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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1999-12-28, Collections de BAnQ.

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[" s LES SPORTS Théodore a craint d\u2019être retiré du match.BUREAU EH3 Reux tours du chapeau des Faucons AA au Tournoi international bantam ?« mmm I '\t1 \u2022 '! | mmm -¦«s/m 'M;; 4- mardi 4\tSHERBROOKE 28 décembre 1999 90e ANNÉE-No 263 0,65 (WEEKEND: 1,755) Plus taxes Tarif Floride 1,75 S (week-end 2$) BOXING DAY ELITE Abu*\t564-1122A Conseiller aux ventes w* ***** 09592 NEZ ROUGE LINGWICK EN ÉMOI ET QUÉBEC BLÂMÉ Le bilan s'alourdit en Europe L\u2019essoufflement des bénévoles était prévisible (A3) LES ARTS Un baiser qui l\u2019a menée loin (B6) LAC-MÉGANTIC Le boom commercial ne fait pas l\u2019unanimité (A8) SHERBROOKE Un sursis pour le bingo Sainte-Famille (A3) L\u2019Estrie: une région d\u2019avant-garde TOURNÉE VERS L\u2019AVENIR La Ferme piscicole des Bobines prend de l\u2019expansion (B2) xVÂy iSSÊÊé, Un accident de 5 blessés s'ajoute aux 3 accidents mortels de ce secteur en 99 ¦««cl'» mm ?¦;.A.:-' .¦ ; Imacom-Daguerre, par René Marquis Le conseiller municipal Roch Poulin, en charge du comité des chemins de Lingwick, se tient à l'endroit où s'est produit l'accident qui a fait cinq blessés, dimanche.M.Poulin reproche au ministère des Transports un budget insuffisant accordé pour l'entretien de la route 108.«C'est une question de vie, pas juste d'argent» Sherbrooke La population du canton de Lingwick était en émoi hier, .voire en colère, à la suite d'une collision frontale qui a fait cinq blessés graves, dont un serait dans un état critique.Deux voitures sont entrées en collision et une troisième est sortie de route pour éviter l\u2019accident, survenu route 108.dimanche vers 18h 15.Les blessés, transportés au Centre universitaire de santé de l'Estrie par trois services ambulanciers.de Weedon, Lambton et Lac-Mégantic, ne seraient pas de Lingwick.selon des témoignages de citoyens hier.La Sûreté du Québec du Haut Saint-François a refusé de révéler leur identité.Une citoyenne de Lingwick, Mme Céline Gagné, dont les parents habitent à proximité du lieu de l\u2019accident, révèle que les victimes sont un homme qui voyageait seul, ainsi que deux adultes et deux enfants dans l'autre voiture.Trois accidents mortels Mme Gagné ajoute qu'en plus des trois véhicules impliqués, un camion a failli happer les deux voitures qui étaient entrées en collision.Incapable de freiner sur la chaussée glissante, le mastodonte a passé à un pied des autos immobilisées, selon la femme, qui impute l'accident au manque d'abrasif sur la route, qui n\u2019était pas grattée non plus, dit-elie.C'est le quatrième accident à survenir depuis le début de l'année sur la route 108 dans ce secteur.Les trois premiers accidents étaient mortels.Le plus récent s'était produit pas plus tard qu\u2019en novembre dernier et avait fait deux morts, déplore le conseiller municipal Roch Poulin, en charge du comité des chemins de Lingwick.M.Poulin a reçu hier des appels de ses concitoyens inquiets et révoltés même si les victimes ne sont pas des membres de leur famille.«Vous comme moi, si c'était des gens de votre famille qui étaient les victimes d'un tel accident, on serait révoltés!» renchérit cependant le conseiller municipal, qui reproche au ministère des Transports le budget insuffisant accordé pour l'entretien de la route 108.«C'est une question de vie.pas juste d\u2019argent», insiste M.Poulin, qui reproche au gouvernement de jouer le déficit 0 contre des vies humaines.Le propriétaire des Ambulances Mégantic-Frontenac.M.Serge Jacques.avoue que les conditions des routes, «de Mégantic à Stornoway, et jusqu'à l\u2019équerre de Sainte-Marguerite-de-Lingwick», sont déplorables.«Le budget ne permet pas d\u2019avoir assez de sable et de sel», dit-il.Pourquoi?«Vous demanderez ça à Lucien Bouchard.ou au ministre des Transports.» Responsabilité de l'entretien Selon le conseiller Poulin, la route 108 est dangereuse jusqu'à l'intersection de Gould, à hauteur du restaurant Lu Ruée Vers Gould Roch Poulin rappelle que jusqu\u2019à l'an dernier, la municipalité du Canton de Lingwick avait la responsabilité de l\u2019entretien de la route 108.mais que.chaque année, le ministère des Transports réduisait son budget.«Notre route est classée B.alors qu'elle devrait être classée A.Il y a 1700 camions par jour qui circulent.C'est plus que sur la route 112.où il ne passe pas 1000 camions par jour.» Dans le cas d'une route classée B, selon M.Poulin, il est prévu de dégager environ sept pieds seulement au centre de la route.«Nous, nous avons toujours entretenu la route comme si elle était de classe A.C\u2019est pourquoi notre budget était déficitaire.Et comme le ministère des Transports voulait encore nous couper cette année, nous lui avons laissé la responsabilité de l\u2019entretien.» Selon le conseiller, le ministère voulait encore réduire la quantité de sel mise à la disposition de la municipalité pour l'entretien, en le faisant passer de 415 tonnes environ à 375 tonnes.Roch Poulin ne blâme pas l'entrepreneur à qui le ministère a confié la responsabilité de l'entretien.«Il respecte son contrat», sauf que c\u2019est un contrat pour une route de classe B et avec des moyens réduits.Avec deux accidents graves sur chaussée glissante en deux mois, M.Poulin ne sait plus à quel saint la population de Lingwick devrait se vouer.