Le samedi, 1 mars 1916, samedi 25 mars 1916
[" 40 PAGES Lire: Page 6, Les Aventures de Charlie Chaplin.40 PAGES J&Sa/msdi/ VOL.XXVII, NUMERO 42 MONTREAL, 25 MARS 1916 Journal Illustre Hebdomadaire Le Numéro 5 Cts Dans l\u2019attente du printemps 3.\t; ':ÊÊÈt& ¦ A ! LE SAMEDI Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 QXIEXI l i Michel T^L^nno MOCUI hnsh innfituM' Les Fatigues et les Tracas du Ménage et de la Vie Sociale engendrent des misères morales et physiques occasionnées par la pauvreté du sang et l\u2019épuisement du système nerveux tout entier.Bientôt la nervosité, les \"insomnies, les étourdissements, les indigestions, les maux de tête, les vertiges et les malaises particuliers à la femme viennent troubler son existence, lui enlèvent toute ambition et lui font perdre tout intérêt aux choses ordinaires de la vie.Pourtant, les victimes de ce surmenage, moral et physique, peuvent facilement recouvrer : force, santé, énergie, ambition, et revoir encore la vie tout en rose, en faisant usage du VIN ST-MICHEL Un nectar, à la fois apéritif, digestif et reconstituant, dans lequel les vertus magiques des extraits essentiels à la vie, s\u2019attisent à la flamme parfumée d\u2019un vin généreux.Le Vin St-Michel fait merveille dans toutes les maladies de langueur, qui se caractérisent par l\u2019anémie, l\u2019épuisement, le manque d\u2019ambition et d\u2019énergie.Le VTN ST-MICHEL se prend à la dose d\u2019un verre à vin avant les repas et chaque fois que le besoin s\u2019en fait sentir.BOIVIN WILSON & CIE LIMITEE (Seuls Agents)-468 RUE st-paul, °- Montreal UUIIIIl) IIIUUUI1 1* UILj Llllll I Ll_( EASTERN DRUG CO., BOSTON, MASS., Agents pour les Etats-Unis.NÜMERO SPECIAL DU 1ER AVRIL 1916 Les lecteurs du SAMEDI sont informés que le No du 1er avril paraîtra sur 48 pages, soit 8 de plus qu\u2019là l\u2019ordinaire.Dans ce numéro, en plus d\u2019une nouvelle sentimentale d\u2019actualité, ils trouveront: \u201cLes doléances de Lésime G-auquier\u201d, amusante étude de moeurs avec illustrations, par Mistigris.Malgré ces 8.pages supplémentaires, le SAMEDI du premier avril sera vendu au même prix que d\u2019habitude.Les lecteurs devront donc retenir leur No immédiatement car la vente en sera assurément très rapide et les demandes supplémentaires ne pourront être accordées que si elles sont faites sans tarder aux Edit.-Prop., Poirier, Bessette & Oie, 200 Boul.St-Laurent, Montréal.N LA BEVOE POPULAIRE Magazine mensuel illustré de 148 pages Poirier, Bessette & Cie, Edit.-Prop.200 Boul.St-Laurent, Montréal.Le No de Mars comporte soixante-quatre articles, un superbe roman complet et de nombreuses gravures.C\u2019est dire qu\u2019il peut fournir de longues heures de lecture attrayante pour un prix minime, la Revue Populaire n\u2019étant vendue que 10 cents seulement le numéro.Citons quelqiues-uns de ses articles : La Chine Portugaise, par A.Fortier.Travaux féminins.Petits sacs nouveaux.Les célèbres clefs de Metz.Travaux faciles : Un porte-parapluie.Le Trésor de la Banque-Souvenir de 1870.Le Martyre du curé de Sem-puis.L\u2019oiseau des tempêtes.Petit dictionnaire d\u2019architecture.Huit verges cubes de diamants.Les grottes mystérieuses.Roman : M O N E T T E, par Mathilde Alanic.Le Cycle à travers les âges.(Voir art.p.142)* Exercices curieux des soldats allemands.Le Travail des perles.Un combat de poissons.L\u2019avalanche, projectile de guerre.L\u2019Astrologie gratuite.\u2014'Mois de Mars.L\u2019invention du fil de fer barbelé.Les femmes parlent plus que les hommes.Un animal extraordinaire ; l\u2019Hydre.Les nez caractéristiques.Le cycle à travers les âges, etc.Le No du mois prochain sera également très varié* Nous y publierons comme roman: L\u2019Héritage de Car-cassou, par Ch.Solo CONDITIONS D\u2019ABONNEMENT \"V Prix :.( $1.00 par année .\u2022\u2022\u2022\u2022 1\t50c pour six mois pour n'im porto quel endroit du Canada ou des Etats-Unis (EXCEPTE MONTREAL ET BANLIEUE) COUPON D\u2019ABONNEMENT Ci-inclus veuillez trouver la somme de j $1.00 pour un an 1 50c pour six mois d\u2019abonnement a la Revue Populaire.Nom .M., Mme ou Mlle.(Bien 'spécifier vôtre qualité) Rue .Localité .Adressez comme suit: MM.Poirier Bessette et Cle, 200 Boni!.St-Laurent, Montréal . Vol.2t, Ko 42, Montréal, 25 Mars 1910, LE SAMEDI « Montréal et Europe Un an .$2.50\tUn an .Six mois .\t1.25\tSix mois Les abonnés changeant de loeâütê «ont priés de nous donner un avis de 8 Jours, l'empaquetage de nos sacs de malle commençant 5 jours avant de les livrer à la poste.ABONNEMENT (Payable d'avance) Entered March 23rd 1908 at the Post Office of St.Alban*, Vt., as second class matter under Act of March 3rd 18 79.JOURNAL ILLUSTRE HEBDOMADAIRE Organe du Foyer Domestique PRIX DU NUMERO: 6 Cts LE SAMEDI Fondé en 1889 HEURES DE BUREAU : De 8.30 a.m., à5.45 p.m., tous le* Jour*, excepté le samedi, de 8.30 a.m., à midi.Tarif d\u2019annonce fourni sur demande.POIRIER, BESSETTE & CIE, Tél.Main 2680,\tPropriétaires.200, Boul, St-Laurent,\tMontréal.¦/'y Carnet Editorial Mort ou Vif ! Mort ou vif ! Tel est le mot d\u2019ordre peu rassurant qui concerne le fameux Villa sur qui se concentre un peu l\u2019intérêt du moment; et comme il y a probablement une respectable liasse de bank-notes promise à celui qui s lunparera du bonhomme, il faut en conclure qu\u2019ou est plus en sécurité dans sa peau à soi que dans la sienne.Peut-être qu\u2019là l\u2019heure où paraîtront ces lignes, le gaillard sera coffré, peut-être qu\u2019il courra encore eomme ces poulets trop mai- gres qui trouvent toujours le moyen d\u2019esquiver la hache sacrifi-eatrîce, quoiqu\u2019il en soit, il n\u2019est pas trop tard d\u2019en dire quelques mots car il est à présumer que le gredin fera encore pas mal de parler de lui.Et pour cela, il faut forcément dire un mot du Mexique, pays dans lequel un homme du genre de Villa n\u2019a, en somme, rien qui puisse étonner.Le Mexique n\u2019est pas précisément, comme certain pays d\u2019O-rient, le pays du matin calme.C\u2019est une espèce de marmite continuellement en é bullition, tant sous le rapport des gens que sous celui du terrain lui-même.Tremblements de terre et révolutions, chocs de montagnes et chocs de partis, c\u2019est la vie courante là-bas et un mexicain qui vivrait vingt-quatre heures comme le commun îles mortels, trouverait certainement qu\u2019il lui manque quelque chose.Depuis que les mexicains se sont soulevés contre la domination espagnole, soit un peu plus d\u2019un siècle, ils ont eu quelque chose comme près de 260 révolutions et plus de 60 dictateurs.Quant à l\u2019état d\u2019anarchie, il n\u2019a existé qu'une seule fois.Pour la bonne raison qu\u2019il n\u2019a jamais eu d\u2019interruption.Et ce n\u2019est pas Villa qui aura guéri son pays de cette maladie-la.Personnellement, Villa est ce qu'on peut appeler un drôle de corps; laid comme un singe, il a le moral d\u2019un tigre et la duplicité d\u2019un boche.Toutefois, il ne huit, paraît-il que de l\u2019eau; il n\u2019est pas ivrogne, cela lui manque.Ce qui lui plait surtout, c\u2019est l'indépendance mais il faut savoir ce que ce mot signifie dans sa bouche; c\u2019est un type dans le genre du joueur qui veut tout prendre et laisser le reste aux autres.Il estime que le genre humain ne se compose que de deux classes de gens: les voleurs et les volés et il trouve qu\u2019il est préférable de faire partie des premiers.Soit dit en passant, il y en a pas mal qui font leur petit Villa un peu partout mais ils s\u2019y prennent avec plus de ménagements que le vrai.Quand le célèbre bandit eut des démêlés avec Huerta qu\u2019il qualifiait de \u201cvieil âne ivre\u2019\u2019, il faisait risette aux américains mais une risette qui ressemble à celle du chat sur la patte duquel on marclie car, au fond il était parfaitement de l\u2019avis de ce Huerta qu\u2019il combattait, tout au moins en ce qui concerne la question des étrangers au Mexique.Or, Huerta n\u2019y allait pas par quatre chemins.Il déclarait tout bonnement ceci: \u201cJe n\u2019ai pas peur des américains et aucun mexi-\u201ccain ne les craint; si le président Santa-Anna ne s\u2019était pas \u201cvendu aux Etats-Unis en 1847, nous aurions battu les Yankees \u201ccomme nous les battrons sûrement la prochaine fois.\u201d Villa, lui, a trouvé le moyen de renchérir encore sur ce lan- gage, il prétend, qu\u2019à part le Mexique, il n\u2019y a que deux nations an monde: l\u2019Angleterre et le Japon.Tout le reste, dit-il, ne mérite pas le terme de nation, et les Etats-Unis valent moins encore, eux qui ne sont qu\u2019un \u201csalmigondis\u201d des autres races.Il conclut en affirmant qu\u2019un jour le Japon et le Mexique s\u2019uniront et que les Etats-Unis seront avalés comme un petit pain chaud.Villa me fait légèrement l\u2019effet de regarder son ventre avec un microscope et ses voisins avec le petit bout de la lunette.Par dessus tout, ce coureur de grands chemins se prétend patriote du fond du coeur; là encore, tout dépend de la signification qu\u2019il attache à ee mot de patriote.Au physique, c'est un robuste gaillard aux yeux injectés de sang et à la face bestiale; au moral, c\u2019est un être violent, énergique et qui sait se faire craindre.Il a du reste, pour cela, un moyeu radical: il a toujours des menaces de mort à la bouche et fréquemment il les met à exécution.Quand quelque chose ou quelqu\u2019un ne marche pas à son gré, il le supprime.Ça évite les réclamations.Et il a trouvé, quand il fait procéder à des exécutions, un moyen aussi pratique qu\u2019économique: on place les condamnés l\u2019un derrière l\u2019autre par groupes de cinq; un soldat vise avec sou fusil la poitrine du premier et fait feu au commandement.La même balle traverse les cinq malheureux; c\u2019est de l\u2019ouvrage rapide.Villa a une conduite d\u2019ailleurs en rapport avec l\u2019éducation qu\u2019il a reçue.Pendant dix-huit ans il a été bandit de grand chemin puis plus tard quand il a été général de rebelles, il s\u2019est entouré d\u2019un état-major choisi avec soin; on y remarquait un journaliste israélite, un officier allemand ex-instructeur des troupes turques, un baron prussien et quelques autres du même acabit.Son éducation s\u2019est alors parachevée.A l\u2019en croire, Villa ne serait pas ambitieux; il sait que son instruction est complètement nulle et il a au moins le bon sens d\u2019avouer qu\u2019il ne ferait, en conséquence, qu\u2019un piètre politicien.Il ne se fait pas d\u2019illusion non plus sur la popularité qu\u2019il peut avoir encore ou plutôt sur celle qu\u2019il a eue.Un jour, après une victoire qu\u2019il avait remportée sur Huerta, il entendit ses sold a t s l\u2019acclamer frénétiquement.En guise de remerciement, il galopa jusqu \u2019à eux, arrêta son cheval et hurla en roulant des yeux furibonds : \u2014Tas de chiens ! vous criez \u201cViva Villa\u201d parce que j\u2019ai le dessus, mais que je vienne à être battu et vous lécherez les bottes de mon vainqueur!