L'Ordre: union catholique, 16 novembre 1860, vendredi 16 novembre 1860
[" Bureaux, Rue St.Gabriel, 26.\u2014 UN AN, $4.00.\u2014SIX MOIS, 2.00 : PAYABLE D'AVANCE, Juure de Publication : Lutuii, Mere Les Abonnements datent du de chaque mois.PRIX D\u2019ABONNEMENT : à edi et Vendrediler.et du 15 Ou ne recevra puint d\u2019Abonnement pour moins de six miois.\u2014Tout semestre se paie en entier.BAS-CANADA Montréal, 16 Novembre 1860, Le Ministere et les Orangistes.C\u2019est avec peine que nous revenons sur cette question qui a dejà eu dans la vince et à l'étranger uv si triste retentissement.Mais le jorr commence à se faire duns les régions ministérielles un iministre a parlé ; descendous donc dans ces régions, et reeucillons les échos de cette parole taut désirée et depuis si longtemps promise.Nous avons, dans le temps, publié que Je ministère, en apprenant la détermi- pation des oraugistes de se présenter devant l'héritier du trône d\u2019Angleterre revètus des insignes de la loge, s\u2019était fortement opposé à touts manifestation politique ou religieuse, et que même l'honorable Premier avait vflert sa rési- ation.Cette nouvelle, donnee pur des per- ans sunnes respectables, bien placécs la société et tout-à-fait dignes de foi soulugeu bien des consciences.On en comprend la raison.Mnis arrivèrent les négations et le public ne sut trop à quoi sen tenir, déchiré qu\u2019il était par des discussions vivlentes où la vérité était souvent enchée à dessein pour le triomphe du parti, Aujourd'hui il n\u2019y n plus de doute pernis snr la conduite qu'aurait suivie le ministère s'il avuit ête l\u2019aviseur de Ecnutons parler l'hon, J.A.MeDonuld, uprès le diner que lui ont donné ses amis de Brantford.Après avoir rendu aux vins, aux mets et aux hôtes, un juste tribut de louanges, M.J.A.MeDunald aborde lu Sou Altesse Royalequestion oraugiste : #Le Canada a été lu première place \u201coi le jeune Prince, âgé du 19 ans, \u201c a exercé les prérogatives royales ; \u201c conme nous le savons tous, il n\u2019est « point venu ici commo simple Prince * de Galles, tnais Coinine représentant \u201cSa Majesté, ct étunt dans le fait son « lœum tenens.C\u2019est tellement \u201ccas que la têtre de l\u2019Empire britan- « nique se trouvait dans le cœur d\u2019une +de ses plus belles colonies.Nous « tetirerons de cette visite, outre l\u2019hou- + neur, (le grandsavantages.L'attention + de l'Angleterre et des autres pays \u201c européens s\u2019ext naturellement portée $ sur le Canudn.\u2026\u2026.\u201cIl est malheureusement vrui que \u201c« dans ce monde il n'est pas de bonheur « parfait ; et si la visite du l\u2019rince de \u201c Galles a été une source féconde de » joies, elle n causé quelques désappoin- \u201c tements, brisé quelques cœurs ardents «dont il ne faut pas rendre le Prince \u201c responsable, comme du reste le peuple + l\u2019a moutré par son enthousiasme plus \u201c grand encore lorsque le Prince laissa \u201cle Canada que lorsqu\u2019il y est arrivé.» Mais On pense daus la province qu\u2019un \u201cparti grand et influent a éte ignoré, \u201csa position méconnue, en un mot, + qu\u2019uue respretable société a Cte injus- + * tement insultée.\u201d Les sympathies de M.J.A.MclDo- vald commencent à peser ici malgré lui; ln loi rigoureuse de lu /oge pèso sur tout-à-coup le ministres il devient orangiste ct parle comme les orangistes : \u201c Quand, continue-t-il, on annonça \u201cque le Prince de Galles visiterait le * Canada à la place de su mère, la joie \u201c fut grande dans toute la contrée, qui \u201c m\u2019anticipait pas sur les événements ot \u201cne prévoyaient point les difficultés.Je * puis done dire que, si l\u2019attente géné- * male a été trompée, lu faute en est aux \u201c avis et aux conseils d\u2019un individu haut \u201c placé dans le gouvernement impérial \u201cet qui n\u2019est point au courant de lu \u201c position du Canada de son peuple, de \u201c ses partis politiques, nous jugeant d\u2019a- \u201c prés la position de l\u2019Angleterre elle- même.\u201d le commencé Voilà le commencement de la fin.C\u2019est mal à un ministre canadien de traiter le Duc de New-Castle d'individu.Entre gens bien élevés, on est plus courtois, ot quand on prononce le num d\u2019un homme aussi digne, aussi impartial et nussi ferme que le Duc de New- Castle, on doit tirer an révérence.Mais souvenous-nous que c\u2019est après uvoir mangé de bons roust-beefs at bu d\u2019excellents vins que parle l\u2019orangiste MoDo- nald.Avoir refusé de recevoir les orangistes, ses frères! Crimo enorme dunt ; | se lavern dillicilement le ministre des colonies, crime que n'aurait pas commis l\u2019éloquent orateur sil avait été à la place de l'individu, comme il nous le dit: « Envoyé pour conseiller le jeune \u201c Prince, lo Duc a suivie avce lui la *\u201c même ligne de conduite qu\u2019il aurait \u201c suivi avec la reine.Si lu reine était »| \u201c venue en Canada, elle aurait été ne- \u2018* compagnée vu par tout son ministère, \u201c ou par quelques ministres seulement ; \u201c comme c\u2019est la coutume lorsqu'elle \u201c visito l\u2019Ecosse ou l\u2019Irlande ; comme \u201c ello vient de lu fuire pendant son voy- \u2018age en Prusse, où l\u2019a accompagnée \u201clord John Russell.Ainsi le veut lu »| \u2018* constitution.\u201c Lorsquo lu Reine envoyu son fils en « Canada elle dût lui donner pour con- « sciller l\u2019homme le plus au fuit de lu si- s- tuation des colonies.Je sais mainte.\u201c nant qu\u2019on à voulu reudre le ministé- \u201c re responsable des conseils donnés au « Prince ct de la ligne de conduite qu\u2019il \u201cy sttivie ; Mais Tous voyez que c\u2019est \u201c à tort.Siun ministre de l\u2019empiro n\u2019é- \u201c wit pas venue ici, le Prince ne serait \u201c pas venu, non plus.En conséquence \u201c le Prince ne pouvait pas recevoir à la * fois des couseils du gouvernement im- « périal et du gouvernement provincial.\u201c11 est impossible de séparer deux corps \u201cde conseillers qui ue partageraieut \u201c point ln même opinion.Certaine- \u201c mont sur cette question los deux gou- \u201c vernements n\u2019auraient pas eu la mè- me opinion ; certainly in this case they « could not have agreed.Le gouverne- \u201c meut provincial est lié parle même serment pour lo Canuda, que le Duc « de New-Custle et ses collègues puur \u201c l\u2019Angleterre.lie premier est obligé « d'aviser sur toutes les atliires du Cu- \u201cnada, le gouverneur ou la personne \u201cqui le remplace.Il ne peut, sans \u201c abandonner ses droits, s'abstenir de \u201c donner des conseils touchant l\u2019adimi- « nistration du Canuda, comme aussi il \u201cne peut pas outrepasser ses droits.