«Et on est juste au début de l\u2019hiver», souligne-t-il.Avec une expression d\u2019impuissance devant les faits, il lance: «On est au pied du mur et on continue à nous donner des claques dans la face».La tempête fait près de 70 morts Paris (AP) Les vents d'une rare violence qui ont balayé dimanche le nord de l\u2019Europe ont fait près de 70 morts, selon un nouveau bilan établi hier en fin d\u2019après-midi.La France est de loin le pays le plus touché, avec 34 morts, mais la tempête a également fait des victimes et des dégâts considérables en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie et en Espagne.alors que des inondations ont été recensées en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas.En Allemagne, le bilan se montait hier à au moins 17 morts, tandis que la Suisse déplorait 12 décès et l\u2019Espagne cinq.En France, les services de prévisions métérologiques restaient pessimistes hier et prévoyaient en soirée un retour des vents forts au sud d\u2019une ligne Bordeaux-Lyon avec des rafales pouvant atteindre 150km/h sur le littoral aquitain.Ce renforcement du vent pourrait considérablement compliquer le travail des nombreuses équipes d\u2019EDF, de la SNCF, et des entretiens autoroutiers, mobilisés pour réparer les dégâts impressionnants -arbres déracinés, cheminées arrachées, toitures brisées, grues effondrées.routes coupées- provoqués par la tempête qui a balayé le pays de la Bretagne à l\u2019Alsace.Le réseau ferroviaire était encore gravement perturbé, hier.Le sud de l'Allemagne a de son côté été balayé par des vents atteignant 200 km/h en rafales, notamment dans le Ba-de-Wurtenberg frontalier de la France.Le trafic routier et la circulation des trains ont été gravement perturbés, des toitures ont été arrachées et un pont détruit à Baden-Baden.De nombreuses coupures de courant ont également quasiment paralysé la circulation à Stuttgart.En Bavière, un millier de foyers a dû s\u2019éclairer à la bougie et un skieur de fond était toujours porté manquant hier.Futur président tué La Suisse voisine n'a pas non plus été épargnée par les éléments.Ainsi, l'électricité commençait à revenir dans l'après-midi alors que 100 000 foyers en avaient été privés pendant 24 heures, principalement dans la région de Berne, à la suite des chutes d'arbres sur les lignes de courant.Parmi les victimes, Adolf Ogi.ministre de la Défense et futur président de la Confédération l\u2019an prochain.En Europe méridionale, les bourrasques ont atteint près de 135km/h dans le nord de l'Italie, retournant des voitures et menaçant les nombreuses caravanes où vivent encore beaucoup des victimes du tremblement de terre de 1997 dans la région centrale des Marches.Plusieurs autoroutes étaient encore fermées hier et 7000 personnes bloquées dans l'aéroport Malpensa de Milan où 50 vols ont été annulés.Dans les Abruzzes et en Calabre (sud), des autoroutes ont été fermées et des lignes de courant coupées.La tempête soufflant sur le sud de l'Europe avait fait au moins cinq morts hier soir dans le nord de l'Espagne, frappé par des vents atteignant 160 km/ heure.Plus au nord, ce sont surtout les inondations qui ont sévi.Des centaines de foyers du sud de la Grande-Bretagne étaient menacés hier par les crues.VARIABLE 16hl0 Météo / C9 ,re- VV^T'i'ir: mm mSm Ipp Rétro 99 À LIRE EN A4 L\u2019événemeni de l\u2019année: la tempête du 5 juillet 29 DÉC 28 DÉC 30 DÉC N G DAY HfMWnA AJpjnL Tous les détails à l'intérieur *2 + La Tribune, Sherbrooke, mardi 28 décembre 1999 LaTribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, Que., Tél.r 564-5450,11 K 2X8 Journal quotidien publié à Sherbrooke par Lei Journaux Trans-Canada (1996) Inc.(division La Tribune) WMè Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ENVOI DE PUBLICATION; : Camelots et camelots motorisés Prix de\tvente.3,52\tS T.P.S.25\t$ T.V.Q.,28\t$ Coût à l'abonné.4,05\t$ Abonnement payé à l'avance: endroits desservis par camelot et camelots motorises Temps\tPrix\tTPS\tTVQ\tTotal 1 an\t16517\tS\t11.56 S\t13 26\tS\t189.99\tS, émois 88.00 S 6.16S 7.06S 101,22S 3 mois\t45.00\tS\t3.15 S\t3.61\t5\t51.76 5 I mois\t25.00\t5\t175 S\t2.01\t5\t28.76 S Abonnement par la poste: Territoire immédiat Temps\tPrix\tTPS\tTVQ\tTotal Ion\t255.00\tS\t17.85S\t20.46\tS\t293.31\tS émois 140.00 S 980 S 11.24S 161.04S 3 mois\t80.00\tS\t5.60 S\t6.42\tS\t92.02 S I mois\t50.00\tS\t3.50 S\t4.0!\tS\t57.51 S AUX ÉTATS-UNIS ET AUTRES PAYS I an 700,005,6 mois 410,005,3 mois 265,005,1 mois 130,005 Ta Tribune\" est sociétaire de la Presse canadienne, de l'Association des quotidiens de longue française, membre de l'Association des quotidiens du Conodo, affiliée a l'Audit Bureau of Circulation ABC et à l'Union internationale de la presse catholique.Sources d'informations: Presse canadienne.Presse associée, Reuter, Agente Fronce-Presse.Le service de photos loc-similées de la Presse tonodienne et les agences affiliées sont autorisées à reproduire les informations de la Tribune.INDEX Arts et spectacles:.15-6 Bandes dessinées:.D-3 Décès:.l)-4 Économie:.B-l Louisette Vézina:.C-11 Messier en liberté:.C-9 Météo:.C-9 Opinions:.A-10 Petites annonces:.l>-2 Sports:.C-l Page Internet: http//www.latribune.qc.ca Courrier électronique: redaction@latribune.qc.ca Télécopieur de la rédaction: (819)564-8098 Héma-Québec a besoin de sang Montréal (PC) Les réserves d'1 iéma-Québec affiche une baisse inquiétantes depuis quelques jours.L\u2019organisme, qui a besoin du sang de 5000 à 6000 donneurs, a toutefois indiquéqu'il s'agit d\u2019une baisse normale compte tenu de cette période de l\u2019année.Les types de sang en demande sont ceux des groupes O positif et O négatif, ainsi que A négatif.Héma-Québec organise 45 collectes un peu partout dans la province d\u2019ici la fin de l'année./ Al ppÉiÉk* Photo PC En cette fin d'année, les douaniers américains redoublent de prudence et les files d'attente s'allongent aux postes frontières entre le Canada et les États-Unis, comme ici, sur le pont de Niagara Falls.Les douaniers américains redoublent de prudence Les arrestations de dimanche ne seraient pas liées au Seattle (AP) Sept Jordaniens ont été interpellés dimanche à la frontière canado-américaine, mais les services de l\u2019immigration américaine ont démenti hier les déclarations de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) selon