La tribune, 9 janvier 1999, Cahier 6
[" WHKÊB/ÊBBÈÈtÊÈ$Ê8Ê& Arts et spectacles Maaazine Weekend La Tribune + Sherbrooke samedi 9 janvier 1999 CAHIER Disques Cinéma Nos sorties I si ji&pll r.*.**¦- -;i ¦jv \u2019 igendes, ce: Séguin change le cours des choses ra la grève.Baba Yaga la Russe, elle, ne sera plus sorcière, mais déesse.Dieu lui-même, ou plutôt le judéo-christianisme, sera convoqué à la barre.En seconde partie, la Marie-Claire prête sa propre vie, en appelle à l\u2019individualité, à la beauté, à la réconciliation.«Aller à sa propre conquête.Se changer soi plutôt que d\u2019exiger du changement à partir de l\u2019extérieur.» n pectacle concept?Oui.Spectacle \\ féministe aux relents d\u2019années 70, de Fées qui ont soif, de Sorcières dans leur Nef ou d\u2019Euguélionne?Niet.Séguin change de ton, modifie les attitudes, tient un discours où yin et yang finissent par se confondre.«Je n\u2019ai pas de mérite, je ne m\u2019en suis pas aperçue.Peut-être est-ce simplement parce que je suis de la génération suivante.J\u2019ai voulu travailler à partir de moi.J\u2019ai essayé pendant des années de travailler sur les autres, notamment sur les gars.C\u2019est prétentieux.Et puis çà ne marche pas!», s\u2019éclate l\u2019artiste qui, après le bilan que repré- sentait à ses yeux le récital et l\u2019album Présence, assume de nouveau à fond sa légendaire marginalité, celle-là même qui fait d'elle une auteure-compositeu-re-interprète élue, hautement considérée, mais souvent ignorée des radios formalistes, donc forcément amouréc par un public inconditionnel, mais restreint.«À tout, je préférerai toujours la liberté.» Émouvante de tendresse mais capable de colère.Fondamentalement pacifiste mais guerrière quand il le faut.Depuis toujours inquiète mais frondeuse parce que courageuse, Séguin, ne craignant ni dieux, ni rois, ni prêtres, y est allée selon sa façon.Fille, amie, soeur, amante et mère elle est.Telle elle reste.De pleine fémi-nitude.Mais d\u2019un féminin pluriel.«Le mot féministe a dû être inventé parce que le mot féminin ne valait plus rien! On ne peut pas changer l\u2019Histoire, mais je suis certaine qu\u2019on peut en modifier le cours en osant, en cherchant, en trouvant comment et pourquoi la lignée des femmes s\u2019est brisée, pourquoi il y a eu tant de détournements de sens.«J\u2019ai trouvé la route qui a mené à «.Et Butteifly» excitante.J\u2019ai dit non aux compromis.J\u2019ai écrit en toute liberté.J'ai surtout respecté mes plaisirs sans essayer de les normaliser.» C\u2019est un jeu qu\u2019on a joué a deux.Les gars ont aussi payé cher leur féminin massacré.» our avoir eu le privilège d\u2019accéder, depuis plusieurs mois, à des bribes de la longue réflexion sur laquelle est basée la démarche artistique de .Et Butterfly.Pour avoir eu la chance d\u2019entendre une copie de travail du spectacle, il est devenu facile de remarquer que l\u2019artiste arrive ici naturellement au bout, ou à tout le moins au carrefour, de sentiers qu\u2019elle allonge et élargit depuis Les Séguin.Depuis Sont Seguin et Le Roi d\u2019à l\u2019envers du célèbre duo en passant par les premières solo Où est passée mon enfance ou Requiem pour les vivants jusqu\u2019au Montréal mauve qui crache «entre ta peau et la mienne, je choisis les deux», et la divinement iconoclaste Mater Maria contenu dans Une femme, une planète, une seule trame: la Quête.«Je suis du genre à me poser des questions! Oui, ce fil devait être là dès le départ.Je l\u2019ai protégé pendant longtemps parce que j\u2019ai toujours su que je tenais quelque chose de vital.Mais sans doute fallait-il la maturité pour oser tirer dessus.À 46 ans, il était temps!» Périlleux?«Non.Soulageant! J\u2019ai une tête de cochon mais je pense avoir aussi un instinct de heu.Avec ça, c\u2019est difficile d\u2019entrer dans des moules.J\u2019ai trouvé la route qui a mené à .Et Butterfly excitante.J\u2019ai dit non aux compromis.J\u2019ai écrit en toute liberté.De toute façon, chez moi, il faut toujours que ça parte d\u2019un besoin, d\u2019une urgence.Je construit de l\u2019intérieur.J\u2019ai surtout respecté mes plaisirs sans essayer de les normaliser.» Éternelle hors-la-loi?«Maintenant, je m\u2019en fous.Je ne veux pas chanter pour plaire.Je veux chanter pour dire.» Beaucoup moins tragile qu avant, chanteuse parlera enfin d\u2019une gémellité qui n\u2019est pas étrangère à son parcours en toute sérénité.«Il faut dire que j\u2019ai abordé la vie sous un angle spécial! La gémellité: être un et deux à la fois, fait partie des grands rêves de l\u2019humanité.Èn même temps, tout ça est lié au paradoxe de vouloir être unique, reconnu comme un être distinct.Jumelle d\u2019un gars, le moins que je puisse dire est que i\u2019»i vécu un cours intensif.dans l\u2019histoire des relations homme-femmes!» ant au chapitre de la recherche fondamentale qu\u2019à celui de la démarche artistique; tant dans la qualité littéraire des textes (écrits pour la plupart en étroite complicité avec Véronique Bleau) que dans celle, subtile, des musiques; tant dans le concept que dans l\u2019objectif qui le sous-tend,.Et Butteifly révèle une Séguin qui a vaincu bon nombre de peurs.Un spectacle qui questionne et qui déstabilise, certes.Mais un spectacle où on sourit, où on rit, où on découvre d\u2019autres facettes de l\u2019artiste qui joue ses personnages, bouge, danse, se transforme et se fait conteuse.«J\u2019adore raconter.Et nommer les choses, c\u2019est entrer dans la guérison.Si on les garde secrètes, non seulement nous n\u2019irons pas loin, mais on risque soi-même de les perdre, de se perdre à nouveau.» Séguin a choisi de changer le cours des choses, Butterfly ne se tuera plus! Un opéra?Non.Un spectacle voix, piano, violoncelle, à l\u2019intérieur duquel l\u2019artiste, avant de s\u2019offrir telle qu\u2019elle est devenue, présente les personnages féminins qui l\u2019ont visitée et que, dit-elle, elle a suivis, confiante, parfois sans savoir où elle s\u2019en allait.C\u2019est beau.LUSSIER Butterfly ne se tuera plus! rooke st l\u2019Histoire lointaine et récente, \u2019est la trame des contes et des d\u2019une longue tradi-tiolKfc dramatu0|ie, de livrets d\u2019opé- JrasTlK&LlmS'iiyromans et, surtout, de vraies C\u2019était hier et c\u2019est aujourd\u2019hui.C\u2019est un lancinant factum de peine.Et un prodigieux hymne à l\u2019amour.«Le problème, ce n\u2019est pas la quête d\u2019absolu, c\u2019est quand cette quête se trompe de sujet!», cingle dru Séguin, la fille, qui a conçu son nouveau spectacle, .Et Butterfly, en choisissant de dérouler le bon vieux fil d\u2019Ariane, histoire de ne pas se perdre dans le labyrinthe de l\u2019identité.L\u2019artiste cassera la glace en avant-première en Estrie, au Petit Bonheur de Saint-Camille, vendredi et samedi les 15 et 16 janvier, juste avant la rentrée sur Montréal en février.«Pourquoi ai-je toujours voulu chanter Butteifly sans jamais pouvoir me rendre à la fin parce cjue trop émue?J\u2019ai tiré sur ce petit bout de ficelle étrange et tout est parti de là, de cette émotion que je ne comprenais pas et que j\u2019ai décidé de décoder.» «Impossible d\u2019aimer quand on est en exil de sa propre vie», chante-t-elle.- En 405 avant J.-C, dans la tragédie d\u2019Euripide, Agamemnon roi de Grèce est prêt à sacrifier sa fille Iphigénie au profit d\u2019un patriotisme fanatique.La jeune femme échappera à la mort mais n\u2019empêche, elle s\u2019était d\u2019abord résolue à un geste d\u2019abnégation ultime.- Au Moyen Âge, Margareta Ma-tiena de Bohème est vendue par sa mère à la race marchande.- Au début du siècle, dans le livret du célèbre opéra de Puccini, Butterfly, jeune nippone éperdue d\u2019amour, se suicide après avoir été dupée.