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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 29 janvier 1921
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1921-01, Collections de BAnQ.

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[" && $a/ntg*Üf JOURNAL ILLUSTRE\tVOL.XXXII, No 34 \u2014 Montréal, 29 janvier 1921\tL*io cents HEBDOMADAIRE r/mm UNE JOUE LECTRICE DU \u201cSAMEDI\" 2 LE SAMEDI Toi.82, Ho 34, Montréal, LECTRICES ET LECTEURS, ATTENTION ' Le Panorama commencera prochainement $150.00 DE PRIX EN ARGENT Premier prix.$25,00 Deuxième prix.15,00 Troisième prix .10,00 Vingt autres prix de $5.100,00 Ce concours sera facile, chacun pourra y participer, les chances de succès seront donc ouvertes à toutes et à tous, LISEZ LE NUMERO DE FEVRIER DU \u201cPANORAMA\u201d QUI VOUS DONNERA TOUS LES RENSEIGNEMENTS RELATIFS A CE CONCOURS ET VOUS EXPLIQUERA COMMENT VOUS POURREZ FACILEMENT > AUGMENTER VOS CHANCES DE GAGNER UN PRIX.Rappelez-vous qu\u2019il y a VINGT-TROIS PRIX à distribuer et que la chance peut vous favoriser comme tout autre, RETENEZ VOTRE No DE FEVRIER DES MAINTENANT. Vol.32, Wo 34, ¦Vos&éal, 29 janvier 1921' 1E SAMEDI locaor loaec aocaoi IOEIOE loxaoc aoEaoi IOE30 ABONNEMENT\t\t10 cts LE NUMERO\t10 cts LE NUMERO\t\tAVIS ( Payable d \u2019 avau ce >\t\t\t\t Excepté Montréal et banlieue\t\tCÇn - aide pensif, puis: \u2014 Je comprends, Schweirîinoeh, pour l\u2019incendie, mais comment diable feras-In pour faire tomber la grêle?LA PECHE AUX PERLES (Perh < recueillies dans les journaux el les livres.) Dans le \u2018-Journal\" du 5 novembre, ce simple titre: \u201cLE BOLIDE AERIEN\" Car il existe sans doute aussi des bolides sotre-marins.souterrains, sous-culanés.etc.n\\! Philosophe Le \u201cPetit Journal\" d.u 6 novembre propose à ses lecteurs, amateurs de faits divers, le petit rébus suivant: Or.tous deux avaient déjà des amies, et celle de celles-ci qui était avec le second fut informée par le premier de l\u2019identité de son ami.Il s'ensuivit entre les deux hommes une explication violente au cours de laquelle Vonck tira trois balles de revolver sur Zal-gue qui, atteinl au ventre, succomba dans une pharmacie où il était allé se faire soigner.Envoyer les réponses à M.Villiod, détective, le monsieur qui démêle.tout.\u2014o\u2014 Du \u201cMystère de la Chambre jaune\", de Gaston Leroux, page 86: Quoi qu\u2019il en soit, fit Boule ta-2 bille, je ne jurerais de rien, car M.Darzac a de si étranges silences qu\u2019on ne-sait exactement ce qu\u2019il faut penser \u201cde ce qu'il dit\u201d.Il cause peut-être pour ne rien dire.Du \u201cCourrier des Etats-l nis\" du B décembre : Ceux qui ont apprécié Mlle Fabienne dans \u201cJoséphine vendue par ses soeurs\" apprendront avec regret que la charm an te artiste est obligée, pour \u201caffaires de familles inattendues\", de rentrer en France très prochainement.Si toutes les \u201cfamilles inattendues\" de Mlle Fabienne sont aussi nombreuses que celle de la mère Jacob, comment la gracieuse artiste fera-t-elle pour s'y reconnaître?\u2014o\u2014 Des annonces de \u2018TEclaireür de Nice\", du 18 septembre: On demande tombeau d\u2019oeca-sion.Ecrire: Maurice Case, A.Havas.\u2014 o-\u2019-ff\t|| De \u201cCinq-Mars\", d\u2019Alfred de Vigny: Se penchant' en arrière, il s\u2019établit plus carrément sur sa chaise et dans ses idées favorites.CEUX QUI REGRETTENT Pn nitier ffournuin/E\u2014Je croix qw nous avons trop mangé ! Ih ua-ieme gowimrol.f 'est vrai,.Si nom avions moins 'mangé, nevus aurions nu-orv asses d\u2019appétit pour manger enaore maintenant. 6 V*L 32, So 34, Montréal, 83 janvier .3,321 tE jAMBWI ^ wmw VrÆ^' «WÉ A-m^ R®£ POUR L\u2019IDENTIFIÈR IÆ REVE DU FORÇAT Une dame entre à la station de police.*\u2014 Monsieur, mon mari n\u2019est pas rentré depuis trois jours, et comme il parlait d\u2019aller se noyer je crains qu\u2019il ne lui soit arrivé un malheur.Je voudrais que vous fassiez des recherches dans le fleuve.\u2014> Mais certainement, madame.Avez-vous quelques renseignements à nous donner qui nous aideront à reconnaître voire mari?\u2014 Certainement., il est sourd et muet et ne boit que de la bière.PETITES ENIGMES Le gérant de la manufacture de colle.\u2014 Mais d\u2019où vient donc cette odeur infecte?L\u2019employé.\u2014 Elle vient de la tannerie, de l\u2019autre côté de là rue.Le gérant.\u2014 Je ne puis pas comprendre comment ces gens-là-peuvent vivre dans une odeur pareille.Le gérant de la tannerie de l\u2019autre côté de la rue.\u2014 Mais d\u2019où vient donc cette odeur infecte?L\u2019employé.\u2014 Elle vient de la manufacture de colle, de l\u2019autre côté de la rue.Le gérant.\u2014 Je ne pui~ pas comprendre comment c-g»1 us-là peuvent vivre dans une odeur pareille.OEUVRE D\u2019ART contre attention La prfi-idpntc 11 faut servir le café très chaud pour qu\u2019il soit bon.Le pensionnaire (après avoir bu et s\u2019ètre brflîè).\u2014 Ties opinions -sont parta* Yot.82, Y» 84, Montréal, 29 janvier 1921 LE SAMEDI 9 MÉajgü.' 'Eosüf.'\t\u2022 \u2022*$/ v*\" f?*?sa ÿS f / \u2022lütlMtiitlili iiçâ» SON CHATIMENT Adrien.\u2014 Ton ami qui était fiancé avec deux jeunes filles s\u2019esb-il bien tiré d\u2019affaires?Hector.\u2014 Oh ! le pauvre garçon; l\u2019une l\u2019a poursuivi pour rupture de promesse de mariage et l\u2019autre l\u2019a épousé.COINCIDENCE Charles.\u2014 Avez-vous été au Bio l\u2019été dernier?Jeannette.\u2014Non, monsieur.Charles.\u2014 Quelle coïncidence, moi non plus.PLUS DANGEREUSE NOUVELLES REPONSES LETTRE D\u2019AMOUR Le proposé aux pensions\u2014A quel siège avez-vous perdu votre jambe?Gédéon\u2014C\u2019est au siège, près de la gare du chemin de fer.R.I.P.r a njiAMTtr ni?t.a vn'PSKF Gaston.\u2014 Tu sais qu\u2019Adolphe a abandonné la boisson.Charles.\u2014 Mais non, je Fignorais.Et de quoi est-il mort?Madame (de retour de voyage).\u2014 Nous avons fait un splendide voyage en auto.Nous avons lait de la vitesse tout le temps.Alice,\u2014Henri m\u2019a écrit 1 - jou-s hier.Gertrude.\u2014Qu'est ce qu\u2019il 6e dit?A lie*.\u2014U me dit qu\u2019il m\u2019aime.LES CRITIQUES \u2014 Allons au musée voir un Rembrandt et nous allons le oritiquer pendant une heure ou deux.L\u2019autre.Mais comment pouvez-vous admirer les paysages si vous faites de la vitesse?Madame.\u2014 Nous achetons des cartes postales de tous les endroits où nous passons.LES NUITS AU POLE NORD Louis.\u2014 J\u2019en suis arrivé à la conclusion que les blondes sont beaucoup plus dangereuses que les brunes, pour un homme.Maurice -\u2014 Tu parles par expérience?Louis.\u2014 Qui, un cheveu blond paraît beaueoup plus qu\u2019un cheveu brun sur une épaule.DES PLAINTES L\u2019aceapareur dé charbon se plaint de l\u2019accapa-pareur de beurre et l\u2019accapareur de beurre w plaint de l\u2019accapareur d\u2019oeufs.Le client.\u2014 Est-ce que cet habit me va bien?Le tailleur.\u2014 Non, monsieur.Le drap est de très mauvaise qualité et ne durera pas longtemps.De plus, il ne vous va pas du tout et le prix est exorbitant.Drapier & Oie., au numéro 7645 Ste-Gatherine, vous donnera un bien meilleur habit que celui que nous pouvons faire nous-même et cela h des prix beaucoup plus abordables.ue pere.\u2014rÆv-c*1 qw qu\u2019il veili* avec toi.CATASTROPHE Le piéton.\u2014 Avez-vous perdu quelque chose, monsieur?Le chauffeur (qui tourne autour de son auto.) \u2014 Oui, monsieur.Le piéton.\u2014 Qu\u2019est-ce que o\u2019est?Le chauffeur.\u2014 Ma blonde, monsieur.If, N\u2019A PAR EU SA PENSION LE SAMEDI Vol, 32, Ho 34, Montréal, 29 janvier 1.921 10 Jf- *v>, LES GOUFFRES DE LA VIE Série de scènes sentimentales, dramatiques et fantastiques en collaboration alternée par Fernand de Vemeuil «t Emma Gendrort : - i s -'-*\" mm s», ajff-v- ON par F.de VERNEUIL RMI la foule insouciante des grandes cités, parmi la population paisible des campagnes, parmi tous les riches, tous les hommes d\u2019affaires absorbés par leurs intérêts ou bien les mendiants rendus plus misérables encore par la hantise continuelle du lendemain, combien trouve-t-on de gens qui pensent réellement à la vie, à ce qu\u2019elle vaut?Bien peu.Tout ce monde ne connaît pas la vie, il la subit; riches comme pauvres ont parfois même la lassitude de l\u2019existence et ils gaspillent un temps précieux dans l\u2019inaction ou l\u2019inutile rêverie sans se douter, les uns comme les autres, qu\u2019ils possèdent un bien précieux dont ils ne savent pas faire emploi.Ce bien, quel est-il?La liberté.Liberté relative sans doute car l\u2019homme, quelle que soit sa condition, est rivé au travail ou aux préoccupations multiples soit par son ambition ou plus généralement par le simple besoin d\u2019assurer son existence.Liberté restreinte, soit, mais qui apparaît aux yeux d\u2019une certaine classe d^hommes comme un idéal d\u2019autant plus resplendissant qu\u2019ils ne l\u2019atteindront jamais.Ceux-là, ce sont les condamnés à vie dans les pénitenciers.Entres ces hommes et le monde extérieur, la communication est brisée.Les lourdes portes de la prison se sont refermées sur eux pour toujours, la loi les a cadenassées, en a détruit la clef.Les années sèment lentement leur poussière grisâtre sur les hautes murailles et sur le souvenir des hommes qu\u2019elles renferment' Les condamnés à perpétuité sont des isolés pour qui la vie n\u2019est plus qu\u2019une fonction machinale, instinctive, sans horizon possible.Ce sont les morts vivants.Et pourtant, ces morts pensent.Ils pensent effroyablement.Qui pourrait dire les farouches désespoirs, les sombres révoltes, les espérances folles, les haines formidables qui bouleversent tour à tour leur cerveau torturé par les souvenirs?Une pensée, surtout, les obsède continuellement: l\u2019évasion .La chance de réussite est bien minime mais elle s\u2019affirme de jour en jour comme possible dans leur esprit.Et puis que risquent-ils s\u2019ils sont repris?Une prolongation de peine, c\u2019est impossible! Une aggravation de leur régi- me sous forme de punition disciplinaire?Bah! Us paieront volontiers bien plus cher que cela une simple liberté de quelques heures seulement! Oh! s\u2019échapper, ne fût-ee qu\u2019un instant, hors de ces murs sinistres qui vous écrasent, respirer à pleins poumons l\u2019air du dehors, se retrouver, comme l\u2019on était jadis, semblable aux autres hommes.Telles étaient, dans l\u2019immense pénitencier, les pensées du numéro 6048 condamné, depuis dix ans déjà, à la détention perpétuelle pour tentative de meurtre avec préméditation.Son procès avait fait jadis un certain bruit: il avait même été question de le reviser mais cette tentative n\u2019avait pas abouti par la faute même du condamné.Il avait réussi, à ce moment, à s\u2019évader, ce qui était une maladresse et, cette maladresse, il l\u2019avait aggravée par un acte qui l avait définitivement perdu.Sitôt libre, il s\u2019était rendu à St-Mau-rice son ancien pays où demeurait toujours Jacques Duron dont le témoignage avait été accablant pour lui.Il s\u2019était caché pendant plusieurs jours, guettant l\u2019occasion favorable puis, un beau soir, il avait bondi comme une bête fauve sur Jacques Duron qui rentrait chez lui.Par bonheur pour l\u2019assailli, des gens furent témoins de l\u2019aggression, ils accoururent à temps pour délivrer la victime à demi étranglée et qui râlait déjà.L'agresseur fut vite reconnu; c\u2019était Elle Godard, ancien éleveur, condamné pour tentative d\u2019assassinat sur la personne de son concurrent, Jean Lebreuil, Ii fut réincarcéré; l\u2019instance,en révision die procès tomba d\u2019elle-même et Elie Godard, le no 6048, comprit que, plus que jamais, l\u2019existence serait dure pour lui au pénitencier.11 devint taciturne, sombre, avec parfois des accès de colère terribles.Il fut considéré comme dangereux et soumis, en conséquence, à une discipline sévère.* » * Il y avait donc déjà dix ans que le numéro 6048, ou plutôt Elie Godard purgeait sa peine quand un jeune médecin, le Dr.François Nerval vint à la prison faire une visite d\u2019étude autant que de curiosité. Yol.32, îfo 34, Montreal, 29 janvier 1921 11 EE SAMEDI mm mmm mtm :» -1~ >;S Wth ! ma mère ! ma mère! s\u2019écria la jeune fil le .il couvrant Périne de ba-sers.Mme Gerfaut ne daigna pas répondre à la saltimbanque.