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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 11 novembre 1905
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1905-11, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XVII No 22 Montreal, Il novembre 1905 40 Pages Journal Hebdomadaire Illustré 40 Pages Prix du numéro, 5c M E D O K ! .r \u20222 LE SAMEDI i 35, rue St-Jacques MONTREAL mscü/ (journal iikhdom adairiî illustré) ORGANE DU FOYER DOMESTIQUE Spécialités : Modes pratique ((P et Musique nouvelle.njj) A KOX \\ HH KXT : CANADA ET ETATS-UNIS -\t$2.50 SIX MOIS - - $1.25 MONTREAL ET EUROPE -\t$3.50 SIX MOIS - - $1.75 HTUHTKMKNT PAVAULK D\u2019AVANCK PRIX I)U NUMERO : 5 CliNTINS.TARIF D'ANNONCE: 10«* la ligno, ineBun* agate.POIRIER.BESSETTE & CIE.Propriétaire.La Circulation du \u201c Samedi \u201d.La circulation du Samedi est de deux on trois fois fins considérable que celle de tonte autre publication française illustrée de VAmérique du Nord.MOXTL'Ii.lL.ii NOriiMIIRIi lyn-j CM N ET EDITOR IM SI l,US AUTORITES gouvernementales de mon pavs me disaient: \"Nous voulons vous faire des et rennes et vous en laisser le choix absolu.Vous n\u2019avez qu'à parler, et vite car nous attendons après vous.\" Eli bien, je ne serais pas lonq; à leur répondre: \".Mon choix est fait.IYomulguez une bonne petite lot très serrée et très claire en vertu de laquelle on pourra, d\u2019abord, doucher à l\u2019eau la plus froide possible les parents qui ont la manie de raconter à leurs enfants des histoires de revenants et autres sornettes du même genre; et, si ce n'est pas suffisant, faire interner ces parents dans des maisons d'aliénés ou autres receptacles où ils seront mis dans l'impossibilité de continuer leur teuvre si méritoire.\" l'jlles sont des centaines et des milliers, dans les villes et dans les campagnes, les personnes qui rendent les enfants martvrs de la peur, crédules jusqu\u2019à l'idiotie et tout à fait sans énergie et sans volonté dès que la nuit vient.Ces enfants souffrent un véritable martyre.La peur chez ces petits êtres est une torture qu'on ne saurait analyser mais qui a été la cause, connue ou inconnue, de bien des ruines morales ou physiques, souvent les deux simultanément.Avec la peur, on a asséché de belles intelligences naissantes, ou les a rétrécies, ramollies, ramenées à la constante hantise des revenants.des loups-garous, des feux-follets, etc.Avec la peur, on a tari les sèves de la santé, déséquilibré des systèmes nerveux à un âge où i'enfance a besoin de toute la sécurité et de tous les soins.Il y a encore îles personnes qui sont convaincues que la croyance aux revenants fait partie des vérités de la religion; que nier l'existence des loups-garous, c'est manquer de respect à la Sainte- Eglise \u2022 Ces personnes se croient tenues de parler morts et cercueils aux enfants au même degré, sinon plus, que de leur enseigner le catéchisme .Ces personnes sont à plaindre, vraiment! D\u2019abord leur conduite et leur crédulité indiquent un état mental dangereux ; et elles sont aussi des victimes continuelles de ces récits et d'un tas de légendes et de superstitions.Les peuples réellement forts et intelligents sont ceux qui ne craignent ni la mort ni les morts.Les Japonais en sont un bel exemple.Tous les peuples abrutis, superstitieux et bigots craignent la mort et les morts.Pères et mères, vous vous devez à vous-mêmes, et vous devez à vos enfants de ne voir dans la mort que la conclusion inévitable de la vie, rien de plus.11 n\u2019y a pas vingt-cinq manières de sortir de la vie et quand même il y en aurait vingt-cinq millions, ce serait toujours la mort, la fin.Comme la mort existe, il y a logiquement des morts.Il faut que tous y passent.Quand notre tour viendra, nous ne serons pas les premiers; nous ne serons pas non plus les derniers.Ça m\u2019étonne toujours que ce soit précisément l\u2019acte le plus banal de la série d\u2019actes qui composent la vie qui semble étonner et ennuyer le plus certaines gens.On dirait que depuis l\u2019âge de connaissance elles nourrissent le secret espoir d\u2019être oubliées sur terre.Ces personnes d\u2019ailleurs manquent absolument de logique.Ou elles croient en Dieu, l\u2019aiment avec ferveur, et, par conséquent.devraient regarder la mort comme trop lente a venir: ( )u elles ii v croient pas.et alors qu\u2019est-ce que la mort peut bien leur faire?Le jour où comme les vrais grands saints et les vrais grands philosophes on traite la mort comme un accident, un incident, encore mieux, on appartient à l\u2019élite de l\u2019humanité.Les autres ne sont que des imitations d\u2019hommes, des esclaves de la peur et cette peur avec ses exagérations est une insulte a Dieu.Cette peur a presque toujours son point de départ dans l\u2019enfance, dans la sottise des parents, dans les hideurs (lotit on entoure la mort et le mort.* * * Cette sereine familiarisation, cette façon virile et pleine de dignité d\u2019envisager la mort 11e doivent pas être confondues avec cet extrême qui consiste à faire son homme quand 011 est encore en culotte, à déjà manquer de respect à tous et à tout.Il y a des parents qui font parade de l\u2019indifférence de leurs enfants encore jeunes pour tout ce qui a droit aux attentions délicates; qui prennent pour delà précocité ce qui 11\u2019est que delà dépravation mûrie avant terme.Autant il est beau et consolant de voir un enfant envisager la mort avec calme et déférence, autant il est hideux et irritant de voir la conduite de ces petits matamores auxquels la Nature semble avoir refuser toute sensibilité et toute délicatesse et que les parents ont achevés de rendre réfractaires à tout sentiment de cette nature.Ces enfants sont moins rares qu'011 11e le croit.Je pourrais vous dire dans quels milieux on les trouve habituellement.Ce sont ces mêmes garnements qui volent à sept ans pour acheter des cigarettes; qui perdent le respect des parents aussitôt qu'ils savent comment s'v prendre pour le perdre; qui à dix ans tiennent sur les femmes des propos incroyables et qu\u2019011 retrouve deux ans plus tard enrégimentés dans des bandes de cambrioleurs imberbes.Ces ornements de la société, vous en voyez à tous les coins de rues voisines des shows, des pools.C\u2019est de la prison et de la potence en graine ! Al is'mutis.UN GROS l\u2019ROHLKME aünL mm Elle.\u2014Le chèque de papa paiera notre voyage de noces.C\u2019est gentil, n\u2019est-ce pas ?Lui.\u2014Ilem !.Mais après.comment ferons-nous? LE SAMEDI CONVOITISE PRIERE DU SOIR UN PETIT HLASI- \u2014Sont-ils heureux les serpents de passer toute leur vie dans l\u2019esprit-de-vin ! \u2014Etoile du berger, /leur des deux, lis de /Inimité.Chère étoile d'amour, de douceur et d'espoir, Laisse monter vers toi les hymnes de mon âme Ainsi qu'un angélus moirtc dans l\u2019or du soir.\u2014Les chants soûl recueillis et le lac se repose: Lente et moins lentement, du haut des coteaux blonds.La chaste paix descend les pentes d\u2019ombre rose l 'ers la sérénité mystique des vallons.\u2014Etoile du berger, tleur des deux, lis de /lamine, loi qui /lends, loi qui souris, loi qui guéris.Laisse monter vers loi les hymnes de mou âme Oui s\u2019apaise aux baisers paisibles du vent gris.\u2014Le clocher du hameau baigne sa silhouette Dans les vapeurs de pe'le on s'endorment les bois: C'est l'heure sans péché que chantait l'alouette; La terre a du silence et le ciel a des voix.\u2014Voyons, mon petit Pierre, quand petite, l\u2019allais à l\u2019école, j\u2019étais toujours sage.\u2014Connu I Quand j\u2019aurai ton âge, j\u2019en raconterai autant à nies entants ! Souvenir .\u2014C'est l'heure d\u2019être pur et calmé, l heure brève.Chère étoile d'amour, de douceur et d\u2019espoir, Laisse monter vers toi ma prière et mon rêve, Ainsi que l\u2019angélus monte dans l'air du soir.AU PALAIS JE LE VOYAIS tous les matins.11 était toujours là, assis sur le talus, sa pauvre vieille jambe mutilée allongée sur le.rebord du fossé, son regard mélancolique perdu au loin ou attaché à suivre le travail de ses mains qui.chaque jour, fabriquaient de petites corbeilles d\u2019osier.Qui il était?D\u2019où il venait?Tous l\u2019ignoraient.Il semblait qu'il voulût oublier son passé, et l\u2019on respectait son silence.On se souvenait de l'avoir tou joui s vu sur la grande route, et n\u2019était sa demeure.une pauvre butte qu\u2019il avait bâtie lui-même et qui tombait en ruines, nul n\u2019eût pu dire s\u2019il était là depuis quelques mois ou un quart de siècle.Mais le peuple des campagnes aime tout ce qui porte une empreinte mystérieuse\u2014 un reste des légendes de la veillée\u2014et malgré soi, chacun s était attaché au Père François.Pour moi, j\u2019étais presque son ami.J\u2019aimais, le matin dès l\u2019aurore, écouter dans le lointain le cri du sable sous ses lourds sabots, quand il s\u2019avançait lentement pour gagner l\u2019ombre du chêne qui 1 abritait chaque jour.Il marchait courbé, appuyé sur son gros bâton noueux, sa blouse flottant au vent, sa casquette d\u2019un noir jauni par le temps, nichée dans son épaisse, chevelure de neige.J\u2019aimais, lorsque je revenais de ma promenade quotidienne, quand j\u2019avais erré, au trot capricieux de mon Yscult, sous les grandes ombres delà forêt, j\u2019aimais retrouver le Père François et échanger avec lut quelques Fil.IlARAfCOUUT.tfOurtKCTHJNNEUC - i&Êim \u2014Mais oui, monsieur, il m\u2019a cassé des dents auxquelles je tenais beaucoup, ce sont des dents de famille du râtelier du père de mon grand\u2019père.mots.Ces vieux qui ne parlent guère ont un talent inné et inconscient pour vous apprendre la vie, et peu de mots tombés de ses lèvres m\u2019en disaient plus qu\u2019un gros roman, tout psychologique qu\u2019il fût réputé.J'aimais le bon sourire qui éclairait sa physionomie quand il m'apercevait, et quand Tristan, mon impatient épagneul, venait lécher ses mains.Le pauvre homme était heureux de ma sympathie, la seule vraie peut-être qu'il eût trouvée en cette contrée.Les enfants du village l\u2019avaient pris pour jouet, satisfaits d\u2019avoir trouvé une victime qui ne se plaignait jamais de leurs méchancetés.Il leur opposait, en effet, un calme inaltérable et si parfois une larme perlait à ses yeux, c'était bien plutôt le regret de ne pouvoir chérir un de ces petits comme son enfant, que la peine de supporter leurs taquineries qui la faisait couler.II y avait cependant un de ces bambins dont l'imagination perverse, et féconde s'épuisait contre lui.Tout le monde au village l\u2019appelait Jcannot le Sournois, si rares étaient les foyers oû ses inventions hypocrites n\u2019eussent exercé leurs ravages.C\u2019était un petit bonhomme haut comme ma cravache, à la tête impertinente, à la bouche large et moqueuse, aux yeux étincelants, au nez audacieusement retroussé.Quand je l\u2019apercevais au loin, trottinant et si filant d'un air de défi, je me retenais pour ne pas marcher contre lui et lui tirer les oreilles d'importance.Mais le.Père François m\u2019avait arrêté un jour oû j'avais voulu le venger.UN HOMME VRAIMENT DÉSINTÉRESSÉ » >> ésLJUl \u201er \u2022ItlMIII \u2014M.l\u2019maire, c\u2019est rapport à ce que vous avez fait exempter notre fieu, et que vous nous avez envoyé un acquéreur pour les cochons que j\u2019avais pensé que vous accepteriez bien un d\u2019mes veaux et alors.II \u2014Y pensez-vous, père Michu, mais accepter ce veau serait ternir à tout jamais la réputation d\u2019intégrité et de désintéressement que je suis arrivé à me créer dans le pays ; quand je rends un service, je n\u2019ai pas besoin qu'on m\u2019en récompense.III \u2014Sans vous offenser, m\u2019sieu l\u2019maire, si on vous donnait l\u2019veau sans vous l\u2019don-ner, en vous l\u2019vendant sans vous l\u2019ven-dre, censément que vous m\u2019en donneriez un écu pour la raison de ce que vous dites, personne n\u2019aurait rien à dire ! IV \u2014Vous avez raison, père Michu, comme ça je pense accepter sans manquer à mes devoirs.Voici dix francs ! \u2014Ah ! mais, m\u2019sieu l\u2019maire, c\u2019est que je n\u2019ai pas de monnaie ! \u2014Ça ne fait rien, mon brave, gardez les dix francs, vous me donnerez deux veaux au lieu d\u2019un et ça fera le compte I 4 LE SAMEDI NoS« \u2014 LES AVENTURES D'UN AMOUREUX MALCHANCEUX.I Charley.