Le samedi, 1 mai 1931, samedi 2 mai 1931
[" LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS 2 MAI 1931 Vol.XLII, No 49 ' tmm ' % ' ; îfÜf Nos feuilletons : LA FIGURE DE CIRE Par ELY MONTCLERC LE MYSTERE DE KER-EVEN Par DELLY Nouvelle documentaire SERMENTS ET PARJURES Par LOUIS ROLAND IRENE RICH LA JEUNESSE, la grâce, le charme qui séduit! Comme tout cela dépend en large mesure d'un nettoyage à Vaide d\u2019un savon doux et salutaire.Il n\u2019est pas sur- , prenant que les spécialistes répètent que Palmolive est incomparable.11 \u2019 Les spécialistes de beauté les plus célèbres disent pourquoi ils recommandent le Savon Palmolive VOUS êtes peut-être jolie de par nature ou bien vous avez dû acquérir la beauté.Quoiqu\u2019il en soit, vous savez qu\u2019on ne peut considérer la beauté naturelle comme chose admise.Il faut se préoccuper souvent et scrupuleusement de cette beauté si l\u2019on veut la conserver à un âge avancé.Des milliers de spécialistes de beauté universellement reconnus réalisent ce fait.Ils ont adopté une méthode bien définie qui permet à leurs clientes de conserver ce teint d\u2019écolière.Plus de 20,000 d\u2019entre eux conseillent, outre leurs propres produits et les traitements particuliers de leurs salons de beauté, l\u2019usage journalier du Savon Palmolive.Ce que c\u2019est que Palmolive Les spécialistes de beauté ont parfaitement raison de recommander le Savon Palmolive.De nombreux savants, adeptes de la chimie et de la beauté, ont consacré leurs efforts à sa composition Plus de 20,000 spécialistes de beauté conseillent la toilette à base d\u2019huile d\u2019olive et de palme pour conserver ce teint d\u2019écolière.et à sa fabrication.C'est un savon pur .un savon d\u2019huile végétale.N\u2019entrent dans sa composition que les huiles d\u2019olive et de palme .pas d\u2019autres matières grasses .pas de couleur artificielle.C\u2019est, sans contredit, un savon de toilette absolument salutaire ! Votre problème particulier Nous citons par ailleurs six des spécialistes de beauté les plus réputés.Des milliers d\u2019autres nous ont dit pourquoi ils conseillent Palmolive.Leurs raisons vous intéresseront, quel que soit votre problème particulier.Lisez les conseils de Carsten, de Seiler, de Jacobson et de leurs collègues.Réfléchissez-y bien, car il s\u2019agit d\u2019une affaire sérieuse.Le savon que vous vous appliquez sur le visage peut faire tant pour créer ou abîmer votre beauté.Ce devrait être un savon pur .un savon fabriqué d\u2019huiles d\u2019olive et de palme .en un mot.ce devrait être du Palmolive! L HEURE PALMOLIVE Radiodiffusée tous les mercredis soirs \u2014 de 9.30 à 10.30, Heure de l\u2019Est; de 8.30 à 9.30, Heure Centrale; de 7.30 à 8.30, Heure des Montagnes; de 6.30 à 7.30, Heure du Pacifique * par les postes W E A F, CK GW et 39 autres faisant partie du réseau National Broadcasting Company.CARSTEN, de Berlin (le célèbre \u201cFigaro\u201d» \"Votre peau est-elle terne?Cela dépend probablement du savon que vous employez Les spécialistes de beauté modernes conseillent un savon fabriqué d\u2019huiles végétales .d'huiles d'olive et de palme.Le Savon Palmolive convient à l'épiderme le plus délicat qui soit.\u201d NIRAUS, de Madrid \"Ne vous servez pas d\u2019un savon quelconque.surtout si vous avez la peau rugueuse.Servez-vous de Palmolive.Il est à base d\u2019huiles cosmétiques d'olive et de palme.Tout autre savon peut être pernicieux.N\u2019expérimentez pas.\u201d SEILER, de Genève Teint huileux, peau terne \u2014 cela dépend sans doute du savon que vous employez.Commencez à vous servir régulièrement de Palmolive, soir et matin.Vous verrez tout de suite la différence.\u201d SCHAANNING, de Copenhague \"Les boutons et autres irruptions de la peau sont trop souvent causés par l\u2019usage d\u2019un savon inapproprié.C\u2019est pourquoi j\u2019insiste tant sur l'emploi du Savon Palomilve.\u201d PESSL, de Vienne et de Budapest \u201cJe mets mes clientes en garde contre l'irritation causée par les savons ordinaires.Palmolive rst fabriqué d'huiles végétales pures.C\u2019est pourquoi je n\u2019en conseille nul autre.\u201d JACOBSON, de Londres \u201cCertains savons causent parfois la dilatation des pores et la rugosité de l\u2019épiderme.D'un autre côté, Palmolive rend la peau délicieusement veloutée.C\u2019est un savon doux, pur et salutaire.Votre peau exige sa mousse bienfaisante et réconfortante, deux fois par jour.\u201d OcrnMMf&ÿ LwnP A jicciiiAji Fabriqué au Canada Prix un détail 6322-F 2 mai 1931 & Samedi 3 Volume XLII Tel.: LAncaster 5819-6002 Montréal, No 49 ABONNEMENT Canada Un an - - - - $3.50 Six mois - - - 2.00 Trois mois - - 1.00 Etats-Unis et Europe Un an - - - - $5.00 Six mois - - - 2.50 Trois mois - - 1.25 J&Sa/medt/ (Fondé en 1889) Le magazine national des canadiens POIRIER, BESSETTE & CIE, propriétaires 975, rue de Bullion MONTREAL\t-\t-\tCANADA 2 mai 1931 AVIS AUX ABONNES Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de huit jours, l\u2019empaquetage de nos sacs de malle commençant cinq jours avant de les livrer.HEURES DE BUREAU 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Le samedi, 9 h.à midi Entered at the Post Office of S.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 Tarif d\u2019annonces fourni sur demande.Carnet Editorial On communique avec la Planète £ tions depuis longtemps alors que vous n\u2019étiez pas encore apparus et qu il n y avait sur votre Terre que de grands arbres et de grosses bêtes.Quand 1 homme est venu, tout cela a diminué de proportions.\u2014\tVous observiez déjà la Terre?\u2014\tSans doute ; nos appareils perfectionnés nous faisaient voir tout ce qui se passait sur votre boule; entre nous, ce n était pas toujours très propre; que de signaux nous vous avons faits au cours des temps, mais vous étiez bien trop bêtes pour les comprendre.\u2014\tMerci bien! \u2014\tIl n'y a vraiment pas de quoi.Oui, nous avons rigolé bien souvent à vous voir grimper sur des petites machines à roues qui avançaient comme des chenilles, à vous entendre discuter sur des futilités qui n intéressaient même plus les mioches en nourrice chez nous et surtout à vous entendre vous proclamer vous-memes les rois de la création.Non, laissez-moi pouffer .\u2014- Dites donc, mal poli, nous avons fait de grandes choses .\u2014\tAllons, ne vous fâchez pas; la controverse entre savants n\u2019a pas plus d\u2019importance que la polémique entre hommes politiques; oui, vous avez fait de grandes choses mais elles n\u2019étaient pas toujours belles, vos guerres de conquête par exemple, vos tripotages financiers et tant d\u2019autres choses que j\u2019aime mieux passer sous silence.Avouez vous-même que j\u2019ai raison.CEDA devait arriver ; c'est chose faite maintenant, nous avons la communication avec la planète Mars.D\u2019admirables travaux poursuivis dans le silence de laboratoires inconnus du grand public ont mis au point la radiophonie ; des ondes extra-courtes, cl \"un millième de pouce environ mais douées d\u2019une énorme puissance de propagation dans l\u2019espace ont permis de traverser la couche ionisée qui entoure le globe et s\u2019était opposée jusqu\u2019ici à toute sérieuse tentative de communication avec la planète voisine.Voisine d'une cinquantaine de millions de milles, distance équivalant à peu près à deux mille fois le tour de la terre et que les ondes de radio franchissent allègrement en quatre minutes environ.C\u2019est un magnifique résultat; il est d\u2019autant plus beau, d'autant plus instructif qu\u2019il comporte également la télévision; c'est dire que nous avons maintenant les possibilités complètes de documentation sur ce qui se passe là-bas.L\u2019établissement d\u2019un code de communication a été beaucoup plus facile qu\u2019on ne l\u2019espérait, les martiens ne différant que fort peu de leurs congénères terrestres.Ceci réduit à néant les ridicules théories d\u2019astronomie romancière qui nous ont parfois représenté les Martiens sous les aspects les plus saugrenus.L\u2019espace restreint de cette chronique ne me permet pas d'entrer dans beaucoup de détails; je passe donc sur les procédés techniques qui ont permis la merveilleuse communication et j\u2019arrive tout de suite au côté purement pratique de la chose, c'est-à-dire après l\u2019établissement du code de conversation.C\u2019est un dialogue entre un savant Martien et un non moins savant Terrien que je vais rapporter ici dans les grandes lignes.___ Votre planète Mars étant pas mal plus petite que la nôtre n\u2019a sans doute pas une aussi forte population?___Vous faites erreur; nous avons beaucoup moins d'océans que chez vous et par conséquent davantage de sol habitable, et puis ce que vous appelez notre petitesse nous sert admirablement; un homme qui pèse 150 livres sur la terre n\u2019en pèse plus, à grandeur égale, que 56 chez nous, vous le saviez déjà par vos calculs; comme cette loi de pesanteur est la même pour tout, nous pouvons bâtir «ans risque à de grandes hauteurs, nous avons couramment des édifices de cinq et six cents étages.\u2014\tCe doit être peu pratique d\u2019habiter si haut! ___ Erreur encore.Nos étages sont plutôt des étagères comme vous dites chez vous; nous avons, dans le sens vertical, une série de plain-pieds avec des rues, des places publiques, des monuments et des petites maisons individuelles.La répartition scientifique de lumière solaire éclaire tout ça et nous avons ainsi réussi le problème impossible chez vous de bâtir les villes à la campagne.\u2014\tLa science est très avancée sur Mars?___ Evidemment! nous ne sommes pas pour rien une humanité vieille de plus de deux millions d\u2019années, soit quatre millions à peu près des vôtres; nous exis- Hello Mars! § «ifî / \u2014\u2022 Et puis votre manière de vivre ! Ah, voilà quelque chose de bien mal compris sur votre Terre.Vous mangez comme des goinfres, vous faites des imprudences, vous maltraitez votre carcasse humaine de la pire façon par des excès de toutes sortes, parmi vous il y en a qui se saoulent, d\u2019autres qui se dopent, les trois-quarts du reste qui font fi de l\u2019hygiène, en dépit de vos moralistes, de vos médecins et de vos chirurgiens qui, les uns vous enseignent à rester dans le bon chemin et les autres recollent vos morceaux quand vous en êtes sortis.Si vous lie les aviez pas, ces braves gens-là, il y a belle lurette que votre boule terrestre serait dépeuplée.Ce n\u2019est pas avec des coups de Bourse ou des nuages de gaz Ses importants travaux ïappelaient immédiatement .C3Q asphyxiants que vous l\u2019auriez entretenue en bon état! Mais je ne veux pas être injuste, votre planète a bien aussi ses beautés .\u2014\tVous en convenez tout de même?\u2014\tSans difficulté.Il y a de bien jolies filles chez vous; nous les admirons surtout depuis qu\u2019elles ont eu le bon esprit de porter des bas de soie et de raccourcir leurs robes pour les faire voir; ça me donne parfois l\u2019envie d\u2019aller faire un tour sur la Terre mais il n\u2019y a pas encore moyen ; et puis nous sommes bien trop occupés par ici ! \u2014\tA quoi donc?\u2014\tMais nos travaux! Nos travaux d\u2019astronomie, de stéréométrie, de psychologie, d\u2019histologie, de catoptrique, de sociologie, de stratographie, d\u2019herco-techni-que, d'aviceptologie, etc.qui ont fait de nous les plus grands savants de tout le système solaire, des êtres puissants qui savent tout, peuvent tout et ne craignent rien, ni foudre ni tremblements de mars.Et tenez, précisément, ces sublimes travaux m\u2019appellent immédiatement.Excusez-moi.Et le Terrien me raconta qu\u2019il avait vu le Martien se déchausser pour essayer de rentrer sans bruit chez lui par l\u2019arrière-cour mais que deux minutes plus tard il avait entendu le bruit d\u2019une dispute dans laquelle dominait une voix féminine qui clamait: \u201cCe sera donc la même chose toutes les nuits, espèce de vagabond, tu rentreras toujours à des heures indues!.Tu vas encore goûter du rouleau à pâte!.\u201d Là-dessus, l\u2019aimable savant qui m\u2019avait annoncé la découverte des communications avec Mars conclut en souriant: \u2014\tJe m\u2019en étais toujours douté, les choses ne se passent pas autrement sur Mars que sur la Terre .\tFERNAND DE VERNEUtL Le Nouveau CHRYSLER SIX DE MEME STYLE QUE LE CHRYSLER HUIT #1140 F.A B., WINDSOR #1150 F.A B.WINDSOR ~z~n~r D\u2019un Style Trouve au ~ D\u2019une \u2019Valeur J\\[ouvelle EXAMINEZ bien les modèles du Nouveau Chrysler Six \u2014 essayez-les sur la route \u2014 et procédez ensuite par comparaison.Voici un auto qui attire et retient l'attention de tout le monde parce qu\u2019il se distingue de tous les autres, parce qu\u2019il est du même style que les élégants Chrysler Huit.Variété dans les modèles de carrosserie.Variété de couleurs.Un gros Sedan spacieux pour la famille.Un magnifique Coupé avec siège dissimulé.Une chic Routière surbaissée \u2014 qui respire un air de jeunesse! Tous ces modèles roulent à toutes les vitesses avec une sécurité, une facilité et une souplesse insoupçonnées jusqu\u2019ici.Tous présentent les avantages d\u2019un empattement de 116 pouces \u2014 avec une charpente \u201cdouble-drop\u201d pour obtenir le centre de gravité le plus bas possible \u2014 avec un moteur de 70 horse-power \u2014 avec une carrosserie en acier qui joint à la beauté une robustesse extraordinaire.Tous possèdent des freins qui s\u2019appliquent rapidement et sûrement \u2014 freins hydrauliques internes, à l'épreuve de l\u2019eau, s\u2019équilibrant toujours \u2014 d\u2019eux-mêmes.Voici donc une combinaison remarquable de belle qualité et de bas prix \u2014 voici donc un auto que vous serez fier de posséder ; fier de conduire ; fier de montrer à vos amis.C\u2019est en vous y promenant que vous verrez la différence avec les autres autos.\u201cLe Chrysler fabriqué au Canada pour les Canadiens\" sat» CHRYSLER SIX\t.SI 140 et plus CHRYSLER \u201c 70 \u201d .; :/T__ _______ $162$ CHRYSLER HUIT .$1915 à $2130 CHRYSLER IMPERIAL HUIT\t$3625 à $4150 (Modèles sur commande, $4160 à $47201 Tons prix f.à b., Windsor, Ontario, y compris équipement régulier d'usine (transport et taxes en plus'.Six roues à broches contre léger supplément, \u2022 ENCOURAGEZ LA MAIN-D'OEUVRE CANADIENNE EN ACHETANT DES AUTOS CANADIENS CHRYSLER CORPORATION OF CANADA, LIMITED, WINDSOR, ONTARIO 2 mai 1931 La Piqûre par Henri Picarci U coup de sonnette, la porte du pavillon s\u2019ouvrit immédiatement.\u2014 Comment ça va?\u2014 Mal, docteur, murmura une \\ieille femme qui, les yeux rougis, retenait difficilement de nouveaux sanglots.Sans répondre, le médecin, en trois enjambées, franchit le couloir, grimpa rapidement l\u2019escalier et se trouva au seuil d\u2019une chambre plongée dans les ténèbres.Seule, une veilleuse brûlait dans un angle, ne laissant échapper qu\u2019un halo lumineux qui baignait les plis des rideaux et coupait en son milieu la flèche du berceau.Dès l\u2019arrivée du docteur, une forme noire agenouillée à côté du lit se releva et dans un souffle murmura: \u2014 Elle repose.\u2014 De la lumière, ordonna le docteur qui retira son pardessus d un geste brusque et le posa sur un fauteuil.\u2014 Température?\u2014 Plus de quarante.Penché sur le berceau, le médecin écoutait les balbutiements confus de l\u2019enfant que la souffrance venait de réveiller.Les yeux brillants de fièvre éclairaient le pauvre et adorable visage contracté, défiguré par la souffrance.\u2014 Vous avez le sérum, demanda le docteur préoccupe qui fouillait dans la mallette apportée avec lui.\u2014 Le voici.\u2014 Bien, merci.Découvrez l\u2019enfant, tenez-lui les mains, dit-il, pendant qu\u2019il achevait d\u2019aspirer dans une seringue le contenu d'une ampoule.\u2014 Attention! L\u2019aiguille acérée pénétra dans la chair, un double cri retentit.Sb&cmedi % m IL N y A PLUS DE DANGER.POUR L INSTANT \u2014 Voilà.Bien, dit encore le docteur qui rabattit lui-même les couvertures.Silencieuses, la mère et la grand\u2019-mère attendaient.Alors, il aperçut le regard de la mère qui l\u2019implorait, et il murmura: \u2014 Il n\u2019y a plus de danger pour l'instant.Je reviendrai dans deux heures lui faire une autre piqûre, dans deux heures très exactement, c'est indispensable.\u2014\u2014 Et après?questionna la grand\u2019-mère.\u2014 Si la deuxième piqûre produit son effet elle sera complètement hors de danger.\u2014 Mais si !.\u2014 Je reviendrai dans deux heures, madame, coupa le médecin qui inscrivit sur son carnet le nom, l\u2019adresse du client ainsi que l\u2019heure de la visite.Après quelques paroles encourageantes, il s\u2019éloigna.Dans la rue, à la lumière d\u2019une vitrine de chemisier, il regarda de nouveau son carnet.Il lui restait encore cinq malades à visiter, avant de songer au dîner.Il établit son itinéraire et d\u2019un pas alerte continua sa tournée.Il sortait de chez son quatrième client quand, pour la dixième fois, il consulta sa montre: Vingt et une heure trente-cinq! L\u2019enfant malade habitait à l\u2019autre extrémité de la ville.Vingt minutes au moins lui étaient nécessaires pour accomplir ce trajet.Il devait se dépêcher s\u2019il voulait arriver à temps.Le docteur Charley pressa le pas.Il marchait droit devant lui, enfilait de longues rues, traversait les carrefours.Soudain, un cri terrible retentit, suivi d\u2019autres cris, d\u2019appels, d\u2019exclamations; une ruée de gens autour d\u2019une automobile.Le docteur Charley venait d\u2019être renversé et perdait son sang abondamment.Dans un nuage, il entrevit l\u2019arrivée de l\u2019agent, son transport à la pharma- cie la plus voisine, puis la venue d\u2019un confrère.Le docteur Charley allait mourir! Par quel effort de volonté surhumain parvint-il à murmurer: \u2014 Mon carnet .vite ! Le docteur, avec d'infinies précautions, prit le petit agenda maculé de sang, l\u2019ouvrit et comme le désirait le blessé, le plaça sous ses yeux.\u2014 .Pierre, articula-t-il faiblement.Le pharmacien, qui suivait cette scène tragique, comprit la volonté du moribond.\u2014 Grandpierre! s\u2019exclama-t-il en désignant le nom suivi de l\u2019adresse où figurait en regard: 22 heures.Les yeux du moribond s\u2019éclairèrent, ils captivaient, retenaient l\u2019attention de son confrère.Celui-ci se pencha, alors le docteur Charley dit tout bas, bien bas: \u2014 Laissez-moi.partez.vite.piqûre.enfant.Le docteur Charley se tut.il était mort! 6 ^Samedi 2 mai 1931 CABUSSE CALCULA S PR LS le cordial insuccès d\u2019estime de son grand drame au théâtre de Ménilmon-tant.Honoré Cabusse, dégoûté de Paris, de ses oeuvres théâtrales et de ses pompes à bière, se retira sagement à Roc-en-Plaine, en Dauphiné, la petite cité qui s\u2019honorait de lui avoir donné le jour.Pourvu de petites rentes, reliquat de six années d'intense vie parisienne et nocturne, Cabusse vécut heureux à Roc-en-Plaine, se désintéressant des choses de la littérature et de l'art, et il eût pu mener une douce et quiète existence jusqu\u2019aux âges les plus reculés s\u2019il n\u2019eût fait, certain jour, la rencontre du directeur du Dromadaire républicain, feuille notoire et réputée, rayonnant sur tout l\u2019arrondissement de Mon-télimar et les lieux limitrophes autant que circon-voisins.Or le directeur de cette feuille d\u2019information n\u2019hésita pas à confier à Cabusse qu\u2019il avait besoin d\u2019un correspondant adroit à Roc-en-Plaine et qu\u2019il lui serait bien reconnaissant de vouloir bien être celui-là à raison de dix centimes la ligne.Cabusse calcula mentalement qu\u2019une cinquantaine de lignes quotidiennes se chiffreraient par un supplément de cent cinquante francs par mois, ce qui n\u2019est pas à dédaigner par ces temps de vie chère, et il accepta cette proposition.Par malheur, il n'avait point songé que Roc-en-Plaine est une paisible cité où il ne se passe rien de notable capable de motiver la rédaction de cinquante lignes quotidiennes.Et le premier mois, ayant copieusement relaté la mort d\u2019une vieille dame dont on s\u2019apprêtait à célébrer le centenaire dans quatre ou cinq ans, l\u2019accident survenu à un galopin chu d\u2019un cerisier dont il maraudait les fruits et le bulletin de santé de .VI.l\u2019archiprêtre, alité pour quelque maladie bénigne, il émergea péniblement la somme de sept francs quatre-vingts centimes à la caisse du Dromadaire républicain.Triste évidemment, triste! Et, comme il s\u2019épanchait de sa déconvenue dans le sein du secrétaire de la rédaction, cet honorable gentleman lui dit: \u2014 Mais, mon cher monsieur, quand les événements font défaut, on y supplée par une imagination fertile.Un fait divers n\u2019exisste réellement qu\u2019à la minute précise où il est imprimé Où en serions-nous, en province, si nos correspondants se contentaient d\u2019enregistrer ce qui se passe et s\u2019ils ne créaient si»® .y*.