\u201d rm quoi u n avait pas toutJà-fait tort; la popularité est bien passagère pour des hommes comme lui, elle n\u2019est faite que de crainte tant qu\u2019ils sont puissants ou paraissent l\u2019être mais, vienne la degiingolade, c est a qui insultera le plus l\u2019idole tombée Ceci permet de prévoir, dans une certaine mesure qu\u2019il est peu probable que Villa tombe vivant aux mains de ses poursuivants Quand sa dernière escorte de bandits le verra irrémédiablement Perdu, c\u2019est elle probablement, qui pour se venger la première de toutes les vexations subies, lui donnera le coup de grâce \u20ac TV Comme un poulet trop maigre.Fernand de Verneuil. « LE SAMEDI Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 LA NOUVELLE MERE \u2014Tais-toi, tais-toi, disait la jeune madame Pruneau, à son petit garçon qui venait (le se faire mal aux pieds.Ne pleure pas! Sois un homme comme ta maman! CASSE COMPLETEMENT t « \u2022 i Le client.\u2014Combien ces culottes me coûte- ront-ellesf Le tailleur.\u2014Cinq piastres, monsieur.Combien voulez-vous avoir de poches à ces culottesf Le client.\u2014Aucune.Je n\u2019aurai pas besoin de poches après a voir payé ces culottes! _?______ Le premier établissement publie pour prendre des bains chauds a été ouvrit en Angleterre en 1679.MON CLOCHER Lorsqu\u2019au retour d\u2019un long\u2019 voyage, Je commence à me rapprocher Des toits pressés de mon village, Mon premier soin est de chercher Mon vieux clocher.Pour éloigner l\u2019ennui morose, Toujours je n\u2019ai qu\u2019à me pencher, Et voir, là-bas, le couchant rose Comme une pourpre s\u2019accrocher A mon clocher.Mes pensers noirs, à grands coups d\u2019ailes Vilains oiseaux effarouchés, Alors, avec les hirondelles, S\u2019en vont, tout là-haut, se percher Sur mon clocher.Lorsqu\u2019au terme de ma carrière, La mort s\u2019en viendra me faucher, Qu\u2019on choisisse à ton ombre chère Un petit coin pour me coucher, O mon clocher.Même au ciel où Dieu, je l\u2019espère, Un beau jour voudra me loger, Mon âme serait étrangère Si je ne pouvais me pencher Sur mon clocher.Et, soulevant un peu la toile, Encor j\u2019essaierai d\u2019arracher Un de ses clous d\u2019or, une étoile, Pour, du regard, au loin, chercher Mon vieux clocher.Alphonse BOURGOIN.-\u2014o- La saison de pêche pour les huîtres perlières, à l 'ile de Ceylan, ne dure que 22 jours et durant ce laps de temps on pêche plus de 12 millions de ce,s huîtres précieuses.DANGER Tôt o.\u2014Maman, chérie, tu vas prendre le rhume' si tu continues à courir ainsi sur l\u2019herbe sans tes pantoufles! PROBLEME DIFFICILE L\u2019élève.\u2014Puis-je vous faire une question, monsieur! Le maître.\u2014Certainement ! Je serai heureux de répondre à toutes les questions que tu voudras bien me faire.L\u2019élève.\u2014Si la fin du monde arrive, un jour, et si la terre est toute détruite et que pendant ce temps un homme est en aéroplane dans les airs, où pourra-t-il atterrir lorsqu\u2019il descend ni\u2019 Une livre de laine de mouton peut faire une verge d\u2019étoffe.ON APPREND A TOUT AGE Bile, (d\u2019un air pincé).\u2014Je vois, M.Durand, que je ne pourrai pas apprendre à vous aimer.Lui.\u2014Je pense que si.mademoiselle, une fille n\u2019est jamais trop vieille pour apprendre l\u2019amour.PREUVE SUFFISANTE Le père, (à sa fille).\u2014As-tu quelque preuve de son amour?La fille.\u2014- Certainement, papa, il laisse mon frère jouer avec sa bicyclette.2 Enfin j\u2019ai fini! disait Gertrude, je rais donc pouvoir lire \u201cLe Sam edi\u2019\u2019 à mon ai*c.Voici ma chance! disait J îles, et il glissa h m \u2019 < eau de pâte à la plu e de Fido TOI H INGENIEUX Ht 1 U faut pourtant que Gertrude me donne une de ces tartes, disait Jules, tout en découpant un more: au de pûte.Pendant ce temps Fido ronflait sur la chaise.3 Alors le jeune vilain tira lu queue de I ido si fort que le chien ne cessait pas de hutier.Oh! dit Gertrude, tnt voilà assise sur le chien; pauvre petite b&lc! CHOSE QUI DEVIENT POSSIBLE Un monsieur visite la prison et il questionne un prisonnier.Monsieur.\u2014Pourquoi êtes-vous en prison, mon ami?Prisonnier.\u2014Parce que je me suis marié.Monsieur.\u2014Ce n\u2019est pas possible, on n\u2019a pas pu vous condamner à prison pour vous être marié.Prisonnier.\u2014C\u2019est la vérité cependant!.Monsieur.\u2014Ah !.Prisonnier.\u2014Le lendemain de mon mariage ma première femme m\u2019a fait arrêter pour bigamie.-I Ma parole d\u2019honnew, disait Jules, si 1 oms ne muiez pas, Gertrude, que je dise que c\u2019est mus qui avez tué le chien, donnez-moi un morceau de gâteau et je ne le dirai jamais Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 LE SAMEDI 5 COI/ PJ> DE P f T O 1 PETIT COURRIER L'IMPORTANCE DE MADAME L\u2019ECRIN AUX PERLES D\u2014J'al l\u2019intention d'acheter un objet utile ù ma femme pour sa fête.Que pensezjvous d\u2019un joli petit canif a manche d\u2019argent pour taiMer ses crayons?TIT-JACQUES.B.\u2014Je pense que ce serait une dépense superflue si elle sait où vous placez vos rasoirs.D.\u2014A quel âge poussent les dents de sagesse ?JUSTIN.B.\u2014Quelquefois quand les cheveux commencent a tomber maie, souvent, beaucoup plue tard.D.\u2014Souvent mon mari se chicane avec ma mère et il la traite d\u2019huître.Croyez-vous que c'est une insulte, çia?LUCETTE.B.\u2014Je pense plutôt que c\u2019est un compliment en votre faveur; c\u2019est une manière délicate qu'à votre mari d\u2019insinuer que vous êtes une perle.D.\u2014Je suis très vieux et très riche, j\u2019aime une fille très jeune et très pauvre qui consent à m\u2019épouser mais un scrupule me retient: puis-je condamner cette jeune fille a toute une vie d\u2019ennui et de tristesse?K.TREVIN-ZAN.B\u2014N\u2019ayez pas cette crainte, une veuve jeune et riche trouve toujours a se remarier convemalblement.D.\u2014A quoi servent exactement tous les poteaux qu'il y a dans les rues de Montréal?CURIEUX.- B.\u2014A indiquer, pendant la saison d\u2019hiver, où commencent les trottoirs.QUAND certaines gens sont sortis de leurs dettes, ils ressemblent aux poissons qui sont hors de Peau: ils ne sont satisfaits que quand ils sont plongés dedans à nouveau.IL EST difficile d\u2019être en môme temps riche, plein de santé et sage.PARCE QUE vous voyez, au théâtre, un homme et une femme assis l\u2019un près de l\u2019autre q,ui ne s\u2019adressent pas un mot, ill ne faut pas en conclure que ce sont des étrangers.Cela peut fort bien être le mari et la femme.A QUARANTE ans, un homme connaît à peu près la moitié de ce qu\u2019il croyait connaître à vingt ans.DEFINITION masculine de l\u2019éternité : L'intervalle de temps qui s\u2019écoule entre l\u2019instant où une femme a dit : \u201cJe suis prête\u201d et celui où elle sort de la maison.L'HOMME qui glisse sur la pelure de banane qu\u2019il a jetée lui-même à terre et se casse le nez sur le trottoir dômontre d'une façon splendide qu'il y a une \u201cjustice tomamante.\u201d UNE COURTE réponse est souvent suivie d\u2019un long silence.sa Wl$m$ ai Elle.\u2014 T\u2019as .Veau, faire, ton frais.n\u2019empêche que le jour oit, je serai morte et enterrée, tu sera# le premier à t'apercevoir qu\u2019il y aura une grande place vide à la maison Lui.Il y a longtemps que je le sais ! ENIGME OU MIRAGE?Est-ce une femme?Est-ce un vase de f leurs t :\t«4 >- (Extraits authentiques de livres, journaux, etc.) De la Revue : \u201cUn nommé Bemasconi, dans un accès de folie, a tué le curé de Lumime, voisine de Bellinzone.Bernasconi s'est enfermé dans son domicile qu\u2019il a tenté d\u2019incendier.La police a fait feu sur le feu, pendant que les pompiers s'efforçaient de maîtriser le feu.\u2019\u2019 Au Tessin, la police a donc des armes pour l'extinction du feu! Du Petit Parisien (article de M.Lamy) : \u201cUn peu moins de cent mille hommes occupent les points stratégiques et les mesures restent prises pour qu'ils fussent renforcés au premier signal.\u201d Grammaire d\u2019académicien, quoi! De la Dépêche de Brest : \u201cU y a dans cette île, au large de Quiberon.prisonniers allemands : 1250 sont employés à la réfection des routes, les 1000 autres à diverses occupations selon leurs aptitudes.\u201d Ça, c'est écrit par un finaud qui n\u2019a pas voulu qu\u2019on con naisse le nombre total des prisonniers ! De VIndépendant, de Fall-River (29 février 1916) : \u201cIl y a un an.Le 29 février 1915, près de DIxmude, l\u2019artillerie belge détruit des ouvrages allemands, un avion bombarde lu gare maritime d\u2019Ostende.\u2019\u2019 Et ces coquins de calendriers qui l\u2019avaient oublié le 29 février, Vannée dernière! De l'Est républicain: \u201cOn achèterait un àne d\u2019occasion .S'adresser au journal\u201d C\u2019est aimable pour la rédaction- De la Démocratie de la Haute-Marne : \u201cCette valise contenait 30 marks en monnaie anglaise.\u201d Et peut-être aussi quelques shillings allemands.De Germ in le Lacent eux, de Goncourt : \u201cSur le siège le dos du cocher était étonné d\u2019entendre pleurer si fort!\u201d Pour un peu, il s\u2019apitoyait, ce brave dos.Du Journal: \u201cGérard crispait ses mains sur la monture de la lorgnette; il enfonçait ses ongles dans le métal.Et ils entraient, vous savez.Du Journal : \u201cIl me souvient également d\u2019un pharmacien qui, après avoir exhibé le ver solitaire, expulsé et recueilli par ses soins, d\u2019un homme politique, eut à s\u2019en mordre Us cinq doigts et le pouce.\u201d Ah bah!\tDEMOCRITE. LS SAMEDI Toi.27, If O 42, Montré*!, 25 Mon Wîf 9 LES AVENTURES DE CHARLIE CHAPLIN warnr i nmmm MH 1 Un jour que je me promenais dans un pwrc, un jeune galant qui était assis avec une belle demoiselle m\u2019interpella.2 II me donna sa carte en me disant que je n'avais aucune affaire à rester près d\u2019eux, et il me convoqua en duel pour le lendemain.Z Je fus à mon poste de très bonne heure, j\u2019eus même le temps de faire la pêche dans le canal d'égoMs.4 L instrument choisi fat le pistolet, et avant de commencer le 5 Et c\u2019est ce que nous fîmes sans hésitation/ notre jeune galant par-juge nous demanda de faire dix pas.\ttit arec son air hautain et pendant ce temps, je tirai sur ma ligne gui était bien accrochée.G Et voici ce qui arriva, notre beau monsieur descendit dans le canal et le duel ne put avoir Heu- De plus, je fis la conquête de la belle demoiselle qui m\u2019embrassa de joie, cor elle avait une préférence marquée pour mol Votre ami Charlie.UN STRATAGEME DE PUBLICITE L\u2019ANATOMIE N\u2019A PAS CHANGE Une affiche ingénieuse, lue sur les murs d\u2019une grande ville du centre du Canada: \u2018'\u2018Un portefeuille contenant une somme de trois cents dollars et de nombreuses commandes a été perdu par le voyageur de la maison X.\u201c(Prière à la personne qui le trouvera de renvoyer les commandes à la maison X.et de garder les trois cents dollars à titre de récompense.\u201d Naturellement tout le monde lit cette alléchante promesse, et chacun se dit que le paquet de commandes recueillies par le voyageur devait être considérable pour motiver une semblable récompense.Par cet ingénieux stratagème de publicité, la maison X.est assurée que ceux qui lisent l'affiche répètent partout qu\u2019elle a une nombreuse clientèle et que, semblables aux moutons de Pa-nurge, ils s\u2019empresseront de l\u2019augmenter.TANT PIS POUR ELLE ! La femme, (émotionnée).\u2014Oh, mon cher, la cuisinière est tombée et s\u2019est cassée le cou! Le mari, (rêveur).