Le samedi, 1 juin 1916, samedi 10 juin 1916
[" 40 PAGES 40 PAGES Lire: La Suprême Ulusion (fin), pages 8 et 9.J&Sa/msdi/ .V \u2022 ,, Le Numéro 5 Cts VOL.XXVni, NUMERO 1 MONTREAL, 10 JUIN 1916 Journal Illustré Hebdomadaire Un rayon de Soleil. O LE SAMEDI Val.28 No 1, Montréal, 10 juin 1910 SIL-BO Préparati o n infaillible pour avoir de longs cils et SOURCILS.Traitement 25c.Adresse White Castle Drug Co, Boite Postale 2234, Montréal.Pour Embellir le Visage EN FAIRE DISPARAITRE LES RIDES, BOUTONS, ROUGEURS, MASQUES, ROUSSEURS.POINTS NOIRS, Servez-Vous du Célèbre LAIT DES DAMES ROMAINES Surnommé \u201cNourriture de la peau\".C\u2019est sans contredit le plue merveilleux ambellJsseu/r du monde, o\u2019est le seuil Lait de toilette réellement hygiénique, accepté et recommandé par la faculté de médecine, toutes lea autres préparations analogues ne sont qu« de vuflgaiirea imitations qui font souvent plus de tort que de bien.D\u2019une odeur douce, agréable, il blanchit, adoucit la peau, purifie, éclaircit 3e teint, faisant disparaître avec une rapidité prodigieuse, ües pointe noirs, boutons, rougeurs, taches diverses, et ill est d'une efficacité surprenante pour les taches de rousseur, rides, pattes d\u2019oie, rebelles Jusqu\u2019ici & toutes les préparations connues.Pour les hommes, après s\u2019être rasés, il est sans rivai pour calmer les feux du rasoir, blanchir et adoucir la peau, guérir flea boutons et irritation», méfiez-vous toujours des imitations.Le prix du LAIT des Dames Romaines est de 60c partout, mais nous ne vous demandons pas d'acheter avant d\u2019avoir essayé.Envoyez-nOus 10c pour frais de poste et d\u2019embalflage et nous vous enverrons une bouteille échantillon gratis.Adressez: COOPER A Co., Dépt.5, No 165 Commissaires Ouest, Montréal.Le Voilà Le seul Remède qui guérit toutes les maladies féminines ^çiriout et qui assure\t.JK à la jeune\t^ fille et à la femme mariée souffrante la santé et le bien-être.FEMOL, le spécifique, n\u2019est pas un guérit-tout, au contraire, sa seule vertu réelle c\u2019est de guérir les maladies particulières à la femme, d\u2019enrichir le sang, de tonifier, décongestionner et renforcir les organes féminins, c\u2019est pour cela précisément que FEMOL est leseul remède qui assure une guérison permanente, même après que tous les autres remèdes ont été essayés sans aucun succès.Que vous soyez femme ou jeune fille, si vos yeux sont cernés, votre teint terreux, si vous vous sentez toujours fatiguée, épuisée, si vous souffrez de périodes douloureuses, dou leurs dans la tête, dans les reins, aux côtés, dans le ventre, sensations de pesanteur, de chûte, d'élancements, pertes presque continuelles, étourdissements, palpitations, bouffées de chaleurs, constipation, mauvaise digestion, beau mal, ovarite, époques critiques de la maternité ou du retour de l\u2019âge, urinations fréquentes, vomissements, inflammations, ulcères, abcès, tumeurs, etc.Peu importe la durée et la gravité de ces malaises, quand même vous seriez condamnée à subir une opération, ne désespérez pas.FEMOL peut sûrement vous guérir et vous guérir promptement et pour toujours.N\u2019hésitez pas, procurez vous sans retard une boite de ce fameux FEMOL dont la précieuse découverte a tant fait parler tous les journaux d'Europe, fi n\u2019y a pas encore longtemps, et qui d\u2019après le témoignage de milliers de femmes déclarées incurables, opère tous les jours de véritables miracles.Fémol est maintenant en vente partout à $1.00 le traitement de 30 jours, il peut être expédié par la malle n'importe oû.Sur réception de 10c pour frais de poste et d\u2019emballage, nous envoyons assez de FEMOL pour prouver son efficacité.Vous recevrez en même temps une copie de la brochure décrivant la célèbre méthode du Dr Cazo, de Paris, pour le traitement de toutes les mala-, dies féminines.Adressez: Institut Cazo.Chaimibre 5, No 1, Place Royale, .Montréal.Les cors causen/t bien des souffrances, mais le Holloway\u2019s Corn Cure procure un soulagement rapide, sûr et satisfaisant.Vous Etes \u2018Tannés\u2019 SUIVANT LA TYPIQUE EXPRESSION COURANTE.Tannés de lire des choses sans intérêt, des livres qui vous coûtent cher mais qui ne valent pas leur prix de vente; Tannés d\u2019être attirés continuellement par un titre prometteur, de vous délecter à l\u2019avance en songeant à oe que vous allez lire et à ne trouver, dans les pages du livre acheté, que des choses trop ardues, trop savantes.ou trop bêtes; Tannés de vous entendre dire quand vous avez enfin trouvé un livre qui vous plaît: \u201cC\u2019est très bien en effet, mais c\u2019est cher, cela coûte \u201ctant\u201d.Et pourquoi êtes-vous donc \u201ctannés\u201d à ce point?Probablement parce que vous n\u2019avez pas encore essayé la REVUE POPULAIRE Parce que vous ne la lisez pas et que vous ne savez pas qu\u2019il y a là du plaisir pour vous pendant de longues heures et au plus bas prix possible.Parce que vous pensez peut-être que cette annonce n\u2019est que du \u201cbluff\u201d; Parce que vous ne savez pas que, dans chaque No, il y a un roman complet qui vaut à lui seul déjà plus que le prix d\u2019achat; Parce que vous ignorez également que la REVUE POPULAIRE a 148 PAGES de texte et de gravures et qu\u2019elle ne coûte que 10 Cents; Parce que vous pensez peut-être qu\u2019elle est rédigée en style trop savant avec des X comme dans l\u2019algèbre ou des petits bâtons crochus comme un discours chinois.Parce que vous croyez peut-être, au contraire, qu\u2019ellr est banale et que vous n\u2019en retirerez aucun profit; Parce que, enfin, vous ne saviez peut-être pas que la \u201cRevue Populaire\u201d existait.N\u2019oubliez donc pas de la demander à votre dépositaire ou de vous y abonner s\u2019il n\u2019y a pas de dépositaire dans votre localité et que vous demeuriez en dehors do Montréal et de la banlieue.Extrait du sommaire de Juin: La mouche.Retour de Verdun.Les aéroplanes sans guide.Tragiques épisodes.Travaux féminins.Amnônières des communiantes.Travaux d\u2019amateurs.Comment imprimer des feuilles d\u2019arbres.Les Sept merveilles du monde.Le Phare d\u2019Alexandrie.Une glacière sans glace.Les masques noirs dans l\u2019année allemande.Pour les photographes amateurs.Le Barbier bûche.Les Prussiens et Napoléon.La cuisine électrique et la vie chère.Qu\u2019est-ce qu\u2019un trillion?La récompense du génie.Le garde-manger d\u2019un oiseau.La Prophétie de Mayence.Pour faire de la chaînette.Ce que coûte la guerre.Roman : Disparu, par Brada.Le prix d\u2019un Papillon.Le voeu d\u2019un africain.L\u2019humble résidence d\u2019un homme de génie.Jeu nouveau.L\u2019astrologie gratuite du mois de Juin.Un musée intéressant.Propos de prisonniers.Plantes électriques et carnivores.Le général Pétain, glorieux défenseur de Verdun.Jérusalem menacée de destruction.Un colporteur chinois.Tunnel sous-marin entre le Danemark et la Suède.Enigmes russes.Le Kapok, etc., etc. Vol.28, No 1, Montréal, 10 juin 1916 LE SAMEDI 3 ABONNES MB NT (Payable d\u2019avance) Canada et\tMontréal Etats-Unis\tet Europe U n an .Six mois $2.60 1.26 Un an .Six mois $3.60 1.76 Les abonnés changeant de localité sont priés de nous donner un avis de 8 jours, 1 empaquetage de nos sacs de malle commençant 6 jours avant de les livrer à la poste.Fondé en 1889 LE SAMEDI JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Organe du Foyer Domestique PRIX DU NUMERO :\t6 Cts Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Alban», Vt., as second class matter uinder Act of March 3rd 1879.HEURES DE BUREAU.De 8.30 am., à 6.4 6 p.m., tous les J'our», excepté le samedi, de 8.30 a.m., & midi.Tarif d'annonce fournd sur demande.POIRIER, BESSETTE & CIE, Tél.Main 2680,\tPropriétaires, 200, Boui.St-Laurent,\tMontréal.CARNET EDITOR F AI, Moins de Luxe et Plus de Nourriture ÉPar ces temps de vie chère, toute suggestion donnant l\u2019espoir de réaliser dels 'économies est souvent mise en pratique avant 1/71 \u2014Qu'est-ce qu'il a donc, ton chien, à renifler de même continuellement autour de moi?\u2014Sais pas.y vous prend p\u2019t\u2019êt\u2019 pour un os.L'EU R IN AUX PERLES (Extraits authentiques de livres et de journaux) De Jules Mary: \".Il l\u2019entendait songloter sourdement, étouffant ses lèvres sous son mouchoir.\u2019\u2019 Ah! la cruelle! De la Suisse:\t\u201e \u201cHier, le mineur X., a tué à bout portant, à coup de revolver, sur sa mère, dont l\u2019état est désespéré.\u201d Naturellement, puisqu'il Va \"tuée\".Du Journal de Genève: \u201cUn vapeur allemand voyagera sous le pavillon américain et ira chercher les blessés sur ies champs de bataille d\u2019Europe.\u201d Un vapeur à roulettes.; Du Guide pratique du locataire: \u201cLe fait qu\u2019un régisseur a pris l\u2019habitude de faire encaisser le loyer peut être opposé par le locataire en retard à son propriétaire qui en demande l\u2019expulsion en se basant-sur le bail.\u201d Qu'en termes lumineux ces choses-là sont mises! De la Petite Gironde : \u201cOui, c\u2019est le devoir du gouvernement d\u2019apprendre ux mutilés de la guerre la façon rapide et utile de se servir du liras ou de la jambe qui leur a été amputée.\u201d Comment, par ewemplet apprendra-t-on à un individu qui a perdu le bras droit à écrire avec la main droite?De Madame Gcrvaisais, par les Goncourt : \"Ce qui manquait et lui faisait défaut, c\u2019était une absente d\u2019aliment à îles appétits nouveaux.\u201d Le style ne manque que de logique.De la Constitution des Charcutes: \"Certificats d'études.\u2014Voici les résultats: présentés 73 ; reçus 82.\u201d On ne peut se plaindre d« la sévérité du jury.I\u2018lus d'éhts que d'appelés! Du Courrier de Gévaudan: \"M.Chaut al.le a été renversé par une bicyclette qui, transportée à l'HOtel-Dien, a dfl subir la laparotomie.\u201d Pauvre bicyclette! De VEcho de Paris : \".Si l\u2019on eût ouvert leurs coeurs, on y eût moins trouvé la guerre que la justice et l\u2019humanité.(Michelet.)\" Que de choses dans les ventricules ! DEMOCRITE.j\\* 6 LE SAMEDI Vol.28 No 1, Montréal, 10 juin 1916 C\u2019EST LA VIE ! \u2019îs*â£| [(¦¦ai 1 Jean, veux-tu voir quelque cluse de bien finf Jean.\u2014Oui, qu\u2019est-ce que c\u2019est?2\u2014Est-ce que ce cher petit minou n\u2019est pas fin ! Jean.\u2014Vite, enlève ce vilain chat de mon chapeau.3\u2014Tu ne connais pas cela quelque chose de fin, toi, Jean! Jean.\u2014Je ne vois rien de fin là-dedans! Faire salir mon chapeau par ce vilain chat! 4 Jean, (à part).\u2014A ton tour mainte- 5 Jean.\u2014Ma chère petite femme, veuœ-tu voir 6\u2014Est-ce que ceci n\u2019est pas la plus jolie chose que nant'A\tquelque chose de réellement fin?\ttu aies vue jusqu'ici?-\u2014Oui, certainement.\tMadame.