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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 17 juin 1916
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1916-06, Collections de BAnQ.

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[" 40 PAGES Lire: Les aventures de Charlie Chaplin, (page 6) 40 PAGES && Samedi VOL XXVIII, NUMERO 2\tJournal Illustré Hebdomadaire MONTREAL, 17 JUIN 1916\tJ Le Numéro 5 Cts Æmt Kl wm -V* ¦¦¦\u2022.W; ¦¦ Confidences. 2 LE SAMEDI Vol.28, No 2, Montréal, 17 Juin 1916 Vous Etes \u2018Tannés\u2019 SUIVANT LA TYPIQUE EXPRESSION COURANTE.Tannés de lire des choses sans intérêt, des livres qui vous coûtent cher mais qui ne valent pas leur prix de vente; Tannés d\u2019être attirés continuellement par un titre prometteur, de vous délecter à l\u2019avance en songeant à ce que vous allez lire et à ne trouver, dans les pages du livre acheté, que des choses trop ardues, trop savantes.ou trop bêtes; Tannés de vous entendre dire quand vous avez enfin trouvé un livre qui vous plaît: \u201cC\u2019est très bien en effet, mais c\u2019est cher, cela coûte \u201ctant\u201d.Et pourquoi êtes-vous donc \u201ctannés\u201d à ce point?Probablement parce que vous n\u2019avez pas encore essayé la REVUE POPULAIRE Parce que vous ne la lisez pas et que vous ne savez pas qu\u2019il y a là du plaisir pour vous pendant de longues heures et au plus bas prix possible.Parce que vous pensez peut-être que cette annonce n\u2019est que du \u201cbluff\u201d; Parce que vous ne savez pas que, dans chaque No, il y a un roman complet qui vaut à lui seul déjà plus que le prix d\u2019achat; Parce que vous ignorez également que la REVUE POPULAIRE a 148 PAGES de texte et de gravures et qu\u2019elle ne coûte que 10 Cents; Parce que vous pênsez peut-être qu\u2019elle est rédigée en style trop savant avec des X comme dans l\u2019algèbre ou des petits bâtons crochus comme un discours chinois.Parce que vous croyez peut-être, au contraire, qu\u2019elle est banale et que vous n\u2019en retirerez aucun profit; Parce que, enfin, vous ne saviez peut-être, pas que la \u201cRevue Populaire\u201d existait.N\u2019oubliez donc pas de la demander à votre dépositaire ou de vous y abonner s\u2019il n\u2019y a pas de dépositaire dans votre localité et que vous demeuriez en dehors de Montréal et de la banlieue.Extrait du sommaire de Juin: La mouche.Retour de Verdun.Les aéroplanes sans guide.Tragiques épisodes.Travaux féminins.Aumônières des communiantes.Travaux d\u2019amateurs.Gomment imprimer des feuilles d\u2019arbres.Les Sept merveilles du monde.Le Phare d\u2019Alexandrie.Une glacière sans glace.Les masques noirs dans l\u2019armée allemande.Pour les photographes amateurs.Le Barbier boche.Les Prussiens et Napoléon.La cuisine électrique et la vie chère.Qu\u2019est-ce qu\u2019un trillion?La récompense du génie.Le garde-manger d\u2019un oiseau.La Prophétie de Mayence.Pour faire de la chaînette.Ce que coûte la guerre.Roman : Disparu, par Brada.Le prix d\u2019un Papillon.Le voeu d\u2019un africain.L\u2019humble résidence d\u2019un homme de génie.Jeu nouveau.L\u2019astrologie gratuite du mois de Juin.Un musée intéressant.Propos de prisonniers.Plantes électriques et carnivores.Le général Pétain, glorieux défenseur de Verdun.Jérusalem menacée de destruction.Un colporteur chinois.Tunnel sous-marin entre le Danemark et la Suède.Enigmes russes.Le Kapok, etc., etc.SIL-BO Préparati o n infaillible pour avoir de long» cils et SOURCILS.Tx-aitement 25c.Adresse White Caatl» Drug Co, Boite Postalt 2234, Montréal.POUR RENDRE PRATIQUE UN INSTRUMENT A PLUSIEURS FINS Agent.\u2014Voillà, un ustensile indispensable dans les cuisines et les ménages, madame, il sert à différentes choses Ménagère,\u2014-A quoi sert-il?Agent.\u2014-Vous voyez cette peti-to .laine?Ménagère.\u2014'Oui.Agent.\u2014«Elle sert à ouvrir les boîtes de conserve.Ménagère.-\u2014Vrai ! Agent.\u2014.Et ce manche s'adapte à toutes sortes de casseroles pour les retirer du feu.Ménagère\u2014Et, ça, qu'est-ce que c 'est Agent.\u2014C'est un arrache bro-quettes.Ménagère (intriguée)\u2014C\u2019est un instrument qui me semble bien pratique, mais supposez que mon mari s'en serve pour arracher des broquettes pendant que ma fille en a besoin pour ouvrir une boîte et que j'en ai besoin moi-même pour retirer une casserole de dessus le feu pour lui empêcher de verser, ce n\u2019est, pas la peine d\u2019en avoir un.Agent.\u2014 Comment, madame ?Rien de plus facile, dans des cas pareils, vous n\u2019avez qu\u2019là en acheter trois, un pour vous, un pour votre mari et un pour votre fille.-o\u2014\u2014- SA RAISON POUR MENDIER Un mendiant se présente chez une vieillie dame qui, tout en lui faisant l\u2019aumône, veut lui donner quelques conseils.Dame.\u2014Pourquoi ne travaillez-vous pas?Mendiant.\u2014 C'est, trop dangereux pour la santé, le travail.Daine.\u2014Mais, mon pauvre homme, tout le monde est obligé de travailler sur terre.Pourquoi dites-vous que le travail est dangereux.Mendiant.\u2014Mon père est mort en travaillant, mon frère a été tué en cherchant du travail et ma soeur s'est tuée en tombant d'un char quand elle revenait du travail.Moi, je n\u2019ai pas envie de mourir.L'usage des Miller\u2019s Worm Powders assure la santé des enfants en tout ce qui concerne les maux attribuables aux vers.Ceux-ci minent la force des enfants, ils sont incapables de lutter pour la vie et succombent il la faiblesse, Cette préparation lotir promet la santé et tient sa promesse. Vol.28, No 2, Montréal, 17 Juin 191.(5 LS SAMEDI 3 ABONNEMENT Fondé en 1889 HEURES DE BUREAU : (Payable d\u2019avance) Canada et\tMontréal Etats-Unis\tet Europe Un an , .$2.50\tUn an .$8.50 Six mois .J.25\tSix mois .1.75 Ues abonnés changeant de localité sont pries de nous donner un avis de H jours, 1 empaquetage de nos saes de malle commençant 5 jours avant de les livrer la poste.LE SAMEDI JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Organe du Foyer Domestique PRIX DU NUMERO : 5 Cts Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Albans, Vt., as second class matter under Act of March 3rd 1879 De 8.30 a.in., à 5.45 p.m., tous les jours, excepté le samedi, de 8.30 a.m,, à midi.Tarif d\u2019annonce fourni sur demande, POIRIER, BESSETTE & CIE, Tél.Main 2680,\tPropriétaires, 200, Bout.St-Laurent,\tMontréal.FEU M.F.POIRIER Nul ne peut définir si le eruel moment Est proehe ou lointain, ni quelle cause future Fera s\u2019éterniser cette lente torture: L\u2019irrémissible et mutuel éloignement.Le SAMEDI est en deuil de son fondateur.M.Ferdinand Poirier est mort hier cinq juin vers neuf heures du soir.Nous sommes encore sous le coup brutal du douloureux évènement qui ne remonte qu\u2019à quelques heures au moment où nous écrivons ces lignes; et bien que, depuis quelques jours, un dénouement fatal fût à craindre, la triste nouvelle ne nous en a pas moins affectés.On espère toujours contre tout espoir mais malheureusement le mal dont était atteint M.Ferdinand Poirier était de ceux avec lesquels il y a tout à redouter.M.Poirier souffrait depuis plusieurs mois d\u2019une tumeur de l\u2019estomac qui rendit inévitable l\u2019intervention chirurgicale.L\u2019opération fut pratiquée avec toute la compétence voulue; tout ce qui était humainement possible fut tenté pour arracher le patient à ia mort menaçante mais la science des médecins ne put rien contre la décision de Celui qui avait marqué le jour où il rappellerait à lui l\u2019homme de bien que fut M.Poirier.Car, homme de bien, de loyauté et de justice, il le fut dans toute l\u2019acception de ces mots que l\u2019on ne saurait mieux employer qu\u2019à son égard.