lesquelles l\u2019un de ses suspects aurait des liens avec une organisation terroriste.Les deux femmes, trois hommes et deux enfants ont été placés en garde à vue après leur interpellation vers 16h dimanche.Le poste-frontière de Blaine.situé à environ 160 kilomètres au nord de Seattle, a ensuite été fermé pendant plus de deux heures.Une des femmes \u2014 accompagnée d'un enfant et légalement au Canada \u2014 et un homme en voie d\u2019obtenir le statut de citoyen canadien, ont laissé une automobile près d'une boutique hors-taxes du Canada et traversé la frontière dans un parc non loin de là.ont expliqué les autorités américaines.Les agents américains du poste-frontière ont arrêté les suspects ainsi que quatre autres personnes qui les attendaient \u2014 le mari de la femme et un couple accompagné de leur enfant \u2014, a précisé le responsable de la patrouille américaine du poste-frontière de Blaine.Gene Davis.«C\u2019est très commun.Lorsque nous arrêtons des gens qui traversent le parc, nous cherchons toujours dans les environs pour vérifier si quelqu\u2019un ne les attendait pas», poursuit M.Davis, en faisant remarquer que son agence a attrapé 2500 personnes de 70 différents pays de cette façon, l'année dernière.Quelques heures après les arrestations.Archie Alafriz.de la GRC.avait expliqué que ces interpellations avaient été effectuées par les autorités américaines.Scion lui.la patrouille frontalière américaine avait «contrôlé avec le FBI pour vérifier leurs informations \u2014 notamment l'identité de l'homme soupçonné de liens avec le terrorisme», avant de les arrêter.Toutefois, le FBI a indiqué hier que cette erreur était due à une mauvaise interprétation du dossier criminel de terrorisme l\u2019homme qui faisait mention de «menaces terroristes», une dénomination qui peut être utilisée pour différents types de violences.«En vérifiant à nouveau le dossier, il semble que ceci soit relié à des actes de voie de fait ou de violence conjugale, a détaillé une agente du FBI.Roberta Burroughs.Pour l\u2019instant, nous n\u2019avons aucune raison de croire que ces gens sont liés à une organisation terroriste.» La femme qui se trouvait légalement au Canada avec son enfant et l'homme qui l\u2019accompagnait ont été arrêtés pour avoir traversé illégalement la frontière, a expliqué M.Davis.Une fouille effectuée par la GRC dans la voiture abandonnée pour retrouver des explosifs ou matériaux suspects n\u2019a rien donné.Ces interpellations interviennent alors que la sécurité à la frontière cana-do-américaine a été renforcée pour parer à d\u2019éventuelles actions terroristes dans les prochains jours.Le 14 décembre, un ressortissant algérien a été interpellé par la police américaine à son arrivée par traversier en provenance du Canada à Port Angeles dans l'Etat de Washington.La police a découvert de la nitroglycérine et d'autres explosifs ainsi que des dispositifs de mise à feu dans la camionnette de d'Ahmed Ressam.L\u2019homme de 32 ans, qui nie tout, est actuellement détenu près de Seattle.Un complice présumé de Ressam.Abdelmajed Dahoumane, est également activement recherché aux Etats-Unis et au Canada, selon les autorités fédérales américaines.Il a été repéré le 17 décembre par un vendeur de billets aériens à Bellingham, dans l'Etat de Washington.Selon d\u2019autres informations, il a séjourné dans un motel avec Ahmed Ressam à Vancouver, en Colombie britannique, quelques semaines avant l\u2019arrestation de ce dernier.Une Canadienne et un Algérien, tous deux soupçonnés de liens avec des organisations terroristes opérant en Europe et en Algérie, ont également été interpellés le 19 décembre dernier à la frontière américano-canadienne.Deux proches des Rock Machine sont arrêtés près Québec (PC) Un membre en règle des Rock Machine, Jean-Judes Faucher, et son principal lieutenant et tout nouveau prospect du club de motards, Yannick Gauthier, risquent fort de traverser l'an 2000 au centre de détention après avoir été arrêtés jeudi dernier, par la nouvelle escouade régionale mixte.Les deux larrons venaient tout juste de quitter un chalet de Sainte-Brigitte-de-Laval où ils entreposaient de la cocaïne devant servir à fournir plusieurs points de vente.Avec ces arrestations, il reste moins de membres officiels des Rock Machine sur le terrain (sept) qu\u2019à l\u2019intérieur des murs du pénitencier (neuf).L'équilibre devrait toutefois être bientôt rétabli puisque deux motards recevront leur congé dont un avant la fin de l\u2019année.L'opération ayant mené à ces arrestations, baptisée Accro, était en préparation depuis un mois.Informés que les deux trafiquants étaient à couper de la poudre blanche dans leur chalet, les policiers ont décidé de passer à l'action.Les deux hommes, âgés de 25 ans, avaient toutefois quitté Tes lieux avant leur arrivée mais les agents les ont interceptés quelques minutes plus tard à Beauport.Ils n'ont offert aucune résistance.Après avoir fouillé le chalet et le vé- de Québec hicule des suspects, les policiers ont visité un appartement du chemin Sainte-Foy, adresse présumée de Jean-Judes Faucher, frère de Frédéric Faucher, membre important du club de motards.Ils y ont trouvé près d'un kilo de cocaïne d\u2019une valeur marchande de 120 000 $, 98 comprimés qui n'ont pas encore été identifiés, un pistolet magnum .357 chargé à bloc, de l\u2019argent, divers objets utiles à tout bon vendeur de cocaïne, un album de photo identifiant les membres et relations des Hell\u2019s Angels et plusieurs pièces de vêtements bien identifiées aux Rock Machine et affichant leur support aux Ban-didos, le puissant groupe de motards américain auquel ils espèrent toujours être bientôt affiliés.Cette opération, selon son responsable le sergent détective André Gin-gras, vient neutraliser une cellule importante des Rock Machine et elle arrive à une période où la cocaïne se fait plutôt rare dans la région.