- En 1996, devant les caméras de télévisions, la petite Mayming attend, couchée sur une table dans un orphelinat chinois, qu\u2019on la laisse mourir parce qu\u2019elle est un bébé-fille.«L\u2019idée, c\u2019est de déconstruire les schèmes et les structures.Homme ou femme, on est fait de ce qu\u2019on a connu.Le difficile, c\u2019est de rebâtir.» Et voilà qu\u2019ici, Ève Première elle-même, considérée depuis la nuit des temps comme seule et unique coupable de tous les maux de l\u2019humanité, le- surveiller à l \u2019intérieur:.Creton a changé la petite vie de Josée Deschênes (F3) Les Colocs repartent sur les chapeaux de roues (F3) Des honneurs pour le chef du Lakeview (F7) Lt> Tribune, Sherbrooke, somedi 9 janvier 1999 Arts el spectacles Un peu pdHjout 47fois bravos, M.Vigneault! Ford le plus populaire Harrison Ford Washington (Reuter) \u2014 Sur la foi de 1010 questionnaires remplis aux États-Unis, la maison de sondage Harris classe Harrison Ford au sommet de son palmarès annuel des acteurs hollywoodiens.L\u2019interprète de Raiders of ihe Lost Ark est premier autant dans la tranche des 18-24 ans que dans l\u2019ensemble de l\u2019échantillon.John Wayne ( 1*407-79) arrive deuxième, suivi par Mel Gibson, Clint Eastwood (premier l\u2019an dernier) et Torn Cruise.La dizaine est complétée par Jack Nicholson, Brad Pitt, Sean Connery, Denzel Washington et Wesley Snipes.La première femme est Julia Roberts, au 15e rang.Elton en solo tes villes américai^ Elton John\tnés avec son seul piano pour accompagnement.C'est à Roanoke, en Virginie, que l\u2019auteur de Candle in the Wind brisera la glace.La Géorgie, le Tennessee, la Floride, le Mississippi et la Louisiane sont sur son itinéraire.007 et l'or noir Bakou (Reuter) \u2014 Le héros James Bond devra voir à la sécurité de l\u2019approvisionnement .en pétrole.Son prochain film sera tourné en Azerbaïdjan, sur les bords de la mer Caspienne dont les gisements furent exploités dès le XIXe siècte, par l\u2019industriel suédois Alfred Nobel (1833-96) notamment.Cette fois, les forces du mal voudront dominer le marché mondial du pétrole, dévoile Eon Productions qui a produit jusqu\u2019ici 16 des 18 films de l'agent 007; ce dernier sera à nouveau interprété par Pierce Brosnan.Les avez-vous reçus en étrennes?Toujours est-il qu\u2019au nombre des disques de la toute fin de 1998, il est des bijoux -le coffret Gilles Vigneault par exemple-, et aussi d\u2019excellents albums, tel le petit dernier du Cirque du Soleil, dont je m\u2019en voudrais toute l\u2019année de ne pas avoir parlé.Nous y consacrerons donc ce samedi et le prochain, incluant un commentaire sur le bel album du Sherbrookois Gil Noël.disques Permettez une petite mise au point?Dans l\u2019avalanche des suggestions du temps des fêtes, je n\u2019avais pas remarqué, à propos du coffret Je me souviens dont j\u2019ai vanté la délicieuse saveur, que les noms des auteurs-compositeurs, où alors le nom des interprètes, y sont ou n\u2019y sont pas, mélo-mélangés, selon je ne sais quelles humeurs ou quelle volonté de «faire accrocheur».Dommage.Et le respect, bordel! Rachel LUSSIER wmmm*\u2019 O O U X C H*N t ON I A N S GILLES VIGNEAULT Au doux milieu de vous 40 ans de chansons GSI Musique/Musicor - GVNC-2-1825 Un essentiel.Il y a bien, paru il y a quelques années, le coffret six disques Chemin faisant, 101 Chansons, 1960-1990, mais encore faut-il avoir des huards: Non seulement le double Au doux milieu de vous, 40 ans de chansons est plus abordable, mais il a été digitalisé avec un soin de moinillon et contient à la fois des incontournables et des perles rares (le constitutif, non, avec Vigneault, impossible!).Les disques sont assortis d\u2019un livret magique à l\u2019intérieur duquel le géant ouvre sa boîte aux souvenirs pour partager anciens programmes, mise en place (pacing) de spectacles, billets d\u2019entrée d\u2019époque, photos de tous âges, mémos griffonnés jadis, témoignages tirés du coffret pré-cité et courts passages littéraires «volés!» par Vigneault lui-même dans le très beau livre L Armoire des jours, récemment paru aux Éditions de l\u2019Arc.Ça se lit et ça se laisse écouter tout seul, c\u2019est la racine et la tige, la fleur des âges.Un choix de 47 chansons, toutes précieuses.Depuis Berlu jusqu\u2019à Chacun porte son âge, moins connues, depuis Si les bateaux.Les gens de mon pays, Gros Pierre, La danse à St-Dilon jusqu\u2019à 11 me reste un pays ou Les Alpilles, que voici un beau voyage pour le coeur, que voilà une belle échappée pour l\u2019intelligence.On a aussi droit à des notes biographiques sérieuses, de même qu\u2019à une discographie.Bravo Patrice Duchesne, et il y a là presque de quoi pardonner à GSI l\u2019erreur dont nous parlions plus haut.A noter que monsieur Vigneault sera en spectacle piano-voix au Vieux Clocher de Magog le samedi 13 février.Astor Fiazzolla tîf*\t1AHHU ENSEMBLE ROMULO LARREA et VÉRONICA LARC Collection Un siècle de Tango Vol.2 ASTOR PLAZZOLLA Romartis/Interdisc - ROMCD 9811 Amateurs de tango, à vos pas.L\u2019excellent Ensemble Romulo Larrea et Véronica Lare sont de retour, cette fois avec un coffret double consacré essentiellement à un grand parmi les grands, nous avons dit Astor Piazzola.Du coup Larrea, maître incontesté du el fuye, ce très capricieux instrument communément appelé bandonéon, donne plus que sa pleine mesure, aussi inspiré que virtuose.L\u2019art qu\u2019il a eu de «convertir» de jeunes instrumentistes (violons, alto, violoncelle, contrebasse et piano) joue encore une fois en sa faveur.Tradition et modernité se marient admirablement bien, sauf quelquefois quand chante Véronica Lare (fille de Romulo), à mon avis pas toujours dans le coup.N\u2019empêche, consacrer tout un coffret à Piazzola, c\u2019est offrir la source profonde du tango.Bene.Sulrll LE CIRQUE DU SOLEIL «O» (Trame sonore du spectacle) BMG Musique - 09026-63358-2 Le thème de l\u2019eau, les musiques de l\u2019océan, la limpidité, la mobilité, l'ombre douce et la clarté chaude.Point n\u2019est nécessaire d\u2019avoir vu le plus récent spectacle du Cirque du Soleil pour apprécier à sa juste valeur le travail de Benoît Jutras, c\u2019est intrinsèque.Dans la foulée des albums précédents, on est chez soi et on est ailleurs, on reste sédentaire tout en devenant nomade.Mon préféré?Non.Mais c\u2019est inventif, parfois agréablement surprenant, bien écrit et bien interprété.De toute manière, à mon avis, la série complète, depuis le premier de Dupéré, est à collectionner.On écoute tantôt l\u2019un, tantôt l\u2019autre.et les images montent, différentes sur musiques parentes.JACQUES BREL .4 u.y Suivant(s) Artistes variés Barclay/Polygram - 559 188-2 Je suis toujours un peu inquiète quand je reçois un phonogramme dédié à un monstre sacré par différents artistes.Or, celui-ci est de solide facture.Le truc?En aucun cas on a forcé pour s\u2019approcher des démarches artistiques initiales du Grand Jacques.Du coup, on reçoit l\u2019album comme un cadeau of- fert par de dignes et respectueux héritiers.Miam, Le tango funèbre version Bashung.Miam.le Sur la place de Hi-gelin fils, ci-devant appelé Arthur H.Les gars de Noir Désir font plaisir a entendre.Têtes Raides, osant chanter Les vicia aussi.Un disque fait pour la suite du monde.et c\u2019est comme ça qu'il faut l\u2019entendre.Douze titres dont Jef, Jaurès et Voir un ami pleurer.Puristes s\u2019abstenir.Pour les autres, Brel lui-même l\u2019aurait dit «c't'avec du vieux qu\u2019on fait du neuf».Il aurait été fier, je crois.AUX SUIVANT gg JACQUES BREL iv* SIIH6 JL?S ;(\t.7 i***>4S FORTIN-LÉVEILLÉ Ave nid a Café Mosaïque/Anelekta - MOS 9809 Prolifique le duo de guitares! En a-t-on dit trop de bien?Toujours est-il que pour charmant qu\u2019il soit, le récent cru de Fortin-Léveillée me déçoit un peu.Juste un peu.Entendons-nous, c\u2019est très bien fait.Seulement un petit