\"1-*\u2022*».P P LT\u201ef< J ortune Journaliste li eux-mêmes une divertissante actualité?Ces fortes paroles ne furent point propos en l\u2019air pour Honoré Cabusse et, de ce jour mémorable, Roc-en-Plaine, paisible cité dauphinoise, devint le théâtre des évènements les plus considérables et les plus sensationnels.Il ne se passait pas de jour qu\u2019une paisible demeure n\u2019y eût été cambriolée de fond en comble que le feu ne dévorât les immeubles les plus considérables et que des assassins masqués n\u2019eussent fait passer de vie à trépas de ri- par Rodolphe Brin ches vieillards habitant seuls des maisons isolés.A la vérité, toutes ces victimes se cachaient modestement sous le voile de l\u2019anonymat: le vieillard assommé n\u2019était autre que le \u201cvénérable M.^.et la demeure dévorée par les flammes était invariablement signalée comme appartement à l\u2019\u201chonorable M./.Mais les habitants de Roc-en-Plaine, le matin, en lisant leur journal n en frémissaient pas moins d\u2019une horrible épouvante et, le soir, ils n\u2019osaient plus sortir, songeant que leur paisible cité était devenue le repaire mystérieux des plus affreux bandits que la terre de Guyane ait jamais mûris dans son sein.Et, à la fin du mois.Honoré Cabusse toucha à la caisse du Dromadaire républicain des sommes considéra-(Suite à la page 37) 2 mai 1931 3b'&cmëdl 7 \u2022\u2022 \u2022::': jE&r Le Galant V oyageur par Gahriel R icheJ E train ralentissait pour son entrée en gare de Dijon; vivement, l'élégant voyageur monté à Lyon, à contre-voie, dans le compartiment qu\u2019occupait seule Marjolaine d\u2019Anjou, se précipita aux portières et en tira soigneusement les stores.\u2014 Cette petite précaution, mademoiselle, expliqua-t-il en souriant, pour éviter l'arrivée d\u2019importuns.Parole! Jamais je n\u2019ai rencontré femme plus charmante.\u2014 Monsieur est marchand de compliments?ironisa la voyageuse.\u2014 Moi?.Oh! non!.Mais ce que l\u2019on conçoit bien, a dit Boileau, s\u2019énonce clairement.Et comme le convoi s\u2019ébranlait a nouveau, avec un soupir d\u2019aise, il poursuivit: \u2014 J\u2019avais quitté la cité des soyeux avec la ferme volonté de demeurer toujours célibataire, et un gentil chapeau d\u2019où s\u2019échappent des boucles blondes, de grands yeux, une petite bouche, me voilà prêt à jeter aux orties le froc du vieux garçon.\u2014 Il n\u2019est pas possible que vous parliez sérieusement.Nous nous connaissons à peine.\u2014 Admettons que j\u2019aie été frappé du coup de foudre.\u2014 Vous venez d\u2019un pays où il y a beaucoup d orages?insinua-t-elle, cherchant à masquer dans une moquerie l\u2019émoi amené par la déclaration.\u2014 Je reviens, adorable enfant, avec la grosse galette.Ayant beaucoup risqué pour la gagner, j\u2019envisagerais avec plaisir une vie paisible, en compagnie de la femme aimée, dans mon château de Touraine.\u2014 Vous avez un château?\u2014 C\u2019est-à-dire que je vais en acheter un.Mais, net, le choc d\u2019un arrêt l'interrompit.Soulevant légèrement le rideau bleu, il chercha la cause de cette halte en pleine voie.Marjolaine n\u2019y prêtait attention.Rejetée en arrière, les paupières mi-closes, elle s'immobilisait, très troublée.Rapatriée de l\u2019Amérique du Sud par notre consulat, à la suite de l\u2019abandon d un imprésario malhonnête, la jeune comé- dienne, presque à la fin de retour, s\u2019inquiétait fort de ce qu elle allait devenir en l\u2019attente d'un engagement.Ce riche compagnon de route si opportunément rencontré mettrait-il fin à ses angoisses, lui demanderait-il de demeurer le compagnon de sa vie?Comme elle ,il semblait aspirer à une calme existence dans l\u2019aisance et le confort.L\u2019aphorisme qu\u2019elle se plaisait à répéter aux heures troublées: \"Bah! demain il fera jour!\" une fois de plus se justifierait-il?Elle conclut par l'affirmative: A la veille d\u2019une minute bien incertaine, le prince Charmant surgissait, disposé à murmurer: \"Finis les voyages, les fatigues, les ennuis.A mes côtés, vous serez heureuse!\" Mais le stationnement seulement passager, l\u2019élégant voyageur, revenu près d\u2019elle, lui demandait en l'enveloppant d\u2019un regard tendre: \u2014 Comment vous appelez-vous?\u2014 Marjolaine d\u2019Anjou.\u2014 Un joli nom qui vous sied divinement.Et pour montrer qu\u2019il n\u2019était point dupe de la particule, il formula cette remarque: \u201cSavoir choisir un nom qui aille à sa personnalité était un art, un témoignage de goût.\u201d Marjolaine cadrait à ravir avec ses grands yeux bleus, très purs et très candides, dans lesquels se reflétaient la fraîcheur du printemps.D\u2019Anjou, évocation du vin mousseux teinté d\u2019ambre, s\u2019alliait à ses fins cheveux qui se doraient au soleil.\u2014 Vous êtes poète?\u2014 Hélas! non.Mais les circonstances m\u2019ont fait vivre solitaire durant trois ans.Je me suis distrait en lisant beaucoup, en écrivant aussi quelques essais.Cela vous déplaît?\u2014 Au contraire, avoua-t-elle vivement, le trouvant de plus en plus agréable.\u2014 Alors, gentille amie, je puis vous faire un aveu?\u2014 Je vous écoute, murmura-t-elle, émue davantage.Très bas, il souffla: \u2014 Petite Marjolaine, je vous aime.Elle < attendait la déclaration, mais elle prit une mine étonnée: \u2014 Comme cela, si vite?.\u2014 Bah! la vie est courte.Nous ne savons de quoi demain serait fait.A quoi bon, en ce cas, perdre le temps à (Suite à la page 37) COMME ÇA.SI VITE . 8 SeSamedi 2 mai 1931 jgjMT' ïï'mïfk WM f-iff ¦ CE FUT UNE MORT SOUDAINE.LJ LAMPE QUI S'ÉTEINT paf1 ^Mlarguerite Comert Bal N parlait de revenants.Tou-li tes les personnes présentes m savaient au moins une histoire qu\u2019elles narraient avec force détails, d\u2019un air profondément bouleversé.Cependant l\u2019auditoire demeurait sceptique.Chacun n\u2019ajoutait foi qu\u2019à son propre récit, à son expérience personnelle jusqu\u2019au moment où la vieille dame en deuil prit la parole.Elle dit doucement : \u2014 Moi, j\u2019ai perdu tous les miens et je n\u2019ai jamais revu aucun d\u2019eux, mais.Aussitôt tout le monde écouta passionnément.soit à cause de 1 humble aveu liminaire: \u201cJe n ai jamais revu aucun d\u2019eux.\u201d, soit parce que la vieille dame paraissait si distinguée, si honnête! Elle devait faire son ménage avec des gants et avoir le dégoût du mensonge autant que de la poussière.Devant l\u2019intérêt exceptionnel qu\u2019elle suscitait, elle se sentit toute confuse.\u2014 Oh ! ce n\u2019est presque rien, ce que j\u2019ai à vous raconter.et comme toujours, il n\u2019y a pas de preuve, pas d\u2019explication non plus.rien qui soit susceptible de convaincre les esprits forts, de leur imposer silence quand ils blasphèment: \"Si les morts revenaient, ça se saurait depuis le temps qu\u2019on meurt sur la terre.\u201d Eh bien! moi, je crois, je suis sûre qu\u2019ils reviennent.Et pourtant, je vous le répète, parmi tous les êtres chéris que j\u2019ai vu disparaître, aucun ne s\u2019est jamais manifesté à moi.Je pourrais donc prendre place dans la foule des incrédules qui s\u2019appuient, pour nier, sur leur propre attente déçue: \"S\u2019ils revenaient, celui-ci ou celle-là m\u2019aurait fait signe.\" Nous n\u2019admettons jamais que nos yeux ne sachent point voir, que nos oreilles ne sachent point entendre.Nous ne soupçonnons pas que nous pouvons pécher contre l'au-delà et être affligés de tares qui découragent les morts tentés de frayer avec nous.Quant à moi, je m\u2019accuse d\u2019avoir eu peur, tellement peur une fois, que cela suffirait à empêcher aucun des miens de revenir.Et il n\u2019y avait pas de raison à cette terrible frayeur, pas la moindre raison, sinon que nous avons tous peur des morts, peur de tout ce qui se passe en dehors de la règle habituelle, peur de tout ce qui contrarie notre logique ou nos instincts.\"11 y a quarante ans de cela.Mariée à l\u2019homme que j\u2019aimais, j\u2019étais une jeune femme, riche d\u2019insouciance et de bonheur.Nous habitions dans l\u2019île Saint-Louis un appartement délicieux et nous étions servis comme des princes par une vieille domestique maniaque et dévouée qui avait élevé mon mari.Elle aurait pu vivre chez elle de ses petites rentes aux jours faciles de ce temps-là, et même chez nous rien ne l\u2019empêchait de prendre ses aises.Mais elle ne pensait qu à peiner du matin au soir, toujours la première levée et couchée la (Suile de la page 39 ) 2 mai 1931 3&$cmsdi/ 9 ¦Hll MR üii m la» - ««I MiPM 1 H mmi f|§i| LE JUGEMENT RESTE CELEBRE DE SALOMON.IL N'EST MALHEUREUSEMENT PAS SOUVENT POSSIBLE DE CONVAINCRE LES PARJURES DE CETTE MANIERE-LA.Serments et P arjures mm.; -, ; .\tI \u2022 ^ Ï5rÈ«l rassi H-.ODIFIANT un peu une i boutade célèbre, on peut dire que, dans bien des cas, la parole a été donnée à l'être humain pour déguiser sa pensée.C\u2019est malheureusement trop vrai, et la fameuse Vérité ne sort que très accidentellement du puits que la fiction lui assigne comme demeure.D\u2019aucuns affirment même qu\u2019elle n'en sort plus jamais, car elle s\u2019y est bel et bien noyée.Quoiqu\u2019il en soit, l\u2019homme a bien vite compris et senti que sa parole n\u2019était que bien peu de chose et qu\u2019il était le plus souvent impossible de la prendre au sérieux si elle n\u2019était pas appuyée par une sorte de témoignage supérieur à elle.De là est né le serment.Le serment est un acte dont bien peu de gens comprennent la grandeur et l'importance; par cet acte, l\u2019homme prend Dieu à témoin de la vérité d\u2019un récit ou de la sincérité d\u2019une promesse.Entendu de la sorte, c\u2019est un véritable acte de religion qui lie la conscience; entendu autrement, le serment est tout au plus une affirmation dont la sanction échappe aisément à toutes les lois.Si l\u2019athéisme social était possible, le serment ne serait qu\u2019une simple fiction.En réalité, il implique l\u2019évocation d\u2019une autorité souveraine, juge de la pensée intime de celui qui le prononce.C\u2019est pourquoi la loi ancienne commande de ne point jurer \u201cen vain\u201d le nom de Dieu.Jurer en vain est en effet chose fort grave; c\u2019est davantage encore que de mentir à Dieu, c\u2019est, autant qu\u2019il dépend de l'homme, le rendre complice du mensonge.Le serment, d'ailleurs, ne convient qu'en des circonstances solennelles, où la vérité a besoin d\u2019être attestée au nom de celui qui est lui-même la vérité.Alors il n'est pas vain.Il ne l'est pas lorsqu'il faut éclairer la justice humaine qui va prononcer sur la vie ou la fortune des hommes; il ne l\u2019est pas davantage lorsqu il faut sanctionner des contrats qui vont lier les participants entre eux.Dans l\u2019Ancien Testament, Dieu jure par lui-même, c est la sanction la plus sainte de ses promesses ou la plus formidable de ses menaces.Dans la mythologie grecque, le serment existait aussi, les dieux des païens juraient par le Styx, fleuve de l'enfer; cette religion de chimères ne pouvait avoir comme sanction que la seule terreur.Le serment a toujours quelque chose d'imposant et de sacré.\u201cIl n\u2019est point de lien plus fort que le serment, dit Cicéron; témoin la loi des douze Tables ; témoin nos alliances où le serment nous oblige envers nos ennemis eux-mêmes; témoin les recherches des censeurs, sévères surtout en ce qui touche la sincérité des serments.\" Le serment a toujours été le nerf des constitutions de la société; ce n\u2019est qu\u2019à mesure que la société perd l\u2019idée de Dieu que le serment perd de sa réalité et de son énergie, chose de nature à entraîner rapidement les plus grands excès et souvent les pires déchéances.Dans la vieille société romaine, le serment fut un lien tant que les croyan- mmê ces nationales furent sauves.Lorsque les dieux du paganisme ne furent plus que de simples images et que les empereurs eux-mêmes devinrent des dieux, le serment fut considéré comme une simple formule.Les légions romaines jurèrent au nom de Claude ou de Vi-tellius, ce qui était une bien faible garantie pour la tranquillité humaine contre le glaive des centurions.Avec la société chrétienne, le serment reprit son efficacité.La constitution des monarchies catholiques repo- sa tout entière sur le serment.Le roi jurait de garder et de défendre les droits de la nation et la nation jurait à son tour de garder et de défendre les droits du roi.Tout se passait devant Dieu au jour solennel du sacre et la foi était engagée par des paroles prononcées sur les Evangiles et sur la croix.C était là tout le nerf de l'union du peuple et du monarque.Dans cette constitution sociale, l\u2019idée de la sujétion n\u2019avait rien qui blessât la liberté humaine.L\u2019obligation était mutuelle et l\u2019honneur était sauf des deux côtés.De nos jours le serment a changé de nature; l'homme a banni, sinon ouvertement, du moins secrètement Dieu des S&Sa/tnëdi 10 lois politiques; il s\u2019ensuit que lorsqu'il jure d\u2019être fidèle, il pure en son propre nom, comme si lui-même était Dieu.La conséquence pourrait faire trembler puisqu\u2019ainsi l\u2019homme pourrait se dégager lui-même de son serment.Et c\u2019est aussi ce qui arrive.Le devoir des moralistes est de rétablir l\u2019honneur et la vérité du serment ; mais pour cela ils ont à rentrer dans les conditions naturelles de la société chrétienne, où l\u2019idée de devoir réponr à l\u2019idée de droit, et où le serment engage réellement parce qu\u2019il est prononcé au nom de Dieu par les consciences.En pratique, les choses sont loin de se passer ainsi ; le serment des anciens jours est remplacé par des formules dont le sens peut parfois prêter aux plus diverses interprétations ; on s\u2019en sert dans les conventions entre peuples, de graves fonctionnaires apposent leurs signatures au bas de cette littérature douteuse et l\u2019on appelle cela des traités conclus et ratifiés par la diplomatie.Cela vaut ce que ça vaut, c\u2019est-à-dire souvent pas grand chose; les serments ainsi exprimés des subtils diplomates, des grands chargés d\u2019affaires deviennent alors tout bonnement, dans les grandes occasions de simples \u201cchiffons de papier\u201d que l\u2019on déchire allègrement sans se soucier davantage des promesses qu\u2019ils avaient faites et des garanties qu\u2019ils étaient supposés donner.Il n\u2019en est pas à dire pour cela que le serment ne puisse pas être parfois annulé, mais c\u2019est là une mesure grave qui ne doit être prise qu\u2019en parfaite connaissance de cause.En principe, ce droit ne peut appartenir qu'à l\u2019Eglise.S\u2019il en était autrement, si l\u2019homme pouvait se dégager lui-même, i! serait donc souverain dans les choses de la conscience, c\u2019est-à-dire il serait Dieu, ou bien le serment ne serait qu\u2019une fiction.Cependant, comme en certains cai l\u2019obligation qu\u2019il a prise ou imposée peut sembler douteuse, ou nulle, ou même inique, il est manifeste qu\u2019un pouvoir arbitral est nécessaire alors pour prononcer sur sa validité.Ce pouvoir, dans le christianisme, est naturellement celui qui a reçu de Dieu le droit de pénétrer dans la conscience, de la sonder, de la régler, et conséquemment de juger la réalité de ses engagements les conditions de leur efficacité et de leur durée.Il est inutile de s\u2019étendre longuement sur de pareilles questions très claires par elles-mêmes; il suffit d\u2019avoir indiqué la notion précise du serment.Pour l\u2019Eglise, c\u2019est plus qu\u2019une prbmesse, c\u2019est un acte de religion.\u201cSaint Paul, dit Bossuet, observe deux choses dans la religion du serment: l\u2019une qu\u2019on jure par quelque chose de plus grand que soi; l\u2019autre, par quelque chose d\u2019immuable.D\u2019où le même apôtre conclut que le serment établit parmi les hommes le dernier affermissement, la dernière et finale décision des affaires.\" Si les hommes suivaient la doctrine de l\u2019Eglise en matière de serment, la foi des promesses serait définitivement établie et les pouvoirs humains seraient certainement moins battus par les révolutions.Les anciens usages voulaient que celui qui prêtait le serment levât le bras droit en étendant les trois premiers doigts de la main ouverte et en abaissant les deux derniers.Les trois premiers doigts étendus étaient un emblème de la Sainte Trinité et les deux doigts tenus abaissés rappelaient le salut du corps et celui de l\u2019àme.Cette formalité était un symbole.Le serment, qui devait être un gage de loyauté, un renforcement de la justice humaine est malheureusement de-ve, de nos jours, une chose qui va trop souvent à l\u2019encontre du but poursuivi.Il est considéré par bien des gens à la conscience élastique, comme un excellent moyen de \u201crouleur leur adversaire plus crupuleux ou d\u2019échapper aux conséquences de leurs méfaites.Quand il n\u2019y a pas de témoins loyaux et sincères mais de simples fripouilles que l\u2019on achète avec un pieu d\u2019or ou même de vagues promesses de faveurs, le serment devient une chose extrêmement dangereuse et qui a fait condamner injustement plus d\u2019un honnête homme.Il peut mettre aussi les juges dans un cruel embarras, car i! n\u2019est pas toujours posible d\u2019agir à la manière du grand Salomon dans l\u2019histoire des deux mères réclamant le même enfant.Chacune le demandait avec la même énergie; quelle était la viaie mère, quelle était la voleuse?Le cri du coeur seul en décida lorsque Salomon proposa de faire couper l\u2019enfant en deux morceaux pour en donner un à chacune des femmes.La vraie mère s\u2019opposa immédiatement à cette solution tragique acceptée par l\u2019autre; la preuve du coeur était faite.Malheu- îeusement, je le répète, il n est pas tou-jour et même pas souvent possible d\u2019agir de la même façon.Bien des parjures en ont fait leur profit.Le parjure est à la fois le crime de celui qui fausse son serment et le nom de celui qui commet ce véritable crime ; le parjure blesse en effet également la loi divine et la loi sociale.L homme a besoin de croire à l\u2019homme, cette confiance est le lien public de la société et c\u2019est Dieu qui consacre mystérieusement cette force intime d association.Otez la foi mutuelle du serment ou simplement celle que l\u2019on doit avoir dans la parole humaine et il n\u2019y a plus d'échange possible de sentiments ou d\u2019idées, d\u2019affections ou de devoirs ; tout est rompu, l\u2019homme s\u2019isole, la société n\u2019est plus qu\u2019un assemblage d\u2019être suspects, l\u2019oeuvre de Dieu est anéantie.Le parjure est le mensonge porté a sa plus haute gravité; c\u2019est une révolte cachée contre l\u2019ordre, la justice, i hon-nêteté; c\u2019est plus qu\u2019un vol et parfois plus qu\u2019un meurtre parce qu\u2019il arrive que des parjures tuent l\u2019honneur d\u2019autres personnes et qu\u2019il n\u2019est matériellement pas possible de les en punir.Il est en exécration chez tous les peuples et pourtant pratiqué par tant de gens qu\u2019il ne surprend jamais personne.Chose malheureuse à constater, ce crime social le plus odieux, souvent le plus funeste, échappe avec une facilité étonnante à la rigueur des lois.Il arrive cependant qu\u2019on en peut quelquefois convaincre les coupables mais quel que soit leur châtiment, il n\u2019est jamais assez rigoureux.Dans l\u2019ancienne Rome on n\u2019était pas tendre pour les parjures; les lois prononçaient contre eux les peines infamantes du fouet et du bannissement.Plus sévères encore pour les parjures militaires, elles les punissaient de mort.La sentence était appliquée sévèrement, c\u2019étaient les camarades eux-mêmes du parjure qui devaient le tuer à coups de pierre et de bâton.Sous la législation de divers pays, en France par exemple, les témoins seuls peuvent commetre le crime de parjure comme l\u2019entend la loi tandis que, autrefois sous l\u2019empire de l\u2019ordonnance de 1670, on exigeait le serment des accusés eux-mêmes; c\u2019était une loi assez cruelle parce que la raison ne permet pas que les hommes soient placés entre le cri de leur conscience et leur intérêt personnel qui leur commande de 2 mai 1931 ne pas contribuer à leur propre destruction.Il importe également de ne pas confondre le parjure avec le faux témoignage ; légalement, ce sont deux crimes distincts.Le faux témoignage ne peut être commis qu\u2019en matière criminelle, et alors il est puni de peines proportionnées à la gravité même du crime à l\u2019occasion duquel il a été porté et dont l\u2019application diffère selon qu\u2019il a eu lieu pour ou contre l\u2019accusé.Le parjure, au contraire, est la violation du serment prêté en matière civile; en France il a été puni longtemps de la dégradation civile.Anciennement on était encore beaucoup plus sévère.Les Capitulaires de Charlemagne ordonnaient que le parjure devait avoir la main droite coupée.Si cette mesure éenrgique était encore appliquée de nos jours, on verrait une belle armée de manchots dans tous les pays du monde ; elle serait certainement plus nombreuse que les armées permanentes entretenues par les peuples et ce serait probablement la fin des guerres faute de suffisamment d\u2019hommes valides.Si c\u2019était un avocat qui se parjurait, il était naturellement exclus de l\u2019ordre et, de plus, puni à l\u2019arbitraire des juges; c\u2019est-à-dire qu\u2019ils pouvaient lui infliger telle peine qui leur semblait convenable.On ne plaisantait pas autrefois.En Allemagne, d\u2019après le code de Charles-Quint, (loi Caroline) celui qui commettait un parjure en matière civile était tenu à des restitutions pécuniaires à la privation de ses honneurs ou dignités et, même suivant les cas, à avoir la main ou les doigts coupés.En matière criminelle c était la peine de mort qui frappait le parjure.En Angleterre, le parjure est puni d un amende et d\u2019un emprisonnement qui ne peut excéder six mois; autrefois on clouait le coupable au pilori par les oreilles, on confisquait ses biens et, quand on le décrochait du pilon, on lui coupait la langue.Il est probable qu\u2019en ces temps les parjures ne devaient pas être légion, ou bien ils s\u2019assuraient de toutes les précautions avant de faire leurs dépositions mensongères.Nous n irons pas jusqu'à réclamer le retour de ces anciennes sanctions, mais vraiment, un peu de sévérité bien et largement dosée en matière de punition pour les parjures est une chose qui s\u2019impose et qui s\u2019imposera toujours si l\u2019on ne veut pas voir la société sombrer dans l\u2019anarchie. 