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Titre :
L'Ordre: union catholique
Organe de l'Union catholique, L'Ordre accorde une large place à la vie religieuse mais s'engage aussi au plan politique.
Éditeur :
  • Montréal :Plinguet & Laplante,1858-1871
Contenu spécifique :
mercredi 21 novembre 1860
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

L'Ordre: union catholique, 1860-11-21, Collections de BAnQ.

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[" Bureaux, Rue St.Gabriel, 26.rere PRIX D'ABONNEMENT : \u2014 , PAYABLE D AVANCE, fonts de Publication : Landi, Mereradi ot Vendredi.Les Abonnements datent du ler.et du 15 de chaque mois.On ne recevra point d\u2019Abonnement pour moins de six mois.\u2014Tout semestre commencé se paie en entier.Lecture de M.Rameau : LA RACE FRANÇAISE EN AMERIQUE.(Suite el-fin.) Extrait de \"Echo du Cabinet de Lecture Paroissial.Lorsque les Acadiens vinrent se rétablir duns leurs foyers, Je ne sache pas qu'il se trouva, dans toute l'immense région où ils sc dispersèrent, aucun autre prêtre que le Père Maillard, demeuré caché dans la forét du Nouveau Brunswick, avec les proscrits qui y avaient cherché un refuge ; tous ces anciens et illustres confesseurs, qui avaient partagé les désastres des Acadiens et soutenu leur courage, étaient dispa- tus ; l\u2019héroique Abbé Leloutre avait été pris par les Anglais et enferiné au chateau de Jersey.Quand il en sortit, toujours dévoue à ce pauvre penple, il avait eté retrouver les exilés qui étaient en France, et en ce moment, il était occupé à les établir dans l\u2019île de Belle-Hie, sur les côtes de Bretagne, L'Abbé Desenclaves, après avoir longtemps crré avec sa petite congregation dans le Sud-Est de la Nouvelle-Ecosse, avait vu son troupeau atteint, dispersé cn partie, capturé par les Anglnis, et il était parvenu i regagner la rance.L\u2019Abbé Maillard restait clonc seul pour évangéliser ces communautés chréticanes, éparses sur une longueur de plus de 120 lieues.Durant 32 ans, jusqu\u2019en 1798, ces pauvres peuples restèrent dans cet état de délnissement, n\u2019ayant cn tout que deux ou trois Missionnaires qui parcouraient le pays, s'arrélant quinze jours dans un endroit, huit Jours dans un autre.Parfois certaines localités, trop élvigates et peu nombreuses, restaient deux ans sans voir de prêtres.Quand le Missionnaire mourrait, cette interruption de tout service et de tout cnscigne- ment religieux se prolongeuit bien plus encore.Enfin, vers la fin du IBime siècle, cet état de chose fut assez considérablement modifié pour que ces Missions pussent compter 8 ou 9 ouvriers upostoliques.C'était un grand progrès, inais encore c'était bien peu, puisque certains villages se trouvaient à 20 ou 5 lieues de la résidence habituelle de leur Curé.Depuis une trentaine d'années, ce nombre s\u2019est sensiblement aceru, cl cependant encore, à l'heure présente, les 66 parvisses Acadiennes qui æ trouvent hors du Canada, et qui comptent 80,000 âmes ne possédent que 31 prétres ; il en est encore ou Ion ne célèbre pas la Messe plus de 10 ou 12 fois par an ; surces 31 prêtres, 15 seulement sont François, ot parmi les pretres Irlandais et Anglais plusieurs comprennent mal la langue Française ; et sont absorbés par les soins qu\u2019ils doivent donuer à d\u2019autres parois- «s peuplées de leurs nationaux.Ces populations se sont donc trouvées longtemps presque dénuées de tout secours religieux ; même au- jourd\u2019hui, les ceclésiastiques y sont trop peu nombreux pour pouvoir prodiguer partout cette sollicitude patemelle, incessante dont la principale utilité ressort surtout du contact journalier ct en quelque sorte affectueux du pusteur avec son troupeau.La paroisse Acadienne n\u2019a donc presque jamais possédé cel avantage inappréciable qui u été départi aux Parvisses Canadiennes ; une existence vivante et intelligente qui étant lu personnification des sentiments, des besoins et de la confiance de tous, devenait un point central, d\u2019où partait la dircetion de l\u2019ac- livité commune pour la plus grande utilité de la société.De là qu\u2019est-il résulté ?L'instruction est restée nulle, et personne parmi eux ne s\u2019élevant jusqu'aux professions libérales, ils ont été constamment exploités dans la politique, dans le commerce, dans toutes les relations civiles de la vie, par un petit nombre d'étrangers intrigants et rusés qui sont venus s\u2019établir au milieu d'eux : comme ces hommes n\u2019y sont venus que dans la but déterminé d'y gagner de l\u2019argent ou une situation, comme ils ne sont liés avec eux ni par la parenté ni par une Existence cominune, ni par la religion, ni par les mœurs, n\u2019ayant en un mot aucune considération à ménager avec eux, ni dans le passé, ni dans le pré- nt, ni dans l\u2019avenir, ils les ont exploités sans mesure, et quelquefois les ont réduits à une sorte de servage qui rappelle les plus dures époques de la féodalité ot qui, pour s\u2019être entouré de toutes les précautions légales, n\u2019en est que plus odieux par l\u2019hypo- erisie de ses formes.Simples comme des enfants, pleins d\u2019une bonne | cordiale et trop confiante, sans amis, sans conseils, ou entourrés de conseils perfides, ils se sont trouvés sans défense contre les marchands, contre les hom- ines de lois, contre toute cette rouerie des fines médiocres, qui\u2019 sc croient habiles parce qu\u2019elles ont lo Lika wd 2 == me\" bénéficié du frottement des sociétés vivilisées.Ces hommes qui ne sont que les corrompus de nos cités, sont l\u2019objet du dédain des gens véritablement instruits et intelligents, qui ne sauraient être leurs dupes ; mais leur misérable astuce est infiniment dangereuse pour ces populations primitives, inexpérimen- tees, qu\u2019ils croient au-dessous d\u2019eux, tandis que celles- ci ignorent seulement le droit qu\u2019elles ont de les mé- riser ; et les Acadiens n\u2019avaient pas de curés pour e leur apprendre.Par suite de cettc même ignorance, ils se sont perdus de vue les uns les nutres, et perdant ainsi l\u2019idée de leur ensemble, ils se sont trouvés privés de ce res sort moral qui résulte, pour chaque homme, de lu conscience du grand nombre, en une communauté partagée d\u2019origine, d'idées et de tendances.Le moindre effort de ceux-ci excite ct encourage les efforts de ceux-là, et ceteflet, repercuté des uns aux autres, entraîne avec une émulation et une confiance toujours redonblée, l'action générale vers une énergie qu\u2019elle n'aurait jamais connue.Mais qui donc pouvait relever les unes de ces pauvres familles désolées ?Qui donc pouvait leur raconter ce que devenaient leurs frères?Lie monde pour cux s\u2019arrétait presque toujours à quelques milles du leurs paroisses ; ils y gisaient à demi écrasés, se tenant pour heureux de rester tels qu\u2019ils étaient, sans songer à marcher en avant.Dans cette vue si bornée quant aux lieux et quant au temps, ils ont été presque partout assez aveuglés pour rester cantonnés sur des parcelles de terre qu\u2019on leur avait accordées \u2018lors de leur premier établissement : ne pouvant calculer dans leur simplicité, les complications que renfermait l\u2019avenir, ils eroyaient bonnement que la terre serait toujours là, sous lu main de leurs descendants multipliés.li ne s'agissait cependant alors que d\u2019une demande à faire, une véritable formalité à remplir ; mais comment auraient-ils connu le besoin ou la valeur réelle des formalités légales ?Comment auraient-ils pu caleu- ler l'éventualité des émigrants, la portée si rapidement puissante de la progression de leurs familles ?Les quelques paroisses qui se précautionnèrent de terre en arrière de leurs possessions, ne le firent précisément que sur les instances et par les démarches personnelles de quelques Missionnaires qui séjournaient au milieu d\u2019elles ; encore ces instances les remplissaient-ils d\u2019étonnement, et co n\u2019était qu\u2019en souriant qu\u2019ils donnaient leur adhésion