pas dans la recherche, une respiration suivie d\u2019un petit coup d\u2019audace ne ferait pas de mal.Ceci dit, belle musicalité, belle complicité, jeux savants et douceur en prime.r wiÆ et, â 18 février\tBroue (supplémentaire) Billets en vente dès ce samedi 9 janvier, 10 h CENTRE Culturel Université de Sherbrooke CINE-CAMPUS Lundi 11 et mardi 12 janvier Jeudi 14 janvier Pour achat et informations : 820-1000 MMi I *\t- #y Samedi 9 janvier, 20 h LISE DION La coqueluche de l\u2019heure dans le monde de l\u2019humour au Québec est de retour chez nous à la demande générale! Lise Dion fait crouler le public de rire avec ses histoires bien à elle.Pas besoin de toute la technique sophistiquée.Elle est drôle, un point c\u2019est tout! Unique par son style et les sujets qu\u2019elle aborde, Lise Dion remportait l\u2019automne dernier le Billet d\u2019or pour avoir vendu plus de 200 000 biflets pour son spectacle.Touchant a tous les sujets, délicats où non, Lise nous parlera aussi assurément de son Marcel, son pauvre souffre-douleur à qui toutes sortes d\u2019aventures arrivent sans cesse.Gageons qu\u2019il sera encore une fois « dans l\u2019char en train de l\u2019attendre! » Pour bien commencer l\u2019année, venez rire un bon coup avec une humoriste géniale et tout à fait simple qui ira sûrement très loin! 18 h 30 Au-delà de nos rêves (G) États-Unis 1998 (1 h 53) Drame fantastique de Vincent Ward Avec Robin Williams et Anabella Sciorra 20 h 30 Le Dîner de cons (G) France 1997 (1 h 20) Comédie de Francis Veber Avec Jacques Villeret et Thierry Lhermitte 18 h 30 Bienvenue à Pleasantville (G) États-Unis 1998 (1 h 58) Un film de Gary Ross Avec Tobey Maguire et Reese Witherspoon 20 h 30 Amour et magie (G) États-Unis 1998 (1 h 45) Un film de Griffin Dunne Avec Sandra Bullock et Nicole Kidman Vendredi 15 et samedi 16 janvier, 20 h MARC DUPRÉ Un homme, un immense talent, des centaines de voix, voilà qui décrit Marc Dupré.En plus, il faut ajouter le plaisir de se retrouver sur scène et de tout donner pour son public.Partout, on parle de lui comme le nouveau André-Philippe Gagnon, un autre grand artiste qui nous fait voyager les yeux fermés à la rencontre des plus grands chanteurs et des plus grandes chanteuses de notre monde.C\u2019est à partir de janvier 1994 que tout a déboulé pour Marc Dupré.Tout a vraiment démarré quand il a assuré ici et en Europe les premières parties des spectacles de Céline Dion.Puis, un premier spectacle solo a consacré Dupré.Après plus de 200 représentations de ce premier spectacle, Dupré nous revient plus en forme que jamais dans un nouveau spectacle toujours aussi coloré et musical que le premier.De Elton John à Brian Adams en passant par Ginette Reno, Axelle Red, Céline Dion et des dizaines d\u2019autres, Marc Dupré est un véritable phénomène à la voix grosse comme la terre! La perfection en imitation est maintenant signée Marc Dupré! Un artiste à voir, à entendre.et à découvrir! EXPOSITIONS Du 16 janvier au 28 février Galerie d\u2019art\tHall du Pavillon central Richard Purdy et ses invités Installation, vidéo et hologramme Pierre Fournier Sculpture Une collaboration : El UNIVIJRSITti DE SHERBROOKE Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Ville de Sherbrooke 53467 wammma : .,*> t m.% U Tribune, Sherbrooke, somedi 9 jonvier 1999 «La Petite Vie» a changé la vie de Josée Deschênes Montréal (PC) # a Petite Vie a changé la vie de Josée Deschê-f nés.Loin de lui déplaire, ce défi la stimule.»¦ «Si mes intérêts pour le rire et la comédie ont été très exploités jusqu\u2019à présent, je pense que je peux aller plus loin encore dans le drame.Mon plaisir, d\u2019une fois à l\u2019autre, c\u2019est que les gens ne me reconnaissent pas.Si on me reconnaissait, j\u2019aurais l\u2019impression d\u2019avoir manqué mon coup.» Née à Jonquière, Josée Deschénes n\u2019a pas manqué son coup lorsqu\u2019elle a entrepris, à l\u2019age de 22 ans (elle en a 37 aujourd\u2019hui), d\u2019étudier au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec après avoir complété une majeure en littérature à l\u2019Université Laval.«C\u2019est le théâtre qui m\u2019attirait par-dessus tout, parce qu\u2019il permet entre autres choses le contact avec le public et la fréquentation de très grands personnages.» En quittant cette école de formation, en 1986, les jobs sont rares.Pour acquérir de l\u2019expérience, elle fonde sa propre compagnie théâtrale avec Benoit Gouin, le Théâtre Niveau Parking, à Québec.«Au début, non seulement nous ne recevions pas d\u2019argent pour jouer, mais nous devions payer pour le faire.Je me rappelle avoir déboursé 500 $ pour un spectacle alors que je n\u2019avais pas une cenne en poche,» raconte-t-elle.Les conditions s\u2019améliorent peu à peu, la compagnie reçoit des subventions et l\u2019équipe peut enfin vivre, bien que chichement, des fruits de son travail.Hors du théâtre, il n\u2019y a pas de salut pour les comédiens qui oeuvrent à Québec.LE centre de production en télévision, radio et cinéma, c\u2019est Montréal.En faisant de l\u2019impro, Josée Deschênes se lie avec l\u2019auteur Louis Saia, un ami et collaborateur de Claude Meunier.C\u2019est par son entremise qu\u2019elle est invitée à auditionner pour le rôle de Creton dans La Petite Vie.La suite est connue.Josée Deschênes est devenue Lison-Creton, l\u2019un des personnages les plus populaires de notre télé.Populaire, et reconnue maintenant partout où elle passe, ce qui n\u2019a pas simplifié son existence.«La Petite Vie a changé ma vie, constate Josée Deschênes.Elle m\u2019a fait connaître et reconnaître.Elle n\u2019est pas étrangère au fait que l\u2019on m\u2019ait offert un rôle dans La Part des anges.Avec La Part des anges, toutefois, j\u2019ai dû quitter Québec pour m\u2019établir sur la Rive-Sud de Montréal.Il me fallait bouger dans ce sens-là.«Mon petit garçon venait d\u2019avoir cinq ans et se disposait à entrer à l\u2019école.Un deuxième, un bébé de deux mois, s\u2019est ajouté depuis.Les déplacements constants pour La Part des anges suscitaient de la fatigue.Toute mon énergie était alors canalisée en télévision de sorte que j\u2019étais fort peu présente au théâtre.La proposition de la Compagnie Jean Duceppe de reprendre, à Montréal, la pièce de Michel Nadeau Jeanne et les anges, me fournit la possibilité de revenir à mes premiers amours», explique-t-elle.Créée pour la première fois à Québec en 1994, la pièce de Michel Nadeau est divisée en trois parties: la conception de deux enfants, la mort de ia mère et l\u2019arrivée de Jeanne en ville.«C\u2019est du théâtre populaire, dans le bon sens du terme, qui touche le plus grand nombre.À chaque soir à Québec, des gens riaient et pleuraient dans la salle.Au terme des représentations, des spectateurs venaient nous voir et nous parlaient de leurs propres familles comme si la pièce avaient réveillé chez eux des souvenirs marquants,» raconte-t-elle.Jeanne et les anges est à l\u2019affiche chez Jean Duceppe jusqu\u2019au 6 février.Photo PC «La Petite Vie m'a fait connaître et reconnaître», constate la comédienne Josée Deschênes qui jouait surtout au théâtre avant de devenir notre Creton nationale.Photo PC «Dehors novembre» « donne des ailes aux Colocs «Il y a cinq ans, aucun de nous ne savait comment ça marchait.Là, on s\u2019arrange.On peut payer le loyer.» Montréal (PC) Avec Dehors novembre, leur plus récent album, les Colocs ont brisé leur record de ventés.Désormais trois, ils sont repartis sur les chapeaux de roues.Écoulé à 100 000 exemplaires, l\u2019album, troisième de Dédé Fortin et de ses compagnons, confirme que le groupe est la pour rester.Avec André à la basse ainsi que Mike à la guitare et à l\u2019harmonica, Dédé est certain d\u2019avoir trouvé la bonne formule.