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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 24 décembre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1892-12, Collections de BAnQ.

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[" VOL.IV -NO.29\tMONTREAL.24 DECEMBRE 1892\tPar Annce, $2.50 Le Numéro 6 Ct» L ANNEE NOEL Le ciel est noir, la terre est blanche Cloches, carillonnez gaiement ! Jésus est né; la Vierge penche Sur lui son visage charmant l\u2019as de courtines festonnées Pour préserver l\u2019enfant du froid ; Rien que les toiles d\u2019araignées Qui pendent des poutres du toit 51 Il tremble sur la paille fraîche, Ce cher petit enfant Jésus, Et pour l\u2019échauffer dans sa crèche L\u2019âne et le bœuf Bouillent dessus La neige au chaume pend ses franges ; Mais sur le toit s\u2019ouvre le ciel, Et tout en blanc, le chœur îles anges (.\u2019liante aux bergers: \u201cNoël ! Noel !\u201d TiiÉormu: ( J.u tii i j.ustoiei 9 LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE SCIENTIFIQUE ET SOCIALE, OHOAITE XJtT r'O'X'EIÎ DOMESTIQUE.REDACTEUR-.LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE) X1 *-1 K du Numéro, B OoutiuB.S'adresser pour les informations, les abonnements et tes annonces aux gérants, MM.PomiKK, Bkhhettk & Cl K, No.51G Rue Craig, ou par lettre à LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\" Montréal.MONTRÉAL, 21 DÉCEMBRE 1892.La cio d\u2019une bonne situation n\u2019est pas la boisson.Le chemin qui descend la montagne est bien plus court que celui qui la remonte.Les bons meurent jeunes ; c\u2019est surtout vrai de la basse cour pendant les fêtes de Noël.L\"s ondulations d'un charmant mouchoir de luptiste ont perdu plus d\u2019individus que la vague d\u2019une mer en courroux.Une autre preuve que la femme ne peut tenir un secret c\u2019est que taudis que l\u2019homme cache soigneusement ses bretelles, la femme les met ostensiblement au dehors.Un tramp vêtu des plus beaux échantillons de guenilles qu\u2019il soit possible d\u2019imaginer est interpolé par un confrère qui lui demande de quelle étoile est son habit.\u201cJe ne sais, dit l\u2019autre, je crois qu\u2019il est fait d\u2019air frais.\u2022\u2019 QUEL EST LE LIVRE IMPRIME DANS LE FORMAT LE PLUS EXItiU Signalons le Bryce's Thumb English Dictionary, qui ne renferme pas moins de 15 000 mots, et qui est publié a Glasgow chez David llryce.Ce livre microscopique mesure 1J pouce sur 1 ^ pouce.LIS SOU FELE DU PETIT JÉSUS Marie était assise au seuil de sa demeure Et tournait son fuseau lourd de laine, en songeant ; Et Joseph se courbait sur le rabot, a l\u2019heure Où le petit Jésus jouait avec saint Jean.Jésus dans ses doigts blancs prenait diver-es fanges Sur le bord d\u2019un vieux puits, au milieu «le la cour; Sa main en pétrissait de légères mésanges Que son souille envoyait dans t\u2019a/.ur tour à tour.Comme Jean stupéfait admirait ce prodige, Jésus lui dit : Mon souille, en tout temps, en tout lieu, Redonnera la vie au lys mort sur sa tige Et fera s\u2019envoler les âmes au ciel bleu.MOTS D\u2019ENFANTS La mère.\u2014 Si tu laisses cotte orange pendant une semaine après l\u2019arbre de Noël, elle va devenir deux fois sa grosseur.Lucien.\u2014Ça ne servirait de rien, parce qu\u2019a-lors je serais obligé d\u2019en donner la moitié à Juliette.FAUT PROTÉGER SES AMIS Le juge.\u2014Prisonnier, vous êtes accusé d\u2019avoir assailli la victime avec une brique ; plaidez-vous coupable ou non coupable l Ze prisonnier.\u2014Votre Honneur, je vous demanderais de prendre en considération que j\u2019avais choisi une biique bien molle, parce que c\u2019était un de mes bons amis.PAS A L\u2019US AGE DE NOS LECTRICES Elle était jolie comme un cœur et elle demeurait à la campagne ; mais elle venait à la vide tous les jours.Un billet de commutation pour un mois faisait l\u2019aflaire pour toute l\u2019année, et pour cause, parce que le conducteur l\u2019aimait eperdu-ment.L'amie.\u2014Pourquoi permets-tu à ce conducteur de te faire tant d\u2019avances?La jeune fille rougit un peu.L'amie.\u2014Au moins, tu n\u2019est pas sérieuse, n\u2019est-pas ?La jeun» fille.- Oh ! non, ce n\u2019est qu\u2019une fantaisie de passage.Et pour une fois encore, le conducteur oublia de lui demander son billet.UN ONCLE AVERTI EN VAUT DEUX L\u2019oncle.\u2014Aimerais-tu avoir une petite charette pour tes étrennes ?Fernand \u2014 Oui, mais pas une petite a (Faire comme celle que tu as apportée chez toi hier midi.SI VE ET REMEMBRANCE File, \u2014QUe le temps passe vite ! il me semble que le Noël de l\u2019an dernier était hier.Lui.\u2014 C\u2019est vrai ; ce n\u2019est que d'hier que j\u2019ai réussi a payer tes notes de la dernière fois.LE PARTAGE DU TRAVAIL Alexandrine.\u2014Ainsi vous avez passé vos examens, monsieur Têtevide ; je suppose qu\u2019ils vous ont coûté beaucoup de travail ?Mr.Têtevide.\u2014 Non, pas beaucoup; mais mon précepteur n\u2019a pas eu une minute de npos.APRÈS LE PLAISIR, LE CAUCHEMAR l'o/iol gui arait abusé du pudding de Foil passe la nuit d lui demander pardon.BRAVOURE PLATONIQUE Carlo.\u2014 Je voudrais bien les voir essayer à me manger le jour de Noël ! Vous vous laissez faire comme des eré-tins !\t__________: 1 aæn LE ROI BÉBÉ Le roi Bébé !.vous devez le connaître, Ce souverain dont le charme pénètre ; Avant d\u2019avoir risqué son premier pas N\u2019a-t-il pas fait du monde la conquête?Amis, voyez comme on se met en quête, Pour le combler, de jouets pleins d\u2019appas.Qui, mieux (pie lui, d\u2019une simple parole Sait captiver notre âme et la console ; Qui, d\u2019un regard, nous met mieux à ses pieds?Est-il roi, tzar, sultan, empereur même, Environné de majesté suprême, Dont les désirs si bien soient épiés?Quel Massillon plein d\u2019éloquentes Gammes Nous suspend mieux à ses lèvres, Mesdames, Que fait Bébé, ce lin prédicateur?Quel beau sermon vaudra son frais souri* e, Le mot naïf que sa bouche a su dire, Le gazouillis de son gosier chanteur?Pourtant il a, paraît-il, maint caprice, Brise un jouet, repousse sa nourrice, Aux mauvais jours, et fait pleurer inaman ! En vain alors papa prend l\u2019air sévère : De son courroux, des gros yeux de grand-père, L\u2019espiègle rit,.comme d\u2019un compliment ! Lequel de vous garderait sa colère, Quand le rusé fait son câlin pour plaire, Lorsque sa voix s\u2019exerce a cajoler ; Quand le baiser naît sur ses lè.res roses Pour s\u2019envoler aux fronts les plus moroses, Qui ne voudrait se kisser enjôler ! Sire Bébé, laisse-moi te le dire, Chacun est lier de subir ton empire ; Règne sur nous, règne donc en vainqueur ; Mais garde-toi surtout, cher petit maître, Tyran déjà, même avant que de naître, Garde-toi bien de briser notre cœur.Marie-Thérèse LaPOUVADE.OU EST LA DIFFÉRENCE \u2014Savez-vous quelle différence il y a entre un maître d\u2019arnus, un bijoutier et une couturière?