\u2014-X'ms partons.Berthe, dit-elle; nous quittons la fête.Venez, je vous a tends.Et < lie s\u2019éloigna d\u2019un pas majestueux.Périne.les mains jointes, la suivit, en disant d'une voix brisée : \u2014(et état que j'exerce, je ne l'aime guère, crovoz-le.madame.Mais je n\u2019en ni point d\u2019autre.C\u2019était pour elle, pour ma chère lî.-rthe; il fallait bien l\u2019élever.Je vous en supplie, madame, ne lui apprenez point à rougir de moi ! -Rougir, de toi, ma mère! répondit Berthe .ivemrnt.Oh! jamais! jamais! \u2014Je te crois, je te crois, mon enfant! Va, je connais ton cœur.Allons, embrasse-moi encore une fois, et va-t\u2019en.va-t'en vite! \u2014Mais vous viendrez me voir ?\u2014Oui, le plus tôt que je pourari.\u2014Et-ce sera bientôt, n\u2019est-ce pas ?\u2014Je te le promets.\u2014Eh bien! alors, au revoir, bonne mère.à bientôt, petite sœur., \u2014Aime-nous toujours, pense à nous, dit Georgette en embrassant Berlhe.\u2014Mon cœur est sans cesse avec vous.Mme Gerfaut avait déjà franchi une certain, distance.Elle se rdtourna : \u2014Allons donc, Berthe! cria-t-el!e d\u2019un ton impérieux.Est-ce terminé ?.Viendrez-vous enfin '{ \u2014J\u2019y ,vais, madame, j'y vais.Et la jeune fille s\u2019éloigna, en envoyant des baisers à Pér ne et é Georgette, qui toutes deux essuyaient leurs larmes.Jean Rosier n\u2019était pas content \u2014Ça a coupé la parade en deux ! \u2014 murmura u-il.Cette Mme Gerfaut, voyez donc! eeftté faiseuse d\u2019embarras! Elle avait bien besoin de venir par ici, pour empêcher la areoette ! \u2014Eh bien ! eh bien ! qu\u2019est-ce que c'est ! répliqua Périne.La parade, on va la finir !.C\u2019est la vie, ça ! On pleure et on rit.\u2014Et la recette ?\u2014Sois paisible.elle sera bonne, j'en réponds.La stütimbanque remonta sur l\u2019estrade et reprit, Tomme si rien n'était, son boniment interrompu : \u2014Allons, messieurs, allons, mesdames, c'est le dernier jour, c\u2019est la dernière représentation!.Vous allez voir ce que vous n\u2019avez jamais u ! Entrez ! entrez ! suivez le monde!.C\u2019est dix sous par personne.cinq centimes seulement pour messieurs les militaires non gradés!.Il faudrait, pour s'en priver, n\u2019avoir pas dans sa poche la bagatelle de deux sous ! En avant la musique !.le grand air des Huguenots !.L\u2019orchestre reprit, avec un ensemble parfait, comme au début de la parade, la mélodie des Petits Agneaux, qui paraissait composer tout le répertoire.Périne quitta l\u2019estrade pour aller se placer en haut de l\u2019esealier conduisant à la baraque, entre les rideaux de calicot à carreaux rouges et bleus, afin d\u2019y recevoir l'argent des curieux.Guignolet la rempaça et se mit à crier du haut de sa tête : \u2014A deux sous la place !.On va commen-cer!.Entrez! entrez! suivez le monde!.de !.Georges de la Brièrè et Lionel Morton n\u2019a-vaien't pas bougé de la plaçe qu\u2019ils occupaient depuis la reconnaissance inattendue de Périne et de Berthe.\u2014Eh bien, cher ami, dit le Français à l\u2019américain, vous ignoriez, il y a une heure, si votre bien-aimée avait une famille.Vous êtes fixé, maintenant.\t, \u2014Parfaitement fixé, répliqua Lionel.\u2014Vous savez que cette charmante jeune fille est l'enfant d\u2019un couple de saltimbanques et que madame sa mère fait la parade et boutonne, le fleuret à la main, les prévôts de régiments.\u2014Je le sais.\u2014Et vous êtes toujours amoureux ?\u2014Pourquoi donc, je vous prie, aura is-je cessé de l'être ?\u2014La découverte que vous venez de faire ne change rien à vos projets ?\u2014Absolument rien.\u2014Vous êtes encore décidé à épouser Mlle Berthe ?\u2014Encore et plus que jamais.\u2014Savez-vous, cher ami, que vous pourrez vous vanter d\u2019être un pesronnage excentrique ! \u2014Je suis Américain et, dans mon pays, c\u2019est la mode.\u2014Vous avez raison, je n\u2019y pensais plus.\u2014Eh bien, alors, il ne me Teste plus qu'à me taire.Allons voir votre future belle-mère enlever des poids de cinq cerits! \u2014-Allons ! Et les deux hommes entrèrent dans la baraque.IX OP TROMI4-ALCAZAR ET PA SS h LA, , JAMBE COMMENCENT A FAIRE DE BONNES AFFAIRES Les rideaux de ealicat, en avant desquels Périne trônait au contrôle, venaient à peine de retomber sur Georges de la Brière et Lionel Morton, quand reparut le baron G ouf rar de Strény, traînant toujours à son bras MUo Tata Moulinet, qui, de son côlé, avait fort à faire de traîner la queue de sa robe, sur laquelle piétinait sans le moindre respefct une multitude mal élevée.Cu peu préoccupé de la rencontre qui remettait si,vivement en lumière dans son esprit tous les souvenirs du passé, Gontran n'avait qu\u2019une idée fixe, c\u2019était de rejoindre sa voiture et de regagner Paris, afin de sg débarrasser de Mlle Tata et de se retrouver seul.Mais l'homme propose et la femme dispose.Le baron avait compté sans les fantaisies de la petite cocotte aux cheveux rutilants.Au moment où la naïve enfant arrivait en face de la baraque des saltimbanques, çlle tourna par hasard ses grands yeux maquillés vers la toile peinte qui servait d'affiche illustrée au spectacle de l\u2019intérieur, et elle s\u2019arrêta.\u2014Eh bien! Tata, demanda Gontran, qui ne comprenait rien à ce temps d'arrêt, vous ne venez pas ?\u2014Un moment donc! Pour l\u2019amour de Dieu, laissez-moi souffler !.Vous allez ! vous allez ! Je connais des chevaux de 'Steeple-chase qui n'ont pas tarit d'allure ! \u2014Il me semblait que vous aviez hâte de vous voir hors de la foule.\u2014Pourquoi donc ça ?C\u2019est gentil, la foifie.\u2014Ce n\u2019était guère votre avis tout à l'heure.Vous vous plaigniez avec amertume de vous trouver prise au milieu de la cohue.\u2014Ah ça ! dites done, baron, depuis quand n a-lt-on plus le droit de changer d'idée ?\u2014Ce droit existe, répondit Gontran en riant, et je ne songe point à le contester.\u2014A la bonne heure ! \u2014Mais, maintenant que vous avez repris haleine, ma chère Tata, partons.\u2014Où allons-nous ?\u2014-Singulière question ! Nous allons à Paris ! -Déjà ! \u2014Depuis nôtre arrivée à Saint-Cloud, vous me demandez de no ut en aller.\u2014Parce que vous êtes l\u2019homme le moins aimable que je connaisse.\u2014Ah bah ! Que vous ai-je donc fait ?\u2014Vous ne m\u2019avez conduite ici que pour me faire rencontrer avec vos anciennes maîtresses, ce qui n\u2019est pas drôle pour moi.Et, quand je commence à m\u2019amuser, vous voulez partir.\u2014Vous commencez donc à vous amuser ?\u2014Certainement.\u2014-Voilà une chose que j'ignorais et que je ne pouvais pas deviner.\u2014Mais, continua Mlle Tata, vous avez beau être un tyran et un vilain homme, je ?nus déclare que je ne m\u2019en irai pas avant 22 LE SAMEDI Toi.32, Ho 34, Montréal, 29 jan ner 1921 d\u2019avoir vu le phoque savant, le veau à trois têtes et la femme phénomène qui soulève un artilleur avec sa mâchoire! Mais c\u2019est surtout les bêtes que je tiens avoir.j\u2019adore les bêtes curieuses ! \u2014Par égoïsme! murmura Gontran; puis tout haut, il ajouta: Et où ça se voit-il, ces belles choses ?Ta.ta Moulinet étendit sa petite main bien gantée vers la baraque, et répondit : \u2014Là-dedans.\u2014Alons donc! ce n'est pas sérieux! A ous ne voudriez certa\u2019nement pas entrer dans ce bouge ?\u2014Mais si, très bien.\u2014Songez que c\u2019eSt plein de populace.\u2014Qu\u2019est-ce que vous voulez que cela me fasse ?Croyez-vous donc que je sois née sur les marches du trône ?\u2014Il y fait chaud.\u2014J\u2019ai mon éventail.\u2014Il y sent mauvais.\u2014J\u2019ai mon flacon.D'ailleurs, c\u2019est une toquade, une turlutaine, tout ce que vous voudrez, appelez la chose comme il vous plaira.mais je vous déclare que j'entrerai.\u2014Voilà qui n\u2019a pas le sens commun ! J\u2019es, père au moins que vous n'avez point Ta prétention folle de me faire franchir le seuil de cët infect boui-boui ?\u2014Vous savez bien, baron, que je tiens rarement à votre compagnie.Attendez-moi là devant en fumant votre cigare.Je reviens.-\u2014Ïïe soyez pas longtemps.\u2014Cinq minutes.Et Ta la Moulinet, mettant son son bras la queue de sa robe, s\u2019élança vers l'escalier do la baraque avec la légèreté d'une fille d\u2019Eve qui va se passer uu caprice.Périne était encore au contrôle.Elle comptait et mettait en pi\u2019e les pièces de cuivre quelle vena'( de recevoir.\u2014Entrez ! madame, entrez ! dit-elle; le spectacle va commencer! Vous ne vous ruinerez pas, c'est deux sous! En entendant parler la saltimbanque, Gontran fit un mouvement brusque; il leva la tête et la dévora du regard.\u2014Allez la musique! ajouta Périne, et elle disparut dans l'intérieur de la baraque, Gonbnan était resté immobile et pétrifié par l\u2019étonnement.\u2014'Cette voix ! murmura-t-il au bout de quelques secondes, cette voix et ce visage ! C\u2019est elle!.C'est Périne L.Il se mit à marcher rapidement devant l\u2019estrade vide, allant et venant sans en avoir conscience, ainsi qu'il arrive lorsque l\u2019esprit se trouve violemment «güé, et, tout en marchant, il prononçait à dem -voix des mots saccadés, de phran s ininterrompues.\u2014Périn à Paris, se disait-il.Périne près de moi.et an moment où le fils du banquier redevenu millionnaire, réhabilite la mémoire de son père en liquidant le passé!.\u2014Oh ! si je ne m trompe pas, si c'est bien elle, voilà donc, enfin mon étoile si longtemps voi.ér qui se lève de nouveau, et qui brille!.Par Pér no je retrouverai Berthe.et, avec Berthe, la fortune.Allons, me voici riche encore ! Et l'expr* -sion d'une joie surhumaine illuminait son visage contracté; mais, presque aussitôt, il redevenait sombre, et il reprenait : \u2014Mais si je me trompais !.Les années écoulées ont dû produire un grand changement dans les traits de Périne.Si j'étais la dupe d\u2019une de ces ressemblances fortuites dont les exemples ne sont pas rares.Comment savoir ?.Comment me renseigner ?Je ne puis aller à cette femme et lui dire : \u201cEtes-vous Périne ?.\u201d Ce serait exciter sa défiance et tout perdre, peut-être.Que faire ?que faire ?Tandis que Gontran de Strény monologuait ainsi, deux des bohémiens de Paris que nous avons déjà mis en scène le regardaient avec une curiosité comique.C'étaient Passp-la-Jambe et Tromb-Al-cazar.\u2014Dis-donc, ma vieille, dit le premier, le reconnais-tu ?\u2014Pardine ! c\u2019est le particulier à la particulière de couleur carotte.\u2014Qui fait fi des chaînes de sûreté.\u2014Ett de la parfumerie fine.\u2014On peut dire qu\u2019il a une locomotive dans ses escarpins, celui-là.\u2014Ou un télégraphe électrique.\u2014N'empêche que c'est un homme bien couvert.\u2014Et qui 4pi ta voir le gousset garni.\u2014Faut pas se décourager d'un premier échec, sans ça on n\u2019arriverait à rien.Allons lui faire derechef nos offres de service.Tromb-Alcazar et Passè-la-Jambe se dirigèrent du côté de < ! ont ran qui, les voyant venir à lui, s'arrêta et se dit : \u2014-Ces hommes peut-être.qui, sait ?.Essayons toujours.Los deux industriels, ! échine courbée notablement, le sourire aux lèvres, l\u2019air insidieux et tout à fait coquin, continuaient à avancer.\u2014Il me semble que'milord nous a fait signa, dit Tromb-Alcazar.\u2014Oui, oui, ajouta Passe-la-Jambe, j\u2019ai bien vu ça.mi! >rd nous guignait.\u2014Non, répliqua Gontran ; mais j\u2019ai affaire à vous.\u2014Voyez comme ça se rencontre! s\u2019écria TVomb-Alcazar, nous qui justement avons affaire à milord! Vous avez besoin de parfumerie fine, mon prince, qualité extra, tout ce qu\u2019il y a de plus distingué, dans les prix doux.\u2014Nous en tenons, dit Passe-la-Jambe, et nous y joyons un petit commerce d'anneaux brisés et de chaînes d\u2019acier.la sûreté des montres, le désespoir des voleurs.Gontran fit un geste dédaigneux.\u2014Je niai besoin de rien, dit-il.Tromb-Alcazar ramena jusque sur ses yeux la visière de sa casquette et, d'un ton de suprême impertinence, demanda : \u2014Mais alors, si moxsieu n'a beso\u2019n de rien, qu\u2019est ce.donc qu\u2019il y a pour le service de mossieu-, car enfin mossi^a nous a dérangés dans note commerce.Nous allions conclure une for» 'Taire avec ce petit bossu qui \u2019en va là-bas e nous avons tout quitté pour venir à mmsieu.Gontran haussa les épaules et dit : \u2014Ce qu\u2019il ma faut, c\u2019est un renseignement.Tromb-Alcazar reprit à l\u2019instant même sa physionomie la plus obséquieuse et la plus servile et s\u2019écria : \u2014Un renseignement ! Voyez quelle ve « ne!.Justement, j\u2019en suis un bureau.Et, donnant un coup de pied dans les ti* bias de Passe-la-Jambe, il ajouta : \u2014Salue monsieur le comte.Le jeune voyou ne se le fit pas répéter deux fois, et s'inclina de façon très galante, en mettant la main sur son cœur.