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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
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Numéro d'été
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
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Le samedi, 1892-08, Collections de BAnQ.

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[" VOL.IV.-NUMERO D\u2019ETE MONTREAL, AOUT 1892 10 CENTINS SOÎTG-ES D\u2019ETE msM ¦'fc* s v» D'^V ¦ï>é.3NBm lÉMï vVV.s&àîS t*st> .-\u2022\u2022y-:-.LSS_; ¦ K#f?;ss KftFi MBâK^»vjHS ¦ * fl - * .\" 1 3 i?-R MSgS \"D;.*j n-.iü r#4î- g»Vê; gfçf J -¦.\u2022¦ a IB MH RM , , ¦«VJI fl Ses imu|>i«V*s liait «\u2018lit «les ailes Sur leurs ^loties «Tardent bruni, Kt l\u2019on voit monter ses prunelles Dans la nacre «le l\u2019intini. Z- 3-4 (Journal H ebdom a daire) PUBLICATION L1TTKRA1 UK, HUMORISTIQUE, SCIENTIFIQUE ET SOCIALE.OIÎ3^1TE mTX 3TO\"2'=:ïî DOMESTISVE.REDACTEUR: LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.- Six Mois, $1.25 (STIUCTEMKNT PAYABLE D'AVANCE» Prix du nr-uxuexTO.S Oentlns.Prix du Numéro d\u2019été : 10 Centins.S\u2019adresser pour lob informations, les abomtements et les annoucos aux gérants, MM.Poirier, Bessette & Ciu, No.51G Hue Craig, ou par lettre à LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTREAL, AOUT 1802 jn Vj M MJI .fl 'S PI f ! !< \u2019) Le bonheur vrai se paie peu.S\u2019il coûte trop cher, il est faux.Il faut souvent changer d\u2019opinion, pour être toujours de son parti.La fortune n\u2019est pas dans ce qu\u2019on gagne, niais dans ce qu\u2019on sait conserver.Savoir se rendre heureux voilà la sagesse , y rendre les autres c\u2019est la vertu.Contrairement à ce qui a lieu pour l\u2019avocat d\u2019un criminel, le chasseur doit attaquer l\u2019éléphant pour prendre sa défense.\u2014Quelle diûle de chose, disait un bon curé, en parlant d\u2019un critique grincheux.Il ne peut pas digérer les prêtres, et il ne cesse d\u2019en manger.Descartes a dit : Mille francs de rente de patrimoine valent mieux que les appointements d\u2019un premier ministre.Dans les familles, le piano a tué le silence d\u2019abord, le recueillement, puis l\u2019amour des livres et des lectures qui charmaient jadis les soirées d\u2019hiver.Quand la conscience parle, il ne faut que l\u2019écouter, et la suivre ; tant pis si le chemin par où elle vous mène n\u2019est pas toujours sans épines et sans douleurs.LE SAMEDI SOUVENIR DE VACANCES PU r .®'v H'.V'V \u2022 Ava |f ,W m * \\ W.- .\t\u2022\t¦ r ?ï A U MM§ r î\\?É SmKj Sous le vieux chêne, au frais du soir, 11 est doux de venir s\u2019asseoir, Ouvrant les yeux et les oreilles A ee spectacle «le vermeilles Depuis l'humble brin «le gazon Jusqu'aux pourpres de l\u2019horizon.Les grands b«i*ufs font de la musique, Kfc leurs lointains mugissements Réveillent les échos dormants Comme un son de trompe rustique.La cigale dans les halliers Fuit grincer son aigre crécelle ; A l\u2019ombre des hauts peupliers Gémit la tendre tourterelle.L\u2019oiseau gazouille sur la tour, Les moutons bêlent dans la plaine, Et les coqs, dans la basse-cour, S\u2019égosillent â perdre haleine.On entend au fond du marais Coasser la verte grenouille ; Dans le verger maman citrouille S\u2019assied à l\u2019aise et prend le frais.Du soleil les rayons obliques, Inondant les bois empourprés, Les transforment en basiliques Dont les piliers sont tout dorés.Dans l\u2019universelle harmonie, Chaque être a ses accents divers ; C\u2019est la mélopée infinie, C\u2019est la splendide mélodie De laharpe de l\u2019univers.Mais voici qu\u2019un grand voile d\u2019ombre S\u2019abaisse du firmament sombre, C\u2019est la nuit qui vient à son torr ; La lumière au couchant recule Et le calme du crépuscule Succède à tous les bruits du jour.De la forêt à la prairie.Du val au coteau frangé «l\u2019or, Tout est douceur et rêverie Dans la campagne qui s\u2019endort.(\u2019\u2019est l\u2019heure assoupie et sereine Où la nature souveraine Sur le monde épanche la paix ; L\u2019heure où tout être se recueille : L\u2019âme, l'oiseau, l\u2019herbe, la feuille, Les champs déserts, les bois épais.Mais qu\u2019entends-je ?Un flot d\u2019harmonie Jaillit du salon entr\u2019ouvert, Et sur la campagne endormie Fait planer un nouveau concert.Sur l\u2019ivoire aux touches dociles Le contact «le «leux mains agiles Réveille mille bruits charmants ; Le clavecin, comme une lyre, Chante, gémit, prie et soupire, Exprime tous les sentiments.Ce que l\u2019âme a «le poésie, Ce que la fleur a d\u2019ambroisie,*] Ce «jue le printemps a d\u2019éclat, Ce que le jour a de lumière, Ce «pie le cœur a de prière, L\u2019instrument redit tout cela ! Voix du ciel et voix «le la terre, Voix du silence et du mystère, La musique est l\u2019art magistral ; Ange de lumière et «le flamme Dont les ailes emportent l\u2019âme Aux régions de l\u2019idéal ! UNE VRAIE GAMME Chantée à Genève au citoyen Prcudhon : (/(-opiste infernal, sans Dieu comme sans âme, AY-trojmule preneur d\u2019un vieux système usé, J/i racle d\u2019impudence en ee siècle abusé, /«-vorable aux fripons, dont tu fuis la réclame, .s\u2019oéeil dont la lumière est propice au voleur, La terre connaîtrait ta funeste valeur, Si tout homme de sens te chantait cette gamine (/(\u2022opiate infernal, sans Dieu comme sans fune.LE SOUFFLAGE D\u2019UNE BOUGIE Essayez de souffler sur une carte de visite interposée entre la bougie et vous, ou sur un de ces petits écrans en carton dont sont munies les bougies du piano ou de la table de jeu ; il est évident que la bougie ne s\u2019éteindra pas, puisque l\u2019air ne peut traverser le carton opaque ; niais il se produira un fait curieux : la flamme de la bougie viendra vers vous, inclinant sa pointe du côté d\u2019où vous soufflez, comme si elle était soufflé par une personne placée en face de vous ! Votre souffle, frappant le carton de l\u2019écran, a été renvoyé vers vous avec assez de force pour entraîner avec lui une certaine quantité de l\u2019air entourant la flamme ; celle-ci se trouve donc momentanément dans un courant d\u2019air allant en sens inverse de votre souffle. LE SAMEDI BAIGNEUSES .le ne sais rien «le pins joli Sur la plage au subie amolli, Où l\u2019on se presse, Que ces baigneuses aux bras blancs, (j.ni se livrent aux flots.tremblants Avec ivresse.\u2022le ne sais rien «le plus charmant Que ees cris, «pie ee mouvement Sur les terrasses ; Et ees petits romans «l'amour, Souvent ébauchés en plein jour, Entre deux brasses.La baigneuse arrive\u2019.Voyez, Ses longs cheveux noirs sont plongés Dans la résille : Elle marche à tout petits pas.Le sable même n'atteint pas A sa cheville.Les pieds nus dans ses brodequins, Elle all'eete «les airs taquins, Elle se cambre, Si bien que lorsqu'elle a passé, Il reste un parfum dispersé De rose et d\u2019ambre.T«ms ses gestes sont reman|nés ; D'indiscrets regards sont bnupiés Sur sa personne .Elle sourit «Te tout cela, Mais, sentant le froi«l près «le là, Elle frisonne.Et pourtant elle est brave, allez ! Au milieu «les Ilots allblés Elle se lance Connue au sein «le son élément.Et la voilà «pii, lentement, Nage en silence.Son large peignoir est jeté, Comme ses souliers, à e«Ué De sa cabine.Mais la mignonne y songe peu.Elle est tout entière au Ilot bleu Qui la lutine.Tout son corps tremble «le plaisir ; Elle s'abandonne à loisir A la marée Qui la berce comme un amant, Au point qu\u2019elle semble un moment Presque égarée.Rien n'est meilleur, en vérité, Qu\u2019un long bain dans ees jours d'été Tout pleins «le rêves.Où le soleil, splendide encor, Sème «le la poussière «l\u2019or.Le long «les grèves.