\u2014Je n\u2019en vois pas.\u2014Commint, vous n\u2019en voyez pas?\u2014\tAucune.\u2014\tVoici; le maître d\u2019armes pare les coups ; le bijoutier pare les cous.¦\u2014Et la couturière ?\u2014La couturière parle et coud! ! ! ACCOMMODANT Le client.\u2014Malheureux ! Ne pouvez-vous pas faire attention à ce que vous faites?Vous venez de renverser cette sauce sur mon habit.Le garçon.\u2014Monsieur, je vous demande bien pardon ;je vais vous rembourser.Le client.\u2014 Comment pouvez-vous me payer?Le garçon.\u2014Je vais diminuer le prix de l\u2019addition.IMPOSSIBLE Blanche.\u2014Si tu crois que je n\u2019ai pas eu peur hier soir ! Rose.\u2014Comment cela ?Blanche.\u2014Un rat m\u2019a passé sur le pied.Rose.\u2014Pas possible?Et tu n\u2019es pas montée sur ta chaise ! Blanche.\u2014Ma chère, je ne pouvais pas, j\u2019avais des vieux bas bruns. LE SAMEDI 3 II Éf?Hg|s Œi» ÿ 1^\" - mm\\ \u201dÏ*.A / 'lalfe llPfPit iv'Vi WzæIL.¦¦\u2022\u2022'w :A\\A ë;r' ; Trois et quatre ans.La sœur ainée En chemise, liier soir, a mis Dans l\u2019humble et froide cheminée Deux mignons souliers dévernis.Voici l\u2019aube de la journée Où les anges du paradis, Quand Noël a fait sa tournée, Vont éveiller les tout petits.Les dents lui claquent dans la bouche Quand le frère laisse sa couche Pour courir vers l\u2019âtre, sans bruit.Hélas ! les bottines percées Sont encor vides et glacées.La mère est morte dans la nuit.LA ROSE DE NOEL L\u2019hellébore noir a toujours fleuri, car nulle plante qui n\u2019ait sa Heur particulière ; mais, au lieu des larges étoiles blanches que nous connaissons, c\u2019étaient des fleurettes verdâtres et insignifiantes qui s\u2019abritaient sous les larges feuilles sombres, que nous voyons reluire au-dessus de la couche de feuilles mortes amoncelées par l\u2019hiver au pied des grands arbres de la forêt.Un soir, il y a bien longtemps decela, si longtemps que la plus vieille des fileuses qui racontent cette histoire! en branlant, la tête ne pourrait dire id en quel siècle, n1 en quelle année on était alors, bien qu\u2019on sache exactement le mois, le jour et l\u2019heure où la chose arriva Un soir donc, tout se préparait dans la petite ville de Trotnsoe pour la célébration drs fêtes de Noel.A Tronisoe, comme vous savez, l\u2019hiver est toujours long et rude.En décembre, à peine si on a une hcuie de jour.Or le mois do décembre dont il s\u2019agit avait été particulièrement froid et som bre ; il avait gelé jusque dans les fiords où l\u2019eau est toujours libre, et la nuit de Noël était une véritable nuit de tempête.Lu neige tourbillonnait en épaix flocons, chassé par un vent furieux qui hurlait, souillait, gémissait et se lamentait, heurtant aux huis fermés, faisant craquer les fenêtres closes et s\u2019engouffrant, avec do rauques sanglots, dans les tuyaux des hautes cheminées.Que disait-il, ce vent d\u2019hiver qui sur son aile apportait le froid des continents glacés qu\u2019il avait traversés î Certes, ce no pouvaient être de joyeuses choses, il ne prenait pas part à l\u2019allégresse des familles nombreuses rassemblées autour de l\u2019âtre, où la bûche de Not'd biûlait avec une grande flamme blanche et de joyeux craquements suivis de gerbes d\u2019étincelles, ce vent dont les rugissements sourds emplissaient toute la maison.Il disait à l\u2019aïeul : \u201c Songe aux pauvres vieillards qui, dans cette froide nuit de Noël, sont assis seuls auprès d\u2019un foyer sans feu.\u201d A l\u2019oreille du père souriant au bambin assis sur ses genoux, il murmurait : \u201c Pense à l\u2019exilé sans famille, qui là-bas, bien loin, par delà les monts et les fleuves, n\u2019a pour lui tenir compagnie que la tristesse de ses souvenirs.\u201c Au fond du cœur de la mère, il faisait surgir cette pensée douloureuse : \u201d Hélas ! que de mères sans enfants pleurent aujourd\u2019hui eu portant sur une tombe les branches vertes dont elles n\u2019ont plus de berceau à égayer! \u201d Aux enfants insouciants et rieurs, il criait, avec un grain de tendresse au fond de sa colère.N\u2019oublitz pas qu\u2019il est des enfants auxquels Noël n\u2019apporte rien qu\u2019uu sentiment plus vif de leur misère et de leur abandon.\u201d Et au fond de la joie de ces heureuses familles, se glissait un grand attendrissement ; si bien quo les cœurs en devenaient meilleurs et s\u2019ouvraient à cette parole sacrée : \u201c Aimez-vous les uns les autres.\u201d Dans une des plus misérables demeures de la plus misérable rue du plus misérable quartier de Tro-msoe, une femme veillait à la lueur d\u2019une lampe de cuivre à trois becs suspendue au plafond.Elle pleurait, tâchant d\u2019étouffer le bruit de ses larmes, et quand le vent furieux faisait gémir la porte sur son gonds, elle frisonnait comme si elle eût sentit le vent glacé que font en s\u2019agitant le3 ailes noires de la Mort.Dans le foyer, point de bûche de Noël, craquant joyeusement sous les baisers de la flamme ; autour du foyer, point d\u2019enfants rieurs ni d\u2019amis bienveillants ; partout, le froid, le vide, la tristesse et la misère plus froid que l'hiver et triste à l\u2019égal du trépas.Derrière les rideaux baissés du lit, on entendait une respiration haletante, et, par moments, une exclamation brève et douloureuse.\u201c Mère, dit tout à coup une voix d\u2019enfant, une voix faible, éteinte, qui semblait si lointaine, si lointaine qu\u2019on l\u2019aurait crue sortir de la tombe, mère, ne sommes-nous pas à la nuit de Noël 1 \u2014Oui, dit la mère.\u2014Est-ce qu\u2019il est déjà tard ?\u2014Oui, dit encore la mère.__Si tard que partout brillent les branches vertes, que dans l\u2019église, on allume déjà les chandelles de cire, que les arbres de Noël sont tout parés pour quand on reviendra de 1\u2019oHice 1 Il était assez tard pour cela ; mais la mère ne répondit pas.L\u2019enfant, soulevé sur son coude, regardait avec des yenx ardents et fixes, comme s\u2019il entrevoyait, à travers les ténèbres, ces arbres de Noël couverts de bougies de toutes les couleurs, de joujoux, de bonbons et d\u2019étoiles dorées.C\u2019était une fillette de douze à quatorze ans, blonde, pâle, jolie encore malgré sa maigreur, rongée par la fièvre et toute prête déjà pour le cer- De sa voixm ourante, elle continua à parler joyeux Noë s d\u2019autrefois, du temps où elle était un tout petit enfant rose et bien portant, quand ses frères et ses sœurs, Eric, John, Anton, Hilda et Bertha s\u2019empressaient autour d\u2019elle avec de jolis présents ; quand son père la faisait sauter sur ses genoux, et que sa mère chantait de si douces chansons en la berçant pour l\u2019endormir.Ce temps était loin déjà, Eric et le père avaient péri sur mer dans une tempête, puis, un à un, les autres les avaient suivis, et derrière elle, la Mort avait laissé ses deux filles, la Maladie et la Misère.