\u2014Monsieur le comte, reprit TrombfcAlcazar, nous sommes tout ouïes.Allez-y dé Confiance, nous ne négligerons rien pour vous satisfaire.\u2014Vous devez fréquenter les fêtes des environs de Paris ?demanda M.de Strény.\u2014Nous en sommes l'ornement; on ne peut pas plus se passer de nous que de chevaux de bois.Si nous y manquions, il y manquerait quelque chose.Une fête champêtre su-jp: nous, dans un rayon de 10 kilomètres, ce serait un parterre sans roses.\u2014Alors, vous connaissez sans doute totfj le personnel de ci h fêtes ?\u2014Si vous mettez la main, n\u2019importe où, sur un quidam qiii le possède plus à fond que nous, je lui paye des guignes, \u2014Vous savez dans ce cas, quelle est la femme qui, tout à l\u2019heure.recevait l'argent au contrôle de cette baraque ?\u2014(\u2019\u2019était la saltimbanque eu personne, la femme phénomène.C\u2019est à elle la baraque, avec tous les accessoires-., \u2014Comment nommez-vous cette femme \u2014-Périne.Un éclair brilla jjàjàs )ef.prunella t|e.Gontran.\u2014Je ne m'étais pas trompé, se dit-il, c'était bien elle.Puis, tout haut : \u2014Et le nom du mari ?\u2014\u2022À})! pour «e qui est do ça.j\u2019en ignore.On l'appelle généralement dans les ci boulots, Je Pire PÂbsinifie, attendu son habitude de se piquer le nez avec le liqu : sus-désigné.\u2014Quand j'ai passé, devant la baraque, il y a mie heure, j'ai vu sur l'estrade une jeune fille.\u2014Ah! oui, murmura Passe-la-Jambe avec sentiment, un beau brin de fiPettc.une jeunesse bien avenante et qu\u2019est moulé1 !.c\u2019est-à-dire un miel !.Ici, nouveau coup de pied de Trônai»- Alea-zar dans les tibias de.Passe-la-Jambe, avec accompagnement de cette recommandation morale : Trop de pétrole à la clef ! Eteins la flamme, jeune voluptueux, où je vais chercher les pompiers.\u2014Est-ce l\u2019enfant des saltimbanques ?continua Gontran.\u2014< lui, répondît.Tromb-Aloazar, l\u2019une de ses filles.\u2014Elle en a donc une autre ?-\u2014Je me le suis laissé dire.\u2014Elle vit avec elle, comme sa sœur, je suppose ?\u2014Erreur, mylord.IAme des jeunes personnes a un autre état que papa et maman.\u2014Quel état ?\u2014Tie ne tenais point à le savoir, et ne m'® suis jamais informé. Toi.32, So 34, Montréal, 2D janvier 1921 \u2014Laquelle des deux est ma pupille ?se demanda (1 prit ran.Je trouverai bien moyen dç l'apprendre.ItoiLs il reprit : \u2014là1- geii'-là, où demeurent-ils ?_ \u2014A l\u2019aris, dans un quartier chic.\u2014Lequel \u2014Les environ de la place Maubert.¦\u2014Le nom de la rue < le numéro\u2019 de la maison ?\u2014l'munie vous y allez, monsieur le comte! s\u2019écria Trom-Alcazar en riant.C'est plus fort que le train express! Nous n'en savons pas si long! \u2014Je comprends.Mais ce que vous ignorez, \\ mis pouvez le savoir.\u2014Cela dépend.\u2014De quoi ?\u2014Du prix que vous y mettrez.\u2014Non- avons de la famille, fît Passe-la-Janibe.\u2014I\\t quand on est dafis le commerce comme nous, reprît Tromb-Alcazar, et qu\u2019on a tout >on temps pris par les affaires, les derangement s, faut que ça se paye.dont ran tira son porte-monnaie, Trom-Alcazar étendit la main.\u2014Voici vingt francs, dit le.baron en mettant tin louis dans cette main.\u2014( 'munie accompte, demanda le bohémien avec effronterie.\u2014Oui, car vous en toucherez deux fois autant quand votjs me donnerez l\u2019adresse des saltimbanques.Trmnli-Aleasar eût.un éblouissement.\u2014Oh ! mon débit de parfumerie! balbutia-\u201e-il en desserrant un peti le nœud de sa cravate pour ne pas étouffer.\u2014Part à deux ! lui gli^-a Passe-la-Jambe à l\u2019oreil'e.j \u2014Bien entendu ! Sois paisible, on est honnête ou on ne lest pas, répondit Tromb-Alcazar.Où faudra-t-il porter le renseignement à monsieur le comte ?demanda-t-il tout haut.Contran fut au moment de tirer une carte de son portefeuille, mais il se ravisa.\u2014Tl e-\u2018 inutile de venir chez moi,.dit-il.; \u2014Alors, que mylord prenne la peine de nous donner un rendez-vous.\u2014( Vst ce que je vais faire.Je vous rejoindrai demain, à cnq heures, dans le quartier de la place Maubert, à l'endroit que vous allez me désigner.\u2014Parfait.Nous attendrons mylord à l\u2019heure convenue, au café restaurant de La Girafe, un petit bahut très bien, rue Moufle-tard.No 14.C\u2019est un étabhssemcnt assez chouette.\u2014Demain, à.cinq heures, j\u2019y serai.\u2014Et vous en aurez pour votre, argent, monsieur le comte.Ici, le dialogue fut interrompu: Mlle Tata Moulinet, rassasiée sans doute des exercices du phoque savant, de la vue séduisante du veau à trois tête, des tours de force et d\u2019adresse de la femme-phénomène, etc,, sortait de la baraque et venait rejoindre le baron.Celui-ci, qui n\u2019avait plus nen d essentiel à dire aux bohémiens, donna son hras à la cocotte rousse, la dirigea du côté ou la voiture 1« attendaient, tout en s\u2019éloignant, il murmurait * LE SAMEDI \u2014Maintenant, Périme, à nous deux !.Tu t\u2019es trou\\ ée sur mon chemin il y a quinze ans et j'ai été vaincu !.Je crois que je vais avoir ma revanche ! Aussitôt .que le bartm Contran eut disparu, en compagnie de Mlle Tata Moulinet, Tromb-Alcazar, saisi d\u2019une sorte de délire, se mit à battre des entrechats, tandis que Passe-la-Jambe esquissait les figures les plus fantaisistes d\u2019une tulipe orageuse insensée, tout en se chantant à lui-même le quadrille d\u2019Orphée uxœ Enfers.\u2014Asesz de chahut comme ça! fit tout à coup Tromb-Alcazar.Parlons sérieusement des affaires sérieuses.Qu'est-ce que tu dis de la situation, mon fiston % \u2014Je dis que ça se corse.\u2014Hein ! crois-tu que le magot prenne du ventre ?\u2014C\u2019est-à-dire .qu'il en devient hydropique, le magot.Faudra lui opérer une ponction ! Nous sommes en train, pour le quart d'heure, de nous amasser des rentes.\u2014Je ferai une commande d\u2019essence de myrte, reprit Tromb-Alcazar.C'est ça qui est un bon placement.\u2014Et moi, j'ai envie de joindre lés porte-monnaie à quarante-cinq centimes et les ronds de serviette en moiré métallique à ma spécialité d\u2019anneaux brisés et de chaînes d\u2019acier., Qu'est-ce que tu en penses ?\u2014Mauvaise idée! La parfumerie, vois-tu, mon Üls, ne sortons pas de là, et parlons de notre commanditaire.\u2014Il a l'air d'un daim huppé, le bourgeois., \u2014Oui, oui, c\u2019est un particulier cossu.Il ne regarde pas plus à vous coller un jaunet que d\u2019aucun à vous lâcher dnquinte centimes.\u2014Ah ça! mais qu'est-ce qu'il peut bien vouloir faire de l'adresse des saltimbanques.\u2014Comment! imbécile, s\u2019écria Tromb-Alcazar avec un gros rire, tu n'as pas compris?\u2014Quoi donc ?\u2014Es-tu assez rosière pour ton âge! \u2014Possible, mais je demande le mot de la charade.\u2014Eh bien, le particulier en tient pour Georgette.\u2014Tu crois ?\u2014Ça saute aux veux ! 'En faisait-il assez des questions! Moi, je l\u2019ai vu venir tout de suite.Ça va être une mine d'or, une petite Californie.Nous l'exploiterons natxmrahle-ment, nous lui ferons ses commissions.Mais faudra se méfier de la mère.J\u2019ai dans l\u2019idée quelle ne prendrait pas bien la chose, et que, si elle se doutait de n\u2019importe quoi, elle ne se gênerait guère pour nous arracher les yeux.\u2014Suffit, on aura l\u2019œil.\u2014Attention, voici du monde.En avant le boniment,.Du savon au miel, extra-fin, dulcifié, rectifié, sortant des ateliers de M.Pivor.C\u2019est trente-cinq centimes., sept sous! Georges de la Brière et Lionel Morton descendaient.ensemble l'escalier de la baraque, après avoir assis!© à la représentation presque entière.Le Français avait l'air soucieux.\u2014Qu'avez-vous donc, mon cher Georges ?lui demanda Lionel.\u2014Je suis triste.\u2014Pourquoi î ________23 \u2014Parce que je ressens pour vous une vive affection et que je vous vois, avec douleur, vous engager dans une \u2022voiç, funeste.\u2014Je vous comprends mal, ou plutôt je ne vous comprends pas.Expliquez-vous.\u2014Ne m'avez-vous pas dit, il n'y a qu'un instant, que vous persistiez, malgré tout, dan* votre résolution ?\u2014Sans doute.\u2014Et, après le spectacle auquel vous venez d\u2019assister, vos désirs et vos volontés sont toujours les mêmes 1 \u2014Assurément.\u2014Eh quoi! l'idée de vous doner une belle-mère qui croque des poulets crus, qui avale des étoupes enflammées, jongle avec des poids de cinq cents et soulève un tonn au à la foree de la mâchoire ne vous effraie pas ?\u2014Ma foi non.Ce n'est point ma belle-mère que j\u2019épouserai.Je ne sais, d'ailleurs, si vous avez fait attention à sa figure ; elle a l'air de la plus brave personne du monde.\u2014Mordieu ! je suis loin de dire le contraire.La jeune sœur est aussi charmante ; elle danse le fandango comme un ange et elle exécute les sauts périlleux avec une grâce parfaite.Mais sera-t-il fort agréable pour vous, si vous épousez Mlle Berthe, de songer que, tandis que votre femme fera les honneurs de votre salon, sa mère et sa sœur battront la grosse caisse sur la place publique, en maillots couleur abricot, pour attirer les badauds et gagner quelque gros sous.Supposition purement gratuite et qui ne se réalisera certainement pas.\u2014Pourquoi donc ?\u2014Parce qu'en épousant Berthe, j'assurerai la fortune de toute sa famille, et oes braves gens, n avant plus besoin de travail pour vivre, deviendront de pure et simples bourgeois.\u2014Qui vous dit qu'ils accepteront vos bienfaits ?\u2014Sous quel prétexte les refuseraient-ils ?\u2014On a vu de pauvres diables de cette espèce faire profession de fierté.\u2014Tant mieux, alors; ce sont de grands cœurs ! \u2014Sans compter que, peut-être, ils sont saltimbanques par vocation et ne voudront pas quitter leur état.\u2014De mieux en mieux, car, dans ce cas, je les regarderai comme de vrais artistes et j'aurai pour eux le plus grand respect.\u2014Ah! vous avez réponse à tout ! \u2014Ce qui prouve bien, cher ami, que la raison est de mon côté.\u2014Lionel, je vous en supplie, réfléchissez encore.Ne commettez point une irréparable folie.Songez que vous avez une fortune, une situation, un nom honorable, dont vous êtes responsable devant le monde.\u2014Que m\u2019importe le monde ?Je ne me soucie pas plus de lui qu\u2019il n\u2019a souci de moi.Je ne cherche que bon bonheur.\u2014Il est bien rare de trouver le bonheur dans une union disproportionnée.Oubliez cette enfant ! \u2014Je l'oublie si peu que je veux, dès demain, la demander en mariage à sa mère.\u2014Dans cette paraque ?\u2014Non, chez elle.¦\u2014Vous ne savez seulement pas on elle demeure. 24 LE SAMEDI Vol.32, Ho 34, Montréal, 29 janvier 1921 \u2014C'est vrai, mais je vais le savoir.\u2014Allons, décidément, mon ami, vou6 êtes plus qu'excentrique, vous êtes fou ! Lionel Morton se contenta de sourire et regarda autour de lui.Il aperçut Tromb-Alcazar qui venait d'opérer le placement d'un savon au miel et qui rayonnait.Il lui fit un signe.L\u2019industriel accourut, suivi de près par son jeune associé, Pase-la-Jambe.\u2014Si\tpour de l\u2019essohce de myrte, dit- il, j\u2019en aurai demain une forte partie, dans des prix doux.Mylord n\u2019a qu'à parler.\u2014Mylord désire peut-être des porte-monnaie et des ronds en moire métallique, ajouta Passa -la-Jambe, J'aurai demain tout ce qui se confectionne de mieux en ce genre.Mylord peut me faire sa commande.\u2014Il ne s'agit pas de oela, répondit LioneL Je voudrais avoir l'adresse de- saltimbanques dont voici la baraque.-\u2014Lui aussi ! murmura Passe-la-Jamb* stupéfait.Ah ! par exemp e, elle est bien bonne ! \u2014L\u2019adresse, mylord ! répliqua Tromb-Alcazar sans témoigner la moindre surprise.Ça peut se faire, je me permettrai même d\u2019ajouter que ça se fera certainement.Seulement, mylord comprend.faudra se déplacer et nous sommes si occupés.Àh! il n\u2019y a pas à dire, le commerce marche'.Aussi notre temps est précieux.