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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 9 janvier 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1892-01, Collections de BAnQ.

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[" VOL.Ill -NO.31 MONTREAL, 9 JANVIER 1892 Par Annee, $2.GO.Le Numéro, 6 Ctb.mm IM\u2014 wiijjiw Mj&MlIjijl&ngi «wIimmmï n.IIMIIIIIIIH .umywiaS LE SEUL CHIEN CONNU QUI ADORE LA POLITIQUE Un aspirant aux Itonneurs parlemt ça m\u2019ouvre l\u2019appétit.ntaires.\u2014Je n'ai jamais remarqué quo la lecture pendant le ropi liuoation.Au 3 1410 Z LE SAMEDI (JoursAl.Hebdomadaire) UURLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE, SCIENTIFIQUE ET SOCIALE, QKSA1TE 33XT FO\"rEE lOMESTISUE.REDACTEUR: LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D'AVANCE) Px>.Lx «lu IV «lllU.l'O, S 0««I»l.l*«H- S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonees aux gérants, MM.Poirier, Bessette & Neville, No.51G Rue Craig, ou par lettre à LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTRÉAL, !) JANVIER 189\u201d.wCMh ¦s pi t nf o L\u2019on peut très bien être gourmet et gourmé, sans pour cela jeter sa gourme.I«es scieurs do long devraient être bon nageurs, on les voit toujours faire la planche.Ne fixez jamais une heure chez un notaire ; ces gens-là ne connaissent que la minute.Pourquoi, quand il pleut, les chiens ne sont-ils pas contents ?C\u2019est pourtant un temps de chien 1 C\u2019est maintenant qu\u2019on comprend que liis-marck était bien le chancelier de for.Ce qu\u2019il rouille ! En jeune barbier, un pou sentimental, disait que les meilleurs amis doivent se séparer.les cheveux.Celui qui va aux courses, dans le but do s\u2019amuser, a quatre heures de malaise et deux minutes et deux secondes do plaisir.\u201c Mes très chers frères, disait un bon curé, dont les paroissiens ont assez l\u2019habitude do mettre îles boutons do culotte dans l\u2019aumonière des quêteurs, mes très chers frères, donnez des boutons de pantalon si vous voulez, mais laissez le pantalon après, il sera le bienvenu chez mes pauvres.\u201d Toujours la même histoire : Un pochard descend dans sa cave avec uno bougie qu\u2019il plante dans un baril apparainment rempli de sable noir.11 s\u2019assied et continue sa petito fête à même le tonneau.Plus il buvait, plus la chandelle fondait, si bien qu\u2019à un moment donné, la thunmc toucha à ce qu\u2019il avait pris pour du sable noir et s'éteignit ; car c\u2019était bien du sable noir.UN COCHER PROVIDENTIEL ( Le lendemain du Jour de l An.) Le monsieur.\u2014Cocher, vous savez si c\u2019est glissant ! Attention ! Le rocher de /dan .Ne craignez non.S il arrive un accident, à LE GÉNIE DE LA PRÉVOYANCE rr&a mm mm li ¦Mai Un roclcur.\u2014Ce n\u2019est pas pour moi que je demande de l'assistance ; c\u2019est pour ma femme et mes enfants.Un philantrope donnant vingt sou*.\u2014Oil sont-ils votre femme et vos enfants ?Le rôdeur.\u2014Je ne les ai pas encore ; mais c\u2019est en cas que je me marie.UNE FUMISTERIE Charles Dickens, comme on le sait, avait la bosse de la plaisanterie très prononcée, et il n\u2019était jamais si heureux que lorsqu'il parvenait à jouer quelque bon tour à ses amis.L\u2019amour de la plaisanterie était pour ainsi dire inné dans sa famille.Deux de ses frères, morts maintenant, furent les héros de la mystification suivante.C\u2019était par une nuit superbe, et la lune projetait ses rayons dans un firmament sans nuages.Les deux frères reconduisaient chez elles des dames avec lesquelles ils avaient passé la veillée IMPRESSIONS TOUTES CHAUDES V> \u201c \\ Janvier ISO?.Je prends l\u2019engagement solennel de ne plus jamais entrer volontairement dans une buvette, de ne plus prendre de plaisir dans une partie do poker et généralement de traiter les alcools comme un fruit défendu.