Le samedi, 1 juin 1897, samedi 12 juin 1897
[" mm.cl 11 'll H'*Ml 1 1 I il .'.lirai mAm w*m ijjSlK&N vr*F.' Steto^g -hr i i*ittftg - A' as _\u2014.VOL.IX.No 2 MONTREAL, 12 JUIN 1897 ü \u2014 NUMERO DE 32 PAGES \u2014 JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ $2.50 PAR ANNEE.LE NUMERO 5 CTS.COUCHER DE SOLEIL LE VEILLE DES NOCES. O LE SAMEDI S® Samedi (Journal Hkbdomabmh) PURLIGATION LITTÉRAIRE, artistique et sociale OSêO-JAiTE XJ-O- FOTBE.UOIÆEïSTEQTrjE REDACTEUR: LOUIS PERRON A-BOTTlSrBIMlIDTSrT i TT TT -A.3ST, §2.60 ; Si UE MOIS, *1.25 (Strictement payable d'avance) Pri* tin JOTtmpaox\u2019O, 43 Ojit.1 * tw Tarif d\u2019annonce \u2014 10c la ligne, mesure agate.I\u2019OIRIKR, BESSETTE Sc CIE, Editeurs - Propriétaires, No 516 RriB Craig, Montréal MONTRÉAL, 12 JUIN 1897 TOUS LES DEUX DISAIENT VRAI Pnmicr compteur à gaz.\u2014Vous êtes un menteur, monsieur, un cynique menteur.Deuxième ciuii/ih ur il \u2014Vous en êtes un autre, monsieur, et je n\u2019ai qu'il vous suivre duns cette voie.Premier compteur à ga%.\u2014Me précéder, vous voulez dire?Et la discussion continua.BOUQUET DE PENESÉS L\u2019HOROSCOPE D\u2019UNE FILLE A SA NAISSANCE Lundi.\u2014Elle aura beaucoup de goût pour s\u2019habiller.Mardi.\u2014Elle aura du trouble avec ses servantes.Mercredi \u2014Elle aura peur des souris.Jeudi.\u2014 Elle prerdra plus de 300\" mois pour atteindre l\u2019Age de 30 ans.Vendredi.\u2014Elle r.ontera h bicyclette.Samedi.\u2014 Elle soullrira toute sa vie de son il habileté à comprendre la distinction précise entre \u201c oui \u201d et \u201c non \", Dimanche \u2014Elle ne trouvera jamais do chaussures assez petites pour sou piod.il préférait son état Le visiteur.-\u2014Je parie, Froddie, que tu pense à l\u2019avenir et que tu voudrais être arrivé au jour où tu serasgrand et foit comme ton père 1 Freddie,.\u2014 Je pense pas ! Cri yezvous que je sois si pressé que ça do me faire chicaner comme papa par sa femme?ELLES LES AVAIT ACHETÉES Le médecin (grincheux).\u2014 Mais 'enfin, madame, si vous souffrez c\u2019est bien de votre faute; vous devriez mastiquer davantage ce que vous mangez.Pourquoi vous a t on donné des dents ! La dame (furieuse).\u2014Un ne me les a pas données, monsieur ; je les ai bel et bien achetées- A QUAND LE PROCHAIN Freddie.\u2014Dis, maman, est ce que tous les méchants hommes ont été détruits par le déluge ?La mère.\u2014 Oui, mon garçon, tous.Freddie (qui venait de recevoir une rigoureuse correction de son papa).\u2014Et quant ett co qu\u2019il va y avoir un autre déluge.LE MEILLEUR HOMME Le maître d'école.\u2014Voyons, mes enfants, quelqu\u2019un de voua pourait-il me nommer le meilleur homme qui ait vécu sur cette terre ?Oscar (levant la main).\u2014Moi, m\u2019sieu ! Le maître d'école.\u2014Bien, mon ami, et quel est-il ?Oscar.\u2014Le premier mari de maman.LE POUVAIT-IL?Mr Critique\u2014(fui donc a persuadé à Mlle G rinçant de chanter coEoir?La maîtresse de la maison.\u2014 C\u2019est Air Sourd.Mr Critique.\u2014Pensrz vous qu\u2019il pourrait lui persuader de s\u2019arrêter ?L\u2019ennui est entré dans le monde par la paresse; elle a beaucoup de part dans la recherche quo font les hommes des plaisirs, du jeu, de la société : celui qui aime le travail a assez de soi-même.\u2014La Bruyère.x Les fous sont plus utiles aux sages que les sages ne sont aux fous, car les sages prolitent des sottises des fous, et les fous ne prolitent pas do l\u2019exemple des sages.\u2014Caton.x L\u2019on ne peut pas aller loin dans l\u2019amitié, si l\u2019on n\u2019est pas disposé à se pardonner les uns aux autres les petits défauts.\u2014La Bruyère.x Les hypocrites seront condamnés dans l\u2019autro vie à prier Dieu sans qu\u2019on les voie.\u2014 Scauhon.x \u2022 >n craint do se voir tel qu\u2019on est, parce qu\u2019on n\u2019est pas tel qu\u2019on devrait êtro.\u2014Fléchi eu.x Aux élévations de la pensée, correspondent souvent les déchirements du cœur.\u2014E.Bellé.Beau h vingt ans, fort à trente, sage h quarante, riche à cinquante, ou jamais.Le rire vaut souvent mieux que les médicaments.\u2014Mine E.de Gknlis.Chaque victoire do la conscience nous conquiert une liberté.Mme A.de Gaspauin, x Une Ame noble rend justice même à ceux qui la lui refusent.Condorcet.x Voulez-vous connaître vo3 défauts ?Ecoutez vos ennemis.Jules Sandeau.x ( \"est participer h.une bonne action que de la louer.La Rochefoucauld.x Le monde a beau vieillir, il ne change pas.\u2014 Diderot.x Ce sont les naïfs qui voient le plus juste.\u2014Coupée.Chercheur.PEU DE CHOSE »JVW ETTfaÿ I I 2 'fA V-.\u2019 I*Yb -.V UI\t¦\tT.!\t.'I mm WJÆ M on sieur (furieux ).\u2014lîrigitte, vous avéz encore laissé ce seau d\u2019eiu au pied de l\u2019escalier, j\u2019ai marché dedans et.voyez le résultat.Brigitte.\u2014 Ne vous désolez pas, monsieur, c\u2019est bien peu de chose pour moi d\u2019en aller chercher un autre au puits. LE SAMEDI 3 ÉTUDE D E M Œ U R S LE TRAMWAY I)K LA RUE ST DENIS.mus mm HSIPAMI'LIE D'A Y F C hcrr- loH*i o A fi bm/mi mm HCMSttf} MW Emaux et Camées PETITS CHEFS d\u2019iKUVRE LITTÉRAIRES DE TODS LES PAYS ET DE TOUTES LES ÉPOQUES DXVIII TU NE T\u2019EN SOUVIENS PlUS A GEORGE SAND Toi qui me l\u2019as appris, tu ne t\u2019en souviens plus De tout ce que mon cœur renfermait de tendresse, Quand dans la nuit profonde, ô ma belle maîtresse, Je venais en pleurant tomber dans tes bras nus ! La mémoire en est morte, un jour te l\u2019a ravit.Ht cet amour si doux qui faisait sur la vie 41lisser dans un baiser nos deux cœurs confondus, Toi qui me l'as appris, tu ne t\u2019en souviens plus.jAlfred de Musset.Fantaisies Lipogrammatiques'\" PHYSIOLOGIE DE LA PÈCHE ET DES PÉCHEURS A LA LIGNE (suite ) Sans E Un gardon voit un asticot ! Il fond sur lui, car, au cours d\u2019un \u201c raid \u201d accompli il y a un mois, il a au moins vu mourir, par sullocation, dix asticots dans son palais glouton ! Sans F Pareille aubaine a toujours été saisie par lui avec empressement et il n\u2019a jamais eu à s\u2019en plaindre ! Quoi de plus naturel alors que de céder à son penchant, l\u2019entraînant violemment vers ce morceau de roi?Sans doute il a vaguement entendu parler d\u2019accidents causés par des asticots, mais, quand la passion vous pousse, on ne songe plus aux périls excep.tionnels ; d\u2019autre part, on s\u2019habitue au danger et, quand il a englouti dix asticots sans inconvénients pour lui, avec un grand plaisir même, tout poisson en arrive, insensiblement, à se persuader que les récits des catastrophes, dont on a bercé sa jeunesse, sont des histoires de revenants ; il se jette inconsidérément sur les asticots sans la moindre inquiétude et, un beau jour, \u2014 pas pour lui, \u2014 il y reste accroché.Telles ces populations entières qui périssent empoisonnées par les champignons, après tout ce que l\u2019on sait du danger de ces cryptogammes ! (A suivre.)