(\"est un adorable tableau : Au loin «m voit glisser sur l\u2019eau Les banpies frêles, Si légères à l'horizon Qu'elles imitent le frisson Des hirondelles.Dans ee ea«lre délicieux, Où les moindres splendeurs «les vieux Sont merveilleuses, Sous ee soleil rose et clément, de ne sais rien «b* plus charmant Que ees baigneuses.Pm i.Laiuik.Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d\u2019importance à la vie et à la mort.LIGNES ROGNÉES LE ROI VACANCES Jobin plaidait contre son relieur.Son débat ayant produit de curieux contre-sens par suite de mots rognés, nous en citons ici quelques passages que les journaux ont rapportés : Le Juge.\u2014Reconnaissez-vous que le demandeur a travaillé pour vous 1 Jobin.\u2014Joli travail.Jolui en forai mon compliment un do ces jours, quand il repassera.C\u2019est comme si, après m\u2019avoir jeté un pot à Ileurs sur ta tête, il me demandait une indemnité pour la casso.il peut en rire.Permettez-moi d\u2019en rire.Le Juge.\u2014Mais enfin, que lui reprochez-vous 1 Jobin.\u2014Voici le fait; il est odieux., Je suis abonné au Corsaire depuis cinq ans.cotte feuille me plaît.elle est fort gaie, je suis fort gai, nous sommes faits l\u2019un pour l\u2019autre.(Rires.) Un jour, il me prit l\u2019envie de faire relier ma collection.j\u2019ai eu l\u2019imprudence de la confier à cet être (il montre son adversaire).Ça s\u2019intitule relieur, ça.si ça ne fait pas suer.Faites des flottes de foin, mon cher, reliez des asperges.mais des livres, plus souvent ! (On rit).Le Juge.\u2014Modérez vous, et n\u2019insultez personne.Jobin.\u2014C\u2019est vrai, je m\u2019exalte, j\u2019ai tort.Je reviens au fait.Ce délicieux, ce charmant, cet adorable relieur.c\u2019est écrit sur sa boutique, parole d\u2019honneur : M D., relieur.Enfin, ee délicieux, ce charmant, cet adorable relieur me garda ma collection trois mois : premier grief.Je continue.Au bout de eo laps de temps, il me la rapporte rognée, à ce qu\u2019il disait ; j\u2019examine la fourniture.Au dehors, ça pouvait encore passer., mais voilà que je m\u2019avise d\u2019ouvrir un volume.(Elevant la voix.) Oh ! grands dieux ! qui; vois-je 1 pas de marge, pas la moindre petite marge.Bien mieux, l\u2019impression même était rognée.l\u2019instrument tranchant avait moi du sur presque toutes les colonnes.Le Relieur.\u2014C\u2019cst faux ! Jobin.\u2014Ah! c\u2019est faux.Je suis enchanté que vous ayez dit ça.J\u2019ai ici la preuve ; j\u2019ai apporté un volume de ma malheureuse collection.(Au juge.) Vous allez voir dans quel état il l\u2019a mise.et si ça ne crie pas vengeance.Tenez, je vais vous citer des exemples sur dillérentes divisions du journal.Com- UNE RENCONTRE IMPRÉVUE I\u2018 i\u2019 V;;' ¦' \u2022; £mt \u2018mmmm WsmJ Il se battait les lianes de la queue, et, son regard, si endormi d\u2019ordinaire, avait une expression féroce.Je compris qu\u2019il convoitait les oiseaux et j\u2019eus un instant la pensée de les prendre tous les cinq.Mais j\u2019avais si bien encombré ma cage qu\u2019ils n\u2019y auraient pas tenu.Je Ils un geste do menace et j\u2019agitai vivement le pied do vigne.Minet gronda, miaula, mais ne lâcha pas prise.Je lui paraissais peu redoutable sans doute.Il était parvenu â la hauteur du nid.En me penchant un peu, je pouvais presque l\u2019atteindre.J\u2019essayai.Mais la chaise perdit l\u2019équilibre.Je me raccrochai au rosier, la douleur me lit lâcher prise et je tombai le nez dans les opines, entraînant le chat et le nid avec moi.Je me relevai furieux.Le chat s\u2019était acculé contre la muraille et semblait prêt a s\u2019élancer.Je suivis la direction de son regard.Un oisillon, le plus faible, était lû, par terre, essayant en vain de prendre son vol pour aller rejoindre ses frères sur le cognassier où ils s\u2019étaient réfugiés.Sans m\u2019occuper des épines qui m\u2019étaient restées dans le visage, je m\u2019avançai.Moi aussi, je vou- J\u2019eus un bon accès de fièvre et je dus garder le lit pendant quelques jours.Ma mère m\u2019entourait de soins aussi tendres que de coutume ; mon frère et ma sœur venaient ;oiier avec moi, tante Marie passait de longues heures auprès de mon lit, mais il semblait qu\u2019on se fût donné le mot ; personne ne m\u2019adressait une question.Et moi, qui avais sans cesse le chat devant les yeux, je n\u2019osais rien avouer ni rien demander.Enfin ma santé se rétablit et je pus retourner chez tante Marie.Des friandises de toute sorte m\u2019attendaient.L\u2019habit de velours et le cheval mécanique étaient arrivés de la veille.Mais j\u2019étais triste.Un remords m\u2019oppressait et gonllait mon cœur d\u2019un chagrin si gros, si lourd à porter, qu\u2019au bout d\u2019un moment je n\u2019y tins plus.J\u2019appuyais ma tête sur les genoux de tante, et, sans la regarder, je demandai, tout bas, comme si j\u2019allais encore parler du nid : \" Le chat ?.qu\u2019est-il devenu ?\u2014 I l est mort.\u201d Je frissonnai.J\u2019avais jusqu\u2019ici vaguement espéré le contraire, ayant entendu diro souvent que Tante m\u2019avait pris par la main.Elle m\u2019entraîna doucement, sans paraître remarquer mon trouble.Le rosier était chargé de fleurs, le sol ni la muraille ne gardaient les traces du sang répandu.Il ne manquait que les fauvettes et le chat noir.\u201c Où l\u2019a-t-on mis ?murmurai-je en cachant ma tête dans la robe de tante.\u2022 \u2014Là,\u201d me dit-elle, en me montrant, au pied du cognassier, une place où l\u2019herbe poussait haute et drue.Je soupirai.Alors, tante Marie m\u2019enleva dans ses bras et me dit entre deux baisers : \u201c Tu es trop petit pour comprendre, mais rap-pelle-toi bien ce que je vais te dire, parce que,.quand tu auras grandi, je ne serai plus là pour te le répéter, peut-être.\u201c Sois toujours indulgent pour les fautes des autres, mon ange.La cage se trouve si souvent à côté du pavé !.\u201d Comme c\u2019est loin, tout cela ! Pourquoi vieillit-on ?Pourquoi ces tendresses bénies vous laissent-elles en chemin?.