¦ Le souvenir du bonheur passé avait mû.une flamme dans les yeux de Greta ; bientôt, des souvenirs l\u2019enfant passa à l\u2019espérance; elle parla du printemps qui ramènerait les fleurs et les petits oiseaux du printemps qui rend la vie à toutes choses et qui la lui rendrait sûrement à elle aussi.\u201cLe médecin l\u2019a dit, répétait-elle; aux premières roses, je ne souffrirai plus.Mère, dites-moi, est-ce qu\u2019il y aura bientôt des roses ?\u2014Des roses ?dit la mère en s\u2019efforçant de sourire, des roses, il y en a déjà ; la femme et la fille du Gouverneur en portaient à leur corsage et dans leui s cheveux quand je les ai vues monter en traîneau tantôt ; ces roses-là, je crois, ne viennent que dans ces jardins chauffés que les riches seuls peuvent entretenir.\u201d Il se fit un silence interrompu seulement par la toux sifflante de Greta et par sa respiration haletante ; puis tout à coup, sous l\u2019empire d\u2019une de ces idées fixes qui lmntent souvent le cerveau des malades, elle se reprit à parler des roses ; elle en voulait avoir absolument ; et, tour à tour priant, suppliant, exigeant, elle finit par obtenir que sa mère sortît pour lui en aller chercher.La pauvre mère était partie dans le seul but de calmer l\u2019enfant ; et tout en suivant à pas lents les rues ouatées de neige, elle se demandait ce qu\u2019elle allait dire à son retour, car de rapporter des roses, il n\u2019y fallait pas songer.Elle allait ainsi la tête penchée, triste et réfléchissant.Cette parole du médecin répétée par l\u2019enfant : \u201c Aux premières roses, elle ne souffrira plus \u201d, lui revenait sans cesse à l\u2019esprit ; et bien qu\u2019elle sût quel sens lugubre y attachait le médecin, elle ne pouvait s\u2019empêcher d\u2019y mettre par instants autant d\u2019espoir que Greta ; peu à peu, son pas devint plus vif et, résolument, elle finit par prendre le chemin qui conduisait à la demeure du Gouverneur.Au moment de laisser retomber sur la porte le lourd marteau, elle hésita : puis, elle le laissa tomber sur le large clou de cuivre.Une servante vint ouvrir.\u201cQue voulez-vous, bonne femme?\u2014Parler à Madame Pétersen.\u2014On ne dérange pas Madame à cette heure.\u2014Je vous en prie, faites que je la voie.\u201d La servante repoussait la pauvre mère et allait refermer la porte sur elle, quand Mme Pétersen et sa fille traversèrent le vestibule, des roses dans les cheveux et des roses au corsage ; elles demandèrent qui était là et daignèrent s\u2019approcher.La mère raconta que son enfant se mourait, qu\u2019elle n\u2019avait été réjouie par aucun présent de NoeUet qu\u2019elhf demandait des roses.\u201c O madame ! ô mademoiselle ! je vous en sup cueil.CE QUE L'INCRÉDULITÉ COUTE CHER! wmm *.iïn Le îxipa.\u2014 Lucien ! Uêves tu ?Sur le toit à minuit !\t, Lucien.\u2014 l\u2019ai mes cloutes sur les histoires ilu bonhomme No«*l.Je veux voir pur moi-même. LE SAMEDI T LE BON COTÉ DES CHOSES ii, Lui.\u2014l\u2019rirti! Tu appelles cela les fêtes de Noël ! Un dîner où n\u2019y a rien ! Mlle, \u2014fêtons toujours, et remercions le petit Noël qu\u2019il n\u2019y ait pas plus de bouches à table pour le dîner.plie, donnez-moi une rose, une seule pour mon enfant ! Dieu qui daigna donner son tils pour sauver le monde vous récompensera- \u201d Mme Pétersan haussa les ép iules, avec un rire méprisant, et passa.Sa fille, la brillante Edela, s\u2019écria que son père ne payait pas à prix d\u2019or un jardinier françiis pour donner aux mendiantes des choses qui coûtaient chacune autant qu\u2019un bijou ; et, comme elle avait un cœur dur, dont l'égoïsme avait ouvert l\u2019entrée au démon qui en avait chassé la foi, elle ajouta : \u201c Demandez des roses à votre bon Dieu, il vous en donnera peut-être.\u201d Edela était noble de race ; mais il lui manquait la noblesse de l\u2019âme ; c\u2019est pourquoi sa beauté fière, tout en charmant les yeux, laissait les cœur indifférents.\u201c Allons, \u201d dit la pauvre mère, et elle retourna sur ses pas.En passant devant l\u2019église de Sainte-Britta, elle vit la ménagère du curé qui disposait sur l\u2019autel de gros bouquets de roses.Il y en avait des rouges, toutes ouvertes avec leurs pétales d\u2019or, mettant une étincelle au fond du cœur, d\u2019un pourpre plus sombre que le reste de la fleur ; ces branches en bouquets qui s\u2019inclinaient sur leur tige;dês rose vif, encore à peine entr\u2019ouvertes ; des rose pâle ; des branches à peine rosées : et toutes embaumaient.La ménagère, petite, blonde, grasse, avec une fossette au menton, des fossettes sur les joue3, de grands yeux bleus couleurs du ciel et une voix caressante, était mère de six enfants aimables et blonds comme elle ; bien sûr, elle serait sensible à la requête d\u2019une mère parlant au nom de son enfant mourant ; du moins c'est ce que pensa la mère de Greta, et elle entra à lé-gliso.D\u2019une voix humble, elle demanda une des roses, la plus petite, la moins jolie, celle que Mme Niels voudrait bien lui donner.Mme Niels n\u2019avait par la dureté de cœur d\u2019E-dela Petersen et de sa mère ; mais elle était orgueilleuse à sa manière et elle avaitjuréparSainte-llritta que son église serait l\u2019église la mieux ornée du tout Tromsoe en cette sainte nuit de Noël ; quoique très pieuse, elle ignorait que le cœur de l\u2019homme est de tous los temples celui que Dieu préfère, et qu\u2019une seule action charitable l\u2019orne mieux que ne sauraient faire toutes les parures données à ses autels.Dans son ardeur do dévo tion extérieure la petite Mme Niels oubliait que les pauvres sont les plus près de Dieu, et que ce qu\u2019on leur donne est donné à Dieu même ; elle déclara que prendre une rose à l\u2019autel serait un sacrilège, qu\u2019oser en demander une, et un jour de Nod encore, c\u2019était témoigner bien peu de religion.A ce propos, elle lit un joli sermon, car elle se piquait d'éloquence, et promit d\u2019aller le lendemain exhorter Greta à la résignation, car pauvreté, maladie et mort étant envoyées par Dieu, une âme pieuse devait non seulement se sounn ttro suis murmurer, mais bénir même la main de la Providence qui frappe de préférence ses élus.On ne sait pas si un sermon aussi édifiant donna quelque consolation à la mère de Greta ; mais ce qu\u2019il y a de certrin, s\u2019est que la petite Mme Niels en fut toute consolée, et s\u2019en sentit que mieux disposée â mêler sa voix a celles des paroissiens pirmis