à ces demandes qui devaient être pour eux d\u2019un si important résultat.Mais dans un grand nombre d\u2019endroits, ces précautions ne furent point prises, presque partout elles furent insuffisantes ; les émigrants sont venus, déjà beaucoup de paroisses Acadiennes sont aujour- d'hui cernées par une population étrangères qui leur interdit désormais toute extension, et partout, plus ou moins, ces populations ont été victimes de leur im- révoyante négligence, qui colle mème n\u2019élait que le ruit de leur ignorance, de leur isolement et de leur délaissement.Voilà, Messieurs, comment un peuple plein de foi, courageux et très-intelligent à vu sacroissance languir, etestdemeuré dans l\u2019abaissement, exploité par les émi- grunts Européens et Américains, circonscrits sur un espace qu\u2019il ne tenait qu\u2019à lui d'élargir.Vous pouvez apprécier de quelle utilité même temporelle a été à votre population presqu\u2019entièrement rurale, lors de la conquête, la présence d\u2019un Corps constitué, dévoué et éclairé, qui a été au milieu d\u2019elle comme le levain du progrès.11 vous est aussi facile de saisir maintenant combien la conservation des Acadiens, à travers un tel dénû- ment matériel et moral est chose surprenante; car, s\u2019ils n\u2019offrent point tout le développement, toute la cohésion que vous présentez vous-mêmes, il faut bien observer néanmoins que leur identité religieuse ct nationale est aussi complète que celle qui se trouve en ce pays.Bien qu'\u2019assujetti presque partout à la nécessité de parler l\u2019Anglais, par suite de l\u2019extrême mélange des deux races, nulle part néanmoins lusage de la langue française n\u2019a faibli, et c\u2019est à peine si, dans un petit nombre de paroisses, on aperçoit dans lu conversation une introduction notable de mots étrangers.La tradition de leur histoire, de leurs malheurs, de leur triste pérégrination se maintient constante, inoubliée, dans les failles, avec le souvenir et l'amour de leur origine.Malgré leur grande dispersion ct le peu d\u2019importance relative de chacun de leurs groupes ; malgré leur mélange avec les villages Anglais, ils ne se marient guères qu\u2019entreux, et c\u2019est un fait bien notable, que l\u2019on trouve presque dans chaque paroisse quel- | Montréal, Merciedi, $1 Novembre 1640.- ER v UNION CATHOLIQUE.a Vv cat \u2019 9 an oh .4 net PRIX DES ANNONCES.Aix lignes, première insertion.\u2026.B00 Ohaque insertion suhséquente.\u2026.\u2026.\u2026.13 Dix lignes, première insertion.0 Ohagce :nsertion sulwéquente.Au-dessus de dix lignes, par lgue.Chaque insertion subséquents, par ligoe.3 Un quarré, à l\u2019année .\u2026.\u2026.$30.00 Un demi-quarré \u201c seborsen senc rec ce encens 16.00 Toutes les lettres d'affaires, communications Correspondances.doivent être [adressés franco au Diresteur du Journal, No.26, Rue St.Gabziel arucsccacuoc0olŒ sense 7 ques familles Anglaises on Irlandaises devenues Acadiennes par la langue, les mœurs et les relations; tandis qu'il est presqu\u2019inpossible de trouver des Acadiens qui soient devenus Anglais.Fait notable et que je vous signale, comme devant curroborer les ob- scrvations que déjà je vous a) présentées relativement à la puissance plus grande d\u2019expansion et d\u2019assimilation que vous possédez au milien des autres pen- ples.Et il faut bien qu'il en soit ainsi, puisque, dans des circonstances si inégales, vous prenez presque l\u2019avantage sur cux, tant dans l'expansion de votre race, que dans l'assimilation de la leur.ll n\u2019est pas jusqu\u2019au costume que les Acadiens n'aient conservé, distinct de celui des Anglais, et plus ou moins confornne à celui qu'ils portaient autrefois dans l\u2019Acadie.La coiffure des femmes parait avoir consisté alors en un bonnet par-dessus lequel on fixait unc sorte de voile ndr retombant en arrière sur les reins, et semblable à lamantille Espagnole ; quelques paroisses, comme cello de la Baie-Ste.-Marie, portent encore cette coiffuré entièrement et généralement conservée ; quelques autres Pont modifiée en transformant le voile en une sorte de fichu noir dont la pointe tombe en arrière; dans plusieurs endroits cette coiflure n\u2019est plus patée que par les femmes âgées, mais partout on en retrouve si bien la trace qu\u2019il ne peut exister auchan doute sur ce point, que telle était l\u2019ancienne coiffure des Acadiennes.\u2014Cette observation, sur laquelle je me suis appesanti à dessein, a achevé de me confirmer dans l\u2019opinion où j'étais que les Acadiens séftaient d'une émigration Française plus méridionale que celle qui a peuplé le Canada.\u2014Cette opinion se basait sur la nature de leurs noms, sur l\u2019accent pagiculier et encore recan- naissable dc leurs prononciations et enfin sur I'en semble des documents et taditions que nous possédons au sujet de leur établissement.\u2014Cette coiffure vient complètement à l\u2019appuide ces présomptions, ca il n\u2019y u qu\u2019un seul endroit en/France d\u2019où ait pu leur venir cu costume si semblablq à la mantille Espagnole, c\u2019est le pays Basque ; et en eflet nous savons que les pécheurs Basques furent les premiers Européens qui fréquenterent les côtes d'Apadie, longtemps mème avant M.de Poutrincourt, et Ms durent naturellement fournir souvent des recrues adx colons qui s\u2019y établirent ; ces premiers colons euxtmèmes vinrent presque tous de in Rochelle, et du pay» compris entre cette ville et Bordeaux.lis n\u2019y aurdit donc rien d'étonnant que les Basques et les Gascons eussent donné le ton et la couleur générale à la Colonie de Port-Royal, comme les Percherons et les Poitevins le firent pour celle de Quebec.S\u2019il est touchant de voir combien ils se sont parfaitement conservés, il est non moins intéressant d\u2019examiner comment ils se sont étendus ; car, si malheureusement, par suite de leur inexpérience et de leur délaissement, ils se sont laissé circonscrire en quelque point, il n\u2019en a point été partout de mème.En un certain nombre d\u2019endroits, ils ont pu s\u2019assurer une assez grande étenduc de pays pour pouvoir y asscoir une petite agglomération de paroisses, adosséus les unes contre les antres ; et dans plusieurs districts, l\u2019absence d'immigration européenne laisse encore derrière eux libres et vacants d'immenses espaces, où ils peuvent su pousser et s\u2019étendre vers la profondeur des terres ; en ces lieux, il est permis d'espèrer qu\u2019ils pourraient peupler presqu\u2019exclusivement le pays, surtout si quelqu\u2019émigration de la même langue et de la mé- me race venait les aider à l\u2019occuper.C\u2019est surtout dans le Nord du Nouveau Brunswick qu'il ea est ainsi; il y ala unc population de 82,000 Acadiens, répandus tout le long des côtes, depuis l\u2019Isthme de Shediac jusqu\u2019au fond de la Baic-des-Chaleurs, formant un angle dont l\u2019intérieur cst entièrement vacant, le terrain n\u2019y cst point montagneux, il est fertile, couvert du forèts dont lu majeure partie sont des bois francs ; le climat n\u2019y cat point rigoureux ; ce pays est à la porte du Canada ; peut-être importerait-il que le Canada ne les perdit point de vue.Mais le petit nombre de leur population, insuffisante pour occuper les territoires qui s\u2019étendent autour d'eux, n\u2019est pas le seul obstacle qu\u2019ils aient à surmonter; leur peu d\u2019instruction, le peu de ressources qu\u2019ils ont pour en acquérir apporte la plus grande entrave au bon emploi des forces même dont ils dis sent pour multiplier leurs paroisses.Leur attachement routinier et malheureux pour le bord de lajmer et l\u2019industrie de la pêche qui les n toujours laissés pauvres, no peut être rompue qu\u2019à mesure que l\u2019instruction plus répandue mürira chez eux la réflexion, élendra les idées, ct leur donnera une compréhension plus facile et plus juste de leurs meilleurs intérêts \u2014\u2014 présents et à venir.N'ayant aucune action sur la vie litique et sociale de