\tPierre Perrault, LE SAMEDT 9 MIRAGE Dans l\u2019onde donnante des âges, Reflet du ciel au flot resté, Flotte l\u2019ombre des doux visages Qu\u2019immortalisa la beauté.La longue chevelure d\u2019Eve Et d\u2019Hélène le front charmant, Ainsi qu'au lac profond d\u2019un rêve, S\u2019y mirent éternellement.Bérénice y sourit encore Kt le regard d\u2019or de Thisbé, Comme une pèche «le l\u2019aurore, Y demeure à jamais tombé.l'ortia, la belle Romaine, De son teint y sème les lis, Et Lesbie en pleurs y promène Ses traits par les baisers pâlis.Et, comme en un livre on vient lire.Le regret «les écarts passés, Leurs noms qu\u2019a consacrés la lyre Jamais n\u2019en seront effacés.Pourtant leur beauté proclamée Par l'écho d\u2019immortels concerts.Ne saurait pas être nommée Près de la beauté que je sers.O toi dont le charme dépasse Tout ce dont les yeux sont charmés, Tout ce que le temps et l\u2019espace Ont eu de trésors enfermés ! O toi dont la splendeur est telle Que, par un penser surhumain, On te prend pour une immortelle Qui ties vieux perdit le chemin ! O beauté qui fait mon supplice, de veux qu'en ce miroir flottant Près «le ton image pâlisse L'image des belles d\u2019antan ; Et, qu'en cet océan du rêve, Se reflète ton front vainqueur Comme la lune (pii se lève Parmi les étoiles en clucur.A lot A N H SlI.V EST K K LE RETOUR A L\u2019A N Cl KX NE MAISON D\u2019ETE wmmsm Av* SÈÊSStj www ¦'FM {un.A y W -y.- ÜM mm imm&éàité H IM jMMiiMnrî .T,, \u2022¦¦\"¦AU ¦C71 U - \" : : l#àl Polity si' BVW'/V, ~ * \u2018 WüirS \u2019\t'¦'F u .vu ; Mr ï W\u2018- î.r*H»i 3 4M .V- Lv.kjl ;iiiü ¦ v.a mm % » pipi Y U, A; « mm RM PJtW.,>4i \u2018V.H' «fi?H.r-gw>:q Minnie.\u2014 Oh ! Vous avez gardé mes petits poulets île l\u2019an dentier ! Vont-ils me reconnaître\u2019 LE CHEVAL DE Col USE ET LE TROTTEUR Le cheval de course n\u2019est pas une institution républicaine, le cheval trotteur en est une.Il n\u2019y a que les gens très riches qui puissent entretenir des chevaux de course, et chacun sait qu\u2019ils les gardent surtout comme dos instruments de jeu au même titre que les tables de roulette.Il est un produit de deux phases de la société,\u2014ou une civilisation excessive, corrompue, comme il s\u2019en trouve dans les riches aristocraties et dans la vie insouciante des habitants des frontières et des aventuriers, ou la demi barbarie d\u2019une civilisation qui s\u2019est fondue dans ses éléments primitifs.Le vrai républicanisme est rude et sévère ; son essence n\u2019est pas dans les formes de gouvernement, mais dans l\u2019omnipotence de l\u2019opinion publique qu\u2019il développe.Cette opinion publique ne peut empêcher le jeu aux dés ou sur les rentes, mais elle peut le réduire, et elle le réduit fi un calme relatif.Mais la course de chevaux est la façon la pi us populaire de jouer ; avec toutes ses immenses attractions pour les sens et l\u2019imagination, le déguisement qui la couvre est trop léger, et chacun sait où elle veut en venir.Ses partisans sont les familles distinguées du Sud\u2014charmantes gens, sans doute, mais pas foncièrement républicains, au sens où nous entendons ce mot \u2014queloues millionnaires du Nord, plus ou moins garnis de millions, qui ne représentent pas le vrai peuple, enfin la cohue do sportsmen, dont les meilleurs sont habituellement des oisifs, et les pires de très mauvais voisins à avoir près do soi dans une foule ou à rencontrer dans une allée sombre.En Angleterre, par contre, ù cause des institutions aristocratiques, les courses do chevaux se développent assez naturellement ; la passion qu\u2019elles inspirent s\u2019étend, du haut en bas, dans toutes les classes, depuis la reine jusqu\u2019au marchand de pommes.Londres, le jour du Derby, ressemble ù un épi do maïs égrené ; pas un employé, à même de so procurer de l\u2019argent pour louer une selle recouvrant une vieille rosso, qui puisse s\u2019asseoir, le lendemain, sur son tabouret do bureau sans faire la grimace.Eh bien ! c\u2019est le cas de comparer, un instant, le cheval de course avec le trotteur.Le premier est utile, par hasard, mais de son essence, c\u2019est un article de pari, tout comme le drôle de petit compère du joueur de gobelets.Le trotteur est essentiellement et quotidiennement utile, et ce n\u2019est que par hasard qu\u2019il devient un instrument aux mains des sportsmen.Quelle meilleure raison vous faut-il pour expliquer que le cheval de course est surtout cultivé et atteint sa plus haute perfection en An- gleterre, et que les trotteurs d\u2019Amérique battent ceux du monde entier?Partout où va le trot teur, il emporte dans son train les omnibus animés, les gaies charrettes de boulangères\u2014et portant les petits pains chauds, l\u2019amusant fourgon du boucher, le vif cabriolet, la saine promenade d\u2019après dînée avec femtno et enfants,-\u2014toutes les formes de la bonté morale, excepté la vérité, qui est incompatible avec toute manifestation chevaline.Le cheval de course emmène avec lui le jeu, les imprécations, les jurons, les parties de boisson, les repas aux huîtres, et un dégoût pour les humbles cornottes et les vertus du moyen-lige.Ah ! en passant, laissez-moi vous demander de ne pas appeler course un match au trot, et de no pas parler d\u2019un cheval de race comme pur sang, à moins qu\u2019il n\u2019ait été récemment pldébotomisé.Je consens ù ce que vous disiez cheval de sang, si cela vous plaît.Quand on veut devenir philosophe, il no faut pas se rebuter des premières découvertes allli-geantes qu\u2019on fait dans la connaissance des hommes.11 faut, pour les connaître, triompher du mécontentement qu\u2019ils donnent, comme l\u2019anatomiste triomphe de la nature, de ses organes et do son dégoût, pour devenir habile dans son art. LE SAMEDI LES PLAGES El N DE SIECLE / _________ ( \u2019 y LA.GLACE CONSERVEE Dans les années où les gelées sont rares, mais où la neige abonde, on peut garnir les glacières à peu de frais en comprimant la neiye.Une presse à briques continue ou quelque autre appareil du même genre sullit parfaitement pour cela.On mélange convenablement avec la neige une très petite quantité (environ 10 0 en poids) d\u2019eau aussi froide que possible, puis on soumet le tout à la pression la plus vigoureuse, tandis qu\u2019on maintient la presse tics froide à l\u2019extérieur au moyen d\u2019un mélange de glace et d\u2019eau.On peut de cette manière obtenir des masses de glaces très dures et très fermes qui se conservent très bien et reviennent trèi bon marché.Ces briquettes ont en plus l'avantage de s\u2019arrimer parfaitement dans la glacière, sans ' lajsser ces vides qui permettent à l\u2019air d\u2019y circuler et d\u2019activer la fonte de la provision.LA LIMACE Le changementde modes est l\u2019impôt que l\u2019industrie du pauvre met sur la vanité du riche.AU COURANT La tan ft.Comment aimes-tu l\u2019endroit, Lina?Lina.\u2014Horrible ! Il n\u2019y a pas un homme ici.S()U8 LES TOITS Lorsque le ciel pleure sa pluie, Que l'hirondelle s'est enfuie Sous les toits ; ( >11 «lime le foyer qui brille, La flamme qui craque et pétille, Sous les toits.Lorsque sous la plaque rougie, Le gai grillon se réfugie Sous les toits, Sa gamme touchante et plaintive Vous plaît, vous charme, vous captive, Sous les toits.Lorsqu\u2019à ma vitre qui se gèle, Le rouge-gorge bat de l\u2019aile Sous les toits, .LentCouvre vite ma fenêtre, Hour accueillir ce petit être, Sous les toits.Quand la bise souille, plus forte, Kt qu'un pauvre frappe à ma porte, Sous les toits.