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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 20 juillet 1901
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1901-07, Collections de BAnQ.

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[" ¦mm \u2022 ¦ ¦ mm *&enra4ou'èi Vol.XIII.No 7 Montreal, 20 Juillet 1901 (36 Pages) Journal Hebdomadaire Illustré (36 Pages) Prix du numéro, 5c LE SCEPTltE DE LA BEAUTÉ APPARTIENT A LA ROSE. LE SAMEDI (JullKNAI, HkIUMIMAOAIKE) PUBLIC A TIO.V U TT fin A II! K, ARTISTIQUE ET SOCIALE Organe du Foyer Domestiqu \u2022 ^.bonnemicij t = XJ J±isr, $2.50 ; Qizx; ÜNÆois, $1.25 (Strictement payable d'avance) PRIX DU NUMERO, 5 CENT l N S | Tarif d\u2019am.otice\u201410c la ligne, menure agate._____POIRIER, KKSSETTK & Cl H, .«Wuiflaas ssbg ¦SS!*- 'U\"'-» ¦àaà^^ï ^\u2019v\u2018\u2018A'wV' AU SYLVAIN Passant, arrête-toi, contemple le Sylvain Qui Coffre la forêt de songe et de mystère, {/mm /a vota: au crcur fies aînés fie /a /erre : Le hêtre, le bouleau, le grand chêne et le pin.Ces sentiers sinueux où fleurit la bruyère, U les trace, il les ouvre à ton pas incertain, Les genêts d'or lui font un nimbe de lumière Et les grès assouplis tressaillent sous sa main.Par lui, la source chante ; et la grotte profonde, Tandis qu'au seuil les faunes roux mènent leur ronde Attire le rêveur en son obscurité.Or voici : les amants de la forêt sauvage, En l'honneur tlu Sylvain révélant sa beauté, Sur ce roc sourcilleux ont placé cette image.A.Rettk.GAVIROT DIPLOMATE Ç'u, no marchait pas du tout aux Fantaisies-Absentes, et le directeur de co théâtre, Gavirot, traversait uno périodo de guigne noire.Cotte situation avait pour origine un succès malencontreux.Gavirot, malgré Ees serments, s\u2019était un jour décidé à jouer uno pièce d\u2019un auteur jeune.Cetto pièce avait brillamment réussi.Dès le lendemain de la première, Gavirot avait dit à ses familliers : \u2014Il n\u2019en faut plus des vioilles perruques, des vieux rasoirs.Le public on a assez, du genre recoco et pompier.Ce qu\u2019il lui faut, aujourd\u2019hui, ce sont dos pièces modernes, écrites par des auteurs jeunes.Lt, ayant rencontré, le soir même, Marécat, l\u2019auteur applaudi depuis trente ans, il lui avait à peine serré la main.Lt, coup sur coup, il avait monté trois pièces d\u2019auteurs jeunes.Il avait choisi, a pou près au hasard, dans la pile des manuscrits poussiéreux et entassés dans ses archives, trois pièces signées de noms inconnus, et il les avait jouées successivement.Ces trois pièces avaient, successivement, fait un four retentissant.Fn présence d\u2019une telle persistance do la mauvaise fortune, Gavirot changea d\u2019avis.Et il dit à sos familiers : On a voulu que jo jouo des jeunes, n'est-ce pas ?.J\u2019en ai joué.Vous voyez le résultat.En somme, c\u2019est moi qui avais raison contre tout le monde.On no s\u2019improvise pas auteur dramatique.Tl faut connaître lo theâtro.Il faut des hommes d\u2019expériences et do métier.C\u2019est encore les vieux qui sont les plus forts.Ft ayant, lo soir même, rencontré Marécat, il l\u2019aborda avec de grandes effusions d'amitié, le serra dans ses bras, et lui demanda s\u2019il avait uno pièce prête.Marécat avait toujours une pièce prête.Le londemain, il apporta un manuscrit à Gavirot, et celui ci, sans mémo en prendre connaissance, le mettait immédiatement en répétition.Fn attendant, on se demandait, dans lo public et dans le inonde spécial des théâtres, comment ses nombreux créanciers ne l\u2019avaient pas encore mis on faillite.Une telle succession de fours avait vidé la caisse déjà pou gar-nio des fantaisies-Absentes.On devait do l\u2019argent à tout le monde, aux décorateurs, au costumier, au secteur électrique, à tous les fournisseurs.Tl y avait deux mois quo 1rs artistes n\u2019avaient pas touché un sou de leurs appointements.Estelle do Némorin on était réduite à faire appel aux bourses d amis complaisants.Saint-Gratieu avait dû demander du crédit au café de Suède.Quant aux figurants, ils avaient exigé do toucher leurs émoluments au jour le jour.Pondant quelques jours, on avait pu les satisfaire.Puis on II.avait tâché de les payer de bonnes paroles.Après quelques grondements, ils avaient consenti à surseoir à leurs réclamations jusqu\u2019à la première représentation de la prochaine pièce.III.Tous les créanciers, d\u2019ailleurs, d\u2019un accord tacite, avaient accordé ce dernier délai.