leur pays, ils supportent toutes es chargus de la cominunauté, sans en tirer presqu'- aucun profit, souvent bien que les plus nombreux, ils n\u2019ont ni députés, ni même de juges de paix, faute de compter parmi eux personne qui soit en état d\u2019en remplir les fonctions ; et ainsi ils se trouvent impuissants et exploités sous toutes les formes de lu vie publique et privée, situation qui tient pour une forte part à la grande ignorance où ils sont plongés.Car de même qu\u2019ils manquent de prêtres ils manquent nussi d'instituteurs ; ils n\u2019en possèdent en eflet qu\u2019un petit nombre qui noient capables et Français, ils n\u2019ont que peu de sympathie et de confiance pour les instituteurs Anglais, et ajoutons enfin que presque toutes les paroisses sont trop puuvees et trop dispersées pour pouvoir entretenir de bons tnaïtres.; Peut-être le Canada pourrait-il leur venir en aide sous co rapport, aussi bien que pour le peuplem>at de leur pays; et quoiqu'il puisse arriver, en acceptant ce patronage, il accompliruit non seulement une grande œuvre, mais une œuvre d\u2019an grand intérêt pour lui, car si lu population Acadienne était secondée, rien ne lui serait plus facile que d'ocenper cette partie aujourd\u2019hui vacante du Nouveau-Brunswick qui borde le Golfe St.Luuren* et qui fonne les bassins du Miramichi et du Ristigouche.1 Il se trouverait alors que le Cunada aurait juxta posé à ses limites un pays semblable à lui-même, comme Religion, comme langue, comme origine et comme sympathie, et tout en leur donnant de la force il se serait ainsi fortifié lui-méme.Maintenant pour terminer, messieurs, jetons un coup d\u2019œil rapide sur l\u2019ensemble des faits que nous venons de parcourir.La Race Française compte dans l\u2019Amérique du Nord 5 formations principales.1° Les Acaniens.\u201449 Les Canadiens.83° Les divers groupes épars à l'Ouest des Grands-Lacs de- uis LE Détroit jusqu\u2019au Lac Winmieru.\u2014d49 Les Mrasou nues comprenant les villages du Sud de Ulli; St.Louis, et toutes les colonies Françaises éparse l\u2019Ouest sur le Missouri et vers les Grandes-Prairies.\u201450 Les LouIsIANAIS.; Je néglige quelques groupes excentriques et moindres, tels que ceux de Vincennes, de la Rivière-du- Chien, de l\u2019Orégon, ainsi que les nombreuses agglo- nérations Françaises qui existent dans quelques villes des Etats-Unis comme à New-York, à Louisville, à Troy, à Chicago, ete.ete.Mais la classification que je viens de vous présenter peut être considérée comme embrassant à peu près l\u2019ensemble des Français de l\u2019Amérique du Nord, et il est remarquable que leur enchainement dessine parfuitemet la ligne des anciens postes gcenpés, il y a cent cinquante ans, sous la domination pensée ces tronçons épars, mais il est permis de croire et d\u2019espérer que tous peuvent persister, et que quelques-uns môme peuvent s'accroitre, s'étendre ot former un bloc de population ayant sa vie propre et originale.Les établissements des Allemands aux Etats-Unis ne peuvent laisser aucun doute sur la possibilité d\u2019un tel résultat ; nos groupes français ont méme cet avantage que vous êtes bien plus près d\u2019eux que l\u2019Allemagne ne \u2019était de ses Colons ; si done ils sc sentent soutenns, ne fut-ce que moraletmnent par un bloc de population considérable comme le votre, ayant une véritable existence nationale, semblable en tout à leurs traditions ctà leurs sympathies, nul doute qu\u2019ils n\u2019en regoivent une grande force pour leur conscrva- tion et leur accroissement.Or, rien ne vous est plus aisé que d\u2019accomplir cette noble inission, du moment que vous vous mettrez dans l\u2019esprit que vous le pouvez, que vous le devez.Ayecz la juste conscience de ln force supérieure d\u2019expansion et d\u2019assimilation que vous possédez en vous- mêmes.Vous ôtes aujourd\u2019hui ici un fait acquis; on ne déracine pas un million d'hommes, quand ce million d'hommes ne le veut pas, ct si je ne me trompe, j'ai retrouvé parmi vous, battant au cœur, beaucoup trop de notre fibre française pour croire que vous vous laissiez écraser.Il n\u2019appartient point, soyez en très sûrs, à quelques intrigants et à quelques brouillons politiques de détruire ce qui est basé sur les anciens frailés, et ce qui a grandi par la persistance du courage, et du dévouement ; ce que l\u2019on n\u2019a pas pu faire alors que vous étiez moins de 100 mille, on ne le tentera pas aujourd\u2019hui que vous êtes devenus par votre seul essor dix fois plus nombreux.\u201cSE Ce progrès étonnant donne i la fois la mesure) de nois, ceux qui sont autour de Ste.Genevidve, et Fi 8 rançaise.ll no s\u2019agit point, messicurs, vous le concevez, de rejoindre autrement que pur la votre force et celle de votre avenir ; il a reposé sur deux fortes bases qui ne vous manquieront pas, quelque soient les luttes que l\u2019on puisse susciter contre vous, : .La première, c\u2019est votré attachement à la Religion Catholiquevotre population.L'une vous a fourni non seulement cette remarquable cahésion avec laquelle vous vous êtes sontenus, alors que les éléments de la nation étaient si faibles, si peu instruits, si, dispersés ; mais encore, elle vous a donné et alle vous donne tous les jours de L'intelligence et des mœurs.L'intelligence par le soin si vigilant que le Clergé de ce paya a toujours donné à l\u2019instraction publique, qui sans lui y existerait à peine.\u2014Les mœurs qui r£ sultent de la simple et sincère pratique des enseignements religieux; et, quand je parle des mœurs, ne croyez pas que j'en parle comme d\u2019ane de ces matières banales que le bon usage et la convenance veulent que l\u2019bn montre aux hommes, au moins de temps en tomps, cumine on expose dnns les fêtes publiques, des mannequins de convention qu'un usage séculaire y ramène.Prenons très au sérieux ce propos dus niœurs, car si vous avez quelque supériorité sur les races étrangères qui vous entourent et qui se sont imaginées être mieux que vos égales, vous ne le devez qu\u2019à la sévérité consorvée des mœurs de ces campagnards qu\u2019ils dédaignent et qui sont le véritable nerf de ce pays.Il est des esprits superficiels et vulgaires qui se laissent éblouir par le mirage matériel des choses, et qui attribuent une importance supérieure nu côté économique et commercial des peuples ; ces hommes ont le malheur de ne jamais voir qu\u2019an point de l\u2019horizon, inais c\u2019est.l\u2019histoire toute entière des peuples qui nous apprend comment les nations grandissent, et comment elle tombent.Quand à moi je n\u2019oublirai jumais an mot profond, échappé de ln bouche d\u2019un vieux Romain célèbre par les services qu\u2019il rendit À son pays, le Consul Fabricius.Ayant été envoyé en ambassade près du roi Pyrrhus, il trouva cette cour toute remplie de rhéteurs qui pensèrent pouvoir éblouir aisément l\u2019esprit de cot homme, en apparence si simple ; ils déployèrent devant lui le luxe élégant ci raffiné de la Grèce, ot se prirent à lui vanter la doctrine d\u2019Epicure, doctrine qui ressemble sous bien des rapports à tant de théories qui circulent autour de vous.Le Romain les écoutait triste et pensif, et tout à coup, au lieu d'ane explosion d\u2019admiration, il les stupéfia par cette réponse terrible : \u201c Plaise à Dien que toutes les nu- \u201c tions ennemies de Rome professent de tels principes \u201c el les mettent en pratique, nous aurons bientôt con- \u201c quis;le monde.