\u201d dans une famille amie.En traversant une des rues les plus paisibles de l\u2019endroit, ils aperçurent un vieillard, qui cheminait tranquillement quelques pas en avant et qui semblait complètement perdu dans la contemplation des beautés de cette nuit superbe.Une idée ébouriffante germe tout a coup dans le cerveau d\u2019un des jeunes étourdis.Il se demande s\u2019il ne serait pas possible de mystifier ce pauvre vieux au point de lui faire croire qu\u2019il fait un temps abominable.Il fait part de son idée à ses compagnons, qui ne demandent pas mieux que de la mettre du suite à exécution.Quelques minutes plus tard, le vieillard fut tiré de ses réflexions, en voyant passer rapidement près de lui un monsieur et une dagie, avec jupe retroussée, collets relevés (it tenant un parapluie ouvert.Ii les regarda s\u2019éloigner avec stupeur, mais quel ne fut pas son ahurissement de voir, l\u2019instant d\u2019après, un autre monsieur, escortant deux dames, passer de la même manière, puis un monsieur seul qui venait en sens inverse, marchant d\u2019un pas rapide, la tête baissée et faisant des efforts inouis pour retenir sur sa tête un chapeau que le vent semblait vouloir emporter à tout prix.Notre vieux s\u2019arrêta et se mit de nouveau à contempler le ciel.Son examen no fut pas long ; une dame et un monsieur, qui passèrent à toute vitesse avec un parapluie rabattu devant eux, faillirent le renverser.Il les regardait encore s\u2019éloigner, quand d\u2019autres passants, armés aussi de parapluies, fixèrent son attention.aDe plus en plus mystifié, il regarde tantôt le beau ciel toujours bleu et la tsrre toujours sèche, mais nos farceurs continuent à passer et repasser, voilant leur jeu par dos manoeuvres savantes, des échanges rapides de chapeaux et de manteaux et diverses précautions pour se cacher la figure.Tant de persévérance méritait sa récompense.Le vieillard n\u2019y tient plus; il ouvre lui aussi son parapluie et s\u2019en va d\u2019un pas rapide, maudissant, sans doute, dans son for intérieur, sa mauvaise étoile, qui lui faisait prendre pour du beau temps, une tempête épouvantable.Il se mit au lit et fit demander le médecin.S\u2019Y PRENDRE AVEC MÉNAGEMENT La province de Holstein, en Prusse, est renommée pour l\u2019élevage du bétail ; et ses habitants se font remarquer non seulement par leur frugalité, mais surtout par le grand attachement qu\u2019ils portent à leurs animaux.L\u2019autre jour, un cultivateur, du nom de Jean, arpentait tristement la route, quand il fait la rencontre du curé.\u2014Quel chagrin avez-vous donc, maître Jean 1 lui dit doucement le pasteur.\u2014Ah ! monsieur le curé, répond Jean, je suis porteur de bien mauvaises nouvelles.\u2014Qu\u2019est-il donc arrivé, grand Dieu 1 \u2014La vache à Henri est morie dans mon champ, et je vais de ce pas lui porter le triste message.\u2014 Une dure corvée, mon pauvre Jean.\u2014Pour ça, oui.Mais je tâcherai d\u2019adoucir le choc le plus possible.\u2014Comment allez-vous vous y prendre 1 \u2014Je vais commencer par lui dire que c\u2019est sa mère qui est morte ; puis, après l\u2019avoir ainsi préparé, je finirai par lui dire que «e n\u2019est pas sa mère, mais sa vache.Ne croyez-vous pas que c\u2019est le bon moyen, monsieur le curél Les réconciliations du Jour de l\u2019An mm Elle.\u2014,1 e croyais avoir eu le plus beau parti de la ville : je vois que je me suis trompée.Lui.\u2014Je croyais avoir choisi la plus belle et la plus gentille petite femme du pays, et je vois «pie je ne me suis pas trompé.Elle.\u2014Alphonse, pardonne-moi.Je ne crois pas toujours ce que je dis.Lui, (à part).