lesquels son mari était chantre, pour chanter les noëls, ainsi que pour prendre part ensuite au somptueux festin suivi d\u2019un bal joyeux qui se préparait chez le Gouverneur.La mère avait perdu tout espoir, elle était encore plus triste qu\u2019au moment où elle était sortit de chez elle.Lentement, la tête penchée, elle allait devant elle comme en rêve; qu\u2019allait elle dire à Greta ?cette in-quétude la reprenait.Si, au moins elle avait pu rapporter quelque fleurette, mais il n\u2019y en avait pas ; le perce-neige lui-même se cachait encore frileusement dans le sein de la terre ; les primevères et les violettes ne devaient montrer leurs fraîches corolles que dans quelques mois.Ainsi songeant, la triste mère allait toujours ; encore quelques minutes, et elle serait dans la rue où elle hibitait, quand, à la lueur indécise de sa lanterne, elle crut voir au pied de la haie qui fermait un jardin, comme les pointes vertes de plusieurs feuilles perçant la neige blanche.Elle se bii-sa, écartant la neige de ses mains.Oui, c\u2019étaient des feuilles, de grandes feuilles lustrées sous lesquelles s\u2019abritaient, les unes encore en boutons et les autres déjà épanouies, do peti tes Heurs bien petites, bien pâles, sans parfum et sans beauté.\u201cJe dirai, pensa la mère, qu\u2019il n\u2019y avait plus de roses et qu\u2019à la place, on lui envoie ces petites fleurs ; ainsi elle ne saura pas qu\u2019il est des cœur durs pour lesquels la misère n\u2019est triste que si elle les frappe eux-mêmes.\u201d Comme elle se disposait à rentrer avec la plante qu\u2019elle avait arrachée, le vent lui apporta le son d\u2019une cloche.C\u2019était le gai carillon de Noël qui éclatait au douzième coup de minuit, égrenant joyeusement les notes du cantique : \u201cIl est né le divin enfant ; \u201d le Sauveur descendait des cieux pour racheter le monde.Alors, sur la terre froide dans la neige glacée, la mère désolée s\u2019agenouilla, priant Celui dont on célébrait la venu en ce monde de prendre en pitié son enfant, sa chère et douce Greta.Tout en priant, elle pressait sur sa poitrine l\u2019humble plante qu\u2019elle venait de cueillir.Au bout d\u2019un instant elle se releva, reprit sa lanterne et rentra.Quand elle souleva le rideau pour donner à l\u2019enfant le bouquet de feuilles sombreset de petites fleurs verti s, celles ci avaient fait place à de larges Heurs d\u2019un blanc mat doucement roséesen des sous.\u201c Des roses ! des roses ! s\u2019écria l\u2019enfant avec joie ; qui vous les a données ?\u2014C\u2019est Noël \u201d, dit la mère toute sur- 1 1 St\u2018s yeux semblaient garder un rayon de divine extase et ses lèvres s\u2019ent r\u2019ouvraient en un sourire radieux ; elle no soutirait plus, son âme s\u2019était envolée dans un élan de reconnaissance.Depuis, l'ellébore a gardé sa Hour qui, pour le vulgaire, ressemble à la rose sauvage, la fraîche églantine ; il a conservé le nom do rose de Noël, que lui avaient donné les bonnes femmes de Tromso\u201c, Euouahd Laukssk.AVEC LA PERM 1 SSI ON DU JUGE Le3 journaux de Vaucluse rapportent qu\u2019un M.do Lapaiud, ayant eu le tort grave d\u2019injurier une dame en la traitant do chameau, fut traduit par elle devant le juge de paix du canton et condamné à un franc d'amende.Le condamné accepta, sans le moindre mur mure, la sentence du juge; et d\u2019un ton très naturel : \u2014Monsieur le juge de paix, dit-il, s'il est défendu d\u2019appeler une dame chameau, est il également défendu d\u2019appeler un chameau madam?! \u2014Non, re'\t\u201d le juge en riant.Alors, notre homme, avec une politesse exquise, se tourne du côté de celle qui vient de le faire condamner, et lui tirant une profonde révérence : \u2014Madame, lui dit-il, j\u2019ai l\u2019honneur de vous saluer.On en rit encore et on en rira longtemps dans le pays.PROGRÈS MARQUANT Alfred.\u2014 Tiens, l\u2019auii, comment vas-tu?reprends-tu tes forces ?Jules.\u2014Passablement; ce matin, à table d\u2019hôte j\u2019ai pu faire une bonne entaille à mon steak.UN HÉROS QUI MÉRITE MÉDAILLE UNI la d\u2019uno jeune Mr.Grosetéte.\u2014J\u2019ai sauvé tille ce matin.Mr Petiletête.\u2014Pas possible ! Comment cela ?Mr Grosetête.\u2014J\u2019étais sur la vérnnduh de l\u2019hôtel fumant une cigarette, lorsqu\u2019elle me dit : \u201c Pardon, monsieur, mais cette cigarette me fait mourir!\u201d Alors, sans murmurer, je pris cette cigarptte, la jeta dans la rue, et en allumai une autre.SL ÉC1AL1STE DISTINGUE \\Nk prise.A la vue des grandes Heurs blanches, Greta se pencha mettant un baiser sur chaque Heur, puis elle retomba sur 6on oreiller avec un soupir.I /.( père Harkileu.\u2014Aïe! L\u2019homme! Lâchez-moi culte dinde! Le tramp.\u2014Vous me faites injure.La commission de l\u2019li\\ gicne m\u2019a nommé Inspecteur general, -le lui taie le pouls pour savoir si elle peut être mangée sans danger pour votre famille au Jour de l'An.i D^D LÉ SAMEDI REMINISCENCES m 'VàW 'wmm Wmm lift >\u2022 ^ \\ mmm WÊÊpBk mm SEULE, MAINTENANT ! jmm w:'- ÉHÜ .~\u2018A f- ' 'wfài 25&i mm LE SAMEDI 13 LE8 SURPRISES DE LA NUIT 1)E NOEL BjL\t»?.mm MÉn mm -sf/* %¦ ' i/ \u2022£*\t.Si®®*\t-o.¦À ÆmL Miâ ' y '\"/zi wm.L il teW I iff \" i > -1 -n ÎjOL- U - \\t l(C \\,| (5k Xowl Co - Jü» i= J^J-4 \u2022 -À.'i jgB®: «gàf > BæP ïripps m S&SSÎsm-'jé mitn w»M»w w.umtiiw wa umtsh LE SAMEDI 7f y -jü - vu\t\\ mi svauCM'-o-iva Sa.-v-ovyl\u2019i.CaivS/ta/ndt., ^iWV UOUA Cfcvù.t\\tV.V^A ^tcaUA , VfiSA Qlo«A.0;uvl ! 9wii.\u2019 9îoëi.'9fc#et.' vos 9usLl^) \\o\\AcXA'lC\\GA « tTJe C^7 Sv^a/n^Vdj&I'UBJ lia lüVAü du.-^eÀ^t\\.MAs) c|aw\\|i6y, cil^ea vovac, 3 (3L v -wiÙWOiv.Ju.efjXuA.\tdes ücav^eo, fèaus te.^Fluà- des 'cova.5U) ses j loMvCe^- \"vos nadcs J cJL^/itaSe, Citceiii dvuW,, cw- ce jaut- -iol&iii/it,6^ , ,moi ^ j usais.eue (JtfieiV Jo'yiujtaiOj Lw i ÎAjtli7\u2014 'JoùvJf, 'Sima peaces,'ue/iA^XaczL î l'T^i.') fyhoiiL .VDloëf.' Oto'èL ! Olv'é^ î WIA Qioït]/tC-j ) LE SAMEDI 20 FEUILLETON DU SAMEDI LES CHEVALIERS DU POIGNARD ROMAN ÉMOUVANT l\u2019AR XAVIER DE MONTÉPIN DEUXIEME PARTIE.\u2014LES AMOURS DU CHEVALIER.XXX.\u2014 I.A RANÇON.(Suite) \u201c Mon père, \u201c Je suis prisonnière ; C2ux (pii se sont emparés de moi me respectent et n\u2019ont à mon égard, jusqu\u2019à présent, aucune mauvaise \u201c intention.Seulement, comme ils sont pauvres et que vous êtes \u201c riche, et que cette inégalité des faveurs de la fortune leur paraît \u201c injuste, ils ont résolu de profiter de l\u2019occasion qui se présente pour \u201c rétablir l\u2019équilibre.En conséquence, ils pensent que ce n\u2019est pas \u201c trop exiger de vous que de vous demander une somme de cin-\u201c (jaunie mille livres en lionnes espèces d\u2019or ou d\u2019argent.Moyen-\u201c nant le paiement de cette somme, fait entre les mains de l\u2019homme \u201c qui vous porte cette lettre, je serai remise immédiatement en li-\u201c berté et je retournerai aussitôt au château de Kergen.Il faut (jue \u201c ce payement soit fait sans retard.On ne peut vous accorder plus \u201c de vingt-quatre heures pour compléter la somme qui vous est né-\u201c cessaire.Ce temps vous suffira et au-delà.