«l\u2019accours, j'ouvre et lui donne vite, Ihm pain, bon feu, mon meilleur gîte, «Sous les toits.Qu\u2019il grêle, qu'il pleuve ou qu\u2019il tonne, Que le vent mugisse ou frissonne, «Sous les toits, \u2022 le chante le bonheur sur terre, Le vin qui coule dans mon verre, Sous les toits.Sous les toits j'aime la quiétude, Kt j'adore la solitude \u2022Sous les toits ; Loin du tumulte et de la foule.Mon temps passe vite et s'écoule, Sous les toits.«l'aime au ciel l'étoile qui brille, Avec mes oiseaux je babille Sous les toits ; Avec mes souvenirs je cause.Pourtant il me manque une chose, Sous les toits : (\u2019\u2019est l'amour, ce charmant mystère, ( îa/.ouillant son hymne légère, Sous les toits ; C\u2019est une femme, c'est un auge, Au chant plus doux que la mésange, Sous les toits.Ah ! si j'osais son nom vous dire.Mais non ! je me tais et soupire Sous les toits ; .le soutire une douleur mortelle ; «le l'aime, car c'est la plus belle, Sous les toits ! Ai.U but La vu; n k.LKS NICHES SOCIALES On pout considérer l\u2019édifice métaphysique de la société connue un édifice matériel qui serait composé de différentes niches, ou compartiments, d\u2019une grandeur plus ou moins considérable.Les places avec leurs pré rogatives, leurs droits, etc., forment ces divers compartiments, ces diflé-\t________________ rentes niches.Elles sont durables et les hommes passent.Ceux qui les occupent sont tantôt grands, tantôt petits, et aucun ou presque aucun n\u2019est fait pour sa place.Là, c\u2019est un géant, courhé ou accroupi dans sa niche ; là, c\u2019est un nain sous une arcade : rarement la niche est faite pour la stature.Autour de l\u2019édifice circule une foule d'hommes de différentes tailles.Ils attendent tous qu\u2019il y ait une niche de vide, afin de s\u2019y placer, quelle qu\u2019elle soit.Chacun fait voloir ses droits, c\u2019est-à dire sa naissance, ou ses protections, pour la proportion qui existe entre la niche et l\u2019homme, entre l\u2019instrument et l\u2019étui.Les concurrents mêmes s\u2019abstiennent d\u2019objecter à leur abversaire cette disproportion.FABLE Une affreuse imace, erreur «le la nature.Un jour allait à l\u2019aventure.Or, ee jour-là, l\u2019ami soleil, Brillant d'un éclat sans pareil, Faisait luire sur le brin d'herbe Kt dans le calice des Heurs Les perles, les rubis de la rosée en pleurs.Enfin c\u2019était joui superbe.Dame limace, étant «lu même avis (pic nous.Trouvait de son côté le ciel beau, le temps doux Comme elle avait été malade, Dans sa cervelle d'animal Elle s'était «lit : \u201cC\u2019est égal, \u201c Un petit tour de promenade \u201c Ne peut pas me faire de mal.Elle allait donc joyeuse et bayant aux corneilles, Regardant voler les abeilles Et les papillons éclatants, Sur la fleur fraîchement éclose et vierge encore Qui le matin s\u2019ouvrit au baiser de l'aurore, Amants chéris quoiqu\u2019inconstauts.Mais l'aspect de gens si contents Lui rendit sur-le-champ son humeur naturelle.\u201c N\u2019est-ee pas dégoûtant ! fit-elle, \u201c De voir tous ces papillons malappris \u201c Me regarder avec mépris ! \u201c Et cependant je suis un vrai modèle \u201c Dans mon genre et ma valeur ! \u201c Hier un escargot m\u2019a dit (pie j\u2019étais belle.\u201cSi j'étais quelque sotte fleur, \u201c Ils viendraient tous me caresser de l\u2019aile \u201c Bien «pie tant de mauvais goût \u201c Ne m\u2019étonne pas «lu tout, \u201c L\u2019injure n'en est pus moins grave.\u201c Puisqu'on ose ainsi m\u2019outrager, \u201cSur les fleurs je veux me venger, \u201c En les salissant «le ma have.\u201c A la rescousse ! Soyons brave ! \u201d En achevant ces mots, voilà Notre limace Partie en chasse, Afin «l'exécuter au plus t«\u2018»t sa menace, Quand une poule, qui par là Flânait par hasard, l'avala.Que de limaces dans ee monde Salissent de leur bave immonde 'l\u2019ont ee (pii se fait remarquer.'l\u2019ont ce «pii brille dans la foule ! Et pas de poule Pour les croquer ! tî.Boisson.Madame Sainfoin désignant nm, de ses lionnes amies.\u2014 il paraît que son mari est allé prendre les eaux à Saratoga ?Monsieur liumard.\u2014Tout ee (pie je sais c\u2019est qu\u2019il prenait fort bien les cocktails hier à Vaudreuil.Ceux qui ne donnent que leur parole poui garant d\u2019une assertion qui reçoit sa force de ses preuves, ressemblent «à cet homme qui disait : J\u2019ai l\u2019honneur de vous assurer que la terre tourne autour du soleil.UNE IDYLLE LES GLANDS Le gland a une valeur alimentaire très appréciable.11 ne convient pas seulement aux porcs, mais aux chevaux, aux moutons et aux volailles.Quelques autours affirment que, pour les chevaux un sac de glands vaut largement un sac d\u2019avoine.Quant aux volailles, quelques-unes, comme les canards et les dindons, les avalent en entier, les poules s\u2019en montrent très friandes quand ils sont coupés ou concassées.C\u2019est pour la basse-cour une nourriture fort hygiénique.Le gland a des vertus astringentes depuis longtemps reconnues ; et bien des maladies qui se manifestent chez les poules épuisées par une ponte trop longue seraient écartées par la consommation de ce fruit.En apprenant à connaître les maux de la nature, on méprise la mort ; en apprenant à connaître les maux de la société, on méprise la vie.K l Mi ner de front scs amours et sis foins, LE SAMEDI 11 TXZDsT JEU STUPIDE (Mémoires d'une débutante au cricket.) Jz ¦' W U \u2014Ils étaient un tas «le jeunes gens qui voulaient absolument me faire jouer une partie de cricket.\u2014 .1 attendis ijut; la balle touchât terre et alors je me retournai vivement pour la frapper.n i1 \u2014Jamais homme no fut plus surprit que le monsieur derrière moi «pii reçut mon coup «le bâton sur l'épaule.Kst-ee «ju\u2019on n\u2019a pas le droit «le frapper cumule ça nom plait ?\u2014Alors, je pris ma course pour changer de but ; mais je retournai en route.L\u2019autre tille «pii venait prendre le mien eut le tort de ne pas faire la même chose et elle se trouva sortie du jeu.J\u2019ignore pourquoi elle s\u2019en est prise à moi.\u2014Puis, je manquai la balle ; mais je l\u2019arrêtai avec ma robe.\u2014 L'arbitre eut l'impertinence «le me dire .-mes : ainsi la philosophie la plus grave et la plus austère ne se montrait qu\u2019avec un visage liant.Cela paraît encore par les danses mysté-i lenses des prêtres, que les païens avaient mêlées dans leurs cérémonies pour les fêtes des dieux.Tous ces arts qui consistent ou dans les sons mélo lieux, ou dans les mouvements du corps, ou dans les paroles, en un mot la musique, la danse, l\u2019éloquence, la poésie, ne furent inventés que pour exprimer les passions, et pour les inspirer en les exprimant.Par là on voulut imprimer de grands sentiments dans l\u2019âme des hommes, et leur faire des peintures vives et touchantes de la beauté de la xertu et de la diiiormité du vice : ainsi tous (.s arts, sous l\u2019apparence du plaisir, entraient dans les desseins les plus sérieux des anciens pour la morale et pour la religion.La chasse même ¦¦tait l\u2019apprentissage pour la guerre.Tous les plaisirs les plus touchants renfermaient quelque le^on de vertu.De cette source vinrent dans la Grèce tant de vertus héroïques admirées de tous les -i., les.Cette première instruction fut altérée, il t-i vrai, et elle avait en elle-même d\u2019extrêmes defauts.Son défaut essentiel était d\u2019être fondée sur uue religion fausse et pernicieuse.En cela, b » Grecs se trompaient, comme tous les sages du inonde plongés alors dans l\u2019idolâtrie ; mais s\u2019ils se .paient pour le fonds de la religion et pour le le i\\ des maximes, ils ne se trompaient pas pour la tnansère d\u2019inspirer la religion et la vertu : tout y était sensible, agréable, propre à faiee une vive impression.DE LA CONVERSATION Ce qui fait que peu de personnes sont agréables dans la conversation, c\u2019est que chacun songe plus à ce qu\u2019il a dessein de dire qu\u2019à ce que les autres disent, et que l\u2019on n\u2019écoute guère quand on a bien envie de parler.