+ M.Ferdinand Poirier naquit à Sherbrooke en 1858 du mariage de M.Jos.Poirier et de Mme Clémence Lemay dit Delorme et il vint à l\u2019âge de deux ans, à Montréal, où il a toujours résidé depuis.Sous des dehors très calmes, il cachait une grande activité qui devait donner les plus heureux résultats.Il créa le Parc Royal dont nombre de nos concitoyens se souviennent fort bien, puis il orienta son esprit d\u2019initiative vers un autre but : le journalisme.Il débuta en créant la \u201cBibliothèque à 5 cents \u2019\u2019 qui n\u2019éiait, en somme, que la mise en fascicules de romans populaires, genre à peu près inconnu à Montréal à cette époque.M.F.Poirier vit bientôt qu\u2019il y avait mieux à faire et la \u201cBibliothèque à 5 cents\u201d fit place au SAMEDI.C\u2019est le 15 juin 1889 il y a vingt-sept ans presque jour pour jour\u2014que parut le premier numéro du \u201cSamedi\u201d.D\u2019un format réduit, avec ses seize pages imprimées sur papier rose, le \u201cSamedi\u201d ne pouvait encore que réclamer une bien modeste place dans le monde des journaux.Il se distinguait pourtant des autres par un programme tout différent, programme considérablement modifié et augmenté depuis et qui lui a réussi.A ce journal venaient ensuite s\u2019ajouter deux nouveaux périodiques: la \u201cRevue Populaire\u201d publiée mensuellement, puis 1 \u2018Almanach du Samedi\u201d respectivement âgés de neuf ans et de sept ans.Entre temps le succès était venu couronner les efforts du début et l\u2019oeuvre entreprise par M.F.Poirier lui apportait de légitimes satisfactions.C\u2019est alors que la mort a voulu faucher impitoyablement l\u2019homme dont \"nous déplorons aujourd\u2019hui la disparition ; al ore que son âge lui permettait d\u2019espérer encore de longues années à passer au milieu de tout ce qu\u2019il avait organisé, un mal cruel est venu l\u2019affaiblir rapidement et lui causer d\u2019in- dicibles souffrances avant de l\u2019amener à l\u2019inutile table d\u2019opération.* Le mal avait pu miner profondément l\u2019organisme de M.F.Poirier, le vieillir de plusieurs années en quelques semaines et le torturer sans relâche, jour et nuit, il avait pu ruiner le corps, il n\u2019avait eu aucune prise sur l\u2019esprit.Cet homme, toujours caime et pondéré, pensant beaucoup plus qu\u2019il ne parlait, ne s\u2019était fait aucune illusion sur son propre compte.A peine eut-il quelques apparences de découragement passager ou plutôt cette tristesse bien compréhensible chez celui qui abandonne trop tôt tout ce qui lui est cher mais il eut néanmoins pour chacun, jusqu\u2019au bout, le même visage, la même mansuétude, les mêmes paroles sans nulle aigreur et que la résignation à l\u2019inévitable semblait faire plus cordialement douces encore.Jamais je n\u2019oublierai le jour où je le vis pour la dernière fois.C\u2019était le vendredi, vingt-six mai, dans l\u2019après-midi.Epuisé par un jeûne prolongé, ne se soutenant que par un énergique effort de volonté, il voulut absolument revoir les bureaux et ateliers de son cher \u201cSamedi\u201d avaiit de prendre le chemin de l\u2019hôpital où il pressentait que la mort l\u2019attendait.Je le vois toujours s\u2019avancer, courbé par la violence du mal, effroyablement maigri, puis me tendre la main en disant d\u2019une voix étrangement calme : \u201cAllons, mon cher ami, je viens vous faire mes adieux.\u201d Ces minutes, ces quelques secondes plutôt, sont inoubliables par la rapidité des divers sentiments qui vous agitent et de ceux que l\u2019on devine en l\u2019interlocuteur.M.F.Poirier se savait irrémédiablement perdu mais il avait voulu, jusqu\u2019à la dernière minute, faire preuve du sang-froid et de la force de caractère qui avaient été deux des plus grandes qualités de sa vie; à voir une dernière fois tout ce qui lui avait été si familier pendant si longtemps, il éprouvait comme une amère jouissance.Ces bureaux, ces livres, ces rayons de journaux, ces machines, tout cela qu\u2019il avait vu s'organiser, prospérer, cet atelier, cette rédaction où il aimait à venir, il ne les verrait plus jamais.Dans un suprême regard, il semblait vouloir graver profondément tout cela en lui-même, désir inutile car, une fois le seuil franchi, tout cela allait disparaître à ses yeux comme si jamais rien n\u2019en avait existé.Quels regrets, quels souvenirs, mais aussi quelle résignation dans la suprême visite faite par M.Poirier! Tout cela se devinait clairement et pourtant il fallait lui montrer un visage nullement inquiet et trouver des paroles naturelles, non pas d\u2019espoir mais de certitude de guérison.A chacun, M.Poirier serra la main puis, comme affaibli davantage encore par son ultime pèlerinage, il partit affronter les risques d\u2019une tardive opération.Nous ne devions plus jamais le revoir.M.F.Poirier emporte avec lui tous les regrets d\u2019un personnel qui lui était sincèrement attaché mais ses derniers instants auront pu être adoucis par la pensée de l\u2019oeuvre qu\u2019il a menée à bien et qu\u2019il a légué à ses deux fils aînés Ferdinand et George Poirier.Le personnel tout entier du \u201cSamedi\u201d, non seulement s\u2019associe à leur chagrin mais fera certainement tous ses efforts pour maintenir au journal sa prospérité.Fernand de Vemeuil.FEU M.F.POIRIER. 4 LE SAMEDI Vol.28, No 2, Montréal, 1?Juin 1016 LMB ENFANTS BIEN ELEVES NATURELLEMENT [fi*)) Le père.\u2014Ainsi, Thomas, tu es allé dîner eliez M.St-J arques aujourd'hui.J'espère que lorsqu'on t'a demandé si tu désirais quelque eh ose, tu as été assez poli pour dire \u201cnon\" asset sou rent.Thoms.-\u2014Oui, père.J'ai dit \u201cnon\" plusieurs fois.Le père.\u2014Est-ce bien vrai ec que tu d is là ! Thomas.\u2014Oui, père; M.8t-Jarques n'a pas cessé de me demander si j'en avais assez, et je disais toujours \u201cnon\".TRES EXPLICITE La dame (incrédule),\u2014Je crois qu'il y a bien longtemps que vous avez cette, lettre de recommandation.Comment se fait-il quelle ait toutes ees taches de graisse?La cuisinière.