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Titre :
L'Ordre: union catholique
Organe de l'Union catholique, L'Ordre accorde une large place à la vie religieuse mais s'engage aussi au plan politique.
Éditeur :
  • Montréal :Plinguet & Laplante,1858-1871
Contenu spécifique :
mercredi 7 novembre 1860
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

L'Ordre: union catholique, 1860-11-07, Collections de BAnQ.

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[" nt, ° \\L i In eth er! We gros 15 Bureaux, Rue St.Gabriel, 26.ry Ç Ce 0 Montréal, Mercredi, 7 Novembre 1860.| PRIX D\u2019ABONNEMENT : \u2014 PAYABLE D'AVANCE, Jours de Publication : Lundi, Mercredi et Vendredi.Les Ahonnements datent du ler.ot du 15 de chaque mois.Ou no recevra puint d\u2019Abonnement pour moins de six mois.\u2014Tout semestre commencé 30 paie cn entier, Cabinet de Locture Parois roi sial.Seance de Mardi, 28 Octobre 1860.COMPTE-RENDU, Les auditeurs accoutumes des séances du C'abinel de Lecture conserveront bon souvenir de lu séance du 23 octobre dernier.L'assistance était considérable ; jute la salle était remplic et les principaux citoyens vtaient présents, Les honorables MM.Cherrier, P.J.0.Chauveau et Loranger oat bien voulu se faire les interprêtes des sentiments de Passistance ainsi que de toute la population Cunadienne auprès de auteur estimable et distingué de lu France eux Colonies.Ces messienrs ent remercié M.Rameau de toute su sympathie et de svs Travaux infatigables, entrepris pour faire connaitre à la France ses enfants de PA- mérique.; Malgré les distances, tialure les evènements ne- vomplis depuie un siècle, malgré les changements de domination «t les modifications qui ont pu survenir dans les gouvernémrents respectifs lorsque, entre denx peuples d'origine commune, on reste Unis par Je «œur, unis pur une meme foi, par des lois et des mœurs semblables, on peut s\u2019aider d'aussi près duns tos grands travaux de la civilisation que si l\u2019on habitait dans la meme contrée et sous la même adminis- ration gouvernementale et politique.Voilà ce que M.Rameau a voulu avant tout apprendre« à son pays, qui l\u2019a peut-être un peu oublié, et voilà ce qu'il trouve vivant dans le cœur des des- vendants de Ju l\u2019rance, vinsi que nous le témoignent les applaudisseiments qui Pont accueilli mardi, 23 octobre, au Cabinet de Lecture, le suceevs qu\u2019u trouvé wn live en cette contrée, enfin, l'ovation si honorable et =i flattens qui lui a été faite mardi, 30 octobre, au banquet donné par l'Institut Canadien-Français.Nous laissons parler maintenant les orateurs : M, Cherrier, C.R., à pris d'abord la parole pour presen- tr M.Rameau à l\u2019assemblée : M.le Supérieur, Messieurs et Mesdames, * Qu'il tue soit permis, comme membre de l\u2019ussu- cration du Cabinet de Lecture Paroissial, d\u2019expriuer le wntiment de satisfaction que j'éprouve, et que, sans doute, vous partagez tous avec moi, en voyant nos séances recommencer sous les auspices d\u2019un Ecrivain distingue, qui veut bien honorer celle-ci de sa présence, tt consent même à lui prèter l'éclat de sontalent.En donnant une attention sérieuse au développement rapide de notre race sur ce continent, cet écrivain s\u2019est acquis de justes titres à la reconnaissance de tous veux qui, comme nous, out foi dans l\u2019'avemir de cette race, et dans lu nationalité du Bus-Canuda.Relégués dans un coin éloigné du globe, séparés de à grande nation qui nous avait donné Pexisience coni- me peuple, engagés dans des luttes incessantes pour conserver ce qu\u2019un peuple ne peut abandonner sans se rendre coupable de suicide, je veux dire sa langue, «es lois, ses institutions et ses traditions, nos avons clé longtemps un objet d\u2019indiflérence pour les euro- peens, pour ceux meme qu'une communauté d\u2019origine, de langage, de mœurs et de religion devait rendre attentifs à Ce qui se passait en Canada.Et cependant on n'avait assurément aucun reproche à faire aux colons de Ja Nouvelle-France.N°avaient-ils pas combattu vaillamment les combats de la mère-patrie ?N'avaient-ils pas honoré à l\u2019étranger le nom Français par leur bravoure ?N\u2019avuient-ils pus enfin arrosé, de la dernière goutte de leur sang, le sol dont la France, pendant plus d'un demi-siècle, avait dit la possession à leurs efforts héroiques ?Et après le changement de domination, la fidélité des Canadiens à leur nouveau gouvernement, leurs efforts, pour en pénétrer les principes et les appliquer de manière à en faire jaillir pour eux et leurs co-stjets de toutes origines une source de secorité, de liberté et d\u2019égalité de droits, étaient bien propres it exciter l\u2019intérèl, et les sympathies d\u2019une nation généreuse comme la nation française.Aussi cette époque d\u2019indifférence dont je viens de parler estelle passée ?Cet oubli dont nous avons eu raison de nous plaindre a été réparé par plusieurs écrivains rançais, dont les uns ont visité le Canada, dont les autres ont étudié son histoire, et qui tous ont cu des paroles de bienveillante et de syanpathie pour ses habitants.Mais celui qui s\u2019est voué à cette tâche avec le plus de dévouement, «est assurément l\u2019Auteur distingué de ln France aur Colonies, M.Rameau, que sous aurez le plaisir d'entendre dans un moment.Ses etudes sur le développement de la race française en Amérique attestent non seulement des recherches \u201consciencieuses et une intelligence profonde des cnu- \u2018es qui accélèrent la prospérité des colonies, et de velles qui In retardent ; non seulement elles révèlent homme de god, le liuérateur simable et l\u2019Ecrivain \"égant, mais ces études témoignent aussi d\u2019une sympathie éclairée pour les Canadiens.Elles sont plus Lune œuvre littéraire, elles sont une œuvre de répu- rations et de justice envers les descendants des pre- Huers colons qui s\u2019expatrièrent de la France pour por- ler dans le Nouveau-Monde avec la foi chrétienne, lots les bienfaits de ln, civilisation curopéenne.En vilet, Pouvrage de M, Rameau nous les montre, les descendants de ces généreux Colons, déployant le Courage et l'énergie de leurs aïeux, donnant le spec- fucle de leurs vertns, et, par leur esprit entreprenant, Prparant i leur postérité un avenir d'aisance et de puaheur Enfin la lectnre du livre de M.Rameav fisse l\u2019encouragennte conviction que nous sommr:s *ppelés à remplir un rôle important dans la civilisa- \u2018lon de ce Continent, si nous sommes fidèles à la le, ee a Providence semble nous avoir dépur- l'Auteur, sl | a lan \u20ac festinée que nous promet pour la pr rontermé ans le gout que nous aurons ho conmure ¢ esprit dans l'attachement que Aa simoliaie ne pour es traditions de nos ancôtres exercer hi he lenrs mœurs, et aussi dans le sage ion] as iberté qui résulte d'un régime consti- ro ol porté ui, pour produire tous ses heureux lon le, s'appuyer sur In croyance et la prière, sc- hey : P sions inème de ] Auteur, et respeoter les ea \u20ac une Religion dont l\u2019un des lus chissement d de 8 aire est d\u2019avoir proclamé l\u2019a ran- M d © genre main.Telle est la conclusion tendre ln lect avrg de M, Ramcau et qui doit en notre lecture populuire \u201cdans toutes les classes de société.Il vons tarde, sans doute, comme à L\u2019O 18 DU M, - me mn me pe a tat $ ms m8 emt er, moi, d'entendre Auteur et je suis heureux de lui cé- Ider ln pargle.