Le droit, 6 juin 2009, Supplément 2
[" loo OÛM/ tC&ywrMXtyM/ V\\A4/ OAAfcW/mt/Yrt' JÊBË CAHIER DETACHABLE SOflB «BBSS i&mmv fÿÿëMï Ë39B ME mum Pêmm ISEÎÜSE* ÿê^Æî mm* DE LA CRISE SBaSaB MMm, 1.CHANGER DE CARRIERE investissent DES PME QU* LeDroit lTICIPé* ledroit.cyberpresse.ca ¦¦¦¦I ¦111 Chemise distinguée Crauate assortie Chic complet 2 pièces wp * Gagnez 3 complets\tEnsemble 4 morceaux .Complet, chemise et crauate participez a notre concours en ligne à www.ledroit.ca/greg etiqq», 249s, 299* g r e g .I a n d r y 1 71 .ST-RENÉ EST GATINEAU 819.663.2455 www.greglandry.net LEDROIT, LE SAMEDI 6 JUIN 2009 LEDROIT, LE SAMEDI 6 JUIN 2009 2 ACTUALITES L m i I ! i i i n i i m n i i i .U i M- i i A f i^i UK LL Avec une touche d\u2019optimisme PRESIDENT ET EDITEUR JACQUES PR0N0V0ST jpronovost@ledroit.com L\u2019Outaouais québécois et l\u2019Est de l\u2019Ontario ne sont pas aussi durement frappés que d\u2019autres régions au Canada et ne vivent pas la situation désastreuse qui sévit dans certains autres pays développés.Si certains hésitent à parler de crise économique pour la région, tous s\u2019entendent à dire que nous traversons un ralentissement toutefois marqué pour plusieurs commerçants, entreprises, travailleurs de la région.Mais, même pendant que ce ralentissement économique plombe les résultats de nombreuses entreprises, provoquent des fermetures dramatiques, créent des pertes d\u2019emplois navrantes, il en est que ce ralentissement n\u2019affecte pas du tout.Il y en a d\u2019autres qui y voient des opportunités nouvelles.Et d\u2019autres encore qui se préparent déjà à une reprise que même les experts n\u2019osent plus prédire dans le temps.C\u2019est ce vent d\u2019optimisme dans la tourmente que LeDroit a voulu souffler ce matin en vous offrant un cahier spécial marqué du sceau de l\u2019action, de la créativité et de la passion qui motivent ces entrepreneurs.Nous avons délibérément choisi de prendre des exemples chez les propriétaires de plus petites entreprises.Pour mieux ressentir encore cette ferveur, pour entendre battre le pouls de leur activité fébrile, pour ressentir toute leur r-TTf 1.1 l-l! I .1 passion.La lecture de leur succès est un baume sur les plaies vives du domaine de la forêt, des pertes d\u2019emploi dans les usines de pâtes et papier, de la stagnation du domaine des télécommunications.Leur dynamisme donne espoir.Plusieurs autres entreprises, plus grandes encore, réussissent aussi bien; d\u2019autres progresseront rapidement quand les grands chantiers annoncés par les initiatives gouvernementales de réinvestissement dans les infrastructures se mettront réellement en chantier.Et, particularité locale, le gouvernement fédéral devrait continuer à dynamiser l\u2019embauche dans la région.C\u2019est de ces expériences positives que s\u2019inspire ce cahier voulant démontrer qu\u2019il y a un autre côté à la médaille de cette crise planétaire.«L\u2019envers de la crise» ne signifie pas que celle-ci n\u2019existe pas et qu\u2019elle n\u2019affecte pas des milliers de gens ici aussi.Nous avons toutefois pris le parti cette fois de regarder le verre à moitié plein plutôt que celui est à moitié vide.Avec l\u2019espoir qu\u2019il se remplira pour tout le monde encore bientôt.Nous vous souhaitons une bonne lecture en vous promenant d\u2019un style à l\u2019autre.Du chef cuisinier Thierry Deletrez qui ouvre son école culinaire à Magenn Power et ses éoliennes qui flottent en plein ciel, de Club Piscine qui ouvre une nouvelle succursale à Orléans à l\u2019audioprothé-siste dont les perspectives n\u2019ont jamais été aussi bonnes avec le vieillissement de la population.Nous vous invitons à regarder aussi les publicités publiées dans ce cahier.Elles reflètent aussi l\u2019optimisme de ces commerçants qui bravent les vents de défaitisme.SOMMAIRE r - i + s .RF tfùt Ai Club Piscine débarque à Orléans Concessionnaires Des postes à combler nouveau genre GRAPHISTE Maude Morissette Louis Lafortune Des rayons de soleil en haute technologie L'éolienne du ciel haut de gamme chez Menuiseries Lauriault 10 principes pour traverser la Virage technologique chez Cuisines Poirier Louis Lafortune SECRÉTAIRE COLLABORATION L'union fait la force chez Pas de recette, mais des conseils Sylvie Bouchard Changer de cap Le boucher et le poissonnier Wi PUBLI-REPORTAGE POUR MIEUX SERVIR SA CLIENTELE DE LA REGION DE GATINEAU-OTTAWA, L'EQUIPE DE SOLARIUM SERVITECH ACCUEILLE SON NOUVEAU DIRECTEUR RÉGIONAL DE L'ONTARIO ET DE L'OUEST DU QUÉBEC, TIM LUKKARILA, ET LUI SOUHAITE LE PLUS GRAND SUCCES! DU NOUVEAU DANS LA REGION DE GATINEAU-OTTAWA ! 