«Un kilo ça peut paraître peu mais dans la situation actuelle du marché c\u2019est important».a-t-il expliqué.Faucher et Gauthier ont comparu au palais de justice de Québec vendredi où ils ont notamment été accusés de possession de stupéfiants en vue d\u2019en faire le trafic.Toujours détenus, ils subiront leur enquête sur remise en liberté jeudi et d'autres accusations pourraient alors être déposées.LA GUÊPIÈRE Calvin Klein simons QUÉBEC PLACE STE-FOY \u2022 GALERIES DE LA CAPITALE «VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL 977 STE-CATHERINE OUEST SHERBROOKE CARREFOUR DE LESTRIE Balconnet voile monogramme 14.\" Une économie de 58%.Transparence marquée par les petits logos CK qui forment une trame géométrique ton sur ton.Attache plaquette métallique au devant.Blanc.34 36 B C.Rég.36 OO* Bikini coordonné 6.99\t11785 simons QUÉBEC PLACE STE-FOY \u2022 GALERIES DE LA CAPITALE \u2022 VIEUX-QUÉBEC ¦ MONTRÉAL 977 STE-CATHERINE OUEST ¦ SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ES T RIE HEURES D\u2019AFFAIRES : 28-29 DÉCEMBRE QUÉBEC 9H30 À 2IH00, MONTRÉAL I0H00 À 2IH00, SHERBROOKE 9H30 À I7H30\tms VENTE AU RABAIS DE JANVIER PARKA SURFEUR RÉVERSIBLE 149.95 Rég.195.00* Nylon enduit, chaud intérieur en peluche berbère.Grand capuchon, cordon coupe-froid au bas.Grenache, sable, marine, acier.P.m.g.MOUFLES COUTURES JEANS 29.95 Rég.39.95* La moufle pour le surf, en nylon tactel.empaumure antidérapante imperméable.Doublure polaire isolante et amovible Noir ou marine P m.g.| VALEURS MODE EXCLUSIVES.PRIX EXCEPTIONNELS 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Carlo Fleury a été coordonnateur de l'Opération Nez rouge de Sherbrooke.Sherbrooke Les difficultés de recrutement des bénévoles pour l\u2019Opération Nez rouge se font sentir depuis plusieurs années.11 y a environ cinq ou six ans, on a commencé à déceler un certain essoufflement en terme de renouvellement des troupes.En 1997, les coordonnateurs de ce service de la province anticipaient des difficultés à attirer un nombre suffisant de soldats pour raccompagner les fêtards du nouveau millénaire, dans trois jours.Carlo Fleury, un ancien coordonna- La Tribune, Sherbrooke, mardi 28 décembre 1999 A 3 L'essoufflement de l'Opération Nez rouge était prévisible teur de l\u2019Opération Nez rouge de Sherbrooke, s\u2019en souvient.Il espère toutefois que le battage qui entoure les incapacités de l\u2019organisation sherbroo-koise au cours du dernier week-end ne viendra pas nuire à l\u2019esprit solidaire et de dévouement qui entoure l\u2019organisme.«A ma première année comme coordonnateur, il y avait eu une rencontre de tous les coordonnateurs du Québec.Déjà on en parlait.Plusieurs coordonnateurs redoutaient cette nuit du 31 décembre 1999.» Garder l\u2019enthousiasme «On a toujours eu de la difficulté à recruter assez de monde pour les grosses nuits comme celles du 24, du 25 et du 31 décembre.Ici la problématique, c\u2019est que Nez rouge est implanté depuis le début, depuis 15 ans.Plusieurs ont été bénévoles.Quand j\u2019ai été coordonnateur, nous avions lancé la formule des groupes.Les gens d\u2019une même organisation, d\u2019une même compagnie viennent vivre une expérience commune.J\u2019ai vu des groupes venir à coup de 150 personnes.Là, ils sont peut-être une quinzaine.Les gens ont vécu ce que c\u2019était.» Le début de nuit restera problématique.C\u2019est vers 2h du matin que l\u2019on atteint le sommet en terme d\u2019appels, avec l\u2019approche de la fermeture des bars, note M.Fleury.L\u2019Opération Nez rouge est devenue victime de son succès.Pour garder l\u2019enthousiasme, on devra continuer d\u2019insister sur l\u2019action sociale, sur l\u2019expérience unique d\u2019être bénévole, ajoute celui qu\u2019on connaît aujourd'hui comme directeur de la Chambre de commerce de la région sherbrookoise.«Le but de Nez rouge, ce n\u2019est pas de battre des records de raccompagne-ments.C'est tout l'aspect sensibilisation contre l'alcool au volant qu'il y a derrière ce mouvement.Il ne faut pas voir Nez rouge comme l\u2019unique solution.Du temps que j\u2019étais coordonnateur, nous avions amélioré le fonctionnement et les communications.On pouvait transporter plus de monde avec moins de bénévoles.» Le 31 décembre au soir, le paradoxe se produira, enchaîne-t-il.«Il y aura plus de partvs.donc moins de gens pour être bénévoles.Beaucoup plus de partvs, ça veut dire une demande plus grande de gens voulant être raccompagnés.Plus de raccompagnements à faire, mais moins de monde pour s'en charger.«Ce qui est désolant pour les bénévoles, ce sont les voyages blancs: arriver à un endroit et la personne est déjà partie.Ça démoralise.Ils aiment que ça bouge.Tant qu'à être bénévoles la nuit, ils aiment mieux être occupés.» Un défi constant Comme M.Fleury, le directeur des communications de l\u2019organisation de Nez rouge pour le Québec, Réginald Cummings, ne croit pas qu'on devra en venir à payer les gens qui se proposeront pour raccompagner ceux qui ont trop but pour conduire durant les Fêtes.Ce dernier ne perçoit pas non plus d\u2019essoufflement généralisé.«Ça reste un défi constant», note-t-il.depuis les bureaux de Nez rouge à Québec.«Ce n\u2019est pas facile.Pour arriver aux résultats que nous connaissons, les organisateurs de l'Opération dans chaque ré- gion commencent le travail au mois de septembre.«C\u2019est peut-être un peu plus difficile cette année; Nez rouge et l\u2019esprit du temps des Fêtes c\u2019est intimement lié.On dirait que tant qu'il n'y a pas de neige.les gens n\u2019entrent pas dans l\u2019esprit des Fêtes.Ça a été plus difficile au début de la campagne, mais c\u2019est revenu à la normale.«De l\u2019essoufflement, je ne pense pas.Avec des milliers de raccompagnements, on ne peut pas se plaindre.Peut-être que les gens se précipitent moins.On dit qu\u2019il y a une reprise économique.