\tLouis Perron.HISTOIRE PUÉRILE T6 a eu hier six ans, et moi trente et un.Ma petite fille a, jour pour jour, un quart de siècle de moins que moi : cette coïncidence chronologique, évidemment fortuite, est célèbre dans toute la famille qui s\u2019en vante comme d\u2019une curiosité.Pour sa fête, j\u2019ai acheté à Tô, dans un grand bazar de la rue de Rivoli, une superbe ferme en bois peint, pleine d\u2019animaux comme une arche de Noé \u2014 avec étable, hangar, écurie, deux marronniers devant la porte \u2014 un de ces jouets qu\u2019on ne trouve qu\u2019ici, et qu\u2019on appelle justement \u201c l\u2019article de Paris \u201d.\u2014 Pourtant une étiquetto oubliée portait encore la (l)Ltpo: je laisse ; yramma: lettre.marque de fabrique : Otto Oppeinhei-mer, von Niirenberg.Et même temps, pour ma fèto à moi, Tô avait en grand mystère appris uno fable de La Fontaine que depuis deux mois, sa maman lui serinait chaque matiu, mémoire, ton et geste.Après dîner on monte Tô sur la table.Je feins la plus extrême sur-prise et l\u2019écoute bouche bée.Elle récite imperturbablement sa petite aflairo : Maitre Corbeau sur un arbre perché jusqu\u2019à la moralité qu\u2019elle souligno d\u2019une voix futée : .Apprenez que tout llatteur Vit aux dépens de celui qui l\u2019écouto.Ce n\u2019est pas amour-propro do papa, mais je vous jure qu\u2019elle était étonnante do naturel et de justesse.On sentait qu\u2019elle comprenait.Alors, de dessous ma chaise, j\u2019ai sorti ma surprise.On a déballé la ferme.Tô poussait d»s hurlements de joie.Après avoir admiré comme il convenait toutes les bêtes enluminées, le mouton rose et le bœuf chocolat, elle s\u2019est extasiée sur les marronniers.Le fait est qu\u2019ils ont vraiment do l\u2019allure, solideB et droits sur leurs palets bien ronds.Et Tô s\u2019excite si fort qu\u2019elle prend un arbro et l\u2019embrasse.Sa petite tête, pleine encore de l\u2019apologue débité tout à l\u2019heure, se penche vers moi ; elle me consulte, d\u2019un clin d\u2019œil connaisseur : \u201c N\u2019est ce pas, papa, ça doit être un arbre perché 1 \u201d\tWilly.COMME LUI Mr Poseur (d'un ton dogmatique).\u2014Je suis, moi, un self made man.Je suis parvenu par moi-même, à force do travail, car j\u2019ai commencé ma vie les pieds nus.Mr Loustic.\u2014Exactement comme moi, car ma mère m\u2019a toujours dit que j\u2019étais venu au monde sans chaussures.Pour améliorer et augmenter la pousse dos cheveux et les ramener h leur couleur naturelle, le Rénovateur des Cheveux, de llall, doit êtro appliqué et aucun autre.Recommandé par les médecins.QUALIFICATION L'institutrice.\u2014A présent que je vous ai suffisamment expliqué la difference qu il y a entre le bien et le mal, ce qui est bon et ce qui est mauvais, dites-moi quels sont les petits garçons qui vont au ciel ?Le petit Louiset (virement).\u2014Ceux qui sont morts.TV & T jlltfliliilliw 11 il kl! 4 LE SAMEDI L\u2019INCONVÉNIENT DES BLOOMERS A ¦MA* mMi mwm IMil mmïi Pal.\u2014Enfin ! Je vais donc pouvoir chercher à mon aise l\u2019argent de Bridget ! IL N'A PAS COMPRIS : ( Pour le Samkdi) Souvent, il est vrai, je nie ris D'un doux aveu ; niais cette fois A l\u2019émotion de ma voix Je croyais qu'il avait compris.Je fuyais son regard surpris, Car j\u2019avais, sous son mil tremblant, Dans l\u2019Ame un émoi enivrant.Oh I pourquoi n\u2019a-t-il pas compris ?De lui mon cœur était épris.Et ne doit-on pas fuir encore Ceux-là même que l'on adore?Mais lui, hélas ! n'a pas compris ! Joliette, mai 1807.\tJulia.MON COUVENT ( Pour le Samedi ) * Présenta lion Aimée Ma chère Alma Mater, Retraite parfumée I > amour et île prières Où je vécu longtemps Auprès de cœurs amis Des souvenirs U\u2019antan Tu m'es le plus chéri.Le souvenir des années de couvent, eussent-elles été plus ou moins semées de pensums, conserve à travers la vie un parfum suave, qui va s\u2019accentuant à mesure que le sentier s\u2019allonge dprnière nous.La route piiicouruo par moi depuis ccs années d\u2019insouciance n\u2019est pas longue encore, et des êtres aimés en ont écarté les épines, mais les jours de là lias furent si calmes et si beaux que j\u2019en garde une souvenance pleine BONNE PROFESSION 'jjeî m&Æ Le doetnir.\u2014Ht quelle direction allez-vous faire prendre au petit?Mr Houleau.\u2014 Dans la profession médicale, sûrement.Là, qu\u2019on guérisse eu qu\u2019on tue, on est tou joui a payé.do fraîcheur, douces senteurs des muguets de mai, réminiscences des folies de quinze ans.Merci au couvent de la Présentation de St Hyacinthe d avoir abrité mes années d\u2019adolescence, années de travail fructueux, de joyeuse insouciance, de calme sérénité.Il est très beau mon couvent, le voyez-vous, là-bas, superbe à travers les grands arbres ?Une baie d\u2019aubépine, où jasent rossignols et fauvettes, l\u2019enserre de ses replis verdoyants.J\u2019aime sa masse imposante qui me rappelle les abbayes du moyen fige ; j\u2019aime à voir sous les allées ombreuses glisser la silhouette sombre d\u2019uno religieuse, cela me fait aussi rêver de Chelles et de Eontevrault.Le parterre en avant est vaste et superbe, mais pour moi l\u2019endroit fécond en souvenirs c\u2019est la cour des récréations, formée d\u2019allées bordées d\u2019érables, et de plates-bandes où s\u2019épanouissent les roses et les iris.A l\u2019extrémité des allées commence un bois à l\u2019aspect suffisamment