4\t\t 6\t\t \t\t \t\t 8\t\t \t\t 9\t\t th\t\t 1U\t\t solarium -- SERVITECH DEPUIS 1987 Reconnu pour la qualité de son service à la clientèle et ses connaissances techniques, Tim possède plus de 24 années d'expérience dans le domaine du solarium.Il joint les rangs d'une entreprise qui jouit d'une excellente réputation tant pour la conception et le design, que pour la fabrication et l'installation de ses solariums haut de gamme.Depuis 1987, Solarium Servitech a connu une croissance constante et n'a cessé d'innover.Toujours à la fine pointe des technologies les plus efficaces et des matériaux de la meilleure qualité, Solarium Servitech met tout en œuvre pour offrir un produit combinant distinction, confort, durabilité, beauté et esthétique et s'harmonisant avec le style particulier d'une résidence ou d'un commerce.À titre d'exemple, l'entreprise a fait construire une deuxième usine pour mieux contrôler la qualité de son produit tant au plan de la fabrication des structures d'aluminium ou de cèdre que de celui de leur finition.Elle est aussi la seule entreprise au Québec et au Canada à offrir un verre unique éconergétique de facteur d'isolation R-15, qui la place loin devant la compétition en termes de qualité, de confort à l'année et de respect environnemental.Elle encourage aussi la main-d'œuvre du pays en utilisant l'aluminium du Lac Saint-Jean reconnu pour sa qualité, le cèdre de l'ouest de la Colombie-Britannique ainsi que le verre de facteur d'isolation R-15, exclusivement fabriqué à Toronto pour Solarium Servitech.Soulignons aussi que Solarium Servitech vient d'obtenir, pour une seconde fois, une nomination au Concours prix distinction de la Chambre de commerce Haute-Yamaska et région.Pour voir des exemples de la qualité des solariums de l'entreprise: solarium-servitech.com OFFRE SPÉCIALE DU DIRECTEUR RÉGIONAL ! Solariums construits avec du verre de facteur d'isolation R-15 au prix du R-8.En vigueur jusqu'au 30 JUIN 2009 ! Profitez-en ! POUR EN SAVOIR PLUS: Communiquez avec Tim Lukkarila au : 819 661-5863 ou au 613-794-5863 t.lukkarila@solarium-servitech.com 523388 ACTUALITES \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t A\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tr/tlV\tvi\t\t\t\tï\t\t\t\t :.u\t\t\t\t-y\t\t\t\t\t\t V\t\t\t\t\t*>\u2022\t\t\t\t\t \tifi*\t\t\t\tver\"\t\t\t\t\t \t\t\ty;\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t¦L\t\tA;:\t\t\t\t\t v:N.\t\t\t*\t\t.y.\t\t\t\t\t \t\tjW i\tÇA:\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\tK*\t\tU\t\t\t \t\tV\t\t\t\t\t\t\t\t >s.1\t\t\ty\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\u2022 A\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t¦ /'\t\t\t\t\t\t\t \tV\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t.>\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \tv\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\ti\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\tr\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 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facile de se laisser emporter par les mauvaises nouvelles.Mais pour bien des entrepreneurs de la région d\u2019Ottawa-Gatineau, le verre est à moitié plein.La récession est même l\u2019occasion d\u2019investir, d\u2019agrandir et d\u2019embaucher.Bref, de se préparer pour la reprise.Bien qu\u2019il reconnaisse les difficultés dans certains secteurs où l\u2019on exporte, comme la forêt et la haute technologie, Michel A Plouffe, patron de Développement économique CLD-Gati-1 neau, apporte une certaine nuance.« Si on parle de récession mondiale, à Gatineau, on parle plutôt de ralentissement économique.Donc, on va mettre les choses en perspective.» M.Plouffe rappelle que la région d\u2019Ottawa-Gatineau n\u2019a pas connu deux trimestres consécutifs de croissance négative, la définition traditionnelle d\u2019une récession.Ce n\u2019est pas arrivé ici encore.On ne peut parler de crise économique, on peut encore moins parler de récession.Donc, on va parler d\u2019un ralentissement économique.» Oui, le taux de chômage a légèrement augmenté dans la région, reconnaît Michel Plouffe, en référence au taux qui atteignait 5,4% en avril.«Mais nous sommes encore la cinquième ville au Canada avec le plus bas taux de chômage.» Ce que les PME de la région ressentent toutefois, c\u2019est la difficulté à obtenir du crédit, reconnaît toutefois Michel Plouffe.« On a vu un gros resserrement», dit-il, au sujet des institutions financières qui fixent davantage de conditions pour prêter.La conséquence de cela est que les particuliers et les entrepreneurs doivent parfois compter davantage sur leurs propres moyens lorsque vient le temps de lancer une entreprise ou de prendre de l\u2019expansion, explique Jean Lepage directeur aux entreprises chez CLD-Gatineau.