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Titre :
Le Quotidien
Publié de 1879 à 1937, Le Quotidien de Lévis a d'abord été conservateur, puis libéral au début du XXe siècle.
Éditeur :
  • Lévis :Mercier & cie,1879-1937
Contenu spécifique :
jeudi 28 mai 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Quotidien, 1885-05-28, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 voL Vi \u2018MERCIER & Cis, Epizauns Proraiszaiaas JEUDI, 28 MAI 1886 19, 14, 16 ot 18, COTE DU PASSAGE, LEVIS = \u2014 PEUILLETON DU QUOTIDIEN 28 mai 1846 ee EE EEE Une erreur judiciaire Travorsant aussitôt la chausée, il alls prendre posession d'une chai.so branlante et poudreusc & iu porte du petit café borgne demands un verre do rbum et rouls une cigarette.Lo millionnaire continuait, avec une agitation et une irritation croissante, sa promenade monotone.\u2014Je ue me suis aus trempé on lisant cutlo dépêchu ! Atil tout à coup presque à baute voix.Bt, a'approchant de l'endroit où Pnchemin buvait con verre de rhum et fumait sa cigarette, il relat le té légrammu qu'il vonait de tirer de lu poche de wu pus dessus, \u2014Nouf Leures, c'est bien neuf heures, los mute sot en toutes lettres, murmura-t-il.\u2014Bt froiveunt la dépêche cotre .wos doigts fiévieux, il recomumenga sa faction interminable, Dix heures sonnèrent.Paut Harmant s'approcha de nouveau de la porte et sonna à plusieurs reprises; puis il se remit à arpenter le trottoir d'un pas inégal ot furitwond.XcIXx De tous côtés les boutiques se fermaient.Duchemin rinit sous cape on vo- gant les conatracteurs ébaucher d'ina- ; Bestes do colère.Les passants \u201covenaient de plus us rares.consommatours du potits café borgne sortaiont les uns aprés los au- on tres Une heure encoro s'écoula.Les horl des Batignolles sonnèrent case heuros.Paul Harmant proférs un juron si vigoureusement accentué qu'il arriva jusqu'à l'orsille do Ducbemin, et celui-ci le vit bientôt abandonner sa luugue et inutile fretion, et remonter vers la place Clichy.\u2014Bon voyage! murmure Raoul.Ton bon ami Soliveau est sans doute ca ie fine.I] me laissera le temps de faire chez lui une visite dumici- linire, Le jeune homme demands un se «ond verre de rhum, ct lo \u2018gargen, en lo servant, lui dit d'm ton famillier.\u2014Dépéches-vous, Nas ullone fermer.\u2014Payez-vous, répondit Raoul on posant sur la table une pièce de mon- unie, puis il quills a ohaiw ot ar penta l'avenue do Clichy.Ra t devant la porte grise du jardin il jeta uni regard eur is mu- mille de cloture.C'ust à puine oi celte muraille avait deux métros de bauteur, Une borne de granit se trouvait à esté de la p rte.Ce wora incile se dit Raoul.Ft, comme l'avait fait Raoul Harmant, il ve mità se promener do long co large, uttendant.Le café qu'il venait de quitter for mait.Le coin qu'éclairait son vitra- peso trouva bientôt complète:nent dans l'ombre.L'uvonu était déserte.Duchemin se raprocha du mur d'encointe ot jotu par-dessus le paquet contenant pince, cimsau à fluid et tournes is, puis il atzondit do nou- voau jusqu'à minuit.\u2014Probablument mon gçaillard cet va bonne fortune ot passera la nuit vo ville, ee ditil, alors.Qu'il rentre vu qu'il ne rentre pas d'ailieurs, il faut agir.Après s'être assuré par un dernier coup d'œil que personne ne venait te son côté, Raoul sauta sur la borne dont nuus avons parlé, eaisit l'ar- titre du.mur, et d'un bond se trouva à chevai our ron cha .11 ne lui restoit qu'à ve laisser glis ser dans lo jardin, ce qu'il fit aussi- Une fois A terre il examina à td tons la serrure de la porte et ossaya do l'ouvrir, Elle était ferméo À double tour.Done, ur sortir comme pour fmrer, il faudrait recourir à l'esca- o.Tout en so promenant sur la por te, la main de Raoul rencontra des morceaux de fer mobiles.\u2014Den vorroux! penss lo jeune brame brave! Grdve 3 oux on no pourra pas ne surp! Et il tow pousen.\u20148i Solivoau revenuit wescrimor vontre au porto, pendant que jo re rui chos lui, comment sortiraivjo ?»e demanda-t-il casuite.L.-Il faut tout prévoir.1] fit le tour da jardin.Por: ière le petit pavillon le mur horduit un chantier de marchaud de bois.On voyait dans l'ombre, au-Josus des arbres, les hautes piles de bâches entasdes.