Ça signifie que les gens travaillent plus et gardent leurs congés pour se reposer.11 y a aussi la hausse du prix de l\u2019essence.Les bénévoles de Nez rouge qui offrent leur voiture sont dédommagés, mais ça peut être un autre facteur.» L\u2019Opération n\u2019a pas souvent connu de grands succès sur l\u2019île de Montréal, assure M.Cummings.L\u2019esprit de Nez rouge colle mieux à la réalité des petites communautés.C\u2019est à Québec, là où est né ce concept.qu\u2019on signale un engouement soutenu des bénévoles, mentionne-t-il.«II y a un plus fort lien d\u2019appartenance.» Un sursis pour le bingo à Sainte-Famille ?Il y aura, en janvier, des audiences publiques sur son déménagement à la salle Abénaquis -pBS smimnmri ¦ * \u2022«*** MM \\ -SH $ \u2014 Wuwu SHIfl Mil Sherbrooke Sursis pour les adeptes du bingo à l\u2019église Sainte-Famille: leur activité favorite se sera pas transférée lundi prochain à la nouvelle salle Abénaquis, comme prévu.Le déménagement est repoussé à une date inconnue, mais ultérieure au 19 janvier 2000.C\u2019est en effet la date choisie par la Régie québécoise des loteries et des courses pour tenir des audiences publiques à Sherbrooke sur ce déménagement, auquel se sont opposés plusieurs amateurs du bingo à Sainte-Famille.Une pétition contre cette décision a même été signée par 247 personnes.Mais le conseil de fabrique s\u2019attendait quand même à ce que la Régie accepte le déménagement sans audiences publiques, avant la fin de l\u2019année.«La lettre nous disant qu\u2019il y aurait des audiences nous est parvenue le 24 décembre», explique Paul-Yvan Poulin, responsable de ce dossier au conseil de fabrique.«Nous avons obtenu un permis d\u2019exercice pour Sainte-Famille d\u2019ici le déménagement.» À leur arrivée hier soir à la salle Zoël-Fréchet-te, au sous-sol de l\u2019église, les participants ont trouvé un feuillet jaune sur les tables, leur annonçant que «le bingo se poursuit à Sainte-Famille le 3 janvier 2000 et les autres lundis, jusqu\u2019à nouvel ordre», mais sans plus d\u2019explications.Claude Dussault et de son équipe.«C\u2019est de valeur.Il était fin et bon.Son travail n\u2019a pas été apprécié à sa juste valeur.» «C\u2019est trop loin.Abénaquis.et je n\u2019aime pas le stationnement.Il est mal fait.Ici.on reste dans notre coin, on est la même gang», clame Lionel Jutras.«Je vais continuer d\u2019y aller, mais pas tous les soirs.» «Je préférerais que ça reste ici.C\u2019est plus proche, j\u2019aime l\u2019atmosphère et je suis habituée», ajoute Aline Lapointe.Photo Imacom-Daguerre, par René Marquis C'était le dernier bingo de Claude Dussault et de son équipe, hier, à l'église Sainte-Famille, après 27 ans de loyaux services: Théo Létourneau, Rita et Claude «Mutt» Dussault, tous trois fidèles depuis 1972, Yolande Hallée, Bertrand Gosselin, Yvan Provençal, lui aussi membre de l'équipe depuis les débuts, et Paul-Émile Lamoureux.Le déménagement du bingo à la salle Abénaquis a toutefois été repoussé à une date ultérieure au 19 janvier 2000, journée prévue pour des audiences publiques sur la question.Les opposants pourront s'y faire entendre.Lionel Jutras\tAline Lapointe Le dernier de Mutt Le bingo d\u2019hier soir était quand même le dernier de Claude «Mutt» Dussault et de son équipe.Celui qui fut le maître d\u2019oeuvre du bingo Sainte-Famille depuis sa création, en 1972, s\u2019est toujours opposé au déménagement.Il a préféré tirer sa révérence.Lundi prochain, une autre équipe prendra la relève.«Demain [aujourd\u2019hui], nous redonnons toutes nos clefs.Ça nous fait quelque chose.Ce bingo, c\u2019est mon bébé, c\u2019est moi qui l\u2019ai bâti.» Claude Dussault continue de dire que les dés étaient joués d\u2019avance quand on l\u2019a informé du déménagement.«Quitter comme ça, après 27 ans, ça laisse un goût amer.Mais je souhaite que le Denise Thibault bingo continue de marcher.La paroisse en a encore bien besoin.» Le bingo Sainte-Famille a rapporté 1 535 000 $ à la paroisse depuis 27 ans, a calculé Claude Dussault.En moyenne, 57 000 $ par année.Il attirait 275 participants chaque lundi.Les amateurs de bingo, eux, continuent de clamer qu\u2019ils ne veulent pas du déménagement.Les personnes âgées, surtout celles qui sont sans voiture, n\u2019ont pas envie de voir s\u2019éloigner un bingo qui est.en ce moment, à deux pas de chez elles.«Moi.je n\u2019irai pas.à la salle Abénaquis: je suis à pied», répond Denise Thibault, fidèle au bingo depuis 1972.«Ici.je demeure juste à côté.Si je gagne un gros montant là-bas.et que je reviens à pied, qui me dit que je ne me ferai pas suivre?» La dame de 75 ans déplorait le départ de Bromptonville veut se doter d'un centre culturel Bromptonville Après avoir mis beaucoup d\u2019efforts sur le développement industriel et résidentiel, la Ville de Bromptonville entend maintenant se doter d\u2019un centre culturel de 200 000 S, mais veut mettre à contribution le gouvernement et les entreprises pour son financement.«On veut en faire notre projet pour l\u2019année 2000, nous avons déjà des activités culturelles, mais pas de local désigné pour cela.Ce serait un projet complémentaire à ce qui est déjà commencé avec l\u2019aménagement des berges de la rivière Saint-François, ce qui a déjà nécessité des investissements de 140 000 $ (avec le Fonds environnemental de Bromptonville)».explique le maire Clément Nault.Le futur immeuble de 200 000 $ sera construit sur la rive sud de la rivière Saint-François, près du pont.On y retrouvera notamment ries espaces pour des cours et des expositions.De plus, un endroit pour des spectacles en plein-air sera aménagé.M.Nault précise qu\u2019à la suite d\u2019un mandat accordé à un arpenteur-géomètre, l\u2019administration municipale a obtenu l\u2019assurance que le futur immeuble sera situé sur un terrain pratiquement à l\u2019abri des inondations, puisqu'il est dans une zone inondable de cote «0-1 (X) ans».