2 mai 1931 3k&rnn$dl H I'\t\u2019\" u FEUILLETON DU SAMEDI , LA FIGURE DE CIRE I\tpar ELY MONTCLERC IL_______________________________ \u2022agaçaeaieacx: xzk S-if n 3gaK»3oes»©oie*si®iie39iE*s»G:3« No 2\t(Suite) PREMIERE PARTIE II le général et la comtesse de Montper-reux donnent une grande soirée en l\u2019honneur des fiançailles de leur fils Claude et de la richissime Inesita Martinez.C'est un mariage d\u2019amour.Le fiancé est pauvre en regard de celle qu\u2019il aime.Mais c\u2019est déjà un aviateur célèbre, un héros.Inesita en est folle.Elle l\u2019aima dès le premier jour, bien que sa vue lui rappelât une terrifiante ressemblance, celle d'un Suédois, secrétaire de son père, qui faillit l\u2019assassiner lorsqu\u2019elle était enfant.La soirée finie, un des domestiques d'extra quitte en hâte l\u2019office pour courir rejoindre deux individus cachés dans le kiosque à musique du Rane-lagh et leur rendre compte des incidents de la fête.Chose étrange, un de ces hommes est la vivante image de Claude et nourrit une effroyable haine contre Inésita.Tandis que ces louches personnages complotent sa perte et celle de sa fiancée, Claude s'occupe d\u2019expérimenter un nouveau stabilisateur de son invention qui lui vaudra gloire et fortune.\u2014 Tu es folle, petite, avec tes Inquiétudes.Si tu te mets dans de pareils états chaque fois que ton mari montera en aéroplane, cela nous prépare d\u2019heureux jours ! \u2014 Peut-être aurai-je un peu moins peur par la suite, mais cependant.un malheur est si vite arrivé ! \u2014 Alors il ne fallait pas épou- ter Claude! Tu vivras dans des transes mortelles! heureusement que je n\u2019en subirai pas le contre-coup.J\u2019ai besoin de calme pour mes pauvres nerfs! Merci, tu m\u2019affolerais.je reprendrai mon existence vagabonde.Inesita posa sur sa tante un regard lourd, nuancé de quelque mépris.\u2014 Je sais, fit-elle, cela t\u2019ennuie de me garder, tu as besoin d\u2019être libre, et pourtant.Publié en vertu d'un traité avec la Sociéé des Gens de Lettres.(Commencé dans le numéro du 25 avril 1931J \u2014 Pourtant quoi ?riposta la senora qui devinait un reproche dans cette simple exclamation.\u2014 Pourtant, avoue-le, tante, je ne t\u2019ai pas trop gênée, pas assez même.\u2014Fallait-il pas que nous soyons sans cesse sur le dos l\u2019une de l\u2019autre?On doit être de son époque.Tu es Américaine, tu as habité l\u2019Amérique du Nord, tu sais que les misses, là-bas, jouissent d\u2019une grande liberté et que les choses n\u2019en vont pas plus mal.J\u2019ai suivi cette ligne de conduite, pensant qu\u2019il est salutaire de donner tôt à une créature le soin de se diriger, le self-government, comme ils disent à New-York.Je ne pense pas que tu doives m\u2019en blâmer puisque, de la sorte, je t\u2019ai menée au bonheur.Inès baissa les paupières et murmura, pensive.\u2014 Le bonheur?Il est vrai que j\u2019adore Claude, et qu\u2019il m\u2019aime, mais.\u2014 Que veux-tu donc de plus, tête folle?\u2014 Je voudrais.ah ! je voudrais lui arriver avec un coeur pur, n\u2019avoir que son nom dans la mémoire et son image dans les yeux.malheureusement.La senora haussa insoucieusement les épaules.\u2014 Tu as vingt ans et tu es belle et tu es riche.Il est naturel qu\u2019on t\u2019ait recherchée, émue parfois ; cela n\u2019a aucune espèce d\u2019importance, ce n\u2019était que le flirt permis.Inès coula vers sa tante un regard énigmatique.\u2014 Tu trouves?fit-elle en pinçant ses belles lèvres rouges.\u2014 Ma foi oui; ne sois pas plus royaliste que le roi, ma chère, avec ton exagération de scrupules.Les hommes, en se mariant, apportent un passé autrement chargé d\u2019aventures et de vraies! \u2014 Ce n\u2019est pas la même chose.un jeune homme peut avoir eu des amies, tandis qu\u2019une jeune fille.\u2014 Pardon, ma chère, interrompit la frivole senora Rosario, en éclatant de rire, tu n\u2019as pas eu d\u2019amis que je sache ! Inès rougit violemment puis devint toute pâle, tandis qu\u2019elle murmurait.\u2014 J\u2019ai aimé avant de connaître Claude.\u2014 Tu veux parler de ton aventure avec le baron Sailing?Bah! ce n\u2019est pas si grave! tu as cru l\u2019aimer à cause de son grand air froid, de ses gestes rares et de son regard magnétique.J\u2019avoue qu\u2019il m\u2019influençait également moi-même.Ces Suédois ont des manières si différentes de nous gens du Sud! et son père, le baron Peter, était si charmant encore.Néanmoins, cela ne devait pas être bien sérieux puisqu\u2019un jour, sans crier gare, tu as voulu quitter Londres au galop et que, depuis, tu n\u2019as jamais prononcé le nom du baron Cari.Quant à lui, quant à son père, aucune nouvelle non plus.Ils ont été offensés de notre fuite.car c\u2019était vraiment une espèce de fuite.Bah! conclut-elle avec un geste d\u2019insouciance, cela ne compte pas dans une vie, ce n\u2019est rien qu\u2019une bulle de savon, un souffle de vent.Cesse d\u2019y penser, querida! sois toute à ton Claude, désormais.La jeune fille pressa de toutes ses forces ses belles mains ambrées, comme elle eût étreint l\u2019ami cher dont l\u2019image flottait devant ses prunelles.\u2014 Oh! oui, oh! oui, toute à toi mon Claude aimé.Fidèle, sincère, à toi, à toi éternellement.Est-ce que j\u2019ai vécu avant de te connaître ?Non, certes, toi seul m\u2019as révélé le véritable sens de la vie en m\u2019apprenant l\u2019amour.\u2014 Bravo! petite, tu n\u2019es point emballée à demi.Bon sang ne peut mentir.Ton père, Dieu ait son âme, était ainsi dans sa jeunesse.Mais, ne se fait-il pas temps d\u2019aller chez ton futur époux ?Nous avons promis d'être présentes à midi précis.\u2014 Je suis prête, je n\u2019ai qu\u2019à mettre mon chapeau! Une femme de chambre entra justement pour annoncer l\u2019auto de ces dames.Vite, Inesita passa dans son boudoir afin de parachever sa toilette, tandis que la senora s\u2019enfarinait copieusement le visage.Un instant, lorsqu\u2019elle eut posé sur ses cheveux noirs un grand chapeau tout empanaché d\u2019aigrettes, Inès se contempla.Elle se vit un peu pâle, les paupières cernées mais la bouche si rouge que sa beauté s\u2019avivait de paraître un peu meurtrie.Elle sourit, satisfaite, et soudain, ce visage souriant prit une expression qui lui rappela sans doute ses souvenirs pénibles, car son oeil devint fixe.\u2014 Cari! balbutia-t-elle, Cari Sailing! quel nom! quel passé! quelles turpitudes.Si ma tante savait tout, son opportunisme recevrait un choc, je suppose.Enfin, je suis sauvée, le monde est grand, nous ne nous rencontrerons plus.\u2014 Viens-tu Inesita?cria la voix perçante de Rosario.Et cette voix arracha la jeune fille à ses rêveries soucieuses.D\u2019un geste machinal, elle parut jeter bas l\u2019importun souvenir et se précipita dans le salon où, pareille à un chef Sioux, la tête hérissée de plumes, engoncée dans un gigantesque boa d\u2019autruche blanche, la senora Rosario Caracena attendait sa jolie nièce.Elles trouvèrent rue de Bou-lainvilliers, outre la famille de Montperreux, une jeune fille inconnue que la comtesse présenta comme sa cousine à la mode de Bretagne, Mlle Simone Amaury, débarqué le matin même de la Rochelle.Voir la fin \u201cAMOUR OU HAINE\u201d à la page 19 12 Visage clair et franc, grands yeux marrons, bouche fraîche, une masse de cheveux châtains aux reflets roux frissottant autour de sa petite tête, taille menue et flexible, voix chantante, air candide, sourire à la douceur mélancolique, telle était Simone Amaury de qui l\u2019on pouvait dire comme de la charmante boiteuse amie de Louis XIV, qu\u2019elle avait la «grâce plus belle encore que la beauté» Ses parents habitaient la vieille cité huguenote et ils étaient de la race belliqueuse qui soutint le siège contre les Anglais au temps des guerres de religion.Son père, armateur fort riche, lui préférait de beaucoup ses deux fils, les aînés de Simone dont le tort était d\u2019être tardivement et inopportunément venue, alors qu\u2019on n\u2019attendait plus d\u2019enfants chez les Amaury.On ne la maltraitait certes pas mais on l\u2019avait élevée sans tendresse et le poids de cette animadversion que ses frères et sa mère partageaient, était lourd au coeur de la pauvre petite.Une de ses parentes la recevait deux mois chaque année, au printemps et à l\u2019automne, afin de lui procurer quelques distractions et, naturellement, Simone voyait beaucoup Alys de Mont-perreux durant ses séjours à Paris, car les deux jeunes filles étaient grandes amies.La senora Rosario à qui elle fut présentée lui serra cordialement la main et lui adressa son sourire le plus ensorceleur.Il n\u2019en fut pas de même pour Inesita qui regardait avec un commencement de défiance cette gentille enfant qu\u2019Alys et Claude tutoyaient et qui déjà, prenait ombrage d\u2019une innocente familiarité.C\u2019est qu\u2019Inesita était férocement jalouse; le sang chaud de sa race devait s\u2019être mêlé dans les autrefois lointains à quelque sang indien; il lui en restait une pointe de sauvagerie despotique.Mais très fine parce que femme, elle dissimulait sa jalousie, sachant par expérience qu\u2019elle n'éclaterait que trop tôt.Du moment où sa méfiance fut éveillée, elle ne perdit ni un mot LE BAUME PERSAN plait particulièrement à la femme élégante.Stimulant la peau, assouplissant sa texture, 11 crée et conserve le teint d\u2019un charme exquis.D'une odeur agréable.D'usage agréable et rafraîchissant.Spécialement recommandé pour calmer et dissiper la rugosité et l\u2019irritation.Protège et relève le teint le plus délicat, lui donne un charme d'étemelle jeunesse.Le Baume Persan est l\u2019article de toilette Indispensable.Se'&amsS ni un geste de la douce Simone qui ne se doutait guère de cela.Inès remarqua la tristesse continue de la jeune fille, ses coups d\u2019oeil furtifs vers Claude, et une certaine pâleur anormale chaque fois qu\u2019il parlait bas à sa fiancée.Du moins il lui sembla que Simone pâlissait.Quand le soupçon a pénétré dans une âme tout l\u2019alimente, il semble que la claire perception des choses soit faussée.\u2014 Venez-vous assister aux évolutions sensationnelles dit aimablement la senora Rosario.Et Simone, de sa voix harmonieuse.\u2014 Oui, madame, il m'a invitée.\u2014 Oh! chérie, fit Claude tendrement, puisque nous avons la chance que tu sois à Paris, tu vas bien, je l\u2019espère, ne pas nous quitter souvent ! Aujourd'hui, ton regard clair m\u2019encouragera; le jour de mes noces, tu compléteras par ta présence la fête de mon coeur.Et je vous offre ma chère Simone comme demoiselle d\u2019honneur, Inesita, ajouta le fiancé.\u2014 Bien volontiers, je serai charmée.si mademoiselle consent.La pauvre petite esquissa un geste comme pour repousser l\u2019offre; ses grands yeux se levèrent éperdus sur Claude, rieur, mais au passage, son regard d\u2019effroi fut capté par Alys qui, d\u2019un imperceptible battement des paupières, lui intima l\u2019ordre d\u2019accepter.Elle s\u2019inclina donc et ne souffla plus mot pendant le reste du repas.Pour se rendre au champ d\u2019aviation, outre l\u2019auto d\u2019Inesita, on réquisitionna un taxi dans lequel prirent place la comtesse de Montperreux, sa fille Alys et Simone.\u2014 Eh bien, interrogea la mère, comment trouves-tu la fiancée de Claude, petite Simone ?\u2014 Très belle, ma cousine, oui, d\u2019une beauté impressionnante, avoua franchement la jeune fille.\u2014 En effet! Sa richesse m\u2019effraie un peu, quoique mon Claude puisse prétendre aux plus beaux partis.Toutefois, ces disproportions de fortune peuvent engendrer par la suite des ennuis, des soucis de toutes sortes, Mais Claude et Inesita sont fous l\u2019un de l\u2019autre.Les parents n\u2019ont qu\u2019à s\u2019incliner, ma pauvre petite ! Et Simone, fermant les yeux, d\u2019approuver doucement.\u2014 Vous avez raison, ma cousine 1 \u2014 Te souviens-tu, fit Alys, quand on était gamines et que je voulais absolument te marier avec mon frère ?\u2014 Ce temps est loin, Alys! \u2014 Bien sûr! c\u2019étaient des idées de gosses! Moi, je les prenais au sérieux et pendant longtemps j y ai cru.Vois-tu Simon, je t aime tendrement et je voulais ainsi te rapprocher de moi ! \u2014 Notre affection sera toujours fidèle, ma chérie; tu sais combien je suis reconnaissante à ta mère de ses bontés, de ses attentions.Chez nous, je ne manque à personne, j\u2019ai l\u2019air d\u2019un beau parterre de roses.je fais tache.On ne me comprend pas plus que je ne comprends les membres de ma famille; aussi, voyez-vous, ma famille je la compose de ceux qui m\u2019aiment.Il y a ma cousine Duquesnoy, son fils Charles, il y a vous.Mme de Montperreux attira contre son coeur cette chère isolée et l\u2019embrassa affectueusement.\u2014 Oui, Simone, il y a nous.auprès desquels tu as ta place.Lorsque Claude sera marié il faudra venir passer quelque temps rue de Boulainvilliers.On arrivait à Bue.Une foule immense et impatiente garnissait les tribunes, Claude installa sa fiancée et ses parents à des places réservées, puis il leur dit au revoir jusqu'à la fin des épreuves.Profitant d\u2019un moment où l\u2019attention se portait sur les aviateurs prêts au départ, Simone dit à son amie : \u2014 Est-elle gentille la fiancée de ton frère?Penses-tu que vous vous entendrez toutes deux?\u2014 Pour ça oui, elle est très gentille et je l'aime beaucoup.Moins que toi cependant.Parce qu\u2019une amitié nouvelle ne remplace pas une amitié d\u2019enfance.Toi, tu es comme ma soeur.Il s\u2019en est fallu de peu que tu ne la deviennes vraiment.\u2014 Explique-moi ?.\u2014 Ce sont des choses que maman disait à papa l\u2019année dernière, avant qu\u2019on aille à Cannes et qu\u2019on rencontre Inesita.\u2014 Quelles choses ?\u2014 Oh! que tu es nerveuse, Simone! Tu devines bien, voyons?Un jour qu\u2019on plaisantait Claude au sujet d une jeune fille, maman s\u2019est écriée qu\u2019elle ne voudrait, à aucun prix, de cette bru-là.De fil en aiguille la conversation est tombée sur toi et maman, alors, m\u2019a déclaré que toi, elle t\u2019accueillerait à bras ouverts.2 mai 1931 Je n\u2019ajoute pas les commentaires trop flatteurs.Naturellement, j\u2019ai taquiné mon frère et sais-tu ce qu\u2019il a répondu ?\u2014 J\u2019attends que tu me l\u2019apprennes.Soi-disant pour se préserver de la brise, Simone retenait sur son visage l\u2019écharpe de gaze blanche nouée autour de son chapeau et, à cause de cela sans doute, elle avait la voix étouffée.\u2014 Ma chère, il a pris la chose on ne peut mieux, déclarant qu'il ne comptait pas se marier encore.mais que, plus tard on pourrait voir.Sans le voyage à Cannes, sans le coup de passion qui a saisi Claude, tu serais un jour devenue ma belle-soeur.A quoi tient la destinée tout de même ! Mlle Amaury hocha lentement sa tête charmante.\u2014 Les choses sont mieux ainsi, déclara-t-elle avec une pointe de sarcasme qu\u2019Alys ne sut point démêler.Ton frère eût fait en m\u2019épousant un simple mariage de convenance qui peut-être eût mal tourné.Nous sommes très bien comme nous sommes! L\u2019amitié vaut mieux que l\u2019amour.\u2014 Ma foi, je suis disposée à le croire.Si tu voyais ces deux fous avec leurs yeux noyés, ils sont ridicules! On reculerait leur union de vingt-quatre heures qu\u2019ils en feraient une maladie! \u2014Les départs commencent, re-gardons-les.Précisément voilà Claude qui se prépare à monter dans son appareil.Il emmène donc des passagers ?\u2014 Oui, le constructeur et l\u2019ingénieur.\u2014 Vois, il nous regarde; non, ce n\u2019est pas nous qu\u2019il regarde, c\u2019est sa fiancée.il lui sourit.Ah! voici que l\u2019appareil s\u2019enlève de terre.Pourvu qu\u2019il n\u2019arrive rien, mon Dieu ! En disant cela, Simone claquait des dents.\u2014 Moi aussi j\u2019ai un peu peur, convient Alys, quoi qu\u2019il n\u2019y ait aucun danger.Cette invention de Claude est admirable., tiens, j\u2019irais avec lui s\u2019il voulait.\u2014 Moi aussi.\u2014 et tout bas Simone balbutia \u2014 moi aussi bien haut, bien haut, afin que les ailes se brisent et que nous mourions ensemble lui et moi ! Ce serait une belle fin ! Une immense acclamation jaillit des milliers de poitrines, les spectateurs criaient leur enthousiasme, levaient vers le ciel de^ bras extasiés. 1 mai 1931 &8kmsdl 13 Car le bel oiseau aux ailes blanches, emportant ses passagers, planait comme une colombe géante au-dessus des tribunes.Ah! la magnifique envolée! U montait, montait, le bel oiseau, il montait presque à pic et bientôt U ne fut pas dans l\u2019espace qu\u2019un minuscule jouet d\u2019enfant.Des femmes, voulant paraître bien informées, allaient de groupe en groupe expliquer les mérites du nouvel engin aux destinées glorieuses; une joie unanime dilatait les regards et les coeurs.Et là-bas, aux places réservées, un père, une mère pleuraient d\u2019attendrissement, une belle fiancée s\u2019épanouissait d\u2019orgueil, tandis que, farouche en sa douleur inconsolable, une pauvre enfant douce et dédaignée répétait: «Mourir! mourir!.» Si la foule était unanime dans Bon enthousiasme admiratif, si les concurrents de Claude s\u2019inclinaient devant sa science et son intrépidité, l\u2019un d\u2019entre eux sentait s\u2019accroître en face d'un pareil succès, sa haine jalouse.C\u2019était Canteleu.Près de lui, Charny, son âme damnée, vomissait entre ses dents des injures et des insultes contre le triomphateur.Un peu plus loin, Eugène Chauffard, son fils Jules, l\u2019Ecumoire et Pousse-Café^ c\u2019est-à-dire la bande au complet, ne perdaient pas de vue Canteleu.\u2014 Charny a marché, vous en êtes sûrs, les aminches?souffla Eugène en se penchant ver?\u2019ses acolytes.\u2014 Ya, patron, répliqua l\u2019Ecumoire qui devait ce sobriquet à la grélure de son visage déformé par la petite vérole.S\u2019pas Pousse-Café?ça c\u2019est fait et bien fait la nuit dernière.\u2014 Pour sûr Arthur, fit Pousse-Café.Ce surnom s\u2019explique de soi-même.Quant à celui qui le portait c\u2019était un individu de taille moyenne, l\u2019air d\u2019un domestique de bonne maison\u2014du reste, telle avait été sa profession première \u2014 n\u2019ayant d\u2019autre particularité que deux yeux vairons, l\u2019un gris, l\u2019autre noir, petits et brillants comme des yeux de singe, un front simiesque tout plissé et une bouche mince fendue au couteau, s\u2019ouvrant dans le rire jusqu\u2019aux oreilles.\u2014 Si Canteleu visite, objecta Chauffard, ne s\u2019apercevra-t-il de rien ?