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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 4 mai 1929
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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[" Vol.XL, No 49 Lisez notre feuilleton : LA VOIX DU SANG 4 MAI 1929 3k$cm&dif LE MAGAZINE NATIONAL DES CANADIENS ¦, ¦ , ¦ i/1' \u2018 t-^hk 1 rif LEATRICE JOY Sèche rapidement et dure longtemps - mg m %ÿVu§cHcà rikiiru rc / FINISHES QUICK DRYING Jade Green BERRY BROTHERS Enamel.JÿgS», Choisissez, parmi 10 couleurs à la mode durables, la nuance que vous désirez.Une ou deux couches suffisent, dans la plupart des cas, pour obtenir un beau fini durable.Un Nouvel Email erry Il est peu de plaisirs comparables à celui que Ton trouve à faire ressortir, avec l\u2019Email Berrycraft de séchage rapide, toutes les beautés cachées de sa maison.Ce fini absolument nouveau s\u2019applique tout aussi facilement que les anciens émaux à l\u2019huile, mais de plus il sèche en quatre heures.Il est durable, imperméable à l\u2019eau et n\u2019exhale aucune odeur désagréable.Le Berrycraft s\u2019étend uniment et recouvre toutes les surfaces, murs, boiseries, meubles et métaux, sans laisser la moindre trace de pinceau.Procurez-vous ce fini extraordinaire chez le marchand de votre localité.S\u2019il en manque, il pourra se le procurer immédiatement pour vous.Ecrivez pour recevoir notre nouveau dépliant illustrant toutes les couleurs de VEmail Berrycraft L\u2019Email Berrycraft est fabriqué par le manufacturier du Vernis Liquid Granite, de l\u2019Email à Parquet Lionoil, de l'Email Luxeberry, du Fini pour bols Luxeberry, du Berrylold et autres finis durables.Emaux Walkerville, Ont.Laques Principales Agences Etrangères: Londres, S.E.15, Hatcham Road at Old Kent Road; Paris, 54, Rue de Paris, Charenton; Berlin, Ober Wallstrasse 20; Turin, 16 Via Goito. Loin des Bruits de la Ville gSHEggg* KM* mm Imim* m T mmP, '¦V.i; ^CHEVROLET U Msiïfi à **\u2022 â3P«=E ¦ ''-\u2019ÿ'JpJ' \u2022,f .'IP âfc&SlSi gtiWtimj DANS l\u2019herbe des champs, à 1 ombre d un arbre ombrageux.Sur les bords d\u2019un lac aux eaux tranquilles.Là où tout est calme et silence.Un pique-nique en automobile, loin de la ville tumultueuse.Il faut sortir de la ville pour demander à la campagne ses plaisirs simples et reposants.Vous trouverez le bonheur au volant de votre Chevrolet.Trop rapidement encore filent les milles.Trop vite arrive la fin de la journée.Un Chevrolet vous permet de jouir du grand air.Il vous donne les joies du voyage .les émotions de la vitesse .l\u2019impression d\u2019une force motrice puissante.dans un confort et une sécurité absolus.Chevrolet vous entraîne sur toutes les routes .gravit les montées les plus ardues, grâce à son moteur à six-cylindires .se tire des pires impasses .de la boue ou du sable.Et pour ce qui est de la beauté, que dire de l\u2019exécution artistique des Carrosseries Fisher du Chevrolet! CHEVROLET Le Chevrolet par Excellence, c\u2019est le tapis magique sur lequel vous franchissez l\u2019espace à volonté, à la poursuite de jolis coins tranquilles où vous reposer ou de villes nouvelles à visiter.Le Chevrolet vous fait sortir de la routine quotidienne.Votre dépositaire Chevrolet vous expliquera le mode de paiement facile et économique de ce \u201cSix du prix d\u2019un Quatre\u201d.Ce CHEVROLET par Excellence de L\u2019HISTOIRE DE CHEVROLET Le Chevrolet par excellence est exposé chez tous les agents Chevrolet.Un assortiment complet de modèles de $665 en montant à l\u2019Usine, Oshawa.Taxes en plus.PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA, LIMITED THE ALLEN m-m Une grande variété de couleurs sans surcharge Quelques dollars par mois, telle est l'unique différence de prix entre ce beau et gros Essex et le plus petit et plus léger des autos.Par exemple, votre versement au comptant peut être de $325.00, mais jamais plus, dans tout le Canada, que $388.00, Le Mode d\u201dAchat H.M.C., vous permet de payer la balance en versements minimes et faciles.O U S vous de trouver défi mieux o n s Aussi l\u2019équipement complet des voitures les plus