Ce que j\u2019ai à faire auprès de vous ne souffre aucun retard, expliqua l\u2019un d\u2019eux.Vous êtes M.de Montperreux ?\u2014 Parfaitement ! \u2014 En ce cas j\u2019entre.Ce disant, il sortait de sa poche et montrait discrètement à Claude, plus ahuri qu\u2019effrayé, une écharpe tricolore.Le domestique s\u2019éclipsa; sur les deux arrivants la porte fut refermée.\u2014 Je suis, poursuivit l\u2019homme à l\u2019écharpe, commissaire de police, et je viens, muni d\u2019un mandat d\u2019amener, m\u2019assurer de votre personne.Par déférence pour votre famille si honorable il m\u2019a été recommandé d\u2019éviter le scandale.Voilà pourquoi j\u2019ai attendu que vous fussiez ici où les choses se passeront sans tapage, pour peu que vous y mettiez de la bonne volonté.\u2014 Est-ce bien à moi que vous en avez?ne commettez-vous pas d\u2019erreur?bégaya Claude.Telle était sa stupeur qu\u2019il flageolait sur ses jambes et devait s\u2019accoter contre un meuble pour ne pas tomber.Le magistrat exhiba son mandat d\u2019amener.\u2014 Voyez, ceci vous concerne et ne peut concerner que vous.Claude-Jean-Edouard de Montperreux, résidant 2 bis, rue de Boulainvilliers; profession: aviateur.\u2014 Mais, pour qu\u2019un mandat d\u2019amener soit décerné contre moi il faut des présomptions bien graves et ma conscience ne me reproche rien.Un jour pareil! la justice chez moi ! une arrestation.je n\u2019y puis croire ! \u2014 Et moi, monsieur, quelque pénible soit-elle, je crois remplir ma mission.\u2014 De quoi suis-je accusé ?\u2014 De manoeuvres criminelles ayant entraîné la mort de l\u2019aviateur Canteleu et de tentative d\u2019empoisonnement sur la personne de miss Cora Sunrise, voilà tout ce que je puis vous dire.Un éclat de rire spasmodique fut la réponse de Claude ; il ne pouvait arrêter le déchaînement de ce rire douloureux, plus terrible que des pleurs.\u2014 Ah! Ah! Ah! Canteleu, Cora.la plaisanterie est bonne.vraiment bonne.Us ont bien choisi leur moment en vérité ! Moi?moi?Ah! Ah! Ah! \u2014 Je vous en prie, monsieur, soyez calme et suivez mon conseil.Personne, vous entendez?personne, pas même votre femme ne saura ce que je suis venu faire ici, si vous êtes raisonnable.Une mauvaise nuit est bientôt passée; ce soir même le juge d\u2019instruction va vous voir.Vous lui fournirez des éclaircissements qui, s\u2019ils sont reconnus vrais, amèneront une prompte mise en liberté.On savait que vous partiez en voyage demain, c\u2019est pourquoi on m\u2019a contraint à presser le mouvement, car ce voyage pouvait parfaitement durer des années.\u2014 Seulement un mois.\u2014 Oui, vous le dites, mais admettez que vous ayez des raisons sérieuses de fuir Paris.Alors vous disparaissiez et.Une rougeur ardente empourpra le visage du jeune mari ; il reçut l\u2019allusion comme on reçoit un soufflet.\u2014 C\u2019est sérieux à ce que je vois ; on accepte comme vraies les divagations d\u2019un malheureux fou, et d'une.d\u2019une femme tarée! Voilà ce que vous appelez la justice?eh bien! elle est propre! La figure sévère du magistrat se figea sur une expression d\u2019exceptionnelle gravité.\u2014Je n\u2019ai que trop discuté déjà; cessons, je vous prie et suivez-moi de bon gré, sinon je me lave les mains de ce qui arrivera.Vous vous expliquerez avec le juge d\u2019instruction.J\u2019ai un mandat, je l\u2019exécute, je ne m\u2019occupe pas d\u2019autre chose.Alors Claude comprit qu\u2019il fallait obéir, il envisagea l\u2019horreur de sa situation, le contraste existant entre cette chambre si claire, si gaie, et l\u2019atroce douleur qui le poignait.Adieu le doux tête-à-tête, adieu le soir des noces, les heures exquises vers lesquelles tendait tout son être.adieu nuit d\u2019amour! Un cachot nu et sale, tel serait son abri.Puis, comble de disgrâce du sort, voici qu\u2019on l\u2019accusait de meurtre, d\u2019empoisonnement, lui! au total, deux crimes d\u2019une insigne lâcheté.Pour que la justice se fût risquée à l\u2019arrêter, il fallait qu\u2019elle se crût bien assurée de sa culpabilité! Qui sait quelles infâmes machinations avaient été ourdies dans l\u2019ombre?Les méchants, qui ne reculent devant aucun expédient, sont si forts ! \u2014 Oh! se prit à murmurer, entre haut et bas, le pauvre garçon, ce serait à désespérer de toute équité si je ne faisais pas éclateT mon innocence.Mais en attendant, mon père, ma pauvre maman.Alys.et Inès, acheva-t-il dans une explosion de désespoir.\u2014 Croyez-moi, suivez mon conseil et vous en serez quitte pour le minimun d\u2019ennuis.Où est votre épouse?Là, à côté?\u2014 Elle s\u2019habille, nous allions sortir ensemble.Quelle dérision ! \u2014 Laissez-lui un mot, faites appel à son énergie, à sa tendresse, pour qu\u2019elle feigne une parfaite tranquillité et que votre arrestation passe inaperçue.Demain, je l\u2019espère pour vous, tout sera expliqué; vous reviendrez alors et oublierez vite ce contretemps.Le commissaire n\u2019avait que trop raison.Fils de soldat, soldat lui-même, Claude était accoutumé à l\u2019obéissance aux plus durs devoirs.Il se résigna, ou plutôt si son être se convulsait d\u2019indignation, Pour les douleurs rhumatismales.\u2014 Les douleurs et maux dans la sciatique et du rhumatisme devraient être traités avec l'Huile Eclectrique du Dr Thomas.Les propriétés calmantes et sanitaires de ce fameux remède ont été démontrées depuis cinquante ans.Em-ployez-la aussi pour les douleurs inflammatoires, coupures, écorchures, contusions et foulures soit pour les êtres humains ou les animaux. 14 il sut se contraindre à la résigna-tion apparente.Promptement il traça quelques lignes pour sa femme, car il redoutait maintenant qu\u2019elle ne fût prête et ne vînt l\u2019appeler.Ceci achevé, il endossa un pardessus.\u2014 Partons, dit-il.Aucune des personnes que l\u2019on rencontra n\u2019eut le moindre soupçon en voyant ces trois hommes qui semblaient deviser lp plus tranquillement du monde, et qui, une fois hors de l\u2019hôtel, montèrent dans un auto-taxi dont le chauffeur aussitôt se mit en marche.Il était six heures, mais M.Broderil attendait néanmoins le prévenu, désireux de lui poser immédiatement certaines questions.Ce n\u2019avait point été sans de fortes hésitations que le magistrat avait signé le mandat d\u2019amener, mais devant le résultat stupéfiant des enquêtes discrètes ordonnées par lui, il avait bien fallu s\u2019y résoudre.Miss Cora Sunrise avait dit vrai.Dans les endroits par elle cités, on connaissait, et Dieu sait ce que signifiait le mot : connaître, un jeune homme surnommé Cloclo, qui répondait trait pour trait au signalement de Claude.Les renseignements fournis sur Cloclo étaient déplorables.Il se grisait, il exploitait les femmes, trichait au jeu et avait des fréquentations plus que louches.Ainsi donc, la personnalité sympatique du jeune aviateur n\u2019était qu\u2019une façade honorable, servant à dissimuler un être abject et crapuleux?Les coudes sur son bureau, le juge d\u2019instruction philosophait assez mélancoliquement et se demandait non sans tristesse ce qu\u2019il adviendrait de tout ceci, lorsqu\u2019un bruit caractéristique près de la porte lui apprit l\u2019arrivée de Claude.Aussi blanc que le plastron de sa chemise, les lèvres en sang à force de les avoir mordues, le mari d\u2019Inès fut introduit auprès du juge qui, en apercevant ce grand garçon aux beaux yeux bleus si clairs et si francs, éprouva une émotion singulière.Ne permettez pas aux vers de saper la vitalité de vos enfants.Si vous n'y prenez pas garde les vers feront un mal irreparable à la constitution de l\u2019enfant.Les petits malades ne peuvent vous dire leur mal mais il y a d\u2019autres signes auxquels les mères reconnaissent qu\u2019une dose de Miller\u2019s Worm Powders est nécessaire.Ces poudres agissent promptement et expulseront les vers du système sans inconvénients pour l\u2019enfant.9 mai 1931 De la tête aux pieds, il le toisa et songea que les apparences sont en vérité bien trompeuses, car, non prévenu, il eût pris Montperreux pour le plus brave et le plus honnête garçon de la terre.\u2014 Je ne veux pas ce soir, dit-il au mari d\u2019Inès, vous faire subir un interrogatoire, Je désire simplement, par égard pour votre famille, user des plus grands ménagements vis-à-vis de vous, ne pas vous traiter en un mot comme un prévenu ordinaire.J\u2019aurais voulu, je vous le dis en toute sincérité, n'avoir jamais à vous mander ici au titre où vous voici.Si vous êtes arrêté, c\u2019est que la nécessité m\u2019y a contraint; les charges qui pèsent sur vous sont lourdes, très lourdes.personne autant que moi ne souhaite vous les voir écarter.Savez-vous de quoi l\u2019on vous accuse ?\u2014 M.le commissaire m\u2019en a touché deux mots sans entrer dans les détails.Je les attends impatiemment de vous, monsieur.Comprenez ce que ma situation a de terrible, ajouta le pauvre garçon d'une voix déchirante.Ce matin, je me suis marié avec une créature que j\u2019adore, ce soir me voici prisonnier, éloigné des miens, horriblement malheureux! Qu\u2019on en finisse vite, sans quoi je\u2019 ne réponds plus de ma raison.\u2014 L\u2019accident qui a coûté la vie à Canteleu n\u2019est pas imputable au hasard seul.Le moteur a été faussé; une des ailes de l\u2019appareil adroitement sciée aux deux tiers, devait infailliblement se briser.Lorsque ceci fut constaté, on interrogea Canteleu mourant; c\u2019est vous qu\u2019il accusa.