«Donc, ça nous permet de construire, il n\u2019y a aucun problème», mentionne M.Nault.Ce projet, pour lequel Bromptonville injectera 30 000 $.nécessitera toutefois l\u2019implication financière du milieu, dit le Clément Nault maire.«On veut que le milieu s'implique, nous allons donc approcher le gouvernement et les industries comme Kroger», dit le maire, soulignant que la papeterie fêtera en 201X1 ses 50 ans de présence à Bromptonville.il) i\\ir sur TOUTE la marchandise en magasir^J ionibîe en magasin Plan de financemei FOURRURE & MANTEAUX DIVERS 4 JOURS SEULEMENT se termine le 31 décembre ou mire 422, rue King Est, Sherbrooke 564-1337 Sans frais I 888 5 64-1337 Situé (ace à Jean Coutu dans l'Est Coin Papineau King et Murray li ~E La Tribune, Shefbiooke, motdi 28 décembre 1999 Un orage d'entrer dans l'histoire Rétro 99 e** Sherbrooke A près avoir résisté courageusement à l'hiver, les Québécois sont conditionnés à la détente quand arrive l\u2019été.Au pire appréhendent-ils quelques orages et la canicule de juillet.Auparavant, le tourbillon des tempêtes tropicales atteignait nos maisons par l\u2019intermédiaire de la télévision, l\u2019été dernier il est entré par le toit! Après le verglas en 1998.les tempêtes de juillet constituent l\u2019élément marquant de 1999 sur le territoire desservi par La Tribune.Vous vous souvenez du dimanche 4 juillet?La chaleur était accablante, l\u2019humidité étouffante, nous cuisions comme des pains au fourneau.Le lundi étant la dernière de nos préoccupations quand les dimanches sont ensoleillés, nous profitions du bonheur estival sans penser au lendemain.Même menacées d'une loi spéciale, les infirmières refusaient de rentrer au travail.Désobéissance payée cher par la suite.11 n'y a pas qu'au Québec que le temps était splendide.Le mercure a grimpé jusqu\u2019à 45 degrés Celsius le 4 juillet à Toronto (avec le facteur «hu-midex»).Les habitants de la Colombie-Britannique auraient payé le gros prix pour venir se prélasser dans l\u2019est du pays, eux qui essuyaient pluie par dessus pluie depuis un mois.Le même jour, les surfeurs dévalaient les montagnes de l'Alberta où la neige était réapparue.En fin de journée, la masse d'air chaud s'est gonflée.Le vent a pris son élan en Abitibi et, comme s'il avait chuté dans un escalier, il a déboulé avec fracas de haut en bas de la carte du Québec pour venir s\u2019écraser sur l'Es-trie.heurtant au passage les régions des Laurentides et de Montréal.Au milieu de la nuit du 5 juillet, une armée de cellules orageuses regroupées dans un corridor large de 100 km et haut de 15 km, est passée à l\u2019attaque.Des rafales atteignant 160 km/h ont secoué la région sherbrookoise, arrachant Q.1 ¦jffiSr?.\u2022.^naükr.La Tribune, archives Le patrimoine végétal de Sherbrooke, particulièrement sur le boulevard de Portland, a été lourdement endommagé le 5 juillet.des toitures, éventrant des structures de briques comme l\u2019église St-Andrews, au coeur du centre-ville, couchant des arbres centenaires comme de frêles joncs.La foudre a frappé à une cadence record de 6000 éclairs à l\u2019heure, transformant le ciel de Sherbrooke en écran géant, tel à Epcot Center, dans le parc de Disney, en Floride, quand les stroboscopes et les lasers ultramodernes s'emparent de la voûte céleste.Spectacle ahurissant! Les vents déchaînés transportaient une pluie torrentielle.Cette nuit-là, il a même grêlé des poussières de bardeau noir.Durant une vingtaine de minutes, la région de Sherbrooke a subi une véritable torture.Pas étonnant qu'elle ait été défigurée.Sans électricité, les Sherbrookois ont attendu la clarté plus longtemps que d'habitude au matin du 5 juillet.Quand ils ont vu l'horreur, leur quartier balafré, plusieurs ont cru que c'était l\u2019image d'un rêve, qu'ils n'étaient pas encore sortis du lit.La ville si verte et vivifiante la veille était tournée au gris funèbre.Les citoyens si libres de respirer l\u2019été à pleins poumons le dimanche étaient devenus des prisonniers le lundi.Les arbres basculés cul par dessus tête dressaient des barrages dans les rues, des voitures avaient été piétinées, les fils des compagnies d'utilités publiques étaient sectionnés et gisaient pêle-mêle au sol comme des cheveux au pied de la chaise d'un coiffeur.Les meubles de patio, les bacs à déchets, ces menus articles avec lesquels le vent s\u2019était amusé, étaient dispersés à gauche et à droite après leur étourdissant tour de manège.Si tout ce qu'il y a de matériel a pu être remis en place, les arbres, eux, ont fini au déchiquetage.Une partie du charme de Sherbrooke brûle dans les fournaises qui chauffent les usines de papier.Pour redonner le courant aux 55 000 foyers privés d\u2019électricité, pour nettoyer, pour rebâtir, il a fallu de vives impulsions dans le milieu.Les équipes des services municipaux et celles des compagnies de téléphone et de câble se marchaient sur les pieds.Comme des brancardiers, les citoyens ramassaient les cadavres des végétaux ou des matériaux de leur maison.La corvée fut ardue.chaque jour amenant une nouvelle épreuve qui augmentait les dégâts.Le 6 juillet, à peine 24 heures après la première charge, l'alerte générale a été donnée.Les météorologues annonçaient le passage d'une tornade sur Sherbrooke.Le maire Jean Perrault décréta les mesures d\u2019urgence, tout fut mis en place pour ouvrir des centres d\u2019hébergement avant que la tempête s\u2019amène.Fausse alerte.La nature a une fois de plus déjoué les calculs des scientifiques et c\u2019est plutôt Drummondville qui a écopé.Une section du toit de l\u2019usine Autobus Gi-rardin fut soufflé sur l\u2019autoroute 20, plusieurs immeubles résidentiels furent touchés, 200 personnes ont dû être évacuées.Fleureusement.comme à Sher- à l'achat sur la plupart des modèles 2000 en inventaire 0$ 0,99% à l'achat sur la plupart