\u2014 Certain, madame ees taches sont les traces des larmes que mon ancienne bourgeoise a versées parce qu'elle ne voulait pas me laisser partir.Les Bergers .lisent que la laine des brebis leur fournit un excellent baromètre, quand la laine du mouton frise sur son do.s c\u2019est que le temps est sec et qu il fera beau.Si au contraire le temps est humide ce qui présage la pluie, la laine au lieu d\u2019etre frisée retombe sur les côtés et paraît humide au tou-; filler.-LE SOMMEIL DU SOLDAT Il fait noix et dans les tranchées, Où le guetteur veille debout, Les escouades sont couchées Au fond, de l\u2019un à l\u2019autre bout.La nuit est fourbe, il faut se taire.Le sol est rude, mais tant pis, H faut aux soldats des répits.Muets, sans chambre, ni tapis, Ils dorment sur la terre.C\u2019est la nuit et, dans cette grange Où des faisceaux sont alignés, On entend la rumeur étrange De souffles ronflants éloignés.C'est un lendemain de bataille: O rude sommeil des héros.Comme ils ont besoin de repos ! Pour recommencer plus dispos, Ils donnent dans la paille.Tout le long de la salle blanche Sont rangés de grands lits moelleux.La douce infirmière se penche Sur les blessés, pâles, frileux.Pourtant, une flamme s\u2019allume Dans leurs yeux de martyrs sanglants ; C\u2019est qu\u2019il fait bon avoir les flancs Enfoncés dans des draps bien blancs.Ils dorment dans la plume.Parmi le sol des plaines mornes, Où passe un vol de noirs corbeaux, De simples croix, comme des bornes, Marquent l\u2019étape des héros A la glorieuse hécatombe.Leurs sacrifices purs et beaux Tracent de leurs chairs en lambeaux La course aux idéals flambeaux.Us dorment dans la tombe.Mais un monument nous rappelle Ceux qui pour nous furent tués, Leurs exemples de mort si belle A nos yeux sont perpétués.Le marbre fixe leur mémoire Et, défenseur du droit lésé Que la force n'a pu briser, Leur coeur s\u2019est immortalisé.Us dorment dans la gloire.Antoine EXPILLY.L\u2019nstitutrice,\u2014 Maintenant, Ethel, tu as trois pommes et tu en lionnes une à chacun de tes deud frères, combien en ri ste-t-ilf Et lu I.\u2014li reste deux coeurs, mam\u2019-selle.IL S\u2019EST PUIS LUI-MEME Cü.l5 i?¦mÊk mr' Le débiteur.\u2014Considérez-vous cette date comme malchanceuse?Le caissier.\u2014Oui, certainement.Le débiteur.\u2014Très bien alors.J'étais pour payer mon compte aujourd'hui, maintenant, je ne le paierai pas.Beaucoup de personnes croient que toutes 'les fleurs ont un iparfum, cela les surprendrait d\u2019apprendre que la plupart des espèces connues n\u2019en ont aucun.Un chimiste autrichien célèbre a, durant de longues années, étudié cette question-Dà et il affirme que sur plus de 4,(XX) variétés de fleurs connues en Europe il n\u2019en a trouvé que quatre cents environ qui ont une odeur et sur ce nombre environ cinquante ont une odeur très désagréable.1 Maintenant, tu vois ees neuf oranges, dit 'Thomas à son ami Jules.Eh bien! peuæ-tu faire de ce nombre trois douzaines et demie?\u2014Non, répondit Jules, et personne ne peut le faire, à moins d'être un réel magicien.LEE FAMEUX TOURS DE THOMAS miS - Rien, dit Thomas, je vais te montrer comme e est facile à faire, voici trois oranges, n'est-ce pas?C'est bien trois, comme tu vois et il indiqua la rangée de trois.3 Oui, reprit Jules, c'est trois.Maintenant, '¦'\u2022ni une demi-douzaine, muniront les outres six.Bien, rai est trois, « t ceci est une demi-douzaine, n est-ve pus.Et voilà que j'ai encore gagné mon pari. Toi.2S, No 2, Montreal, 17 Jain 1*10 LE SAMEDI 8 4 COUPS DE PITON h\" _ ____________ PETIT COURRIER D\u2014J'ai deux servantes ü la maison et cela n\u2019empéche pas que je puis écrire avec mon doigt dans la poussière des meubles; que pensez-vous de cela?Questionneuse EN COLE BE.R.\u2014J'en pense tout simplement ceci chère madame, c\u2019est que 1 instruction est une bien belle chose et que ceux qui ne savent pas écrire ne pourraient pas en faire autant que vous.D\u2014Aurons-nous un bel été?Un z'homard.R\u2014Je vous dirai ça dans trois mois d\u2019ici.\u2014o\u2014 D\u2014Quel est le tarif d'annonces le moins élevé que je pourrais me procurer?J'suis t'un peu peigne.R\u2014La langue de votre voisine.D\u2014Ma femme répare avec soin tous les trous de mes poches, pensez-vous que c\u2019est une bonne ménagère?Poil de carotte.R\u2014Je pense surtout que vous ferez bien de ne jamais laisser traîner d'argent dan; vos poches.D\u2014Quel fut le roi le mieux vêtu de l\u2019antiquité?.Te PREPARE UN GRAND TRAVAIL.R\u2014Ce fut sans doute le roi des Eulamites puisque l\u2019on dit qu'il avait vaincu Loth.ET VILLA?Evanoui?Fondu au soleil?Pulvérisé ?Peut-être tout simplement en train de fumer de bons cigares il l\u2019ombre en songeant au mal que d\u2019autres se donnent pour courir après lui.LE SOLEIL n\u2019a rien de reluisant cette année.C\u2019est peut-être il cause des gaz asphyxiants qu\u2019il renifle un peu trop sur notre planète.LA JEUNESSE c\u2019est quelque chose qui s\u2019use tous les jours même si l\u2019on ne s\u2019en sert pas.LES MANIERES que veulent faire certaines personnes ressemblent il ces papiers de mauvais goflt qui enlaidissent les murs au lieu de les orner.\u2014o\u2014 LES SERVI''ES importants les moins appréciés sont peut-être ceux que nous rend notre réveille-matin.-O- LE MEILLEUR moyen pour en finir avec le bfldrenr qui vous tire la jambe pendant une heure et s\u2019interrompt lui-même a chaque minute pour vous dire : \"Comprenez-vous?\u201d, c\u2019est de lui répondre froidement achnque fois : \u201cPas du tout !\u201d \u2014o\u2014 PARLEZ a un enfant comme- si c\u2019était un homme et vous lui ferez plaisir même s\u2019il ne vous comprend pas.\u2014o\u2014 IL EST parfois plus difficile de pouvoir se taire que de savoir parler.ANCIEN MAL MAIS NOUVEAU NOM itfiHÎ Docteur.\u2014i\u2019 a-t-il longtemps qu'il est maladet ce paroissien-là?Boule-de-neige.\u2014 Une bonne semaine.Il est d'même depuis qu'il a pris une brosse qui a duré dix jours pendant lesquels il est resté tout l'temps dans l'bleu.Docteur.\u2014 Correct.C\u2019est une indigo-gestion.LES MODES SE SUIVENT Cette annéet les chapeaux de femme seront si petits qu'il faudra un microscope pour les voir.MM CHEZ LE DENTISTE J.\u2014-Acré.Et vous dites que vous opérez sans douleur! \u2014Certain! Est-ce que j'ai l'air de pâtir le moins du monde, moif Je ne ressens jamais la plus petite douleur quand j'opère.L'ECRIN AUX PERLES (Extraits authentiques de livres, journaux, etc.) UNE \u201cPERLE\" MONSTRUEUSE Un boche de marque, le général von Dithfurth, a eu l'audace d\u2019écrire ceci: \u201cLe petit tertre qui recouvre le \" cadavre d\u2019un de nos vaillants nous est plus sacré que \u201c toutes les cathédrales, et si l\u2019on nous traite de barba-\u201c res.lant pis, nous nous en moquons.