Le samedi, 1 novembre 1891, samedi 28 novembre 1891
[" Sj jggg > ' ' \u2022 ,'^£JS- ^ '¦¦ \u2014 *¦;\u2022 - \u201c_- - jgËjgs ' .-r\u2019v.v » \u2022 Mi BfâK HdPRUli IP\u2019BI ¦\u20180W;'\\W c- .'¦' vmmm Wmm mm MONTREAL, 2e NOVEMBRE QUAND LE CÜiUJR A PARLE Par Annee, $2.50.Le Numéro, 5 Cts. 2 LE SAMEDI (Journal Hebdomadaire) PUBLICATION LITTÉRAIRE, HUMORISTIQUE, SCIENTIFIQUE ET SOCIALE, XJTZT FOTEE DOMESTIQITE.REDACTEUR: LIONEL DANSEREAU Un An, $2.50.\u2014 Six Mois, $1.25 (STRICTEMENT PAYABLE D\u2019AVANCE) X*3t-Ji3c du Numéro, 5 OeutlxxB.S\u2019adresser pour les informations, les abonnements et les annonces aux gérants, MM.Poirier, Bessette & Neville, No.51ü Rue Craig, ou par lettre h LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION DU \u201cSAMEDI,\u201d Montréal.MONTRÉAL,\u2019JS NOVEMBRE 1891.Ghas.se\u2019,' >SPI l Kl\u2019 Quand on vit dans un lieu retiré, on vit des airs.On dit que les lettres les plus piquantes, c\u2019est les P.A la campagne, les vignes pleurent et chez le confiseur les sucreries.Celui qui trouvera un ballon dirigeable sera sârement porté aux nues / Rien qu\u2019avec une plume un homme a la faculté de passer pour un dinde.L\u2019homme le plus sensible quand il arrive un malheur, c\u2019est celui qui donne le premier la larme.L\u2019ingratitude est maintenant tellement à la mode, qu\u2019il n\u2019y a plus de reconnaissance., .qu\u2019au Mont-de-Piété.¦' La victoire n\u2019appartient pas toujours au plus fort,\u201d disait un juge en décernant à l\u2019Exposition le premier prix de beurre.Les Esquimaux ne peuvent se faire à l\u2019idée qu\u2019il y ait un enfer ; ce serait un trop grand bienfait de pouvoir se chauffer à leur saoul.\"Diou n\u2019a qu\u2019un front: lumière! et n\u2019a qu\u2019un nom : [Amour! .Aveugle qui croit lire, et fou qui croit savoir.\u201d Réflexion attribuée à un de nos députés les plus en vue.Le ministère est l\u2019inverse d\u2019un moulin.L\u2019un a sa tactique et l\u2019autre son tic-tac.Un individu est venu demander une paire do souliers, imitation de scandales.Ou il voulait dire sandales, ou c\u2019est de là que doit venir l\u2019expression : trouver chaussure à son pied.Rien n\u2019exaspère plus une femme qui constate, après s\u2019être protégé la vue pendant toute une soirée contre l\u2019éclat du gaz, qu\u2019elle a oublié son plus gros diamant sur son bureau de toilette.Poivribus, pour se dégriser, s\u2019en fut boire un bon café, et, pour ce faire, au lieu de sucre, dans son verre mit sel.Cela lui a, dit-on, fort bien réussi.Avis aux amateurs.Deux combles en passant.Celui de l\u2019art pour un barbier : Raser la terre et l\u2019eau.Pour un policier : Arrêter le mouvement de rotation de la terre.Il y a eu dernièrement dans l\u2019état de New-York un procès remarquable en divorce.La défenderesse a produit 1G5 lettres que son époux lui avait écrites avant leur mariage.Il en envoyait jusqu\u2019à cinq par jour, et la plus petite contenait six pages.Us ont été six mois mariés et déjà l\u2019amoureux mari lui frottait les oreilles.A.M EU ELEMENT D\u2019ÉCOLE Fauteuils d\u2019académie.Tables de multiplication, Formules d\u2019algèbre, Feu grégeois, Chandelles romaines, Cartes à jouer, Arbres historiques\u2014avec racines grecques.PLUS OU MOINS Le général (en inspection).