luxueuses et les plus belles Amortisseurs hydrauliques, freins sur les 4 roues, Volets de radiateur et épurateur d air.Il ne vous en coûte pas un sou de plus.Aussi le nouveau miroir de rétro-vision à l\u2019épreuve des REFLETS aveuglants, serrure de sûreté, démarreur et indicateur électrique d essence et d'huile sur le tablier.Toutes les pièces brillantes chromées.Additionnez vous-même le coût de tous ces accessoires gratuits et vous arriverez à $100 d'«Exiras» que l\u2019Essex vous procure sans surcharge.Essex \u201cChallenger\u201d fait tomber les barrières des classes de prix.Il peut défier les autos de n\u2019importe quel prix, pour le roulement, le style et le confort, aucun autre auto ne vous offrant autant de valeur au dollar.C'est ce qui explique qu\u2019Essex se vende en aussi grande quantité.C\u2019est ce qui explique que des automobilistes par milliers renoncent à leurs anciens favoris pour adopter l\u2019Essex \u201cChallenger\u201d.Un gros \u201cSix\u201d de la plus grande dimension.Belle apparence.Spacieux et confortable.Capitonnage et accessoires élégants et riches.Un moteur SUPER-SIX\u2014 capable de grimper à la plus grande vitesse\u2014de donner du 60 milles à la journée.Et pour la vivacité, il défie tous les autres.Fabriqué par Hudson, sous les brevets du Super-Six \u2014 rien d\u2019étonnant qu\u2019il soit aussi puissant.Dans la \u201cSemaine Nationale du Challenger\u201d, Essex a établi des records qu\u2019aucun auto de son prix n\u2019a jamais égalés.Faites- vous donner une démonstration sur la route et ETUDIEZ L\u2019ESSEX.*840 ET PLUS tous prix P.A B.Windsor, taxes en plus LEG ARE A U T O M OBI LE AND S UP PLY CO., L IM I TED SIEGE SOCIAL: 535.rue Ontario Est.MONTREAL QUEBEC: 405, rue St-Paul OTTAWA: 245, rue Queen KINGSTON: 210, rue Wellington COMPAGNIES SUBSIDIAIRES \u2014 Québec \u2014 Valley Junction \u2014 Chicoutimi \u2014 Cowansville \u2014 Saint-Evariste Stn \u2014 Granby \u2014 Joliette\u2014 Lachute \u2014 Montmagny\u2014 Mont-Joli \u2014 Sherbrooke \u2014 Sorel \u2014 Saint-Hyacinthe \u2014 Saint-Jean \u2014 Saint-Jérôme \u2014 Rivière-du-Loup \u2014 Thetford Mines \u2014 Trois-Rivières \u2014 Victoriaville. 4 mai 1929 i&Sa/msdi 5 Volume XL\tIci.: LAncaster 5819-6002 Montréal, No 49 ABONNEMENT Canada J&Sa/medi/ (Fondé en 18891 Un an - - - $3.50 Six mois - - - 2.00 Trois mois - -\t1.00 Etats-Unis et Europe Un an -\t-\t- $5.00 Six mois - - - 2.50 Trois mois - - 1.25 Hebdomadaire - Illustré - Littéraire Humoristique - Musical POIRIER.BESSETTE & CIE, propriétaires 975, rue de Bullion MONTREAL\t-\t-\tCANADA HEURES DE BUREAU 9 h.a.m.à 5 h.p.m.Samedi, 9 h.à midi Entered at the Post Offi*\u2022».of S.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 1879 4 mai 1929 AVIS AUX ABONNES Les abonnés changeant de localité sont prié s de nous donner un avis de huit jours, Vempaquetage de nos sacs de made commençant cinq jours avant de les livrer.Tarif d\u2019annonces fourni sur demande.Carnet Editorial L\u2019Acrobate N ACROBATE n\u2019est pas forcément un homme, à preuve, tous les singes ou à peu près sont acrobates, mais je crois bien que tous les hommes sont des acrobates.Même ceux qui sont loin de s\u2019en douter.Tant qu\u2019il marche encore à quatre pattes, c\u2019est-à-dire à l\u2019heureuse époque de sa toute première jeunesse, l'homme ___ou plutôt le futur homme \u2014 jouit d\u2019un bonheur d'autant plus complet qu\u2019il ne le connaît pas et, par conséquent n\u2019envie rien autre chose.Dès qu\u2019il est capable d\u2019adopter la position verticale pour se déplacer dans un sens ou dans un autre, alors, dame! ça change complètement.Il est dans un état d\u2019équilibre instable qu\u2019il ne peut maintenir qu\u2019au prix d\u2019efforts sérieux, d\u2019adresse incontestable et d une vigilance de tous les instants.Lne chute par çi, un horion par là, ces petites calamités passagères lui inculquent petit à petit la plus ou moins juste notion du monde extérieur c\u2019est-à-dire de tout ce qui l\u2019entoure.C\u2019est l\u2019apprentissage du métier d\u2019acrobate qu\u2019il sera tenu d\u2019exercer toute sa vie.Et ce métier, il en est inconsciemment très fier, car il a su le compliquer merveilleusement à l\u2019aide de ce qu\u2019il a appelé la civilisation et qui se compose de très peu de plaisirs, de beaucoup de besoins et de davantage encore d\u2019inutilités.Un jour, il y a très longtemps de cela, il a regardé ses pieds et leur a tenu ce langage: \u201cVous me rendez bien des services mais vous allez tout nus; ce n est pas beau!