sauvage pour qu\u2019il ait du cachet ; la madone en garde l\u2019entrée et sous sa puissante égide nous ne craignions pas d\u2019affronter les mystères de la forêt ; d\u2019ailleurs les génies de ces solitudes, gnomes et farfadets, sont de bons petits sorciers qui ne jouent jamais de mauvais tours aux sages fillettes de la Présentation.La communauté do la Présentation de Marie, dont la.maison-mère est à Bourg St-Andéol, France, fut fondée lors de la Révolution par la vénérable Mère Rivier.Il y a environ quarante cinq anp, Monsieur Prince, évêque de St-Hya-cinthe, revenait au Canada avec quatre de ce3 religieuses françaises, ce furent les fondatrices de la Présentation Canadienne.Je me fais une singulière idée des couvents où l\u2019on nous reçoit dans de superbes salons, dont les tapis moelleux, les rideaux de soie et do fines guipures, les candélabres en bronze, les sièges deriche velours, sont plutôt le décor de somptueux hôtels.Je me sens froissée de ce que des religieuses, qui ont promis d\u2019imiter le Christ, jusque dans son dénuement, permettent un tel luxe dans leur maison.O mon falloir de la Présentation ! que je t\u2019aime bien mieux avec ton parquet ciré, tes murs à la chaux et ton long alignement de chaises roides et étroites, qu\u2019avec ce brillant étalage.Nous n\u2019avons pas à la Présentation de chambres privées, les dortoirs sont communs ; nous n\u2019avons pas de mets extras, la table est la même pour toutes, cependant, je vous assure, les joues n\u2019en sont pas moins roses et les yeux moins brillants.Les améliorations modernes jugées favorables à la santé et au comfort des pensionnaires ont leur place dans le couvent, seul le luxe n\u2019a pu en franchir le seuil.Les traditions d\u2019humilité, de charité, d\u2019égalité de la vénérable Rivier ont trouvé une obseivatrice fidèle dans la Mère provinciale du pays, sœur Marie du Bon-Pasteur.Les études sont sérieuses et soignées, le cours anglais y est aussi complet que le cours français ; ce sont des religieuses d\u2019origine anglaise qui nous apprennent le jargon britannique, pardon, la musicale langue d\u2019Albioa.Dans mes rêves je vois souvent passer les figures religieuse aimées, j\u2019en vois une surtout, pâle et triste sous son voile noir ; celle là, toutes les nuits, se penche sur moi, et dans ses yeux brillants de fièvre, je crois lire une supplique : Amies c\u2019est pour nous que sa santé s\u2019est usée, que sa jeunesse s\u2019est flétrie, prions Dieu de la guérir.Derrière les sombres murs du monastère se cachent de sublimes talents : poètes qui font pleurer, artistes qui, comme Fra.Angelico, puisent à la table sainte leurs plus touchantes inspirations, musiciennes ravissantes, nouvelles Céciles, dont les mélodies merveilleuses font rêver de l\u2019Infini.Une des raisons pour laquelle j\u2019aime tant la Présentation c\u2019est qu\u2019on y respire un quelque chose de l\u2019ancienne mère Patrie, la France, la belle et chère France.Presque chaque année arrivent des religieuses françaises qui nous parlent de là-bas, vivent avec nous, et nous apprennent à aimer la terre de nos aïeux.Karoli.Yamaska, mai 1897.Le dude myope et le peintre complaisant issss SSP i Le dude.\u2014l\u2019ardon, mon ami, j\u2019ai oublié mon lorgnon à la maison, et je n'y vois pas bien clair.Seriez-vous assez lion pour me lire cette adresse? LE SAMEDI 5 LA DERNIERE D\u2019UN POLICEMAN i D ANS F.A RU K Un monsieur lisait paisiblement une affiche sur laquelle il y avait d\u2019écrit : Entrée interdite an public.C\u2019était son droit à cet homme et peut être essayait-il d\u2019apprendre par cœur la susdite pancarte, car il y séjournait depuis cinq minutes au moins, quand un homme de police, que cette station prolongée semblait horripiler, l\u2019interpella brutalement : \u2014Ah ça, vous.dites donc ?Vous ne voyez pas que cette entrée est interdite au public ?\u2014Je lisais précisément.\u2014Pourquoi que vous lisez.précisément ?Etes-vous seulement sénateur, conseiller législatif, juge de paix, journaliste.ou quelqu\u2019un dans les légumes ?\u2014Je ne suis qu'un pauvre bourgeois, mon ami.Le pot de terre contre le pot de fer.\u2014Quoi ; j\u2019suis pas votre ami et vous me traitez de pomme de terre?\u2014Pas du tout, et vous vous trompez du tout au tout.vous ne comprenez pas un mot de ce que je vous dit.\u2014J\u2019comprends pas un mot de c\u2019qu\u2019il me dit, h présent.Ah ça, espèce de malhonnête, est-ce que vour êtes payé pour m\u2019insulter, vous ?\u2014Pas du tout ; mais enfin je vous explique.\u2014Pas d\u2019explications.je veux pas.\u2014Mais, pourtant, à la fin.\u2014J)e la rébellion?.Allons, ouste, au poste et vivement à présent.\u2014Mais, je.\u2014Au poste, que j\u2019vous dit.\u2014Pardon.\u2014J\u2019pardonne pas, au poste et allons plus vite que ça.(il le bouscule.) \u2014A l\u2019assassin !.Au meurtre !.\u2014Ah.vous me traitez d\u2019assassin, moi! elle est bonne celle-là.Attends un peu que je te mette le3 menottes.et serrées encore.\u2014Aïe.Aie.\u2014Oui, crie aïe.et chez le Recorder, vite.(il l\u2019emmène.) II CHEZ LE RECORDER \u2014 Votre Honneur, voilà, sans vous commander, un paltoquet dphili-tin qui obstruait la rue, refuse de circuler, m\u2019appelle pomme de terre.et assassin.j\u2019vous l\u2019amène.\u2014Votre cas est grave, monsieur.Pourquoi ~ette conduite vis à vis de la police ?\u2014Mais, monsieur le Recorder, c\u2019est une plaisanterie.\u2014Une plaisanterie?.Mettez-moi vite cet individu dans les cellules, il verra si je plaisante, moi.,, vous me l\u2019amènerez demain matin, quand il aura renoncé à la plaisanterie.Allez.\u2014 Allons, oust», OIT penoute a eu du plaisir Le neveu.\u2014Eh bien, mon cher oncle, il me semble quo vous avez grand plaisir.Qui vous fait donc tant rire?Oncle Penoute.\u2014Mais tu ne vois donc pas, là-bas, cette grosse affaire qui est crevée ?Le fou qui la conduit n\u2019aura plus une seule goutte d\u2019eau quand il arrivera chez lui.11 faut venir à la ville pour voir ça.Le peintre.\u2014Mais certainement, monsieur.Donnez voir (lisant) Mr Commesespitds, 5152 rue Enjace.Le elude\u2014Merci bien.