\u201d C'est absolument comme si le général boche avait dit : \u201cD'un côté, voici toutes les cathédrales, superbes monuments édifiés par des générations entières d'hommes artistes et laborieux, on y a toujours prêché l'amour du prochain, elles ont civilisé le monde leur valeur est par conséquent inestimable.De l'autre côté, voici un soldat boche qui a torturé des femmes, égorgé des vieillards, mutilé des enfants et achevé des blessés; entre temps, il a volé et incendié ce qui lui était tout naturel car je l'avais sorti d'une prison pour Venregimenter.Un beau jour, ivre d'alcool et d'éther, menacé par le revolver de son officier, il est parti inconscient, pour l'assaut mais il est tombé.Eh bien, c'est ce bandit qui représente l'idéal de VAllemagne et A qui vont toutes les sympathies de ce pays, cet apache à lui seul a plus de valeur pour nous que tout le reste.Ton Dithfurth a cru peut-être louanger son pays et ses soldats, il n\u2019a réussi qu\u2019à affirmer d\u2019une manière saisissante le degré d'abjection où ils sont tombés.Du Journal, a propos du nouvel obus lourd des français: \u201cRenseignements pris ces projectiles monstres étaient des obus de.millimètres, pesant chacun.kilo- grammes\u201d.Et si ces renseignements-là ne vous suffisent pas, c\u2019est que vous êtes rudement difficiles.De l\u2019indépendant des Basses-Pyrénées : \u201cUn obus a pénétré dans l\u2019appartement occupé par les époux Merry.Le projectile, après avoir traversé les personnes et les vitres, a éclaté dans l\u2019appartement.Les dédits sont: importants.Etre traverse par un obus, ça fait évidemment un petit trou.Du Journal : \"Gaby d\u2019Arcourt était morte.Entre les deux épaules, perçant sa fine chemise de batiste alourdie de sang, la lame d'un poignard, planté jusqu'à la garde, scintilluit.\u201d Les voilà bien, les épaules transparentes.Du Journal, par Mme Lucie Etelarue-Mardrus, souvent nommée : \u201cAu loin quelques refrains tricolores et quelques vivats flottaient sur la ville.\u201d Rien ne saurait étonner de la part de cet étonnant bas-bhu-\tDEMOCRITE. LE SAMEDI Vol.28, No 2, Montréal, 17 Juin 1916 LES AVENTURES DE 1 L\u2019autre jour, je n\u2019avais i>lus un seul Ccntin.Pa'S même de quoi me payer un bon cigare, alors que tout près de moi il y avait une machine automatique par laquelle en y mettant cinq cents, j\u2019aurais pu avoir non seulement des cigares, mais de la gomme et des bonnes peanuts.3 Au moment où il se préparait à me donner un de ces coups de poing qui m\u2019aurait écrasé en mille miettes, je me plaçai vivement ris-à-vis de la machine automatique en disant: tout ne sera pas perdu! 1 CHARLIE CHAPLIN lamm' \\ ZOK ¦jm 2 Mais, au même instant, j'aperçus J os Legros un de mes anciens rivaux, qui venait vers moi; alors je me suis dit: c\u2019est le temps de me venger, et je lui administrai un superbe coup de pied au bon endroit.Il en était tout rouge de colère et voulut me remettre cela tout de suite.M 4 Et Jos en voulant me frapper au front, atteignit la machine, car j\u2019eus la précaution de me baisser au plus vite.J\u2019avais même eu l\u2019idée de mettre mon chapeau vis-à-vis de l\u2019embouchure, de sorte qu\u2019il en sortit plusieurs cigares que je pus recueillir facilement.5 Et en fumant le meilleur Havane, je m\u2019éloignai de mon rival, toujours avec les mêmes gestes gracieux que vous me connaissez.Md vûv CLï ^Qà'l s»* / T/L 6 A peine étais-je arrivé à la deuxième rue que j\u2019aperçus un citoyen en détresse, alors je me suis dit: c\u2019est le temps, Charlie, de te rendre utile.M o'dh, | 7 Et comme il ne voulait pas déposer son lourd fardeau sur la chaussée, je lui donnai une bonne poussée et son long nez vint frapper la sonnerie qui ne tarda pas à sc faire entendre à l\u2019intérieur, puisqu'on même moment j'eus le plaisir de voir une charmante demoiselle à la porte.UNE VRAIE DOUCHE!.Un jeune habitant de la campagne est sur le point d\u2019âponser la fille d\u2019un habitant à l\u2019aise qui possède beaucoup d\u2019animaux et notamment une très belle race de porcs dont il refuse de vendre des produits vivants.La timidité du fiancé lui fait faire parfois des eoq-à-l\u2019âne qui lui attirent des réponses piquantes, témoin celle-ci : Fiancé.\u2014O ma Simone, que je vous aime, que vous êtes jolie; que nous serons heureux dans quelques jours.Elle.\u2014Oh.oui! Fiancé, (comme en extase, et à mi-voix).\u2014Vous aurez à vous des porcs, comme votre père.Elle, (vivement et fâchée).\u2014Pas trop de pores, j'aurai assez de vous.Et il y eut un silence glacial.LA PLUS UTILE DES PROFESSIONS Trois jeunes gens, Louis, Jacques et Edmond, respectivement étudiants en droit en théologie et en médecine, ont une longue discussion au sujet des mérites de la profession que chacun exercera une fois leurs études -termin ées.La discussion se termine tout d\u2019un coup par le dialogue suivant: Louis.\u2014Nous, dans notre profession, nous faisons punir les coquins et rendre justice aux honnêtes gens.Jacques.\u2014C\u2019est vrai, mais nous, nous montrons au inonde le chemin du ciel.Edmond.\u2014Nous, nous faisons mieux que leur montrer le chemin de l\u2019autre inonde, nous les y expédions.Au Maroc, quand le Sultan se marie, «iliaque sujet doit contribuer pour une part quelconque au cadeau de noces. Vol.28.No 2, Montréal, 17 Juin 1916 LE SAMEDI 7 ÇA PRODUISIT L\u2019EFFET CONTRAIRE Une maîtresse de pension remarque qu\u2019un pensionnaire fait une consommation extraordinaire de \u201ccatsup\u201d.Comme cela occasionne des dépenses qui absorbent le bénéfice qu\u2019elle pourrait avoir sur la pension du client elle cherche un moyen de le corriger de cet abus.Pour arriver à ce résultat élle fait devant tous les clients la réflexion suivante : Dame.\u2014Les dentistes affirment que les tomates ont une tendance à décharner les dents en s\u2019attaquant aux gencives.Leur abus fait tomber les dents.Client.\u2014C\u2019est-il vrai, madame.Daime.\u2014Certainement.Client.\u2014Oh alors, cela me rendra un grand service en aidant mels vieilles dents à tomber plus facilement.Servez-moi alors encore un peu de rosbif pour que je puisse prendre encore du catsup.-,o- SA CHARITE Un riche fermier des environs UNE DES AUDITIONS DE L\u2019ENFANCE ow!o-OH\"] mm ¦% H OH! QW! OW.'OW! ÜK Vouloir être dentiste afin d'arriver, un jour, à \u201ctravailler\u201d la mâchoire de la maîtresse d'école qui menait ses élèves au lout du pied et du Jouet.DE L\u2019AUTRE COTE Habitant\u2014M\u2019sieur le policeman où qu\u2019est l'autre côté d\u2019là place?Policeman.\u2014Vous n\u2019avez qu\u2019à traverser.Habitant.