des modèles 1999 en inventaire Pas de versement initial Pas d'intérêt avant 90 jours* Pas de paiements avant 90 jours' sur la plupart des modèles 1999 et 2000 sur approbation de crédit Thibault PONTIAC \u2022 BUICK \u2022 G M C Le sourire en plus! 3839, rue King Ouest, Sherbrooke Tel.: 563-7878 tir financement à l'achat de 1,9% disponible jusqu'à 48 mois sur la plupart des modèles 2000 et taù* de financement à l'achat de 0,99 % disponible jusqu'à 48 mois .,\u201ean ries modèles 1999 seulement.Conditions applicables exclusivement aux véhicules admissibles achetés au moyen du financement à 1,9 % ou 0,99 % selon le brooke la veille, les vents n'emportèrent pas de vies humaines.Si elle a échappé à la tornade, la région sherbrookoise n'en a pas moins été violemment remuée ce mardi 6 juillet.Des arbres fragilisés se sont affaissés.D'autres citoyens ont perdu le cou- rant.On reculait au lieu d\u2019avancer.Les vents ont ainsi rappliqué jour après jour, durant toute la semaine.Avec d\u2019autres orages, d'autre pluie.Rudement mises à l'épreuve, exténuées, les équipes d\u2019Hydro-Sherbrooke ont pris du retard sur les échéanciers communiqués à la population.La grogne s'est répandue dans la communauté.Quelque 2000 abonnés ont dû patienter cinq jours ou davantage avant de recouvrer le courant.Des clients ont été plus d'une semaine sans électricité.La direction d\u2019Hydro-Sherbrooke, qui avait annoncé un rétablissement complet du service en 48 heures après le passage de la tempête du 5 juillet, admettra quelques mois plus tard qu\u2019elle a été dépassée par les événements.Des pannes répétées ont hanté les administrateurs du réseau municipal tout au long de l\u2019été.Des élus sherbrookois ont exprimé publiquement leur insatisfaction face au service de l'entreprise dont ils sont les répondants.Des mesures ont été prises en réaction à la critique.Les sommes investies en entretien par Hydro-Sherbrooke, pour l\u2019émondage des lignes de distribution.seront doublées.La puissance du réseau téléphonique sera éventuellement augmentée pour rendre un meilleur service à la clientèle lors des pannes prolongées.La nature a imposé de nouveaux standards en 1999.Les abonnés d'Hy-dro-Sherbrooke ont-ils la garantie d'un service infaillible pour autant?11 semble que chaque nouveau cataclysme relève le coefficient de difficulté.;*r.'â\t' Des structures de briques comme l\u2019église St-Andrews, rue Frontenac, ont été éventrées.Plus spectaculaire que catastrophique Sherbrooke Cf est sans équivoque l'événement de l'année dans la région en 1999», commente le maire de Sherbrooke Jean Perrault.Même Environnement Canada considère les tempêtes du mois de juillet dans le sud du Québec comme l'un des dix événements météorologiques les plus importants de 1999.Elles viennent au dixième rang.Pour les spécialistes d\u2019Environne-ment Canada, le fait saillant au pays cette année a été la tempête ayant laissé 40 cm de neige dans la région de Toronto.qui a paralysé cinq millions de personnes et fait onze morts.Le maire de la capitale ontarienne avait demandé le support de l'armée pour sortir sa ville de la désorganisation la plus totale.Toronto a perdu l'habitude îles tempêtes de neige.Environnement Canada n\u2019avait enregistré que 4 cm de neige au sol à Toronto à 10 jours de la fin de 1998.«Les tempêtes du mois de juillet qui vous ont touchés ne sont pas exceptionnelles.Ce qui l'a été.c'est la façon dont les cellules orageuses se sont regroupées.Elles se sont alignées comme des colonnes dans leur progression vers le sud de la province.L\u2019interaction entre chacune de ces cellules en a augmenté la puissance», explique Denis Gosselin, spécialiste en climatologie à Environnement Canada.Selon M.Gosselin, la virulence de ces tempêtes n'est pas nécessairement attribuable à l'effet de serre, qui inquiète de plus en plus les experts.«Paradoxalement, les orages qui ont causé tant de ravages dans votre région sont survenus durant une année plutôt calme du point de vue des phénomènes climatiques graves.On ne peut donc pas prétendre à partir de cette seule expérience que des tempêtes aussi brutales seront plus fréquentes dans le futur».souligne M.Gosselin.Rien par rapport à d\u2019autres En même temps qu'il se rappelle la désolation du matin du 5 juillet, le maire Perrault remet cet hécatombe en perspective six mois après avoir dirigé une organisation sur le pied de guerre.«Quand on a les deux pieds dedans, on pense qu'on a vu ce qu'il y a de pire.Mais en regardant ces derniers temps les images en provenance du Vénézuc-la.quand on voit des cadavres flotter sur la mer parce qu'on manque de moyens pour aller les récupérer, on se dit que ce que nous avons vécu n'était malgré tout pas si catastrophique», juge le maire de Sherbrooke.Le hasard a aussi voulu que par l'intermédiaire de son fils, le maire Perrault soit en contact avec une étudiante de l\u2019Université Bishop's qui a vécu des tremblements de terre en rentrant chez elle, à Taïwan.«Elle communiquait avec nous ré- gulièrement et nous informait des opérations qui étaient nécessaires pour remettre le pays sur pied.Elle nous décrivait le système mis en place pour alimenter tour à tour et périodiquement les usines en électricité.Ici, nos lignes d'alimentation étaient endommagées mais les unités de production étaient fonctionnelles.Ça doit être complexe d\u2019organiser une rotation satisfaisante pour tout le monde et décider qui a de l'électricité et à quelle heure».affirme M.Perrault.Même si une partie de son patrimoine végétal est disparu, la Ville de Sherbrooke n'a pas augmenté son budget de reboisement, fixé pour la prochaine année à 15 000$.Avec ce peu d\u2019argent, la Ville prévoit planter seulement 150 arbres dans scs parcs et espaces verts au cours des trois prochaines années.