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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 24 juin 1899
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1899-06, Collections de BAnQ.

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[" ; v f ; Vol.XI.No 4 Montreal, 24 Juin 1899 Journal Hebdomadaire Illustré de 32 Pages ]I EU H EUS K ENFANCE Prix du numéro, 5c N wæl ! .?\u201dv \u2022 .mmm ¦***! mm, ;$k£ï vM'& W$rW?W: '¦ !ÎV;«in ;M-Vî ISSPit stâfi -.'wETTi iip.Ii5i 7&&SS llÉiÉ -Ï4- -'4W -.yv.¦>** V \u2022 vV /.T - ,'T*.\t, W \u2022 A îrr* g?>cî Ï\\S?$Ç MB5X wm.$Æf! ¦iiihiai\u20141 oirn wâ jiwr»Lg»> F I I > !\u2022; L I A M I .\u2022\u2022\u2022'¦.w ,'\u2022»- \u2022.-\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022W-¦:¦ \u2022 - \u2022\u2022.\u2022;\u2022\u2022 ?;Pf'^§£A:3.'ÿCvfr r-.Y- .«\u2022?M-Jy LE SAMEDI (JnITItNAI.l[i:iIl)C)MAIIAIUK) l'I'IU.ICA TIOX UTTPliAlltE, A RTISTUjV E ET SOC IA LE OROAiTE DTT FO-E-EIS 3DOIÆ32:Sa?IS-U-É: REDACTEUR LOUIS PERRON ZVJ30 tTJST H] Ml HUSTO?: TT 1ST _A_7ST, ®2.50; SIX MOIS, «1.25 (Strictement payable d'avance) Pi-lic dii IXT umero, R OeutliiM Tarif d'annonce lUc la ligne, mesure agate.J *01K J10 R, BKSSBTTK & Cn:, Nu nl(> ui r.( kakî, Montréal.\tfalitcurs-Propriétaires.MONTRÉAL, 2J, JUIN ISM (10\tCROYAIT VOIR I cm Me La maure n.r.Ali ! Voiei Maud qui s\u2019est paresseusement couchée sur la grèvo ever sou rosi unie de hain de mer.Je reconnais ses bas.Merci, dieux ries amours ! Kl le est seule cl je vais pouvoir enfin lui faire ma déclaration.NOTRE CONCOURS DE BÉBÉS Devant 1 a filuencc îles portraits qui nous étaient adressés, nous avons dû reporter, jusqu'au 24 juin, la publication des dits ; mais cela ne changera rien aux précédentes conditions du concours.C\u2019est du 1er au 8 juillet à midi, que les Irons de vote, découpés dans chacun îles numéros du Samedi les contenant, et indiquant le chiffre sous lequel est enregistré le bébé choisi, doivent nous parvenir aux bureaux du Samedi.On peut affecter, au bébé que l\u2019on veut favoriser, un aussi grand nombre de bulletins de vote qu\u2019on a pu s\u2019en procurer et c\u2019est celui d\u2019entre ces bébés qui en aura le plus grand nombre qui sera titulaire de la prime de $50.Ceux réunissant la plus grande quantité de votes après le premier auront les 2e, 3e et te primes, de $25, $15 et $10.Ce tirage aura lieu dans nos bureaux, le 8 juillet à 5 heures du soir; tous ceux qui le désirent peuvent y assister.MM.I.après, photographe, .1.A.Dumas, photographe, et M.le baron de Kervynt ont bien voulu accepter la charge du tirage des bulletins laquelle sera effectuée devant le public présent à nos bureaux.C\u2019est ilnns ¦* vj*.»\t^\tv_^ ,\t», .; .*¦ ** :C'*' sssbssk PUgHj * -'%* ,-;V:\ts- H,-;.SX.:;.Pfr?' ¦ \"V .s à ssr~^ No 10Ô h-im/X il rasi 2***.No 215 No 216 LE SAMEDI CONCOURS I ) E B É H É S \u2014 (Suite W fin ) maH \u2018-Z'TT^\u2014F a ; m ¦JÏÂ\\*h\\ AT**\u2019 Wm No 21» \u2022m * i No 217.No 218.No 220.mm !mmm é{0w ¦ F.i.;;\u2022 No 221.No 222.No 223.xggfoùæ?No 224, No 22, No 226 zkm ¦ \u2019AV jr> ii II faut donner aux Bébés le \u201c NESTLÉ\u2019S FOOD \u201d.Demandez à votre médecin ce qu\u2019il en pense LE SAMEDI S INCONSTANT!: 1)1' C\u2019Œl'R lll'MAIN plâa I I I ¦ ¦¦il l /,< jt mu (îa/un/liât(midi uns futurs l)r-innsthriu s).\t('lin s Inns vieux parents !.Ils m'envoient une lielle paire de Imitas pour mon anniversaire.«pu* île reenn-nuissanee.Il ( (fuit/ni s instants jJns tant.) .hn-In-eiles, idols, stupides, vieux cancres, s'il est permis.TROIS .IOURS DE TENDANCES .le l\u2019ai rencontrée un jour de vendange, La jupe troussée t*t le pied mignon : Point de guimpe jaune et point «le chignon ; L'air d\u2019une liaeeliante et les yeu x d'un ange.Suspendue au liras d\u2019un doux compagnon, .le l'ai remontrée aux champs d'Avignon, U h jour de vendange.le l\u2019ai reneuntrée un joui Kt j'en rêve encor presip Le cercueil était couvert \u201c \u2014Oui, c\u2019est vrai ! répondit vivement à son tour le marquis.Mais que voulez-vous que je vous dise?.Il n\u2019en est pas moins vrai que je suis obligé do me rendre à l\u2019évidence, c\u2019est-à-dire do constater quelle n'est plus la même et qu\u2019un profond changement s\u2019est opéré en elle depuis quelques temps.\u201cAinsi, vous qui l\u2019avez vuo grandir, vous «avez combien elle était gaie ?\u201c \u2014En effet.\u201cEt combien aussi ollo était vive, turbulente et rieuso ?.\u201c \u2014Oui, oui ! \u201c \u2014Eh bien, toute cotte gaieté s\u2019est évanouie.toute cetto gaioté n\u2019existe plus.\u201c Autrefois, elle remplissait toute ma maison do sa joio, mais aujourd\u2019hui quelle différence, quel contraste ! \u201c Autrefois, elle s\u2019intéressait à tout, aujourd\u2019hui olio n\u2019a plus la moindre curiosité, plus le moindre désir.\u201c Autrefois, elle adorait la musique, la lecture, lo dossin, au jourd\u2019hui elle ne touche plus à rien et semble revenuo do tout.\u201c Autrefois elle no pouvait jamais me voir sans me sauter au cou et sans m\u2019accabler de caresses : \u201c Mon bon petit onclo !.Mon cher petit oncle ! \u201d et, très souvent, pendant des journées entières, ollo s\u2019attachait à mes pas, ne mo quittant pas plus que mon ombre.\u201c \u2014Et aujourd\u2019hui ce n\u2019est plus de même ?\u201c \u2014Aujourd'hui, mon pauvre ami, je suis obligé do la chercher si je veux lui parler.Aujourd\u2019hui elle passe presque tout son temps à errer dans le parc, où elle recherche de préférence les endroits les plus isolés et les coins les plus solitaires.Aujourd'hui elle semble me fuir, comme, du reste, elle fuit tout le monde.\u201c \u2014Laurent ne s\u2019était pas trompé .,.Laurent avait raison ! pensa le duc.\u201c \u2014Quelquefois, reprit le marquis, très intrigué par ses nouvelles allures, je me suis rapproché d\u2019elle à pas de loup, et je l\u2019ai épiée .\u201c Elle était là toute sombre, toute pâle, le regard fixe, absorbée dans je ne sais quel songe, dans je ne sais quelle profonde rêverie.- \u201c Puis, tantôt c\u2019étaient de lourds soupirs comme si elle avait ou quelque grand chagrin .tantôt c\u2019étaient do longs regards vors lo ciel comme si elle avait eu je ne sais quel désespoir .\u201c Et ce n\u2019est pas tout ! continua M.de Cerninge.Quand ollo no descend pas dans le parc, c\u2019est dans sa chambre qu'elle se cloître, qu\u2019elle s\u2019enferme.Et si j\u2019entre chez elle .si doucement jo l\u2019appelle, brusquement elle tressaille et lo regard qu\u2019ello attache alors sur moi est si vague, si lointain, quelle ressemble à quelqu\u2019un qu\u2019on viendrait de réveiller en sursaut.\u201c Enfin, non seulement elle no rit plus, comme je vous lo disais tout à l\u2019heure, mais encore, - -chose qui m'attriste encore plus quo tout le reste, \u2014 combien de fois ne l\u2019ai-jo pas surprise à pleurer ! \u201c \u2014A pleurer ?\u201c \u2014Oui, à pleurer !.à pleurer à chaudes larmes !.Et si je la prenais dans mes bras .si de ma voix la plus tondre je cherchais à l\u2019interroger : rien !.rien que des sanglots !.