\u2014 Rien de rien patron, tu peux nous croire.Va, c\u2019est de l\u2019ouvra- ge bien faite.Charny n\u2019a pas volé ses fafiots.Jules intervint.\u2014 L\u2019autre descend, fit-il, attention à ce qui va se passer! Claude en effet regagnait la terre, au milieu d\u2019ovations folles.\u2014 Zut! grogna Canteleu que la rage étouffait, zut et zut! il me fera crever de fureur cet animal-là! Entendez-vous les idiots qui beuglent et qui l\u2019acclament?S\u2019il ramasse tout, quoi donc qu\u2019il restera pour les autres?Un Canteleu n\u2019est pourtant pas de la roupie de sansonnet.Zut! je r\u2019monte pas ! Son mécano sursauta.\u2014 Hein?Quoi que vous dites-là, patron?Pour une gaffe carabinée, ça serait une gaffe.Vous avez donc pas de coeur, vous ca-nez?Ah! la la si c\u2019était moi! j\u2019ieur montrerais ce que c\u2019est qu\u2019un Canteleu.Le record de la hauteur avec son nouveau truc, tiens parbleu, il n\u2019y a pas de mérite, mais vous, un mono tout simple, tout ordinaire, grimper plus haut, c\u2019est ça qui serait chic ! Canteleu s\u2019enflammait aux accents persuasifs de son mécanicien.\u2014 Ah! s\u2019écria-t-il, le gratter une bonne fois ce s.; oui, faut essayer et qu\u2019il en attrape la jaunisse ! J\u2019perds mon nom si je ne bats pas aujourd\u2019hui le record.Quelques instants plus tard, il était prêt, étant inscrit le premier après Claude de Montper-reux.Des bravos nourris saluèrent son arrivée sur la piste.Il salua, se laissa complaisamment ciné-matographier, puis donna à Char-n\u2019y l\u2019ordre de faire mouvoir l\u2019hélice.Un observateur psychologue eût remarqué le tremblement imperceptible qui agita les mains de Charny au moment décisif, sa pâleur et ce regard presque égaré qu\u2019il leva sur son maître lorsque l\u2019appareil, glissant avec grâce, s\u2019éleva graduellement en une magnifique envolée.Canteleu était un pilote émérite; jusqu\u2019à la venue de Mont-perreux il eût, dans un plébiscite national, été nommé le premier aviateur de France.Enfant du peuple, on l\u2019aimait pour ses boutades, ses façons sans gêne, on l\u2019aimait pour son cabotinage ingénu allié à une intrépidité qui confinait à l\u2019héroïsme.Aussi l\u2019applaudit-on vigoureusement et ces bravos furent doux à son coeur.Charny regardait fuir l\u2019appareil, il avait le front en sueur et ses grosses mains noires tremblaient plus fort.Non loin de lui, d\u2019autres prunelles\u2019 suivaient anxieusement les péripéties du vol.Le monoplan grimpa.grimpa.Jusqu\u2019où monterait pas l\u2019enregistreur si cela continuait?Mais qu\u2019arrivait-il donc?pourquoi Canteleu arrêtait-il sa montée prodigieuse?Il se fit dans la foule un de ces silences énormes, annonciateur des angoisses et des catastrophes.Tout à coup on vit le monoplan redescendre vers la terre de façon normale, les poitrines, reprirent leur respiation: allons, on en serait quitte pour la peur.Sans doute quelque anicroche s\u2019était produite qui avait interrompu l'ascension de Canteleu, et il préférait regagner prudemment le sol.Bah! avec un type de sa trempe l\u2019épreuve se recommencerait et serait triomphale.Le voici qui devient visible.Il possède tout son sang-froid, et manoeuvre méthodiquement .l\u2019avion n\u2019est plus guère qu\u2019à la hauteur d\u2019un sixième étage, lorsqu\u2019un craquement sinistre retentit.C\u2019est une des ailes qui vient de se rompre et pourtant le temps est clair, le vent imperceptible.Cette aile brisée se retourne et pend, lamentable; le moteur halète soudain, piquant du nez, voici que le monoplan tombe lourdement comme une pierre qu\u2019on jette.Bientôt, au milieu des cris d\u2019épouvante le bruit atroce, le bruit d\u2019écrasement se fait entendre et, quelques instants plus tard, on extrait des décombres, le corps inerte de l\u2019aviateur.Il respire encore, il n'a pas été tué sur le coup; telle est la nouvelle qui court de bouche en bouche.Aussitôt que l\u2019accident se fut produit, profitant de la bousculade et de la panique générales, Eugène Chauffard et sa bande s\u2019étaient éclipsés.Quant à Charny, en voyant tomber son maître, pris d\u2019une frénésie désespérée, il s\u2019était jeté sur le sol en hurlant.\u2014 L\u2019copain perd la boule, dirent ses camarades saisis de pitié.\u2014 Il aime tant son patron, tu comprends! Le voir écrabouillé sous ses yeux, ça le chavire! \u2014 Dame ! le métier n\u2019est guère sûr; faudrait voir à rédiger son testament chaque fois qu'on vole.\u2014 N\u2019empêche que les gaillards y vont quand même et qu\u2019ils crânent, comme si qu\u2019ils feiradent leur persil sur le boulevard.C\u2019est beau.ça donne une fiè-re idée de l\u2019homme!.Une voiture d\u2019ambulance transporta Can/teleu à l\u2019hôpital Bau-jon, et son appareil fut mis sous scellés aux fins d\u2019enquête judiciaire.III L\u2019aviateur Canteleu avait les os du bassin brisés, outre de multiples contusions graves.Sa tête ayant été préservée miraculeusement, il avait, après deux ou trois jours, repris pleine possession de lui-même.Aux questions qu\u2019il posa on répondit avec une feinte assurance qu\u2019il guérirait, le mensonge étant dans ces cas-là, obligatoire.Il demanda s\u2019il resterait infirme ou bien s\u2019il pourrait continuer à voler.\u2014 Nous espérons bien que vous recouvrerez l\u2019usage de vos membres, dit le médecin.Sur le moment, Canteleu se satisfit de ces réponses, et la préoccupation lui vint de savoir comment l\u2019accident avait pu se produire.Un juge d\u2019instruction se chargea de résoudre le problème en venant l'interroger précisément sur la catastrophe.L\u2019examen des décombres avait révélé des manoeuvres criminelles opérées sur l\u2019appareil, des manoeuvres assez habiles pour échapper aux yeux du pilote avant la mise en marche.La direction du moteur avait été faussée et l\u2019armature d\u2019une aile sciée partiellement, de sorte qu\u2019après un effort la brisure devait se compléter et provoquer l\u2019horrible chute.En écoutant cela, Canteleu hocha la tête.Des choses lui revenaient à la mémoire, il se souvenait qu\u2019au moment où il atteignait mille cinq cents mètres, le moteur avait eu des résistances telles qu\u2019il avait jugé prudent de descendre.Et soudain la cassure, oh! il entendait encore le bruit sinistre.Suffoqué par manque d'air.\u2014 Quand des poussières irritantes se logent dans les bronches, elles suppurent et le terrible étouffement de l\u2019asthme en résulte, Rien n\u2019offre un complet, rapide et positif soulagement comme le remède pour l\u2019asthme du Dr J.D.Kellogg.La vapeur ou fumée sanitaire et adoucissante nettoie les bronches et procure un soulagement indicible.Ce remède a pour lui des années de succès.C'est le remède sûr pour tous ceux qui souffrent Sk&wiedl 14 \u2014 Vous connaissez-vous des ennemis Canteleu?interrogea le juge d\u2019instruction, Je suis ici pour recevoir votre plainte si vous en avez une à formuler.Le blessé fronça ses sourcils épais dans une tension de toute sa pensée; il réfléchissait, il ne se décidait point à répondre.Et comme le magistrat insistait, U finit par dire: \u2014 Des ennemis, nous en avons tous; si peu de chose soyons-nous, il y a toujours quelqu\u2019un qui nous jalouse.Impossible d\u2019empêcher ça.Cependant, de là à vouloir la mort d\u2019un homme, il y a une marge.Parce que, n\u2019est-ce pas?vous êtes certain qu\u2019on voulait me tuer?\u2014 Les manoeuvres criminelles sont indésirables.\u2014 Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un coup de couteau, d\u2019une balle de revolver ou du truc en question, c\u2019est kif-kif un assassinat ?\u2014 Oui, avec cette circonstan-se aggravante qu\u2019ici le crime est plus lâche et partant plus abject.\u2014 C\u2019est bien ce que je pense, monsieur le juge, mais vous le dites mieux que moi.\u2014 N\u2019avez-vous pas quelque rivalité d\u2019amour, par exemple ?Vos concurrents sont tous de braves gens et des gens braves; seules les rivalités d\u2019amour engendrent des vengeances aussi basses.Canteleu réfléchit encore, péniblement.\u2014 Non, reconnut-il enfin, je ne vois rien de ce côté.J\u2019ai une petite amie, mais nous nous entendons parfaitement, nous sommes plutôt copains qu\u2019amoureux.je ne vois pas qui a pu manigacer ce beau coup, excepté.\u2014 Quoi?fit vivement le magistrat.Et l\u2019autre, serrant ses poing3 meurtris de dire entre haut et bas.\u2014 Un soupçon me vient.mais, vous comprenez, c\u2019est trop grave, je ne veux pas accuser sur un simple soupçon.\u2014'Parlez-moi franchement, j\u2019agirai avec toute la prudence désirable.j\u2019ai des moyens d\u2019investigation particuliers.Sans douleur et parfaites dans leur action, Miller\u2019s Worm Powders sont toujours un certain et convenable remède pour les enfants qui présentent des symptômes de vers.Ces symptômes sont facilement reconnaissables à de la fatigue fiévreuse se terminant fréquemment en convulsions.Un point de notable importance c\u2019est qu\u2019après que Miller\u2019s Worm Powders ont expulsé les vers, l\u2019estomac et les intestins sont remis en très bonne condition de santé.\u2014 Possible ! malgré ça j\u2019aime mieux me fermer.Si j\u2019en réchappe je chercherai seul et je liquiderai seul mes comptes, dit Canteleu.\u2014 Et si, par malheur.fit le juge.\u2014 Si je suis cuit ?ah ! alors soyez tranquille, je mangerai le morceau.Mais auparavant je veux me renseigner, parce que.on a beau détester quelqu\u2019un, ce serait assez de moi comme macchabée; je ne voudrais pas envoyer à tort un client à la Veuve.Attendez un peu, monsieur le juge, nous recauserons de ça! Cette conversation avait épuisé le blessé.Le magistrat n\u2019osant plus insister, se retira, perplexe.Les réticences de Canteleu le préoccupaient fort, et il eût voulu en débrouiller le mystère irritant.Quant à celui-ci, une fois seul il ferma les yeux, non pour dormir, mais pour chercher encore, pour s\u2019assurer que le soupçon avait une base solide.Et puis la fièvre monte, il eut le délire et l\u2019interne de service en le visitant, fit une moue de mauvais augure \u2014 Il est fichu, hein?demanda un infirmier.\u2014 Il y a des chances.Pauvre diable! Enfin on le prolongera le plus longtemps possible.Deux jours s\u2019écoulèrent en alternatives de mieux et de pire.Quand il se sentait suffisamment bien, Canteleu exigeait qu\u2019on lui laissât voir les visiteurs qui prenaient de ses nouvelles.Il s\u2019étonnait de n\u2019avoir pas encore vu Charny son mécanicien.Celui-là cependant lui devait bien un peu de sollicitude.Il s\u2019informa auprès de son amie.\u2014 Charny est malade expliqua celle-ci.En te voyant tomber il a éprouvé une si forte commotion qu\u2019il a fallu le transporter chez lui où il ne bouge ni pied ni patte.\u2014 C\u2019est donc ça! j\u2019avais tort de l\u2019accuser.Dommage.j\u2019aurais bien voulu lui serrer la main avant.\u2014 Avant quoi ?\u2014 Avant de partir, ma gosse, vu que c\u2019est une simple question de jours.J\u2019ai mon billet, je ne raterai pas le dernier train.Les voyageurs pour l\u2019autre monde en voiture! Une quinte de toux l\u2019interrompit; de ses lèvres s\u2019échappa une mousse sanguinolente, sa tête retomba, livide, sur l\u2019oreiller.\u2014 Ecoute, balbutia-t-il péniblement, rends-moi un service, ma gosse.\u2014 Tous ceux que tu voudras, tu le sais bien.\u2014 Va chez Charny, dis-lui qu\u2019il faut absolument que je lui parle et qu\u2019il tâche de venir me voir au plus tôt.Vas-y en me quittant, parce que si demain ça se pouvait je serais très content.\u2014 Je saute en taxi et je file; compte sur moi.La jeune femme penchée sur le blessé, lui caressait tendrement la tête.\u2014 Et tu sais, ajouta-t-elle avec un rire trempé de larmes, tu sais que tu as tort de te monter le bourrichon.t\u2019as beau avoir pris ton billet, tu rateras le train, j\u2019en suis sûre.Pas encore pour cette fois le départ.\u2014 Bah! qué que ça fiche! Quand on regarde les choses de sang-froid, on se dit qu\u2019en somme la mort est une bonne amie qui simplifie et arrange tout.Va, ma poulette, dépêche-toi et.à demain! \u2014 Demain, après-demain, chaque jour tant que tu seras malade.Canteleu sourit; il y avait dans ce sourire tout le tragique d\u2019un fatalisme résigné.\u2014 C\u2019est ça.c\u2019est ça.La jeune femme quitta l\u2019hôpital où son ami occupait une chambre réservée.Dès qu\u2019elle eut refermé la porte son masque tomba et ses traits n\u2019exprimèrent plus qu\u2019une profonde tristesse.Elle ne se faisait pas d\u2019illusion, on l\u2019avait avertie; bientôt Canteleu cesserait de souffrir.Un taxi-auto l\u2019emporta vers la rue de la Chapelle où habitait Charny.Il est vrai que le mécanicien avait reçu un choc si douloureux qu\u2019on avait pu craindre pour lui les pires complications cérébrales.Aujourd\u2019hui il allait beaucoup mieux et aurait pu se lever, sortir, mais une invincible répugnance l\u2019en empêchait.Pourquoi?On aura le clef du mystère en écoutant la conversation du mécanicien et d\u2019Eugène Chauffard qui, depuis l\u2019accident, est venu passer de longues heures avec Charny.\u2014 Tu n\u2019es qu\u2019une poule mouillée et tu as peur de ton ombre, lui dit l\u2019inquiétant personnage.Comment! je te trouve encore au lit ! \u2014 J\u2019ose pas sortir, j\u2019ose pas bouger, il me semble que tout 2 mai 1931 un chacun lira sur ma figure ce que j\u2019ai fait.\u2014 Idiot! ton taf sera suffisant pour te perdre et nous compromettre si tu continues ! Quoi ! tu as un peu saboté l\u2019outil de ton patron; voilà-t-il pas une affaire.\u2014 Il en meurt! clama Charny, Les mains sur ses yeux, U grelottait d\u2019épouvante rétrospective.Ah! sans cesse il verrait la chute affreuse, sans cesse il entendrait le hurlement d'agonie.Qu\u2019avait-il fait! qu\u2019avait-ü fait! Comme Judas qui trahit son maître pour trente deniers, ltd avait tu\u2019ABONNEMENT La Revue Populaire Cl-Inclus $1 50 pour 1 an ou 75 cents pour 6 mois (Etats-Unis $1 75 peur 1 an ou 90c pour 6 moisi d'abonnement Nom- Adresse \u2014- Vile____\u2014- POIRIER, BESSETTE & CHS 075.rue de Bullion.\tMontréal N_____________________________/ iaPevtle popula Tous nos personnages sont heureux.Seul, le comte de Sis-terne est soucieux et triste ; il semble que quelque chose lui manque; il y a en lui une douleur contenue, une souffrance qu\u2019il s\u2019efforce de cacher.L\u2019amiral se souvient, lui aussi; son amour pour Gabrielle reste vivant dans son coeur, et n\u2019osant lui dire; Gabrielle, je vous aime toujours! il souffre de la contrainte qu\u2019il est forcé de s\u2019imposer.Obligé de se contraindre également vis-à-vis du comte de Coulange, il lui faut toute la force de sa volonté pour contenir les élans de sa tendresse.Eugène lui témoigne une grande affection; mais ce n\u2019est pas assez pour son coeur.L\u2019amiral voudrait pouvoir ouvrir ses bras au mari d\u2019Emmeline, et lui crier: «Je suis ton père, tu es mon fils!» Un jour, tenant la promesse qu\u2019elle a faite à Eugène, Gabriel-le lui a raconté sa douloureuse histoire; mais elle lui a caché le nom de son père.Pour désigner celui-ci, elle avait constamment employé, dans son récit, les prénoms il et lui.Le jeune homme avait parfaitement compris que sa mère ne voulait point lui dire le nom de son séducteur.\u2014 Chère mère, lui demanda-t-il, pourquoi as-tu évité de prononcer le nom de mon père ?\u2014 Pourquoi?répondit-elle un peu troublée, parce que tu ne dois pas le connaître.\u2014 Je comprends: il existe encore.Le trouble de Gabrielle augmenta.\u2014 Il vit, n\u2019est-ce pas?insista le comte.\u2014 Oui, il vit.\u2014 Chère mère, je t\u2019ai écouté avec la plus grande attention et tu as pu voir à mon émotion et à mes larmes que le récit de tes longues souffrances m\u2019a vivement impressionné.Dans ce que tu m\u2019as appris concernant l\u2019homme qui t\u2019a séduite, mon père, une chose m\u2019a frappé.\u2014 Quelle chose ?\u2014 C\u2019est qu\u2019il t\u2019aimait sincèrement.\u2014 Oui, il m\u2019aimait.\u2014 Et tu reconnais toi-même qu\u2019il n\u2019est pas coupable envers toi.\u2014 C\u2019est vrai.\u2014 A-t-il appris enfin, ce que tu es devenue ?\u2014 Eugène, pourquoi me questionnes-tu ?\u2014 Pour pouvoir juger cet homme, ma mère.\u2014 Eh bien, oui, il sait ce que je suis devenue.\u2014 Est-ce que tu l\u2019as revu ?\u2014 Je l\u2019ai revu.\u2014 Alors, il sait que j\u2019existe ?\u2014 Il le sait.\u2014 Ma mère, loin de l\u2019accuser, tu dis qu\u2019il n\u2019est point coupable; soit, je le veux bien.Pourtant, cet homme a brisé ta vie et, pendant plus de vingt ans, il a fait de toi une malheureuse.Ma mère, à moi, son fils, il devait une réparation; pourquoi ne l\u2019a-t-il pas offerte ?\u2014 Mais il ne pouvait rien faire pour toi, s\u2019écria Gabrielle d\u2019une voix tremblante; tu oublies donc que tu es le fils du marquis de Coulange ! Le jeune homme baissa la tête.\u2014 C\u2019est vrai, murmura-t-il, il ne pouvait rien faire pour moi.Puis se redressant brusquement : \u2014 Mais pour toi, ma mère, pour toi?.Tu es encore jeune et toujours belle, pourquoi ne t\u2019a-t-il pas donné son nom ?Gabrielle se leva, pâle et frémissante.\u2014 Eugène, dit-elle d\u2019une voix oppressée, sans le savoir, tu me fais souffrir.Je t\u2019en supplie, ne m\u2019interroge plus.Le jeune homme sauta au cou de sa mère et lui dit en l\u2019embrassant : \u2014 Pardonnez-moi ! Le comte de Coulange n\u2019était plus revenu sur ce sujet; mais il s\u2019était demandé bien souvent pour quelle raison Gabrielle lui avait caché le nom de son père.Il aurait voulu le connaître.GRATIS Fortifiez votre Santé et Embellissez votre Poitrine Toutes les Femmes doivent être belle* et vigoureuses, et toutes peuveal l\u2019être grâce au Réformateur Myrriam Dubreuil Vous pouvez avoir une santé solide, belle poitrine, être grasse, rétablir vos nerfs, enrichir votre sang avec le Réformateur Myrriam Dubrcuil, approuvé par des sommités médicales.Les chairs se raffermissent et se tonifient, la poitrine prend une forme parfaite soua l\u2019action bienfaisante du Réformateur.Il mérite la plus entière confiance, car il est le résultat de longues études consciencieuses.Le REFORMATEUR MYRRIAM DUBREUIL est un tonique reconstituant et possédant la propriété de raffermir et de développer la ]X)itrine en même temps que sous son action se comblent les creux des épaules.Seul produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Réformateur est très bon pour les personnes maigres et nerveuses.Convenant aussi bien à la jeune flll* qu\u2019à la femme.Engraissera rapidement les personnes maigres GRATIS.Envoyez 5c en timbre* et nous vous enverrons Gratis notre brochure illustrée de 32 pages, avec échantillon Myrriam Dubreuil.Notre Réformateur est également efficace aux hommes maigres, déprimés et souffrant d'épuisement nerveux, quel que soit leur âge.Correspondance strictement confidentielle.Les jours de bureau sont.Jeudi et Samedi, de 2 heures à 5 heures p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL Boîte Postale 2353 \u2014 Dépt.2 5920 Duroeher.près de la rue Bernard, Montréal, Canada.NE SOUFFREZ PLUS! 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I mai 1931 SkSamsdl 21 La naissance du petit Edouard ?in* faire diversion à ses pensées.Quelque temps après, Emmeline lui dit : \u2014 Ce matin, mon oncle est entré furtivement dans ma chambre pendant que notre enfant dormait: je l\u2019ai surpris près du berceau dont il avait écarté les rideaux; il était comme en extase et il avait les yeux mouillés de larmes.\u2014 Ah ! fit Eugène, ayant l\u2019air de n\u2019attacher aucune importance aux paroles d\u2019Emmeline.Déjà il avait fait certaines remarques qui l\u2019avaient beaucoup «urpris.Le comte de Sisterne était triste.Pourquoi, devant Gabrielle, paraissait-il gêné ?.Pourquoi, quand il adressait la parole à la jeune femme, pourquoi sa voix tremblait-elle ?N\u2019y avait-il pas dans tout cela, en effet, quelque chose d\u2019étrange ?\u2014 Si c\u2019était lui! pensa le comte de Coulange.Il n\u2019y avait encore qu\u2019un doute dans son esprit.Transportons-nous au château de Chesnel, qui est devenu la résidence d\u2019été du comte de Cou-lange.On est à la fin de juillet.La soirée est magnifique.Dans le ciel bleu, pas un nuage.Le soleil descend vers l\u2019horizon et grandit les ombrages.Gabrielle et Mélanie sont assises sur un banc rustique; elles causent.Un peu plus loin, Mme de Val-court et Emmeline sont assises 60us une charmille Mme de Valcourt est plongée dans une lecture qui paraît vivement l\u2019intéresser Emmeline travaille à une broderie, tout en ayant les yeux sur son enfant, qu\u2019une jeune bonne promène dans une petite voiture d\u2019osier.Le comte de Sisterne, la tête inclinée et les mains derrière le dos, marche lentement dans une a lée.Il semble livré à de graves reflexions.La petite voiture, conduite par la bonne, entra dans l\u2019allée que suivait l\u2019amiral.Tout à coup, le petit Edouard aperçut l\u2019amiral, il se mit à pousser des cris joyeux, puis, arrivé tout près de lui, il lui tendit ses bras en agitant ses petites mains.