\u2014Renvoie-la immédiatement, je lui avait dit que la première chose qu\u2019elle casserait, elle serait chassée.Un étudiant en médecine demandait un jour au célèbre docteur Parker Cleveland, de son vivant professeur dans une faculté, si, à la bibliothèque, il n\u2019y avait pas d\u2019ouvrage récent sur l\u2019anatomie.-Jeune homme, répondit Cleveland, durant les vingt dernières années, on a ajouté vraiment peu d\u2019os au corps humain.ERUDITION Le piofesseur.Ce jeune homme est un jeune homme très instruit.La femme.On dit qu il est surtout fort en langues Le professeur.\u2014Il parle cinq langues La femme.L\u2019anglais, le français, l\u2019allemand, l\u2019espagnol et la DOMESTIQUE DIFFICILE Dame.\u2014Alors vous avez perdu votre cuisinière?\ti n!!lne'p°W; el-le ost !!estée seulement trois jours à la maiso: lfamf.\u2014J ourquoi est-elle partie?saiIpeure.\u2018^Blle \u201c donné Vmr rais0Q que mon chapeau lui fa toi.fî, No 43, Montreal, 25 Ma» TU9 f EXCUSEZ-MOIÜ U.\u2014 mm* 1 Avocat.\u2014 Est-ce que votre femme était avec vous le jour de l'affaire qui vous amène devant le tribunal î Témoin.\u2014Non, m'sieu ! 2 Avocat.\u2014 En êtes-vous bien certainf Rappelez-vous que vous êtes sous serment! Témoin.\u2014 J\u2019crois bien qu'j\u2019en suis certain! 3 Avocat.\u2014 Votre femme était-elle avec une de ses amies f Témoin.\u2014Non, m'sieu! 4 Avocat.\u2014 Alors, dites-nous pourquoi vous ne lui avez pas demandé son avis, c\u2019est pour le moins ce que vous auriez dû faire! IL DESIRAIT ETRE OBLIGEANT Le père de Jean tient un petit magasin de bombons, et le petit garçon apporte souvent des bombons à l\u2019école qu\u2019il partage avec les autres enfants.Un matin, la maîtresse remarqua une odeur forte de pastille de menthe, et chercha à savoir qui mangeait ainsi des bombons pendant les heures de classe.Ineapaible de découvrir le coupable, elle s\u2019adressa alors au petit Jean en lui demandant : \u2014Jean, avez-vous des bonbons?\u2014Non, madame, je n\u2019en ai pas.\u2014Est-ce que tes autres compagnons en ont ?\u2014Non, madame.Comme elle se retournait, il toucha sa main et lui dit : Je vous en apporterai à midi.-o- 5 Témoin\u2014 C\u2019est ben simple, m\u2019sieu.j\u2019suis vieux garçon! Avocat.\u2014Excusez-moi! UN FIN DIPLOMATE Jacques.\u2014Papa, seriez-vous content si je vous faisais gagner 50 centins?Le père.\u2014'Certainement, mon enfant, j\u2019en serais très content, cela me montrerait votre intelligence et votre habileté en affaires.Pour vous prouver combien je serais content je vous donnerai les 50 centins que vous m\u2019aurez fait gagner.Jacques.\u2014Alors donnez-les moi tout de suite.Le père.\u2014Il faut d\u2019abord me prouver que vous me les avez fait gagner.Jacques.\u2014C\u2019est bien facile.Vous m\u2019aviez promis 50 centins pour ce soir si j\u2019étais le premier dans ma classe et je suis le dernier.-o- INFORMATION DANGEREUSE \u201cNous étions exposés à mourir de faim\u201d\u2014disait, à la table de sa maison de pension, un célèbre explorateur,\u2014'\u201cmais nous avons coupé en morceaux nos vieux souliers et nous en avons fait de la soupe qui a pu nous conserver la vie.\u2019\u2019 \u201cChut! chut! pas si haut!\u201d\u2014murmurèrent tous les pensionnaires avec un ensemble parfait,\u2014\u201cLa maîtresse de pension pourrait vous entendre.LA FORCE DE L\u2019HABITUDE Un voyageur visite un asile de fous.Voyageur.\u2014Et vous dites que cette salle, c\u2019est celle des chauffeurs qui sont devenus fous?Le guide.\u2014Parfaitement, monsieur, elle renferme actuellement 62 pensionnaires.Voyageur.\u2014Mais où sont-ils donc, je voudrais bien les voir.Le guide.\u2014'Vous ne pouvez pas les voir sans vous baisser, ils sont tous sous les lits en train d\u2019examiner les ressorts.PRIS AU PIEGE Deux jeunes époux se querellent : La femme\u2014Ce qu\u2019il y a de bon, c\u2019est que vous ne pouvez pas dire que j\u2019ai couru après vous.Le mari.\u2014N\u2019empêche que tu m\u2019as attrapé, pris au piège du mariage.La femme.\u2014En voilà une bonne! je t\u2019ai pris au piège, comment cela?Le mari.\u2014Une trappe ne court pas après les rats n\u2019empêche qu\u2019elle les prend bel et bien.DGUTE CRUEL \u201cNotre romance a commencé d\u2019une façon tout à fait dramatique.Mon épouse m\u2019a sauvé la vie alors que je me noyais.Bile nage admirablement bien, vous savez.\" \u201cJe vous conseille, quand vous vous baignerez, de ne pas nager trop loin maintenant.\u201d \u201c Ob, non.Je ne sais pas si maintenant elle me sauverait encore la vie.\u201d IL A CB ANGE DAVIS wii Aj/tbi1' Coeurdefkmme\u2014Chérie, je 't\u2019aime ée plus en plus fort.ü u a des jours même ou je me dis : ce n\u2019est plus de l\u2019amour, c'est de la rage.Rien ne pourra jamais mus séparer.(Mais le papa qui est survenu au milieu de oe beau discours a prouvé tout le contraire.) SA VERSION VN SUJET PENIBLE On avait mené la petite Flora chez le dentiste pour lui faire arracher une dent.Le soir en lui faisant faire sa prière, sa mère fut fort surprise en lui entendant dire dans son \u201cNotre Père\u201d, \u201cEt pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à nos dentistes.\u201d VALEUR INDISCUTABLE Miss Piek\u2014En bonne vérité, à quoi est bon le mari de Léone?Miss Pratique.\u2014 Je te dirai, ma chère amie, que son père lui a donné $100,000 en le mariant.Ee maître.\u2014-Et qu\u2019est-ce que nous avons de l'Inde à part du riz, du cari, du poivre et du ohanvref Benjamin.\u2014Je le sais, moi, monsieur, Vindi-gestion.-o- Il y a à peine un tiers des habitants du globe qui mangent du pain. s LE SAMEDI Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 NOUVELLE mm BtÆtéïâSi Achète-moi donc un billet, tu me rapporteras en venant déjeuner dimanche et je le rembourserai.S\u2019il est'bon, ajouta \u2018in petto\u201d la vieille avare, escomptant la délicatesse de sa nièce qui n\u2019oserait lui réclamer le prix d\u2019un mauvais numéro quand le tirage aurait eu lieu.Jeanne s\u2019inclina avec un léger sourire, elle devinait bien le jeu dont elle n\u2019était pas dupe, Norlbert, son mari, qui avait moins de déférence pour la \u201cTante Harpagon\u201d, retint avec peine un mouvement d\u2019impatience.\u2014Un seul 'billet, monsieur, vous savez que ce sont les derniers, le tirage a lieu dans dix jours.\u2014Merci, c\u2019est une commission.Jeanne se pencha à l\u2019oreille de son mari: \u2014Prends-en un second pottr nous.\u2014Ce n\u2019est pas la peine, va! je n\u2019ai pas de chance.\u2014Laisse-moi choisir.\u2014Ce sera encore une piastre de perdue ! \u2014Je t\u2019en prie.Norbert ne savait pas résistera Jeanne et, haussant les épaules, il jeta une nouvelle piastre sur le comptoir, tandis que sa petite femme très grave rangeait les deux billets dans la double pochette du portefeuille de son seigneur et maître.\u2014Il ne faut pas les confondre, celui de la Tante nous porterait la guigne ! dit-elle en riant.Et rentré au logis, docile, il les plaça dans deux enveloppes séparées et les enferma dans son secrétaire.\u201cDemandez! la liste officielle des numéros gagnants.\u201d \u2014Vite, Norbert! cours l\u2019acheter; si nous avions gagné!.Rentré fatigué de son bureau, il eût préféré ne pas avoir à monter une seconde fois les cinq étages et manger son dîner tranquille, mais il lut tant d\u2019impatience dans les yeux de sa femme que, posant sa serviette, il descendit aussitôt \u20140,706,580.c\u2019est le nôtre! \u2014Non, c\u2019est celui de ma tante; .nous c\u2019est 0,706,581.Elle gagnait cent mille piastres.eux, rien! \u2014'C\u2019est trop fort! s\u2019écria Jeanne exaspérée, pourquoi elle et pas nous ?L\u2019habituel déjeuner dominical chez la tante ayant été remis à huitaine, le billet était toujours llà, dans son enveloppe.\u2014Il ne partira pas ce soir, tu le mettras demain en allant à ton bureau.Viens dîner.\u2014Soit.Le repas fut silencieux, l\u2019on mangea du bout des dents; en passant si près d\u2019eux, le Dieu Plutus avait flétri leur gaîté.\u2014Ça me serait bien plus égal si c\u2019était une autre gagnante ! dit la pauvre Jeanne en repoussant son assiette.\u2014Bah ! elle fera peut-être un petit cadeau à Ernest.\u2014'Elle! allons donc! elle augmentera sa rente viagère, voilà tout.\u2014C\u2019est son droit.\u2014Son droit! son droit!.Elle ne te l\u2019a même pas payé ce billet.\u2014Elle le paiera, sois tranquille.\u2014Enfin! si tu n\u2019avais pas fait sa commission.\u2014'Mais je l\u2019ai faite, ma petite.et j\u2019aurais dû m\u2019en tenir là, tu aurais moins de regret.\u2014De fait est que j\u2019enrage d\u2019y penser!.\u2014Alors n\u2019y pense pas et va coucher bébé.L\u2019enfant fourré dans ses draps (ce ne fut pas long!) elle déposa sur son front un baiser hâtif et revint vers son mari qui lisait.ou feignait de lire, son journal du soir.\u2014Rien de nouveau?\u2014'Rien d\u2019important.sauf en politique.Ah! il ne faut pas être scrupuleux dans la politique.\u2014'Non.il ne faut pas être trop scrupuleux! U y eut un court silence : enfin, prenant son courage à deux mains, elle demanda, sans lp regarder, l\u2019air absoiflbé dans sa broderie anglaise : \u2014Dis donc Norbert.es-tu bien sûr.de ne pas t\u2019être trompé de billet?Il dit d\u2019un ton de reproche: \u2014Tu sais bien que non .\u2014Je ne le sais pas du tout.Nous avons acheté deux billets ensemble.; tu dis que celui-là est à ta tante.Pourquoi?\u2014'Parce que nous l\u2019avons acheté le premier pour elle, tandis que nous avons acheté l\u2019autre, pour nous, après.\u2014Tu peux bien les avoir confondus.\u2014Impossible, toi-même les as placés séparément.\u2014 C \u2019est drôle ! j\u2019aurais juré que le nôtre avait le numéro 0,706,580.\u2014'Si l\u2019autre avait gagné, tu n\u2019en jurerais pas.\u2014Enfin, voyons, Norbert, une erreur n\u2019est pas chose extraordinaire.ça t\u2019arrive quelquefois à ton bureau.\u2014Jamais à mon profit.Elle craignait de l\u2019avoir fâché et se tut, tout à son travail en apparence.mais sa tête travaillait aussi.Au bout d'un instant, elle déposa son ouvrage, vint s\u2019asseoir tout près de son mari et lui demanda calme: \u2014Je ne t\u2019ai pas contrarié, dis?\u2014Mais non, ma chérie ; înoi-même je suis très ennuyé de cette déception pour toi.Alors.il y aurait peut-être un moyen.\u2014Tu voudrais garder le billet de ma tante ?Ce serait un vol, \u2014Oh! quel vilain mot! \u2014La chose serait plus vilaine encore et je m\u2019étonne que tu aies pu seulement y penser.\u2014'Mais je n\u2019y pense pas du tout, tu ne m\u2019as pas comprise.Achète-moi donc un billet. Vol.27, No 42, Montréal, 26 Mare 1916 LE SAMEDI 9 COMME CELUI DE MAMA'S \u2014Oh, papa! Regarde doue ce cheval avec un costume de bain! Wmm W$Êm ce n\u2019est pas cela que je voulais dire.\u2014Alors quoi?\u2014'Oli! que tu es méchant de me parler si durement.\u2014Des larmes! voyons, ma chérie, explique-toi.Je ne repousserais pas un moyen.\u201chonnête.\u201d s\u2019il en existait.\u2014'Dame !.il me semble très honnête à moi.Tu as acheté deux billets pour ma tante et pour nous, l\u2019un des deux a gagné.partageons.