\u201c Si, au bout du temps fixé, les cinquantes mille livres n\u2019avaient \u201c pas été remises à (pii de droit, mon honneur et ma vie courraient \u201c les plus grands dangers, et rien ne pourra sauver ni l\u2019un ni l\u2019autre.\u201c Que le messager chargé de cette lettre vous soit sacré.Songez \u201c (pie je suis prisonnière et que si ce messager était en butte à quel-\u201c (pie mauvais traitement, les mains entre lesquelles je me trouve \u201c sauraient le venger et qu\u2019on exercerait sur moi de terribles repré-\u201c sail les.\u201cJe ne doute point que vous me tiriez à l\u2019instant même d\u2019une si-\u201c tuation aussi cruelle, et j\u2019attends avec impatience, mais avec con-\u201c fiance, les effets de votre tendresse pour moi.\u201c Votre fille, \u201c Marguerite de Kergen.En parcourant l\u2019étrange épître que nous venons de mettre sous les yeux de nos lecteurs, la jeune fille avait pâli.\u2014Avez-vous lu cette lettre ?\u2014demanda-t-elle à Denis après avoir achevé.\u2014Ilélas, oui ! répondit ce dernier.\u2014Et qu\u2019en pensez-vous ?\u2014Je pense que vous devez vous borner à en conserver le sens, mais (pi\u2019il est impossible, complètement impossible, de la copier et de l\u2019envoyer telle qu\u2019elle est.\u2014C\u2019est mon avis ; mais ces changements seront-ils acceptés par ces bandits ?\u2014Sans aucun doute ; pourvu que la demande d\u2019argent soit nettement formulée, et pourvu que vous insistiez sur l'urgence d\u2019un envoi immédiat, c\u2019est tout ce qu\u2019ils demanderont.\u2014Alors, je vais me mettre à l\u2019œuvre.le plus tôt serait le mieux.Si ces misérables sont pressés d\u2019en finir, je le suis encore plus qu\u2019eux.\u2014Le capitaine m\u2019a dit qu\u2019il y avait dans la chambre où nous sommes des plumes, de l\u2019encre, du papier et du parchemin, Voulez-vous que nous cherchions ensemble tout cela ?\u2014Oui, \u2014 répondit Marguerite, \u2014 car ma pauvre tête est dans un tel état de désordre, que, seule, il me serait impossible de rien trouver.Denis chercha en effet et découvrit bientôt (ce qui, par paran-thèse, ne doit nullement étonner nos lecteurs) tout ce qu\u2019il fallait pour écrire.\u2014Chère Marguerite,\u2014dit-il,\u2014je vous laisse.vous avez sans doute besoin de rester seule pour vous recueillir et méditer les expressions de votre lettre.Dans une heure je reviendrai.Et le jeune homme s\u2019éloigna, laissant à Marguerite la lampe qu\u2019il avait apportée.Mademoiselle de Kergen s\u2019enferma et se mit à écrire.Quant Denis revint, elle avait achevé depuis quelques instants.Il nous paraît complètement inutile de rapporter ici ea lettre, dont nous connaissons le sens.Disons seulement que cette lettre était un chef-d\u2019œuvre de grâce touchante, et que, malgré tout le désir de Marguerite de ne point trop alarmer son père sur sa position, il était impossible de lire ces deux pages baignées de pleurs contenus, sans se sentir ému violemment.\u2014Est ce bien ainsi ?\u2014demanda la jeune fille à Denis.Ce dernier ne répondit qu\u2019en essuyant les larmes que lui avait arrachées cette lecture.\u2014Mais, vous, Raoul, vous, mon ami.\u2014s\u2019écria'tout à coup mademoiselle de Kergen, \u2014 qu\u2019allez-vous faire ?Dans tout ceci il n\u2019est pas question de vous.\u2014Oh !\u2014répliqua Denis, avec un demi sourire,\u2014ne vous inquiétez pas de moi, chère Marguerite, on ne me taxe pas si haut que vous ; on n\u2019exige, pour ma rançon, que vingt mille livres.\u2014Vingt mille livres ?\u2014Pas davantage.\u2014Mais c\u2019est une somme énorme, cela ! \u2014Pour ceux qui ne l\u2019ont pas, mon Dieu oui.\u2014Oh ! je le sais bien que vous êtes riche, Raoul, mais cette somme l\u2019avez-vous à votre disposition immédiate ?\u2014Oui, par bonheur.\u2014Comment cela ?\u2014La petite valise que j\u2019ai laissée au château de Kergen se trouve, par le plus grand hasard du monde, contenir précisément les vingt mille livres en question.\u2014Et cette valise, comment ferez-vous pour l\u2019avoir ?\u2014Je vais vous demander tout simplement la permission d\u2019ajouter quelques lignes à votre lettre, et le messager des bandits rapportera nos deux libertés en même temps.Denis, en effet, prit la plume, et, à la suite des dernières lignes de Marguerite, il traça un post-scriptum qu\u2019il signa en l\u2019accompagnant des expressions de son tendre respect pour lléginald.Ceci fait, il quitta de nouveau la jeune fille.Son absence fut courte.\u2014Le messager vient de partir,\u2014dit-il en revenant.Le capitaine est enthousiasmé de votre style et me paraît regretter fort vivement de ne vous avoir pas fait demander cent mille livres, au lieu de cinquante .\u2014Cent mille livres !.répéta Marguerite ;\u2014 mais jamais mon père ne serait venu à bout de réunir en vingt-quatre heures une pareille somme ! \u2014C\u2019est aussi le raisonnement que s\u2019est fait le capitaine.Heureusement pour vous, il ignorait que le banquier de votre père fût en ce moment au château, ce qui, pour lui, aurait simplifié les choses, attendu que Van Gaët porte toujours avec lui, dans son portefeuille, deux ou trois millions, et que ce portefeuille entier eût été mis à la disposition de votre père.\u2014Vous avez raison,\u2014répliqua Marguerite, et cette circonstance est heureuse pour nous, elle évitera à mon père tout embarras, et l\u2019argent, au moins, ne se fera pas attendre.Denis sourit amèrement, mais à la dérobée, et la jeune fille ne put voir l\u2019expression sinistre de son visage.En ce moment deux hommes soigneusement masqués parurent sur le seuil de la chambre, dont la porte était restée ouverte pendant l\u2019entretien qui précède.Us portaient une petite table toute servie.Cette table fut placée par eux au milieu de la chambre.Ils disposèrent deux couverts et allumèrent deux couverts et allumèrent les huit bougies de deux candélabres d\u2019argent.Les cristaux, l\u2019argenterie et les mets témoignaient cette richesse féerique et de bon goût qui se retrouvait jusque dans les plus petits meubles et dans les moindres ornements de la pièce.Max-guerite ne put retenir un geste de surprise.Le luxe seigneurial du château de Kergen était dépassé, et de beaucoup, par ce qu\u2019elle voyait.Les deux hommes masqués se retirèi'ent silencieusement, comme ils étaient venus, et refermèrent la porte derrière eux.