«Avec Jimmy, on avait fait ce qu\u2019on avait à faire ensemble.Nous étions tous d\u2019accord pour qu\u2019il se retire du groupe.Emotivement, cela a été difficile.J\u2019étais tout croche.Nos idées ne se rejoignaient plus», souligne Dédé.«À trois, c\u2019est beaucoup plus facile, ajoute-t-il.On s\u2019entend plus sur la direction à prendre.On plonge davanta- «Si on se replace il y a cinq ans, aucun de nous ne savait comment ça marchait.Au début, on ne pouvait pas demander un gros cachet lors des spectacles.On faisait de longues \u2018runs\u2019 sans faire d\u2019argent.Là, on s\u2019arrange.On peut payer le loyer, et on espère que ça marche encore mieux.» À la suite de deux albums et de bouleversements au sein du groupe, les Colocs ont enregistré Dehors novembre sans trop savoir ce qui leur pendait au bout du nez.Le goût de voyager .\t.a_\t«C\u2019était pourtant là la solution, gc.Nous possédons Je même enthou- Mais on s\u2019est dit dès le départ qu\u2019on ne siasme.Avant, c\u2019était trop lourd.»\tferait pas d\u2019arrangements musicaux Le trio forme donc le noyau, mais il n\u2019est pas question de s\u2019astreindre lorsqu\u2019il s\u2019agit de défendre les chansons sur scène.Au Spectrum de Montréal, le 31 décembre, le trio avait ainsi invité Justin Allard et Michel Dufour, tous deux à la batterie, Aladji Fall Diouf et Pape Karim Fall Diouf, aux percussions et aux voix, Charles Imbeau, à la trompette, Jean-François Lapierrc, au violon, au saxophone et à la clarinette, ainsi que Rick Weston, à l\u2019harmonica.Ce spectacle arrivait à la suite de la tournée qui a mené le groupe partout en province, ces derniers mois.Dehors novembre a rassuré les Colocs.«On ne pensait pas que ça allait virer comme ça.On est fier de notre coup», indique Dédé.ngements pour que ça \u2018pogne\u2019.Nous, on ne sait pas vraiment ce que les radios aiment.On a \u2018trippé\u2019 en allant chercher des collaborateurs ailleurs.On a eu du \u2018fun\u2019 avec eux», affirme Dédé, faisant allusion aux deux percussionnistes et chanteurs sénégalais qui ajoutent leur touche en wolof dans Tassez-vous de d'h).Les Colocs ont définitivçment pris le parti d\u2019avoir du plaisir.A trois, ils ont établi les bases de ce troisième album qui continue sur sa lancée.Il devrait d\u2019ailleurs sortir en France ces prochains mois.«Trois ou quatre compagnies sont intéressées à nous distribuer.On regarde ça de près.Ce qui nous intéresse à travers ça, c\u2019est que ça fait voyager.» Changer en s\u2019inspirant du cycle des saisons Pascale BRETON Sherbrooke ans le vide, Ê I Dans la peur, U Dans le silence, Dans l'hiver., Dans l\u2019errance, au solstice, Cette rencontre avec l\u2019essentiel.Le premier livre de Michèle Roberge, Tant d'hiver au coeur du changement, se veut un essai sur le changement que toute personne vit ou subit.Surtout, le livre propose de plonger intérieurement pour vivre cette transition sereinement, un peu à l\u2019exemple du cycle des saisons.L\u2019auteure Michèle Roberge soumet quelques pistes de réflexion dans l\u2019essai Tant d\u2019hiver au coeur du changement vailleuse sociale puis conseillère en orientation, elle a oeuvré dans le domaine de l\u2019aide l\u2019emploi depuis plus de 15 ans, mais elle a toujours su mêler les ouvrages de références avec les poèmes et les chansons.«J\u2019ai toujours deux ou trois cahiers avec moi, dans lesquels j\u2019écris ce que je pense, ou je note une phrase que je veux retenir.Ce livre a d\u2019ailleurs été une réflexion de neuf ans, où j\u2019ai beaucoup cogité sur le sujet du changement et de la transition», lance-t-elle.Le livre est né d\u2019une recherche universitaire, d\u2019une thèse de maîtrise, qui a évolué au fil du temps.L\u2019auteure s\u2019est également beaucoup inspirée de William Briges, qui a écrit Transitions.Elle affirme à ce sujet que le «neutre» n\u2019est pas facile à aborder.«Si l\u2019on pense au solstice d\u2019hiver, qui est la journée la plus courte, on peut voir cela de façon effrayante, mais il est aussi possible de voir à partir de cela la renaissance de la lumière.» «Le processus de transition ressemble au mouvement naturel des saisons.Les gens se sont souvent accrochés à la stabilité, mais pourtant, dans la nature, il y a un rythme qui est respecté, un rythme que les humains aussi devraient suivre», affirme l\u2019auteure.Ainsi, la période de changement, que ce soit la perte d\u2019un emploi, la naissance d\u2019un enfant, un déménagement, un divorce ou un deuil, comporte une transition entre l\u2019ancien et le nouveau, mais aussi, un aspect négligé qui est l\u2019entre-deux.«Au début de ma réflexion, je l\u2019appelais la période neutre, maintenant j\u2019en parle comme de l\u2019errance, raconte Mme Roberge.Cette période de la transition ressemble beaucoup à l\u2019hiver et c\u2019est un aspect souvent négligé dans la littérature.» Son essai propose des pistes de réflexion, mais l\u2019auteure invite aussi à lire entre les lignes.Les divers chapitres sont d\u2019ailleurs ponctués de pensées et de poésie.Félix Leclerc, Pierre I-oglia ou Jacques Salomé, chacun vient ajouter une part à cette introspection.Un livre de références pour tous Michèle Roberge aime beaucoup lire.Tra- Pholo Imacom, Claude Poulin «C\u2019est une période très floue, qui est plus facile à décrire avec des images que des mots.Le danger est d\u2019ailleurs de tenter de définir le vide en dressant des balises.J\u2019ai moi-même vé-période d\u2019errance avant de pouvoir la \u2019eci \u2018 écrire», déclare-t-elle.eu une lire et Dans son livre, qui servira autant aux professionnels qu\u2019à la population en général, elle affirme même que la transition exige un lâcher prise qui n\u2019est pas toujours facile.«Lorsqu\u2019on accompagne des gens, il faut savoir, à un certain moment, lâcher prise.C\u2019est certain que la transition fait mal puisqu\u2019elle commence par une perte, mais il faut savoir l\u2019accepter et vivre les périodes comme elles viennent.» Thème principal de son oeuvre et visible jusque dans le titre, la métaphore est également omniprésente pour illustrer les saisons et la transition.Lorsqu\u2019elle parle, Michèle Roberge emploie d\u2019ailleurs fréquemment ce type d\u2019image.«Si l\u2019on pense seulement au solstice d\u2019hiver, qui est la journée la plus courte, on peut voir cela de façon effrayante, mais il est aussi possible de voir à partir de celg la renaissance de la lumière qui se fait lentement.C\u2019est ça la transition.» f* + le Tribune, Sherbrooke, somedi 9 jonvier 1999 Arts et spectacles L\u2019art, le patrimoine, l\u2019histoire et vous - L'Office national du film lance la Collection Mémoire, un précieux pactole sur support vidéo Rachel LUSSIER Sherbrooke C elles et ceux qui ont vécu, il n\u2019y a pas si longtemps, la belle époque du cinéma à 10 ou à 25 cents des samedis ou dimanches après-midi dans les sous-sols d\u2019églises s\u2019en souviendront: avant ou après «le grand film», les marmots entassés et surexcités avaient droit à un court métrage de l\u2019ONF.Les plus vieux, eux, voyaient parfois les mêmes films au cinoche, toujours en prélude du programme principal.On aimait ou pas.C\u2019était selon.Mais il en restait souvent quelque chose.Puis il y a eu les ciné-clubs, les documen- taires et les courts films d\u2019animations servis à la télévision, plus ou moins en guise d'intermèdes.Ensuite il y a eu ce qu\u2019on a appelé le cinéma-vérité, il y a eu les grandes fictiofts, il y a eu la formidable représentation du pays à l\u2019échelle internationale avec, surtout, le cinéma de McLaren et des autres.Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019en lançant, sous le titre Collection Mémoire, une série de coffrets sur support vidéo, redonnant ainsi au grand public, et à prix plus qu\u2019abordable de surcroît, un sérieux pan de la cinématographie québécoise dont bon nombre d\u2019oeuvres méconnues, le Programme français de l'Office national du film du Canada ancre son mandat dans la modernité.Qui plus est, tout en rendant hommage «aux grands noms», la série sortira enfin de l\u2019ombre des artistes au talent immense qu\u2019on ne connaît guère.C\u2019est le cas du premier coffret de deux vidéocassettes superbes, dédié aux deux pionnières du cinéma d\u2019animation que sont Francine Desbiens et Suzanne Ger-vais.Un projet de long souffle.Idée brillante.Une rencontre entre l\u2019art, le patrimoine, l\u2019histoire, la culture, bref le pays, et vous.Idée brillante, entreprise colossale «Ce n\u2019est qu\u2019un début, affirme le nouveau directeur de la collection, Marcel Jean, qui en fut d'abord le chargé de projet, et ça n\u2019est pas innocemment que nous avons choisi d\u2019ouvrir le bal en consacrant le premier coffret à deux Francine Desbiens et Suzanne Gervais TYP T TV univers uniques UE U À mondes parallèles Un commentaire de Rachel LUSSIER Cf est plus que probable: sauf pour un nombre restreint de cinéphiles maniaques ou alors très, très avisés, les noms de Francine Desbiens et de Suzanne Gervais ont peu ou prou de résonances.Pourtant, nous parlons ici de deux artistes majeures qui ont choisi un chemin difficile, celui d\u2019un art de patience, d\u2019imagination, d\u2019un art où l\u2019esprit de synthèse fait aussi, la plupart du temps, foi de tout.Pour avoir eu souventes fois le privilège, il y a quelques années, de fréquenter le studio d\u2019animation de l\u2019ONF, j\u2019oserais dire que de devenir cinéaste en ce domaine, c\u2019est un peu entrer en religion.Or.il n\u2019est qu\u2019à s\u2019offrir les beaux regards de Gervais et de Desbiens pour se rendre compte que, si religion il y a, elle est ici en évolution constante! Voici deux univers uniques.Mais voilà aussi deux mondes parallèles, ne fut-ce que dans leurs féminitude.D\u2019entrée de jeu, mentionnons que chacune des deux vidéocassettes comporte, outre l\u2019intégrale de l\u2019oeuvre, un entretien filmé avec l\u2019artiste et un livret consistant, où on retrouve la filmographie, des analyses, des photos, en fait tout ce qu\u2019il faut pour découvrir les créatrices tant en regard de leur travail que des contextes spécifiques dans lesquels les films ont été réalisés.Du bien bel ouvrage.Desbiens: L\u2019enfance et la lucidité Exquis à regarder en raison de leur fraîcheur, de leur saveur d\u2019enfance et de leur intérêt purement plastique, les films de Desbiens n\u2019en sont pas moins évident de portée symbolique, sans toutefois jamais devenir prêcheurs.Imagination.Jeux d\u2019équilibres.Larme ou clin d\u2019oeil.C\u2019est selon.Avec Francine Desbiens on sourit, on réfléchit, ou on se laisse simplement bercer par la poésie.Trait caractéristique, la qualité des liens entre les images et la musique.Onze films réalisés entre 1969 et 1998, d\u2019une durée variant de 30 secondes (!) à 10 minutes, permettent au spectateurs d\u2019entrer dans un espace intellectuel et artistique composite qui laisse, au propre comme au figuré, les fenêtres grandes ouvertes.Gervais: La belle galerie d\u2019une peintre Formée aux beaux-arts, peintre elle est restée.Et comme c\u2019est beau.Quand le tableau s\u2019anime, quand le tableau est révélateur d\u2019une puissante recherche intérieure, quand le tableau, lié à un autre tableau devient film, on a parfois l\u2019impression de vivre un moment magique, envoûtant, pénétrant.Suzanne Gervais réfléchit, seulement elle est discrète.Et respectueuse.Ce ne sont pas tant des réponses qu\u2019elle livre, mais ses propres interrogations qu\u2019elle envoie aux quatre vents, laissant le spectateur libre de s\u2019y associer ou non.Mouvances.Subtilités.Trait sûr et sens naturel de la structure.Musique Chez Nous Département ae musique \u2022 Université Tfislwp s présente Anich Lessard, flûtiste Caroline Lizotte, harpiste oeuvres de Shankar - Ravi- Sckapostnikoff Le vendredi 15 janvier 1999- 20 h Salle Bandeen - Université Bishop s Billets : 10$ / 8 $ / 5 $ \u2022 Guichet (819) 822-9692 ATCH ADAMS HORAIRE: 1h1Q - 3h30 - 7h00 - 9h20 Julia Roberts Susan Sarandon LA BLONDE DF.MON PERE HORAIRE: 1hOO - 3h35 - 6h55 - 9h20 ROBIN WILLIAMS nMMi» PATCH ADAMS m*Um fmttvolNo ul ji'AmCi-s i ni: i ii.sjoiui.vnAiii m.- Dim, \u2022 Mar.- Mer.: 12h45 - 15h40¦ \u2022 ilh25/Lun.- Jeu.: 18n40 - 21n25 fH.iA IvOjtH!iS Susan Sarandon ¦fWkc LA K I ON nr - aiLMiM-irô É * m vSXEPMQM ^\t, V.6.anglaise l®Veinèhîriih^;LuMn8r:j^\u2019î^J5.2l^°- HORAIRE: 1h15 - 3h20 Tom honks Meg Ryan (Vernon frayai* dt rouVt 6a fiai)\t& HORAIRE: 1h16 - 3h35 - 7h1Q - 9h26 EI ST!G NAl IS .I V Wr*înn front wsr dr P nff/arrv HORAIRE: 7h10 Isabel et Jackie (Julia Robert et Susan Sarandon) devront inventer une façon de se partager l'affection des deux enfants de Jackie.donne de la crédibilité à la production.Mais pour être certain que le spectateur soit vraiment ému, la scénariste Gigi Levangie a cru bon qu\u2019une grave maladie atteigne un des membres du quintette.Ce drame amènera bien des larmes, mais fera surtout prendre conscience à chacun (et au public également) qu\u2019une séparation est déjà assez difficile comme ça.Pourquoi l\u2019envenimer en entretenant les conflits?Mère et belle-mère en viendront donc à se rapprocher, jusqu\u2019à ce que Jackie accepte qu\u2019Isabel soit dans la photo de famille.Duo sublime Stepmom deviendra sans doute une référence pour les familles reconstituées, à cause de son authenticité.Le film ne transmet pas une morale grosse comme le bras.Il suggère que cultiver la mésentente ne fait qu\u2019aviver les blessures, surtout celles des enfants.A souligner de nouveau la performance des acteurs.Jena Malone et Liam Aiken sont surprenants par leur solidité.Ed Harris nous offre un père de famille émouvant, avec ses maladresses et ses petites explications de papa.Quant au duo Robert-Sarandon, il est tout simplement sublime.On savait déjà que Susan Sarandon était une grande actrice.Cette réputation est à nouveau confirmée.Regardez simplement la détresse de mère dans les yeux de Jackie quand elle découvre que son fils commence à nouer une belle relation avec Isabel.Et La blonde de mon père rend enfin justice à l\u2019excellente comédienne qu\u2019est Julia Roberts en nous permettant d\u2019apprécier son grand talent.Cela ne s\u2019était guère produit depuis Pretty Woman et Steel Magnolias.La production est parsemée de moments magiques, comme le spectacle du Thanksgiving à l\u2019école et la demande en mariage de Luke à Isabel, et de scènes intenses, où il sera difficile pour les plus endurcis de ne pas être émus.Répé-tons-lc: mouchoir fortement recommandé.Le film, une réalisation de Chris Columbus (Mrs.Doubtfire, Home Alone l et 2), est présenté en version française à la Maison du cinéma et dans les deux versions au Cinéma 9.CINEMA MAGOG.12 PRINCIPALE EST IY1AGOG ® SEMAINE DU 8 AU IA JANVIER \u201899 MARC MESSIER PATRICK HUARD BOYS II SEM.: 7:00 - 9:l0 /SAM.& DIM.: 1:30 - 7:00 - 9:10 LE RIRE EST CONTAGIEUX.ROBIN WILLIAMS PATCH ADAMS SEM.: 7:I0 - 9:15/SAM.& DIM.: 1:30 - 7:10 - U PDiSSANT YOUNG v.f.de MIGMTY JOE YOUNG -9:20/SAM.