\u2014Oui, ce serait une idée.acceptable.si nous étions sûrs que la chance retournée nous en eussions fait autant.et je ne le crois pas.\u2014Pourtant.ce ne serait pas malhonnête?.\u2014'Ce serait indélicat.Crois-moi, ma mignonne, ne fatigue pas ta jolie tête â chercher un détour indigne de ta loyauté.Mais, boudeuse, elle détourna la tête et, prétextant une migraine, se coucha sans lui dire bonsoir.Il passa une nuit agitée.Pauvre petite!.il la comprenait, l\u2019excusait.la vie leur était parfois rude et malgré sa résignation souriante, sa vaillance devant les menues privations, plus sensibles que les grandes, elle avait parfois un soupir en cherchant à équilibrer le maigre budget.Puis elle n\u2019était pas bien forte, elle toussait cet hiver plus que de coutume et ce pauvre bébé pâlot comme il se serait autrement porté si l\u2019on avait pu avoir une maisonnette dans la banlieue.Le sort n\u2019était maintenant pas juste! l\u2019on a beau être un honnête homme, ces choses-là révoltent et plus d\u2019un ont succombé à la tentation.\u2014Et tu ne regretteras pas cette fortune?\u2014On me l\u2019offrirait que je n\u2019en voudrais pas, déclara-t-elle avec conviction.\u2014'Sois tranquille! on ne l\u2019offre pas! dit-il en liant et en dépliant la lettre de la vieille fille.Elle ne contenait que ces mots: \u201cMon cher neveu, \u201cAuriez-vous donc pris au sérieux un propos eq 1 air?Vous le savez, cependant, je n\u2019aime pas jeter l\u2019argent par les fenêtres et je considère les loteries comme des attrape-nigauds.Au reste, dans tous les cas, je ne saurais accepter ce billet que la plus simple délicatesse vous commandait de m\u2019envoyer avant le tirage, car peut-être l\u2019eussiez-vous gardé si le numéro était bon.\u201cVotre tante affectionnée quand même.\u201d Le fameux billet était soigneusement épinglé à l\u2019intérieur.Cette fois le plus scrupuleux pouvait accepter sans scrupule une aubaine si bien méritée et,malgré ses protestations, Jeanne ne se fit pas prier pour en profiter.Elle avait une telle confiance en la sagesse de son mari ! Mais la tante Harpagon ne le leur a jamais pardonné.-+- LES GAFFES DE MARIE Marie est une petite servante bien aimée de sa maîtresse qui a eu elle une grande confiance, mais elle fait souvent des gaffes.L\u2019autre soir, deux dames sonnent et demandent ;à voir sa maîtresse, elle les introduit dans le salon et les fait asseoir, puis elle va voir si madame est chez elle.Elle revient bien vite annoncer à ces dames que sa maîtresse est sortie et ne rentrera que très tard.Une des daines.\u2014C\u2019est bien dommage, j\u2019aurais tant désiré faire sa connaissance, si seulement je n\u2019avais pas oublié mes cartes, je vous en remettrai une pour qu\u2019elle sache qui est venu pour lui rendre visite.Marie, (souriante et gracieuse).\u2014Pas besoin de cartes, madame, quand je suis monté aux appartements de madame je lui ai dit votre nom.ELLE LE CONNAISSAIT BIEN Coroner.\u2014Nous n\u2019avons trouvé dans les poches de l\u2019homme arrêté pour ivresse qu\u2019un mouchoir de poche, trois boutons et un bill acquitté.La dame (qui recherchait son mari).\u2014Un bill acquitté?Oh ! alors ce n\u2019est pas mon mari! IL ETAIT TRES OCCUPE Quand il se leva, brisé de fatigue, Jeanne dormait encore ou feignait de dormir.Il s\u2019habilla sans bruit, puis il prit l\u2019enveloppe contenant le billet de la tante Oudeuil et sortit rapidement.II.rentra pour déjeuner plus soucieux qu\u2019à l\u2019ordinaire, parla peu, mangea sans appétit.Elle le regardait inquiète.Il se leva à la dernière bouchée.\u2014'Tu pars sans m\u2019embrasser! dit-elle en le voyant prendre son chapeau et se diriger vers la porte.Il s\u2019excusa d\u2019un air contraint, lui mit au front un baiser distrait.\u2014Norbert, murmura-t-elle tout bas, tu n\u2019as pas.?Mais devant ses sourcils froncés, ses traits durcis, elle n\u2019osa achever et il s\u2019éloigna précipitamment.Alors, demeurée seule, elle se mit à sangloter.Le commencement du dîner fut aussi lugubre.Au rôti, il y eut un coup de sonnette; c\u2019était une lettre pour Norbert.\u2014La réponse de ma tante, dit-il en la décachetant.Jeanne demanda tremblante : \u2014Tu lui as donc envoyé son billet?\u2014Sans doute, répondit-il sèchement.'Elle eut un cri de joie folle, débordante, et se jetant à son cou toute en larmes : \u2014Mon Norbert.que je suis contente.j\u2019ai eu si peur.j\u2019avais été si vilaine hier.et je t\u2019avais vu si malheureux cette nuit.\u2014Tu croyais donc?.\u2014'Non.rien.j\u2019étais folle!.Est-ce qu\u2019un honnête homme comme toi fait attention aux divagations d\u2019une petite sotte?.Pardonne-moi.et embrasse-moi?.\u2014'Alors, tu m\u2019approuves?dit-il radieux.\u2014Si je t\u2019âpprouve!.mais nous n\u2019aurions plus osé nous regarder en face.Père.\u2014-Bob, ce matin, vous avez été un bien gentil petit'garçon, vous ne m\u2019avez pas dérangé une seule fois.Enfant.\u2014Je vais vous dire, p\u2019pa, j\u2019étais trop occupé à vous faire une agréable surprise.\u2014Quelle surprise, mon -bon petit Bob?Enfant.\u2014J\u2019ai ouvert votre nouvelle boîte de cigares et j\u2019ai coupé un long morceau là chaque bout pour que vous n\u2019ayiez plus à les couper vous-même pour les fumer.LE CHIEN RONFLEUR musai Voilà comment M.Réveille peut aller faire sa femme s'm aperçoive.sa partie au café sans que L1 SAMEDI Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mare 1916 PLAISANTERIE A DOUBLE EFFET 1er officier.\u2014Pourquoi riez-vous tant du lieutenant Tréfort?2e officier\u2014Vous n\u2019êtes pas au courant de sa dernière aventure?1er officier.\u2014Non, j\u2019arrive de congé.Uontez-la moi done.2e officier.\u2014Il y a quelques jours nous étions réunis au Cluib et l\u2019on apporta à tous les officiers du régiment du major Ladouceur, une invitation à une soirée dansante qui a eu lieu hier au soir.Or en prenant communication de sa carte d\u2019invitation, Tréfort trouva la phrase suivante : \u201cMadame Ladouceur sera très heureuse de la présence de votre compagnie à sa soirée, etc.\u201d De suite Tréfort qui ne manque pas une occasion de faire des farces, profita de l\u2019invitation qui prêtait à double interprétation, et hier au soir, alors que la plupart des invités étaient déjà rendus, il pénétra très sérieusement dans la salle du bal à la tête de sa compagnie.1er officier, (éclatant de rire).\u2014C\u2019était en effet une farce \u201ccolossale\u201d, comme dirait un boche ; mais comment le major a-t-ü pris la plaisanterie?2e officier.\u2014Merveilleusement bien, car il connaît le caractère farceur de Tréfort.Il a félicité très ironiquement son lieutenant d\u2019avoir répondu avec autant d\u2019empressement au désir manifesté par sa femme, et il lui a alors expliqué qu\u2019elle lui avait demandé d\u2019amener sa compagnie avec lui, afin de rehausser l\u2019éclat de sa soirée par la présence d\u2019une garde d\u2019honneur.1er officier.\u2014'L\u2019on a dû quand même bien rire et les soldats ont dû passer une triste soirée.2e offcier.\u2014Au contraire, le major a chargé Tréfort d\u2019assurer le service de la garde d\u2019honneur qui ne se composa que de quelques soldats de faction aux portes.Ceux-ci étaient relevés de quart d\u2019heure en quart d\u2019heure; de sorte qu\u2019ils n\u2019avaient guère le,temps de s\u2019ennuyer.Sitôt relevés, ils rejoignaient leurs camarades, que le major avait installés dans un grand appartement, où ils s\u2019amusaient gaiement, tout en prenant des rafraîchissements que leur faisait servir Mme Ladouceur.Seul, le pauvre Tréfort est resté durant toute la soirée en service, passant son temps à relever les sentinelles ou à rester en faction à la porte de la salle où se prenaient les raf raîc hissements.1er officier.\u2014 Comment cette aventure s\u2019est-elle terminée.2e officier.\u2014Vers 4 heures, ce matin, madame Ladouceur, stylée par son mari, et en présence de tous les invités, remercia avec fort bonne humeur, le pauvre Tréfort, en lui annonçant qu\u2019il était assez tard et qu\u2019il pouvait emmener sa compagnie.Le major, renchérissant sur ce compliment, lui déclara que pour permettre à ses hommes de se reposer du service supplémentaire iqu il leur avait imposé, il leur accordait la journée de congé ; il lui donnait l\u2019ordre de veiller à ce que personne ne les dérange sous prétexte de service.1er officier.\u2014Tenez, le voici qui entre.2e officier (allant à Tréfort).\u2014Eh bien, mon cher, vous avez l\u2019air fatigué.Tréfort.\u2014Ne m\u2019en parlez pas, j\u2019ai trouvé mon maître.Ladouceur m\u2019a roulé, je n\u2019en puis plus, je sors seulement de la caserne.2e officier.\u2014Vous auriez dû aller vous reposer et laisser vos hommes dormir en paix.Tréfort.\u2014Mais j\u2019avais une consigne, il fallait bien que je l\u2019exécute.Du reste à chaque instant quelqu\u2019un envoyé par je ne sais qui.arrivait pour demander après un de mes hommes et il fallait que je sois là pour l\u2019arrêter.2e officier.\u2014C\u2019est sans doute le major qui, renversant les rôles que tu avais voulu jouer, trouvait bon de te faire cette farce.Tréfort.\u2014'Loin de me choquer je vais le féliciter de son ironie qui m\u2019a un peu guéri.En Italie on conserve par le froid les feuilles de mûrier destinées à l\u2019alimentation des vers-à-soie.AU BUREAU DE POSTE \u2018 Wmr: Le garçon.\u2014S\u2019il roux plaît, m'sieu, voulez-tu me changer ce timbre-là.Toute la famille l'a liché, la servante aussi, et nous ne pouvons pas le faire coller.LE JOUR DU REPOS 1 Lui.\u2014Arrêtons ce logement-ci; nous ne trouverons jamais mieux pour le prix.Elle.\u2014C\u2019est bien ce qu'il nous faint, mais j'en ai encore une vingtaine d'autres sur ma liste et je veux les voir.2 Lui.\u2014.J\u2019aime bien mieux celui que nous 3 Lui.\u2014Celui-ci ne me plait pas, ni à avons vu le premier!\ttoi non plus, allons donc louer le premier Elle.\u2014-Moi aussi, mais je ne serai contente que nom avons visité, que quand je les aurai tous vus.\tElle.\u2014Bàdre-moi pas.j'te dis que j'veux voir les autres.4 Lui,\u2014Y a pas à dire c\u2019est le premier qui est le mieux de tous! Elle¦\u2014\tlyx T \u2014Vous voyez, Antoine, c'est vraiment embêtant.depuis que j'ai le moyen de mecroi-ser les bras, je ne peux plus le faire.je suis trop gros! UN TRIOMPHE 1 Le professeur de boxe avait offert cinq piastres à celui de ses élèves qui pourrait le battre.2 Et voici ce qu'Emile fit, il attacha une quille à ses bretelles et commença la partie de boxe avec son professeur; la quille l'ayant frappé dès le commencement, le professeur tomba étourdi.3 II f ut alors obligé de remplir sa promesse et de donner les cinq piastres promises à Emile qui fut fort heureux de l'obtenir à si peu de frais.DROLE D\u2019AVENTURE 1 Pauvre minette, elle s\u2019était sauvée en entendant entrer Guillaume car elle savait bien qu\u2019il lut attacherait quelque boîte de conserve à la queue.2 Mais il courut en vain après minette, car il ne put la rejoindre, il eut même une peur terrible en apercevant sa queue si longue et si grosse.3 D\u2019était bien une peur inutile, car cette queue n était pas autre chose que le boa de fourrure de sa grand'mère qui était accroché à la muraille.i t ï Vol.27, No 42, Montréal, % Mar» 1916 ÏJE SAMEDI \\ï ïmsi SACEIPICE ID\u2019-A.ZLÆOTTIES PFr^ d-rsur^d.KoascLSiin.Inédit par ZE^VLl Bertna.37- QUATRIEME PARTIE [II RETROUVEE No 14\t\u201cSuite\u201d ' Mais le tonton hochait la tête : \u2014 Seulement.vous aurez bien de la peine à lui faire entendre raison.bien de la peine.