\u201d Et il les habilla de cuir, de lanières et autres accessoires dont il modifia la forme suivant ses caprices au cours des temps.Il y perdit tout d abord de l\u2019aplomb mais il le regagna par l\u2019habitude qui est, on le sait, une seconde et quelquefois même une troisième nature.Il y gagna aussi des cors aux pieds, chose admirable qui augmenta son mérite d\u2019acrobate, car il marcha comme auparavant sans paraître s\u2019en soucier.Entre temps il avait appris à courir, à sauter, à se ficher par terre et a ge relever avec plus ou moins de grâce.Ces mouvements déjà fort beaux ne lui suffisaient pas; le culte du dieu Bacchus lui apprit à zigzaguer et les leçons données par l\u2019ambition lui apprirent à ramper.Quand il sut tout cela, il fut un parfait acrobate, c\u2019est-à-dire un homme.Mais .car il y a un \u201cmais\u2019\u2019 dans toutes choses, surtout celles qui peuvent être un motif de jalousie, mais l\u2019homme dut payer la rançon des talents précieux qu\u2019il avait acquis.Cette rançon fut tarifiée par ses semblables, par la nature et par cette chose mystérieuse, impondérable, qui flotte sans cesse au-dessus des évènements et que l\u2019homme appelle le hasard.La rançon de son bel équilibre fut la chute assez fréquente et toujours inattendue; les malencontreuses pelures de bananes abondent dans la vie et ne se rencontrent pas seulement sur les trottoirs; il y en a sur la voie politique, sur la route financière qui devient alors, par le plus ironique assemblage de mots, une banqueroute; il y en a dans les sentiers de l\u2019amour, bref il y en a partout.L\u2019homme le sait fort bien mais il n\u2019est pas acrobate pour rien et il sait à l\u2019occasion déployer une merveilleuse souplesse pour reprendre ou maintenir son équilibre.En matière politique surtout il est admirable et peut rendre des points à n importe quel danseur de corde de profession ; il se livre à d\u2019étonnantes acrobaties, il penche à droite, à gauche, ne tombe ni d\u2019un côté ni de l\u2019autre, il sait tourner et se retourner si bien qu\u2019il est fort difficile de préciser sa position de l\u2019instant et souvent impossible de prédire la suivante à moins d\u2019observer d\u2019où souffle le vent de la faveur.C\u2019est à bien suivre les mouvements de l\u2019un d\u2019eux qu\u2019un ingénieux constructeur eut un jour l\u2019idée de fabriquer des girouettes.A noter que la girouette et l\u2019homme politique ont encore un autre point de ressemblance: ils ne tournent parfaitement que quand ils sont bien graissés.Si l\u2019homme est obligé, pour faire son chemin dans la vie de se livrer à une perpétuelle acrobatie, les nations elles-mêmes n\u2019en sont pas dispensées ; la corde des relations est souvent tendue entre quelques-unes d\u2019entre elles, et c\u2019est là-dessus que dansent des artistes spéciaux, dont l\u2019échine est particulièrement souple.On les appelle des acro-diplomates.Notre siècle de merveilles a vu leur nombre s\u2019accroître de façon sensible.Les uns sont fort adroits; d\u2019autres se contentent d\u2019être décoratifs.On a construit, pour une certaine catégorie d\u2019entre eux un grand établissement international à Genève; cela s\u2019appelle, je crois, le cirque des nations.Ce n\u2019est pas très utile évidemment mais c\u2019est inoffensif.Si l\u2019homme est un bel acrobate lorsqu\u2019il s'agit de politique ou de finance, les talents qu\u2019il déploie en ces occasions ne sont que pieu de chose comparés à ceux dont fait preuve un amoureux.Il y a tant de pelures de bananes sur son chemin! Les principales sont le caprice et la jalousie ; contre les premières il n\u2019y a pas grand chose à faire, les meilleures