\u2014On pourrait paseer par là, so dit l'exemployé de la mairie de Joigny, | seulement il faudrait quolgne chose peur no hausser.En même temps il heurta une petite cabane, d'an mètre de hauteur environ, qui servait au précédent lo- catuiro à élever des lapins.Voilà tout justo ce qu'il me fallait\u2026 poursuivit Duchemin.Si je unis obligé de buttre en retraite, une fois dans lv chantier je trouverui bien une iseue\u2026 Il retourna chercher lo paquet d'outils Inissée luisa pied de la première muruille, le déficela, s'up- procha de la porte do la maison, prit pince et, à la hautour de la serrure, l'introduisit eotro la porte et son cadre de pierre.Alors il fit une posée vigourouse ; on catendit un craquement sourd ; la porta céda.Dechemiu reprit ses outils, pénétra dans le pavillon, tira de sa poche une bulte d'allumettos-bougies, on enflamma une ct commença son exploration intérioure, out d'abord il fiuachit le seuil d'une pièce où se trouvnicnt des mal les c ot ficelées.Un bougovir était posé sur un meuble ; il on alluma la bougie.\u2014Le gredin vappriwit a filer, ce la soute aux youx !! murmura-t-il en examinant les caisses, dont plusieurs portaient en gros caructdros ces Mois :-\u2014 ÉTATS-UNIS.\u2014BUENOS-A TRES Ti n\u2019y avait pas do temps à perdre ! Pourvu que je n'Aie point à visiter tout cela per y découvrir les pape Pogues! mmenguas par les seu les.Les clefs sc trouvaient sux ser rurers de tous les tiroire.Le premior que Raoul ouvrit ne contenait que des objots sans importance pour lui.Ten fut do mémo d'un second, puis d'un troisième.Le jeune homme dans une autre pisse où tout d'abord un secrd- tairo frappa ses poux.; \u2014Ou je mo trompe fort \u201ctil, ou ce que je cherche ent là us.Le secrétaire était formé & clef.Pout la soconde fuie Raoul se ser vit de aa pince, et le panneau du meoublo lus facilement encore que n'avait cédé In porte du pavillon.Ce qui s'offrit à sa vue tout d'abord fut ut.e cortaine quantite de billets de banquo et de rouleaux d'or.=\u2014Fiehtre ! il était à son mise, le monsieur ! se dit Duchemin, c'est Paul Harmant qui devait financer ! Mais ce n'est point cela qu'il me faut! It gurrit un des tiroirs.Un portefcuille ot deux liasso de papiers attirèront son attention.ul examina vivoment le oon.tenu du portefbuille, et du premier coup d'œil il apargut les deux traites enrichien par lui de Is fausse signature de son oncle.\u2014Enfin ! enfin ! murmura-t-il avoc soupir d'allégemont A ces lottros de change était an- nexéo lu reconnaissance écrite par Amanda et remise à madamo Delion, la modiste « © Joigny- Li s'ompara de cette reconnaissan- co, heureux do soustrairo la jouno fomune à l'épéo do Damoclès suspendue sur su tête.Un troisième papier, portaut lo timbre du lu Républiquo Holvétique, attira son attention.Raoul lo parcournt ct pousas une exciumation de triomphe.(\"était un acto dos décès.\u2014Lo veai Paul Hurmaont ost mort à Genèvo! s'écria til, voilà qui va faire rudoment fhire plaisir à mon protectour Etionne Caatel.Romettant alors cos diverses pièces dans la portefauille, it le lissa dans sa pocho de vôté.Les poches de dor.riero do son pardessus roçuront les doux liassos de papiors.Ka ce moment le bruit de voiturce s'arêtant à lu perte du jardin de Soliveau parvint jusqu'à son oreille.I! voleva la tête et il écouta.Uu murmure de voix ee faisuit tiës distinotomont entondre au de- how, Raoul pronant wa bougio revint la remière pièce et s'approcha de k rto entr'ouvorte.Jno clef tournait dens la sorrure.\u2014La porte ost fermée aux verrous .dit une voix ou mms temps.Uno accond voix ajonta : \u2014Il y undo la lutmière à l'intérieur du pavillon.uchemin souffla précipitamment sa bougie.