\u2014 Mais j e sais tout.\u2018Mlle Keller me l\u2019a dit.elle a eu pitié de moi.\u2014 Vous savez.\u2014 Que Marcelle est la plus pure.la plus noble.la plus généreuse.Il ajouta avec un grand soupir : \u2014 La plu® follement dévouée aussi.Alexandre allait donc pouvoir se soulager.raconter à son tour ce que ce brave jeune homme ignorait encore : \u2014 Eh bien, moi aussi, j\u2019en ai gros sur le coeur : toute son histoire.vous n \u2019y croyez plus î.\u2014 Non, certes.\u2014 Moi non plus, ;e n\u2019y.crois pas.D\u2019ailleurs, j\u2019ai causé avec la concierge de 1 impasse des Epinettes.Le baron fit un geste qui signifiait clairement : Je ne comprends pas.\u2014 Ah ! vous ne savez pas ça, vous ?\u2022 l\u2019impasse des Epinettes.¦ .c est 1 en < 11 oi t où iî est né, l\u2019enfant.\u2014 J\u2019ignorais, en effet.___Quand Marcelle s\u2019est sauvée de chez Mlle Keller.pour ne pas vous voir.parce que, pauvre petite, elle avait trop peur de ne pas pouvoir résister à vos prières, \u2014 c\u2019est elle qui me l\u2019a avoué, \u2014 elle est retournée dans cette maison où ou la connaissait.Elle s\u2019y est logée.\u2014 Impasse des Epinettes ! Commencé tons le No du 26 Déc.1915.Publié en vertu 4\u2019un traité avec la Société dl^f gens d® lettre*.RESUME DES PRECEDENTS CHAPITRES De ion mariage avec Robert d\u2019Harmont, Juliette Thibaudier avait eu une fLlûe, Marcelle.Harmont, poussé par sa mère, divorça heur épouser la riche américaine Arabella Sullivan.Juliette mourut de chagrin et Marcelle fut placée chez son grand-père à Brunoy.Son oncle qui l'aimait beaucoup ayant fait utn mauvais coup disparut et dès lors Marcelle fut très maltraitée par la vieille servante Célestine Rencurel.Mod.de Crolxmaure prit alors Marcelle chez elle et l'éleva comme sa fille Lucienne un peu plus jeune Qu\u2019elle.Six ans plus tard Mad.de Crolxmaure mourut en recommandant Lucienne à Marcelle.Plus tard, le général Introduisit chez lui le lieutenant Bore).Celul-cl sur le refus du général de lui accorder la main de Lucienne, l'épousa secrètement et partit an Soudan où 11 trouva une mort glorieuse.Mais de ce mariage était né un enfant dont la naissance avait été soigneusement tenue cachée au général.U*n jour cependant il surprit les deux jeunes flirtes près de l'enifant et Marcelle pour sauver Lucienne se sacrifia et elle fut chassée impitoyablement.Dès lor9 elle se fera passer pour la mère du bébé.Mlle KeLler, convaincue de l\u2019Innocence de Marcelle, lui trouva une place de lectrice chez la baronne de Lan-eeroy, et, pendant qu\u2019à Brunoy, Célestine Rencurel et son coquin de fLis séquestraient son grand-père dans le but de capter son héritage, elle habitait le Dauphiné, avec la baronne qui l\u2019aimait beaucoup.C\u2019est à ce moment que le petit-fils de la baronne vint faire une courte apparition au château.L\u2019hiver suivant Céûestine Rencurel hérita du grand-père de Marcelle.Au printemps le baron qui se sentait irrésistiblement attiré vers Marcelle, revint au château et peu de temps après son arrivée il obtenait de la baronne \u2022 Vol.87, No 42, Montréal, 25 Mar* 191« peut encore être réparé du mal que nous avons fait tous les deux, ma mère.Allons ! il fallait s\u2019y résigmeir.H fallait ramener Marcelle à son père.C\u2019est même d'un air empressé qu\u2019il fallait se prêter à ee rapprochement.En se conciliant la confiance de cette enf ant.en montrant pour elle une sympathie qui irait au coeur de Robert, la marquise voyait le seul moyen de rester en tiers entre le père et la file, de peser, le moment venu, sur des résolutions dont les conséquences pouvaient être irréparables, de reprendre enfin sur l\u2019esprit de son fils un empire.hélas ! perdu.Cette enfant.quel rôle inattendu \u2014 prépondérant, peut-être \u2014 allait-elle désormais jouer dans leur vie à tous ?.De quelle façon.dans quelles conditions alla.it-efl.le entrer dans cette maison \u2014 devenue la sienne ?.Quelle influence alait-éle prendre sur ce père, dont elle était, maintenant, la fille unique ?.Oui, il fallait \u2014 absolu-ment \u2014 se faire de cette Marcelle une amie et une alliée.Par elle \u2014 par elle seule peut-être \u2014-parviendrait-elle encore à plier à su volonté, cet esprit.ee coeur qui lui échappaient.Tous ces projets encore si vagues, encore si confus qu\u2019elle caressait depuis quelques jours.elle voyait bien que leur réalisation devenait de plus en plus incertaine.Avec la présence de cette enfant au château d\u2019Harmont, pouvait-on penser encore à un mariage de Robert ?.Non.cet espoir, dès à présent, n\u2019était pins qu 'une chimère, et la vieillie marquise en avait l\u2019âme désespérée.Mais quoi !.Il fallait, plus que jamais, faire contre mauvaise fortune bon coeur et diriger ailleurs ses batteries.Cette enfant.Là, maintenant, était Tunique chance.:1a seule lueur.Si indistincte encore que la marquise ne l'entrevoyait pas.mais peu importe.Pour reprendre le père, il fallait gagner l\u2019enfant.Et, par un énergique, un violent effort de volonté, elle était aussitôt entrée dans ce nouveau rôle.Oui, c\u2019est elle qui arait chercher la fille de Robert.C\u2019est elle qui lui apprendrait le secret de sa naissance.C\u2019est elle qui la ramènerait vers- ce père malade.désolé .qui tendait désespérément ses bras à l\u2019enfant toujours aimée.toujours regrettée.jamais oubliée.Et, passant aussitôt de la résolution à l\u2019action, elle était partie.Le lendemain elle arrivait à Brunoy.S\u2019informer.aller aux renseignements, tout cela était du temps perdu.Elle se contenta de demander l\u2019adresse de la maison Thibaudier et, quelques instants après, elle sonnait à la porte qu\u2019on lui avait indiquée.C\u2019est Alexandre qui vint ouvrir.Depuis son retour, il avait positivement rajeuni, le tonton.Tout le temps qu\u2019il ne passait pas à établir \u2014 et avec quelle ténacité de Peau-Rouge ! \u2014 le dossier accablant qui tôt ou tard mettrait cette gueuse de Célesitine et son brigand de fils entre les griffes du procureur de la République, il le consacrait à sa nièce.à cette petite Marcelle qu\u2019il voyait pour ainsi dire guérie.Le bonheur n \u2019est-il pas le meilleur des médecins ?.Et, dans la maison, on ne s\u2019occupait plus que de ee mariage qui allait faire de la fille de Juliette, une baronne.excusez du peu !.qui pliait faire, en même temps, du môme un petit baron.E y avait bien encore ce mystère qui chiffonnait le tonton : d\u2019où diable venait-il ce môme-là ?.Mais puisque M.de Lanceroy le savait, puisqu\u2019il trouvait que tout était très bien comme ça.Alexandre concluait sagement : \u2014 Je serais bien bête d\u2019être plus royaliste que le roi.Et il ne se faisait nullement prier pour trouver, lui aussi, que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.Il avait donc l'air d\u2019un homme absolument enchanté die l\u2019existence lorsque, en ouvrant sa porte, il se trouva en face d\u2019tone vieille dame ridée comme une pomme.comme une pomme très ratatinée.mais, qui cependant sous ses vêtements de deuil avait grand air.\u2014 Qu\u2019est-ee que c\u2019est que cette fée Ca-ralbosse ?.pensa-t-il à part lui.Et une idée lui passa tout à coup dans la cervelle.\u2014i Ça ne serait pas, des foils, la baronne de Lanceroy qui viendrait voir la prétendue Je son petit tills ?.Elle porte donc toujours le deuil du père de M.Jacques ?Mais la ivieile dame demandait déjà.\u2014 Mademoiselle Marcelle Thibaudier.\u2014 Ça y est, se dit-il, j\u2019ai mis dans le nulle du premier coup.Et avec son plus aimable sourire : \u2014\tOui, madame, c\u2019est bien ici qu\u2019elle demeure.\u2014\tJe désirerais lui parier.\u2014 Rien de plus facile, madame ; donnez-vous lia peine d\u2019éhtrer.Justement elle est seule.M.Jacques ne doit venir que cet après-midi.Et confidentiellement il ajoutait : \u2014\tAprès ça.vous devez le savoir mieux que moi.Mais la vieille dame l\u2019avait regardé d un air un peu étonné.comme si elle ne comprenait pias très bien.Et elle avait ajouté : C\u2019est en particulier que je désire par 1er à Mlle Thibaïudier.\u2014 Elle tient son quant-à-soi, la baronne, pensa Alexandre.elle ne veiut pas que je sois de la compagnie.Après ça elles ont peut-être des secrets à se dire.rapport au petit.Et, de plus en plus aimable : \u2014 Tenez, madame, vous , n\u2019avez qu\u2019à passer par ee couloir qui donne sur le jar.din.Marcelle est là-bas.avec le bébé.A ces mots, l\u2019étonnement délia visiteuse se traduisit par un brusque haut-le-corps.Mais, sans prononcer une parole, elle prit le chemin indiqué par le tonton, \u2014 pendant qu\u2019Alexandre s\u2019en aillait du côté de la cuisine en concluant : \u2014Si elles ont besoin de moi, elles m\u2019appelleront.Oui, elle était là-bas, an fond du jardin, Marcelle.Non plus étendue dans île grand fauteuil d\u2019osier où Jacques l\u2019avait retrouvée encore si pâle.encore si triste.mais jouant avec le petit Lucien qu\u2019ele tenait dans ses bras.riant à l\u2019enfant qui fourrageait avec ses petites mains roses dans ses cheveux noirs, en criant : mérné.même.et, dans la gaieté de vacarme de ce petit diable, n\u2019entendant pas venir k marquée que tout à coup elle aperçut à deux pais d\u2019eüle.\u2014 Madame d\u2019Hianmont ! s\u2019écria-t-elle avec une surprise où il y avait aussi un vague sentiment de crainte.\u2014 Oui, mon enfant.Puisque vous me connaissez, la présentation est faite.\u2014 Je suis toute confuse, madame la marquise.Vous me surprenez dans un désordre.\u2014 Qui vous rend encore plus charmante, tnla belle enfant.Et, eoiume dans les yeux noirs de Marcelle il y avait eette interrogation \u201cà quoi dois-je l'honneur de votre visite ?\u201d___k vieille femme ajouta aussitôt : \u2014 Je viens vous demander quelques instants d\u2019entretien.\u2014 Je suis à vos ordres madame, répom-dit Marcelle qui se sentait le coeur serré par une angoisse instinctive.Déjà elle appelait : \u2014 Toinette ! Et quand la lionne apparut : Prenez bébé, fit-elle en hui tendan l\u2019enfant qui n\u2019avait pas l\u2019air disposé à quitter la place où, sans doute, Ï1 se trou vait si bien.\u2014 Chéri, fit-elle en l\u2019embrassant.chéri, sois sage.sois bien sage.j\u2019irai te chercher tout à l\u2019heure.Et quand le petit Lucien, qui protestait bruyamment, eut disparu avec Toiuette ; \u2014 Nous voilà seules, madame.Vais la marquise, avec une défiance de curiosité : 161 Toi.27, No 42, MontrUl, 25 Man 1819 U SAMEDI \u2014\tC\u2019est ma bien bel enfant que vous aviez là,,mademoiselle.\u2014\tEn effet, répondit Marcelle en rougissant, il est très fort pour son âge.\u2014\tC\u2019est.un de vos parents ?.Ah ! 