à l\u2019ombre et tu vas voir si je suis une pomme de terre, vieux loustic (et l'infortuné dispaiaît à l horizon).Kadio.POURQUOI ?Bouleau.\u2014Que faites-vous donc là ?Rouleau.\u2014 Je suis en train de préparer un article \u2019sur la dépopulation de notre paya et j\u2019examine le ïecord des mariages pour l\u2019année écoulée.Bouleau.\u2014Et pourquoi cela ?Rouleau.\u2014Pourquoi ! C'est pour savoir s\u2019il y a îplus d\u2019hommes de mariés que de femmes.TROMPERIE SUR LA MARCHANDISE lïillenbois a vu chez un marchand de pianos, un tabouret avec cetto écriteau : \u201c Tabouret de piano, §8.\u201d Il l\u2019achète, persuadé que c\u2019est un instrument de musique.11 uit jours après, il fait appeler le vendeur devant le Recorder.__Il y a, dit Billenbois, trompetio sur la marchandise.Voyez, je tourne le tabouret dans tous les sens ; il monte, il descend très bien, mais je ne puis en tirer un seul son.FOLIE ÉVIDENTE La maman.\u2014Pourquoi n\u2019étudie tu pas tes leçons le soir comme le fait le petit Alphonse ?Oscar.\u2014Si j\u2019étudiais comme Alphonse le fait, j\u2019aurais peur d\u2019avoir l\u2019esprit troublé comme lui.La maman.\u2014Comment ! A-t-il donc l\u2019esprit troublé ?Oscar.\u201411 doit l\u2019avoir, car il dit qu\u2019il aime cela d\u2019aller à l\u2019école.CES BONNES PETITES AMIES Mlle Jeunette.\u2014Quel bruit fait san3 ceeso Albertir.o avec sa brute de chien ! c\u2019est agaçant, à la fin.Bernadette.\u2014Bien certainement.Surtout quand elle dit quelle ne peut le quitter, l\u2019ayant avec elle depuis sa plus tendre enfance.Aille Jeunette.\u2014 Ça c\u2019est absurde ! Nous savons bien que les chiens ne vivent tout au plus que quinze à vingt anB.L\u2019ACE DES POULES Mme Bonnebille.\u2014 Dis, mon ami, pourrais-tu dire l\u2019Age d\u2019une poule ?Mr Bonnebille.\u2014Certainement.Mme Bonnebille.\u2014Et comment cela ?Mr Bonnebille.\u2014Par les dents.Mme Bonnebille.\u2014Mais voyons, une poule n\u2019a pas de dents.Mr Bonnebille.\u2014Je veux te dire par les miennes.POSSIBILITÉ Le père (en colère).\u2014Jules, tu es un méchant petit garçon.Jules.\u2014Ah, papa, je ne suis pas moitié aussi méchant que je pourrais l\u2019être.JAMAIS La maman.\u2014Louis, j\u2019ai bien peur que tu ne sois pas allé à l\u2019école, hier ?Louis.\u2014Je parie que c\u2019est la maî-tresso d\u2019école qui te l\u2019a dit?Jamais les femmes ne sauront garder un secret.BLACK PAINT III Le peintre (monologuant).\u2014Ah oui ! ils sont bien à plaindre ceux qui ont d\u2019aussi mauvais yeux.contro la Fatigue ou Epuisement Cérébral, Idées Fixes, PRENEZ\tORCHITIQUE CONCENTRÉ DU Dr FRED, J.\t, Scrul,ulos- Maladies Nerveuses, Débilité Générale.^\tVoir l'annonce» 9274 A39A 6 LE SAMEDI .w SH» a SI V*-\ti-r-'-ï \u2018 >®Sf' ¦ îè» -.v walŒtaa .(Hiv SH IL V f#j! tel .\u201e\u201e.CHRONIQUE UNIVERSELLE ILLUSTRÉE BATAILLE DE VÉLESTINO \u2014 CONVOI DE BLESSÉS SUR LE CHEMIN DE PEU DE VOLO.l\u2019heure actuelle, la parole pst à la diplomatie et la malheureuse guerre Turco-SB8b.i nous prendrons tout au moins un acompte.\u2014C\u2019est bien ! dit la dame en noir, accompagnant\troles d\u2019un geste royal, vous serez soldée à la lin de la semaine.\t- ni.ment.je vous préviens bien d\u2019une chose.c\u2019est que.si je n'ai pas ma commande demain matin à la première heure.je no remets pas les pieds chez vous.j\u2019irai chez Blatteries.\u2014Oli ! madame Elorillon.vous ne f rez | as ça.Mais Blatte-ries.Blatteries sera bien plus regardant encore que nooi .Ht c\u2019est lui, qui vous en collera, de la réjouissance !.\u2014Il ne me collera rien du tout.Et il me donnera de In tri belle viande, ce que j\u2019obtiens rarement de votre éi lI ¦ 1 i - ment \u2014Mais, madame Elorillon.\u2014C\u2019est mon dernier mot, ma commande avant .-pt \u2014Oui, madame Florillon.La même scène, avec plus ou moins de variantes, se renouvela chez la fruitière, l\u2019épicier, le marchand de cli irb m Mme Florillon devait de très\tfournis- seurs de son quartier, et dans l\u2019intérieur de Paris, il en ¦ tait hélas t de même.\u2014C\u2019est fini.C\u2019est bien fini, murmura-t-elle, nprè un scène assez violente avec un nourrisseur, lequel lui refusa earn ment celui-là, de lui envoyer le lendemain mâtin -a provi-i >n \u2022!\u2022\u2022 luit Allons! C\u2019est fini !.Il faudra mettre la clé -mi-, la p >rte .C-t animal d\u2019Eugène peut bien dire.Eulin ! (V - ivproclo , n.rvciit à rien.Et moi aussi, j\u2019y suis bien pour quelque choie.Et elle conclut par ces énigmatiques paroles ; \u2014Si les cent sous que je viens do mettre à V loterie ne ms rapportent pas un gros lot.je.suis.ah-olument.Il imbé.» .Pour rendre hommage à 11 \\ l it n que la grande dame sèche employa un vocable beaucoup plus énergique.Reprenant son allure de gendarme, elle quitta la (irande-Rne pour s\u2019engager dans la rue de l'Eglise, et arriva bientôt devant un portail au-dessus duquel se lisait en lettres d\u2019or ultra visibles INSTITUTION DK JEUNES I II I.Es Encadrée de ces deux manchettes : Langues étrangères.\u2014 A tin il'agrtment Puis au-dessous, en caractères encore plus importants Mme Vve Florillon.Au moyen d\u2019un passe-partout,elle avait oui ri uns | sris de piéton et entrait tout droit dans un petit pari ûr -hué sur la gauche, ou une méchante petito lampe à énoncé, écl limnt, (vmiiue un nie! heureux ver-luisant et fumant à plaisir, empuanti pièce.Quelle afireusi ro m qui cett I.ment.Et elle appela : Léonie, c était la bonne, un louillon, mal poignée et sale, qui sa LE SAMEDI 21 montra, insolente et maussade, en demandant d\u2019une voix de rogommo : \u2014Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a encore ?\u2014Il y a, répliqua patiemment Mme Morillon, que la lampe file, fume, et que ça infecte.\u2014Eh bien ! Il n\u2019y a qu\u2019à la baisser et ouvrir la fenêtre.V\u2019ià-t-il pas une affaire !.\u2014Est-il venu quelqu\u2019un ?\u2014Parbleu !.Et la servante indiqua des liasses de factures sur une petite table.\u2014Des factures et du papier timbré !.Ça pleut ! ici, en averse !.