\u2014Il faut de l\u2019or, dit avec ap1 omb Passe-la-J ambe.\u2014Voici vingt francs, reprit Lionel en mettant un louis dans la main tendue de Tromb-Alcazar.Je triplerai la somme en recevant l\u2019adresse.Quand pouvez-vous me la donner! \u2014Demain, mylord.\u2014A quelle heure ?\u2014A cinq heure® du soir ?\u2014Où vous retrouverai-je ?\u2014Dan la rué Mouffetard .quartier de la place Maubert, No 14, au café restaurant de La Oiraf'.CVét là que nous attendrons Votre Honneur.\u2014C\u2019est bien, je compte sur vous: demain je serai exact.Venez-vous, Georges ?\u2014Je vous suis, mon ami, répondit M.de la Brière.Il ajouta tout bas : \u2014Demain, je saurai si cette jeune fi le est vraiment honnête et quel\u2019e est cette Mme Gerfaut.Et s\u2019 Berthe est indigne de lui, dussé-je provoquer un scandale, i \u2022 l'empêcherai bien de l'épouser ! Puis les deux hommes s'éloignèrent ensemble.\u2014Dis donc, ma vieille, murmura Pas-e-la-Jambe, encore un amoureux de Georgette!\u2014 C\u2019est drôle! \u2014La petite est vraiment gentille, » t ça ne fait que deux.Je ne désespère pas qu\u2019i' en vienne un troisième.\u2014En voilà des tranches du Pérou qui nous tombent du ciel 1 \u2014Qu\u2019est-ce que tu veux, nous sommes ehançards / C\u2019est comme au bvrïbi; une foi» qu\u2019on tient la veine, on gagne à tout coup.\u2014Deux jaunets aujourd\u2019hui et cinq demain! quelles rentrées! Nous allons ressembler à une succursale du Comptoir d\u2019Escompte.Faudra bientôt songer à acheter une maison de campagne pour nous retirer des affaires après fortune faite.\u2014Ah! tais-toi, mon fiston, tais-toi! Mes flacons, mes savons, haes essences et mes cosmétiques, tout -ecla dânse autour de moi une faridondaine que le diable en prendrait les armes!\u2014 Est-ce un rêve ! comme on dit dans les métos.Passe-la-Jambe, à c\u2019est un rêve, oh! ne m'éveille pas! Dormir toujours ainsi, et rêver qu'on se noie dans un océan de pommade, ce serait le bonheur! X COUP D\u2019ŒIL EN ARRIERE On se rappelle que Périne, le désespoir dans l'âme, obéissant a la volonté suprême de la comtesse de Kéroual, quitta le château de Rochetaille, avec son mari et les deux enfants, au moment où l'agonie de sa Menai méc maîtresse commençait.A deux lieues à peine du château de Ro-chetai le, les fugit fs furent rejoints par la diligence d\u2019Epinal à Vesoul, dans laquelle ils trouvèrent de la place.Une heure après leur arrivée à Vesoul, l\u2019une des voitures des messageries Laffitte e*t Gaillard, faisant le service entre Mu house et Pa ris, passait à vide, les reco.t a i t dans sa trotonde et les déposâ t, le surlendemain, sains et saufs, sur le pavé de la cour de l'administration, rue de Grenelle-Saint-Honcu-é.Périne avait hâte de remettre en des mains sûres son précieux dépôt.A peine débarquée, elle prit un fiacre et se fit conduire rue de la Chaussée-d\u2019Antin, à l'hôtel qu'habitaient Phil ppe de la Brière et son fils.On sait quelle effroyable nouvelle elle allait appreudre.Philippe, ruiné comp ètemenl, venait de se brûler la cervel\u2019e, ei son fils avait quitté Paris pour toujours sans doute.Ce fut pour Périne un coup terrible, car elle adorait Berthe, et la pauvre orpheline alla:t se trouver sans fortune et sans protecteur, plus misérable cent fois que Georgette, l\u2019enfant des saltimbanques, car eel\u2019e-lîi du moins il restait une famille, et Berthe n\u2019en avait plus.Mais la femme de Jean Rosier était une nature d\u2019élite : elle ne pensa qu'à Berthe, nous le répétons èt, la première heure de découragement passé, elle se dit avec une énergie qui ne devait plus se démentir : \u2014Non, l\u2019enfant de sa chère maîtresse n'est point seule au monde, car nos serons en famille! Non, elle n\u2019est pas orpheline, car je serai sa mère! Ce que la comtesse de Kéroual voulait faire pour Georgette.Périne Rosier le fera pour Berthe! Cettte résolution prise, les ex-saltimbanques s\u2019instal\u2019èrent provisoirement dans un obscur hôtel garni de l'un des plus misérables quartiers de la ville.Au moment de le séparation, Léonie avait dit : \u2014Si je suis vivante demain, j\u2019écrirai.tu trouveras ma lettre à ton nom.au nom de Périne.à Paris.podte restante.La malle-poste gagnait plus de douze heures sur la d ligence : une lettre de la comtesse attendait peut-être.Il était trop tard, le jour de l'arrivée pour se rendre aux bureaux de la rue Jean-Jacques-Rousseau; mais Périne y courut le lendemain, et.Dieu sait avec quelle violence son cœur bondissait dans sa poitrine au moment où elle se présentait au guichet de la poste restante, et où elle demandait : \u2014Avez-vous une lettre arrivant dn département des Vosges et portant le nom de Périne ! \u2014Non, répondit laconiquement l\u2019employé \u2022près une recherche rapide.La femme de Jean Rosier s\u2019éloigna la tête basse et les yeux pleins de larmes.Huit jours de suite elle revint et fut accueillie par 'a même répons .Alors s\u2019éteignit le faible et demie i < xpoir qu'elle conësn ait malgré tout II dev.uait impossibe désormais dé $- faire la moindre illusion; la ium'esse é ait morte, s; Périne acheta de- l\u2019étoffe mure, e le lit de .ses ma Us dès vêtements do deuil pour Ber-the et Georgette, et ensuite elle tint conseil avec Jean Rosier.L\u2019argent donné par Mm ¦ de Kéroual au moment du dépai était presque intact ; mais les trois mille franc- représenté par ces rouleaux d'or ne dureraient pas ongt mps; il fallait songer à l'avenir, i fallait vivre et gagner la vit des deux enfants.Que! parti prendre ! A quel travail demander de moyens d'exist nce ?Périne et Jean Rosier, ne -r aient qu'un métier, colui de saltimbanque; l'âge où l\u2019on peut se r mettre en apprentissage était passé pour eux.La situation dans aquelle ils se trouvaient ïf avait donc qu\u2019une ssue.ce qui simplifia la délibération, ot il fut résolu d\u2019un commun accord qu'il allaien reprendre leur ancien état, malgré le dégoût profond qu'il leur inspirait.Ils avaient exercé pendant quelques mois à Paris, trois ans auparavant.Ils possédaient une permission bi ni en règle; l'argent de la comtesse serait employé à faine l'acquisition d un matériel et des curiosités indispensables; avec beaucoup de travail et d'économie.tout irait bien.Pér ne décida, en outre, qu'on ne ferait rien pour entretenir dans l'esprit lei Berthe les souvenir- du passé et qu'on laisserait croire a l'enfant qu'elle était la sœur de Georgette.A quoi bon.on effet, inspirer à la pauvre orpheline de profonds et inutiles regrets en lui parlant de la situât on brillante qui aurait du être la sienne, et que la fatalité lui avait fait perdre ?Ne valait-il pas mieux cent fois la laisser être heureuse dans son obscurité ?Jean Rosier en convint : mais il ajouta, avec un gros rire qui donnait à sa physionomie une expression do complète inintelligence : \u2014Ça sera drôle tout de même, sais-tu, de voir la fille d\u2019une comtesse faire la parade ot le saut périlleux.Périne haussa les épaules.-\u2014Non, répondit-elle ensuite, non, ça ne sera pu drô\u2019ei.car cela n'arrivera jamais.\u2014Àh ça ! est-ce que par hasard, demanda Jean Rosier, tu comptes élever la petite demoiselle comme une princesse t Véi, 32, Ho 34, Montreal, 28 janvier 1921 LE SAMEDI 25 \u2014Eh! mon pauvre Jeaii) tu vas toujours dion excès à un autre, et tu ne sais en vérité, ce que tu dis.Ni comme une princesse, ni comme une sa! m banque.\u2014Enfin, qu'est-ce que tu feras d\u2019elle ?\u2014Je lui fera: apprendre un état.C\u2019est nécessaire, puisqu elle est sans fortune; mais un état dont die ne serait pas forcée de rougir, si jamais des circonstances impossibles à prévoir lin permettaient de reprendre sou nom ét sa situation dans le monde.\u2014A la bonne heure ! Mais Georgette, Qu\u2019est-ce que nous en ferons ?\u2014Georgette est notre fille : elle vivra du même métier que nous! \u2014Est-ce que tu trouves ça juste, toi, de favoriser notre enfant moins qu\u2019une étrangère 1 \u2014Parfaitement juste.Celle que tu appelles une étrangère et que je regarde, moi, comme ma propre fille, était née pour la richesse, tu lé sais bien.Sa mère a fait beaucoup pour nous et voulait faire plus encore, et c\u2019est grâce à son argent qu'il nous est possible aujourd'hui de nous établir de nouveau.Tu vois donc ben qu'm travaillant pour Berthe et en essayant de la rendre heureuse, nous ne ferons que payer, selon notre pouvoir.les intérêts de ce que nous lui devons.Qü\u2019as-tu à répondre à cela ?\u2014Rien, car tu as toujours raison.Péri ne sourit involontairement.\u2014Voilà la première parole de bon sens que tu dis aujourd'hui, murmura-t-elle.Ce qui venait d\u2019être déci dé s\u2019accomplit sans retard.La femme de Jean Rosier loua un logement modeste : elle acheta quelques meubles d\u2019occasion pour le garnir; elle enferma, dans le tiroir le mieux caché du plus solide de ses meubles le 'portefeuille qui renfermait les titres de la fortune évanouie, la lettre de la comtesse à Philippe de la Brière et la déclaration par laquelle elle affirmait l\u2019innocence de la femme de chambre et l\u2019infamie du Baron de Strény.Ce portefeuille renfermait un compartiment secret, et la jeune femme s\u2019était servie de ce compartiment pour y cacher la déclaration, arme unique qui fût dans ses mafia pour se défendre ou pour attaquer.Ceci fait, Périne et son mari se procurèrent le cheval, la voiture et tout l'attirail à l\u2019usage de MM.les saltimbanques en foire ; ils firent les engagements indispensables et ils recommencèrent à exercer leur industrie à Paris et dans les environs.La révolution de 1848 vena t d\u2019avoir lieu.Jean Rosier et sa femme ignoraient complètement qu\u2019une condamnation par contumace à la peine de mort pesât sur leurs têtes.Leurs affaires n\u2019a\u2019laient pas mal ; les recettes se soutenaient et leur permettaient de vivre sans rien demander à personne; l\u2019avenir iw semblait point sombre.Pa r malheur, le saltimbanque, entraîné par des fréquentations, se remit à boire: mais il le fit d\u2019abord avec une certaine modération, et Périne accepta, comme un mal nécessaire, ep triste retour '¦ ers une habitude un moment disparue.Plusieurs années s\u2019écoulèrent.Georgette était devenue Pnne des plus brillantes étoiles des fêtes des environs de Paris.Ses beaux yeux, sa figure joyeuse et mutine, sa sou- plesse et sa grâce exerçaient sur les recettes une influence véritable.Elle faisait, tourner bien des têtes, à commencer par celle de Guignolet, le jeune pitre que nous avons déjà présenté à nos lecteurs.Guignolet était amoureux de Georgette; il en perdait le sommeil et l'appétit; mais il se voyait séparé de son idole par des abîmes ; car, comment, sans folie, faire ce beau rêve de demander un jour d\u2019obtenir la main de la fille du patron ?Pendant ce temps, Berthe recevait une éducation modeste à l\u2019école des sœurs.Puis Périne, voulant lui mettre dans les mains un bon état, un de oes étais qui permettent à une jeune fille de ne pas mourir de faim en restant honnête, la mit en apprentissage chez une couturière parfaitement inconnue, mais fort recommandable, de la rue de Seine.Berthe fit des progrès rapides; elle devint une excellente ouvrière et se distingua par fin goût exquis et par une vive imagination.Sous ses doigts de fée, les étoffes les plus simples semblaient se transformer comme par miracle ét devenaient des r obéis dune rare elegance.La maîtresse couturière eut la bonne foi d'avouer à Périne que Berthe n\u2019avait que bien rarement, chez elle, l'occasion de déployer les talents hors ligne dont elle était amplement douée, et elle ajouta que la place de la jeune fille Se trouvait marquée chez quelqu\u2019une de nos*faiseuses en vogue, où ses appointera ont- seraient doub és et qui peut-être même, dans la crainte de la perdre, finirait par l\u2019attacher à sa maison en lui donnant un intérêt dans les bénéfices.Ce fut pour Périne, on le comprend, le sujet d\u2019une immense perplexité Elle ne pouvait songer à entraver l\u2019avenir de Berthe en la laissant végéter dans les demi-ténèbres de la rue de la Seine; mais cette faiseuse en vogue, où la chercher ?la trouver ?Périne s'informa et le nom de Mme Gerfaut, la garnde couturière à la mode, étalant ses splendeurs dans l'avenue Marbeuf, fut prononcé devant elle.Sans hésiter elle y conduisit Berthe et la présenta comme sa fille ,en se gardant bien d'avouer sa profession de saltimbanque; car elle ne se dissimulait point que d\u2019un tel aveu résulterait pour Berthe une défaveur, absurde à la- vérité, mais inéviiable.Mme Gerfaut se montra bonne princesse ; elle parut charmée de la beauté de la jeune fille et de sa gracieuse tournure; elle la questionna et lui trouve de l\u2019esprit; elle lui fit improviser sous ses yeux la garniture d\u2019un corsage de bal et lui trouva du goût.