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Titre :
Le samedi
Éditeur :
  • Montréal :Société de publication du "Samedi",1889-1963
Contenu spécifique :
samedi 5 décembre 1891
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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  • Nouveau samedi
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Le samedi, 1891-12, Collections de BAnQ.

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[" VOL.III.NO.26 MONTREAL, 5 DECEMBRE 1891 Par Annee, $2.50.Le Numéro.5 Cts.S$»8jî ÎJ'J.Vtï v; >V: ' ¦.'V >'¦ i ¦'Æh ! du tout, Monsieur.On nous a dit, pourtant, qu\u2019il y a quinze jours une famille de cinq personnes s\u2019y était noyée ?\u2014 C\u2019est vrai, mais ils suivaient un chemin dif-fér( nt do celui que nous allons prendre.SSÜ WM 's \"AiïS»' A QUOI SERVENT LES JOURNAUX K lie.Veux-tu le jounml (lu mutin?Lui, (homme polit i (pu ).\u2014Je lie suis pas.Parle-t-il île moi ?Elit.\u2014Non.Lui.\u2014A quoi bon lire les journaux ? LE SAMEDI 5 Taupinard n\u2019a pas do chanoe.Il a un garne-niont de fils qui s\u2019est fait expulser de l\u2019Ecole des Mines juste vingt-quatre heures avant les vacances.Mais Taupinard est philosophe, et quand on lui parle de ce (ils peu chanceux, il dit ou oe rcn gorgeant : \u2014Mon (ils! il est sorti le premier de l\u2019Ecole des Mines Le petit Jean récite sa .leçon.Quels sont les éléments 1 \u2014L\u2019eau, la terre, l\u2019air.Et puis 1 \u2014.Je ne le sais plus.\u2014Voyons, vous savez bien, celui qui cause tant d\u2019accidents 1 \u2014Ah ! oui ! les chemins de fer.Le pouce' Quand on fait, mal ce qu'on doit faire On s\u2019en mord le pouce, dit-on.(\"est Adam, notre premier père Qui nous donna cette leçon.Ce vieux gourmand après sa pomme Se mordit les pouces aussi : Ht de père en tils voilit comme Nous avons ce doigt raeourei.f'iWi Fi PII mm pi v'm'üm >m l 2 -m* «mm .7* - V, \\\",-r ¦>.x\\v; ) \\-æ\\.\u2022 £\"W.TOfcr\\ - F meKi>M $ Fil/ \u2022/' & !y£r/ WM !*h#i Ç l'i'ï ¦ - 'Vi\\ LB HVHOÜSTIDiE O XJ L\u2019OdST S\u2019EIST JTXJXE mm O.tWÏ&aViil La tante apporte à ses neveux et nièces des cadeaux de voyage, entre autres une horrible boîte à musique faisant un vacarme effroyable : \u2014Voyons, dit-elle aux enfants qui l\u2019entourent, à quijvais-je donner cette jolie boîte à musique 1 \u2014Veux-tu me croire, dit le père des bambins, d\u2019un air inquiet, eh bien ! dontie-là h tîaston.\u2014Pourquoi à lui ?__Parce que c\u2019est lui qui la détraquera le plus vite.Lord Hertford avait loué un hôtel rue Ladite.Un matin, le domestique de milord trouble son sommeil en lui annonçant qu\u2019on vient visiter la maison.La maison 1 mais je l\u2019ai louée.\u2014Oui, milord ; mais le propriétaire veut la vendre, et les acquéreurs se présentent pour la voir.\u2014 Dites au propriétaire que j\u2019achète la maison et qu\u2019on me laisse dormir.A une Beauceronne qui voit la mer pour U première fois : \u2014\tEh bien ! qu\u2019en dites-vousl Est ce assez beau î \u2014\tOui, dit-elle, mais que de terrain perdu pour la culture.\t- Restaurant il vingt-trois sous : Le garçon.\u2014Quel vin prendra Monsieur, rouge ou blanc 1 Le dîneur.\u2014Donnez-moi le meilleur.Le garçon.\u2014Monsieurs, c\u2019est le même ! 