\u2014 Je me suis permis de demander à mon ami le lieutenant de nous guider.Le lieutenant.\u2014C\u2019est pour moi un grand bonheur.Ldandre.\u2014 Les femmes quand ça voit un costume de militaire, c\u2019est hors de soi.II Lda.\u2014Visitons le fort.Ldandre \u2014Un fort I j\u2019en ai peut-être visité I.ooo, j- n\u2019y liens pas.Charley.\u2014Ni moi.o n n n n Ldandre.\u2014C\u2019est une affaire montée, ça, pour me rendre jaloux.Charley.\u2014Si tu répètes ça, il va y avoir du poil.p n n o n n n 'ViCI Fr/ r JlUBk >K\\Yw- IV fda.\u2014 Je suis surprise et dégoûtée.Restez-là, entendez-vous ?Le lieutenant \u2014Allons! Charlie, on ne se bat pas devant une dame.V Lda.\u2014Ces deux brutes I Je ne veux pas les avoir p *ur escorte.l e lieutenant \u2014Je ne suis pas en devoir et mon auiomobile est tout près.VI Lda \u2014 Vous me rendezlà un grand service.Ldandre.\u2014Ça, c\u2019est encore la pire affaire de la collection .et quand la colère in envahissait, j\u2019entendais sa voix faible murmurer : \"Qit'iniportc! Je ne suis qu\u2019un pauvre vieux! Il faut bien que les petits s\u2019amusent.et puis, au moins, je.sers à quelque chose!\u201d Je n\u2019oublierai jamais 1 expression indéfinissable, mêlée de bonté, d'humilité, d\u2019amertume, qui 1 animait eu disant ces mots, ni le sombre nuage qui passa sur ses traits après les avoir prononcés.Son ennemi était inlassable, pourtant.Chaque jour une idée mauvaise germait en son cerveau.Tantôt c\u2019était son chien qui piétinait les corbeille?péniblement travaillées, tantôt c'était des pierres accumulées à la place de prédilection du Père François; un jour les fagots qu'il avait formés étaient dispersés; le lendemain, quelques petites Ileurs que je lui avais données, et qu'il aimait cultiver, étaient arrachées ou flétries.Mais il eut une.idée plus barbare encore pour le cœur de sa victime.Le Père François avait un pet it compagnon dans sa solitude: un joli chat gris qu\u2019il soignait tendrement.C\u2019était sa joie, en regagnant le soir sa demeure, d\u2019y retrouver le caressant petit animal qui venait se frotter doucement contre lui, et donnait un air de vie à ce silence et à cet isolement.Jcannot n avait pas été longtemps à découvrir l\u2019affection du Père François pour sa chatte.Un jour où le Boiteux, heureux du beau ciel clair et du soleil brillant, s\u2019était éloigné longtemps de sa hutte, Jeannot s'était emparé de 1 innocent animal et l\u2019avait étouffé.A la nuit tombante, sur le seuil de sa demeure, le.Père François pleura eu voyant mort le seul être qui lui fût vraiment attaché.Le lendemain, il était plus triste peut-être, mais non moins indulgent envers son bourreau.Et ainsi, chaque année, lorsque, les mois de vacances succédaient aux mois de travail, je retrouvais le vieillard dont la vie monotone s\u2019écoulait lente.* * * \u2014Bonjour.Père François! Quel beau soleil aujourd\u2019hui.C\u2019est, à vrai dire, le premier jour de printemps que nous ayons cette année! \u2014Oui, monsieur Jacques.L'hiver m'a paru bien long.et pourtant, je ne devrais pas m'en plaindre: j\u2019en verrai si peu désonnais! \u2014Allons, Père François! Ne vous attristtz pas.Dans dix ans d\u2019ici, quand je reviendrai aux vacances, vous serez encore là, j\u2019en suis bien sûr.\u2014Point! Point! Je sens ma vie qui s'en va.Allez, monsieur Jacques, ce n'est pas gai, la vie, pour moi; mais c\u2019est égal! j\u2019aimerais mieux qu\u2019elle dure bien longtemps encore que de mourir avant d\u2019avoir réalisé mon plus grand désir ! \u2014Que vonlez-vaus.Père François?Si je puis vous aider, vous savez que je suis tout prêt.\u2014Vous êtes bon.monsieur Jacques, mais vous ne pouvez rien.Je voudrais avoir accompli au moins une bonne action avant de.quitter la vie, moi qui ai toujours été à charge aux autres! Et le pauvre vieillard, toujours silencieux et calme, se prit à sangloter devant la vision évoquée de tonie sa vie d\u2019infirme.Je le raisonnai, pensant que cet accès de tristesse était passager.Ce fut en vain.11 m\u2019avait livré le secret de sa mélancolie.Il aurait voulu travailler, gagner son pain comme les autres, et tout son passé lui parlait d\u2019inaction ; il aurait aimé se rendre utile, et c\u2019est lui qui recevait des soins compatissants.Je le quittai ému, ce.jour-là.ému de sa peine, ému de ce désir de déshérité qui avait 1 ambition du bonheur commun, et songeant aussi combien, parmi les mieux partagés, il y avait d\u2019hommes moins méritants que cet infirme, qui aurait employé ses forces au service des autres.Quand je repassai le lendemain, la physionomie du Père François avait repi is son expression accoutumée.Nous n\u2019échangeâmes qu\u2019un bonjour d'amitié, et je passai, pressé, j\u2019étais attendu chez moi.LE DEVOIR ET LE PLAISIR.Vraiment, quand on reste courbée\t.on est bien heureuse d\u2019avoir le di« tou?e une semaine à pédaler sur une\tmanche pour se délasser un peu.machine a coudre .\tv LE SAMEDI que la mort Ce jour-là, je me souviens, il y avait beaucoup de monde au château, et je dus consacrer toute la journée à des excursions où j\u2019accompagnais nos invités.Le soir, las d\u2019être aimable avec des indifférents, j\u2019étais remonté dans ma chambre, jouissant de ma solitude après l'étourdissement d\u2019une après-midi mondaine.Mais à peine y étais-je, qu'on frappa à ma porte: \u201cMonsieur Jacques, on vous demande au village, chez la mère Catherine.\u201d Mon titre d\u2019interne des hôpitaux à Paris m\u2019attirait une clientèle nombreuse lorsque je séjournais à la campagne.Je me levai aussitôt, heureux d\u2019aller soulager quelque pauvre malade, et je m\u2019acheminai vers la demeure de la mère Catherine.Elle habitait à l\u2019extrémité du village, du côté du château, et j\u2019y parvins en quelques minutes.Quelle surprise m'y attendait! Dans le grand lit à colonnes, ce n\u2019était pas la mère Catherine que je voyais étendue, c\u2019était le Père François ! \u2014Qu\u2019y a-t-il?qu\u2019avez-vous, père François?Il m\u2019accueillit avec un faible sourire et me tendit la main.\u2014Il y a, monsieur Jacques, vient, et que je meurs content! Mais je l\u2019écoutais à peine; je ne.me préoccupais que de l\u2019état physique de mon vieil ami et, tout bouleversé, je regardais anxieusement les plaies qu\u2019il portait aux jambes.Mais, en vain je me dépensai.Un quart d\u2019heure après mon arrivée, le Père François avait un mouvement, un soupir, et il n'était plus.Alors seulement, et tout accablé à l\u2019idée de voir disparaître pour jamais ce visage familier qui gardait jusque dans la mort son expression de douce résignation, je demandai comment l\u2019accident était survenu.C\u2019était le petit Jeannot, Jcannot le Sournois qui, profitant d\u2019un moment de liberté, s\u2019était allé promener avec son chien sur la grande route.En passant devant le \u201cBoiteux\", il s\u2019était contenté de quelques sarcasmes et avait continué son chemin.Sans doute, il réservait quelque mauvais coup pour le retour.Mais peu après, le Père François avait entendu des cris, et il avait revu Jeannot qui courait éperdument.Son chien le poursuivait, son chien, la gueule béante, écumantie, les yeux dilatés.Jeannot fuyait, mais il allait être atteùit par la bête, devenue suibitememt enragée.\u201cAu secours!\u201d criait-il, mais personne dans les champs n\u2019osait s\u2019élancer.Le Père François, lui, s\u2019était levé, et.saisissant Jeannot comme il passait: \"Jette-tôi là!\u2019 commande-t-il.puis, résolument, il se pose 1.\u2019EN FA NT TERRIBLE J* ».V C, ç c V.' \u2022 VvAv?Papol.\u2014I lourrah Ma dernière sœur va s\u2019en aller.devant l\u2019enfant terrifié.L\u2019animal furieux s\u2019ar rête au premier obstacle, et c\u2019est le père François qui reçoit les terribles morsures, tandis qu\u2019il s\u2019efforce, de son gros bâton, de terrasser son adversaire.Tous deux étaient tombés, râlant.Jeannot avait disparu, et des passants charitables avaient porté le Père François au village.Sa dernière parole me revint en mémoire : \u201cJe meurs content !\" J\u2019avais compris.Le vœu du Père François était réalisé.J.me Saint-Luc.UN BOER QUI SAIT DONNER DES LEÇONS C\u2019était pendant la dernière guerre anglo-boer.Un capitaine de la yeomanry se présente devant une ferme hollandaise habitée par un vénérable pasteur: \u2014Monsieur, commande l\u2019officier, mon-trez-moi un champ où je puisse faire, fourrager mes cavaliers.\u2014 Près volontiers.Suivez-moi.Sans ajouter un mot de plus, le vieux Bocr se met a la tete du détachement.A dix minutes de là, on rencontre un superbe champ d\u2019orge, et l\u2019Anglais s\u2019é-cric : \u2014Voilà qui fera très bien notre faire.Mais le pasteur avance toujours: \u2014Encore quelques pas.Nous allons trouver, un peu plus loin, une moisson plus magnifique encore.On continue donc de marcher et l\u2019on atteint bientôt un nouveau champ d\u2019orge que le pu, tour désigne aux cavaliers: \u2018 Voila qui est a vous, faites ce qu\u2019il vous plaira.Aussitôt, la troupe met pied à terre, scie le grain, le met en housse et remonte en selle pour le retour.Cependant, le capitaine n\u2019était qu\u2019à moitié satisfait.B rate, homme, disait-il a 1 honnête Boer, vous nous avez imposé un supplément de fatigue bien inutile.Somme toute, le premier champ valait le second.\u2014C\u2019est vrai, mais j\u2019avais une raison.\u2014Laquelle ?\u2014Une raison tirée des écritures saintes.Jésus-Christ a dit : ne fais aux autres.Or, ce premier champ n\u2019était pas à moi.La leçon fut-elle comprise?J\u2019en doute.at pas AU RESTAURANT \"arçon.\u2014Vous rcmarquterez que le menu annonce une salade de Le poulet.Le client.\u2014Oui, et je remarque aussi qu\u2019on a biffé le veau froid.AMES SŒURS Trampinel.\u2014 Je vous affirme, monsieur, que je ne sais pas où j \u2022 pourrai avoir à déj un r.Nouveau marié.\u2014Je suis dans le même cas : notre cuisinière nous a quittés, ce matin.CONFLIT JUDICIAIRE mlmi Juge 1\u201d.\u2014Est-ce M.Fernand qui était au salon, ce soir ?Mile Y.\u2014Oui, mon père.Juge K\u2014Je croyus vous avoir défendu de le recevoir.Mlle K\u2014C'est vrai, mais M.Fernand en a appelé de votre décision à un tribunal supérieur et maman lui a permis de venir. gras r Robes de saison Nos 38-39.\u2014 De style distingué, En taffetas vert olive.Pas de doublure au corsage.La jupe est à neuf lès avec groupe de remplis à chaque couture.Nos 40-57.