\u2014Elle est gentille, cette petite, très gentille, parole d\u2019honneur 1 dit-elle à Périne.Elle me va, je la prends, je l\u2019engage, et c\u2019est une faveur, une grande faveur, car je suis assaillie de sollicitations ; je ne sais auquel entendre.C\u2019est à qui voudra entrer dans une maison comme la mienne.Vous comprenez ça, ma chère dame ! Mme Gerfaut s\u2019arrêta pour respirer et Périne répondit quelle comprenait à merveille.\u2014Seulement, reprit la ci-devant maîtresse du baron de Strény en désignant d\u2019un geste dédaigneux la modeste robe de Berthe (une robe d\u2019Orléans noir très bien faite), seule- ment, ces costumes un peu trop populaire ne sont point de mise ici; il faut de la toilette.Mes ateliers sont des salons, ma chère dame.des salons du meilleur monde, j'ose le dire.La vue d\u2019une robe de laine sous mes plafonds dorés choqueraient l\u2019œil de ma clientèle aristocratique (je pourrais même dire prin-cière)) comme une fausse note dans un morceau de musique écorche l\u2019oerille d\u2019un dilettante.Je loge mes ouvrières, je les nourris; nous menons une véritable vie de famille; jâ suis pour elles une mère, je n\u2019exige pas d® luxe de toilette, ce serait absurde, mais la* convenances avant tout.Tl faut à cet le enfant trois robes < le soi® : l'une noir , la seconde vert émeraude, et la troi ième d'un gris très clair.Vouiez-vous les 'ui acheter ?\u2014Je ferai ce qu\u2019il faudra, madame, murmura Périne.\u2014Très bien; alors c\u2019est une affaire convenue: nous sommes d\u2019accord : emmenez cette chère petite; qu\u2019elle revienne demain matin avec son petit trou- eau et s s trois robes en coupons; on les fera dans La ma son; ce sera l\u2019affaire de vingt-quatre heures.En ce moment un valet dé i i \u2018d, en habit à la française, de couleur groseille ga'onné d'or, à culotte courte et bas blancs bien tirés sur des mollets rebondis, entra dans la pièce où Mme Gerfaut donnait audience à Périne et à Berthe.\u2014Qu'esttce, Germain lui demand a-t-elle.\u2014Mme la princesse Stewsky et Mme la duchesse de Cand:a attendent au salon depuis fin quart d\u2019heure; e lês font demander à madame si madame pourra bientôt les recevoir.\u2014Allez dire à ces dames, répliqua, la grande couturière, que dans trois minutes je suis à elles.Le laquais sortit.Mme Gerfaut prit l'air du mon.1:' le plus ennuyé.\u2014Vpus voyez, dit-elle en se tournant vers Périne éblouie, on n'a pas un instant à soi ; c\u2019est, insupport able ! Ces grandes dames, elles me feront blanchir les cheveux avant 1 âge ! Vous comprenez bien, n\u2019est-ce pas ?Périne, pour la seconde fois, affirma qu'elle comprenait à merveille.\u2014Allezrvous en, maintenant, continua Mme Gerfaut, et venez demain sans manquer.Bonjour, petite, bonjour.Vous m\u2019allez beaucoup, parole d\u2019honneur ! Le lendemain, Berthe fut exacte et fit son entrée, sous les auspices de l\u2019illustre couturière, parmi, les ouvrières de l\u2019avenue Marbeuf.XI SUITE DU PRÉCÉDENT Dans la situation particulière où se trouvait placé le baron Gontran de Strény, il lui était impossible de quitter le château de Rochet,aille avant l'enterrement de la comtesse de Kéroual sans attirer sur lui, de la manière la plus fâcheuse, l'attention générale.Il le comprit et ne chercha point à se soustraire à l\u2019accomplissement de ce devoir qui pour lui, n\u2019était qu\u2019une sorte de sacrilègie venant, couronner le crime commis; il fit même les choses à merveilfi et pendant tou\" le «ours de la cérémonie funèbre, la compassion 26 et la sympathie des assistants furent acquises à l'assassin versant des larmes auprès du cercueil d sa victime.Mais deux heures après le moment où la terre froide du cimetière se fut refermée sur le cadavre de Léonie, Contran partit pour Paris, arriva pendant la nuit, descendit chez Olympe Silas, à laquelle il raconta son effroyable déception, sans lui révéler bien entendu les motifs de la mort quasi foudroyante de la comte»'1.Le jour venu, il déguisa son visage de manière à n\u2019avoir rien a craindre d'une rencontre avec les retors et sachant que Philippe de la Brière était le dépositaire de toute la fortune de Mme de Iyéroual, il courut chez lui, ne doutant pas que Périne ne s\u2019y fut présentée déjà ma - supposant le banquier trop prudent pour s'être dessaisi de la moindre partie des capitaux confiés à sa garde sans avoir pris soin de se mettre en règle par toutes sortes d actes en bonne et due forme.Or, les actes de ce genre ne s'improvisent pas, et Gontran se disait : \u2014Par M.de la Brière, je retrouverai Périne''* et Berthe.Je laisserai la première se débattre conter l\u2019accusation qui va l'écraser, et je ferai voir mes droits incontestables sur la seconde, ma parente et ma pupille.Gontran tomba du haut de ses rêves en apprenant la banqueroute et le suicide du banquier.Cette ruine et oette moût portaient un coup mortel à ses espérances.Il avait aeocmpli froidement un meurtre inutile; il devenait sans intérêt pour lui, désormais, de chercher et de trouver Berthe de Kéroual.Que faire donc, et que devenir ?Le séjour de Paris était impossible pour Gontran, à mo ns qu'il ne lui convînt d'accepter aux frais de ses créanciers, un logement gratuit dans la maison d'arrêt de la rue de Clichy.En conséquence, il résolut de s'expatrier pendant un temps indéfini.Il se garda b en de faire par: de cette détermination à Olympe Silas qui, djans son exaltation romanesque, n'aura t pas manqué de vouloir le suivre et de s\u2019attacher à lui malgré lui.Il partit donc, et ce fut par une lettre mise à la post?au moment de son départ, qù\u2019Û-lympe apprit avec désespoir tt avec fureur qu'il était à tout jamais perdu pour e le et quelle ne devait plus le revoir, Gontran avait repris le chem n des Vosges.Il passa quelques jours au château de Boche-taille, où il fit main-basse sur les bijoux de la comtesse et sur l'argenterie.Ensuite, muni d'un passeport bien en règle, qu'il s\u2019était fait délivrer pendant les quarante-huit heures de son séjour à Paris, il quitta la France.A l'étranger, il recommença cette existence d'aventurier de bonne compagnie qu'il avait déjà menée.Tl se fit tour à tour l'hôte des grandes villes et des stations thermales où la roulette et !e trente et quarante ont des autels.Son nom le fit.généralement bien accueillir: ses manières et son esprit séduisaient la plupart de ceux avec lesquels le mirent en rapport les hasards de sa vi errante.Il fut d'ailVurs heureux au jeu d'une manière à peu près constante, et grâce à ce bonheur, il LE SAMEDI évita d'attirer sur lui les regards investigateurs des polices du pays que sucecessi veinent il honora de sa présence.Quelques mois avant l'époque où se passent ces faits, Gontran se trouvant à Hambourg, tomba sur*une veine merveilleuse, et fit un soir sauter la banque, ce qui lui mit dans les mains une centaine de mille francs.A pune possesseur de cette somme relativement importantes il se sentit pris du désir le plus ardent de revoir la France et Paris.Mais la question des créanciers subsistait toujours, quoique singulièrement amoindrie par le temps « coulé.Plusieurs de ces braves gens étaient morts, et leurs héritiers avaient classé les billets jaunis du baron, escortés de liasses de papier timbré, parmi les non-valeurs de la succession.Ceux qui vivaient encore et qui savaient que M.de, Strény avait disparu depuis près de quinze ans, regardaient leurs créances, non comme aventurées, mais comme bien et dûment perdues.Gontran avait conservé des relations épis-tolaires avec son ami très intime, le vicomte G.de G.Il lui écrivit en lui envoyant quinze mille francs, et la liste des créanciers qui pouvaient exercer contre lui la contrainte par corps, en supposant toutefois qu'ils n\u2019eussent point laissé périmer leurs titres, chose dont il lui recommandait très spécialement de s'assurer.Le vicomte de G.mit les intérêts de Gontran entre les mains d\u2019un homme d\u2019affaires très retors, qui trouva moyen de retirer les titres dangereux et d\u2019économùer même ses honoraires sur les quinze mille francs.Le danger n\u2019existe pl us, télégraphia alors le vicomte au baron : vous pouvez revenir.La semaine suivante Gontran était à Paris où il louait, rue de Boulogne, un petit hôte! qu'il meublait de la façon la plus confortable.Il prenait une voiture au mots, faisait peindre ses armoiries sur les paneaux, habillait le cocher à sa livrée, avait un valet de chambre'et un Jfroom, et se donnait enfin le luxe de Mlle Tata Moulinet, la petite cocotte aux cheveux rouges.Un beau jour, le baron apprit à l\u2019impro-viste une nouvelle qui faillit lui causer un transport, au cerveau, tant fut \\iolentc la fièvre déterminée par la stupeur et le saisissement.( \"était l'annonce du retour à Par s de Georges de la Brière, plus millionnaire que son père ne l'avait jamais été, et payant aux créanciers de là fai Vite tout ce qui leur était dû depuis quinze années, en capital et en i ntérêts.Ainsi, pour la seconde fois, la fortune d?la comtesse de Kéroual se trouvait à la portée de Gontran, et il ne pouvait la saisir, ni comme héritier, ni comme tuteur.Pour être mis en possession de cette fortune comme héritier, il fallait prouver que Berthe fût morte.Pour en obtenir l\u2019adm nistration comme tuteur, il fallait représenter Bertho vivante.Or, la jeune fille était-elle vivante encore ?Gontran l\u2019ignorait et.pour arriver à la solution de ce problème si intéressant pour lui, Î1 se mit à fouiller Paris en cherchant Périne, mais sans résultat jusqu\u2019à l'heure où le ha- / Vol.32, No 31, Montréal, 29 janvier 1921 sard, sous l\u2019incarnation gracieuse et tyrannique de Mlle Tata Moulinet, le conduisit à la fête de Saint-Cloud pour lui faire retrouver successivement Olympe Silas et Périne Ros\u2019er, ces deux vivants souvenirs du crime commis quinze ans auparavant au château de- Rochet.aille.En recevant la lettre qui pour elle contenait l'arrêt d'une éternelle séparation, la maîtresse de Gontran, Olympe Sylas, avait eu le plus violent accès de douleur et de colère, et elle s\u2019était juré de remuer ciel et terre pour retrouver les traces du fugitif qui méconnaissait un amour aussi profond et aussi désintéressé que le sien.Mais ces traces qu'elle chercha véritablement avec ardeur, avec obstination, avec rage, elle ne les trouva pas; sa fureur se métamorphosa peu à peu en dépit, et son dépit devint insensiblement de l'indifférence.Olympe était guérie, non seulement de son amour, mais de l\u2019amour, et il ne lui restait plus qu'une idée fixe, c'était de se moquer de tous les hommes en général, pou.