\u2014Il faut concevoir, au moins,\u2014dit le jeune homme avec une sorte de sourire,\u2014que ces étranges brigands n\u2019ont pas l\u2019intention de nous laisser mourir de faim ! Voulez-vous, mademoiselle, me faire l\u2019honneur de m\u2019accepter pour convive.D\u2019un léger mouvement de tête, Marguerite fit signe que oui, et elle s\u2019assit en face de Denis.XXXI.\u2014 I.A RÉPONSE.Deux jours s\u2019écoulèrent.Pendant ces deux jours, Marguerite ne vit que Denis, et encore devons-nous à la vérité de déclarer qu\u2019elle le vit fort peu.Les bandits semblaient veiller rigoureusement sur leur captif et ne lui laisser qu\u2019à de certains moments la liberté de s\u2019entretenir avec mademoiselle de Kergen.A mesure que passaient les heures, Marguerite voyait approcher l\u2019instant où la réponse de son père arriverait, et où, par conséquent, la liberté lui serait rendue.Avons-nous besoin de dire avec quelle anxiété avide elle aspirait après ce moment ?Le matin du ti\u2019oisième jour, la jeune tille entendit un grand mouvement et un gi'and bruit dans le château.Ce bruit et ce mouvement mirent en éveil ce sentiment qui, chez les femmes, est aussi ancien que le monde, et dont Eve, notre première mère, a donné le premier exemple, la curiosité.Aussi, lorsque Denis arriva auprès d\u2019elle, elle lui demanda vivement: LE SAMEDI 21 \u2014Qu\u2019y a-t-il donc, et que se passe-t-il dextraordinaire en ces lieux ?\u2014Il paraît,\u2014répondit le jeune homme,\u2014que les bandits ont fait cette nuit une nouvelle expédition ; ils ont attaqué un convoi de marchandises dont ils se sont emparés, mais on leur a opposé une vigoureuse résistance, et deux d\u2019entre eux ont reçu des blessures mortelles.Ces misérables ont été apportés ici, et le capitaine a donné l\u2019ordre d\u2019aller chercher un prêtre dans l\u2019un des villages voisins et de le ramener de gré ou de force pour administrer les mourants et les réconcilier avec Dieu.Cet ordre a été exécuté ; de là, le bruit que vous avez attendu.\u2022\u2014Quoi!.\u2014s\u2019écria Marguerite,\u2014de tels hommes croient donc en Dieu ?\u2014A ce qu\u2019il paraît.\u2014Mais à quoi leur sert cette croyance, puisqu\u2019elle n\u2019a pas le pouvoir de les détourner d\u2019une vie criminelle et infâme ?Denis ne répondit point.\u2014Ainsi,\u2014reprit Marguerite,\u2014le prêtre qu'ils sont allés chercher est ici ?\u2014Je l\u2019ai vu passer il n\u2019y a.qu\u2019un instant, tremblant et plus semblable à une victime qui marche à la mort qu\u2019à un homme qui vient juger, consoler et absoudre au nom de Dieu.\u2014Et quand il aura rempli les devoirs de son saint ministère, que fera-t-on de lui.\u2014Vraisemblablement on le ramènera à l\u2019endroit où on l\u2019a pris.\u2014Prions aussi,\u2014dit Marguerite,\u2014prions avec lui, prions pour les coupables qui vont mourir.Il y eut, entre les deux interlocuteurs, un silence de quelques instants.Puis la jeune fille demanda : \u2014Raoul, pensez-vous que le messager qui vient du château de Kergen se fasse encore bien longtemps entendre ?\u2014Si mes calculs ne sont point trompés, il doit arriver aujourd\u2019hui même, dans quelques heures.\u2014Ah ! que Dieu permette qu\u2019il se hâte, car je souffre cruellement ici, et j\u2019ai bien besoin d\u2019air, de soleil et de liberté.Marguerite n\u2019avait pas achevé ces mots, quand on frappa légèrement à la porte, qui du reste était entr\u2019ouverte et restait toujours ainsi lorsque Denis se trouvait auprès de la jeune fille.\u2014Entrez,\u2014dit cette dernière.Herrmann parut.Il ne portait pas de masque, et il tenait dans sa main droite une lettre dépliée.\u2014Mademoiselle de Kergen,\u2014dit-il d\u2019un air sombre,\u2014le messager est revenu.\u2014Eh bien ?\u2014demanda d\u2019une voix tremblante Marguerite qui sentait son cœur se serrer.\u2014Eh bien, mademoiselle, voilà la réponse à votre lettre.Et il tendit à la jeune fille le papier qu\u2019il tenait à la main.Marguerite y jeta un rapide coup d\u2019œil.\u2014Ce n\u2019est pas l\u2019écriture de mon père ! s\u2019écria-t-elle.\u2014Lisez,\u2014dit Hermann.Les yeux de la jeune tille cherchèrent la signature.Cette signature était celle-ci : \u201c Van Goet.\u201d Elle lut rapidement, mais en pâlissant à chaque ligne, et avec un tremblement convulsif qui secouait violemment son corps si frêle et ses mains charmantes.Nous reproduisons textuellement : \u201c Mademoiselle, \u201c M.le baron Réginald de Kergen, qui veut bien m\u2019honorer de \u201c toute sa confiance, me charge de répondre pour lui à la lettre que \u201c vous venez de lui adresser.\u201c Une bien légitime indignation l\u2019empêche de s\u2019acquitter lui-même \u201c de cette pénible tâche.Ma réponse sera courte, car, en présence d\u2019une perversité si \u201c étrange et si précoce, il n\u2019est besoin ni de de phrases, ni de beau-\u201c coup de lignes, pour dire franchement et brutalement sa pensée \u201c entière.\u201c Monsieur le baron de Kergen, mademoiselle, n\u2019est pas et ne pou-\u201c vaitpas être la dupe delà triste et odieuse comédie qui vient d\u2019être \u201c jouée à son intention.Il ne croit point que vous ayez été enlevée \u201c de vive force et à main armée par des bandits que le hasard au-\u201c rait conduits là tout exprès pour vous surprendre dans votre tête \u201c à-tête avec cet honorable inconnu que vous vous obstinez, malgré \u201c l\u2019évidence, à nommer Raoul de Navailles.\u201c Non, mademoiselle.\u201c Heureusement, ou plutôt malheureusement pour lui, M.le baron \u201c Réginald de Kergen est plus clairvoyant.Ce noble vieillard ne \u201c peut se faire aucune illusion.Votre conduite lui donne la preuve \u201c manifeste que vous avez entendu les funestes révélations que je \u201c croyais ne faire qu\u2019à lui seul.Vous saviez ce qu\u2019était cet homme \u201c qui n\u2019avait pas rougi de s\u2019introduire dans une famille comme la \u201c vôtre sous un nom d\u2019emprunt, sous un titre volé ! Vous le saviez \u201c et au lieu d\u2019arracher do votre cœur un honteux amour, un amour \u201c infâme et déshonorant, vous avez rompu, sans hésitation tous les \u201c liens de famille, vous avez sacrifié sans remords votre vieux père \u201c et votre jeune sœur !.et à qui ?.