\u201c \u2014Parle-moi, ma petito Renée, parle-moi, mon enfant, lui disais-je si ému que parfois j\u2019aurais pleuré aussi.Dis-moi ce qui to fait souffrir ainsi ?.Dis-moi pourquoi tu semblés si malhoureuse ?\u201c Et comme elle se taisait, j\u2019insistais en la serrant do plus en plus contre mon cœur.Pour Cure, Préservation, Uopousso cb Kin-beLlirtsement des Cheveux et do la Peau, ota.} N\u2019employez aue la LOTION DE PIN PARFUME rCéliVbre Produit PrançaiH couronné ! par l\u2019Acadéniio do Paris et IouLoh Ion Grandes JSxiHwit.ionw 10 LE SAMEDI \u201c \u2014Pourquoi no voux-tu pus me répondre ?.Pourquoi ne veux-tu rien me dire ?.Pourquoi us-tu de9 secrets pour moi .pour moi qui t'ai toujours aimée et qui t\u2019aime encore comme si tu étais ma üllo.pour moi qui ai droit à toute ta confiance ?1 Et alors elle essayait do se défendre, tout en versant encore, malgré elle, un flot de larmes.\u201c Elle n\u2019avait rien, elle me le jurait ! \u201c Elle m\u2019aimait trop, elle aussi, et elle m\u2019était trop reconnaissante de toutes les bontés que j\u2019avais eues pour elle pour avoir le moindre secret pour moi.\u201c \u2014Mais alors, roprenais-jo, toujours avec la plus extrême, douceur, si tu n\u2019as rien, pourquoi pleures-tu ?.pourquoi me fuis-tu ?pourquoi no retrouvais-je plus en toi ma petite Renée, si gaie et si rieuse d\u2019autrefois ?\u201c \u2014Je no sais.Je ne pourrais dire ce qui se passe en moi, répondait elle à voix basse.Mais ne vous alarmez pas.ça ne sera rien.ça passera.\u201c \u2014Que pourrais-je faire pour te faire plaisir ?\u201c \u2014Rien, mon oncle .rion que de m\u2019aimer toujours ! \u201c \u2014L\u2019ennui peut-être te gagne ici ?.Veux-tu que nous voyagions?.Veux-tu que je t\u2019emmène pendant quelques mois visiter quelque pays que lu désirerais connaître ?.Tu sais bien que tu n\u2019as qu\u2019à parler, que tu n\u2019as qu\u2019un mot à dire pour que je sois heureux de t\u2019obéir et de faire tous tes caprices .\u201d \u201c Mais rien encore, pas un mot ! \u201c Un long baiser, une longue étreinte, et c\u2019était tout.'\u2022 \u2014Et rien ne vous éclaire ?.Et vous n\u2019avez aucune idée, aucun soupçon ?dit M.do Ryon, qui avait écouté très attentivement le marquis.\u201c \u2014Non, répondit celui-ci, je vous avoue que c\u2019est là pour moi un mystère, et quo j\u2019ai beau chercher, beau réfléchir, je ne comprends pas, je ne devine pas.\u201c \u2014Cependant, ajouta-t-il plus vivement, une chose m\u2019a frappéo 1 \u201c \u2014Ah !.Et quelle chose ?\u201c \u2014C'est que ce sombre chagrin, cette noire tristesse dont les premiers symptômes s\u2019étaient déjà manifestés chez Renée à la mort do son amie, à la mort de Blanche, s\u2019est brusquement aggravé depuis le jour où André est c-ntré chez vous.depuis le jour où nous n\u2019avons plus pu aller comme autrefois à Ohaverny.\u201c Certes, elle avait été déjà bien profondément et bien douloureusement affectée par la perto de la sœur d\u2019André, mais le château fermé, le château passé en d\u2019autres mains a dù lui porter le dernier coup \u201c Car vous savez dans quelle intimité elle vivait avec la famille du comte 1 \u201c Or lo château de Chaverny lui rappelait une foule d\u2019heureux jours, uno foule d\u2019heureux souvenirs .Et qui sait si ce n\u2019est pas seulement la pensée de se dire qu\u2019elle n\u2019y rentrera plus .la pensée de se dire qu\u2019ello a laissé là, elle aussi, une partie d\u2019elle-même qui l\u2019a jetée dans ce chagrin et dans cet abattement?\u201c Il est vrai que, dans ce cas-là, je ne vois pas pourquoi elle se tairuit, pourquoi elle me lo cacherait.\u201c Enfin, bref, quoi qu\u2019il en soit, ajouta lo marquis la voix plus sourde, comme jo vous le disais en commençant, je ne vis plus !.quoi qu\u2019il en soit, chaque jour do plus en plus je m\u2019inquiète, de plus en plus je m\u2019alarme !.'¦ Et que voulez-vous que jo vous dise, de Ryon ?\u201cVoulez-vous savoir jusqu\u2019où vont mes craintes?jusqu\u2019où va cotte inquiétude qui no me laisse plus un seul instant de tranquillité, une seule minute de repos ?\u201c Eh bien, il y a des moments où un grand frisson me traverse le cœur, car, dans ces moments-là, je suis pleins d\u2019épouvante à la pensée que je pourrais la perdre.à la pensée que, bientôt, elle pourrait aller rejoindre cello qu\u2019elle aimait comme uno sœur.qu\u2019elle pourrait mourir à son tour comme Blanche vint do mourir ! \u201c \u2014Oh ! marquis ! \u201c \u2014Oui, mon ami, oui, c\u2019est ainsi, reprit avec force M.de Cer-ninge tout tremblant d\u2019émotion.\u201c Oui, quand jo la vois, elle si belle, il n\u2019y a que si peu de temps encore, s\u2019étioler et dépérir presque à vue d\u2019œil ; quand je la vois renoncer à tout ce qui faisait autrefois sa joie, à tout ce qui était son plaisir, quand je la vois des journée entières silencieuse et sombre ; quand jo la vois tressaillir pour un rien et pleurer sans que je sacho pourquoi ; quand je la vois si pâle qu\u2019un lys n\u2019est pas plus pâlo qu\u2019ello, oui, alors je tremble en me demandant si, tout à coup jo no vais pas la voir s\u2019éteindre.si, tout à coup, je ne vais pas la trouver dans sa chambre ou dans quelque coin désert du parc, froide, inanimée, morte enün ! \u201c \u2014Non, non, de Cerninge ! s\u2019écria vivement le duc.Non, n\u2019ayez pas cette ponsée-là !.\u201c \u2014Eh bien, je l'ai !.Eh bien, cette pensée-là me tortqre.me torture jour et nuit !.\u201c Car si vous saviez combien je l\u2019aime, cette enfant !.\u201c Car si vous saviez combien j\u2019ai pour elle d affection et de tendresse !\t.\u201c Car si vous saviez combien elle est nécessaire à ma vie .\u201c Oh ! si je devais vivre sans elle.si je ne devais plus jamais l\u2019avoir autour de moi.si je ne dovais plus avoir sa jeunesse pour mettre un rayon de joie dans ma maison.si je devais un jour ue plus vivre qu\u2019avec son souvenir., Oh ! c\u2019en serait bien vite fini du marquis de Cerninge, je vous le jure.\u201d \u201c Et sans laisser à M.de Ryon le temps de 1 interrompre : .\u201c \u2014Songez donc qu\u2019elle n\u2019est pas seulement ma nièce, mais ma fil\u2019e, mais mon enfant ! reprit lo marquis avec une émotion crois-santé.Songez donc que, lorsque je l\u2019ai recueillie, elle bégayait à peine ses premiers mots.elle essayait a peine ses premiers pas !.Songez donc que j\u2019ai reçu ses premières caresses et que mon cœur a été réchauffé par ses baisers !\t.\u201c Ah ! la chère petite, je me rappelle encore, comme si c était hier, du jour où je l\u2019ai apportée chez moi.du jour où, pour la première fois, elle s\u2019est endormie sous mes yeux ! \u201c Ah ! ce jour-là mon pauvre de Ryon, j\u2019étais bien triste et bien abattu aussi !\t.\u201c Depuis quelques mois seulement, ma sœur était morte d une maladie de langueur, et je revenais de l\u2019enterrement de son mari.de l\u2019enterrement de mon beau-frère, le marquis de Presle, un brave et vaillant officier de marine qu\u2019on nous avait rapporté mort à son tour à la suite de ne je sais plus qu\u2019elle expédition lointaine.