\u2014Vous êtes une insolente ! \u2014Ça oui!.Mais commencez par me payer les dix mois de gages que vous me devez, et alors vous prendrez le droit de me flanquer à la porte.\u2014En attendant.Sortez.\u201c Voilà ce que c\u2019est que de ne pas payer ses domestiques, fit l\u2019institutrice.Oh ! \u2014Eugène ! Eugène ! Elle s\u2019arrêta.et se tapant la poitrine : \u2014Quand je répéterai : \u201c Eugène ! Eugène ! \u201d Ça ne servira de rien.Parce que je pourrais ajouter : Clémentine ! Clémentine ! Au même moment, un coup de sonnette violent, strident, fit tressaillir Mme Morillon.\u2014Qui diable peut sonner comme ça ?Ça ne peut être que ce polisson.Et elle alla elle-même ouvrir, certaine que Léonie ne se dérangerait nullement pour lui éviter cette peine.En ouvrant la poterne, elle se trouva nez à nez avec un grand garçon dégingandé, qui ne pouvait renier son origine, car il ressemblait trait pour trait, à Clémentine Morillon sa mère.Il était vêtu d\u2019un complet âgé, dont le drap élimé montrait la corde, et coiffé d\u2019un chapeau mou d'uU rouge passé.Les chaussures qu\u2019Êugène portait aux pieds démontraient surabondamment que si leur propriétaire ne nageait pas dans l\u2019opulence, il trottait au moins depuis le matin dans la crotte.\u2014Te voilà vaurien ! bandit ! gredin ! misérable !.\u2014Oui ! maman !.Tout cela et bien d\u2019autre chose encore.Mais laissez-moi vous embrasser.\u2014Jamais de la vie !.\u2014Allons!.Tu en meurs d\u2019envie!.Qu\u2019est-ce que tu deviendrais si tu n\u2019avais pas un bécot à donner à ton pauvre Ugène ! \u2019l\u2019on petit Ugène chéri !.La mère Morillon, pour cette fois, ne se laissait pas attendrir.Et au fruit de ses entrailles, étendant la main, puis repoussant ses effusions, elle avait positivement l\u2019air de dire : Vailc retro ! Celui-ci ne semblait nullement épouvanté par la froideur de ce maternel accueil.Il avait pris une chaise, s\u2019y assoyait à califourchon, roulait une cigarette avec la prestesse ((lie ne peut donner qu\u2019une grande habitude, puis frottant une allumette sur le fond de son pantalon il allumait et avalant une énorme bouffée de fumée de tabac : \u2014M\u2019man ! dit-il tout tranquillement, donne-moi vingt francs.Les longs bras de Clémentine Morillon s\u2019affalèrent le long de ses côtes.Et elle tenta bien un effort pour émettre un son quelconque, mais, étranglée par la colère et l\u2019émotion, elle demeura absolument aphone.Seconde bouffée suivie de la même demande.\u2014M\u2019man.Vingt balles !.Vingt p\u2019tites baballes.Si tu voulais m\u2019en accorder cinquante, ça vaudrait bien mieux Mais.I on petit Ugène est bon prince !.Il sait que tu es genée.Et il se contenterait de vingt malheureux francs !.L\u2019institutrice brandit ses deux bras osseux, comme pour essayer d\u2019écraser son fruit sous le poids le plus violent des anathèmes mais celui-ci partit d\u2019un éclat d\u2019irrespectueux rire, en disant : \u2014Vrai ! M\u2019man.T\u2019es rudement drôle comme ça tout de même ! C\u2019est bien dommage qu\u2019il n\u2019y ait pas de photographe dans la maison !.\u2014La guillotine t\u2019attend !.Vilain gueux !.\u2014Mais non! maman !.Et vous en seriez bien fâchée.Voyons! Laissons tout cela ! Voulez-vous me donner vingt francs, oui ou non ?\t.\t, .\t,\t\u2022 i m > \u2014Jamais de la vie!.D\u2019ailleurs, je liai plus rien!.lu mas tout pris.\t,\t, t \u2022 __Je vous apporte un moyon do vous refaire, m man !.J ai un \u2014Tu en avais aussi un samedi dernier.Et.lu sais co qui s\u2019est passé !.\t,\t.\t, Quelques mots d\u2019explication ne sont-ils pas nécessaires .Mme Morillon, institutrice et directrice de la maison d éducation de Gentilly, s\u2019était trouvé veuve de bonne heure avec un enfant unique, nommé Eugène qu\u2019elle avait outrageusement gâté.Ce n\u2019était pas une méchante femme, à proprement parler.Une faible, se laissant aller au courant des événements, et n ayant n1 dignité, ni principes.Eugène était arrivé à vingt-cinq ans en faisant le désespoir de sa mère, rôle qu\u2019il avait du reste consciencieusement rempli depuis qu\u2019il possédait l\u2019âge de raison.Commis en nouveautés, courtier marron, il avait fini par déclarer un beau matin à l\u2019auteur de ses jours (pic le métier de book-maker était le seul qui pût lui convenir.Homme do cheval, homme de courses, sportsman.Tel était son avenir.Et il s\u2019était mis tout simplement à disposer des minces capitaux que sa mère avait eu la faiblesse do lui confier, pour ponter et parier à tort et à travers, et à risquer de fortes sommes.Le malheur avait voulu qu\u2019une brillante réussite couronnât, dès le début, ses laborieux efforts.Il gagnait, gagnait, à tous les coups et empochait de très gros bénéfices.La maman Morillon nageait en plein ciel.Eugène menait une vie de patachon, roulait carrosse et commettait les cent dix-neuf coups.Ce n\u2019était pas tout.Eugène avait inoculé a sa chère maman la fatale passion du jeu.\t.\t\u2022 La mère Morillon s\u2019était mise à ponter sur les favoris et son jeu lui rapportait également, en commençant, une fort jolie réussite.Hélas ! Le revers de la médaille se montrait promptement, a la maman et à son fils.Et alors, la deveino noire, persistante, sans temps d\u2019arrêt, et justifiée par deux enragés et aveugles joueurs (pii s\u2019obstinaient à courir après leur argent.Et enfin, Mme Elorillon avait tout risqué, tout perdu et avait fini par dégringoler jusqu\u2019à cet état lamentable dont nous venons de tracer un léger raccourci.Les fournisseurs perdaient patience.Elle devait partout et était à la veille, ayant épuisé tous les atermoiements et toutes les lenteurs de procédure, d\u2019être saisie et vendue.Et c\u2019était à ce dernier moment, en cette crise suprême, que son Eugène venait encore lui demander vingt francs ! Alors (pie le samedi précédent il avait raclé le fond de la bourse de sa mère, possédant, affirmait-il, comme toujours, un exquis tuyau qui devait lui rapporter une véritable fortune ! Le cheval au tuyau était arrivé bon dernier, et l\u2019institution vendue, le fils et la mère se trouveraient sans la moinde ressource, sur le simple pavé.C\u2019est-à-dire dans la plus noire des misères.