\u201d Chacun sait comment les événements prouvèrent réponse, Cre fiers patriciens et ves rudes plébéiens comprenaient parfaitement que cette grande simplicité que l\u2019on appelait chez-eux grossièreté de mœurs, était en réalité le palladium de leur force; ils compre- naicnt que ni la perfootion des arts, ni l\u2019habileté commerciale, ni la puissance industrielle clle- méme ne suffisent pour fonder un peuple: ct en effet, ils ssumirent la Grèce luxueuse et énervée, ils écrasèrent Carthage, la riche, l\u2019industricuse, et ils ne succombèrent eux-mêmes qu'après avoir perdu leur propre vertu; vainqueurs des autres peuples, mais n'ayant pas pu triompher d'eux-mêmes! Lu Religion Chrétienno donne à la vertu moderne une base plus solide, ct il faut espérer qu\u2019elle pourra mieux rôsister que la vertu antique, à la redoutable épreuve que la civilisation impose à l\u2019homme par le développement même de sa puissance.Seule la religion peut lui conserver, au milieu de l\u2019enivrement de ses progrès, la retenue du cœur, ainsi qu\u2019une mâle simplicité dans ses mœurs, et si comme le vieux Fabricius vous voulez former nn vœu pour votre patrie, ah ! souhaitez, Messieurs, souhaitez qu\u2019elle ne s\u2019en départe jamais.La seconde base sur laquelle s\u2019appuie la force ct la veloppement de votre population ; il est inutile de vous en donner le détail, les faits parlent assez éloquemment par eux-mêmes, ct vous suvez comment ce petit noyau d'hommes demeurés ici, il y à cent ans, ont grandi en dépit de la pression, de la domination et de l\u2019immigration étrangère.Mais maintenant, Messiours, vous êtes arrivés À unc époque où il ne suffit plus de laisser cette\u2018 expansion fonctionner seule, abandonnée au hazard de son impulsion.Tel ressort qui agit utilement sans une grande surveillance sur une petite échelle, produit avec le laps de temps et Feuillcton de \u201c l'Ordre.\u201d Torr LE MANOIR DE VILLERAI.Loman Historique Canadien sous 14 Domination Française, Par Madame Leprohon, TRADUIT DE 1ANGLAIS Per E.L, do BELLEFEUILLE, IIT.(Suite.) C'était la voille de Noël.Lu journée était excossivement froide, mais un soleil éclatant qui luisnit sur la neige quincelante, en en faisant briller toutes *2 particules comme des diamanda, | lempérait pleinoment Pair glacé do-det timosphère d'hiver Les hots du mia- ir passaient leur temps A tqut co gido \u2018urs goûts individuels pouvaient leur, , quéscrer, et jouissant, par dessus tait, | \" cet agréablo sans-géne, do co parfait era lor, qui forme un des carac-, êres distinotifs de lo vie do nos mai- tons de campagne.ÿ .cadame de Choiseul ot plusieurs j \u201cUtres étaiont ullés se promener en acrriole, tandis que dans le salon, ma- orny ot lo comte do demoiselle de 1.Taye exercaient leur adresse au jou.dela lagatelle; la dame, peut-être, plus; occupéo à fairo ressortir sn gracieuso taillo ot ses jolies mains qu\u2019intéressée au succès du jeu lui-même ; et son compagnon évidemment rempli de la même louable ambition.Une autre personne était avec eux dans la salle : c\u2019était do Montarville ; mais peu occupé de ses compagnons, il regardait si- encicusement par embrasure d\u2019uno fenêtre.Tout-à-coup la porte s\u2019ouvrit, ot la jouno hôtesse, couverte de riches fourrures, entra dans le salon.\u20140Où allez-vous donc, chère Blanche ?demanda langoureusoment mademoiselle de Morny, en ls regardant.d\u2019un air ennuyé.i \u2014A notre petite église, nfin d\u2019aider à placer les décorations pour la messe de minuit.\u2014 Puis-je vous y accompagner ?demanda de Montarville, en s\u2019approchant d'elle, \u2014Et moi auesi ! et moi aussi ! s\u2019é- criérent le comte ot ss compagne.Jo suppose qu'il serait inutile de vous refusor, reprit Blanche on souriant ; mais si je mo rappelle bien, comte, \u201c qu\u2019il n\u2019y avait que des ours ou d'autres snimaux pareillement bien protégés par la nature contre le froid, qui pussent s'avonturer dehors par une telle température.\u2014Ah ! mais nous ne pouvons que suivre, quand mademoiselle de Villeraielle-même nous précède, quelques saient vous avez déclaré oe matin au déjeûner les dangers ot les inconvénients do la route, répondit le comte avec son salut le plus gracieux.; lanche, sans faire atten tion à cette dernière phrase, suivant sn manière ordinaire do recevoir les compliments de M.de Noraye, dit à Mademoiselle de Morny qu'elle lui donnerait le temps do faire sa toilette, ai olle était réellement désireuse de l'accompagner.Commo do raison, mademoisello de Morny répondit affirmativement, ot après une demi-heure d\u2019ennuyeuse attente, ses compagnons la virent rovenir, paraissant très-élégante ot tout-à-fait charmante, duns son sombre habillement d'hiver.Ils farent bientôt en route, lo comte \u2018de Noraye se consolant lui-même en assurant À la belle Montréalaise, comme il nommait souvont mademoiselle de Morny, quo le olimat do la Sibérie était doux en comparaison de celui du Canada, ot qu'il s'étonnnit que la mère- patrio n\u2019eût pas choisi cette colonie comme lieu de détention pour ses criminels ; des motifs de miséricorde souls, ajoutait-il, ont dû l'en empêchor.Ils arrivèrent en.peu do tomps à la jolie petite église, déjà décorée de feuillages ct de \u2018festons produisant un effet simple, mais charmant.Près do l\u2019un des autols latéraux, on avait formé une niche avecdes branches de sapins, et c\u2019est là\u2019 que mademoiselle de Villerai, nprès uno courte prière au maître autel, diriges ses pas.>-Le travail'an- : cnractères, et disant térieur d\u2019une main de femmo habile ot attontive l\u2019avait sans douto précédée, car la petite alcôve était admirablement bien ornée de fleurs artificielles et de rubans au gaies couleurs, tandis quo dans une crèche de paille reposait uno représentation de l'Enfant Jéaus.C'est là que plus d\u2019une pieuse mère de famille avait souvent emmené ses petits enfants ; et tandis que leurs jeunes yeux regardsient avec une respoctueuse admiration Ia créche de Nodl, ello leur avait raconté, tout bns, la merveilleuse naissance de ce prodige d'amour, et surtout les ouvrages encore plus merveilleux de l\u2019enfant de Betliléem, dont In figure gisait devant eux.La dernière main, teutefois, restait à donner aux décorations, et pondant quo Blanche s\u2019en vocupait de Montarville s'efforçait de so rendre aussi utile quo lo lui permettaient ses faibles connais- sancos en ces matières.Le comte de Noraye, au contraire, avoc sa belle compagne s\u2019smusaient ensomble à examiner les spécimens extraordinaires do sculpture sur bois que leur offrait la petite église, ct à en rire.Il faut avouer que ces pièces n'étaient pasjpeu grotesques dans leur genre.On y voyait des chérubins aux yeux singulièrement ronds et aux joues énormément bouffies ; des saints aux traits implacables et menaçants, contredisant d'une manière ridicule la placidité de leurs ue oi ls piété ot le zèle du'\u2018aculpteur- avaient + \"Une fois, en\u2019 se\u2019 penchant en été bien grands, son habileté au moins était en défaut.Blanche de Villerai, toutefois, croyait avec raison que rien ne peut excuser lirrévérance dans un lieu do prière, ot après avoir onduré pendant quelques instants les chuchottements continus et les rires à moitié étouffés des deux critiques, elle 50 tourna subitement vers le vicomte et lui dit à voix basse : \u2014M.de Noraye aura la bonté de ge rappeler qu'il est dans une église, et non dans un théâtre.\u2014 Ciel ! quelle bigotte ! souffla quelque temps aprés, de Noraye à mado- moiselle de Morny, qui lui fit connaître son assentiment en inclinant la tête silencieusement, et en souriant.Ce sentiment un peu pénible commençant à se glisser dans e petit groupe, fut en partie dissipé par l'arrivée de la jolie villageoise, Rose Lauzon, portant: dans sa main une touffe do géraniums et d\u2019autres humbles fleurs domestiques ; car le manoir ne pouvait se vanter de posséder un conservatoire.Rose e'approcha timidement, mais gracieusement, sans même jeter un regard sur sucun des membres du groupe istingué, au milieu duquel elle.se trouvait maintenant ; mais avec une -Apts parmi le pouple, où geulemert la fleur qu\u2019elle tenait à la main tomba par terre.Prompt comme la pensée, de Montarville s\u2019approcha pour la ramaseer, et en la présentant à a jeune fille avec la même graciouso courtoisie qu'il aurait déployée auprès de madomoiselle de Villerai elle-même, leurs yeux so rencontrèrent pour lu première fois.Ah! Rose, gentille et Jolie petite Rose ! no plongez pas trop souvent vos regards dans ces yeux noirs et avides, mais ropoussez l'ur- dente admiration qu\u2019ils expriment, car, que pouvez-vous avoir de commun avec l'ilustre de Montarvillo, l'amant fortuné de la seigueuresso de Villorai?En quittant l'église, de Noraye, qui so ressentait encore du vif reproche de Blanche, et qui do plus so piquait d\u2019ô- (tre tant soit peu philosophe, s'écria d\u2019un ton moqueur déguisé sous.lo prétexte :du savoir : ,Ç Es \u2014De grâco, mademoiselle de Villerai, pourriez-vous me dire quelle intention on a euo en plaçant cette poupée de cire dans un lieu ei apparent 8t-co pour encourager l\u2019amour des beaux pour le divortir innocemment ?