«Les gens vont mettre plus de leur propre équité.» Du côté d\u2019Ottawa, la directrice de la Chambre de commerce, Erin Kelly, affirme que les membres ne se plaignent pas du ralentissement économique.«Ce que j\u2019entends, c\u2019est que la demande pour les produits et services Jju^ demeure forte.Ils ont des clients et dans une région de fonction publique comme Ottawa, il y a un effet stabilisateur sur l\u2019économie.Les gens me disent qu\u2019ils ne ressentent pas ce climat sombre.» La demande est donc là, mais ce qui achoppe, note Mme Kelly, c\u2019est l\u2019accès au crédit.Les banques prêtent moins.Elle donne l\u2019exemple d\u2019un concessionnaire d\u2019automobiles qu\u2019elle connaît, qui avait des commandes fermes de clients pour des véhicules, mais qui a eu de la difficulté à obtenir du financement pour acheter ses voitures du constructeur.«Nous devons trouver un moyen de faire en sorte que les PME aient accès à du capital», martèle Erin Kelly.Le président de la Chambre de commerce d\u2019Ottawa, Daniel Moorcroft, précise que les banques canadiennes, qui sont en bonne santé, continuent de prêter.Mais le hic, c\u2019est que ces prêts vont trop souvent vers le marché des États-Unis.La présidente-directrice générale du Regroupement des gens d\u2019affaires de la capitale nationale (RGA), Joanne Lefebvre est d\u2019accord.Le ralentissement touche ses membres, dit-elle, surtout au niveau du crédit.Le RGA est d\u2019ailleurs en train de procéder à un sondage auprès de ses 600 membres au sujet de la crise et des résultats préliminaires démontrent que l\u2019accès au crédit est leur principale préoccupation.«On voulait savoir comment les membres vivent ce ralentissement.Ce qu\u2019on entend, c\u2019est que c\u2019est difficile d\u2019avoir du financement.» Malgré cet accès plus difficile à des capitaux, Joanne Lefeb-kvre souligne qu\u2019Ottawa-Gati-tneau s\u2019en tire mieux que bien I d\u2019autres régions.«En général, \u2019 on est une région qui n\u2019est quand même pas si mal placée étant donné la présence du gouvernement fédéral.Le discours que nous entendons, c\u2019est que ça va bien.Mais on voit aussi une certaine prudence au niveau des dépenses.Les entreprises font attention au superflu et sont plus prudentes.» Pas de lunettes roses Du côté de la Chambre de commerce de Gatineau, le président Philippe Marion précise qu\u2019il ne s\u2019agit pas de porter des lunettes roses.«Il est certain que certaines entreprises souffrent.On n\u2019est pas à l\u2019abri du ralentissement», dit-il.Or, dans l\u2019ensemble, la région, qui compte surtout des entreprises de services, se porte bien, affirme M.Marion, qui n\u2019entend pas ses membres se plaindre du ralentissement.Oui, le crédit est plus difficile à obtenir et les banques prêtent moins facilement.Mais les entreprises qui ont fait preuve de prudence et qui se sont fait un petit coussin financier peuvent se débrouiller, dit M.Marion.Le directeur général de la chambre, Karl Lavoie, rappelle pour sa part que pour 2009, l\u2019économie de la région devrait croître d\u2019environ 0,2%.«C'est bas, mais c\u2019est quand même une croissance.» Ce qui peut sembler aussi surprenant, c\u2019est que l\u2019ensemble des membres de la Chambre de commerce de Gatineau sont optimistes, ajoute-t-il.«C\u2019est sûr que certains entrepreneurs sont plus prudents.Mais on ne sent pas cette nécessité de couper des employés, de ralentir les activités ou d\u2019investir moins.Le fédéral est aussi à la recherche d\u2019employés.Il y a des retraites et il cherche de la main-d\u2019oeuvre qualifiée.Les gens viennent de l\u2019extérieur de la région de l\u2019Outaouais pour s\u2019établir ici.Il y a une migration dans la région.» Il manque aussi de locaux commerciaux, souligne Karl Lavoie.«Si tu veux 50000 pieds carrés d\u2019espace commercial, oublie ça, il n\u2019y en a pas en ce moment.» MM Marion et Lavoie reconnaissent que bien des régions souffrent au Canada et ils ne veulent pas laisser une image d\u2019une région qui a la bouche pleine et qui ne peut plus en prendre.«Mais on ne peut pas dire que ça va mal en Outaouais en général», affirme Philippe Marion.M.Marion met aussi ce ralentissement en perspective et rappelle qu\u2019une économie ne peut rouler à fond de train de façon permanente.«Est-ce qu\u2019on va vivre 50 ans sans qu\u2019il y ait un ralentissement économique.Je pense que ce serait utopique de penser ça.» % A*': $ m A' îyp yr %\t«Si on parle de récession mondiale, à Gatineau, on parle plutôt de ralentissement économique.Donc, on va mettre les choses en perspective», affirme Michel Plouffe, directeur général de Développement économique-CLD Gatineau.