\u2014Cette jolie combinaison est en Henrietta champagne pour le corsage; celui-ci porte doublure ajustée et ferme derrière.La jupe est à quinze lès et garnie de larges remplis biaisés, ceux ci portant petits remplis en taffetas rouge vigne.On met également de ces petits remplis au corsage.humeur, tandis qtt'aujourd\u2019hui elle s'est mal levée.Marie ou Justine n\u2019ad-met'tent que.superficiellement et par force ce manque d\u2019équité.Au fond, elles en gardant rancune, et ont beaucoup de vertu si elles réussissent à 11e pas le laisser voir.Il y acticore une manie, répandue chez les maîtres \u2022 C\u2019est de tenter leurs domestiques.On laissst trainer le sucre, les liqueurs; et s'il en manque, on met le présumé coupable à la porte.Est-il, je vous le.demande, rien de plus bête?.L\u2019homme es't faillible, vous le savez.Sa vertu éprouvée par l\u2019expérience nécessaire des premiers jours, pourquoi guetter en lui un instant de faiblesse.?Pour qu\u2019il morde à votre attrape-nigaud?Mais, au point de vue moral, vous êtes aussi coupables que ui.puisque vous provoquez sa faute, et au point de vue pratique, vous 11e gagnez rien, puisque vous vous voyez obligés de vous priver de ses services.En ceci, comme en toute chose, le bon sens, l\u2019intelligence, la bonté devraient guider les maîtres.Ils s\u2019apercevraient promptement ainsi que les doiflcSTiqùes sont ce qu\u2019on les fait.Le dévouement fleurit toujours sur la terre.L'essentiel est de savoir la cueillir?Gabrielle Cavkluer.LE SAVOIR-VIVRE: LES GESTES PARMI LES GESTES, il en est d\u2019instinctifs, d'autres consacrés par les habitudes; ils constituent une manifestation de la politesse.Ces derniers diffèrent un peu ou beaucoup chez les divers peuples de la terre.Le geste instinctif est celui qui accompagne naturellement l'expression parlée de la pensée.Il est impossible, tandis que l\u2019on s'exprime, que le corps, le visage restent immobiles et inexpressifs, mais toute personne bien élevée et soucieuse de ivêtre point ridicule ou inconvenante, s\u2019interdira tout geste excessif, ou même répété, toute attitude exagérée, toute mimique qui, toujours, prête à la moquerie des auditeurs.Il est nécessaire de veiller attentivement sur ses enfants, afin qu\u2019ils ne prennent pas l\u2019habitude de gesticuler; et l\u2019on doit s\u2019examiner sévèrement soi-même, questionner ses proches à son égard et accepter avec patience leurs observations à ce sujet.Imiter les bruits, miner les personnes dont on parle, grimacer, cligner do (COMMENT ON TRAITE LES DOMESTIQUES ON DIT QU\u2019IL n\u2019y a plus de domestiques.Cela vient peut-être de ce qu\u2019il n\u2019y a plus de maîtres, au sens étroit du mot.Finie la légende de.la vieille bonne qu\u2019on se passe de mère a fille, et qui.considérée comme appartenant à la maison, se faisait pardonner quelques privautés sans importance par un dévouement à toute épreuve.On prend une domestique à tout faire.Gu s\u2019en méfie.On l\u2019épie.On la mène rude.L\u2019autre sent le joug et se réfugie, comme un chat qu\u2019on pourchasse, derrière une attitude d\u2019hostilité sournoise.Alors, au bout de huit jours, on s\u2019envoie promener.Nouvelle expérience aggravée de suspicion préalable réciproque.Même résultat.Cela recommence ainsi à jet continu.Dans le monde des serviteurs, la maison est signalée connue, étant \u201cune boîte\u2019\u2019.N\u2019y va plus que le déchet.De leur côté, les maîtres crient que tous les domestiques sont des malpropres ou des voleurs: ceux qu\u2019ils embauchent, évidemment! Comment serait le contraire?Au fond, voyez-vous, il y a là une question de tact nullement difficile à résoudre.La capacité du ou de la domestique vérifiée, sa probité éprouvée discrètement, il s\u2019agit de s\u2019en faire un ou une amie discret, prévenant, dévoué.La première chose à adopter pour le maître est la dignité dans l\u2019attitude.\\on pas.remarquez bien, la dignité altière qui s\u2019affirme en commandements péremptoires, mais celle, qui crée une limite que l\u2019on ne permettra pas au domestique de franchir, et en deçà de laquelle on exercera toute bienveillance.Dans beaucoup de cas.eu effet, la mésintelligence vient de la versatilité de la maîtresse de maison.Rire et plaisanter un jour avec la bonne est maladroit, parce que celle-ci 11c comprendra pas pourquoi le lendemain, il n\u2019est plus permis d\u2019en faire autant.Puis, on parlera avec politesse au domestique qui est particulièrement sensible à ce procédé.11 est rare qu\u2019il n\u2019en témoigne pas de.la reconnaissance, tandis qu\u2019une injure l'irrite, le rebute, et provoque ses représailles.Et la justice?.Voilà qui est sujet à caution!.Pourquoi Madame n\u2019a-t-cllc rien dit.hier que le rôti était brûlé, et pourquoi sévit-elle aujourd\u2019hui que l\u2019ouvrage est à point?Hé! c\u2019est que Madame avait hier sujet de.bonne MJLA Pour Sorties.No 3.\u2014 Manteau trois-quarts en drap satiné couleur champagne ; garniture en velours vert olive, cordelette dorée et boutons ciselés.Nos 4-5.\u2014 En velours rouge bourgogne : gilet en drap blanc travaillé de fd d\u2019or.La jupe est à onze lès.(Ces patrons ne sont pas à rendre à nos bureaux). LE SAMEDI 7 PATRONS \u201cMAY MANTON\" (Primes du Samedi,) No 5190.\u2014Ce genre est chaud, confortable, ne gêne pas les mouvements et coûte ce que l\u2019on veut.L\u2019original est en melton rouge piqué à la soie et garni d\u2019une simple bande de soie noire.Matériaux : 5^ vgs, 27 pcs de largeur, pour taille moyenne (10 ans).Dimensions des patrons : Pour fillettes de 6, 8, 10 et 12 ans.No 5191.\u2014Conserve sa grande popularité, surtout cet automne, où on leur donne des développements très heureux.L\u2019original est en drap rouge corail ; revers, ceinture et poignets en velours, et garniture d\u2019appliqués en grosse dentelle ; le sous-corsage en drap crème avec boutons dorés.Matériaux : 4 vgs, 21 pcs de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons : 32, 34, 36, 38 et 40 pcs, mesure de buste.No 5100.\u2014Manteau Empire.mU.6190 UiiTs Empire Coat, 6 to 12 yrs.No 51SS.\u2014Chemise-corsage à plissés.' -5i! ¦¦ 1\tf//|e; 5188 Tucked Shirt Waist, 36 to 46 bust.5101.\u2014Blouse Eton.6t91 Uloime Eton, 32 to 40 bust.No 5189.\u2014Cette jupe, à idéal pour sorties d\u2019hiver, bleu royal piqué à la soie.Matériaux Dimensions des patrons : No5l.Hi.\u2014Jupe île sortie 6189 Seven Gored Tucked Wnlklnc Skirt, 22 to 30 wulttl.No 5188.\u2014Pour répondre à la demande d\u2019un corsage à la fois simple et de bonne apparence, pouvant aller avec jupe de même caractère.L\u2019original est en taffetas-plaid, piqué à la soie.Matériaux : 3^ vgs, 21 pcs de largeur, pour taille moyenne.Dimensions des patrons : 36, 38, 40, 42, 44 et 46 pcs, mesure de buste.larges plis, est à sept lès et constitue l\u2019article Très facile à faire.L\u2019original est en cheviote VSS> 27 Pcs de largeur.22, 24, 26, 28 et 30 pcs, mesure de taille.COMMENT SE PROCURER LES PATRONS \u201cMAY MANTON\u201d Toutes les personnes désirant avoir les patrons ci-dessus n\u2019ont qu\u2019à remplir le coupon qui est à la dernière page du fascicule du feuilleton et l\u2019adresser au bureau du Samedi avec la somme de 10 cents pour chaque patron demandé, argent ou timbres-poste.Ajoutons que le prix régulier de ces patrons est de 40 cents chacun.Les personnes qui n\u2019auraient pas reçu le ou les patrons dans la huitaine sont priées de vouloir bien nous en informer.On peut acheter autant de patrons qu\u2019on veut.Ne pas oublier de bien men-tionner le ou les patrons demandés.ATTENTION.\u2014En timbres canadiens nous n\u2019acceptons que ceux de UN CENTIN.l'œil, faire la motte, rire à gorge déployée, pousser de bruyantes exclamations, hausser les épaules, tout cela est du dernier mauvais goût, comme de frapper sur le bras, sur l\u2019épaule, ou de s\u2019accrocher au bouton de l\u2019habit de la personne à cpti l\u2019on cause.Lever les bras au ciel, taper du pied, se renverser sur sou siège, cogner du poing ou du doigt sur une table, se gonfler les joues, se courber parce que l'on parle d\u2019un vieillard ou d\u2019un bossu, piaffer en racontant les hauts faits \u2014 oit les méfaits d\u2019un cheval \u2014 sifïïer comme le train, et mille autres mimiques exubérantes sont du domaine exclusif des gens dépourvus de savoir-vivre, et l'on doit sévèrement s\u2019interdire ces manières.D11 reste, celui qui s'exprimera correctement, sans passion, sans chaleur exagérée, qui 11e se laissera aller ni à la colère, ni à la joie, ni au chagrin immodérés, aura des gestes convenables.C\u2019est de l'insubordinaition du langage et de la pensée qui excite à la gesticulation excessive.Mme Camille Pert.CELUI DU PAWN-SHOP \u2014Je dois conduire Julia au théâtre demain.\u2014Ça fera trois billets.\u2014Comment, trois.\u2014Un pour toi, un aufî pour Julia et celui de ta montre.No 11.\u2014Mme LANCETTE ET Mme PinUEKORT \u2019 A'V* I Mme Piquefort.\u2014 Oui, il a dit à mon mari : \u201cQuoi 1 votre femme a 35 ans ?Mais, on ne lui en donnerait que 25 au grand plus.m .II Mme Lancette.\u2014Combien d\u2019argent voulait-il emprunter à votre mari ? 8 LE SAMEDI mR-ci mR-Lft DU XII le AU XVe siècle, le mariage fut imposé à des prince.s enfouis, ail nom d\u2019intérêts politiques, d\u2019acquisition de domaines ou de garantie de paix.Ils étaient bel et bien mariés, avec force, solennités, devant l\u2019Eglise et devant le roi.C'est ainsi que, en 1284, Jeanne de Navarre avait 18 ans, quand elle épousa Philippe le Bel qui en avait 15.Jeanne de Bourgogne en avait I I, qttpnd elle épousa Philippe le Long qui en avait 13.C'est le cas de Jeanne de Bourbon, qui avaiit épousé à II ans Humbert 11 de Savoie.Veuve à 12 ans, elle se remaria, il est vrai, à 13 ans avec Charles V.lsabcau de Bavière épousa à 15 ans Charles VI qui en avait 11.Marie d'Anjou fut fiancée à P ans avec Charles VII qui en avait 11.Le mariage fut célébré quelques années après.Marguerite.d'Ecosse fut fiancée, par le traité de Chilien, à celui qui devait être Louis XI.Elle avait alors 3 ans et lui 4.Quand ils se marièrent, elle avait 11 ans et lui 12.La seconde femme du même roi.Charlotte de Savoie, avait G ans quand il l\u2019épousa.Il en avait alors 27.Marguerite d\u2019Autriche fut de même, fiancée à 3 ans à Charles VII qui renonça à elle.C'est à il ans que Louise de Savoie, qui devint plus tard la mère de François 1er.épousa Charles d\u2019An-goulêmc.Etrange fut la destinée d'Isabelle de France, fille du roi Charles VI.Elle n'avait pas 8 ans quand des ambassadeurs d\u2019Angleterre vinrent, de la part du roi Richard II, d'Angleterre, demander sa main.Elle répondit: \"Mesdires.s\u2019il plaît à Dieu et à monseigneur mon père que je sois reine d'Angleterre, je le deviendrai avec plaisir, car on m\u2019a bien dit qu'en effet, je serai une grande dame.\u201d On s'émerveilla à juste titre de la précocité de ces paroles.Peu de temps après, à Saint-Omer.Richard II fut solennellement reçu par Charles VI et lui dit: \u201cBeau-père, notre femme nous plaît grandement, nous tenons moins à son âge qu'à la réunion de nous et de nos royaumes.\u201d Après le repas on introduisit la fiancée, accompagnée d\u2019un grand nombre de dames.Son père la prit par la main et la remit à Richard qui la fit monter dans une litière somptueuse et l'emmena à Calais, où le mariage fut célébré.Le trousseau de la mariée, était magnifique et comprenait, dit Froissard : \"de superbes robes et entre autres un costume de velours rouge semé d'oiseaux d\u2019or, perchés sur des branches de perles et d\u2019émeraudes, des colliers, des bagues, des tapisseries\u201d.Richard II s\u2019attacha à sa femme-enfant.Il la logea royalement à Windsor et vint souvent la voir, la comblant de cadeaux, la faisant même jouer et de bon cœur.Isabelle, à son tour, s\u2019attacha à lui.et quand il partit à la guerre elle pleura beaucoup.Le roi vaincu, fait prisonnier par son rival, fut assassiné.La petite reine, qui avait 12 ans, s\u2019évanouit à cette nouvelle.Instamment sollicitée, à plusieurs reprises, par raison politique, d'épouser le fils du nouveau roi, ce qui l'eût replacée sur le trône, elle refusa, préféra rester fidèle au souvenir de l'époux qu\u2019elle avait eu, étant enfant.XXX AU MOIS D'AOUT dernier, dans les environs de Tônsbcrg, la plus ancienne ville de Norvège, un particulier faisait une.fosse dans sa propriété.située sur une colline, lorsque, nous apprend le Tour du Monde, sa pioche rencontra quelque chose comine, un mât de forme bizarre et complètement enseveli.En creusant davantage, il arriva à une sorte de chambre souterraine sur laquelle une surface planchéiée rappelait le pont d'une grande barque.Sous ce plancher, un autre assemblage de planches, séparé du premier par un espace vide assez considérable, ne permettait plus aucun doute; c\u2019était bien un grand bateau enfoui dans la terre.Le paysan se hâta de se rendre à Christiania pour avertir un archéologue, le professeur