à un homme perdu de vi-\u201c ces et de crimes ! \u201c Aujourd\u2019hui sans doute à l\u2019instigation de ce misérable, vous in-\u201c ventez une sorte de roman invraisemblable pour vous procurer \u201c une somme d\u2019argent que ce prétendu chevalier de Navailles dévo-\u201c rerait à coup sûr en débauches viles! A tout ceci, il n\u2019y a qu\u2019une \u201c réponse possible, mademoiselle.Cette réponse, la voici : \u201c Vous avez renié et repoussé votre famille; votre famille à son \u201c tour vous renie et vous repousse.Vous n\u2019avez plus de père ! vous \u201c n\u2019avez plus de sœur! Il y a mieux, vous n\u2019êtes plus du nombre des \u201c vivants ! \u201c Au moment où je vous écris, des prêtres de votre religion, en \u201c vêtements de deuil, dans la chapelle du châteuu, s\u2019apprêtent à \u201c chanter l\u2019hymne des morts autour d\u2019une cercueil vide que, votre \u201c père et moi, nous avons cloué nous-même cette nuit.\u201c Dans une heure on descendra ce cercueil dans le caveau mor-'\u2022 tuaire où dorment vos ancêtres.Dans une heure, tin ouvrier vicn-\u201c dra et gravera sur la pierre d\u2019une tombe ces mots : Ci-git Marguerite de Kergen.\u201c Vous voyez que vous êtes morte, et bien morte ! Vous voyez \u201c qu\u2019il n\u2019y a plus, aujourd\u2019hui, qu\u2019une tille de la maison de Kergen, \u201c et que cette fille s\u2019appelle Mina.\u201c Mais que vous importe ?N\u2019avez-vous pas pour vous consoler la tendresse de votre amant?N\u2019allez-vous pas, en vous unissant à la \u201c noble maison de Navailles, devenir l\u2019une des premières dames du \u201c beau royaume de France ?N\u2019allez-vous pas tenir à la cour le rang \u201c que la naissance de votre mari vous y assigne ?Et, croyez-moi, ce \u201c rang sera beau ! Je connais les Navailles, mademoiselle, et ce sont \u201c de fort grands seigneurs.\u201c Cet avenir éblouissant vous empêchera, certes, de regretter le \u201c passé! Seulement, quoiqu\u2019il arrive, et c\u2019est votre père qui parle par \u201c ma voix, ne venez jamais frapper à la porte du château de Ker-\u201c gen.\u201c Cette porte vous sera fermée, quand bien même vous auriez \u201c faim, quand bien même vous auriez froid, et les valets du baron \u201c de Kergen chasseraient l\u2019aventurière.\u201c Ne doutez point, cependant, mademoiselle, du profond respect \u201c et de l\u2019inaltérable dévouement.\u201c Avec lesquels j\u2019ai l\u2019honneur d\u2019être le plus humble et le plus \u201c obéissant de vos serviteurs.Van Goet.Marguerite acheva cette lettre infâme.De minute en minute, île seconde en seconde, sa pâleur était devenue plus livide.Enfin, quand elle eut avalé le calice jusqu\u2019à la lie, quand ses yeux eurent déchiffré le dernier mot de la dernière ligne, elle poussa un faible cri.Ses yeux se fermèrent, ses bras se raidirent, ses lèvres devinrent aussi blanches que celles d\u2019une morte.Son corps oscilla en avant et en arrière, et elle tomba sans connaissance.Cependant, à cette même heure, on venait d\u2019ensevelir dans les caveaux de Kergen, le corps de Van Goët assassiné, et Réginald et Mina, prosternés devant l\u2019autel, après avoir prié le Dieu des chrétiens pour le repos de l\u2019âme du juif, murmuraient, les yeux baignés de larmes et les mains levées vers le ciel : \u2014 Dieu tout-puissant, Seigneur mon Dieu .Dieu bon et Dieu juste.ne nous frappez pas si cruellement.rendez-nous plus que la vie.rendez-nous notre bien-aimée Marguerite !.( A continuer.) Montréal, 19 Janvier 1891.J.G.Laviolette, Ecr., M.D.Mon cher Monsieur.\u2014Je me fais un devoir do témoigner do l\u2019excellence do votre Sirop de Térébenthine.Je m\u2019en suis servi pour le traitement d\u2019une laryngite aigue dont je souffrais depuis plus de neuf ans.Une seule bouteille m\u2019a complètement guéri.Veuillez agréer mes remerciements.Votro tout dévoué, C.A.M.Pahadis, Ptre, O.M.I.Montréal, 12 Janvier 1891.\u2014Je soussigné, certifie que ma femme tous sait depuis six ans et mon enfant, âgé de quatre ans, depuis sa naissance.Tous deux ont été parfaitement guéris par l\u2019usage de deux flacons du Sirop de Térébenthine du Dr.Laviolette.\u2014Adolphe Lkmay, 86.1 rue St-Denis.Côteau St-Louis, conducteur boulanger chez Stuart ifc Herbert, No.1010 Rue Rivard.Montréal, Décembre 1890.\u2014J\u2019ai déjà eu occasion do me servir do diverses préparations à la thérébenthine et je m\u2019en suis toujours bien trouvée dans les affections des bronches et de la gorge.J\u2019ai dernièrement administré à plusieurs de mes enfants du Sirop do Térébenthine du Dr.Laviolette, et en ai obtenu des effets prompts et remarquables, surtout dans les cas de toux croupale.Mme Recorder R.A.T- de Montiqnv. \u2022)0 LE SAMEDI NOTRE METHODE EST NOUVELLE ET ORIGINALE CAITABA SUPPLY CO\u2019Y, BUREAU ET SALLE DE VENTES: 54 RUE SAINT-JACQUES $1.00 par semaine donne droit à un Habillement ou un Pardessus fait sur commande, une Montre en Or, un Moulin à Coudre, un Set de Chambre, un Set de Salon, un Set à Diner, un Poêle, etc., etc.des agents actifs sont demandes.MODE DE TIRAGE.\\ oiei comment se fuit le tirage.\u2014Nous prenons trente-cinq petites billes en marbre portant les numéros de trente-cinq contrats ; nous les mettons dans une boîte que nous fermons.Après avoir bien agité la boite, nous ouvrons une petite porte (suffisante tout au plus pour permettre d y introduire la main) pratiquée dans le couvercle de la boîte ; une des personnes présentes est appelée à faire le tirage, et la bille sortant, dont le numéro correspond à celui qui se trouve sur un des contrats, donne droit au signataire de ce contrat au prix de trente-cinq piastres en marchandises.Un nouveau contrat doit remplacer, au prochain tirage, le contrat gagnant.CANADA SUPPLY CO., 54 RUE ST-JACQUES Hb-A- MAISTIEEE DE vJOXHSTXDEiE! LE CLUB \u2022Ie>\tm\u2019engage à devenir membre d\u2019un Club de trente-cinq personnes dans la CANADA SUPPLY CO., et à payer trente-cinq piastres a la dite Compagnie par versements hebdomadaires d\u2019une piastre.Signature SUPPLY CO.Kn considération des engagements ci-dessus remplis, la dite compagnie s\u2019oblige, pendant trente-cinq semaines, envers M a faire un tirage hebdomadaire tel que décrit dans nos Cartes d\u2019annonce, auquel trente-cinq personnes seulement auront droit de prendre part ; de donner à qui cannera dans ce tirage une valeur de trente-cinq piastres en marchandises ; à canceller le contrat du gagnant pour 1 avenir ; de plus, à donner à l\u2019expiration des contrats non-gagnants, la valeur de trente-cinq piastres en marchandises aux signataires de ces derniers contrats.CANADA SUPPLY CIO.Gerant THEATRE - ROYAL QUEEN\u2019S = THEATRE SPARROW & JACOBS PROP.ET CERANT\t\u2022\t~ \u201e .