\u2014Ni moi non plus.COMMENT ON PUNIT LES PARESSEUX Un vieux grippesous, plus avare quo ne l\u2019était feu Harpagon, surveillait un jour des travaux qu\u2019on l\u2019avait forcé à faire.Tout à coup, il aperçoit un ouvrier qui se tenait là, debout, les mains dans les poches, et ne travaillant pas.Furieux, le pauvre volé ne fait qu\u2019un bond et arrive à ce flaneur qui lui vole ainsi son argent.\u2014Là, dit-il, je vous prends sur le fait ! C\u2019est aujourd\u2019hui vendredi ; par conséquent je vous dois quatre jours.Tenez ! voici votre argent et partez vite.L\u2019ouvrier prend l\u2019argent et s\u2019exécute.Quelques minutes après, le contremaître vient trouver le propriétaire pour recevoir des ordres.Celui ci, joyeux de son exécution, lui dit qu\u2019il avait chassé le seul homme qui ne travaillait pas.-\u2014-Comment ! reprend le contremaître, mais cet homme-là n\u2019était pas de service! Il était venu me demander de l\u2019ouvrage.UNE BELLE RECLAME VACANTE Gamin ipii n'e*t pu* un courant dn nunril/n itnjli,, Vois, Gugusse ; elle a renversé sur elle sa lotion.N.,., pour les cheveux ; ça commence il pousser partout. 4 LE SAMEDI LES GENS QUI COMPTENT SUR DES ÉTRENNES Le recors tV hussie.r qui est allé saisir trois fois chez vous durant l'année.JI Le musicien ambulant qui rientjouer tous les soirs à rotre porte la complainte du Juif Errant.Ill Votre neveu Casimir, j tar ceil uc vous êtes son oncle.Iro/re nièce Ermelinde, qui ne s'occupe de rous qu une fois par année ; mais qui s'en occupe pour tout île bon.v Le ijdrçon de l'épicerie du coin qui a cinquante deux fois dans l'année, déposé ros prori-sions à ta porte roisine.Le monsieur qui.a toujours besoind'arip.nt \u2022 / qui m prend, mênu pas la pi inc de chercher des prétextes.VII Votre vieux frère qui passe sa rie dans la bambochi et'qui, du reste, n'a pas /iris un petit verre depuis une demi-heure.VIII Votre bonne et brave filleule qui a droit à nubien f en retour ile la paire de pantoujh s qu't.Ile vous a donnée.Le sert/eut Wo 7.SV7 qui était de t/arde le jour que les voleurs ont pillé rotre maqasin.Votre blanchisseuse : il n'y a pas a s'y tromper.Connut tilt a brillé rotre limp et arraché tons ros boutons durant l'année.w* PRKSSENTI M K NTS Encore une de ces histoires ! dit Lanrutné, en parcourant le journal du matin.-\u2014Quolles histoires 1 demande son ami Tousse-pas.\u2014Oh ! une de ces histoires qu\u2019on lit toujours à la suite do quelqu\u2019accident de chemin de fer ou d'un naufrage en mer ; tu sais : tel et tel individu, qui devait prendre le bateau ou le chemin de fer, et qui, au dernier moment, en a décidé autrement, et est resté chez lui comme poussé par le pressentiment de quelque catastrophe.Ce dont il s\u2019agit ici, est un homme qui devait prendre un certain train ; qui s\u2019est même rendu à la gare ; et crac, au moment de partir, son pressen-sentiment le prend, il n\u2019y va plus.Quelques heures après, il apprend qu\u2019un accident terrible est arrivé : que le train qu\u2019il aurait dû prendre est passé à travers un pont et que plusieurs personnes sont tuées et blessées.Moi, jo no crois nullement à cotte histoire-là, pas plus que jo ne crois aux autres ; car, enfin, pourquoi tel individu, et non pas un autre, aurait-il de ces pressentiments 1 Pourquoi tous les passagers n\u2019en au raw nt ils pas eus 1 De cette manière, on laisserait le navire ou le train s\u2019on aller seul au devant du danger.