La tribune, 11 septembre 1999, Cahier 6
[" Arts et spectacles ¦¦¦ La Tribune + Sherbrooke samedi 11 septembre 1999 Huiru/ine Weekend CAHIER Cinéma_________ Débrouillards__ Bandes dessinées .> -fi#6, W y 4# \u2019P'Srïr i «C\u2019est le chant qui m\u2019a menée au théâtre» Karine TREMBLAY Sherbrooke lie pourrait se passer de télé, mais de musique, jamais.«C\u2019est le chant qui m\u2019a menée au théâtre puisque c\u2019est par la chanson que j\u2019ai su à quel point j\u2019aimais la scène.Je n\u2019envisagerais pas une carrière dans le domaine du chant, mais au quotidien.la musique prend beaucoup de place dans ma vie.M\u2019asseoir et me laisser bercer par les paroles d\u2019une chanson constitue un moment de détente privilégié.Je ne pourrais pas faire une croix là-dessus», exprime Lynda Johnson.La musique comme un essentiel, donc, mais un essentiel parfumé des effluves du passé.«Je pense que je suis une nostalgique dans l'âme! J\u2019aime particulièrement les vieilles chansons françaises.Alain Souchon.Anne Sylvestre.Jean Ferrât et Claude Nougarou.par exemple, comptent parmi mes favoris», confie la comédienne qu\u2019on connaît davantage pour son interprétation de Maryse dans le téléroman 4 et demi.Dans les souliers de ce personnage depuis maintenant six ans, Lynda Johnson s\u2019y sent à son aise comme dans une paire de pantoufles.«C\u2019est agréable parce que je l\u2019ai tellement côtoyée que j\u2019ai l\u2019impression de bien la connaître.Quand on joue si longtemps un personnage, on ne se questionne plus lorsqu\u2019on l\u2019incarne, on sait qu'il est comme ci ou comme ça.Parce qu\u2019on connaît ses grandes lignes, on peut se permettre d'aller dans les plus petits détails et les nuances.» Un sourire s\u2019esquisse dans l\u2019azur des yeux de la comédienne: si elle dit avoir aujourd\u2019hui énormément de plaisir à jouer Maryse, Lynda Johnson confie qu'elle a eu d\u2019abord beaucoup de mal à la comprendre.«Je la jugeais beaucoup, au début.Pas méchamment ni sévèrement, mais je me surprenais beaucoup de ses réactions.Si j'avais à résumer Maryse, je dirais que sa pensée et ses gestes font deux.Elle est bien bonne pour donner des conseils, mais quand vient le temps de les appliquer à elle-même, c\u2019est une autre histoire.» Cette saison-ci s\u2019annonce par ailleurs houleuse pour Maryse, souligne son interprète.«Plusieurs seront peut-être déçus, mais Maryse et Gordon, ça ne fonctionnera pas.Ce sera encore une rupture pour mon personnage, mais cette fois-ci, elle la vivra de façon plus sereine.Sa relation d\u2019amitié avec Isabelle va elle aussi bouger.11 va y avoir un peu de tension parce que pendant qu'Isabelle plane dans sa situation de future maman, Maryse se sent comme si elle n'avait plus l\u2019oreille aussi attentive.» Parallèlement à 4 et demi, la comédienne débute dans quelques semaines les répétitions du spectacle Avec le temps, une rétrospective musicale du siècle montée par le Théâtre du Rideau Vert, qui sera présentée en décembre et en janvier à l'occasion du changement de millénaire.«C\u2019est un très beau projet, un brin audacieux, dans lequel j\u2019embarque avec beaucoup d'enthousiasme», souligne la comédienne, qui interprétera plusieurs chansons dans ce spectacle dont la mise en scène est signée Louise Forestier.Karine TREMBLAY Sophie plonge avec déli des rôles de m \" Photos Imacom-Daguerre, par Christian Landry Sherbrooke Après avoir été «l\u2019ange Philadelphia» dans les publicités du même nom, voilà que Sophie Faucher troque ses ailes blanches pour le noir costume de la sorcière, alors qu\u2019elle incarne la reine Pernicia (la cruelle belle-mère de Blanche-Neige) dans la nouvelle télésérie pour enfants Tühu-Boliu, diffusée cet automne à l\u2019antenne de Radio-Canada.Et jouer les méchantes, visiblement, Penchante.«Les trop fines et les trop parfaites, c\u2019est plate, non?Le rôle de Pernicia est formidable, il me permet d\u2019explorer la démesure, la fantaisie et l\u2019excès parce que c\u2019est le jeu qui est mis au premier plan.Et puis à quelque part, c\u2019est un personnage qui n\u2019est pas que méchant, qui porte aussi une certaine vulnérabilité.Pernicia est habitée par l\u2019idée d\u2019être toujours la plus belle et traficote tout un tas de mauvais tours, mais finalement, elle les rate tous», raconte la comédienne dans un rire qui vole aux éclats.N\u2019empêche, la comédienne éprouve un certain plaisir à concocter ces multiples manigances, trouvant dans la création de «potions magiques» la satisfaction d\u2019un fantasme tout enfantin.«Qui n\u2019a pas rêvé, étant petit, de manipuler un énorme chaudron bouillonnant de substances fumantes et gluantes?», questionne la comédienne dans un soupir rieur.Celle-ci parle avec beaucoup d\u2019enthousiasme de Tohu-Bohu, disant y trouver des ressemblances avec La Boîte à surprises, émission reine d\u2019une autre époque.«J\u2019écoutais dernièrement des épisodes de Fanfreluche avec ma fille de quatre ans, Clémentine, et elle était aussi émerveillée que moi lorsque j\u2019étais plus jeune.C\u2019est la preuve que lorsque la qualité constitue la base d\u2019une émission, celle-ci ne vieillit pas.Et il y a un énorme soin apporté à tout ce qui fait Tohu-Bohu, que ce soit dans les textes, les décors, les costumes ou les thèmes musicaux», insiste Sophie Faucher, qui ne doute pas un instant du succès du programme télévisé.«Si ma fille est le public-cible de Tohu-Bohu, on le rejoint très certainement.Elle est venue avec moi sur le plateau de tournage pendant l\u2019été et ça l\u2019a fascinée.Je me rends compte à quel point les enfants ont la conscience aiguisée: on ne peut pas leur faire de passe-droit.Après le tournage, Clémentine me posait tout un tas de questions.Elle avait remarqué bien des choses!», s\u2019exclame Sophie Faucher.Celle-ci entre à plein dans la ligue des acariâtres cet automne puisque, en plus de Pernicia, elle incarne également Marlène Jobin, un tout nouveau personnage du téléroman 4 et demi qui risque de semer la pagaille.«Marlène est la maîtresse d\u2019Etienne Raymond.C\u2019est une femme qui n\u2019est pas nécessairement méchante, mais ce n'est pas la fille qui va donner dans le bonheur conjugal.Elle est bien dans sa peau, très autonome financièrement et plutôt sensuelle.Elle a étudié en même temps qu\u2019Etienne Raymond et Pascal Constantin, lequel avait à l\u2019époque un faible pour elle.La si- , tuation actuelle n\u2019est donc pas pour calmer l\u2019éternelle rivalité qui existe entre les deux vétérinaires», souligne Sophie Fau- / cher.\t/ Ce rôle, du reste, a quelques ressemblan- / ces avec celui qu'elle est à préparer pour la pièce d\u2019Oscar Wilde, Un mari idéal, dans laquelle elle personnifiera une intrigante prête à tout pour faire naître la bisbille.«Et encore là, j\u2019adore ça! C\u2019est un personnage aux antipodes de la femme dotée de moralité et d'une certaine rigidité.Comme, dans la vie, je ne suis pas une femme sans scrupules et sans respect, ça m\u2019amuse beaucoup d\u2019être délinquante au théâtre en jouant des personnages qui sont loin de moi.» La gestuelle imagée, le sourire un brin taquin, Sophie Faucher se dévoile éminemment sympathique, bien loin, en effet, des héroïnes qu\u2019on lui fait ces jours-ci endosser.Comme plusieurs autres artistes, la comédienne a pris part, récemment, à l\u2019émission d\u2019aventures Les Forges du désert, qui sera diffusée à TVA dès janvier\" 2000.L\u2019esprit encore empreint des parfums humés dans le désert de Jordanie où avait lieu le tournage, elle parle de cette expérience comme d\u2019un fait marquant dans son existence, une porte ouverte sur un tout autre univers.«À vrai dire, j\u2019étais inquiète à l'idée de ce voyage, pour ne pas dire un peu terrorisée.Je n\u2019étais pas certaine d\u2019être assez en forme pour réaliser les épreuves de l\u2019émission.Finalement, j\u2019ai fait équipe avec Marie-Lise Pilote et je peux vous affirmer que notre émission ne ressemble a aucune autre.On a vraiment rit!» Ainsi, explique Sophie Faucher, alors que tous les autres participants s\u2019encourageaient de «go, go, go, lâche pas, t\u2019es capable», le duo qu elle formait avec Marie-Lise Pilote y allait de propos plus.modérateurs: «fatigue-toi pas trop, déshy-drate-toi pas non plus, c\u2019est juste un jeu, respecte tes limites» constituent les mots de soutien que se claironnaient mutuellement les deux participantes.