\u2014Kh bien, escaladez lo mur, com- mauds une troisième voix.Le jeune homme se wontit pris de frayeur.C'est parfaitement ici qu'on veut entrur, murmura-t-il.Qui cola peuvil sro 2.Ils sont plusieurs.vate résistance serait inutile.Si on me trouve, jo sats perdu.Donc, il ne faut pas qu'on mo trouve.8'élangant hom du pavillon it ga- gus l'endroit où #'adosesit & In muraille l\u2019ex-cabane à lapins, bondit sar vette cabane ot de là sur le chaperon, od il se tint debout, les yeux tournés vers le jardin d'Ovide.Il vit un borime cscalader le mur d'enceinte, ainsi qu'il l'avait fait lui- mémo une demi-heure auparavant, descondre.tirer les verrous et où- vrir lu porte.Plusieurs personnes apparurent alors, éclairées par les lanternes om.pruntées par deux hommes aux fis- cres stationnant dans la ruc.C'était une descente de police.Raoul n\u2019eut pas moius l\u2019ambre d\u2019un doute à ce sujet.H o'étendit alors sur le chaperon du mur, et retenunt son souffle, évitant de faire un mouvement qui pot le trahir, il lumcora aux aguots.\u2014Oavres la porte du pavillon, ordonna l'un des personnages qui n'était autro que le chef de ls sûreté Un des porteurs de lanternce »'u- vança vers le pavillon pour obéir.\u2014 pore ost ouverte ot a été forcée, dit-il, C'est pour cela que tout à l'heure it y avait ici de la lutoière.Les gens de justice franchirent le seuil.Ranul pensa.\u2014Un va cherchor qui a forcé la la porto et les meubles.On va me poursuivre, Il faut filer.Rapidement ot sans bruit il ve inieuu gliveor dans le chantier et se mit en quête d'unc issue.La porte \u201cdonnant eur la rue était formée.À cotle minute précise, Une voix s'éleva dans ie jardin d'Ovide.\u2014Le voleur s'est évadé en gagnant une des maisons voisines, disait cette voix! qu'on court au poste de police, ot qu'on établise une surveillance, uchemin, affolé de terreur, n\u2019en écouta pas davantage.Avixant un mur en fice de lui, il le gravit comme un chat, attoignit le chaporou, sauts, et, étouffant un Cri de douleur, resta étendu?sur le sol.Son pieds venait de porter à faux en tombant dans ano cour pavée, il ÿ avait taxation de la cheville, C Duchomin voulut se relover.Il n'y réussit point.I {Une douleur effroyable paralysait sc3 mouvements.\u2014Quello mauvaise chance! mur mura-til avec colère.Vais-je être obligé de rester là jusqu'au jour?\u2014 Ft qui sait si l\u2019on ne fouillera pas tous les jardinu, toutos les cours des environs ?Le jeune homme jeta un coup d'œil à côté de lui.La faible clarté de la luno à son déclait, dans un ciol; nuageaux, lui montra des voitures rangées sous deux hangars.\u2014Je suis chez un loucur, ec dit-il, et je vais fire en sorte de tirer parti du hasard qui m'a conduit là.Si je trouve moyon d'arriver à l\u2019un des ces flacres, ju m'y blottirai ot j'atton- drai le jour.Fuisant appel alors À tout son courage il so traina sur sos mains jus qu'au bangar, malgré l'indicible torture qu'il ressentait, se soulevs, ouvrit la portière d'une voiture, se hissa, et briné, à bout do forces, tomba sans connaiesanee sur les cousins.Dans le pavillon d'Ovide les gens de justice oberchait avec ardear.=\u2014On n'ost pas venu ici pour voler dit tout à coup le chef de la sûroté en montrant au jugo d'instruction l'or et deu billets de bunque bien on vuo sur in tabletto du secrétaire forcé, dent los tiroirs étaient grande ouverts, En voilà la preuve.\u2014Qu'y venait-on frire, alors?demanda le magistyat.\u2014DPrendro des papiers dont uno des réponses du misérablo Soliveau nous a laissé entervoir l'oxistonce.Cet homme s'est alors moqué de nous, reprit le juge ; il avait un com- plioe au Rendez-vous des boulungers ot se complice, lo voyant arrêté et vonu ici enlever tous ce qui pouvait les comprometre.\u2014Oe doit être Paul Harmant, c'est } Paut Harmant à coup sûr.La pinoe et les outils que voilà sont neufs.1s | ont été achetés exprès pour l'oxpédi- tion qui vient d'avoir lieu.Cet bom- tue était ici quand nous wommes Arrivés.Il à pris la fuite.\u2014 Oui, mais à cette heure da la nuit, il ne pourrs sortir des maison ui entourrent celle-ci.Les gurdiens de la paix demandés au poste de police surveilleront cou maisons.Au jour on tes visiters.Après cet échange de paroles on se remit en devoir de perquisitionner à l'intérieur, Les meubles furent explorés l\u2019un après l'autre, les matlos ouvertes et fouillées, Le chef de ia
de

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