précautions sont inutiles et il n\u2019y a qu\u2019à les accepter avec philosophie.Les deuxièmes sont généralement semées par l\u2019amoureux lui-même; il est tellement fier de sa conquête ou de ce qu'il croit en être une qu\u2019il ne peut s'empêcher de s\u2019en vanter à tout venant; il se croit aimé et cela \\\\ lui donne une très haute opinion de lui-même.On le préfère aux autres, donc il vaut mieux qu\u2019eux et tout dans sa démarche comme dans son attitude témoigne de cette intime satisfaction.Il se drape dans son amour comme un empereur romain dans sa toge mais c\u2019est une belle imprudence.Il est un principe bien humain, c\u2019est que l\u2019on a toujours un plaisir plus raffiné à voir se ficher par terre un monsieur bien habillé qu\u2019un pauvre diable en guenilles.La chute, beaucoup plus sensationnelle s\u2019accompagne d\u2019intéressantes grimaces qui sont une première joie et la dégringolade laisse des traces beaucoup plus apparentes.En amour c\u2019est la même chose, aussi gare à ceux qui sont trop heureux ou qui simplement paraissent l\u2019être ; les jalouses pelures de bananes ne lui manqueront pas.Neuf fois sur dix, ce sont ses meilleurs amis qui les jetteront sous ses pieds.La conclusion de tout ceci c\u2019est qu\u2019il est évidemment bon à l\u2019homme d\u2019être acrobate pour se frayer un chemin dans la vie avec quelque sécurité, mais il ne doit pas trop exhiber ses talents et quelquefois même pas du tout.Mais, dira-t-on, adopter cette ligne de conduite ,n\u2019est-ce pas faire preuve d\u2019hypocrisie?Non, de sagesse plutôt.Fernand de Verneuil 6 ,& Samedi 4 mai 1929 NOUVELLE par jo.VALLE mm Wtër*.Xi m iP?^ V\t\tMT -\tm 1 gl >\t¦;\t\t Wk \u2022 \u2022\t\t¦ m.\t! ^1\t1\tr,'K\t\\ \tf ' y*%jjL\t\u2018¦MJ\tmm pT-\trr \u2019.f ¦ mm \t%:*¦ ¦ .J*b'\t'SfeÉE'\"\t\t¦-v> ILS SE RENCONTRAIENT TOUS LES SOIRS .Les cürois cMïeuniers ES Michaud étaient trois frères, et exerçaient chacun ____ la profession de meunier.Leurs trois moulins étaient établis sur la même rivière, d\u2019amont en aval, et situés, dans la vallée, à de longs espaces l\u2019un de l\u2019autre.En montant sur la toiture en tuile de l\u2019un, il était impossible d\u2019apercevoir le toit de l\u2019autre.Les trois frères, âpres au gain, travaillaient sans relâche, chacun dans son moulin, cherchant à faire le plus de farine possible avec le blé que les cultivateurs leur apportaient.De sorte que, d\u2019un bout de l\u2019année à l\u2019autre, les rives étaient jour et nuit troublées par le tic-tac perpétuel des trois moulins.Les frères Michaud ne se voyaient jamais.Leur père était mort a la besogne, subitement, un soir que, pour économiser de la main-d 'oeuvre, il avait voulu descendre des sacs pesants sur son dos.Comme il ne laissait pas de testament, les biens furent partagés et chacun reçut un moulin à son choix.Les trois frères s\u2019étaient rencontrés pour la dernière fois chez le notaire.\u201c\u2014 Les trois Michaud sont comme chien et loup!\u201d disait-on dans le pays.Joseph, l\u2019aîné, était resté célibataire.Ses cadets, Jean et Jacques, s\u2019étaient mariés.Jean eut un garçon dans le même temps qu\u2019il naissait une fille à Jacques.Ces naissances ne les avaient pas rapprochés, et leurs enfants allaient atteindre leurs dix-huit ans sans s\u2019être jamais vus.Jacques, veuf de bonne heure, vivait seul avec sa fille Antoinette, qu\u2019il appelait Nanette, par abréviation.Celle-ci, douce, travailleuse et câline, avait heureusement modifié le caractère morose de son père.Levée avant l\u2019aurore, on la voyait en sa mince robe de serge, aller et venir, joyeuse et diligente, en s\u2019occupant de tous les travaux du ménage, préparant le repas des ouvriers, ou descendant, au bout d\u2019une corde, le seau dans la rivière pour le remonter plein d\u2019eau fraîche! Elle n\u2019avait aucun souci en tête, travaillait en chantant, chérissait son père, et répandait autour d\u2019elle sa gaîté printanière de belle fille blonde.Elle aimait les fleurs, et grâce à elle, des roses, des iris, des capucines décoraient les vieux murs du moulin.Jamais son père