- se venger de la conduite indigne de l'un d'eux.A partir de ce moment, la jeune femme reprit la vie brillante et bruyante un instant interrompue par sa passion pour Gontran de Strény7, et elle recohqu\u2019 t une place importante parmi les plus radieuses constellations des étoiles de la bohème galante.A cette époque un grand changement se fit en elle.Elle avait aimé l\u2019argent jusqu'alors parce qu'il procure le luxe et une foule- de jouissances, parmi lesquelles il faut citer au premier rang le plaisir infini d'écraser ses rivales.Elle se> prit à aimer l'argent pour lui-même; elle se jura qu\u2019elle serait riche un jour; elle ne négligea rien pour arriver à ce résultat, et elle mit de côté, dans la prévision de l'aven r d\u2019assez notables sommes.Pendant dix ans Olympe mena cette \\ ie brûlante, cette existence- à outrance où les années comptent, non pas double comme les années de campagne pour les so\u2019dats, mais triple f% quadruple, et qui d'une fille de trente ans font parfois une vieille femme.Un jour vint où il fut impossible à Olympe de ne pas s'apercevoir que le cercle de courtisans et d'aspirants sufnuméraires qui l\u2019avait entourée s'éclaircissait d\u2019une façon notable.On n'ercortait p'its sa voiture au bois, sa loge au spectacle était vùU de soupirants ; le nombre des boites et des sacs de bonbons déposés dans les antichambres le 1er janvier diminuai dans les proportions de quatre-' vingt-dix pour cent.A qui la faute, et quelles pouvaient être les raisons de ce cataclysme.Olympe se posa ces questions en faisant sa toilette devant la g\u2019a©e inflexiblement Macère.que pour la première fois elle interrogea d'une façon sérieuse.Elle fut obligée de s'avouer à elle-même que des fils d'argent commençaient à se mêler çà et là aux flots de sa chevelure, que la patte d'oie se dessinait à l'angle de ses yeux, que sa paupière inférieure- se gonflait d\u2019une façon déplorable, et que, sans le secours du blanc de perle intelligemment employé, ses Toi.32, Ha 34, Montréal, 29 janvier 1921 27 tempes flétries la feraient paraître plus âgée de df?ans quelle ne l\u2019était en réalité.Olympe ne manquait ni de fermeté, ni de décision; elle le prouva bien en prenant son parti sur le champ.\u2014Allons, se dit-elle, le temps de la galanterie est fini; il s'agit de revenir un femme sérieuse.T\u2019ai quelques capitaux et beaucoup d\u2019intelligence, dans dix ans, je veux être millionnaire.Et, sans perdre une heure, elle se demanda quelle profession pourrait, par le chemin le plus court, la conduire au million.Tandis qifülype Silas, fort indécise, passait son temps à courir chez tous les gens d'affaires qui s'occupent de la vente des fonds industriels, elle entendit parler d'un grand établissement de modes et de couture, situé aux Champs-Elysées, pourvu d\u2019une clientèle distinguée, et dont la propriétaire actuelle, se trouvant assez riche, voulait se retirer.\u2014Voilà ce qu\u2019il me faut! se dit Olympe en se frappant le front.Où pourrais-je trouver quelque chose de préférable a une profession élégante me met ant en rapport d'une façon tout à fait exclusive avec des personnes élégantes appartenant au monde patricien, ou tout au moins au monde opulent ?Comment n\u2019y ai-je, pas pensé plus tôt % Trois jours après, non sans s\u2019ètre assuré1 toutefois que les; bénéfices annoncés n\u2019étaient point surfaits, Olymp s\u2019gnait.La semaine suivante, d\u2019adroites réclames, insérées aux faits l un art véritable.En tout temps', les femmes ont fait la plus grave affaire de leur parure dans le soin de la coiffure.Vers 1 788 on appelait le coiffeur \u201cministre de la mode\u201d.Groizal était surnommé le Napoléon de la coiffure, et Rangé, sans modestie, s'appelait lui-même \u201cprince du fer et de la papillotte\u201d.Il existe les coiffures simples, les coiffures savantes, les coiffures de style, les coiffures vaporeuses ou sculpturales.Le tout est de savoir choisir.Nous sommes loin des coiffures extravagantes du temps de Louis XIV.où une élégante se faisait coiffer la veille du jour où elle allait au bal ét passait la nuit sur une chaise, pour ne pas compromettre l'édifice de sa coiffure.Edifice est bieii le mot qui convient pour désigner ces masses énorme- que les femmes portaient sur la tête, et dans ]a construction desquels entraient des crêpés, des car-canes.du fil d'archal, deux étuis do métal destinés à retenir b- bonnet, et qui portaient les noms charmants de: \u201cla palissade' et le monte là-haut\u201d.La Dubarry faisait soutenir sa volumineuse coiffure pur une fourche d'ivoire que tenait un négrillon.Les coiffures deviennent à la mode on ne sait trop comment.Quelquefois elles naissent d'un hasard, comme la coiffure à la Fontange.qui fil florès sous le roi Louis XIV et qui prit naissance ainsi : Les dames do la cour escortaient à cheval le roi et la reine dan- une promenade faite en la forêt de Marly; une branche d'arbre atferocha la coiffure de mademoiselle de Fontange et mit en déroute sa rousse et belle chevelure.Honteuse d\u2019un pareil désordre et ne sachant comment le réparer, elle prit un ruban qui ceignait sa taille et l\u2019attacha sur le iront de façon à contenir les boucles rebelles; elle parut si charmante ainsi au roi Louis XIV qu\u2019il lui en (il compliment.De là, la fameuse coiffure.(A suivre) > \" HSl SÜFER3E GRAVURE D\u2019ART POUR J 5 CENTS Tous les lecteurs du \u201cSamedi\" peuvent s'en procurer autant de copies qu'ils le désirent, en présentant ou en adressant à nos bureaux le coupon ci-dçs-.ous, en y joignant la somme de 15 cents par gravure.COUPOPt POUR GRAVURE D\u2019ART DU \u201cSAMEDI\u201d De coupon, avec 17» cents, donne droit à une des gravures ci-dessus mentionnées.Nom.Rue .Localité .Province ou Etat.Adressez comme suit: POIRIER, BESSETTE & CIE .131, Cadieux, Montréal. Vol.32, ïïo 34, Montréal, 29 janvier 1921 LE SAMEDI 31 LE RENARD EN OR S5e?5f.V7-*»i TZ.Ven-s '\tu-3 19.,, trois dhusseurs amient cherché a -i contre le mauvais tempe dans «ne anitergo isolée sir to route de Morlaix à Lan-denteau route qui longe les monts d'Anrée, estaient trois Parisiens, parmi lesquels Léon Du-creuse, un ingénieur înv.té par un do ses amis En attend-nt une éclaircie, ils racontaient des histoires uo abats- A un certain moment, l\u2019au-berg etc un v eux Breton tout ridé et assez bava ni.contrairement & ses compatriotes, se mêla à la conversation- *\u2022\u2014Atretois, dit-il, il y avait, au (haut des monts, un renard en or.La chasse était finie pour ce jour-te.Un* éclaircie 'étant survenue, les chasseurs accep-tèrent la proposition du vieux Breton et, se us sa conduite grimpèrent les flancs des monts d'Anrée.Après avoir suixj .me sente traioée entre les .aci ers.fis arrirverenit à t\u2019entrée d\u2019une grotte dont la voûte allait en s'affaissant et se terminait par un court 'boyau brusquement arrêté contre une paroi de rodhe- C\u2019était tout.Ils parurent assez déconfits et eurent la pensée d avoir été \u201croulés\u201d par un nra/dré (paysan qui truvait ainsi le no y en de se faire quelques petite bénéfices soi pplém-en taire®- mrèQ \u2014Un renard en or?seocolamèreiit les ohas-sours.^\u2014'Oui, m'es 'lions messieurs, un renard en or.Mon grand-père l\u2019a vu et m\u2019en a souvent parlé- Il était énorme e^fc vieux de plus cinquante am s, attendu que le père de mon grand-père l\u2019avait vü égalemeoit.\u2014C'est une légende.\u2014'Non point.II était énorme, je vous le dis- On l'apercevait parfois campé sur un rociher, tout brilliant cl or mais pour le prendre, 'bernique.\u2014 Seigneur, un rerand au poil roux, parbleu, fit l\u2019un d\u20183« chasseurs.Je le vois très bien d'ioi avec les reflets dorés.Quelque temps après Léon Ducreuse, de retour à Paris, avait repris ses travaux.Parfois, sa femme venait en compagnie de sa fillette te trouver dans son bureau.Il laissait alors pour un Instant ses épurree et ses calculs pour s'abandonner aux joies de -la famalte- Il tenait aussi -sa femme au courant de ses projets, disait ses espoirs.Il travaillait alors à l\u2019étude d*un nouveau frein automatique pour les dhemins de fer- Son invention était en 'bonne voie, il entrevoyait la fortune donit ils pourraient jouir tous, au Iteu de vivoter dans -une aisance médioeûne.^ V/7X.¦du .oleil dans sa pelure, se détachant sur Flhiorizon.\u2014>Non pair je vous répète- Un jour, mon grand-père a pu l'approcher A portée dp fusil, Il a tiré, le reward a fait un uin bond prodigieux et \"a disparu.Toutefois, il avait été blessé, une touffe de poils avait sauté mon grand-père en a .\u2022\u2022etrouv sur place queJuju-es-unis; ils étaient en -or, il lés a touefhés., A partir de ce moment, on a aperçu encore l\u2019animal à plusieurs reprises puis on ne l'a plus revu.Mais eon terrier existe toujours- Je connais l'endroit, je puis Vous ÿ corduire.\" .s'il réussissait à trouver des capitaux pour faire fabriquer et lancer son frein.A vrai dire, c\u2019étaât ltt le gros écueil- Eüs d'e ses oeuvres, d\u2019une naissance modeste, il mfavait aucune relation parmi les Ixinqvrïere ou les -capitalistes.Mais ces questions d\u2019argent ne formaient pas toujours le thème fie leurs conversa torus, il savait intéresser sa femme par d\u2019autres sujet®.C est ainsi qu'il lui avait raconté très pittoresquement fhistoire du renard d'or et du madré Breton.Or, un jour sa femme, qui était restée silencieuse depuis m instant, fit en réponse à sa question: \"\u2014 Je- pense A oetlte histoire diu renard d\u2019eir.Je ne crois pas à une faible inventée Je toutes pièces par cet aruibergiste, mais à une légende- Or, dans toute légende, il y a une part de vérité et je m\u2019étonne qu\u2019avec ton esprit scentifique et curieux, tu n\u2019aies pas cherché à découvrir le point de départ de celle-ci.\u2014Tu as raison, répondit T,ingénieur frappé par cette observation.Pendant quelque tesnip.1 il n\u2019en parla phs, puis in jour, subitement il prépara son bagage et annonça son départ.De déduction en déduction, il était arrivé à une 'hypothèse a,u-d»09u®e autant que merveilleuse.Le train le déposa à Morlaix, d'où une voiture le conduisit aux pieds des monts d\u2019Anrée- Là, il la laissa et, emportant différents objets qui devaient lui servir, continua seul, se dirigeant vers l\u2019endroit où ïaulbergiste les avait conduits 11 le retrouva non sans quelque difficulté.La gr tie avait toujours le même aspect, maie, en l'examinant avec plus d'attention, l\u2019im-génieur constata, ainsi que la réflexion e lui avait fait supposer, que te itooytau n\u2019était que l\u2019entrée d\u2019un terrier iboudhé par un écroulement des rodhers.A l'aide d\u2019un pic, il attaqua le fond de roche.H travaillait depuis plus d\u2019une heufle, lorsque son î^c s'enfonça brusquement dans te vide- Il y avait donc \u2018bien là une cavité.H redoubla d'efforts et parvint à.(A suivre à la page 40) .pratiquer une ouverture suffisante pours'y glisser.U se trouvait dans une autre grotte beaucoup plus spacieuse que te première.A la lueur de sa lampe électrique, tl epergutt tout d\u2019abord des ossements.ceux d'animaux de moyenne taille.Puis, observant tout méthodiquement, il reconnut qu'une partie de oette grotte s\u2019était éboulée, aimai qu\u2019il l\u2019avait près senti.Mais ce qui le frappa d'étonnement ce fut un énorme rocher placé 4 l\u2019entrée maintenant obstruée et formamt un pivot qu'une pression assez faible pouvait flaire tourner comme urne porte.Il n'était pas au bout de ses surprises.Par ondruits, te sol iteuàteit comme de 1 or et c'était bien. LE SAMEDI Vol.32, No 34, Montréal, 29 janvier 1921 32 L\u2019EVASION SUPREME (Suite de la page 11) Naturellement, les amis s\u2019éclipsèrent; ils lui firent bien quelques banales visites de condoléances puis, le sachant plus pauvres qu\u2019eux-mêmes, ils s\u2019effacèrent discrètement pour ne plus revenir.Quelques ann^s s\u2019écoulèrent.Par un miracle d\u2019énergie et de volonté.François parvint à compléter ses études médicales.Il connut les jours douloureux où l\u2019estomac crie famine; il vendit quelques chers bibelots inutiles, reliques d\u2019un passé bien évanoui maintenant, il donna, par-ci par-là quelques leçons privées et parvint ainsi, aux prix de mille efforts et' privations à conquérir le diplôme si convoité et qui lui permettrait de se créer une situation honorable.Sa persévérance fu (récompensée.Il eut le bonheur d\u2019être attaché à une mission scientifique; il résuma ses observations dans un livre qui se vendit fort bien.La clientèle, dès lors, lui arriva.Une obligation à lots qu\u2019il possédait et qui sortit avec le gros lot vint encore améliorer sa situation et quelques années seulement après avoir conquis son diplôme de docteur, il avait une situation enviable autant qu\u2019inespérée.C\u2019est, alors que le désir lui vint de faire un voyage et, peut-être, d\u2019aller se fixer au Canada, son pays natal dont le souvenir était vague comme une brouillard dans ses souvenirs d\u2019enfant.L\u2019exercice de la médecine ne le détournait pas des études sociales et c\u2019est ce qui lui fit visiter le pénitencier où le malheureux Elie Godard était enfermé depuis dix ans.Il vit ce malheureux et eut un entretien avec lui.Dès les premiers mots prononcés par François Nerval, le condamné avait eu un sursaut et il avait fixé son interlocuteur d\u2019une manière étrange.Tout d\u2019abord rebelle à l\u2019èn-tretien, il avait fini par \u201cs\u2019apprivoiser\u201d et, à la stupéfaction du gardien qui accompagnait le jeune docteur, il avait répondu d\u2019une voix calme, plutôt triste, à toutes les questions posées.