«C\u2019était vraiment toute une aventure, quelque chose d\u2019unique qui engendre une certaine renaissance.Je pense que j'ai vécu le choc du désert.On dit de la Jordanie que c\u2019est la terre sainte et je pense que c\u2019est effectivement un endroit exceptionnel.Là-bas, j\u2019ai dormi à la belle étoile, j ai flotté dans les eaux de la mer morte, j\u2019ai suivi des bédouins et j'ai fait une excursion à dos de dromadaire.Vraiment, je vais toujours me rappeler des moments intenses et indescriptibles que j\u2019y ai vécus.» Toutes vedettes T t Lynda Johnson F* F.La Tribune, Sherbrooke, samedi 11 septembre 1999 VISU BOURLINGUER Denis Dufresne musique - sorties - musique visuels -rts s -rts arts visuels - musique - arts visuels- disques Mordy Ferber de retour aux Beaux dimanches Le guitariste new-yorkais Mordy Ferber est de retour à Sherbrooke, à l'invitation du bar Les Beaux dimanches, où il,se produit mercredi soir.Le musicien d'origine israélienne, qui a étudié aux États-Unis et est membre de la formation New Directions avec le réputé batteur Jack de Johnette, sera accompagné ici de son propre groupe et présentera son matériel original aux amateurs de jazz.mm f e sujet est inédit, audaeieux, mais rejoint cha-f cun et chacune de nous: l\u2019exposition La nais-t sance, de la photographe Marie-Claude La-pointe, présentée tout le mois de septembre au Presse boutique Café, regroupe une série de 33 photos sur l\u2019accouchement et les premières 24 heures d'un nouvel enfant réalisées à la Maison des naissances de Sherbrooke et à l'hôpital.«Au début une amie m\u2019avait demandé de photographier son accouchement et cela m'a incitée à développer l'idée par la suite.J\u2019ai laissé un album de photos à la Maison des naissances et les gens ont commencé à me contacter pour que je photographie ces moments uniques mais de façon très artistique», explique Marie-Claude Lapointe, une photographe pro fessionnelle qui possède une dizaine d\u2019années de métier.«Les gens sont très sensibles face à ce sujet-là et veulent garder un bon souvenir de ces moments-là.J'utilise du film noir et blanc et la lumière naturelle; les conditions technique sont très difficiles et je dois me faire discrète», explique la jeune femme au sujet de sa démarche qui vise à capter ces moments intimes et uniques.Les 33 photographies accrochées au Presse boutique Café constituent en fait une série sur quatre naissances différentes, qui suscite à la fois émotions et émerveillement.«Ce qui est important c\u2019est de vraiment créer un lien pour que le couple se sente à l\u2019aise avec moi et qu\u2019il y ait un climat de confiance», souligne Marie-Claude Lapointe, au sujet de ce travail qu \u2019elle effectue autant à la Maison des naissances, dans les hôpitaux, qu 'à la maison.te o 3 CD C Arts et spedodes et Dan Bigras au P\u2019tit Le P'tit Bonheur de Saint-Camille présente jeudi et vendredi le nouveau spectacle que Laurence Jalbert et Dan Bigras promènent un peu partout au Québec On dit que le duo offre une soirée très intense, dénuée d'artifices, où ils marient leurs voix puissantes et leur poésie.Pointfinal à Coati cook Le nouveau duo Point Final, formé de la chanteuse Diane Bazinet et du guitariste François Laperle (aussi membre du groupe country-rock Cherry River), est en spectacle ce soir à 21 h(M) à la salle l\u2019E-per-vier.à Coaticook.Le groupe offre une musique très variée en interprétant des pièces d\u2019artistes tant francophones qu'anglophones, de Daniel Bélanger à Alanis Morrissette.«ITINÉRAIRE» ET «ESPACE VITAL» À LA GALERIE HORACE La galerie Horace, 74 rue Albert au centre-ville de Sherbrooke, présente jusqu\u2019au 10 octobre prochain deux expositions: Itinéraire, des dessins et gravures de Pol Authoni.et Espace vital, une installation de Andrew Chartier.Pol Authom, qui vit et travaille en Belgique, s\u2019inspire du Main, encre sérigraphique sur papier Kozo, de Pol Authom.monde du carnaval pour réaliser des gravures en pointe sèche, une technique qui consiste à graver des plaques de cuivre à l\u2019aide d\u2019une pointe d'acier ou d'un burin.L'artiste Andrew Chartier explore pour sa part la relation entre la vie domestique et son impact sur la nature.Son installation comprend notamment une série de photographies et d'objets qui interrogent notre niveau de conscience face à l'environnement.er CENTRE Culturel NIVERSITÉ DE SHERBROOKE Samedi 11 septembre, 18 h et 20 h 30 ABONNEMENTS 1999-2000 LES GRANDS EXPLORATEURS Aventure en Islande un film de l\u2019explorateur canadien John Wilson.1141* Pour tourner ce film surprenant, notre conférencier a dû se surpasser.Il a survolé les pics rocheux, plongé sous les icebergs et s\u2019est même retrouvé, nez à nez, avec un ours! L\u2019Islande est loin d\u2019être le pays de glace que l\u2019on imagine.Des cascades dévalent des fjords vertigineux sous le regard affolé de millions d\u2019oiseaux de mer alors que des mers de glace se fondent dans des volcans crachant du feu.Nulle terre n\u2019offre autant de contrastes.Aventure en Islande est véritablement une symphonie d\u2019image en l\u2019honneur d\u2019une des plus fantastiques contrées.Chaque séquence donne envie de sauter dans le premier avion à destination du pays des macareux! A ne pas manquer! Ciné-campus 13 et 14 septembre\t15 et 16 septembre 18 h 30\t18 h 30 Notting Hill (G) États-Unis 1999 (1 h 55) Comédie romantique de Roger Mitchell Avec Julia Roberts et Hugh Grant Rue Arlington (13+) Etats-Unis 1999 (1 h 57) Drame de Mark Pellington Avec Jeff Bridges, Tim Robbins et Joan Cusack 20 h 30 Elvis Gratton II (G) Québec 1999 (1 h 45) Comédie satirique de Pierre Falardeau Avec Julien Poulin et Yves Trudel 20 h 30 Existenz (13+) Canada-Grande-Bretagne (1 h 37) Drame de science-fiction de David Cronenberg Avec Jenniger Jason, Jude Law et Don McKellar L\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke Un répertoire symphonique accessible composé de plusieurs airs connus 5 excellents concerts pour 99 $! CHEF D\u2019ORCHESTRE : STÉPHANE LAFOREST Le samedi 18 septembre Les Grandes Ouvertures Soliste invité : Elaine Mardi, violoniste Au programme : G.Rossini : Ouverture Guillaume Tell J.Offenbach : Orphée aux enfers P.l.Tchaikovski : Ouverture 1812 G.Ridout : Fall Fair Overture F.B.Mendelssohn : Ouverture Les Hébrides L.Bernstein : Ouverture Candide Le samedi 20 novembre Les Grands Classiques Soliste invité Philippe Magnan, hautbois Au programme : L.v Beethoven : Symphonie no 5 op.67 do mineur W.A.Mozart : Symphonie no 40 K.550 sol mineur W.A.Mozart : Concerto pour hautbois K.314 do majeur Le samedi 29 janvier Les Grandes Danses Solistes invités : Darren Lowe, violoniste, Suzanne Beaubien, pianiste Au programme : A.Borodine : Les Danses polovtsiennes J.Brahms : Danses hongroises B.Smetana : Trois danses J.Strauss : Le Beau Danube bleu F B.Mendelssohn : Concerto pour violon et piano Le samedi 18 mars Les Grands Romantiques Soliste invité : Denis Bluteau, flûtiste Au programme : A.Dvorak : Symphonie no 8 op.88 sol majeur F.\tSchubert : Ouverture Rosamunde G.\tBizet : Fantaisie sur des thèmes de Carmen Le samedi 2 octobre Les Grands Russes Soliste invité : Alexander Tselyakov, pianiste Au programme : P.l.Tchaikovski : Symphonie no 5 op.64 mi mineur S.Rachmaninov : Concerto no 3 op.30 ré mineur LE PASSEPORT-JEUNESSE EST DE RETOUR! 