\u2014 Il a osé! Il n\u2019a pas craint, à l\u2019heure suprême, de proférer un semblable mensonge?Ah! le malheureux, le malheureux! Protester de mon innocence serait enfantin, monsieur, et je m\u2019étonne de vous voir prendre au sérieux des paroles qui ne sont que la manifestation ultime d\u2019une haine qui jamais ne voulut désarmer.Quel intérêt avais-je à la mort de Canteleu?En quoi me gênait-il?Si l\u2019un de nous deux jalousait l\u2019autre, ce n\u2019est pas moi.Car c\u2019est moi qui par mes succès lui portait ombrage, le reléguait au second plan, et cela, il n\u2019a pu me le pardonner.\u2014 Votre raisonnement paraît juste; d\u2019emblée je l\u2019ai tenu moi aussi.Malheureusement outre le raisonnement il y a les faits, les témoignages.\u2014 Quels faits, quels témoignages ?\u2014 D\u2019abord ceci \u2014 le magistrat exhiba le mouchoir taché de cambouis \u2014 ceci qu\u2019on a trouvé auprès de l\u2019appareil que devait monter Canteleu! \u2014 Mais! s\u2019exclama Claude avec une surprise sincère, ce mouchoir m\u2019appartient.\u2014 Je ne vous le fais pas dire; cette trouvaille constitue une charge sérieuse, je ne vous le cache pas.C\u2019est Charny, le mécanicien de Canteleu, qui a ramassé votre mouchoir quelques minutes avant le drame.Il s\u2019est uni à son patron pour vous accuser de sabotage meurtrier.\u2014 Charny?ce misérable que mon mécanicien à moi, un honnête et digne garçon dans toute l\u2019acception du terme, surprit au moment où il s\u2019introduisait dans le hangar où est enfermé mon nouveau monoplan! Charny, qui reçut alors une correction méritée! Informez-vous et votre religion sera éclairée là-dessus.\u2014 Hum! précisément, les informations prises ne concordent point avec vos dires.Le bruit court que vous détestiez Canteleu, que vous cherchiez toutes occasions de lui manifester votre animosité et l\u2019avez menacé à maintes reprises.\u2014 Vraiment?fit Claude dans un rire amer.\u2014 Oui ; les témoignages sont là-dessus formels et nombreux.\u2014 Vous avez entendu les amis de Canteleu, qui ont tout intérêt à répandre ces calomnies.Vous entendrez les miens; l\u2019air de la chanson variera ! \u2014 Je les entendrai, je ferai la lumière complète! aussi complète que possible.\u2014 M\u2019abaisser, moi, à cette lâcheté sans nom! Assassiner dans l\u2019ombre, et pourquoi?pour rien, pour assouvir une basse rancune?Cela ne me ressemble guère, monsieur!! J\u2019ai l\u2019habitude de regarder en face mes ennemis.Et d\u2019ailleurs je ne haïssais pas Canteleu, c'est lui, lui seul.Je le plains d\u2019avoir osé mentir, sachant que personne jamais plus ne pourrait lui demander compte d'une telle infamie, ou bien on l\u2019a circonvenu.Charny lui aura monté la tête et, d\u2019un commun accord, ils ont imaginé cette délation ignominieuse.\u2014 Justice sera faite, n\u2019en doutez pas.\u2014 En attendant j\u2019aurai souffert dans ma liberté, courbé le front sous une suspicion déshonorante; en attendant, mon père, tous les miens seront éclaboussés par l\u2019injuste flétrissure.\u2014 Hélas il est, pour un magistrat, de bien pénibles situations! Je vous parle d\u2019homme à homme, le juge n\u2019interviendra que plus tard.Voyez-vous, nous avons eu au Parquet la main forcée par un enchaînement fatal de circonstances.Vous vous prétendez innocent du meurtre de Canteleu, votre attitude paraît sincère, votre voix m\u2019émeut, vos cris me bouleversent, je vous crois, je voudrais vous croire.je vous croirais absolument s\u2019il n\u2019y avait, outre l\u2019accusation d\u2019un mort et d'un vivant, cette trouvaille du mouchoir.\u2014 Celui qui prétend l'avoir faite est suspect.Un mouchoir, cela se perd aisément.Il a pu le trouver ailleurs et mentir comme pour le reste.\u2014On se renseignera, on cherchera.Mais il n\u2019y a pas que cela, il y a la tentative d\u2019empoisonnement contre miss Cora Sunrise, et c\u2019est pour le moins aussi grave que le reste.\u2014 Ah! oui, Cora, je l\u2019avais oubliée.Sur quoi repose sa plainte ?\u2014 Sur ceci: elle a reçu récemment une boîte de fruits confits; son chien y a goûté et en est mort.L analyse des fruits, a démontré qu ils avaient été saupoutrés de cyanure.Et c\u2019est moi qui aurais fait cette jolie besogne?Grand merci à miss Sunrise.Réellement, j\u2019en suis à me demander pourquoi j\u2019aurais voulu ôter la vie à une aussi jolie personne; elle ne me gêne en rien, je vous assure.Tous ces gens qui s\u2019entendent pour m\u2019accabler, cela finit par être ridicule à force d\u2019invraisemblance.M.Broderil prit un air soucieux.Oui, d abord on pense de la sorte, on se dit: C\u2019est trop grossier pour être vrai, ajouta le juge.Mais.- Evidemment, il y a un mais, ht Claude.\u2014 Sans doute, mais lorsqu\u2019on va au fond des choses, on fait de bien étranges découvertes.Quelles découvertes ?-J\u2019hésite à les révéler ; j\u20ac vous vois si différent de ce que j\u2019im».ginais. 9 mai 1931 ^Samedi \u2014 Oh! monsieur, n\u2019hésitez pas.Vous avez eu la bonté de me dire que ce soir nous causons ici d\u2019homme à homme.Votre bienveillance à mon égard exige en retour une absolu franchise.Je n\u2019ai rien à cacher.Aucun de mes actes, si loin que je remonte dans ma vie, n\u2019est répréhensible; jamais, sciemment, je n\u2019ai fait ni souhaité du mal à quelqu\u2019un.Sans doute, me voyant heureux, des êtres bas et vils, des jaloux, veulent détruire ce bonheur; je suis victime d\u2019un complot.et mes ennemis ont avec 6oin choisi ce moment pour porter leurs coups.Grâces leur soient rendues, ils ont réussi.J\u2019échapperai à leurs tentatives ou bien alors ce serait à désespérer de la justice, mais ils seront parvenus à me torturer.Combien d\u2019heures, combien de jours devrai-je endurer mon supplice ?Mes cher parents, j\u2019en réponds, aucun doute ne saurait les effleurer, mais ma femme, ma femme, que pensera-t-elle?Ne perdrai-je pas sa tendresse ?Anéanti, ivre de douleur, Claude s\u2019affala sur une1 chaise devant le bureau du juge.La crainte torturante qu\u2019il venait d\u2019exprimer lui brûlait le coeur, des larmes humectèrent ses yeux et la vue de ces larmes bouleversa M.Broderil.Irrésistible, sa sympathie volait vers l\u2019être charmant qu\u2019il avait en face de lui, et dont les traits ne respiraient que franchise, honnêteté, droiture.Pas une fausse note, pas une intonation révélatrice ide cette double nature qu\u2019il était censé posséder.Accoutumé à frôler les plus abjects criminels, le magistrat se piquait à bon droit de psychologie.Eh bien, non! il avait beau mettre en oeuvre toutes ses facultés d\u2019observation, ou Claude de Montperreux était un génie dans son genre, ou il était tout simplement un honnête homme, car rien ne décelait en lui l\u2019hypocrite individu perdu de vices qu'on lui avait dépeint.Voilà pourquoi, renonçant aux finesses subtiles des interrogatoires ordinaires, il avait dit, et le résultat des enquêtes ordonnées.Le mari d\u2019Inesita écouta sans broncher; seul un frémissement, parfois, trahissait qu'on le touchait au vif.Lorsque le magistrat eut terminé, il réfléchit un instant, puis : \u2014 Elle aussi se venge, murmura-t-il, et sa vengeance lui ressemble par une espèce de raffinement bien féminin.J\u2019ai promis d\u2019être franc, je le serai.Du reste, c\u2019est très simple.Miss Cora Sunrise, je répugne à vous en faire l\u2019aveu, eut pour moi un caprice.Caprice sans doute aussi vite oublié que satisfait si.je l\u2019avais satisfait.Mais j\u2019eus le tort de résister à ses avances, car elle était l\u2019amie d\u2019un de mes plus chers amis.Elle nous brouilla quand elle s\u2019aperçut que j\u2019étais irréductible et me traita d\u2019imbécile, jurant qu\u2019un jour je paierais cher l\u2019affront que je lui infligeais.-Que se passa-t-il entre votre ami et vous?\u2014 Rien de saillant.Il me battit froid pour commencer; on se vit plus rarement; un jour il oublia de me saluer en public.Je compris: miss Sunrise avait employé l\u2019habituelle tactique qui toujours réussit; elle avait renversé les rôles, prétendu sans doute que je la courtisais.Certains propos d\u2019amis communs me renseignèrent et, ma foi, je jugeai mon ami si sot et si naïf que je dédaignai de m\u2019en expliquer avec lui.Notez, au surplus, qu\u2019une explication aurait tourné contre moi, car, complètement sous le joug de cette femme, il ne m\u2019aurait pas cru.Bien mieux fis-je de m\u2019abstenir.\u2014 Il y a longtemps de cela?\u2014 Environ deux ans.\u2014 Vous avez revu miss Sunrise ?\u2014 Jamais, sauf de loin, au théâtre.Jamais.ah! si, une fois ou deux je la rencontrai sur les champs d'aviation, certains jours de grandes épreuves.Elle me sourit le1 plus aimablement du monde et ne tenta pas de se rapprocher de moi.Je pouvais me croire oublié ou absous.Je me trompais; elle a la rancune tenace \u2014 Ainsi, vous pensez que l\u2019empoisonnement des fruits confits fut machiné par elle ?\u2014 Comment en douterais-je ?A moins que miss Sunrise, qui passe pour être mauvaise camarade, ne se soit créé des inimitiés farouches parmi le monde des acteurs.\u2014 Elle prétend tout le contraire.Sauf vous, elle ne connaît personne, affirme-t-elle, qui lui veuille du mal.\u2014 Mais, je ne lui veux pas de mal! Je vous répète pour miss Sunrise ce que je vous ai dit pour Canteleu, son accusation ne résiste pas à un examen approfondi; elle ne tient pas debout.\u2014Ici nous ne sommes pas d\u2019accord.Il y a, paraît-il, des raisons à ce crime; miss Sunrise vous gênait.Claude fit entendre un bref et douloureux éclat de rire.