\u2014Si la pièce de Marécat ne réussit pas, disait-on, c\u2019est la fin de Gavirot.-Peut-être.Il est si malin, et si fort.Combien do fois n\u2019a t on pas dit cela de lui et combien de fois n\u2019est-il pas retombé d\u2019aplomb sur ses jambes?.\u2014C\u2019est possible.Mais il faut reconnaître qu\u2019il n\u2019a jamais été acculé comme aujourd\u2019hui !.Enfin, le jour de la première arriva.Gavirot, pour cotte pièce do Marécat, avait dépensé sans compter, coqui lui était facile.Il avait voulu frapper un grand coup, éblouit- les Parisiens par une mise en scène prestigieuse, et relever du coup son théâtre.Uno foule des plus élégantes remplissait la salle des Fantaisies-Absentes.La reclame faite par avance, autour do la pièce, avait excité la curiosité des gens du monde qui s\u2019étaient précipités au bureau de location et avaient retenu toutes les places non occupées par la presse.Les marchands de billets avaient fait des affaires d\u2019or.Et tout co public, qui ne demandait qu\u2019à s\u2019amuser et à admirer, écouta sans broncher, dans un silence glacial, une pièce insipide, sans originalité, sans situation, sans comique, entièrement ratée.On eut à peine la force d\u2019applaudir les artistes.C était un four, et lo plus éclatant peut-être, lo plus décisif, le plus irrémédiable que l\u2019on eut vu depuis dix ans.- Cetto fois, T 5V * J' \u2022«, V *SS«?je;» STPV WMËê^00k -3*55*;^; \u2022\u2022: ' ' \u2022 '->- I/.3-V r2^?R# ::?x\u20ac£ î'TNs^P oæs && SU® ¦Mi VMw LE SAMEDI\t11 EXPOSITION \u201cPAN-AMERICAN\u201d L\u2019art américain : La richesse minière.\tAllégorie : \u201cLe lac Érié\u201d(pcur la Tour Électrique).MtV! ( ÿg&KXXX'ZP «nLw afiœtiçi Michigan' Builijing PAN = AMERICAN EXPOSITION.Le Palais du Miitiican.;r/; y «A 3PI&IK COPYPiGMTtO l&OO BV TMC.PA M- A ML I* IC AN F XP&SIT'ON CO LAKE.ERIE.C T R I C T O NA/ F « .1 F OR .! M IN EP.AL AITH às A.LE LAWN-TENNIS Il faut savoir à l\u2019occasion être modeste, et avouer ses torts ou ses faiblesses.Les sports, que je prise plus ou moins pour les autres, m\u2019ont de tout temps personnellement peu séduit.Et c\u2019est peut être parce que je n\u2019y trouvais qu\u2019un charme médiocre que je n\u2019y ai point acquis d\u2019habileté.A moins que la proposition inverse ne soit plus rapprochée de la vérité ; je ne discerne pas très exactement où est le principe et où est la conséquence.Quoi qu\u2019il en soit, mon incompétence dans le maniement de la raquette ne m\u2019a jamais empêché d\u2019admirer la souplesse des joueurs engagés dans ces intéressantes parties de tennis, qui n\u2019exigent qu'une vigueur relative, mais en revanche de la précision, de l\u2019agilité, une présence d\u2019esprit attentive et constante.Un coup adroit me plaît, le sillon de la balle, qui fend l\u2019air suivant une trajectoire classique, me réjouit.Cependant, \u2014 permettez encore cette remarque à mon caractère difficile,\u2014 ce n\u2019est pas sans quelque répugnance, que mon oreille perçoit le jargon anglais qui souligne les moindres péripéties de la partie.C\u2019est en anglais qu\u2019on livre la balle, en anglais qu\u2019on la renvoie, en anglais qu\u2019elle sort du jeu, en anglais qu\u2019elle frappe le filet.Ces emprunts constants aux idiomes étrangers sont passés dans les mœurs.Le Français, si original, si inimitable dans les manifestations de son art industrieux, a une tendance à admirer sans réserve tout ce qui se fait ou se dit au delà de nos frontières ; et notre belle langue si riche s\u2019est peu à peu maculée de mots barbares, préférés, sans autre motif que la mode, à leurs équivalents harmonieux que nous ont transmis nos pères.Les dames elles-mêmes ont donné dans ce travers, et on éprouvo quelque peine à entendre, au tennis, les élégantes partenaire.