\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tU'-\u2019f\t\t\tyu\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t.\t¦V\t.\u2022.\u2022\u2022\u2022\t\t\t\t\t\ty\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tr\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t-'K*\t\t\t«V\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\ty\ty\t\t\ty\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tv\"\t\t\t\t\t\t\t'¦ i \u2022*\t\tA\tY\tA\t\t\t\t\t\t\t\t\t1 !\t\t-\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\tÏT\tL\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tU\t\t-U\tV-\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t1.*\tK\tK\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tSl-,\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t1.33 ~\t\u2018 \u2022LOI2' Le paradoxe du ralentissement économique Des postes à combler LOUIS LAF0RTUNE llafortune@ledroit.com Le paradoxe du ralentissement économique, ce sont aussi les secteurs où il y a encore des postes à combler.«L\u2019économie n\u2019est pas en train de s\u2019effondrer», rappelle Ghislain Régis Yoka, économiste chez Emploi Québec en Outaouais, La région aura encore environ 33000 postes à combler d\u2019ici 2012, dont 18000 qui découlent des départs à la retraite.«Il y a des possibilités énormes de remplacement avec tous ces départs à la retraite», dit M.Yoka.Le paradoxe, note aussi Emploi Québec, ce sont les quelque 700 postes dans le secteur des pâtes et papier qui seront à combler.«D\u2019ici les cinq prochaines années, c\u2019est 700 personnes dont les papetiè-res auront besoin dans la région pour faire rouler leurs moulins.C\u2019est un paradoxe qu\u2019on a largement documenté au niveau des prévisions de la main-d\u2019oeuvre», explique Claire Gendron, directrice à la planification et partenariat chez Emploi Québec.La papetière Kruger a encore son affiche annonçant qu\u2019elle embauche dans ses installations de fabrication de papier hygiénique et de mouchoirs à Gatineau.C\u2019est vrai que les temps sont difficiles dans le secteur forestier, comme la fabrication de papier journal, mais il ne faut pas perdre de vue que certains créneaux à l\u2019intérieur de cette industrie vont bien, souligne Ghislain Régis Yoka, qui donne l\u2019exemple de Concert Airlaid, à Gatineau, une usine spécialisée dans la fibre absorbante utilisée entre autres dans les couches.En temps de ralentissement, plusieurs personnes vont aussi en profiter pour se tourner vers la formation, explique Claire Gendron.«Nous avons un haut taux de personnes qui détiennent des diplômes d\u2019études universitaires, des doctorats.Mais on a aussi l\u2019inverse de la médaille, avec une partie de la population qui n\u2019a pas atteint la formation de base, soit un secondaire cinq, un diplôme d\u2019études professionnelles.Il y a plusieurs personnes qui ne détiennent pas encore ce niveau de formation.» Santé, alimentation et métiers Claire Gendron donne l\u2019exemple de certains travailleurs forestiers en Outaouais qui doivent retourner sur les bancs d\u2019école pour recevoir une formation en santé à Emploi Québec.Il s\u2019agit d\u2019anciens travailleurs de l\u2019usine Smurfit-Stone, à Portage-du-Fort, dans le Pontiac, qui ont perdu leur emploi lors de la fermeture de leur usine de pâte en septembre 2008.«Ils veulent soient intégrer un DEC (diplôme d\u2019études collégiales) comme préposé aux bénéficiaires ou encore infirmiers.C\u2019est tout un changement de carrière parce que le principal secteur d\u2019activité qui fait rouler le secteur du Pontiac, c\u2019est le secteur de la santé», explique Mme Gendron.Beaucoup d\u2019emplois sont d\u2019ailleurs offerts en santé dans les Centres locaux d\u2019emploi (CLE) d\u2019Emploi Québec, note l\u2019économiste Ghislain Régis Yoka.Et crise ou pas, les gens ont aussi besoin de manger.Ce qui fait que les entreprises en alimentation, surtout les épiceries, ont aussi besoin de main-d\u2019oeuvre, explique Joanne Lefebvre, présidente-directrice générale du Regroupement des gens d\u2019affaires de la capitale nationale (RGA), qui compte 600 membres à Ottawa et à Gatineau.Les entreprises de rénovations vont bien et ont parfois de la difficulté à recruter de la main-d\u2019oeuvre, ajoute-t-elle.La relève dans les métiers est aussi très importante dans des entreprises comme les Menuiseries Lauriault, un fabricant d\u2019escaliers à Gatineau, «J\u2019ai un et deux stagiaires par année.J\u2019aide la relève.Je suis prêt à montrer aux jeunes», explique le propriétaire Denis Lauriault.Du côté de la Chambre de commerce d\u2019Ottawa (CCO), le président Daniel Moorcroft souligne par ailleurs que bien des entrepreneurs voient dans le ralentissement une occasion de se lancer en affaires.