\u2014Sors de là, vite, vilaine bête! WtîHBEI uHtanl iHSMM ÜSRSS ¦¦¦« mm UN FIN DIPLOMATE LA NECESSITE EST MERE DE L\u2019INVENTION Monsieur Durand a une femme charmante qu\u2019il aime1 beaucoup ; mais, comme il n\u2019etet pas très riche, il cherche à faire des économies sur tout et il a prié sa femme de ne pas trop faire de frais de toilettes.Celle-ci, très intelligente, l\u2019a compris mais elle souf-fre un peu dans sa vanité de! cette privation.Au retour d\u2019une soirée qu\u2019ils sont allé passer ehe(z des amis, il lui demande: Lui.\u2014D\u2019où vient, ma chère, que lorsque vous mettez votre clva'- Une histoire publiée récemment en Angleterre nous rappelle la véracitié de cette maxime.Un Français qui vient d\u2019arriver à Londres, entre dans un restaurant anglais et vent demander des oeufs pour son déjeuner.Il a appris à dire quelques phrases anglaises mais il a 'oublié comment se dit le mot \u201coeufs\u201d.Après avoir cherché en vain pendant un instant, il dit au waiter en lui montrant un eoq qui passe peau, vous ne me demandez jamais, comme le font les autres femmes, si votre chapeau est bien ajusté?Elle (fimeimeüt).\u2014 Vous tenez à le savoir?.c\u2019est pared que je vous aime trop.Lui, (étonné).\u2014Je me demande ce que cela peut bien faire avec l\u2019amour?Elle.\u2014Mais, mon cher, si je vous demandais cela devant le monde, j\u2019attirerais les regards des autres femmes sur mon chapeau qui est de l\u2019année dernière, et.Lui, (rêveur).\u2014C\u2019est vrai.Le lendemain, sans avoir rien demandé à son mari, les époux Durand allaient en visite.Madame Durand portait un chapeau superbe, dernier modèle.-o- PLACE BIEN CHOISIE i\t_,_ Grace.\u2014J\u2019ai essayé pendant des années à décider mon frère à prendre des vacances.Henri.\u2014Et il n\u2019y consent pas?Grace.\u2014Non ; il dit que le temps lui durerait loin de son travail, il est pédicure, vous comprenez.Henri.\u2014Il est pédicure ?Pourquoi ne lui suggérez-vous pas l\u2019idée d\u2019aller passer quelques jours aux pields d\u2019une montagne ?BONNE DEFENSE BK9 \u2014Ne trouves-tu pas, mon petit garçon, que je sens le tabac?\u2014Oui, monsieur, je trouve çà.Il y avait des méchants garçons dans ces environs hier, et ils ont passé toute la journée à fumer des cigarettes.dans la cour.Français\u2014Waiter, comment appelez-vous cet oiseau-là?Waiter.\u2014Un coq, monsieur.Français.\u2014 Ah ! comment appelez-vous la femelle du eoq?Waiter.\u2014Unie poule, monsieur.F sauçais.\u2014 Très bien ! Et comment appelez-vous les peitits du eoq et de la poule ?Waiter.\u2014.Des poulets, monsieur.Français.\u2014- Mais comment appelez-vous un poulet avant qu\u2019il soit au monde ?Waiter.\u2014Un oeuf, monsieur.Français.\u2014Merci bien, waiteir ! Servez-moi donc deux oeufs.Voici comment la nécessité l\u2019avait amené à découvrir le mot qu\u2019il cherchait en vain.-o- IL EST MALADE Un malade pria sa femme de lui faire deux ou trois beignets de pommes ; celle-ci en fit une douzaine.Son enfant assis près de son lit le regardait, avec etavie, dévorer les beignets l\u2019un après l\u2019autre.Quand il eut englouti le onzième l\u2019enfant lui dei-manda timidement: Papa, veux-tu me donner un beignet?Mais le malade croquait déjà à belles dents le dernier et lui dit en colère ; \u2014Va-t-ea, mon fils, n\u2019ennuie pas ton père; il est malade. Vol.27, No 48, Montréal, 6 Mal 1916 LE SAMEDI 7 SÜP 1 11 faut que je joue un tour d mon oncle, aujourd'hui, disait Julesi Et pendant que l'on-cle mettait son costume de bain, Jules faisait un gros tas de sable en face du quai.ÜN FAMEUX PLONGEUR ^Pendant ce temps la marée était montée, et l'oncle arriva sur le fait, alors il voulut plonger, et Jules l\u2019encourageait en disant qu\u2019il y avait beaucoup d\u2019eau.3 Enfin l\u2019oncle se décida, mais sa tête vint juste en contact avec le tas de sable que Jules avait placé, si vous aviez vu le sourire de ce dernier, mais l'autre n'était pas si content! RESPECT AU MORT REFORMEZJLE ; IL EST FOU On raconte beaucoup d\u2019histoires sur les acteurs, mais il en est peu d\u2019aussi amusante que celle qui arriva un jour à un certain acteur anglais gros et grand -qui avait une respiration très courte et était souvent à bout de souffle.Le pauvre diable était un acteur médiocre, il est vrai, mais il faisait toujours tout son possible pour jouer son rôle le mieux qu\u2019il pouvait.Cependant, plutôt par mal chance que p-ar sa faute, il y avait toujours dans ses gestes ou dans son attitude quelque chose qui prêtait à rire et on ne se privait pas de rire à ses -dépens; mais comme il était lion -garçon, malgré tout, le public T'aimait.Un jour qu'il jouait uu rôle de traître, il dev-ait être fusillé au dernier acte.Durant toute la pièce, chaque fois qu\u2019il parut en scène, il -fut si énervé par les rires des spectateurs, -qu\u2019il attendait avec impatience la scène finale, pensant qu\u2019en le voyant fusiller, les gens s\u2019arrêteraient de rire et prendraient pitié de lui.Le moment fatal arriva et le pauvre diable fusillé, tomba et fit le mort, heureux d\u2019être enfin délivré de son martyre.Les spectateurs émus par la grandeur de cette scène avaient cessé leurs rires, mais l\u2019acteur qui faisait le mort respirait si librement qu\u2019un gamin cria des -galeries: \u2018 Regarde donc, Jos, comme ses soufflets fonctionnent!\u201d ¦Cette réflexion arrivant au milieu d\u2019un grand silence, fut le signal d'une hilarité générale que n-e put endurer le pauvre acteur.Surexcité, i-1 se souleva sur ses coudes, et d\u2019un air triste et indigné, fixant les galeries d'où l\u2019apostrophe était -partie, il s\u2019écria solennellement: \u201crespect uu mort\u201d.LOGIQUE D\u2019ENFANT Une demoiselle très âgée qui fait la classé à u-n petit , garçon, s\u2019étonne qu\u2019il ne puisse pas retenir 1-es noms de tous les rois d\u2019Angleterre et le lui reproche en ces termes : L\u2019institutrice\u2014Pouvez-vous me -dire pourquoi à votre âge je pouvais dire tous les noms des rois?L\u2019enfant.\u2014-Oui, Mme, c\u2019est parce que lorsque vous aviez mon âge, il y avait bien -moins d-e rois.Le co-lo-nel doit p-asser la revue d\u2019un régiment nouvellement formé et le sergent indique aux junes soldats -cé qu\u2019ils auront à répondre.Parmi ceux-ci s\u2019en trouve uu -qui est très naïf et le sergent le prend à part.Sergent.\u2014Voyons, Kelly, le colonel va passer la revue demain, i-1 faut que vous lui répondiez d\u2019une façon convenable s\u2019il vous interroge.Kelly.\u2014Je ferai de mon mieux, sergent.Sergent.\u2014Le colonel vous demandera d\u2019abord votre âge, vous lui répondrez?Kelly.\u201429 ans.Sergent.-\u2014.Ensuite il vous demandera, depuis combien de temps êtes-vous soldat?Kelly.\u2014A cette seconde question je répondrai trois mois.Sergent.\u2014Il vous demandera en troisième lieu si vous êtes satisfait dé Thabi-llement et de la nourriture, si vous aimez l\u2019un et l\u2019autre, vous répondrez à cette troisième question: Kelly.\u2014Tous les deux.Sergent.\u2014Très bien, tâche de vous rappeler de ces réponses.Et le lendemain -à Fheur-e de la revue lorsque le colonel arriva vers Kelly, il s\u2019arrêta devant lui et lui demanda: Colonel.\u2014-Quel âge avez-vous?Kelly.\u201429 ans.Colonel, (qui n\u2019a pas entendu).\u2014Voyons, ditesnmoi donc votre \u2018âge un peu plus fort que je l\u2019entende.Kelly.\u2014Trois mois.Colonel, (au sergent).\u2014Qu\u2019est-ce que -cet homme-l'à?Il est idiot, parole d\u2019honneur, (à Kelly).Voyons, je ne m\u2019explique donc pas assez clairement ?Etes-vous fou ou si c\u2019est moi q-ui le suis ?Kelly.\u2014Tous les deux.Colonel.\u2014 Sergent, faites passer la visite de réforme à cet homme, nous ne pouvons garder des fous au régiment.-.o- Partout où l\u2019Océan a une grande profondeur près des côtes, les tremblements -de terre sont fréquents; ils sont occasionnés par de -grandes bandes de terre qui glissent dans la mer.EXC USEZ-M 01 ! 1\u2014T\u2019y connais-tu en astronomief\t2 De quoi profite le plus l'univers, \u2014Tu peux me poser des questions.\test-ce du soleil ou de la lune?\u2014De la lune.[oTtci tçl O [0 MOI fia/Jia! iïgjuiS! W,âî5iQi|i: jiQuaiaîoJfi mmw.WimW ;i5îçJ!S!?S5?î! iai31 ÿSKkSiaià iSy-\\ laiaipQI 'V.aViW;, W Slaiai5iw'a'.^E! véüïM.3\u2014Est-ce celaf \u2014Je pensais que tu t\u2019y connaissais un peu.C\u2019est le soleil qui est le plus important pour l\u2019univers.4\u2014Je ne dis pas le contraire, mais c\u2019est la lune qui lui est le plus utile.\u2014Comment cela?5\u2014Le soleil ne paraît que lorsqu\u2019il fait jour, tandis que la lune fait son apparition la nuit; alors que nous avons le plus besoin de lumière.\u2014Excusez-moi! «f £JS SAMEDI toi & Ne % Maattéti, Iff 3Wa 1«0 Lü STXIFXŒILÆE ILLUSIOIT XTOTJT7\u2019EX-lX-JS SE^rms/dCEaSTT-A-USS Far XjOTJIS FOIj-^ÎSTID RESUME DU PRECEDENT NUMERO Madeleine Faucher, fille d'un pauvre jardinier aime profondément Pierre Dalien qui ne soupçonne pas cet amour.Pierre est très riche et ne pense qu'à l'étude et aux voyages; il est sur le point de repartir pour les pays lointains quand Madeleine tombe malade et au cours de son délire fiévreux laisse échapper l'aveu de son amour.L\u2019Amour qu\u2019on Ignore No 2\t(Suite et fin) ENDANT ipusieurs jours, Madeleine fut en proie à d\u2019effroyables douleurs de tête et à une fièvre intense accompagnée de délire puis brusquement une sorte d\u2019apaisement se produisit.Apaisement de mauvais augure, car le docteur hochait la tête d'un air peu satisfait.\u2014Madeleine n\u2019est pas en danger, n\u2019est-ce pas?Vous la guérirez?avait demandé le vieux père tout en tremblant.\u2014La vie humaine est quelque chose de bien fragile, avait répondu le praticien; tel qui est bien portant le1 matin s\u2019endort le soir de l\u2019éternel sommeil et les maux les plus bénins en apparence surprennent parfois étrangement les docteurs les mieux avertis.Nul ici-bas ne peut affirmer qu\u2019il pourra prolonger à son gré la vie d\u2019un malade et hâter sa guérison! \u2014Mais enfin, vous pouvez tenter quelque chose pour l\u2019assurer, cette guérison! Madeleine est toute ma joie, tout mon bonheur.Je n\u2019ai plus qu\u2019elle au monde.Je suis si vieux et j\u2019ai déjà tant souffert quel Dieu ne-voudrait pas me l\u2019enlever pour le peu de temps qui me reste à vivre!.Oh! sauvez-là, docteur! Je ne suis pas riche, mais tout ce que j\u2019ai, tout, je vous le donnerai avec joie si vous rendez la santé à mon enfant chérie.Tout, entendez-vous?.Profondément ému, le docteur essuya rapidement une larme qu\u2019il n\u2019avait pu retenir.\u2014Mon vieil ami, dit-il, j\u2019aime Madeleine presque autant que vous et s\u2019il ne dépend que de moi de lui rendre ses fraîches couleurs et son doux sourire, croyez bien que ce sera fait.Je ne négligerai rien pour cela mais ne me parlelz pas de rétribution car sa guérison serait ma meilleure récompense et je n\u2019en voudrais point d\u2019autre.