- 5 \u2014Ni l\u2019un ni l\u2019autre, comte.* Ii faut que vous ayez entièrement outilié les habileté et une promptitude qui montraient bien que los autres décorations de la niche lui étaient dues on grande tie, elle s'occups d'entreméler ses leçons que, comme catholique, vous avez dû asns -doute recevoir pendant votre erifance ; aütreniônt vous né man- queries pas de vous ressouyenir'que l'i- urs avec le.vest sombre des PY keel \u2018mage dont voudparles eet un He ces cales yo Abi REY Ta jeunesse ot mêrne lo cœur do l\u2019homme mûr plus efficacement que no le pour- Faient faire des heures © prédication.O'est le grand mystère du fils de Dieu descendu du ciel pour so chargor de nos fautes, ot ondurant pour nous des souffrances indiscibles, Silencieux, sinon couvaincu, de Noraye no répondit rion, tandis que do Montarville, évidemment en proie à uno profonde préoccupation, ne pouvait, s'empéchor- d'admirer en lui-même le courage tout-à-fnit chrétien et la foi vive de la jeune fille à ses côtés.Mais nous n\u2019en dirons pas davantage de la Messe «le minuit, malgré que des artistes aurnient aimé à contemplercet- tes cène solennelle, étrange et touchante.La lüeur tremblante des flambeaux, luttsnt contre uue obscurité de minuit, une faible et douteuse lumière éclairant les coins ot les angles obscures du petit temple, et formant de beaux © ets d'ombre et de demi-jour, le maitre.\u2018autel richement illuminé au milieu de nuages d'encens, semblables à de lé.Gères vapeurs jouant autour de lai, emblème touchant des hommages qui p'élevaient alors Je tous les cœurs vers d'homme de Galilée, qui, à Is môme heure, quelque dix-buit siècles aupara- vènt, était né dans une étable pour enseigner l'humilité à l'homme déchu ; tel, était le spuctacle à la fois simple, Males ot artistique, que, présentäit L'Eglise paroigaialo do, (Villeraii: (4 co.3» La seconde, c\u2019est lo puissant développement de À ton ce qu\u2019il y avait de profond bon sens dans cette conservation de votre nationalité, c\u2019est le puissant dé- x désordonnée et improductive, s'il n\u2019intervient pas unc vigilance active ct toute la bonne économie d\u2019une organisation intelligente.Ainsi en était-il de l\u2019expansion de votre population, tant qu'il ne s\u2019est agi que de se poussor l\u2019un portant l\u2019autre, des anciennes paroisses vers les terres limitrophes encore inconcé- décs ; la sollicitude des pères de fa- tnille, le zèle patriotique du peuple a pu suffire ponr bien en distribuer le mouvement ; mais maintenant les circonstances sont devenues plus compliquées et la distribution de Pexcédant de la jounesse moins nisée.La relation entre la terre qu\u2019il est utile de faire établir et la population qu\u2019il est nécessaire de faire émigrer est devenue plus éloignée ; cette relation ne peul que difficilement s'établir toute seule, et encore n\u2019est-ce qu\u2019avec de grandes pertes de forces qui sont ici de grandes déperditions d'homnmes.Vous ne sauriez donc trop prodiguer du soius et de sucrifi- ces afin de diriger utilement l\u2019oxpan- sion de votre population, c'est-à-dire porter les émigrunts là où il y a besoin d\u2019émigration ; ce qui veut dire au fond, conserver votre sol ct vox citoyens par, une utile juxtaposition des uns et des autres.Or, la sympathie et le concours que vous donnerez à tous les éléments Français cn Amérique ne sont que l'extension de cette même idée, votre attention ot votre action doivent s\u2019attacher à tous ces groupes unciens ou mudernes qui, sortant de la même origine que vous, ont des titres à votre sympathie et peuvent ajouter à votre force vu à votre influence.Toutes les fois que vous travaillerez pour eux, soyez certains qu\u2019au fond vous travaillerez pour vous-mêmes ; voili pourquoi j'ai voulu appeler votre attention sur l\u2019ensemble de tous les débris de la race Française, répandus en Amérique, «1 sur cette idée uussi honorable pour vous que grande pour elle-même, à suvoir que vous pouvez etre le point central d'appui pour la conservation et le juste développement du nom et du génie Français dans l'Amérique du Nord.Et pour celu que faut-il faire ?Vous inquiéter de ces frères dispersés, vous mettre en relation uvec eux, muinte- nir ces relutions, devenir le centre d'une vaste société entre toutes les branches disjuintes du cotle grande race, et fournir vous-mêues le type de la société Franco-Américaine.En agissant ainsi vous servirez d'appui généreux uux fuibles, vous vous procurerez un supplément de foi- co et d'influence, et vous travuaillerez à l\u2019extension du génie Français dont vous éles les représentants et les héritiers dans ce Continent.La ruce Anglo-Saxonue qui n de très-précieu- ses qualités à aussi ses défauts ; elle mauque, entre autres, de cet esprit d\u2019orgunisation et de méthode si fécond pour la science, qui va de Panalyso & ln synthdse et conduit ime à l\u2019esprit de généralisation; elle manque aussi de cette vision de l\u2019idéul, quifseule emporte l\u2019homme au dessus des considérations vulgaires dans les sphères où ont vécu cos grands mai- tres qui semblent tenir du prophète autant que de l\u2019homme, et qui sont les Rois toujours aimés, toujours incontestés de l\u2019intelligenee humaine.Mais si les Anglais péchent sous ce rapport, les Anglo-Américains ont encore outré leurs défauts ; c\u2019est donc à vous, les descendants de ln civilisation Catholique, Greco-Latine et Française, qu\u2019il appartient de doter le génie Américain de cette élévation, de cotte ampleur du cœur et de la pensée qui out fait In gloire et le caractère casentiel de toutes les grandes civilisutions qui ont marqué dans le monde.: Vos voisins ont richement développé les qualités industrielles del\u2019homme, ils lui ont fait dominer la nuture extérienre.Maintenant, en groupant autour de vous toutes les traditions Françaises en Amérique, toute la famille Francu-Américaine, conduisez cette société plus haut ; que l\u2019homn:e apprenne par la puissance do sa réflexion sur ses sentiments et son intelligence propres, à suisir la nature exiérieure, afin de s\u2019élover au dessus de lui-même, dans ces régions supérieures de la pensée d\u2019où les artistes éminents ct les fortes intelligences ont prodigué leurs admirables trésors sur l'humanité.BAS-CANADA.Montréal, 21 Novembre 1860.us cn 000 emtam re 8 A0 0 trace «mor tr à de ett see - re oe \u2014\u2014 À nos échanges de France ot de Belgique., Le gouvernement canadien ayant -depuis pou imposé un tarif de deux conts sur tout journal, ot un tarif encore plus élevé sur les revues périodiques venant d'Europe par la malle anglaise de Liverpool à New-York, nous prions les propriétaires des journaux frangais ct belges avec lesquels nous échangeons de bien vouloir adresser leurs échanges par ln mallo canadienne exclusivement, vù que nous n'avons rien À payer par cette ligne.: \u201cPlusieurs abonnés du Monde, de|?PAmi de la Religion, du Correspondant et de Universel, nous prient de faire en\u2019leur:nom'la\u2018imême-demaiide: l\u2019accroiasement de sa force, une action} | Dimanche prochain, à 6 h.P.M.lea catholiques de Montréal se réunirunt & VEglise Parvissiale pour commémorer pr une cérémonie funébre la mémoire © ceux qui ont versé leur sang pour In défonse du St-=iège.Notre ville, comme loutes les autres villes catholiques, veut montrer qu\u2019elle uussi d'est inue au cri de douleur poussé pas l\u2019Egliso, el nos concitoyens, aux pieds de leu.tel, eu entendan! l\u2019hymne funèbre, se souviendrunt avec reconnaissance et admiration des nobles auldats que nous pleutons aujourd'hui.Toutes les différentes suciétés qui ont coutume de figrrer dans notre procession nationale so sont donné rendezvous à l\u2019Eglise Paroissiale, et les officiers de ces sociétés doivent ve réunir à l\u2019Institut Canadien - Français un peu Avant lu cérémonie pour se rendre en corps à l'Eglise.