Gustavton, qui en a entrepris l'exhumation le printemps prochain.Chose curieuse, ce bateau semble, dans sa position actuelle, avoir été dépouillé par des voleurs de tout ce qu'il contenait de précieux.Ce n\u2019est pas la première fois qu'on a découvert des navires de Vikings ainsi enterrés et saccagés.Toutes ces découvertes, y compris la dernière, corroborent ce que dit Tacite de la grande, science des anciens Normands en fait de constructions navales; ces navires étaient fort bien construits et (pointus aux deux extrémités.Ils étaient en état de braver las plans fortes tempêtes.Les continus mouvements du sol des côtes de la Scandinavie ont enfoui ces barques échouées jadis sur le rivage.Les anciens Scandinaves avaient la coutume, à la mort de leurs chefs, de les enterrer dans un chambre (ou caveau) construite sur le pont même de leurs navires qu\u2019ils recouvraient d\u2019un amas de pierres et de terre.Ces vastes tumulus se sont recouverts de végétation et ont pu être par la suite considérés comme des collines naturelles.Or.comme on enterrait avec le mort ce qu'il avait de plus précieux, bijoux, vases, etc., dont on n\u2019a pas retrouvé trace dans les decouvertes faites, il est aisé d\u2019en conclure que le secret de ces sépultures a été violé, â diverses époques, par des inconnus qui n\u2019étaient rien moins qu\u2019animés de préoccupations scientifiques.XXX L\u2019EDUCATION des futures maîtresses de maisons, des futures mères de famille, ne doit pas seulement porter sur la cuisine, ce qui est déjà de haute importance, mais encore sur l\u2019élevage des bébés.Tous les médecins compétents sont unanimes à déclarer que le plus grand nombre des enfants en bas âge meurent dans des conditions telles qu\u2019il est pratiquement facile de les sauver.La puériculture, c\u2019est-à-dire l\u2019élevage des enfants, est à bon droit devenue une science, et j\u2019en ai maintes fois signalé la portée et l\u2019efficacité bienfaisante.Pourquoi les mamans n\u2019apprcndraient-elles pas, soit avant leur mariage, soit au cours de la période où elles ont une responsabilité de nourrices et d'éleveuses, les éléments d\u2019une science qui ne doit pas rester l\u2019apanage des médecins?Ceux-ci sont d\u2019ailleurs les premiers à vulgariser ce qu\u2019ils savent; ils apportent un désintéressement admirable à faciliter à leiurs clientes éventuelles l\u2019accomplissement de leur tâche.Les puériculteurs et les hygiénistes, lorsqu\u2019ils exercent la profession médicale, ont un double mérite puisqu\u2019ils s\u2019efforcent de prévenir les maladies et par conséquent de restreindre leur clientèle.11 convient de dire ces choses en passant, parce que trop souvent les médecins subissent d\u2019injustes critiques et que le courant actuel de la médecine préventive est défavorable aux intérêts professionnels , et étroits de ceux qui s\u2019y dévouent.XXX LA LIGUE contre les domestiques s'organise, en ce moment, à Londres, où plusieurs féministes de liante et farouche réputation ont juré d'affranchir l\u2019humanité du joug insupportable que font peser sur elle les domestiques de toutes catégories.La campagne est menée activement par un gros bonnet du Women\u2019s Institute, Mme Perkins Gilman, qui adjure les architectes de construire désormais les maisons d\u2019habitation de façon à rendre inutile le rôle des domestiques.Mme Gilman affirme que la maison de l\u2019avenir sera reliée à un restaurant modèle qui, par tube spécial, expédiera, à heure fixe, à sa clientèle une nourriture saine et agréable, plus appétissante que les ragoûts composés par de suspects cordons bleus.Un autre tube spécial enlèvera toutes iles poussières de l\u2019appartement.El les nourrices, elles-mêmes, seront remplacées par des appareils mécaniques.Mais Mme Gilman se préoccupe peu du sort de nos infortunés tourlourous, qui, dit un journal parisien, sous les ombrages de nos promenades publiques, erreront comme des âmes en peine à la recherche de la raditionnelle nounou.XXX LF, GERANT du buffet d\u2019une salle de concert de Chicago, d\u2019un, music-hall, comme on dit là-bas, a fait des observations aussi minutieuses qu\u2019amusantes sur l\u2019influence qu\u2019exerçait la musique des différents maîtres sur l\u2019appétit des auditeurs.Ce brave homme en a même fait son critérium sur le mérite artistique de leurs œuvres classiques.Ainsi du Wagner fait monter la consommation de la bière, tandis que les valses et autres danses de Strauss égaient tellement l\u2019auditoire qu\u2019elles font couler le champagne à flots, alors que la musique de Mendelsohn coupe l\u2019appétit tout à fait.\u201cCar, ajoutait le digne restaurateur, les soirées où il figure sur le programme des morceaux de ce maître, personne ne demande de sandwichs au jambon, qui forment quatre-vingt-cinq pour cent de ma recette.J\u2019en conclus donc que ce musicien n\u2019a qu\u2019un talent des plus médiocres.\u201d 11 serait peut-être intéressant de dresser un tableau comparatif de cette influence pour tous les principaux maîtres en vogue.XXX NOUS LISONS dans Le Cri de Paris un fait bien singulier, survenu dans la colonie allemande du Togoand (Afrique occidentale).Le gouverneur de cette colonie, M.Horn, vient de se renvoyer lui-même devant le tribunal colonial pour incapacité et abus de pouvoir.Ayant à infliger une punition à un soldat indigène, il l\u2019avait, selon la coutume du pays, fait attacher à un arbre en plein soleil.Quelques heures après, examinant l\u2019affaire plus attentivement, il découvre qu\u2019il a eu tort.Immédiatement il envoie délier le nègre.Malheureusement, celui-ci était mort, frappé d'insolation.Le gouverneur n\u2019hésita pas à s'inculper d'homicide volontaire et à ise traduire de ce chef en jugement.Le tribunal l\u2019acquitta, mais M.Horn, se reconnaissant indigne de continuer à occuper son poste, donna sa démission.\u2014Ecoute, maman, il est impossible que je sois piésentée ce soir, pour la première fois, à mon futur fiancé : cet afireux petit bouton que j\u2019ai là sur la joue gauche me défigure vraiment trop.11! ¥zJm* mm mm LE SAMEDI No 14 \u2014 LES HOMMES SONT TOUS DES MISERABLES._____ 1\t' - .a-Ji Jf-T Tl 'jUMous II III IV Mculame.\u2014Madame Dugaz est une bien belle rusée.Elle vient de me dire que la prochaine fois que son mari va lui téléphoner qu\u2019il est retenu au bureau pour la soirée, elle ira voir elle-même, s\u2019il dit vrai.M Dugaz (le lendemain ).\u2014 Bonjour, mon vieux ! J\u2019apprends que tu vas faire la petite partie, au club, ce soir.Moi aussi.Je viens justement de téléphoner à ma femme qu\u2019il me faut pa ser la soirée au bureau.Toby.\u2014Dieu du ciel 1 Retourne vite à ton bureau et travaille comme un nègre.Ta femme va aller voir si tu as dit vrai.Elle en a fait la confidence à la mienne, l\u2019rouve-lui que tu ne lui as raconté que la vérité.L\u2019Infranchissable Barrière TU ME DEMANDES le motif qui m\u2019a fait expatrier, car je crois bien être parti de France sans espoir de retour.Eh bien! je vais te le dire.Aussi bien il y a longtemps que ce secret me pèse et m\u2019étouffe.Je ne l\u2019ai confié encore à personne et je ne te l\u2019aurais sans doute jamais raconté si les circonstances ne nous avaient mis en présence.Tu es un ami sûr, tu ne me trahiras pas et je veux te faire juge de ma conduite.\u201cTu te rappelles qu\u2019il y a quelques années je fus sur le point de me marier.Les premières démarches avaient été faites auprès de la jeune fille, et autorisé à faire ma cour à celle que je considérais à bon droit comme ma fiancée, je goûtais déjà les prémices du bonheur futur qui m\u2019attendait.\u201cHenriette Julliard, la fille d\u2019un maître de forges des Ardennes, était bien la plus jolie personne des environs à dix lieues à b ronde, et elle paraissait me rendre un peu de l\u2019affection que je lui avais vouée dès le premier jour de notre rencontre.\t, \u201cMa situation assez prospère, mes relations, l\u2019honorabilité de ma famille avaient fait le reste et la date de notre union restait seule à fixer quand un événement imprévu vint tout changer.\u201cUn de mes amis, un ancien camarade de Polytechnique, resté, lui, dans l\u2019armée, m\u2019annonça sa visite.11 venait, disait-il, passer un congé de convalescence chez moi.1,\u2019air si pur de nos Ardennes l\u2019avait tenté, etc., bref, il arriva un beau matin et s\u2019installa comme il l\u2019avait annoncé.\u201cNos premières effusions furent sincères.J\u2019aimais beaucoup Louis de Mauriac et à l\u2019Ecole nous étions deux inséparables.Nous avions tant de choses aussi à nous raconter, depuis si longtemps qu\u2019on ne s\u2019était vu.\u201cJ\u2019organisai en son honneur des parties de plaisirs, des parties de chasse et je.le présentai partout.H avait un entrain du diable, beau garçon, agréable causeur, sportman a c truste, Henriette les remarqua.\u201cUn mois, que dis-je, quinze jours ne s\u2019étaient pas Madame (i/tiel/ues jours plus tard).\u2014 Sais-tu Toby que Mme Dugaz s\u2019est rendu au bureau de son tnaii l\u2019autre soir, pour voir s\u2019il travaillait.Elle est maintenant bien peinée de l\u2019avoir soupçonné à tort.Toby.\u2014Ah 1 si les femmes se donnaient la peine de contrôler tout, elles s\u2019apercevraient vite que leurs maris sont les hommes les plus francs et les plushonnêus qui soient.LES I1EROS ü INTERIEUR.ECHOS DE JUILLET.compli, il plaisait à tout le monde et conquérait la sympathie générale.\u201cTu devines ce qui advint de mon imprudence.Présenté, vanté, loué par moi dans la famille de nia fia n c é e , Mauriac séduisit tout le monde par son élt - C üi BBBBB écoulés que j\u2019étais évincé, éconduit et que la famille.Juliard, désolée pour la forme, me priait de reprendre sa parole.\u201cLe prestige de la particule avait décidé le père dès les premières ouvertures de Louis de Mauriac, la grâce, le charme de la conversation avaient enlevé la mère et.quant à Menriettc, elle s\u2019était tout simplement laisse entraîner par l\u2019élégance, la désinvolture, le prestige de l\u2019uniforme du brillant officier, toutes choses qui plaisent et plairont éternellement aux femmes.\u201cTe dire quelle fut ma douleur, ma rage, quand j\u2019appris tout d\u2019un coup cette stupéfiante nouvelle! J étais tellement empoigné moi-mémo par ce brigand de Mauriac que je ne.m'étais aperçu de rien, pas même du jeu qu\u2019il jouait vis-à-vis de moi, et que je tombai du septième ciel dans le plus profond des ténèbres de l\u2019enfer.\u201cTu comprends, n\u2019est-ce pas, ce que, je dus souffrira Cette époque?Je tombai malade et pendant trois longs mois otl désespéra de me sauver.Quand je revins à 'a santé, le mariage était chose, accomplie.Les nouveaux époux étaient par bonheur partis pour Paris, m\u2019évitant ainsi le spectacle de leur lune de miel et tie leur bonheur.\u201cCe fut un premier soulagement, puis l'apaisement vint avec le temps.Les années passeront sur mon chagrin et ne me laissant de toute ma douleur passée qu\u2019une grande, profonde amertume contre la destine.-.J\u2019avais juré de ne jamais me marier, j'ai tenu parole.\u201cMa tranquillité dura cinq années pendant lesquelles je ne revis pas une lois le couple.Mauriac qui d.inc.rait toujours à Paris et avec qui du reste je ne désirais nullement rentrer en relations.\u201cMais l'homme propose.Au bout de.ce laps de temps de singuliers bruits commencèrent a courir dans les environs, au ELLE NE DOUTE DE RIEN \u2014Tu n\u2019es pas fou de rentrer chez toi de cette façon-là ?\u2014Je n\u2019ai pas la clef, mon cher, et je n\u2019ose pas réveiller ma femme .ce serait trop dan gereux.sujet des Julliard.On disait que le maître de forges paraissait gêné dans ses alïai rcs, lui dont la fortune autrefois inébranlable était reconnue de tous.