'cette curiosité devenait de l\u2019indiscrétion .Marcelle, Dieu merci, nlavait plus d\u2019aveu à faire à personne.Et, plus que toute laïutre, cette étrangère.cette femme qui habitait si près de Lameeuoy, devait ignorer absolument.devait ignorer toujours.Aussi, un peu sèchement, elle se borna à répondre : \u2014 Oui, madame, un de unes parents.\u2014 Je croyais que vous n\u2019en aviez plus.\u2014 Dieu merci, vous vous trompiez, madame la marquise.\u2014 Cependant.on m\u2019avait affirmé.\u2014 Eh ! madame, puisque cela vous intéresse, vous n\u2019aviez qu\u2019à vous informer un peu mieux : c\u2019est mon oncle qui vous a ouvert la porte de notre maison.\u2014 Votre oncle.le frère de votre pauvre mère.\u2014 Lui-même.\u2014 Il n\u2019est donc pas mort !.La marquise d\u2019Harmont paraissait s é tonnée que Marcelle ne put s\u2019'empêcher de sourire en lui répondant : Vous venez de voir par vos yen?qti\u2019il est vivant.et bien -vivant.\u2014 Alors.il est revenu.depuis pe* de temps ?.\u2014 Depuis quelques mois.\u2014 Et cette maison.\u2022.\u2014 C\u2019est la sienne.\u2014 Vous halbitez chez lui ?.Marcelle, à qui cet interrogatoire commençait vraiment à déplaire, répondit plus sèchement encore : , \u2014 J\u2019habite avec lui.Il y a trop d\u2019affection entre nous pour que je ne regarde pas sa maison comme la mienne.Mais, la marquise devenue tout à couj très affectueuse : \u2014 Pardonnez-moi toutes ces questions, mon enfant.Vous allez voir bientôt que j\u2019avais presque droit à vous les faire.et vous comprendrez bientôt aussi pourquoi je .m\u2019intéresse \u2014 oh ! bien vivement \u2014 à tout ce qui vous touche.Et, prenant la main de la jeune fille : \u2014 Marcelle.\u2014 S\u2019entendre ainsi 'appeler.si familièrement .par cette femme, cette inconnue qui, pour la 'première fois lui adressait la parole, la jeune fille leva sur 1?marquise Harmont des yeux presque effa rés.Mais la vieille femme reprenait déjà : \u2014 J\u2019ai aussi le droit de vous nommer de cette façon.de cette façon tonte maternelle, mon enfant.* Et, devenant plus affectueuse encore : \u2014 Marcelle.je sais votre histoire.\u2014 Madame.tu \u2014 Je la sais depuis son commencement.Je sais aussi celle de votre mère.Je sais le malheur qui vous a privé de ses soins de sa tendresse.Je sais, pauvre petite orpheline, combien votre existence a été d\u2019abord triste et morne dans cette maison, avec un vieillard qui n\u2019était pas d\u2019humeur facile.Et comme la jeune fille essayait un geste de protestation.\u2014 MarceBe.votre enfance n\u2019a pas été heureuse.\u2014 Mais.madame.\u2014 Pourquoi le nier !.D'ailleurs, peut-elle être heureuse, l\u2019enfant.qui est privée de celui que nul protecteur ne peut remplacer.L\u2019enfant abandonné par son père.\u2014 Madame ! s\u2019écria Marcelle humiliée, blessée par cette compassion qui était aussi une offense.Mais la marquise ajoutait déjà : \u2014 Vous ne voulez donc pas que je vous parle de votre père.Ah ! elle n\u2019y tint pas ! et d\u2019un irrésistible élan : \u2014 Vous le connaissez donc ?\u2014 Oui, mon enfant, je le connais.\u2014 Et vous pourriez me dire !.\u2014 C\u2019est lui qui m\u2019envoie vers vous.\u2014 Mon père !.\u2014r Dans ses mains qui tremblaient, elle avait caché son visage bouleversé.Le père.le père des premiers jours.des premiers jours heureux.celui dont elle ne se rappelait plus le visage, mais dont elle n\u2019avait jamais oublié la voix.Le père.celui qu\u2019elle était sû-e d\u2019avoir entrevu un jour.il y a bien longtemps.quand ces étrangers avaient abordé sur la plage d\u2019Antéor.Le père.celui dont il lui restait comme une sensation de caresses.de baisers.de joies d\u2019enfant.Oh ! mais, une sensation si confuse.si indécise.Le père.celui qui les avait un jour abandonnées.qui avait désespéré la pauvre femme délaissée.Le père qui avait ainsi allumé (oh ! oui.¦c létait lui.e \u2019était lui.) le réchaud avec lequel elle s\u2019était tuée.avec lequel elle avait voulu tuer sa pauvre petite fille.Le père.qui alors avait disparu.dont jamais plus, on n\u2019avait entendu parler, qui pendant près de vingt ans avail oublié son enfant.avait oublié son devoir .avait tout oublié.Le père allait reparaître.Et dans le coeur de la jeune fille, il n\u2019y avait qu\u2019un gentiment.Une grande joie.un grand amour.tout cela dans le désordre d\u2019un trouble indicible.Et quand elle releva la tête.quand elle crut qu\u2019elle serait maintenant assez forte pour parler.pour interroger.pour écouter.c\u2019est encore un cri éper -h 165 - du qui sortit de ses lèvres : \u2014 Où est-il ?.Où est-il ?.Sans répondre encore à la fiévreuse question de Marcelle, la marquise continuait lentement \u2014 gravement \u2014 comme pour que la jeune fille ne perdit pas une de ses paroles : \u2014 Je vais vous le dire, mon enfant.Mais auparavant, c\u2019est de son nom que je vais vous instruire.Et pendant que la jeune fille 1 écoutait avec une oppression d\u2019anxiété, d attente.d\u2019espoir.qui arrêtait les battements de son eoenr : \u2014C\u2019est un noble sang.c\u2019est un sang illustre qui coule dans vos veines.Oui, répétait solennellement la vieille marquise, qui pour attester la splendeur de tous ceux de sa race, redressait sa taille courbée et avait dans la voix comme une fanfare d\u2019orgueil, oui, mon enfant, vous appartenez, par votre père à la plus haute noblesse de France.\u2014 Son nom.dites-moi son nom.supplia Marcelle, qui ne songeait pas même à écouter tout cela.qui n\u2019avait qu\u2019une pensée.qu\u2019un désir.connaître enfin ce nom qu\u2019elle pourrait à son toux répéter.répéter avec un infini de joie et d\u2019amour.Et c\u2019est les mains jointes qu\u2019elle entendit enfin la marquise articuler lentement \u2014 religieusement ces paroles, \u2014 oh ! si étrangement inattendues : \u2014 Vous êtes mon enfant, la fille du marquis d\u2019Harmont, de mon fils Robert.Robert !.Oui.oui, Marcelle se souvenait.C\u2019est ee nom.Robert.qui, tonte petite, frappait son oreille.C\u2018est par ce nom, \u2014 Robert, \u2014 qu\u2019on accueillait joyeusement au logis l\u2019homme dont elle avait oublié les traits.mais dont la voix était restée gravée au fond de sa mémoire confuse.Et elle répétait doucement : \u2014 Robert.Robert.Lorsque avec un élan de sensibilité qui n\u2019était peut-être pas tout à fait de la comédie, la vieille femme ajouta : \u2014 Marcelle.vous ne voulez donc pas embrasser votre grand \\nère ! Un père.une grand\u2019mère., une famille.Ah ! c\u2019était un rêve.Et l'heureuse fille se jeta éperdument dans ces bras qui se tendaient vers elle.\u2014 Madame.balbutia-t-elle.\u2014 On n\u2019appelle pas sa grand\u2019mère ; madame, faisait en souriant Ha marquise; on lui dit \u201cbonne-maman.\u201d Et, s\u2019asseyant à côté de Marcelle : \u2014 C\u2019est une bien triste histoire que la nôtre à tous, ma pauvre enfant.Je suis venue vous la raconter.pour que nous n\u2019en parlions plus ensuite.Et, avec une rougeur qui passa sous le réseau de ses rides, car c\u2019était là le plus pénible à dire I 22 LE SAMEDI Vol.2T, No 42, Montréal, 25 Mars 1516 C\u2019est Marcelle dont, à présent, les joues s\u2019empourpraient.\u2014 Ce n\u2019est pas à moi de Iff juger, murmura-t-elle.\u2014 Mais, reprenait vivement la marquise, il a été si malheur eux !.\u2014 Malheureux, fit la pauvre petite enjoignant les mains.\u2014 Malheureux, oui, mon enfant.comme si la Providence avait voulu le punir d\u2019avoir, un jour, oublié un impérieux devoir.Oh 1 oui, continua-t-elle, comme si elle se parlait à elle-même, oh ! oui, la perte de ceux qui ne sont plus l\u2019a rudement châtié de l\u2019abandon de celle qui reste seule.Marcelle levait sur la marquise ses grands yeux étonnés.questionneurs.Mais la vieille femme, sans expliquer k mystère de ses paroles, se hâta d\u2019ajouter : \u2014 Pourtant, c\u2019est moi qui, plus que lui, avait fait le mal.Oh ! déclarait-elle avec un geste énergique, je ne prétends pas le justifier.J* suis venue pour vous dire la vérité, mon enfant, et je vous la dis tout entière.Mais à chacun selon ses oeuvres.C \u2019est l\u2019équité, cela.Et comme Marcelle faisait un mouvement qui témoignait à la fois de son humiliation et de sa souffrance : \u2014 Je dois tout di»e, insista la marquise, il faut que je dise tout .Et elle continua.Parce que, mon enfant, nous étions pauvres en ce temps-là.Harmont, que vous avez vu si fièrement relevé de ses ruines.Harmont n\u2019était qu\u2019une masure à moitié détruite.Notre famille s\u2019éteignait dans une médiocrité.dans une décadence qui allaient devenir de la misère.Il fallait sauver Harmont, mon enfant.C\u2019est à ce but que j\u2019avais consacré ma vie.et pour eette oeuvre de salut j\u2019avais besoin de Robert.C\u2019est alors que je trouvai pour mon fils un parti inespéré.une des plus riches héritières de la colonie américaine.mi® Arabella Sullivan.J\u2019avais sur mon fils un grand ascendant.C\u2019est moi, je puis, je dois le dire, qui l\u2019ai fait divorcer et remarier.Oui, insistait la vieille femme qui ¦mettait encore de l\u2019orgueil à raconter son empire sur le marquis d\u2019Harmont, oui, c\u2019est moi qui ai tout combiné.tout décidé .tout réussi.Je suis venue à Paris.J\u2019y suis venue du fond de mon Dauphiné.Après avoir fait argent de tout ce qui restait au château, ayant la moindre valeur./.J\u2019ai commencé \u2014 moi-même \u2014 le siège, non pas seulement d\u2019Arabella Sullivan, mais de sod père.de ce demi-sauvage qu\u2019on appelait dans son pays \u201cle Roi du '\u2019\u2019livre,\u201d .Alors, j\u2019ai peu à peu, tissé ma toile \u2014 et un jour, Robert, votre père, s'y est trouvé inextricablement pris.Trop avancé désormais pour qu\u2019un recul devînt possible .autrement que par nn éclat scandaleux,\u2014 il s\u2019est vu forcé à accomplir ma volonté, à demander la main id\u2019Arabella Sullivan.Et, pendant que Marcelle, dans l'angoisse de ces odieux souvenirs, s'efforcait d\u2019étouffer les battements de son coeur, la marquise reprit solennellement : \u2014 Je vous le jure encore, mou enfant.Votre père ne voulait abandonner ni votTe mère, ni vous.Il avait une trop grande affection pourri\u2019une et poor l\u2019autre.Et comme Marcelle la regardai encore, mais avec des yeux qui, cette fols, n\u2019exprimaient qu\u2019une douloureuse crédulité : \u2014 Je vous dis la vérité, affirma gravement la marquise.la vérité qui, bientôt, apparaîtra éclatante à vos yeux.11 voulait assuror votre avenir à toutes les deux, et, je vous le jure, sa trahison.vous voyez que j\u2019emploie, pour qualifier sa conduite, les termes les plus sévères.sa trahison n\u2019était pas un abandon.Sur mon conseil alors, au lieu d\u2019une entrevue douloureuse, \u2014 et qui peut-être aurait évité bien des malheurs, \u2014 il écrivait à la pauvre femme.11 lui disait notre ruine, il lui apprenait ma volonté.le divorce en cours.il lui promettait que dans quelques temps il la reverrait.il s\u2019engageait à veiller sur votre avenir.Ah ! mon enfant, pouvions-nous prévoir la folie de désespoir qui allait vous faire orpheline ?.Le lendemain malin.par la lecture d\u2019un journal.Robert apprenait l\u2019affreux malheur.\u2014 .Et, murmura Marcelle., .il disparaissait.