«C'est peu par rapport à ce qui a été détruit, nous le savons.Ce budget reflète notre capacité financière actuelle.Par contre, il n'est pas dit qu'il ne sera pas augmenté si nous obtenons l'aide que nous espérons des gouvernements supérieurs pour compenser nos dépenses de I 000 000 S», précise le maire.10 secondes d'enfer A Drummondville.le directeur général de la Ville, Gérald I.apierre.s'appuie aussi sur d\u2019autres expériences pour dire que la tornade du 6 juillet a été éprouvante mais pas dramatique.«Les dommages causés par une tornade sont importants mais localisés comparativement à ce que nous avions connu durant la tempête de verglas où là.des milliers de familles étaient dans le besoin.Grâce à la solidarité qui règne à longueur d\u2019année à Drummondville.je pense que nous avons réussi à supporter adéquatement les victimes de la tempête de l'été dernier», juge M.Lapierre.Les dégâts étaient estimés à quatre millions de dollars, chiffre qui n'a pas été contredit par les compagnies d'assurances qui ont assumé la presque totalité de la facture.La tornade a coûté à peine 50 000 $ à la Ville de Drummondville, selon son directeur général.«En dix secondes, nous avons eu le sentiment de tout perdre.Nous n'avions plus de toit, plus de meubles, plus rien.Les voisins ont été généreux, ils nous ont beaucoup aidé.Ça quand même pris deux mois avant que nous puissions nous réinstaller et retrouver une vie plus normale», raconte Nancy Lepage, une des sinistrées de la rue Richard.dans le quadrilatère le plus lourdement touché par la tornade.Mme Lepage, son conjoint.François Naud.et leurs deux enfants, demeurent encore sur la même rue mais pas dans le même immeuble.Leur ancien propriétaire vient tout juste de compléter les travaux de reconstruction de son édifice, qui avait perdu un étage au complet lors du passage de la tornade. Imacom-Daguerre, Christian Landry Chez Archambault aussi bien qu'au Carrefour de l'Estrie, il y avait un achalandage de Boxing Day hier, de quoi faire paniquer tous les agoraphobes de la région.Photos ci-contre: Annie Santarossa, gestionnaire du département des disques, au magasin Archambault, Louise David, directrice du magasin Simons, Marie-Hélène Dussault, Pierre Bergeron, Vicky Rolfe et Manon Beaudoin.ïfp| Les chasseurs d'aubaines f ,Æ se bousculent encore iPvldans les magasins Sherbrooke Boxing Daÿl Boxing Week, oui! À voir la foule qu'il y avait encore hier au Carrefour de l\u2019Estrie, l\u2019événement des soldes d\u2019après-Noël n\u2019est manifestement plus une question de journée, mais de semaine.En ce 27 décembre, le stationnement du principal centre commercial de Sherbrooke avait de quoi faire paniquer tous les agoraphobes de la région.Les quelques gérants et directeurs de magasin interrogés confirmaient que le phénomène des soldes d\u2019après-Noël se poursuit bien au-delà du 26 décembre.«Les soldes d\u2019après-Noël ont commencé d\u2019abord pour écouler les articles de Noël, mais aujourd\u2019hui, tous les magasins ont emboîté, qu\u2019importe leurs produits», rappelle Louise David, directrice du magasin Simons.Seulement deux gérants de magasin ont fait part de leurs observations, les autres n\u2019ayant pas le temps (ni l\u2019amabilité) de livrer leurs observations.«Je trouve qu\u2019il y a encore plus de monde aujourd'hui qu'hier», constatait Annie Santarossa, gestionnaire du département des disques, au magasin Archambault.«J\u2019aurais cru qu'il y en aurait plus dimanche, étant donné que c'était jour de congé.» La chaîne Archambault est réputée pour ses soldes fous mais limités du 26 et 27 décembre.Les clients font la file le matin pour se procurer un livre, un disque ou une cassette vidéo trois, quatre.voire cinq fois moins chers que le prix habituel.«Evidemment, ces deux journées sont nos plus grosses, mais certains spéciaux continuent toute la semaine.» Tout le personnel du magasin doit travailler aujourd\u2019hui, non?«En fait, on serait plus que ça.mais il y a des congés de maladie.» Louise David trouvait hier qu'il y avait moins de monde que la veille.«Après Noël, on voit apparaître les consommateurs qui veulent faire des échanges ou qui cherchent des aubai- nes.Évidemment, les seconds sont plus nombreux que les premiers.» En effet, la plupart des consommateurs se promenaient les mains vides dans le mail, plus préoccupés à dénicher une bonne affaire qu'à remplacer un cadeau de Noël.Chez Simons, on lançait une vente qui durera tout le mois de janvier, dans le département de la lingère.«La période des Fêtes de cette année aura été très bonne», conclut la directrice.Pas le choix d'échanger Certaines personnes arrivaient malgré le tohu-bohu à garder leur calme.Pierre Bergeron, par exemple, un Fo-restois venu chercher des bottes pour son fils.«Parce que j\u2019avais un moment de libre, c'est tout.J'aurais pu venir n'importe quelle autre semaine.Honnêtement.je suis surpris par la foule.» Marie-Hélène Dussault, de Sherbrooke, se serait bien passée d\u2019être là.Mais voilà: elle a reçu des bons d\u2019achat comme cadeau de Noël.«Mieux vaut donc venir pendant qu'il y a des rabais et en acheter plus», fait-elle comprendre.Attendre plus longtemps, c\u2019est risquer qu'il n'y ait plus de choix, ajoute son amie Vicky Rolfe.d\u2019East Angus.«Mais les rabais commencent même avant Noël dans plusieurs magasins.Sauf que.quand on est jeune, l'argent.Alors, à part les ventes du Dollara-nta.» disent-elles.Dans tout ce brouhaha.Manon Beaudoin, de Windsor, attendait paisiblement avec sa petite famille devant le cinéma Famous Players le début la projection du film Histoire de jouets 2.«Il y a trop de monde.Les vacances, j\u2019aime mieux les passer à autre chose que magasiner.» SUPER VENTE WESTERN Boutique Western 168B, rue Queen.Lennoxville 564-1948 La Tribune, Si mardi 28 décembre 1999 [JUSQU'A » *SOîvV:.PlayStation.c | fit».gjgjÉfll e.,pps Pi CAD EAUX d a cûM/ftestfce' /
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