\u2014Oh, docteur, l\u2019accent avec lequel vous prononcez ces paroles me rassure un peu car je sens bien que vous essaierez l\u2019impossible pour ma mignonne.Mais, ajouta le père F au cher comme frappé d\u2019une idée subite, pourquoi refuser toute rétribution ?Vous avez même paru fâché en me disant cela.on dirait.pardonnez-moi ce que je vais vous dire mais quand on est vieux et tourmenté comme je le suis, on se fait parfois de drôles d\u2019idées.on dirait que vous aimez Madeleine mieux que comme, une petite amie et non pas seulement parce qu\u2019elle! est la fille du vieux père Faucher qui a été jadis, lui, si bon camarade avec votre père.\u2014Père Fauclieir, guérissons-là, c\u2019est la seule question qui importe pour l\u2019instant.Vous avez encore de la glace pour les compresses sur la tête et je vais vous en faire envoyer d\u2019autre ; éviteiz tout bruit autour de la malade et prenez un peu de repos vous-même, vous en avez besoin.Je reviendrai pendant l\u2019après-midi .Et après avoir jeté à la jeune fille étendue sur son lit de souffrance un regard où se lisait unei infinie pitié et où brillait peut-être la lueur divine d\u2019un amour pur et profond, le jeune docteur sortit de l\u2019humble maison du jardinier.Quelques instants plus tard, rentré chez lui, il s\u2019abîmait dans ses pensées.Longtemps il réfléchit, comme en proie à une lutte contre lui-même puis avec une sorte de violence qui contrastait étrangement avec son habituelle douceur, il saisit le téléphone et demanda la communication avec Pierre Dalieîn.Une conversation rapide lui apprit que le jeune millionnaire était chez lui où il attendait le docteur, celui-ci lui ayant dit qu\u2019il avait à l\u2019entretenir d\u2019une chose urgente et grave.\u2014Eli bien, quelle est donc cette chose si grave que tu veux m\u2019apprendre?s\u2019était écrié Pierre! en tendant affectueusement les (Commencé dans le No du 3 Juin 1916).mains au jeune docteur qui venait d\u2019entrer.Je gage que c\u2019est une partie de chasse ou une excursion quelconque dans la montagne, à moins que ce ne soit une vulgaire promenade en auto.\u2014Il s\u2019agit de choses sérieuses, tristes même, répondit le docteur eh s\u2019asseyant et si je viens te trouver ce n\u2019est, ni pour évoquer les vieux souvenirs communs du collège ou méditer quelque partie de plaisir, c\u2019est pour te demander un léger sacrifice et en accomplir moi-même un bien pénible.\u2014Franchement tu m'intrigues.tu m\u2019effraies presque!.Je ne suppose pas que je t\u2019aie causé quelque tort ou que tu m\u2019en aies fait et que tu viennes pour élucider cette situation?\u2014Non.Toujours nous avons été d'excellents amis après avoir été de bons condisciples.Nous nous connaissons depuis de longues années et c\u2019est précisément parce que je sais que tu es bon, loyal et pitoyable à la douleur d\u2019autrui que je viens faire appel à ton coeur.\u2014Que de compliments immérités, mon cher ami ! Allons, dis-moi vite ce que tu attends de moi.\u2014Tu sais que la petite Madeleine Faucher est gravement malade?\u2014J\u2019ai appris en effet qu\u2019elle était souffrante.\u2014Elle est perdue.Aucune science humaine ne peut la sauver; dans quelques jours, dans quelques heures peut-être, ce sera la fin.\u2014C\u2019est impossible! fit Pierre bouleversé.Mais il y a quelques jours encore, je la voyais vive et gaie passer devant mon parc ! Qu\u2019a-t-elle donc?\u2014C\u2019est une méningite tuberculeuse.Depuis longtemps déjà, elle souffrait, en silence, de maux de tête et d\u2019insomnie; le mal a éclaté dans toute sa violence ees jours derniers et maintenant, c\u2019est la deuxième période1, celle de la torpeur, de l\u2019affaiblissement rapide qui précède la mort.\u2014Pauvre Madeleine! C\u2019était une bonne petite fille à l\u2019intelligence éveillée et dont la perte abrégera les jours de son vieux père.Mais, j\u2019y pense, le père Faucher n\u2019est pas riche et la misère doit frapper à sa porte; c\u2019est sans doute à cause de cela que tu es venu me trouver et tu as bien fait car je vais prendre immédiatement des dispositions pour que rien ne manque chez lui.Quant à tes services professionnels, c\u2019est moi qui les paierai.\u2014Pierre, ce n\u2019est pas pour cela que je suis venu.S\u2019il n\u2019y avait eu -que de la misère matérielle à soulager, je l\u2019aurais fait moi-même .Il y a autre chose devant quoi je suis impuissant, Madeleine souffre du coeur autant que du cerveau, elle meurt de l'un autant que de l\u2019autre.Madeleine aime immensément, profondément quelqu\u2019un qui ne s\u2019en doute pas et qui ne l\u2019aime pas mais celui-là, par un pieux mensonge pourrait adoucir, les derniers instants de celle qui meurt de l\u2019avoir trop aimé! \u2014Que nie dis-tu là?Mais qui donc aime-t-elle ainsi au point d\u2019en mourir?\u2014O aveugle! Tu ne t\u2019en doutes pas! Ma présence ici ne suffit donc pas pour t\u2019ouvrir les yeux, suis-je donc obligé de te dire que c\u2019est toi qu\u2019elle aime! \u2014Moi! fit Pierre stupéfait.Mais qu\u2019ai-je fait pour cela?Et que viens-tu donc me demander?\u2014Je te l\u2019ai dit: adoucir ses derniers moments en lui faisant croire que tu partages son amour, en l\u2019épousant même s\u2019il le faut; un mariage Tin extremis\u201d ne restreindra aucunement ta liberté car la pauvre enfant te la rendra bien vite, cette liberté.\u2014Voyons quelle! est cette plaisanterie?Ne serait-ce pas plutôt quelque calcul, quelque basse convention entre le père Faucher et toi pour surprendre ma bonne foi, me faire épouser une prétendue malade qui guérira ensuite comme par enchantement et qui te récompensera généreusement après que je l\u2019aurai enrichie ! \u2014Pierre, fit le docteur en se levant pâle d\u2019indignation, je t\u2019ai dit la vérité, je te le jure et cela m\u2019a été d\u2019autant plus pénible que moi, je l\u2019aime cette pauvre Madeleine, je l\u2019aime d\u2019amour comme elle t\u2019aime toi-même, je suis impuissant à la sauver et la joie que tu pourras lui donner, si grande soit-elle, ne la guérira jamais, malheureusement ; tu n\u2019es pas responsable sans\" doute des sentiments que tu lui as inspirés malgré toi mais néanmoins tuas l\u2019obligation morale d\u2019apaiser les souffrances morales de cette enfant comme j\u2019ai tenté de soulager celle de son corps.\u2014C\u2019est une comédie ridicule à laquelle je ne puis pas me prêter! * Yol.28, No 1, Montréal, 10 juin 1816 LE SAMEDI 9 \u2014Pierre, ce n\u2019est pas une comédie, c\u2019est une charité à faire, plus que cela, c\u2019est un devoir à accepter et je m\u2019étonne qu\u2019à défaut de coeur pour l\u2019accomplir, tu n\u2019aies pas suffisamment d'intelligence pour le comprendre!.Ecoute-anoi bien, Pierre, tu feras ce que je te dis ! Tu le feras si tu ne veux pas que plus tard, tant que tu vivras, je te reproche ton incroyable dureté, si tu ne veux pas que la bonne amitié que nous avons toujours eue 1 un pour l\u2019autre se change en haine irréductible.Les deux hommes së toisèrent du regard, puis Pierre, vaincu par l\u2019énergie de son ami, troublé par l\u2019intense expression de désespoir qu\u2019il voyait briller d'ans ses yeux, Pierre, baissai la tête et tendit, la main au docteur et murmura simplement: \u2014J\u2019irai.Une chaude accolade de son ami l\u2019en remercia immédiatement.© Depuis une heure, Pierre était au chevet de la mourante.Quand il était entré, Madeleine reposait d\u2019un pénible sommeil que, malgré la douleur, traversaient sans doute d\u2019heureuses visions car, sur les traits détendus de la jeune fille, errait parfois un rapide sourire tandis que, de ses lèvres, ce mot s\u2019échappait dans un murmure à peine distinct: \u201cPierre.\u201d Son visage si doux et si pur d\u2019ordinaire, paraissait encore affiné par la souffrance et comme illuminé par quelque lueur mys- térieuse de l\u2019au-delà; il s\u2019en dégageait une telle expression de résignation et d\u2019espérance tout ensemble que Pierre, profondément ému avait senti comme une sorte de bouleversement s\u2019opérer en lui.Eh quoi! Il était donc vrai que la pauvre Madeleine l\u2019aimait au point d\u2019en voir son mal aggravé d\u2019une façon irrémédiable.Il était donc vrai que l\u2019Amour, ce sentiment auquel il n\u2019avait cru jusqu\u2019ici, lui, l\u2019homme de calcul et de science, cet Amour qu\u2019il abandonnait un peu dédaigneusement aux rêveurs et aux poètes, il était donc vrai que nul coeur n\u2019en était à l\u2019abri et qu\u2019on pouvait en mourir.Qu\u2019est-ce donc que l\u2019Amour?se demandait-il avec un vague effroi dans l\u2019âme, d\u2019où vient-il et pourquoi ?Est-ce de la douleur ou de la joie?.Les deux peut-être.Et prenant entre ses mains les doigts qui commençaient à se glacer de la jeune fille, il médita longuement, immobile, inconscient de ce qui se passait autour de lui et ne s\u2019apercevant pas que des larmes brûlantes ruisselaient sur ses .ioues.L\u2019homme fort, le sceptique, le voyageur intrépide était vaincu.Lui que n\u2019avaient point ému les multiples douleurs côtoyées dans ses lointaines excursions, lui qui ne croyait à rien qu\u2019à la gloire était converti maintenant, il comprenait la souffrance, il croyait à l\u2019Amour.Chose étrange, il en souffrait aussi, maintenant.Elles sont moins rares qu\u2019on ne le croit ces subites et presqu\u2019inexplicables transformations qu\u2019une seule minute parfois suffit à opérer.^ Ah! Il eut de bon coeur donné toute sa fortune pour guérir Madeleine.Dans un tableau d\u2019une foudroyante rapidité, il vit le bonheur qu\u2019il aurait dans la vie avec elle et le vide immense que sa perte inévitable allait creuser dans son coeur.Il aimait véritablement là cette! minute et il le comprit.Dans ce nouveau et violent sentiment, il puisa la force, non plus de se prêter au pieux mensonge qu\u2019on lui avait demandé mais de donner la foi en la vie là celle qui allait mourir, de lui montrer lui-même un visage confiant et gai et de procurer l\u2019illusion d\u2019un amour durable à celle dont les yeux allaient se fermer pour toujours.Madeleine s\u2019était éveillée.En ouvrant les yeux, la première personne qu\u2019elle vit fut Pierre qui tenait toujours sa main dans la sienne.Elle n\u2019en parut nullelment 'étonnée et en souriant lui dit doucement : \u2014Je vous attendais.\u2014Madeleine, fit Pierre en dominant son émotion, j\u2019ai su seulement aujourd\u2019hui que vous étiez souffrante, sans cela je serais déjà venuë vous voir car vous le savez, je vous aime bien.\u2014Moi aussi, Pierre, nous sommes amis depuis si longtemps qu\u2019il nous est bien permfc de nous dire que nous sommes de bons camarades.mais quand même, Pierre, cela me fait plaisir de vous l\u2019entendre répéter.