\u201c Et quand ma femme, quand la marquise de Cerninge, que je devais avoir aussi, hélas ! l'immense douleur do perdre si peu d\u2019années après.quand la marquise me vit revenir accompagné d\u2019une vieille servante qui portait la petite orpheline dans ses bras, son émotion fut si grande et son émotion si profondo qu\u2019il lui fut impossible de retenir ses larmes.\u201c Elle se jeta sur elle et, tout en no cessant de la couvrir de baisers et des caresses, elle lui parlait comme si elle avait pu la comprendre : \u201c \u2014Ma pauvre enfant !.ma chère enfant ! lui disait-elle.Aime-nous.nous t\u2019aimerons bien ! \u201d \u201c Et elle ne cessait aussi de l\u2019almirer, de me crier qu\u2019elle était aussi belle que les anges.\u201c Que vous dirai-je, mon cher duc ?\u201c Cette enfant, c\u2019était désormais notre but, c\u2019était désormais notre espoir et c\u2019était aussi, après la mort de no3 deux fils qui nous avaient été enlevés si jeunes et que nous pleurions toujours, comme une consolation que le ciel nous donnait.comme un réconfort que le ciel nous envoyait.\u201c Puis, plus tard, je n\u2019eus plus qu\u2019elle.plus qu\u2019elle pour me rattacher à la vie.plus qu\u2019elle pour faire luire encore dans mon cœur que bien des douleurs avaient brisé, que bien des deuils avaient désespéré, un rayon d\u2019espérance.¦ .\u201c Oh ! elle était bien jeune encore, mais déjà si intelligente, mais déjà si raisonnable que, grâce à elle, je me sentais moins isolé et moins seul.\u201c Puis les années passent si rapides.le temps s\u2019enfuit si vite, qu\u2019un beau jour je fus tout étonné de m\u2019apercevoir qu\u2019elle n\u2019était plus une petite enfant, qu\u2019elle n\u2019était plus la petite Renée que j avais tant choyée et tant gâtée, mais qu\u2019elle était devenue uno belle jeune fille dont la grâce délicate me charmait et dont l\u2019éclatante beauté m\u2019émerveillait et m\u2019éblouissait.\u201c Et si bonne, si douce, si aimante ! \u201c Comme lorsquelle pouvait voir le moindre souci, le moindre nuage sur mon front, elle accourait pour me distraire et m\u2019arracher à moi-même !.\u201c Comme elle savait lire dans mon regard, jusqu\u2019à mes plus secrètes pensées !\t.\u201c Comme elle me rendait au centuple tous les soins que je lui avais donnés, toute la tendresse que je lui avais prodiguée ! \u201c Oh ! je n\u2019étais pas seulement pour elle le frère de sa mère, le marquis de Cerninge, un brave homme qui par bon cœur 1 avait élevée.Non, non ! elle avait pour moi tous les sentiments, tout le dévouement et toute l\u2019affection qu\u2019elle aurait pu avoir pour son père.\u201c Et nous vivions ainsi heureux l\u2019un pre3 de l\u2019autre .heureux l\u2019un par l\u2019autre quand, tout à coup, je ne reconnais plus ma Renée, quand, tout à coup, se dresse entre elle et moi je ne sais quel inconnu qui m\u2019effraie !.\t_ \u201c Et la voix du marquis brusquement s\u2019éteignit, tandis qu il faisait tomber lourdement sa tête sur sa poitrine.\u201c Us firent encore quelques pas en silence, puis, enfin, le duc de Ryon, s\u2019arrêtant et posant doucement sa main sur l\u2019épaule de son ami, reprit : \u201c___Ecoutez-moi, de Cerninge.ou plutôt souvenez-vous de ce que vous me disiez tout à l\u2019heure.de ce que vous me disiez quand vous êtes venu .\u201c Ne me disiez-vous pas que vous étiez venu me trouver dans l\u2019espoir que je pourrais peut-être vous donner un bon conseil, c\u2019est- Poilr guérison rapide des Clous, Plaies Panaris, Eruptions, Eczémas, etc, '} Demandez L\u2019ONGUENT DE PIN PARFUME < Célèbre Produit Français couronné par rAcadémie do Paria et toutes lod Grand ça Expositions. LE SAMEDI 17 à-dire dans l\u2019espoir que je pourrais peut-être vous ôter cette affreuse inquiétude qui vous angoisse ?\u201c \u2014Oui, mon ami, oui, c\u2019est vrai, répondit vivement le marquis.Connaissant de longue date toute votre amité pour moi et aussi votre grande expérience de la vie, j\u2019étais venu avec la pensée que vous pourriez m\u2019éclairer, me guider, m\u2019aider à guérir ma chère Renée de ce mal mystérieux et étrange qui la mine, de ce mal auquel je ne comprends rien et qui pourrait peut-être l\u2019emporter .\u201c Et le conseil, les bonnes paroles que j\u2019attendais de vous tout à l\u2019heure, je vous les demande encore.\u201c \u2014Que feriez-vous à ma place, de Ryon î \u201c \u2014A votre place, mon cher ami, répondit le duc avec un sourire, j\u2019aurais commencé d\u2019abord par avoir un peu plus de sang-froid.\u201c \u2014Etait-ce possible ! \u201c \u2014Et peut-être ne vous aurait-il pas fallu bien longtemps pour découvrir de quel mal mystérieux, de quel mal étrange soutirait Renée.comme moi, duc de Ryon, comme moi, votre serviteur, je crois l\u2019avoir découvert.\u201c\u2014Vous ! s\u2019écria M.de Cerninge en se redressant.\u201c \u2014Oui, marquis ! \u201c\u2014Vous ne vous jouez pas de moi ?\u201c \u2014Je ne me suis jamais joué, de personne, et \"certes, co'n\u2019est pas par vous que ja voudrais commencer.Le tint* courut remonter la flamme de la lampe.: ! ¦¦ \u201c \u2014Alors, parlez-vite .expliquez-vous vite, car jo vous jure que je ne vous comprends pas.\u201c \u2014Eh ! je le vois bien ! fit le duc avec un nouveau sourire.Mais voue allez me comprendre, car c\u2019est bien simple .si simple que je n\u2019aurai qu\u2019un mot à vous dire.si simple que je m\u2019étonne que vous n\u2019ayez pas su tout de suite à quoi vous en tenir et que vous vous soyez dérangé pour me demander un conseil.\u201d \u201c Le vieux gentilhomme fit une pause, puis, changeant de ton : \u201c \u2014Quel âge a votre nièce ?quel âge a Mlle Renée ?domanda-t-il.\u201c \u2014Mais vous le savez bien : bientôt dix-huit ans .\u201c \u2014Dix-huit ans !.Et quand une jeune fille de cet âge passe son temps à s\u2019isoler et à rêver.quand une jeune fille de cet âge tressaille sans motif et pleure sans cause .quand une jeune fille prend le dégoût de tout et ne ressemble plus à elle-même, cela ne vous dit rien, de Cerninge ?\u201c \u2014Achevez 1 \u201c \u2014Ah ! grand enfant, grand innocent, et \u2014 permettez-moi le mot \u2014 grand naïf que vous êtes !.\u201c Le mal dont souffre votre petite Renée est le môme que celui dont nous avons tous plus ou moins souffert.\t~ \u201c Oh I un mal terrible parfois, mais le plus souvent délicieux ., si délicieux que j\u2019en ai connu beaucoup qui n\u2019auraient jamais voulu en guérir !.\u201c Et maintenant no m\u2019avez-vous pas compris ?.Et maintenant dois-je encore ajouter quelque choso et faudra-t-il, pour quo vous finissiez enfin par y voir clair, que j\u2019appolle ce mal par son nom ?\u201d \u201c M.de Cerninge avait légèrement tressailli.\u201c \u2014Ah ! fit-il on regardant fixement le duc.\u201c \u2014Voua avez deviné ?dit celui-ci.\u201c \u2014L\u2019amour ?\u201c\u2014Oui, mon ami, oui, l\u2019amour I.Oui, si Renée ost maintenant si triste, si mélancolique et si nerveuse, c\u2019est qu\u2019elle aime de toute la force do son cœur, de toute la force do son âme ! \u201c\u2014Renée ! fit le marquis, encore tout saisi.