\u2014 La pauvre! Quelle présomption!.tenir si peu de place au soleil et s\u2019imaginer qu\u2019elle me porte ombrage ! \u2014 Ne plaisantez pas, même amèrement; je vous assure que vous vous trouvez dans une situation extrêmement fâcheuse et que vous aurez beaucoup de mal à sortir de cette impasse.Si ce qui arrive a été voulu par vos ennemis, ils sont d\u2019une incroyable habileté, car ils ont su tirer parti de tout; vos écarts de conduite les ont puissamment aidés.Le fils du général sursauta.\u2014 Mes écarts de conduite?répéta-t-il avec lenteur.Cette fois je ne comprends plus.\u2014 Voyons, un bon mouvement; cela du moins vous pouvez l\u2019avouer.Ne niez pas que dans un certain monde ultra-léger on vous ait surnommé Cloclo, ne niez pas que vous fréquentiez un tripot interlope et le bar attenant, avenue Trudaine.Inutile de dire que M.Broderil attachait ses yeux, tout en parlant, sur le prévenu, afin de voir quel effet lui produiraient semblables révélations Ce qu\u2019il vit, ce n\u2019était ni la honte d\u2019être découvert, ni le dépit, ni l\u2019humiliation; ce qu\u2019il vit et qui le bouleversa, ce fut une protestation indignée du regard et du geste, une fureur et un étonnement sans bornes.\u2014 Moi! moi! moi! haleta le pauvre garçon, moi fréquenter ces endroits louches! Je défie qu\u2019on y relève une trace de mon passage.Certes, je ne suis pas un saint, et il m\u2019est arrivé comme à tous les jeunes gens de prolonger parfois en compagnie de camarades une soirée passée au théâtre.Je suis allé souper dans les restaurants de nuit, je suis même monté quelquefois à Montmartre, mais, vous l\u2019avouerai-je, c\u2019était bien plutôt pour ne pas me fame moquer de moi que par plaisir, car je m\u2019y suis toujours royalement ennuyé, et je déteste veiller passé deux heures du matin.Quant aux tripots, c\u2019est encore plus simple; ni tripots, ni cercles 1$ n\u2019ont jamais reçu ma visite, attendu que j\u2019ai horreur du jeu.\u2014 Voilà qui est en contradiction formelle avec ce que nous savons.De multiples témoignages attesteront vos séjours fréquents à l\u2019Auguste\u2019s bar, où le souvenir de vos orgies demeure vivace.\u2014 On connaît, en ces lieux infâmes, Claude de Montperreux?s\u2019effara le jeune mari.Et le magistrat de rectifier ; \u2014 On n\u2019y conaît que Cloclo dont le signalement est identique au vôtre.Cloclo qui avoue être le fils de famille, mais refuse de nommer ses parents par respect pour eux.Or, ce Cloclo recherché des uns, redouté des autres, ce Cloclo sur lequel l\u2019avis des habitués d\u2019Auguste\u2019s bar est unanime, ne se montre plus depuis près de deux mois; le bruit court qu\u2019il se range, qu\u2019il se marie avec une jeune fille très riche.\u2014 On connaît tout au moins son domicile ?\u2014 Non.c\u2019est-à-dire qu\u2019il eut des domiciles de passage dans quelques hôtels borgnes de la Butte, chez des filles qui lui donnaient l\u2019hospitalité les jours de dèche et même l\u2019aidaient de leur argent; quant à son vrai domicile personne n\u2019a pu l\u2019indiquer et nul ne s\u2019en étonne.-C\u2019est un type qui se cachait pour faire la bombe, a déclaré le tenancieT du bar; j\u2019ai beaucoup d\u2019habitués comme lui.\u2014 Oh! quelle horreur! Et c\u2019est à un pareil individu que l\u2019on m\u2019assimile ?\u2014 Un de nos inspecteurs qui vous suit depuis quelques jours est parvenu à prendre un instantané de vous, avenue Kléber, devant le Majestic.Quoique la photographie soit petite, la silhouette est fort bien venue.Cette image a été montrée à plusieurs clients d\u2019Auguste ainsi qu\u2019à Auguste lui-même.Tous se sont écriés : \u2014 Pas de doute, c\u2019est Cloclo! Le grand frisson qui parcourt l\u2019épiderme aux instants tragiques d\u2019une existence, souffla sur le mari d\u2019Inesita son haleine glacée.Il eut la perception que le danger devenait terrible, il sentit que peut-être ses forces seraient insuffisantes pour le conjurer et qu\u2019alors tout serait perdu: honneur, amitié, amour, liberté.N\u2019importe, il fallait avoir du courage, se raidir sur le seuil de l\u2019abîme, chercher désespérément la menue branche salvatrice et $s> Samedi 16 s\u2019y cramponner jusqu\u2019à ce que l\u2019orage fût passé.D\u2019un mot, il résuma ces réflexions.\u2014 Je serais indigne du nom que je porte, si je me laissais abattre.Plus de faiblesse! Le bonheur des miens dépend de mon énergie.Achevez de grâce, monsieur, achevez de me verser le fiel de vos révélations.il est utile que je sache jusqu\u2019où mes ennemis ont poussé la fourberie.\u2014 Donc, des gens m\u2019ont reconnu ou ont cru me reconnaître ?demanda Claude.\u2014 Oui, sans la moindre hésitation, répondit le juge.\u2014 Preuve que tout ceci est organisé de longue main et qu\u2019un individu ayant ma tournure joue un rôle dans le complot.\u2014 J\u2019ai pensé à cela moi aussi.Cet homme aurait donc également votre écriture?L\u2019adresse écrite sur la boîte de fruits glacés, comparée à des lettres de vous que possède miss Sunrise.\u2014 Je n\u2019ai jamais écrit à cette femme, interrompit nettement Claude.\u2014 Elle n\u2019en exhibe pas moins deux lettres très significatives qu\u2019elle prétend avoir conservées pour se défendre contre vous au besoin.Elle vous redoutait, vous sachant de taille à ne la point ménager, vous, dont elle connaît les tares morales.Je répète ses propres paroles, je n\u2019exprime pas une opinion, se reprit le magistrat.J\u2019entre en révolte quand je relis les termes de la plainte et que je vous regarde et que je vous entends.Vous n\u2019êtes pas l\u2019être abject que miss Sunrise dépeint, ou bien alors c\u2019est à désespérer de jamais savoir lire sur un visage ! D\u2019un geste instinctif, Claude tendit sa main loyale à l\u2019homme brave et bon qui savait si paternellement le réconforter.Et, chose unique dans les fastes judiciaires, le juge d\u2019instruction prit cette main, la serra longuement, avec une émotion si communicative que de nouvelles larmes, mais plus douces celles-là, noyèrent les yeux du mari d\u2019I-nesita.Il dit, d\u2019une voix basse et profonde : \u2014 Quoi qu\u2019il arrive, monsieur, soyez remercié.Je n\u2019oublierai jamais la preuve d\u2019estime que vous me donnez en cet instant.Elle m\u2019est doublement précieuse, venant de vous que tant de calomnies répugnantes devraient avoir prévenu contre moi! La douleur du malheureux Claude eût apitoyé un garde-chiourme ; à plus forte raison le magistrat équitable et parfait, l\u2019homme au grand coeur généreux qui avait nom Just Brode-rü.Il pensait avec raison que les devoirs d\u2019un juge ne sont point incompatibles avec la bonté.Sa longue carrière, souvent pénible, au lieu de le blaser, l\u2019avait rendu d\u2019une sensibilité presque maladive.Et puis, précisément, parce que les hommes sont souvent vils, il en avait pitié.une grande, une immense, une inépuisable pitié ! \u2014 Du courage, mon pauvre enfant, dit le magistrat.La trame où vous vous débattez est serrée; vous aurez du mal à vous défendre, mais comptez que je ne vous ferai par défaut Loin de moi l\u2019idée de ne voir en tout accusé qu\u2019un coupable! La justice, hélas! a un bandeau sur les yeux, non pas allégoriquement, mais réellement parfois.Nous ne pouvons tout voir ni tout entendre; nous en sommes réduits à statuer sur les faits.Bien fou serait celui qui s\u2019en tiendrait là, car U ferait le jeu des bandits assez rusés et assez forts pour nous duper, nous, les juges.Du premier moment, j\u2019ai senti que vous deviez être l'objet d\u2019une haine formidable ; ce fut une sorte d\u2019intuition fulgurante qui me traversa l\u2019esprit.Ensuite, je me trouvai devant un tel amoncellement de preuves morales et matérielles que, sans vous croire absolument coupable je penchais vers la probabilité sur certains points; le jeu, l\u2019ivresse.et sachant à quel point ces vices démoralisent un être je.enfin ma conviction n\u2019était plus aussi forte.Mais je vous vois, je vous entends, et toute ma sympathie va vers vous.En tant qu\u2019homme vous êtes victime d'une machination longuement et minutieusement ourdie, en tant que magistrat je dois faire état des plaintes portées contre vous.Demain le rôle du magistrat commence; ce soir, examinons ensemble les armes qu\u2019emploient vos ennemis et cherchons leur point faible.\u2014 Merci! ah! merci! répétait Claude en sanglotant.\u2014 Sachez-le, ajouta M.Brode-ril, je suis trop respectueux de mon mandat pour l\u2019enfreindre par quelque manoeuvre incorrecte.Ce que je fais, j\u2019ai le droit et le devoir de le faire.En haut lieu, du reste, on m\u2019a recommendé vis-à-vis de vous beaucoup de ménagements.Vous n\u2019êtes point traité comme un prévenu ordinaire; le nom glorieux de votre père plaide en votre faveur.Ceci, cependant n\u2019exclut pas l\u2019impartialité.\u2014 Je suis innocent! mes mains sont pures ; je n\u2019ai rien tenté contre Canteleu, encore moins contre cette femme qui se venge aujourd\u2019hui d\u2019avoir été dédaignée.Je prouverai sans peine que je ne suis pas l\u2019homme qu\u2019elle vous a dépeint.Ses calomnies, j\u2019en aurai vite raison.\u2014 Il y a mieux que des paroles, je vous le répète, observa le juge: il y a des lettres, des lettres fort compromettantes.Prenant dans le dossier une feuille de papier, M.Broderil la plaça sous les yeux de Claude.\u2014 Mon écriture! s\u2019exclama le mari d\u2019Inès.Et ce cri qui, pour tout autre, eût constitué un aveu, fut au contraire le signe indubitable de l\u2019innocence proclamée.Par sa franchise parfaite, Claude gagnait à la fois le coeur et la raison de son juge.Tout cela était trop bien machiné, s\u2019enchaînait trop mathématiquement et justifiait le proverbe: Qui veut trop prouver ne prouve rien.