\u201cLes rumeurs ne tardèrent pas à se préci ser.Les gens bien inform é s préten dirent que la conduite \u2014C\u2019est dégoûtant, avec une pareille chaleur, de n\u2019avoir qu\u2019une serviette cour les verres.gance, ses bonnes manières, la grande habitude qu\u2019il avait du monde, et comme toutes ces qualités formaient avec mon caractère plutôt en dedans» réservé et froid le plus frappant con- dc, son gendre était l'unique cause de la perturbation dans les affaires du vieil industriel.\u201cM.de Mauriac était un joueur, un de ces joueurs enragés qui pet:- \u2014 Monsieur, donnez-moi donc pour cinq cents de ce radium dont les journaux parlent tant.l\u2019eut être que c\u2019est ban pour le teint. 10 LE SAMEDI COMMENT CERTAINES DAMES DEVRAIENT S\u2019ANNONCER.a avns Eitwra S'-Ïf/J i; WrSS&Jk ïftwc^s! ÉSS » ma mm.mmi wm fe'/îÉ'.! WuMMl AiÏ/Mhi/!ff/A il !///:/: l/'/iY/i/tl Èm r1 mwi Kl VAv.vvr.\u2022 /AVAV.\u2019.V ylgSas&s?(Iraient jusqu\u2019à leur chemise une fois assis à une table de, baccara.La garnison de Paris lui donnait aussi un trop beau champ pour qu\u2019il n\u2019en profitât pas.Et il en avait profité, le gaillard, à tel point qut le père Julliard dut montrer les grosses dents, sous peine d'aller à la faillite.\u201cUn beau jour, il refusa de payer les dettes de son gendre.Malgré les supplications de sa fille éperdue, de.sa femme et de tous les amis de la famille, il signifia à Mauriac que c\u2019en était trop et qu\u2019il entendait lui, vieux travailleur, garder au moins une bouchée de pain pour ses vieux jours.\u201cCet arrêt laissait à l\u2019officier le choix entre le déshonneur et la mort qui efface.Mauriac tenait à la vie, il préféra le premier des deux moyens, il donna sa démission et, comble de l\u2019ignominie, accepta de vivre désormais à la charge, de ses beaux-parents.\"De ce fait il redevenait mon voisin, et comme forcément les relations en province sont très restreintes, nous nous trouvions exposés à nous rencontrer au premier jour chez un tiers.\u201cC'est ce (pii arriva avant qu\u2019un mois ne frit écoulé.Le hasard nous mit en présence.J'avais depuis longtemps prémédité ce (pie je ferais en pareille occasion et j\u2019étais résolu à accepter les avances que ne manquait pas de me faire mon ancien ami; je me montrais de cette façon, pensai-je, un homme bien élevé et sans regrets comme sans affectation.Sans aller jusqu'à fréquenter les Mauriac, surtout après ce que je savais sur la conduite de l/mis, je me proposais de ne pas paraître les éviter de parti pris.D\u2019ailleurs, ma passion d'autrefois pour la belle Henriette me semblait bien morte, et je ne courais à la revoir d'autre risque, que de la trouver changée, enlaidie, vieillie, toutes choses qui calment le cœur plus qu\u2019elles ne l'excitent.\u201cInsensé que j\u2019étais! Oui je revis Henriette, je revis Mauriac, je feignis même avec lui un sincère rapprochement.\u201cJ\u2019étais devenu lâche du premier coup; dès la première entrevue Henriette m\u2019avait séduit, ensorcelé de nouveau.Non, certes, elle n\u2019était ni vieillie ni enlaidie, tout au plus avait-elle changé un peu, mais ce change nient, tout à son avantage, me la montrait plus jolie encore qu\u2019autre-fois, plus mûre, d\u2019une beauté plus sereine.Et, comme au contact d\u2019une ! t ! \u2014Ayez pitié d\u2019un pauvre malheureux qui s\u2019est ruiné en faisant l\u2019aumône.étincelle électrique, le vieil amour (pii depuis si longtemps sommeillait au plus profond de mon cœur flamba de nouveau avec la force d\u2019un incendie.\u201cC était une lultte a recommencer, les mêmes épreuves à subir avec cette circonstance aggravante que je ne, pouvais plus conserver d\u2019espoir.Henrietlte était honnête femme et peur rien au monde n\u2019eût trahi ses devoirs; seulement je voyais bien à certains indices qui ne trompent pas, qu\u2019elle me voyait bien autrement qu\u2019autrefois.Elle se repentait sérieusement de m\u2019avoir éconduit pour me préférer ce mauvais sujet de Mauriac.\u201cLa conduite de ce dernier méritait, du reste, les appréciations les plus sévères.Privé du jeu, condamné à l\u2019inaction par son apathie et aussi par son peu d\u2019amour dit travail, il était rapidement devenu ivrogne et libertin.Plus d\u2019une fois, je surpris sur le pale visage d\u2019Henriette les traces de larmes récentes que la malheureuse jeune femme dévorait en cachette.\u201cConnais-tu pire supplice que de voir souffrir une femme que l\u2019on aime et pour qui on donnerait volontiers sa vie, alors qu\u2019on a les mains liées, qu\u2019on est condamné à l\u2019impuissance par la destinée implacable?Qu\u2019il eût été le bienvenu, l\u2019accident qui nous eût débarrassés de ce mauvais sujet de mari, dont l\u2019existence assurait à Henriette un long martyre! \u201cPlus d\u2019une fois, cette pensée, me vint à l\u2019esprit sans que je pusse parvenir à la chasser.A quoi bon rêver l\u2019impossible?Pouvais-je espérer que mon ex-ami se trouverait à point nommé dans une catastrophe de chemin de fer ott au milieu d\u2019une explosion de dynamite, afin de disparaître et de me laisser le champ libre auprès de sa veuve?\"J\u2019aurais dû à ce moment m\u2019expatrier.fuir n\u2019importe oû.Je n\u2019en eus pas le courage.Semblable au blessé qui avive son mal volontairement pour mourir plus vite, je tue plongeais avec volupté dans ce gouffre sans issu, livrant au seul hasard \u2019c soin de me diriger.\u201cHélas ! le hasard devait arranger les choses à sa façon.Mes assiduités à la maison des Julliard et l\u2019accueil que je recevais de ses beaux-parents et de sa femme finirent par froisser je ne sais quelle fibre qui vibrait encore, au cœur de Mauriac, malgré sa TOTO SAIT COMPTER.jri-ci -Ji \u2014Comment, Toto I tu as onze ans I mais tu n\u2019en avais que cinq l\u2019an passé 1 \u2014Eh bien, cinq l\u2019an passé et six cette année, ça fait bien onze, quoi ? LE SAMEDI 11 U \\ Ethel.\u2014Oui, je vais l'épouser.Edith \u2014Mais es-tu certaine que tu l\u2019aimeras toujours ?Ethel \u2014Non ! mais je suis sûre qu\u2019il ne pourra aller en voir aucune autre pendant quelque temps.C\u2019EST TOUJOURS ÇA.\tdégradation et son avi- lissement.\u201cL\u2019orage éclata entre nous deux le lendemain d\u2019un jour où, en présence de sa femme, j'avais risqué un mot sur les malheurs qui attendent bien souvent les jeunes filles romanesques.\u201c\u2014C\u2019est pour moi que tu as dit cela hier?me fit Mauriac d'un air froid qui contrastait avec le (feu sombre, de ses prunelles et le tremblement de ses mains.\u201c\u2014Je me suis tenu dans les généralités et si tu as trouvé dans mes paroles quelque chose d\u2019offensan t, ne t! e n prends qu\u2019à ta conduite.\u201c\u2014C\u2019est une leçon?\u201c\u2014Comme tu voudras.\u201d \u201cLe surlendemain nous nous alignions sur le pré.Malgré mon infériorité évidente dans le maniement des armes, peut-être plutôt grâce à cela au contraire, je tuai raide mon adversaire dès la deuxième -passe.\u201cJe ne voulus plus revoir Henriette.A quoi bon?Pouvais-je me.présenter devant elle, les mains teintes du sang de celui qui malgré son indignité avait été cinq ans son époux?\u201cPlus que toute autre considération humaine, cette barrière de sang nous sépare à tout jamais, et comme, en restant en France, je risquais fort de ne jamais guérir, je me suis expatrié et je viens en Amérique, essayer de recommencer ma vie.\u2014Pauvre ami, je souhaite que l'existence te.-ménage maintenant un peu de bonheur, tu l\u2019auras acheté assez cher! fis-je en tendant à Maréchal ma main qu\u2019il serra avec effusion.J.Duchon LES ARRETS DU COMTE P.ORODINE IL Y AVAIT grand bal au théâtre.Marie.Le grand-duc Serge ne s\u2019y rendit pas cette fois avec son inséparable Borodine, lieutenant des chevaliers-gardes.Par des raisons de discipline, il avait dû frapper celui-ci d'une peine, assez grave, les arrêts de rigueur à la caserne de la perspective Newsky.Après avoir placé lui-même une.sentinelle à la porte de son ami\u2014le devoir militaire a de ces exigences\u2014il se jeta dans sa voiture, et fouette cocher ! En entrant dans la grand\u2019salle, fécriquement illuminée., il eut un cri de surprise.(A quelques ois de lui.Borodine, en grand uniforme, s\u2019apprêtait à danser une redowa.) \u2014Vous ici ! commença le cou sin du czar.11 n\u2019eut pas le temps d\u2019achever.Le chevalier-garde avait disparu, comme un dieu de la mythologie, derrière \u2022 une rangée d\u2019arbustes\t* rares.\tZe Dude.\u2014Allons, maintenant que je ,\t, ,\t,\tsuis reposé, je vais reprendre ma mar- Le grand-duc ahuri, mais peu chei POUR CAUSE.superstitieux, ne crut pas à un corps astral, et voulut avoir le cœur net de l'aventure.Il sauta dans sa voiture, revint à la caserne, monta le plus vite qu'il put les trois étages, écarta la sentinelle, entra dans la cellule, du condamné.Devant lui, Borodine, étendu sur son lit, la couverture tirée jusqu\u2019au menton, donna it du sommeil du juste.\u2014Pour le coup, se dit le grand-duc, je deviens fou, et il reprit le chemin du bal au grau I trot de ses deux pur-sang.La première personne qu\u2019il y vit fut Borodine, toujours sanglé, toujours frais, un imperceptible sourire aux lèvres.Il se préipila vers lui.La rage commençait à succéder dans son cœur à la surprise.Mais une seconde fois, le chevalier-garde s'évanouit dans l\u2019éclat des lustres.Et le grand-duc de regagner encore la caserne à toute vitesse.11 était essoufflé.N\u2019importe.11 gravit quatre à quatre.I es roide.Borodine dormait toujours, et plus profondément que jamais.\u2014-Borodine, mon ami, dites-moi tout.Je lève votre punition, s\u2019écria grand-duc.Et Borodine alors de jaillir de son lit donnancc et de dire de son ton le plus \u2014Rien de plus simple, Votre Altesse, bal, comme vous m\u2019en avez ramené.Je suis descendu de ma chambre dans la cour de la caserne par une.échelle de peintre, et n'ai pas eu ainsi de peine à vous précéder dans votre, voiture, a 1 arrière, veux-je dire, où je me suis assis sous le manteau de votre Cosaque qui me l\u2019a prêté honnêtement pour quelques roubles.Au retour, l'échelle m\u2019a permis de vous précéder encore.dans ma chain bre, si leste que vous soyez.ï._ rpij ¦ %» a A Ç' y- 'j\tMK} ' fi! I: \u201cBsa f Mme Rooney.\u2014J\u2019ai entendu dire que votre mari vous avait quittée ?Mme McFadden.\u2014 Oai, c\u2019est bien vrai.Mme Rooney.\u2014Mais pourquoi donc ?Mme McFadden\u2014U est mort.\"diet en grand informe, de.saluer à 1\u2019 naturel : Vous m\u2019avez vous-même, amené Et voilà tout le mystère.IL NE FAUT PAS RIRE DU MALHEUR D\u2019AUTRUI.1 A* thé.ÿ.N, La Buamiière.\u2014Kn voilà une idée de s\u2019asseoir sur un banc fraîchement peint.\u2014Le tour est bon, lit le grand due en riant, mais le bal n\u2019est pa, fini que je sache, et je vous y emmène.Sur quoi, tous deux retournèrent au théâtre Marie, mais eût.* à côte cette fois.SA l\u2019KTlTK \u201cATTRAPE\u201d \u2014Allez vous épouser ma sœur\u2019 \u2014Je l\u2019espère bien, Toto.\u2014Moi, je ne le pourrais pas.bien sûr.\u2014Pourquoi donc?\u2014 III! lii ! lii ! parce que je suis son frère, quoi! \\ HLâis*' VWYvo Le Dude.\u2014 Vous me gouaillez je crois.Le Dude.\u2014Il ne sera pas dit que vous aurez ri de mon malheur, sans en souffrir.Le Dude.\u2014Maintenant, ma belle, rira bien qui rira le dernier.La Buandiitre.\u2014Si ce n\u2019est pas honteux ! que va dire ma maîtresse en voyant cela.Je suis punie par où j'ai péché. 