6 LE SAMEDI ENTRE VOISINES Matin un lil ( olilH, ks Essarte.Une vieille grange remplie de foin ; j\u2019espère que nous aurons du plaisir.J\u2019ai perdu ma montre, j\u2019en suis bien peiné.Ton fils qui t\u2019aime.\u201d Tl iEatre-ROYAL MH AND JACK Sous ce titre, le Théâtre - Royal a ouvert une nouvelle série de succès, par les brillantes représentations qu\u2019il donne.\u201c Me and Jack\u2019\u2019 est une boutade burlesque, ou plutôt est rempli de boutades, caricatures do mœurs, scènes désopilantes et variétés de toutes sortes.Les troupes de MM.Lester et Willi am s sont connues, et la superbe phalange d\u2019acteurs et d\u2019actrices qu\u2019ils ont amenés avec eux, cette semaine, défient toute comparaison.Citons MM.Arthur J.O'Iîi \u2022ien et John -I Burke, les deux tramps \u201c Me and Jack.\u201d Ils sont inimitables et tiennent leur auditoire dans un rire inextinguible.MM.Edward Kendall et Léo Carroll sont d\u2019excellents acteurs.Melle Mablo Guyer est vive, a toute la verve et le brio qui assurent le succès.C'est une danseuse et une chanteuse aussi alerte que bonne musicienne.Melle Polly Macdonald est une \u201c siflleuse \u201d ihors ligne, et le reste des actrices qui prennent part à la représentation jouent leurs rôles à perfection.Une autre \u201cspécialité\u201d (pii a été accueillie avec une grande faveur par les habitués du Royal, est le signor Tantal DeBurko.C'est un prodige d'agilité et un équilibriste, trapéziste, aussi audacieux qu\u2019étonnant.Si le public s\u2019est amusé de \u201c Mo and Jack,\u201d il peut être assuré d\u2019un succès encore plus grand pour la semaine prochaine.Une troupe de variétés encore plus forte, va donner des représen tâtions tous les jours ; c\u2019est la fameuse troupe Weber et Field.Nulle doute qu\u2019il y aura foule chaque fois.liT.\u2022 \u2022h tfc.¦ «'ï > güiii/ii ¦ i gag É»«w fi' *> LA RÉHABILITATION DES BELLES-MÈRES NOUVELLES CONSOLANTES UNE MÉPRISE U ne mère qui a envoyé son enfant passer quelque temps au Texas, vient de recevoir la lettre suivante : Lui.Te rappelles-tu ce charmant petit dîner que tu avais préparé toi même le jour de nos fiançailles FJ h:.\u2014Sans doute que je m\u2019en souviens.Lui.\u2014Tout y était si délicieux ! Que je voudrais bien que ta mère res tût avec nous, Maria ! \u201c Ma chère maman, Je suis arrivé en bonne santé ; j\u2019ai oublié de t\u2019écrire avant, c\u2019est une place à plaisir.Un ami et moi sommes allés faire un tour en chaloupe, et l\u2019embarcation a chaviré.Un homme m\u2019a tiré de l\u2019eau, et j\u2019étais si mouillé que je n\u2019ai repris connaissance qu\u2019au bout de deux heures.Mon petit ami a eu, lui, de belles funérailles.Sa mère qui était présente n'a fait que pleurer.Un cheval m\u2019a donné un coup de pied, mais j\u2019ai eu assez d\u2019argent pour payer le médecin qui m\u2019a cousu la tête.Ce soir nous mettrons le feu à Malheur, chapeau ! mes gants ! J\u2019avais pris l\u2019encrier pour mou 10 LE SAMEDI V&àéict \u2022 w -a «>-, NOS CHÉRIS /.« maniait.- Tu prière maintenant, pour demander vivre graud'iiminan liien vieille, bien vieille ! I.ttlt'lh.Ali ! non ; elle est assez vieille comme cell lier qu'il l\u2019arrête de vieillir.