\u201c \u2014Oui, Renée comme les autres !.Oui, Renée n\u2019est ainsi changée que parce qu\u2019ello aime, et que parce qu\u2019elle a peur quo son amour ne soit jamais compris, jamais payé de retour.\u201c \u2014Allons donc ! s\u2019écria avec force, presque indignation M.do Cerninge.Comment une fille comme ello pourrait-elle être dédaignée !.Comment une fille comme elle pourrait-elle aimer sans que celui à qui elle aurait donné son cœur no l\u2019aime à son tour ! Puis secouant vivement la tête, il ajouta: \u201c \u2014Non, non, vous devez vous tromper, de Ryon !.Non, non, ce n\u2019est pas de ce mal-là que doit souffrir Renée ! \u201c\u2014Et si je vous disais que j\u2019en suis sûr! s\u2019écria à son tour lo \\ieux gentilhomme en se campant on face de lui.\u201c\u2014Sûr ! \u201c \u2014Et si je vous disais que je connais celui qu\u2019ello aime ! \u201c \u2014Vous ! \u201c \u2014Oui, moi, marquis, oui, je le connais.et je puis vous assuror que Renée ne pouvait faire un meilleur choix, ot que co fiancé-là serait en tous points digne de uous, en tous points digne d\u2019elle.\u201c \u2014Que me dites-vous là ?s\u2019écria le marquis qui restait commo abasourdi.\u201c \u2014La vérité, mon cher, la pure vérité 1 \u201c\u2014C\u2019est étrange !.Je ne me suis jamais aperçu quo Rénéo marquât la moindre préférence pour aucun des jounos gens quo nous avons pu rencontrer ! \u201c \u2014Vous ne me surprenez pas ! dit en souriant lo vieux gentilhomme.Les pères.ou les oncles ne s\u2019aperçoivent jamais do cos choses-là.\u201c\u2014Et ce jeune homme, reprit vivement M.do Cerninge, cet hou-heux prédestiné qu\u2019aimerait aussi profondément,aussi éporduoinont Renée, s\u2019appelle ?\u201c Mais le duc venait do mettro vivement un doigt sur ses lèvres.\u201c \u2014Chut ! dit-il.11\u2014Plaît-il ! \u201c \u2014Regardez en face de vous ! \u201d \u201c Et le vieux gentilhomme, étendant la main vers le château, montrait l\u2019extrémité de l\u2019allée dans laquello ils se trouvaient, \u201c \u2014En faco do moi ?répéta le marquis.\u201c \u2014Oui, Qui voyez-vous ?\u201c \u2014André.\u201c \u2014Oui, André qui descend de sa chambre ot qui s\u2019éloigno à travers le parc en compagnie de Laurent.\u201c Eh bien, oui, c\u2019est à lui, c\u2019est à André que le cœur do Menée s\u2019est donné !.c\u2019est André que Renée voulait avoir pour époux ! \u201d \u201cLe visage de M.de Cerninge, tout à l\u2019heuro si sombro ot si soucieux, venait subitement de rayonner.\" \u2014André !.André ! s\u2019écria-t-il.Ah ! oui, si Ronéo avait cet amour, je n\u2019en serais point jaloux,.j\u2019en serais au contraire, très heureux !.\u201c Mais ajouta-t-il curieusoment, comment êtes-vous si bien instruit ?.Comment avez-vous pu savoir tout co que vous vonoz do me dire ?\u201d \u201c Je m\u2019imagine bien que ce n\u2019est pas ma nièco qui vous a fait cos confidences quelle n\u2019a pas osé faire à moi-même ?.Je m\u2019imagine bien que ce n\u2019est pas Renée qui vous a fait cet aveu ?\u2022\t\u201c \u2014Parbleu, non ! \u201c \u2014C\u2019est donc André ?\u201c \u2014Pas davantage.\u201c \u2014Alors ?\u201c \u2014C\u2019est Laurent.\u201c \u2014Laurent ! \u201c \u2014Oui, c\u2019est Laurant qui m\u2019a dit ce qu\u2019il savait et ce qu\u2019il avait vu au château de Chaverny.C\u2019est Laurent qui, depuis longtemps, s\u2019était aperçu du trouble profond que la présence d\u2019André auprès d\u2019elle causait à Renée, et de la grande mélancolie, de la grande tristesse qui s\u2019emparait de cette enfant quand par hasard il n\u2019était pas là.\u201c Et Laurent déplorait avec moi l\u2019aveuglement d\u2019André qui n\u2019avait rien deviné, rien compris non plus.\u201c Et Laurent souhaitait évidemment, comme moi, qu\u2019André pût enfin ouvrir le3 yeux à cet amour qui le guérirait de son immense douleur et qui cicatriserait la profonde blessure par laquelle sa vio s\u2019en va.Contre les Rbur:cs obstinés, la Coqueluche, l\u2019Asthme, le Croup, etc., etc., Demandez le BAUME KHUMAL 18 LE SAMEDI \u201c Oui, André s\u2019apercevant de cot amour.Ronée aimée à son tour comme elle aime, nous sauverions ces deux enfants.\u201c Et voilà, marquis, maintenant à quoi je pense.Et voilà, marquis, qu\u2019elle doit être aussi votre pensée.\u201c Qu\u2019en dites-vous ?\u201d \u201c Mais M.de Cerninge, immobile et les bras croisés, réfléchissait.,.\u201c Puis enfin : \u201c \u2014Oui, oui, oh l je vous comprends bien, de Ryon, fit-il, ce que vous venez de modiro me paraît certainement très juste.\u201c Mais, cependant, mettez-vous à ma place,.Certes, j\u2019aime beaucoup André.jo l\u2019aime autant que vous l\u2019aimez vous-même, ce qui n\u2019est pas peu dire.\u201c \u2014En effet ! dit vivement le duc.\u201c \u2014Mais puisqu\u2019il n\u2019a rien compris au trouble de Renée.puisque rien en lui n\u2019a tressailli quand ils étaient ensemble.puisque rien ne l\u2019a averti qu\u2019il pouvait être aimé, ce ri\u2019e.st pourtant pas à moi à faire la première démarche.ce n\u2019est pourtant pas à moi à lui offrir ma nièce.\u2014Sans doute, répondit le vieux gentilhomme.Mais peut-être trouverions-nous un autre moyen, une autre combinaison que vous pourriez accepter., \u201c \u2014Quelle combinaison, duc ?\u201c \u2014Pourquoi, par exemple, ne viendriez-vous pas avec elle passer quelque temps ici.quelque temps avec nous ?Et qui sait si André qui a tant besoin d\u2019être consolé.si André qui a tant besoin d\u2019etre aimé, no comprendrait pas que l\u2019oubli, les joies do l\u2019avenir, le bonheur de sa vie, enfin, est là à la portée de sa main ?\u201c Oh ! moi, je la crois,.moi, je suis tûr qu\u2019il lui suffirait de revoir Renée pour qu'il la comprenne et pour qa\u2019il l\u2019aime !.\u201c Et puisque vous étiez venu me demander des conseils, eh bien, marquis, je vous donne encore celui-là ! \u201c Que me repondez-vous ?\u2018, \u2014Soit ! \u201d dit M.do Cerninge.\u201c Et quelques heures plus tard, rentré chez lui, il s\u2019empressait de se mettre à le recherche de Renée.\u201c Il la trouva dans sa chambre, toute pensive et toute songeuse comme toujours.\u201c Et comme il venait de s\u2019approcher doucement d\u2019elle et de lui mettre un baiser au front, brusquement elle tressaillit.\u201c \u2014Ah ! c\u2019est vous, mon oncle ! \u201d s\u2019écria-t-elle, en lui sautant au cou et en l\u2019embrassant à son tour.\u201c Mais, lui, tout en continuant de l\u2019étreindre avec force contre sa poitrine, la regardait tout saisi.\u201c Comme elle était pâle encore ! \u201c Oommo son sourire était triste ! \u201c Comme dans ses yeux, humides encore de larmes, on lisait une immense, une incurable désespérance ! \u201c Alors, avec une émotion qu\u2019il aurait voulu contenir, mais qui se trahissait malgré lui : \u201c \u2014A quoi songeais-tu donc ?demanda-t-il.\u201c \u2014A vous, mon oncle.Je vous attendais, répondit-elle en rougissant légèrement.\u201c \u2014Et tu t\u2019ennuyais do mon absenco ?\u201c \u2014Avez-vous besoin do le demander !.ne savez-vous pas que je compte toutes les heures que je passe loin de vous ?