\u201d Ensuite Monsieur Rameau fit su lecture que nous donnons plus inin et qui fat accueillie par le plux vif intérêt et les applaudissements les plus soutenus ; après qu\u2019il eût ternine, lhon.M, P.Chauveau le remercia et adressa ainsi ln parole à l\u2019assemblée.Mesdames et Messieurs, dans le profond oubli ou le Canada esi si longtemps demeuré, les quelques Voix généreuses qui de temps à autres viennent révéler notre existence à noire ancienne mère-patrie, te peuvent raunquer de trouver ici un écho bien sympathique.l\u2019armi ces voix, celle de M.Rameau a ête certainement dans ces derniers temps une des plus remarquables.Les recherches et les études cons- ciencicases dont son livre fait preuve feraient, plutot supposer qu'il arrivait du Canada ; tandis que lorsqu\u2019il l\u2019écrivait il se disposait seulement à nous visiter.Depuis quelques années, malgré toutes les prédictions contraires, les Canadiens ont conçu plus gue junais l\u2019espoir de conserver jutacie, sous les institutions qui nous régissent, leur autonomie sociale.Quoique cette confiance reçoive tous les jours et de l'accroissement nuturel de notre population et de mille autres cireons- lunces une plus grande vigueur, 1| était bon qu\u2019elle fut confirmée comme elle vient de l\u2019étre par les observations impartiales et les recherches persévérantes d\u2019un Français de la vieille France.Nous avions peut-être plus besoin encore qu\u2019on nous révélat nous-mêmes à nous-mémes que d\u2019être connus des peuples de l'autre continent.Il était donc à propos qu'après avoir parcouru ce pays, le suvant auteur de la France aux Colonies donniit comme il l\u2019a fuit ce soir, une éclatante confirmation de tout ce qu\u2019il avait écrit pour nous de consolant.Mais ce qu\u2019il nous u dit surtout des Acadiens et des populations Canadiennes éparses duns toute l\u2019Amérique, le touchant appel qu\u2019il nous à adressé en leur faveur n\u2019était certainement point lu partie lu moins intéressante de la lecture que nous venons d'entendre.Je suis heureux de pouvoir vous citer quelques fuits qui (eront voir que déji nous avons pn être utiles à ces populations.Et d\u2019abord, d\u2019un bout à Pautre de l\u2019Amérique, ce sont presque toujours des pretres ou des religieuses Canadiennes qui vont instruire tous ceux qui entendent la langue française, et mème qui portent l'éducation et lu paroie de Dieu aux populu- tions d\u2019autres origines.Gesta Dei per Francos ! Mais aujourd'hui de nouveaux Missionnaires se présentent, et à leur tour ils laissent leur patrie, cax aussi, pour aller au sccours de leurs compatriotes éloignés, H n'y avait pas deux ans gue les ¢eoles normales étaient établies, quit lu demande du inissionnaire de Tignish, deux jeunes élèves de l\u2019Ecole Normale Jac- ques-Castier, MM, Desrosiers et Barrette, partaient pour lle du Prince Edouard.Sur ta proposition que fit M.le Principal à toute l\u2019école, ces deux jeunes gens s'offrirent volontairement pour cette mission lointaine.Plus tard, deux autres élèves, MM.Barrette et Foucault, partaient pour le distriet de Gaspe qui, bien que renfermd duns les limites du Bas-Cunada, est si éloigné de ses grands centres de population qu\u2019il fal- Lit aussi ii ces élèves quelque esprit de devouement pour accepter les places qui leur étaient offertes, En général, du reste, les élèves des deux ecoles normales ont accepté avec empressement toutes les propositions qui leur sont venues des localités les plus éloignées du pays ct une assez forte partie d\u2019entre eux enseigne dans de nouveaux et lointains établisseinents, Il n\u2019y a que quelques jours, nos computrioles de Bourbonnuis, dans l'Etat de PiUinois, s\u2019adressaient à l\u2019Ecole Normale Jacques-Curtier, et la semaine prochaine M, Buteau partira aussi, lui, pour cette petite colonie canadienne qui à tant besoin d\u2019un pureil secours.Par Pentremise de M.Ramean, une paroisse acadienne de lo Nouvelle-Ecusse a aussi adressé une demande a cette Ecole, et il y a tout lieu de croire qu\u2019elle obtiendra le meme succès, It n\u2019est que juste, en effet, que nous fussions pour nos compatriotes éloi- goes ce que la France a fait et fait encore dans une certinine mesure pour nous, L\u2019agréable soirée qui va se wnniner trop vite à notre gré, n\u2019a rappelé pour ma part ce qui se passait autrefois dans les régions lointaznes de ce continent.Lorsqu'un, groupe de Canadiens chasseurs, ou pionniers, établis dans quelque poste de ce qu\u2019on appelait alors les Pays d\u2019en Haut, voyait arriver une caravane de voyugenrs du Canada, on les fêtait, on les plaçait au milieu du camps et on leur demandait avant tout: \u2018\u201c Qu\u2019apportez-vous des vieux pays?\u201d Nous aussi nous avons demandé à M.Rumcau : * Qu\u2019apportez-vous du vieux pays?\u2019 Et il nous a répondu par ses éloquentes paroles: \u201c J'apporte du vieux pays ce qui vous à sauvés jusqu'ici, ce qui de- vrit vous conserver toujours; j'apporte du vieux pays la foi, l'amour ct l\u2019espérante.