\u2014Madeleine, il faut guérir bien vite, je vous le demande, non pas comme un simple camarade mais comme quelqu\u2019un qui vous ailnie mieux que cela encore, me comprenez-vous ?\u2014Pierre, fit la jeune fille en tremblant et en essayant péniblement de s\u2019accouder sur ses oreillers, que voulez-vous dira?\u2014Mais que je vous aime de tout mon coeur.non pas d\u2019amitié, mais d\u2019amour.que vous serez ma femme si vous y consentez.\u2014O'h, mon Pierre ! mais pourquoi donc me fuyiez-vous tous ces temps derniers?\u2014Parce que je m\u2019étais imaginé que vous ne m\u2019aimiez pas, et parce.que j\u2019en souffrais.\u2014Et moi, Pierre!.moi qui croyais aussi.oh! je sens que je vais .mieux.je guérirai.jeune sens forte déjà.Mon Dieu! la joie ne tue pas, sans cela je serais morte de bonheur.Une lueur étrange brillait dans les yeux de la jeune fille, sa) pâleur s\u2019accentuait, un peu de mousse rose vint à ses lèvres dans une toux rauque et brève.\u2014Vous m\u2019achèterez une belle robe blanche, Pierre, pour le mariage?.Et puis des fleurs.je veux beaucoup de fleurs.des grands lys blancs.-\u2014Vous aurez tout cela, ma mignonne, et de beaux diamants.\u2014Non, pas des diamants, rien que des fleurs.Venez plus près de moi.Oh! mon Dieu.j\u2019ai mal.Pierre, ajouta-t-elle dans un souffle, em-brassez-moi.Le jeune homme soutint dans ses bras Madeleine que les forces abandonnaient rapidement, il déposa sur ses lèvrels un baiser qui était le premier, qui devait être le dernier et dans lelquel s\u2019envola, heureuse, l\u2019âme de celle qui mourait d\u2019avoir trop aimé mais qui mourait heureuse avec la suprême illusion.Petite Madeleine ne souffrait plus.© Deux tombes nouvelles ont été creusées dans le cimetière auprès de celle1 de la mère de Madeleine.L\u2019une contient les restes de la jeune fille; l\u2019autre a reçu son père qui l\u2019a suivie dans la mort à peu de jours d\u2019intervalle.Ces deux tombes sont pieusement entretenues ; sur celle de Madeleine croissent de grands lys blancs que le docteur entretient avelc soin.Parfois d\u2019énormes gerbes de fleurs coûteuses viennent se mêler aux lys, c\u2019est quand Pierre Dalien revient au pays entre deux voyages.Le docteur et Pierre se retrouvent alors pour quelques jours \u2022 une amitié fraternelle unit ces deux hommes qui ont aimé tous deux, celle qui n\u2019est, plus, d\u2019un amour que la mort a sanctifié en l\u2019épurant de toute jalousie et de tout bas sentiment humain.Eux aussi, ont la meilleure, la suprême illusion.______?_______ H prit, entre ses mains, les doigts glacés de la jeune fille.»ïçs**a*s ¦ **\u2022 u# y 0 .| ¦ ' # Mm.ÂE:A: 10 LE SAMEDI V«l.2« N* 1, Montrés!, 10 juin 1816 C\u2019EST LA VIE ChCLWlbre et \"Pension 1 Bourgeoise.\u2014Sûr que vous aimez à demeurer ici.C\u2019est comme qui dirait une vraie famille dans ma maison d\u2019pension.2 1ère pensionnaire.\u2014 Jasez jamais avec celle qui vient «/\u2019passer, o'est une bavasseuse, pis une chicanière de première classe!.3 2e pensionnaire.\u2014Tiens.une nouvelle! Ça me fait plaisir de voir quelqu\u2019un qui parait un peu smart.Si vous saviez, ma chère, l'affreuse monde qui pensionne ici!! 4 3e pensionnaire.\u2014J'vous dis ça en amie.¦ barrez bien votre porte quand vous sortez.fiez-vous pas aux gens qu'il y a dans cette maison! LES REFLEXIONS DE PAUL Paul a maintenant 7 ans et il va à l\u2019école.C \u2019est un enfant très docile et aimé de sa maîtresse d\u2019école.Mais tous les enfants ne sont pas si doux et dans sa classe se trouve un petit garçon de 8 ans qui e'st très diable et qui passe tout son temps à faire des farces qui souvent sont méchantes et cruelles.L\u2019autre jour» ee petit garçon dont le père est médecin a battu avec beaucoup de méchanceté un de ses petits camarades et la maîtresse a décidé de le renvoyer.Elle lui 'annonce son intention dans ces termes: Maîtresse.\u2014Léon, vous ne reviendrez pas demain, je ne vous veux plus, vous êtes un méchant petit garçon qui ne faites que faire du mal à vos camarades et vous ne voulez jamais m\u2019écouter.Dites à votre père de venir me voir.Léon.\u2014Je le dirai pas et je reviendrai.Maîtresse.\u2014C\u2019est ce que nous verrons.Puisque vous n,e voulez pas dire à votre père de venir me voir, Paul ira lui faire la corn, mission, n \u2019est-ce pas Paul ?'Paul.\u2014Oh ! mademoiselle, ne faites pas cela ! Je ne veux pas, moi, faire une commission pareille.Maîtresse.\u2014Pourquoi cela, mon Paul, d\u2019habitude tu m\u2019obéis toujours, et aujourd\u2019hui.Paul (inquiet).\u2014«Mais êtes-vous malade, mademoiselle ?Maîtresse.\u2014'Non, mais dis seulement au père de Léon de ve- nir me voir ce soir sans faute.Paul, (finement, en allant à Léon).\u2014Je peux pas, mademoiselle, le papa de Paul ne va voir personne sans charger $2 pour la visite.Il vaut mieux pardonner à Léon, il ne recommencera plus, n\u2019est-ce pas Léon?Léon, (honteux)\u2014Non, mademoiselle ! Maîtresse, (gagnée)\u2014 Allons, je veux bien pardonner pour cette fois.(A part, souriant à Paul) Bon petit coeur, va! -o- NEUTRALITE INTERESSEE Jacques et Marie sont fiancés depuis quelques jours.Marie n\u2019est pas très heureuse chez elle, non pas que la vie pour elle soit dure, elle est aimée et choyée par ses parents qui n \u2019ont que cette fille; mais son père et sa mère sont toujours à se chicaner et cela lui fait tant de peine qu\u2019elle a hâte de se marier.Jacques, ce soir, vient la visiter et la trouve toute peinée, toute triste.Jacques.\u2014Qu\u2019as-tu donc, ma chère fiancée?on dirait que tu viens de pleurer?Marie.\u2014Oui, un peu; papa et maman se sont chicanés toute la journée.\tJacques.\u2014Et quel côté as-tu pris?Marie1\u2014Papa pour pas que je sois contre lui m\u2019a promis un piano comme cadeau dé noces et maman un anneau d\u2019or, alors tu comprends j\u2019ai tout écouté sans rien dire.J\u2019ai gardé une stricte neutralité.5 4e pensionnaire.\u2014Cet hôtel est bien mal fréquenté, chère madame, c\u2019est du petit monde avec lequel on ne peut pas faire société sans s\u2019abaisser.6 Bourgeoise (à une nouvelle arrivante).\u2014C\u2019est la vraie vie de famille ici, mademoiselle.Celle qui est arrivée auparavant.\u2014Et voilà!.c\u2019est la vie! PAS TRES DOUX theveiDOF to é Le barbier.\u2014Et comment aimez-vous ce rasoir, monsieur?La victime.\u2014Réellement, je puis difficilement croire que je viens d'être rasé! Le barbier (flatté).\u2014 Alors, que pensez-vous que je viens de vous faire, monsieur.La victime.\u2014Que je viens d\u2019être passé au papier sablé! SA MANIERE DE SEMER LES GRAINES Les poules d\u2019un paysan aillaient constamment chez le voisin et causaient beaucoup de dégâts à ses récoltes.Le voisin pour lui donner une leçon et l'obliger à tenir ses poules sur sa propriété, tue un jour une des volatiles puis s\u2019en va pour l\u2019enterrer tout près de la clôture de la propriété du voisin en question.Il profite pour l\u2019enterrer d\u2019un moment où le voisin peut le voir faire.Paysan.\u2014 Qu\u2019'êtes-vous donc après enterrer ?Voisin.\u2014Je suis justement en train de replanter quelques graines de semence ; vous le voyez bien ?Paysan (en colèrel).\u2014Des graines! Cela ressemble plutôt a une de mes poules.Voisin.\u2014(C\u2019est vrai, mais si cette poule ne m\u2019appartient pas, elle a mangé mes graines, et en l\u2019enterrant je plante mes graines qu\u2019elle a avalées.LES MAUVAIS MOMENTS DE LA VIE ¦ nu: C'est bien agréable d\u2019aller au pique-nique mais ça Vest un peu moins pour le pauvre mari qui transporte le panier aux provisions quand il fait cent degrés de chaleur.Ce n\u2019est plus un panier mais un char de fret qu\u2019il a la sensation d'avoir au bras. Vol.28, No 1, Montreal, 10 juta 1«L6 LE SAMEDI 11 LE BAIN INATTENDU ¦PBbbBBI ¦i\t,«*\t*'\t*X*\u2014f'KJÊfe, >v ¦'AJ: mm.'\u2018V» üH ?r-2-1.- / ii; «î-1 s!- V- V;, -TV.; MiJ ^VV\\' §mm 1 M' Dubidon et son jeune f ils vont se promener en mer mais le papa ne veut pas que son garçon se baigne: \u201cC'est trop dangereusel\" dit-il.2 Mais Dubidon n\u2019avait pas réfléchi que sa grosse bedaine une fois hors du bateau, le contre-coup allait envoyer dans la mer son fils qui ne s\u2019y attendait pas non plus.NOS BLESSES HEROÏQUES C\u2019était pendant l'hiver 1914 pendant la campagne du Sud de l\u2019Alsace.Un blessé ramassé sur le champ de bataille est transporté à l'ambulance à demi-ge'lé.Malgré ses horribles blessures, le pauvre diable plein d\u2019esprit égaye les infirmiers et les autres blessés par ses réflexions continuelles.Au major qui lui dit: Major.\u2014Vous avesz souffert terriblement du froid?Blessé.\u2014Oui, monsieur le major.Savez-vous qu\u2019il y a une s.différence entre ce pays A cette époque et notre bon général P au ?Major.\u2014En voilà une comparaison !.Blessé.\u2014Elle est juste cependant.La différence est grande,.vous ne la devinez pas, réfléchissez un peu.monsieur le major.Major, (après un moment).\u2014Je ne devine pas la différence, je donne ma langue1 aux chats.Voyons, quelle est-elle1?Blessé.\u2014Voilà, monsieur le major.Le pays en ce moment de l\u2019hiver est généralement froid tandis que1 notre général Pau est général manchot (généralement chaud).COMMENT ON RECRUTE LES VOLONTAIRES A HAITI Durant une des dernières révolutions à Haïti, le commandant des troupes du gouvernement à Port-au-Prince, câble à Cap Haïtien de lui envoyer immédiatement par bateau cent volontaires [pour aider à étouffer le mouvement de rébellion qui commençait.Après avoir, pendant deux jours, vainement essayé d\u2019enrôler les 100 volontaires demandés, le commandant de Cap Haïtien ordonna à la force publique de s\u2019emparer de cent hommes valides, et ceux-ci, à mesure de leur arrestation, furent ligotés et mis à bord d\u2019un transport.Le commandant de Cap Haïtien, lors du départ de ces volontai-re!s involontaires, envoya au commandant de Port-au-Prince le message suivant : Commandant des forces du gouvernement à Port-au-Prince.Monsieur, Je vous envoie par le steamer \u201cSaginaw\u201d qui part à l\u2019instant les 100 volontaires que vous me demandez.N\u2019oubliez pas de me renvoyer les liens avec lesquels ils sont ligotés.Commandant de Port-Haïtien.LA FLATTERIE TRIOMPHE Au conseil de révision pour l\u2019admission et la réception des recrues pour la marine, un jeune homme de 19 ans se présente et on fait des difficultés pour l\u2019accepter en raison de sa petite taille.Amiral.\u2014Mais l\u2019on ne peut pas vous enrôler, mon ami, vous êtes trop petit, vous avez à peine la- taille.Recrue.\u2014Cela peut-il m\u2019empêcher de donner ma vie à mon pays?Amiral.\u2014Je vois que vous avez une grande âme, jeune homme, mais il faudrait passer sur la loi pour vous enrôler.Recrue.\u2014En vertu de votre pouvoir discrétionnaire, amiral, vous le pouvez, ce ne sont pas toujours les hommes de grande taille qui deviennent les plus célèbres amiraux, parmi les plus célèbres il y en avait de tout petits.Je désire servir dans la marine.