2 octobre 6 octobre 12\toctobre 13\toctobre 26\toctobre 27\toctobre En vente au grand public ce matin Les Grands Russes, Orchestre symphonique de Sherbrooke Les Girls Tempête d\u2019octobre, événement danse Encore une fois si vous le permettez Ensemble Romulo Larrea, Hommage à Piazzolla Claude Blanchard, C\u2019est beau la vie En prévente pour les abonnés les 16 et 17 septembre En vente au grand public le samedi 18 septembre 2 novembre Du rocher le milliardaire 5 novembre Luce Dufault 9\tnovembre Roch Voisine 10\tnovembre Zachary Richard 12 et 13 novembre Steeve Diamond 17 novembre Deux pianos quatre mains Pour de belles activités en famille les dimanches, le Passeport-jeunesse est de retour cet automne! Pour seulement 8 $ (12 $ parent-accompagnateur) , l'enfant de 14 ans et moins pourra voir 3 spectacles fascinants et 4 excellents films! De plus, il pourra assister pour seulement 1 $ à un événement théâtre unique! Dès maintenant, remplissez votre bon pour vous procurer vos passseports! Puis, présentez-vous à vos guichets pour officialiser le tout! N'oubliez pas que le stationnement est maintenant GRATUIT le dimanche sur le campus! Vite, abonnez-vous dès maintenat au passeport-jeunesse, première activité le dimanche 3 octobre! EXPOSITIONS Jusqu'au 24 octobre A la Galerie d\u2019art du Centre culturel GABOR SZILASI Photographie Rétrospective.' : une centaine de photographies sélectionnées sur l'ensemble de la production de cet artiste.Production : Vox populi Mail du Pavillon central COLETTE LALIBERTÉ Installation Une installation caractéristique de l'art contemporain utilisant différents médiums.i Arts et spectacles La Tribune, Sherbrooke, samedi 11 seplembie 1999 + fJ Photo Imacom-Daguerre, par René Marquis «Ce qui m\u2019importe, c \u2019est de travailler avec des gens généreux et vivants» karine TREMBLAY Sherbrooke Rien de viscéral dans son besoin de jouer sur les planches ou à la télé.La passion du métier, chez elle, s\u2019est laite tardive, plutôt poussée par les circonstances que née d'un réel désir.«J ai grandi dans l'univers artistique et bien franchement, il ne m attirait pas du tout!», confie Katerine Mousseau.Née d\u2019une mère comédienne et d'un père peintre, celle-ci raconte avoir rencontré plusieurs vedettes de la scène qui ne l'impressionnaient guère, à l\u2019époque.«Je les trouvais assez perturbés, en fait.C\u2019était le théâtre d\u2019avant Michel Tremblay et je pense que les comédiens étaient en quête d\u2019une identité distinctive, mais au bout du compte, ça donnait quelque chose de très désincarné.À moi, ça me semblait faux, cet univers dans lequel ils baignaient.Le glamour, ça ne me drainait pas.» Lorsque, finalement, Katerine Mousseau a embrassé le métier de comédienne, c\u2019est un peu par hasard, sans réel but à atteindre.«Tout ça s\u2019est enchaîné.La première fois que je suis montée sur une scène, à six ans, je jouais le rôle d une petite fille qui se suicidait dans un puit.C\u2019était au tout premier théâtre d\u2019été du Québec et je me souviens que j'haïssais ça parce qu'il me fallait dormir l\u2019après-midi, afin d'être en forme pour la représentation du soir.Puis il y a eu la télévision.J\u2019ai été, notamment, la belle au bois dormant dans Fanfreluche.Mais c'est en 1967 que tout a vraiment dé- Katerine La Mireille de «Virginie» est arrivée dans le métier par hasard pins que par passion boulé, quand Gilles Caries m'a proposé un premier rôle dans le film Le viol d'une jeune fille douce alors que j\u2019avais 17 ans.Après, les séries de télé se sont emboîtées.» Mais jamais l\u2019envie démesurée d\u2019atteindre des sommets de célébrité ne l\u2019a habitée, souligne-t-elle, l\u2019oeil limpide et le rire cristallin.«Aujourd'hui, je fais ce que j\u2019aime, mais ça ne m\u2019embêterait pas d\u2019avoir demain â me tourner vers autre chose.Ce n'est pas un besoin pour moi de jouer comme ce l'est pour d\u2019autres.Ce qui m'importe, avant tout, c\u2019est de travailler avec des gens généreux et vivants.» Organisatrice plus qu'artiste Un instant de silence succède â la voix claire de la comédienne, qui musarde un moment dans ses pensées.«Je pense que, par nature, j'étais peut-être faite davantage pour la production.J'ai été élevée par un père très organisé et agencer les affaires, remettre le puzzle en place, devoir créer en étant soumise à tout un tas d\u2019éléments extérieurs m'auraient beaucoup amusé.Cela dit, j\u2019aime beaucoup ce que je fais dans le moment.Je pense que les acteurs sont des percepteurs, des observateurs de la nature humaine et le côté émotif du métier, la perspective de devoir m'abandonner à un état, j\u2019aime ça.Ce qui me plaît moins, c\u2019est de m\u2019abandonner à une costumière ou un maquilleur!» Un rire retentissant jalonne les propos et tinte longtemps dans l\u2019air ambiant.«Dans le fond, j'ai besoin de deux choses: gagner ma vie et avoir du temps pour moi.Contrairement à beaucoup de gens, je suis capable de lire dans un hamac tout un après-midi sans ressentir la moindre culpabilité!», précise celle qui incarne Mireille dans Virginie.Ce rôle, d'ailleurs, semble lui plaire particulièrement.«Mireille, c\u2019est quelqu'un qui \u201cbardasse\u201d.' J'ai joué dans beaucoup de séries d'époque et la façon de jouer n'est pas la même.Les femmes d'alors n'avaient pas la même place, ne se tenaient pas de la même manière.Alors me retrouver dans la peau d\u2019une femme de mon temps, j'aime ça.» Après de grands moments de tristesse et d'instabilité, Mireille devrait d'ailleurs connaître des heures plus gaies, révèle son interprète.«Je trouve que Fabienne Larouche a été '*£ bien inspirée pour mon personnage.Ça va être ¦ une belle saison, avec beaucoup de scènes comi-r ques qui vont sans doute faire rire les téléspec1- ,,.i -tateurs.Ça fait quatre ans que je joue dans Viç- !â ginie et je me rends compte que la série ij, 'T beaucoup d'impact.L\u2019auteure ose toucher a\u2018 beaucoup de sujets qui provoquent la discussion, dans les familles.»\t; M & £ O S < c\\ Q W U Z < es Uh «Il faut garder une part de risque» Montréal (PC) Tout artiste qui a foulé la scène d\u2019une salle ou d'un espace extérieur pouvant accueillir des milliers de spectateurs sait qu'il s'agit d'un rare privilège.France D'Amour, comme tant d\u2019autres, a offert ses premières prestations dans de petites salles, face a un nombre restreint d'amateurs.Sa participation comme porte-parole du Festival international de la chanson de Granby n'est pas fortuite.«Je crois qu\u2019il faut renvoyer l'ascenseur, dit-elle.Moi aussi, j\u2019ai appris ce que c\u2019était de se lancer dans ce milieu exaltant mais parfois difficile.» * La critique a salué son dernier album comme étant plus mature, ce qui la fait sourire un peu.«Disons qu'il y a peut-être plus de gens matures qui l\u2019ont acheté», dit-elle avec un sourire à faire fondre une banquise.Cela dit, elle admet qu'il y a un moment où une artiste ne peut plus revenir en arrière, ne peut plus avoir cette vision idéaliste qui caractérise les 32 jeunes qui participeront aux demi-finales du festival.«Une fois que tu sais, tu sais, dit-elle, en appuyant sur les mots.Tu pourras faire ce que tu veux, tu pourras jamais retrouver ce côté naïf, un peu gauche, cette inspiration brute que tu vis dans tes premières années.» Bien que sa dernière tournée nous l\u2019ait fait découvrir sous un angle moins rock, plus assume musicalement, et qu\u2019elle n\u2019a plus l'allure de la jeune frondeuse de scs débuts, France D\u2019Amour aime bien encore n'en faire qu\u2019à sa tête, question d'équilibre.«Il faut toujours qu'il y ait un peu d'inconnu.Lors du premier spectacle du Silence des roses, j ai débuté avec deux nouvelles chansons qui n'étaient pas sur le disque.Les dirigeants de ma compagnie de disques s arrachaient les cheveux (regard très sérieux), mais il faut que je fasse des choses comme ça.Il faut avoir une part de risque et d'inconnu, comme au début.» reve>i Gilles mer chanson Photo Imacom-Daguerre, par René Marquis L'auteur-composi-teur-in-terprète Gilles Bélanger sera à Magog les 17 et 18 septembre.Karine TREMBLAY Sherbrooke Ses racines gaspésiennes plaquées au coeur, le goût d\u2019écrire inscrit dans l\u2019âme, l\u2019auteur-compositeur-interprète Gilles Bélanger navigue en aval dans la mer musicale depuis nombre d\u2019années déjà.Les houles et les intempéries du métier, il a connu, mais toujours, il a tenu le bateau.«L^i chanson ne me fait pas gagner ma vie.Elle me fait vivre, tout simplement», exprime l\u2019auteur et musicien, qui a derrière lui trois albums: La traversée.Mama Lucy et /lymne au neuve.Le fil conducteur de ces trois productions.vraisemblablement, se dessine du côté de l'histoire, la grande, celle de l\u2019humanité, la moins belle comme la plus douce.