\u2014 Il ne veut plus rester dans sa voiture, il me demande de le prendre, dit l\u2019amiral à la jeune servante.L\u2019enfant continuait à lui tendre ses bras, pendant que son petit corps se soulevait.L\u2019amiral l\u2019enleva de la voiture et se mit à marcher rapidement en le serrant doucement contre son coeur.Après avoir fait une vingtaine de pas, il s\u2019arrêta à l\u2019entrée d\u2019un berceau de chèvrefeuille.Au même instant, le comte de Coulange se glissait sans bruit derrière le berceau.L\u2019amiral couvrait de baisers le front et les joues de l\u2019enfant qui lui souriait.\u2014 Au moins toi, disait-il d\u2019une voix émue, je peux te serrer dans mes bras, je peux t\u2019embrasser et te donner des preuves de ma tendresse; je peux t\u2019appeler mon fils.Mon fils!.Comme ce nom de fils est doux à prononcer! Il fait tressaillir tout mon être.Va, continua-t-il, parlant à l\u2019enfant comme s\u2019il eût pu le comprendre, je suis un homme bien malheureux: j\u2019ai un fils et il porte un autre nom que le mien.Je le vois tous les jours, pour lui mon coeur est plein de tendresse, et je n\u2019ose lui ouvrir mes bras et il m\u2019est défendu de lui dire: «Je suis ton père!» N\u2019est-ce pas un affreux supplice?A ce moment, la servante s\u2019avança vers lui.\u2014 Monsieur l\u2019amiral, dit-elle, Mme la comtesse demande l\u2019enfant.L\u2019amiral embrassa une fois encore le bébé, puis il le mit dans les bras de la bonne, qui s\u2019empressa de le porter à Emmeline.Alors, Eugène s\u2019élança de l\u2019endroit où U était caché et parut devant M.de Sisterne, qui resta tout interdit \u2014 J\u2019étais là, dit le comte de Coulange, je vous ai vu embrasser l\u2019enfant et j\u2019ai entendu vos paroles \u2014 Je me suis trahi! murmura M.de Sisterne.Il laissa échapper un soupir et baissa la tête.\u2014 Mais embrassez-moi donc, mon père! s\u2019écria Eugène.\u2014 Ah mon fils, mon fils! exclama l\u2019amiral.Et ils tombèrent dans les bras l\u2019un de l\u2019autre.\u2014 Mon père, pourquoi n\u2019avez-vous pas épousé ma mère?demanda Eugène.\u2014 Si elle l\u2019eût voulu, elle serait comtesse de Sisterne.\u2014 Ainsi, elle a refusé ?\u201e \u2014 Oui.\u2014 Et vous l\u2019aimez toujours ?\u2014 Je n\u2019ai jamais cessé de l\u2019aimer.\u2014 Attendez-moi ici un instant, dit Eugène.Et il s\u2019éloigna précipitamment.Il revint au bout d\u2019un instant, tenant Gabrielle par la main.\u2014 Chère mère, lui dit-il, je te demande ta main pour M.de Sisterne.La jeune femme resta muette de surprise.\u2014 Gabrielle, Gabrielle, consentez! dit l\u2019amiral d\u2019une voix suppliante.\u2014 Eugène, tu sais donc?.balbutia-t-elle.\u2014 Oui, je sais qu\u2019il est mon père! Cerveaux Catarrheux Rendus à la Santé! m Kl.D\u2019un bout à l\u2019autre du Canada et des Etats-Unis, des centaines de cerveaux catarrheux sont rendus à la santé! LES NEZ redeviennent capables de respirer.On ne se sert plus de mouchoirs que comme ornement et non pas pour le plus désagréable des usages! Les gorges sont soulagées et débarrassées de ce mucus épais et collant.Les mauvaises haleines sont purifiées.LES OREILLES DURES d\u2019entendement entendent maintenant aveo facilité.Les oreilles sujettes à des tintements \u2014 torturées par ces sons de cloche, ce bourdonnement, ces sifflements, ou par l\u2019une quelconque des 57 variétés de sons, Jouissent d\u2019une quiétude parfaite, leur permettant d\u2019entendre rapidement et distinctement les sons naturels.Tout ceci a eu lieu dans d\u2019innombrables cas et a lieu tous les jours grâce à une méthode de traitement à domicile inventée par un ancien chirurgien au service naval de la malle royale anglaise, un diplômé de l\u2019Université de Dublin et un homme qui s'est spécialisé dans les affections catharrales dans la tête depuis 46 ans.Ainsi donc, ne souffrez pas plus longtemps du catarrhe du cerveau et de la gorge \u2014 peut-être de la surdité à brève échéance \u2014 et de ces terribles bruits dans la tête auxquels vous ne prêtez pas attention.Ne vous mettez pas dans l\u2019idée qu\u2019il n\u2019y a rien à faire pour vous.Ne dites pas que vous avez tout essayé \u2014 que le climat est contre vous \u2014 que votre mal dure depuis trop longtemps.Consultation Gratuite sur VOTRE Nez, VOTRE Gorge et VOS Oreilles N\u2019aimeriez-vous pas savoir que votre nez, votre gorge et vos oreilles peuvent être libérés du catarrhe?Alors, apposez simplement votre nom et votre adresse sur le coupon ci-dessous et mettez ce dernier à la poste.Pp\tPniinnn\tdonne\taux\tlecteurs do OC\tOUUfJUIi\tce magazine\tà une consultation gratuite\tsur le\tla\tles\tbruits dano CATARRHE\tSURDITE\tLA TETE Nom au long-_- Adresse______________________________________ Cette méthode est basée sur le principe de l\u2019étude individuelle de chaque cas et du soulagement et de la libération de l\u2019affection de chaque cerveau.De plus, c\u2019est un traitement que l'on suit à domicile et personne n\u2019en a connaissance avant que les résultats parlent par eux-mêmes.En général, on est susceptible à l\u2019endroit de cette sorte d'affection.Avec cette méthode de traitement à domicile, vos amis et voisins ne savent rien de vos ennuis concernant ces bruits dans la tête et votre surdité alarmante.Ils ignorent tout de vos craintes à propos de l\u2019effet possible du mal sur vous-même et les gens que vous rencontrez, de la nature désagréable de votre catarrhe du nez et de la gorge.Ayez pitié de votre cerveau en proie au catarrhe et hâtez-vous d'envoyer le coupon.Joignez-vous à la multitude d\u2019heureux fervents de cette méthode dont les succès vont san» cesse grandissants.Voyez s\u2019il y a une raison valable pour vous empêcher d\u2019être de ce nombre.Ecrivez au plus tôt et slgnalez-nous les sujets qui vous intéressent.Ecrivez en français ou en anglais.Adressez comme suit: SPECIALISTE SPROULE pour le Catarrhe 409, Cornhill Building,\tBoston, Mass.\u2014 Et tu veux ?\u2014 Son bonheur et le tien.Eugène prit la main de Gabrielle et la mit dans celle du comte de Sisterne.\u2014 Vous êtes deux contre moi, dit-elle avec un doux sourire, ü faut bien que je me déclare vaincue.Mais que dira le monde?\u2014 Chère mère, répondit Eugène, ne pense point à ce que dira le monde, écoute plutôt ce que dit ton coeur.FIN OnwieiSlst Faute de soins!.Pour rester jeune et belle,soyez fidèle à ta Crème Simon dont le succès mondial vous qarantit ! incontestable efficacité.Ni sèche, ni qrassemais onctueuse a souhait, elleadoucit.assouplit ta peau et donne au teint ta fraîcheur veloutée delà jeunesse.CRÈME SIMON I bien observer 1 1 le mode d emploi j 22 Samedi 2 mai 1931 S SK»3iEaeaa«;aL'fl»s3fâ3taf3«i3*tîSKrsK^'2K3sim3i arao» atSK-arasararrafæiaEïaiiSK: FEUILLETON LITTERAIRE DU SAMEDI Le MYSTÈRE de KER-EVEN par DELLY uiteà*;.as asiîETjsi's>~as\"ac arsK zssksm .anacasiaeae*: aESKtas!r*sr*r»r *?\u2014^seitciioiei^ciiEsieaBSioosaK '*æ*F'*s sKUKHasracae:** No 11\t(Suite) DEUXIEME PARTIE LA FILLE DU COLPORTEUR V Rsa et son père viennent visiter le château de Ker Even.Le père fait l\u2019historique du château à sa petite fille et raconte l'origine de la famille Even.tren était un ancien chef de pirate qui ne vivait que de rapines et de vols mais un de ses fils fut converti par les anciens apôtres venus pour prêcher l'Evangile dans l\u2019Armorique.A la mort d\u2019Even le château devint un asile pour tous les nécessiteux, puis plus tard ü fut complètement abandonné Qui sait! peut-être que ces pâles cheveux lui feraient oublier, tout au moins un instant, les cheveux dorés de Florita ! Mlle de Valserres ne se doutait guère des idées qui hantaient l\u2019esprit de Lottchen.Sa nature loyale et délicate ignorait la jalousie, et ne l\u2019imaginait pas chez les autres.Elle s\u2019occupait de son trousseau, tout doucement, puisqu\u2019elle avait beaucoup de temps devant elle.Alain venait chaque dimanche, et la tante Pépita les laissait causer tranquillement dans le salon, se faire leurs tendres confidences et parler de l\u2019avenir \u2014 un avenir sérieux, où le devoir aurait la première place, car tous deux ne le comprenaient qu\u2019ainsi.M.Mülbach se montrait toujours extrêmement aimable, pour sa nièce et son futur neveu, sans réussir toutefois à conquérir la sympathie de celui-ci.La parenté de Florita avec cet Allemand était un nuage dans le ciel d\u2019Alain.Mais il l\u2019oubliait vite près de la délicieuse fiancée, candidement amoureuse, et de plus en plus aimée.La vieille Mme d\u2019Orbeilles, vers la fin de janvier, avait reL joint un monde meilleur, et Ar-melle était retournée à Vannes, près de son mari.Mme Mülbach, Publié en vertu d\u2019un traité avec la Société des Gens de Lettres.(Commencé dans le numéro du 21 février 1831.,/ mieux portante maintenant, accompagnait les deux jeunes gens quand le temps permettait une promenade.Elle témoignait à sa nièce une vive affection qui, celle-là, était sincère.Et même la vanité, assez forte chez elle, était flattée par ce mariage, par l\u2019attention admirative que suscitaient sur leur passage les deux fiancés.En dehors de ces circonstances, Florita continuait sa même existence qu\u2019auparavant, se rendant à des cours, travaillant la musique et la peinture, allant fréquemment à l\u2019église, accompagnée dans toutes ces sorties par la femme de chambre, Anna, une Suissesse \u2014 du moins elle le prétendait \u2014 femme sérieuse, de mine correcte, depuis plusieurs années au service de Mme Mülbach, qui s\u2019en montrait fort satisfaite1.» Florita n\u2019aimait pas beaucoup son regard, qu\u2019elle trouvait assez peu franc.Mais elle n\u2019avait aucunement à s\u2019en plaindre, bien au contraire, car Anna était l\u2019obligeance même.En outre, sa tenue, sa physionomie faisaient d\u2019elle un excellent chaperon, ce qui plaisait fort à la jeune fille, souvent gênée par d\u2019indiscrètes admirations masculines.Pendant le mois de mars, elle se rendait une fois par semaine, le soir, à St-Germain-des-Près, pour l\u2019office de carême, en compagnie de la femme de chambre.Elles rentraient un peu après neuf heures, vite revenues au logis distant d'environ 10 minutes.Mme Mülbach tenait prête pour sa nièce une tasse de thé bien chaud, car le temps était parfois très mauvais, en cette saison.Et même, un soir, Florita hésita un moment à sortir, en entendant la pluie tomber à verse.Mme Mülbach l\u2019engageait fortement à rester.\u2014 Tu seras trempée en arrivant à l\u2019église, mon enfant!.Tu peux prendre mal.Vraiment, il est plus raisonnable de ne pas sortir ! Florita allait peut-être prendre ce parti, quand Anna entra, ap- portant le manteau et le chapeau de la jeune fille.\u2014 Voilà, mademoiselle.Les caoutchoucs de Mademoiselle sont dans l\u2019antichambre, parce que ce soir, c\u2019est prudent de les mettre.\u2014 Je crois que je ne vais pas sortir, Anna.Il pleut vraiment trop ! Une imperceptible lueur de contrariété passa dans le regard de la femme de chambre.Anne dit de sa voix douce et mesurée : \u2014 Pas tant que cela, mademoiselle.On croirait, à l\u2019entendre, c\u2019est vrai.Mais la pluie fait toujours beaucoup de bruit, en tombant sur les gouttières.Avec ça, le temps s\u2019est plutôt adouci.Et puis, mademoiselle regrettera peut-être de manquer le sermon, les autres lui ayant tellement plu.\u2014 Certainement, je le regretterai.Que pensez-vous, tante Pépita?Peut-être, comme le dit Anna, ne fait-il pas aussi mauvais qu\u2019iü en a l\u2019air ?\u2014 Agis à ton idée, ma chère petite.Mais si tu sors, équipe-toi en conséquence.Et si tu vois que la pluie tombe trop fort, une fois dehors, rentre tout de suite.Ceci convenu, Florita, dix minutes plus tard, quittait le logis, suivi d'Anna.Il y avait, de fait, une petite accalmie dans l\u2019averse, et les deux femmes purent atteindre Saint-Germain sans être par trop mouillées.L\u2019office terminé, comme Florita se levait, Anna demanda respectueusement : \u2014 Mademoiselle voudrait-elle attendre quelques minutes ?Je suis prise d\u2019une douleur à la jambe, et il faut que je laisse celle-ci un moment étendue, pour pouvoir me mettre en marche.\u2014 Certainement.Prenez votre temps, Anna.Et Florita se remit à prier.Les quelques minutes s'étendirent jusqu\u2019à dix.Quand les deux femmes sortirent de l\u2019église, celle-ci était vide; mais sous le porche, une femme attendait.Florita reconnut aussitôt Melanie Clouet.\u2014 Bonjour, ma bonne madame Clouet.C\u2019est moi que vous attendiez ?\u2014 Oui, mademoiselle.Parce que je voulais vous remercier des bon vêtements chauds que vous avez apportés ce matin pour ma petite.\u2014 Oh ! c\u2019est bien peu de chose I Et je compte faire bientôt davantage, avec l\u2019aide de mon fiancé.La femme dit avec émotion : \u2014 Que Dieu vous bénisse mademoiselle !.Oui, tous les deux! Grâce à vous, déjà ma petite Henriette se porte mieux.\u2014 J\u2019irai la voir bientôt.Bonsoir, et rentrez vite, car il fait un temps abominable ! De fait, l\u2019averse recommençait de plus belle.D\u2019un pas hâtif, Florita et la femme de chambre s\u2019engagèrent sur le boulevard, en ce moment désert, à cet endroit.A gauche s\u2019élevait la grille de l\u2019enclos attenant à l\u2019église.A droite, contre le trottoir, stationnait une automobile que Florita avait déjà remarquée en venant.Mais maintenant le moteur fonctionnait, prêt à partir.Deux hommes se tenaient debout, près de la portière, paraissant attendre quelqu\u2019un.Et, machinalement, Florita vit que les phares étaient voilés, comme sf l'on avait voulu éviter que leur lueur se répandit sur le trottoir.Elle n\u2019eut, d\u2019ailleurs, pas le temps de faire d\u2019autres réflexions.Car, à 1 instant où elle passait à hauteur de la voiture, les deux hommes bondirent sur elle et sa compagne.Anna reçut un coup de poing sur le crâne et tomba sans pousser un cri.Quant à Florita, une étoffe sombre était jetée autour de sa tête, l\u2019étouffant à demi.Puis, enlevée par des bras robustes, elle était jetée dans l\u2019automobile où prenait place l\u2019un des deux occupants, tandis que l\u2019autre sautait sur le siège et faisait rapidement démarrer la voiture, qui s\u2019éloignait à grande vitesse. 2 mai 1931 ShfikmeS 23 Un cri, pourtant, avait été poussé.puis des appels retentissaient maintenant.\u2014 Au secours!.au secours!.» Une femme accourait.C\u2019était Mèlanie, qui, venant derrière la jeune fille et Anna, d\u2019un pas plus lent, avait assisté à l\u2019enlèvement.Quelques personnes, qui passaient sur l\u2019autre trottoir, arrivè-vent.Au bout de quelques minutes, il y avait autour de la femme de chambre inanimée un petit cercle, qui écoutait le récit fait par Mélanie d\u2019une voix entrecoupée.Quelqu\u2019un dit : \u2014 Je vais prévenir la police.Un autre opina : \u2014 Il vaudrait peut-être mieux porter au poste cette pauvre femme qui est là sous l\u2019eau ?Cet avis prévalut et deux hommes soulevèrent Anna, toujours inerte, puis l'emportèrent sous l\u2019averse torrentielle.En arrivant au poste, elle bougea un peu, puis, au bout d\u2019un instant, ouvrit des yeux ragards.Le commissaire de police, ayant entendu le récit de Mélanie, déclara : \u2014 Le plus pressé est de soigner cette femme.Quant à retrouver l\u2019automobile et les ravisseurs !.Et il eut un geste qui signifiait : \u2014 Il n\u2019y faut guère compter! Au bout de quelques instants, Anna retrouva la parole et put donner l\u2019adresse de ses maîtres.Le commissaire essaya d\u2019avoir quelques renseignements susceptibles de le mettre sur une piste; mais la femme' de chambre semblait sous l\u2019empire d\u2019une profonde terreur, claquait des dents et paraissait à peu près abrutie.On la mit donc dans une voiture demandée par téléphone, et où monta aussi un agent.Ainsi, elle fut reconduite jusque chez les Mülbach, où régnait déjià l\u2019inquiétude, car jamais Florita n\u2019était rentrée aussi tard.A la vue d\u2019Anna, soutenue par l\u2019agent, Pépita jeta un cri d\u2019effroi.Et cet effroi se changea en une véritable épouvante, quand elle apprit ce qui s\u2019était passé.\u2014 Enlevée.Ma petite Florita! quelle horreur!.Otto, qui revenait de son cercle et semblait lui-même\u2019 fort impressionné, essaya de la rassurer : \u2014 On va faire des recherches immédiates.Nous la retrouverons, sois sans crainte, mon amie1! \u2014 Des recherches?.Où ?.Comment?Quels indices avons-nous?.Une automobile.deux hommes.voilà tout ce qu\u2019on sait.\u2014 Mais un passant peut avoir remarqué une particularité quelconque.On fera une enquête.\u2014 Une enquête?.Et d\u2019ici là, que deviendra-t-elle, la malheureuse enfant?L\u2019agent hocha la tête.Il pensait, sans le dire, que cette dame avait raison, et que la disparition de cette jeune personne rentrerait vraisemblablement dans la catégorie de ces troubles mystères des grandes capitales qui jamais ne sont éclaircis.VI Un moment, Florita avait presque perdu connaissance.Cela ne dura que quelques secondes.Elle sentit qu\u2019on desserrait légèrement l\u2019étoffe qui entourait sa tête.Puis une voix masculine prononça : \u2014 Ne craignez rien, on ne vous fera pas de mal.Mais restez tranquille, ne cherchez pas à vous échapper, car c\u2019est inutile.En même temps, l\u2019inconnu passait une corde autour des bras de la jeune fille, qu\u2019il immobilisait ainsi.Florita, le coeur serré de terreur, pensait : «Qui est-ce?.Où m\u2019emmène-t-on ainsi?Mon Dieu, ayez pitié de moi!.Défendez-moi!» Mais Mlle de Valserres n\u2019était pas une nature faible, vite' abattue.Son énergie, déjà, combattait l\u2019angoisse.Elle ne se laisserait pas intimider, elle tiendrait tête aux ravisseurs.Pourvu seulement qu\u2019on lui déliât les bras!.Car il fallait qu\u2019elle pût menacer les misérables de1 l\u2019arme qu\u2019elle possédait.A Runesto, Alain, pendant les vacances, lui avait autrefois appris à tirer.Elle se montrait extrêmement adroite à cet exercice, rivalisant avec son cousin qui ne manquait jamais le point visé, que ce fut à la carabine ou au revolver.Un jour, il lui avait dit en riant : \u2014 Ma petite, quand tu auras quelqu\u2019un devant le canon de ton arme, je ne donnerai pas grand\u2019-chose de sa vie ! Or, précisément à sa dernière visite, il lui avait apporté un de ses revolvers, un joli bijou, en apparence, mais en réalité une arme de précision, très meurtrière, qu\u2019un de ses amis lui avait envoyé d\u2019Amérique.\u2014 Puisque tu sors quelquefois le soir, Flory, prends cela.Ce n\u2019est pas que tu craignes grand\u2019-chose, étant accompagnée à ces heures peu tardives pour Paris, et en ce point assez parcouru toujours.Mais enfin, j\u2019aime mieux te savoir armée.C\u2019était donc la première fois, aujourd\u2019hui, qu\u2019elle emportait le revolver.Et elle bénissait l\u2019heur reuse inspiration de son fiancé.» une sorte de pressentiment, eût-on dit.Alain.son Alain! S\u2019il avait idée de la situation où se trouvait en ce moment sa petite Florita, quelle atroce angoisse le saisirait ! Puis une crainte lui vint.Les agresseurs n\u2019allaient-ils pas la fouiller, pour s\u2019assurer qu\u2019elle n\u2019avait pas d\u2019armes?Non, peut-être, car les jeunes filles, à Paris, n\u2019ont guère coutume de se munir d\u2019un revolver pour se rendre de chez elles à l\u2019église, \u2014 quoique après tout ce ne fût pas une inutile précaution, comme Florita en faisait l\u2019expérience.Où la menait-on ainsi?.Le trajet semblait assez long.Elle respirait avec peine sous l\u2019étoffe sombre.Cette voix qui avait parlé tout à l\u2019heure, il lui semblait l\u2019avoir entendue déjà.Et elle avait un accent germanique.Voici que la voiture s\u2019arrêtait.On ouvrit la portière.Florita se sentit de nouveau saisie par deux hommes, emportée, sans qu'un mot fût échangé entre ses ravisseurs.Elle eut l\u2019impression de passer du froid humide, qui régnait dehors, à la chaleur d\u2019un logis™ Puis elle se sentit déposée sur un siège.Les liens furent enlevés de ses bras, l\u2019étoffe fut desserrée tout à fait.Elle entendit des pas qui s\u2019éloignaient, assourdis par un tapis, une porte qui se refermait.D\u2019un geste hâtif elle enleva l\u2019étoffe.Et elle se vit dans un élégant petit salon aux tentures de soie jaune brochée, aux meubles de style Empire, qu\u2019éclairaient les ampoules électriques des appliques de la même époque.Dans une jardinière de cuivre, dont les motifs formaient des couronnes de lauriers; dans les amphores de marbre noir, dont l\u2019aigle impériale formait les anses, des fleurs se fanaient en répandant un lourd parfum, à travers l\u2019atmosphère chauffée par les radiateurs.Après ce rapide coup d\u2019oeil jeté autour d\u2019elle, dans la pièce où elle se trouvait seule, Florita s\u2019assura que le petit revolver WRIGLEY5 Indique Un Bon Achat T ¦Ly durable flatte le goût, garde b o u c h fraîche et parfume l\u2019haleine \u2014le sucre aide à brûler l\u2019excès de graisse et maintient le corps en santé.WR!