\u201d Lecture de M.Rameau : LA RACE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE.Messieurs, C\u2019est à la fois un singulier lonneur et un bonheur pour moi, d\u2019être appelé à prendre ia parole parmi vous ; je vous remercie donc doublement et ponr ce chaleureux accueil et pour l\u2019occasion que vous me proetwrez de m'entretenir quelques instants avec les descendants de ces anciens Colons Français, dont le dévonement, la bravoure et les vertus sont non scule- | ment lu gloire du Canada, mais aussi une des gloires de la vicille France, notre commune patrie.Lorsque j'ai commencé mes études sur ce pays, je vous dois cette confession, j'ai cu assez peu le sentiment de ce que pouvait la race Erançaise, pour craindre de trouver le nombre trop restreint de nos compatriotes, Circonsorit et comme étouflé par les populations Anglaises.Je nc saurais donc vous dire quelle fut ma joic lorsque je me rencontrai en faco \u2018un peuple consolidé, grandissant même, et »\u2019étendant au milieu des étrangers qui l\u2019environnaient.Mais en poursuivant le cours de ces travaux, ma surprise fut bien autre, lorsque je découvris, à chaque pas, tout autour du tronc principal, comme des branches latérales qui s\u2019étendent dans le voisinage ; telles que les Paroisses Canadiennes qui sont au nord du Vermont et de l'Etat de New-York, les étäblissements de Mudawaska, et l'installation tonjours croissante de vos compatriotes sur ics frontières du Haut-Cana- da.Chaque débris que je dégagcais au milieu des ruines de notre ancienne histoire coloniale, me révélait quelques restes inconnus de notre famille, quel- UNION CATHOLIQUE.que groupe nouveau, tronçons dispersés inais toujours vivants de ln Race Française, qui m\u2019étonnaient par leur conservation et quelquefois par leur développement ; les Canadiens du Détroit, de Wisconsin, de la Riviere Rouge, du Missouri, ete, ete, étaient complètement ignorés en France ; nous connaissions les Louisianais, mais quant aux Acadiens, nous les croyions complètement dispurus duns lu tourmente de 1755 ; or, à mesure que j'avançais duns mes obser- valions, il devenait évident pour moi que partout où la Race Française avait pris pied dans l\u2019Amérique du Nord, elle avait poussé do si profondes racines et s'y était implantée d\u2019une inanière si solide qu\u2019elle avait, en tout lieu, survéeu aux désastres qui ont violemment séparé les Colonies de la mère-patrie.Cent ans d\u2019isolement à travers les circonstauces les plus difficiles n\u2019ont pu les fondre avec l'élément anglais, et souvent mème, ces petits groupes épars ont pu par une force singulière de vitalité,se multiplier et s\u2019accroire au milieu de la race étrangère qui les entourait.La plupart de ces villages et de ces ngglomérations Françaises sont sortis du Canada, de vos propres fu- milles, ce sont en quelque sorte vos colonies ; j'ai donc pensé qu\u2019un coup d\u2019œil général, jeté sur leur situation présente, pourrait bien offrir un attrait aussi vil et aussi touchant que létude des developpements du Canada lui-même a pu en inspirer en France.D'uilleurs, si je viens aujourd'hui vous entretenir sur cette matière, je ne me seDs pas seulement poussé par une fantaisie de l\u2019imagination ou du sentiment.L'étude de ce sujet cat une œuvre utile, pour eux \u20ac) pour vous-ménies.Il faut se garder cn eilet dans la conduite des choses humuines de ces points de vue étroits, et de ces supputations à courte portée, qui ne tiennent jamais compte que des temps présents, des personnes présentes, des désirs et des intéréts qui nous aiguillonnent par leur urgence de temps et de lieu ; l\u2019intelli- gencc élevée, qui sait dominer ces cntranements vulgaires pour Étendre ses appréciations et ses caleuls autour d\u2019clle sur ce qui n\u2019est pus cn elle-même, est à la fois grande et suge et elle fonde sur lu générosité du moment les pius certaines bases d\u2019un puissant avenir.L\u2019intérét que vous pourrez éprouver pour ces compatriotes dispersés sera done une grande et féconde ponsée, où le caleul d\u2019une véritable sagesse viendra se combiner aux plus nobles instinets du cœur.Rien de ce qui est Français, en Amérique, ne peut vous être élranger, et en vous occupant du plus humble des hameaux, habité dans des prairies ignorées par quelques-uns de vos arrières cousins, au fond Vous ne vous occupez que de vous-mêmes, car tous ves unneaux se tiennent, et pas un d\u2019eux ne croit en force sans que l'influence de tous n\u2019en soit graudie.Tellus sont les lois de In solidarité bumaine qui n\u2019est que lu traduction mondaine et sociale de cette vertu que le Christianisme n nommé la Charilé.Je vais donc essayer ici de vous donner un exposé rapide de l\u2019ensemble des populations Françuises existantes nu- jourd'hui dans Amérique Septentrionale.Si nous partons da Nord \u201cde ce Continent, nous trouvons, tout d\u2019abord, le premier, et le plus itmportant faisceau de cette race, celui qui paraît devoir être le point d\u2019appui naturel de tous ceux des groupes moindres qui auront la volonté et li force de rester Français ; «est le peuple qui occupe le bassin du tleuve St-Laurent, au point méme où nons nous trouvons ici ; Région Iroide, sévère, ride peut-être, mais très- propre par là même à former des hommes fortement trempés, s'ils savent toujours lenir leres mœurs à la hauteur de leur mission, Cette situation, Messieurs, dessine votre destinée.C\u2019est ici que doivent s\u2019élaborer les puissantes réserves humiaines, appelées nn jour à se poussser vers le Midi et ir renouveler les générations appauvries que prépare au Sud de ces contrées, une civilisation trop hutive qui a étonné le monde de son prodigieux progres, et qui pourra surprendre vos enfunts par la rapidité de sa décadence ; plusieurs d\u2019entre ous peut-être verront les premiers symptômes de cette catastrophe ! Que cetle allégation si bizare qu'elle vous paraisse, duns l\u2019état actuel de Popinion publique à ce sujet, ne vous étonne point trop ; si do grands penseurs ont pu admirer, il y a un demi siècle, la société Américaine ; aujourd\u2019hui tout horame sérieux est saisi d'une profonde tristesse, et se sent appelé à des réflexions bien amères, quand il observe les tournoiements uc- célérés que présente le jeu intérieur de cette machine compliquée mais non point savanie que l\u2019ont appelle les Etats-Unis.ll est une loi, en effet qui domine le monde moral comme le monde matériel ; c\u2019est qu'en une certaine mesure l\u2019office du temps ne se remplace pas ; et l\u2019on peut à peu près poser comme règle générale, que l\u2019on perd en solidité ce que l\u2019on gagne en rapidité de croissanec.Les arbres qui poussent ls plus vite donnent aussi les bois de qualité inférieure, et tout le monde sait que les enfants prodiges déclinent abélardis lorsqu'ils peuvent atteindre leur virilité.Les nations prodiges ne puraissent pas devoir échapper à l\u2019application de cette loi fatale ; l\u2019observateur aperçoit de suite