«Les périodes creuses représentent aussi des occasions pour les petites et moyennes entreprises qui sont flexibles et peuvent rapidement se retourner.» L\u2019autre avantage d\u2019un ralentissement est que la main-d\u2019oeuvre est plus disponible, poursuit la directrice générale de la CCO Erin Kelly.«Les entreprises ont accès à cette main d\u2019oeuvre.Ottawa a des travailleurs très qualifiés et très éduqués.Et les entreprises qui en profitent seront bien positionnées lorsqu\u2019il y aura une reprise», résume Mme Kelly.B( aiici u| i d Gi nplo is sont Offerts en ns es Centres oc aux d\u2019Emploi c ai santé Québec! ACTUALITÉS 5 Jmm ilti Graphiqu INSTALLA ION tEPARAT >N iBRICAl rënséSmsi Dl VIEUX-PORT Yves Séguin Artisan, producteur d\u2019enseignes Roger Cuerrier Directeur de production PUBLI-REPORTAGE Graphique Enseignes Multi Graphique Vingt années de croissance ! Dans plusieurs entreprises, la récession s\u2019accompagne souvent de mises à pied et de conditions d\u2019emploi plus dures pour ceux qui restent.Chez Enseignes Multi Graphique, à Gatineau, le personnel augmente, l\u2019équipement se modernise et l\u2019entreprise mijote des plans d\u2019expansion.Le mot d\u2019ordre, le mot clé, c\u2019est « croissance » ! Enseignes Multi Graphique fête cette année ses vingt ans ! Entre la fin des années 1980, alors que les enseignes étaient encore largement faites à la main, et l\u2019époque actuelle de la technologie numérique, Benoît Nadon et son équipe ont su relever tous les défis et rester à la fine pointe du savoir dans l\u2019univers des enseignes.À preuve, au moins la moitié de leurs travaux actuels sont exécutés pour d\u2019autres compagnies d\u2019enseignes, qui ont recours aux services d\u2019Enseignes Multi Graphique pour des mandats haut de gamme.Tout un chemin parcouru en deux décennies ! Benoît Nadon était à peine âgé de 19 ans quand il a fondé Enseignes Multi Graphique en 1989.À cette époque, explique-t-il, tout se faisait au pinceau et avec des moyens plus rudimentaires.Il travaillait à partir d\u2019un petit local au sous-sol du commerce de son oncle et, de fil en aiguille, son entreprise a pris de l\u2019expansion.En 1994, il a fait l\u2019acquisition d\u2019un bâtiment de 4000 pieds carrés qu\u2019il occupe encore au 1085, boulevard Maloney Est, à Gatineau.Les locaux deviennent cependant trop étroits et il envisage d\u2019agrandir, notamment par l\u2019ajout d\u2019un étage et d\u2019une autre baie de service.Benoît Nadon a donné un coup de barre en 1998, quand il a fait l\u2019acquisition d\u2019un important concurrent dans le domaine des enseignes lumineuses.Par le fait même, il obtenait la certification CSA pour les travaux d\u2019électricité.L\u2019addition des enseignes lumineuses à son éventail d\u2019expertise s\u2019avéra très importante avec la prolifération des travaux par ordinateur.« La compétition était très forte dans le secteur de la concep- tion par ordinateur et l\u2019impression numérique, mais avec le lumineux, je pouvais mieux me démarquer », déclare M.Nadon, propriétaire d\u2019Enseignes Multi Graphique.Les enseignes lumineuses ont toujours été très populaires, mais les technologies ont changé depuis l\u2019époque des premiers néons.Les clients demandent encore des lettres éclairées au néon, mais on recherche aussi des boîtiers lumineux et des affiches à diodes électroluminescentes (mieux connues sous l\u2019appellation LED).La complexité et la dimension de ces enseignes - certaines sont immenses - nécessitent un équipement spécialisé et de gros camions pour le transport.« Cela prend de gros investissements et plusieurs hésitent à se lancer dans de telles dépenses », ajoute M.Nadon.Aujourd\u2019hui, les enseignes en relief et gravées sur bois sont de plus en plus en demande, un peu partout dans la région.Aussi, pour desservir cette clientèle, Enseignes Multi Graphique a fait l\u2019acquisition d\u2019une toupie numérique qui grave et coupe le bois, le plastique et l\u2019aluminium avec une grande précision.Dans ce domaine, l\u2019espace d\u2019une machine, « nous sommes passés de l\u2019artisanat à la technologie numérique », dit Benoît Nadon.Enseignes Multi Graphique est passée sans heurts à travers la récession du début des années 1990 et semble en voie de compléter le même parcours fructueux à travers la récession bien plus dure 2008-2009.Comment expliquer ce succès, autre bien sûr que par la qualité du produit ?