© LEY\u2019S est CL31 pour vous.Sans Doute, la Qualité est Suprême! 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Elle songea, le coeur déchiré: «Oh ! nous étions trop heureux» Une porte s\u2019ouvrit tout à coup.Un homme de haute taille apparut, fit quelques pas vers la jeune fille qui se levait brusquement-.Elle jeta une exclamation: \u2014 Le baron de Rechensfeld! Il s\u2019inclina, un sourire aux lèvres.\u2014Lui-même, mademoiselle, qui vous offre ses hommages les plu® empressés.La tête redressée, les yeux pleins de fierté indignée, Florita demanda : \u2014 Est-ce donc vous qui êtes l\u2019auteur de cet odieux attentat ?\u2014 Oh! quel mot sévère!.Toutefois, je conçois que vous ne soyez pas très satisfaite, pour le moment.Et croyez que je regrette infiniment d\u2019avoir dû employer ce moyen.Mais après avoir entendu mes explications, vous comprendrez.Tout en parlant, il faisait encore quelque pas.Mais Florita étendit le bras, dirigeait vers lui le canon du revolver, qui brilla \u2022ous la lumière.\u2014 Je n\u2019ai pas besoin d\u2019explications, monsieur! Ce que je veux, ce que j\u2019exige, c'est ma liberté! A la vue de l\u2019arme braquée sur lui, le baron, machinalement, avait reculé d\u2019un pas, tandis qu\u2019une lueur de colère traversait son regard.Il dit d\u2019un impératif : \u2014 Allons, pas de sottises! Donnez-moi ce joujou, et puis asseyez-vous, pour écouter ce que j\u2019ai à vous dire.Faites-le de bonne grâce, car vous êtes en mon pouvoir, et toute résistance serait inutile.Mais Florita, dont les yeux brillaient d\u2019une ardente résolution, dit froidement : \u2014 Si vous essayez de m\u2019approcher, je tire\u2014 Vous êtes prévenu.Il eut un sourd ricanement.\u2014 Eh! tires donc! Vous me manquerez, naturellement.Et après, vous vous tiendrez tranquille, ma belle petite! En même temps, d\u2019un mouvement souple, il se jetait en avant, la main tendue pour saisir le poignet de la jeune fille, et empêcher qu\u2019elle visât.Mais Florita se défiait.Plus vive encore que l\u2019agresseur, elle fit un bond en arrière, le bras toujours tendu, l\u2019arme dirigée vers le baron.Le coup partit.Atteint à la poitrine, Friedrich de Rechensfeld recula, chancela, les yeux pleins de furieux désespoir, un juron sur les lèvres, Puis il s\u2019abattit sur le tapis blanc semé d\u2019abeilles jaunes.Florita, déjà, s\u2019élançait vers la porte, qu\u2019elle ouvrit.Mais devant elle, dans le vestibule, se dressait un autre homme: un grand garçon maigre, en tenu de chauffeur, qui accourait visiblement après avoir entendu la détonation.Florita braqua sur lui le revolver, en disant avec le calme surhumain qu\u2019elle conservait depuis le début : \u2014 Laissez-moi passer, ou je tire ! L\u2019homme se recula, sans doute frappé de l\u2019air décidé de cette belle jeune fille, dont la main ne tremblait pas, peu soucieux, aussi, de subir le sort du baron, dont il voyait le corps étendu dans le salon.Florita ordonna : \u2014 Ouvrez-moi la porte! Le chauffeur obéit.Alors Florita sortit à reculons, en tenant l\u2019homme sous la menace du revolver.Quand elle fut dehors, elle dit de ce même ton calme, impératif : \u2014 Maintenant, fermez ! ! Quand le battant fut tombé, elle se mit à courir, droit devant elle, sans autre souci que de s\u2019éloigner au plus vite de cette demeure.Au bout de dix minutes seulement, elle s\u2019arrêta, à bout de souffle, le coeur battant à l\u2019étouffer.Où était-elle, ici?.La pluie tombait toujours à torrents.Elle essaya de s\u2019orienter.Cette avenue où elle se trouvait était bordée d\u2019hôtels élégants.Fallait-il se diriger à droite, à gauche?Elle pensa : «Je vais aller au hasard, jusqu\u2019à ce que je trouve une plaque indicatrice.» Elle prit à gauche, marcha pendant un moment, puis s\u2019arrêta à l\u2019intersection d\u2019une rue_.Elle lut : Rue du Faubourg-Saint-Hono-ré ! Quel trajet à faire encore, seule, dans la nuit, pour rejoindre le logis! Mais elle venait d\u2019échapper à un si effroyable péril que tout le reste, maintenant, lui paraissait peu de chose.D\u2019ailleurs, elle avait son revolver où il restait des coups à tirer.Contre un malandrin, elle saurait se défendre aussi bien qu\u2019elle l\u2019avait fait à l\u2019égard du baron de Rechensfeld.Elle se remit en marche, s\u2019orientant du mieux qu\u2019elle pouvait.Par ce temps abominable, les avenues, les rues étaient à peu près désertes.A peine, de loin en loin, apercevait-elle une silhouette humaine se hâtant sous l\u2019averse torrentielle.Elle prit l\u2019avenue d\u2019Antin, passa la Seine, gagna le boulevard Saint-Germain.Là, il n\u2019y avait plus qu\u2019à marcher tout droit, jusqu\u2019au logis.Dans la chambre, Mme Mül-bach frissonnante et atterrée, s\u2019était jetée sur un fauteuil et demeurait là sans parler, en face de son mari dont la mine soucieuse et triste attestait que lui aussi était fort inquiet.En entendant un coup de sonnette bien connu, Pépita, sursauta.\u2014 Mais on dirait.on dirait que c\u2019est elle ! Otto tressaillit violemment.Il se leva, si brusquement que son siège tomba derrière lui, courut au vestibule, ouvrit la porte.Florita était devant lui, ruisselante, pâle, les yeux brûlants de fièvre.Mülbach bégaya : \u2014 Toi !.Toi !\u2022 \u2014 Oui, moi.J\u2019ai pu échapper.Pépita se précipita vers sa nièce, la saisissait dans ses bras.\u2014 Ma petite Flory!.Te voilà, te voilà!.Nous venons de passer des moments atroces! \u2014 Et moi donc, ma tante! Mais ses nerfs tendus faiblissaient tout à coup, maintenant qu\u2019elle se trouvait hors de danger.Elle fléchit sur ses jambes tremblantes, et Pépita la soutint, l\u2019entraîna, aidée par son mari, vers le salon, la fit asseoir dans un fauteuil.D\u2019entre les doigts défaillants de la jeune fille, un objet glissa, tomba sur le tapis.Otto se baissa pour le ramasser.2 mai 1931 C\u2019était le revolver tout chaud encore du long contact de la petite main fiévreuse.Le visage de M.Mülbach, d\u2019abord livide, se congestionna subitement, et une sorte d\u2019effroi apparut pendant quelques secondes dans les yeux clairs.Pépita, tout occupée de sa nièce, ne s\u2019en aperçut pas.Elle s\u2019empressait autour de la jeune fille, qui n\u2019était pas complètement évanouie, et, déjà, rouvrait les yeux.\u2014 Ma pauvre petite chérie !.Otto, va lui préparer un cordial!.Et ces vêtements mouillés! Vite, que je t\u2019enlève cela, ma chérie! Avec l\u2019aide de la cuisinière, qu\u2019elle avait appelée, Mme Mülbach déshabilla sa nièce, toute frissonnante, la coucha dans un lit chauffé, lui fit boire le cordial qu\u2019Otto avait préparé, non sans casser un verre, tellement sa main tremblait.Il voulait interroger la jeune fille; mais sa femme s\u2019y opposa.\u2014 Non, non, laisse-la! Elle est trop abattue, ce soir, et elle a la fièvre.Nous verrons demain matin.Il n\u2019insista pas, quelle que fût son anxieuse impatience de savoir ce qui s'était passé.Mais cette nuit-là, il ne put trouver un instant de sommeil, tellement l\u2019inquiétude le tenaillait.Au matin, il s\u2019empressa de se rendre près de Florita, que Mme Mülbach lui prit la main, baisa paternellement le front moite, s'informa comment elle se trouvait.Puis il demanda : \u2014 Voyons, chère mignonne, que s\u2019est-il passé?.Cela ne te fatiguera-t-il pas trop de nous le dire maintenant ?\u2014 Non, mon oncle.D\u2019autant plus que je peux vous le dire en peu de mots.J\u2019ai été enlevée par deux hommes, emportée en automobile vers une demeure inconnue.Là, pour me défendre contre l\u2019un de ces individus, pour l\u2019empêcher de m\u2019approcher, j\u2019ai dû faire usage du revolver que j\u2019avais heureusement sur moi.Otto demanda, d\u2019une voix un peu rauque : \u2014 Et.tu l\u2019as tué ?Florita frissonna.\u2014 Je ne sais.Blessé grièvement, du moins, car il est tombé ! Puis je me suis enfuie, après avoir menacé l\u2019autre homme pour qu\u2019il me laisse passer.Pépita s\u2019écria : \u2014 Mais qui est-ce?.Qui est-ce.ces misérables ?\u2014 L\u2019un est peut-être un domestique.un chauffeur.En tout 2 mai 1931 &£kvm\u20acdl 75 ¦ igtaÿ; ¦i >i:'::i V.-ÿ?'.:*4' ^ ;-ÿ \u2022: «Ç ;'\u2022('< k- mm %£lm4./^\u2022i V/LA/iV mais Vrai.«ATTRAYANTE, BIEN ELEVEE, MAIS SI PEU SOIGNEUSE DE SES MAINS\u201d \"C\u2019était peu charitable, mais je savais qu 'elles avaient raison\u2019* \u201cMes mains me faisaient honte, mais j\u2019avais espéré que personne ne les remarquerait.Mais j\u2019entendis la femme que j\u2019admirais le plus dans notre club, qui passait à mi-voix ce commentaire peu aimable.\u2018Peu soigneuse,\u2019 avait-elle dit de moi.\u201cC\u2019est alors que j\u2019ai compris comme mes mains rouges et rudes gâtaient l\u2019effet que je désirais produire.Mais comment les avoir belles quand il faut laver la VAISSELLE trois fois par jour?\u201cHeureusement qu\u2019une de mes amies, employée dans un salon de beauté, vint me tirer d\u2019embarras.\u2018Nous utilisons un savonnage onctueux de Lux dans bols à manucure,\u2019 me dit-elle.\u2018C\u2019est parce qu\u2019il rend les mains souples et belles.Si je lavais la vaisselle, je mettrais aussi du Lux dans mon PLAT\u2014je me soignerais les mains en faisant la vaisselle!\u2019 \u201cC'est ce que je fis, et MAINTENANT mes mains sont DOUCES et BLANCHES comme avant mon mariage.J\u2019en suis fière, grâce au Lux!\u201d Les femmes partout emploient maintenant le Lux pour leur vaisselle ! Elles trouvent que cette simple précaution garde leurs mains aussi belles que si elles avaient des servantes.En effet, 305 grands salons de beauté disent: \u201cMalgré toute notre expérience, nous ne pouvons différencier les mains de la femme qui se sert du Lux pour sa vaisselle, de celles de la femme dont toute la besogne est faite par des servantes.\u201d Et ces soins si précieux pour les mains coûtent si peu\u2014vous lavez toute votre vaisselle au Lux POUR MOINS DE le P Alt JOUR! Coûte moins de le par jour Tant de savons assèchent les huiles naturelles de la peau.Le Lux si doux protège ces huiles et voua garde les mains douces et blanches.Achetez le gros paquet\u2014il fait la vaisselle pendant 6 semaines! SOINS DE BEAUTE POUR LES MAINS .LuX pOUT la Vaisselle Lever Brothers Limited, Toronto.9679F cas, il paraît un comparse, là-dedans.Mais celui sur lequel j\u2019ai tiré.celui-là, c\u2019est le baron de Rechensfeld! Deux exclamations retentirent, bien différentes d\u2019accent: \u2014 Le baron de Rechensfeld! Mülbach avait jeté la sienne avec effort, et si raidissait pour rester impassible.Pépita, très agitée, serrait les mains de sa nièce.\u2014 Tu es sûre?.Tu es sûre, Flory ?\u2014 Oh! oui, ma tante'!.Je l\u2019ai bien reconnu !.Otto Mülbach hocha la tête.\u2014 Tu as dû te tromper, mon enfant!.Ce serait tellement incroyable! M.de Rechensfeld est un homme honorable \u2014 en outre fort intelligent, et il me paraît incapable de se risquer dans une mauvaise affaire comme celle-là! \u2014 Oh! il n\u2019y a pas de doute! C\u2019est lui, bien lui! D\u2019ailleurs il n\u2019a pas nié, quand je lui ai jeté son nom au visage.Et je sais bien comme il me regardait, quand il me rencontrait.Ces rencontres-là, il les multipliait depuis quelque temps.Elle frissonna au souvenir de ce regard à la fois arrogant et passionné, qui était devenu pour elle une hantise, en ces derniers temps, et auquel le sien, quand il ne pouvait se détourner assez vite, répondait avec une méprisante fierté.Mülbach déclara : \u2014 Cela seul n\u2019aurait pu constituer une preuve.Ce n\u2019est pas une raison parce qu\u2019un jeune homme se trouve un peu plus souvent qu\u2019il ne convient sur le chemin d\u2019une jolie personne pour qu\u2019on le juge capable d\u2019un acte tel que celui-là.Pépita s\u2019écria : \u2014 Mais, mon ami, je te rappelle que ton opinion sur lui, à certains points de vue, n\u2019était pas très favorable, autrefois.Depuis quelque temps tu en avais une meilleure.Mais il a pu te leurrer en t\u2019amenant à changer d\u2019idées sur son compte.Ce qui vient de se passer s\u2019accorderait assez avec.\u2014 Je ne nie pas du tout qu\u2019il en soit absolument incapable\u2014 Les jeunes gens sont fous parfois.De beaux yeux leur font oser les actes les plus répréhen-sibles, dont ensuite ils se repentent.Mais enfin Florita était fort émue, naturellement.Elle a pa être dupe d\u2019une ressemblance\u2014 Et cet individu a pu profiter de l\u2019erreuT pour essayer de cacher 26 2 mai 1931 ¦a pure et véritable identité».Mais Florita dit vivement : \u2014 Non, non, c\u2019est bien lui! Je n\u2019ai pas un instant de doute à ce sujet.Mme Mülbach demanda : \u2022\u2014 Mais cette maison où il t\u2019a conduite, en quel endroit est-elle située?.As-tu pu t'en rendre compte ?\u2014 Malheureusement non! En sortant de là, je n'avais qu\u2019une idée: m\u2019éloigner le plus vite possible! Je craignais d\u2019être poursuivie.Et quand je me suis enfin arrêtée de courir, je devais être à une certaine distance déjà.\u2014 Où te trouveras-tu à ce moment-là ?\u2014 Rue du Faubourg-Saint-Honoré.\u2014 As-tu idée, du moins \u2014 ou & peu près \u2014 du quartier où peut être située cette demeure ?\u2014 Il me semble que ce doit être un de ceux qui avoisinent l\u2019Etoile.Mülbach secoua la tête.\u2014 Voilà qui est bien vague ! En tout cas, si c\u2019est Rechemsfeld, il ne t\u2019a pas conduite chez lui, car il habite près du Palais-Royal.Pépita dit avec agitation: \u2014 Il va falloir mettre cela entre les mains de la justice! Ce misérable baron!.Et que va dire M.de Penvalas?Florita eut un long frémissement.\u2014 Oh! quelle indignation sera la sienne! mon cher Alain! Mülbach objecta : \u2014 Peut-être, ma chère enfant, ferais-tu mieux de lui laisser Ignorer cette aventure?.Elle l\u2019inquiétera, l\u2019irritera.\u2014 J\u2019y avais songé d\u2019abord.Mais j\u2019ai changé d\u2019idée.Nous sommes si absolument confiants l\u2019un dans l\u2019autre que je ne pourrais, même pour un bon motif comme celui-là, lui cacher quelque chose.D\u2019ailleurs, si la justice prend la chose en main, il le saurait toujours.\u2014 Mais c\u2019est que, précisément, je me demande s\u2019il ne vaudrait pas mieux étouffer cela.Le misérable est puni.peut-être mortellement atteint.U y a bien son complice.Mais comme tu le dis, Florita.ce doit être un simple comparse.Et il est toujours désagréable pour une femme, pour une jeune fille surtout, d\u2019être mêlé à ces sortes d\u2019affaires, de penser que l\u2019on discute Jà-dessus dans le public.\u2014 J\u2019y ai pensé aussi, mon oncle, et je suis de votre avis sur ce point-la.Si mon fiancé nous approuve également, il faudra laisser tomber cela.\u2014 Je m\u2019en occuperai.Je connais quelqu'un d\u2019influent dans l\u2019administration de la police.On comprendra très bien nos raisons, j\u2019en suis certain.Pépita s\u2019écria : \u2014 Mais il faudra pourtant, si cet homme survit, que Florita n\u2019ait plus rien à craindre de lui?\u2014 Ne t\u2019en inquiète pas, ma chère amie! Je saurai faire savoir au personnage qu\u2019il serait dangereux pour lui de respirer l'air de Paris.Ainsi donc, ma petite Florita, nous décidons de taire le nom du ravisseur?.En allant prévenir la police de ton retour, je dirai simplement qu\u2019il t'était inconnu, que tu ne sais rien du lieu où il t'a conduite, que tu crois avoir tué ou du moins blessé grièvement l\u2019individu, et que le complice t\u2019a paru être un domestique.Est-ce bien cela, mon enfant ?\u2014 Oui, mon oncle.«J\u2019aurais voulu, auparavant, l\u2019avis d\u2019Alain.Mais il est certain qu\u2019on ne peut attendre, du moment où la police a été avertie de ma disparition.Donc faites comme vous dites.«Et vous, chère tante, donnez-moi une carte, je vous prie, pour que j\u2019écrive à mon fiancé de venir me parler, dès qu\u2019il aura un moment.\u2014 Oui, mignonne, dans un instant.Et Mme Mülbach suivit son mari jusqu\u2019à sa chambre.Lia, ayant soigneusement fermé les portes, elle demanda, ses yeux dans ceux d\u2019Otto : \u2014 Ecoute, il faudrait pourtant bien voir clair là-dedans.Je sais qu\u2019Hilda voit très souvent le baron.N\u2019y a-t-il pas complicité entre eux, au sujet de cette enfant?Hilda hait Florita, et elle a pu encourager, aider Rechensfeld.N'est-ce pas même chez elle que la pauvre petite a été conduite?Précisément, le parc Monceau se trouve dans la direction d\u2019où Florita croit être venue.Mülbach leva les épaules.\u2014 Que vas-tu imaginer là, ma pauvre amie!.Hilda, quelle que soit sa jalousie, est trop avisée pour se mettre dans de pareilles affaires.D\u2019ailleurs, la meilleure preuve en est qu\u2019elle se trouve depuis trois semaines, avec son mari, à leur château de Vanelles, dans le Nord.L\u2019hôtel du parc Monceau est fermé, ainsi que me l\u2019a dit Gertrude, l\u2019autre jour.Non, il faut voir là, simplement, l\u2019acte fou et criminel d\u2019un homme accoutumé à satisfaire toutes se\"s passions.Evidemment, j'ai été trompé par lui, car il affectait, au contraire, depuis quelque temps, des sentiments assez élevés.Je me disais: «Il est changé».C\u2019est pourquoi j\u2019ai accédé à son désir de t\u2019être présenté.Maintenant, je ne doute pas qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un plan combiné pour se rapprocher de Florita, sans doute déjà remarquée par lui auparavant.Quoiqu\u2019elle vécût depuis tant d\u2019années près de lui, Pépita ne connaissait pas encore la capacité de mensonge, de dissimulation de son mari.Elle se laissait prendre à ses ruses, à son hypocrisie, tellement l\u2019aveuglaient son affection pour cet homme et l\u2019influence qu\u2019il avait su prendre sur elle.Aussi crut-elle, sans un instant de doute, à cet habile travestissement de la vérité.Mülbach ajouta : \u2014 C\u2019est stupide à lui, d\u2019ailleurs, d\u2019avoir couru de pareils risques, pour une amourette, dans la situation qui est la sienne?Vois-tu que la police aille mettre le nez dans ses affaires et découvre.qu\u2019il est un agent d\u2019espionnage?Ceci pourrait avoir les plus graves conséquences, non seulement pour lui, mais pour d\u2019autres.Voilà donc une autre raison, en plus de celles que j\u2019ai données à Florita, pour que le nom du coupable ne soit pas prononcé! Mais Florita le dira certainement à M.de Penvalas.Et celui-ci jugera peut-être que cet homme doit être recherché, poursuivi.