«L\u2019histoire me fascine.Comme ce sont les petites histoires qui font la grande, j\u2019ai composé plusieurs chansons qui racontent des bribes de notre passé.» Grand lecteur, Gilles Bélanger dit puiser beaucoup de renseignements dans les livres, pour ensuite les laisser mûrir et les passer au tamis de sa plume qui relate l\u2019essentiel.Aborder ses chansons, c\u2019est nécessairement se retrouver à effeuiller de brèves chroniques historiques qui racontent d\u2019où on vient, mais aussi qui nous sommes.Car l\u2019oeil vif de Bélanger, on le devine, ne fait pas que disséquer le passé.Il se pose aussi, aiguisé, sur le présent qui l'entoure.«Aujourd\u2019hui, avec les télécommunications, on a accès tout de suite à ce qui se passe dans le monde.Tellement qu'on assiste quasiment aux tremblements de terre avant qu'ils ne se produisent! Devant les atrocités qui nous sont chaque jour rapportées, j'ai l'impression qu'on développe un certain degré d\u2019insensibilité, qu'il faut tenter de briser.» L'écho de la pièce Plus jamais se superpose un instant aux propos et chante l\u2019image de l'inadmissible.Tous ces enfants Ou 'on assassine Jonchent les champs D'horreur ou de mines Des oeillets de sang Percent leur poitrine «Line chanson, c'est un petit film de trois minutes.Ça peut paraître plus ou moins important d'en écrire quand on regarde tout ce qui sc passe dans le monde, mais tenter de susciter la réflexion chez les gens, c'est ma façon à moi d'essaver de faire une différen- ce», poursuit Gilles Bélanger, qui voit duÉjs nouveaux horizons se profiler avec, notant* ment, une nomination à l'ADISQ dans laL : catégorie album folk.\t1 «Etre nominé est en soi une satisfaction puisque ça signifie une reconnaissance c|e l\u2019industrie du disque.Çh me fait évidemment très plaisir.Je fais ce que j'aime et je suis bien entouré avec, entre autres, le producteur Réjean Bouchard et le chanteur Pierre Flynn, qui m\u2019est un ami de grand conseil.J'ai l'impression que depuis 1996, les-choses s\u2019arriment.» Ces derniers trois ans, en effet, lui ont laissé peu de répit.La sortie de son troisième album en 1998 s\u2019est accompagnée d\u2019une subvention accordée par le Conseil des arts et de la culture du Québec pour la conception d'une comédie musicale, La nef de brume, sa troisième en carrière.Déjà, il avait monté La saga du golfe et Roc et tleuve, deux productions à consonance historique.La nef de brume apparaît comme un projet plus fantaisiste, où le créateur laisse davantage voguer son imaginaire.«C\u2019est un projet qui me stimule beaucoup.J'imagine quelque chose d'assez éclaté et moderne, avec une distribution très jeune.En gros, je peux résqnter l'histoire en disant qu\u2019elle se déroule en 2061 et qu'elle s\u2019esquisse semblable à üne bulle temporelle où se rencontreraient un viking cie l'an 1000.un conquistador venu de 1500 et des jeunes du troisième millénaire.» La part du rêve\t»*\u2022-»-, .,.Le rêve, manifestement, tient forte place dans l'imaginaire de l\u2019artiste conteur.«La chanson, c'est le rêve.IjLfaut l'aimer comme un fou pour tenter d'en faire son gagne-pain.mais moi, je l'adore.Créer, partir en tournée, jouer.tout ça me transporte, mais pour pouvoir le faire, j'ai dû exercer 36 métiers en parallèle, et, pas toujours des choses que j\u2019aimais faire.Ecrire, c'est du boulot, beaucoup de boulot, mais je pense être arrivé aujourd'hui à un point où je comprends davantage les mécanismes de l'écriture.Et puis il y a des moments où la magie opère: quand on se surprend soi-même de la tournure d'une phrase ou de la puissance d'une image, alors on touche à un instant unique», souligne Bélanger.Sa passion des mots, il saurait difficilement dire d'où elle lui vient, mais il se souvient très bien qu'enfant.les séminaristes tentaient de calmer l\u2019écolier turbulent qu'il était en lui faisant copier et recopier des pages entières du dictionnaire.Les airs de ses compositions, du reste, sont tout aussi finement ciselés que les textes qu'ils bercent.Rythmes et paroles s\u2019enchâssent harmonieusement, dans un mariage que le perfectionniste artiste veut parfait.Sur scène, il chante et joue, mais prend lé temps de conter et mettre en contexte.«Quand on a vu mon show, on n\u2019écoute plus jamais mes pièces de la même manière.Je raconte les faits qui sont à la base de mes chansons, ce qui donne un sens plus profond aux paroles.» Gilles Bélanger sera au Café du Vieux Clocher de Magog les 17 et 18 septembre prochain, en compagnie des deux musiciens Francis Covan et Guy Denis, avec lesquels il donnera une prestation acoustique.Les deux soirées de spectacle, promet-il, constitueront une odyssée au pays des mots, de Tailleurs et du passé. F 4 la Tribune, ShetbiooLe, samedi 11 septe Arts et spectacles L\u2019originalité et l\u2019intégrité avant tout Le Sherbrookois Stéphane Baillargeon prépare lentement sa place dans le monde de la chanson tnema îlîTO! TOUS LES SOIRS: 7:00 - 9:10 / SAM.& DIM.1:30-7:00-9:10 JOHNNY DEPP CHARLIZETHERON Femme y Ar cMMe de \u201c l'Astronaute v.l.de The Astronaut\u2019s Wife .Les portes 1 oe ir L\u2019ESPri lli» FRANÇAISE DE e STIR OF ECHOES Tt est parfois préférable de les *MAHCÎ mm VIYAF11M ET ARTISAN ENTERtA«MBIT *oït»t ite rouera HOFFUMtâÉ «WW EACDB TES PORTFS DEIESPRIT KATHRYN EnBf IllEAfiA DOUGLAS KEYWKIWM \u2022 %?MARY COLQUHOUH ¦.JAMES NEWTON HOWARD \u2022 LEESA m&Mjll M : **£ -VMtHREWEISlER \" £GWIi POlOttn JUOYHQfRW» WMi*ïttlB OF ffl \u2022y» v'»\t*\u2014¦*\u2022«\u2022.«>\t>*£> .\tiSF JJ vfrUW'- '-i'.\u2022 \u2022::\u2022\u2022\u2022 «t\t* «y*®* .V.\t\u2022 - .V\t.irFERMÉÊJ3t B * : ; iinuf tlli»aKtaSSi | E«g Rg* .ByjMU SBBtTQUEÏÏn i \u2022artisan iNTERI.MNMtNT fyùfrpsZ' lkUâiâLÜA2ÜUU^2 bSUtlaUiàUBl DIGITAL CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINEMA DU JOURNAL CINÉMA 9 MAISON DU CINEMA Lions i GATE / t*.?\u2022 Jaques\tJarqnes ,\u2022 Àîîcl^T p&ÈL .GAMBLES J)l$SOLÏER Miclkd | SERRAILt Le bonheur d'être like, 1 Hi.v/IG, 1 b liberté d'être heureux.A.! tLi Inttrnrt : cintmi.nttfvolution.com TOUS LES SOIRS: 7:05 - 9:1 S ?SAM.& DIM.: 1:30 - 7:05 \u2022 9:15 ie1ts®im!H99pou»* *n»*er k 8 wnm&r» 99 \u2022frS-SnkKfM\u2019SJU mr w azote -.¦\u2022->\u2022 M IfNNl Ml iaamxxiisesJwnWe cite lots 6* \u2022Ijw*/ Jesr * Wç eii'tmyiPOPiS Faites parvenir le coupon-réponse à Concours «Les Enfants du Marais-a^s La Maison du Cinéma, 63 rue King Ouest.Sherbrooke.(Québec).J1H 1P1 Nom ____________________________________________________________ Adresse_______ Ville_________ Code postal .HUGH GRANT MICKEY BELLE GUEULE de-MCXEY BLUE EYtS- ^ LES SOIRS: 7:10 - 9:15 / SAM.& DIM.: 1:30 - 7: J 0 - 9:15 SHARON STONE LA / ns T% -THE MUSE- MAGOG 12 PRINCIPALE EST MAGOG I HORAIRE DU 1 0 AU 16 SEPTEMBRE UN FILM DE Joan BECKER version française de OUTSIDE PROVIDENCE À L'AFFICHE! Ell CQLiflBORRTIOn RVEC LE Cinéma rQ LES PORTES DE L'ESPRIT (13+ Violence) Tous les jours : 12H50- 15h50 \u2022 18H50 - 21H30 LE FACTEUR ÉOLIEN\t(13+) Tous les jours : 12h50- 15H50 - 18H50 - 21H30 DUDDLEY-DO-RIGHT (version franfsi») (G) Tous les jours : 13H00- 15h50 - 19h00 - 21h25 U FEMME DE L'ASTRONAUTE\t(13+) Tous les jours : 12H45 \u2022 1SH45 - 18H45 - 21H25 CANNABIS 101\t(13+) Tous les jours ; 12h45 - 15h45 \u2022 18h45 - 21h30 ATTENTION MADAME TINGLE !(G d.j.enf.) Tous les jours : 13h00 - 19h00__________ BOWFINGER (venir» *rt»7mois location 36 mois moteur 150 chevaux climatiseur automatique radiocassette chauffe-moteur et plus.FINANCEMENT, JUSQU'À 48 MOIS BLAZER LS 4 PORTES y ^y/mois location 36 mois V-6, 4.3 litres\t'WÊÊËTL roues d'aluminium radiocassette AM/FM\tBj déverrouillage des portes automatique 4 rapports ensemble tout terrain\t^ boîtier de transfert électrique portes, miroirs et vitres électriques volant inclinable / régulateur de vitesse et beaucoup plus ! FINANCEMENT, JUSQU'À 48 MOIS CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC LTEE 4339, BOUL.BOURQUE ROCK FOREST (819) 823-4343 Bail de 36 mois, limite de 30 OOO km.excédentaire t2c km Sujet à l approbation du credit Taxes en sus Les photos peuvent ditlerer Beaucage r| SERVICE ET PIECES OUVERT LE SAMEDI F 8\t-f-\tta Tribune, Shertyooke, samedi 11 aptemiwe 1999 fonte "," Arts et spectacles ¦¦¦ La Tribune + Sherbrooke samedi 11 septembre 1999 Huiru/ine Weekend CAHIER Cinéma_________ Débrouillards__ Bandes dessinées .