(IMPRESSIONS DE terme) AVANT \u2019envie de déménager prend subitement, soit v\tparce que l\u2019on n\u2019a plus de place pour ses livres, soit parce qu\u2019un tableau préféré n\u2019est pas bien éclairé, soit encore parce qu\u2019un soir, au coin du feu, on se dit : \u201cX.est très bien logé ; si j\u2019allais de son côté.\u201d On t.\tpense à l\u2019appartement de X.toute la nuit, et le lendemain matin, v_^ \\ quand on se cogne au meuble auquel on se .\t.|i\tcogne tous les matins (il a dans chaque appartement un meuble ,7\tauquel on se cogne), on se dit : \u201c Je vais déménager.\u201d Seulement on ajoute : \u201cJe n\u2019irai pas du côté de X., c'est un raseur.\u201d * * * Chez la femme, l\u2019envie de déménager arrive en général le jour où «lie découvre qu\u2019elle n\u2019a plus de place pour ses robes, Si, par exemple, la femme de chambre, à laquelle on a demandé le c _ au vert et or, apporte le bleu et argent, en disant : \u201c < )h ! pardon, madame, mais il n\u2019y a vraiment pas de place pour les cartons,\" l\u2019appartement est condamné ! Le mari aura beau protester,\u2014 l\u2019appai toment est condamné et l\u2019exécution sera rapide.On a vu parfois des déménagements opérés pour des raisons sérieuses ! C\u2019est raro ! L\u2019homme étant ainsi fait, qu\u2019il quitte pour des raisons très futiles l\u2019endroit où il a aimé, pleuré, souffert.Ce qui prouve une fois de plus quel rôle jouent en notre, vie les sensations intellectuelles ! * * * Une fois que le déménagement est décidé, le mai tyre commence.On commence par ne plus rien trouver de bien dans l\u2019appartement qu\u2019on veut quitter , on déclare même que dans \u201c^ce sale quartier on n\u2019a rien.\u201d On finit par avoir des mots avec son concierge, qui de son côté n\u2019a plus aucun ménace-ment pour la victime qui va lui échapper.L\u2019agagement gagne les domestiques, qui cassent plus que jamais \u201c parce qu\u2019il n\u2019y a de place pour rien,\u201d et qui pour un peu déménageraient tout seuls, s\u2019il n\u2019était pas d\u2019un bon maître de faire tout ce que désire son valet de chambre.* * * A partir de ce moment, toute la vie est définitivement gâtée : tout ce qu\u2019on dit, tout ce qu\u2019on voit a rapport avec l'appartement que l\u2019on veut quitter et celui qu\u2019on n\u2019a pas encore trouvé.L\u2019homme le plus indifférent mesure les distances.* * * On entre dans la période difficile, celle du nez en l\u2019air.Ou ne peut plus voir un écriteau sans le regarder.On ne peut plus voir de fenêtres dépourvues de rideaux sans lever les yeux.On devient poli avec les concierges, qui deviennent de plus en plus grossiers.On connaît tous les escaliers de Paris.On sait à l\u2019avance ce que contient l\u2019appartement affiché.On fait dans sa journée plusieurs mont Blanc.On est mort, harassé, brisé.* lution subite.On voit un appartement dans un quartier auquel on ne songeait même pas en rêve,\u2014et ça y est, on a le coup de foudre locatif.En une heure c\u2019est fait, c\u2019est réglé : denier à Dieu (encore une jolie invention), bail, enregistrement, tout y est ! ouf ! on a lou£.On trouve que l\u2019on a atteint le but principal de la vie.On croit qu\u2019on en a fini avic les ennuis,\u2014ils commencent.au bon Dieu de faire .; je vais lui deman- PKNDANT Cette seconde période dure neuf mois.Trois mois pendant lesquels on n\u2019a plus l\u2019ancien appartement, trois mois pendant lesquels on n\u2019en a pas du tout, trois mois pendant lesquels on n\u2019a pas encore le nouveau.