\t, .Amiral.\u2014Votre entêtement me fait hesiter È vous refuser, vous m\u2019avez l\u2019air énergique et d\u2019un grand coeur.Si vous répondez bien à ma question je vous ferai accepter.Voyons nommez-moî les trois plus grands amiraux du monde.Recrue.\u2014Nelson, Jellicoe et.s il vous plaît, amiral, pouvez-vous me dire votre nom?\t.\t, Amiral.\u2014'C\u2019est bien! la commision, à ma demande, consent à vous em ôler.LE JOUR DO PIQUE-NIQUE Regardez cette gravure à la lumière et voyez les choses telles qu'elles se sont passées.mmm.ÉlPg jpgiiFliil wmm Sigü A S' J, m i mÊW/AWi.ÉÊ ï RbvpI wmksxa ¦hh ft\u201d \u2022\u201e / * -/¦T fl.' '¦ 'eA ; : .¦.'Ijgh wm là LE SAMEDI Vol.28.No 1, Montréal, 10 juin 1910 TOUR BIEN REUSSI tyukire.1 Eh bien, il n'est pas gêné ce jeune galant de donner un rendez-vous à ma blonde; on va voir cela si je vais lui jouer un bon tour INGRATITUDE 2 Au même instant, Juliette s\u2019éloigna, et Paul s\u2019assit sur une grosse pierre; ils devaient se rencontrer tous deux dans une heure.Un cordonnier économe et très travailleur a deux filles qui font sa joie et son bonheur, aussi les a-t-il fait élever comme de vraies demoiselles riches.Il a organisé pour elles un intérieur très confortable, et ne ménage pas l\u2019argent nécessaire à l\u2019achat des toilettes qu\u2019elles désirent pour tenir un bon rang.Dernièrement il a pris sur ses économies une somme relativement importante pour leur procurer un excellent piano, car toutes deux connaissent la musique qu\u2019elles ont apprise au couvent.L\u2019aînée est une pianiste assez habile et la plus jeune une chanteuse à la voix juste, douce et agréable.Le père, tout occupé à son travail, ne les a pas encore entendues et il veut leur faire une surprise.Il invite un jour plusieurs de ses amis ainsi que leurs femmes à venir le voir après le soupeir.Le bonhomme veut leur faire connaître les talents de ses filles.Le soir, les visites arrivent et 'ces demoiselles tout heureuses font les honneurs et reçoivent le monde au salon.L\u2019on parle d\u2019abord de choses et d\u2019autres, mais la conversation tombe bien vite sur la musique et sans se faire trop prier, l\u2019aînée s\u2019installe au piano, tandis que sa soeur se tient debout auprès d\u2019elle pour chanter.La chanson, par malheur, mais sans intention malicieuse, était mal choisie.C\u2019était une chanson contenant des paroles dures pour un père qui ne travaille pas alors que sa fetmme et ses en- 4 Juliette, en Vapercevant, ne voulut plus partir avec Paul, et alors Philippe s'approcha d'elle et ils partirent tous deux bras-dessus, bras-dessous, au grand étonnement de Paul gui ne sait pas encore pour quelle raison Juliette ne lui a pas parlé!.3 Mais Philippe dessina des jambes nues et des culottes toutes déchirées sur la pierre où était assis son rival, et il attendit ensuite le résultat.fants travaillent ; le titre suivant seul indique le caractère de la chanson: \u2018\u201c'Tout le monde travaille, excepté papa\u201d.La chanson est très morale, la musique est très jolie et tout le monde applaudit en félicitant les jeunes filles, quand l\u2019on entend un gros sanglot.Le père, assis dans un coin du salon, a cru que ses filles ont voulu se moquer de lui et il leur crie avec mépris: ingrates! ingrates! UNE RECLAME PAYANTE LMditeur d\u2019un journal hebdomadaire avait fait annoncer dans son journal qu\u2019il donnerait un abonnement gratuit d\u2019un an à sa publication aux cinq habitants qui lui enverraient les cinq plus grosses pommes de terre récoltées dans le pays.Quelque temps après un de ses amis le rencontre.Ami.\u2014Eh bien, mon cher, le tirage de votre journal a-t-il bien augmenté ?Editeur.\u2014Pas du tout; pourquoi me demandes-tu cela?Ami.\u2014Je pensais que ton annonce au sujet des pommes de terre avait été mise dans ce but?Editeur.\u2014Oh, nullement ! C\u2019était tout simplement une manière de me procurer sans payer ma provision pour l\u2019hiver.Ami.\u2014Et as-tu réussi?Editeur.\u2014Au-delà de mes espérances.En trois semaines j\u2019ai reçu tant de belles pommes de/ terre que, ma provision faite pour l\u2019hiver, j\u2019en ai revendu 6 poches.¦l m S IM il!!! Voyez à la page précédents et vous saurez pourquoi tous ses braves gens ont le sourire sous la pluie.UNE RAISON BIZARRE QUI TRIOMPHE Un colporteur qui vend de la poudre à pâte so présente dans unel ferme et comme on ne l\u2019a pas vu arriver il pénètre dans la cuisine qui se trouve quelques pieds au-dessous du niveau de la cour et à laquelle on accède en descendant quatre marches d'escalier.La fermière l\u2019apercevant : Fermière.\u2014Que venez-vous faire ici?Colporteur.\u2014Je vends de la poudre à pâte pour gagner mon pain, madame, et je viens vous en offrir.Fermière.\u2014de n\u2019achète jamais rien aux colporteurs.D\u2019ailleurs je n\u2019ai pas besoin de poudre à pâte.Colporteur.\u2014Cependant, madame, vous en avez absolument besoin, je puis vous le preuve r.Fermière.\u2014Comment cela, monsieur?Colporteur.\u2014Si je vous le prouve par une raison suffisamment bonne, me promettez-vous de m\u2019en acheter deux boîtes.Fermière.\u2014Si votre raison est bonne, oui, je vous le promets.Colporteur.\u2014Eh bien voilà, madame, votre cuisine est si basse dans terre, que jamais votre pain ne peut pas avoir de chance pour lever.Fermière.\u2014C\u2019est peut-être pour ça que je ne fais jamais de beaux pains, donnez-moi donc les deux boîtes que j\u2019ai promis de vous acheter si votre raison était bonne.i 2103 VoL 28, No 1, Montréal, 10 juin 1918 LE SAMEDI is La Fée Printemps euilleton du peur T\"U-les Troisième partie\u2014Le mariage de Jenny XII LAZARE BEEKMANN No 8\t\u201cSUITE\u201d \u2014 Peut-être l\u2019aimerais-je, pensa-t-il.Sinon, du moins, elle ne s\u2019en doutera jamais, tant je mettrai de quiétude autour de sa vie !.mon devoir est tout tracé ! Bertigaolles pousuivant son idée : \u2014 Puisque nous sommes d\u2019accord et puisque Jenny va entrer dans votre famille et porter votre nom, Laurent, je ne veux pas qu\u2019il soit dit que le pere de votre femme aura laissé plus longtemps le marquis de Soulaimes, votre frère, dans l\u2019embarras.Et montrant un petit meuble, en un coin :\t/ -r II y a là cinq cent mille francs que j\u2019ai fait retirer avant-hier de la banque.Cette somme permettra au marquis, non seulement de rétablir l\u2019ordre dans sas affaires, mais de lancer sa maison beaucoup plus brillamment qu\u2019il ne l\u2019avait jamais fait.\u2014 Cette somme est beaucoup trop forte, monsieur Bertignolles.__ Je le sais, mais je deviens 1 associe de votre frère et j\u2019ai bien le droit a\u2019apporter ce que je veux dans notre association.U parlait avec sa bonhomie habituelle.Cependant, Laurent ne perdait pas de vue l\u2019objet de sa visite.Par un détour il revint sur le bal._ Je vois, dit Bertignolles en riant, que «ta fête vous a plu 1\t_________.Commencé dao« le No do 22 avril Publié eu vertu d\u2019un traité avec la Société i §tCM de lettre*.RESUME DU PRECEDENT CHAPITRE Le marquis de Soulaïmes avait fait condamner pour vol Bertignolles, un de ses valets.Plus tard, le fils Bertignolles, devenu en Australie 50 foi* millionnaire, revint habiter Paris avec sa fille JenDy.Il résolut de se venger de* de Soulaimes.Pour cela il avait une proie facile en la personne du jeune Laurent, fils prodigue qui venait d\u2019être chassé du régiment pour dettes de jeu.Il fit mine de s\u2019intéresser à lui et le plaça comme directeur dans une de sas mines.La fille Jenny s'éprit de lui et pour le forcer d\u2019épouser sa fille il voulut le ruiner.Un de ses hommes, sur ses ordres, fit perdre h Laurent 100,000 francs dans une nuit et il fut chassé du cercle pour non paiement de sa dette.La famille de Laurent le mit eu demeure de se suicider pour éohapper au déshonneur.La fée printemps, Marie Rose, qu\u2019il aimait d\u2019un amour Chaste depuis l\u2019époque de son service militaire le sauva et lui redonna le courage de travailler pour se racheter.Pendant ce temps, Bertignolles fit parvenir il Laurent par l\u2019intermédiaire de Goux qui s'était faufilé dans l\u2019usine comme employé, dix faux billets de 10,000 francs chaque.Laurent d'après les ordres supposés de son frère ne remercia pas, paya ses dettes et chercha du travail Ayant refusé d\u2019épouser la fille Bertignolles il ne put avoir sa place.Michel croyant que son frère était le faussaire, paya les billets et emprunta pour sa paye mensuelle.La veille de la paye, Laurent désireux de revoir sa mère, vint en cachette il Nogent.Ce même soir Goux, obéissant a Bertignolles, vint voler la caisse et tua le caissier.La mère aveugle accourut aux cris d\u2019appel et parvint ft saisir le meurtrier qui lui dit être son fils Laurent, puis se dégagea et se sauva.Michel avait aperçu Laurent.Dès lors la mère et Michel croient Laurent le meurtrier.A l\u2019enquête de la police Goux détourna habilement les soupçons sur Mirador qui fut arrêté.laiurent, appelé par sa fée, vint ft Nogent oit on le reçut comme s\u2019il était l\u2019assassin.Après bien des explications Michel et sa mère le crurent innocent et se rendirent compte qu'uu ennemi s\u2019acharnait ft la perte de leur maison ; ils résolurent de le.rechercher.Goux, après son crime, vint réclamer la main de Jenny, uiais Bfertignolles refusa, et Goux promit de se venger si Jenny ne l\u2019épousait pas.De son cêté, Bertignolles ayant appris que c\u2019était Marie Rose que Laurent aimait, dénonça calomnieusement leurs amours ft la marquise par une lettre anonyme qui amena le renvoi de la fée.Elle revint ft Taris où elle reprit ses leçons de piano, tandis que Gamme et Laurent, persuadés de l'innocence de Mirador, recherchèrent l\u2019assassin.BerrtgnoJle» revit Laurent et tous deux allèrent voir Michel il qui l\u2019américain apparut comme un sauveur.Bertignolles promit ft Miche! de le sauver, mais il fit sentir ft la marquise que cela déitendait du mariage de Laurent avec Jenny et la marquise demanda ft la fée de sacrifier son amour.Rose promit et ne revit plus Laurent.Gaume (A Laurent allèrent un jour chez Bertignolles pour questionner Michel sur Beermann qe qui effraya l\u2019américain.Gaume le remarqua.Il rechercha Rage et apprit d'elle son sacrifice d\u2019amour.Laurent, pour sauver Michel, obéit à sa mère et se rendit ft un bal masqué donné par Bertignolles dans le but de demander la main de Jenny.Goux se rendit à ce bal, déguisé et masqué; il somma Bertignolles d\u2019empêcher ce mariage.Gaume déguisé entendit ces menaces, courut prévenir Laurent et Michel et tous trois surveillèrent la sortie, Michel ayant cru reconnaître Beermann.Mais Goux.ne sortit pas, d'où Gaume conclut qu'il habitait la maison et devait être Fexécuteur des ordres du maître.Il chargea Laurent de questionner, dès le lendemain, Bertignolles au sujet de sou secrétaire.