« Ajusi ils se trompent grossièrement \u201c ceux qui rendent le ministère cana- « dien responsable de la conduite du « Prince do Galles.Nous n'avons jumais prétendu le con- trairo ; les leçons de lPhon.Procureur orangisto sur le gouvernement constitutionnel sont donc inutiles au Bus-Canu- du.Elles peuvent avoir uno haute portée sur les esprits dans le Huut-Cuvuda en ce sens qu\u2019elles fout dispuraître les ombrages que les derniers événements uvaient amassé sur lu fidélité de M.Macdonald, comme orangiste.Désormais le doute n\u2019est plus permis; M.Macdonald dit au non: du ministère que sur l'opportunité de présenter au Prince les orungistes, le Duc et lui n\u2019étaient pointid\u2019uecurd : certainly in this case they could not have agreed.C'est, du resto, ce qu\u2019il va prouver dans la suite de son discours : \u201c Je ne puis m'empêcher de déplorer * que le Prince ait été conseillé par le \u201cduc de New-Castle, homme cepen- « dant d\u2019un grand honneur et très es- \u201c timé par son parti.Le malheur sur \u201c ce point, c\u2019est qu\u2019un ministre impé- « rial juge tout d\u2019après un point de vue \u2018impérial.Le ministère auquel appar tient le Duc esten petite majorité \u201c dans les communes, et il n\u2019u pas fuit \u201c ce qu\u2019il aurait cru faire plaisir aux « Canadiens, mais ce quin pu renfor- \u201c cer le gouvernement de lord Palmers- \u201c ton on Angleterre.Au moment où \u201c le Duc écrivait ces lettres ici, lo par- \u201c « Montréal, Vendredi, 16 Novembre 1860.L\u2019OIBIDEB LX, UNION CATHOLIQUE, -\u2014\u20140\u20140tet * lement anglais faisait une loi pour \u201c rondre iliégale toute procession d'o- \u201c rangistes., afin de s'sssurer les \u201c 30 ou 3% voix des irlandais catholi- \u201c ques en Parlement.Le Duc a pris * toute la r: spunsabilité sur lui.\u201c Le l'rince était à Ottawa, lorsque \u2018 nous pacvint la nouvelle des difficul- \u2018 tés qui s\u2019étaient élevées à Kingston \u201c à cause des orangistes désireux de * rendre leurs honnnages à leur Reine.« Jen fus trés atfligé (vraiment !) et je \u201c vins rencontrer à Prescott et a Brock- \u201c ville une députation de Kingston \u201c composée de W.Campbell, M.Kirk- \u201c patrick et du Maire qui venaient \u201c faire des arrangements avec le Due.\u201c Yexposai la chose au Due, nou com- \u2018 me membre dun gouvernement pro- \u201c vincial, mais comme représentant la \u201c ville de Kingstou.Je dis au Duc \u201cque les orangistes avaient le droit \u201c incontestable \u2014 clear right\u2014de paraître *\u201c dans les rues dans le costume qu'ils \u201c teur plairuient de porter ; que bien \u201c plus ils avaieut une place dans le \u201c corps de la procession par ordre du \u201c comité ; qu'ils avaient fait de grun- * des dépenses pour se procurer des em- \u201c blèmes neuls, ete, ete, afin d\u2019être en \u201c état de déployer convenablement leur « loyauté, et Dieu sait s'il est des su- \u201c jets plus fidèles que les orangistes ! \u201c and God knows there were no more lo- \u201c yal subjects than the orangemen ! Mais \u201c le Duc resta ferme dans sa décision.C'est ponrquoi j\u2019abundonnai le parti * royal pour ue le rejoindre qu\u2019à Ha- \u201c milton, dernière ville du Canada vi- \u201c sitéo par son Altesse, ct comme son \u201c sujet dévoué je suis venu lui sonhaiter \u201cle bon jour.\u201d ll est donc clairement prouve par lo discours de M.J.A.MacDonald : 10 que lo ministère n\u2019est nullement responsable de lu conduite du Duc de New-Castle ; 20 que hun.J.A.MacDonald n vivement, $2 a stronger language, pressé le Duc de recevoir officiellement les orangistes à Kingston, expusant leur droit incontestable, clear right, de paraître eu procession avec leur costume, in what mode they please, dans les rues ; 30 que si le gouvernement cunudien avnit eu la responsabilité des actes du Princo il uvrait probablement reçu les orangistes, comme le 12 juillet 1857 ; he would suppese he had advised the governor-gé- neral ire a certain tay, voie parfaite- nent définie par la manière dont à agi l\u2019hon.Procureur du Haut-Canada, dans toute cetle affaire._ ll reste bien d\u2019autres conséquences à tirer ; nous laissons ce soin au public de bonne: foi.CYRILLE BouUctien.\u2014- 2e.Sous le titre de législation marchande, le F'ranco-Canudien publie un excellent article dont nous nous permettrons de faire les extraits suivants.Nous à vons déjà signalé les dangers de certuines tendunces de notre Législature, dirigée par le gouvernement actuel.Dans un discours d\u2019ouverture, les ininistres ont fait dire au gouverneur, qu\u2019il fuillait assimiler lea lois des deux Canadas.Est-ce ce travail d\u2019assim.ilation systématique que Pon avait déjà con 1mencé et qui se continue, ou n\u2019est- ce que \\e résultat accidentel des opinions qui prévalent aujourdhui duns l\u2019adminis- tratzon ; mais il seinble y avoir un parti pris: celui d\u2019assimiler, muis en faveur du Haut- Canada, en faveur des lois anglaises, en favour du commerce.On veut rendre tout commercial, tout subordunner à une classe d'intérêts, oubliant que la masse de notre population n\u2019est pas marchande, mais agricole ; quis son expérience des affaires commerciales ost chose si neuve encore, qu\u2019on esta lui préparer une position pleine de piêges et do périls.Nous savons qu\u2019il y a des gens qui croieut amener le progrès ou ce qu\u2019ils appellent progrès, à force de lois ; qui pensent avuir fuit un beau coup quand ils auront forcé la maiu au peuple et qu\u2019ils lui auront imposé une mesure utile à leur sens, quand même l\u2019opinion publique ne serait pas prête à la recevoir.Ces homines-là sout nombreux et daus le gouvernement at dans la Législature.L\u2019opportunité de lois restrictives de l\u2019usure est une question nouvelle ; jusqu\u2019à nos yo pr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PRIX DES ANNONCES.Six lignes, premiers insertion.cus.ceases sees 004800 Chaque insertion subeéquente.l3\u201c Dix lignes, première insertion.002.0000 s0c00 UT \u201c.Olaque Insertion subséquente.\u2026 venvavascoccnubT © Au-desous de dix lignes, par ligne.0.* Ohaque lusertion suteéquente, par ligne.a\" Un quarré, à l\u2019année .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.