& DIM.: 1:30-7:15- liiforniafion: www.cinema-magog.qc.ca -F6\t+ La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 janvier 1999 Nos sorties MARC DUPRE Ci'n mi yUIJlIlUil l\\IHSIII DI S/llHIIKDUhl r BIENTÔT EN J SPECTACLE: ^NOUVEAU CENTRE CULTURELS USE DION NANA MOUSKOURI DUBMATIQUE CARMEN CAMPAGNE GINETTE RENO 820-1000 f.iiTi ilmnï - * ¦ l wwm - ¦ \u20224'S'V''^ Ü» fell \u2018¦>*3 ' ' *¦ \u2019 h ; /'?:a «fa 1 4S FORTIN-LÉVEILLÉ Ave nid a Café Mosaïque/Anelekta - MOS 9809 Prolifique le duo de guitares! En a-t-on dit trop de bien?Toujours est-il que pour charmant qu\u2019il soit, le récent cru de Fortin-Léveillée me déçoit un peu.Juste un peu.Entendons-nous, c\u2019est très bien fait.Seulement un petit pas dans la recherche, une respiration suivie d\u2019un petit coup d\u2019audace ne ferait pas de mal.Ceci dit, belle musicalité, belle complicité, jeux savants et douceur en prime.r wiÆ et, â 18 février\tBroue (supplémentaire) Billets en vente dès ce samedi 9 janvier, 10 h CENTRE Culturel Université de Sherbrooke CINE-CAMPUS Lundi 11 et mardi 12 janvier Jeudi 14 janvier Pour achat et informations : 820-1000 MMi I *\t- #y Samedi 9 janvier, 20 h LISE DION La coqueluche de l\u2019heure dans le monde de l\u2019humour au Québec est de retour chez nous à la demande générale! Lise Dion fait crouler le public de rire avec ses histoires bien à elle.Pas besoin de toute la technique sophistiquée.Elle est drôle, un point c\u2019est tout! Unique par son style et les sujets qu\u2019elle aborde, Lise Dion remportait l\u2019automne dernier le Billet d\u2019or pour avoir vendu plus de 200 000 biflets pour son spectacle.Touchant a tous les sujets, délicats où non, Lise nous parlera aussi assurément de son Marcel, son pauvre souffre-douleur à qui toutes sortes d\u2019aventures arrivent sans cesse.Gageons qu\u2019il sera encore une fois « dans l\u2019char en train de l\u2019attendre! » Pour bien commencer l\u2019année, venez rire un bon coup avec une humoriste géniale et tout à fait simple qui ira sûrement très loin! 18 h 30 Au-delà de nos rêves (G) États-Unis 1998 (1 h 53) Drame fantastique de Vincent Ward Avec Robin Williams et Anabella Sciorra 20 h 30 Le Dîner de cons (G) France 1997 (1 h 20) Comédie de Francis Veber Avec Jacques Villeret et Thierry Lhermitte 18 h 30 Bienvenue à Pleasantville (G) États-Unis 1998 (1 h 58) Un film de Gary Ross Avec Tobey Maguire et Reese Witherspoon 20 h 30 Amour et magie (G) États-Unis 1998 (1 h 45) Un film de Griffin Dunne Avec Sandra Bullock et Nicole Kidman Vendredi 15 et samedi 16 janvier, 20 h MARC DUPRÉ Un homme, un immense talent, des centaines de voix, voilà qui décrit Marc Dupré.En plus, il faut ajouter le plaisir de se retrouver sur scène et de tout donner pour son public.Partout, on parle de lui comme le nouveau André-Philippe Gagnon, un autre grand artiste qui nous fait voyager les yeux fermés à la rencontre des plus grands chanteurs et des plus grandes chanteuses de notre monde.C\u2019est à partir de janvier 1994 que tout a déboulé pour Marc Dupré.Tout a vraiment démarré quand il a assuré ici et en Europe les premières parties des spectacles de Céline Dion.Puis, un premier spectacle solo a consacré Dupré.Après plus de 200 représentations de ce premier spectacle, Dupré nous revient plus en forme que jamais dans un nouveau spectacle toujours aussi coloré et musical que le premier.De Elton John à Brian Adams en passant par Ginette Reno, Axelle Red, Céline Dion et des dizaines d\u2019autres, Marc Dupré est un véritable phénomène à la voix grosse comme la terre! La perfection en imitation est maintenant signée Marc Dupré! Un artiste à voir, à entendre.et à découvrir! EXPOSITIONS Du 16 janvier au 28 février Galerie d\u2019art\tHall du Pavillon central Richard Purdy et ses invités Installation, vidéo et hologramme Pierre Fournier Sculpture Une collaboration : El UNIVIJRSITti DE SHERBROOKE Gouvernement du Québec Ministère de la Culture Ville de Sherbrooke 53467 wammma : .,*> t m.% U Tribune, Sherbrooke, somedi 9 jonvier 1999 «La Petite Vie» a changé la vie de Josée Deschênes Montréal (PC) # a Petite Vie a changé la vie de Josée Deschê-f nés.Loin de lui déplaire, ce défi la stimule.»¦ «Si mes intérêts pour le rire et la comédie ont été très exploités jusqu\u2019à présent, je pense que je peux aller plus loin encore dans le drame.Mon plaisir, d\u2019une fois à l\u2019autre, c\u2019est que les gens ne me reconnaissent pas.Si on me reconnaissait, j\u2019aurais l\u2019impression d\u2019avoir manqué mon coup.» Née à Jonquière, Josée Deschénes n\u2019a pas manqué son coup lorsqu\u2019elle a entrepris, à l\u2019age de 22 ans (elle en a 37 aujourd\u2019hui), d\u2019étudier au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec après avoir complété une majeure en littérature à l\u2019Université Laval.«C\u2019est le théâtre qui m\u2019attirait par-dessus tout, parce qu\u2019il permet entre autres choses le contact avec le public et la fréquentation de très grands personnages.» En quittant cette école de formation, en 1986, les jobs sont rares.Pour acquérir de l\u2019expérience, elle fonde sa propre compagnie théâtrale avec Benoit Gouin, le Théâtre Niveau Parking, à Québec.«Au début, non seulement nous ne recevions pas d\u2019argent pour jouer, mais nous devions payer pour le faire.Je me rappelle avoir déboursé 500 $ pour un spectacle alors que je n\u2019avais pas une cenne en poche,» raconte-t-elle.Les conditions s\u2019améliorent peu à peu, la compagnie reçoit des subventions et l\u2019équipe peut enfin vivre, bien que chichement, des fruits de son travail.Hors du théâtre, il n\u2019y a pas de salut pour les comédiens qui oeuvrent à Québec.LE centre de production en télévision, radio et cinéma, c\u2019est Montréal.En faisant de l\u2019impro, Josée Deschênes se lie avec l\u2019auteur Louis Saia, un ami et collaborateur de Claude Meunier.C\u2019est par son entremise qu\u2019elle est invitée à auditionner pour le rôle de Creton dans La Petite Vie.La suite est connue.Josée Deschênes est devenue Lison-Creton, l\u2019un des personnages les plus populaires de notre télé.Populaire, et reconnue maintenant partout où elle passe, ce qui n\u2019a pas simplifié son existence.«La Petite Vie a changé ma vie, constate Josée Deschênes.Elle m\u2019a fait connaître et reconnaître.Elle n\u2019est pas étrangère au fait que l\u2019on m\u2019ait offert un rôle dans La Part des anges.Avec La Part des anges, toutefois, j\u2019ai dû quitter Québec pour m\u2019établir sur la Rive-Sud de Montréal.Il me fallait bouger dans ce sens-là.«Mon petit garçon venait d\u2019avoir cinq ans et se disposait à entrer à l\u2019école.Un deuxième, un bébé de deux mois, s\u2019est ajouté depuis.Les déplacements constants pour La Part des anges suscitaient de la fatigue.Toute mon énergie était alors canalisée en télévision de sorte que j\u2019étais fort peu présente au théâtre.La proposition de la Compagnie Jean Duceppe de reprendre, à Montréal, la pièce de Michel Nadeau Jeanne et les anges, me fournit la possibilité de revenir à mes premiers amours», explique-t-elle.Créée pour la première fois à Québec en 1994, la pièce de Michel Nadeau est divisée en trois parties: la conception de deux enfants, la mort de ia mère et l\u2019arrivée de Jeanne en ville.«C\u2019est du théâtre populaire, dans le bon sens du terme, qui touche le plus grand nombre.À chaque soir à Québec, des gens riaient et pleuraient dans la salle.Au terme des représentations, des spectateurs venaient nous voir et nous parlaient de leurs propres familles comme si la pièce avaient réveillé chez eux des souvenirs marquants,» raconte-t-elle.Jeanne et les anges est à l\u2019affiche chez Jean Duceppe jusqu\u2019au 6 février.Photo PC «La Petite Vie m'a fait connaître et reconnaître», constate la comédienne Josée Deschênes qui jouait surtout au théâtre avant de devenir notre Creton nationale.Photo PC «Dehors novembre» « donne des ailes aux Colocs «Il y a cinq ans, aucun de nous ne savait comment ça marchait.Là, on s\u2019arrange.On peut payer le loyer.» Montréal (PC) Avec Dehors novembre, leur plus récent album, les Colocs ont brisé leur record de ventés.Désormais trois, ils sont repartis sur les chapeaux de roues.Écoulé à 100 000 exemplaires, l\u2019album, troisième de Dédé Fortin et de ses compagnons, confirme que le groupe est la pour rester.Avec André à la basse ainsi que Mike à la guitare et à l\u2019harmonica, Dédé est certain d\u2019avoir trouvé la bonne formule.