\u2014Etes-vous satisfait, colonel 1 Le colonel.\u2014Oui, mon général.Le général.\u2014Et les vivres?Y a-t-il de vos hommes qui en reçoivent plus et d\u2019autres moins ?Le colonel.\u2014Non, mon général ; ils en reçoivent tous moins.LE CHANT DU CYGNE La mère (la veille du mariage de sa fille).\u2014 Ton fiancé a l\u2019air bien difficile ; je crois qu\u2019il fait trop de conditions.La fille.\u2014 Laisse faire, maman, ce sont ses dernières volontés.UN COCHER DU GRAND MONDE Dame à la recherche d'un cocher.\u2014Ainsi, vous avez déjà conduit deux chevaux ! Cocher.\u2014Très souvent, madame.La dame.\u2014Chez qui Y Cocher.\u2014Chez mon père.La dame.\u2014Comment ?Votre père tient une voiture à deux chevaux Y Cocher.\u2014Ah ! non, pas une voiture ; mais une charrue.C\u2019est moi qui les menais.AIMONS-NOUS ! SONNET Aimons-nous, aimons-nous, ô ma brune charmante, b \u2019avenir nous promet ses charmes les plus doux : Aimons-nous, aimons-nous!.L\u2019amour qui nous en- [eluinto Va nous unir un jour.Mon bel ange, aimons-nous ! Aimons-nous ! et songeons, en notre âme constante, Aux souvenirs passés qui nous rendent jaloux ; Aimons-nous, aimons-nous, ô beauté ravissante ; Ecoute mon appel.Je t\u2019implore â genoux !.Comme un ange du ciel, descendu sur la terre, Viens goûter les douceurs d\u2019une amitié sincère ; Viens goûter le bonheur, l\u2019amour eo le plaisir.C'est pour toi, tu le sais, que mon âme est joyeuse, Depuis ce jour béni de la rencontre heureuse Oû je vins près de toi, t\u2019aimer et te chérir.ENTRE BONNES AMIES Enlalie.\u201411 m\u2019a dit que j\u2019étais bonne comme du sucre.Adèle.\u201411 n\u2019a pas ajouté : \u201c en poudre\u201d?MOTS D\u2019ENFANTS Juliette.\u2014Mon oncle, un nouveau-né qui a été nourri avec du lait d\u2019éléphant a gagné vingt livres dans une semaine.L'oncle.\u2014Y penses-tu?.A qui appartient ce bébé-là ?Juliette, (toute radieuse).\u2014A l\u2019éléphant, c\u2019est son bébé.La tante.\u2014Où es tu rendue dans ta classe?Justine.\u2014J\u2019apprends la poésie.La tante.\u2014Sais-tu ce que c\u2019est que.la poésie?Justine.\u2014Oh ! oui ; c\u2019est toutes des lignes qui se terminent pareilles et qu\u2019on ne comprend pas.La mère.\u2014Non, chérie, le docteur m\u2019a défendue de te faire la lecture.Marie.\u2014Eh bien ! fais-la pour toi, à haute voix.Le père.\u2014Es-tu fatigué, Bobbie?Jiobbie (après une longue marche j.\u2014Non, mais je sens que mes chaussures commencent à peser.LE DANGER DES CHANGEMENTS BRUSQUES Un peintre décorateur, fatigué d\u2019avoir des employés tou jours ivres, fait annoncer qu\u2019il a besoin d\u2019un ouvrier absolument tempérant.Il en vient un qui, après avoir montré ses papiers et certificats ; fixe le choix de l\u2019artiste.Quelques jours plus tard, son maître le trouve complètement aviné.\u2014Vous ! dit-il.Comment pouvez vous mentir à ce point ?N\u2019avez-vous pas signé l\u2019engagement de ne plus boire ?