#$320.00 Un dermi-quacré © 0.1600 \u2014 Toutes les leitres d'affaires, communications Correspondances.doivent être [adressés franco au Directeur du Journal, No.26, Rue St.Gabriel.jours, on en avait jamais révoqué en dou te la nécessité : tous les peuples policés et les peuples chrétiens surtout, ont eu leurs lois d'usure plus où moins strictes, que l\u2019on a toujours considérées comme ue protection sage et nécessaire contre l\u2019unprévoyauce des masses et l\u2019avidité des usurives.Dans deux pays, marchands avant tout, et avec lesquels nous sommes en rapport d\u2019aflaires, on à voulu faire une expérience, entre un milion d'autres : quel serait le résultat de l\u2019abolition des lois d\u2019usure ?Dans ces pays-là, à demi-chrétiens, l\u2019homme west rien, n\u2019a aucune valeur gue comme instrument social, agent de production et de consommation, machiue a taire de Paigent pour augraenter la richesse nationale.Aussi, on y lait des expériences sans serupule, quelques soutfruuces, quelques mailieurs quel es puissent causer à dos individus où à des classes entières do lu société ; peu unpor- té, pourvu qu\u2019à la fin ua progrès suit reali- sé ; on taille comme daus une béte morte.Or, nous avous, nous, la manie d\u2019imiter ces deux grauds paye uous qui ne sommes pas un pays marc sand, nous qui n\u2019avons pas de capitaux, nous dont la masse est formée de cultivateurs toujours un peu nécesaiteux, toujours prets à emprunter à n'importe quelle coudition pourva que ce soit à long terme ; el nous avons aboli les luis d'usure.L'effet désastreux de cette loi se fait déja seulir.Les capitaux à bou marché n\u2019ont pas atilué plus que par le passe ; le taux de \u2019iutéret va montant toujours ; tous les jours, nous pouvons lire dans des contrats la stipulation d'intérêts de quinze, vingt et vingt- cinq pour cent.Or, qui ne sait que ces emprunts sont ruineux pour le cultivateur ; que, quand il oa est réduit à se procurer l'argent à un tel loyer, il vaut mieux pour lui mettre hacho en buis, tout vendre et tout sacrifier ?Que sora-ce quand tous lcs ew prunts hypothécaires entrés aujourd\u2019hui dans es «livers bureaux d\u2019enrégistrement, arrive- tont à maturité, à l'époque de l\u2019échéance ?Ou n\u2019y peut conger sans en être sérieusement alaré, ot tout notre espuir est que lu Législature mettra bientôt un terme au val, en remettant eu vigueur les lvis contre l\u2019asure qui, quoique souvent violées comme tant d\u2019autres lois, sont au moins pour un grand nombre un frein et une protection salutaires, et mettent de sérieuses entraves au ruinuux commerce de argent.À la malheureuse loi concernant l\u2019usure, on peut rattacher les dispositions de la lui judiciaire de M.Cartier, concernant la preu- Ve,et qui donnent autémoignage d\u2019une seule personne, quand la preuve testimoniale est permise, le méme effet, la meme force, lo même degré de crédibilité qu\u2019à celui de deux personnes.Et ce seul témoin en- cote peut être Un parent, et le plus proche parent, un frère, un fils, un père, etc- Quelle large porte ouverte aux surprises, au dol, à la fraude, au milieu surtout d\u2019une popula- per.Déja, Pon se plaignait à bon droit, de abus du corment dans les cours sommaires, du déplorable scandale de serments contradictoires prétés par les deux parties dans In même cause ; de la profonde atteinte uinsi portéo à la morale publique et aux respect de la justice.M.Cartier à souvent refusé de permettre des changements a notre droit en vue du code que l\u2019on nous prépare.A quoi bon disait-il ; attendez le code ; ce sera le termps de faire des changements un peu considérables I avait raison ; mais alors pourquoi ce raisonnement dans un vas, ot le contraire dans l\u2019autre ; est-ce parceque, daus ce cas- ci, c\u2019est lui qui propose la réforme ?A-t-il done réellement la présomption de croire à une petite infaillibilité personnelle, qui le mnet au-dessus de l\u2019errour ?C\u2019ust au moyen de pareilles dispositions que l\u2019on gâte, que l\u2019on défigure les meillours projets, et la décentralisation judiciaire est payée déjà bieu trop cher, quand on voit disparaître et s\u2019u- bîmer par lumbcaux tout ce magnifique corps de droit, puisé aux sources vives du christianisme et müri par l\u2019expérience des siècles.Unus testis, nullus testis ; un seul témoin n\u2019est pas un témoin.Cette vieille et sagu maxime renversée pur D.Cartier n\u2019en demeure pas moins vraie, pour être sa condamnation.Les considérations morales qui ont jusqu\u2019a présent exclu le témoignago es parents sont toujours les mémes,toujours d\u2019uu ordre aussi élové, malgré que M.Cartier les regarde comme de vieilles erreurs.Fondées sur une étude et une connaissance approfondie du cœur humain, qui nous ap- rend qu\u2019entre paronts, il n\u2019y n pas de mi- ieu entre l\u2019affection et la haine ; que la nature los fait s\u2019entr\u2019eimer beaucoup ; que quand la nature est oubliéo et trahie, la dépravation les fait se hair beaucoup, ces co.- sidérations seront encore fortes et vraies, basées qu\u2019elles sont sur une loi immuable, quand depuis longleiaps pn aura oublié le tion encore peu instruile et facile à trom- premier-ministre, quand aura disparu la der- Nière pierre des cours qu\u2019il fait constuire.Faut-| désespérer de voir ces dispositions bientôt révoquées ?Nous ne pouvons aujour- d\u2019hui qu\u2019etlleurer na vaste sujet.Nous ne pouvons parler de la preuve en matières commerciales étendue à des affaires qui sont rien Moins que commerciales ; nousne pouvons parler des billets sous croix devenues négociables, au si grand danger de notre population agricole, etc.; Nous n\u2019accusous pas les intentions des ministres ; mais nous voustatuns un fait.C\u2019est qu'il semble y avoir uue conspiration occulte, au moyen de la législation, contre la propriété, qui est entre lus mains de nos corapatrivtes d'origine française, leur dernier boulevard, leur dernière défense ; lois d\u2019usute, lois sur la preuva, extension des uf- fnires fictivement commerciales, tout jusqu\u2019 à la trop grande rapidité de la nouvelle procédure, jusqu'à une exemption de saisie lus etendue des eifets mobiliers, rapproche de la propriété la main rapace de celui qui la convoite après l\u2019avoir enveloppée dans ses filets.La réflexion fait aisément voir qu\u2019ici tout se lis et s\u2019enchaîne fatalement.\u2014_ -\u2014 Un currespoudant du Neso-York Herald, fait la suggestion suivante, qu\u2019 nous parait cmpreinte de bon seus, et qui, ai elle était adoptée, faciliterait grandement lu conversion des inonaies ritanniques au système décimal : \u201c Mon plan, dit ce correspondant, consisterait à frapper une pièce tant d\u2019or que d'argent, équivalant à quatre che- lms sterlings anglais, qui pourait être appelé lo dollar anglais, et qui serait un cent-centimes.« Cette dénomivation est déjà connue par tout le monde, et il ue pourrait pas y avoir plus d\u2019objection à son adoption qu\u2019à celle du florin ou pièce de deux chelins, Les avantages seraient : «19 Le dollar anglais aurait la même valeur que le dollar Espngnol, Mexicain, Américuin, et la pièce fran- çuise de cinq francs ; il vaudrait tn tiers de plus que lu dollar Prusaien, et serait le double du florin autrichien ; il serait utile pour le commerce de la Chiue, et conviendrait aux colonies Anglaises de l\u2019Amérique du Nord, qui aujourd\u2019hui sont forcées de se servir de monuies différentes de celles de la mèro-patrie.