\u2014 Certainement, ce sera son premier mouvement.Mais il réfléchira ensuite aux ennuis qui pourraient en résulter, pour sa fiancée; il se dira que le baron, s'il en réchappe, se tiendra probablement tranquille maintenant.Et il conclura, comme nous, qu\u2019il vaut mieux laisser tomber cette aventure dans l\u2019oubli.VII A une vingtaine de kilomètres de Valenciennes, le comte de Ronchay possédait un vaste et vieux château entouré d\u2019un parc assez important.C\u2019était la demeure patrimoniale des Ronchay, dont Maurice se trouvait maintenant le seul descendant.Jusqu\u2019à son mariage, il n\u2019y avait fait que de courts séjours, préférant à cette paisible demeure les stations balnéaires à la mode ou les villégiatures chez des amis.Seul y demeurait un vieux ménage d\u2019anciens serviteurs, Adolphe et Caroline Dussaud, chargés de veiller à son entretien en se faisant aider par des gens du village voisin, quand ils le jugeaient nécessaires.Eisa ayant choisi la Belgique pour y faire son voyage de noces, les jeunes époux, l\u2019année dernières, s\u2019étaient arrêtés au passage à Vanelles.Et bien que ce fût encore l\u2019hiver, le vieux château avait paru plaire beaucoup à la nouvelle comtesse.En automne, elle avait voulu y revenir.On avait invité quelques amis de Maurice, quelques relations faites au cours de l\u2019été à Trouville.Eisa, très aimable maîtresse de maison, avait su rendre l\u2019existence fort agréable à ses hôtes.Et Maurice avait convenu que Vanelles, ainsi, n\u2019était pas du tout un logis ennuyeux.Mais Mme de Ronchay projetait d\u2019y faire d\u2019importantes améliorations.A ce sujet, pendant l\u2019hiver, elle avait conféré plusieurs fois avec un architecte de son choix, au nom bien français de Wolmayer.Maurice la laissait agir à sa guise, approuvait tout à l\u2019avance, car, en outre du désir qu\u2019il avait de satisfaire à toutes les fantaisies d\u2019Eisa, il s\u2019arrangeait assez, dans son habituelle indolence, d\u2019être ainsi déchargé de toute décision, de toute préoccupation.Eisa profitait largement de cet état d\u2019esprit \u2014 si largement qu\u2019après un an de mariage, le comte se trouvait complètement annihilé, n\u2019ayant même pas le droit de risquer une observation.C\u2019était ainsi qu\u2019au début de mars, Mme de Ronchay avait décrété qu\u2019ils iraient passer un mois à Vanelles, où elle voulait donner un coup d\u2019oeil aux réparations en cours.Il avait bien essayé d\u2019objecter timidement que le logis serait froid, le chauffage central n\u2019y étant pas encore installé, qu\u2019ils s\u2019y trouveraient de toutes façons fort inconfortablement, étant donné la présence des ouvriers, les plâtras, etc.Mais Eisa avait déclaré péremptoirement qu il convenait avant tout d'aller jeter là-bas le coup d oeil du maître.Ils y étaient depuis trois semaines, quand, un matin, Eisa fut appelée au téléphone, qu\u2019elle avait fait établir au château, récemment.Ce qu elle y entendit devait être fort impressionnant, car, lorsqu'elle raccrocha les récep- 2 mat 1931 3&&amedh 27 teurs, ses mains tremblaient ira peu et son visage avait pâli.Eisa s\u2019assit au hasard, dans le petit salon dont elle avait fait son domaine particulier.Le front entre ses mains, elle réfléchit longuement.Puis elle se leva, et, très calme en apparence, se dirigea vers la chambre où Maurice commençait à s\u2019habiller.\u2014 Milsen vient de me téléphoner qu'il souffre de plus belle, et que le docteur Wachs lui conseille d'entrer à l\u2019hôpital.Milsen, le chauffeur des Ron-chay, s\u2019était trouvé pris subitement de violentes douleurs de reins, la veille du départ de ses maîtres pour Vanelles.La comtesse avait fait venir son médecin \u2014 un fils d\u2019Allemand naturalisé \u2014 qui avait décrété le repos complet, pendant un temps qu'il ne pouvait déterminer.En conséquence, et comme Mme de Ronchay déclarait ne pas vouloir confier sa voiture ni sa personne à un chauffeur d'occasion, les deux époux étaient partis par le chemin de fer, avec les autres domestiques, laissant Milsen à l\u2019hôtel du parc Monceau, où le docteur Wachs avait promis de le venir voir souvent et de prendre des mesures nécessaires s\u2019il le voyait plus souffrant.Les jours précédents, le chauffeur avait annoncé une amélioration dans son état, et déclaré qu\u2019il espérait pouvoir venir rejoindre ses maîtres dans le courant de la semaine \u2014 annonce qui avait fort satisfait M.de Ronchay, car être à peu près bloqué dans Vanelles, avec pour tout équipages une vieille voiture et un vieux cheval, constituait une sérieuse aggravation à une situation qu\u2019il jugeait déjà fort peu intéressante.Aussi eut-il une grimace de contrariété, en entendant la nouvelle que lui apprenait sa femme.\u2014 C'est vraiment agréable!.Aussi pourquoi n\u2019a-t-il pas été tout de suite à l\u2019hôpital?On l\u2019y aurait soigné sérieusement, au moins! Tandis que là, seul dans cette maison.Eisa l\u2019interrompit sèchement: \u2014 Vos récriminations sont ridicules, mon cher!.Milsen, je vous l\u2019ai dit, espérait être guéri très vite, et c\u2019était également l\u2019idée du docteur.Pourquoi voulez-vous qu\u2019il se donnât l\u2019ennui d'entrer à l\u2019hôpital, surtout quand le médecin lui-même n\u2019était pas de cet avis?Maintenant, c\u2019est différent ; du moment où son état semble s\u2019aggraver, une autre solution s\u2019impose.Mais il est in- dispensable que j\u2019aille là-bas, pour me rendre compte de ce qui en est, puis fermer la maison, si Milsen est obligé de la quitter.Maurice essaya de saisir la balle au bond.\u2014 Fermer la maison?.Pourquoi plutôt ne pas nous y installer dès maintenant?.Voilà trois semaines que nous sommes ici.\u2014 Et nous y resterons encore une quinzaine de jours, probablement.Cette propriété me plaît beaucoup: en outre, j\u2019ai des instructions à donner aux entrepreneurs, et je veux être là pour en surveiller l\u2019exécution.Maurice étouffa un soupir».Quinze jours encore! Ah! ce maudit Vanelles!.Que n\u2019avait-il eu la bonne idée de le vendre, trois ans auparavant, quand un gros industriel d\u2019outre-Rhin, relation de Casino, lui avait discrètement insinué qu\u2019il cherchait à acquérir une propriété dans «ce beau pays du Nord»! Il dit avec résignation: \u2014 Eh bien, soit!.Nous reviendrons, puisque tu le juges indispensable.\u2014 Comment, «nous» reviendrons?.T\u2019imagines-tu que tu vas m\u2019accompagner?\u2014 Mais, chérie, naturellement.Elle leva les épaules.\u2014 Ce serait stupide!.Pour vingt-quatre heures que je resterai là-bas.\u2014 Mais, mon amie.Elle déclara d\u2019un ton tranchant et avec cet air de dure autorité qui médusait Maurice : \u2014 Allons, ne fais pas le sot! Tu demeureras ici tranquillement, tandis que je m'en irai voir ce pauvre Milsen \u2014 un excellent serviteur, très dévoué, qu\u2019il serait bien ennuyeux de perdre! Maurice courba le front.Il n\u2019avait qu\u2019à se soumettre, ayant parfaitement conscience de n\u2019ê-tre pas le plus fort.La comtesse, aussitôt, donna l\u2019ordre d\u2019atteler, fit préparer une valise par sa femme de chambre.Une heure plus tard, elle quittait Vanelles, pour aller prendre à la plus proche station le train de Paris.* * * Ce même jour, à la nuit tombante, une femme couverte d\u2019une cape noire, le visage entouré d\u2019un voile sombre, s\u2019arrêtait devant la porte d\u2019un coquet hôtel du parc Monceau.Quelqu\u2019un la guettait sans doute, car cette porte s\u2019entr\u2019ouvrit avant qu\u2019elle eût sonné, puis se referma prestement aussitôt que la femme fut entrée.Dans le vestibule sombre, où se dressait une silhouette d\u2019homme, elle chuchota en allemand : \u2014 Eh bien ?\u2014 M.le baron paraît aller mieux ce soir, madame la comtesse.Le docteur espère le sauver.\u2014 Ah ! tant mieux ! Mais quelle malchance!.Quelle odieuse malchance! Venez me raconter cela, Milsen.Puis nous aviserons.Elle entra dans une pièce, à l\u2019extrémité du vestibule, en tournant au passage un commutateur.La lumière éclaira un petit salon aux tentures de soie jaune brochée, aux meubles Empire.La jeune femme demanda, tout en jetant sa cape sur un siège et en commençant de défaire son voile : \u2014 Les volets sont bien clos, ici ?\u2014 Très bien, madame la comtesse.Et puis, du côté du jardin, on ne doit pas voir la lumière.\u2014 Il est toujours préférable de se méfier.Mais avec les volets fermés, rien à craindre.Elle enleva rapidement son voile et l\u2019envoya rejoindre la cape.Le beau visage d\u2019Eisa apparut, soucieux, un peu crispé.En se jetant sur un siège, la jeune femme demanda : \u2014 Voyons, qu\u2019est-il arrivé?».Vous m\u2019avez dit, au téléphone: «Elle a tiré sur lui.Il est blessé gravement.» Elle avait donc une arme ?\u2014 Eh! oui, malheureusement! Aurait-on pu penser pourtant qu\u2019une toute jeune fille comme cela portait sur elle un revolver! Tout avait marché si bien jusque-là! Nous avions enlevé la petite sans qu\u2019elle jette un cri, Anna s\u2019était effondrée sous mon poing comme si elle n\u2019avait fait que cela de sa vie, la jeune personne avait été amenée ici, enfermée dans ce salon.Et crac ! tout manque, M.le baron est aux trois quarts tué, la jeune fille s\u2019échappe.\u2014 Mais enfin que s\u2019est-il passé entre lui et elle?\u2014 Je ne puis le dire exactement, madame la comtesse, car je n\u2019étais pas là.Mais c\u2019est facile à deviner.M.le baron aura voulu s\u2019approcher d\u2019elle, et elle aura tiré à ce moment-là.Aussitôt que j\u2019ai attendu le coup, je suis accouru.Mais elle m\u2019a menacé de son revolver, et j\u2019ai jugé plus prudent de ne pas insister.Aussi bien, le coup était manqué.Il BONNE MINE.Les cosmétiques les pdus dispendieux ne peuvent faire oublier une robe tachée ou usée Et pourtant, comme ü est facile de rendre aux toilettes et à la lingerie leur fraîcheur et leur charme avec les Teimtobes SAVON Sunset pour Teinture Indélébile Tous les tissus! soie, laine, coton, toil* ou étoffes mêlées, se teignent de la même nuance, dans un seul bain de teinture, avec n'importe quelle des 23 couleurs de cette merveilleuse teinture-savon concentrée.Sunset est la teinture qui ramollit et entr'ouvre les fibres, ce qui permet à la couleur de pénétrer dans le tissu et de s'y distribuer également.Avec le Sunset il vous est facile d\u2019obtenir des résultats dignes d'un teinturier de métier et à un prix infiniment moindre.Chacune de ces 22 couleurs Sunset coûte 15c le morceau.Vous pouvez être sûre que chacune vous donnera les meilleurs résultats, comme teinture Indélébile.Pour vous permettre de teinter aussi bien, le même chimiste qui inventa Sunset a aussi réalisé un colorant nouveau appelé Dytint.Dytint existe en plusieurs jolies nuances pastels et est d'emploi très facile.Dytint est l\u2019articio idéal pour teinter la lingerie et les tissus légers qui n'exigent pas une teinture indélébile.Nous garantissons que Dytint est insurpassable, bien que ne coûtant que 10c la grosse boite.50 % de plus pour votre argent que dans les produits ordinaires du genre.Nous recommandons SUNSET pour teinture indélébile.DYTINT pour coloriage facile et DYTINT COLOUR REMOVER (10c) pour enlever la vieille couleur avant de reteindre d\u2019une autre couleur.Faites venir notre dépliant de produits NADCO contenant la liste de toutes les couleurs et et une copie de COLOUR NEWS qui indiqua les couleurs à porter pour le Printemps et PEté 1931.Ce petit dépliant vous enseigna comment obtenir les nuances à la mode par 1» mélange des couleurs régulières Sunset.A toutes celles qui désirent des teintures et toutes de qualité, les meilleurs marchand» recommandent SUNSET et DYTINT, NORTH AMERICAN DYE CORPORATION Lm Dépt.10, Toronto, Ontario Concessionnaires : Harold P.Ritchie & Co., Ltd., Toronto, Ont.\\ COUPON D'ABONNEMENT Bb&amëàl Ci-Inclus veuillez trouver la somma» de $3.50 pour 1 an, $2-00 pour 6 cm $1.00 pour 3 mois (Etats-Unis: $5.06 pour 1 an, $2.50 pour 6 mois ou $125 poux 3 mois) d'abonnement au magazine LE SAMEDI.Nom________________________ Adresse _______________________ va» .» ptov.__ POIRIER, BESSETTE âs CIK 875, rua de Bullion.Montréal, Can.ECONOMISEZ \u2014employez les Teintures SAVON SUNSET Sbç&amzdù 28 ne s\u2019agissait plus que de s\u2019en tirer le mieux possible.Eisa se leva, les yeux irritée.\u2014 Mais vous n\u2019aviez donc pas d\u2019armes vous autres?.\u2014 Oui, nous en avions, madame la comtesse! Mais M.le baron, qui ne supposait pas du tout courir un danger en allant faire sa cour à cette jolie personne, avait laissé dans la poche de son manteau, son revolver, ainsi que je l\u2019ai constaté ce matin.Quant à moi, j\u2019avais bien le mien.Mais pas le temps de le prendre!\u2014 La petite aurait tiré, car elle avait un air résolu!.Et j\u2019assure bien à Madame que sa main ne tremblait pas, en me visant ! Eisa leva les épaules, furieusement.\u2014 Ah! maladroits!.triples maladroits, tous deux! Si j\u2019avais été là, j\u2019aurais bien su bondir sur elle, lui enlever cette arme! Milsen prit un air vexé.\u2014 J\u2019aurais bien voulu voir comment s\u2019y serait prise Madame!\u2014 C\u2019est très facile à dire!-.Mais quand on a un revolver braqué entre les deux yeux, presque à bout portant\u2014 eh bien! on cherche d\u2019abord à sauver sa peau! Si je m\u2019étais fait tuer, ça n\u2019aurait servi à personne, bien au contraire!.Tandis que j\u2019ai pu au moins secourir M.le baron, qui sans cela serait mort là.Or, voilà qui aurait fait une belle histoire si on l\u2019avait trouvé ici ?Eisa dit nerveusement : \u2014 Croyez-vous donc que cria n\u2019en fera pas aussi, la jeune fille ayant échappé?Si elle a remarqué la maison, l\u2019endroit où elle te trouve, nous sommes dans de jolis draps ! \u2014 Il y a des chances que non.Elle ne devait penser qu\u2019à fuir, pour le moment.\u2014 Personne n\u2019est venu ici, depuis hier?.Vous n\u2019avez rien remarqué de suspect, aux alentours ?\u2014 Rien, madame la comtesse\u2014 Et il n\u2019est venu que le docteur.J\u2019ai été le chercher cette nuit, en toute hâte; il est revenu tout à l\u2019heure, et repassera ce soir, pour causer avec Madame et voir encore le blessé.\u2014 Bon.Où avez-vous mis le baron ?.\u2014 Dans la chambre d\u2019amis qui donne sur le jardin, madame la comtesse.\u2014 Je vais monter près de lui\u2014 Où est-il blessé ?\u2014 A la poitrine.Un poumon est atteint, paraît-il.Ah! j\u2019ai eu peur, quand je l\u2019ai vu là, étendu, et tout ce sang! Madame voit, j\u2019ai dû enlever le tapis, que j\u2019ai mis dans un coin de la cave.U faudra que je le brûle le plus tôt possible.Heureusement, il est épais, de sorte que le sang n\u2019a pas traversé.\u2014 Oui.Et de mon côté, je verrai à expliquer de façon plausi-sible sa disparition.Un accident quelconque.de l\u2019encre, ou autre chose.Peu importe ! «Vous n\u2019avez pas entendu parler de M.Mülbach ?\u2014 Pas du tout, madame la comtesse.\u2014 Il viendra peut-être ce soir.Naturellement, il doit être furieux que l\u2019affaire ait manqué!.Mais il ne l\u2019est pas plus que moi, certainement ! Comme la comtesse se dirigeait vers la porte.Milsen demanda : \u2014 Madame la comtesse veut-elle dîner ?\u2014 Oui, si vous avez de quoi.Il me faut peu de chose, d\u2019ailleurs.Toutes ces complications ne sont pas pour me donner de l\u2019appétit! Et, la mine soucieuse, Eisa monta l\u2019escalier, entra dans une chambre du premier étage.Là, dans le lit, était étendu Friedrich de Rechensfeld, la face blême et tirée'.Entendant ouvrir la porte, il souleva les paupières, et, à la vue de la jeune femme, plissa les lèvres en une sorte de rictus.Eisa s\u2019approcha, se pencha en mettant sa main sur celle du blessé, très brûlante.\u2014 Eh bien ! mon pauvre baron, il paraît qu\u2019elle vous avait arrangé une jolie réception, cette mauvaise petite Florita ?Dans les yeux bleu pâle, un éclair de haine passa.Rechensfeld dit sourdement : \u2014 Oui.Mais je me vengerai ! \u2014 Vous aurez bien raison ! «Enfin, vous vous en tirerez, d\u2019après ce que me dit Milsen, et c\u2019est déjà beaucoup.\u2014 Si je m\u2019en tirerai, je n\u2019en sais rien.Mais ne va-t-on pas découvrir tout, avec cette maudite créature que Milsen a laissé stupidement échapper ?\u2014 J\u2019espère que non.Il faut que je voie Mülbach, pour savoir ce qu\u2019elle a dit, ce qu\u2019on fait, là-bas.Allons, ne parlez plus, baron, car vous augmenteriez la fièvre!.Et ne vous tourmentez pas à l\u2019avance.J\u2019ai idée que nous arrangerons tout cela au mieux, avec l\u2019aide de Mülbach.Rechensfeld grommela : \u2014 Mülbach!.S\u2019il voit l\u2019affaire mauvaise, il nous lâchera! \u2014 Que non pas! Vous oubliez que nous sommes tous solitaires, dans l\u2019oeuvre que nous avons en- treprise?Mon cousin, je vous l\u2019affirme, fera tout le possible et l\u2019impossible pour que l\u2019histoire ne s\u2019ébruite pas.Vous n\u2019avez besoin de rien?.Eh bien, alors, à tout à l\u2019heure.Je remonterai en même temps que le docteur.Dans la salle à manger, Milsen avait préparé un petit souper auquel Mme de Ronchay fit peu d'honneur\u2014 Elle était nerveuse, préoccupée, le front plissé par la réflexion.Bientôt, repoussant son assiette, elle se leva et alla s\u2019étendre dans un fauteuil du salon.Vers neuf heures, un coup de sonnette discret se fit entendre.C\u2019était le médecin, petit homme maigre, aux cheveux gris, aux yeux vifs abrités derrière des lunettes à monture d\u2019or.Il était accompagné d\u2019une femme d\u2019un certain âge, qu\u2019il présenta en ces termes à la comtesse : \u2014 Sophie Haschen, une des meilleures gardes-malades de Paris \u2014 et une de nos compatriotes, en qui nous pouvons avoir toute confiance.Je l\u2019ai amenée pour soigner ce pauvre baron.Tous trois montèrent près de Rechensfeld.Le docteur, après examen du blessé, parut satisfait, et déclara qu\u2019il répondait maintenant de sa vie, pourvu que fussent prises toutes les précautions nécessaires.Eisa demanda : \u2014 Naturellement, il ne peut être question de transporter ailleurs le baron, pour le moment ?\u2014 Cela ne se pourrait faire sans danger, d\u2019ici à huit ou dix jours probablement.\u2014 C\u2019est bien.Je m\u2019arrangerai pour retenir mon mari là-bas, jusqu\u2019à ce que vous me préveniez que nous pouvons revenir.Cela convenu, le docteur se retira.Comme, suivi de la maîtresse du logis, il mettait le pied dans le vestibule', resté sombre, quelqu\u2019un apparut au seuil du petit salon.Eisa s\u2019écria : \u2014 Tiens, vous, cousin Otto ! \u2014Oui, je viens d\u2019arriver.Bonjour, cher docteur.Les deux hommes se serrèrent la main.Puis Mülbach demanda : \u2014 Eh bien, comment va-t-il ?\u2014 Mieux, cher monsieur.Nous le sauverons.Mais elle visait joliment bien, la jeune personne! Et si tous les soldats français étaient aussi fort tireurs qu\u2019elle, les nôtres n\u2019auraient qu\u2019à se bien tenir ! Il eut un petit ricanement, puis ajouta : \u2014 Maintenant, je me sauve, car j\u2019ai encore deux malades à voir.2 mai 1931 Il prit congé d\u2019Eisa et de son cousin, puis s\u2019éloigna d\u2019un pas encore alerte.Otto suivit la jeune femme dans le salon, et, croisant les bras, dit d\u2019un ton sourdement irrité ! \u2014 Voilà vraiment une belle aventure! Aussi quel être stupide je suis d\u2019avoir consenti à favoriser la passion du baron!.Stupide de toutes façons, car en y réfléchissant bien, que signifiait la promesse de mariage signée par lui?S\u2019il lui avait plu \u2014 comme c\u2019était à craindre \u2014 de ne pas la remplir, comment l\u2019y aurai-je forcé?Je n\u2019aurais pu la produire en justice.Eisa l\u2019interrompit avec une ironique impatience.\u2014 Ne jouez pas la comédie des regrets avec moi, cousin Otto ! C\u2019est inutile, je vous assure!.Car je sais fort bien que si vous engagiez là dedans la nièce de votre femme, c\u2019est que vous aviez des moyens de contraindre Rechensfeld à tenir cette promesse.Quelque secret, sans doute, qu il paraîtrait fort désagréable au baron de voir dévoilé.J\u2019ai compris aussi que vous seriez fort aise de voir Florita devenir baronne de Rechensfeld.Voilà pourquoi il ne vous convient pas de faire maintenant l\u2019indigné, parce que le coup a raté! Vous êtes un de nos complices, cher cousin, c\u2019est incontestable' ! Otto leva les épaules.\u2014 Eh! je n\u2019ai pas l\u2019intention de le nier!.Mais le baron a dû s y prendre d\u2019une manière maladroite.se montrer arrogant, tandis qu\u2019il aurait fallu de la souplesse, de la patience.\u2014 Ah bien, oui, allez donc demander cela à un Rechensfeld, qui se croit tellement supérieur au reste des hommes! Et d\u2019ailleurs, je suis persuadé qu\u2019il n\u2019aurait pas mieux réussi de cette façon près de la petite, qui doit avoir beaucoup de fermeté.Non, cousin Otto, voyez-vous, tout aurait bien marché.sans ce maudit revolver ! Comment avait-elle cette arme sur elle ?Eh ! c était un cadeau de son fiancé!.Malheureusement, je 1 ignorais! Ce matin seulement, j ai appris la chose quand elle nous a raconté son aventure.Eisa eut une exclamation de rage.C est donc lui qui la sauve, indirectement?Ah! il faudra bien qu\u2019ils me paient cela un jour, tous deux! (A suivre) 2 mai 1931 &$omedfr 29 Le Capitaine Jolicoeur de la Police Montée EPISODE NUMERO 20 ¦-> VJ aftw ^«inp|ès2 wm 'a,./, 1\u2014L£¦: I id 9\u2014Tout à coup il l'aperçut qui traversait une rivière couverte de glace.Le capitaine décida de s» lancer de nouveau à sa poursuite.7\u2014H attacha les sacs à la selle d\u2019\"Eclair\u201d qui at-\t8\u2014Le capitaine repartit & la suite de son homme, tendait son maître.Le brave cheval ne se doutait Son chien l\u2019avait rejoint rapidement, pas du métier qu\u2019on lui faisait faire.'/ WÎK ¦ \u2022vv.