\u2014 Voyons! Voyons ! Pais pas l\u2019farceur, j\u2019en viens, et là-b as on m\u2019a dit connu \u2019 vous.Policeman.\u2014Si c\u2019est de là-bas que vous cherchiez l\u2019autre côté, vous y êtes, l\u2019autre côté, c\u2019est ce côté.Habitant.\u2014C\u2019est pas e\u2019côté que j\u2019veux, c\u2019est d\u2019l'autre côté.Policeman.\u2014\u2022 Eh bien, je vous l'ai déjà dit, traversez.Habitant, (s\u2019en allant)\u2014Ma parole, ce policeman se f.de moi.et les autres itou.-d)- SES POCHES AVAIENT DES TROUS \u2022Un jeune homme bien mis voit briller quelque chose sur la chaussée et se baisse pour le ramasser.C\u2019est une pièce de $5 en or et un tramp qui f\u2019a vu ramasser la pièce la réclame.Tramp.\u2014 Pardon, monsieur, de Montréal désireux de se retirer à la ville, essaya de laisser à son fils la lourde responsabilité de l\u2019administration de sa fermel, afin de s\u2019assurer s\u2019il en était capable.Quand vint le temps de rendre un compte de sa gestion, le père observa l\u2019item suivant: \u201cCharité, $100.00\u201d.Père.\u2014\u2018Quelle somme énorme vous avez dépensée là, mon fils?Est-ce bien en oeuvres charitables?Fils.\u2014'Assurément, mon père.Père.\u2014 Pouvez-vous m\u2019indiquer quelques-unes de vos donations?Fils, (timidement).\u2014iC\u2019est bien difficile, mon père, je ne me souviens jamais du bien quand je le fais.Père, (malicieusement).\u2014Je crains bien que cette charité là, cache une multitude de péchés ! -0.- Paris contient beaucoup plus d\u2019arbres que n\u2019importe quelle autre grande ville du monde, et c\u2019est une des choses qui rendent la ville si gaie et si attrayante.Ces arbres sont en (grande partie des marronniers, des acacias ou des citronniers comme on en trouve des quantités au Bois de Boulogne et le long des boulevards extérieurs .veuillez me remettre cette pièce.Jeune homme.\u2014Comment, vous osez réclamer cette pièce de $5 en or?Tramp.\u2014Parfaitement elle est à moi, c\u2019est toute ma fortune, je viens de la perdre et je la cherchais.Jeune homme.\u2014A qui ferez-vous croire que vous, un tramp, vous pouvez avoir perdu cette pièce.Tramp.\u2014Excusez-moi, monsieur, mais c\u2019est à vous que je devais demander cela, vous qui avez des poches solides, moi c\u2019est tout naturel que je puisse perdre .mon argent, mes poches ont des trous.- -o- Le groupe des îles Sor lingues (scillÿ islands), sur la côte occidentale de l\u2019Angleterre, entre l\u2019entrée de \u201cla Manchei \u201d et celle du \u201cCanal de Bristol\u201d, comprend une quarantaine d\u2019î-les dont cinq seulement sont habitées et comptent en tout une population qui ne dépasse pas trois mille habitants.Les principales sont Trescow, Saint-Martin, Sainte-Marie et Bryer.¦Ces îles sont les célèbres \u201c\u2018Scil-linae\u201d mentionnées par les géographes romains et les Carthaginois eux-mêmes les connaissaient et venaient exploiter leurs gisements d\u2019étain.EXCUSEZ-MOI ! 1\u2014Encore la faute à ce damné chien! 2\u2014Emmène-le n'importe où et noie-le.\u2014Sûr et certain.f M ÿ 9 ?AV& f VM 4\u2014En ce marnent, il doit être rendu près des Iles de Sorti.5\u2014Ououou ! \u2014Excusez-moi I 3__Ça me chagrine, pauvre vieux, mais les ordres sont les ordres. LS SAMEDI Toi.28, No 2, Montreal, 17 Join 1818 ¦\u2022'1 '.!\u2022 \u2022 «É%( i.,si ïi! î « v B* t.Lt-L Un Veuf Par Persuasion ovvelle nh mental* (P OSCAR Lamélasse était vieux garçon ; e\u2019est une maladie comme une autre, c'est-à-dire à laquelle il y a parfois un remède pire que le mal mais dont aurait, somme toute, grand tort de s\u2019effrayer.C\u2019est guérissable quand ce n\u2019est pas trop ancien.Tel était le cas d'Oscar qui n\u2019avait, en gros et en détail que trois cent soixante-six mois d\u2019existence, soit trente ans et demi pour parler plus clairement.A cet âge-JIà, on n\u2019est pas encore complètement racorni, on n\u2019est pas incuralble.Seulement il faut y* mettre un peu de bonne volonté.Et Oscar n\u2019en mettait point du tout.Au contraire, à chaque fois qu\u2019on lui parlait de mariage, Oscar haussait les épaules et trouvait toujours à faire quelque réflexion saugrenue qui déroutait complètement son interlocuteur.Aucune jeune fille ne lui paraissait digne de devenir madame Lamélasse ; celle-ci était trop maigre, celle-là trop grosse, cette autre avait le nez trop long et cette autre encore le caractère trop pointu.Bref à chaque personne qu\u2019on lui suggérait, Oscar trouvait quelque défaut capital incompatible avec l\u2019amour.Ça pouvait durer longtemps comme ça.Oscar en était donc arrivé à l\u2019ââge de trente ans et demi sans avoir encore rencontré l\u2019élue de son coeur et, devant son obstination injustifiée ses camarades avaient fini par lui laisser la paix.Eux, s\u2019étaient tous mariés, ils formaient maintenant une sorte de clan à part et commençaient à considérer Oscar comme un être extraordinaire avec lequel les blagues valent mieux que la sympathie.En conséquence, loin de lui suggérer maintenant une épouse possible dans quelqu\u2019une de leurs amies, ils s\u2019ingénièrent à trouver de bonnes farces dont ils le rendirent la victime bénévole.Un jour, ils en combinèrent une formidable.Auparavant, laissez-moi vous dire qu\u2019ils avaient grand tort de s\u2019acharner ainsi après ce pauvre Oscar; si le jeune homme refusait systématiquement tous les partis qu\u2019on lui proposait, il faut savoir que ce n\u2019était, en effet pas par orgueil ou esprit de critique mais tout simplement par timidité.Oscar était doux.comme de la mélasse.Rarement il tenait conversation avec quelque jeune fille ; il n\u2019aimait pas cela car sa timidité native le rendait gauche et honteux et lui enlevait tout esprit.H s\u2019em était rendu parfaitement compte et s\u2019était bien aperçu des sourires discrets mais un peu moqueurs que son attitude embarrassée faisait éclore sur les jolies lèvres de ses interlocutrices.Un peu vexé, mécontent de lui-même surtout, il avait donc adopté une ligne de conduite qu\u2019il observait scrupuleusement : il refusait dorénavant toute conversation avec une jeune fille surtout si elle était jolie et répondait par quelque phrase idiote aux suggestions de ses amis relativement au mariage.Et il en souffrait commit une bonne bête, le pauvre Oscar; il se considérait comme le plus malheureux des hommes sur la terre sans se douter qu\u2019il y a ici-bas, bien des jeunes gens dans son cas, qui demeurent célibataires tout en brûlant du désir de se marier.Seulement voilà, ils n\u2019osent pas le dire.Mais revenons-en à notre mouton.Par une belle journée du mois de juin, eu arrivant aux bureaux de la grande Compagnie industrielle où il travaillait, Oscar considéra avec stupéfaction l\u2019air de compassion apitoyée avec lequel l\u2019aecueilllirent ses amis.Dès qu\u2019il était entré, l\u2019un d\u2019eux s\u2019était avancé à sa rencontre, lui avait pris les mains en bredouillant quelque chose de vague qu\u2019il n\u2019avait pas bien compris puis avait regagné sa place en faisant le simulacre d\u2019essuyer une larme qui ne voulait pas sortir.et pour cause ! Le traître rigolait comme une baleine dans son mouchoir en tournant le dos à Oscar.Les amis du jeune homme avaient imaginé de lui monter un formidable bateau, c\u2019està-dire de le mystifier de la plus belle façon, histoire de s\u2019amuser un peu à ses dépens.Un deuxième camarade prenait la parole d\u2019un ton larmoyant et disait ceci qu\u2019Oscar ne comprit tout d'abord pas bien, tellement la chose lui parut stupéfiante : \u2014Aie du courage, mon pauvre Oscar; le sort cruel vient d\u2019enlever la plus charmante des épouses à ton affection mais il faut te faire une raison et te dire que nous sommes tous mortels.