\u2014Permettez, dit Toussepas, je différé entièrement d\u2019opinion avec vous.Je crois à ces sortes de pressentiments ; je les ai éprouvés moi-même.Voici ce qui m\u2019est arrivé un jour : Il n\u2019y a pas bien longtemps, Mme Toussepas s\u2019était mis dans la tête qu\u2019elle devait aller passer quelques jours chez son père, et, disait elle, l\u2019air de la campagne ferait du bien à Bébé.Pour une raison ou pour une autre, les préparatifs du départ traînèrent en longueur.Tout semblait aller de travers, si bien, que je finis par avoir des inquiétudes et j'avais lift te que ce voyage fut déjà terminé.Le jour du départ arrive enfin ; je laisse la maison, emportant avec moi les différents objets dont ma femme pourrait avoir besoin et je me rends à mon étude.Le train laissait la gare à neuf heures et trente minutes J\u2019y arrive dix minutes on avant, mais ma femme et le bébé n'étaient pas encore rendus.Je fus un peu surpris do ne pas les trouver, car, en laissant le matin, j\u2019avais fixé l\u2019heure do leur départ de manière à leur donner tout le temps nécessaire.Dix minutes se passent, mais personno no vient.Enfin, le signal est donné et le train part.Je commence à m\u2019inquiéter et je me demande quelles peuvent être les raisons qui ont déterminé ma femme à changer d\u2019idée au dernier moment.Encore indécis sur lo parti que je devais prendro, je regar- de autour dt moi une dernière fois et voilà que j\u2019aperçois ma femme et la bonne avec le bébé dans les bras, s\u2019en venant d\u2019un pas tranquille, comme des gens qui ont du _ s de reste.Les regrets furent bien cuisants quand je leur appris que le train était parti.Je fis de mon mieux pour remettre ma femme sur le ton, lui donnant à entendre que ce qui arrivait était sans doute pour le mieux ; que, d\u2019ailleurs, j\u2019avais le pressentiment d\u2019un grand malheur.\u2014Eh, bien ! s\u2019empressa de demander M.Lan-rumé, votre train aurait-il déraillé et causé des pertes de vies ?\u2014Non, pas précisément ; mais tout de même, il est arrivé quelque chose de terrible.Revenus à la maison, nous avons trouvé sept amis de la campagne, qui nous attendaient sur le portique.Leur visite a duré un mois.PAS DE LAINE IRLANDAISE L'officier des douanes.\u2014Monsieur, no m\u2019avez-vous pas dit que vous n\u2019aviez rien autre chose que votre lingerie dans cette malle 1 Le voyageur.\u2014Et c\u2019est la vérité.L'officier.\u2014Qu\u2019appelez vous donc ces bouteilles de cognac î Le voyageur.\u2014Ça 1 Vous plaisantez ! C\u2019est pour lo soir ; pour me coiffer.5 LE SAMEDI wm \"v -y- mi LE PETIT CH APERON ROUGE Kl N DK SIKCL.K (Coule moderne) Il était une fois, dans un charmant village, une petite maisonnette, jolie à ravir, sur laquelle poussaient les roses et les chèvrefeuilles et qu\u2019ombrageaient de superbes arbres géants.Cette maisonnette est devenue depuis longtemps légendaire ; aussi croyons nous devoir y ajouter une petite variante : \u201c En arrière do la maisonnette, on voyait trois acres de terre, et, au beau milieu, le simulacre d'une vache qui ne meurt pas avec queue en forblanc.Leloyerétaitd\u2019un sou par semaine et au moment où commence notre récit, les huissiers avaient pris possession de la maison.C'est là que demeurait le Petit Chaperon Rouge.Elle était belle, mais de cette beauté que l\u2019on ne voit que dans les livres d\u2019images.Elle portait un petit chapeau rouge, d\u2019où lui venait son nom et qui lui seyait à merveille.Son plus grand plaisir était de s\u2019approcher de la clôture et de faire enrager le bœuf du voisin en brandissant son chapeau rouge.Une autre de ses espiègleries consistait à attacher un morceau de pain au bout d\u2019une ficelle avec laquelle elle jouait en y faisant mordre les canards, mais, par moment, la petite méchante y attachait aussi un petit ameçon qu\u2019elle dissimulait de son mieux dans le pain.Elle passa ainsi les plus beaux jours de son enfance.Elle entra, enfin, dans un pensionnat où on lui enseigna le piano et beaucoup d\u2019autres choses également indispensables.Sa mère l\u2019envoyait quelquefois porter de petites douceurs aux malades ; mais ni la mère ni les malades ne goûtèrent à ces douceurs ; et, chose singulière, les malades ne s\u2019en portaient que mieux.Un nouveau personnage parut tout à coup sur la scène de la maisonnette.Un jour, sa mère, ayant fait des gâteaux et des confitures lui dit : \u201c Va prendre des nouvelles de ta grand\u2019mère, porte-lui quelques galettes, un pot de conserves et une bouteille de vin.