* * * Evitons surtout de parler souvent de nous-mêmes, et de nous donner pour exemple.\u2022* * * Rien n\u2019est plus désagréable qu\u2019uu homme qui se cite lui-même à tout propos.* * * 11 ne faut jamais rien dire avec un air d\u2019autorité, ni montrer aucune supériorité d\u2019esprit.Euyons les expressions trop recherchées, les termes durs et forcés, et ne nous servons point de paroles plus grandes que les choses.Il n\u2019est pas défendu de conserver ses opinions, si elles sont raisonnables.Mais il faut se rendre à la raison aussitôt qu\u2019elle paraît, de quelque part qu\u2019elle vienne.Elle seule doit régner sur nos sentiments ; mais suivons la sans heurter les sentiments des autres, et sans faire paraître du mépris de ce qu\u2019ils ont dit.* * On déplaît sûrement quand on parle trop long-temps et trop souvent d\u2019une même chose, et que l\u2019on cherche à détourner la conversation sur des sujets dont on se croit plus instruit que les autres.Il faut entrer indifféremment sur tout ce qui leur est agréable, s\u2019y arrêter avant qu\u2019ils veulent, et s\u2019éloigner de tout ce qui ne leur convient pas.* * * Observons le lieu, l\u2019occasion, 1 humeur où se trouvent les personnes qui nous écoutent ; car, s\u2019il y a beaucoup d\u2019art à savoir parler à propos, il n\u2019y en a pas moins à savoir se taire.Il y a un silence éloquent qui sert à approuver et à condamner ; il y a un silence de discrétion et de respect ; il y a enfin des tons, des airs et des manières, qui font tout ce qu\u2019il y a d\u2019agréable ou de désagréable, de délicat ou de choquant dans la conversation.Mais le secret de s\u2019on bien servir est donné à peu de personnes.Ceux même qui en font des règles s,y méprennent souvent ; et la plus sûre qu\u2019on puisse en donner, c\u2019est écouter beaucoup, parler peu et ne rien dire dont on puisse avoir sujet do se repentir.Il ( 1er Si lUemhrr.) .I j>n - mil hrillaiih saison tic noirci s et d'excursions. LE SAMEDI 1 MAXIMES ET PENSÉES Ce qui explique le mieux comment le malhonnête homme, et ' \u2018iis même le sot, réussissent presque toujours mieux dans le monde que l\u2019honnête homme et que l\u2019homme d\u2019esprit, à faire leur chemin, c\u2019est que le malhonnête hommo et le sot ont moins de peine à se mettre au courant et au ton du monde, qui, en général, n\u2019est que malhonnêteté et sottise ; au lieu que l\u2019honnête homme et l\u2019homme sensé, ne pouvant pas entrer sitôt en commerce avec le monde, perdent un temps précieux pour la fortune.Les uns sont des marchands qui, sachant la langue du pays, vendent et s\u2019approvisionnent tout de suite ; tandis que les autres sont obligés d\u2019apprendre la langue de leurs vendeurs et de leurs chalands, avant que d\u2019exposer leur marchandise, et d\u2019entrer en traité avec eux ; souvent même ils dédaignent d\u2019apprendre cette langue, et alors ils s\u2019en retournent sans étrenner.Il en est de la valeur des hommes comme do celle des diamants, qui, à une certaine mesure de grosseur, de puiété, de perfection, ont un prix lixe et marqué ; mais qui, par delà cette mesure, res tent sans pi i \\, et ne trouvent point d'acheteurs.A LA RIVIÈRE DU LOUP \u2022 ?.H «Slf rfSÜâSa »\t» - r .J rr>* ' .ÿ, ' ViîilqÙ,\u2019/ f V?t \u2018:1 y.Xss-a:; ¦imm U'f îeg|§ LE PREMIER PIQUE-NIQUE.LARME D\u2019ENFANT pour détruire les puces L\u2019AME ET LE CORPS SON NKT Une grosse larme avec grace A glisse «le les jolis yeux.Mais, avec un baiser joyeux.Je veux en effacer la trace.Nous faisons vilaine grimace Kn pleurant, nous autres, les vieux.Nos pleurs, vois-tu, sont sérieux ; ('\"est le dégoût «pii les amasse.Mais L\u2019 TDK AL FAUT ET K B NEC! UK POU U PIQUER UNE TET! ,\\v Sambo.\u2014Vous allez voir ce que c\u2019est qu'un plongeur, mademoiselle Boule-dc-Noigc.'mèzr- \u2018j âjSSS ii® II \u2014Tonnerre de chien malade ! surface sous le quai.C\u2019est dur de revenir ù la PLUS FORT QUE TARTARIN ssis à une table d\u2019hôte, à Toulouse, deux gascons discouraient.11 était question de chasse et chacun sait que sur cette question passionnante, l\u2019imagination d\u2019un chasseur ne reste jamais à court.Nul n\u2019ignore, encore, la rivalité qui, de tous les temps, exista entre la Provence et la Gascogne.Où l\u2019on dit.tue, l\u2019autre répond : assomme.Il faut bien, n\u2019est-ce pas, sauver l\u2019honneur du pays et si le provençal exagère, le gascon ne se laisse pas damer le pion.Or, à table, nos voyageurs en étaient venus à parler de Tartarin.\u2014Bast ! dit l\u2019un, ils m\u2019agacent avec les exploits de Tartarin.Toujours cetto exagération ridicule d\u2019aventures à la portée de tout lo monde.Ce Daudet n\u2019en fait jamais d\u2019autres.\u2014Ah ! s\u2019il était né à Audi ! dit le second convive ! \u2014 S'il était né ù, Auch ! c\u2019est moi qui serais célèbre, car je m\u2019en llatte, mon aventure au Ixamtschatka est autrement intéressante que celle de Tartarin sur les Alpes.\u2014Contez-moi ça.\u2014Je le veux bien.ça me soulagera un peu.Vous savez que j\u2019ai fait le commerce des peaux.\u2014Non, vous ne me l\u2019avez jamais dit.\u2014Eh bien, je vous l\u2019apprends.donc, pour mon commerce j\u2019étais allé au Ivamts cliatka, qui est la rue aux ours de ce pays.J\u2019avais fait connaissance avec les plus habiles chasseurs du pays, et nous voilà partis pour la chasse à l\u2019ours ; nous étions seize hommes, et un notaire de Melun, qui était venu pour son agrément.\u2014 Un notaire de Melun ! tiens, j\u2019en ai connu un.\u2014Comment le nommes-tu ?\u2014Je n\u2019ai jamais su son nom.\u2014Ni moi non plus.\u2014C\u2019est le même.Continuez.Les deux premiers jours de notre chasse, il n\u2019y avait pas à se plaindre, nous n\u2019attrapons rien.rien que des engelures.Le troisième jour nous découvrons une manière de trou, de caverne, dans les rochers ; nous y entrons tous les seize, et le notaire.L\u2019endroit était grand, bien commode, mais on ne pouvait pas s\u2019y tenir debout.Bientôt nous entendons ù la porte de l\u2019établissement un grand remue ménage.\u2014Quoi donc 1 \u2014 C\u2019étaient les ours qui rentraient chez eux.Nous étions dans leur tannière.\u2014Cristi ! la position était délicate.Continuez.\u2014Nous n\u2019avons que le temps de rouler des quartiers de roche à l\u2019entrée do la caverne ; ce sont les ours qui nous cernent, ils sont devenus chasseurs, nous sommes devenus gibier.Voilà une permutation pénible pour seize particuliers et un notaire de Melun, qui était venu pour son agrément, \u2014Ah ! je plains le notaire.