n\u2019eût consenti à s'en séparer car elle était la fauvette de son logis, et il lui semblait qu\u2019avec elle toute vie serait partie du moulin.Cette calme et sereine existence semblait ne devoir jamais être troublée quand, du jour au lendemain, Jacques Michaud tomba gravement malade et fut forcé de s\u2019aliter.Nanette mit toute sa vaillance à le remplacer, et lui prodigua les soins les plus dévoués.Malgré tous ses efforts, la vieille prospérité du moulin, si chèrement acquise, à force de travail, déclinait rapidement, au fur et à mesure que la maladie de Jacques se prolongeait.Les uns après les autres, cultivateurs et marchands de farine oubliaient le chemin de ce moulin que n\u2019égayait plus le joyeux rire de la blonde Nanette.La belle fille ayant perdu sa gaîté, c\u2019était la mort du moulin.Elle fut suivie à un court intervalle par celle du meunier.Il rendit le dernier soupir un soir d\u2019hiver, laissant sa fille ruinée et seule au monde.Le moulin, déjà hypothéqué pour subvenir aux frais de cette longue maladie, fut vendu au profit des créanciers, et la malheureuse jeune fille, sans ressources, quitta, le coeur gros et les larmes aux yeux, cette vieille maison où elle avait vécu de si belles années.Après lui avoir jeté un dernier Te-gard, elle partit en pensant qu\u2019elle l\u2019avait vu peut-être pour la dernière fois.Le moulin de Jean Michaud était situé en amont de celui du défunt.Nanette s\u2019y dirigea en suivant le bord de la rivière.Son intention était de demander du secours à cet oncle qu\u2019elle n\u2019avait jamais vu.Un mince baluchon au bras, comme un corps sans âme, elle allait lentement en choquant ses sabots aux cailloux du chemin.Elle n\u2019était plus le frais coquelicot de l\u2019an passé car maintenant sur sa blonde tête, un pauvre bonnet noir remplaçait sa coiffe écarlate de petite fée printanière.A l\u2019heure où le soleil descendait derrière les collines bornant l\u2019horizon, elle arriva, le coeur serré, au moulin que des paysans lui indiquèrent comme étant celui de Jean Michaud.Elle le compara à celui qu'elle venait de quitter.A la clarté du couchant, il lui parut morne et sombre, avec son petit toit mal défendu contre le vent, et sa vieille roue qui tournait si tristement dans l'eau grise.Il lui semblait que l\u2019homme qui habitait ce grand batiment clos, sans fleurs ni chansons, devait être méchant.En tournant autour du moulin, elle découvrit, au bord de 1 eau, quelqu\u2019un qui se penchait pour emplir son seau.Elle le dévisagea avec curiosité.C un grand et fort jeune homme, bien découplé.Les reflets pâles du crépuscule éclairaient son visage (Suite à la page 35) 4 mai 1929 7 NOUVELLE par PIERRE NAUROY \u2014- \"HELAS! JE TE SOIS INDIFFERENT, JE LE VOIS ! .\" riENNETTE l\u2019avait attendu toute la matinée avec impatience.Elle devait se rendre, l\u2019après-midi, au thé offert par les Malestroux, des gens très riches et dont le fils n\u2019était pas à dédaigner, mais non! Toute la matinée, la jeune fille avait maudit, pour les angoisses dont elle était cause, sa modestie.Enfin, l\u2019objet était là.C\u2019était une cloche, toute petite, qui, enfoncée largement, cachait le haut du visage, cas-quait la nuque et ne laissait guère voir que deux pointes de cheveux blonds.Etiennette souriait à sa propre image, essayait cette merveille devant la glace, quand Mme Saurier ouvrit la porte.\u2014 Crois-tu, maman, qu\u2019il est chic, mon chapeau! s\u2019écria Etiennette.\u2014 Il est charmant! \u2014 N\u2019est-ce pas?\u2014 Un peu petit, sans doute.\u2014 Voyons, maman, il est dans la bonne moyenne._____ Peut-être.En tout cas, je connais quelqu\u2019un qui te critiquera.\u2014 Qui donc?\u2014 Roger.\u2014 Oh! lui! Le jour où il ne trouvera rien de désagréable à me dire.Roger Marcy était un ami d'enfance d\u2019Etiennette.Une grande partie de leur jeunesse s\u2019était passée côte à côte.Ils avaient tous deux perdu leur père à quelques mois d\u2019intervalle et, comme ils étaient voisins, cela les avait rapprochés davantage.Ils se rencontraient plusieurs fois par semaine.Ils se con- Un Chapeau fiaient leurs petits secrets.Ils se tutoyaient.Mais \u2014 par quel sentiment d\u2019animosité superficielle ?