@8 musiciens qui forment le chœur de la Paroisse nous promettont pour la circonstance de In musique des plus grands maîtres.On chanter en autres raorceaux le Dies Irae de Mozart.Sur cette magnifique production il est iau- tile d'uttirer Tationtion des amateurs.Cleat surtout eu suivaut lo texte que l'onsera saisi d\u2019admiration en voyant avec quello vérité l'idée exprimée par les mots est rendue dans lu musique.C'est lu colère, la crainte, la trompette deri ière, lo juge suprême, la voix qui supplie, lu confusion ot les tourments de l'enfer, le chant du ciel, le jour dernier où la poussière se remue pour rendre l\u2019homme à la vie.Nos lecteurs serunt peut-être bien ui- ses de savuir à quelle occasion Musart cumposa sa inesse de stequiem dans lu- quelle so trouve le Dies Jrae, messe qui eat regardee à bon droit comme son chel- d'œuvre.Voici ce que nous trouvons dans l\u2019édition de Novellu qui lo tire lui-même de lu biogruphis de Mosart pur Schlietegrolt : \u201c Un jour que Mosart était plongé duns une profonde rôvorie, il entendit lo bruit d\u2019une voiture qui s'arrétait dé- vant su porte.On annonça un étranger qui demaudait à lui parler.Monsieur, dit cut étranger, de lu purt d'une personne de laut rang, ju vous prie de compauser un Requiem.lLewployez tout votre geuie.Quel prix demandez vous 1 cent ducs répondit Musurt.| L\u2019etrau- er dépren argent sur lu table et disparut pour revenirau bout d'un mois.s'œuvre de Musart n\u2019étuit pas encore terminée ; Mosart fesunt remarquer qu'il avait donné à sun travail plus d\u2019extension qu\u2019il n'avait d\u2019abord voulu, demau- da un mois de délai.L\u2019étranger le lui uccordu et lui remit encoro 30 ducats.\u201cDepuis Mozart n\u2019entondit plus parler du mystérieux étranger, et il s\u2019imaginn que c\u2019éluit un être surnaturel qui vo- nuit lui annoucor sn fin prochaine.I ne s'en applique pus moivs à sun œuVre, wais lu mort l\u2019enleva avaut que lu tout fut complets, et lorsqu\u2019au bout du mois l'etranger roviut, 31 ne treusa plus son Œlèbre compositeur.\u201d On dit qu\u2019au moment d\u2019expirer Musartavait fuit venir quelques-uns do ses amis qui lui chautaieut lus parlles du sn messo de requiem, L.J.B.Brausizx.Si nous on croyons uns dépêche télégraphique, M.Bessette nuruit été élu duns le comté de Shefford à uno majorité de quatre voix sur son u«lver- sniro, M.Huntingdon.Nous no nous attendions & rien moins do la part des éluoteurs «do cet important comté.Kn groude partic canadions ot catholiques, ils devaient élire un canndien et un en- tholique, surtout duns les circonstances présentes ct lorsqu'un homme do la valour politique du M, Huntington voulait s'imposer au comté avec ses iléos de fusion des rucos ot autres utopivs de cette force.M.Bessetto n'est pos avocnt, muis c'est un homme d\u2019un grand bon seus ot tout rutique.Outre le secours qu'il peut apporter au parti Conservateur, nous SOmimes certains qu\u2019il travaillera aotivement aux intérêts de ses commettants et à l'avancement de la colonisation dont il est un des fermes soutiens, Nous félicitons done M.Bessette ot lo comté de Shefford.Dans le Haut-Canadn, sir Allan MeNabb a été élu par uno majorité de 26 sur son concurrent, pour la Division Western ; voici l\u2019état do lu votation : KBsLX.Dougall.McNab.Anderdon.20 63 Amherstburg.56 Colchester.\u2026.69 107 Gosfield.\u2026.108 47 Maidstone.55 58 Malden.eee.41 63 Morea.o.oo.136 42 Rochoster.vee.64 23 Saudwichiown.9 96 Do Towship.44 217 Tilbury West.40 26 Windsor.\u2026 49 87 KENT, Dougall.McNab, Cheltanham.oF 259 Township.119 119 Dover, Est ot Ouest.47 108 ONG.\u2026\u2026.66 29 Camden.124 9 Rowney.eens 39 7 Harwich.eae.Ud 180 Howard.c.217 173 Oxford., 181 61 Ralsigh.180 105 Tilbury, Ret.76 30 Majorité pour MoNab, 26.Dans lo comté de Lambton, M.Hope MoKenzio a été élu par une majorité do 848 sur M.M.Dobbyn.\u2014M.Me- Kenzio est un des apôtres du olear- gritismo.B L De DeLurFEOULE mr = pr rem marre mar + Lors du diner offert à l\u2019hon.J.À.MacDonald à London, hon.Sidney Smith, Mnître-Général, dans un discours qui à été rendu public par la pres- | > se, constatn que le revoun de son Dé-|- partement, pour les trois-quarts de la résento année 1860, donnait un surplus de $120,000 sur colui de l\u2019année dernière, pour, la môme période ; tan- ode dis quo les dépenses n\u2019ont pas aogmou- LE RA - Sr re pet = re que, sicela continuo, le Dé tonir pu ses pro CGiouvernement Britannique ait transport des mailles.L'année dernière, £17, une mesure prise, durant la de $200,000.nous nous pe question à Phonorable ministre qui préside : vions rien à payer ici, Cnnudadeux chelins par numéro.ittéraire avec le vieux continent, force aujourd\u2019hui.du public.Crynrinue Boucnen\u2014r ee l\u2019origine et lu religion.messieurs et le gouvernement, affections de tous.J.A.GENAND.notre artre article est immoral.asinus quam probaret philosophus.des choses.CyiurLe Boucuen\u2014 .soussignés, par fait usage de la \u201c Composi COMMERCIALE CATHOLIQUE |5: ment immédiat et permanent.Nous avors pleine Composition, et nous be saurions trop la recom- comme étant ia incilleure et la plus sûre Médeckne qui soit offerte au pub : à Cou Ke dr 20, South Market st.LES, Jr.A.LENOIR, Assistant, MER 1, Maverick Square, East Boston; HENRY \u2014 D.GARDINER, ebster st, East Boston; L'Instructiqn sera, comme l'année |ABRAN WEEKS, Webster str., Boston ; Capt CHAS, DOLLIVER, Fast Bostcn.A.SMITH, No.J, Old State House, Boston.Apu 6t6 aflligé du Rhumatisme dans ea forme lap par uss ER, Matthews Building, Uommorcial st.Bostontisme et In Névralgie\u201d m'a entiérement rétabli des soulfrances qui me :8tenalent depals plusieurs années.~W.HODGKINS, No.1, Old State House, Bostonété guéri parfaitement Jar teilles de le \u201c Uomposition Rhumatisnre ot la Névralgie\u201d\u2014NORMAN Td'avantage par des centaines de personnes pour des hutmeurs scrofuleuses.Elle peut être donnée aux enfants on toute sûreté.doit subir des réparations pour donner confort aux promeneurs de la villo et de pague et Mercredide toute description, et {lg ont eu mains un lar, Bartant de I'Assomption tous les Assortiment de I'atrons & offrir au chols public.| Lundis ot Jeudis, &.\u2026.1h, 8.Ile ont ausei à leur vervice le meilleur Ouvrier | Mardis et Vendredia, d.5h am, Bumedis,d .visas hoaom.Vapeur Terrebonne, à 3} Loures p.m.peine pour donner pleine et entière satisthotion & | Terrebonne au Bout de l'Îletout 1e monde.L.B.VOLIGNY, Ils ont constamment en mains : Couchettes en Agent.Fer, finies et non finies ; Orochets pour Ohapeanx, {4 juillet 8 CONTES L\u2019Incendieatyurla Vie (GUSTAVE SMITH.CAPITAL: (Le mème morceau pout iro chanté eu Chœur et les personnes qui prendront 12 copies du DEUX MILLIONS STO.Chawr recevront gratis une Grande Copie avec ET UN accompagnement.) Grand Fonds de Réserve.27 juillet, 88 4 opt.103 z «| AYANT reçu des demandes répétées de ls part POURQUOI EST-IL SAGE | d'amis ci de personues, ayant des rapports avec AIRE des Kcol ur des \u2018une puissanco e DEF USAGE DE d'un ton déterminé, propres aux Ecoles et pou- P vant se donner à BAS PR X, Je, soussigué, ni perfectionné mez PIANOS de manière à remplir tous les usages, avec toutes les améliorations les plus récentes, ct, usant de l'avantage de (Frandes facilités et de quinze ans d'expé- je suis capable d'offrir des PIANOS, soit COTTAGE, soit CARRES, de sixième et troisième Octare, depuis F jusqu'à À, à un prix qui déflers toute compétition, et tellement «disposé qu'on peut y jouer mieux des Pièces de Musiques qui ne s'exécutent Les PIANO environ doux tiers de la gran lentement trarnillés et bien finis.L'exécution et les- matériaux sont de première qualité, ct les sommicrs en sont de FER et do BOIS combinés Aura toutes mes dernières améliorations les plus l'usage den pratiques d'une Ecole, et conserveront ment long : l'extérieur cost de beau Nuyer noir ooito eapôce d'ameubluiment devenant tros fashionable, On garantira tine entière satisfaction à l\u2019achotear, sinon on remottra l'argent ot toutes dépensse faites.