\u2014Hein! Quoi?répondit Oscar littéralement abruti, une épouse.le sort cruel.qu\u2019est-ce que tu me racontes-là?\u2014Oui, répondit un autre, nous venons d\u2019apprendre la fatale renouvelle à l\u2019instant et ça nous a même bien surpris car nous ignorions que tu étais marié.\u2014Mais je ne suis pas marié! Je n\u2019ai pas de femme! \u2014Tu n\u2019en as plus, c\u2019est vrai, pauvre ami! Te voilà veuf, il faudra te remarier.\u2014Encore une fois, clama Oscar, je ne sais ce que signifie tout cela, mais je vous le répète, je ne puis pas être veuf puisque je n\u2019avais pas de femme! Voyons, vous le savez bien! \u2014Jaloux d\u2019elle jusqu\u2019après sa mort, murmura l\u2019un des jeunes gens à l\u2019oreille de l\u2019autre mais assez haut cependant pour que le prétendu veuf pût entendre.\u2014Il faut prendre du congé pendant quelques jours, Oscar, suggéra un autre, tu pourras pleurer à ton aise et tu nous reviendras ensuite avec un visage, sinon souriant, du moins calmé et moins défait que celui que tu as aujourd\u2019hui.Du reste, le boss est de cet avis et il a décidé, je crois, de te donner quinze jours de vacances.Effectivement, le patron qui entrait à ce moment, présentait une enveloppe à Oscar en lui disant: \u2014Acceptez mes condoléances, Oscar Lamélasse, allez guérir votre chagrin à la campague, ceci vous y aidera, c\u2019est une gratification que vous avez bien méritée car je suis satisfait de votre travail.Allez, mon ami, et revenez-nous dans quinze jours.Et Oscar était parti, inconscient, hébété, se demandant si ses camarades, y compris le boss, n\u2019étaient pas tous fous ou bien si ce n\u2019était pas lui qui s\u2019était marié et qui était devenu veuf sans s\u2019en apercevoir.Pendant ce temps-là, dans les bureaux de la grande Compagnie, les employés se tordaient de rire en songeant à la mine ébahie d\u2019Oscar quand ils lui avaient annoncé son veuvage et le patron concluait: \u2014Lamélasse est un bon employé quoiqu\u2019un peu timide; il n\u2019aurait sans doute pas osé me demander des vacances et surtout une gratification pour les passer agréablement, mais c\u2019est égal, la farce est fameuse ! * * * Depuis huit jours, Oscar Lamélasse, veuf par persuasion, était en vacances dans le petit village de St-Amour-sur4e-Lae\u2014un nom charmant\u2014et il avait l\u2019air de s\u2019y trouver fort bien.Ce grand garçon, que la vie active de la ville déroutait un peu, s\u2019était tout de suite trouvé à son aise dans ce charmant petit pays et il faut dire qu\u2019il avait eu de la chance de tomber sur Vol.28.No 2, Montréal, 17 Join 1916 US SAMEDI une* maison de pension de premier ordre : un bourgeois bon enfant, une bourgeoise affable et une jeune fille.Oh! mes amis! Une jeune fille qui vous avait des yeux.des lèvres.une voix d\u2019une douceur.et des belles petites joues roses.Oscar en était resté baba.Et tout de suite il avait commencé à rougir et à se sentir très bête.La preuve, c\u2019est qu\u2019là une question de la jeune fille, question qu\u2019il n\u2019avait d\u2019ailleurs pas comprise tant son trouible était grand, il avait répondu : \u2014Je suis veuf, mademoiselle.\u2014'Pauvre monsieur! avait répondu la belle enfant, il faudra chasser tous vos noirs chagrins et vivre dans l\u2019espérance de jours consolateurs.Eh quoi ! La belle fille ne se moquait pas de lui, elle avait pitié, elle parlait de consolation.\u2014Je vais vous dire, répliqua Oscar enhardi, je suis veuf mais je ne m\u2019en étais jamais douté car je croyais jusqu\u2019ici que, pour devenir veuf, il fallait auparavant être marié.\u2014Mais sa ns doute ! \u2014Eh bien, j\u2019ai des amis qui en ont jugé autrement.Et Oscar raconta, avec pas mal d\u2019esprit, ma foi! la mystification dont il avait été victime là son bureau ce qui amusa fort le papa, égaya la maman et fit dire à la jeune fille: \u2014Ils ne sont pas gentils, vos camarades! Du coup, la demoiselle conquit le coeur d\u2019Oscar.Huit, jours s\u2019étaient doue passés déjà; les vacances d\u2019Oscar allaient bientôt prendre fin ce qui n\u2019avait pas l\u2019air de l'amuser du tout.Il était au mieux maintenant avec ses hôtes et s\u2019était civilisé au point d\u2019appeler leur jolie fille \u2018\u2018Angèle\u201d tout court au lieu de son nom de famille, mademoiselle Bonchoix.A quoi celle-ci répondait en l\u2019appelant \u201cOscar\u201d.Doux accord que le papa confirmait en les appelant tous deux \u201cMes enfants\u201d.\u2014Allons, \u201cmes enfants\u201d, dit-il un jour, si nous allions faire une petite promenade en chaloupe ?Il fait beau et cela nous aiguisera l\u2019appétit.Les \u201cenfants\u201d avaient accepté avec empressement et l\u2019on était parti, sous l\u2019oeil bienveillant de la maman, pour la promenade décidée.Vous dire ce qu\u2019elle fut?Ce serait inutile.Tout -jeune homme qui s\u2019est promené en chaloupe avea une jolie fille et son papa peut se faire une idée de la chose.Oscar avait pris les rames, Angèle s\u2019était mise au gouvernail et le papa s\u2019était allongé voluptueusement les jambes dans le fond du bateau puis, le dos bien \u201caccoté\u201d, n\u2019avait pas tardé à goûter les douceurs d\u2019un sommeil que les deux amoureux eurent grand soin de ne pas troubler.Car ils étaient amoureux.Ils ne se l\u2019étaient pas encore avoué mais cela n \u2019empêchait pas la chose d\u2019exister; les meilleurs discours sont souvent les moins bruyants et à considérer ceci comme une règle, les conversations habituelles des deux jeunes gens devaient être excellentes car elles avaient lieu principalement avec les yeux.Et ce jour-là, e \u2019était comme les autres jours.Angèle, pourtant, la première, rompit le silence.__A quoi pensez-vous, Oscar?demanda-t-elle.