> -fi#6, W y 4# \u2019P'Srïr i «C\u2019est le chant qui m\u2019a menée au théâtre» Karine TREMBLAY Sherbrooke lie pourrait se passer de télé, mais de musique, jamais.«C\u2019est le chant qui m\u2019a menée au théâtre puisque c\u2019est par la chanson que j\u2019ai su à quel point j\u2019aimais la scène.Je n\u2019envisagerais pas une carrière dans le domaine du chant, mais au quotidien.la musique prend beaucoup de place dans ma vie.M\u2019asseoir et me laisser bercer par les paroles d\u2019une chanson constitue un moment de détente privilégié.Je ne pourrais pas faire une croix là-dessus», exprime Lynda Johnson.La musique comme un essentiel, donc, mais un essentiel parfumé des effluves du passé.«Je pense que je suis une nostalgique dans l'âme! J\u2019aime particulièrement les vieilles chansons françaises.Alain Souchon.Anne Sylvestre.Jean Ferrât et Claude Nougarou.par exemple, comptent parmi mes favoris», confie la comédienne qu\u2019on connaît davantage pour son interprétation de Maryse dans le téléroman 4 et demi.Dans les souliers de ce personnage depuis maintenant six ans, Lynda Johnson s\u2019y sent à son aise comme dans une paire de pantoufles.«C\u2019est agréable parce que je l\u2019ai tellement côtoyée que j\u2019ai l\u2019impression de bien la connaître.Quand on joue si longtemps un personnage, on ne se questionne plus lorsqu\u2019on l\u2019incarne, on sait qu'il est comme ci ou comme ça.Parce qu\u2019on connaît ses grandes lignes, on peut se permettre d'aller dans les plus petits détails et les nuances.» Un sourire s\u2019esquisse dans l\u2019azur des yeux de la comédienne: si elle dit avoir aujourd\u2019hui énormément de plaisir à jouer Maryse, Lynda Johnson confie qu'elle a eu d\u2019abord beaucoup de mal à la comprendre.«Je la jugeais beaucoup, au début.Pas méchamment ni sévèrement, mais je me surprenais beaucoup de ses réactions.Si j'avais à résumer Maryse, je dirais que sa pensée et ses gestes font deux.Elle est bien bonne pour donner des conseils, mais quand vient le temps de les appliquer à elle-même, c\u2019est une autre histoire.» Cette saison-ci s\u2019annonce par ailleurs houleuse pour Maryse, souligne son interprète.«Plusieurs seront peut-être déçus, mais Maryse et Gordon, ça ne fonctionnera pas.Ce sera encore une rupture pour mon personnage, mais cette fois-ci, elle la vivra de façon plus sereine.Sa relation d\u2019amitié avec Isabelle va elle aussi bouger.11 va y avoir un peu de tension parce que pendant qu'Isabelle plane dans sa situation de future maman, Maryse se sent comme si elle n'avait plus l\u2019oreille aussi attentive.» Parallèlement à 4 et demi, la comédienne débute dans quelques semaines les répétitions du spectacle Avec le temps, une rétrospective musicale du siècle montée par le Théâtre du Rideau Vert, qui sera présentée en décembre et en janvier à l'occasion du changement de millénaire.«C\u2019est un très beau projet, un brin audacieux, dans lequel j\u2019embarque avec beaucoup d'enthousiasme», souligne la comédienne, qui interprétera plusieurs chansons dans ce spectacle dont la mise en scène est signée Louise Forestier.Karine TREMBLAY Sophie plonge avec déli des rôles de m \" Photos Imacom-Daguerre, par Christian Landry Sherbrooke Après avoir été «l\u2019ange Philadelphia» dans les publicités du même nom, voilà que Sophie Faucher troque ses ailes blanches pour le noir costume de la sorcière, alors qu\u2019elle incarne la reine Pernicia (la cruelle belle-mère de Blanche-Neige) dans la nouvelle télésérie pour enfants Tühu-Boliu, diffusée cet automne à l\u2019antenne de Radio-Canada.Et jouer les méchantes, visiblement, Penchante.«Les trop fines et les trop parfaites, c\u2019est plate, non?Le rôle de Pernicia est formidable, il me permet d\u2019explorer la démesure, la fantaisie et l\u2019excès parce que c\u2019est le jeu qui est mis au premier plan.Et puis à quelque part, c\u2019est un personnage qui n\u2019est pas que méchant, qui porte aussi une certaine vulnérabilité.Pernicia est habitée par l\u2019idée d\u2019être toujours la plus belle et traficote tout un tas de mauvais tours, mais finalement, elle les rate tous», raconte la comédienne dans un rire qui vole aux éclats.N\u2019empêche, la comédienne éprouve un certain plaisir à concocter ces multiples manigances, trouvant dans la création de «potions magiques» la satisfaction d\u2019un fantasme tout enfantin.«Qui n\u2019a pas rêvé, étant petit, de manipuler un énorme chaudron bouillonnant de substances fumantes et gluantes?», questionne la comédienne dans un soupir rieur.Celle-ci parle avec beaucoup d\u2019enthousiasme de Tohu-Bohu, disant y trouver des ressemblances avec La Boîte à surprises, émission reine d\u2019une autre époque.«J\u2019écoutais dernièrement des épisodes de Fanfreluche avec ma fille de quatre ans, Clémentine, et elle était aussi émerveillée que moi lorsque j\u2019étais plus jeune.C\u2019est la preuve que lorsque la qualité constitue la base d\u2019une émission, celle-ci ne vieillit pas.Et il y a un énorme soin apporté à tout ce qui fait Tohu-Bohu, que ce soit dans les textes, les décors, les costumes ou les thèmes musicaux», insiste Sophie Faucher, qui ne doute pas un instant du succès du programme télévisé.«Si ma fille est le public-cible de Tohu-Bohu, on le rejoint très certainement.Elle est venue avec moi sur le plateau de tournage pendant l\u2019été et ça l\u2019a fascinée.Je me rends compte à quel point les enfants ont la conscience aiguisée: on ne peut pas leur faire de passe-droit.Après le tournage, Clémentine me posait tout un tas de questions.Elle avait remarqué bien des choses!», s\u2019exclame Sophie Faucher.Celle-ci entre à plein dans la ligue des acariâtres cet automne puisque, en plus de Pernicia, elle incarne également Marlène Jobin, un tout nouveau personnage du téléroman 4 et demi qui risque de semer la pagaille.«Marlène est la maîtresse d\u2019Etienne Raymond.C\u2019est une femme qui n\u2019est pas nécessairement méchante, mais ce n'est pas la fille qui va donner dans le bonheur conjugal.Elle est bien dans sa peau, très autonome financièrement et plutôt sensuelle.Elle a étudié en même temps qu\u2019Etienne Raymond et Pascal Constantin, lequel avait à l\u2019époque un faible pour elle.La si- , tuation actuelle n\u2019est donc pas pour calmer l\u2019éternelle rivalité qui existe entre les deux vétérinaires», souligne Sophie Fau- / cher.\t/ Ce rôle, du reste, a quelques ressemblan- / ces avec celui qu'elle est à préparer pour la pièce d\u2019Oscar Wilde, Un mari idéal, dans laquelle elle personnifiera une intrigante prête à tout pour faire naître la bisbille.«Et encore là, j\u2019adore ça! C\u2019est un personnage aux antipodes de la femme dotée de moralité et d'une certaine rigidité.Comme, dans la vie, je ne suis pas une femme sans scrupules et sans respect, ça m\u2019amuse beaucoup d\u2019être délinquante au théâtre en jouant des personnages qui sont loin de moi.» La gestuelle imagée, le sourire un brin taquin, Sophie Faucher se dévoile éminemment sympathique, bien loin, en effet, des héroïnes qu\u2019on lui fait ces jours-ci endosser.Comme plusieurs autres artistes, la comédienne a pris part, récemment, à l\u2019émission d\u2019aventures Les Forges du désert, qui sera diffusée à TVA dès janvier\" 2000.L\u2019esprit encore empreint des parfums humés dans le désert de Jordanie où avait lieu le tournage, elle parle de cette expérience comme d\u2019un fait marquant dans son existence, une porte ouverte sur un tout autre univers.«À vrai dire, j\u2019étais inquiète à l'idée de ce voyage, pour ne pas dire un peu terrorisée.Je n\u2019étais pas certaine d\u2019être assez en forme pour réaliser les épreuves de l\u2019émission.Finalement, j\u2019ai fait équipe avec Marie-Lise Pilote et je peux vous affirmer que notre émission ne ressemble a aucune autre.On a vraiment rit!» Ainsi, explique Sophie Faucher, alors que tous les autres participants s\u2019encourageaient de «go, go, go, lâche pas, t\u2019es capable», le duo qu elle formait avec Marie-Lise Pilote y allait de propos plus.modérateurs: «fatigue-toi pas trop, déshy-drate-toi pas non plus, c\u2019est juste un jeu, respecte tes limites» constituent les mots de soutien que se claironnaient mutuellement les deux participantes.