aujourd\u2019hui aux Etats- Unis les symptômes d'une décomposition toute auss avancée que celle des plus vieilles sociétés ; tous les témoignages des hommes de tous les partis sont unanimes sur ce point, parmi les voyageurs curopéens.Mais cette décomposition présente une circonstance bien aggravante ; en effet, dans les fonds ruraux de notre Europe se trouvent de fortes réserves qui viennent incessamment réparer les brêches faites à l\u2019édifice social par l\u2019énervernent des habitudes, et la dissolution des mœurs parmi les agglomérations urbaines.Mais aux Etats-Unis, rien de pareil, la compagne est trop semblable aux villes pour leur servir de supplément ; et quand viendront les jours d\u2019épreuve, je vois si pou de matériaux pour la réparation de l\u2019édifice, que je ne scrais point étonné, malgré la corru tion fort grande de nos sociétés d'Europe, de voir celle des Etats-Unis succomber, avant même que ces vieilles mais vigoureuses nations aient dit leur dernier mot.Mais c\u2019est assez sur cet incident dont la discussion nous mènerait trop loin de notre sujet auquel j'ai hfite de revenir.Autour des Franco-Canadiens s\u2019étendent des ramifications cui se rattachent trop.étroitement à eux seulement votre attention sur la force d\u2019expansion ai curieuse et si importante avec lagnelle voug envabis- sez peu iv peu sur les races étrangères.Nul de \u2018vous n'ignore comment vos compatriotes su poussent peu pour que l\u2019on en fasse un État particulier, j'attirerai' 2 pen au-delà même des frontières du Haut-Canada et des Etats-Unis ; s\u2019y accroissent chaque année et tendent à en transformer la population.N'est-ce pus la un commencement d'application de lu loi que je signalais tout à l'heure, ©t qui paraît devoir présider au sort futur des Canadiens?J'ai pu observer ce mouvement par moi-même, sur plusieurs de nos frontières ; ainsi duns les comtés limitrophes du Haut- Canada, sur lu rivière Oftatva, tels que Prescott, Russell et Carleton, où l\u2019ou ne comptait pus mille canadiens il y à vingt ans, il sen est trouvé la de 6,800 en 1850, ct j'ai caleulé que leur chifhe doit y dépasser muintenant 12,500 ; c\u2019est-à-dire que depuis dix ans, ils se sont doublés tandis que la population anglaise n'y a pas augmenté d\u2019un tiers.Mais si l\u2019on prend séparément les deux comtés qui vous touchent ¢ plus pres, ceux de Prescott et de Russell, on trouve que la population Canadienne y a bien plus que doublé, tandis que lu population Anglaise ÿ à à peine augmenté ; il est évident que si cette progression se maintient, d\u2019ici à moins de vingt ans Bytown sera relié à votre frontière par une ligne non inlerrompuce de paroisses Canadiennes.Quoiqu\u2019il en soit, dès au- jourd'hui, vos compatriotes forment In moitié et peut- être la majorité dans deux Comtés du Haut-Canadn, Prescott et Russell, et lorsque de proche en proche, poussant devant eux lu population Anglaise, ils seront arrivés, en blocs compacts, jtuaqu'aux portes de Bytown, ils se trouveront là à rejoindre un gros noyau de Canudiens qui, dès aujourd'hui, forment un tiers de la population de la ville, et se maintiennent vi gourcusement distincts de tout élément ctrangor.Alimenté par une immigration constante qui lui vient du Bas-Canada, les Canadiens de Bytown an.raient, déjà depuis bien longtemps, dépasse cette proportion, mais ce lieu est comme une sorte d'entrepot où la population stationne un instant, mais d\u2019où elle rayonne constamment vers les établissements ru raux, et une grande partie des habitants Canadiens du Nord de POtawn ont ainsi passé par cette ville avant de se porter en avant.Parmi ces colons, presque tous venus pauvres, commence à se former une certaine classe nisée ; ils atteiguent avec le temps les professions libérales comme vus pères ont fait eux- mêmes sur les bords du St-Laurent, if y à cent ans ; grâce à ln sollicitude et aux travaux ussidus de leur Evéque, si digne ct si dévoué, îls possèdent un fort bon collége que recherche la jeunesse anglaise elle- méme ; rien ne s'oppose donc plus à leur rapide développement.Lorsque ces deux conrants qui viennent, l\u2019un par terre, des frontières du comté de Vaudreuil, l\u2019autre par eau, du St.Laurent à Bytown, arriveront à se joindre, je ne vois des lors aucun obstacle À ce que vous preniez le dessus dans cetle ville pour y former la mujorité domiuante, «1 la présence même du siége du gouvernement ne peut que contribuer à accélérer ce résultat.Cette mème puissance d'expansion que nous venons de signnler, si active et si efficace sur voire frontière du Nord, nous la retrouvons non inoins remarquable sur celle du Sud.\u2014Certaines paroisses du Nord de l\u2019Etnt de New-York se peuplent de plus cn plus de Canadiens, telles que Champlain, Corbeau et la ville mème de Plattsburg.\u2014Ce sont, disent les Américains avec dédain, des gens pauvres, MIsÉrables, sims instruction ; il est vrai, c\u2019est ainsi que commencent tous les envahissements sérieux et durables de populations, car le courant bumam va de bas en haut et non pas de haut en bas : mais vous verrez nos Canadiens, là comme ailleurs, iorsqu\u2019ils auront pris dans le pays une forte assiette, dans les rangs inférieurs de la société, s'élever peu à peu dans l\u2019échelle des fonctions sociales.La seule chose dont il faille s'inquiéter c\u2019est leur conservation religieuse, morale, et nationale ; c\u2019est à cela qu\u2019il faut appliquer votre vi- gilunce el vos soins ; lnissez ensuite cetle foule laborieuse grossir et s'étendre dans su inisère primitive, sous In main du riche Américain qui la domine au- jourd\u2019hui et qu'elle supplantera demain.L'intelligence ne lui manque point, et avec quelque labeur et beaucoup d'économie, rien ne lui sera plus aisé que de se faire une place au soleil.Ce que je dis du Nord de l\u2019Etat de New-York, je vous le dirai de mé- me du Nord de l'Etat de Vermont ; cet effet y est moins notable peut-être parce que le vieux pays Canadien en est séparé par les anciens établissements anglais du Mississipi, de Stanstead ct de Sherbrooke ; mais cette circonstance nc fait que rendre plus sensible l\u2019énergie de votre mouvernent expansif, car malgré cette interposition, il s\u2019est fait sentir dans le Vermont; et les Comtés dont je viens de vous parler ont eux-mêmes subi son influence.J\u2019ui pu m\u2019en convaincre moi-même à Sherbrooke.Cette petite ville fondée par les Anglais, ne comptait que 7 Canadiens, il