«Avec Jimmy, on avait fait ce qu\u2019on avait à faire ensemble.Nous étions tous d\u2019accord pour qu\u2019il se retire du groupe.Emotivement, cela a été difficile.J\u2019étais tout croche.Nos idées ne se rejoignaient plus», souligne Dédé.«À trois, c\u2019est beaucoup plus facile, ajoute-t-il.On s\u2019entend plus sur la direction à prendre.On plonge davanta- «Si on se replace il y a cinq ans, aucun de nous ne savait comment ça marchait.Au début, on ne pouvait pas demander un gros cachet lors des spectacles.On faisait de longues \u2018runs\u2019 sans faire d\u2019argent.Là, on s\u2019arrange.On peut payer le loyer, et on espère que ça marche encore mieux.» À la suite de deux albums et de bouleversements au sein du groupe, les Colocs ont enregistré Dehors novembre sans trop savoir ce qui leur pendait au bout du nez.Le goût de voyager .\t.a_\t«C\u2019était pourtant là la solution, gc.Nous possédons Je même enthou- Mais on s\u2019est dit dès le départ qu\u2019on ne siasme.Avant, c\u2019était trop lourd.»\tferait pas d\u2019arrangements musicaux Le trio forme donc le noyau, mais il n\u2019est pas question de s\u2019astreindre lorsqu\u2019il s\u2019agit de défendre les chansons sur scène.Au Spectrum de Montréal, le 31 décembre, le trio avait ainsi invité Justin Allard et Michel Dufour, tous deux à la batterie, Aladji Fall Diouf et Pape Karim Fall Diouf, aux percussions et aux voix, Charles Imbeau, à la trompette, Jean-François Lapierrc, au violon, au saxophone et à la clarinette, ainsi que Rick Weston, à l\u2019harmonica.Ce spectacle arrivait à la suite de la tournée qui a mené le groupe partout en province, ces derniers mois.Dehors novembre a rassuré les Colocs.«On ne pensait pas que ça allait virer comme ça.On est fier de notre coup», indique Dédé.ngements pour que ça \u2018pogne\u2019.Nous, on ne sait pas vraiment ce que les radios aiment.On a \u2018trippé\u2019 en allant chercher des collaborateurs ailleurs.On a eu du \u2018fun\u2019 avec eux», affirme Dédé, faisant allusion aux deux percussionnistes et chanteurs sénégalais qui ajoutent leur touche en wolof dans Tassez-vous de d'h).Les Colocs ont définitivçment pris le parti d\u2019avoir du plaisir.A trois, ils ont établi les bases de ce troisième album qui continue sur sa lancée.Il devrait d\u2019ailleurs sortir en France ces prochains mois.«Trois ou quatre compagnies sont intéressées à nous distribuer.On regarde ça de près.Ce qui nous intéresse à travers ça, c\u2019est que ça fait voyager.» Changer en s\u2019inspirant du cycle des saisons Pascale BRETON Sherbrooke ans le vide, Ê I Dans la peur, U Dans le silence, Dans l'hiver., Dans l\u2019errance, au solstice, Cette rencontre avec l\u2019essentiel.Le premier livre de Michèle Roberge, Tant d'hiver au coeur du changement, se veut un essai sur le changement que toute personne vit ou subit.Surtout, le livre propose de plonger intérieurement pour vivre cette transition sereinement, un peu à l\u2019exemple du cycle des saisons.L\u2019auteure Michèle Roberge soumet quelques pistes de réflexion dans l\u2019essai Tant d\u2019hiver au coeur du changement vailleuse sociale puis conseillère en orientation, elle a oeuvré dans le domaine de l\u2019aide l\u2019emploi depuis plus de 15 ans, mais elle a toujours su mêler les ouvrages de références avec les poèmes et les chansons.«J\u2019ai toujours deux ou trois cahiers avec moi, dans lesquels j\u2019écris ce que je pense, ou je note une phrase que je veux retenir.Ce livre a d\u2019ailleurs été une réflexion de neuf ans, où j\u2019ai beaucoup cogité sur le sujet du changement et de la transition», lance-t-elle.Le livre est né d\u2019une recherche universitaire, d\u2019une thèse de maîtrise, qui a évolué au fil du temps.L\u2019auteure s\u2019est également beaucoup inspirée de William Briges, qui a écrit Transitions.Elle affirme à ce sujet que le «neutre» n\u2019est pas facile à aborder.«Si l\u2019on pense au solstice d\u2019hiver, qui est la journée la plus courte, on peut voir cela de façon effrayante, mais il est aussi possible de voir à partir de cela la renaissance de la lumière.» «Le processus de transition ressemble au mouvement naturel des saisons.Les gens se sont souvent accrochés à la stabilité, mais pourtant, dans la nature, il y a un rythme qui est respecté, un rythme que les humains aussi devraient suivre», affirme l\u2019auteure.Ainsi, la période de changement, que ce soit la perte d\u2019un emploi, la naissance d\u2019un enfant, un déménagement, un divorce ou un deuil, comporte une transition entre l\u2019ancien et le nouveau, mais aussi, un aspect négligé qui est l\u2019entre-deux.«Au début de ma réflexion, je l\u2019appelais la période neutre, maintenant j\u2019en parle comme de l\u2019errance, raconte Mme Roberge.Cette période de la transition ressemble beaucoup à l\u2019hiver et c\u2019est un aspect souvent négligé dans la littérature.» Son essai propose des pistes de réflexion, mais l\u2019auteure invite aussi à lire entre les lignes.Les divers chapitres sont d\u2019ailleurs ponctués de pensées et de poésie.Félix Leclerc, Pierre I-oglia ou Jacques Salomé, chacun vient ajouter une part à cette introspection.Un livre de références pour tous Michèle Roberge aime beaucoup lire.Tra- Pholo Imacom, Claude Poulin «C\u2019est une période très floue, qui est plus facile à décrire avec des images que des mots.Le danger est d\u2019ailleurs de tenter de définir le vide en dressant des balises.J\u2019ai moi-même vé-période d\u2019errance avant de pouvoir la \u2019eci \u2018 écrire», déclare-t-elle.eu une lire et Dans son livre, qui servira autant aux professionnels qu\u2019à la population en général, elle affirme même que la transition exige un lâcher prise qui n\u2019est pas toujours facile.«Lorsqu\u2019on accompagne des gens, il faut savoir, à un certain moment, lâcher prise.C\u2019est certain que la transition fait mal puisqu\u2019elle commence par une perte, mais il faut savoir l\u2019accepter et vivre les périodes comme elles viennent.» Thème principal de son oeuvre et visible jusque dans le titre, la métaphore est également omniprésente pour illustrer les saisons et la transition.Lorsqu\u2019elle parle, Michèle Roberge emploie d\u2019ailleurs fréquemment ce type d\u2019image.«Si l\u2019on pense seulement au solstice d\u2019hiver, qui est la journée la plus courte, on peut voir cela de façon effrayante, mais il est aussi possible de voir à partir de celg la renaissance de la lumière qui se fait lentement.C\u2019est ça la transition.» f* + le Tribune, Sherbrooke, somedi 9 jonvier 1999 Arts et spectacles L\u2019art, le patrimoine, l\u2019histoire et vous - L'Office national du film lance la Collection Mémoire, un précieux pactole sur support vidéo Rachel LUSSIER Sherbrooke C elles et ceux qui ont vécu, il n\u2019y a pas si longtemps, la belle époque du cinéma à 10 ou à 25 cents des samedis ou dimanches après-midi dans les sous-sols d\u2019églises s\u2019en souviendront: avant ou après «le grand film», les marmots entassés et surexcités avaient droit à un court métrage de l\u2019ONF.Les plus vieux, eux, voyaient parfois les mêmes films au cinoche, toujours en prélude du programme principal.On aimait ou pas.C\u2019était selon.Mais il en restait souvent quelque chose.Puis il y a eu les ciné-clubs, les documen- taires et les courts films d\u2019animations servis à la télévision, plus ou moins en guise d'intermèdes.Ensuite il y a eu ce qu\u2019on a appelé le cinéma-vérité, il y a eu les grandes fictiofts, il y a eu la formidable représentation du pays à l\u2019échelle internationale avec, surtout, le cinéma de McLaren et des autres.Le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019en lançant, sous le titre Collection