«20 T| continuerait l'usage de la plupart des pieces existentes ; pur exemple le souverain vaudrait cing dollurs Anglais, le demi-souverain deux et demi.Le florin servirait comme demi- piastre, ies chelins un quart et les six deniers un huitiéme.Les seules nouvelles piéces qui seraient requises seraient les dimes, les demi-dimes ot les centimes ; ces dernières pourraient Être faites de nickel, comme les nôtres.Les couronnes (cretons) et les demi-couron- nes, (half-crowns) seraieut peu à peu retirées de lu circulation, de même que les pièces de cuivro ; jusqu'alors lu couronne représenterait un dollar et vingt- cinq centimes, et la demi-couronne cin4 huitièmes du dollar anglais, ou soixau- te et deux centimes.Le public anglais pourrait su servir des dollars d\u2019or, qui ont déjà été essayés en France et uux Etats-Unis et trouvés très-convenables.\u201c39 Lu conversion de l'ancien système duns le nouveuu et vice versû, serait très-facile pour te commerce auglais et le monde en général ; comme entre les louig et les dollars il n\u2019y aurait qu\u2019une division ou une multiplication pur cing a faire ; et entre les chelins et les dollars anglais ce serait par quatre ; le contime anglais serait égul à un demi denier moins quatre par cent, et la conversion du denier en centimes, et vice versû, serait très-facile.\u2014\u20140n 0: = 00 Ep 10 = = == Préface, Notre collaborateur, M.Smith, nous envuie l'article suivant qui doit servir de préfuce 4 son livre sur l'Exposition industrielle du Canada.Ce livre comprend la série d'articles que M.Smith a publiés dans l\u2019Ordre et qui ont excité à un si huut dégré l\u2019intérêt du lecteur.Nous espérons dune que le public so fera un devoir de souscrire à ce livre, fait dans uu but éminemment patriotique.Nous reviendrons sur ce sujet.La tâche lu plus douce qua puisse se donner un écrivain est évidemment celle de rédiger le compte-rendu d'une exposition industrielle.Ln variété des produits, leur cspèce et leur genre ; les améliorations, les perfectionnements que l\u2019inventour s'attache à apporter dans sa profession sont autant de sujets que le critique est appelé à juger, ot cela, dans le seul but d'éclairer l\u2019intelligenco de l\u2019homme, \u2018l'elle à eté nutre mission dès le début de notre travail, mission qui nous semblait ussez limitée, le nombre des exposants nous paraissant insuffisant pour donner de l'importance a une rovie des produits de l\u2019mdustrie.Mais notre impression fut bientôt réformée par lu force des circonstances.Des expusants prirent leur place peu de juurs apres l'ouverture du Palais, et les objets qu\u2019ils y apportérent étaient précisément ceux qui offraient le plus d\u2019intérét et quo nous regrettions amérement de ne pas y voir figurer.ll y n deux manières de rédiger un compte-rendu industriel : 19 on adopte assez généralement le languge didactique qui est celui des gens de profession.So Ét les gens du monde préfèrent nuturellomient une causeric intime, accidentée par de petites anocdotes qui aiténuent lu monotonie d\u2019une description quelconque.Pour répondre aux vœux de tous, nous avons adopte les doux systèmes, c\u2019est-a-dire que nous avons fait précéder chaque produit, lorsque nous en trouvions ln possibilité, de l'historique et des procédés mis en œuvre par chaque profession, résumant ainsi les decouver- tes et les améliorations apportées dans Une industrie ou dans un art.IL u toujours été dans nus guûts de nous tenir au courant de toutes choses qui intéressent les produits industriels où artistiques, et les numbreuses excursions que nous avons faites en Europe ont eu pour effet de nous imtier aux différentes munières d'opérer dans telle ou telle partie de ces deux éléments, qui, chez tous les peuples, se montrent avec des principes ct des moyens d'exécution ion différents, mais qui atteignent assez généralement le même but.Pour faire do notre travail un ouvrage utiel, un livre à consulter, nous n'avons pus hésité à fuire les recherches nécessaires qui nous permettent aujourd\u2019hui de donner les noms des ouvrages modernes qui traitent des professions dunt nous parlons dans notre Revue.C'est ainsi que nous indiquons en nes, a ln fin de chaque propuit, le titre des livres spéciaux qui sont écrits par des hommes quo les talents et l\u2019expérience placent au premier rang d\u2019une natiou civilisée.Le défaut général des ouvrages du genre de celui que nousdésirons publier se remarque par leur prix élevé et souvent inubordables pour Pouvrier qui veut s\u2019instruire.Cette raison capitale nous à décidé à en mettre le coût à 50 cents, nous fortifiant dans cette pensée que les livres i bun marché sont toujours ceux qui ont le plus de chance de succès.Enfin, l\u2019accueit qui a été fait à notre Revue nous impose l\u2019ubligation d'adresser nos remerciments à celles des personnes qui nous ont engagé à réunir nos articles de manière à en former un volume.Nous avions une dette de reconnaissance à payer à ceux qui nous ont encouragé dans notre profession, et nous nous estimons heureux qu\u2019une occasion favorable nous ait permis de nous nc- quitter promptement.: GusTAVE SMITH.arrete La Piéce de Vers que nous publions ci-dessous a été composée par M.Ed.Sempé pour un de ses amis qui l'a rié de vouloir écrire quelques vers sur I mort d\u2019une bolle-sœur qu'il vient de perdre.ADELAIDE.LE PERE.(Il cherche à consoler son fils et veut l\u2019entrainer hors du cimetière.) \u2014 Viens, à mon fils, fuyons ce cimetière.Vois-tu, si près de son cercueil, De tes regrets l\u2019ardeur est trop amère.Déjà loin d\u2019eile assez de deuil.Console-toi: Dieu qui, dans sa clémence, Comme elle to tit immortel, Pour lu douleur a créé l\u2019espérance, Tu la retrouveras au ciel.\u2026 .(Lu fils croit entendre la voix d'Adélaide, sa femme.) Que) est ce chant si doux?Comme ulle [ci l\u2019on à parlé tout bas.Mon Dieu! c\u2019est sa voix qui m\u2019appelie.Père, ne \u2019entendez-vous pas?Oh ! ai c\u2019est toi, toi que jadore, Adélaïde, pres de moi, Vors ton époux roviens encore.Hélan! comment vivre sana toi ?LE PERE.Viens, à non fils, car ta douleur augmente.LE FILS.Oh! non, c\u2019est elle.écoutez, elle chante.ADÉLAÏDE.(On entend unc voix qui chante les joies du ciel.) Bonheur des élus, Que j'aime vos charmus \u2018 Au ciel on n'a plus De douil ni d\u2019alarmes.Les plaisirs trompeurs, Monde, que tu «lonnus, Beilleut de splendeurs, Mais eu tes couronnes On trouve des pleurs.Ici l\u2019allégresse Coule sans soupirs.La main qui vous tresse, Palmes des martyrs, Vous fuit immortelles ; Fête, juie et fleur Y sout éternelles.L\u2019Ange dit: ma sœur, À l\u2019Âme héroïque Que couronue Dieu.Toujours un cantique Résoune en ce lieu.Les saints, les héros Chantent leur victoire , Sur leur front la gloire Rayonue par flots.Le bonheur qu\u2019on cueille Jamais ne s°effeuille ; La nuit cède au jour, La haine à l\u2019amour\u2026 Un jour enfin, sous lu forme d\u2019un ange, Un ÿ revoit ceux qu\u2019on laisse ici-bas.Leur deuil alors en volupté se change.Oh! mon époux, ne l\u2019y verrai-je pas?