\u2014 En effet, vous deviez, je suppose, avoir là des compagnons de vos aventures en Amérique, ou du moins des amis qui, par une attention amusante* avec leurs costumes pittoresques, tenaient à vous faire ressouvenir de ces aventures ?\u2014 Et pourquoi supposez-vous cela, mon cher Laurent î »l \u2014 C\u2019e^t que j\u2019ai remarqué, entre autres, un cow-boy.Bertignolles tressaillit.Malgré lui, en dépit de son flegme habituel il fronça le sourcil.C\u2019est qu\u2019il comprenait que cette question était préméditée chez le jeune homme ; que cette question, ce n\u2019était pas la 14 ££ SAMEDI Vol.28, No 1, Montréal, 10 juin 1918 simple curiosité qui l\u2019amenait sur ses lèvres.Pourquoi ?Laurent avait-il donc des soupçons ?Les mailles de l\u2019enquête se resserraient-elles très lentement, mais très sûrement autour de lui, l\u2019enveloppant de leur inextricable et redoutable réseau ï Ah ! comme il avait raison lorsqu\u2019il voulait empêcher Romain Goux d\u2019aller à -cette fête ! Et il avait fallu qu\u2019on lui désobéit ! Romain avait commis quelque imprudence, sûrement ! Le danger était énorme.Comment faire pour y échapper, pour l\u2019éloigner î Il n\u2019existait qu\u2019un moyen de l\u2019éviter, c\u2019était de rendre impossible une rencontre avec Romain, et pour cela il fallait obliger celui-ci à quitter la France.Y consentirait-il jamais 1 Bertignolles en doutait.Cependant il n\u2019avait pas encore répondu aux paroles de Laurent.\u2014 Un cow-boy 1 dit-il.Oui, c\u2019est vrai.J\u2019ai cru le remarquer, en effet, dans la foule.\u2014 Il vous a parlé ! \u2014 C\u2019est ibien possible.J\u2019ai eu à m\u2019entretenir avec tant de gens, dans une pareille cohue, que je ne sais plus quels sont ceux qui ont conversé avec moi.Et le costume des cow-boy, en particulier, m\u2019est trop familier pour que j\u2019y prête, comme vous, beaucoup d\u2019attention.Mais, mon cher Laurent, quel intérêt avez-vous donc à me demander tout cela ?Fallait-il tout dire à Bertignolles 7 11 n\u2019y avait encore, en Laurent, aucun soupçon qui pût l\u2019en empêcher et le mettre sur ses gardes.Mieux valait peut-être tout confier et mettre ainsi l\u2019Américain au courant.Bertignolles, de cette façon, serait peut-être utile à l\u2019enquête de Gaume.\u2014 Un très grand intérêt, monsieur Bertignolles, et que je vous expliquerai plus tard ! Rappelez bien vos souvenirs.Rappelez-vous bien ce que cat homme vous a dit.\u2014 Ma foi, je n\u2019en sais plus rien, je vous l\u2019avoue, mais vous m\u2019étonnez beaucoup.\u2014 Je vais donc préciser.\u2014 Précisez, mon cher enfant.\u2014\t\"Cet homme, au moment pu il a été entendu, vcfus disait : .\u201cSi elle meurt, du moins, elle n\u2019appartiendra à.personne.Et qui sait si je n\u2019aimerais pas mieux la voir morte !\u201d \u2014 C\u2019est une phrase typique, en effet.\u2014 Il est impossible que vous ne vous souveniez point de l\u2019homme qui a prononcé de pareilles paroles ! \u2014\tC\u2019est la vérité, cependant.\u2014\tAinsi, vous ne pouvez me renseigner ?\u2014 Non ! Bertignolles essayait de conserver tout son flegme.Malgré lui, il sentait s\u2019en aller sa confiance ; ses mensonges eux-mêmes ne pouvaient qu\u2019exciter la surprise du jeune homme.On ne nie pas l\u2019évidence, ou, nier ainsi, c\u2019est avouer qu\u2019on craint quelque chose.Les deux hommes n\u2019osaient se regarder.\u2014 Interrogez-le adroitement, avait conseillé Gaume, ne le perdez pas de vue pendant que vous lui parlerez !.Et Laurent releva les yeux sur le père de Jenny.Le large visage de Bertignolles exprimait rarement les expressions de l\u2019âme excepté, peut-être aux jours de grands bouleversements intérieurs, et Laurent fut frappé de son trouble et de sa pâleur.Et il se demandait, tout au fond de lui-même : \u2014 Qu\u2019est-ce done ?Il ment.Pour-' quoi ce mensonge ?Et il reprit aussitôt ; \u2014 Monsieur Bertignolles, vous m\u2019avez jusqu\u2019aujourd\u2019hui donné trop de preuves d\u2019affection pour que je ne vous dise pas toute la vérité.\u2014 Oui, oui, dit Bertignolles qui se ressaisissait difficilement.\u2014 Je suis convaincu que les paroles que je redisais tout à l\u2019heure vous les avez entendues.\u2014 Cependant, Laurent, puisque je vous affirme.\u2014 Ecoutez-moi,.Je suis convaincu également que vous connaissez ce cow-boy avec lequel vous vous entreteniez,.\u2014 Sous le masque, est-ee possible ?\u2014 Mais vous êtes resté longtemps avec lui.\u2014 Sous le masque la voix change.\u2014 Non, dit Laurent, ému, et voilà justement pourquoi je vous interroge, monsieur Bertignolles, c\u2019est que cet inconnu a un accent, l\u2019accent anglais, et que l\u2019homme qui a entendu sa voix a cru reconnaître en lui un employé de mon frère, traducteur de la correspondance étrangère, nommé Lazare Beerrnann.Cette fois, Bertignolles s\u2019y attendait.Il np fit pas un mouvement.\u2014\tOr, continua le jeune homme, nous , avons des raisons de croire que ce Lazare Beerrnann serait peut-être le meurtrier de Jactel.et par conséquent.le faussaire que nous cherchons également, l\u2019homme enfin de qui viennent tous les malheurs tombés sur nous.\u2014\tQue me dites-vous là ! \u2014\tLa vérité ! Dès lors vous comprenez monsieur Bertignolles, de quelle importance sont les renseignements que j'attends de vous et que je vous supplie de ne .point me refuser.\u2014\tCertes, mon cher enfant, ces rensei- gnements, je vous les donnerais bien vite, si cela était en mon pouvoir.\u2014- Vous refusez.\u2014 Dans les bals masqués, quelques joyeux garçons cherchent toujours à vous intriguer en vous racontant des histoires de l\u2019autre monde.Je me rappelle, en effet, maintenant, que j\u2019ai été accosté familièrement par ce cow-boy qui s\u2019est mis à me causer.de quoi ?Je ne sais plus! \u2014 Je vous en prie.Monsieur Bertignolles.\u2014 Je ne songeais guère à l\u2019écouter, mon enfant.les paroles qu\u2019il disait, je vous l\u2019assure, n\u2019arrivaient pas jusqu\u2019à moi, car en .cet instant-là je regardais dans le salon voisin, ma fille Jenny, heureuse et toute resplendissante de beauté, qui passait à votre bras.\u2014 Ainsi rien ?rien ?\u2014 Non, mon enfant, absolument rien.Cet homme, évidemment, essayait de m\u2019intriguer.Peijt-être était-il allé trop souvent au buffet et avait-il établi trop de comparaisons entre mes différentes marques de champagne.\u2014 Ah ! monsieur Bertignolles, vous plaisantez, et j\u2019ai la mort dans l\u2019âme.\u2014 Je ne peux cependant vous dire ce que j\u2019ignore.\u2014 Voilà qui est étrange.Que trouvez-vous là de surprenant?Je vous demanderai à mon tour, mon cher Laurent, dans quel but, dans quel intérêt, je vous cacherais le renseignement que vous me demandez, s\u2019il était en mon pouvoir de vous le fournir.Non seulement ce serait vous montrer bien peu d\u2019affection, mais je n\u2019hésite pas à dire qu en agissant ainsi je serais coupable, gravement coupable ! Bertignolles tendait en même temps les mains à Laurent.Mais Laurent ne les prit pas.Le soupçon, \u2014 indéfini, \u2014 naissait en lui, non pas même un soupçon, mais une inquiétude, \u2014 une surprise ! Bei tignolles, navré, disait douloureusement : \u2014 Vous ne me croyez pas ! Si, monsieur Bertignolles, je vous crois ! Mais Laurent avait dit cela par politesse.Il n\u2019était pas convaincu.Un incident, par bonheur pour le maître, fit diversion à cette scène pénible.On vint avertir Bertignolles que le déjeuner était servi.\u2014 Venez, dit-il amicalement, vous allez revoir Jenny.Voilà qui va changer le cours de vos pensées.Us entrèrent dans la salle à manger.Jenny ne s\u2019attendait pas à l\u2019arrivée de Laurent.Elle rougit et pâlit tour à tour.Mais elle se souvenait que la veille le «2 Vol.28, No 1, Montrial, 10 juin 1916 LB SAMEDI 15 jeune homme l\u2019avait quittée bien singulièrement ; elle lui gardait un peu de rancune au fond du coeur, et elle attendait qu\u2019il s\u2019en expliquât.Il lui demanda pardon.\u2014 J \u2019ai été appelé par mon frère, dit-il, pour une grave affaire qui intéresse notre honneur de notre nom.Un agent de police venait de nous signaler la présence possible, à la fête de votre père, de l\u2019assassin de Jactel.\u2014 Oet homme chez nous, auprès de nous, fit Jenny.Bertignolles se pencha à l\u2019oreille de Laurent : \u2014 Prenez garde, elle est très nerveuse.N\u2019insistez pas trop sur toutes ces histoires !.Et il s\u2019assit à table, avec une satisfaction visible, ainsi que fait un homme à la conscience tranquille, doué d\u2019un excellent appétit.Mais Jenny suivait une idée fixe : \u2014 Et un agent de police, avec cela ?.Mais j\u2019aurais eu peur, si j\u2019avais su ! Voyez-vous quel scandale si le meurtrier avait été arrêté dans les salons de mon père ?.Heureusement, il n\u2019en a rien été, n\u2019est-ce pas ?.\u2014 Moi, je dis malheureusement, mademoiselle, car croyez bien que toutes les précautions eussent été prises et que le meurtrier eut été arrêté, non point dans l\u2019hôtel, mais dans l\u2019avenue.\u2014 Mais vous vous étiez trompée, sans doute ?Tous les invités de mon père nous sdht connus, vous le pensez bien.\u2014 Il peut se glisser des étrangers sous le masque.\u2014 Dans quel but cet homme serait-il venu ici ?.\u2014 Peut-être parce qu'il savait y rencontrer mon frère et moi-même.\u2014 Et l\u2019agent de police avait cru le reconnaître ?\u2014 A sa voix, oui, mademoiselle.\u2014 Voilà qui est intéressant ! \u2014 Ai-je obtenu votre pardon, mademoiselle ?