12 LE SAMEDI Saphir MONlll.OC.Ur.POUR J HUNK HIl.l.H S ADRESSANT à un petit chien couché sur un îles coussins du salon.) \u2014 Clml, Saphir! ne bougez pas, mon amour, je vais me.raconter à moi-même, pour la \u201csavourer\u201d une fois encore, mon histoire qui est aussi la vôtre.Vous dressez vos petites oreilles, vous ouvrez vos grands yeux, dans l'étonnement où vous plonge ce \u201cvous\u201d inusité?J\u2019ai presque delà vénération pour vous, Saphir, ne le savez-vous pas?Et quand vous mourrez,pauvret, je vous pleurerai comme l\u2019ami cause de ma félicité sans limites.IA\u2018 début de l\u2019histoire remonte à trois mois.Mariage de ma dernière amie, je reste seule \u201cfille\u201d, \u201cvieille fille\u201d, selon l\u2019expression de.mon oncle, un monsieur pas commode, que ma présence gêne horriblement, et qui regrette tout liant, vingt fois par jour, d\u2019avoir accepté une tutelle que je m\u2019efforce pourtant de lui rendre bien douce.Donc, je suis fort malheureuse, je dépéris, et, par un après-midi de pluie diluvienne et de désespoir plus intense, je.traîne mon malheur, mon dépérissement, d\u2019église en église, de chapelle en chapelle: \u201cMon Dieu, s\u2019il vous [liait, faites qu\u2019avant le soir, je trouve un mari, un mari qui me délivre de mon oncle.Ainsi soit-il.\u201d En fait de \u201cmari\u201d, je trouve.un chien: chien minuscule, dégoîitant, à moitié mort, blotti, depuis plusieurs jours sans doute, derrière un des lauriers de notre cour.Pauvre petite créature de Dieu! Quand mon oncle,qui est fort gourmand, entre dans la cuisine pour voir ce qui mijote, dans les casseroles d\u2019Aglaé, il me surprend assise par terre devant un feu vif, un chien sale, étendu presque sans vie sitir mes genoux, et cherchant à glisser entre les dents du moribond quelques gouttes du vieux vin de Malaga réservé pour les circonstances solennelles.Scène affreuse que, même eu monologue, je ne puis décrire.Mon oncle veut s\u2019emparer de l\u2019innocent, dont je défends avec, un véritable amour maternel, le corps transi et le poil hérissé.Je pleure, je sanglote, je supplie.Je promets de me lever dès l\u2019aurore pour repriser les chaussettes de mon oncle.Je jure de tricoter ses caleçons, ses gilets, ses bonnets de coton, même ses redingotes et ses chapeaux.Je me propose pour aller dans les champs avec Aglaé, cueillir les Heurs destinées aux infusions dont s\u2019abreuve journellement mon oncle.liref.le bourreau finit par s\u2019attendrir, surtout quand, soulevant le.couvercle d'une casserole, il aperçoit un salmis de perdreaux, son plat de prédilection; et je puis, dès lors, sans tressaillir au moindre bruit, m\u2019occuper de.ma trouvaille.Ma trouvaille ressuscite!! A la chaleur de la flamme, les membres raidis II.N\u2019A PAS FRAl\u2019l\u2019É IUSTK.Mendiant.\u2014Cher monsieur, je n\u2019aijpas de maison.Le passant impitoyable.\u2014Vous etes bien chanceux.T\u2019en ai une avec trois hypothèques, vê\\ iv- ENTRE AMIS.Le Poète.\u2014T\u2019a-t-elle dit quelque chose pour t\u2019encourager ?L'Artiste.\u2014Oui, elle dit que si elle m\u2019épouse, sa mère en mourra.fzi.~rnrs - ,-rdri PHH M.itm.v 1 -a.n aim ¦\u2022\u2022\u2022 ¦ma m il ÊÉB miftteësl?mm m II! mm area se détendent; sous l\u2019effet du vin de Malaga, le cœur bat plus fort, on ouvre ¦un ceil, puis l\u2019autre ; finalement, une ipetite langue s\u2019allonge tout à coup pour lécher ma main.Le soir même, on goîitc un peu de lait ; le lendemain, on daigne manger une cuisse de perdreau.On est sauvé!! Alors.bain! Bain dans lequel je vide d\u2019un trait mon flacon d\u2019eau de Cologne.O surprise!! L\u2019horrible chien noirâtre est un amour de griffon d\u2019une blancheur de neige, avec une tache de chocolat au bout de chaque oreille, et une autre à l\u2019extrémité de son joli panache.Je le nomme \u201cBlanco\u201d; et il m\u2019aime tant, je l\u2019aime tant, que le mari souhaité est oublié, que les gronderies de.mon oncle me laissent insensible.Quinze, jours s'écoulent, Blanco me suit partout, à la grande jalousie d\u2019Aglaé qui fait des bassesses pour obtenir ses faveurs.Alors, le voyant si fidèle, je, me hasarde, par un beau matin de juin, à l\u2019emmener sur le boulevard.Là, il se mit à trottiner gentiment sur mes talons, puis à courir après la balle qu\u2019un gamin vient de lancer devant nous, et soudain j\u2019entends: \u201cFlea ?Flea?\u201d Blanco oublie la balle, m\u2019oublie, pour galoper à toutes pattes vers un grand jeune, homme qui le comble de caresses, caresses auxquelles Blanco répond par des cabrioles insensées et des jappements ininterrompus.Inquiète, je dis à Aglaé: \u201c\u2014Appelez-le donc.\u201d De sa grosse voix de sapeur, elle crie : \u201cBlanco ! Blanco !\u201d Blanco ne tourne même pas la tête, mais le jeune homme, après unecourtc hésitation, s\u2019approche de nous, suivi de Blanco qui déploie toutes ses grâces.\"\u2014Mademoiselle, je crains d\u2019être indiscret, toutefois, voulez-vous me permettre de vous demander comment vous avez eu ce petit chien?A diverses reprises, j\u2019ai fait mettre une annonce dans les journaux, promettant une forte récompense à qui me le ramènerait,\u2014car j\u2019y tiens beaucoup, il apprtenait à ma mère,\u2014et je le croyais perdu à jamais, quand je l\u2019aperçus tout à l\u2019heure courant sur le boulevard.\u201d C\u2019est Aglaé qui explique l\u2019aventure, car.devinant très bien la conclusion, je pleure comme une sotte, feignant un rhume de cerveau, une mouche dans l\u2019œil, je ne sais quoi encore.Hélas! le sacrifice s\u2019aacomplit.A travers mes larmes, je vois \u201cBlanco\u201d ou \u201cFlea\u201d (au choix) qui suit son maître en gambadant, l\u2019ingrat ! L'ingrat?non, il revient le lendemain déjeuner avec moi, me câliner, me raconter un tas de choses dans un langage incompréhensible, puis il disparait.Cela dure ainsi une semaine, après laquelle, le jeune homme, M.Pierre Huroy, arrive, en tenue de cérémonie, pour remercier mon oncle (?!!) et me remercier, des soins donnés à Flea.Il s\u2019aperçoit aussi des fugues de son petit ami, dit-il, et comprend très bien qu\u2019il ne puisse oublier.(Là une phrase merveilleuse.) M.Huroy s\u2019exprime admirablement, paraît fort distingué.Prenant modèle sur Flea, il continue ses visites.Mon oncle le porte aux ues.Moi, je le porte dans mon cœur.Et, lorsqu\u2019un soir, à l\u2019heure LE SAMEDI 13 NUISIBLE, in h il r, Il i.Wliî/fltlti' \u2022 '\t-\tI I ?WSm n ***«**»« Hf/r \\¦ :\u2022 fl \u2022 |!| j;i \u2022 3 \u2022 \u2022¦'Tî!* ,i .Mill I L.iVJia .\\\\*1- H élmï 'h ' ¦\u2022'ii*< EL ¦G; ¦WÊm « .îïsiîîiiïiïiisiiiiiiïit1] mi 14 LE SAMEDI * Chronique Théâtrale * IIIÉATRB DK SA MAJESTÉ IlKUHEN Fox, duns Tht Yankee Consul.Les habituas de théâtre rient de meilleur cœur en voyant jouer Tht Yankee Consul, que toute autre comédie musicale.Cette pièce que l\u2019on joue partout depuis trois ans, reste toujours comme aux premiers jours, une source de succès et de saine gaieté.Il y a de bien nombreuses raisons pour expliquer cette popularité.D\u2019abord, les paroles ont été écrites par Henry M blossom, alors qu\u2019il était dans sa meilleure veine, et les vers ont un brio digne de Gilbert, à l\u2019époque où ce brillant librettiste et sir Arthur Sullivan étaient au zénith de leur renommée.La musique est attrayante et la mise en scène somptueuse.Cette semaine, Reut>en box et Vera Michelena tiennent les principaux rôles.NxLLtK Haeumont, dans Tht Scrio-i 'mule (lovemtsn, .ËftiÜll ACADÉMIE DE MUSIQUE En nous offrant la comédie d\u2019Israël Zang-will, The Serio-Comic Governess, avec Nellie Beaumont et Henry V.Donnelly aux principaux rôles, M.Frank Ilowe nous offre une production qui a obtenu un succès instantané et est l\u2019objet des commentaires les plus favorables de la part des journaux et du public partout où elle a été jouée.Nellie Beaumont, qui promet de devenir une autre Rosina Vo-kes, est une cantatrice douée d\u2019une voix et d\u2019un talent remarquables ; comme comédienne elle est charmante.Quant à Donnelly, c\u2019est un des plus habiles artistes de la scène américaine.Celte pièce a été montée avec une grande magnificence.Rien n\u2019a été épargné pour les costumes et autres accessoires.Le reste de la troupe est uniformément fort ; les dames du chœur brillent par la beauté et une désinvolture mesurée, et dans le pony-ballct, elles enlèvent le public.THÉÂTRE ROYAL Nous avons cette semaine, à ce théâtre, les Bohemian Burlesquers.On aura une idée de la valeur exceptionnelle de cette troupe quand on saura que les vingt jeunes et jolies person- Phrasc cueillie dans un journal : Sachez donc, une fois pour toutes, que le torrent de vos injures ne saurait transpercer le parapluie de mon indifférnee !\u201d ( sic) Pour guérir toutes Maladies de la Peau, Serres-rous de La Crème Orientale ou Embellleaeur Magique du T.Dr Félix Gouraud.Elle purifie et embellit la peau.Vendue par les phar* maoiena.nesjqui constituent le chœur changent dix-neuf fois de costumejau cours du spectacle.Vous avez bien lu \u2014 dix-neuf fois ! Quel régal pour les amateurs de beaux coups d\u2019œil.La troupe compte de très jolies femmes.Dans A Bohemian Beauty, Andy Gardner tient le rôle de Patsey et Ida Nicolai, celui de Roxey.La partie vaudeville est une mine de surprises.THÉÂTRE FRANÇAIS Mlle Laure Fleur est bien.Nous aurons donc, cette semaine, le très beau drame de Sardou, La Tosca, le triomphe par excellence de Sarah Bernhardt.C\u2019est dans ce drame terrible que débutent Mlle Laure Fleur et M.Lucien Patris, deux artistes qui ont acquis une grande réputation en France et attiré l\u2019attention de tous les grands critiques.Richard O'Monroy a dit de Mlle Fleur, qu\u2019elle était \u201cune autre Sarah qui serait elle-même\u201d.Comme on l\u2019a annoncé, il n\u2019y a plus que trois matinées : le mardi, le jeudi et le samedi.-:o :- UN LIVRE QU\u2019IL FAUT AVOIR Les journaux techniques de l\u2019industrie de l\u2019imprimerie aux Etats-Unis et d\u2019ailleurs, en parlant de la littérature de chemins de fer, accordent des mentions très flatteuses aux publications de la Compagnie du Grand-Tronc.Le American Printer, de New-York, numéro d\u2019octobre 1905, a ceci à dire au sujet de la dernière brochure du Grand-Tronc : \u201c C\u2019est dû à la fine connaissance de la nature humaine si le chemin de fer moderne lance tant de littérature préparée avec soin.\u201c Montreal to Quebec\u201d, qui vient d\u2019être publié, est distribué dans un but d\u2019annonce par le Grand-Tronc, mais ne vous fait pas l\u2019effet d\u2019une brochure-réclame, tant c\u2019est magnifiquement imprimé et illustré.La couverture est en couleurs et les pages d\u2019intérieur sont en deux teintes avec lignes de tête rouge.L\u2019esquisse historique et les gravures valent que chacun les conserve.\u201d ?Quelqu\u2019un demandait à Dttcognoire : \u2014Etes-vous musicien?\u2014Non.Mais en travaillant le piano, j\u2019aurais pu vous embêter tout comme un autre.?EXCURSION A NEW.YORK Le N.Y.Central annonce ailleurs son excursion annuelle à New-York par les trains réguliers du 14 novembre (mardi), date où les billets, aller et retour, seront vendus au prix d\u2019un simple billet, bons pour revenir de New-York, jusqu\u2019à\u2014y compris\u2014samedi, 25 nov.Les excursionnistes auront une belle occasion de visiter l\u2019exposition de chevaux qui doit être tenue dans la semaine du 13, et aussi d\u2019aller à Ntw Haven, voir la grande partie de foot ball Yale Princetown, le 18, ou de fréquenter les divers théâtres qui offrent en ce moment les meilleurs attractions de la saison.?L\u2019éducation est à l\u2019esprit ce que la taille est au diamant.?FOUR L\u2019INFLAMMATION DES VEUX.