« Les clients novateurs qui veulent pas être touchés par la récession font fabriquer encore plus d\u2019affiches pour conserver leur chiffre d\u2019affaires », avance M.Nadon.De fait, dans un domaine où comme tant d\u2019autres il y a pénurie de main-d\u2019oeuvre, les choses vont si bien que l\u2019entreprise doit composer fréquemment avec une liste d\u2019attente de clients, allant souvent de trois à quatre semaines.Benoit Nadon Président, concepteur graphique Benoît Nadon a donné un coup de barre en 1998, quand il a fait l\u2019ac- \u201c quisition d\u2019un important concurrent dans le domaine des enseignes lumineuses.v________!________________y Maintenant, possédant des équipements très sophistiqués et accompagné d\u2019une équipe hautement qualifiée, totalisant plus de 100 années d\u2019expérience, l\u2019avenir d\u2019Enseignes Multi Graphique est voué à un succès sans pareil.Benoît Nadon souligne d\u2019ailleurs l\u2019apport de son équipe de six à sept employés.« La plupart ont un minimum de 20 années d\u2019expérience, dit-il.Nous avons vraiment la crème des employés.Les gars sont fiers de leurs enseignes.Ils sont attentionnés dans leur travail.Si on leur demandait de faire du travail botché, ils seraient malheureux.À chaque fois qu\u2019une enseigne sort de la shop, c\u2019est comme un petit pain sorti du four.Nous en sommes tous très fiers », dit M.Nadon.Pour en savoir davantage sur Enseignes Multi Graphique, voir www.multigraphique.ca.I 423173 LEDROIT, LE SAMEDI 6 JUIN 2009 LEDROIT, LE SAMEDI 6 JUIN 2009 6 ACTUALITES 531, boul.Maloney Est Gatineau 819 663-7401 Le plus grand choix de tissus en magasin de la région NOUS POUVONS VOUS AIDER A MIEUX ENTENDRE Pascale Bolduc - Gatineau - Sasseville PROTHÈSES AUDITIVES Malgré les déboires de Nortel, bien des PME résistent et continuent d\u2019innover Quelques rayons de soleil en haute technologie LOUIS LAFORTUNE llafortune@ledroit.com Il n\u2019y a pas de doute que le secteur névralgique de la haute technologie dans la région est touché par le ralentissement économique, que ce soit les mises à pied ou la rareté des investissements.Les déboires de Nortel Networks \u2014 qui tente de survivre après s\u2019être placée sous la protection des tribunaux, mais qui pourrait être vendue à la pièce \u2014 ont volé la vedette ces derniers mois.Mais à l\u2019ombre de Nortel, il y a plusieurs PME qui se débrouillent, malgré le ralentissement.«C\u2019est une période difficile pour un peu tout le monde », reconnaît d\u2019emblée Claude Haw, patron du Centre de recherche et d\u2019innovation d\u2019Ottawa (OCRI), la principale agence de développement économique de la Ville d\u2019Ottawa.Mais plusieurs PME, qui ont une bonne base de clients, résistent bien, dit-il.Ottawa demeure malgré tout aussi une ville technologique et ce secteur demeure le deuxième employeur après la fonction publique, rappelle M.Haw.Il cite des exemples d\u2019entreprises qui vont bien, incluant Dragonwave, un fournisseur de matériel sans fil à grande capacité utilisé dans Internet.«Dragonwave a été fondée ici et elle a des visées mondiales.L\u2019entreprise est dans une position solide.» IDC, ou International Data-casting, fabricant de matériel et de logiciels qui, combinés à des antennes et à des satellites, permettent la transmission de données audio-vidéo, a aussi le vent dans les voiles.À plus long terme, il y a aussi les technologies de l\u2019avenir.Plasco Energy de l\u2019entrepreneur et ex-propriétaire des Sénateurs d\u2019Ottawa, Rod Bryden, avec son projet-pilote pour transformer les déchets en électricité près du dépotoir du chemin Trim, dans l\u2019ouest de la ville.Dès 2010, Plasco veut transformer quelque 136000 tonnes de déchets par année ou 400 tonnes par jour, en électricité.Selon Claude Haw, les entreprises qui réussissent bien et qui se démarquent, surtout en période de ralentissement, ont certaines choses en commun.«Souvent, les entreprises qui vont bien proposent de régler un problème, comme Plasco avec les déchets.Ou bien l\u2019entreprise, qui offre sur le marché une solution pour améliorer l\u2019efficacité, comme IDC, a tendance à aller mieux.» Du côté de l\u2019Outaouais, l\u2019économiste d\u2019Emploi Québec, Ghislain Régis Yoka parle de «l\u2019effet Nortel» qui effraie les jeunes et les pousse à éviter les études en informatique.«Il y a pourtant des besoins importants dans ce secteur.La dynamique a changé.Il y a un plus grand nombre de petites entreprises qui sont nées.Même le cégep de l\u2019Outaouais depuis deux ans fait une campagne de valorisation des carrières en technologies de l\u2019information, parce que les besoins sont là.» Se lancer en affaires Par ailleurs, Claude Haw dit avoir remarqué une hausse de l\u2019achalandage aux deux centres d\u2019entrepreneurship d\u2019OCRI ces derniers mois.