\u201c \u2014Tu m\u2019aimes donc un peu ?« \u2014Oh ! cher oncle ! s\u2019écria-t-elle en l\u2019embrassant de nouveau.\u201c \u2014Cependant il me semble que si tu m\u2019aimais tu ne me ferais pas de la peine.que tu n\u2019aurais pas cette tristesse qui me chagrine beaucoup,.et qui ne me chagrine pas seul.\u201d \u201c Et comme elle le regardait curieusement: \u201c \u2014Mais qui chagrine aussi, ajouta-t-il, tous ceux qui s\u2019intéressent à toi et qui t\u2019aiment aussi.mais qui par exemple, chagrine également beacoup notre vieil ami M.le duc de Ryon.\u201c \u2014M.de Ryon 1 \u201c \u2014Oui.\u201c \u2014Vous l\u2019avez donc vu ?\u201c \u2014Je sors de chez lui.\u201c \u2014Ah ! \u201c \u2014Et j\u2019ai une nouvelle à t\u2019apprendre.uno nouvelle qui, je l\u2019espère, te fera plaisir.\u2014Quelle nouvelle, mon oncle ?\u201c \u2014Le duc nous invite à passer quoique temps dans son château, et nous nous y installerons dès demain.\u201c \u2014Chez le duc ?\u201c \u2014Oui, chez le duc, où nous aurons le plaisir de retrouver André,.\u201d \u201c Au nom d\u2019André, la jeune fille avait eu dans los yeux un éclair de joie.\u2014Car tu sais bien, reprit le marquis, que depuis que Cha-verny avait été vendu, M, de Ryon s\u2019était emparé d\u2019André et qu\u2019il n\u2019avait plus voulu se séparer de lui ?\u201c Eh bien, oui, nous le retrouverons aussi là-bas, et peut-être seras-tu aussi heureuse que moi de le revoir \u201c Et M.de Cerninge regardait la jeune fille.\u201c___Comme elle l\u2019aime ! pensa-t-il en la sentant toute tremblante, toute frissonnante entre ses bras.\u201c Et comme elle continuait de rester toute pâle, toute saisie ; \u201c \u2014Ainsi donc tu n\u2019as pas de temps à perdre pour tes préparatifs, ajouta-t-il.Dès demain matin, nous serons les hôtes du duc.\u201d \u201c Et il sortit après lui avoir donné un nouveau baiser.\u201c Pendant plusieurs minutes, Renée demeura immobile à la même place, et son visage, tout à l\u2019heure si triste et si sombre quand M.de Cerninge était entré dans sa chambre, son visage de plus en plus rayonnant, s\u2019illupainait.\u201c André !.André 1.Elle allait revoir André ! \u201c Et à cette pensée, son pauvre cœur meurtri soudain tressaillait do joie, de bonheur et d\u2019espérance.\u201c Ah ! sans doute son oncle ne lui avait rien appris, et elle savait bien que celui qu\u2019elle aimait d\u2019un si fol amour, que le frère de Blanche, depuis qu\u2019il avait été obligé de fuir le toit paternel, avait trouvé un autre refuge et un autre foyer chez le plus ancien ami de son père, chez le duc de Ryon.sans doute, elle savait bien qu\u2019elle n\u2019avait qu\u2019à aller là-bas pour le retrouver et le revoir.Mais se ressouvenant combien peu le jeune homme avait semblé la comprendre.combien peu il avait paru deviner ses sentiments, elle avait préféré se condamner au chagrin, se condamner au désespoir, plutôt que de voir une fois de plus son amour incompris, plutôt que d\u2019être obligée de se dire une fois de plus : \u201c \u2014Il ne t\u2019aime pas !.il ne t\u2019aimera jamais ! \u201c Mais, chose étrange, cotte invitation que son oncle avait rapportée.cette invitation que le duc de Ryon venait de leur faire d\u2019aller passer quelques jours auprès de lui, venait de changer tout à coup le cours de ses idées, c\u2019est-à-dire de lui rendre tout à coup un espoir qu\u2019elle croyait bien ne plus jamais avoir.\u201c Car, naïvement et sans savoir pourquoi, elle se disait que sa destinée allait peut-être changer.que cette invitation allait peut-être lui porter bonheur et que, cette fois, André finirait peut-être par la comprendre, peut-être par l\u2019aimer.\u201c Et cet heureux pressentiment de plus en plus la gagnant, de plus en plus l\u2019envahissant, une telle joie se peignait sur son visage que les gens de M.de Cerninge la regardaient avec surprise, ne la reconnaissant plus.\u201c \u2014Qu\u2019est-il donc arrivé à Mlle Renée ?chuchotaient-ils entre eux.Quel est donc le miracle qui vient de se faire ?.Mais avez-vous remarqué que non seulement elle n\u2019est plus aussi pâle qu\u2019elle l\u2019était ce matin encore, mais qu\u2019elle est revenue subitement aussi belle et aussi contente de vivre qu\u2019autrefois ?\u201d \u201c Et ces réflexions-là, le marquis de Cerninge no pouvait s\u2019empêcher de les faire à son tour.\u201c Tout en ayant l\u2019air de ne s\u2019apercevoir do rien, il ne cessait d\u2019épier les moindres gestes, les moindres mouvements de la jeune fille, et à la voir maintenant si vive, si alerte, et ne se donnant même pas la peine de cacher la grande joio qu\u2019elle éprouvait, il sentait, lui aussi son cœur enfin s\u2019alléger et sa noire tristesse s\u2019évanouir.\u201c \u2014Oh ! elle l\u2019aime éperdûment, se disait-il, elle l\u2019aime peut-être assez pour en mourir aussi.pour en mourir comme Blanche!.\u201c Mais André n\u2019est pas Julien.Cet amour, dont il finira bien par s\u2019apercevoir, le touchera et trouvera, j\u2019en suis sûr, un écho dans son cœur.\u201c Et alors je n\u2019aurai plus qu\u2019à bénir le duc .qu\u2019à bénir mon vieil ami de Ryon qui m\u2019aura sauvé mon enfant 1.\u201d \u201c Et, malgré lui, le marquis comptait avec impatience les heures qui les séparaient encore du moment où ils se mettraient en route pour se rendre chez le vieux gentilhomme.\u201c Mais, certes, son impatience n\u2019était pas encore aussi vive que celle de Renée.\u201c Aussi la nuit qui s\u2019écoula fut-elle encore pour elle une nuit blanche, une nuit pendant laquelle il lui fut impossible de trouver le sommeil.\u201c Jamais peut-être le temps ne lui avait paru aussi long, le jour si lent à paraître .\u201c Aussi, dès que le premier rayon de l\u2019aube éclaira sa chambre, fut-elle debout d\u2019un bond.\u201c Et comme elle venait d\u2019ouvrir sa fenêtre et de jeter un coup d\u2019œil dans le jardin, elle ne put s\u2019empêcher d\u2019avoir un mouvement de surprise en apercevant son oncle qui, entouré de ses domestiques, semblait leur donner ses derniers ordres, leur faire ses dernières recommandations.\u201c \u2014Déjà prêt ! \u201d \u2014 lui cria-t-elle.\u201c Alors, levant la tête : «\u2014Et toi, déjà levée ?fit-il en souriant.» \u2014Oui, oui !.Et toute prête aussi !.Quand partons-nous ?« \u2014Tout de suite, si tu veux ?.Le temps seulement d\u2019atteler.\u201d \u201c Et quelques minutes après, une voiture que conduisait lui-même M.de Cerninge franchissait la grille du château et s\u2019éloignait rapidement à travers un léger nuage de poussière.Et tout en faisant parfois claquer joyeusement son fouet, et taanik l HUILE DE PIN PARFUME Pour euro immédiate de tout les Tllmmatisme.s, ( Points, Froids, L'ouloursde '\u2022\t< .s \u2022 '< .(\"Célèbre Produit Français couronné \u2022: par l'Académie do Paris cl toutes \u2018 los G ran dos h'xpositioiiH LE SAMEDI Î9 tout en excitant souvent de la voix son cheval, le marquis regardait à la dérobée Renée .Renée rayonnante .Renée radieuse.