\u2014 Certes.Et elle lui tendit la main sur laquelle il mit un baiser.Elle s\u2019assit à table auprès de son père.Et Laurent lui-même les imita.Il y eut un silence.Laurent, malgré tout, paraissait préoccupé, et Bertignolles le considérait en dessous.Lui-même n\u2019était pas rassuré.Il comprenait pour la première fois, et alors qu\u2019il touchait presque au but, la lourdeur de la tâolie qu\u2019il avait entreprise.11 était à la merci d\u2019un hasard.Que ee hasard mit Romain G ora* en face de Laurent, ou du marquis de Souloi- mes, ou même de Gaume, et il était perdu ! Comment ce hasard ne s\u2019était-il pas produit jusqu\u2019à ee jour ?Romain ne paraissait, il est vrai, que dans son cabinet de travail, et nul autre que Bertignolles n\u2019y pénétrait.De son cabinet, il rentrait chez lui.Jadis, il mangeait le plus souvent à la table du maître.Depuis le meurtre, depuis qu\u2019il avait besoin de se cacher, on le servait dans sa chambre.Et d# l\u2019hôtel, il ne sortait que la nuit venue.Grâce à tant de précautions, Laurent et Romain ne se connaissaient pas.Mais le hasard serait-il clément jusqu\u2019au 'bout ?Voilà ce que redoutait Bertignolles.Il redoutait encore autre chose : Est-ce que Jenny n\u2019avait pas vu et peut-être reconnu ce cow-boy dont les paroles mystérieuses intriguaient si fort Laurent de Soulaimes ?Et si Laurent venait à en parler, est-ce que la jeune fille n\u2019allait pas commettre une imprudence ?Et le silence même de Laurent, en cet instant, en trahissant les secrètes préoccupations du comte, semblait une menace.Pourtant aucune question ne vint le troubler autrement.Laurent s\u2019occupait maintenant de Jenny.On eût dit qu\u2019il avait oublié le sujet même de sa visite à Bertignolles.Peu à peu, du reste, il subissait le charme de la jeune fille.Sa sédustion était,si grande qu\u2019il ne pouvait se défendre contre elle.Et des remords lui venaient, lesquels frayaient le chemin de la pitié.Et, justement, pour échapper à ces remords, il répondait aux gentilles avances de Jenny, souriant à ses sourires et, glissant sur la pente des intimitçs, il se surprenait à faire avec elle, en vue de leur mariage prochain, des projets d\u2019avenir.Certes, il n\u2019oubliait pas la pauvre Marie-Rose ! Quand il peüsait même à la jolie Fée Printemps, au milieu de ses conversations avec Jenny, brusquement il se taisait, le coeur gonflé, les paroles s\u2019arrêtant, étranglées à la gorge, et des larmtes jaillissant presque des yeux.Mais il refoulait cette pensée.Et son sourire cachait vite à Jenny sa douleur secrète.Quand il quitta Bertignolles, il se rendit tout de suite à la Préfecture, où Gaume l\u2019attendait.Celui-ci était impatient de le voir.Et quand le comte entra, il s\u2019élança vers lui et l\u2019entraîna dans un bureau où ils se trouvèrent seuls.\u2014 m \u2014 \u2014 Eh bien ?dit-il, vous avez interrogé M.Bertignolles ?\u2014 Oui.Je sors de chez lui.\u2014 Que vous a-t-il dit.?\u2014 Il n\u2019a pu me donner aucun renseignement.\u2014 Il ne connaît pas cet homme ?\u2014 Non.\u2014 Oh ! oh ! \u2014 Du moins, il le prétend.\u2014 Il ment.\u2014 Je l\u2019ai pensé comme vous.\u2014 Il ment, c\u2019est certain.Maintenant, pourquoi ment-il ?Voilà ce qu\u2019il importe de savoir !.Pourquoi ?Pourquoi ?.Lui avez-vous laissé comprendre la raison de votre insistance ?\u2014 Je ne lui ai rien caché, à la fin de notre entrevue.\u2014 Je vous avais recommandé de bien l\u2019observer, de ne rien perdre de ses ges^-tes, de ne pas quitter des yeux son visage.\tt \u2014 Je me suis souvenu de vos recommandations.\u2014 Qu\u2019avez-vous remarqué ?\u2014 Une émotion étrange.\u2014 Qui n\u2019a pas, je fois le dire, duré bien longtemps.Oui.C\u2019est un homme fort, que ce Bertignolles.\u2014 A quoi songez-vous, Gaume ?\u2014 Ma foi, je n\u2019oserais vous le dire.Ou, pour être franc, à l\u2019heure qu\u2019il est, je ne soupçonne rien, mais j\u2019ai un tas de mauvaises pensées.Oh ! ne m\u2019interrogez pas, ce n\u2019est pas la peine.Si je\\ vous les disais, comme ça, tout de suite, sans pouvoir vous les expliquer, je passerais à vos yeux pour un monomane.J\u2019aime mieux attendre.' Et après réflexion : Dites-moi : Avez-vous réfléchi, depuis hier, à l\u2019inexplicable disparition de notre cow-boy ?\u2014 Oui.Et vous n \u2019avez rien trouvé, vous ?\u2014 Rien.\u2014 Moi, je pense que notre homme n\u2019est sorti ni par l\u2019avenue de Friedland, ni par la porte de service, il n\u2019a pas dû passer par les toits, ce qui ne lui e[ût pas servi à grand\u2019chose, puisque l\u2019hôtel est isolé.et que dans ees conditions, il n\u2019a pas dû quitter cet hôtel.Mais alors?dit Laurent devenu tout pâle.Tout beau, tout beau, ne pensez à rien, je vous en prie.attendons.Connaissez-vous le personnel de l\u2019hôtel, tous les gens qui entourent Bertignolles et Mlle Jenny ?\u2014 Non.Savez-vous du moins comment est composé ee personnel ?Pas d\u2019une manière précise.\u2014 Dites-moi ee que vous savez. 16 LE SAMEDI Vol.28, No 1, Montréal, 10 juin 1918 \u2014 Il y a uue dizaine de domestiques, hommes et femmes, les uns pris à Paris, les autres amenés d\u2019Amérique par M.Ber-tignolles au moment où il est revenu s\u2019installer en France.\u2014 Vous les avez vus ?\u2014 Pas tous, un ou deux seulement.\u2014 Et ceux-là ne vous rappellent pas les traits de Lazare Beermann ?\u2014 Non.\u2014 Rappelez bien vos souvenirs ?\u2014 En aucune façon.\u2014 Et en dehors des gens de la maison ?\u2014 M.Bertignolles a un secrétaire.\u2014 Quel est cet homme ?\u2014 Je ne me suis jamais trouvé en sa présence.Gaume paraissait très fiévreux.Il sentait d'instinct qu\u2019il touchait peut-être à l\u2019explication de l\u2019énigme et qu\u2019un atome \u2014 un rien qui pouvait bouleverser toutes ses combinaisons \u2014 les séparait de cette explication^ Et comiquement il résumait ainsi ses pensées : \u2014 Ce cow-boy n\u2019avait pas des ailes ! il n\u2019a pu s\u2019envoler dans les étoiles.ni s\u2019enfouir sous la^terre.Bone, il a dû passer la nuit à l'hôtel.Et bougonnant, très en colère contre lui-même : \u2014 Reste à savoir si ce cow-boy et Lazare Beermann ne sont qu'un seul et môme individu, car après tout je ne suis pas infaillible, moi.Je puis m\u2019être trompé ! \u2014 Comment le savoir ?\u2014 Vous n\u2019avez pas interrogé Mlle Jenny ?\u2014 Non.\u2014 Par elle nous pourrons peut-être savoir la vérité.\u2014 Comment cela ?\u2014 Si ce cow-boy de malheur est connu de son père, Mlle Jenny le connaît peut-être également.Il est possible qu\u2019elle l\u2019ait remarqué dans le bal.Et si vos prévisions sont justes, si c\u2019était d\u2019elle qu\u2019il était question dans les paroles que j\u2019ai entendues, eh bien, qui sait si elle ne vous renseignera pas ?\u2014 Voyez Mlle Bertignolles, monsieur de Soulaimes.Par elle nous arriverons à la vérité.Et hochant la tête : \u2014 Il me semble que nous brûlons ! Deux jours après, Laurent se retrouvait chez Bertignolles.Le mariage étant décidé, l\u2019époque en étant fixée, le jeune homme allait reve-nir tous les jours à l\u2019hôtel, auprès de sa fiancée.Le matin, des fleurs arrivaient à l\u2019adresse de Jenny, malgré Bertignolles, qui, dans sa dure et paternelle franchise, avait dit : \u2014 Surtout^ pas de folies ! pas de dé- penses inutiles ! Jenny est une fille très simple.Elle est insensible à ces sortes d\u2019attentions, et une tendresse de vous lui fera 'beaucoup plus de plaisir.Il avait été convenu également que plusieurs fois la semaine jusqu\u2019au mariage, Bertignolles conduirait sa fille à Nogent, auprès de la marquise.L\u2019aveugle s\u2019était retrouvée avec cette enfant et chaque fois elle avait apprécié les qualités de son coeur.Elle voyait cette union avec confiance, et si le souvenir de l\u2019amour si vrai, si pur de Marie-Rose mettait en elle quelque regret, elle se disait du moins que Jenny, bien vite, par sa douceur, effacerait l\u2019image de la Fée Printemps du coeur de Laurent.Bertignolles était auprès de sa fille lorsque le comte de Soulaimes se fit annoncer.Le jeune homme était toujours reçu le sourire aux lèvres.Un quart d\u2019heure se passa.Malgré tout, Laurent était préoccupé.Les paroles de Gaume lui revenaient à l\u2019esprit.Jenny et Bertignolles s\u2019apercevaient de cette inquiétude.Et le maître devinait bien quel en était le motif.Mais sans doute qu\u2019il était rassuré, maintenant, et que le danger si menaçant des jours derniers n\u2019existait plus pour lui, car il n\u2019hésita pas à interroger le comte : \u2014 Qu\u2019avez-vous donc, mon cher Laurent ?\u2014 Excusez-moi, si je suis un peu distrait auprès di* vous, Jenny, dit-il avec un sourire à sa fiancée.\u2014 C\u2019est vrai, mon père a raison.vous paraissez inquiet.\u2014\u2022 Inquiet, non pas, mais très occupé assurément.\u2014 Par quoi donc ?Est-ce qu\u2019il est possible que vous ayez des secrets pour nous ?\u2014 Non, non, je n\u2019en ai pas.Du reste, j\u2019ai déjà entretenu votre père, le lendemain de votre fête, de la cause même de cette préoccupation.\u2014 Ah ! ah ! dit Bertignolles, d\u2019un air détaché.vous y pensez toujours ?-\u2014 Toujours.Et se tournant vers Jenny, Laurent allait lui demander, à brûle-pourpoint, si elle n\u2019avait pas remarqué ce cow-boy rôdant autour d\u2019elle, avec lequel son père, pendant le bal, s'était entretenu si longtemps.Mais Bertignolles le guettait.Un peu d\u2019émotion pas'sa, rapide, sur son visage de brave homme.Et, avant même que Laurent parlât, ce fut lui qui, s\u2019adressant à sa fille, dit tout à coup : \u2014 Au fait, mon enfant, tu pourrais sans doute être utile à Laurent ?\u2014 De quoi s\u2019agit-il ?\u2014 Laurent t\u2019a raconté qu il avait cru reconnaître, chez un de nos invités, la voix de l\u2019homme qu\u2019il soupçonne d\u2019avoir assassiné le caissier de son frère.\u2014\tJe me souviens.\u2014\tEh bien, tu l\u2019as peut-être remarqué, toi, cet homme, et peut-être, sous le masque, l\u2019as-tu reconnu, ce qui est possible après tout.\u2014\tIl faudrait au moins que je connusse son déguisement.\u2014 Il était en cow-boy.\u2014 En cow-boy ?dit-elle.Elle cherchait.Laurent «la regardait ardemment, guettant ses premières paroles.Quant à Bertignolles, il souriait.Et pour aider sans doute à la mémoire de sa fille, il ajouta : \u2014 Il paraît que cet homme m\u2019a adressé ila parole à plusieurs reprises.Je n\u2019ai pu, dans le nombre et au milieu d\u2019une bousculade pareille, me souvenir des gens qui m\u2019avaient interpellé, et si de ton côté, ta mémoire est plus fidèle que la mienne, je te prie de vouloir bien renseigner Laurent.L\u2019initiative venait de lui.Il ignorait ce qu\u2019allait répondre Jenny.Sans doute, il était préparé au danger qu\u2019il venait de susciter lui-même, un danger terrible pourtant, car son visage ne trahissait aucune émotion.Sur ses lèvres, le même sourire.Et dans ses yeux une sorte d\u2019attente curieuse de ce qu\u2019allait dire sa fille.\u2014 Il me semble, fit Jenny, qu\u2019il y avait deux ou trois de nos invités qui, sans doute, pour faire plaisir à mon père et lui rappeler sa première profession en même temps que la source de sa fortune, avaient choisi le costume pittoresque de cow-boy.