«C\u2019était vraiment toute une aventure, quelque chose d\u2019unique qui engendre une certaine renaissance.Je pense que j'ai vécu le choc du désert.On dit de la Jordanie que c\u2019est la terre sainte et je pense que c\u2019est effectivement un endroit exceptionnel.Là-bas, j\u2019ai dormi à la belle étoile, j ai flotté dans les eaux de la mer morte, j\u2019ai suivi des bédouins et j'ai fait une excursion à dos de dromadaire.Vraiment, je vais toujours me rappeler des moments intenses et indescriptibles que j\u2019y ai vécus.» Toutes vedettes T t Lynda Johnson F* F.La Tribune, Sherbrooke, samedi 11 septembre 1999 VISU BOURLINGUER Denis Dufresne musique - sorties - musique visuels -rts s -rts arts visuels - musique - arts visuels- disques Mordy Ferber de retour aux Beaux dimanches Le guitariste new-yorkais Mordy Ferber est de retour à Sherbrooke, à l'invitation du bar Les Beaux dimanches, où il,se produit mercredi soir.Le musicien d'origine israélienne, qui a étudié aux États-Unis et est membre de la formation New Directions avec le réputé batteur Jack de Johnette, sera accompagné ici de son propre groupe et présentera son matériel original aux amateurs de jazz.mm f e sujet est inédit, audaeieux, mais rejoint cha-f cun et chacune de nous: l\u2019exposition La nais-t sance, de la photographe Marie-Claude La-pointe, présentée tout le mois de septembre au Presse boutique Café, regroupe une série de 33 photos sur l\u2019accouchement et les premières 24 heures d'un nouvel enfant réalisées à la Maison des naissances de Sherbrooke et à l'hôpital.«Au début une amie m\u2019avait demandé de photographier son accouchement et cela m'a incitée à développer l'idée par la suite.J\u2019ai laissé un album de photos à la Maison des naissances et les gens ont commencé à me contacter pour que je photographie ces moments uniques mais de façon très artistique», explique Marie-Claude Lapointe, une photographe pro fessionnelle qui possède une dizaine d\u2019années de métier.«Les gens sont très sensibles face à ce sujet-là et veulent garder un bon souvenir de ces moments-là.J'utilise du film noir et blanc et la lumière naturelle; les conditions technique sont très difficiles et je dois me faire discrète», explique la jeune femme au sujet de sa démarche qui vise à capter ces moments intimes et uniques.Les 33 photographies accrochées au Presse boutique Café constituent en fait une série sur quatre naissances différentes, qui suscite à la fois émotions et émerveillement.«Ce qui est important c\u2019est de vraiment créer un lien pour que le couple se sente à l\u2019aise avec moi et qu\u2019il y ait un climat de confiance», souligne Marie-Claude Lapointe, au sujet de ce travail qu \u2019elle effectue autant à la Maison des naissances, dans les hôpitaux, qu 'à la maison.te o 3 CD C Arts et spedodes et Dan Bigras au P\u2019tit Le P'tit Bonheur de Saint-Camille présente jeudi et vendredi le nouveau spectacle que Laurence Jalbert et Dan Bigras promènent un peu partout au Québec On dit que le duo offre une soirée très intense, dénuée d'artifices, où ils marient leurs voix puissantes et leur poésie.Pointfinal à Coati cook Le nouveau duo Point Final, formé de la chanteuse Diane Bazinet et du guitariste François Laperle (aussi membre du groupe country-rock Cherry River), est en spectacle ce soir à 21 h(M) à la salle l\u2019E-per-vier.à Coaticook.Le groupe offre une musique très variée en interprétant des pièces d\u2019artistes tant francophones qu'anglophones, de Daniel Bélanger à Alanis Morrissette.«ITINÉRAIRE» ET «ESPACE VITAL» À LA GALERIE HORACE La galerie Horace, 74 rue Albert au centre-ville de Sherbrooke, présente jusqu\u2019au 10 octobre prochain deux expositions: Itinéraire, des dessins et gravures de Pol Authoni.et Espace vital, une installation de Andrew Chartier.Pol Authom, qui vit et travaille en Belgique, s\u2019inspire du Main, encre sérigraphique sur papier Kozo, de Pol Authom.monde du carnaval pour réaliser des gravures en pointe sèche, une technique qui consiste à graver des plaques de cuivre à l\u2019aide d\u2019une pointe d'acier ou d'un burin.L'artiste Andrew Chartier explore pour sa part la relation entre la vie domestique et son impact sur la nature.Son installation comprend notamment une série de photographies et d'objets qui interrogent notre niveau de conscience face à l'environnement.er CENTRE Culturel NIVERSITÉ DE SHERBROOKE Samedi 11 septembre, 18 h et 20 h 30 ABONNEMENTS 1999-2000 LES GRANDS EXPLORATEURS Aventure en Islande un film de l\u2019explorateur canadien John Wilson.1141* Pour tourner ce film surprenant, notre conférencier a dû se surpasser.Il a survolé les pics rocheux, plongé sous les icebergs et s\u2019est même retrouvé, nez à nez, avec un ours! L\u2019Islande est loin d\u2019être le pays de glace que l\u2019on imagine.Des cascades dévalent des fjords vertigineux sous le regard affolé de millions d\u2019oiseaux de mer alors que des mers de glace se fondent dans des volcans crachant du feu.Nulle terre n\u2019offre autant de contrastes.Aventure en Islande est véritablement une symphonie d\u2019image en l\u2019honneur d\u2019une des plus fantastiques contrées.Chaque séquence donne envie de sauter dans le premier avion à destination du pays des macareux! A ne pas manquer! Ciné-campus 13 et 14 septembre\t15 et 16 septembre 18 h 30\t18 h 30 Notting Hill (G) États-Unis 1999 (1 h 55) Comédie romantique de Roger Mitchell Avec Julia Roberts et Hugh Grant Rue Arlington (13+) Etats-Unis 1999 (1 h 57) Drame de Mark Pellington Avec Jeff Bridges, Tim Robbins et Joan Cusack 20 h 30 Elvis Gratton II (G) Québec 1999 (1 h 45) Comédie satirique de Pierre Falardeau Avec Julien Poulin et Yves Trudel 20 h 30 Existenz (13+) Canada-Grande-Bretagne (1 h 37) Drame de science-fiction de David Cronenberg Avec Jenniger Jason, Jude Law et Don McKellar L\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke Un répertoire symphonique accessible composé de plusieurs airs connus 5 excellents concerts pour 99 $! CHEF D\u2019ORCHESTRE : STÉPHANE LAFOREST Le samedi 18 septembre Les Grandes Ouvertures Soliste invité : Elaine Mardi, violoniste Au programme : G.Rossini : Ouverture Guillaume Tell J.Offenbach : Orphée aux enfers P.l.Tchaikovski : Ouverture 1812 G.Ridout : Fall Fair Overture F.B.Mendelssohn : Ouverture Les Hébrides L.Bernstein : Ouverture Candide Le samedi 20 novembre Les Grands Classiques Soliste invité Philippe Magnan, hautbois Au programme : L.v Beethoven : Symphonie no 5 op.67 do mineur W.A.Mozart : Symphonie no 40 K.550 sol mineur W.A.Mozart : Concerto pour hautbois K.314 do majeur Le samedi 29 janvier Les Grandes Danses Solistes invités : Darren Lowe, violoniste, Suzanne Beaubien, pianiste Au programme : A.Borodine : Les Danses polovtsiennes J.Brahms : Danses hongroises B.Smetana : Trois danses J.Strauss : Le Beau Danube bleu F B.Mendelssohn : Concerto pour violon et piano Le samedi 18 mars Les Grands Romantiques Soliste invité : Denis Bluteau, flûtiste Au programme : A.Dvorak : Symphonie no 8 op.88 sol majeur F.\tSchubert : Ouverture Rosamunde G.\tBizet : Fantaisie sur des thèmes de Carmen Le samedi 2 octobre Les Grands Russes Soliste invité : Alexander Tselyakov, pianiste Au programme : P.l.Tchaikovski : Symphonie no 5 op.64 mi mineur S.Rachmaninov : Concerto no 3 op.30 ré mineur LE PASSEPORT-JEUNESSE EST DE RETOUR! 