© la poste, ou autrement, recorront des listes des pris illustrées, circulaires, etc, contenant tous PIANOS, les FLANOS OARRES et les PIANOS COTTA DEURS employés ci-dovant par S.T.Psarce, je suls prêt à exécuter toutes espèce d'ordres, soit à la campagne, soit à la ville, pour accorder ot régler.On tons Ieagas.: No:18, Rus 8t, sual\u2019 L'ORDRE.A COMPOSITION\u201c ARDINER GARDINES SQ pred wily +o Ey ne Rhuïhätlié et la\u2019 Névralgie.| Guérison cartaime du Rhunatisre of de la M vraigie dans leur forme le plus désespérante.\u2014Les présent certifient, qu'ils ont tion ds Ganliner dans ugieurs cas de Riiumationse et de Névraigie \" et dans chaque cas ils ont trouvé un souls conbance dans les qualités curatives de cette a ceux qui souffrent des susdites waladies, lic.Toe ton; W H.ALLEN, Boston ; HENRY A.FUL- LKR, 18, Bouth Market st., Boston ; SAN.WA- City Hotel, Boston ; GEC.M.PLUM- C'est la meilleure Médecine que j'ai vue \u2014 CHus mauvaise, j'en ai été ternent guéri d'une seule bouteille \u2014A.W.IsIbY- Len * Composition de Gardiner pour le Rhuma- Après avoir souffert pendant vingt ans, j'en ai l'usage de deux boude Gardiner pour le AYERS, 76, Franklin st, Hosten.La \u201c Composition de Gardiner po:r le Fhuuntigine et Ia Névralgie\u201d a été prise avec beaucoup A vendre en Gros par MAOY et JENKINS, 07, Liberty Bt, New-York; M.S.BURNS et CIE.26.Fremont St., Loston.Dépôt Principal\u2014RILBY ST, BOSTON, A vendre par tous les Droguistes 4 Moutréal.La QCumpositiou natarells cot si £ pe nait HS.F.BARDINER.10 sept.\u2018\" em-106 VAPEUR \u201c L'ETOILE.\u2018 feat A COMMENCER LUNBI le 9 courant l'Etoile voyagera à la place de l'Assomplion, qui lus de carg- pour nus Excursions de Pluisir.L'Etoile voyager tous les jours, excepté le De Montréal, tous les jours ci-dessus dans le L'Étoile viendra rencontrer tous les jours lo AVIS.LES soussignés se sont associés comme Avocats et Procareurs sous le nom de Betoussay et Ricann.} OUIS BETOURNAY, F.J.D.RIOARD, No.39, Rue St, Vinceuttor août, ftn-90 Chez IL.J.PRÉGEN, RUE NOTRE-DAME, (Vis-devis le Séminaire, ] Et eher wus les Libraires ct Marchands de Musique.LE PAPE-ROI, Pour voix de Hoprano avec accompagnement de Plano compusé par AUX Académies, Ecoles, etc.riencc aux Etats-Unis et au Canada, que sur dos Pianos de sept Octaves, N CARRÉS sont petit, mais massifs, our ordinaire, dé- Le PÉANO COTTAGE mportantes, les SOMMIERS de FER qu'ils ont ct es BORDS les plus SOLIDES que tous coux quo lon fait aujourd'hui ; ils sont faits pour soutenir eur ton pondant un espace de temps extréme- @ personnes qui en feront les demandes par os rensoiguemens désirables touchant mes grande GE, à 6 1-3, 6 3-4 ot Ÿ Octares, Ayant fai! des arrangements avec lez ACCOR- garantit une parfaite satisfaction dans \u201cWMH MANBY, Marchand et Manufacturler, Denis, pris la Rae Nous-Dazne.| PORTE, au ler MAI dernier, leur MAGASIN A, rs.NOUVEL Etablissement de Hardes ve a DAMES ET ENFANTS, SALES DE VENTES: 2 478, Rue Notre-Dame, 178.TOUTES eapeses de Uoutures i la main et au Moulin faites de la manière la plus élégante.K3\"On a besoin d'un certain uombre de bonnes Conturières.: Dep, Ve om MAISON CANADIENNE.TURGEON, MONAT ET CIE PAVILLON TRICOLORE Portant le nom MAISON CANADIENNE COTE OUEST DE LA Rue NWotreo-Damo \"KE DEUXIEME PORTE pe PALAIS DE JUSTICE.Les soussignés annoncent avec plaisir à leurs notabreuses pratiques, tant de la campagne que de la ville, qu'ils contiquent à tenir un trés-grand Assortiment de MAROHANDISES SECUES.Les deruiers Steamers leur ont apporté an As- sorUment des plus belles Etoffea pour Dames, et recevront par chaque Steamer de la Ligne Canudienne des Patrons de Lobes des plus nouveaux et des derniers goûts.L'ancienneté de Jeur maison et les efforts qu'elle fait pour rencontrer une part du patronage public, lui en assurent la continuation, et ils esperent, corome par le jpossé, fournir à leurs pratiques tont © que l'on peut trouver dans leur ligno de Commerce.\u2014~TKLS QUS\u2014 Manteaux d'Eté en Dran de toutes couleurs Mautilles et l\u2019olkas en Soie Chapeaux pour Daies, de Paille, Toscan, Sois et autres, de derniers goûts.Toutes coumandes daos les Articles de Modes ci-haut mentionnés, erout exécutés sous le plus court délai et à des prix très-réduits = AUB Des Hanlea Faltes pour Hommes, de toutes descriptions et des plus complétes, Toutes Marchandises trarquées en chiffres et un scul prix.TURGEON, MONAT et OIE.20 avril.48 DEMENAGEMENT \u2014 TURGEON & MONAT PRENNENT In liberté d'annoncer à leurs pra- iques el au public en général qu'ils ont TRANS- au No.120, Ruo St.PAUL, ci-devant occupé par M.Jérome Grenier, et quils continuent d'y te nir un Assortiment des plus complet en MARCHANDISES SECHES.\u2014AUBSI\u2014 En MARDES FAITES daus les derniers goûts, avec ces Bioffes les plug nouvelles.lls y tiennent, comme par le passé, un Aasortiment \u2018rès-étendu de toulrs espèces de Chapen Feutres, en Duvet, Chapeaux de Soie, de aille, ste, etc.TURGRON et MONAT.aa-48 20 avril, Teint ureric à Vapeur 32 JOHN McCLOSKY, MONTREAL, 38, Rue Sanguinet, Coin Nord du Champ-de- Mura, un pews ples haut que la Nue Craig.L'USINE ci-dessus continuera à fonctionner au fra complet, comme anparavant, sous la con.uite des soussignés.Comme cet Etablisaement est le plus ancien de Montrénl et le plus considérable tn Canada, est ml par un Engin à Vapeur d\u2019après la meilleure méthode, ot peut faire n\u2019im- porto quelle somme de travail avec dépêche, les sousaignés garantissent quo chaque commande qui leur sera fuite sera exécutée le inieux possible et à des Prix modérés.Teint toute espèce de Soles, Satins, Velours, Crêpes, Luives, cle, et nettolent ausai ou telnt touto espéco de Châlles et Fichus en Solo où laine, Rideaux, Draperies de Lit, etc.Votements d'Iommes nettoyés et remis À neuf d'après la meilleure méthode.\u2018Toutes sortes de Taches, telles que Goudron, Pelnture, Hullo, Graisse, de Liqueurs, ete, enlevées avec soi.DEVLIN MURPHY et CIE.28 mai.sa-64 AMBROTYPE rox TE A ITS Pris à Ia perfection et à des PRIX TRES-MODERES, PAR THOMAS MOORE et CIE.Au-dessus du Magasin de M A.Bazinkt, Chapelier et Manchonnier, À ln place ciddevant occupée par Joux Luxroy, oln des Rucs NOTRE-DAME et ST.VIN- ORT, via-d-rig le Palais de Justice, Montrénl.14 mai.na-59 Maison Bonsecours.LAMOUREUX et MARIEN.MARCHANDISES SECHES EN GROS ET EN DETAIL, 41,.Ruo Notre-Dame,.Deuxième Porte Kit de lu Rue St.Denis.14 mai, ô 0 Ô MAISON DE MODES JE prends la liberté d'informer les DAMES do Montréal et des Cnmpagues ot le public en général que, venant d'arriver de New- York, jo puis mettro en vento des Chapeaux, MANTILLES & TOILETTES, dans les derniers goûts ct meilleur marché que nullo part aîlleurs en cotto ville.Aussi j'espère avoir part au patronage du public; je puis accepter et exécuter dans les derniers patrons et avecles meilloures Etoffes toute espâce o Tollottes, Chapeaux, Habillemonts, otc.au No.262, Rue Notre-Dame.MISS J.MORISSON, Wray a LN gi REN \u201c_0ÿ-Nouveaux Patrons reçu à .Yok.chaque semaine.vu de Now Savill, a3 1 \u2018Etablissement à Vapeur VICTORIA THINDRE et DEGRAISSER, No.38, RUB CRAIG,.Près de la Place-d-Foin, roizin