\u2014 Au nombre des nombreuses bonnes qualités que possèdent les Pilules Végétales de Parmelee \u2014à part le fait de régler les organes digestifs\u2014il y a leur efficacité pour amoindrir l\u2019inflammation des yeux.Elle nous a valu plusieurs lettres de recommandation de gens qui souffraient de cette affection et qui ont trouvé la guérison dans ces pilules.Elles affectennt les centres nerveux et le sang d\u2019une façon étonnamment directe : on en voit le lésultat presque immédiatement.Fèves an Lard DELICIEUSE* de Clark La Meilleur Lard, \u2014 Fève* cheltlM \u2014 Ukelioaaeawtt parfait \u2014 enUeea solaetL VeediM M betlM, rttll à t.nrt» I*.et 10*.le eaiittre W.Clark.Mir.MeatrdaL Comment une femme conserve l\u2019affection d\u2019un homme Une personne sage et d\u2019esprit observateur faisait remarquer, l\u2019autre jour, que plus d\u2019une femme se plaignent que leur mari ne les sort plus, qu\u2019elles ne le voient qu\u2019aux repas ou qu\u2019il forme des relations où elles n\u2019entient pour rien.Elles l\u2019accusent de les négliger et se croient maltraitées ; et pourtant il ne fait que suivre l\u2019instinct naturel de l\u2019humanité : c\u2019est la femme qui est réellement en faute.Le moyen le plus facile pour une épouse de retenir l\u2019affection et la sympathie de son mari, c\u2019est par la Beauté qui s\u2019acquiert par l\u2019usage de la Crème Orientale ou Embellisseur Magique du Dr Félix Qouraud.Elle donne à la peau une douce blancheur perlée, exempte de tan, de boutons, de taches, de rousselure et de tous autres inconvénients semblables ; et en même temps elle échappe à toute suspicion.La Crème Orientale a soutenu l\u2019épreuve du public pendant plus d\u2019un demi-siècle et sa popularité augmente La Poudre Subtile de Gouraud, ou Poudre Epilatoire, enlèvera les poils follets sans douleur ni dommages à la peau \u2014 essayez-la.A vendre par tous les pharmaciens et marchands d\u2019articles de fantaisie, ou directement au propriétaire, 37, Great Jones St, New-York City.?Les jeunes souvenirs sont les fleurs d\u2019hiver de la vieillesse.?Grande médecine.\u2014Tonti, un des pionniers du Canada français, perdit une main et porta un crochet à la place.Il avait l\u2019habitude de frotter les oreilles des Indiens récalcitrants avec cette main de fer et ils firent la remarque que c\u2019était \u201c une grande médecine.\u201d L\u2019Huile Eclectrique du Dr Thomas est de la grande médecine.Elle s\u2019empare de la douleur avec une main de fer et la chasse du système.Théâtre Tel.Bell, Est 79 Matinées Mardi, Jeudi et Samedi.SEMAINE DU 6 NOVEMBRE Débuta île Mlle Laure Fleur et M.Lucien l'atriB dans le célèbre drame de Sardou \u2018LA TOSCA\u2019 Le plus grand succès de Sarah Hcrnhardt, Fanny Davenport et Hlanche Walsh.GRANDE MISE EN SCÈNE.NOUVEAUX COSTUMES.PRIX : ÎO, »0, 30, 35 et 50c.Matinées : ÎO, 15, «5 et 50c. LE SAMEDI 15 On dit qu\u2019il n'y a plus de veuves inconsolables.Eh bien! ce n'est qu\u2019un mol.Dans la réalité, les veufs se remarient vite, et ils sont plus nombreux que les veuves qui reprennent le lien con-,i ugal.C'est une statistique, parisienne qui nous l\u2019apprend: en 1002, on a compté 2.0S8 mariages de veufs contre 1.840 mariages de veuves.I.a même statistique montre que les veufs se remarient généralement après un an et.à un moindre degré, après deux ans de veuvage.Les veuves attendent plus longtemps: deux ans et, de préférence, cinq ou dix ans.Et les hommes prétendent que les femmes sont volages ! ?\u201cToute la vie.japonaise, a dit un écrivain, se résume en ces mots : Le manque de besoin.Dans les basses classes, on ne trouve ni misère, ni envie.L\u2019homme ne, paraît pas courbé sous le labeur d\u2019un travail ingrat, ni flétri par les fatigues d\u2019industries malsaines.\u201d Les Japonais sont intelligents, ctottx, sociables, simples dans leurs mœurs, joyeux, aiment la plaisanterie; ils sont d\u2019une exquise politesse.Ils considèrent l\u2019instruction comme une absolue nécessité ; aussi les enfants, quoique très heureux puisqu\u2019ils sont libres, livrés à eux-mêmes dans des appartements vides, apprennent à lire, à écrire et à calculer.?Il en reste un.un seul, qui ne veut pas se rendre et prêter fidélité au roi Edouard ; il préfère la misère de la cap -tivité à la possibilité de se refaire une position, en dehors même de son pays natal.Il est interné à Hambantonta, dans l\u2019Etat de Cevlan, et, à toutes les propositions faites, il répond que.ne pouvant se résigner à devenir un fidèle sujet du roi, il ne veut pas prêter le serment.n\u2019étant pas de la race des parjures.?La femme d\u2019un employé du télégraphe vient de lui faire une scène interminable de reproches et d\u2019injures: celui-ci n\u2019a pas soufflé mot : \u2014Eh bien ! qu\u2019est-ce que tu as à répondre?lui demande-t-elle, furieuse de son silence.Le mari, après un instant de réflexion : \u2014J\u2019ai à répondre que si tu avais télégraphié tout ça pour Québec, la dépêche t'aurait coûté $38.32.?\u2014Le.gendre de madame est venu ce matin, mais comme madame ne peut pas le sentir, j'ai dit comme ça que madame était en voyage pour plusieurs mois.\u2014Ah! malheureuse! mais c\u2019était aujourd'hui qu\u2019il venait rapporter les 500 francs qu'il me, doit ! ?\u2014A quand le mariage?demanda le papetier en souriant à la belle jeune fille qui venait de terminer son emplette.-\u2014Comment pouvez-vous savoir ?.demanda la jeune fille en rougissant._ \u2014Quand une demoiselle de votre âge achète cent feuilles de papier à lettre et vingt-cinq enveloppes seulement, c\u2019est que le mariage n\u2019est pas très loin.?Jusqu\u2019ici on savait naturellement que notre poids variait, non seulement suivant notre croissance quand nous sommes jeunes, mais encore d\u2019après notre état de santé ; mais ce qu\u2019on ignorait, c\u2019est que nous pesons plus ou moins sui -vaut les saisons : nous pesons moins en hiver, ou plus exactement notre poids commence à diminuer en septembre, et cette diminution se continue jusqu\u2019à ce.qu\u2019on est convenu d\u2019appeler les premiers beaux jours, en avril.A partir de ce moment jusqu\u2019à la fin d\u2019août, nous sommes au contraire dans une période de croissance.?Au Casino : -\u2014Qu\u2019a donc ce.cher baron?Se serait-il blessé, qu'il a le bras emmaillotté de la sorte?\u2014Il a eu la main prise dans un coffre-fort.Dangereuses Teintures a Cheveux! Comment découvrir les Teintures à Cheveux contenant du Sucre de Plomb (poison) et du Soufre ft titre de chimiste-analyBte conuaissant les faits, je sens qu'il est de mon devoir grave de lanoer le on d\u2019alarme à oeux qui font usage de teintures à olievenx.Le marobé est rempli de teintures qui ne sont pas seulement nuisibles aux oheveux mais mettent en danger la santé de chaque personne qui s\u2019en Bert.Ces préparations, différemment appelées \u201c teintures à cheveux \u201d, \u201c rénovateurs de oheveux \u201d, \u201c restaurateurs de cheveux \u201d, eto., sont, pour la plupart, des solutions contenant rien nutre ohose que du Suore de Plomb et du Soufre.Et, lecteur, le Sucre de Plomb, o\u2019est du POISON 1 En justioe pour le public, chaque bouteille de teinture à cheveux oontenant oes substanoes devrait porter l'étiquette du poison et Vemblcmo du poison : un crâne sur os croisés ! Des milliers de gens, qui ne Be doutent pas qu\u2019ils jouent avec le feu, se servent de oes préparations et n\u2019en connaissant pas de meilleures, eu deviennent esclaves.Or, je vais vous dire oommeut vous pouvez découvrir la présence du Plomb et du Soufre sans faire la dépense d\u2019une analyse ohimiqne.Le manufacturier de tonte préparation à base de Soufre et de Plomb met eu relief cotte direotion : \u201c SECOUEZ LA BOUTEILLE AVANT DE VOUS EN SERVIE ! \u201d Pourrinoi ?Tout simplement parce qne le Soufre et le Plomb fait dépôt an fond de la bouteille, formant un sédiment épais ; il faut donc secouer la bouteille et ôpandre ce sédiment, car c\u2019est ce sediment qui fait le travail ! Voici l\u2019épreuve : ne remuez pas la bouteille ! Essayez de teindre vos oheveux aveo le liquide clair (au dessus du sédiment) complètement impuissant à colorer les cheveux.C\u2019est pourquoi les vendeurs de ces teintures orient toujours ; \u201c Secouez la bouteille ! \u201d Le plomb et le soufre rendent les oheveux oollauts ot graisseux, et le liquide glisse sur tout.Il y a une antre \u201c vieille connaissauoe \u201d : la teinture en \u201cdeux bouteilles\u201d si populaire dans tant de oabi-nets de coiffeurs.Personne autre qu\u2019un expert ne peut l\u2019administrer convenablement et, règle générale, le client doit payer cher pour son application (de ($5 à 816).Puis, au bout d\u2019un temps lissez, court, il faut que les oheveux gris soient retouchés à la raoine (par l\u2019expert) et un autre paiement doit être fait C\u2019est justement ici que le véritable ennui commence, car les oheveux prennent deux couleurs et quelquefois plus, et l\u2019effet est étonnant, pour ne pasdire plus.Après la première application, la ohevelure a une appa-reuoe de \u201c teint \u201d qui ne trompe que oelui qui l\u2019est.Mais quand apparaît une variété de couleurs, la victime de P \u201c expert\u201d ouvre les yeux elle-même sur l\u2019humiliant de la situation.Bien des gens avaient une bonne chevelure en commençant l\u2019emploi de la préparation à \u201c deux bouteilles \u201d ou la mixture \u201csecouez avant de vous en servir \u2019\u2019, mais an bout de deux ou trois ans, une oliavelure olaire et courte est leur récompense.Dans plusieurs cas, les yeux et la tête sont affeotés par le Snore de Plomb et la viotime présente, à la vérité, une très pitoyable apparence.La méthode qui sert à présenter ces oonoootions nuisibles à la coufianoe du public consiste dans un emploi libéral de prétendues \u201c attestations \u201d.Si vous réllcohissez un moment, votre propre bon sens vous dira qu\u2019auoune personne désintéressée ne permettra l\u2019emploi de son nom dans une annonce, surtout pour la teintnre des oheveux.Lo seul fait d\u2019employer une teintnre prouve le désir de cacher la présenoe de oheveux gris.Mais même s\u2019il était possible d'en trouver honnêtement, pensez-vous qu'ils consentiraient à éorire une oentaine de lettres par jour rien que pour le plaisir de la chose ?Le feriez-vous, vous, pour rien ?Les gens intelligents ne se laisseront pas égarer par des \u201c attestations \" habilement rédigées la vraie signification est trop apparente.Des milliers d\u2019hommes et de l\u2019emmea ont appris par une triste expérienoe les vérités oi-dessus.Ne Teignez pas vos Cheveux\u2014Restaurez leur Couleur Naturellement Si vos cheveux commencent ù, changer ou s\u2019ils sont déjà gris et changés, n'empirez pas les choses en les teignant ! C\u2019est une erreur de croire que vous pouvez usor de teinture sans dommages ou sans suspicion.Il n\u2019y a qu\u2019un moyen de restaurer les cheveux grisou changés, et c\u2019est d'aider à la nature en donnant une nouvelle vie aux racines des cheveux ot en augmentant les sécrétions des glandes pigmentaires.Car la nature, dans ces minuscules laboratoires, forme lo colorant ou pigment gu! seul peut vous donner une belle chevelure.Lo Restaurateur do Cheveux («ris de Mary \u2019I\u2019.Goldman est le vrai stimulant du cuir chevelu et l\u2019aliment pour la chevelure.Il est aussi pur et net que l\u2019eau et necontiont pas de Plomb et de Soufre lourds et épais qu\u2019il faut secouer.Cette préparation scientifique ne donne pas aux cheveux une apparence do \u201cteint\u201d.Et puis, ello allecte seulement les cheveux gris ou changés ; par conséquent, elle ne change pas la couleur originale do vos cheveux.Elle fait revenir la couleur naturelle en sopt à dix Jours ! Elle est aussi facilo à appliquer que l'eau.Maintenant, écoutez ! Je veux que vous fassiez à moi et à vous-même la faveur d'éprouver Le Restaurateur de Cheveux de Mary T.Goldman ot l\u2019épreuve sera a mes frais.Permettez-moi de vous envoyer gratuitement une bouteille pleine grandeur de $1.00 de mon Restaurateur, pour prouver que chacune (le mes prétentions est la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.Puis, employez mon Restaurateur solon les directions ot voyez revenir la couleur naturelle.Si les cheveux ne sont pas ramenés à leur couleur naturelle, en de 0 à 14 jours, ce sera la première fois dans plu- sieurs milliers d\u2019épreuves semblables quo mon remède échoue.Mais il n'échouera pas.Il rendra la couleur naturelle aux cheveux gris ou changés.il est absolument inoll'onsif.C\u2019est uno préparation d\u2019emploi agréable ot je sais qu\u2019apres l\u2019avoir essayé, vous serez mon ami.Des millions d'hommes et.de femmes usent do cette préparation, et en faisant cette oll\u2019ro généreuse, nous devons nous protéger contre ceux nui connaissent (léjè les grands mérités du Restaurateur do Cheveux Gris «lo Mary T.Goldman, pour qu'ils no profitent pas do cotte distribution gratuite.Cotto oiFre n\u2019e^t que pour ceux qui n\u2019ont pas encore employé notre préparation.Chaque bouteille est envoyée par express payé d\u2019avance, vu qu'elle est trop grosso pour la poste.On doit complètement romplir ce qui suit, autrement la lottro no sera pas considérée.Mary T.Goldman, 803, Goldman Huilding, St-Paul, IVlInn.: Envoyez-moi une bouteille pleino grandeur do $1.00 du Restaurateur de Cheveux Gris de Mary T.Goldman.J'inclus 'lit cts en timbres ou monnaie pour frais d\u2019oxproHs.Je jure solennellement que je désire la restauration pour mon usage personnel et non pour vendro ou donner.