- 8 .LE FILS.Feinme chère, Sur la terre, Viens, rends-toi.Aa foi Sois fidèle : Je t\u2019appelle Près de moi.Sous la pierre Où tu dors, Sar ton corps Jo m\u2019enterre.O mon pére, De vos bras Jo m\u2019arrache Et m\u2019attache A ses pas.CHŒUR D\u2019ANGES.Du terrestre vallon quand une ime s\u2019envole, Dans le cœur résigné l\u2019espérance descend.Lo ciel à l\u2019orphelin n donné sa parole : Ami, sèche tes pleurs : là-haut elle t'attend.Vois cu rayon qui se balance : C\u2019est un sourire de ses yeux ; (est son image dans l\u2019absence ; C\u2019est l\u2019arc-en-ciel, c\u2019est l\u2019ussurauce Un jour de la revoir aux cieux.Epouanp Sempz.Montréal, 12 nov.1860.Mandement de Mgr.Gerbel.SURLEE DERNIERS ÉVÉNEMENTSD ITALIE.(Suite et fin.) \u201c Aja sortie du service funèbre qui vient d'être célébré dans la cathédrale de Paris, on a prodigué les témoignages dola plus chaleureuse sympathie au fils général de Pimodan, destiné à goûter si jeune co qu'il y a de plus vif dans la douleur et de plus pur dans la gloire : - _ _ _ _ _ _\u2014 _\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014Aæ\u2014Pæ\u2014\u201d\u2014\u2014\u2014\u2014__\u2014_\u2014\u2014 \u2014 _-\u2014-\u2014-_\u2014_\u2014_\u2014-\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014__\u2014\" \"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014-\u2014_\u2014 \u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014;_\" Feuilleton de \u201clOrdre.\u201d re meen eue Le = tare ba vos oe mm LE MANOIR DEYILLERAL | Roman historique Canadien sous la Domination Française, Par Madame Leprohon, TRADUIT LE L\u2019ANGLAIS Par E.L.de BELLEFEUILLE.(Sacite.) 11.Le lendemain matin, le lieutenant de Montarvillo descendit de bonne heure dans la salle d\u2019ontrée, et comme il l'a- Tail espéré, il y trouva Blanche seule.Île lui donna franchement la main ; Mais quand il voulut l\u2019approcher de ses êvres avec une grâce courtoise, et uno galanterie qui avait plus d'uno fois été admirée dans les brillants salons de ATis, tout en accompagnant cot acto de quelque délicato flatieric, elle lui dit avec (lignité : \u2014Vous n\u2019êtes pus à Versailles, ni St.Germain, M.de Monous, Canadiens, nous avons \u2018 plus simples que ceux de la Ration galanto ct spirituelle do laquelle tous desvendons, ot nous tenons peu à la Batterie.Et puis, une autre chose, Teprikelle vivement nvec naïveté, se au faubour tarville.des goûts | ! voyant sur le point d'être interrompue, il n'est nullement nécessaire, que, parceque nous sommes fiancés, nous prenions l'un envers l\u2019autre des manières exagérées et peu naturelles.\u2018Jo vous dispense de ces flatteries quotidiennes et de ces compliments banaux, et de votre part, vous screz aussi généreux et vous m\u2019accorderez la même liberté.Lo jeune de Montarville, quelque peu décontenancé par ce langage ouvert et inattendu se contenta de g'incliner en signe d\u2019ussentiment, ajoutant : \u2014Comme Mademoiselle le désirers ; et il s'en olla vers ln croisée, tenté de faire préparer ga curriole, ot de braver la poudrerio et lcs montagnes de neige ; qui, pensait-il intérieurement, sont bien moins froides que ma belle fiuncéu.Malgré ce premier désir de Gustave, il ne le réaliss pas co jour là, mais restn encore touto unc autre journée l'hôte volontaire du Manoir : Blanche de Villerai avait été trop richement douée par la nature, pour être gagnéo où perdue à la légère ; ct mémo dans sos moments de plus grande froideur, elle ne laissait pas que d'exciter Vadmiration de son amant, Elle n\u2019était pas, comme les jeunes filles de nos jours se piquent de l'être, très habile en musique, vocale ou instrumentale ; mais 80 plus grande ressource pour intéres- ser était dans sa riche on 3 ; et Gustaye'\u20acoqutant sa coiypréstion pinée et brillante, s'étonnait parfois que, dans le cours de quelques années, ello eut pû nequérir une aussi grande variété de connaiesances.C'était le troisième jour nprès son arrivée à Do Villerai, et tandis que Blanche et lui étaient activement occupés à discuter quelque sujet intéressant, madame Dumont s'écria tout-à- coup : \u2014Dites-moi donc, Gustave, n\u2019avez- vous pns été voir votre cousine, 1madame de Choiseul, depuis votre arrivée en Canada ?Le jeune homme rougit ; et d'un ton considérablement embarrassé, il répondit négativement, ajoutant qu'il était vonu directement de Montréal, ot que les chemins étaient réellement si impraticables, que.\u2014Tl n\u2019y à pas deux lieues d\u2019ici-là, reprit mudemoiselle de Villerai, avec un léger sourire ; ot je crains que madame do Choiseul ne nous reproche de vous avoir retonu.\u2014Ne craignez rion sur ce point, re- pondit-il ; muis, beau temps mauvais temps, je partirai certainement cotto après-midi.La conversation n\u2019avait pas oncore reprise sa \u2018promière ardeur, interrom- que par là question maladroito de ma- ame Dumont, quand In servante, Fanchette, entra dans V'appartemens, pour aunoncer que la petite Rose Lauzon désirait par er un instant.a: Mademoiselle.:.\u2026 Cul \u2014Fuites-ln entrer, répliqua Blanche, tendis que Gustave, maudissant intérieurement cette nouvelle interruption, se jets dans un fautonil 3 pou de distance, ot prit un livre, en songeant i ce que devait être cette petite paysanne canadienne., Rose Lauzon entra, ot lo rogard du jeune officier n\u2019eut pas plutôt tombé sur ello, que Gustave fut rempli d\u2019étonno- ment et put à peine roprimer à temps l\u2019oxpression d\u2019admiration qu\u2019il ressenti dans son cœur.Sa surprise était excusable, car la jeune fille qui se tenait devant lui, mise d\u2019un mantelet à basques noirs de calicot et do toile du pays était aussi jolie que ce qui avait jamais pu frapper son regard.Rose Lauzon n'était ni ausei grande, ni aussi blanche que mademoiselle de Villerai ; mais sa peau claire et transparente, à travers do laquelle perçait une vive carnation, et les proportions exquises de sn fine, gracicuse et petite taille, ne laissaient aucune supériorité en attraits 3 la jeune scigncuresse.Elle possédait la main ot lo pied délicats qui sont communs chez la fomme canadienne, même dans la basso classe ; ot ses yeux bruns affectuoux, ses longs cils, s\u2019har- moniaient parfaitement avoc ses cheveux noirs, si simplement mais si pro- promont retonus en arrière par la coif- ure qu'elle portait ; tout cela en faisait une parfsite beauté dont le néglige Ju-rendait plus charmante.Dans l\u2019art\u201c plicité constitue la beauté.Le goût peut varier un pou suivant los personnes, les circonstances et la dispositions ; mais l\u2019exagération est toujours un défaut.Il serait à souhaiter que les jeunes et vicil- les dames se souvinsent un peu plus de cotte vérité.Les bourses des papas serniont moins souvent invoquées, leur humeur serait plus longtemps égale ; il faudrait fairo moins d'instances pour obtenir mois aussi elles seraient plus efficaces.