\u2014Alors, tu me refuses, maman ?La veuve Morillon se serait bien laissé tenter, car elle était devenue tout au moins aussi joueuse que son (ils.Mais elle ne possédait plus vingt francs.Tout au plus restait-il quelques pièces do très menue monnaie dans le fond de sa bourse.\u2014Alors! soupira Morillon fils, rien à gratter!.C\u2019est triste, parce que le tuyau d\u2019aujourd\u2019hui est sur.Cest pas un tuyau d occasion comme celui de samedi.Celui-ci, cest un tuyau tout neuf.\u2014Mais, entêté mulet ! Puisque je te dis que je n\u2019ai plus le sou ! \u2014Rien à mettre au plan ?\u2014Tu as tout pris.Tu.Un coup de sonnette, bien léger, coupa la parole à Mme Elorillon.Eugène se levait dans l\u2019intention d\u2019aller ouvrir, mais l\u2019institutrice y fut elle-même en disant à son fils : \u2014Entre là, et ne bouge pas.Tu as bien compris ?\u2014Mais, maman.__Jo n\u2019ai pas le temps do te fournir des explications.Entre là et tiens-toi tranquille.Pour plus de sûreté, elle poussa un verrou a la porte par laquelle sortait son enfant chéri, et ceci fait, elle courut à la petite entrée.Et un homme enveloppé d\u2019un ample macfarlane, son collet relevé, un chapeau de feutre rabattu, se faufila par 1 entre-baille-ment, en disant d\u2019une voix blanche et éteinte : \u2014Bonjour, madame.\u2014Donnez-vous la peine d\u2019entrer.L\u2019arrivant, une fois dans le petit parloir, baissa son collet, relova son chapeau et laissa voir l\u2019impassible et rasé visage de Conrad, le valet de chambre, ou pour dire plus vrai l\u2019âme damnée ducomtode Malthen.Que venait faire cette canaille chez l\u2019institutrice ?Promptement nous allons le savoir.Conrad avait jeté autour de lui un inquisitif regard circulaire, puis il avait demandé à la veuve : \u2014Eh bien ! Celle-ci répondait aussitôt, avec un léger hochement de teto : __Dame ! Je ne sais pas trop encore.Mais je pourrais tout de même bien avoir votre affaire.\u2014Une affaire sûre 1 Sans ennuis possibles ! \u2014Absolument.\u2014Ah ! Voyons cela ?Mme Elorillon ne se pressa pas de fournir le renseignement demandé.Agence BAUME RHUMAL aux Etats-Unis : G.Mortimer & Co, 24 Central Wharf, Boston, Mass, !; i- I.I i 1 I [ LË SAMEDI Elle se livrait à de secrets calculs, guignant son interlocuteur par le coin de l\u2019œil.\u2014Je suis toute disposée à vous fournir les renseignements que vous me demandez, mais, avant tout, je voudrais Lien voir la couleur de votre argent.Parce que, voilà longtemps que vous me faite trimer, que je cours pour trouver ce que vous désirez, à droite et à gauche.Et pas de braise.\u2014Je vous ai dit que ma maîtresse no marchanderait pas.Que la fantaisie qu\u2019elle veut satisfaire serait princièrement payée.C\u2019est donc à laisser ou à prendre, songez-y bien et je ne reviendrai pas là-dessus, de plus, toutes ces paroles sont inutiles.M.Conrad, à l\u2019occasion singeait merveilleusement son maître.Nous savons parfaitement à quoi nous en tenir.Vous avez besoin d\u2019argent.Votre situation est à bout de ressources.Inondée de papier timbrés.Vos fournisseurs se refusent à vous continuer leur crédit.Osez dire que je suis dans l\u2019erreur.\u2014Mais, balbutia la veuve, qui a pu vous dire ?\u2014Peu importe.Je sais ce qui est, et suis au courant.Voilà tout.maintenant, reprenons.Vous voyez bien que je suis au courant.Inutile, donc, de jouer au plus fin avec moi.Quelle somme vous faut-il pour vous sortir de peine ?\u2014Mais, trois ou quatre mille francs.Le cœur de Mine Florillon tressautait d\u2019espérance.\u2014Eh bien ! faites-moi connaître le renseignement que vous avez à me fournir, et je verrai s\u2019il y a lieu de vous les avancer sur la commission que vous auriez à toucher, dans le cas où aboutirait l\u2019affaire qui nous intéresse.Très rouge était devenue la veuve.Elle agitait ses grands bras et ses longues jambes, et s\u2019était mise à souffler comme un phoque.Etaient-ce les dernières révoltes de sa conscience ?Le remords ?L\u2019appât du lucre ?\u2014Voilà, finit-elle par répondre, tout près d\u2019ici, dans le quartier.Une petite fille de quatre ans.Une enfant superbe ! On lui en donnerait bien six Des ouvriers réduits à la dernière misère.La mère sanglotait, tout à l\u2019heure encore, ne pouvant plus donner de pain à son enfant.\u2014Et puis.ces gens-là peuvent sortir de peine.\u2014Impossible.Le mari, santé perdue, ne pourra jamais se remettre au travail.Et ils n\u2019ont rien ! Plus rien ! La boulangère leur refusait tout à l\u2019heure crédit devant moi.Et alors.j\u2019ai payé pour elle, lui ai donné cent sous, pris son adresse.Et pas plus tard que demain, je verrai la mère.M.Conrad se consultait.Sans doute ces renseignements lui semblèrent satisfaisants, car il sortit un portefeuille de sa jaquette, et dépliant trois billets de mille francs, les étala sur la table, à sa portée, en disant du bout de ses dents à l\u2019institutrice : \u2014Signez-moi ça.La veuve s\u2019était mise à trembler de joie.Elle bredouillait, ne trouvait ni papier, ni encre, puis après les avoir en mains : \u2014Comment faut-il libeller ce reçu ?\u2014Ecrivez.Et il dicta : \u201c Reçu la somme de trois mille francs de M.Edouard Barclay, homme de confiance de Mme la marquise de la Tournelle, sur une commission de dix mille francs.\u201d \u2014Signez.Mettez la date.Et c\u2019est tout.Mme Florillon ne tenait plus en place, les papiers bleus qu\u2019elle venait de s\u2019approprier lui grillaient littéralement les doigts.M.Conrad s\u2019étant levé se disposait à prendre congé.