Mémoire, une série de coffrets sur support vidéo, redonnant ainsi au grand public, et à prix plus qu\u2019abordable de surcroît, un sérieux pan de la cinématographie québécoise dont bon nombre d\u2019oeuvres méconnues, le Programme français de l'Office national du film du Canada ancre son mandat dans la modernité.Qui plus est, tout en rendant hommage «aux grands noms», la série sortira enfin de l\u2019ombre des artistes au talent immense qu\u2019on ne connaît guère.C\u2019est le cas du premier coffret de deux vidéocassettes superbes, dédié aux deux pionnières du cinéma d\u2019animation que sont Francine Desbiens et Suzanne Ger-vais.Un projet de long souffle.Idée brillante.Une rencontre entre l\u2019art, le patrimoine, l\u2019histoire, la culture, bref le pays, et vous.Idée brillante, entreprise colossale «Ce n\u2019est qu\u2019un début, affirme le nouveau directeur de la collection, Marcel Jean, qui en fut d'abord le chargé de projet, et ça n\u2019est pas innocemment que nous avons choisi d\u2019ouvrir le bal en consacrant le premier coffret à deux Francine Desbiens et Suzanne Gervais TYP T TV univers uniques UE U À mondes parallèles Un commentaire de Rachel LUSSIER Cf est plus que probable: sauf pour un nombre restreint de cinéphiles maniaques ou alors très, très avisés, les noms de Francine Desbiens et de Suzanne Gervais ont peu ou prou de résonances.Pourtant, nous parlons ici de deux artistes majeures qui ont choisi un chemin difficile, celui d\u2019un art de patience, d\u2019imagination, d\u2019un art où l\u2019esprit de synthèse fait aussi, la plupart du temps, foi de tout.Pour avoir eu souventes fois le privilège, il y a quelques années, de fréquenter le studio d\u2019animation de l\u2019ONF, j\u2019oserais dire que de devenir cinéaste en ce domaine, c\u2019est un peu entrer en religion.Or.il n\u2019est qu\u2019à s\u2019offrir les beaux regards de Gervais et de Desbiens pour se rendre compte que, si religion il y a, elle est ici en évolution constante! Voici deux univers uniques.Mais voilà aussi deux mondes parallèles, ne fut-ce que dans leurs féminitude.D\u2019entrée de jeu, mentionnons que chacune des deux vidéocassettes comporte, outre l\u2019intégrale de l\u2019oeuvre, un entretien filmé avec l\u2019artiste et un livret consistant, où on retrouve la filmographie, des analyses, des photos, en fait tout ce qu\u2019il faut pour découvrir les créatrices tant en regard de leur travail que des contextes spécifiques dans lesquels les films ont été réalisés.Du bien bel ouvrage.Desbiens: L\u2019enfance et la lucidité Exquis à regarder en raison de leur fraîcheur, de leur saveur d\u2019enfance et de leur intérêt purement plastique, les films de Desbiens n\u2019en sont pas moins évident de portée symbolique, sans toutefois jamais devenir prêcheurs.Imagination.Jeux d\u2019équilibres.Larme ou clin d\u2019oeil.C\u2019est selon.Avec Francine Desbiens on sourit, on réfléchit, ou on se laisse simplement bercer par la poésie.Trait caractéristique, la qualité des liens entre les images et la musique.Onze films réalisés entre 1969 et 1998, d\u2019une durée variant de 30 secondes (!) à 10 minutes, permettent au spectateurs d\u2019entrer dans un espace intellectuel et artistique composite qui laisse, au propre comme au figuré, les fenêtres grandes ouvertes.Gervais: La belle galerie d\u2019une peintre Formée aux beaux-arts, peintre elle est restée.Et comme c\u2019est beau.Quand le tableau s\u2019anime, quand le tableau est révélateur d\u2019une puissante recherche intérieure, quand le tableau, lié à un autre tableau devient film, on a parfois l\u2019impression de vivre un moment magique, envoûtant, pénétrant.Suzanne Gervais réfléchit, seulement elle est discrète.Et respectueuse.Ce ne sont pas tant des réponses qu\u2019elle livre, mais ses propres interrogations qu\u2019elle envoie aux quatre vents, laissant le spectateur libre de s\u2019y associer ou non.Mouvances.Subtilités.Trait sûr et sens naturel de la structure.Musique Chez Nous Département ae musique \u2022 Université Tfislwp s présente Anich Lessard, flûtiste Caroline Lizotte, harpiste oeuvres de Shankar - Ravi- Sckapostnikoff Le vendredi 15 janvier 1999- 20 h Salle Bandeen - Université Bishop s Billets : 10$ / 8 $ / 5 $ \u2022 Guichet (819) 822-9692 ATCH ADAMS HORAIRE: 1h1Q - 3h30 - 7h00 - 9h20 Julia Roberts Susan Sarandon LA BLONDE DF.MON PERE HORAIRE: 1hOO - 3h35 - 6h55 - 9h20 ROBIN WILLIAMS nMMi» PATCH ADAMS m*Um fmttvolNo ul ji'AmCi-s i ni: i ii.sjoiui.vnAiii m.- Dim, \u2022 Mar.- Mer.: 12h45 - 15h40¦ \u2022 ilh25/Lun.- Jeu.: 18n40 - 21n25 fH.iA IvOjtH!iS Susan Sarandon ¦fWkc LA K I ON nr - aiLMiM-irô É * m vSXEPMQM ^\t, V.6.anglaise l®Veinèhîriih^;LuMn8r:j^\u2019î^J5.2l^°- HORAIRE: 1h15 - 3h20 Tom honks Meg Ryan (Vernon frayai* dt rouVt 6a fiai)\t& HORAIRE: 1h16 - 3h35 - 7h1Q - 9h26 EI ST!G NAl IS .I V Wr*înn front wsr dr P nff/arrv HORAIRE: 7h10 Isabel et Jackie (Julia Robert et Susan Sarandon) devront inventer une façon de se partager l'affection des deux enfants de Jackie.donne de la crédibilité à la production.Mais pour être certain que le spectateur soit vraiment ému, la scénariste Gigi Levangie a cru bon qu\u2019une grave maladie atteigne un des membres du quintette.Ce drame amènera bien des larmes, mais fera surtout prendre conscience à chacun (et au public également) qu\u2019une séparation est déjà assez difficile comme ça.Pourquoi l\u2019envenimer en entretenant les conflits?Mère et belle-mère en viendront donc à se rapprocher, jusqu\u2019à ce que Jackie accepte qu\u2019Isabel soit dans la photo de famille.Duo sublime Stepmom deviendra sans doute une référence pour les familles reconstituées, à cause de son authenticité.Le film ne transmet pas une morale grosse comme le bras.Il suggère que cultiver la mésentente ne fait qu\u2019aviver les blessures, surtout celles des enfants.A souligner de nouveau la performance des acteurs.Jena Malone et Liam Aiken sont surprenants par leur solidité.Ed Harris nous offre un père de famille émouvant, avec ses maladresses et ses petites explications de papa.Quant au duo Robert-Sarandon, il est tout simplement sublime.On savait déjà que Susan Sarandon était une grande actrice.Cette réputation est à nouveau confirmée.Regardez simplement la détresse de mère dans les yeux de Jackie quand elle découvre que son fils commence à nouer une belle relation avec Isabel.Et La blonde de mon père rend enfin justice à l\u2019excellente comédienne qu\u2019est Julia Roberts en nous permettant d\u2019apprécier son grand talent.Cela ne s\u2019était guère produit depuis Pretty Woman et Steel Magnolias.La production est parsemée de moments magiques, comme le spectacle du Thanksgiving à l\u2019école et la demande en mariage de Luke à Isabel, et de scènes intenses, où il sera difficile pour les plus endurcis de ne pas être émus.Répé-tons-lc: mouchoir fortement recommandé.Le film, une réalisation de Chris Columbus (Mrs.Doubtfire, Home Alone l et 2), est présenté en version française à la Maison du cinéma et dans les deux versions au Cinéma 9.CINEMA MAGOG.12 PRINCIPALE EST IY1AGOG ® SEMAINE DU 8 AU IA JANVIER \u201899 MARC MESSIER PATRICK HUARD BOYS II SEM.: 7:00 - 9:l0 /SAM.& DIM.: 1:30 - 7:00 - 9:10 LE RIRE EST CONTAGIEUX.ROBIN WILLIAMS PATCH ADAMS SEM.: 7:I0 - 9:15/SAM.& DIM.: 1:30 - 7:10 - U PDiSSANT YOUNG v.f.de MIGMTY JOE YOUNG -9:20/SAM.& DIM.: 1:30-7:15- liiforniafion: www.cinema-magog.qc.ca -F6\t+ La Tribune, Sherbrooke, samedi 9 janvier 1999 Nos sorties MARC DUPRE Ci'n mi yUIJlIlUil l\\IHSIII DI S/llHIIKDUhl r BIENTÔT EN J SPECTACLE: ^NOUVEAU CENTRE CULTURELS USE DION NANA MOUSKOURI DUBMATIQUE CARMEN CAMPAGNE GINETTE RENO 820-1000 f.iiTi ilmnï - * ¦ l wwm - ¦ \u20224'S'V''^ Ü» fell \u2018¦>*3 ' ' *¦ \u2019 h ; /'?:a «fa 1
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