* Pendant les trois premiers mois on est la proie des tapissiers qui enlèvent tout ; on a loué trop vite, rien ne va ; mais comme on est décidé à ne pas faire de grosses dépenses, on fait arranger, ci qui coûte infiniment plus qu\u2019acheter.On est donc condamné à voir ses tableaux par terre et ses bibelots disparaître l\u2019un après l\u2019autre dans des caisses remplies de paille.Que de douleurs et demotions ! que de craintes trop souvent qualifiées par le \u201c T|ens ! il manque une petite chose.\u201d C\u2019est aussi pendant cette période que les livres entassés dans les coins mettent la patience de toute la maison à de terribles épreuves, c\u2019est pendant cette période que les coins des reliures sont cassés C\u2019est pendant ce temps qu\u2019on perd ses habitudes, qu\u2019on retourne au cercle, qu\u2019on se flanque des mots durs.* * * C\u2019est aussi dans ces moments que l\u2019on ne vit qu\u2019avec les tapissiers, les décorateurs, les peintres, les gaziers ! On en arrive à ne plus penser qu\u2019à l\u2019exactitude des fournisseurs On fait de la politique avec les ouvriers pour les intéresser à l\u2019ouvrage.On est lâche, on essaye de tous les systèmes, depuis la bassesse accompagnée de pourboires jusqu\u2019à la grossièreté accompagnée des mêmes pourboires.On supplie.On invente des contes à dormir debout pour attendrir ces monstres revêtus de blouses diverses.On est heureux quand le concierge vous dit :\t\u201c Les ou- vriers sont en haut.\u201d On devient gâteux.Enfin le grand jour arrive ! Les voitures sont là.On déménage ! Et c\u2019est le seul moment où la douleur devient absolument intolérable.Ht * * UN PHÉNOMÈNE Arrive la période de l\u2019à peu près.Celle de \u201c l\u2019appartement ferait bien notre aflaire, si.\u201d Ces \u201c si \u201d sont de natures diverses : \u2014S\u2019il n\u2019était pas trop petit, pas trop grand, pas trop haut ou pas trop bas.\u2014S\u2019il y avait plus d\u2019armoires.\u2014S\u2019il y avait du pavé de bois.\u2014Le buffet n\u2019ira pas.\u2014Si tu n\u2019avais pas acheté cette statue ridicule ! \u2014 S\u2019il ne fallait pas refaire le salon.On passe par la période de l\u2019abattement.Si l\u2019on n\u2019avait pas honte de soi-même, si l\u2019on n\u2019avait pas peur de ses domestiques, si l'on n\u2019était pas obsédé jour et nuit par cette idée d\u2019appartement, on renoncerait à tout changement, on resterait dans l\u2019ancien, auquel on retrouve des qualités,\u2014 mais on n\u2019ose pas.Et l\u2019on arrive à la crise finale : celle de la réso- \u2014Vraiment, votre bambin est devenu l\u2019un des pages de la chambre, quoi doit-il sa nomination ?