\u2014M.Barclay, dit-elle encore, arrêtant Conrad sur le seuil, avez-vous cent francs d\u2019or sur vous, car, à cette heure, il me sera impossible de trouver de la monnaie, et je suis très pressée.Bon prince, Al.Conrad dit Barclay.Il sortit de son gousset cinq louis d\u2019or, et avec un royal geste, les déposa sur la table en disant : \u2014En français, nous appelons ça uno carotte.Mais n\u2019importe.Nous verrons si nous aurons à retenir cette misère sur le total de la commission.Demain, à cinq heures du soir.Tâchez d\u2019amener la mèi\u2019e et l\u2019enfant.Parce que je suis pressé.Et que je n\u2019ai pas de temps à perdre.Allons à cinq heures.Et concluons vite, si vous désirez palper les sept mille francs qui vous resteront dus.Au revoir, madame Florillon.La veuve n\u2019eut pas la force de reconduire Conrad.Lui parti, la porte close, elle se laissa aller sur une chaise, portant les deux grands battoirs qui lui servaient de mains à son cœur pour en comprimer les douloureuses palpitations.Un grincement.C\u2019était Eugène qui, ayant ontendu retomber la porte d\u2019entréo s\u2019aventurait en douceur.\u2014Oh ! m\u2019man, s\u2019écria-t-il, je ne sais pas ce que vous avez pu dégoiser avec ce bel inconnu ; mais ce doit être un prince ou un grand seigneur quelconque, plus ou moins déguisé, à moins que ce ne soit le Père Eternel lui-même.\u2014Tais-toi ! Bandit ! La mère avait soigneusement caché les trois billets de mille francs.Mais les cinq louis demeuraient étalés, en évidence, sur la table.\u2014Mes vingt francs ! M\u2019man.Vous ne pouvez plus me dire que vous n\u2019avez plus le sou.Mes vingt francs pour ponter sur Polignac.Il est à trente-huit contre un, Polignac.Et l\u2019on prétend que, ce n\u2019est pas fini et qu\u2019il tombera à quatre-vingt.Et il gagnera.C\u2019est sûr ! Il y a un coup.\u2014Tiens, fit la mère, incapable de se maîtriser devant l\u2019appât du gain énorme que son fruit faisait miroiter devant ses yeux, en voilà quarante.Joue vingt francs pour moi.Mais si tu m\u2019as encore trompée, tu pourras faire une croix sur la porte.Ugène ne se le fit pas répéter par deux fois.Il empocha prestement les deux louis, et s\u2019élança dans la rue, en disant à sa mère : \u2014A demain soir, m\u2019man ! je vous couvrirai d\u2019or, cette fois ! Vous verrez ! \u2014Allons ! va ! garnement ! Et sois sage ! Et la veuve verrouilla et rebarra sa porte, en murmurant : \u2014Ça ne fait du mal à personne ! C\u2019est pour le bonheur de cette petite.Et puis, enfin, je n\u2019avais pas le choix des moyens ! Et elle s\u2019en fut se coucher, mais difficilement elle parvint à trouver le sommeil.Enfin, elle s\u2019endormit, serrant les trois billets de mille sur son cœur, en disant : \u2014Ce que je vais me payer demain, dès l\u2019aube, la joie suprême de flanquer à la porte cette gueuse de Léonie ! Non ! Ça n\u2019est rien que de le dire ! Alors, elle eut des rêves fous ! Elle rêva qu\u2019elle était déguisée en jockey, et qu\u2019elle montait Polignac à Auteuil, dans un prix à réclamer, où elle arrivait bonne première ! Le lendemain, Léonie, payée, était jetée à la rue, malgré \u201c l\u2019attachement qu\u2019elle portait à madame \u201d, les fournisseurs étaient payés ou recevaient de forts acomptes, Mme Florillon, au moyen d\u2019un commissionnaire, priait Sophie Lacoste de se rendre chez elle, et Sophie aussitôt d\u2019accourir, portant sur ses bras la petite Marthe.L\u2019enfant ne pleurait plus la faim, elle avait même de belles couleurs rosées.On était au.commencement de cette saison intermédiaire qui présente des hauts et des bas et sépare l\u2019hiver du printemps.A la bruine de la veille avait succédé un frais sec qu\u2019accompagnait un prochain retour du renouveau et des beaux jours.Hélas ! Le pauvre visage de Sophie Lacoste n\u2019était pas plus riant que la veille et la veuve Florillon s\u2019en aperçut bien dès son entrée.\u2014Eh bien ! madame Lacoste, fit-elle, en tendant les bras à Marthe et en la prenant sur ses genoux, eh bien ! madame Lacoste, ça va-t-il comme vous voulez ! \u2014Hélas non ! ma chère dame.Nous avons soupé hier au soir grâce à vous, et cela m\u2019a donné une fière joie.Mais c\u2019est mon pauvre homme qui ne va pas.Il a lamenté tout le temps.il est dur au mal.je vous jure.Ça va toujours de pire en pire ! \u2014Avez-vous un médecin ?\u2014Et avec quoi le paierions-nous ?Et les médicaments ?ma chère dame, alors que nous n\u2019avons pas de quoi manger ! \u2014Mais pourquoi ne vous placez-vons pas.Vous êtes robuste, solide.Vous avez une bonne santé.\u2014Eh ! ma chère dame ! mon pauvre homme ne peut pas rester tout seul ! Et la petite donc ! Et Sophie Lacoste, reprenant la fillette, lui plaqua sur les joues deux baisers sonores, deux de ces bons baisers de mamans dans lesquels elles font passer toute leur âme.\u2014Hum ! grommela Mme Florillon, j\u2019ai peur que ça ne marche pas tout seul.\u2014Eh bien ! ma pauvre femme, qu\u2019est-ce que vous comptez faire ?Parce (pie moi je suis une créature pratique et je connais la vie 1 Rester dans l\u2019état où vous êtes, c\u2019est matériellement impossible ! Sophie Lacoste eut un mouvement d\u2019épaules semblant dire : \u2014Il en sera ce que le bon Dieu voudra.\u2014Ben oui ! Mais enfin.pour vous, pour votre enfant.vous ne pouvez pas aller à l\u2019aumône.La pauvre femme se prit à pleurer.\u2014Sans vous, ma chère dame du bon Dieu, dit elle, j\u2019aurais bien tendu la main hier au soir.\u2014Et vous croyez que vous éleverez votre fille avec la charité des passants ?Allons ! ça n\u2019est pas raisonnable ! \u2014Eh ! que voulez-vous que je fasse ?Je me prive de tout, je ne mange pas à ma faim pour pouvoir seulement donner un peu de bouillon tous les deux jours à mon pauvre homme ! Ah ! la vie est dure ! allez ! Il y a des jours où, cette petite-là, j\u2019aimerais mieux la voir morte ! Et moi aussi ! (A suivre.) mm LES FILLES DE CAPRI \u2014 (Suite) Tempo 1\" r- f f- f- PAPILLON DE NUIT HENRI WA.ISS Polka pour le piano PIA M) ?N ± ^ f]BW !wxr«i ka9 JJ'J\" tMBIt fun ¦ri.