y a dix ans, aujourd\u2019hui ils forment le tiers de la population ; ils y possèdent un collége qui cst sans contredit le meilleur de l\u2019endroit ; plusieurs d\u2019entre cux, nprès avoir été contre-maitres dans les fabriques fondées par les Américuins, sont devenus aujourd\u2019hui les chefs de ces mêmes fabriques ; non seulement ils ont ninsi envahi la ville mais aussi la campagne : autour de Sherbrooke, dans Compton et aux environs des Ctabliseements anglais, les plus anciens de cette Province, il se trouvait déjà, il y a dix ans, 5 à 600 Canadiens, on cn compte aujourd'hui plus de 1,900 presque tous habitants, dont beaucoup ont acheté les torres des anciens Colons Anglais et Américains.Je ne vous parlerai que pour mémoire du mouvement qui s\u2019est opéré dans ce que l\u2019on nomme les Townships de Est.Ces faits sont aujourd\u2019hui vulgaires parmi vous; et il est parfaitement connu que non seulement vous avez occupé de grands territoires vacants, mais que vous avez même évincé un grand nombre de Colons d'origine étrangère qui, en certaïns endroits, s\u2019y étaient établis avant vous.C\u2019est ainsi, Messieurs, que peu à peu ce penple conquis devient lui-même conquérant à foree de labeur, \u2018économie et d\u2019énergie : car il faut en effet que votre force d\u2019expansion soit bien supéricure à celle des peu les qui vous chiourént, pour que malgré les difficultés résultant de votre situation, vous ayez non svulemont balancé, mais même refoulé, presqu\u2019en ous eux, pression des étrangers envahisseurs qui avajent pour \u2018eux-In sapériorité de la richesse, de 1 instruction, et l'appai d'une jfmi ration nombreuse et constante.\u201cIlen est qui'se g orifient par dus conquêtes brillan- 168 61 terribles, effcciuées par les armes, et l\u2019effusion Qu'sang, mais vous, vous avez réulisé\u2019la plus\u2018lifficlle No.130.\u2026-Zème.Année.PRIX DES ANNONCES.Six ligues, premiere insertion.\u202650C Chaque insertion subééquente.\u2026.\u2026.l3 \u201c Dix Lignes, prrinière insertion.000.0000 00 OT * Chagre \u2018nærtion subeéquente.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Ll Au-deuaus de dix lignes, par ligne.70\" Chaque insertion aubséquente, par ligne.2 Un quarré, à l'anuce .\u2026.\u2026.#30.00 Un demi-quarré \u201c 16.00 ces ess tesat scars tases Toutes les lettres d'affaires, communications Correspondances.doivent être [adrossés franco au Directeur du Journal, No.26, Rus St.Gabriel.et la plus grande des victoires, vous avez repris et vous reprenez tous les jours votre propre pays sur ceux qui l\u2019ont dominé, par ces efforts généreux et patients qui ne jettent point un grund éclat sur l\u2019heure, mais auxquels l\u2019histoire saura attribuer un jour la véritable gloire qui leur appartient.Sur ce tableau ju dois cependant jeter une ombre ; si ce mouvement national a été grand ct puissant, peut-être le pays lui-même n\u2019a pas fait assez pour l\u2019aider ; je vous ui dit tout l\u2019heure que daus les Comtés limitrophes du Iaut-Canada, la population Française uvait doublé ; or, =i nous examinons ce qui s\u2019est passé an Nord de ces mêmes Comtés sur la Rive Bas-Canadienne de 'Otiawa nous ÿ trouvons le tnéme fait ; cette population a doublé, résultat excellent ca lui-même, car il montre un grand accroissement.Mais si nous le plagons en relation avee les autres résultats obtenus, il n\u2019est pus aussi satisfaisant, car il se montre par là que la population Canadienne ne s\u2019étend pas plus vite sur son propre ler- ritoire, que sur celui de l'étranger, et il en suit que cette expansion est en quelque sorte abandonnée à su propre et fortuite force, car si elle recevait un appui sensible et particulier chez elle, on lu verrait naturellement y progresser plus vite qu\u2019au dehors, où elle a même à lutter contre beaucoup de ditlicultés inatérielles et morales.Cela, Messieurs, ne cloit-il pus appeler en vous mèmes quelques secrètes et légitimes réflexions, je dirai presque reproches, sur votre situation intéricure, et ce fait joint à bien d\u2019autres, ne semble-t-il pas indiquer la nécessité d\u2019anc direction centrale et d\u2019un appui particulier pour la bonne répartition de votre jeu- esse ; cette opération dut-elle être exécutée par une société privée et patriotique, si elle est impossible au gouvernement.Je n\u2019ai pas besoin de vous rappeler toute l\u2019iinpor- tance qu\u2019à pour vous le Bassin de POttaiva, et combien il est urgent d\u2019y prendre les devants sur tous les autres.(est là la frontière naturelle du grand espace que doit embrasser votre colonisation, «t il vous est possible et utile d'occuper non sculement le nord de cette Rivière, mais son Bassin tout entier, afin d\u2019arriver à joindre le Nord des Grunds Lacs, Or aujourd\u2019hui, les deux Coumtés d'Ottawa et de Pontine peuvent compter 35 à 86,000 habitants, sur lesquels 12,500 C'est-à-dire, un tiers seulement sont Canadiens-Fran- çais.IL est malheureux qu'un tel état de choses ait pu se prolonger aussi longtemps, et qu\u2019on ait laissé un aussi grand nombre d'étrangers prendre les devants, et s'emparer ainsi d'une grande partie des meilleures terres, que plus tard les enfants du Canada devront racheter à grands prix, comme cela est déja arrivé en taints endroits, où votre expansion ne s\u2019est complétée, qu'à cette condition.Peut-être eut-il été facile avec ussoz peu de sucrifices de déterminer à sc porter, en ces Districts, une partie des familles qui ont émigré aux Etats-Unis, surtout dans les paroisses de la province de Montréal.Permettez-mui de vous citer à ce sujet, conune exemple, ce qui vient de se passer à l\u2019Île St, Jean où certaines Parvisses Acadiennes se trouvaient hors d'état de se procurer des tenes, sinon à des conditions de loyer extrèmememt onéreuses ; un prêtre Canadien qui vous est bien connu par ses travaux apostoliques parmi les sauvages, M.Belcourt, appelé parmi eux depuis bientot deux ans, se résolut de mettre un terme à cet état d'encombrement qui menaçaitde dégénérer en misère au bout de quelques générations.Réunissunt une vive intelligence à une énergique volonté, il sut à lu fois trouver les moyens de résoudre la diffi- eulté, et perstader aux Acudiens de rompre avec leurs habitudes séculnires, pour meltre ces mesures en œuvre, M.Be]court avait découvert d\u2019excellentesterres inoceupées, muis elles étaient de l\u2019autre coté de la nier, sur le Continent, à plus de 60 lieues ; il précha donc