« C\u2019est souvent dans une période creuse, lorsque les gens se disent qu\u2019ils ne peuvent se trouver d\u2019emploi, que ces gens sont tentés de lancer leur propre entreprise.Nous avons remarqué une hausse significative de la demande pour nos services.» «Parfois, les gens ont des idées en tête, mais ils hésitent et ont besoin d\u2019être poussés.Et un ralentissement peu devenir ce catalyseur.» Le rôle d\u2019OCRI est d\u2019offrir des conseils et de guider les entrepreneurs en herbe, pas seulement dans le secteur de la haute technologie, mais dans d\u2019autres domaines comme la restauration ou le tourisme.Et malgré la crise économique mondiale, Claude Haw rappelle que, dans l\u2019ensemble, le nombre de travailleurs en haute technologie demeure relativement stable.En janvier dernier, le secteur comptait 79132 emplois, comparativement à 81910, un an plus tôt.Par contre, le nombre d\u2019entreprises a augmenté de 1819 à 1850 durant la même période.Par ailleurs, la rareté du capital de risque en période de crise a poussé certaines PME à former des partenariats ou à envisager un mariage.Claude Haw souhaite que Nortel garde une présence à Ottawa car cette dernière a longtemps été une pépinière de PME, avec des exemployés qui ont fondé leur propre entreprise.«Malgré ses restructurations, Nortel demeure encore une grosse entreprise dans la région avec près de 4000 employés.» Et si l\u2019entreprise est démembrée, M.Haw croit que l\u2019esprit d\u2019innovation ne disparaîtra pas de la région.i ET! rai ifiïïn m h u .alraiïT Nader Dormani se démarque avec ses concessionnaires nouveau genre Changement d\u2019huile et coupe de cheveux LOUIS LAFORTUNE « It?WuriM/ b-e/MMjwAp/ pluAû i/rripa\u2019ifa/rtf' djnmfr U/ Ù/ biAii/neM'.» \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t± \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t.¦Cïr\u2019V\t\t,4 3 \t\t\t\t\t\t\tU1\t\t\t \t\t\t\t\t\t\ti-j.\t\t\t llafortune@ledroit.com Une petite coupe de cheveux ou un 30 minutes de jogging en attendant le changement d\u2019huile de votre voiture?Du salon de coiffure gratuit, au gymnase avec serviettes fournies, en passant par les ordinateurs branchés sur Internet, la chaise massage, les vrais palmiers à l\u2019intérieur de la salle de montre, la salle de jeux pour enfants et le jus, beigne et café gratuits, l\u2019idée est de se démarquer des autres concessionnaires, surtout lorsque le marché se resserre en période de ralentissement.À Gatineau, le premier à sauter dans ces garages nouveau genre a été Nader Dormani, propriétaire d\u2019Élite Mazda et de Rallye Mitsubishi, deux concessionnaires du boulevard La Vérendrye à Gatineau.M.Dormani a misé gros, investissant plus de 25 millions $ dans Rallye, le plus gros concessionnaire Mitsubishi au Canada avec 32 000 pieds carrés et, juste à côté, dans Élite Mazda, le deuxième plus gros de la marque au Canada, derrière Albi Mazda, à Montréal.«Quand on a voulu ouvrir Rallye et Élite, on se disait qu\u2019on n\u2019allait pas faire un autre concessionnaire comme tous les autres.Il y a déjà beaucoup de concessionnaires et on ne voulait pas être un autre concessionnaire qui vend 50 ou 60 véhicules par mois.Le défi était d\u2019arriver avec une idée un peu originale et gagnante qui n\u2019est pas facile à copier», explique Nader Dormani.«Les gens qui font réparer leur voiture peuvent attendre une heure ou deux et plus.Tu peux laisser un journal et quelques magazines.Et en mettant deux journaux de plus, tu ne te démarques pas vraiment de la trentaine d\u2019autres concessionnaires dans la région.» Rallye et Élite sont déjà rentables.Ils sont «dans le noir», affirme Nader Dormani, qui martèle que le service à la clientèle est la clé \u2014 ce que tout concessionnaire vous dira.Mais il a voulu aller plus loin.«Il n\u2019y a pas cinquante façons de réinventer la roue.On a décidé de développer une philosophie qui est de recréer le service à la clientèle.Être patient et accueillant avec les clients.Prendre le temps de les écouter, et aller un peu plus loin.Le défi est de prendre cette théorie et de la mettre en pratique.» M.Dormani donne l\u2019exemple de l\u2019accès à Internet.Les gens qui attendent veulent avoir accès au Web, que ce soit pour travailler ou se divertir.Les maniaques de l\u2019exercice peuvent jogger sur un tapis roulant ou faire du spinning.« Quelqu\u2019un peut arriver le matin avec un véhicule brisé \u2014 qu\u2019il l\u2019ait acheté ici ou ailleurs \u2014 alors qu\u2019il fait froid et qu\u2019il n\u2019est pas content.Le service devient beaucoup plus important que dans ce genre de 'business'.