\u2014 C\u2019est une trêve de courte durée, sans doute, murmura le gardien à l\u2019oreille de François\u2019Nerval, bientôt le naturel reprendra le dessus et, si vous m\u2019en croyez, il serait préférable de ne pas s\u2019attarder plus longtemps avec lui.Le docteur eut un geste d\u2019indifférence.\u2014Cet homme souffre, répondit-il, c\u2019est là toute la cause de ses violences; je crois qu\u2019un peu de pitié et un peu moins de rigueur modifieraient profondément son caractère.Puis-je revenir le voir de temps en lemps?\u2014 Cette autorisation vous sera certainement accordée, répondit le gardien.François Nerval revint en effet.A chaque visite, il trouva le condamné moins abattu, moins irascible, plus confiant.Un jour il eut la surprise de le voir prendre un intérêt évident à la conversation, \u2014 Vous me témoignez beaucoup de bonté, lui dit Elis Godard, et je n\u2019ai même pas encore eu la curiosité ou plu-lôt la politesse de vous demander vôtre nom afin de savoir à qui je dois de la reconnaissance pour le bien qui m\u2019est fait.Il est vrai que votre nom ne m\u2019apprendrait rien.\u2014 C\u2019est probable, répondit le docteur en souriant, mais votre désir est bien légitime; je suis le docteur François Nerval.\u2014- François Nerval?.La voix du condamné semblait étranglée d\u2019émotion en répétant ce nom.\u2014 Vous paraissez avoir une trentaine d\u2019années, poursuivit-il; vous avez étudié en France mais, si je me souviens bien, vous m\u2019avez dit être né au Canada.\u2014 En effet.Toutefois, je n\u2019ai plus aucune famille en ce pays; mon père, du reste n\u2019y faisait que de courts séjours, absorbé qu\u2019il était par ses affaires.Le frère de sa femme, mon oncle si vous aimez mieux, y avait une entreprise pros- père, l\u2019élevage d\u2019animaux à fourrure mais je ne l\u2019ai pas connu.Il paraît qu\u2019il s\u2019est passé un drame sur lequel on ne m\u2019a que fort peu renseigné, j\u2019ai su simplement et vaguement que mon oncle avait été accusé d\u2019un crime et qu il était mort peu de temps après.D\u2019ailleurs, mon père n\u2019aimais pas à parler de tout cela.Le condamné était fort pâle.\u2014\tQuel était le nom de famille de votre mère?demanda-t-il.\u2014\tHermance Godard.Avez-vous connu son frère, mon pauvre oncle?\u2014\tNon.C\u2019est par simple curiosité que je vous ai demandé cela.Tenez.je me sens un peu las, voulez-vous me laisser reposer?.\u2014\tBien volontiers; je reviendrai vous voir prochainement et s\u2019il y a quelque chose que je puisse vous procurer et qui vous fasse plaisir, demandez-le-môi sans crainte.\u2014\tOui.il y a quelque chose, répondit le forçat.Si ce n\u2019est pas trop, donnez-moi votre main, voulez-vous?\u2014\tOh! de grand coeur! Le malheureux serra fièvreusement la main qu\u2019on lui tendait puis il se jeta sur son grabat et se laissa aller à une effroyable crise de sanglots.Douloureusement ému, le docteur lie savait que penser quand il sentit une main lui toucher l\u2019épaule.C\u2019était le gardien.\u2014\tVenez, lui dit-il.Il vaut mieux le laisser ^eul.C\u2019est un être bizarre et nous sommes habitués à ses caprices; il est vrai que cette crise de pleurs en est un nouveau.Je ne l\u2019ai jamais vu ainsi.Machinalement, et d\u2019un air pensif, le jeune docteur suivit son guide dans les longs couloirs sombres.Tout-à-coup il s\u2019arrêta.\u2014\tA propos, dit-il, je ne connais encore ce malheureux que sous son numéro.Quel est doiïc son nom?\u2014\tC\u2019est celui d\u2019un meurtrier qui a fait bien \u2014 ou plutôt mal \u2014 parler de lui dans le temps.Il était éleveur d\u2019ani-maux à fourrure à St-Maurice et se nomme Elie Godard.* * \u2022 François Nerval avait été comme écrasé par la révélation du gardien.Eh quoi! son oncle l\u2019éleveur n\u2019était donc pas mort comme on le lui avait dit! Depuis des années il expiait au bagne son acte criminel.Elie Godard, son oncle, était un meurtrier, un vulgaire assassin, un être réputé dangereux même au bagne, cette fosse commune des vols, des rapines, des meurtres, des viols, de tous les crimes.Que faire?Devrait-il aller le revoir encore?Pendant une semaine les pensées les plus contraires s\u2019agitèrent dans son cerveau puis un jour,, machinalement, François Nerval reprit le chemin du pénitencier.L\u2019entrevue fut longue, cette fois.Quand le docteur rentra chez lui, il avait les yeux rouges et il paraissait abîmé dans les réflexions les plus profondes.\u2014\tGet homme ne ment pas, murmurait-il.Qçt accent de vérité n\u2019est pas trompeur et la gravité des serments qu\u2019il m\u2019a faits en m\u2019affirmant son innocence est telle que je dois le croire.Alors*, c\u2019est un martyr!.Mais le coupable?Quel est-il?Mystère.Les visites du docteur au pénitencier se multiplièrent, se prolongeant davantage à chaque fois.Le règlement en souffrait peut-être un peu mais la discipline y trouvait son compte car le numéro 8048 ne s\u2019était jamais montré aussi tranquille.D n\u2019avait plus d\u2019acoès de colère mais au contraire une résignation passive qui faisait l\u2019étonnement de tous.De jour en jour son caractère se modifiait ce qui fit dire un jour au gouverneur lors d\u2019une conversation avec le docteur Nerval: Si cet homme-là avait toujours eu cette attitude et s\u2019il ne s\u2019était pas évadé une première fois, il aurait oertaine- Uon me i\u2019a promis. VoL 32, No 34, Montréal, 29 janvier 1921 LE SAMEDI 33 trient bénéficié d\u2019une mesure de clémence.Sa condamnation à vie aurait été transformée en peine temporaire.\u2014\tJ\u2019espère qu elle le sera en grâce complète, répondit François Nerval, car je mets toute mon activité à rassembler les documents qui pourront servir à la révision de son procès et & sa réhabilitation.dte> rent que c'est urne maladie de la peat*\u2014qal doit être traitée pair la peau eUe-mê*»*.Mais ni let uns ni les autres ne sont catégoriques.Ce serait doano foUe de not*» part de vous dire plue que la science atbe-mèm* ne «ait.Nkvus pouvons cependant voues pester d*n\u2014i ordonnance d*un médecin qui a, pendant Si ans, donné les TrnelW ouais résultat® dan* La* maladies de la pea-u.Nous ne vous demandons que de lire les lettres de ceux qui en ont fait ueage.L\u2019Ordonnance d\u2019un Médecin D.D.D.est l\u2019ordormaince d\u2019u>n médecin, le docteun D.D.Dennis, qui la prescrivit à des clients du voisinage, il y a 25 an*.U s\u2019en vend émormiémefrut aujourd\u2019hui.Moi* même aujourd'hui nous x>e erbone pas sor les toits que le D.D.D.est un mira/ole.C'est simplement unie lotion basée sur le bon sen8.composée de produits ayant des propriétés roconnueas de cicatrisation et d\u2019a-douei&s&raent comme le thymol, l\u2019huile de pyrole (wLntergTeen).etc.Nous n'avons pas de prêteutkme exagérées.Nous ne dirons que oeci: Pondant 26 airus, jouir après jour, dee lettres sont arrivées par monceaux \u2014 sans aucune suggestion ou aollicitattion de notre part\u2014«nous exprimant la reconnaissance de leurs auteurs pour la sauté et le bonheur retrouvés.SI vous nous demandez quelle est La caïuee du succès de la D.D.D., noua n* pouvons que répondre : 'Lisez les Lettres quri suivent et jugez par vous-même.\" D'abord de* médecins\u2014put* de* spécialiste* de-» «flection* de La peau.\u2014Puis une bouteille de D.D.D, Pendant deux ans j'ai souffert d'eczéma sur les jambes et les chevilles.J'essayai Quattro médecins eu aulvamt ©t aucun ne rn* ftt le moindre bien.J\u2019aJl-al enaudt* voir un «péciaitete de* maladies de la peau, maie il ne me douma pas de meiUe**rs résultats.BàfiOn je m^.procurai uine bouteLHe d\u2019essai de la D.D.D.qu1 me fit tellearwsat de bten Que y mm il» venir une b^uiteUAe d'une pinstr^ aânei qi/«a pain de savoa C*eet tout o* dont je me sute servi et je mxia parfaitement bien.J.W.CORNS, 33 Meffbouama ave» Toronto, Ont.Can.I* figure couverte d\u2019eczéma chaque Hiver.Je n\u2019ai fait usage que d'une bouteille d'es-eaJ et d\u2019une bouteille d\u2019une piastre de D.D.D.et 11 débarrassa ma figrure de l\u2019eczéma.Je dépensai bien de* doilazs ahoz les médecins et en méâicaanem* qxrl ne réussirez rl me «txèrlr de VttcxéaxtA de la face dont souffrais e&aqu* hiver.Ma peau est \u2022-am-fffiètemeot rt*t.8., Ryrie Bld., Toronto.P.uneaux h New-York * 47W.34 th.GRATIS Eléiiant pendentif et chaîne.Bague étincelante et Montre-bracelet importée Fillettes: -^7\"; un seul «ou.vous pouvez vous procurer tous ces beaux bijoux.Le joli pendentif fini or.avec belle chaîne de H pouces, est monté d'étince-lante rubis ou saphire et d'un* perle pendeloque- La bague est finie or, et centre de couleur convenant au pendentif et brillants .étincelants de chaque côté.La montre importée avec braceletà extension, finie or.est la plus belle que vous n'aycz jamais vue.Ces magnifiques présents sont donnés pour introduire notre nouveau parfum \" Fairy Garland.\u201d N envoyés pas d'argent, seulement votre nom et adresse sur carte postale vous fera parvenir 15 bouteille* que vous vendrez rapidement 4 vos amies au prix modique de 25c.chacune.Il est si doux, si odoriférant nue chacune en désirera une bouteille.Il n y a aucun trouble pour la vente.Alors retournez nos $3.75 et nous vous enverrons promptement la bague étincelante et un beau pendentif avec chaîne et la montre que vous pouvez recevoir sans vendre plus 4* ««relu ad lue *, montrant vos prix 4 va* amies et en convaincre seulement quatre d'entre elles pour vendre nos marchandises et gagner nos prêt comme vous avez fait« Vous ne risquez rien.Nous reprenons toutes marchandises non vendues et donnons prix ou com-smsion pour ce que vous vendes.Adressez : NATIONAI «OODUCTS LIMITED De pt.P 6\tToronto, Ont.4o , \u2014 Vous voulez obtenir cette place?|\t\u2014 Oui, monsieur, j \u2014 Avez-vous des références?\u2014 Oui, monsieur.\u2014 SonI-elles bonnes?\u2014 Je crois bien, je les ai faites moi-même.1\tPAS CELA j\t/ Le juge.\u2014- 11 paraît que vous avez lancé de la vaisselle à la tête de votre mari?L\u2019accusée.\u2014Oh! son honneur, la vaisselle est bien trop ¦ chère, je me suis contenté de lui lancer des fers à repasser.LE NOUVEAU CURE Première dame.\u2014 Je n\u2019ai ! pas aulre chose que des louanges à donner à notre nouveau* curé.Deuxième dame.\u2014 Je m\u2019en ; suis aperçu à la quête.L\u2019APPARENCE ; EmilienW.\u2014 Je l\u2019ai vu en ! | automobile, .hier soir, avec un ; monsieur qui paraissait manchot.Gabrielie.\u2014 Oh! il ne l\u2019était pas, son bras était autour de ma taille.J\t/ NOS SERVANTES \u2014 Mais avant de vous quitter, laissez-moi vous dire que ! vous avez le meilleur chien qui ; existe pour nettoyer les assieU ! tes et les plats.* RAISONNEMENT FEMININ Ernest.\u2014 Est-ce que vous allez crier si je vous embrasse?Yvonne.\u2014 Oh! non, je ne voudrais pas effrayer maman.LE SEUL MAGAZINE EN LANGUE FRANÇAISE, SUR CE CONTINENT, CONSACRE AU CINEMA LE PANORAMA POIRIER & Cie., édit.-prop.131, rue Cadieux, Montréal Rien n\u2019égale le LAIT DES DAMES ROMAINES Pour Conserver et Rehausser v La BEAUTÉ Délicieusement parfumé, le LAIT DES DAMES v ROMAINES fait disparaître rapidement et complètement, boutons, points noirs, hâle, rous-s élu res, rides, et autres accidents et imperfections de la peau et rend au visage la fraîcheur et l\u2019éclat de la jeûnasse.\u2014 Il a été adopté par les hommes pour enlever le feu du rasoir.En Tente pirtaut, 50c.le flacon de S onces (win» tu») Echantillon généreux expédié sur réception 4e 10 et*.COOPER & CIE.,\t« Dept D 155, rue des COMMISSAIRES O., MONTREAL Magnifique Argenterie Vous Donnée Voici une occasion d'or de vous procurer un joli plateau en argent et un magnifique set d'argenteries de 47 morceaux dans une boîte en chêne à deux compartiments.ABSOLUMENT GRATIS.Cet argenterie est de la vrai© marque *'\\Vm.A.Rogers.