ses paroissiens et ayant ressuscité leur Énergie, il se passa, au sortir de l\u2019église, une véritable scène biblique ; on choisit 40 jeunesgens de ceux qui étaient en État de prendre des établissements nouveaux,on mit à leur tête les marguillers en charge, et ils furent commissionnés pour aller examincr la terre cux-mémes et prendre, s\u2019il y avait lieu, tous les lots de terrain nécessaires à la communauté.C\u2019est ainsi qu\u2019au nivis d'août dernier, ils se rendirent au fond de la Baie- des-Chaleurs, sur la rivière Matapédiac (comté de Bonaventure) et là ayant trouvé le sol aussi lertile que l\u2019avait annoncé leur pasteur, ils choisirent 100 lots de terre, lnissèrent 4 d\u2019entreux pour los garder, et revinrent dans leur île pour préparer leur émigration.Chacun ucheva ses récoltes, réalieu ses ressources, s\u2019équipa de provisions ot d\u2019outils, avant de partir ; il se fit 30 mariages, et s\u2019embarquant alors, celte courageuse et patriarchale tribu s\u2019est dirigée, le mois dernier, vers son nouvel établissement, comme autrefois les Hébreux vers la terre promise au milieu d\u2019un concert de vœux et de bénédictions.Combien serait-il aisé souvent de suivre cet exemple touchant et fécond, dans lcs paroisses po uleuses qui sont au Sud de Montréal, et dont les habilants manquent de terre pour établir leurs enfants.Cela eut été d\u2019autant plus praticable que ce territoire, trop peu connu ct dont on parle trop pen, renferme des terres excellentes, sous un climat au moins aussi doux que celui de Montréal, ct avec une voie d\u2019accession prompte et peu coûteuse, par le moyen de l\u2019Ottawa.Mais s\u2019il n été facheux de voir s\u2019établir un tel état de chose, il serait infiniment préjudiciable de ne pas y apporter uncattention et un remède qui sernient encore faciles ot efficaces.Le peu de population étrangère ou canadienne répandue dans tout cet espaco ne suffit pas pour l\u2019absorber.[I existe encore des masses immenses d'excellentes terres, notamment dans le haut de la Riviere Gatineau, et en arrière des Townships de Clarendon, Lichtficld et Mansficld A la hauteur des jles du Calumet et des Allumettes.Il -me scrait impossible, vous le sentez, de m\u2019appensantir avec détail sur ce sujet, mais je serais heureux d'avoir pu provoquer l\u2019aftention de quelque personne sur celle contrée si importante à peupler, et précisément si bien disposée, À la portée des populations de votre district.Nous quitterons maintenant lo Canada et ses rami- fioutions immédiates pour nous porter plus-à l\u2019Ouest, et y suivre les nombreuses colonies qui\u201dsortent, soit sous la domination française, soit des émigrations : venues dit Candda\u201cdats ces\u2018derniers\u2019temps.COT TE Ct ee \"2 (A continuer.ra 008 des anciens établissements échelonnés dans cos pays.- Sa SAE ae.3 ADA a sc raie aera a a - #., »w leurs bras, leur in = BAS-CANADA.Montréal, 7 Novembre 1860.a re nt =\u2019 l\u2019Union Si, Joseph.Il y a bien peu de personnes à Montréal \u2018qui n\u2019aient entendu parlor de l\u2019Union St.Joseph, de son but, de sun influence ot des excollents résultats w\u2019elle obtiont de jour en jour.Avec l'esprit qui l\u2019animo-esprit éminemment de charité et d\u2019union\u2014elle ne peut manquer d'aller toujours progressant pour le bion do la clnsso si morale ct si nationale de nos ouvriers.Une grande misère do notre jeuple ost de ne pas comprendre aasez l'osprit d'association ot d'être généralement divisé sur les moindres questions.Cette division dans In sphère politique so montre au même degré et nvec ls même vivacité dans les conditions ordinaires de lu vie ; d'où il s'ensuit ane faiblesse alarmante dans tout le corps sociul, et le peu d'influence que mous exergons sur la chose publique.Si nous ssvions nous grouper en fsisceaux dans les villes et dans les campagnes autour du clo- chor natal, faisant converger ou inême centro toutes nos forces physiques ot intellectuelles, nous serions les mivitres «lo la situation, ot l\u2019avonir serait À nous.Cetto réflexion nous «st auggérée par ls spectucle que présentait, lundi dernier, 1 Union St.-Joseph; ello avuit à nommer scs officiers, à rendre compte do son passé, à examiner son présent pour mieux b'aventurer (dans l'avenir, ot tout p\u2019est pussé dans le plus bel es prit d'union et do charité dont nous avons jaumnis été témoin.Chuque membre travaille uvec uu dévouement incroyable au Lien général.Il nya là ni coterie, vi division : c'est ce qui fuit la furce, l'éclat et lu richesso de cotte suciété.Mais cutrous dans quelques détails.Eu 1851, un simple ouvrier, un honnête tuillour do pierre, suns prétention aux grandes actions, créait cependant une œuvre telle que In religion seule ct le clésir de soulager l'infortune suvent encréer.Les ouvricrs Ctuient épars au wihieu de notre grande vill, ne ev connaissant point, ok souvent uo pou.vunt se connaître; M.La.Lecluiro eutre- prit do les réunir en groupes, de les fai- ro conuuîtro les uns aux autres, do leur donner une vio de frères.En 1851 et avant, lu classe ouvrière so voyait ex- posto soit par le manque de travail, soit par lu muladie, suit pur l« mort même, à voir quelques-uns de ses meu- bres gémir dans lu misère; M.Leclairo fondn l\u2019Union St.Joseph, et par cet acto de philantropie éleigus lu désespoir de tien des foyers, ports le juie dune bien des cœurs, L'œuvre de M.Lecinire, l\u2019Union SY, Joseph, commo toutes les autres œuvros de bien, à où scs jours 1oauvnis, ses cri- sus ut sus incertitudes d'existenue ; mais elle n triomphé «!e tout, aujourd\u2019hui cHo est forte ot compte 660 membros etn on cnidso nu-dossus de $1,900.Nous whe.sitons pas à dire que, et P Usion V2 Joseph marche toujours aus le meme esprit, conduit toujours ses affaires nvec In mômo intolligonce que pur lo passé.elle sern dans quelques années lu plus richo institution de notre ville.Le but do I' Unian Nt.Joseph est, di le réglement de cetto nociété, du réunir nutant que possible Jes Canundiens- Français do cotto ville, qui forment In olusse dos travailleurs, afin d'on former uno union do fraternité et de bienfui- sance, par le moyen d\u2019unu légère cone tribution annuollo, qui forms un fouds, nuquel tout sociétaire aura droit cn cas do maladie ou d'accident.Ainsi, tout ouvrier, membre do l'Union St Joseph, paio RS sous po.unig do contri butiou-vv n'est certes pns onéreux- 8'il tombo mulnde, la société lui donne 83 par semaine, ct, s\u2019il vient & mourir, 31.50 par somoine à 8m veuve.Ou voit, d'après ces simples données, que l'ouvrier no peut placer mieux ses épargues qu\u2019entro les mains de ?Union St.Joseph : c'est Ja plus bolle ct In plus aûro banquo d\u2019épargnes quv nous counaissions.Pour devenir membre de cotto Lollo et utilo institution il faut quo l'aspirant ait atteint l'âAgo de 18 ans et no dépus- se pos cclui de 40 ; qu'il appartienne la classe travaillanto ; qu'il soit connu pour jouir d\u2019une bonne santé et possé- dont lu sobriôté ; qu\u2019il soit canadien- français ot catholique romain.Ces quelques ligues disent plus élo- quomment que vous pourrions lo faire, ln sagesse qui préside à l'Union S.