àaim m Le saMedI 26 VERS LE POLE Par Fkidt.iof Na ns un (Suite) Au contraire, un fait positif indiquait de la fa pour § cent meilleur marché «pie partout ailleurs.CE DEPARTEMENT EST AU 4me ETAGE-PRENEZ L\u2019ASCENSEUR g DUPUIS FRERES Coin des rues Ste-Catherine et St-André iH'jnBXxxsxmiiiaux*aüüaüü*:*üüxxxaxxaxxx x x * * x * v >\u2022 >- y s y * * yjyjfl ^ LE SAMEDI 31 Casse tête Chinois du \u201c Samedi Solution du Problème No 80 rmUsdi »sm *\u201e ïj* * r-r^A' j-.rrv-, xm i:r»\t«*\u2022 k v A \u2018 \u2022 1 Ont trouvé la solution juste : Mesdames Roméo E Tlourret, I* Richet te, .lus Valade; Mlles Albertim* beau-chesne, Marie «l«* Lamothe, Antoinette L Desaulnier*, IManche Fleury, Eugénie .laequeumins, Mande Jobin, Valentine Leblanc.Rose Ledmix, M Maréchal, Relia Mituber, Rusnnim Villetnaire, Violette ; Mde Art Rny; Germain Demeul, K Deukmedjsuu, L Dufresne, .1 Dus sault, I\u2019O Richard, Henri Roy, Roméo Watier (Montreal.Qué), Mlle Albert inc IManchet ( Arthabaskaville, Qué), Mlle Ida Lavoie (Rie, Qué).l\u2019Iric St Jean (Contre e«eur,Qeé), Nazuire Marchand, J F Michaud (Kdmuns ton, N R), Joscith A Ressette (Farnham, Qué), Mde Nap Rélanger, Milo Aimas l'erras (Hull, Ont), Domini que Leclaire jr ( Lachine, Qué), Iris (L assumption, Qué ), Raymond N R< 11* au (Villa Mnntigny, Qué), Ph Render (Levis, Qué), Mlle Amanda Gagné (Montmaguy, Oué), Georges Langl'»is 11 ans (Nicolet, Qué), Mlle Alnnon sine Valiquette, Albert Lapointe, C US, Il St Denis (Ottawa, Ont), Mde Louis L.qterriére, Mlle Eugénie Rru-net, H Laroche (Quebec, Qué), Mde Henri Couture (Sherbrooke, Qué), Kudoi Guay (Sherbrooke Est, Qué).Eugène Dcsornienu (St Agathe des Monts Qué).lus Lajiierre, E St Jacques (St Antoine llicheli-Mi, Qué), Mlle Eugenie L Gamlet (St Cécile de Milton, Qué), t » Poirier, Mlle L Poirier (St Cuuégondc, Qué).Mlle Rose Anna Deschcno, Alfred Raeicot (St Henri, Qué), Mlle Alice Goulet (St Hilaire Village, Qué), Alex Rrosseau (St Hubert.Qml.Mlles M E R Roi te 3à3.Nellie J Gre nier (St Hyacinthe, Qué), Mlle Luce Howie (St .lean Qué), El/ear Montreuil (St .lean Baptiste (Qué), Mlle Alice E Godim r(St Jérôme, Qué), Alphonse Cliristin (St Jov ite, Qué).Mlle Héloïse Rout il) (St ( ?dilon, Qué), Mlles Kuphcnnc Fillon, Relavca Lachance, J Adolphe Morin, Adilltor Moivniy (St K oeil du Qlléb.e), \\V Deschamps, J Marcelin (QueU'e), Edmond liuiudèrcH,Oscar Pelletier, R San vagi au (St Sauveur de QuéU-e), Mlle Olive Beau-doiu (St Tite, Qué).Mlle Marie Hoausoleil (TerrelNinnc, Qué), Willie Rumloi k, /.oel Lacroix (Trois Rivières, Qué).Mlle Fabiola (loyer (Valley Held, Qué), Mlle O M l.amoureiix (Waterloo).Charles itelanger, P G o Ijégarè (Augusta.Mc).Pierre Rubc (Riddeford, Me), llynolite Thihault (Rridgeport, Coim).Mlle Emma Girard, El/ear Desrosi, i^, Le.m Fortier (Rruuswiek, Me), A L Des voyault.Geo C Gaim liti, P Sauvageau (Central Falls, R I), Thomas Dionne (Chic.pce Mass), Mde Henry Mo reau (Duluth.Minn), Mlles ( 'oritme Chartraud, Corinne Cote, Emma Hatpin, Marie Pelletier, Adélard Montmi-ny, J O Renaud.J os |» Thibault, Leon Trc panier (Fall River.Mass).Mlles Zctinide Aubin, Emma Dumas, Fri da UIkIIc, Joseph Goulet, Louis H Prévost, J Mag Roy (Holyoke, Mass), Thomas Hébert.Alfred Joudion (Law rence, Mass), Mlles Llldivim- April, .liistiiie Garneiiu.odelie McClure, Philomène Parent, Marie St Hilaire, Lionel Sa vary H ans (Lewiston, Me), Mesdames J S An bin, Amedée Cartier, Jos Couture, Josephine M.Lish, Olivine Mercier, Orner St Hilaire; Mlles Corinne Lamo the, Marie Lambert, Léontine Patenamle, || Pinault, Eupbémie Turgeon, André R.langer, James Rérard, G Il Rouclier, El/ear Chasse, Jos Cbouinard, Jos Doro siers.Arthur Dionne, Eugène Doré, J T Eontaine, J N Godbout, Arthur Lavallée, Alphonse Milot, Pluhppo Page, Arthur Simard (Lowell, Mass), N.ip st Pi.tu (Middlesex Village, Isurcll, Mass), Mde Sarah Gagner, Mlles Délia Rnivin, Josephine Lac.rt.Rotimald Ja< unes, Edmond Thérien (Manchester, N II), Mde A Mo rissette, Edmond Harnache (Nashua.\\ II), MdeC.ua Rlanehette, Mlle Joséphine Lehel (New 11.«Ifonl, Ma-si, Side Arthur Rarha, Mde M Mateu, Mlle Marina Lang.Alex Derhés, Joseph Dcrbès, François G Leeln>(Ncu Orléans, La), Mlle Sara Rohillard(Loucll, Ma-s), Endure Jutras (Salmon Falls, N II).Mlle R E Richard.Eu n.Tétrault (Soutlihridge.Mass), JG Roberge, Joseph Ron thier(Homerswortli, N H), J Arthur Rainville, Eugène Ph Rainville(Suncook, N H).Mlle .luit.Leg.tr.-, EL.ir Lemieux (Westbrook Met, Mlles Auris.Désaulni.is, Marie Leclerc, P E Loyer (Woonsocket, R ||, Mde \\ .1 F .ni place inconnue Julien Desiioyers, Henry lli.korv (Waittstield, Vtl.Mesdames l'rbain Moren.-y, Joseph Wolfe, M.-d.in.i selles Clara Morency, A Rln-aume (Montnall, Félix Lajoie (Coatieook, Que).Jo> F LeR« 11 Kdmuiiston.N R), Mlle Délima Cordeau (Farnham, Qué), M Ail» it Dctm r» (Me mranicook, N R), «Tot Uni)ieiii » 'I.\t) \u2022 1 Q Mlle Alhertine Cusson, ( »>eur Roily (Oltaw a, Ont Mil.Alexinu Provost (Pointe aux Trembles, Qui ).I .M Meunier (8t« Anne de Sala.y.is, Qm* El.u Dup.n (St Georges de Lévis, Qu< L C Rir.m i M m.h.>t.i N II1 Philippe I » i-\u2022 i 11 - 1 '\t¦1 i m H W't .(NouvelleOrléans, La),Mde I.\u2022 l\u2019oitcviii(Montt.il) Is) tirage au sort a t rit sortit les noms «le Mi L Du fresne, 43 (\u2019adieux (Motitteal), Mlle Corinne Côté.(7 Holden (Fall River, Ma-sl.Md- Manu.JRM Hôpital (Nouvelle Orléans, Lal MIL II Pinault.7 Foil Hill ave, Arthur Luvulh-e, àlu Merrimack (ls>v«.II, M iss) Les personnes appartenant a Montreal, qui ont gagm des primes, sont prices de passer au bureau du Sun t\u2022 t (.es cinq personnes dont les noms précèdent ont le choix entre un abonnement de (lois mois au journal u 50 ceuüus eu arpent Nous les prious de nous informer au plus tôt du chou qu elles auront fait Les Plus Forts Bicycles DANS LE MONDE.Les Bicycles \u201cColumbia\u201d de 1S97, sont faits en tubes d\u2019acier à 5 de nickel.Nous contrôlons I entière production de ces tubes et les employons exclusivement sur les LE \u201cSTANDARD\u201d DU MONDE.pour tout le monde LES \u201cHARTFORDS\u201d $75 et $65 LES SECONDS SEULEMENT DU \u201cCOLUMBIA.\u201d POPE MPC.CO., Ha v tioi-cl, Conn.Catalogue gratuit de» vendeur* et agent» du \u201cColumbia, \u2019par la malle pour un timbre de 2 «Huit».MODELE COMPLET DE LA GRANDE MANUFACTURE DES \u201cCOLUMBIA \u201d lithographié en couleurs prêt pour cire coupé et bâti, donnant un nmiiscimul e( instruction illimités aux jeunes ei aine vieux.Envoyé parla malle contre cinq timbres rie 2 ce»tins.(\"est Monsieur W.H.FLIGG, qui est notre agent a Montreal.C£S 150 N N l\u2019.S AMIES Mlle Antique (mélancoliquement).\u2014.le souhaiterais mourir jeune ! 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