\u2014A ses talons.23 LE SAMEDI 11 imjLiüi jjjJBjB» ¦/\u2022Vil PREUVE CERTAINE t Z On passe par plusieurs états : d\u2019abord la stupeur ; avec quel sans gêne ces misérables s\u2019emparent de vos bibelots les plus aimés, avec quelle indifférence ils décrochent ce qui est au mur, traitant sans différence une aquarelle de Gustave Moreau et le portrait d\u2019une de vos tantes.Ensuite la fureur, quand on voit ses affaires sur le trottoir ; oh ! le monsieur qui s\u2019arrête pour regarder un tableau ; oh ! le petit trottin qui sourit d\u2019un air inconsciemment entendu en regardant.C\u2019est toute votre vie, toute votre intimité exposée aux regards, aux rires, aux imbécillités des passants, et c\u2019est une douleur toute spéciale.On comprend ce qu\u2019on quitte.Et quand le dernier meuble est enlevé, les domestiques partis avec la joie de l\u2019être inférieur qui aime le changement, on reste tous les deux à regarder les quatre murs.On se dit l\u2019un à l\u2019autre: \u201cJe vais voir si l\u2019on n\u2019a rien oublié,\u201d et l\u2019on va chercher chacun de son côté si l\u2019on ne retrouve pas un petit morceau de ce cœur qui a été usé dans cet appartement.On revoit tout ce qu\u2019on a vécu.On est ému.Ah ! comme on lui retrouve des qualités au pauvre appartement qu'on était si aise de quitter.Comme on oublie les cheminées qui fumaient, les portes qui ne fermaient pas, les fenêtres qui donnaient sur la cour.\u2014La dernière des grosses voitures est partie.Bonsoir, le vieil appartement.Et l\u2019on s\u2019en va sans rien se dire, car on a trop à penser.APRÈS Rien ne donne une idée de ce que Ton ressent quand on voit dans un appartement nouveau tout : meubles, paniers, malles, pêle-mêle au milieu des chambres.Il y a un moment où Ton se dit : \u201c Non ! non ! jamais tout cela n\u2019entrera là-dedans ! (C\u2019est ce moment que le mari malin choisit pour dire à sa femme: \u201cMa chérie, tu n\u2019as pas besoin de moi 1 je vais faire un tour.\u201d Le tour dure en général assez longtemps).* * * Quand on est débarrassé des déménageurs, ce qui arrive quelquefois,\u2014en y mettant de la patience, on peut même dire toujours,\u2014on redevient la proie du tapissier, être bruyant par tempérament et par nécessité.On a à lutter pour la pose de chaque clou,\u2014et on arrive rarement à lui faire faire ce qu\u2019on veut.Quand le tapissier a dit : \u201c Ça ne se fait pas,\u201d c\u2019est fini.Vous aurez beau essayer de lui faire comprendre que ça vous est égal, que vous faites ce que vous voulez EFFETS CONTRAIRES Au bout de trois [ans on recommence à trouver des défauts à son appartement.Mitciii.|1M AG I NATION VIVE .11 atlante Pointilleuse.\u2014Vous devez vous ennuyer de votre mari ! Une si longue absence.Madame Sangfroid.\u2014 Oh ! pis tant que cela.Il m\u2019a laissé l\u2019argent qu\u2019il me faut.Tous les matins au déjeuner, je mets le journal sur son assiette, et je jurerais qu\u2019il est là.Ernest.\u2014Quelque eliose d\u2019épicé pour me remettre : que rien ii\u2019amollit connue de coucher dans la plume.Alfred.Tu te trompes.Demande au garçon si le entamer n\u2019a pas passé tout sa vie dans la plume.je suis tout énervé ee matin.Le fait est poulet de tantôt (pie nous n\u2019avons pas pu et non ce que les autres font : \u201c Ça ne se fait pas,\u201d repond-il a tout.C\u2019est à ce moment aussi que le tapissier vous fait observer quo \u201c les tentures ne vont plus,\u201d et que cet homme bruyant arrive à augmenter les comptes dans des proportions pyramidales et inquiétantes.UN EMBARRAS PEN IBI.E JUI pri e J/ii resta liraitur île la banlieue.