\u201c Car, ce matin-là, tout la charmait, tout la ravissait, tout l\u2019enchantait.\u201c Jamais l\u2019air ne lui avait semblé aussi pur, jamais le soleil dont les premiers rayons commençaient à dorer la campagne, ne lui avait semblé aussi beau, jamais elle n\u2019avait senti autour d\u2019elle une telle joie, une telle douceur.\u201c Aussi ne put-elle s\u2019empêcher de s\u2019écrier tout à coup : \u201c \u2014Ah ! comme on respire !.comme il fait bon vivre ! \u201c \u2014Tu es donc bien contente ?demanda M.de Corninge.\u201c \u2014Oh ! oui, mon oncle, bien contente ! \u201d \u201c Et elle ajouta aussitôt, la petite hypocrite : \u201c \u2014Bien contente d\u2019aller revoir M.le duc de Ryon .Il est si charmant et si bon avec moi !.\u201c Le fait est, répondit le marquis,qu\u2019il faudra que je le gronde, car il te gâte trop.\u201c Mais, là-bas, ajouta-t-il, nous n\u2019allons pas revoir que le duc et nous allons aussi retrouver André.Et tu ne me parles pas do lui.\u201c La jeune tille n\u2019avait pu s\u2019empêcher de rougir.\u201c \u2014Oh ! si, mon oncle, s\u2019écria-t-elle, si, je suis bien contente, bien heureuse de penser que bientôt je serai encore auprès de lui.\u201c Et comment pourrait-il en être autrement quand nous sommes des amis d\u2019enfance et que nous nous connaissons depuis si longtemps ?\u201c Oh ! oui, j'ai bien hâte aussi de le revoir !.bien hâte do me jeter aussi dans ses bras ! \u201d \u201c Et elle resta toute pensive, pondant que le marquis, tout songeur aussi de son côté, se taisait, et que sur la route qui s\u2019allongeait toute blanche, la voiture roulait de plus en plus rapidement.\u201c Cependant, ce matin-là, André, selon son habitude, errait depuis longtemps à travers les allées du parc.\u201c Il n\u2019avait fait, la veille, qu\u2019entrevoir M.de Cerninge avec lequel il n\u2019avait échangé que quelques paroles .\u201c Aussi ne se doutait il pas de la visite que le duc de Ryon attendait, et, la pensée bien loin de Renée, continuait-il do s\u2019absorber toujours, de s\u2019absorber de plus en plus dans les tristes souvenirs qui le tuaient.\u201c Et lentement il allait, lentement il marchait, s\u2019enfonç int au hasard dans les allées qui s\u2019ouvraient devant lui, quand, tout à coup, il s\u2019arrêta, tout surpris.\u201c Comme M, de Ryon était encore dans sa chambre, et comme Laurent non plus n\u2019était pas encore descendu, il devait donc être seul en ce moment dans le parc.\u201c Et cependant il lui semblait qu\u2019il avait entendu derrièro lui comme le bruit d\u2019un pas, d\u2019un glissement furtif.\u201c Il se retourna, et, comme il n\u2019entendait plus rien : \u201c\u2014Je l\u2019aurai rêvé ! dit-il.\u201c Et il reprit sa marche tranquille et lente.\u201c Mais il n\u2019avait pas encore fait vingt pas, qu\u2019il s\u2019arrêta brusquement de nouveau, mais cette fois tout saisi, tout tressaillant.\u201c Car maintenant il n\u2019en pouvait plus douter, il y avait là quelqu\u2019un tout près de lui .quoiqu\u2019un que le feuillage sans doute lui cachait.\u201c Et, cherchant, il demanda : \u201c \u2014Est-ce vous, M.le duc ?\u201d \u201c Mais on ne répondit pas.\u201c \u2014Est-ce vous, Laurent ! \u201d \u201c Et il n'avait pas encore achevé qu\u2019uno voix rieuso, uno voix qui lui arracha un nouveau tressaillement, lui cria : \u201c \u2014Non, c\u2019est moi, André ! \u201c \u2014Renée ! \u201d \u201c Et, en effet, c\u2019était Renée.Renée qui depuis quelques minutes le suivait.Renée qui déjà se jetait dans ses bras.\u201c \u2014Oh ! c\u2019est toi !.c\u2019est toi ! s\u2019écria-t-il avec un éclair de joie dans les yeux.Quoi ! c\u2019est toi qui es là !., c\u2019est toi que je revois ! Est ce bien vrai ! \u201c \u2014Oui, c\u2019est moi, répondit-elle vivement, tandis qu\u2019ils restaient toujours dans les bras l\u2019un de l\u2019autre.C\u2019est moi qui vient d\u2019arriver avec ihon oncle il n\u2019y a que quelques instants.Et je n\u2019ai pas besoin de te dire quelle a été ma première parole à M.de Ryon .\u201c\u2014Chère Renée ! \u201c\u2014A peine avais-je fiai de l\u2019embrasser que j\u2019ai demandé de tes nouvelles .que j\u2019ai voulu te voir .t\u2019embrasser à ton tour.\u201c Et alors sais-tu ce qu\u2019il m\u2019a répondu ?\u201c \u2014Non.\u201c \u2014Il m\u2019a répondu : \u201c Mon enfant, André est devenu sauvage « comme un loup .André passe ses journées à se cacher .Il doit \u201c être très probablement dans le parc à s\u2019assombrir encore, à tâcher \u201c de se rendre plus malheureux encore.Allez-y et tâchez de le découvrir.\u201d \u201c Et, sans en demander davantage, je me suis mise, en offet, à te chercher.Et comme j\u2019avais déjà couru un peu partout sans te trouver, je me demandais où tu pouvais bien être, quand, tout à coup, comme je venais de m\u2019engager dans cette allée, j'ai lini par t\u2019apercevoir.\u201c Mais tu avais l\u2019air si triste et si abattu quo je marchais derrièro toi sans oser me montrer.\u201c \u2014Oh ! Renée!.\u201c \u2014Oui, c\u2019est vrai, tu me faisais peur.tu m\u2019effrayais un pou.Mais écoute !.écoute !.\u201d \u201c Ello venait de le prendre par la main, do l\u2019amener vers un banc et de le faire asseoir auprès d\u2019elle.\u201c \u2014Maintenant, je suis un peu rassurée, reprit-ollo en souriant.Aussi vais-je te gronder un peu d\u2019abord pour le mal que tu te fais en ne cherchant pas à réagir contre lo chagrin qui t\u2019accable.ensuite pour la peine que tu fais aussi aux autres.pour la peine que tu fais à tous ceux qui t\u2019aiment,.\u201d \u201c En prononçant ces derniers mots, elle avait un peu pâli ot sa voix avait tremblé.\u201c Mais se remettant tout do suite, elle reprit, la voix très douce : \u201c \u2014Et puis je vais te dire bien franchement co que je penso.bien franchement la vérité.Si j\u2019ai consenti à venir passer quelques jours ici chez M.le duc de Ryon .quelques jours ici près do toi, c\u2019est que je me suis dit que je t\u2019aiderais peut-être à devenir plus sage, plus raisonnable et plus fort., c\u2019est que je me suis dit, sachant toute la profonde, toute la sincère amitié que nous avons toujours eue l\u2019un pour l\u2019autre, que peut-être pourrais-je réussir, sinon à te guérir, du moins à rendre moins lourdes tes angoissos ot moins cruelle ta souffrance.\u201d \u201c Et comme il avait un douloureux sourire : \u201c \u2014Tu ne veux pas que j\u2019eBsaye ?dit-elle vivement.\u201c\u2014Oh! si! répondit-il.Mais tu ne réussiras pas!.Mais tu ne me guériras pas ! \u201c \u2014 Qai sait ?.Car ce n\u2019o.-t pas seulement on mon nom, que jo te parlerai.,.mais encoro au nom de ceux que tu pleures ,.mais encore et surtout au nom de Blanche.\u201c \u2014Blanche ! \u201c \u2014Oui, au nom de Blanche ! au nom de Blanche qui elle-mêmo te supplierait de te ressaisir .au nom de Blanche (pii elle-mêmo te supplierait de no pas toujours pleurer.\u201cOui, quand tu vas prier là-bas, au petit cimetière .quand tu vas t\u2019agenouiller là-bas sur sa tombe, parle-lui, interroge-la, et tu verras ce qu\u2019elle te dira, et tu verras ce qu\u2019elle te répondra ! \u201c Oh ! ce qu\u2019elle te dira, o qu'elle to répondra, moi je le sais bien, ajouta la jeune tille qui,sans s\u2019en apercevoir,s'animait de plus on plus.