- Joseph.Conserver à l'ouvrier, au milieu de ses rudes labeurs, l'amour et le respect des autels vénérés de In Iteligion et do Jn Patrie, quelle noble ontre- prise ! Le soustraive, en vonant À son Bucours, à lu tuain rapace du bourgoois étranger, quel beau dlévouoment | On trouve l'uno cv l\u2019autre à l'Union St- Joseph.Nous voudrions qu'une si noblo vssu- cintion, comme une mère féconde et généreuse, donuät aux différentes parties du pays, les mémos bienfaits qu'à Montréal.Lo boau villugo do l'Industrie, tice à l'activité intolligente de M.Maroil, possède une Union St.-Joseph ui compte déjà 100 membres ct possède $100 en onisse.Si nus principaux villages établiasaient chacun une semblable institution, co serait rendre un ground service & notre joune pouple ct lui éparguor bien des misères.Combicu de familles, chaquo nnnée, qui vont portor nux Etats-Unis, uvco lu viguour do dustrio et leurs malheureuses générations, soraient ainsi conservées au sol natal qui en u tant .hesoin ?Ocs idées, du reste, no nous appartiennent point ; \u2018nous les dovons aux éloquentes paroles qui ont été pronon- seph par M.le Chanoine Fabre, chn- clain depuis 1857 de cetto société, par Son Honneur le Maire, ot par, MM.0.A.leblanc, J.L.Beaudry, L.J.B.Beaubien, M.Lanctat, cteur da Pays, etc.ë Nous terminerons cet article en mettant sous les yeux du public les noms des prtsidonty de Y Union S.- Jose depuis le 22 = 851, four de sn fom- datiop : Présidents: Mudeste Brovillette, Louis Leciaire, J.BB.BRathé, 3 foin, l'ierre Jetté, J.B.Masse, Augustin Labelle, David Leblune, Téuphile Loscutbeau, Aut.Hazinet, J.A, Plinguet, 3 fois, Ovide Vicau Laliberté, Fra.Cusson, 2 fois, Ferdinand David, 2 tos, Am.Lbvéque;, Olivier Deavise.Enfin lundi dernier, len wossicurs aui- vauts ont été élue pour le semestre courant : Président, Mathiux Jannard ; ler vice- président, Antoine Pertault ; Al vice-préai- dent, Xavier Rousseau ; sucrétuire, Benjumin Frigon 3 usnistant-acrrétaire, Michol Deguise ; trésorier, Alfred Tridenu, réélu ; vollecieur-trésoner, Jomeph Plamondun ; asaistaut-cullecteur-trésoner, Paol Dit ; biblivthécaire, Alexandre Sauvé : nsaistant- bibtiothécaire, George Pupin.Nous n\u2019uvons pas Ucsoin d'en diro davuntage pour wontrer à nos ouvriers que leur intérêt le plus cher est do s'enrôler sous le denpeau bienfaisant do l'Union St-Joseph, Cy rire Boucuku > a Une assemblée des citoyens protestants de Kingston sympathisant uvee les orangistes, à eu lieu la semaine dernière, À laquelle assisté:- rent environ 300 personnes, Apres une chaude disenssion, les résoln- tions suivantes furent adoptées : Proposé par Horatio Yates, M.D, secondé par John Shaw, Cer.et résolu : Que les citoyens Protestants de Kingston réunis en vssemblée publique, expriment par le présent leur attachement à Sa \u2018frén-Crucieuse Majesté In Reine Vietorin, u la Courunne d'Angleterre ct à lu Constitution Britannique.* lropusé par le réve, A.Wilnon, so.condé per M.O\u2019Loughlin, et résolu : Que, a ppréciant sincèrement les bienfaits de In liberté religieuse et civile ot d\u2019une à rulité do droits pour toutes les clusses, toutes tes croyances et toutes les couleurs, assurée par In Constitution du celte Provinces, nous regrettons sin- cérement ln conduite qu'a udupte Sa Cirâce le Duc de Newcastle par luquel- le il n ouvertement méprisé ces privilé- ges, en refusant à Son Altesse Royale la permission de visiter cette ville, si lu socitté Orangiste déployait ses insignes soit sur des ures de inomphe soit sur la personne de ses membres, quoique vet- te sucioté protestante ct luyale, mt ro- çu du comité une invitatiuu formelle du prendre part a lu procession.Propos- par M., Lovell, M.D., scevu- dé par 8.Chow, ter, ol résolu ; Que tout eu regrettant profondément que Son Altesse Royale ait èté canpé- chéo pur lo Duc de Nuwenstle de visiter notre ville, nous ue pouvous que syin- pathiser avec les Orungistes de cette Ville et des campagnes environnantes, de ce qu'ils ont refusé nu Due et nu Gouverneur d'ôler leurs iusignes, co qu\u2019ils n'avaient pus exigé d'autres per- sunnes, méme au dépens de lems eroy- ances, particulièrement en reconmus- sunt le l\u2019apisme dans le Bus-Canudn ; et nous approuvons entièrement In cor- perution de cette ville, d\u2019avoir refusé da presenter l'adresse à toute nutre pln- ce que colle par ollo préparée ; et nussi In reponse logique et digne qu'elle a fuite à lu lettre illogique du Duc de Neweustle.Proposé pur M.Vekenzie, seconde par W.C.Cooper, Her et résolu : Quo les Protestants de cette ville, autant que les Orangistes, ont du formes ounviotions, mais qu\u2019ily n'ont janis pre.tendu dicter à aucun des sujets de su Myjesté leur conduite en recevant Son Altesse Royale.Suchuut lien que des droits (gaux sont gnrantis À tons tes habitants de cette province, ct tout en res.pretant ceux desatitres, Es sont détermi- uts obtemr les mêmes priviléges pour eux, Propore pur le hèv.M.Jellrey, seconde par al.Flynn et resolu: Que lu conduite adoptee par Son Excvilence le Gouverneur Général, et ses ministres, depuis le débarquement de Son Altesse Royale, le l'rinco de Galles, « été de nuture à les rendro indignes du respect et do l'appui des Protestants de cette ville.La dernière résolution est une con- daumaiion des derits du correspondant du Times, touchant les diflicullés entre les orangistes et le Due de New Cnatle, et contient In formation d\u2019un comité pour envoyer à Is Reine une copie de cette nihesac.Malgré In nn.turo des résolutions ndoptées à cotte asseimblde, elles perdent beaucoup de leur importance lorsque l\u2019on considère le potit nombre de personnes qui y ont pris part.Le journal auquel nous empruntons le texte do l'adresse dit {ue trois cont personnes seulement ns- sistnient à cotte réunion; c'est