\u2014Petit Coq, cours en haut chercher le livre sur l\u2019étiquette.Le monsieur demande un Vol au vent : je veux savoir si c\u2019est un oiseau, un unimal ou une serviette.Au bout de trois mois on est débarrassé des ouvriers ! Au bout do six mois on est installé, c\u2019est-à-dire on sait où trouver ce que Ton cherche ! Au hout d\u2019un an on se trouve chez soi.Au bout de deux ans on dit, un soir : \u201cJe suis tout de même content d\u2019avoir déménagé.\u201d Latulippe.\u2014Ma femme peut toujours deviner mes désirs ; elle lit dans mes yeux.K' LafeuilteUe.\u2014 Tu sais, mon vieux, nous ne sommes plus au _ i des romans ; tu ne me feras pas avaler celle-là.Latulippe.\u2014Quand je te le dis! j\u2019en suis certain, paree-qu'elle fait infailliblement le contraire de ce que je veux.UN NOUVEAU SIGNE MUSICAL Un autre être très spécialement recommandé aux démégeants est le plombier, le gazier, remplacé dans les maisons modernes par l\u2019électricien.Il a toujours un petit tuyau à souder : celui-là ne dit pas \u201c ça ne se fait pas,\u201d mais \u201cce n\u2019est rien,\u201d et avec ces mots, il vous gâte et salit tout.Il est doué d\u2019une intelligence toute spéciale et n\u2019hésite pas à vous trouer un tableau pour faire passer un tuyau au travers : \u201c Ce n\u2019est rien.\u201d Le gazier-plombier-électricien sert aussi à eni-pê.her le tapissier d\u2019en finir.Us s\u2019attendent mutuellement, l\u2019un prétendant toujours ne pouvoir rien faire avant que l\u2019autre ait fini.Pendant ce temps-là on attend ! Les gens imprudents partent en voyage.Ils ont tort ! Iraient-ils visiter le cap de Bonne-Espérance ou même le cap Horn, qu\u2019à leur r .tour, le plombier en serait au même trou et le tapissier au même clou.L'élève.\u2014Pourquoi dites-vous de jouer doux, quand on me demande \u201c J uanita \u201d ou \u201c Marguerite \u201d: est-ce la musique qui veux cela?Le professeur.\u2014Non, pas exactement la musique, mais les.voisins.UNE BAISSE SUR LE MARCH Le confiseur.\u2014Tiens, je vais perdre dix de mes meilleurs clients la semaine prochaine.Le client.\u2014Laissent-ils la ville 1 Le confiseur.\u2014Non, ils se marient.PAS SUPERSTITIEUSE Au bout de quelques jours, on se débrouille : c\u2019est-à-dire qu\u2019il n\u2019y a plus de paquets au milieu des chambres, mais qu\u2019il y en a dans tous les coins ; c\u2019est le moment où Ton s\u2019aperçoit que rien ne va plus : ce qui n\u2019est pas trop petit est trop grand, et ce qui n\u2019est pas trop clair est trop foncé.C\u2019est le moment où il n\u2019y a plus qu\u2019à obéir aux ordres les plus stupides de la partie féminine de la maison, faute de quoi on n\u2019a plus qu\u2019à se jeter à l\u2019eau.Une femme trouve dans le désordre du déménagement toutes les occasions rêvées de vous rendre la vie très désagréable.Ce que Ton perd dans un déménagement n\u2019est nullement en rapport avec ce qu\u2019on y trouve.Ce qu\u2019on y perd est en général un objet auquel on tient ; ce qu\u2019on y retrouve, c\u2019est un souvenir de jeunesse qu\u2019on aurait préféré cacher.Oh ! les photographies glissent du fond d\u2019un tiror Horreur ! Lui.\u2014Dis moi, maintenant, es-tu superstitieuse 1 Elle.\u2014-Quelle drôle de question ; pourquoi me demandes-tu cela 1 Lui.\u2014Réponds-moi.Elle.\u2014Je ne le suis pas du tout.Lui.\u2014Alors, je vais te le dire : tu es ma treizième fiancée.COMME ATTRACTION Le jia/ia.