\u2014 Vous reconnaissez votre écriture ?\u2014 Oui, il me semble.\u2014 Regardez mieux l\u2019adresse.\u2014 Je ne me souviens pas d\u2019avoir jamais écrit à miss Sunrise et cependant c\u2019est à s\u2019y méprendre, puisque je m\u2019y trompe moi-même ! \u2014 Que sera-ce quand vous connaîtrez la teneur de ces épitres ! Je vais vous les lire.«Ma chérie il faut que tu me rendes un immense service et je ne puis m\u2019adresser qu\u2019à toi seule.«J\u2019ai perdu sur parole dix mille francs hier.Mon créancier ne plaisante pas, il exige le paiement de sa dette dans les vingt-quatre heures, sinon, dit-il, il parlera.«Cela signifie qu\u2019il me fera un tas d\u2019ennuis et que je serai «brûlé».Vrai, ce n\u2019est pas le moment.Je t\u2019en prie, aide-moi à sortir du guêpier, et compte sur ma reconnaissance.«Ton Cloclo*.9 mai 1931 Seconde missive : «Ma bonne Cora, il faut encore que je revienne à la charge; je mijote en ce moment une affaire qui me mettra sur le velours de façon définitive, mais, pour la réussir, j\u2019ai besoin de faire figure.Aide-moi et tu ne t\u2019en repentiras pas.«Je te rendrai en gros, je te le promets, toutes tes gentillesses, passées, présentes et.futures.«Ce soir si tu veux, je viendrai causer de ça avec toi, car ce serait trop long de t\u2019expliquer par lettre.Attends-moi vers dix heures.«Ton toujours Cloclo.» Ayant achevé sa lecture à voix haute, M.Broderil regarda le prévenu.Une expression de surprise méprisante animait les traits de Claude; il ne paraissait ni troublé ni confus, mais simplement indigné; un sourire amer plissait ses lèvres.\u2014 Elle va un peu loin, la charmante Cora! Néanmoins c\u2019est de Vous pouvez avoir une santé sonde, une belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, enrichir votre sang avec le Réformateur Myrriam Dubreuil, approuvé par des sommités médicales.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite sous l\u2019action bienfaisante du Réformateur.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses.Le REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL est un tonique reconstituant et possédant la propriété de raffermir et de développer la poitrine en même temps que sous son action se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux bienfaisant pour la santé générale.Le Réformateur est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune fille qu'à la femme.Engraissera rapidement les personnes maigres GRATIS.Envoyez 5c en timbres et nous vous enverrons Gratis notre brochure illustrée de 32 pages, avec échantillon Myrriam Dubreuil.Notre Réformateur est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d\u2019épuisement nerveux, quel que soit leur âge.Correspondance strictement confidentielle.Les jours de bureau sont.Jeudi et Samedi, de 2 heures à 5 heures p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL Boite Postale 2353 \u2014 Dent.2 5920 Durocher, près de la rue Bernard, Montréal, Canada.NE SOUFFREZ PLUS! Pourquoi rester une malade languissante quant il ne tient qu\u2019à vous d'étre bien portante ?La question est assurée avec le Traitement Médical GUY C\u2019est le meilleur remède connu entre toutes les maladies féminines, des milliers de femmes ont, grâce à lui.victorieusement combattu les déplacements.inflammations, périodes douloureuses, douleurs dans la tête, les reins ou les aines, etc.Avec ce merveilleux traitement, plus de constipation, palpitation, alourdissements, bouffées de chaleur, faiblesse nerveuse, besom irraisonné de pleurer brûlements d\u2019estomac, maux de coeur retards, pertes, etc., etc.Veillez à votre santé surtout si vous vous préparez à devenir mère o usi le retour d'âge est proche.Envoyez cinq cents en timbres et neus vous enverrons GRATIS une brochure illustrée de 32 pages avec échantillon du traitement F.Guy.CONSULTATION : Jeudi et Samedi, de 2 hrs à 5 hrs p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL Boîte Postale 2353 \u2014 Dépt 25 5920 Durocher, près de la rue Bernard, Montréal, Canada.dangereux qui fait de vous une force redoutable et malfaisante.J\u2019ai été fascinée, je l\u2019avoue, emportée dans un tourbillon vertigineux.Seulement vous vous êtes trop hâté de chanter victoire et je me suis vite aperçue, vous connaissant mieux, que je ne vous aimais pas sincèrement.\u2014 Il vous semble ; comment expliquez-vous alors votre élan vers Claude de Montperreux auquel on dit que je ressemble comme un frère ?N est-ce pas à cause de cette ressemblance que.\u2014 Silence! ne profanez pas le sentiment ineffable et doux que j\u2019éprouve pour Claude.Ah! lui, lui! il est votre vivante antithèse.Tout ce qu\u2019il y a en vous de répugnant et de louche est chez Claude pur et clair.Vous êtes la fourberie, il est l\u2019honneur, vous avez un visage menteur, le sien tient tout ce qu\u2019il promet.Ne vous comparez pas à mon mari.Je vous le défends.Cari fit entendre un ricanement bref.\u2014 Votre mari?pauvre mari qui voit bien mal finir le jour de son mariage.\u2014 Sa disparition est votre oeuvre, je parie ?\u2014 Mon Dieu, il y a de cela, charmante Inès.\u2014 Quel piège lui avez-vous tendu?\u2014 Un piège très adroit où il est tombé à l\u2019heure marquée.Ne savez-vous pas que j\u2019obtiens tout ce que je veux?Et cela je l\u2019ai voulu, je l\u2019ai voulu ardemment ! C\u2019était à la fois une revanche et la réalisation du plan que je me suis tracé.Un homme de ma trempe ajou-ta-t-il, tandis que ses prunelles étincelaient et que ses narines palpitaient d\u2019orgueil, un homme de ma trempe constitue une des plus puissantes forces de la nature.Si vous m\u2019aviez compris, avec votre fortune que n\u2019aurions-nous pas obtenu ! \u2014 Moi, entrer dans vos combinaisons dégradantes?pouah! \u2014 Question de préjugés; vous êtes sotte ma chère et il vous en cuira.\u2014 Quel mal veut-on faire à Claude ?Moi je m\u2019abandonne, je sens que j\u2019ai mérité mon sort.Je ne devais pas mentir ni cacher à mon fiancé l\u2019atroce aventure; j\u2019ai eu peur de perdre son amour! j\u2019ai eu peur surtout de le faire souffrir.N'importe, j\u2019ai péché, cela m\u2019a porté malheur.Aussi jef ne lutte pas.Mais lui qui ne vous a rien fait, lui qui ne vous gêne en rien, pourquoi l\u2019attaquer?\u2014 Ça, ma petite, c\u2019est une chose spéciale.Mon père est en compte, paraît-il, avec la famille de Montperreux; nous avons agi de concert, ses entreprises servant les miennes.Rassurez-vous toutefois, la vie de votre mari n'est pas en péril.Quant à sa liberté, ce serait trop de chance si les braves jobards de magistrats entre les pattes desquels nous avons fourré ce cher garçon, le gardaient un bon bout de temps.Les erreurs judiciaires sont fréquentes, malgré cela mieux vaut ne pas se leurrer d\u2019espérances fallacieuses.Votre époux devant Dieu et devant les hommes en sera sans doute quitte avec quelques semaines de préventoin.Vous voyez que ce n\u2019est pas bien grave.Inès mit sur ses yeux ses belles mains chargées de gemmes étincelantes, et pleura plus fort.Elle se maudit avec l\u2019impétuosité de sa nature exotique d\u2019être la cause première des maux qui accablaient Claude, Claude qu\u2019hélas! elle ne verrait plus.Cari la regardait et l\u2019écoutait sans s\u2019émouvoir.Il semblait jouir de cette souffrance, oui, vraiment il s\u2019en délectait.Tout à coup la jeune femme interrompit ses plaintes pour dire à l'aventurier: \u2014 Vous aimez l\u2019argent, je le sais.Puis-je acheter ma liberté et celle de Claude?J\u2019y mettrai le prix, je vous donnerai la moitié de ma fortune.Le fils de Chauffard esquissa une moue dédaigneuse.\u2014 C'est insuffisant?En voulez-vous les deux tiers?Non.Les trois quarts alors?Non encore?Et bien! tout, je vous donnerai tout si vous l\u2019exigez.\u2014 Merci, ma charmante.Dispensez-vous de m\u2019offrir ce que je puis prendre sans permission.Votre fortune aussi bien que votre personne sont à moi.Certes, je ne fais pas fi de l\u2019or, néanmoins ici il ne vient qu\u2019en seconde ligne.C\u2019est à vous que j\u2019en avais d'abord.\u2014 Vous ne m\u2019aimez pas.vous avez joué la comédie de la passion pour m\u2019attirer dans le piège.Sans l\u2019ombre d\u2019une hésitation, il avoua.\u2014 C\u2019est vrai, l\u2019amour est un tyran qui domine et aveulit, or, je ne veux être tyrannisé par per- 9 mai 1931 sonne.J\u2019ai des appétits, des désirs, j\u2019ignore l\u2019amour.__Par conséquent qu\u2019avez-vous à faire de moi ?L argent doit vous suffire.\u2014 Et la vengeance, ma belle Inès, la vengeance que 1 on prépare savamment, que 1 on savoure longuement, comme un mets délectable?Oubliez-vous que j\u2019ai lieu de vous en vouloir ?Malgré l\u2019air de douceur avec lequel Cari prononça cette phrase, Inès frémit.Le fragile espoir par elle caressé un instant s\u2019évanouit et, dfi nouveau, l\u2019ombre se fit en elle.Lassée avant d\u2019avoir engagé la lutte, elle ferma les yeux et se confina dans le silence.Jules Chauffard regardait complaisamment défiler les arbres chargés de feuilles nouvelles, car l\u2019Ecumoire' était entré dans le bois de Boulogne et il longeait à l\u2019allure modérée qui est de rigueur, l\u2019allée de Longchamp, où se pressaient encore nombre de promeneurs et d\u2019équipages.Brusquement, après avoir dépassé la Cascade, ce fut la vaste pelouse du champ de courses.Le soleil allait disparaître derrière le Mont-Valérien; c\u2019était l\u2019apothéose quotidienne toujours aussi émouvante, le ciel paraissait en flammes.Saisi d\u2019admiration, car à ses heures il était poète, le pseudo-baron s\u2019écria : \u2014 Oh! quelle splendeur, regardez, ma chère !Ce coucher do soleil est idéal! La Seine a l\u2019air de charrier des flots de sang ! Inès regarda comme malgré elle.On passait le pont de Sures-nes et, en effet, coloré par la pourpre agonisante du soleil, le fleuve était rouge.Superstitieuse, l\u2019Argentine se signa en murmurant : \u2014 Mauvais présage.