\u2014Oui, répond l\u2019ivrogne, mais ça ne commence que la semaine prochaine ; il n\u2019est pas daté.TRÈS ENCOURAGEANTE Lui.\u2014Croyez-vous que votre père me refuserait votre main ?Elle.\u2014Je ne sais ; oui, s\u2019il est comme moi. LE SAMEDI 3 LES PERSÉCUTIONS DE L'INTERVIEW Domestique.\u2014Un journaliste désire vous interviewer.Ministre.\u2014Dites lui que j\u2019ai une extinction de voix qui m\u2019empêche de parler.Domestique.Il dit qu\u2019il vous posera certaines questions auxquelles vous pourrez faire signe de oui ou de non.Ministre.\u2014Dites lui que j\u2019ai le tortieoli.PINCÉE DE CONSEILS Ne mettez jamais de cornichons dans un vase où il y a eu du saindoux.Ne laisez jamais tremper vos légumes dans l\u2019eau, après qu\u2019ils ont été cuits.Une écaille d\u2019huître dans la théière, empêche la formation d\u2019une croûte à l\u2019intérieur.Le jus de la moitié d\u2019un citron dans un demi verre d\u2019eau, est un remède excellent pour les maux de tête.Si vous voulez conserver votre sel de table sec, mêlez une cuillerée à thé de farine de blé d\u2019Inde dans une soucoupe de sel.On fait un vernis superbe pour meubles avec de l\u2019huile douce, du vinaigre et de la gomme arabique en parties égales.Pour faire reluire une théière ou une cafetière en zinc, frottez-les avec une guénille trempée dans de l\u2019huile à lampe.Pour se préserver des bronchites et se nettoyer la gorge, il n\u2019y a pas de meilleur gargarisme qu\u2019un peu d\u2019eau Pt de sel.De la vitre réduite en poudre très fine, avec un blanc d\u2019œuf, donnent le meilleur ciment possible.L\u2019huile de charbon rend les chaussures, durcies par l\u2019eau, aussi souples que des neuves.Les taches de peinture, vieilles et sèches, disparaissent facilement à l\u2019aide du chloroforme.11 faut en premier lieu couvrir la tache avec de l\u2019huile d\u2019olive ou du beurre.NOBLESSE OBLIGE Poulain tl\u2019un an ioi/ant une fourche pour la première fois.\u2014Pas possible ! Parceque j\u2019appartiens il un gentleman farmer, ils veulent me forcer il manger mon foin avec uno fourchette ! PRIS SUR LE VIE L\u2019AMITIÉ FIN DE SIECLE Au guichet du chemin defer, Gare Windsor.Le paysan.\u2014 Uno deuxième, retour, pour Vaudreuil.Commis de billets.\u2014Soixante-cinq cents.Le paysan.\u2014Vous voulez plaisanter.Ça serait plus cher que d\u2019aller.Commis.\u2014C\u2019est un aller et retour que je vous donne.Le paysan.\u2014 Je ne veux qu\u2019un retour seulement.Commis.\u2014Si vous vous fichez de moi, il faut le dire.Le paysan.\u2014Pas du tout.Voici : J\u2019ai, Gros poiron qui m\u2019emmène sur son dos.Seulement, comme je passions par ici, j\u2019ons voulu m\u2019assurer d\u2019un retour, pensant qu\u2019y z\u2019étions moins cher à Montréal qu\u2019à Vaudreuil.LA VRAIE POLITIQUE Monsieur B.\u2014Comment ?Tu demandes encore un chapeau neuf ; je parie que madame A.n\u2019en a pas un tous les deux mois, comme toi.Madame B.\u2014 Je lésais, mais aussi, elle n\u2019a pas, comme moi, un bon petit mari gentil.Monsieur B.\u2014Eh bien ! je suppose qu\u2019il va falloir l\u2019acheter.