\u2014 Ne l\u2019accusez pas encore, s\u2019écria la marquise.Il tombait alors.foudroyé.Pendant de longs.d\u2019interminables jours, il était entre la vie et la mort, \u2014 Et puis.interrogea douloureusement.la jeune fille.\u2014 Et punis quand le délire eut fait place à la raison., à la mémoire.quand il s\u2019informa.bien des choses s\u2019étaient passées.\t* .Youis aviez été recueillie par votre grand-père.vous aviez trouvé une famille.votre enfance n\u2019allait pas être bien heureuse à côté de ce vieillard d\u2019humeur difficile ; mais enfin, elle était assurée.Plus tard, il serait temps pour Robert de se faire 'connaître à ce moment, il ne pouvait rien pour vous.Il y eut quelques instants de pénible si lenee.Marcelle pensait à ces jours d© morne tristesse.d\u2019abandon moral.d odieux 'traitement dont elle avait failli mourir.Elle ne savait donc pas, oellle qui lui parlait ainsi, elle ne savait donc pas tout ce qu\u2019elle avait alors souffert, pauvre petite fille livrée à la brutalité d une mégère.Mais non.elle ne savait pas.elle ne savait rien, la marquise d\u2019Harmont, car elle continuait : \u2014 Plus tard vous entriez \u2014 ce fuit pour vous une providentielle bonne fortune \u2014 dans la maison du comte de Ore i xmaure.vous y étiez élevée avec sa fille.comme sa fille.et alors encore c\u2019est moi qui ai dit à votre père : Le moment n\u2019est pas venu de te faire connaître.\u2014 Je l\u2019ai pourtant vu nn jour, s\u2019écria ManeeOle.un jour.sur la plage d\u2019An-téor.\u2014 Oui.c\u2019est vrai.un jour il vous a rencontrée.De es hasard il avait même conservé.oh ! bien précieusement.une photographie.un instantané.\u2014 Je sais.je sais.\u2014 Mais comment savez-vous.Comment vous êtes-vous doutée.\u2014 Je ne puis pas vous l\u2019expliquer, répondit la jeune fille.mais j\u2019étais sûre.Et ce jour-là, j\u2019ai éprouvé une grande peine. Mesdames ne souffrez plus ! Pourquoi rester une malade languissante quand II ne tient qu'à voue d\u2019être bien portante?Pourquoi courir des risques, passer une vie chancelante et misérable, vous priver de presque la totalité des plalelre de l\u2019existence quand la guérison est assurée ave# ^ ^ ^ dL .Jt k 1 JL JLk.6 (Recommandé par les Médecins) C\u2019est le meilleur remède connu contre les maladies féminines ; des milliers de femmes ont, grâce à Oral, victorieusement combattu le Beau Mal, les déplacements, Inflammations, turn eu r s, ulcères, périodes doulour «uses, douleurs dans la têt®, les reins ou les aines.Avec ce merveilleux spécifique plus de constipation, palpitations, alourdissements, bouffées de chaleur, faiblesse nerveuse, besoin Irraisonné de pleurer, brûlements d\u2019estomac, maux de coeur.Retards, Pertes, etc.No laissez pas vos malaises s\u2019aggraver.Veillez à votre santé surtout si vous vous préparez à devenir mère où si le retour d'âge est proche.Procurez-vous Feminaline chez le fabricant 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malade.Pas de vaporisateurs ni d\u2019appareil d\u2019aucune sorte.Rien à fumer ou à aspirer.Pas de vapeurs, de frictions ou d\u2019injonctions.Pas d\u2019éüe-ctricité, de vibration ni massage.Pas de poudres, pas d\u2019emplâtre, pas de rédlu1-sion dans la maison.Rien de tout ceTa.Quelque ohose de nouveau et de différent\u2014 quelque chose de délicieux et d\u2019hygiénique\u2014 quelque ohose qui réussit immédiatement.Vous n\u2019avez pas à attendre, à languir et à dépenser beaucoup d\u2019argent.Vous pouvez vous guérir en une nuit\u2014et je vous dirai avec plaisir comment\u2014GRATIS.Je ne suis pas médecin et ceci n\u2019est pas une soi-disant ordonnance de médecin\u2014mais je su'is guéri, mes amis sont guéris et Vous pouvez être guéri.Votre souffrance cessera immédiatement comme par magie.Je suis guéri\u2014vous pouvez l\u2019être gratis.Mon catarrhe était malpropre et dégoûtant.Il me rendait malade, il alourdissait mon esprit.Il minait ma santé et affaiblissait ma volonté.Le graililomnement, la toux, l\u2019expectoration me rendaient odieux à tous, ma mauvaise haleine et mes habitudes dégoûtantes faisaient que même les êtres que je chérissais me fuyaient en secret.Les charmes de la vie étaient ternes pour moi et mes facultés étaient entravées.Je savais que cela, à la longue, me ferait mourir prématurément, parce que, le jour et la nuit, ma vitalité était sapée lentement mais sûrement .Mais j\u2019ai trouvé un remède et je suis prêt à vous renseigner GRATIS à ce sujet.Ecri-vez-moi promptement.NE RISQUEZ QU\u2019UN SOU N\u2019envoyez pas d\u2019argent.Rien que votre nom et votre adresse sur une carte postale.Dites:' \"Cher Sam Katz: Veuillez me dire comment vous avez guéri votre catarrhe et comment je puis guérir le mien\u201d.C\u2019est tout ce que vous avez à dire.Je comprendrai et je vous enverrai des renseignements complets, GRATIS, Immédiatement.Ne tardez pas.Envoyez une carte postale ou écrivez-moi une lettre aujourd\u2019hui.Ne songez pas à retourner cette page avant d\u2019avoir demandé ce mervei le-ux traitement qui peut faire pour vous ce qu\u2019îl a fait pour moi.SAM KATZ, Chambre N 3107 142 Mutual St.\tToronto, Ont.Dans les îles Fidji qui sont situées au nord de la Nouvelle-Zélande, la monnaie n\u2019existe pas, on se sert encore de dents de baleines au lieu de pièces.Ces dents sont peinturées en rouge ou en blanc, celles en rouge valent vingt blanches.Les naturels du pays se les pendent autour du cou en forme de collier et leur couleur rouge et blanche forme un contraste brillant avec leur peau noire.Lorsqu\u2019une jeune fille se marie elle apporte en dot à son mari un lot plus ou moins considérable de dents de baleines.* Une des fourrures les plus chères c\u2019est celle de la loutre de mer.Une seule peau de cet animal se paie jusqu\u2019à $1,000.Aucune opération chirurgicale n\u2019est nécessaire pour enlever les cors, lorsqu\u2019on se sert du Holloway's Corn Cure.THEATRALE THEATRE NATIONAL FRANÇAIS De l\u2019Amour!.De l\u2019Esprit!.De la Gaieté!.Voilà ce que voua trouverez dans Millie Josette Ma Femme! la délicieuse et amusante comédie en quatre actes par MM.Paul Gavault et Robert Charvay.Cette comédie si intéressante, et de plus complètement Inconnue à Montréal, puis-qu\u2019 elilo est jouée ici pour la première fols, attirera sans doute à chacune de ses représentations, une grande foule de spectateurs qui ne manqueront pas de revenir enchantés.comme toujours, d\u2019avoir vu et entendu des choses si belles et si bien rendues par les artistes renommés de la trouipe Dhavrol, qui ne manquent jamais d\u2019ote-nlr les plus grands succès à chacune des r ©présenta 11 ons.De jolis décors et une mise en scène superbe contribueront au succès global d\u2019un spectacle vraiment digne des \u2018\u2018Soirées Françaises\u201d et du nombreux et select publie qui les encourage, et qu\u2019on ne manque pas surtout de bien retenir ses places à l\u2019avance, ce sera prudent.HIS MAJESTY\u2019S Cyril Maude dans \u201cGrumpy\u201d au théâtre His Majesty\u2019s Au cours de cette semaine, Cyril Maude, le fameux acteur anglais, fera son apparition dans son international succès \u201cGrumpy\u201d lequel!, à l\u2019occasion du premier voyage en Amérique de M.Maude, il y a environ trois années, fut représenté à Montréal pour la première fois.M.Maude fait en ce moment son voyage final! dans ce rôle, car pour la prochaine saison il retourne en Amérique pour représenter de nouvelles pièces par Haddon Chambers et Michael Morton.La troupe qui accompagne M.Maude comprend les personnes suivantes .Miss Elsie Mackay, Herbert Marshall, Alexander Onslow, John Harwood, Alexander Calvert, Leonard Trollope, Julian l\u2019AJIbie, Frank J Gregory, Bailey Hick.Maud Andrew et Louise Van Wagenee.L\u2019histoire , complète de cette pièce ne comprend pas plus de 350 mots, naturellement, avec plu- 1 sieurs répétitions.Il n\u2019y a que les mots les plus simples employés pour raconter l\u2019histoire du vieil avocat criminel anglais qui se met détective afin de sauver la réputation ' de son neveu et de sa petite-fille.ORPHEUM La représentation de la comédie musicale de B.A.Rolfe, \u201cThe Bride Shop\u201d, avec Andrew Tombes, et un choeur de seize personnes.sera l\u2019une des principales attractions au théâtre Orpheum au cours de cette semaine.\u201cL\u2019homme au dehors du wagon de glace.\" un ténor, sera ensuite l\u2019une des I parties les plus intéressantes.Hal Francis fera ensuite son apparition dans une pié-I cette comique et Evans et Wilson présenteront une satire matrimoniale.Kayijama, l\u2019expert japonais en écriture à la main, Fred et Albert, les fameux professeurs de ! culture physique, la Gazette de Pathê et plusieurs autres actes compléteront ce programme.GAIETY M.Tommy Conway, le populaire gérant du théâtre Gayety, veut bien nous donner pour cette semaine l\u2019attraction suivante intitulée \u201cLes Jeunes Filles du Vingtième Siècle\u201d, représentée par Harry Cooper et Jim Barton.Avec ces deux étoiles, nous remarquons encore les personnes suivantes : Julia Ke'lety, Arthur Young, Les Soeurs CheSleigh et les \u201cFour Old Town\u201d.Il y aura encore un choeur de 24 personnes et un double quatuor de voix masculines.MIDWAY THEATRE Les vues animées sont devenues un réel besoin à notre époque mais dans la quantité d\u2019établissements de ce genre ouverts au public, bien peu donnent du réellement digne d\u2019être vu.Le Midway Theatre, au coin de Ste-Catherine et St-Laurent, est un des meilleurs sous tous rapports.Son gérant, M.Olivier McBrien.s\u2019assure toujours la primeur des films et son choix ne se porte que sur ce qui offre une valeur indiscutable.C\u2019est dire qu\u2019au Midway on est certain de trouver un spectacle qui plaît.Le mot \u201cinfanterie\u201d, qui sert à désigner d\u2019une façon générale toutes les troupes de soldats à pied, vient de l\u2019espagnol.On sait qu\u2019en Espagne les fils pumés du roi s\u2019appellent \u201cInfants\u201d, comme dans d\u2019autres pays ils s\u2019appellent des princes.Or dans les grandes guerres que l\u2019Espagne eut à soutenir contre les Maures, un jeune Infant leva une armée pour aller au secours de son père, ce fut à cette armée qu\u2019on donna pour la première fois'Ce nom d\u2019infanterie.Auto\tmobilesi\t\t^ \u2014 AO \u2014 Garage Laurier, Limitée -A\tLouer -\t375 Est, rue Ontario, entre S.Huibert et S.-Denis, plusieurs Autos de touris me ainsi que Limousines pour baptê mes, mariages et parties de théâtres.Chauffeurs «n uniforme.Tél B.2489.\t\u2014\t\u2014¦\u2014y Guérison des yeux sans médicaments, opération ni douleur.Nos \u201c Verres Toric ** nouveau style à ORDRE, sont garantis bien VOIR de LOIN et de PRES, tracer, coudre, lire et écrire.Examen des Yeux LE SPECIALISTE BEAUMIER Vopoau\u2019ë* 144, rue Ste-Catherine Est c,,1M0NTKBAÏ!'de'v,lle AVIS\u2014Cette annonce rapportée vaut 16c par dollar sur tout achat en lunetterie.Spécialité: Yeux artificials.N\u2019achetez jamais des \u201cped-lers\u201d ni aux magasins \u201cà tout faire\u201d, si vous tenez à vos yeux.COUPON D'ABONNEMENT Ci-Inclus veuillez trouver la somme de $2.50 pour uu an, $1.25 pour six mois (excepté Montréal et banlieue) d\u2019abonnement au journal Le Samedi.Nom Rue M., Mme ou Mile.