__A vous, répondit le jeune homme.Mais vous-même?_____0h! moi, je songe que vos amis vont encore vous abasourdir avec leurs plaisanteries de mauvais goût quand vous allez reprendre votre travail._____-C\u2019est vrai.Ils me demanderont, par exemple, si je suis résigné à mon triste sort mais ils pourront voir à mon visage que je n'ai pas l\u2019air précisément d\u2019un \u201cveuf\u201d inconsolable.' \u2014Mais plutôt celui du veuf joyeux.\u2014Certainement parce que je penserai à vous Angèle, comme à tous les instants, d\u2019ailleurs.__Et vous ne vous direz même pas que je serai très triste de votre départ.que je* pleurerai même un peu.\u2014Un peu seulement._____je ne veux pas vous avouer que je pleurerai peut-être beaucoup car cela vous rendrait bien trop fat! \u2014Angèle?\u2014'Oscar ?__Vous savez que je m\u2019appelle Oscar Lamelasse.\u2014Et moi Angèle Bonchoix.__Eh bien, c\u2019est ça qui serait gentil d\u2019avoir un beau petit commerce d\u2019épicerie avec nos deux noms au-dessus de la porte: \u2018\u2018Lainélasse-Boncboix\u2019\u2019.Ça aurait l\u2019air d\u2019une réclame intelli- gente et ça porterait sûrement bonheur au commerce.Qu\u2019en dites-vous?\u2014J\u2019en.' dis.j\u2019en dis.qu\u2019il faudrait être mariés pour cela.\u2014'Naturellement.Mais cela vous plairait-il, Angèle?\u2014Autant qu\u2019à vous, Oscar 1 \u2014Embrassons-nous\t\u201e \u2014Oh ! je veux bièrïli\tWs- 1(t \u2014Ouahü.ou.olu^ Cette onomatopée n\u2019a pas la prétention de représenter le bruiit fait par l\u2019échange de baisers projeté entre les deux futurs commerçants.La musique produite eût été beaucoup plus délicate et puis, nous l\u2019aurions passée sous silence, car nous sommes d\u2019avis qu\u2019il est préférable d\u2019entourer de la plus grande discrétion l\u2019accomplissement de ce genre de cérémonies.C\u2019était tout simplement le papa Bonchoix qui avait fini de piquer son petit somme et qui se réveillait.Ah! Il avait bien choisi son moment, par exemple! Juste à l\u2019instant où les deux museaux allaient se rencontrer.Angèle fit une moue de dépit.Oscar se mit à tousser deux ou trois fois de suite puis il se moucha longuement ce qui lui donna le temps de reprendre un air naturel et au papa celui de se réveiller tout 'à fait.Tout cela n\u2019avait duré que quelques secondes mais cela avait suffi largement à Osear pour inventer une petite vengeanee contre le trouble-fête et reprendre, par la même occasion, le baiser manqué.L\u2019amour est ingénieux.Sournoisement Oscar donna une petite tape au chapeau du pa- pa Bonchoix et le fit sauter dans l\u2019eau en s\u2019écriant, le plus naturellement du monde: \u201cTiens! on n\u2019aurait pas cru qu\u2019il faisait du vent!\u201d Un peu surpris, le papa ne perdit pas un instant.A l\u2019aide d\u2019un aviron, il ramena le chapeau fugitif près de lui; cela prit quelque temps, pas beaucoup mais suffisamment pour remplacer le baiser perdu par une douzaine d\u2019autres.Quand le père Bonchoix eut rattrappé son chapeau et l\u2019eut remis sur sa tête après l\u2019avoir secoué, il se tourna vers les deux jeunes gens dont les joues quelque peu ronges le firent sourire malicieusement; puis, comme répondant à la phrase prononcée par Oscar un instant auparavant, il acquiesça : \u2014Mais oui, il fait du vent, il souffle même si fort que je crois bien qu\u2019il m\u2019emportera ma fille.#\t# m Huit jours plus tard, Oscar rentrait au milieu de ses collègues.Ceux-ci l'accueillirent, comme on pouvait le prévoir, avec des quolibets et des phrases toute prêtes auquel le jeune homme coupa court immédiatement: \u2014Vous étiez incomplètement renseignés, leur déolara-t-il, vous m\u2019avez appris que j\u2019étais veuf, eh bien, mes amis, j'ai une nouvelle bien plus sensationnelle à vous communiquer: \u201cMa femms est ressuscitée! ______?_______ A l\u2019aide d\u2019un aviron, il ramena le chapeau fugitif.&&i \" vy* i\u2018AîSà**».WÊÊÊË& 10 LE SAMEDI Vol.28, No 2, Montréal.17 Juin 1916 UNE COURTE HISTOIRE iMLSgfflîiiitgûa- & 'J 1 Comme je suis- chanceux, disait Jos Lapa-ressr! .Je n'ai qu\u2019à attacher cette chaloupe au harnais de Ce cheval, et je pourrai alors aller où je voudrai.I- 2 Et \u201cNolle1\u2019 partit.Pendant ce temps Jos Laparesse assis dans la chaloupe, rêvait qu'il serait très heureux s\u2019il pouvait avoir au moins un peu d\u2019argent.DEFAUT DE MEMOIRE 3 Cependant ils rem outrèrent un pont, le cheval passa sain et sauf, mais Jos Laparesse qui dormait, tomba au fond de la rivière d\u2019où il ne retint jamais.Tout vient à point à qui sait attendre.REPONSE NAIVE Un évêque très estimé dans son diocèse commençait, à perdre la mémoire et l\u2019on appréhendait de le laisser voyager seul.Il y a quelque temps, pendant un de ses voyages, il avait perdu son billet ; le conducteur, qui le connaissait bien., lui 'dit : \u2014'Cela ne fait rien, Monseigneur, vous me le donnerez à la prochaine station.A la station suivante le billet n\u2019était pas encore trouvé et le conducteur lui dit: \u2018\u2018Peu importe! quand bien même vous l\u2019auriez perdu\u201d.Mais l\u2019évêque répondit \u2014«Non pas! j\u2019en ai besoin, il faut que je le trouve pour savoir où je vais.CHEZ LE BARBIER Un jeune homme vient de recevoir une lettre d\u2019un de ses amis qui est depuis un an au Kloudyke et après l\u2019avoir lue à sa fiancée chez qui il est en soirée.Fiancé.\u2014Tu vois comme j\u2019aurais bien mieux fait de partir avec Jean l\u2019année dernière, je serais riche comme lui, maintenant, il vient de se marier.Fiancé\u2014Oui, tu aurais fait comme lui tu te serais marié aussi là-bas et je ne t\u2019aurais plus.Comment trouvent-ils donc l'or dans ce pays?Fiancé.\u2014En lavant.Fiancée.-\u2014Pas besoin d\u2019aller si loin, viens dans la cuisine nous allons laver tous deux.Voici un dialogue assez spirituel entendu chez un de ces commerçants qui assomment tous -lewœ clients de boniments, toujours les mêmes, pour essayer de ftmr vendre des drogues inutiles.Le coiffeur.\u2014Vos cheveux tombent, monsieur.La victime.\u2014Oui ?alors c\u2019est très bien, je n\u2019aime pas la chevelure épaisse.Le coiffeur.\u2014Vos cheveux grisonnent, monsieur.La victime.\u2014Naturellement, je porte le demi-deuil.Le coiffeur.\u2014Vous devriez néanmoins mettre quelque chose dessus?La victime.\u2014C\u2019est ce que je fais chaque jour.Le coiffeur.\u2014Ah ! pouvez-vous me dire ce que vous mettez dessus?La victime.