\u20145^! SiSSîi-: ira mss Charles Petit.\u2014Prête moi donc dix dollars ! Pierre Colosse.\u2014A te dire vrai, je suis dans la gêne; surtout après le cent piastres quo je t\u2019ai prêté la semaine dernière.Charles Petit arec dépit.\u2014Alors l\u2019amitié n\u2019est qu\u2019un nom.Pierre Colosse.\u2014Non ; je crois que c\u2019est une compagnie de prêt il fonds perdus.\t_______________________ ANNONCE ATTRAYANTE MÉPRIS DE COUR Père Penoute.\u2014 Monsieur le juge, je m\u2019en rapporte il ma bonne réputation.Vous ne m\u2019avez jamais vu devant la cour n\u2019est-ce pas?.Non, hein.J\u2019ai toujours évité avec soin les places de mauvaise réputation ; et vous allez croire, de préférence, cet avocat qui est toujours ici.IL EST MINUIT A cetto heure elle dort et peut-être elle rêve, Tandis que je pâlis, loin d\u2019elle, tout pensif Comme le voyageur, isolé sur la grève, Arrêté par quelque récif.Je vais à l\u2019a venture, ainsi que le pilote, Prisonnier sur sa nef, captif dans sa prison, Qui vogue sur les mers où son frêle esquif flotte, Sans son étoile à l'horizon.Et j\u2019en suis là, rêveur.\u2014Oh ! qn\u2019est-ce qui me voile.Mon astre, à moi?pourquoi des nuages aux cieux?\u2014 Console-toi, mon cœur !\u2014le nocher perd l\u2019étoile,\u2014 Mais en toi brillent ses beaux yeux ! Elle dort à cette heure ; en mon âme elle veille.Elle rêve peut-être, et moi je songe encore : \u2014Dors, mon bel ange, dors, sans cauchemar sommeille, Fuis un beau songe.un rêve d\u2019or ! CE N\u2019EST PAS UNE RAISON Alfred.\u2014 Entrons dans ce restaurant, nous mangerons.Jules.\u2014Non, je n\u2019ai pas faim.Alfred.\u2014Ça ne fait rien, la faim te viendra alin la fin du lunch.Un monsieur qui a acheté un trousseau complet de lingerie, marqué \u201c A.G.\u201d, nom de sa fiancée, morte quelque temps avant son mariage, désire faire la connaissance d\u2019une jeune fille à marier ayant les mêmes initiales, afin d\u2019éviter des dépenses inutiles- PROGRÈS RAPIDE Henri.\u2014Eh! Comment ça va-t-il?Je ne t\u2019ai pas vu depuis vingt ans.Et ta petite femme de dix-sept ans que tu as épousée avant de partir ?Jos,\u2014Je l\u2019ai encore.Elle a vingt-deux, maintenant.CONTAGIEUX M.de Grosel.\u2014Dites donc, docteur, est-ce que l\u2019insomnie est une maladie contagieuse ?Docteur.\u2014Pas du tout; qu\u2019est-ce qui vous fait croire cela ?M.de Grosel.- C\u2019est que quand le bébé est troublé d\u2019insomnie, ma femme ne dort pas, et moi non plus.UN MAUVAIS CŒUR mm Cohn, (\u2019est donc un serpent «juo j\u2019ai ivclinulVé dans mon sein ! Ludovic.Comment cela?Cohn.Voilà quatre fois du suite que jt* te paie tes chars urbains ; et tu refuses do inc prêter cinq piastres ! LE SAMEDI 4 DEMOISELLES D\u2019ACADEMIE EN PROMENADE A rant t/'an\u2019irt-r an coin .\\\\ nil i rr\\ Et ml* a foin I- Hapjiort Hi /iroi/r < {il \\| t - on >,1.1 m! revenue en vie ! IIAI LI,KM ENT l.'tmnui in.|ir«*ii.l.i V»t inuuvub .igno : Mill ai joyeux et ai (liaort't, (\"cat tout .III jilua ai je suis digne D\u2019lmhitrr nu f.ml li'iin desert.(\"eat l.icii |iia t d\u2019ajoncs.\u2014Touché ! mort ! \u201d criai-je à Denis qui accourait.