(Bien spécifier votre qualité) Localité .Adressez comme suit : MM.Poirier, Bessette et Ole, 200 Boni St-Laurent, Montréal.SIL-B0 Préparation infaillible pour avoir de longs cils et SOURCILS .Traiteme n t 25c.Adresse White Castle Drug Co, Boîte Postale 2234, Montréal.Grisonnez-Vous ?PERDEZ-VOUS VOS CHEVEUX Faites donc l\u2019essai de la célèbre Luxuri-ne du Dr Prosse, de Paris, cela ne coûte rien et vous aurez vite fait de constater que la Luxurlne est la seule préparation au monde qui sans être une teinture puisse redonner aux cheveux blancs gris ou fanés leur vraie couleur naturelle, soit blond, châtain, brun ou noir, cela infailliblement à tout »ge et dans tou® les cas.De plus la Luxurine détruit les 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secondes.Dans l\u2019île de Chypre, on a trouvé, il y a quelques années, un plat d\u2019or qui est le plus ancien travail connu de ce genre.Ce plat d\u2019or a 3 pouces de longueur et 1% de largeur, et il porte gravées les figures du Sphinx et celles de deux guerriers imberbes.Il existe aux Indes et dans l\u2019Afrique centrale une sorte d\u2019arbre, connu sous île nom d\u2019arbre à beur-! re.Les fruits de cet arbre sont de la grosseur d\u2019un oeuf de pigeon et renferment des graines qui, étant | pressées, donnent une substance huileuse que l\u2019on transforme en un beurre excellent.* A Venise où les loteries sont très fréquentes il existe une superstition très curieuse, qui est celle-ci.Si un étranger meurt dans un hôtel, le numéro de sa chambre sera chanceux à la première loterie qui suivra ce décès.I\t* i Le lait écrémé est seulement 80 pour cent aussi nourrissant que le lait frais.Les 20 pour cent de crème enlevée donnent le beurre. Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 LE SAMEDI 38 Jeunes gens, ne passez pas votre jeunesse à souffrir.-Soyez forts, actifs, enjoués.\u2014Si vous êtes faibles, souffrez des reins, de l\u2019estomac, vous sentez toujours fatigués, prenez les PILULES MORO et vous aurez la gaîté et la vigueur de votre âge.IKE.Xia,za.i?e Oxiellette LEUR DOIT LA SANTÉ.C\u2019est triste pour un jeune homme de passer la moitié de son temps malade, alors que tout devrait sourire, et paraître gai.M.Lazare Ouellette, dont nous publions aujourd\u2019hui le témoignage, est un jeune homme obligé de travailler assidûment pour gagner sa vie.Il était devenu malade, souffrait surtout des reins, de douleurs de dos et d\u2019une grande faiblesse.11 était maigre, pâle, décharné, las de souffrir, il décida de prendre des Pilules Moro qui l\u2019ont promptement guéri.Les Pilules Moro sont de tous les remèdes, celui qui réussit le mieux dans les maladies de l\u2019estomac et des reins et dans tous les cas d\u2019affaiblissement chez les hommes.Hommes qui nous lisez, si votre digestion vous fatigue, si votre estomac va mal, si vos vivres, au lieu de vous fortifier, sont pour vous une cause d\u2019ennuis et de souffrances, prenez les Pilules Moro, elles feront de vous un homme fort, vous donneront appétit, aideront votre digestion, chasseront les idées noires de votre cerveau.Elles sont une sauvegarde contre le dépérissement et la décadence de la constitution: elles ont guéri des milliers d\u2019hommes avant vous, elles vous guériront aussi.Voici ce que dit M.Ouellette: \u201cJ\u2019avais des douleurs dans les reins qui me gênaient beaucoup dans mon travail et ces douleurs vinrent à .s\u2019augmenter au point de m\u2019empêcher de dormir.J\u2019étais dans ce triste état depuis plusieurs mois et je n\u2019en pouvais plus de souffrir, quand, un jour, en lisant \u2022.& ¦¦¦ ¦¦ M.LAZARE OUELLETTE les succès des Pilules Moro, je rencontrai un cas semblable au mien.Je décidai aussitôt d\u2019essayer ce remède et à peine en avais-je pris quelques boites que déjà le mal s\u2019éloignait et se faisait moins dur.Au bout de quelques semaines, j\u2019étais beaucoup plus fort et mon mal de reins était disparu et pour longtemps je n\u2019en ai eu aucune atteinte.Mais quand, une deuxième fois, les mêmes symptômes ont paru revenir, les Pilules Moro prises immédiatement les ont vite dissipés et ont assuré ma santé.\u201d\u2014M.Lazare Ouellette, 109 Cheever, Lowell, Mass.Jeunes hommes, êtes-vous affaiblis, débilités et malades comme M.Ouellette?Votre vigueur est-elle épuisée, votre ambition et votre courage sommeillent-ils?Etes-vous bien de ces jeunes gens vieux avant l\u2019âge?Avez-vous des douleurs dans le dos ou dans les membres ?Souffrez-vous de dyspepsie ou de mal de reins?Voici les Pilules Moro qui peuvent vous guérir rapidement et sûrement.Les Pilules Moro ont guéri des milliers d\u2019hommes: si vous avez déjà beaucoup payé pour des drogues sans valeur, commencez dès aujourd\u2019hui à employer notre remède.CONSULTATIONS GRATUITES.\u2014Venez en toute confiance consulter notre médecin, ou écri-vez-lui si vous ne pouvez vous rendre à nos bureaux; ses consultations sont tout à fait gratuites et se donnent tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, le samedi jusqu\u2019à 8 heures.Les hommes malades et dont l\u2019état l\u2019exige, peuvent recevoir de notre médecin, au moyen d\u2019appareils les plus perfectionnés, des traitements à l\u2019électricité destinés à leur faire le plus grand bien.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue Saint-Denis, Montréal.- \u2014 \u2014 - .;.1 :'=~ \u2014 .111 l,r» SIBOP OA-ILIMI-A.IIsrT \u201c Quel bonheur, dit la jeune maman, grâce au bon SIROP du Dr CODERRE j\u2019ai, bien des fois, soulagé mes enfants de douleur* d'estomac, de souffrances de la dentition, etc., je considère que c\u2019est le meilleur dont une mère puisse se servir.\u201d\u2014 Mme FELIX COMEAU, 165 avenue Gaulin, Woonsocket R.-I.MERES, Insistez auprès de votre marchand pour qu\u2019il vous donne le SIROP du Dr CODERRE et n\u2019en acceptez jamais d'autre.Evitez les imitations- Le SIROP du Dr CODERRE est vendu par tous les marchands de remèdes.Prix, 25c la bonteille. LE SAMEDI Vol.27, No 42, Montréal, 25 Mars 1916 LE CHARME D\u2019UN BEAU TEINT ! OBTENU EN QUELQUES JOURS.On ne considère pas comme jolie une personne avec des BOUTONS ou un mauvais teint.Il est cependant facile de se guérir de ces petites misères, les traiter par la méthode externe est souvent plus nuisible qu\u2019utile, et peut provoquer au contraire leur développement par inflammation.Il faut aller à la source du HiJ\\ mail, assainir et vivifier le sang par l'usage des t's; \u201cTablettes Dermacwra\" (à 50c la boite).Succès \"* assuré en quelques .jours.La \u201cPommade Derma-eura\u201d (contre toutes les maladies de la Peau) ct»m-plète le traitement.Prix, GOc le pot.En vente dans V toutes les Pharmacies.Ecrivez aujourd\u2019hui au Dept.S.(Deux jours de traitements envoyé sur réception de 10c en V wcv.it.frnio A** Tv/vt.f I Québec et !m environ*.W.Brunit tinaibres pour frais de port.J & ci*.119-141 m-Jo«eph.Cle Generale d\u2019importation Francalie 25 rue St-Gabrlel Casier Postal 1441 La Revue Populaire Magazine mensuel illustré de 148 pages Poirier, Bessette & Cie, Edit.-Prop., 200.Boul.St-Laurent, Montréal.SOIXANTE ARTICLES VARIES FONT DU No D\u2019AVRIL UN NUMERO DIGNE DES PRECEDENTS VOYAGES, ACTUALITE, ANECDOTES CURIEUSES, FAITS PEU CONNUS, IL Y A DE QUOI PASSER DE LONGUES HEURES D\u2019UNE LECTURE AUSSI DIVERTISSANTE QUE PROFITABLE.iCe No d'avril vous donnera d\u2019intéressants détails sur les pyramides d\u2019Egypte et le colosse de Rhodes, sur la chaussure à travers les âges, les volcans, le Jardin des Oliviers eu Palestine; de nombreux articles ayant rapport à la guerre s\u2019ajoutent à d\u2019autres qui vous font visiter les endroits les plus curieux et les moins connus du monde entier.A noter également les travaux pour dames et messieurs, l\u2019astrologie du mois courant, etc., etc.En plus un amusant roman complet termine par un charmant, épisode d\u2019amour: L'HERITAGE DE CARCASSOU par Charles Solo.Nous recommandons instamment à nos lecteurs de ne pas tarder à retenir leur No chez leur Dépositaire afin d\u2019être sûrs d\u2019en avoir un car la vente en est toujours très rapide.Dévoilons maintenant un petit secret: Le prochain No, celui de Mai.comportera un splendide roman complet illustré par un auteur bien aimé du publie canadien, le célèbre Paul Bertnay.QU\u2019ON SE LE DISE ET QUE L\u2019ON RETIENNE CE No EN MEME TEMPS QUE CELUI D\u2019AVRIL.CONDITIONS D'ABONNEMENT Prix : $1.00 par année; 50c pour six mois pour n\u2019importe quel endroit du Canada ou des Etats Unis (excepté Montréal et Banlieue).COUPON D\u2019ABONNEMENT Ci-indlus veuillez trouver la somme de $1.00 pour un an, 50c pour six mois (rayer les mots inutiles) d\u2019abonnement à la Revue Populaire.Nom Rua M., Mme ou Mlle.(Bien spécifier votre qualité) Localité.¦\t.\t.Adressez comme suit: MM.Poirier, Bessette et Cle, 200 Boul.St-Laurent, Montréal.V Prince Ameublement et Fournitures de Maisons A Paiements Faciles La Cie J.5.PRINCE 85y Boulvd.St-Laurent Entre Vitré et Craig, Montréal.T Les Petites choses Comptent Même dans une allumette vous devez considérer les \u201cpetites choses\u2019\u2019\u2014le bois, la composition; sa manière de s\u2019allumer, sa flamme.Les Allumettes d\u2019Eddy sont faites avec des souches de pin bien sec, avec une secrète composition perfectionnée qui garantit que \u201cchaque allumette s\u2019allume.\u201d Soixante-quatre années d\u2019expérience à présent\u2014en voici la raison.Toutes les fabrications d\u2019EDDY sont des produits sur lesquels on peut compter\u2014toujours.AVIS IMPORTANT Tous les numéros de la Revue Populaire jusqu\u2019au mois d\u2019Avril 1916 sont COMPLETEMENT EPUISES.Il est donc inutile de nous en faire la demande à nos bureaux.Nous rappelons, une fois de plus, à cette occasion qu\u2019il est très facile, pour nos amis, d\u2019éviter un désappointement en ce qui concerne la possibilité de se procurer la Revue Populaire.Us n\u2019ont simplement qu\u2019à retenir d\u2019avance leur No chez leur Dépositaire qui se fera un plaisir de le leur réserver.Pour ceux qui demeurent en dehors de Montréal et de la banlieue et qui ne sont pas à proximité d\u2019un dépositaire de cette publication, l\u2019abonnement direct évite tout retard ou toute dlffleuüté.Pour un dollar seulement par an ou 60 cents pour six mois, le service réguiUer de la Revue Populaire leur sera fait par la malle.POIRLER, BESSETTE & CIE., Edit.-Props, 200 Rlvd St-Laurent, Montréal, Qué.Comment Vivre 100 ans ?Mangez très peu «le viande et faites usage de la Salsepareille Composée du Dr J.R.GIROUX, l\u2019mir le Sanie et les Nerfs.\\ eus préviendrez et guérirez inCaliU'emcnit ]a Scrofule Lez.-mu, les Rhumatismes, les Boutons les Clous ]0 Mail de Reins, la Dyspepsie et la Nervosité.I N SANG Pl\u2019R, VOILA LE SECRET D I NE BONNE SANTE Cri' 15c in bouteille.Traitement S pour $2.00 X>ana toutes les bonnes pharmacies et à La Cie Médicale, GIROD X & FRÈRE Nos grands-pères re venant do faire leur provision do racines do \u201cSalse- pareille\u201d.416 Parc Lafontaine\t, \u201e Téléphone Roll: St-Louis 4959.Toute commando accompagnée du montant sera envoyée n'importe où à nos frais."]
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