\u2014Oh! quel malheur, penss de Montarville, qu'une forme extérieure ausai rarement belle renferme seulement I'intelligence ignorante d'une pauvre paysanne.Et déjà, intérieurement, il pensait ne tout To restige de sa beauté, serait dissipé par lea accents d\u2019un patois barbare, dont les bons habitants de Villeroi devaient so servir pour exprimer leurs idées et leurs franches opinions Il fut agréablement désappointé, quand la joune fille répondit d'une voix douce et musicale, en bon français, à quel: que romarque faites par mademoiselle e Villerai.Can Elle était vonu pour dire que madame Messier, la sœur veuve du bon curé; qui demeurait aveo'lui, dirigeant l'inté- \u2018rieur de ss maison, était confinée dans ss \u2018chambre par un violent rhâme, et désirait savoir ei mudemoisèlle de Ville- \u2018Yäi'consentirait à diriger Rôse dans la à bim- comme dans la toilette même,\u2018 décoration: de l'Eglise pour là messe \u20ac Mécoration de Tee i meme fg \u2018chet\u2019 les personnes\u2019 de \u2018sa \"oohditi mais je puis en partie vous en.-éxpliquer la\u201d Etant | .ut emmenée dans cette maison, pour}.-\u2014Je vous attendrai la semains pro- me: gepyir do compagne.dans, mes jeux; | chaine, Gustave, dit-elle.Nous auroës sai plusieurs de, ups amisipour passer les eb, elle, \u2018partagen ainsi les, instructions se as a loons Blanche exprims immédiatement son assentiment, ot cn mêmo temps mit quelqu\u2019argent dans ln main de la messagère afin d'acheter les objets nécessaires pour l'occasion.Le jeune de Montarville se lova nussitôt ot demandant la permission de contribuer pour sa part à une nussi bonne œuvre, remit une pièce d'or à la jeune fille.Surprise, étonnée, elle love sur lui ses yeux fascinateurs; mais les baissa aussitôt à terre, tandis qu'une vive rougeur colorait sa joue, Etait-ce la profondo admiration peinte\u2019 sur la figure du jeune lieutonant, ou la prévision d'une dosti- née future qui la frappa en ce moment, \u2018lui ôtänt toute contenance, et touto fermeté, jusqu\u2019à ne lui permettre que do | prononcer une timide parolo-de remor- ciement ot s'échapper de In chambre.\u201c \u2014Es-ce que notre beauté villsgeoise, comme elle est appelée, ne mérite pas bien ce titre 2?demanda Blanche, \u2014BSans aucun doute ; mais elle pa- raft tre une personnestput-à-fait-supé- |.rieure.Son langage et son accent sont | prosqu\u2019sussi irréprocliables que sn jolie ot morveillouse:figure.EE ; \u2014Oui, et il-y a \u2018chez elle un dégré.de délicatesse qu'on rencontre\u2018raremont dition ; a raison, Etant pôtito fille, ¢lle lettre qu'elle voulait faire parvenir-à nante.Quand j'allni au couvent, ma tante Dumont l'y envoys aussi pendant trois ans, faveur qué M.Lapointe, no- tro bon curé, nvait lui-même sollicité pour elle : car -Rose est uno do ses grandes favorites.Au bout de ce temps, elle revint chez elle, possédant une éducation infiniment au-dessus \u2018de sa position dans le monde.\u2014Et la croyez-vous plus heureuse our cela, mademoiselle à demanda de Montarville \u2014\u2014Je crains bien que non, répondit- clle pensive.Ily a quelques.années, su mère qui était une femme:très douce ot très aimable, mourut.Le père-se maria de nouveau, et son second choix fat de nature à lui faire amèrement dé- plgrer chaque jour la perto do sa première épouse.Pauvre potite Rose ! Sa vie, Je le orains bien doit être \u2018bien misérable.Je la prendrais volontiers dans la maison, mais elle s\u2019y refuse, soit w\u2019elle no veuille pas occuper une position dépendante (car je ne pourraisiplus maintenant convenablement m'en faire une compagne), soit qu'elle préfère, par amour filial, demourer \u2018avec son.pauvre père, dont elle fait tout le bonheur et toute la consolation, Madame Dumont entra ici avec une wadame de .Choiseul.- êtes avec nous, et il faut que vous soy- 23 = dt USSR on à embrassé dans cet enfant tous les compagnons d'armes et de mort de son illustre pére.Mais ces démonstrations d'un lieu et d'un jour, quelque prix que l'Eglise yattache, ne suffisent pas à sa manière de sentir.les victimes que nous vénérons appartiennent aux diverses contrées du monde catholique, et leur mémoire à droit de participer visiblement à ce caractère de durbe que le catholique imprime toujours à sa recou- raisgance.À Roine, le lieu universel, on va ériger en leur honneur un mont- ment que la ville éternelle emportera avec elle dans son avénir.Mais pour quoi chacun des diocèses qui ont fourni leur contingent à lu glorieuse liste n\u2019aurait-il pes aussi un monument spécial, une pierre, au moins, où scraient graves les noms qu\u2019il doit revendiquer ° Cette pierre serait sans doute placée de reference dans les églises qui ressem- lont, pas leur caractère propre, par leurs souvenirs, à celle de Montmartre, daus les chapelles consacrées, à saint Maurice, le commandant dela légion thé baine ; à saint Louis, le chef des croi- és.Lette modeste glorification, reproduite dans chacun des pays ou ces héros chrétiens ont eu leur berceau ou leur résidence habituelle, serait tout à lu fuis une consolation pour la piété de leurs concitoyens, Une récompense pour leurs familles, un honneur pour leur diocèse, une protestation vengeresse contre les vutruges de leurs ennemis, une leçon pour lu postérite.+ O que notre faible vuix ne retrouve- t-elle, pendant une heure seulement, quelques forces pour prononcer, dans la Chaire de notre cathédrale, devons-nous dire, four oruison funèbre vu leur panégyrique | Nous ne pouvons que cunvo- quer les hubitants de In Louno ville de Perpignan au service sulennel qui doit les reumr dans celle Cglise, où le recueillement, nous cu sommes sfic, sera si profoud, que la pieuso assemblée ne puurrn avoir, dans ces prières pour ces nobles victimes, d\u2019autres distructions que celles qui viendruaent des images de leur gloire.liussent du moins ces lignes, que nous leur offrons, obtenir pour quelques jours une humble et petite pluce parmi les hommuges qui lour sont rendus, comme une inscription peu durable qui serait écrite au bas d'un grand monument, : « Mas, NT, C.F,,1l ne s'agit pas seulement de ln catastrophe on les défenseurs du Saint-Siége ont pèri, il s\u2019a git d'événements qui feraient périr les principes mêmes de l\u2019ordre social, s'il était aussi facile de tuer des vérités que des solduts.L\u2019issuc du dernier combat n'est qu'un fatal épisode duus l\u2019ensemble des calumités qui pèsent sur l\u2019Eglise et qui menace le monde.