\u2014 Vous ne me demandez pas où je vous conduis?fit Cari.\u2014 A quoi bon?ici où là, tout m est égal.Vos dispositions sont prises, n\u2019est-ce pas?Je suis sans défense et vous êtes sans pitié.Il suffit de voir vos yeux pour deviner le fauve qui se cache en vous.Décidément, nous ne sommes plus amis ?Amis, quand mon coeur est gonflé de haine?Chaque fois que ma pensés s\u2019est reportée vers vous, j\u2019ai eu le rouge au front.(A suivre) ^ mai 1931 Samedi 21 POUR LA GALERIE VOYEZ \u2014 Va dormir, répéta le champion d'une voix dure.Et, glissant tous la main amicale qui lui flattait l\u2019épaule, il s\u2019en alla derrière MacCarthy.Chaque fois qu\u2019il passait près des petites tables des dîneurs joyeux, il se redressait, cherchant en vain le chapeau gris, les cheveux très blonds de Fabienne Louse.Depuis le début de la course, l\u2019artiste passait là ses soirées et une partie de ses nuits.Elle y venait pour lui, pour l\u2019encourager, le réconforter.Durant la deuxième journée, la plus pénible d\u2019une épreuve de cent quarante-quatre heures, son regard bleu, son doux sourire avaient plus fait pour le Soutenir que les mixtures compliquées de Pirolles.Pour elle surtout il voulait triompher.Le hasard avait réuni, un soir de \u2019\u2019générale\u201d, dans les coulisses d\u2019un music-hall, l\u2019ancien apprenti de Billancourt, l\u2019ancienne midinette de la rue de la Paix, le champion du monde et la vedette de cinéma, deux enfants de la balle, bien parisiens, jeunes, beaux, dans tout l'éclat du succès.\u2014 Attention, mon fils, disait Pirol-le, tu vas faire une bêtise.\u2014 Bah ! elle est du peuple, moi aussi.Je gagne deux cents billets par an.Pourquoi ne me mariera is-je pas comme tout le monde?\u2014 Elle a été du peuple.Elle n\u2019en est plus.T\u2019as pas connu Riffon qu\u2019avait gagné les 1000 kilomètres en 1902, t'es trop jeune.Eh bien, c'est comme ça qu\u2019il a tourné en galette.Quand on veut rester un as faut épouser une ménagère, j\u2019te le dis, mon p t.t.\u2014 Ça va, coupait Chevillard frois- sé.Quand après l'effort, le coureur venait s\u2019étendre sur le lit de repos qu\u2019Irri-goyen et lui occupaient à tour de rôle, Fabienne le veillait maternellement, lui faisait prendre les bouillons, les jaunes d\u2019oeufs battus préparés par Pirolle.Lorsqu\u2019il était en piste, elle s\u2019accoudait à la balustrade.A chaque tour, que le peloton roulât avec monotonie ou que la tentative de démarrage d\u2019un Jacquet ou d\u2019un MacCarthy, deux enragés, l\u2019obligeât dans une détente terrible, à ramener ses camarades, il l\u2019apercevait.Les clairs yeux bleus, les dents étincelantes disaient: \"Va, va, je suis là, je prends ma part des acclamations qui te suivent, va .\u201d Et il se sentait fort comme au jour où devant des milliers de spectateurs en délire, il avait battu le record du monde à l'heure sans entraîneurs et gagné le titre de champion.Mais ce soir, ce soir, pourquoi ne venait-elle plus dans sa baraque, ne l\u2019en-courageait-elle plus au passage?Elle était là, il le savait.Un soupçon le mordait, si douloureux qu\u2019il en oubliait de surveiller ses adversaires et qu\u2019une (Suite de la page 1) tentative de l\u2019Italien Vala le surprit.Ayant perdu soixante mètres, il dut foncer furieusement pour rejoindre le lot un instant disloqué.Des sifflets se croisèrent au-dessus de la vaste cuvette, car le peuple n\u2019admet pas une défaillance de ses idoles.Revenu à sa baraque, où la place d\u2019Irrigoyen restait chaude, Chevillard regarda Pirolle bien en face.\u2014 Elle était là, hein?\u2014 Oui.Alors, il ne douta plus.Depuis quelques heures, toutes les attentions de Fabienne allaient à Irrigoyen.Comme il le haïssait soudainement ce basque superbe aux yeux noirs, aux joues bleues de matador, son meilleur camarade jusque-là.Un désaccord entre eux, toute tactique devenait impossible, et c\u2019était la course perdue.Pendant trois jours encore, Chevillard, sombre et désespéré, reprit sa place dans la ronde, chaque fois qu\u2019il le fallut.En passant devant le quartier des coureurs, encombré de vélos, de pièces de rechange, d\u2019outils, de bouteilles, de victuailles, il reconnaissait souvent babienne au milieu des mécaniciens et des soigneurs, mais quand il descendait de machine, elle avait déjà fui pour von courir Irrigoyen.La chercher dans la foule.Il avait trop de fierté pour cela.Tenaillé par la jalousie, il devait rouler les sachant ensemble .dans la baraque, et quand il se reposait, l\u2019image de l\u2019artiste souriant au passage de son rival l\u2019obsédait.Les chances de succès de l\u2019équipe diminuaient d autant plus que, pour briller aux yeux de Fabienne, Irrigoyen démarrait hors de propos et se fatiguait visiblement.Seule, l\u2019idée de sa vengeance soutenait Chevillard.Quelques heures avant la fin, alors que tous les teams encore en course auraient à coeur de tenir jusqu\u2019au bout, il se dirait malade, se laisserait choir au besoin, et abandonnerait.Irrigoyen ne pourrait trouver un autre équipier et il ne ferait pas figure de vainqueur devant celle qui lui réservait désormais ses applaudissements.Mais quand vinrent les dernières heures, le courage de ces hommes suscita un fol enthousiasme.Leur allure s\u2019accélérait, soutenue par les cuivres de l\u2019orchestre, les chants populaires, cinglée par les cris et les bravos de douze mille spectateurs.Chevillard roulait toujours, partagé entre l\u2019angoisse de se déshonorer à ses propres yeux et la rage de voir arriver Irrigoyen à côté de lui.Brusquement il comprit qu'il était trop tard, il ne pouvait plus abandonner.Alors, morne et machinal, dernier du peloton, il suivit, en attendant la fin .De la voûte bleue de fumée, une voix lança: \u2014 Eh! Chevillard, t\u2019es fini?D\u2019instinct, sous l\u2019insulte, il démarra, penché en gargouille sur son guidon, les mâchoires crispées, avec une expression féroce.En quelques secondes, il dépassa ses concurrents désorientés, prit dix mètres, vingt mètres, et, à mesure que son avance s\u2019accentuait, un hurlement montait, tourbillonnait autour de la grande cuvette gondolée, celui des arènes espagnoles où l\u2019on tue des bêtes, celui des cirques romains où l\u2019on tuait des hommes.\u2014 Chevillard .Allez .Allez.En vain, MacCarthy, Jacquet, Vala menaient tour à tour la chasse, il gagnait toujours du terrain.Des milliers de voix réclamaient Irrigoyen qui, prolongeant 1 effort de son camarade pouvait réussir à prendre un tour, et son maillot bleu apparut, en effet, sur la piste, mais mal lancé, le coureur effectua une mauvaise reprise.On sentit qu\u2019il se laisserait rejoindre.Les huées montèrent: \u2014 A l'école, Irrigoyen .Puis aussitôt, un cri formidable, Chevillard était reparti.La fièvre de la foule se concentrait en lui.Il n\u2019entendait plus que la grande voix populaire.On eut dit que ses muscles agissaient sous l\u2019impulsion de toutes ces énergies tendues.Sa fatigue tombée d\u2019un coup, ayant retrouvé ses jambes des jours de records, il fonçait presque sans comprendre, parce qu\u2019on le voulait là-haut.comme vos Yeux sont plus forts et plus beaux Quand vous aurez les yeux lourds, irrités, fatigués, appliquez-y quelques gouttes de l\u2019inoffensive Murine.Puis remarquez comment cela les rafraîchit, comme vous les seritez tout de suite plus forts et plus beaux.Des millions emploient maintenant celle vieille lotion de confiance pour garder leurs yeux clairs, propres et brillants.Essayez-la! WWl/ff/AE» Ë Ë Wpour voa /\tYEUX Soyez Populaire Apprenez ^Musique\u2019 GUITARE Hawaïenne BANJO .UKELELEE Déjà nos cours par correspondance ont appris à des milliers de personnes des deux sexes à Jouer l\u2019un de ces Instruments populaires.Vous aussi vous pouvez apprendre chez-vous, sans vous déranger, en recevant vos instructions (en français) par la malle.Rien de plus facile.Quelques semaines suffisent poux apprendre à Jouer.Un superbe Instrument de qualité est envoyé ABSOLUMENT GRATIS avec la première leçon.Apprenez à jouer un de ces instruments, dans quelques semaines vous pourrez facilement jouer dans les soirées, réunions, accompagner le chant, etc.Vous serez envié, vous serez recherché pour votre musique Remplissez ce coupon aujourd\u2019hui faites une croix indiquant quel Instrument vous aimeriez Jouer.Sans aucun frais pour vous, vous recevrez toutes les informations concernant le cours de votre choix.\u2022 M\tI\u2014 _ _\t.CONSERVATOIRE DE MUSIQUE Hawaïenne Enhg H-74 St-Joseph, Québec Absolument GRATIS et sans obligation de nia part, envoyez-moi les détails de votre cours pur correspondance Guitare Hawaïenne 0 Ténor Banjo Q Ukeîelée 0 Indiquez votre choix par un X.Nom______________________________________ Adresse Aux lignes Harmonieuses VÆ a toujours été un des charmes de la femme.Pourquoi envier celles de vos soeurs que la nature a mieux favorisées que vous?quand par l'emploi des A la sortie d\u2019un village, il vit les maillots versicolores de ceux qu\u2019il regagnait après les avoir vaincus.La cloche sonnait pour le dernier tour.Alors, sûr d\u2019avoir diminué son rival, il se redressa pour passer le poteau d\u2019arrivée, cheveux au vent, narines palpitantes, s\u2019abandonnant à la griserie de recevoir en pleine figure l\u2019ovation brutale que la populace réserve aux héros, aux athlètes, aux cabotins.André Reuze PILULES PERSANES vous pouvez donner i- votre poitrine cette rondeur et cette fermeté si recherchées.Sous l\u2019influence des Pilules Persanes creux des épaules disparaissent et la Corée remplit d'une chair terme et abondante les se les bonnes pharmacies.Expédiées franco, par la malle, sur réception du prix.Agents SOCIETE DES PRODUITS PERSANS PHARMACIES MODELES GOYER 256.rue Sainte-Catherine Est.