\u2014 ces amis n\u2019avaient jamais, l\u2019un pour l\u2019autre, que des mots acerbes, des critiques désobligeantes et des pointes.Comme chien et chat vivant de compagnie, on aurait dit qu\u2019ils prenaient plaisir à se gour-mander.Mme Saurier, qui avait rêvé autrefois d\u2019un mariage entre eux, y avait renoncé depuis longtemps.Au reste, la bonne dame ne se trompait pas en présageant l\u2019opinion du jeune homme sur le nouveau chapeau, le chapeau merveilleux arboré par sa fille.A peine arrivée chez les Malestroux, Etiennette, dans la demi-intimité d\u2019un petit salon, se trouva face à face avec Roger, et celui-ci, comme elle s\u2019y attendait, s\u2019écria aussitôt, un pli d'ironie au coin des lèvres: \u2014 C\u2019est gentil d\u2019avoir mis ça sur ta tête! tu as apporté une casserole pour nous faire la cuisine?Ils se regardèrent dans les yeux avec des sourires agressifs.Etiennette répondit: \u2014 Alors, tu trouves laid mon chapeau?\u2014 Affreux ! \u2014Pourtant, ce sont ces petits cha-peaux-là qui me vont.\u2014 C\u2019est toi qui le dis! \u2014 Et je n\u2019en mettrai jamais d\u2019autres! \u2014 Tu crois?Quand Roger critiquait ses opinions, ses lectures, ses façons d\u2019agir, Etiennette n\u2019en était effleurée qu\u2019à peine.Mais d'entendre ridiculiser son goût en fait de toilette, l\u2019amour-propre de la femme se sentait blessé cruellement.Et c\u2019est en tapant du pied pour affirmer sa résolution inébranlable qu\u2019elle répéta: \u2014 Non, je n\u2019en mettrai jamais d\u2019autres, et ce n'est pas toi qui me feras changer d\u2019habitude.Il y avait dans ses regards un tel défi que le jeune homme en fut cinglé.Il riposta: \u2014Eh bien! moi, je t\u2019affirme que je t\u2019en ferai mettre un autre.\u2014 C\u2019est une gageure?\u2014 Ç\u2019en est une.\u2014 Je la tiens.Et sans savoir, ni l\u2019un, ni l\u2019autre, comment ils pourraient triompher, les deux jeunes gens se séparèrent sans même se tendre la main.Roger, qui ne s\u2019émouvait pas facilement, sentit un toc-toc bizarre sonner dans sa poitrine quand il arriva chez Mlle Saurier, ce jour-là.Deux mois s étaient écoulés depuis les propos ai- gres échangés avec Etiennette au sujet de son chapeau, et depuis deux mois une transformation inattendue s était faite en lui.A pleine le défi jeté à la jeune fille, il l\u2019avait regretté.Pourquoi se faisait-il un jeu de lui être désagréable?Elle était charmante, après tout, intelligente, gracieuse et fine! Elle était jolie aussi, si jolie! Et il venait de s\u2019en apercevoir tout à coup.Deux sentiments contraires, aussitôt, luttèrent dans son coeur: le désir de plaire, maintenant, à Etiennette, et le désir de ne point lui céder.Il chercha le moyen de les concilier, il chercha longtemps et, dès qu\u2019il eut trouvé, il passa chez la fleuriste d'abord, se fit faire un petit bouquet mystérieusement enveloppé et se rendit ensuite chez la jeune fille.Il attendait depuis cinq minutes à peine, son paquet sur les genoux, quand elle entra.\u2014 Bonjour, Roger! fit-elle gaiement.C\u2019est gentil de venir me voir! La jeune fille n\u2019avait pas été sans remarquer le changement survenu dans les façons de son ami.Elle aussi s\u2019était prise à regretter ses taquineries et ses mots cruels.Elle aussi s\u2019était aperçue qu\u2019il était beau garçon, mais surtout d\u2019esprit délicat et de coeur généreux.Elle aussi avait cessé de lui pousser des pointes et, quand elle le rencontrait, son sourire, comme aujourd\u2019hui, se faisait plus engageant.Roger répondit: (Suite à la page 42) 8 &&cmedb 4 mai 1929 è£>v.mMt- ^«¦~-£2ï n& j-YQÜh&.X - î«f» - »\u201c\u2022- %?fi.¦\u2022¦?**.îi,'*» , -3 ni .** z \u2022 î.'Vf ' Ü ¦ *-*v.:¦ \u2022t rr»^v''\t\u2022\t.- ï:*t-\t?