\u2014 Helêne, mais ces haricots ont un goàt du parégorique prononcé ! La maman.\u2014Je ne pensais pas que tu t\u2019en apercevrais.Je voulais engager les enfants à eu manger.4 LE SAMEDI 12 IjA REC< tNNAISSANCIî D'UN LION KijUi (|iii parcourt les rues étroites et tortueuses de l'antique et vénérable ville de Brunswick, est frappé de plus d\u2019un souvenir des temps passés.Mais son attention est surtout attirée sur un des plus remarquables princes allemands que puisse mentionner l'histoire, car la ville lui doit sa forme actuelle de même que son droit municipal.Bien que la ville de Brunswick soit déjà citée dans des documents en 1031, elle n\u2019était pourtant encore qu\u2019un lieu ouvert, jusqu'à ce que, Henri le Lion qui commenta à régner en 114(1, non seulement l\u2019agrandit considérablement, mais aussi la forti- I.\tes vieilles fortifications ont été rasées en 1707, et la ville s\u2019est depuis embellie et a beaucoup changé.La nouvelle résidence est un magnifigue édifice, et l\u2019ancien château où demeuraient les Ducs, sert maintenant de caserne.Devant le château est le monument le plus célèbre que possède la ville.C\u2019est un grand lion de bronze.( )n pourrait peut être croire que ce monument ait été érigé en mémoire du prince, ln ave comme un lion, que nous venons de nommer ; mais iln\u2019est rien, car, le duc llenii lui mémo l\u2019a fait ériger en souvenir d\u2019une de ses plus eurieusiis a ventures.Et voici connue elle se |>;issa : II,\t-nri le Lion était, comme on sait, non seulement un guerrier brave et courageux, mais aussi un prince généreux it tellement mal, qu'il craignait la ^suffocation.^./> lui fis nsi'irer la fumée du SDECIFIQI A AN TI A S TH MA TIQUE DU Dr NE Y,et aussitôt la respiration teprit son cours régulier.Il y a de relu jilusieurs semaines, et, dapnsce que j en sais, sa sauté a été etcellentc depuis cette ,p.\u201epie.Je n'ai donc qu'éi me louer de Tusuge de celle excellente préparation.St Félix de Valois, G.DESK OSIERS, AI.D- Vendu par tou» le» pharmaciens eu boites «le 60 cts et de $1.00.Franco par la malle sur réception du prix SKl\u2019l* PHOPRIÉTAIHE U.ROBITAILLE, Pharmacien JOLIETTE, 3?- C4.LISEZ .IUI' KN AL QUOTIDIEN.plus populaire de loua les journaux fronçât île, Montréal.UN CENTIN LE NUMEEO, EN VILLE.Abonnement en dehors d\u2022 Montreal SEULEMENT $3.00 PAR ANNEE.STRICTEMENT PAYA (ÎLE ((\u2019AVANCE.EDITION HEBDOMADAIRE DE 8 CRANDES PACES $1.00 par Année Si vous voulez, avoir ce quo vous désirez, ou disposer de quelque chose, Annoncez dans \u201cLA PRESSE,\u201d Journal possédant la plus forte circulation de tous les journaux français du Canada.Moyenne your le mois d( d mu 20,774 par jour Pour prix, et tout autre chose, s\u2019adresser à LA PRESSE, 71 Rue St-Jacques, Mont.raél.IMPRIMERIE 516 Rue Craig, Montréal Nous exécutons, à bien bon marché, toute espèce d\u2019ouvrages, tels (pie: Circulaires,\tLivrer, Brock urea.\tPamphlets, A ficlus,\tProgrammes, Cartes de visite, Cartes d'affaires, Entêtes de comptes,\tPancartes, Annonces d'encan,\tEtiquettes, Blancs de toutes sortes, etc., etc.Commandes Promptement Exécutées.Caractères de Luxe.A\tmarché que partout ailleurs.8574 ^ "]
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