« L'altocution du_Souverain-Pontife résume en ces termes ln formidable question : + C\u2019est pour Nous une ocea- \u201c gion opportune d\u2019coguger tous les princes de l\u2019Europe à examiner sé- \u201c rieusement, «vec toute lu maturité et \u201cln sugesse do leurs conseils, quels « grauds «t innvinbrables maux renfer- \u2018ment les détestables © vénements que «Nous déplorous.l| s'agit, en eflet, « d'uno monstruouso vivlntion, qui s\u2019est « accomplie d'une manière si perverse \u201c contre le droit umversel des gens, et \u201c qui, si elle n\u2019était entierement com- \u201c primée, ne laisserait plus do lurce \u201cet de sécurité à aucun droit légi- \u201ctime.Il s\u2019agit d'un principe de rè- \u2018 bellion que favorise honteuscment le \u201c gouvernement piémontais et qui « donne facilement à comprendre quels \u201c dangers menucent chaque jour les « gouvernement et quels fléaux ce « principe entraîne pour toute société * civile, puisqu'on ouvre ninsi une issue \u201cau fatal communisme.ll s'ugit do \u201c couventions sulonnelles qui exigent \u201cet gurantissent l'intégrité de Notre * souvernineté Lemporelle comme cello \u201c* des autres souveruinotés Guropéennes, « 1t s'agit de la violente spoliation de ce \u201c pouvoir qui, par une merveiliense dis- + position de la l'rovidence divine, n été * donné nu Pontife romuiu pour exercer \u201c avec uno entière liberté son ministère \u201c apostolique uns l\u2019Egh:e tout entière.\u201d ¢ Bien des personnes ne remarque- rout pas Assez ln phrase prophétique où lo Pupo dit que ce qui so passe ouvre la brèche nu communisme.Une des grandes illusions de beaucoup d'hommes qui se croient conservateurs, est de mécouvaitre la linison des prinoines politiques qui troublent aujourd\u2019hui l'Iëuropu avec les questions appclées sucia- les, qui l'ont ébranite ilua dix uns, et qui pourront so dresser de nouveau duns moins de temps peut-être.S'il est permis à un Ltat de prendro à un autre cu qui lui appartient, pourquoi ne serait-il pas licite & une clussodo ln société d\u2019en agir de mémo a l'égard d'une uutre ciusse ?On reproche à un gouvernement dont on veut nsurper lu place une ud- ministration imnuvaise, qui fuit, dit-on, souffrir le peuple ; mais est-ce quo los souffrauces de l'immense Glusso des pru- létaires ne pèsent pas un peu plus que des ubus d'administration, et dès lors no l\u2019autoriserniont-clles pas, un même titre, à prendre lu place des propriétaires ?Ou nllègue, en faveur du vol potitiquo, les instinets, les uspi- rations de lu majorité ; mais les communistes veulent satisfaire, disent-ils aussi, les aspirations de ln grande majorité du genre humein, peu contente du sort que lui fait la distribution de la richesso, non suivant la règle du mérite, muis par le privilége de naissance.On subordonne tous les droits à une certaine idée d'unité nationale, a ez des premiers sur la listo.Vous pourrez amener co jeune français de votre régiment, dont vous nous avez si souvent parlé.Quoiqu'il soit un pou recherché et affecté, il cat Gtrangor on \u2026 Canada, et de plna il n Até très-poli pour vous, co qui constitue deux raisons pour que nous lui offrions l'hospitalité.De Montarville exprima ses remerciements, serra In main & madame Duomont et a sn finncée, quilui défendait en souriant, mais nvec une fermeté, de lo plus grando marque extérieure d'af- -fection, et partit enfin pour Ia demeuro ude sa cousine, madame de Choiseul, : (4 continuer.) on veut faire tomber les borrières qui divisent en plusieurs Etats des populations qu'on prétend devoir ten former u'un seul ; mais n'y a-t-il pas dans la amille humaine une division plus incisive (ue celle des Etats, In division he- réditaire des riches et des pauvres 1 Les communistes à leur tour subordonnent tous les druits à l'idée d\u2019une unité socis- le où toute division de classe dispurat- trait.Voilà le puints de corrélation des deux systèmes.Voilà pourquoi nous vous disons que vous n\u2019êtes pus les mut- tres d'arrêter le principe de spoliation au degré qui vous convient, et que par la logique des choses, Cavour duit enfanter Proudhon.Vuivement objects riez-vous qu\u2019il y & eu déjà dans le monde desspoilations semblables à celles que le l\u2019iémont vient d'accomplir dans les Etats de l\u2019Eglise, qu\u2019elles n\u2019ont pourtant pas produit une M orvencence commu.iste, « La liaison du vol politique et du vol suciul no pouvait pis se manifester aux époques vù l\u2019un de ces deux termes n\u2019existait pus ; en est-il de même aujour- d\u2019hui 1 Etes-vous bien sûrs que le com- munisæe d\u2019en bas ne se sentira pas en- CUWragé par an Certain Cuintmunismo d\u2019cn haut, et qu\u2019à l\u2019égurd des droits d'autrui, les échoppes de Turin auront plus de scrupules que le trône 1 « l\u2019Allocution parle en outre d'un principe qui n été introduit de 108 jours dans le moude chrétien, le principe qu\u2019on appelle de nou-intervention.Nous com- Bienterons aussi, à Co sujet, les jarules du Chef de l\u2019Eglise, qui renferment tant de chuses en peu do inuts.Nous ue crar- gnons pas de nous expliquer, au uom du christianisme, au nom du droit public qu'il a créé, sur un principe que nous considérons, avec le Sasnt-Père, comme opposé, duns su généralite, aux rôgles do la morale politique des sociétés chrétiennes,et comme pernicieux duus l\u2019ap- J'hieation particulière que l\u2019un en feruit à l'oppression du faible par le fort.Nous ne cunnaissons, du reste, uucun document officiel qui constato que le gouvernement de la Frunce soit enchuîné à cette théurio ungluise pour tous les cas, même les plus extrêmes.Nous la pren- drous telle qu\u2019elle est formulée dans les journaux révolutionnaires de Paris, de Londres «\u20ac de Turin, qui,en la reprodui- sunt tant de fois duus leurs colonnes, n\u2019unt oublié qu\u2019une seule chuse, le sun do lu prouver une seulo fois.# Lu uon-intervention peut être pré- seutér comme doctrine générale, on Commo mesure relative, « Sous le premier rapport, elle a ête inconnue, non seulement dans les sicoles où tous les gouvernements uduettuient en principe que lu morale du christia- nisine devait être leur règle, muis aussi durant une grande partie de ln péri le suivante, Où plusieurs guuverneiments out comimuncé a so faire une morale particulière.Aussi, on à eu besuin de créer un mot nouveau pour désigner cette doctrine.Celui qu'elle porte, qui n'a pas une lournure française, qui est un ucologisime duus notre langue, ucense son urigine étrangère.C\u2019est en Angleterre w\u2019eile a été proclamée pour la première ois, par des hommes d\u2019État, il y a uno quamntuine d'années, Elle à surgi chez tous après lu révolution de juillet.Ello u grandi à la révolution de février, Au- Jourd'uni (vus les révolutivnnair:s de l\u2019Europe demandent qu\u2019elle ait cu L'ran- co une hospitalité inviolable.Su nuis- sanco, son éducation, sa marche ne sont Ie comme où voit, très rassurantes.silo chemine à lu suite des perturbations politiques counuo l\u2019ombro suit le corps.Cetto ductrino, prise dans su génera- lité, ne peut avoir que l\u2019une vu l\u2019autre do ces deux bases, ou toutes les deux à lu fois.Elle suppose que, lors ju\u2019un gou- vornement légitimie cst mis en péril par des ennomis intériours où extérieurs, il n\u2019y u aucun moyen de discerner lo droit ou que, en reconnaissant lo droit, ou ne dost pas lui accorder nide et protection, quand on a le pouvoir de le dire, Dans le premier ens, c'est une profession de scepticisme ; dans lo second, c'est lu consécration de l\u2019éguisme.