« & \" : W JE VOUS LAISSE.A TOUT A L'HEURE ! \u201d NOUVELLE SENTIMENTALE Leur Coquetterie Par CLAUDE MARSEY \\ petite Mme Dubreuil passa devant Maurice Brienne, eut un sourire complice vers son amie Hélène et laissa tomber négligemment ces mots: \u2014 Je sais que vous n\u2019aimez, ni l\u2019un ni l\u2019autre, la musique.Restez donc dans ce petit salon.Vous y serez très bien pour bavarder.Si vous avez quelque chose de particulier à vous dire, c\u2019est le moment.Je vous laisse.A tout à l\u2019heure! La portière retomba derrière elle.Avant même qu\u2019ils fussent revenus de leur surprise, Hélène Jacquemont et Maurice Brienne se trouvèrent seuls, face à face, prisonniers de la pièce étroite.Protester eût été de la dernière inconvenance.Les deux partenaires acceptèrent, comme une fatalité inéluctable, le geste audacieux de la maîtresse de maison.Mais, troublés à la fois et mécontents, ils demeurèrent, pendant de longues minutes, silencieux.Depuis six mois bientôt, chaque semaine, ils se rencontraient tous deux chez les Dubreuil.L\u2019un, célibataire endurci, mais gai, spirituel, original, était de ces sportifs qui conservent une jeunesse, une élégance d\u2019allure déconcertantes.S\u2019il proclamait sans cesse ses quarante-huit ans, c\u2019était pour qu\u2019on se récriât, pour qu\u2019on refusât de le croire.Menue coquetterie d\u2019un homme qui, par ailleurs, affectait de vouloir déplaire aux femmes.L'autre, blonde, délicate et jolie, était devenue veuve de bonne heure après un mariage en grisaille.A ses amies intimes, elle avouait son âge: vingt-neuf ans.Elle paraissait les avoir en effet, sans rien de plus.On ne la disait pas éloignée de l\u2019idée d\u2019un remariage.Malgré les principes misogynes de M.Brienne, une certaine sympathie n\u2019avait pas tardé à rapprocher la jeune femme et lui.On ne fut pas sans le remarquer autour d\u2019eux.Mme Dubreuil la première, et, tout de suite, avec l\u2019imagination rapidement construc- tive des femmes, celles-ci avait conclu: il faut les marier.Elle s\u2019y était employée aussitôt par mille petites ruses adroites et tenaces.Vainement.Le projet ne semblait pas déplaire à Hélène.Par contre, Maurice Brienne, sans renoncer à ses visites coutumières, continuait d\u2019affecter la plus insensible froideur.Il détournait avec adresse les conversations insidieuses, évitait les apartés et, aux instants décisifs, cherchait le salut dans la fuite.Ce soir pourtant, il s'était laissé prendre comme un enfant, comme un niais.Tête à tête avec Hélène, il se voyait contraint d\u2019y rester.Dans le salon proche, le duo du piano et du violon avait commencé.Maurice Brienne sentit le ridicule de sa bouderie silencieuse et, brusquement, prit son parti: \u2014 Mme Dubreuil, dit-il, vient de nous mettre dans une situation bien étrange.Un peu plus tôt, un peu plus tard, il est vrai, cela devait arriver.Eh bien! Causons! Mais .auparavant, pro-mettez-moi d\u2019excuser à l\u2019avance ma franchise.\u2014 Je vous le promets.\u2014 Nous connaissons trop la vie, vous et moi, pour ne pas deviner le piège qu\u2019on nous tend.On cherche à nous marier, chère madame.Je ne sais ce que vous en pensez.Pour ma part, je n\u2019ai jamais caché mon opinion sur le mariage.Il me fait peur.Je l\u2019ai toujours fui comme une atteinte à la liberté.Aujourd hui encore, je maintiens mon point de vue: je me trouve bien comme je suis et j\u2019y reste.Hélène ne desserra pas les lèvres.Mais une ombre voila tout à coup la clarté fraîche de ses prunelles.Maurice Brienne s'en aperçut.Il se reprocha sa brutalité de langage et, pour léparer sa maladresse, reprit d\u2019une voix moins nette, plus émue: \u2014 D ailleurs, je vous dois cet aveu: si quelqu un pouvait me convertir, ce serait vous.Depuis que j\u2019ai le plaisir dj vous connaître, mon estime n\u2019a ces-(Suite à la page 42) 4 mai 1929 Samedi ,9 \u2018 É ' < s~?£n£b.r«3Ss -ÿS&SgSS^S:- -Us._ a«l§i gSHg! Sç^¥: fljM* ePwgil!i *3SSFt\\?&'-Æ[( ¦î~»ï£i*- £ê£v£: \u2019Rsfs âfc&i .;.\"'v '#1?¦¦i-w-'ï (ts # KBHB Iüw|â8@ j-ss?.