\u201c Elle te dira de regarder autour de toi et que tu y trouveras peut-être les consolations que tu cherches et ton bonheur que tu croyais perdu ! \u201c Elio to dira .\u201c \u2014Pourquoi te tais-tu ! \u201c \u2014Non, rien ! \u201c \u2014Achève ?\u201c \u2014Non, non !.Mais pense aussi à moi.à moi qui suis ton amie et qui soutire aussi de tes chagrins, et qui souffre de tes larmes ! \u201c \u2014Renée ! \u201c \u2014Pense à moi qui t\u2019aime.qui t\u2019aime comme Blanche t\u2019aimait, pense à moi chez qui tu trouveras toujours uno sœur aussi.uno sœur dont l'affection ne s\u2019est jamais démentie et ne so démentira jamais ! \u201c Et si près de tout dire.si près de laisser échapper l\u2019aveu do son amour.si prè3 de jeter le cri do son cœur, ello ne put retenir ses larmes, et malgré elle, le vidage caché dans ses mains, elle éclata en sanglots.\u201c Une immense émotion venait aussi do s\u2019emparer soudainement d\u2019André.\u201c Qu\u2019avait donc voulu dire cette enfant ?\u201c Quelles étaient donc les réticences qu\u2019il avait cru deviner dans ses paroles, dans son regard, dans sou attitude môme ?\u201c Oh ! oui, elle ne lui avait pas dit du tout ce qu\u2019ollo aurait voulu lui dire, il le comprenait, il en était sùr !.\u201c Alors la prenant dans ses bras et la pressant doucement contro son cœur : \u201c\u2014Chère Renée ! dit-il.Pourquoi pleures-tu?pourquoi sanglotes-tu ainsi ?.C\u2019était toi qui, tout à 1 heure, me prêchais la sagesse, la raison, la force, et te voilà maintenant aussi faib\u2019e que moi ! \u201c Il venait de lui soulever la tète, puis de la regarder pendant quelques secondes très fixement.\u201c \u2014Yeux-tu que jo te dise ?reprit-il à voix plus basse.Veux-tu qu\u2019à mon tour je te parle très franchement ?.Eh bieu, René, tu no souffres pas seulement do mon chagrin.tu no soutires pas seulement de ma douleur.\u201c \u2014André ! \u201c \u2014Oh ! je sais bien que tu ne m\u2019as pas menti ut que mon chagrin te fait beaucoup de peine ot te cause aussi beauc _ juiétude.\u201c \u2014Oh ! oui, je te lo jure ! murmura-t-elle.11 \u2014Mais tu as encore, avoue-le, un autre souci quo tu me caches, Vour préserver et guérir tous les Rhumes, Mail) de Gorvr.ot Alté*'**,\u2018«*oï>H Je la Voix, etc., } Sneez les SS «blàüEiiU., l*\u2019r i t'Ml\" im»»!'-'\"»' ni \u2022 : \u2022 l\u2019an - o là, érointemont liiludidomadaires de Surc\u201cv par Villemessant tptt lié lâchait parfidteimMit ses rédacteurs mais n admettait pas être lâché par eux.Un jour, à la suite d\u2019un article intitulé /.™ Omil/rs i/r Sur,-ni.l écri- sur vain vise se tacha tout rouge et, me rencontrant lioulevard Montmartre m\u2019al'ordu vivmnent : \u201c \u2014 Cette fois, me dit-il, la mesure est comlile.rJ\u2019u peux dire a Villemessant qu\u2019il va recevoir mes témoins.Je suis l\u2019homme le plus doux du monde, mais, puisqu\u2019on m\u2019y force, je ferai voir que je puis marcher tout comme un autre.\u201c Quand j\u2019apportait la nouvelle à Villemessant, il se tordit dans son fauteuil.\u201c- Vous avez tort de rire, lui dis-je, Sarcoy se battra.\u201c\u2014He bien! reprit le patron, je vous parie vingt-cinq louis qu\u2019il ne se battra pas ! \u201c \u2014Je les tiens.\u201c On attendit les témoins, qui ne vinrent point.\u201cJe courus chez Sarcey, qui demeurait alors rue de la Tour-d'Auvergne, et je sonnai à tour de bras.Au troisième coup de sonnette, j\u2019entendis Sarcey (pli, sans ouvrir, demanda : \u201c -Qui est là ?\u201c Je me nommai.\u201c\u2014Ali ! fit-il, je t'expliquerai ce qui s\u2019est passé, mais je ne puis t\u2019ouvrir maintenant., Je dors .\u201cJe grommelai en descendant : \u201c\u2014Ah ! mais, il me coûte vingt-cinq louis, ça ne se passera pas comme cela ! \u201c Le lendemain, je publiai, dans le Fh/uro, un article si raide que U* critique ch?VO/thiinu Xiil'unmlr m\u2019en lit demander raison.Ses témoins étaient le peintre Armand Ou mareseq et le capitaine Doge, (huile et le comte Henri de lîonneval voulurent bien m\u2019assister.Nous partîmes pour Mous h1 soir même.\u201c Deux landaus nous y conduisaient et nous voici en rase campagne.A peine étions-nous en garde que nous vîmes des paysans courir à toutes jambes.\u201c Attention ! dit un docteur belge, vous allez être pin-cés.Il y a une prime de vingt-cinq francs pour celui prévient la police ; les gendarmes seront ici dans minutes.\u201c Nous ramassons nos habits à la hâte et je dis au cocher qui nous conduisait : \u201c -Cinq louis pour vous, si nous arrivons à Maubeuge avant la force armée ! \u201cNous partîmes au galop, poursuivis par trois gendarmes à cheval qui seraient peut-être arrivés à temps s\u2019ils eussent été à pied.\" Mais où aller ! demanda Sarcey quand nous fumes arrivés.\u201c\tAllons\tà linden\tlinden,\tdit\tlîonneval.\u201c\tPar où\t! \u201c\tParla\tligne (lu\tLuxembourg.\u201c - A1h ms\ty ! \u201c Douze* heures de chemin de fer.Le lieu du combat, sur le Fromershorg, non loin du rendez vous de chasse du roi de Prusse.\u201cSarcey met d'énormes lunettes, j'ajuste mon lorgnon.\u201c\tAllez,\tmessieurs\t! \u201cClic! clac! quelques battements, et je dé chire la manche de chemise de mon adversaire.I n coup de pointe pas méchant, une piqûre de sangsue.\u201c Uni* demi heure après, nous étions tous attablés à l\u2019hôtel de Itussie.A la lin du déjeuner, Caille demanda au maître d'hôtel : \u201c Y a t il quelquefois des duels dans ce pays ci ! \u201c Jamais, monsieur.\u201c Cependant les ollieiers doivent avoir, de temps eu temps, une affaire à régler ! \u201c Ils vont se battre en Suisse.\u201c Pourquoi en Suisse* t \u201c Monsieur, parce (pie,dans le duché de liaile, h* duel est /nrili f/r mol'/ ' \u201c Pâleur générale.\u201c A quelle heure le train ! \u201c I tans un quart d heure.\u201c Nous ne commençâmes à respirer qu'à Si ras-bourg.\u201c Le lendemain du retour, je dis à \\ illenies-sant : \u201c - Vous me devez.cinq cents francs.\u201c Poui-(pioi cela ! \u201c J\u2019ai gagné h* pari, Sarcey s\u2019est battu.\u201c\t< >ui, mais pas avec moi ! \u201c Nous n\u2019avions ]ias spécifié.\u201c C\u2019est juste.\u201c Et il paya.\tAi kî.i.ii'n Sciioi.i.COM MK NT II.L'AVAIT lîK.N\u2019t '( l.VII! I! Flh\u2018.\\ ous dites (pie vous avez, rencontré voire ami accidentellement ( Loi.Oui, je suis tombé avec lui en faisant de la bicvclelle.quitter I Qu'est-ce 11in es de noblesse sont de* (pli cinq Y-iT, De l'avantage d'avoir quatre mains, ou Par tur en Afriipie. VIAUVILLE, PRES MONTREAL rp'i1* i.j i i Ati mr» «I a*eg i vm .-mi « -I\u2014¦ysy*- ,l*i»w ¦ ' -\t.-.wî-ï ¦ ¦ \u2022 \u2022 yOgt ; -v.t\t\u2022 '.v.; güüf.3?y3g3|SBj! .\u2022 : LAU R ENT SAIN T F L E U VE PRISE VU E A droite, feu CH.T.VIAU, fondateur de Viauville ¦jMÜt.VÇÎi \u2014^=S~: |T^?S5®5®3i^*py A^ST* w B8k » j£s«i%?y£ Ai Vi v': .,.-5^i, -^-g3 r \u2022¦>.-/¦ jSippSS ¦ spaa®*» FavzjtegSBSi- - \"'¦¦¦ V\u2014\t\t:\tA;; :j;_\t\tS8r / ¦ : - ' K.