\tMontréal LISEZ\t\u201c\t\u2014~ LA REVUE POPULAIRE En vente partout :-IJ Sous K2 &gkmtdb 9 mai 1931 ~^g«aii«aawiaiigBigaimitai8,wFa^.'ttf.tmsms*ai3K^K3*3E3aai:as.\u2019:s«ïaQaB.-3if-i*îa«î»3qara-jh-jt'm -m-im :* aa* :*-* arataca¦-?- mm 4\u2014Le capitaine remercia chaleureusement son sauveur, mais il lui fallait remplir son devoir.H fit l\u2019homme prisonnier.5\u2014Pendant ce temps le bandit avait mis tout l\u2019or dans un sac attaché à la selle d\u2019Eclair et il avait mis le feu à la maison.6\u2014Le capitaine Joliooeur ne tarda pas à s\u2019apercevoir de son erreur.H s\u2019était trompé d\u2019homme.\u2022utidBS 4uüiyfc> /ifi'f îîfflUi, WMmtfù mmi, SSKS&î & ' ttC~J cmi\\V Hé-.' v^mvinTiv» V t ' 5 kilt- 7\u2014n revint vivement vers la maison en flammes et le pauvre mineur ne put que constater son désastre.8\u2014Toute sa réserve d\u2019or avait été volée, n avait travaillé de langues années pour amasser tout cet or.9\u2014Le voleur se sauvait avec son or.\"Eclair\u201d courait de toute la vitesse de ses jarrets agiles.10\u2014Lie bandit avait besoin de manger et de se désaltérer.H s\u2019arrêta près d'un camp de sauvages.11\u2014Le capitaine et le mineur s\u2019étaient mis en route pour rejoindre le voleur.Un indien leur dit avoir vu passer un homme à cheval.12\u2014Dans le camp des sauvages un homme se rendit compte qu\u2019il y avait de l'or dans le sac du voleur.(La mite de cette histoire dramatique dans LE SAMEDI de la semaine prochaine.) 50 ^ Samedi 9 mai 1931 HENRI & LUCIEN EPISODE NUMERO 23 1\u2014Henri ne savait pas ce que contenait le sac\t2\u2014Us arrivèrent bientôt à l\u2019auto brisée et pri-\t3\u2014Ils mirent des pierres dans le filet afin qu\u2019il qui était tombé à l'eau mais il savait qu\u2019il était rent le filet de pêche avec lequel ils voulaient trou- puisse aller jusqu'au fond de 1 étang, d\u2019une grande valeur.\tver le sac.îilr\u2019ftl(Vi*.\u2018Hljliv ai *X ' \\ ._ - IMS wm.mm 5 \u2022\u2022\t.\u2022\t' v\\V » K Mil warn 4\u2014Ils jetèrent le filet à l\u2019eau mais ils durent re-\t5\u2014Une fois les enfants s\u2019aperçurent que le filet\t6\u2014Ils tirèrent de toutes leurs forces et.sortirent pêcher le filet plusieurs fois.H était toujours vide.était très lourd.Qui avait-il dedans?\tun sac die voyage.C'était sans doute ce qu'ils cher- chaient.¦oc-iri Ji!M> \\V!T/Zâ *!§¦ & m :¦ : 7\u2014Les enfants étaient si intentionnés à voir ce que contenait le sac qu\u2019ils ne virent pas venir les deux hommes.8\u2014Henri ouvrit le sac.Il était rempli de bijoux et de pierreries d'un grand prix.C\u2019étaient des bijoux volés.9\u2014A ce moment les deux voleurs, se précipitèrent sur les deux enfants pour reprendre leurs bijoux.10\u2014Il y eut une lutte terrible et personne ne vit mm le facteur qui arrivait avec un agent de police.~y -«,¦*- mmm 11\u2014Les enfants furent sauvés car ils auraient sûrement été tués par les deux voleurs.12 L agent reconnut les bijoux comme ceux qui avaient été volés dans un grand magasin.Il y eut une récompense que les enfants reçurent.(La suite de cette belle histoire dans LE SAMEDI de la semaine prochaine.) Co1\u2014 mm 9 mai 1931 3k$a/mëdl 31 MA MAISON DE CAMPAGNE Monologue comique par Paul Coutlée (Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur.) Je me suis loué une belle petite maison de campagne poux passer l\u2019été avec ma femme.Elle est assez grande, elle mesure .elle mesure .non, elle n\u2019a pas de pieds, elle repose sur des fondations.C\u2019est pas comme celle de mon frère, elle n'a même pas de fondations, elle n'est pas encore construite.Ce que je n'aime pas à la campagne ce sont les moustiques.Je ne les aime pas les moustiques, par contre, ils m'ont voué un amour débordant.Un pharmacten m\u2019a vendu quelque chose de bon pour les moustiques, mars j\u2019aimerais avoir quelque chose de .pas bon.J\u2019ai bien pensé de mettre du coton à fromage dans mes fenêtres, mais le fromage attire les rats.Et si je ne puis pas dormir avec les moustiques je ne puis pas, non plus, dormir avec les rats.Le remède serait pire que le mal.Ma maison est située à .tout dépend si vous préférez me croire, moi, ou croire celui qui m\u2019a loué ma maison .ma maison est située à huit milles de la gare du chemin de fer.C\u2019est pratique, car nous ne sommes pas incommodés par la fumée-des locomotives.Les communications sont commodes, il y a sept trains par jour, mais il en faudrait un huitième, car je les manque généralement tous les sept .oh, pas tous les jours, non, tous les soirs seulement.L\u2019été dernier, dans mes trois mois, j\u2019ai passé exactement deux jours à la campagne, C\u2019est pas mal.Lorsque je manque mon train je ne téléphone jamais à ma femme pour l\u2019avertir, car elle ne me répondrait pas.C'est une drôle de nature, ma femme; elle ne me répondrait pas .parce que nous n\u2019avons pas le téléphone.Mais ma femme ne s\u2019ennuie pas toute seule à la campagne.Elle se distrait.J\u2019ai le radio et ma femme essaie d\u2019avoir le dernier mot avec le haut-parleur.Ça l'amuse et elle a généralement plus de succès qu\u2019avec moi.Tous les étés c\u2019est la même situation qui se répète: ma femme va à la campagne et moi je rate mon train.Je passe mes vacances en ville pendant que ma femme les passe à la campagne.Vous ne me croirez jamais, mais ça me fait du bien .à ma femme aussi du reste.Tiens, j\u2019entends le sifflet de la locomotive.C\u2019est mon train qui vient de partir sans moi.Et dire que c\u2019est tous les soirs comme ça.Je suis malchanceux! JEUNES GENS! JEUNES FILLES! qui récitez dans les salons, achetez QUE NOUS DIS-TU t (62 déclamations comiques), MES MONOLOGUES (67 déclamations comiques).En vente dans les librairies ou chez l\u2019auteur.M.Paul Coutlée, 410-est, Blvd St-Joseph, Montréal.$1 le volume.LE CONDAMNE A MORT Le geôlier.\u2014 Avez-vous un dernier souhait à faire ?Le condamné.\u2014 Oui, je voudrais laisser pousser tout ma barbe.APPRECIATION \u2014\tNe vous fiez jamais à lui, c\u2019est un homme faux qui vous passe la main dans le dos par devant et vous crache au visage par derrière.PAS ÇA \u2014\tVenez me voir demain et je vous donnerai du travail.\u2014\tMais quels appointements me donnerez-vous ?\u2014\tJe vous paierai suivant vos capacités.\u2014\tOh! non, c\u2019est un salaire de famine, ça.A L\u2019HOPITAL Le chirurgien.\u2014 L\u2019amputation des deux jambes est inévitable.Le patient.\u2014 Vous croyez, docteur ?Le chirurgien.\u2014 Oui, pour vous \u201cprolonger\u201d il faut vous \u201craccourcir\u201d.L'OPTIMISTE \u2014Ça y est.la panne! Je parie qu\u2019il y a encore une bougie encrassée! SUR LA RUE mm mm L\u2019agent.\u2014 Je vous surprends à mendier.Le mendiant.\u2014 Non, monsieur, je tendais la main pour savoir s\u2019il pleut.IMPOSSIBILITE \u2014\tFais comme moi, fume en travaillant, ça donne du coeur à l\u2019ouvrage.\u2014\tMais, je ne peux pas.je suis scaphandrier.RETOUR DE PECHE \u2014\tJe reviens de la pêche à la truite.\u2014\tVous en avez pris ?\u2014\tNon.\u2014\tAlors comment savez-vous que c\u2019était plutôt de la truite que vous pêchiez ?DEVINETTE! \u2014Pourquoi le chien du camionneur aboie-t-il ?Till y U, t-.-îfK 32 Samedi 9 mai 1931 PRECAUTION .\"JJ \\ ' ~- 5\\T^ \u2014Chaque plant a sa trappe, comme ça chaque fois qu\u2019un poulet entre dans mon jardin, il est pris.LES MALADES \u2014\tAlors te voilà maintenant hors de danger.\u2014\tPas tout à fait, le docteur revient demain.AU TRIBUNAL Le juge.\u2014 On vous a vu déménager un paquet de 350 livres.L'accusé.\u2014 J\u2019ai agi dans un moment de faiblesse.A L\u2019HOTEL Le voyageur.\u2014 Comment, cinq dollars pour la chambre, pour une nuit.Combien me prenez-vous pour le garage de mon auto ?L'hôtelier.\u2014 Mais rien.Le voyageur.\u2014 Alors je coucherai dans mon auto.AU RADIO Monsieur (écoutant le radio).\u2014 J\u2019entends Los Angeles.Madame.\u2014 Et tu n\u2019entends pas quand je t\u2019appelle, pour la soupe.CONFUSION \u2014Dites-moi, Marie! et votre pays, est-il beau?\u2014Mon pays?Oh! voui, Madame, qu\u2019il est beau!.C\u2019est un grand brun qui O\u2019nomme Jean -Pierre.V .VJ) a .\u2022 \u2022 ! ,w: t: = \\\u2019*r X mm.LA BRIQUE La femme maigre.\u2014 Je vais aller faire une cure aux \u201ceaux .(Os) Le monsieur pas galant.\u2014 Je vois, vous allez guérir le mal par le mal.VANTARDISES \u2014\tDans ma famille on vit vieux.Mon oncle est mort à cent dix ans.\u2014\tCent dix, c\u2019est peu, dans ma famille personne n\u2019est encore mort.LA RAISON \u2014\tComment, tu es brune et ton petit frère est blond.\u2014\tOui, il est né depuis que maman s\u2019est fait teindre les cheveux.EN VILLEGIATURE Madame.\u2014 Ce n\u2019est pas que j\u2019adore la campagne, mais je suis contente de changer d\u2019air.Monsieur.\u2014 Si tu prenais un air aimable.JARDIN ZOOLOGIQUE Elle.\u2014Exouscz-moi do vous serrer le bras, mais ces animaux ont l'air féroce.Lui.