ÿjS \u2022v:\"^ gp^|jgi|| UN ESCENE DE BANDITISME DE HAUTE MER.PIRATES JOUANT AUX DES LES FEMMES QU\u2019ILS ONT CAPTUREES AVEC UN VAISSEAU MARCHAND.L\u2019Histoire Maritime Bandits de Haute Mer Par L.R.ES que l'homme eut le courage d\u2019affronter le mystère de l\u2019océan avec un bateau de commerce ou de voyageurs, d\u2019autres se mirent à sillonner les mers comme les chasseurs parcourent les bois à la poursuite du gibier ou plutôt comme les malfaiteurs vont s\u2019embusquer sur les routes à l\u2019affût des passants.Les tout premiers débuts de la navigation marquent donc ceux de la piraterie.Les premiers navigateurs grecs furent de vrais pirates; les Argonautes si vantés n\u2019étaient que les dignes ancêtres des corsaires de Psara et des Uskoks de l\u2019Adriatique.Leur fameux voyage ne fut qu\u2019une expédition de forbans.Les héros de la guerre de Troie n\u2019étaient eux-mêmes riches que de ce qu\u2019ils pillaient dans leurs courses sur les mers; nous voyons, dans VIliade, Ménélas se vanter fièrement de l\u2019argent qu'il a volé ainsi et l'Odyssée nous montre le fameux Ulysse ravageant, avec toute l\u2019avidité féroce d\u2019un corsaire, le ville des Ciconiens.La piraterie comme le vol étaient, chez les Grecs, un penchant naturel et parfaitement avoué.Aristote ne le dissimule point et Thucydide raconte avec complaisance les courses et les ravages de ses ancêtres.Il ne craint pas d'écrire ceci: \u201cLes Grecs embrassaient autrefois avec ardeur la profession de pirates; ils reconnaissaient l\u2019autorité absolue de leurs chefs, choisis constamment parmi ceux qui possédaient les plus hautes qualités.Ces chefs devaient à la fois enrichir les aventuriers qui se confiaient à leur activité et pourvoir à la subsistances des pauvres de la communauté; aussi honorait-on la piraterie comme un exercice qui menait souvent à la gloire.\u2019\u2019 Prendre le superflu des uns pour le donner aux autres qui manquaient du nécessaire c\u2019était assurément du vrai socialisme mis en pratique, et cela nous prouve qu\u2019il n y a rien de nouveau sous le soleil.Les lois d Athènes, au commencement, autorisèrent même les associations de pirates; souvent, pour grossir sa flotte, la république faisait appel à leurs vaisseaux.Cet embauchage de bandits de haute mer cessa il est vrai plus tard, et la piraterie fut défendue sévèrement, mais elle n\u2019en continua pas moins d\u2019exister.Les pirates furent même presque plus nombreux que jamais et, en tout cas, ils se gênèrent beaucoup moins; ils firent la course à tous les bateaux sans en excepter ceux de leur propre pays.Rome souffrit elle-même des expéditions de ces pirates sortis par innombrables flotilles des ports de l'Archipel et de divers autres endroits de l\u2019Asie Mineure.César fut lui-même un jour capturé par eux et dut payer une forte rançon pour sa liberté.Il n'avait sans doute pas trouvé la farce de son goût, car il n\u2019eut rien de plus pressé que de s'en vergen par la destruction de nombreuses flottilles de pirates et la pendaison d\u2019un bon nombre de ces intéressants personnages.Une vengeance en amène une autre, et les pirates considérant qu\u2019on leur avait fait ainsi un très grave affront, joignirent le restant de leurs escadres aux débris de la marine de Mithridate et aux navires errants que la ruine de Carthage et de Corinthe laissait sans abri.Cette flotte formée de tant d\u2019éléments divers sortit du port de Seleuge où elle s\u2019était réunie et partit à l\u2019aventure commencer d\u2019affreux ravages.Ces pirates attaquèrent la flotte romaine dans le port d\u2019Ostie et la brûlèrent; ils interceptèrent ensuite les convois de grains venant d\u2019Afrique et Rome fut menacée d\u2019une disette.Publius Servilius réunit alors une nouvelle et puissante escadre et repoussa les pirates juàqu\u2019en Crète.Ils se vengèrent à nouveau de cet échec sur Marc-Antoine qui lui succéda; ils détruisirent sa flotte et rentrèrent avec plus d\u2019audace dans la mer d'Etrurie.Le commerce de Rome faillit être anéanti pour de bon, mais Pompée qui fut choisi par le Sénat pour repousser cet imminent danger, fit de la bonne besogne.En quarante jours il nettoya la mer et, sur les côtes d\u2019Afrique, dans le voisinage de la Sardaigne ou de la Sicile on ne vit plus un seul pirate.La puissance des corsaires ne se releva ensuite que peu de temps dans la Méditerranée et, chose assez curieuse, $&
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