\u2014Mon chapeau ! ALLO ! Cette histoire est, paraît-il, authentique, et s\u2019est passée.en province, car chacun sait que le service téléphonique est irréprochable à Montréal.Dernièrement, un marchand de bestiaux, ayant fait diriger un troupeau de veaux sur l\u2019abattoir municipal, voulait téléphoner à cet établissement.Distraite, la demoiselle du téléphone se trompa et lui donna lia communication avec l\u2019Hôtel de Ville, où le Conseil municipal tenqit séance.On juge de la stupeur du président, lorsqu\u2019il s\u2019entendit demandée par une voix inconnue : \u2014Est-ce que tous les veaux sont arrivés?LE JOUR DU REPOS 1\u2014Bonjour, madame Chose! \u2014Voilà un bonjour qui m\u2019inquiète.2\u2014Vieux, où es-tu?3\u2014Où est ton mat/re, Eidof 4\u2014Trouve-le, Fido, 5\u2014Allons! Fido, plus vite que ça.6\u2014ï lens tout de suite m'aider, vieux.Il nous arrive un plein char de gens pour diner.\u2014Qu'ils attendent! Vol.28, No 2, Montréal, 17 Juin 1916 LE SAMEDI 11 TOUR INGENIEUX A#\"**-' u'**\u2019î 'SS3M 1 Ah! ah! on vient toujours me voler nus jleurs, disait Pierre, ça ne durera pas plus longtemps, cela! Il n'y aura plus aucune fleur dans une semaine! dit-il.Alors, il acheta une fleur de soleil artificielle et l\u2019attacha au tuyau d'arrosage.2 II l'accrocha au haut du mur et attendit les événements ; cri 'i à&- A CHiQUER so LE SAMEDI Vol.28, No 2, Montréal, 17 Juin 1916 L2 Cribum feminine Quelques nouveaux objets de décoration pour votre maison Magnifiques bibelots avec rayures noires et blanches par JULIETTE M.Les teintes noires et blanches sont si en faveur aujourd'hui et tellement appréciées par toutes les classes-de la société, que l\u2019on a cru bon d\u2019ornementer un grand nombre de bibelots et maints objets d\u2019art, avec ees mêmes teintes.Ces magnifiques objets de décoration qui conviennent surtout pour les résidences d\u2019été, sont admirés par le plus grand nombre, et je suis assurée d\u2019avance que nos gentilles lectrices sauront apprécier et reconnaître la beauté nouvelle des quelques modèles que nous leur offrons.Les objets avec rayures noires et blanches sont les plus populaires du moment pour les déco-M rations d\u2019intérieur ; on y voit\u2019?parmi ces dernières de superbes : abat-jour de toutes formes et de ; toutes grandeurs, de magnifiques portières, de riches coussins, paravents et tapis confectionnés en toile anglaise ou en soie.On y voit encore des services à chocolat, des bonbonnières, des services à café ou à thé, des plats à fruits en porcelaine à rayures ou avec dessins noirs et blancs.Pour les coussins de divan, j\u2019ai aussi remarqué de charmants oreillers en toile perse, noire et Manche, et d\u2019autres en soie noire sur lesquels des appliqués blancs en filet brodé ont été cousus à jour; enfin, il y a une infinité de choses qui on été fabriquées dans ces deux tons dif-j\tTrès joli chandelier dr Vois émail- férents et toutes sont des plus;\tlé Unir et blanc avec chandelle jolies et des plus nouvelles.! ordinaire ou assortie de cou- i\tleur POUR NETTOYER LES OBJETS NICKELES Pour nettoyer les objets nickelés qui se ternissent, il suffit de préparer un liquide fait de 20 pouces cubes d\u2019alcool à 90 degrés, dans lequel on aura versé un demi-pouce cube d\u2019acide sulfurique bien pur.On plongera l\u2019objet à nettoyer dans ce liquide pendant 10 à 15 minutes; puis on le retirera pour l'immerger dans de l\u2019alcool rectifié, ou encore dans du lait de chaux.On rincera à l\u2019eau claire, on frottera et séchera au moyen d\u2019un linge de flanelle, ou en plaçant l\u2019objet dans de la sciure de bois.\u2014 Lampe électrique avec pied en porcelaine et Magnifique aquarium en verre abat-jour noir et blanc, en soie; aussi\tavec pied en verre ornementé frange de soie\tde rayures noires et blan- ches J - \" 1, v/'1' .¦ \u2022; \u2018 ; .* i O:, ¦ iWÊmBÊM WËM ÜP I .'% i - '-,w Superbe vase excessivement léger en Service à chocolat en porcelaine noire et blanche.La bordure noire du porcelaine blanche avec papillon\tcabaret encadre une jolie toile en couleurs, noir et autres petits dessins comme décoration Ravissante cage d'oiseau en osier noir et ornée de jolies guirlandes de roses noires et blanches Vol.2S_ No 2, Montréal, 17 Juin 1916 LE SAMEDI 31 Un teint charmant Résultats instantanés Au cas où des amies viennent vous visiter ou au cas où vous recevez une invitation soudaine.Cela ne vous prendra qu\u2019un instant pour paraître de votre mieux.L\u2019application de U Gouraud\u2019s 14 Oriental Cream ne prend que quelques secondes et pro-duit un teint parfait, un aspect doux, Clair, d'un blanc-perle, toujours recherché et de bon gout.Non-graisseuse.La crème favorite pendant 68 ans.Envoyez 10 ceitz pour nn échantillon FERD, T.HOPKINS & SON VOULEZ-VOUS RIRE 1 Demandez l\u2019Oracle du Mariage, prix 10 cents.Franco avec superbe catalogue, en français, de Farces, Attrapes, Monologues, Chansons, Librairie.Adresse E.Hartman, dépt.C., 385 ave Mont-Royal Est, Montréal.Ne Désespérez Fias Flll«w et femmes maigres pen favorisées de la nature.Le Btmiaol du Dr Simon peut faire pour voue ce qu\u2019il e fait peur des légions d\u2019autre*.Pour uita fille eu uïwi femme qui, de q u e 1 q ue manié r e qu\u2019elle e\u2019habiilie, «e eent toujours humiliée 4 cause de *a maigreur, te BustflnoJ «et tuuue uue revelation.Il fait engraisser d\u2019au moias une livre par Jour, remplit les creux du oou, des épauîee, donne de Vampleur, développe et raffermit la chair, fait grossir d\u2019une façon élégante, assure une bonne santé, une apparence «uperbe.Pour en avoir la preuve, il suffit d\u2019envoyer votre adresse avec 10 et* pour frais de poste et emballe g s et voue en recevrez un éehautiü'km avec tout ce qu\u2019il faut pour voua [prouver son efficacité réellement prodigieuse.Adressez Cie Dr Simon, Dépt.5, No 210 rue des Commissaires», Montréal.Toute correspondance strictement confidentielle Commandes, paquets ou lettre* sent toujours expédiés de uçen à ee que personne ne paisse en seupi/enner le contenu.Prix du traitement complet, $1.09.Les verrues enlaidissent les plus jolies mains.Débarrassez-vous de ces excroissances en employant le Holloway's Corn Cure qui agit à la perfection et sans douleur.La DENTITION du BÉBÉ représente pour la mère, une période d anxiété et de fatigues.L\u2019enfant est fiévreux, agité ; les souffrances qu\u2019il endura le privent d\u2019un sommeil bienfaisant, nécessaire.C\u2019est dans ces circonstances qu'on jugera de l\u2019efficacité du Sirop d\u2019Anis Gauvin Il apaise les douleurs, favorise la sortie des dents, prévient les crises et les convulsions chez les enfants.C'est aussi le remède à employer dans les cas de Coliques, Diarrhée, Coqueluche, et autres maladies du Jeune Age.EN VENTE PARTOUT : SSc LA BOUTEILLE Méfiez-vous des imitations.J.A.E- GAUVIN, Pharmacien-Chimiste, 850, Rue Ste-Catherine Est, -\t- Montréal.Contre la GRIPPE, les CACHETS GAUVIN agissent vite et bien.En vente partout : 25c la BOITE.- USEZ OES MAGNIFIQUES VOLUMES! 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