\t\t\t\t\tPU* H co > g W Ü LE SAMEDI Casse-tête Chinois du \u201c Samedi \u201d \u2014 Solution du Problème No 186 ¦ ^ #.A, ¦ W'if '=\u2022\" f| m j ' I!» ¦ k 'im 1 m .-s |fe il 111 sasSBuT \"M-'vjiPU-.'l n^Ti |!|\t\" ¦) jl 4 v v B Ont trouvé la solution juste : Mmes L A Boisseau, Provencher.Mlles V Aubortin, B David, A Hébert.B Poirier, A Vallées, MAL K Bourgeois, L Brousseau, J \\V Carrière, F X Cha-rette, A Courtomancho, Il Desautels, K Fréchette, A J Gadoua.E Germain, A LeBrl, D M Lefebvre, E Pautenaudc, O Prieur, L Turcotte, O Warnault, Montréal ; Mlle E Côté, Danville, Q ; J Robin, Forest dale.Q ; Mlle C Harvey, Fraservillo, Q ; Mme F Bouliane, Hui), Q ; Mlle II Prairie, Iberville.Q; A Nadeau, Lac Mégantic, Q ; A Contant, .1 D Hamel.Magog, Q ; H La dull r, Maniwaki.Q ; Mll-j E Fortier, Notre-Dame de Lévis, Q ; Mlle B Laporriére, L Amiot, W Descluimps, Québec ; P Du Sault, Sault au Hécollets, Q ; Mlle I Archambault, Sherbrooke, Q ; Mlle M L Iluard, Somerset» Q ; F Dnhamol, Sorel, Q ; E .1 Pelletier, Spencer Wood.Q ; E .1 Savignac, Sto Elizabeth, Joliet te : J A P Morin, J A R Morin.St Hyacinthe.Q ; L Gosselin, Si Odilon, Q ; N Kobinson, C T SanfaçoD, St Koch de Québec; Mme P Cloutier, Mlle E Bélanger, G L Tanguay, St Sauveur de Québec ; J A Béliveau, C Marcotte, Victoiiaville, Q; C Guimond, Berlin, N H; Mlle M Gcndron, Blddeford, Me; Mmes U Bernier, J Dubé.N Plourde, Brunswick, Me ; Mlle G Lemaire, Central Falls, R I ; Mme Bnsïdère, W Létourneau, A E Renaud, Fall Rive r, Mass; A Couturo, Haverhill, Mass ; Mlles / Aubin, D Granger ; A Bai il, Holyoke, Mass ; Mlle R Dubois, Lawrence.Mass ; Mlles M St Hilaire, 65c Corsets d'Hté en Net Il lient pas nécessaire dm «lire plus.Courts .( agrafes style français Voici le prix ! 65c 1\u2019.D.Cousets COURTS, 4 Agrafes, Cachou et Itluui Tuilla : 18i\\2ü; Mu Y E N'S ou LONGS, 5 Agrafes, Gris Us! 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Auteur tli* la poésie \u201c Si j'étais toi parue thins le Samedi No .\u2018hi.vol.i\\ < 1 SUS), est prié tic bien vouloir eorrespontlro avec Mr J.K.Marsoin, H»0 Vitré (Montréal).COUPON-PRIME DU \"SAMEDI PATRON No____________ (N\u2019oubliez pas de mettre le No du patron que vous désirez avoir.) Mesure du Buste.Age.Mesure de ta Taille.Nom Adresse.CI-INCLUS, 10 CENTINS Pour détails voir page 28.Prière d'écrire très lisiblement PRIRAE GRATUITE OU \u201cSAMEDI Coupon No 4 Ce Coupon n\u2019eet valable que clans les huit jours de la date au présent numéro.Ecrivez trois lignes et signez (le nom avec parafe) sur papier blanc non rayé.Adressez, avec le coupon ci-contre, à Ma dam K T.d\u2019Astouh, du \u201cSamedi\u201d, et indiquez le pseudonyme sous lequel vous lirez, dans un prochain n°, l\u2019appréciation graphologique, sur votre caractère, etc.Café-Concert Français 222, 224, 226 RUE CADIEUX Spectacle \u2019 niqtio on son gonro fl M ntréal SEMAINE COMMENÇANT LE 19 JUIN BRELAN DE BÈGUES Opère! to en un acta Bougnol et Bougnol Vaudeville un nu acte RITA de SANTILLANE, Gommcuso I\u2019urLiunno.Lea DELVILLE, lluütiisiCH excentriques il trnnsfoimutions.ANGELE d\u2019AltCY, Itomaiu ièro.CONSTANTINO, L'inlinitnblo danseur.CHAQUE JOUR I Matinée .à 2$ heures - ' Soirée.à 8 heures Entrée libre cl gratuite aa parterre Galeries, ICo ; Loges, 25e; Loge entiers, $1 Mme Gibou.\u2014Pour quelle raison M.Sanslesou, laissez-vous courir vos enfants nu-pieds sur la route?M.Sansh'sou.\u2014Par la raison, Madame (libou, (pi\u2019il y a dans ma famille plus de pieds que de chaussures.Concours de Bébés du Samedi COUPON DE VOTE Je vote en faveur du bébé No Tous les lecteurs sont invités A conserver ce Coupon uiin de pouvoir voter en faveur du bébé de leur choix lorsque tous les portraits auront été publiés dans le journal.Le concours devant se terminer le 17 juin, le vote sera m is du 1er au 8 juillet, et b s bulletins de vote devront nous parvenir sous enveloppe portant la suscription \u201cConcours de Bébé*\u201d, aux bureaux du journal le Samkdi.Aucun vote ne sera accepté après le 8 juillet.Le bébé qui réunira le plus de coupons do vote aura le 1er prix, $50 ; lo 2e, $25 ; le .\u2018le, $15 ; le 4e, $10.l\u2019KOVIM K I » E Qf Kl» Kl ,\t» t .le Mniilr.'nl\tCOlJIt SIB\u2019KHIKUKK No 3080\t> Dame Martha ltcrtha Whitman.épouse « omnium* en liions «lu Léo l.ortMizo TlioniiH, S5>SJS»\\.S,VT \\ S XZ^SP -N \u2022 \\ \\ N i\\ \\ \\ \\ ; \\ \\ \\ V\u201d EN GROS ET EN DETAIL LE PLUS GROS STOCK ET LA PLUS GRANDE EXTENSION D AFFAIRES DE MONTREAL.Toutes les Marchandises Détaillés aux Prix du Gros === Un Seul Prix 7lf\\ ^v.v\\»,a*:\\\u2018lv;v:v'-\\ts \\ \\ \\:x \\ \\ \\;\\ \\ \\ x:\\ \\ v v*_x>: \\ : v .\\- v v \\ \\ \\ \\ M.SAXE & FILS I.F.SAMEDI \u2018.)2 Un Bienfait pour le Beau Sexe ! 50 ans en usage 1 Poitrine pari ai te par Ich Poudres Orientales, les poules qui usxim nt en trois mois le développement des formes chez la femme et.guérissent la dyspepsie et la maladie du foie.Prix : Une boltn avec notice, §1.01); Six boites, $5.00.Dépôt, généial pour la Puiesaneo : L.A.BERNARD, 1882 rue Ste - Catherine, Montreal k *JM) i.ivkis.Collez les morcoaux sur une feuille do papier blano et) mettiez, en bas, du môme côté, nom.prénoms, adrosso.Adressez sous onvoloppo fermée et affranchie à \u201c Sphinx \" Journal lo Samrdi, Monbréal Ne participerons au tirage que les solutions lustes et strictement conformes au présent *vl8.Los solutions, pour lo casRo tôto cl-dossus, devront être parvenus au plus tard, lo mercredi, 28 juin, ù 1U heures du matin.Lo tirage au sort, entre les solutions justes seulement, aura lieu le jeudi i\\ midi précis ot les 5 premiers noms, sortant do l'urne il ce tirage, seront seuls pa puants.Los noms do 00s cinq gagnants ainsi que ceux des auteurs do toutes h-s solutions justes, seront publiés dans le numéro du journal paraissant 15 jours après celui où aura ôté inséré lo casso-tôto.Ta:s papnants seuls ont lo choix entre doux primes consistant on 1 Un abonnement de 3 mois au \u201c Samedi \" ou 50 centins en arpent.\\ \\ mm Pourquoi Souffrez-vous?Quand, pour presque rien, vous pouvez vous guérir promptement et pour toujours.w Si VOUS éprouvez une sensation d\u2019accablement, de craintes éphémères, des douleurs au dos ou au ventre, des douleurs de l\u2019épine dorsale, un besoin de pleurer souvent, des chaleurs soudaines, de la fatigue, etc.Si les organes spéciaux se sont déplacés, ou que vous soyez affligées de tumeurs, d\u2019ulcères ou d\u2019excroissances, écrivez pour mon Livre que j\u2019envoie Gratis, qui vous expliquera itn traitement simple, qui se fait chez soi, et qui guérira sûrement toutes les maladies particulières aux femmes.Rappelez-VOUS que le moindre retard peut vous mettre dans un état désespéré.Le traitement que je vous offre est si simple et si facile que ce serait vraiment folie que de continuer à souffrir quand vous pouvez si aisément vous guérir.Lisez ce que Madame Noël Tarte dit de mon traitement.Malgré que ce soit contre mon habitude de publier des certificats, à la sollicitation pressante de Mme Tarte, je publi
de

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