\u201c Nos chiens, braques à poil ras, ne se souciaient pas d\u2019entrer dans cet océan d\u2019épines.Le garde et moi nous y pénétrâmes et, au bout de quelques instants de recherches, j\u2019aperçus quelque chose qui remuait.\u201cJe me baissai pour ramasser ma victime, mais, soudainement, je m\u2019arrêtai terrifié.\u201c Une voix bien connue, une voix lamentable, une voix de polichinelle agonisant disait : \u201c Ah ! cette fois-ci, ça y est ! ! ! \u2014Coco, pauvre Coco ! m\u2019écriai-je en m\u2019arrachant les cheveux, c\u2019est moi, moi qui t\u2019ai tué!\u201d \u201c Denis avait pris dans sa main la pauvre bête palpitante dont l\u2019œil déjà se voilait.La tête pantelante de l\u2019oiseau pendait lamentablement, tandis que sa verte poitrine s\u2019empourprait du sang de sa blessure.\" A la maison, Denis étendit Coco sur un lit UNE QUESTION DE BARREAU Le beau Bruno.\u2014Que dites-vous de ce petit costume ?Smith.\u2014On dirait un échappé de prison, qui a emporté la porte avec lui.n F«is\\ K1*© ni» prinitUi pSOTlte d\u2019ouate, la tête plus élevée que le reste du corps.De son regard mourant d\u2019oiseau nous regardait.Anxieusement, nous suivions la marche rapide de son agonie.Les pattes de Coco se raidissaient, ramenées, en des spasmes, sur sa poitrine.Ses ailes palpitaient, agitées do secousses nerveuses et, à chacune d\u2019elles, un filet de sang vermeil jaillissait.Sa prunelle était maintenant horriblement dilatée, et son bec, d\u2019où une sanglante écume s\u2019écoulait, s\u2019ouvrait peu à peu comme pour livrer passage à son âme prête à s\u2019exhaler.\u201c Alors, l\u2019oiseau eut comme une révolte, il ne voulait pas partir sans nous adresser un suprême adieu ; il lit un dernier effort et de sa voix dénué étrange, comme si vraiment elle eût déjà appartenu au inonde inconnu où il allait partir, il s\u2019adressa à moi et me dit : \u201c Marius ! tu es mon meurtrier ! mais sois tranquille, ami, je te pardonne ! \u201d \u201c Et, après ces paroles, il mourut ! le pauvre Coco, il mourut ! \u2014Escarbagnas ! tu n\u2019es qu\u2019un fumiste ! \u201d m\u2019écriai je, furieux de l\u2019émotion que, malgré moi, ce diable d\u2019homme m\u2019avait communiquée.A son tour, il me regarda bien en face.Il était tout pâle et deux grosses larmes, qu\u2019il ne cherchait pas à dissimuler, coulaient le long de son visage.\u201c Ai-je bien l\u2019air d\u2019un monsieur qui conte des blagues 1 me demanda-t-il sérieusement.\u2014Ma foi, mon cher, tu es Marseillais !.\u2014Je t\u2019ai dit la vérité; du reste.Denis va te confirmer mes paroles, nous voici arrivés.\u201d Le garde Denis, interogé, m\u2019aflirma qu\u2019Escar-bagnas n\u2019avait rien exagéré, et que tout s\u2019étati passé comme me l\u2019avait conté mon ami ; seulement, pendant que mou compagnon de obasse emplissait nos carnassières du gibier acheté pour notre gloire, !e garde m\u2019entraîna à part et me dit : \u201c Monsieur, j\u2019ai à ajouter quelque chose au récit que vous a fait M.Marius.\u2014A l\u2019histoire de Coco 1 \u2014A l\u2019histoire de Coco, oui.