^ et que je n\u2019ai jamais acheté on employé lo Restauratour do Cheveux Gris de Mary T.Goldman.Signez au long.Le bureau d\u2019express le plus voisin.La couleur originale des cheveux avant do changor ou do tourner gris.(Incluez un échantillon hi potwiblc).A vendro H Montréal, par John Marte, 2,208, Stc-Catherino ; John Lewis, 2,400, Sto-Catherino ; W.Albert, Kill.tàt-Lauront .10 LE SAMEDI PEUT\tET FAIRE SON TRAVAIL Concours Spécial du \u201cSamedi LES PECHEURS » LES PILULES POUR LES REINS, DE DODD, GUERISSENT LE RH' MATISME DE W.J.DIXON H était al mal qu\u2019il no pouvait lacor 8VS chaussures et no pouvait marcher mans canne.Barwick.Ont., 6 nov.(Spécial).Ces jours froids et humides de l\u2019automne sont pleins de rhumatisme et rien ne peut être plus d\u2019à-pio-pos que la nouvelle d\u2019une vraie guérison de ce fléau du climat canadir n.William John Dixon, d\u2019ici, est sûr d\u2019avoir trouvé cette guérison dans les Pilules pour les Reins, de Dodd.\u201cJ\u2019eus une attaque de fièvre typhoï le.dit M.Dixon, et après en être réchapj é, le Rhumatisme fit son apparition J\u2019avais des douleurs dans le dos et dans la hanche gauche, et si vives qu\u2019il me fallait une canne pour marcher et mon sommeil ne me donnait aucun confort.Pendant près de deux mois tout ce que je pus faire fut de m\u2019habiller et déshabiller, et pendant trois semaines je ne pus lacer ma chaussure droite ou mettre ma jambre droite sur mon genou gauche.\u201c Suivant le conseil de mon frère, je me mis à prendre les Pilules pour ies Reins, de Dodd, .après la troisième boîte je pouvais circuler \u2022t travailler.Maintenant je suis bien et je recommande à tout rhumatisant d\u2019essayer les Pilules pour les Reins de Dodd.\u201d Petite Encyclopédie Il faut un permis spécial pour être, photographe en Russie.* * * M.W.Rotchschild, député anglais, possède -1,000 espèces différentes de papillons.* * * Le premier club pour femmes à Berlin vient detre fondé par des Américaines.I/édifice est fort beau.* * * 11 y a près du tracé du canal Panama des mines d\u2019or abandonnées autrefois Par les Espagnols et qu\u2019on va se remet tre à exploiter.* * * Les pygmées se.marient à l\u2019âge de S ou il ans; prennent autant de femmes qu ils peuvent en acheter et chacune coûte un certain nombre d\u2019arcs et de.flèches.* * * Il y a à Paris,\u2014d'après un conférencier anglais,\u2014un appareil téléphonique pour 5-1 habitants; à New-York, un appareil pour 14.5 habitants; à Berlin, un appareil pour 29 habitants; à Londres, un appareil pour -t9.r> habitants.* * * Au commencement du quatorzième siècle, Paris comptait 511) rues ou places .Sous Louis XIV.ce chiffre s\u2019élève à 500 environ; en lSKi, il est de 1,070 et de 1,100 en 1S43 ; 1S00 le voit porter à 1,174 et 1805 bondir à 5,750, après l\u2019annexion des communes suburbaines.Enfin ce total atteint le chiffre formidable de 4.090 en 1892 et arrive, en 1898, à 4.297.EXPLICATIONS Ils «ont lfi six pêcheurs qui taquinent le goujon ; celui-ci vient de mordre fi un hameçon quelconque, muta les lignes sont tellement entremêlées que les pêcheurs sauront dilllcilcmcnt à qui échoit l\u2019heureuse prise.Aidez-leur indiquant le numéro du pécheur dans le coupon ci-dessous.Coupon d'Adriiso du Concourt Spécial : LES PECHEURS.No.Nom.Adresse.Les réponses seront reçues jusqu\u2019au 22 novembre.Ceux qui auront la solution participeront a un tirage dont les cinq premiers noms sortants auront droit à 50c ou à UN ABONNEMENT DE TROIS MOIS AU SAMEDI.Adressez les réponses à SPHINX.Le Samedi, 35 rue St-Iacques, Montréal.Les solutions ainsi que les listes des concurrents et des gagnants paraissent environ un mois après la publication des concours.Lorsqu\u2019un concurrent a constaté qu\u2019il a gagné une prime, il doit nous écrire pour nous indiquer son choix.Dans aucun cas les éditeurs du Samedi ne seront responsables de pertes, gachagc ou mauvaise adresse des réponses aux concours ou casse-têtes; ils ne peuvent pas non plus engager de correspondance à ce sujet ou accepter les lettres non affranchies.On peut cependant envoyer plusieurs réponses sous une même enveloppe.FINE PLAISANTERIE \u2014Et vous, Mélanie, me trouvez-vous trop petite ?\u2014Ça dépend.ainsi, pour s\u2019habiller, madame est toujours très longue ! Le travail le plus préjudiciable à la santé est celui des mineurs de vif-argent.* * * On trouve dans l\u2019almanach des adresses de Chicago 0.700 Johnson, 5,000 Smith et 4,400 Anderson.* * * L\u2019étiquette professicnnelle défend aux juges et hauts fonctionnaires de la justice, en France, de voyager en omnibus.* * * Près des îles Tonga (océan Pacifique) on a pu descendre un filet à 23,000 pieds de profondeur.L\u2019opération de la descente et de la montée a pris toute une journée.* * * En 1901, le Canada a vendu à l\u2019étranger 1,598,014 barils de pommes vertes ou mûres qui ont produit $4,590,793.Toutes ces pommes étaient de provenance canadienne.* * * Du 1er juillet 1903 au 1er juillet 1904, le Canada a exporté 24,G14,G42 livres de.beurre évaluées à $4,735.053.De cette quantité, il n\u2019y avait que 40,041 livres représentant $ll,49S de provenance étrangère.* * * Pendant les derniers six mois le.Japon a importé du Canada $185,254 valant de marchandises, comparé à $293,-9S0 pour la période correspondante de l'année précédente.Les exportations du Japon au Canada ont été de $082,380 comparé à $094,447.* * * En Orient, on aime les sourcils épais, les yeux très noirs.Toutes les femmes se servent du K0I1I pour se noircir les yeux.Aussi lorsqu\u2019on dit d\u2019une femme: elle a l\u2019air d\u2019une Orientale, c\u2019est qu\u2019elle use de cet artifice, la nature ne suffisant pas à donner aux yeux la profondeur, l\u2019éclat et la couleur foncée des yeux des dames de là-bas.* * * La Louisiane a réalisé un profit de $100.000 en 18S4 avec le ravail des prisonniers.Les prisonniers sont employés à la culture des fermes et à la construction des levées.Les deux grandes fermes de l\u2019Etat ont coûté $313,000 et l'inventaire de la propriété appartenant au Board of Control accuse présentement une valeur de plus de $050,-000, sans compter la récolte.* * * Dernièrement on vendait à Londres une collection d\u2019objets ayant appartenu à lord Nelson et qu\u2019un de ses aides de camp à Trafalgar, mort depuis quelques années, avait précieusement recueillis.La pièce qui obtint le plus gros prix fut une mèche de cheveux du grand amiral, composée de douze cheveux nattés, avec une frange de l\u2019épaulette qui fut coupée par la fatale bombe.Elle a été vendue $545.00.* * * Dernièrement, une troupe se proposait de jouer dans la capitale hongroise le Miracle de Saint-Antoine.La censure intervint, car en Autriche il est interdit de mettre sur une affiche théâtrale le nom d\u2019un vrai saint.Elle intima au directeur de remplacer Antonins par | Antillais.Le directeur obtempère.Trois jours après, nouvelle intervention de la censure, qui avait découvert qu\u2019il existe aussi un saint Antimus.D5^C LE SAMEDI 71 Notre Prime du Mois de Novembre urn?# \\\u2018Y vïmy-yi hj:.ï>vÿ« Mil «sw/; Pw3«&\\ () ccn-tins en argent.Nous les prions «le nous informer au plus tôt du choix qu\u2019elles auront fait.Les personnes appartenant à Montréal qui ont gagné des primes sont priées de se présenter au bureau du Sa mi:ii SUR DK M KM K TI KD.Ma ^ \u2022 1.\u2019 t p i*, d ma f.U\u2019J üi \u2019ai les chr.v ux ro g< s.\u2014Non, M.uie, et ce iTcs.1 pa\"îr mienne non plus si je ne puis pus mVmpêch r de rir \u2022 LE SAMEDI Concours de Devinettes NOVEMBRE\tNo 2 ¦iiù >- Trouvez lo tramp qui eut caché dans ce joli paysage.Afin d'intéresser davantage les amateurs de devinettes Le Smaedi accorde des prix à ceux qui trouveront la solution juste de toutes les devinettes publiées chaque mois, dans ce journal.Les conditions à remplir pour participer à ce concours sont les suivantes: 11 sera public quatre devinettes\u2014une par semaine\u2014durant le mois de novembre.Les concurrents n\u2019ont qu\u2019à découper chaque devinette et à indiquer au crayon ou à la plume les contours du sujet cherché.Lorsque les quatre devinettes seront parues\u2014et pas avant\u2014les concurrents enverront leurs solutions avec le coupon qui sera publié dans le minnro du 25 novembre.Les réponses seront reçues jusqu\u2019au 13 décembre prochain et il sera attribué, par tirage au sort, 25 magnifiques gravures en couleurs.N\u2019envoyez aucune réponse avant que toute la série soit parue.VILLE Al I\\K BEDARD, Ancienne Loret'e.Co.Québec, désire échanger cnrt» h po-*ta l**n ; vu ch coloriées de préférence.Timbre et signature côté vue s.v.p.AILLE P.BERN I EH, Ass\u2019tu M.do Po t .rit ;>1 Anselme, Co.Dorchester, échange cartes postales.Fantaisie* seulement.Réponse assurée.AILLE AUGUSTA BLAIS, «P, Codai-St., Lo-Y1 wistou, Mc, désir échanger des caries costales avec le monde entier.Réponse prornp- J le et assurée.VILLE VALENTINE BORDE EAU, Stun-Vl fold, P.Q , échange cartes postales illustrées avec tous les pays; vues et fantaisies.Réponse prompte eta-surée.AILLE ANNA CARRIER, 11)7, third Avenue, lYl Lowell, Mass., désire échanger cartes postale»- illustrées avec monde entier.Fantaisies acceptées mais vues pré érées.Réponse prompte et assurée.TULLE MARILDA FORTIER, Ottawa, Ont.Votre annonce ne parait pas parce qu«-vous avez oublis do mentionner le nom de la rue.Veuillez l\u2019envoyer do nouveau et uou l'insérerons.AILLE BLANCHE GIROUX, 1208, rue Si-Hubert, desire échanger cartes postale avec monde entier; vu * et fantaisies.Timbre côté vue s.v.p.Réponse prompte et assurée AILLE (h T.\\ VIE LE MA Y, 25, rue Murray Ottawa, Ont., désire reprendre sa collee tion avec le monde entier; vues et fantaisies.Réponse assurée.AI LLE NORM ANDINE LABELLE.131.Visi-*'1 tation, Montréal, désiro échanger carte-postales ; fantaisies et vues, excepté Montréal Québec et »st oil ici té»;.Ecrivez po »r catalogue ROMEO ROUririlL, Editeurd\u2019Art,Chambr 14.M mumunt N f.onul, 218, rue Saint - Laurent.Montréal.\u2014p L'OURNAISE de pas-ag»; (Jewel No 13», de 1 scco ale main, valant un»* neuve A vendre au prix du $5 (H) ; 11 eoôté $13.00.S\u2019adresser au No 71, rue V itro.l'AI encore quelque* vieilles monnaies, tré* *\u2019 rar s.p » ir colloc'io'i, fc vendre.Adressez M.Jokkpii GKN\u2019imox, 63, Brook Si., Woonsoo ket, R.I.TVÏ LUO ERNESTINE ALEXANDRE.100,3 d -DT- Ave.Lowell, Mass., E.U., délirerait faire échaug») do cartes postales avec tous les pays de l\u2019univers.Correspondance française ou anglaise.Réponse prompt et ansuré .AILLE BERNADETTE BEAUPRÉ.75.rue \u2022'* Bourbonniéro, Maisonueuve, P.Q., désiro échanger carte- postales illustrées.Fantaisies proférées.Timbre côté vue.Réponse assurée.Coupon Prims du \"Samedi\" Modes \u201cMay Manton\u201d /\u2019 A TJ}() V Yn (N'oublit z pas do mettre le No du patron que vous désirez avoir.) A
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