\u2014Nous sommes restés huit mois, mon ami, bloqués dans cette caverne.\u2014Et comment avez vous donc vécu, mon Dieu ?\u2014 Assez bien encore.De temps en temps, nous parvenions à tuer un ours, nous le mangions, et je gardais la peau, et eux, de temps en temps, ils croquaient un de nous ; mais sans garder la peau ! Nous mangions des ours, les ours nous mangeaient.\u2014Vous boulottiez, ça allait.\u2014Mais ça ne pouvait pas aller longtemps comme ça.Au bout de sept mois, sur seize que nous étions, ils en avaient dévoré quinze.\u2014Quinze!.Continuez.\u2014Te figures-tu les angoisses de ma position 1 Me voilà seul dans l\u2019obscurité, avec le notaire qui était un homme triste et de peu de moyens.\u2014Bah ! un notaire ! Vous me surprenez.\u2014Enfin, les ours trouvent un autre domicile et disparaissent.Je dis au notaire : Filons ! Je lui monte sur le dos les fourrures que j\u2019avais économisées, en lui disant : \u201c Vous êtes notaire, c\u2019est un dépôt sacré.\u2019\u2019 Je n\u2019avais pas fait trois cents pas, que mon camarade, qui no pouvait pas courir très vite.\u2014Vu les devoirs de sa charge.\u2014Se trouve en grande discussion avec un ours énorme, qui lui barro le passage et le croque net.\u2014Le notaire ?\u2014Qui était venu pour son agrément.\u2014Eh ben, il en a eu ! Ah ! je le regrette ! \u2014Et moi donc, je pleure quand j\u2019y pense.Six peaux magnifiques !.Je me sauve à toute jambes ; mais voilà que l\u2019ours se met à mes trousses, me rojoint, me happe le mollet, et se sauve avec cotte proio ; do façon que j\u2019ai un mollet au Kumts-cliata et l\u2019autre ici, à sa place.\u2014Il est certain que Tartarin n\u2019eut jamais ses mollets à pareille distance ! \u2014 Eh bien, cetto distance me fait plaisir, et si jamais le public apprend mon aventure.\u2014 Daudet est enfoncé !.\u2014Quelle revanche pour la Gascogne ! DOMESTIQUE COMME IL N\u2019Y EN A PAS \u201cMorbleu! dis je un jour à mon domestique, c'est pour la troisième fois que je vous ordonne de m\u2019acheter une brosse ! Quelle tête vide ! quel animal ! Il ne répondit pas un mot ! il n\u2019avait pas répondu la veille à pareillo incartade.\u2014Il fut si exact ! disais je ; je n\u2019y comprends rien.\u2014\u201c Allez chercher un linge pour nettoyer mes souliers,\u201d lui dis-je en colère.Pendant qu\u2019il allait, je me repentais de l\u2019avoir ainsi brusqué.Mon courroux passa tout à fait, lorsque je vis le soin avec lequel il tâchait d\u2019ôter la poussière de mes souliers sans toucher à mes bas : j\u2019appuyai ma main sur lui en signe do réconciliation.\u2014 \u201c Quoi ! dis-je alors en moi-même, il y a donc des hommes (pii décrottent les souliers des autres pour de l\u2019argent 1 \u201d Ce mot A'argenl fut un trait do lumière qui vint m\u2019éclairer.Je me souvins tout à coup qu\u2019il y avait longtemps que je n\u2019en avais point donné à mon domestique.\u2014\u201c Joannetti, lui dis-je en retirant mon pied, avez-vous de l\u2019argent ?\u201d Un demi-sourire de justification parut sur ses lèvres à cette demande.\u2014\u201cNon, monsieur; il y a huit jours que je n\u2019ai pas un sou : j\u2019ai dépensé tout ce qui m\u2019appartenait pour vos petites emplettes.\u2014\u201c Et la brosse ?c\u2019est sans doute pour celai\u201d Il sourit encore, il aurait pu dire à son maître : \u201c Non, je no suis point une tête vide, un animal, comme vous avez eu la cruauté de le dire à votre fidèle serviteur.Payez-moi vingt-trois livres dix sous quatre deniers que vous me devez, et je vous achèterai votre brosse.\u201d Il se laissa maltraiter plutôt que d\u2019exposer son maître à rougir do sa colère.\u201cTiens, Joannetti, tiens, lui dis-je, cours acheter la brosse.\u2014Mais, monsieur, voulez vous rester ainsi avec un soulier blanket l\u2019autre noir?\u2014Va, te dis-je, acheter la brosse; laisse, laisse cette poussière sur mon soulier.\u201d \u2014 Il sortit ; je pris le linge,et je nettoyai délicieusement mou soulier gauche, sur lequel je laissai tomber une larme de repentir.\u2014 ( Voyage autour de ma chambre.) LA BELLE JEUNESSE ! i La maman.-Alice, on no doit pan parlor b un «'\u2022tranter; encore moins lui sourire.Alii't.Ce n\u2019est pas un étranger.Voilà «l*jà «leux lois que nous nous sommes rencontres.Nous sommes même Huucés. LE SAMEDI 1(5 XlVn^TJISS-A_lsrTEl V/Æ//M ¦ ¦ PMâ nm -\"'S V VS \u2019W y» >vv Wétm W&f/y?\\\\:\\*v;NV LAISSÉS DE COTÉ POUR CES MUSCADINS DE LA.VILLE.LA RÉCOLTE DU \u201cSAMEDI\u201d (A travers les journaux Parisiens) Sur la Cannebière : Ou cause campagnes militaires, blessures reçues.\u2014Eh bien! moi, dit.Marins, qui a le dernier la parole, c\u2019est bien simple.Mon corps n\u2019est qu\u2019un trou.La viande c\u2019est Vesneption.Aux portos d\u2019un théâtre : Un marchand de contremarques à un bravo départemental : \u2014Tenez, monsieur, voici un fauteuil d\u2019orchestre.Je vous le laisse à moitié prix.Lo provincial s\u2019exécute, puis consultant le tarif : Mais vous me vendez ce billet $2, il n\u2019en coûte qu\u2019une au bureau, et vous prétendez vendre moitié prix 1 \u2014Oui, monsieur, moitié prix au dessus ! Entendu sur le péristyle de la Bourse : \u2014-Quel est ce gros homme de mauvaise mine que vous venez de saluer ?\u2014 X., le banquier, compromis si souvent dans d\u2019audacieuses émissions.\u2014 Il est plusieurs fois millionnaire, à ce qu\u2019on dit.\u2014N\u2019exagérons rien, il jouit simplement d\u2019une malhonnête aisance.\u2014Monsieur, vous me fixez avec une insistance.\u2014Ah ! madame ! c\u2019est que vous avez de si jolis yeux.La voyageuse baisse son voile.\u2014Madame, c\u2019est de la cruauté ! me priver de la vue do ces yeux si tendres et si vifs à la fois ! \u2014Monsieur, vous vous occupez là de choses qui no vous regardent pas ! \u2014C\u2019est précisément ce dont je me plains, madame ! Amateurs éclairés : \u2014 C\u2019est au Louvre, devant le portrait de Jeanne d\u2019Aragon, par Raphaël : \u2014Oh ! Comment peut-on arriver à peindre comme ça 1 \u2014Peuh ! Quand on vous a bien montré ! Eu police correctionnelle : -\u2014Prévenu, qu\u2019avez-vous h ajouter pour votre défense 1 \u2014Rien, mon président, je m\u2019en rapporte à l\u2019équitation du tribunal.\u2014C\u2019est juste.On sait que nous sommes à cheval sur la loi.\u2014Comment, nourrice, vous sortez par ce froid atroce, avec un enfant aussi légèrement vêtu ?