\u2014 Ah ! fit Bertignolles vivement.Vous le voyez, Laurent, ma fille en Votre pharmacien peut vous procurer les tablettes CERTONE\u2014 50 contins et $1.00 la boîte.Plusieurs pharmacies ont déjà les tablettes CERTONE en magasin.Procurez-vous des tablettes CERTONE pour les soldats en khaki.A -A Ne Désespérez Plus Filles et femmes maigres peu favorisées de la nature.Le Bustinol du Dr Simon peut faire pour vous ce qu'iil a fait pour des légions d\u2019autres.Pour une fille ou une ' femme qui, de q u e 1 q ue manié r e qu\u2019elle s'habille, se sent toujours humiliée à cause de sa\t__ maigreur, le Bustitnod est toute une révélation.Il fait engraisser d\u2019au moins une livre par jour, remiplit les creux du cou, des épaules, donne de l\u2019ampleur, développe et raffermit /la chair, fait grossir d\u2019une façon élégante, assure une bonne santé, u»ne apparence superbe.Pour en avoir la preuve, 11 suffit d\u2019envoyer votre adresse avec 10 etfl pour frais de poste et emballage et vous en recevrez un échantillon avec tout ce qu\u2019il faut pour vous prouver son efficacité réellement prodigieuse.Adressez Cio Dr Simon, Dépt.5, No 219 rue des Commissaires, Montréal.Toute correspondance strictement confidentielle Commandes, paquets ou lettres sont toujours expédiés de açon & ce que personne ne puisse en soupçonner le contenu.Prix du traitement complet, $1.00.Employez les Miller's Worm Powders et la bataille contre les vers est gagnée.Ces poudres remédient aux conditions morbides de l\u2019estomac favorables aux vers, et ces parasites destructifs ne peuvent plus exister dès qu\u2019ils se trouvent en contact avec ce remède.Les vers sont chassés des intestins sans aucune difficulté.Les organes redeviennent sains et la santé des enfants s\u2019améliore.CHEVEUXjONDULES \"WAVCURL\u201d donne de belle» ONDULATIONS PERMANENTES.Une bouteille est suffisante, quand même vos cheveux seraient bien difficiles à friser.Une personne noua écrit comme suit: \"Mes cheveux sont devenus très vite une masse de boucles ondulantes.\u201d Résultat certain.Prix 66 contins.Réduction spéciale pendant quelques semaines.Envoyez 24 cents seulement pour une grande bouteille de 66 cents.THE NEW WAVCURL Co., 97 Cromwell House, Holborn, London, W.O.r-A.s.x.jcz-'v'O'cra -ô_isTGtx.^is ANGLAIS en 3 mots assure.Ma méthode ne connaît pas d'insuccès, je garantis voua enseigner l\u2019anglais en 3 mois, ou 11 ne vous en coûtera rien.Venez consulter mes nombreux é èves avant votre Inscription, $3.00 par mois, jouir ou soir; aussi leçons privées.Pas de vacances.Professeur Tardif.382 Ste-Catherine Est.Tel.BeUl Est 34 75.Les Mahometans qui déposent de Tangent dans les 'banques ou dams les caisses d\u2019épargnes postales enrichissent ces banques ou le gouvernement, parce qu\u2019ils n\u2019acceptent jamais d\u2019intérêt pour leurs dépôts.Leur religion leur en faisant la défense formelle, Us n \u2019acceptent pas de retirer plus qu\u2019ils n\u2019ont déposé.NOS LIEUX D\u2019AMUSEMENTS Parc Sohmer Nul endroit d\u2019amusement ne présente peut-être autant d avantages que le Parc Sohmer à Montréal.Situé au milieu de la ville, c \u2019est-à-dire à la portée de tout le monde, il jouit néanmoins d\u2019un admirable emplacement sur le bord du St-Laurent, Avec son immense salle de spectacle, sa promenade en plein air où abondent les jeux divers, ses nombreux attraits et son modique prix d\u2019entrée, le parc Sohmer est bien l\u2019endroit idéal pour s\u2019amuser par lels bons ou mauvais temps.Nous ne pouvons donc -que le recommander chaleureusement à tous nos amis; le peu que cela leur coûtera leur sera largement rendu en plaisir éprouvé.Midway Theatre Les vues animées sont devenues un réell besoin à notre 'époque mais dans la quantité d\u2019établissements de ce genre ouverts au public, bien peu donnent du réellement digne d\u2019être vu.Le Midway Theatre, au coin de Ste-Cathenine et St-Laurent, est un des meilleurs sous tous rapports.Son gérant, M.George Gladianos, s\u2019assure toujours la primeur de ses films et son choix ne se porte que sur ce qui offre une valeur indiscutable.C\u2019est dire qu\u2019au Midway cm est certain de trouver un spectacle qui plaît.VIEUX SOULIERS TRANSFORMES EN TAPISSERIES Certaine,melnt, vous ignorez que la vie d\u2019un soulier est finie, que ce soulier ne peut plus servir à rien, quand vous le jetez aux ordures ou quand vous le donnez à un passant.Vous pensez que le passant le porte encore quelque temps puis le jette à son tour; eh Men, détrompez-vous, et apprenez que tous les vieux souliers jamassés dans les ordures ou achetés pour quelques centins par une .certaine catégorie de gens, qui tirent de cette industrie de jolis bénéfices, sont utilisés pour faire des tapisseries.Pour si extraordinaire que cela puisse paraître, c\u2019est cependant un fait que les fabricants de! tapisseries sont toujours acheteurs de tous les vieux souliers.Ceux-ci Sont d\u2019abord nettoyés à la perfection, tous les clous ou oeillets en sont enlevés soigneuse-melnt et finalement le cuir qui reste est transformé en une pâte très claire.Ces tapisseries en cuir avec reliefs qui vous plaisent tant ne sou! ordinairement que du papier épais recouvert d\u2019une couche dé cuir qui n\u2019est autre chose que cette'pâte formée avec le cuir de vos vieux souliers.L\u2019on emploie beaucoup ce genre de tapisseries pour décorer les murs des bibliothèques et des salles à manger.Lu dorure que Ton emploie pour l\u2019ornementation de ces ¦tapisseries est d'autant plus solide .que le cuir employé dans la fabrication des tapisseries est de bonne qualité.Les 'herbes marines sont par elles-mêmes de véritables baromètres naturels.Leis marins qui habitent les bords de la mer en ont toujours dans leurs maisons.Si le temps est sec et par conséquent si la journée doit être belle, la plante reste sèche et pous-siéreluse, si au contraire le temps doit changer c\u2019est qu\u2019il y a de l\u2019humidité dans Tadr et dans ce cas la plante absorbant cette humilité devient humide et gluante.Le înaneceuillier est un arbre de la famille dels euphorbiaeées qui croît dans l\u2019Amérique Centrale, à Cuba, aux Antilles et dans les îles de l\u2019Océan Indien.Cet arbrel, quant à sa forme, rappelle le poirier et son fruit ressemble à une pomme d'api qui serait marquée de côtes.Cet arbrel est 1res redouté à cause de ses propriétés vénéneuses, le seul contact de son latex (suc laiteux qui coule dans certaines plantes) produit des ulcères et son fruit elst un poison assez violent.* * * A Munich, en Allemagne, il existe un hôpital qui est entretenu exclusivement par la vente des vieilles plumes d\u2019acier ramassées ¦ lans toute l\u2019Allemagne.Ces vieilles plumes sont transformées en ressorts de montres, en couteaux et en razoirs. Vol.28, No 1, Montréal, 10 juin 1916 LE SAMEDI 39 \u201cJ\u2019AVAIS UNE DOULEUR DANS LE DOS.J\u2019AVAIS CRACHE DU SANG ET MES FORCES AVAIENT TELLEMENT DIMINUE QUE JE NE POUVAIS ME TENIR SUR MES JAMBES.J\u2019ETAIS COMME UN HOMME IVRE\u201d.\u201cLE MEDECIN DE LA COMPAGNIE MEDICALE MORO M\u2019A DIT COMMENT JE DEVAIS ME TRAITER.LES PILULES MORO M\u2019ONT FAIT DU BIEN IMMEDIATEMENT\u201d.Quand un homme tombe malade, il perd son courage et ses forces, puis, le plus souvent, il cherchera à tromper sa peine en essayant d\u2019endormir ses douleurs.Gare alors aux médecines liquides, toujours alcooliques la plupart du temps frelatées et malsaines, lorsqu\u2019elles ne sont pas dangereuses.Il est prouvé et parfaitement établi que les Pilules Moro pour les hommes répondent exactement aux besoins de ceux-ci, dans tous les cas de faiblesse et de malaises organiques.Elles soulagent et fortifient les reins, le foie, le coeur, tout comme elles guérissent n\u2019importe quel désordre causé par un excès de travail, de trop violents exercices, du surmenage ou des abus de toutes sortes.Bonnes également pour les jeunes gens et les hommes d\u2019âge mûr, les Pilules Moro s\u2019adaptent à toutes les constitutions et sont supérieures aux drogues de toutes sortes, même à certains médicaments très dispendieux.Aussi est-ce le remède le plus recommandable qu\u2019un homme puisse employer.Les Pilules Moro réconfortent, tonifient et guérissent.Même après que d\u2019autres remèdes ont failli, les Pilules Moro réussiront; elles sont préparées pour les hommes et elles possèdent les vertus nécessaires pour stimuler l\u2019énergie virile et donner à l\u2019homme ce regain particulier de force qui lui convient.Voici ce qu\u2019en a obtenu M.Louis St-Roch: \u201cJ\u2019avais entrepris de faire un travail le soir après ma journée, et j\u2019avais dû y mettre toutes mes forces.Peu de temps après je me suis aperçu d\u2019une douleur dans le dos tout le long de l\u2019épine dorsale.J\u2019ai craché du sang et mes forces out tellement diminué que j\u2019avais de la peine à me tenir sur mes jambes, j\u2019étais comme un homme ivre.Je me sentais toujours fatigué et pour cela je me décourageais.J\u2019avais conservé un assez bon appétit, mais souvent la digestion me fatiguait.Depuis longtemps, je me faisais soigner, mais cependant je ne me remettais pas.Un jour, je me procurai quelques boîtes de Pilules Moro, et j\u2019écrivis au médecin de la Compagnie Médicale Moro, qui me dit que je devais me traiter.J\u2019eus confiance tout de suite.Le traitement me fit du bien dès le commencement, mes forces se sont augmentées et les douleurs sont disparues.Quoique je me porte très bien, je continue à prendre encore des Pilules Moro, car je veux m\u2019assurer pour longtemps une bonne santé.\u201d\u2014M.Louis St-Roch 36 rue Héloïse, St-Hyacinthe, Qué.M.LOUIS ST-ROCH.CONSULTATIONS GRATUITES.\u2014 Hommes malades, venez en toute confiance, consulter notre médecin ou écrivez-lui si vous 11e pouvez pas vous rendre à nos bureaux.Ses consultations sont tout à fait gratuites et se donnent tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, le samedi jusqu\u2019à 8 heures.Les hommes malades et dont l\u2019état l\u2019exige, peuvent recevoir de notre médecin, au moyen d\u2019appareils les plus perfectionnés, des traitements à l\u2019électricité destinés à leur faire le plus grand bien.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.lonoi OB30I IODOI I0E30X Cl A T ,~M~ A TTT \u201cB D O \u201cQuel bonheur, dit la jeune maman, grace au bon SIROP du Dr CODERRE j\u2019ai, bien des fois, soulagé mes enfants de douleurs d\u2019estomac, de souffrances de la dentition, etc., je considère que c\u2019est le meilleur dont une mère puisse se servir.\u201d\u2014 Mme FELIX COMEAU, 165 avenue Gaulin, Woonsocket, R.-I.MERES, insistez auprès de votre marchand pour qu\u2019il vous donne le SIROP du Dr CODERRE et n\u2019en acceptez jamais d\u2019autre.Evitez les imitations.Le SIROP du Dr CODERRE est vendu par tous les marchands de remèdes.Prit, 25c la bouteille.I0E30I 330001 IOE IOBOI IODOB IOESGS I9HOI fl 40 LE SAMEDI Vol.;S No 1, Montréal, 10 juin 1916 Æ& Prince VOTRE CREDIT EST BON F Ameublement et Fournitures de Maisons A Paiements Faciles La Cie J.S.PRINCE 85, Boulvd.St-Laurent Entre Vitré et Craig, Montréal.EXAMEN DES YEUX Guérison des y*ux sans médicaments, opération ni douleur.Nos \"Verre# Tor|«\" nouveau etyle à ORDRE, «ont garantis bien VOIR de LOIN et de PRES, tracer, coudre, lire et écrire.1 LE SPECIALISTE BEAUMIER AdCC°\u2018 144 Rue Ste-Catherine Est Co,n AVIS\u2014Cette annonce rapportée vaut l&c par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité: Yeux artificiels.N\u2019achetez jamais des \"pedlers\" ni 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