\u201d Le Petit Chaperon Rouge part aussitôt pour aller chez sa grand\u2019mère ; mais la vue d\u2019un bois l\u2019attire ; elle y entre et se met aussitôt en frais d\u2019y faire la noce.Elle a à peine commencé son repas, qu\u2019elle devient cramoisie à la vue d\u2019un loup affamé, le frère même de celui qui dévora autrefois le pauvre petit agneau.\u2014Bonjour, ma mie, dit le loup ; je prendrais bien une bouchée et un verre de vin pour vous faire plaisir.\u2014 Mais, ça ne me fait pas plaisir du tout, dit le Petit Chaperon Rouge, d\u2019un ton résolu.C\u2019est tout pour grand\u2019mère.\u2014Ventre de biche ! dit le loup, je m\u2019en vais de ce pas prévenir ta grand\u2019mère, que tu es après lui croquer son repas.Puis il partit à toutes jambes, le Petit Chaperon Rouge le suivait de près, car la pauvre enfant voulait arriver avant lui, pour conter à grand\u2019mère, comme quoi le loup l\u2019avait dévalisé.Mais les forces de l\u2019enfant la trahirent ; le loup arriva bon premier et lorsqu\u2019elle parvint chez sa grand\u2019mère, elle ne la trouva pas ; mais elle aperçut dans le lit le loup avec le bonnet do nuit de la vieille dame.Le Petit Chaperon Rouge était brave, et elle avait lu beaucoup de romans.Elle alla donc trouver un sergent de ville et lui glissa un bon pourboire, puis, de retour à la maison, elle fit semblant de ne pas s\u2019apercevoir de la supercherie du loup et s\u2019en fut se coucher.Avant de se mettre au lit, ello prit tout doucement le revolver à sept coups de sa grand\u2019mère et un bon couteau de chasse, qu\u2019elle déposa sur lo pied du lit, et elle dit : \u2014Parlons un peu maintenant.Ma grand\u2019mère, que vous avez do grandes oreilles ! \u2014Oui, ma toute belle ; ce sont de nouveaux appareils acoustiques.\u2014Ma grand\u2019mère, (pie vous avez de vilaines dents ! \u2014Oui, ma mignonne, le dentiste s\u2019est trompé de râtelier.-\u2014Ma grand\u2019mère, que vous avez de grands yeux verts ! - -Oui, ma chérie, mais il vient beaucoup eut ro nous, qu'est-ce donc que cet attirail au pied du lit 1 \u2014 Des revolvers, ma grand\u2019mère.\u2014Qu\u2019y a-t-il à la porte de devant 1 \u2014 Un sergent do ville, ma grand\u2019mère.\u2014Et à la porte de derrière 1 \u2014 Un pareil à l\u2019autre.\u2014Alors, ma chérie, je crois que je vais partir.J'ai un pressant rendez-vous.\u2014Restez, oh restez, s\u2019écria la jeune fille, et reposez vos membres fatigués.C\u2019était le signal convenu.Il fallut les efforts de deux hommes pour décider le loup à accepter l\u2019invitation du Petit Chaperon Rouge.On no retrouva plus jamais lagrand\u2019 mère, mais le Petit Chaperon Rouge est toute fière de porter aujourd'hui à sa boutonnière une médaille que ln municipalité lui a décernée.Le propriétaire du loup peut venir le réclamer au bureau de ce journal on soldant au comptant les frais encourus jusqu\u2019à date.L(ICUTIONS POPULAIRES .Y, j)(i.« « trouver dims son assiette.PAS UN EXPERT Le juge.\u2014Quelle distance y a-t-il entre votre ferme, et celle en question 1 Le témoin.\u2014Par le chemin, il y a deux milles.Le juge.\u2014Oui, oui, mais sur votre serment, quelle est la distance à vol d\u2019oiseau 1 Le témoin.\u2014Je ne sais pas votre Honneur, je n\u2019ai jamais été oiseau.UN VISITEUR DIT JOUR DE L\u2019AN
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