\u2014Je vous écoute, papa Denis.\u2014Seulement, il faut me jurer que vous ne soufflerez pas mot à M.Marius de ce que je vais vous dire.\u2014Je vous le jure, mon ami.\u2014Eh bien.ce n\u2019était pis Coco qui parlait.c\u2019était moi.je suis ventriloque I \u201d H.DE ClIARLIEU.TOUJOURS GENTLEMAN b» i\u2019fîis't Elle ((l'un ton de.reproche).\u2014 Un do ocs jours tu me trouveras aux portes de la mort.Que foras-tu alors?Lui.\u2014 Tu dois savoir quo je n\u2019ai jamais laissé à une dame la peine d\u2019ouvrir une porte quand j\u2019étais là.UN VRAI CHIEN Un embêté.\u2014Je vous ai donné le fort prix pour ce chien, pareeque vous me lo disiez bon gardien.Hier soir des voleurs son entrés chez moi, ont tout pris et volé, et ce satané de chien n\u2019a pas lâché le plus petit cri.Marchand.\u2014Je lo sais, monsieur, il était trop occupé à examiner les voleurs pour les intentifier plus tard.Si vous sortiez avec lui, et que vous vous adonniez à rencontrer vos voleurs, il les reconnaîtrait immédiatement, ce n\u2019est pas un chien ordinaire, qui aboie pour rien.THÉÂTRE - ROY AL La troupe de Gray-Stephens a été très bien accueillie, par la foule ordinaire des habitués du Théâtre-Royal.Les \u201c Vesper Relis \u201d tel est le nom de la pièce qui tient l\u2019affiche pour les trois premiers jours decettesemaine.Cette pièce a été jouée à Montréal, mais elle a toujours un grand succès d\u2019actualité, parce qu\u2019elle se prête aux adaptations les plus curieuses et les plus intéressantes.Cette saison, le spectacle de tableaux vivants du plus haut effet, donne à la représentation générale, un aspect vraiment attrayant.Les ponies russes et les magnifiques dogues de M.Stephens sont admirablement entraînés.La scène de sauvetage de la petite Lelia, par l\u2019un de ces superbes specimens de la race canine, et celle d\u2019une avalanche en Suisse, donnent une saisissante idée de la réalité.La pièce elle-même est du bon mélodrame, bien suivi, bien agencé, et, surtout, bien interprété.Mlle Minnie Gray tient le premier rôle.Elle est un peu partout, dans l\u2019intrigue, dont le nœud est l\u2019enlèvement de la petite Lelia par un vilain bandit à la solde d'un oncle qu\u2019elle gêne comme héritière.Mlle Gray a l\u2019expérience et le talent du théâtre.Elle ist vive, alerte, spirituelle et maîtresse de son rôle.On peut signait r, parmi les acteurs qui l\u2019accompagnent, Mlle Ehie Gerome, qui a figuré très avantageusement dans le rôle de Grace Osborne.M.\\V.11.Danvers, dans le rôle de Robert Pendy, a été chaleureusement reçu, ainsi que MM.Billy Williams et Chas.II.Mason, dans son inimitable interprétation, de la bonne hollandaise, Katherine.La représentation est émouvante, variée, en un mot tout à fait du genre qui plaît et qui gagne la faveur populaire.La troupe de Lester et Williams donnera des représentations toute la semaine prochaine.BOB 12 LE SAMEDI La musc.AMOUR! TU PERDIS TROIE! Les rjiorti Le» rf/i fs.tNTI 'te Lis mots for/s.Ilostilités suspendues.AU BAL LJ h je une do nseur.(>li ! lu valse à «leux temps ; c'est ce
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