(Semaine commençant LUNDI, 1!) DECEMRRE A près-midi et soir.) Sparrow & Jacobs, Gérants (Autrefois le QUEEN\u2019S HALL) Engagement (le M.1.H.WALLICK, le Populaire Acteur Deux Soirs Seulement, JEUDI et VENDREDI LUNDI, MARDI, MERCREDI, APRÈS-MIDI ET SOIREES.Les M.A.A.A.MENESTRELS THE CATTLE KING Avec matinée Samedi Après-Midi.TJn Cboeui* de SO Vol: Prix ordinaires.Vin deVial PHOSPHATE DE CHAUX, VIANDE ET QUINA Tonique puissant pour guérir: ANÉMIE, CHLOROSE.PHTHISIE ÉPUISEMENT NERVEUX Allant Ildlipnutll till 111 CMI33ABCE3 BimCILIS, Longues convalescences et tout état de langueur caractérisé par la perte de l'appétit et des forces.JEUDI, VENDREDI, SAMEDI, APRÈS-MIDI ET SOIRÉES Semaine commençant LUNDI, \u20182(> DECEMRRE, matinées Mercredi et Samedi.J* VIA L, - Chimiste.\u2022 Lyon, France.ÉCHANTILLON* ORAtUlT» CNVOVÉ* AUX MÉOCCiNâ.^ S'Adresser A C.ALFRED CHOUILLOU.\t^ ^ Agatt Général pour le Canada, MONTREAL.Æ THE BANDIT KHTGr MATINEE EXTRA LUNDI et le JOUR de NOEL, HELEN BARRY LA PRESSE Chevaux Dressas.Magnifiques Décors.Etc.Actrice figurante d\u2019Angleterre et d\u2019incomparables acteurs dans JOURNAL QUOTIDIEN Le plus populaire de tous les journaux français de Montréal PRIX D\u2019ADMISSION : 10,20 et 30c.Sièges réservés, 10c extra Plan toujours ouvert au Théâtre de 9 a.ui.h 10 p.m.SEMAINE SUIVANTE : DEVIL'S MINE.THE DUCHESS un centin le numéro, en ville Sièges en vente au magasin de musique de Sheppard, au magasin de la Cie New-York Piano, h l\u2019Hôtel Windsor et au Balmoral Hôtel, de 9 a.m.à 5 p.m.Abonnement en dehors de Montréal SEULEMENT $3.00 PAR ANNÉE STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE EDITION HEBDOMADAIRE DE 8 CRANDES PACES 91.00 par iLxxuoe DEMANDEZ A VOTRE ÉPICIER Le Célèbre CHOCOLAT MENIER Si vous voulez avoir ce que vous désirez, ou disposer de quelque chose, ANNONCEZ DANS \u201c LA PRESSE,\u201d Journal possédant la plus forte circulation de tous les journaux français du Canada.MOYENNE POUR LE MOIS DE OCTOBRE VENTES ANNUELLES DEPASSENT 33 MILLIONS DE LIVRES.Ecrire puur Echantillons gratuits à C.ALFRED CH0U1LL0U, MONTREAL.Pour prix et toute autre chose, s\u2019adresser h LA PRESSE, 71 et 71a Rue St-Jacques, Montréal.mmmmm i LE SAMEDI \u202223 POUR LES VERS - LES - CRÈMES de DE DA.WSQN Le remède contre les VERS le plus plaisant et le plus sûr qui ait encore été offert au public.Recommandé par les Médecins E3T EN VENTE PARTOUT ^ 2S Cents la Boite.(Gradué des Universités Laval et McGill) WeToK'^ El A LA DERNIERE PERIODE.8 Benton.Laf., Co., Wis., déc,.1SS8.Le Revil.1 (î.Bergen rend témoignage «nr ee qui suit : \".James Itoonny qui HoiiUïait «le la danse d>- St.Guy à la dernière |.ôriode fut soigné durant nn an et quart pour le moins j»arplusieurs inédeeins sans auenn résultat.Deux liouteillesdu ToniquoNerveux du l\u2019ére Koenig l'ont parfaitement guéri.\u201d L\u2019EXPERIENCE D'UN CURE CANADIEN.Si-Paulin, l\u2019.Q., lüfév.181K) J \u2022 suis heureux de pouvoir rendre mon témoignage sur 1 excellence du Tonique Nerveux du Peru Koenig \u2022Soutirant depuis longtemps d'une débilité nerveuse due à la Dyspepsie, j'ai éprouvé un changement radical en moi «*ii faisant usage de ce remède ; non seulement sur 1 s nerfs mais la dyspepsie disparait promptement.Avec ce renié le on a obtenu «les guérisons semblables chez quelques-uns de mes e on frères de le considère tout à fait effectif et propre à guérir toutes les maladies nerveuses et celles provenant de la même cause.J.K LA FLECHE, Curé.IHSTG-EIISriiETTIR DES InÆHSTES- Bureau principal à Québec.Succursale a Sherbrooke; a Montreal, 17 Cote de la Place d'Akmes.S\u2019occupe de tout co qui a rapport aux mines.l o\u2014l oct PDITIC 01 LPr j\ta:*, tir le: Maladies I.KJ] I | NlIcrTcuicasinicimijuentul-.om atà W il™ I I W tou to adresse, et les malades pauvret peuvent aussi obtenir C3 remeie sans rien payer.Ce remède a été préparé parle Rév.Pasteur Koenig, de Fort Wayne, Inu., K.U .depuis 1-76, et est actuellement préparé sous sa direction p .r la KOENIG MED CO .Chicago.Ill.A Venlrs p:r les Droguistes a Cl h D-utel'/.s; C pour $5 BAUME RHUMAL Remède infaillible contro les Rhumes obstinés, la Toux, la Bronchite, la Consomption, l\u2019Asthme, et toutes les Allée tions do la Gorge et dos Poumons.Chaque bouteille contient 20 doses pour adultes, et ne coûte quo 23 cents.Kn vente partout.Dépôt Général, PHARMACIE BAUIDON, 170.1 Uuk Ste-Cathkkink, Coin de la Hu-'St-Denis.La BiUioihequ a Cinq Cents PUBLICATION IIKIIDOM ADAIKK Revue Littéraire, Artistique et de Mode Contient les plus beaux romans du jour, avec illustrations.Abonnement: Un An, , Ilutl Complexion, D> *entcry, «?nVi.-Df Hreutli.nml till disorder* of the hlomitcb, l.lver tm.l Bowel*.Uipan* rnbuli'H contain nothtnir Injnrlou* to the most delicate constitution.l'lrnsant to take nuf»\\ effectual.I live immediate relief.Hold by dnunri-t*.Atrial ImiUIo (tent by mail on receipt of i;» cent»».Address THE R!PANS CHEMICAL CO.{ \u2022\t10 SPRUCE HTIIEKT, NEW YORK CITY.S \u2022\t\u2022 M PILULES EE 1011LOIEDES COMPOSEES DE McGALE RECOUVERTES IDE SUCRE-Pour la gutrison certaine de toutes Affections bilieuses, Tohpeck dd foie, Mace de TKTK, INHK)ESTIONS, EtoUHOISSEMENTS.Et de toutes les malaises causés par le mauvais fonctionnement de l\u2019estomac.Cea pilules sont fortement recommandées, comme étant un des plus sArs et plus efficaces ren.édes contre les maladies plus haut meutionnées.Elles ne contiennent pas de mercure ni aucune de ces préparations.Tout en étant un puissant purgatif, pouvant être administre dans n\u2019importe quel cas, elles ne contiennent aucune de ces substances délétères qui pourraient les reudre priju-diciubios A a santé des enfants ou des persounos Agées.IB.EL McGALE PHARMACIEN 2123 x>ue UÎOTRD-DA.MD LE \u201c SAMEDI \u201d ost imprimé avec l\u2019encra \u2014 de \u2014 TREADWELL & TESCHNER 32 and 34 Frankfort Strert, New York LIVRES DE NOTES Magnifique Livre de Note» relie* im.toile frap pée en or, ft pouce» par .\u2018U, contenant INI page» et un porte crayon, envoyé pur lu potto pour Pjmit*.Trois charmants Livres de Nott»s, » pouce» pur couvert toile, do» doré, renfcinié» dan* un étal couvert en toile.l,o« trois livre» et l'étui en voyé» pur la |H»stc pour 7 cent».Magnifique Cahier pour autographe», souvenir», chromo», etc., 9 pouces pur 7, relie en im.cuir, fantaisie dorée et chromo», l\u2019ar lu |Mmto .,'1 cent».lotis ces articles sont envoyés fnimut pur la poste aux prix cmIchhuh niun|iiés I.MPUIMKIM K Poirier, Bessette & Cie, 516 Rue Craig, Montréal Nous exécutons, it liit'ii Itou marulié, toute espèce d'ouvrages, tuls que: Ciccnhurcs,\t/.i vrrn, Itrochuccs\tl'u m/i/ilrts A (fiches, (Ju ries ,/«\u2022 cisife,\tl'oi'le» il'nAutres, Entêtes île coin/îles,\t/Ni mit des .1 h nonces il i nco H,\tEt lunettes, lllitlics île toutes soctrs, rtc.,fle.Commandes Promptement Exécutées, Caractères de Luxe.A meilleur marché que partout ailleurs.399 24 LE SAMEDI Un CADEAU de NOEL DES PLUS DÉSIRABLES, EST UNE BONBONNIERE! 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