de M.Asxsrroxe, Entrepremur, Montreal.M.McOLOSKY informe\u201d respectueusement Le publie de Montréal et de la campagne qu'il a ouvert \"Etablissement indigné plus baat et qu\u2019il l'a muni de tous les Appareils nécessaires dans le meilleur et dernier » Ayant pratiqué son industrie douze ans les Etats-Unis, et ayant été premier employé dans quelques-unes des meilleures Maisons de Philadelphie et de New-York, où l'art de teindre est sl perfectionné M.MeOluaky est préparé à tendre les oies, La Laine, les Objets de antaisie, à nettoyer la Soie, le Satin, le Orôpe, les Habits, les Châles, etc, les Gallons, Rideaux de Mousseline Tapis, Peaux de Mouton pour Porte, Tapis de Table, etc, Rideaux de Damas et de toutes sortes seront teinte, nettoyés et revêtus des plus brillantes couleurs.Les Etoffes noires, par un procédé nouveau, prendront la couleur brune où verte, les Chiles en Crépe ou faits au Crochet seront teints et nettoyés.M.McCLOSKY.2 mai aa-34 GG Lo Vapeur L\u2019ASSOMPTION, Carr.ROY, VOYAGERA comme suit:\u2014TOUS es LUNDIS et JRUDIS de l'ASSONPTION à 8 beures AM.tous les SAMEDIS à 6 heures A.M, de MONTREAL tous les MARDIS et VENDREDIS à 2 heures P.M., et les SAMEDIS, à 34 heures P.M.Le TERREBONNE VOYAGERA comme suit :\u2014Tous les LUNDIS et JEUDIS de TERREBONNE a 7 heures, MARDIS et VENDREDIS à 5 heures A.M., les SANE- DIS 4 6 heures A.M., de MONTREAL tous les jours ci-dessus à 3 heures P.M.P.S.\u2014Les prix seront modérés.1.B.VOLIGNY, 25 avril 51 NOEL ROY, TEINTURIER-DEGRAISSEUR, DE NEW-YORK, 51,\u2014Granpe Rue Sr.LAURENT, \u201451, MONTRÉAL.N.R.informe respectueusement ses amis et le public, tant de Ja ville que de la campagne, qu\u2019il vient d'ouvrir à l'adresse ci-dessus un OUVEL ETABLISSEMENT de TEINTURE et de DE- GRAISSAGK des Velours, Soiries, Laines, etc, Cachemire, Chales de Crêpe, Robes de Velours, Soles et Mérinos, Rubans,\u2014Surtouta et Pantaloos en Drap, Vestes en Drap et en Velours,Cravatea en Sole, Flaneltes, Gants do Kid de Dames et de Messieurs.M.Noël Roy teint et nettoye aussi les Chapeaux de Paille, Leghorn, Feutre, etc., etc.Prix très modérés.18 avril.30 fais o COMPAGNIE LU RICHELIEU.Ligne entre Montréal, Trois- Rivières et Champlain.VAPEUR \u201cVICTORIA,\u201d Capitaine C.DaveLvr.LE VICTORIA quittern Montréal tous les MARDI, et VENDREDI, durant la Saison à 3 h.P.M.pour Champlain ; arrêtant à SOREL, PORT ST.FRANÇOIS et TROIS-RIVIÈRES, JOSEPH LEVY, Agent.Dr.TURGEON, Coin des Rues Craig ct St.Urbain.6 juin.8 Bureau dela U.du Richelieu, Montréal, 29 mai 1860.65 Compagnie d'Assurance Royale Da LIVERPOOL ET LONDRES.CAPITAL: DEUX MILLEONO GESRLEMG BT CN Grand Fonds de Réserve.DEPARTEMENT DU FEU: CETTE COMPAGNIE continue & ASSURER les Bâtisscs ct toutes sortes de Propriétés contre les pertes ou dommages par le feu, à des Conditions Liberales, Toutes pertes bonnôtes sont promptement répa- réea sans déduction ou discompte, et sans référer en Anglaterre.Le Capital général ot la sage adusinistration de cette Compagnle garantissent la plus parfaite sûreté aux assurés.Il n\u2019est riqn chargé pour Polices ou Transferts.DEPARTEMENT DE LA VIE.LES avantage suivants, entre un grand nombre d'autres, sont offerts pur cette Compagnie aux personnes qui veulent assurer leur vie :\u2014 Sécurité parfaite pour remplir ses engagements envers les assurés.Facilités importantes et priviloges inusitéy a l'assuré.Taux favorables de prix ; payables annuellement ou demi-annucllement à la volonté do l'assuré.Syatômo du domi-crédit, qnand on le désire, sur les nasurances do £600 et au-dessus.Une haute réputation de Prudence et de jugement, et l'attontion Ia plus libérale de toutes les questions en rapport avec les intérêts des assurés.\u2018Trente Jours do grâce accordés pour le paie ment des nouveaux Promiums, et il n'y aura pas de perto pour des crreurs non intentionnées.Polices écoulées par le non-paiement de primo peuvent dire renouvelées dans les trois mois, en payant, les primes avec une amende de dix chelins par cent, en produisant une preuve satig- faisanto de la bonne santé de la vie assurée.Participation des profits par l'assuré, se montant aux doux tiors de son montant Un grand Bonus à été déclaré en 1855, montant à £2 par cent par annéo sur la somme assurés, $iant; sur les Ages de 20 à 40 80 par cent sur la primo, La prochaine division des profits sera en 1860, \u2018Tous les honoraires de Médecin sont payés par la Oomp le.charge rien pour 1ss Estampilles ou les On ne Polices.Adresse Médicale \u2014W.E.Scor, M.D.H.L.ROUTH, Agent.20 mars.39 J.LAVIGNE, FABRICANT DE Tabac et Cigares, No.70, RUE NOTRE-DAME, No.70, MONTREAL, Vis-d-vis ?'Institut-Canadien, d l'Enseigne du Turc, PREND la liberté d'informer ses amis et ie public en général qu a ouvert un MAGASIN de TABAC et CIGARES, et qu'il & tonjonrs en mals = Ascortimieut des mieux choisie, | 8 ; mal.\u2018 .-67 |JJ.P.CRAIG, MOUSSEAU ET LABELLE, LT AVOOAYS, Petite rue St.Jacques, No.28 : M.MOUSSKHAU sulvra les Circuite de Drummondville et de Berthier.M.Labelle suivra le Circuit de Verchères.RYAN &VALLIERES PEST.REAL, AVOCATS, 14, Petite Rue St.Joseph, 14, Près ?Hätel-Breu, MONTREAL.Mai Denis & Desnoyers, AVOCATS, Rue St.Vinoent, Batisse de M.Soraphino.Mr.DENIS suivra les Circuits de V SouLaxexs et Beacnanxors.Mr, DESNOYERS suivra les Cours du District de TERREBONNE, Montréal, 16 mars.AUDREUIL, 35 Demenagement.LE Dr.SJOURDAIN, DINTLOTE À transporté son CABINET d'OPERATIONS, 126, RUE CRAIG, 125, Au Coin de lu Rue Côté, derrière lu Banque de ontréal, 4 mas.an-31 _ 2 3 © E ® a 5 ® © f° = > a la Le) S EE S = 8 = H 9» Es \u201cer 3 i) - NA SNVA F1180d TT 39 onbnijog \u2018uaipnony) onbrjoyre THSdHAINAT \u2018HDUEL FG\u2014US UN \u2018\u2018JUIDd OL sSDURAS LE-\u2014sloU Xi & JUID QC SOUVIS LE\u2014SIOU S101], : SINA-SIVLH SAT 19 VAVNVD dT 400d INIWANNOUY.T Id X1dd Cepeueg) \u2018[eaniuo)y v \u2018gz \u2018[aLIqeY) \u201815 ANY \u2018FH THO] [Puinof np xozaing so suep sud juos \u2018sled $90 1nod \u2018syuewautoqy se] \u20180319q 9JI[BUOBN VI Op OSUSJIP B[ B® SNOA JO UOMBAIOSUOO OP 30 OIPIO,p JrIdssy E 2 = © © n°6 = & = # 8 a meg FETE = 5 75 3 - ERNIS BT JAPAN.J.& R.C.JAMIESON, No.20,\u2014RUE LEMOINE,\u2014No.20, MONTREAL, d'un Manufactureur de plusieurs années d'expérience en Europe et anx Etats-Unis, ot par ce moyen ils auront toujburs en vente une grande quantité de VERNIS pour Voitures, Meubles, Harnais, etc., etc., de la meilleure qualité et aux plus bas Prix des Marchés du Canada.28 mars.an\u201440 DEMENAGEMENT.F.X.ROY, CAROSSIER, Etc.AVERTIT ses pratiques et le public on général qu'ayant dissous la Société ROY xr LEDOUX, il vient de transporter son Etablissement à la place si bien connue comme étant ci-devant occupée par feu L.J.GAUTHIER, CAROSSIER, COIN DES Rues St.Laurent et Dorchester, où il tiendra constamment le meîlleur Assortiment de CAROSSES et autres VOITURES cn usago, dans le meilleur stylo ct les derniers goûts.Il fera aussi toutes les Commandes qu'on voudra bien lui confer au goût des pratiques et sous le plus court délai.Prix très modérés.30 avril, 53 MANUEL PAROISSIAL RECOMMANDE POUR LES MISSIONS, À Vendre en GROS et en DE TAIL CHEZ Z.CHAPELEATU 113, Rue Notre-Dame, 112, Vis-d-vis le Palais de Justice.I] contient les Prières ordinaires du Obrétien, les Peaumes ot les Hymnes de l'Office Paroissial, les Evangiles de \u2018l'antiée et un Recuell de Cantiques.=\u2014\u2014AUSSI\u2014 MANUEL DE PIÉTE, À l'usage des Cougrégalions de la Sainte-Vierge, =.Contenant toutes lca Prières à l'usage du Obrétien, les Hymnes de l'année et un Recueil de Cantiques pour lce Dimanches et Fêtes de l'année.FACTEUR DE PIANOS, 82,\u2014 RUE ST.LAURENT, \u2014 82, DONNENT avis qu'ils so sont procuré les services | * MEUBLIER-ÉBENIET, 129,\u2014 Grande Rue St.Jacques _.MONTREA,.M.PARISEAU sortiment complet de tamment es maine - TABLES AD oe 3 S 4 PLATEAU 4 : ALON, GARRITURES pour Goby SET UCHER; 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