} martyriser leur gorge pour émettre un horrible out I ou un grincheux rea'ly ! Cela est antipatriotique et shoking, mesdames ! La part étant faite à la critique, nos lecteurs nous sauront gré, croyons-nous, de leur indiquer sommairement les règles du jeu.Nous les empruntons au catalogue de la maison bien connue du Chassour français, qui a eu le bon goût de remplacer tous les termes du jargon d\u2019Outre-Manche par leur équivalent français.Le terrain sur lequel évoluent los joueurs se nomme le cours ; il est limité par des raies tracées au blanc d\u2019Espagne ou indiquées par des rubans de fil ; ses dimensions classiques sont de 70 pieds sur 33, pour quatre adversaires répartis en deux camps.Au milieu du cours, transversalement, est tendu un filet long de 36 pieds et haut au milieu d\u2019environ 3 pieds.De part et d\u2019autre du filet, le terrain est divisé eu quatre portions égales, dont deux restent vides, les deux autres étant occupées chacunopar un joueur ; les positions des joueurs sont symétriquos, et peuvont êtro représentées par cette figure : Le servant, qui à la premièro partie est désigné par le sort, lance la balle, avec sa raquette, du carré droit vers le carré gaucho du camp adverse, do telle manière qu\u2019elle franchissolefilotsauslo toucher.Le relanceur doit la renvoyer après qu\u2019elle a touché terre.Le servant ne doit lancer la balle que si le rolanceur s\u2019est déclaré prêt.Une fois la partie engagée, elle consiste à renvoyer la ballo d\u2019un camp dans l\u2019autre, sans qu\u2019olle touche le filet ot sans qu\u2019elle sorte dos limites du cours.Il y a faute de la part du servant s\u2019il manque la ballo, si la ballo servie est arrêtée par le filet ou tombe en dehors dos raies ; fauto do la part du relanceur s\u2019il prend la balle de voléo, au premier coup, s\u2019il no relève pas la balle en jeu où s\u2019il la jette hors du cours do l\u2019adversairo.Chaque faute compte quinze à l\u2019adversaire.On peut gagner ou quatre coups : quinze, trente, quarante-cinq, jeu.Mais sf los doux camps arrivent à quarante cinq en même temps, il sont à deux de jeu, et il faut alors fairo doux points de suite pour gagner, le premier étant dit avantage, le second jeu.Telles sont les règles générales de ce sport élégant ot peu pénililo, on somme ; quelques minutes d\u2019attontion accordée à une partie ongagéo entre des joueurs expérimentés suffiront à en faire comprendre pleinoment le mécanisme.\t.\t» A AcLoqUK.CES JOURNAUX Mathurin.\u2014En voilà encore une bonne ! Lo Réveil-Matin dit quo los petits chars do Montréal transportent dix millions do personnes pat-année.Baptiste.-\u2014Qui sait.Mathurin.\u2014Mais, vieux fou! il n\u2019y a pas ça do monde dans tout lo pays.LE HIC Le client.\u2014Les côtelettes sont moins bonnes quo l\u2019autre jour.c\u2019ost-y du même boucher 1 Lj garçon\u2014Oui, M\u2019siou .mais ce n\u2019est pout êtro pas du mémo mouton ! L\u2019ÉLÉMENT ABSENT Le directeur.\u2014Vous n\u2019avez pas mal compris lo rôle d\u2019Ilamlot, mais vous ne frissonnez pas assez quand apparaît lo spectro.L'acteur.\u2014Mon cher directeur, c\u2019ost votro fauto ! Je vous ai demandé cent fois de donner à ma belle-mère lo rôle du spectro, ot vous n\u2019avez jamais voulu ! 12 LE SAMEDI LES EN KANTS S\u2019AMUSENT La mère.\u2014Mais qu\u2019est-co que vous fait os-là, mes enfants ?Les enfanta.\u2014 Nous jouons à papa quand il rentre tard il la maison ! ?S1 r'A .VU PREMIER ROMAN D\u2019AMOUR DE VICTOR HUGO O mea lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, Cest donc voua! Je m'enivre encore 360 %JE STÜENiS OJ^TRÉAL P.Q.TÉLÉPHONE\u2019 BELL E.1263 TEL.DES MARCHANDS 643 i
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