2 octobre 6 octobre 12\toctobre 13\toctobre 26\toctobre 27\toctobre En vente au grand public ce matin Les Grands Russes, Orchestre symphonique de Sherbrooke Les Girls Tempête d\u2019octobre, événement danse Encore une fois si vous le permettez Ensemble Romulo Larrea, Hommage à Piazzolla Claude Blanchard, C\u2019est beau la vie En prévente pour les abonnés les 16 et 17 septembre En vente au grand public le samedi 18 septembre 2 novembre Du rocher le milliardaire 5 novembre Luce Dufault 9\tnovembre Roch Voisine 10\tnovembre Zachary Richard 12 et 13 novembre Steeve Diamond 17 novembre Deux pianos quatre mains Pour de belles activités en famille les dimanches, le Passeport-jeunesse est de retour cet automne! Pour seulement 8 $ (12 $ parent-accompagnateur) , l'enfant de 14 ans et moins pourra voir 3 spectacles fascinants et 4 excellents films! De plus, il pourra assister pour seulement 1 $ à un événement théâtre unique! Dès maintenant, remplissez votre bon pour vous procurer vos passseports! Puis, présentez-vous à vos guichets pour officialiser le tout! N'oubliez pas que le stationnement est maintenant GRATUIT le dimanche sur le campus! Vite, abonnez-vous dès maintenat au passeport-jeunesse, première activité le dimanche 3 octobre! EXPOSITIONS Jusqu'au 24 octobre A la Galerie d\u2019art du Centre culturel GABOR SZILASI Photographie Rétrospective.' : une centaine de photographies sélectionnées sur l'ensemble de la production de cet artiste.Production : Vox populi Mail du Pavillon central COLETTE LALIBERTÉ Installation Une installation caractéristique de l'art contemporain utilisant différents médiums.i Arts et spectacles La Tribune, Sherbrooke, samedi 11 seplembie 1999 + fJ Photo Imacom-Daguerre, par René Marquis «Ce qui m\u2019importe, c \u2019est de travailler avec des gens généreux et vivants» karine TREMBLAY Sherbrooke Rien de viscéral dans son besoin de jouer sur les planches ou à la télé.La passion du métier, chez elle, s\u2019est laite tardive, plutôt poussée par les circonstances que née d'un réel désir.«J ai grandi dans l'univers artistique et bien franchement, il ne m attirait pas du tout!», confie Katerine Mousseau.Née d\u2019une mère comédienne et d'un père peintre, celle-ci raconte avoir rencontré plusieurs vedettes de la scène qui ne l'impressionnaient guère, à l\u2019époque.«Je les trouvais assez perturbés, en fait.C\u2019était le théâtre d\u2019avant Michel Tremblay et je pense que les comédiens étaient en quête d\u2019une identité distinctive, mais au bout du compte, ça donnait quelque chose de très désincarné.À moi, ça me semblait faux, cet univers dans lequel ils baignaient.Le glamour, ça ne me drainait pas.» Lorsque, finalement, Katerine Mousseau a embrassé le métier de comédienne, c\u2019est un peu par hasard, sans réel but à atteindre.«Tout ça s\u2019est enchaîné.La première fois que je suis montée sur une scène, à six ans, je jouais le rôle d une petite fille qui se suicidait dans un puit.C\u2019était au tout premier théâtre d\u2019été du Québec et je me souviens que j'haïssais ça parce qu'il me fallait dormir l\u2019après-midi, afin d'être en forme pour la représentation du soir.Puis il y a eu la télévision.J\u2019ai été, notamment, la belle au bois dormant dans Fanfreluche.Mais c'est en 1967 que tout a vraiment dé- Katerine La Mireille de «Virginie» est arrivée dans le métier par hasard pins que par passion boulé, quand Gilles Caries m'a proposé un premier rôle dans le film Le viol d'une jeune fille douce alors que j\u2019avais 17 ans.Après, les séries de télé se sont emboîtées.» Mais jamais l\u2019envie démesurée d\u2019atteindre des sommets de célébrité ne l\u2019a habitée, souligne-t-elle, l\u2019oeil limpide et le rire cristallin.«Aujourd'hui, je fais ce que j\u2019aime, mais ça ne m\u2019embêterait pas d\u2019avoir demain â me tourner vers autre chose.Ce n'est pas un besoin pour moi de jouer comme ce l'est pour d\u2019autres.Ce qui m'importe, avant tout, c\u2019est de travailler avec des gens généreux et vivants.» Organisatrice plus qu'artiste Un instant de silence succède â la voix claire de la comédienne, qui musarde un moment dans ses pensées.«Je pense que, par nature, j'étais peut-être faite davantage pour la production.J'ai été élevée par un père très organisé et agencer les affaires, remettre le puzzle en place, devoir créer en étant soumise à tout un tas d\u2019éléments extérieurs m'auraient beaucoup amusé.Cela dit, j\u2019aime beaucoup ce que je fais dans le moment.Je pense que les acteurs sont des percepteurs, des observateurs de la nature humaine et le côté émotif du métier, la perspective de devoir m'abandonner à un état, j\u2019aime ça.Ce qui me plaît moins, c\u2019est de m\u2019abandonner à une costumière ou un maquilleur!» Un rire retentissant jalonne les propos et tinte longtemps dans l\u2019air ambiant.«Dans le fond, j'ai besoin de deux choses: gagner ma vie et avoir du temps pour moi.Contrairement à beaucoup de gens, je suis capable de lire dans un hamac tout un après-midi sans ressentir la moindre culpabilité!», précise celle qui incarne Mireille dans Virginie.Ce rôle, d'ailleurs, semble lui plaire particulièrement.«Mireille, c\u2019est quelqu'un qui \u201cbardasse\u201d.' J'ai joué dans beaucoup de séries d'époque et la façon de jouer n'est pas la même.Les femmes d'alors n'avaient pas la même place, ne se tenaient pas de la même manière.Alors me retrouver dans la peau d\u2019une femme de mon temps, j'aime ça.» Après de grands moments de tristesse et d'instabilité, Mireille devrait d'ailleurs connaître des heures plus gaies, révèle son interprète.«Je trouve que Fabienne Larouche a été '*£ bien inspirée pour mon personnage.Ça va être ¦ une belle saison, avec beaucoup de scènes comi-r ques qui vont sans doute faire rire les téléspec1- ,,.i -tateurs.Ça fait quatre ans que je joue dans Viç- !â ginie et je me rends compte que la série ij, 'T beaucoup d'impact.L\u2019auteure ose toucher a\u2018 beaucoup de sujets qui provoquent la discussion, dans les familles.»\t; M & £ O S < c\\ Q W U Z < es Uh «Il faut garder une part de risque» Montréal (PC) Tout artiste qui a foulé la scène d\u2019une salle ou d'un espace extérieur pouvant accueillir des milliers de spectateurs sait qu'il s'agit d'un rare privilège.France D'Amour, comme tant d\u2019autres, a offert ses premières prestations dans de petites salles, face a un nombre restreint d'amateurs.Sa participation comme porte-parole du Festival international de la chanson de Granby n'est pas fortuite.«Je crois qu\u2019il faut renvoyer l'ascenseur, dit-elle.Moi aussi, j\u2019ai appris ce que c\u2019était de se lancer dans ce milieu exaltant mais parfois difficile.» * La critique a salué son dernier album comme étant plus mature, ce qui la fait sourire un peu.«Disons qu'il y a peut-être plus de gens matures qui l\u2019ont acheté», dit-elle avec un sourire à faire fondre une banquise.Cela dit, elle admet qu'il y a un moment où une artiste ne peut plus revenir en arrière, ne peut plus avoir cette vision idéaliste qui caractérise les 32 jeunes qui participeront aux demi-finales du festival.«Une fois que tu sais, tu sais, dit-elle, en appuyant sur les mots.Tu pourras faire ce que tu veux, tu pourras jamais retrouver ce côté naïf, un peu gauche, cette inspiration brute que tu vis dans tes premières années.» Bien que sa dernière tournée nous l\u2019ait fait découvrir sous un angle moins rock, plus assume musicalement, et qu\u2019elle n\u2019a plus l'allure de la jeune frondeuse de scs débuts, France D\u2019Amour aime bien encore n'en faire qu\u2019à sa tête, question d'équilibre.«Il faut toujours qu'il y ait un peu d'inconnu.Lors du premier spectacle du Silence des roses, j ai débuté avec deux nouvelles chansons qui n'étaient pas sur le disque.Les dirigeants de ma compagnie de disques s arrachaient les cheveux (regard très sérieux), mais il faut que je fasse des choses comme ça.Il faut avoir une part de risque et d'inconnu, comme au début.» reve>i Gilles mer chanson Photo Imacom-Daguerre, par René Marquis L'auteur-composi-teur-in-terprète Gilles Bélanger sera à Magog les 17 et 18 septembre.Karine TREMBLAY Sherbrooke Ses racines gaspésiennes plaquées au coeur, le goût d\u2019écrire inscrit dans l\u2019âme, l\u2019auteur-compositeur-interprète Gilles Bélanger navigue en aval dans la mer musicale depuis nombre d\u2019années déjà.Les houles et les intempéries du métier, il a connu, mais toujours, il a tenu le bateau.«L^i chanson ne me fait pas gagner ma vie.Elle me fait vivre, tout simplement», exprime l\u2019auteur et musicien, qui a derrière lui trois albums: La traversée.Mama Lucy et /lymne au neuve.Le fil conducteur de ces trois productions.vraisemblablement, se dessine du côté de l'histoire, la grande, celle de l\u2019humanité, la moins belle comme la plus douce.