\u2014Il n\u2019a que six mois.Qu\u2019est-ce que vous voulez qu\u2019il comprenne à la température 1 Réflexion d\u2019un bohème : \u2014Je me demande, quand la fin du monde sera venue, ce qu\u2019on fera de toute la charcuterie qui restera dans les bou tiques.REGRETS A LA VIE Vous qui volez là-bas, légères hirondelles Dites-moi, dites-moi, pourquoi vais-je mourir?Oh ! l\u2019atlreux suicide ! oh ! si j\u2019avais des ailes, l\u2019ai ce beau ciel si pur je voudrais les ouvrir ! Dites moi, terre et eicux, qu'est-ce doue que l\u2019aurore ?Qu'importe un jour de plus à ce vieil univers?Ditesmoi, verts gazons, dites-moi, sombres mers, Quand des feux du mutin l'horizon si* colore.Si vous n\u2019éprouvez rien, qu\u2019uvez-vous doue en vous Qui fait bondir le eiettr et lléebir les genoux ?O terre ! à tou soleil qui doue t\u2019a fiancée?Que chantent tes oiseux ?que pleure ta rosée?Pourquoi tie tes amours viens-tu m\u2019entretenir?Que me voulez-vous tous, à moi qui vais mourir?LES MONDES INCONNUS La sirtnt traînant inn hottinr.Qu\u2019ont-ce quo ça pourrait blfin fitro LË SAMEDI PENSÉES DE VILLEGIATURE LE CONCERT DES ANIMAUX Des animaux que la musique est belle ! Leurs doux concerts m\u2019ont toujours atteu- [dri.Voyez d\u2019abord l\u2019aimable sauterelle: de suis ému lorsque j\u2019entends son cri.Quand le dindon en gloussant me réveille, Quand du pourceau la voix résonne au loin, Quand le canard nasille «\\ mon oreille.Kxtasié, je jouis dans mon coin : Kntcndez-vous ce long troupeau qui bêle, (Mièvres, moutons, cheval, oie, agnelets?Quelle harmonie! et comme elle se mêle Avec ensemble à celle des barbets ! Lorsque le bœuf dans un pré fait la basse, Kt que le bouc lui répond d\u2019un sommet, .le n\u2019ose dire en moi ce qui se passe ; Mais.mais ma voix à l\u2019unisson se met.Que j\u2019aime encor le chant de la grenouille, Lorsque l\u2019amour vient visiter son toit ! Kt le corbeau qui près d\u2019elle gazouille ! (\u2019\u2019est un duo plus charmant qu\u2019on ne croit.Les miaulements îles matous qui soupirent Les hurlements et des chiens et des veaux.Les paons, les coqs par leurs accords m\u2019at - [tirent ; Mais qu\u2019est-ce auprès de la voix des nioi- [neaux ?Aux cris touchante que vous venez d\u2019en- [ tendre de voudrais- bien joindre ceux des hiboux ; Mais je craindrais, si j\u2019osais l\u2019entreprendre, De provoquer de sinistres houhoux.( ( 'outre fi s plat/iuircs.) Un rossignol contait sa peine Aux tendres habitants des bois ; La grenouille, envieuse et vaine.Voulut contrefaire sa voix.\u201c Mes so urs, «\u2019\u2022conte/moi, dit elle.C\u2019est moi qui suis le rossignol ; N ous allez voir comme j\u2019excelle Dans le bécarre et le bémol.\u2019\u2019 Aussitôt la bête aquatique, Du fond de son petit thorax, Leur chanta pour toute musique Dr ré, ké, ké, kex.konx, koax.Ses compagnes criaient merveilles ' Kt, toujours Hère comme Ajax, Kilo cornait à leurs oreilles Dr ré, ké, hé, kex, koax, koax.Une d\u2019elles, un peu plus sage, Lui dit : \u201c Votre chant est fort beau ; Mais montrez nous votre ' âge, Kt volez sur ce jeune ormeau.Ma commère, l'eau qui me mouille M\u2019empêche d\u2019élever mon vol.Kh bien, demeurez donc grenouille, Kt laissez là le rossignol.\u201d d.l».Rousseau.¦ La nature a voulu que les illusions l fussent pour les sages comme pour les , fous, a lin que les pre miers ne fussent dus trop malheureux par leur propre «sagesse.RECEPTION PENTSTT^ISISTIE KAIRE DE L\u2019ART SANS LE SAVOIR LE ROSSIGNOL ET LA GR1 NOUILLE L< /Jioloi/ra/the.\u2014de v«.us en prie, monsieur ; ne bougez pas avant que je n\u2019aie pris votre portrait ! C\u2019est la plus superbe pose que j\u2019aie jamais vue.(FIVE O'CLOCK TEA.) ¦mfm 1 >\\ ji lm Sümm mm iïrïT ¦gags - VivV' ; vm.at f ' vAT.P-'V.ET - IEKÎ -i'iCr DANS UN GRENIER A FOIN QU\u2019ON EST SIEN A VINGT ANS! 7 is LE SAMEDI RECETTE INFAILLIBLE CONTRE L\u2019EPUISEMENT or5*?1 (A n bureau) Latn/ip/w,\u2014CitU| milles à pied tous les matins pour me rendre à mon travail î de crois que ça m\u2019épuise.Il est nécessaire que je prenne un congé.(En villégiature) -Le voilà, mon rongé ! L\u2019ARMÉE DES CROYANTS a â w>£>â MANIÈRE DE COUPER LE VERRE Voici comment vous pourrez tirer parti d\u2019une bouteille dont le \"oulot est cassé.Remplissez d\u2019huile le fond do la bouteille, jusqu\u2019à la hauteur où vous voulez qu\u2019ello soit nettement coupée ; posez-la sur une table bien horizontale, et pion-nez brusquement dans l\u2019huile l\u2019extrémité d\u2019un tisonnier rougi au feu ; vous entendez un claquement se produire, et vous constatez que la bouteille s\u2019est coupée régulièrement au ras du liquide.Vous transformez ainsi en un récipient présentable votre bouteille cassée ; un verre ébréché pourra do la môme façon être transformé en un verre neuf.En enlevant à diverses reprises une certaine quantité d\u2019huile et en coupant chaque fois la bouteille comme je viens de l'indiquer, vous découpez celle-ci en une série d\u2019anneaux de verre fort curieux.Comme le verre est un corps mauvais conducteur de la chaleur, il faut un certain temps, s\u2019il est épais, pour que la haute température communiquée à l\u2019intérieur de la bouteille se transmette au dehors et provoque la dilatation de la partie extérieure.Si l'élévation de température! est brusque1, comme elans IVxpérienceci-elessus, la dilatation ne peut se faire qu\u2019à l\u2019intérieur, et par suite il y a rupture!.C'esl la foi qui sauve.la fois que ça mord.C\u2019est pour cette raison eiu\u2019un verre froid se brise si nous y versons de l\u2019eau trop chaude, surtout si le verre est épais.Je parle, bien entendu, du verre ordinaire et non du verre trempé, dont le principal aventage est précisément de pouvoir supporter les brusques variations de température.On peut couper une bouteille en hélice avec un morceau de charbon de bois incandescent on y produisant une série de fentes, mais les lignes de rupture ne sont jamais bien nettes.On peut aussi rem- plir la bouteille d\u2019eau très froide et promener à l\u2019extérieur l\u2019extrémité du tisonnier portée au rouge ; c\u2019est l\u2019opération inverse do celle que nous avons indiquée plus haut.On peut aussi enrouler autour de la bouteille une ficelle dont on tire vivement les deux bouts de droite à gauche, en ayant soin qu\u2019elle reste toujours sur la môme ligne ; lorsque l\u2019échauffement est suffsant, on verse sur la bouteille de l\u2019eau froide et la casssure se produit suivant la ligne qui a été frottée.Voici un autre procédé : On se procure des bandes de papier buvard épais, de un quart de pouce à un demi-pouce de largeur, et de différentes longueurs.On mouille deux bandes, on les enroule autour du tube, de la bouteille ou du vase quelconque que l\u2019on veut couper.Il suffit qu\u2019elles fassent un tour, mais on peut les enrouler davantage.Elles ne doivent pas être placées trop près l\u2019une de l\u2019autre.Un inntervalle de un quart à trois huitièmes de pouce convient pour do grands diamètres ; pour un diamètre ; d\u2019un pouce, par exemple, il vaut mieux conserver moins d\u2019un quart de pouce On se dirige alors sur le verre, entre les deux pièces de papier humide, une flamme fine, de deux ou trois pouces de long, pendant quon tourne le verre lentement en gardant la pointe de la flamme entre les deux papiers.Dans l\u2019intervalle d\u2019environ une minute, les deux parties se séparent nettement suivant la ligne suivio par la flamme.A L\u2019USAGE DES COMMENÇANTS QUELQUES NOTES SUR LE CRICKET. LE SAMEDI n* HEUREUSE JEUNESSE Petits enfants, voici des rondes, Qu\u2019il dure peu.l\u2019â^e innocent Qui, secouant vos boucles Mondes, Chante