\t.10\u2014-H embarqua sur la glace mais arrivé à quelque distance du bord il entendit la glace se rompre sous ses pieds.11\u2014H tomba à Teaa et son chien Tempête bit impuissant à le sauver.H lança un cri de détresse.12\u2014Aussitôt l\u2019homme que le capitaine poursuk* voit vint au secours de oetnl qui se noyait.La suite de cette histoire dramatique dort* LS SAMEDI de la semaine prochaineJ JO 2 mai 1931 - à HENRI & LUCIEN Jr.U9 EPISODE NUMERO 22 1\u2014Les deux voleurs étaient désespérés à l\u2019idée\t2\u2014Ils coupèrent un arbre afin de connaître la\t3\u2014Ils s\u2019aperçurent que l\u2019étang était très profond d'avoir perdu le sac contenant les bijoux volés.\tprofondeur de l\u2019eau et savoir s'ils pouvaient se à cet endroit et ni l'un ni l\u2019autre ne savait nager.rendre à pieds.\u2019WETL, mm ¦mum raw a il m mm T'mfrM.fF® L\u2019in 'vinrv* 1 ni Wâ WI4P K mrv mm ; mm 4\u2014Ils venaient de décider d\u2019aller chercher un aimant mais auparavant ils devaient cacher l\u2019enfant qui était dans le sac.5\u2014Us aperçurent un arbre dont le tronc était creux.Ils y placèrent Henri pendant le temps qu\u2019ils iraient chercher l'aimant.6\u2014Les deux hommes partirent en laissant l\u2019enfant dans sa cachette.Ils devaient revenir aussitôt.7\u2014Pendant ce temps le facteur abandonnait Lu-\t8\u2014Lucien vit des pistes à terre, Il les suivit et\t9\u2014Il poussa un cri en apercevant deux pieds qui cien pour aller prévenir la police de la disparition arriva bientôt près de l\u2019arbre où se trouvait Henri.sortaient d'un sac.Il courut à l\u2019arbre, de l\u2019homme blessé et de Henri WHPHBi __r\t6 mm JkjSHI ':üïli 'SSE m» Mm - ïr » 'MêMîi WM alfaK ixm 10\u2014Il se servit de toutes ses forces pour tirer le captif de sa mauvaise position.11\u2014Jugez de sa joie lorsqu'il découvrit que le prisonnier était son ami Henri.Celui-ci lui dit qu\u2019il avait jeté quelque chose à l\u2019eau avec ses pieds.12\u2014Ce devait être quelque chose de précieux car les hommes semblaient y tenir beaucoup.Il fallait se servir d\u2019un filet de pêche.(La suite de cette histoire dramatique dans LE SAMEDI de la semaine prochaine.) 2 mai 1931 &£kmedb 31 RAISON MAJEURE \u2014 Pouquoi que vous n\u2019vous mariez point, mam\u2019zelle Louison?C\u2019est pourtant pas les maris qui manquent dans l\u2019pays.\u2014J'sais ben qu'y n\u2019manquent point les maris, seulement y sont tous mariés.EN CLASSE \u2014 Qui a fait votre devoir ?\u2014 C\u2019est papa.¦\u2014 En entier ?\u2014 Non, je lui ai aidé.SECRETS \u2014Ils tiennent leurs fiançailles secrètes.\u2014Oui, c'est du moins ce qu\u2019ils disent à tout le monde.A L\u2019OPERA \u2014 C\u2019est extraordinaire comme ce ténor transpire en chantant.\u2014 Il a la voix tellement chaude.LOGIQUE \u2014Pauvre ami.je te présente toutes mes condoléances pour la mort de ta femme.Mais pourquoi es-tu en demi-deuil?\u2014Ben! puisque je porte le deuil de ma moitié.L'AVOCAT (Monologue comique par Paul Coullée) (Toute reproduction interdite sans l\u2019autorisation de l\u2019auteur.) Je suis extrêmement ennuyé.Je devais être à la Cour à dix heures et il est déjà neuf heures .Je devais être à la Cour à dix heures .hier matin .et il est neuf heures .aujourd\u2019hui.J\u2019avais un client pressé, il ne pouvait pas attendre .Il a été pendu ce matin.Je suis en retard.Je suis un avocat émérite, je suis la \u2018\u2018bouche d\u2019or\" du Barreau, mais la vie de barreaux de chaises que je mène me cause un tort considérable.Je m\u2019en rends compte parfaitement, mais je ne m\u2019amende pas.Que voulez-vous, je suis célibataire, je fais mon paradis sur cette terre.Je ne défends jamais les voleurs, cependant, messieurs, je puis faire une exception en votre faveur.Vous allez me dire que vous n\u2019avez pas l\u2019air de voleurs, non, mais un jury expérimenté ne s\u2019y tromperait pas.Aussi, j\u2019ai des amis qui n\u2019ont jamais été en prison.Pourquoi?Parce qu\u2019ils ont eu la chance pour eux .ils ont eu la chance de n\u2019être pas défendus par moi.Dernièrement un client est venu me trouver pour me dire qu\u2019il avait des difficultés avec ses créanciers.Je lui ai fait comprendre qu\u2019il était dans l\u2019erreur, que ce n\u2019était pas lui qui avait des difficultés avec ses créanciers mais eux qui avaient des difficultés avec lui.Il est parti satisfait en laissant dix dollars sur mon bureau.On voit des clients de tout acabit dans un bureau d\u2019avocat.Que pensez-vous de celui qui est venu récemment.Il voulait se séparer de sa femme.\u2014\tMais pourquoi?lui demandai-je.\u2014\tParce que je suis marié, me répondit-iL \u2014\tCe n\u2019est pas une raison légale, votre femme vit-elle en bonne intelligence avec vous.\u2014\tJe crois qu\u2019elle m\u2019a quitté.\u2014\tQu\u2019est-ce qui vous fait avancer pareille idée.\u2014\tVoilà dix ans qu\u2019elle n\u2019est pas entrée à la maison.Mon client a obtenu une séparation.L autre jour un voleur se présente chez moi.On l\u2019accusait d\u2019avoir volé une montre, un bracelet, une bague de prix, un pendentif et une rivière de diamants.Comme cet homme n était pas coupable, j\u2019ai pris sa cause en main et il a été trouvé innocent par le tribunal.Quand j ai voulu me faire payer par mon client il n\u2019avait pas un sou sur lui, j ai du accepter de me faire payer avec une montre, un bracelet, une bague de prix, un pendentif et une rivière de diamants.Ah, on en voit de bonnes dans notre métier d\u2019avocat.JEUNES GENS! JEUNES PILLES! qi-prendre l\u2019asphyxie de votre femme?\u2014Oui, surtout quand j\u2019ai reçu la fao ture du gaz! APPRECIATION \u2014 Moi, je suis pour le désarmement, le rapprochement des pet> pies.Faut pacifier.\u2014 Oui, mais faut pas s\u2019y fier.RAISON MAJEURE \u2014Où j\u2019ai vu que vous êtes un homme dn monde, c\u2019est que vous seul n\u2019avea pas ri quand la dame ridicule en rose est entrée.\u2014J\u2019peux bien!! c\u2019était ma femme.UN DROLE DE \u201cK\u201d \u2014Vous refenez aussi du marché.Madame Meyer?.Qu\u2019afez-fous acheté de pon?.\u2014Definez, Madame Bloch, ça commence par un \u2019\u2019K\u201d!.\u2014Oh! che ne sais pas!.Des kotelet-tes!.ou pien du kamembert! \u2014Non, Madame Bloch !.du kruyèrel 3k Samedi 2 mai 193T INQUIETUDES lin»,', v \u2022 I*!'!!! [*: ¦ r?' '\u201c-'S-' ¦ a \u2014Marie, j\u2019ai laissé un billet de 1,000 dollars dans la poche de mon veston de smoking ?L\u2019avez-vous vu ?\u2014Non, Monsieur, Madame a rangé les vêtements de Monsieur.\u2014Bt où est Madame ?\u2014EUe est sortie bien vite pour aller faire des courses.POUR LE JARDINAGE \u2014\tPourquoi as-tu engagé ce petit homme comme jardinier au lieu du grand ?\u2014\tQuand je cherche un jardinier, je regarde si les pièces qu\u2019il port» à son pantalon se trouvent sur les genoux ou ailleurs.Le petit homme avait des pièces sur les genoux.ENQUETE [L \u2014Où prend-t-elle l\u2019argent pour ses toilettes?\u2014Le diable le sait.\u2014Oui, et il ne viendra pas nous 'e dire.AU SALON DE PEINTURE \u2014\tPourquoi les artistes signent-ils toujours leurs tableaux ?\u2014\tAfin qu\u2019on sache où se trouve le bas du tableau.DANS LE MENAGE Monsieur.\u2014 Nous devons économiser.Si je venais à mourir où serais-tu ?Madame.\u2014Je serais ici, mais la question est de savoir où tu serais, toi.PROJETS Madame.\u2014 Maintenant que tu as fait faillite avec ton commerce de fruits, que vas-tu faire ?Monsieur.\u2014 Je vais écrire un livre sur la façon de vendre des fruits.ENTRE AMIS \u2014\tJe ne sais pas comment ça se fait, mais le rouge que ma femme emploie pour ses lèvres ne goûte pas du tout le rouge que toutes les autres femmes emploient.\u2014\tOui.je l\u2019ai remarqué.ECONOME \u2014\tTu es sorti avec Gertrude hier soir, ça a du coûter cher ?\u2014\tNon, six dollars seulement.\u2014\tRien que ça ?\u2014\tOui, elle n\u2019avait pas plus d\u2019argent sur elle.AMATEURS DE PEINTURE Madame.\u2014 Mon mari, je vais te faire une surprise.Je t\u2019ai acheté un Rubens chez le peintre que nous connaissons.Monsieur.\u2014 Sapristi, moi qui vient de t\u2019acheter un Rembrandt du même artiste.LE JURY \u2014\tSi le train avait filé comme il devait filer, si la cloche avait sonné comme elle devait sonner, si le sifflet avait sifflé comme il devait siffler, toutes choses qui ne furent pas faites, la pauvre vache n\u2019aurait pas été blessée quand elle fut tué par train.PROJETS DE MARIAGE L'amoureux.\u2014 C\u2019est bien 2,000 dollars que vous donnez en dot à votre fille ?Le père.\u2014 Non, 2,000 et un sou qu\u2019elle a avalée quand elle était petite.ENTRE AMIS Ma femme n est contente que lorsqu'elle m\u2019a soutiré jusqu'au dernier sou.\u2014\tVous êtes chanceux, la mienne ne l\u2019est pas même en ce cas.INDEMNITES Le malade.\u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019il veut encore le chirurgien.Sa femme.\u2014 Il réclame une indemnité de viscères.AU BUREAU \u2014\tPourquoi n\u2019êtes-vous pas venu au bureau hier ?\u2014\tJ'étais à un enterrement.\u2014\tOn vous a vu vous amuser.\u2014\tOui, c\u2019était mon enterrement.\u2014\tQue voulez-vous dire ?\u2014\tBien oui, mon enterrement de vie de garçon. I mai 1931 33 SOUVENIRS DU JEUNE AGE \u2014Tu te rappelles Zidore, oe petit coin._ il y a 25 ans 1 ?-\u2014Oui.c'est là que j\u2019ai perdu ma pipe.A L\u2019ECOLE *vrV',ÿ '\u2022if-, i;t?V \u2014Le soleil disparaît tous les soirs à ! Occident.Pourquoi ne le voit-on pâusT\u2014 \u2014Parce qu\u2019il fait nuit, M\u2019sieu !.AU JOURNAL CHEZ LE FLEURISTE Le veuf.\u2014 Comment, dix dollars cette couronne pour ma défunte femme, mais l\u2019an dernier voi£s m\u2019avez vendu la même chose pour huit dollars.Le fleuriste.\u2014 Oui, mais tout augmente.Le veuf.\u2014 Peut-être, mais ma douleur diminue.MENDIANT INGENIEUX Le mendiant.\u2014 Monsieur, vous n\u2019auriez pas perdu votre porte-monnaie ?Le passant.\u2014 Non, mon brave homme.Le mendiant.\u2014 En ce cas vous me ferez bien une petite aumône IMPRESSION \u2014\tVoyons, toi qui vois la mer pour la première fois.Qu\u2019en peiv 6es-tu ?\u2014\tJe me figurais que c\u2019était plus grand que ça.LE CONDAMNE A MORT \u2014\tAyez du courage, mon ami, le moment est venu de payer votre dette à la société.\u2014 N\u2019y aurait-il pas moyen de payer par acomptes ?\u2014\tC\u2019est la troisième fois depuis un mois que vous faite insérer \u201cchien perdu\u201d.\u2014\tOui, depuis que ma fille apprend le piano on ne peut plus garder un chien à la maison.N\u2019ABUSONS PAS L\u2019enfant.\u2014 Papa, veux-tu me donner dix sous pour aller au cirque.Le père.\u2014 Non, mon enfant, hier je t\u2019ai donné cinquante sous pour t\u2019acheter une bouteille d\u2019huile de foie de morue.Crois-tu donc que la vie se passe en plaisirs.PERE ET FILS Le père.\u2014 C\u2019est honteux, un garçon comme toi, avoir tant de dettes.Le fils.\u2014 Oui, tu peux le dire que c\u2019est honteux.surtout quand on a un père aussi riche que j\u2019en ai un.INQUIETUDE \u2014\tIl paraît que notre voisin est atteint de la rage.\u2014\tOh! mon Dieu, quand on pense que mon chien aurait pu le mordre et attraper la maladie.EN PLEINE MER PERSPICACITE \u2014\tJe voudrais avoir deux sous de savon.\u2014\tJe suppose que vous voulez baigner votre canari RENDEZ-VOUS \u2014Allez-vous-en, Mademoiselle, nous avons besoin de l\u2019espace pour les boyaux.__je ne puis pas, monsieur le pompier, j\u2019attends mon cavalier ici même.W'Mv \u2022rss-sîfc Tiff Une femme vient de tomber à l\u2019eau.Elle demande secours à un monsieur sur le navire.\u2014\tVite, une ceinture de sauvetage.\u2014\tParfait, madame, quelle pointure ?LE PAUVRE HOMME.PAR MEGARDE, A AVALE DU PETROLE Le docteur.\u2014Encore cinq minutes, et il est sauvé I *4 S?ëamedl 2 mai 1931 Pour vous Instruire et vous Amuser JEUX DE SOCIÉTÉ\tNOTES ENCYCLOPEDIQUES LE PAPILLON\t- Les dames de la société prennent chacune le nom d\u2019une fleur et les jeunes gens celui d\u2019un insecte.Un de ces derniers se fait papillon ; c\u2019est lui qui ouvre le jeu par un récit dans lequel il doit faire entrer les noms adoptés.La personne qui entend prononcer le nom qu\u2019ellle a choisi doit prendre aussitôt la parole et continuer la narration à sa guise.Dans le cours de leur récit, les jeunes gens ne doivent désigner que des fleurs, et les dames que des insectes dont les noms sont attribués aux personnes de la société.Lorsque le narrateur prononce le mot jardinier, les dames tendent la main LE COUP DE CANON Voulez-vous, à table, avoir l\u2019émotion d\u2019un coup de canon, entendre la détonation qui e fl raye les personnes nerveuses, voir filer l\u2019obus avec la rapidité de l\u2019éclair, et enfin assister au phé- \u2022-\t\u2022-y: mgi m 11 droite comme pour réclamer ses soms, et les jeunes gens se lèvent comme s\u2019ils redoutaient sa présence; lorsqu\u2019il nomme l\u2019arrosoir, ce sont les dames qui se lèvent et les jeunes gens mettent un genou en terre, comme abattus par l\u2019eau qui a ranimé les fleurs.Au nom du soleil, tous les joueurs se lèvent et paraissent éprouver la salutaire influence de cet astre bienfaisant.Les joueurs ne reprennent leur place que lorsque l'orateur, qui fait lui-même ces divers mouvements, nomme une fleur ou un insecte, et oblige ainsi une autre personne à prendre la parole.La moindre infraction à l'une de ces règles coûte un gage.maintenant votre gargousse ainsi fabriquée au bouchon de la bouteille, qui est placée debout sur la table, en y piquant une épingle à laquelle vous attacherez un fil ; l\u2019ouverture du tube doit Homère du recul des pièces d\u2019artillerie ?Vous pouvez hardiment répondre: \u201cOui!\", car l\u2019expérience que je vous propose est des plus innocentes, ainsi que vous allez en juger.Prenez une bouteille vide en verre épais (la champenoise est ici tout indiquée) et mettez-y de l\u2019eau jusqu\u2019au tiers de sa hauteur.Faites dissoudre dans cette eau un peu de bicarbonate de soude, contenu, vous le savez, dans les petits paquets que l\u2019on vend pour fabriquer l\u2019eau de Seltz.Vous mettrez la poudre de l\u2019autre paquet (acide tartrique) dans une carte à jouer roulée en cylindre et vous boucherez l\u2019un des bouts de ce tube avec un tampon de papier buvard.Suspendez être en haut, et vous bouchez fortement la bouteille avec le bouchon, après avoir réglé la longueur du fil de façon que le bas du tube ne touche pas le liquide.Voilà notre pièce chargée; il ne reste plus qu\u2019à faire feu! Il nous suffit pour cela de poser la bouteille horizontalement sur deux crayons posés parallèlement sur la table, et figurant l\u2019affût.L\u2019eau pénètre dans le tube de carton, dissout l\u2019acide tartrique, et le gaz acide carbonique, qui se produit subitement, chasse le bouchon avec une explosion violente, tandis que, par l\u2019effet de la réaction, la bouteille roule en arrière sur les deux crayons, imitant exactement le recul d\u2019une pièce d\u2019artillerie.On compte à Londres 213,202 célibataires.* * * En Allemagne l\u2019an dernier, 6,500 personnes ont été victimes d\u2019accidents d\u2019automobiles.ÿ * * La suisse possède 3,600 hôtels avec un capital souscrit de 3,000,000,000 de dollars.On trouve 61,000 personnes employées dans ces 3,600 hôtels.* * * Le mot tzar était une corruption du mot César.* ÿ * Les Cordillières des Andes comptent 26 volcans.* * * On trouve 150 grandes statues dans l\u2019église St-Pierre de Rome.* ÿ * Malgré le coût très élevé du radium on estime que cinquante pour cent des traitements subis au radium le furent gratuitement.* * * La vitesse moyenne d\u2019un pigeon au vol est de 30 à 36 milles à l'heure, mais sur une courte distance un pigeon peut voler à raison de soixante milles.* Ÿ Durant la saison de chasse de l\u2019automne dernier il s\u2019est tué dans la Nouvelle-Ecosse 1,400 orignaux et 1,850 chevreuils.12,800 permis de chasse ont été accordés.* * * II faut 1,333,333 vaches, 4,000 usines et 243,000,000 de livres de sucre pour fournir les Américains de crème à la glace durant une année.* * * Vingt pouces de neige ne représente que deux pouces d\u2019eau.* * * La flotte de pêche du Canada est d\u2019environ 40,000 barques et représente un capital de $19,200,000.* * * Durant le mois de janvier dernier, 835 navires d\u2019un tonnage de 1,806,-918 tonnes sont entrés dans le port d\u2019Anvers, en Belgique.* * * Aux Indes on trouve 26,000,000 d\u2019acres plantés en caoutchouc.* * * L\u2019an dernier la France a vendu à I Angleterre 81,200,000 douzaines d\u2019oeuifs.¥ * * Lorsqu\u2019une chinoise se marie ses dames d\u2019honneur sont généralement choisies parmi les femmes les plus laides de son entourage.L\u2019an dernier le Canada a acheté en Russie 200,651 tonnes de charbon.* * * L\u2019Angleterre est le seul pays au monde ayant un club de femmes-ingénieurs.* ¥ * D\u2019après la statistique chaque famille canadienne se compose de 4.1 personnes.Le .1 doit être le père.* * * A Hollywood il y a 19,750 unités qui vivent du cinéma, se décomposant en 10,540 hommes, 6,150 femmes, 2,000 enfants et .2,050 animaux, v * * C\u2019est en France que les héritages sont le plus lourdement taxés.ÿ * * Le nombre de touristes ayant visité la France l\u2019an dernier se répartit comme suit : Anglais, 850,000; Américains, 200,000 ; Visiteurs de langue espagnole, 400,000; Nations diverses, 600,-000.Au total, 2,050,000 visiteurs ou touristes.¥ * * En 1929 il y a eu, à Paris, 3,070 incendies, dont 2,897 ont été éteints avant l\u2019arrivée des pompiers.* * * Le nombre des élèves de la Commission scolaire de Montréal est de 97,714 et le nombre de classes de 2,858.* * * Le 30 novembre 1913 la dette de la Grande Bretagne était de 668,000,-000 de livres sterling; le 30 novembre 1930 elle était de 7,538,000,000 de livres sterling.# * * L\u2019Angleterre emploie 49,243 chevaux et mules pour travailler dans ses mines de charbon.* * * La moitié du revenu de l\u2019Angleterre est produit par deux pour cent de la population.* * ¥ Il y a près de 500 établissements de chimie industrielle en Québec et Ontario.Ÿ Ÿ ¥ Le journal Kin-Panu, en Chine, est publié trois fois par jour et chaque fois en une couleur différente.* * * On compte 300 grandes stations de radio dans le monde.* * ÿ La valeur totale des principales récoltes au Canada pour l\u2019année 1930 a été de $629,146,000 en regard de $948,981,000 en 1929 et $1.125-003.000 en 1928. 2 mai 1931 SfrSamëdL 35 LA\tM A J 0 R i t e RECLAME GILLETTE T -J*** îi\tmt b sfjjj ( Tous préfèrent la GILLETTE L&iu «liïS?QUAND vous vous savonnez la figure et chargez votre rasoir d une nouvelle lame Gillette, vous ne faites que répéter le geste de millions et de millions de messieurs\u2014dans le monde entier.Interrogez tout homme bien mis, de Banff à Bornéo, n'importe où, et vous saurez que lui aussi, tout comme vous, est un habitué de la Gillette.N\u2019est-ce pas extraordinaire de penser que, depuis plus d'un quart de siècle, la plupart des hommes, dans tous les pays, aient adopté la même lame pour se raser avec confort et plaisir.Cette suprématie internationale-établie et reconnue\u2014est le plus beau tribut rendu à la qualité et à la valeur exceptionnelles des Gillette.Ces vingt-neuf années de suprématie Gillette ont été des années de recherches constantes, d'expériences et d\u2019essais de toutes sortes \u2014 des années consacrées à la fabrication la plus méticuleuse \u2014 des années où le même produit a été continuellement amélioré.On sait depuis longtemps, en effet, que Gillette ne fait pas que suivre le progrès, mais qu'il le devance.IG nos jours, dans tous les pays\u2014comme dans toutes les langues parlées sous le soleil \u2014 Gillette est synonyme de qualité suprême.Achetez des Gillette dans n'importe quelle partie du globe et vous aurez toujours les mêmes lames que vous trouvez au magasin de votre localité.Et c'est pourquoi tous préfèrent le Gillette.Gillette ^RASOIRS -«at.ffffffl.ilm».LAMES 1085, rue St-Alexandre, Montréal.P.Q. 36 ^Samedi 2 mai 1931 Votre HUILE domestique doit remplir 3 fonctions.LES REMPLIT-ELLE ?Toute huile domestique qui n'arrive pas à nettoyer, lubrifier, empêcher de rouü-ler et de ternir, est toujours trop chère.L'Huile Trois-dans-Un remplit ces trois fonctions en même temps, et mieux que n\u2019importe quelle burette d\u2019huile ordinaire parce que c\u2019est un mélange de trois huiles différentes \u2014 animales, minérales et végétales.Un huilage régulier au 3-dans-Un améliore le fonctionnement et prolonge la durée de n'importe quel appareil.En vente dans les bons magasins de partout; 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