«L\u2019histoire me fascine.Comme ce sont les petites histoires qui font la grande, j\u2019ai composé plusieurs chansons qui racontent des bribes de notre passé.» Grand lecteur, Gilles Bélanger dit puiser beaucoup de renseignements dans les livres, pour ensuite les laisser mûrir et les passer au tamis de sa plume qui relate l\u2019essentiel.Aborder ses chansons, c\u2019est nécessairement se retrouver à effeuiller de brèves chroniques historiques qui racontent d\u2019où on vient, mais aussi qui nous sommes.Car l\u2019oeil vif de Bélanger, on le devine, ne fait pas que disséquer le passé.Il se pose aussi, aiguisé, sur le présent qui l'entoure.«Aujourd\u2019hui, avec les télécommunications, on a accès tout de suite à ce qui se passe dans le monde.Tellement qu'on assiste quasiment aux tremblements de terre avant qu'ils ne se produisent! Devant les atrocités qui nous sont chaque jour rapportées, j'ai l'impression qu'on développe un certain degré d\u2019insensibilité, qu'il faut tenter de briser.» L'écho de la pièce Plus jamais se superpose un instant aux propos et chante l\u2019image de l'inadmissible.Tous ces enfants Ou 'on assassine Jonchent les champs D'horreur ou de mines Des oeillets de sang Percent leur poitrine «Line chanson, c'est un petit film de trois minutes.Ça peut paraître plus ou moins important d'en écrire quand on regarde tout ce qui sc passe dans le monde, mais tenter de susciter la réflexion chez les gens, c'est ma façon à moi d'essaver de faire une différen- ce», poursuit Gilles Bélanger, qui voit duÉjs nouveaux horizons se profiler avec, notant* ment, une nomination à l'ADISQ dans laL : catégorie album folk.\t1 «Etre nominé est en soi une satisfaction puisque ça signifie une reconnaissance c|e l\u2019industrie du disque.Çh me fait évidemment très plaisir.Je fais ce que j'aime et je suis bien entouré avec, entre autres, le producteur Réjean Bouchard et le chanteur Pierre Flynn, qui m\u2019est un ami de grand conseil.J'ai l'impression que depuis 1996, les-choses s\u2019arriment.» Ces derniers trois ans, en effet, lui ont laissé peu de répit.La sortie de son troisième album en 1998 s\u2019est accompagnée d\u2019une subvention accordée par le Conseil des arts et de la culture du Québec pour la conception d'une comédie musicale, La nef de brume, sa troisième en carrière.Déjà, il avait monté La saga du golfe et Roc et tleuve, deux productions à consonance historique.La nef de brume apparaît comme un projet plus fantaisiste, où le créateur laisse davantage voguer son imaginaire.«C\u2019est un projet qui me stimule beaucoup.J'imagine quelque chose d'assez éclaté et moderne, avec une distribution très jeune.En gros, je peux résqnter l'histoire en disant qu\u2019elle se déroule en 2061 et qu'elle s\u2019esquisse semblable à üne bulle temporelle où se rencontreraient un viking cie l'an 1000.un conquistador venu de 1500 et des jeunes du troisième millénaire.» La part du rêve\t»*\u2022-»-, .,.Le rêve, manifestement, tient forte place dans l'imaginaire de l\u2019artiste conteur.«La chanson, c'est le rêve.IjLfaut l'aimer comme un fou pour tenter d'en faire son gagne-pain.mais moi, je l'adore.Créer, partir en tournée, jouer.tout ça me transporte, mais pour pouvoir le faire, j'ai dû exercer 36 métiers en parallèle, et, pas toujours des choses que j\u2019aimais faire.Ecrire, c'est du boulot, beaucoup de boulot, mais je pense être arrivé aujourd'hui à un point où je comprends davantage les mécanismes de l'écriture.Et puis il y a des moments où la magie opère: quand on se surprend soi-même de la tournure d'une phrase ou de la puissance d'une image, alors on touche à un instant unique», souligne Bélanger.Sa passion des mots, il saurait difficilement dire d'où elle lui vient, mais il se souvient très bien qu'enfant.les séminaristes tentaient de calmer l\u2019écolier turbulent qu'il était en lui faisant copier et recopier des pages entières du dictionnaire.Les airs de ses compositions, du reste, sont tout aussi finement ciselés que les textes qu'ils bercent.Rythmes et paroles s\u2019enchâssent harmonieusement, dans un mariage que le perfectionniste artiste veut parfait.Sur scène, il chante et joue, mais prend lé temps de conter et mettre en contexte.«Quand on a vu mon show, on n\u2019écoute plus jamais mes pièces de la même manière.Je raconte les faits qui sont à la base de mes chansons, ce qui donne un sens plus profond aux paroles.» Gilles Bélanger sera au Café du Vieux Clocher de Magog les 17 et 18 septembre prochain, en compagnie des deux musiciens Francis Covan et Guy Denis, avec lesquels il donnera une prestation acoustique.Les deux soirées de spectacle, promet-il, constitueront une odyssée au pays des mots, de Tailleurs et du passé. F 4 la Tribune, ShetbiooLe, samedi 11 septe Arts et spectacles L\u2019originalité et l\u2019intégrité avant tout Le Sherbrookois Stéphane Baillargeon prépare lentement sa place dans le monde de la chanson tnema îlîTO! TOUS LES SOIRS: 7:00 - 9:10 / SAM.& DIM.1:30-7:00-9:10 JOHNNY DEPP CHARLIZETHERON Femme y Ar cMMe de \u201c l'Astronaute v.l.de The Astronaut\u2019s Wife .Les portes 1 oe ir L\u2019ESPri lli» FRANÇAISE DE e STIR OF ECHOES Tt est parfois préférable de les *MAHCÎ mm VIYAF11M ET ARTISAN ENTERtA«MBIT *oït»t ite rouera HOFFUMtâÉ «WW EACDB TES PORTFS DEIESPRIT KATHRYN EnBf IllEAfiA DOUGLAS KEYWKIWM \u2022 %?MARY COLQUHOUH ¦.JAMES NEWTON HOWARD \u2022 LEESA m&Mjll M : **£ -VMtHREWEISlER \" £GWIi POlOttn JUOYHQfRW» WMi*ïttlB OF ffl \u2022y» v'»\t*\u2014¦*\u2022«\u2022.«>\t>*£> .\tiSF JJ vfrUW'- '-i'.\u2022 \u2022::\u2022\u2022\u2022 «t\t* «y*®* .V.\t\u2022 - .V\t.irFERMÉÊJ3t B * : ; iinuf tlli»aKtaSSi | E«g Rg* .ByjMU SBBtTQUEÏÏn i \u2022artisan iNTERI.MNMtNT fyùfrpsZ' lkUâiâLÜA2ÜUU^2 bSUtlaUiàUBl DIGITAL CONSULTEZ LE GUIDE-HORAIRE CINEMA DU JOURNAL CINÉMA 9 MAISON DU CINEMA Lions i GATE / t*.?\u2022 Jaques\tJarqnes ,\u2022 Àîîcl^T p&ÈL .GAMBLES J)l$SOLÏER Miclkd | SERRAILt Le bonheur d'être like, 1 Hi.v/IG, 1 b liberté d'être heureux.A.! tLi Inttrnrt : cintmi.nttfvolution.com TOUS LES SOIRS: 7:05 - 9:1 S ?SAM.& DIM.: 1:30 - 7:05 \u2022 9:15 ie1ts®im!H99pou»* *n»*er k 8 wnm&r» 99 \u2022frS-SnkKfM\u2019SJU mr w azote -.¦\u2022->\u2022 M IfNNl Ml iaamxxiisesJwnWe cite lots 6* \u2022Ijw*/ Jesr * Wç eii'tmyiPOPiS Faites parvenir le coupon-réponse à Concours «Les Enfants du Marais-a^s La Maison du Cinéma, 63 rue King Ouest.Sherbrooke.(Québec).J1H 1P1 Nom ____________________________________________________________ Adresse_______ Ville_________ Code postal .HUGH GRANT MICKEY BELLE GUEULE de-MCXEY BLUE EYtS- ^ LES SOIRS: 7:10 - 9:15 / SAM.& DIM.: 1:30 - 7: J 0 - 9:15 SHARON STONE LA / ns T% -THE MUSE- MAGOG 12 PRINCIPALE EST MAGOG I HORAIRE DU 1 0 AU 16 SEPTEMBRE UN FILM DE Joan BECKER version française de OUTSIDE PROVIDENCE À L'AFFICHE! Ell CQLiflBORRTIOn RVEC LE Cinéma rQ LES PORTES DE L'ESPRIT (13+ Violence) Tous les jours : 12H50- 15h50 \u2022 18H50 - 21H30 LE FACTEUR ÉOLIEN\t(13+) Tous les jours : 12h50- 15H50 - 18H50 - 21H30 DUDDLEY-DO-RIGHT (version franfsi») (G) Tous les jours : 13H00- 15h50 - 19h00 - 21h25 U FEMME DE L'ASTRONAUTE\t(13+) Tous les jours : 12H45 \u2022 1SH45 - 18H45 - 21H25 CANNABIS 101\t(13+) Tous les jours ; 12h45 - 15h45 \u2022 18h45 - 21h30 ATTENTION MADAME TINGLE !(G d.j.enf.) Tous les jours : 13h00 - 19h00__________ BOWFINGER (venir» *rt»7mois location 36 mois moteur 150 chevaux climatiseur automatique radiocassette chauffe-moteur et plus.FINANCEMENT, JUSQU'À 48 MOIS BLAZER LS 4 PORTES y ^y/mois location 36 mois V-6, 4.3 litres\t'WÊÊËTL roues d'aluminium radiocassette AM/FM\tBj déverrouillage des portes automatique 4 rapports ensemble tout terrain\t^ boîtier de transfert électrique portes, miroirs et vitres électriques volant inclinable / régulateur de vitesse et beaucoup plus ! FINANCEMENT, JUSQU'À 48 MOIS CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC LTEE 4339, BOUL.BOURQUE ROCK FOREST (819) 823-4343 Bail de 36 mois, limite de 30 OOO km.excédentaire t2c km Sujet à l approbation du credit Taxes en sus Les photos peuvent ditlerer Beaucage r| SERVICE ET PIECES OUVERT LE SAMEDI F 8\t-f-\tta Tribune, Shertyooke, samedi 11 aptemiwe 1999 fonte "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.