en dansant ! Formez vos rondes ! cueillez l'heure ! Il vient à pas précipités, Le temps où l\u2019on chancelle et pleure, 1 )ansez, chantez ! Chantez ! votre voix, où sans crainte Le rire agite ses grelots, Deviendra grave pour la plainte Et les sanglots.fi m êJ m I Dansez ! jeunes âmes en fête ! La poussière pile, sans remords, Nos pieds font s\u2019envoler est faite Avec les morts.Mais vous n\u2019en savez rien encore, Chers petits enfants, jouissez De votre fugitive aurore.Chantez, dansez ! KltASOOIS CllITKK.Les vents favorisèrent les voiliers espagnols ; ils avancèrent rapidement.Mais l\u2019énorme distance qui les séparait des côtes orientales de l\u2019ancien continent dépassa toutes les prévisions du hardi navigateur.11 ne savait pas qu\u2019elle est trois fois plus grande que celle qui sépare l\u2019Europe de l\u2019Amérique.Les vivres s\u2019épuisaient ; la faim torturait les courageux marins.Après les souris et les rats, on dévora les objets en cuir détrempés dans l\u2019eau salée et rôtis sur la braise.Puis ces malheureux mâchèrent des copeaux de sapin ! Tant dit fatigues et de privations amenèrent le scorbut.Les gencives des hommes atteints de la maladie collèrent au point de h ur couvrir entièrement les dents.Dix-neuf marins moururent.Par une fatalité cruelle, l\u2019escadre passa au beau milieu des îles liaises et des îles Marquises, habitées et fertiles, sans voir ni les unes, ni les autres.Enfin on rencontra le groupes des Mariannes.Il était temps ! Les infortunés étaient à bout de forces ! Ces îles sont fraîches, ombragées, couvertes de palmiers, de bananiers, de cannes à sucre et de rizières.Les indigènes accouraient en grand nombre ; ils étaient d\u2019une hardiesse importune et soustrayaient adroitement une foule d\u2019objets.Il fallut les chasser et les tenir à distance.C\u2019est pourquoi les îles Mariannes furent surnommées Iles des Larrons.Le G mars 1021, Magellan aborda, dans la grande île Mindanoa, une des Philippines, où il fut tué dans un combat contre les habitants.Ses lieutenants, guidés par des indigènes, abordèrent ù l\u2019île de Jlornco.puis aux Jfoluques, où ils rencontraient les Portugais.Enfin, le S septembre 1 522, le dernier vaisseau de l\u2019escadre Magellan rentrait péniblement au port de Séville.Les cinq autres avaient péri.Ce navire avait fait le tour du monde ; il avait tenu la mer trois ans et vingt-huit jours.LE PREMIER VOYAGE AUTOUR DU MONDE TIKE TON II AS \u2019 ¦ .\u2018 ¦j^f-Arjg -fn! ¦ mmi - \u2022\u2022 / - : -î; mmm ?y A .A mm ¦»« 'A - -ar \u2019 \u2022 \u2019 ' \u201c3é***«l - Dans le siècle où l\u2019on fait le tour du monde en 68 jours, il est assez piquant de lire le récit du premier voyage autour du monde.Magellan partit d\u2019Espagne le 10 août 1519.Les officiers espagnols étaient mécontents de servir sous les ordres d\u2019un étranger.\u201c Où prétendez-vous nous conduire,\u201d lui disaient-ils, quand ils le virent se diriger vers le sud \u201c Ceci est mon affaire, répondit Magellan : votre devoir à vous est de me suivre.\u201d Cette fermeté leur imposa.Quatre mois après ils jetèrent l\u2019ancre dans la haie où plus tard s\u2019éleva la ville de Rio-de Janeiro ; ils renouvelèrent leur provision d\u2019eau, se procurèrent quelques vivres et se remirent en route.Il s\u2019agissait de trouver un passage conduisant au Grand Océan.Magellan explora les baies les plus importantes, et, par conséquent, n\u2019avança que lentement.Au mois d\u2019avril, qui en ces régions australes correspond ù l\u2019entrée de 1 hiver, le commandant en chef fit choix d\u2019une haie bien abritée.\u201c Nous hivernerons ici, dit-il, et nous attendrons le retour de la belle saison.\u201d L\u2019équipage se révolta.Magellan tint un langage ferme, se montra plein do confiance dans le succès de son entreprise, et réussit à calmer les matelots.Les olliciers seuls persistèrent dans leur rébellion.Magellan en fit pendre deux, et exposa un troisième sur la côte inconnue ; les autres se soumirent.Il restèrent dans cette baie cinq mois durant, et bientôt purent faire connaissance avec les indigènes.Le premier qui parut était d\u2019une taille gigantesque.11 dansait, chantait, et, pour faire preuve d\u2019intentions pacifiques, se couvrit la tête do sable.Sa figure était colorée de rouge ; des cercles jaunes encadraient ses yeux ; ses joues étaient ornées d\u2019un dessin grossier en forme do cœur.Il était couvert d\u2019une peau de lama ; ses pieds étaient enveloppés d\u2019une chaussure faite avec la peau du même animal, ce qui les faisait paraître très grands.Magellan le traita de patagon, c\u2019est-à-dire \u201c grand pied \u201d ; et ce nom est resté aux habitants de l\u2019extrémité sud de l\u2019Amérique.Le sauvage était en admiration devant les étrangers et leur demanda par signes s\u2019ils étaient descendus du ciel.On lui présenta une glace, il recula eflrayé.Un grelot et quelques perles lui causèrent une joie enfantine.Le mois d\u2019août ramena enfin le printemps, et on leva les ancres.Les vaisseaux souflraient beaucoup de fortes tempêtes, quand enfin on découvrit une baie particulièrement profonde ; bientôt on eut la certitude d\u2019avoir trouvé un passage entre les deux océans.Sur la rive gauche, les navigateurs aperçurent la nuit de grands feux, allumés par les indigènes, pour sécher des peaux.Les matelots appelèrent ce rivage Terre de feu et ce surnom lui est resté.Enfin le 20 novembre, après une navigation périlleuse à travers les écueils et les découpures du détroit, l\u2019équipage tout entier, debout sur le pont, saluait de cris de joie le Grand Océan ! Magellan avait hâte de quitter ces parages désolés et mit le cap sur le nord.A partir du 32e degré de latitude sud, la température était do jour en jour plus douce ; la mer était à peine ridée par le vent ; aussi Magellan lui donna-t-il le nom rassurant d\u2019océan Pacifique.Un poète, récitant à son jeune fils qui allait se coucher un poème qui commençait ainsi : Tyr tomba.l\u2019enfant s\u2019empressa de se déchausser.LES BELLES MARINIÈRES \u202220 LE SAMEDI UiS CRA N'I)S PO IRM ES L\u2019attkntk.l I\"'/\t\u2022\u2022uil s dont h \u2022 n i n a jamais vil le fond.Si Iheu lions , in.s tous de la même fange t elle il a du p* 11 n dans une argile étrange Kt\tn oleil irrité < 'et \u2022 tie, «jin I ipi\u2019il oit.ou l'aigle, ou I hirondelle.L'UI n« s.un n' plo .m «Mi mil ni aile, lit «pu n |h.n tout Lien ipLun mot : la liLerté.A1.1 k 1; 1 » ni; M i sskt.MAXIMIS I.L l\u2019KNSftEK LE PLAISIR A OUTRANCE AUX BAUX UN JOUI.DK PLUIE.iMfilll WWji'P\" h|i rSi\\ mm mh 'î&fr-' mm /¦ex y wa«j ¦hj':, !f,r >¦ W\u2019Â- Kn voyant Ci.'m.luis le commencement .lu \\\\ I.ilèolp, imliquei hl\u2019esprit humain la marche doit aivro .r .instruire l\u2019édilFoo des ici., on .lin iua d'admirer lus grands liomiiK s i|ui lui ont .uccédé, tels que Bayle, Locke, et.- Il leur distribue d\u2019avance le terrain anils '\"il a dl fri.hi I .I h < »n m t; iwffiss VV7.\u2022 *vr \u2022' >: 'f r* îjp».*i3 .¦J\u2019-*».AV, \"aîS^r.ÿ;; SES® S&V.W P&ti -»
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