\u201clu non-intervention, lorsqu'elle n°- est qu\u2019une mesure ucoidentelle et relu- tive à des circonstances particulières, est nécessairement soumise, comme toutes les mesures de co genre, à des règles qui déterminont su moralité politique.Ces règles gunt, au fond, identiques à culles qui constituent les devoirs privés duns les cas d'uppression du fui- le par le fort.Ce sontles mêmes devoirs, muis exhiaussés ot ngrandis, quoi- quels puissent, du reste, subir des mo- difientions uccossuires, lorsqu'ils sont transportés dans lo monde politique.Si le faible ne réclame pas le secours, ou méme le repousse, si lo fort ne peutlui venir en vide sans s'exposer à so perdre s'il n\u2019u avec lui que des relations vagues et lointaines, ln conscience publique pourra ubsoudre son inaction ou son impuissance.Mais si l\u2019opprimé invoque le secours d'hommes qui demeurent près de lui, s'ils sont en état de lui pro- ter main-forte, s\u2019il n\u2019est pas pour eux un voisin seulement, mais tn ami, un fré- re ou quelque chose do plus, sur quo se fouderu-t-on pour alfirmer que le senti- mentchrétieu ou le droit public chrétien no saurait leur dictor le dovuir de l\u2019ussistance, qu'il s'agisse d\u2019un particulier ou d\u2019un gouvernemeut.Sortez de là, vous tombez dans lo matérialis- mo social.Des philosophes du xvitie siècle ont soulenu qu'un peuple n'est qu'uno coflection d'individus qui ont l\u2019éguïsme pour lui.Des publicistes de nos jours émettent, à propos de In nonintervention, des maximes du même geure.Elles aboutissent à dire que l\u2019humanité, quo lo monde chrétien n\u2019est qu'une collection d\u2019individualités riati- onnles qui doivent dtre systématigue- ment égoïstes.Qu\u2019ils le voiont-ou qu'ils ne le voient pas, voilà lo fond de leur docirine.La grando idée da In communauté des Stats chrétiens à disparu, et veo ello lo noble sentiment qui, dans l\u2019ordre politique lui-méme, fait da titre d\u2019opprimé une puissance.\u201c L'application de cette malhoureuse doctrine aux circonstances présentes aurait un caractère tout à fait exceptionnel d\u2019iniquité et d\u2019inconséqueuce.Fautil redire que le gouvernement temporel du Chef de l\u2019Eglise n\u2019est pas un simple gôlivernement ; qu\u2019il\u2018est la céndition \u2014\u2014 6 ve mr vues ats vol \u2019 0 R D R Ea de la légitime et nécessaire indépendance d\u2019un puuvoir qui est le centre de tout un moude raligieux ÿ Toutes les ujsgunces catholiques vénérent dans e Pope, noa-Seulement un ami, un frète, mais un père, et les autres puissan- Ces qui, en reconnaissant, comme le di- soil M.de Bonald, le divin fondateur du christianisme pour père commun, sont nées de mères différentes, ont des liens de parenté uvec le l\u2019ape par les populations catholiques qui font partic deleur famille nationale.Le vice du principe dont il s'agirait atteindrait dune ici les plus grandes proportions qu\u2019il puisse avoir.D'un uutre côté, il impliquerait dans ce cas une odieuse contradiction.L\u2019intervention existe déjà, et suit sun cour« par le fait do invasion des Etats de I\u2019kiglise.11 s'ugit d'inter venir contre ceux qui interviennent, d'intervenir en faveur de la justice et du droit des gens, contre ceux qui interviennent contre ces lois fondamentales do l\u2019ordresucial.Le principe sou tenu avec taut d'ardeur par les feuilles révulutionnuires, ne serait donc, duns l'application qu\u2019elles réclament en ce moment, qu\u2019une carte d'imnpunité, ou, pour inieux dire, un certificat de fu- veur et de privilège uccordé au brigandage politique, et signé par l\u2019Europe.*# Cette sanction est exigée par le Piémont avec une hauteur qui serait bien humiliante pour l'Europe si elle restait unpume.Dans le discours qu\u2019il vieut de prononcer à Turin, le premier ministre dit roi de Sardaigne nie prie pas les uutres puissances de lui donner cette attestation de bunne conduite, it les sonne de la lui délivrer.D dit « l\u2019Europe, en turmus ussez Claira: \u201cOu tous entretiendrons en Italie un loyer perinnueut de troubles, de révolutions, de guerres qui ne vous permettra pas d\u2019être trau- quille, où bien, en depit de vos protestations, vous uppronverez te que nous uvons fait\u201d Il exprime l\u2019espuir que l\u2019Europe cupitulera.- - = a = a ° P = = Ag 4 pt a se \u201c8 3 NN SNvVa Friend T 12 onbnijo \u2018usipnony onbrjoyre jrusnogr \u201803194 OITTEUOTIEN B[ OP OSUAJOPp U] B® 9NOA 30 UOIJBAIOSUOD OP 39 IPIOP ILI THSHHAINILT : SINA-SLV.LA SAT LA VOVNVO 37 410d LNIWINNOEV:T 3d XI4d 1) \u201cJeansuozg © \u2018oz \u201cjorsgen IS any \u2018FY TY O.] Iewinor np xneang sa} suep sud 1uos \u2018efeg sed nod \u2018suswsuuoq \u201cOUES) FG\u2014UT UN) UID PC SSURA) 2 F\u2014sioU XI & \u201cpUID QC SIUWESJ LFH\u2014SOW SIOL], x \u2014 = = o S n°6 £8 = Ww = »_ 2 FEE = .= À E = 2 » À s = op - v = VERNIS ET JAPAN.J.& R.C.JAMIESON, No.20,\u2014RUE LEMOINE,\u2014No.20, MONTREAL, .DONNENT avis qu'ils se sont procuré les services d'un Manufactureur de plusieurs années d\u2019expérience en Europe et nux Etats-Unis, et par ce moyen ils auront toujours en vente une grande quantité de VERNIS pour Voitures, Meubles, Harnais, etc, etc., de la meilleure qualité et aux plus bas Prix des Marchés du Canada, 28 mars.DEMENAGEMENT.F.X.ROY, CAROSSIER, Etc.AVERTIT ses pratiques et le public en général qu'ayant dissous la Société ROY er LEDOUX, il vient de transporter son Etablissement à la place si bien connue comme étant ci-devant occupée par feu L.J.GAUTHIER, Canossign, OOIN DES Rues St.Laurent et Dorchester, où il tlendra constamment le meilleur Assortiment de CAROSSES et autres VOITURES en usage, dans le meilleur style et les derniers goûts.Il fera aussi toutes les Commardes qu'on voudra bien lui confier au goût des pratiques et sous le plus court délai.Prix très modérés.30 avril.63 rt \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 © CT MANUEL PAROISSIAL RECOMMANDE POUR LES MISSIONS, A Vendreen GROS eten DETAIL CHEZ Z.CHAPELEATU 112, Rue Notre-Dame, 113, Vis-d-vis le Palais de Justice.Il contient les Prières ordinaires du Ohrétien, les Psaumes et les Hymnes de l'Office Paroissial, les Evangiles do l\u2019année et un Recueil do Cantiques, \u2014AUSSI\u2014 MANUEL DE PIÉTE, 4 Pusage des Cougrégations-de lu Sainte-Vierge, Oontenant toutes les Prières à l'usage du Obrétien, les Hymnes de l'année ot un Recueil de Cantiques pour les Dimanches ot Fêtes de l\u2019année.J.P.CRAIG, FACTEUR DE PIANOS, 82 \u2014 RUE ST.LAURENT, \u2014 82, MONTREAL.T.PARISRAT MEUBLIER-ÉBÉ 12,\u2014 Grande Rue St, Jac MONTREAL.NM.PARISEAU a co sortiment complet de ques + 2 1 \u2014 BRAmmey of Maine gp A + TELS QUE TABLES à PLATEAU de MA ; 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