\u2014Oh! si ces méchantes bêtes vous font peur.allons voir les tigres! H Bm DISCOURS PROFOND L\u2019orateur.\u2014 Je bois à l\u2019avenir qui ne saurait manquer d\u2019arriver et au passé qui ne reviendra jamais (tonnerre d\u2019applaudissements) AU MAGASIN L\u2019employé.\u2014 Des chapeaux?Nous en avons dans toutes les formes et dans tous les prix.Ça dépend de ce que vous voulez y mettre Le client.\u2014 Moi, je veux y mettre la tête, comme tout le monde.AU RESTAURANT Le garçon.\u2014 Vous avez laissé tomber quelque chose à terre.Le client.\u2014 Oui, mon beefsteak.Le garçon.\u2014 Oh! ça n\u2019a pas d\u2019importance.Le client.\u2014 Oui, car mon râtelier est après.STUDIEUX \u2014\tNotre enfant aime beaucoup la lecture.Dès qu\u2019un livre lui tombe sous la main, il le dévore.\u2014\tC\u2019est donc cela qu\u2019il a une mine de papier mâché.AVIS pitié d\u2019un pauvre aveugle qui n\u2019a que des faux yeux poux 9 mai 1931 &3amedli 33 LES PARAPLUIES \u2014\tLe parapluie que tu m\u2019avais prêté?Je l\u2019ai prêté à Durand qui l\u2019a prêté à Dupont.\u2014\tSapristi, Dupuis qui l\u2019avait emprunté à Dubois qui me l\u2019a prêté, le réclame.REMINISCENSES L'enfant.\u2014 Papa, qu\u2019est-ce que c\u2019était L\u2019AGE D\u2019OR ?Le père.\u2014 C'était le temps où on ne parlait pas sans cesse de l\u2019argent.LA DIFFERENCE \u2014\tMon cher, voici un billet de cinq dollars comme il n\u2019y en a pas beaucoup.\u2014\tQu\u2019a-t-il d\u2019extraordinaire ?\u2014\tIl est à moi.CHEZ LE MEDECIN \u2014\tAvec ma goutte, est-ce que je puis prendre des bains de mer ?\u2014\tOh! vous savez, dans la mer, une goutte de plus ou de moins.POURQUOI \u2014Il ne m'a donné qu\u2019un seul baiser.\u2014Pourquoi, un seul.\u2014C\u2019est un avaricieux.CHEZ LE DENTISTE \u2014\tEst-ce vrai, docteur, que vous arrachez les dents sans douleur?\u2014\tAssurément, madame, je vous avoue que dans les premiers temps ça me faisait quelque chose, mais maintenant ça ne me fait plus rien.RECETTE \u2014\tPour faire une poule bouillie, c\u2019est très simple, vous tuez d\u2019abord une poule.\u2014\tSapristi, tuer une poule.et vous dites que c\u2019est simple.A LA PRISON Le condamné.\u2014 La potence, bah, vous verrez que jusqu\u2019au dernier moment je garderai mon sang-froid.Le geôlier.\u2014 Oui, on dit ça, puis à la dernière minute.on perd la tête.CONSOLATION \u2014\tEs-tu enfin consolé de la mort de ta femme ?\u2014\tPas encore, les compagnies d\u2019assurances sont si lentes à payer.CONSULTATION V-J' \u2014J'ai mal partout; aux jambes, aux bras, au ventre.\u2014Descendez-vous d\u2019aïeux robustes?\u2014Docteur, je descends des \u201cCroisés\u201d!.\u2014Oui, je vois.vous avez des.maux croisés!.RECHERCHE \u2014\tIl me faudrait huit mille punaises, trois mille coquerelles et mille deux cent cinquante rats.\u2014\tQue veux-tu faire?\u2014\tJe déménagé et mon propriétaire exige que je laisse les lieux dans l\u2019état où je les ai pris.HEUREUSEMENT L\u2019enfant.\u2014 Papa, qui est-ce qui a inventé les écoles ?Le père.\u2014 Charlemagne.L\u2019enfant.\u2014 Est-ce qu\u2019il est mort ?Le père.\u2014 Oui.L\u2019enfant.\u2014 C\u2019est bon pour lui.PAS DK SES AFFAIRES \u2014Monsieur! Monsieur! Ma femme vient de tomben à l\u2019eau! \u2014Je vous dirai, Monsieur, que fai horreur des gems qui racontent leurs netins histoires au premier venu_ 34 Sè$a/medh 9 mai 1931 Pour vous Instruire et vous Amuser NOTES ENCYCLOPEDIQUES JEUX DE SOCIÉTÉ LE RENARD, LA POULE ET SES POUSSINS Un joueur fait le renard, un autre la poule, le reste des joueurs constitue les poussins.Prenant la tête, la poule a derrière elle tous ses poussins placés à la queue-leu-leu se tenant par les hanches.Le renard cherche à attraper le poussin de queue, ce qu\u2019empêche la poule, qui exécute des mouvements de défense imités par les poussins qui ne doivent pas cesser de se tenir par la hanche, car se lâcher donnerait partie gagnée au renard.JEU DE LA POSTE Le chef de jeu dispose quatre joueurs représentant chacun une ville, soit: Paris, Montréal, New-York, Québec.Il donne à quatre autres joueurs un message à porter en indiquant que le télégramme court, la lettre marche, le colis rampe, la carte postale saute à cloche-pied.Il crie: \u201cUn télégramme pour telle ville\u201d, \u201cUne lettre pour ici\u201d, \u201cUne carte pour là\u201d.Les joueurs chargés LES CRAYONS en EQUILIBRE Dédiée à MM.les écoliers, cette expérience consiste à faire tenir dans l\u2019espace deux crayons en équilibre: l\u2019un, qui doit rester horizontal, reposant par sa pointe sur une aiguille ou suspendu par cette pointe à l\u2019extrémité d\u2019un fil ; l\u2019autre crayon, qui doit se tenir vertical, ayant sa pointe vers l\u2019ex- \u2022-V/C-vV MM* Mm rsrivv.y.y:.': gjjÉgllgjj de message doivent en se dirigeant vers la ville désignée prendre Failure que comporte la nature du message, chose beaucoup plus difficile que l\u2019on croit, car l\u2019enfant a toujours tendance à partir en courant dans n'importe quelle direction.Entre chaque départ, on chargera l\u2019emplacement des villes.Tout joueur n\u2019ayant pas adopté Failure voulue devient \"ville\u201d.Le départ est celui qui, après quatre départs, n\u2019a pas été \u201cville\u201d COLIN-MAILLARD A LA CORDE On munit le joueur aux yeux bandés d\u2019une ficelle longue de trois ou quatre mètres, et ayant une belle à son extrémité.Autour de l\u2019aveugle, les joueurs forment cercle et s\u2019arrêtent de tourner quand il lance la balle sans lâcher le bout de ficelle, afin de toucher un joueur.Un d\u2019eux est-il touché?Il doit prendre le ballon et tirer la ficelle.Le \"Colin\u201d prononce alors un mot que le joueur touché doit prononcer trois fois à haute et intelligible voix.Sil est reconnu, il prend la place du \u201cColin\u201d.périence de 1 epingle percée avec une aiguille indiquée précédemment; quant à l\u2019équilibre du crayon maintenu vertical à l'aide de deux porte-plume, c\u2019est une expérience bien connue.Mais la combinaison de ces deux équilibres nous a semblé assez originale pour devoir être publiée ici.Un savant prétend que dans cent ans nous aurons épuisé tous les gisements connus de pétrole, de cuivre, de plomb, de zinc, d\u2019argenit et d\u2019or.* * * La ville de Florence fut autrefois fortifiée par Michel-Ange.Ÿ Ÿ Ÿ Le roi de Fiance Henri III fut d\u2019abord roi de Pologne.Il succéda à son frère, Charles IX, sur le trône de France.* * * Shakespeare et Cervantès sont morts tous deux en 1 année 1616.Shakespeare dans l\u2019opulence et Cervantès dans la misère.* * * La ville de La Rochelle résista quatorze mois au siège que lui fit Richelieu en 1627-1628.\t12,000 hommes ont péri durant ce siège.* * * Le grand peintre Rubens est né à Sieglen, en Westphalie.Il parcourut successivement Rome, Florence, Man-toüe.Gênes, Bruxelles, Paris et vécut à Anvers de longues années.Il est mort dans cette dernière ville en l\u2019année 1 640.* * * Louis XIV avait cinq ans quand il succéda à son père Louis XIII sur le trône de France.Louis XV qui lui succéda avait également cinq ans lorsqu'il remplaça son arrière-grand-père sur le trône.* * * Galilée est l\u2019inventeur du Pendule, du Thermomètre et de la première lunette astronomique.» # * Le Rhin est la frontière de la France depuis la paix de Westphalie, signée en 1648.¥ ¥ ¥ Lorsque Mazarin mourut, en 1661, il laissa une fortune de plus de cinquante millions de francs.* * * Vauban construisit trente-trois places fortes, en répara trois cents et en prit cinquante-trois.* * * La peste qui sévit à Marseilles en 1720 et 1721 causa la mort de plus de 100,000 habitants.* * * Londres, avec ses 7,476,000 habitants, est la ville la plus peuplée de l\u2019Europe.Vient ensuite Paris, avec 4,412,000 habitants; Berlin, avec 3,804,000, et Vienne avec 1,841,000 habitants.La Corse portait autrefois le nom de Kirnos.Elle fut sous la domination des Génois jusqu\u2019en 1 768.Ÿ Ÿ Ÿ Le royaume de la Pologne fut fondé au IXe siècle.En 1772, la Russie, l\u2019Autriche et la Prusse se la partagèrent.Ce n\u2019est qu\u2019en 1918 quelle se réunit de nouveau en un état indépendant.* * ÿ L\u2019Indépendance des Etats-Unis fut reconnue à Versailles en I 783.¥ ¥ ¥ La bataille d\u2019Austerlitz eut lieu entre 70,000 français contre 90,000 russes.Les russes perdirent 1 5,000 morts ou blessés, 20,000 prisonniers et 180 bouches à feu.* * * Napoléon a épousé Marie-Louise quatre mois après son divorce avec Joséphine.* # * La bataille de Leipzig dura trois jours et mit 500,000 soldats en présence.* * * Cuba peut produire 5,000,000,000 de tonnes de sucre par année * * # II y avait sur la surface du globe à la fin de 1929 plus de 34,400,000 abonnés au téléphone.Durant 1929 le nombre des abonnés s\u2019est augmenté de 1,750,000.* # * La réserve métallique de la Banque de France est de 52 milliards d\u2019or (francs).* * * Monsieur Briand a été deux fois ministre de l\u2019Instruction en France, trois fois ministre de la Justice, quatre fois ministre de l'intérieur, quinze fois ministre des affaires étrangères et treize fois premier ministre.* * * Le nom des chômeurs à Paris n\u2019est que de 4,893.* * * 160,000,000 d\u2019habitants sur le globe parlent la langue anglaise.* * * Rome n\u2019occupe que la vingt et unième place parmi les villes de l\u2019Europe.* * * L\u2019Université de Paris compte 29,-851 étudiants, dont 22,397 français et 7,454 étrangers.