Ça prend des gens qui ont ça dans leur sang.» Le propriétaire de Rallye Mitsubishi et d\u2019Élite Mazda est d\u2019ailleurs intervenu auprès d\u2019une cliente plus exigeante qui voulait parler à quelqu\u2019un au bureau supérieur.Résultat: la dame a eu devant elle le propriétaire qui a éclairci les choses.L\u2019approche a fonctionné et la cliente est repartie heureuse.» Ses trois concessionnaires, Rallye, Élite et Méga Automobiles, dans le secteur Hull, ont vendu plus de 400 voitures en mai dernier seulement.Il estime qu\u2019en-viron 20 % de ces ventes proviennent du côté ontarien.Satisfaire les employés Il ne suffit pas non plus de dorloter les clients.Retenir et bien traiter la main d\u2019oeuvre sont aussi des atouts en affaires, selon lui.« Si vous regardez les salles de bain des mécaniciens, il y a la même qualité de granite sur le comptoir que les salles de bain des clients.La salle des mécaniciens est aussi propre que celle de l\u2019administration.C\u2019est très important de créer un environnement qui va satisfaire les employés.» M.Dormani ne cache pas que ses études ont aidé.Il est détenteur d\u2019un doctorat en génie et d\u2019un MBA de l\u2019Université d\u2019Ottawa.«J\u2019approche les affaires de façon méthodologique et scientifique.En ayant pris ces cours-là, c\u2019est plus facile de décider où tu t\u2019en vas et d\u2019établir des stratégies à court terme et à long terme.» Par exemple, chez Méga Auto, il a misé sur les petites voitures avant la flambée du prix de l\u2019essence.Il est aussi allé chercher des autos usagées plus rares dans des encans aux États-Unis, même si cela est plus compliqué avec toute la paperasse aux douanes.«L\u2019an passé, on a vendu plus de 1000 autos qui venaient des États-Unis.Des modèles rares et normalement, la qualité est meilleure parce que ces véhicules ont roulé dans un climat plus doux.» Difficile de suivre Nader Dormani dans son concessionnaire, où il n\u2019arrête pas deux minutes.Au moment de la visite du Droit, c\u2019était jour de paie.Il fallait signer les chèques, répondre aux nombreuses questions des gestionnaires, en plus de signer tous les autres documents qui font partie de la gestion quotidienne de plusieurs concessionnaires.Attirer des clients ontariens Un peu moins d\u2019un an après son inauguration, Nader Dormani estime avoir remporté son pari.L\u2019homme d\u2019affaires ne s\u2019en est jamais caché : il veut attirer non seulement les citoyens de l\u2019Outaouais qui achètent leur voiture du côté d\u2019Ottawa, mais attirer aussi les clients d\u2019Ottawa.Le plus gros Mitsubishi au Canada vise justement à attirer les gens d\u2019Ottawa aussi, car il ne veut pas se limiter seulement au marché de 250000 de l\u2019Outaouais.Il a notamment attiré des clients en misant sur le tarif horaire de 75$/l\u2019heure dans son concessionnaire Rallye Mitsubishi, soit 20$ de moins qu\u2019à Ottawa.«On a des gens qui travaillent au centre-ville d\u2019Ottawa et qui viennent de Kanata et qui nous laissent leur voiture.Environ 25 % de notre clientèle au service vient de l\u2019Ontario.» Nader Dormani reconnaît par ailleurs qu\u2019il a choisi des marques japonaises qui se vendent mieux que les véhicules américains par les temps qui courent.«Dans notre cas, on a été chanceux.On vend le produit japonais qui est un peu moins affecté.» Alors qu\u2019un concessionnaire peut avoir en moyenne 150 véhicules sur le terrain, Nader Dormani en a au moins 300 chez Rallye et Élite.«Tu ne peux pas vendre ce que tu n\u2019as pas.» En temps de ralentissement, il est aussi tentant de réduire ses dépenses consacrées au marketing.Mais il refuse de le faire et annonce plus que jamais à la radio, à la télévision et dans la presse écrite.«Que vous écoutiez CJRC, CKTF, ou Rock-Détente, vous allez entendre des publicités de l\u2019un de nos concessionnaires.Comme ça, nos produits rejoignent plusieurs couches de la population.» Par ailleurs, Nader Dormani ne se limitera pas à l\u2019Outaouais car il s\u2019apprête à faire une percée dans la jungle des concessionnaires à Ottawa.Au bout du compte, le succès d\u2019une entreprise repose ultimement sur le propriétaire, estime l\u2019homme d\u2019affaires.«En anglais on dit \u2019You make it happen'.C\u2019est à toi de faire la différence.C\u2019est sûr qu\u2019il y a des hauts et des bas dans les cycles économiques.Sauf que si tu es intelligent, tu peux tourner les choses à ton avantage, car il y a toujours deux côtés à une médaille.En affaires, tu n\u2019as pas de deuxième chance pour faire bonne impression.» lb dtyit d/ciMwW'
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