\" C'est votre garantie pour la qualité et le durée.C'est de notre nouveau et exquis patron Dame Coloniale, tel que dv montré, un service complet, pour une famille de six.Sont compris, une douzaine de cuillères à the, une demie douzaine de couteaux, une demie douzaine «1e fourchettes du même patron, une demi douzaine de fourchettes h dessert, une demie douzaine de cuillères à soupe ou à dessert, une demie douzaine de cuillères à café, un couteau à beurre, une cuillère à sucre, une jolie pour fruits, cuillère & salade ou à fruit, cuiljJre pour sauce, et four-ehtffîr pour viande froide.Ce service d'argent si exquis enrichira la plus belle demeure.Le joli plateau nvec anse h 4 V» pouces de diamètre dont l'extérieur est fini en Argent Fraoyais, intérieur doré et anse joliement polie.USEZ LA MEILLEURE OFFRE Qui vous donnera l'avantage d\u2019avoir eu vçtre possession ces jolies argenteries GRATIS.Noum sommes déterminés d'établir une réputation nationale pour Rsa fameuses pilules du -Dr.Edscb l.nique pour b- saint et les nerfs et épargnerons aucune dépense aDn de nous procurer des représentants dans toutes les parties du Canada, qui nous aideront 4 introduire ce faineua remède 4 leurs amis et voisina.C est pourquoi nous donnons cea magnifiques primes.fe£?' * -V \"* j Voulez-Vous Vendre Seulement 12 Boites Parmi Vos Amis a 25cts.La Boite Seulement.Vous pouvez faire cela facilement parce que tous ceux qus voua oomiaisaez seront coutcuta st une des prescription de» mieux connue, remède pour faiblesse et sang impur, nervosité.Indigestion, constipation et anémie.C'est un reconstituant pour le sang dus tous cas d'affaiblisse meut 'du système et cou»» tonique général pour le sang et les nerfs, il n y a pas d\u2019égal.N\u2019ENVOYEZ PAS D\u2019ARGENT\u2014Envoyé* votre nom et votrs adresse dès aujourd\u2019hui et nous votas enverrons 12 boites frais «le poste payés.Voua serez capable d* le» vendre promptement et fad lenient parce que chaque acheteur dune batte peut obtenir de nou» une magnifique vue treat in.Alors retourne* notre argent seulement $3.00 et nous v*u» enverrons promprenient, toutes «Aépenae* payées sur livraison, le mssmi&qoe plateau, et le joli mt «1 argenteries dans sa boite roua poovwb aussi regevolr sans vendra \u2022item* autre marchandise*, en montrant seulement wire belle récompense à vos amis, et en convaincre six pour rendre nos marchandises et gagner nos belle» primes ce nome mus are* fait.RAPPELEZ VOUS QUE VOUS Vous ne dépenses p*\u201e N'AVEZ AUCUN RISQUE -J-\t\"SS fions à vous pour nos marchandise» jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient vendues et si pour quelques raisons vous ue poors* pas im rendre nous le* mprendiM et vous donneront joue prime ou paierons une grosse communion argent comptant pour la quantité que voua aure* rendue.\txî FB Ecrire* aujourd\u2019hui al roua désire* bénéficier de celte offre libérale.Adresaeïi Joli plateau avec anse pour bonbons, pour noix ou pour marinades XHE INTERNATIONAL MPG.CO., Dépt Att\tToronto, Ont Yul.32, lo 34, Montréal, 29 janvier 1921 LE SAMEDI 43 \" EXTRA ! 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LE SAMEDI Toi 32, Ho 34, Montréal, 29 janvier 1921 44 iru*W ià'itU liSsSs -\trmh; & : :v x./ llWfe AVEC DES POMMES DE TERRE Fommes de terre à l\u2019Arlesienne.\u2014 Pour 6 personnes, é 1 i Jh re-; de pommes de terre, la chair de deux Belles tomates, deux feuilles de laurier, une douzaine d\u2019olives noires.Mettez dans un plat à gratin, 3 ou i cuillerées d'huile et faites revenir les tomates.Ajoutez ensuite les pommes de terre coupées en tranchés, sel, poivre, laurier el faites sauter le tout 4 à 5 minutes.Versez alors de l\u2019eau bouillante de façon à couvrir à peine les pommes de terre et laissez cuire.A moitié de la cuisson, a joutez les olives noires.Vingt minutes avant de servir, saupoudrez de chapelure el faites gratiner.Pommes de terre soufflées.\u2014 On pèle des pommes de terre el on les coupe dans le sens de la longueur assez minces.Pour qu elles soufflent bien, il faut les essuyer et les jeter en pre-mier lieu dans de la friture très peu réchauffée.Ensuite ou les égoutte avec smn de façon à les sécher, puis on les plonge à nouveau dans une autre friture neuve bien chauffée.On peut faire une troisième fois cette opération au moment de servir si elles n'ont pas pris assez de couleur.Il n'y a plus qu'à égoutter et à saler avant de servir.Pommes de terre.\u2014 Les pommes de terre se conserveront parfaitement bien si on les met dans un tonneau défoncé, avec assez de sable pour remplir tous les intervalles, en sorte qu'elles ne s-e touchent que le moins possible.\u2014 Voici un autre moyen pour empêcher h ur germination; il consiste à étendre sur l\u2019aire d'un grenier, chaque année, à la fin de février mi au eoininen-cement de mais, une couche de tubercules, dont l\u2019épaisseur ne doit pas excéder 3 à 4 pouces.Les fenêtres ou lucarnes devront rester ouvertes toutes les fois qu\u2019on ne craindra ni la pluie ni la gelée.Pommes de terre à la savoyarde.- Faites cuire à l'eau des pommes de terre avec leur pelure.Quand elles sont cuites, épluchcz-les, mettez-les dans un plat, versez dessus du lait chaud de façon qu\u2019elles soient bien couvertes, ajoutez deux ou troL oignons hachés, étalez une couche de gruyère râpé, du beurre en petits morceaux, et faites dorer pendant 13 minutés dan - un four pas trop chaud.Fommes de terre à la Provençale.\u2014 Mettre du beurre dans une casserole sans couvercle, de l'huile, le zeste d'un citron, persil el ail hachés, farine, sel, gros poivre; éplucher des pommes de terre sortant de l\u2019eau bouillante, les couper en quatre, les remuer sur le feu, dans l\u2019assaisonnement, sans les faire bouillir; au moment de servir, ajouter du jus de citron.Pommes de terre Jeannot.\u2014 Lavez des poireaux et dos pain-, mes de terre.Coupez le blanc des poireaux en morceaux; les pommes de terre, débarrassées de la pelure, en rondelles.Remplissez une casserole de couches alternées de pommes de terre eymireaux.Mouillez d'eau de façon que les légumes en soient couverts; salez; fermez d\u2019un couvercle et posez sur feu doux.Faites fondre du beurre dans la poêle ; laissez-le roussir et versez sur les légumes quand ils sont cuits.» SNAP Nettoie toutes les tnaiaQ Conserve ia peau douce et molle.\t|ïf>.ÏHV^' S®andTrmiers Malted to-is.u a.a ü@rllclcFg LAIT MALTE Employé partout avw succès depuis plus de TRENTE* ans.Préparé dans des conditions hygiéniques, d\u2019un lait noha et rpur combiné avec un extrait d'orge Malté.Ce breuvage-Aliment se prépare simplement en délayant la l'oudre dans de l'eau- C\u2019est un merveilleux fortifiant pour les Bébés et les Enfants.Convient aussi parfaitement a.ix estomacs les plus faibles des Invalides et d-es personnes âgées.Réconfortant comme collation au Bureau ou chez soi.Demandez\t- an p £\tdans la bouteille *c veritable HOrlIGlÇ ® ronde originale Une Suggestion l'uur un repas délicieux, appétissant, h} \u2022;ionique, nourrissant.eu>i>!«>ez toujours la fameuse\t.Gelatine COX ECRIVEZ POUR NOTRE LIVRET GRATIS \"RECETTES CHOLSIES\" FABRIQUEE ECOSSE rgimLr 1 ter J.& G.COX, Limited, Casier 3009, MONTREAL Femmes Malades RUN FORCE/-VOt S \u2014- GUEIUSSEZ-V Vous pouvez aujourd'hui, fprace \\ ta «n du !>r ( a*o.voua débarrasser facilement toujours cîe ces faiblesses, douleurs et m mimait -, ûtre tanlé.épuisent vos forces et mettent votre existence.Employez au.nitïnis F E M U L le Spécifique tin Dr faso, te remède InfaiMt '\ttre la Rotin Mal.Ivh flétrîtes, les Ovnritc*.r/odes irrégulières et douloureuses.et to i&lRdies féminines, et après q lelques jours de traitement, vous verrez vos Isparaltre, vos forcast revente.I EMOI.est en vente dans toutes les phari 1.00 la boîte, 3 boites pour 32.50 ou il vous sera expédié sur réception < !nvoyiez-non» 10 cents pour échantillon généreux de FEMOL ainsi que le livre \\SITTTT CAZO, Ch.22\tNo l, rince Royale.Sirop Desautels LiMeiteCalutiüiiToux V_______________________) Sa®.\tiP@lP®feC!f© Magazine' illustré mensuel POIRIER, RESSKTTE& GIE., 131 Radieux, Montréal. m 32, Tïr.34, Montréal, 29 janvier 1921 LE SAMEDI 45 RECETTES ET CONSEILS DffxiiJMŒPffiiS ITlui iiiiMiinr- -r-T Cheveux.\u2014 Voici deux recettes qui donnent de bons résultats contre la chute des cheveux: lo Frictions sur la tête avec liniment formé de: huile d\u2019amandes douces, 2-3 d\u2019once et très peu d\u2019Iodure de potassium.2o Mêmes frictions avec vine solution formée d\u2019alcool à 60 degrés contenant très peu de teinture de cantharides! Pour dissiper l\u2019odeur d\u2019ail et d\u2019oignon.\u2014 Si le café ne suffi! pas, mâchez du persil pendant quelques minutes et ava-lcz-le.Un remède encore plus sûr est de manger des fèves crues.Contre l\u2019haleine fétide.\u2014 Café torréfié, % once; sucre % once; charbon végétal, y2 once; vanille % d\u2019oncc.Transpiration des pieds.\u2014 Introduire un peu de tanin dans les bas et chaussures.Au bout de quelques jours, graduellement, et sans danger pour la santé, la peau se resserrera, et on verra la transpiration s\u2019atténuer et la mauvaise odeur disparaître.Il est dangereux d\u2019arrêter brusquement la transpiration des pieds.Pour coudre ou lire.\u2014 Si quand vous lisez ou cousez à la lampe, vous mettez une feuille de papier blanc sous la lampe, une lumière bien plus forte se répandra dans toute la pièce.Pour laver les toiles cirées.\u2022\u2014Employez simplement «le l\u2019eau chaude, ou de l\u2019eau et du lait, jamais de brosse ni savon.Lavez avec une flanelle propre, sur une aussi large espace que possible.Essuyez en frottant avec force au moyen de flanelle sèchç ou d\u2019un chiffon de laine grossière.Pour adoucir tes mains.\u2014 On peut se servir de la pâle d\u2019amandes.Mais nous conseillons d\u2019employer le procédé suivant; Faire cuire à l\u2019eau quelques pommes de terre blanches et farineuses, les peler, puis les écraser et délayer la farine ainsi obtenue dans de l\u2019eau additionnée de lait.Toux.\u2014 ! ne cuillerée à thé de glycérine, donnée dans un verre à vin de lait.chaud, arrêtera une grave quinte de toux.Dentifrice désinfectant, \u2014- Faites fondre 24 gr.de sel marin dans 125 gr.d\u2019eau de vie et 125 gr.d\u2019eau de menthe.Tenir en flacon bien bouché.Nettoyage des mains.\u2014Lorsque vous aurez touché des substances fortement\u2019 odorantes, lavez-vous les mains avec de l\u2019eau de moutarde pour faire disparaître toute odeur.Chaussures brunes.\u2014 On peut enlever les taches sur les chaussures brunes en les frottant bien avec une tranche de citron, puis en appliquant du cirage brun, alors les laches disparaîtront rapidement, et les chaussures paraîtront neuves.Piqûres.\u2014 Contre les piqûres de moustiques, prenez un peu de cendre de cigare ou de cigarette, posez-la à l\u2019endroit douloureux, et à l'aide d\u2019une goutté d\u2019eau, délayez-Ia en frictionnant.La douleur ne tardera pas à disparaîlre.Brûlure.\u2014- Le blanc d\u2019un oeuf, étendu sur une brûlure, soulagera aussitôt.Plaie.-\u2014 Si les linges sont collés à une plaie, n\u2019essayez pas de les arracher mais humectez-les avec de l\u2019huile d\u2019olive dott-ce.Croup.\u2014 Pour le croup, les mères devraient se rappeler que e\u2019est une affection très dangereuse du larynx.Un médecin doit être appelé aussitôt qu\u2019il y a des signes d\u2019une attaque dangereuse.En attendant, donnez une cuillérée à thé de vin l\u2019ipecacuana pour produire le vomissement.Papier peint.\u2014 Pour enlever une tache de graisse sur du papier peint, tenez durant quelques instants un morceau de papier buvard sur la tache avec un fer à repasser chaud.NOTRE VENTE DE JANVIER EST UN SUCCES SANS PRECEDENT Les milliers de personnes qui ont visité nos salons depuis le commencement du mois n\u2019ont pas manqué d\u2019admirer les magnifiques fourrures préparées par notre maison; ils en ont apprécié la splendide qualité, la confer Un parfaite et soignée, les prix ex Ire meme nt rédu ïts.Si vous avez besoin de belles fourrures, n\u2019attendez pas qu\u2019il soit trop tard; venez dès aujourd\u2019hui voir notre immense et merveilleux assortiment.Vous y trouverez sûrement du plaisir et aussi votre profit.oz-z/nuee.* 139, RUE ST-DENIS BABILLAGE DE GABY A YVETTE OVAy.\u2022 Tien» f Yvette, comment vassal mît chère.I tette.~ Oh ! très Wen, et toi tu me serofiia toujours gaie., an vœii mmm «t avec
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