* * * Lors de la Révocation de l\u2019Edit de Nantes par Louis XIV, en 1658, 250,000 protestants français partirent pour l\u2019exil.trémité du crayon précédent.Nos lecteurs sont assez familiarisés avec nos précédentes expériences d\u2019équilibre pour que nous n\u2019insistions pas longtemps sur la disposition de celle-ci: les deux couteaux de poids égal, maintenant le crayon horizontal, rappellent notre ex- Si nos jeunes lecteurs ont disposé leur appareil avec soin, ils pourront le faire tourner autour de son point de suspension, et, l\u2019impulsion une fois donnée, ils verront le mouvement de rotation se continuer pendant un temps assez long. 9 mai 1931 35 Et Voilà i L\u2019Histoire d\u2019une Bière! Bouteilles Impeccables Brillantes de Propreté Toutes les bouteilles dans lesquelles la Bière Dow \u201cOld Stock\u201d est présentée au public doivent être parfaites.Chacune doit subir plusieurs examens aux mains d\u2019experts et sous de puissantes lampes, avant d\u2019être mise en service.Ces bouteilles sont lavées avec le plus grand soin.Elles sont d'abord mises à tremper durant 45 minutes, puis dirigées vers une machine à laver, où elles subissent cinq lavages différents, au cours desquels une solution très chaude est forcée en tourbillonnant dans chacune d\u2019elles, sous une pression de 95 livres, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit impeccablement propre et claire.Les bouteilles sont ensuite rincées a l\u2019eau claire, puis mises sur un convoyeur qui les conduit aux divers inspecteurs, dont les fonctions consistent à les examiner, avant qu\u2019elles atteignent les machines à embouteiller.\u2022\t.y, ¦MTA fl»***] 'JWiWl Ce n\u2019est que lorsqu\u2019elles ont passé ces examens, qu\u2019elles sont jugées dignes de contenir la Bière Dow \u201cOld Stock\u201d, le plus pur et le plus satisfaisant de tout les breuvages.La I3ème d'une êérie I3A UNE DOW, OU DEUX, CHASSE LES BLEUS! 36 &3ame& 9 mai 1931 our semaineS> a campagneS> ARRIVEE, LE VENDREDI 3680\u20143725\u2014Dans un costume de laine grise.Pour 36 de buste et 39 de hanches, 1 verge % pour la jupe.Manteau de 32 à 44 die buste, prix 40 cents.Jupe de 35 à 47 Va de hanches, 35 cents.TENNIS, LE SAMEDI 3740\u2014L\u2019invitée élégante porte une tenue de tennis en toile croisée.Pour 36 de buste, grandeur 18, 4 verges de toile de 35 pouces.Pour les grandeurs de 14 à 18 et de 32 à 44 de buste.Prix, 45 cents.SOUPER A la FOURCHETTE DU DIMANCHE SOIR DANSE DU SAMEDI SOIR 3808\u2014Une robe de ce genre.Pour 36 de buste, 1 verge % de 39 pouces pour le corsage, etc., et 4 verges % pour la jupe, 14 à 18 et 32 à 44 de buste.45 cents.Béret 3813, 2\u2019% à 23 de tour de tête.30 cents.3805\u2014Pour 36 de buste, grandeur 18, 5 verges Ya de triple chiffon de 39 pouces.Pour grandeurs de 14, 16, 18et 32 à 44 pouces de buste.Prix, 50 cent?.PATRONS BUTTERICK Si votre marchand ne peut vous les procurer, écrivez à : THE BUTTERICK COMPANY, 468 Wellington St.West, Toronto, Ont.X'EgJfv V IX\t J \\\t / 4 \\\tF * Mf V !\t 9 mai 1931 ^Samedi 37 UNE PRESENTATION (Suite de la page 8) Quand vous spécifiez du Kotex vous êtes certaine d\u2019avoir une souple protection hygiénique pillllllllllllll!ll]|lll!lllll)]|l!lllllll!lll!Nlllli!!l!llll!lll!!l!!lllll!lil!ll!llllllllllll!ll!l!l!lllllllllllllllllllg \u2014 Et de dire \u201csa dame\u201d et \u201cvotre demoiselle\u201d, compléta l'autre.Le chuchotement n\u2019émut pas du tout Gabriel, il poursuivit: \u2014 Par exemple, vous n\u2019imaginez pas comment se passaient en la ville de Linon-Sé, à la pointe extrême de Man-chourie (endroit aujourd\u2019hui envahi par la mer), les préliminaires d\u2019un mariage?\u2014.Oh! dites-le-nous.\u2014 Hé bien le fiancé pour être agréé devait prouver trois choses à celle qu il souhaitait conquérir: son amour, sa fidélité et sa force.\u2014 Comment pouvait-il bien s\u2019y prendre ?\u2014 Le génie d\u2019invention s\u2019exerçait largement, chacun rêvait une chose nouvelle et convaincante.Voulez-vous savoir comment Thyoulou se fit agréer de Rhéana, la belle Tartare! \u2014 Oh! racontez-le-nous, je vous en prie.Les petites étaient maintenant suspendues aux lèvres du conteur et lui, fort calme, comme dans sa chaire, commença.\u2014 Thyoulou se promenait par la campagne au delà de cette pointe qui est aujourd\u2019hui le cap de Petchili, et qui alors offrait de magnifiques ombrages et Rhéana l\u2019accompagnait: \u2014 Vois, dit la jeune fille, ce pinus-naïus, il porte au sommet son beau fruit azuré, je souhaite vivement l\u2019avoir.A ces mots le Tartare leva les yeux sur l\u2019arbre superbe dont 1 espèce a disparu et qui ne produisait un fruit unique, de couleur bleu, qu à 1 âge de cent ans; il répondit: \u2014 Je vais te l\u2019offrir, Rhéana.\u2014 Comment donc feras-tu?ce tronc couvert d\u2019épines t'empêche d\u2019y grimper et lancer les pierres de la fronde pour détacher le fruit endommagerait sûrement son excessive délicatesse.Non.Ce fruit si rare est presque teu-jours perdu parce que nul ne peut l\u2019atteindre.\u2014 Avant une heure, Rhéana, entre tes lèvres roses passera le suc parfumé du Naïus.Ceci dit, il brandit sa hache de pierre et fit au tronc de profondes entailles.\u2014 Mais, exclama la jeune fille, il va se briser en tombant.\u2014 Rassure-toi, Rhéana, c\u2019est ici que je vais te prouver ma force.Ceci dit, Thyoulou plia en plusieurs doubles sa peau de chamois pour se garantir des épines et s\u2019adossa au tronc du Pinus dans le sens opposé aux entailles puis les bras fortement croisés sur la poitrine il attendit la rafale.Elle vint, chantant dans les ramures et le géant sapé à sa base eût un craquement, une oscillation puis s'inclina visiblement.\u2014 Eloigne-toi, Rhéana, va à cinquante pas, le fruit dans un instant sera à porté de ta main.Thyoulou avançait glissant le long du tronc qui s\u2019appuyait sur ses robustes épaules et dont il assurait ainsi la lente chute, la sueur coulait de ses membres, ses veines saillaient, mais il gardait sur ses lèvres un sourire vainqueur.Enfin les branches touchèrent le sol et quittant son dangereux poste le jeune homme alla s\u2019étendre sur le gazon un peu tremblant de son prodigieux effort, tandis qu\u2019avec un cri de joie, Rhéana cueillait la jolie pomme d\u2019azur.Entre les frondaisons sa tête émergeait comme un autre joli fruit, plus rare encore.Alors elle revint vers son fiancé.\u2014 Thyoulou, tu seras mien, car tu m\u2019as prouvé ta force en soutenant ce Pinus et ton amour en exposant ta vie en cette épreuve.Quant à ta fidélité, j\u2019en fais mon affaire, les hommes étant inconstants seulement quand ils ne sont pas aimés.Le lendemain lorsque Mme Alman-zor vint demander la main de la nièce de Mme Lavertu, celle-ci répondit oui avec enthousiasme, ajoutant mentalement ce léger correctif: \u2014 Je lui ferai étudier un peu aussi la civilité puérile et honnête d\u2019aujourd\u2019hui qui, jointe à la civilisation ancienne qu\u2019il connaît si bien, en feront le plus charmant des maris.Gouraud d\u2019Ablancourt j Car le Kotex absorbe correctement, il donne une sensation de confort et de sécurité parfaite des heures durant.DES HEURES à la table de bridge; d'autres au théâtre; à l\u2019école; au bureau ! Au fur et à mesure que la femme moderne varie ses intérêts le problème qu'est la protection hygiénique devient de plus en plus compliqué.Car elle se refuse à reconnaître l'handi-cap physique qui limitait autrefois le champ de ses activités.Grâce au Kotex, oet handicap a été relégué au passé.Une absorption latérale \u2014 un point saillant du Kotex Pour qu\u2019une serviette hygiénique soit à même de remplir sa fonction convenablement, elle ne doit pas absorber en un seul endroit, mais sur toute sa surface.he Kotex le fait.les fibres longues et délicates dont il est fait ont vite fait d\u2019enlever l\u2019humidité du centre et de la surface.Ceci donne un confort parfait et durable.Le Kotex est souple\u2014 et 0 reste souple, car en plus, sa gaze est soumise à un procédé spécial pour la rendre souple.Le Kotex ne se tasse pas pour devenir désagréable alors qu\u2019il est porté.Portez-le des deux côtés et sa protection est identique.Point n\u2019est besoin de précautions quand on porte le Kotex.| DANS LES HOPITAUX.| | J La substance absorbante du Kotex jj H * est identique à celle employée par §j = les chirurgiens dans les plus grands §§ hôpitaux du Canada.§§\t2.\tLe Kotex peut se\tporter\tdes\tdeux\tf§ =\t*\tcôtés tout aussi\tconfortablement.\tE Vous ne serez jamais embarrassée, || |\t3 On s\u2019en débarrasse, instantanément, § =\t*\tcomplètement.\t= Ë 4 Invisible, même si vous portez votre 1 §\t*\trobe la plus collante.\ti .Il s\u2019ajuste selon vos besoins Au fur et à mesure que vos besoins varient, vous pouvez facilement ajuster le Kotex car il est d\u2019une fabrication scientifiquement exacte.Et ces couches si minces sont préparées de façon à désodoriser, ce qui vous évite tout embarras.Des millions de dames connaissent déjà Ja souplesse, la sécurité, les qualités hygiéniques du Kotex.Aehetez-le dans n'importe quelle pharmacie, bonneterie ou tous les magasins à rayons Kotex Company of Canada, Limited, Toronto.FABRIQUE AU CANADA KOT8X La Nouvelle Serviette Hygiénique fabriquée pour désodoriser 1680-F 3 Echantillons Gratuits de Kotë: envoyez le coupon à : Mademoiselle Moyr Monk.Infirmière Diplômée, Départe ment 3-5-1 Bureau 314.1434 rue Ste Catherine Ouest, Montréal, Québec Veuillez m'envoyer 3 Echantillons de Kotex et 1 meniUd7l re,té-Eni p6riode de transition eîtrémi Imprimé.11 \u2019 dans Un emballage ordinaire, non Nom ___________ Adresse___ Ville- Prov.__ 38 3&&cmedL 9 mai 1931 * 'eP,PT\\f& ,Ut ^ ?.,/
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.