pou pour une ville do lu grandeur et de In population de Kingston.Cos trois vont personnes ont casaçé, nutant qu'il leur à été possible, de faire passer leur manifestation fractionnelle, comme In manifestation de l\u2019opinion do tous les Proteatants, en général.Pour que cette ussertion fut vraie et croynble, il surait fallu quo lour assemblée plus considérable out ninsi obtonu l\u2019influeu- co du nombre; influgnce primordialo et excessivement importante quand on prétend exprimer l'opinion d'un peuple, d'un pays, d'une nation.L'assemblée de Kingston a 6t6 loin de réunir ces circonstances et cos attributs ; ses cing ou six résolutions sont celles de 300 personnes, mais ne sont celles ni do lu ville de Kingston, ni de In majorité des Protestants.Espérons quo les déplorables difficultés osusées par l\u2019obatina- sion déloyale des orangistes, s'éteindront d'elles-mômes ot no produiront pau d'autres malheurs que ceux quo nous avons déjà vus.E.L.pr BrLLRFRUILLE.M) cécs, lendi dernier, à \u201cUnion SYM] Nous atte ets dos premiers F parler des embarras financiers de la Bnnque du Haut-Canada ; du moment où nous avon - emia vonvietlon qu'elle n\u2019offrait plus de gécyrité au public, nous avons cru qu'il était de nggre devoir de faire connaître.toute la vÉrité, ne servant en cela les rancunes le personne, encore moins les julousies 8e In Banque tdo Morktr@al, -comme l'a;prétendu le Journal dé QuebR: - La discussion publique de l'état dea finances de cette institution lui a fait un dommage considérable ; mais la faute sluit lui en revenir toute entière.Il ne tenait qua elle de dire un mot pour reconquérir la confiance générale.Son silence n- été In preuve de sn culpabilité.Cepeudant, il vient de paraître daus le Leader un article que uous croyons officiel et qui nous fait grandement plaisir ; car une vieille institution com- we Is Banque du Ifaut-Cauada, qui est patronisée par l\u2019Etut, ne tombe jamais sans amener une crise financière des plus regrettables.Lo Leader nous apprend done que les chefs de nos principales banques, \u2014parini lesquels so trouvent ceux de la Banqueide Montréal, \u2014ase sont réunis et qu'ils cn sont venus à la détermination de se fournir récipro- nnement des capèces, dans les cas de nécessité, ct que ls Banque du Hout.Canada jouit dès aujourd\u2019hui \u2018le ce pri- vilége.Le même journal nous dit on- core que pas une-piastre avancée par cette banque au (irand Troue n'est on danger.fie Célobe se plait à rendre à lu Ban que du Haut-Canada, In même confian- co dont elle jouiseuit il y n quelques mois.CyRILLE HOUCHEK.ora ce = Nous apprenons avec une douleur profonie que le révérend Messire Pilon, channino de l'Evêché, était hicr à la dernière extrémité.Les communnutés et les entholiques de Montréal font de ferventes prières pour conserver aux autels un si digno prêtre, mais on a peu d'espérance.Cyuirre Bouciiene -\u2014e Faits Divers\u2014 Nous appelons l\u2019attention de nos lecteurs sur lu belle lecture de M, E.Rumran que nous pablions sur notre première page el que nousreproduissons de Echo du Cahinet de Lecture.Nous somtnes en conséquence ubligés du remettre lu fin de notre feuilleton au pro- cluin numéro.Institut Canudlien-français.- Lies élections semestrielles de l\u2019Enstitut Cu uadien-français auront lieu ie 8 du courant.Pour nvuir droit de vote aux ¢lee- tions et être éligible aux charges, il faut uvoir payé tous les urrérages ct ln contribution pour l¢ semestre courant, (Par ordre) S, Rivann: SSA LCE, ~ A une séance régulière des membres du * Cerele Litterniro * tente samedi voit, duns lea salles du Cabinet da Locturo l\u2019a- rossi), les messiours dout les noms suivent ont été élus officiers pour le semestre courant Présiulent.1.Cdl WL Tessier, Vice-l'résideut.\u2026.Fo XL AL Traded, Sevrétiure-Archiviste.J.A.Gonand.Sectétaira-Cuctespondant.Juseph Royal.\"Trésorier.202 Lace ne Sévore Rivaid.J.A.GENAND, 8.A.C.L- L'hou.J.A.MuoDonald doit avoir ces Jours-ci deux divers publics, l\u2019un à Toronto et luutre à Hamilton.Le Morning Chronicle dit qu\u2019A ces diners l\u2019hon.Procureur expliquer lu politique que lo ministers en- terl suivre à la prochaine session.\u2014 Meennn, Je fameux boxeur améri- sain, exhibeta jeudi prochain au théi- tre royal, su force musculaire, Où se rappelle que lo printemps dernier ce pugiliste re frucassa le nez avec Nayors d\u2019une manière si pitoyable que l\u2019Anglelerru en fut êmue et leur vota une some de £500 pour lue récoimponser du spectacle barbare qu'ils donnèrent alors au mondo vivilisé.Ieenan parcoure aujour- «huile nooveau-mande se dunnant pour 30 sous À lu curiosité publique comme ces tauremix espagnols que l\u2019on promaenait jadis de contréo on contrée, après qu\u2019ils avaient éventré, d\u2019un coup de corne, d\u2019imbéciles athlétes, - est wart la somaive dernièreen cette ville +1 personnes dont BA ont été onter- rees nu cimetière catholique et 10 au pro- tentant.30 étaient des vnfants et 14 des adultes.\u2014-Mercredi dans ln nuit, M.James Sommerville, demeurnat sur la route de Lachine, entendit du bruit dans sa cour.tl so lôve nussitèl, ot aperçoit trois honuns et deux formes vccupés à valer une quantité de linge, chemises, serviettes, etoiles et mêmes truis canards vivants.Lestrois individus s'onfuirent, laissant les deux fotumes sous ln garde de Mr.Sommervillo.Appelées devant le magistrat de Police, elles déclurèrent se nomuer Ann Doyle et Catherine Armstrong ; olle ont ôté envoyées en prison cn attendant leur proces.\u2014 Minerve d'hier.- \u2014Le ince ds Gallog à laissé un don de £200 pour être distribué comme prix paumi los différentes sociétés d\u2019Agriculture du Bus ot du Haut-Cunada.\u2014Lu petite vérole sevit à OUn wa.\u2014On découvre beaucoup «or sur lu rivière Clmudièro et sur ses tributuires.\u2014Il y a ou hier à lu cour du Recorder 46 prisonniers dont 23 pour ivrognerie.\u2014Les meubles de ln bâtisse du l'ar- lement ici,g vi avaient été enlevés pour ln visite du Prince de Galles, out été remportés pour dire remiv a leurs places Wils occupaient nuparavant.\u2014Cana- dicen, : \u2014Le produit du bazar ouvert pour venir on aide A P'asilo do Ste.Brigitte a 416 do $8,030,\u2014 Idem.\u2014A Portneuf, le | courant, lu grange de M.White contenant touts une récolte, etc, n été consumée par le feu qui à été mis par un incondinire.In porto est de $500.C'est In 3e grange Qui est détruito de cette manière dans ce district depuis 18 mois.\u2014 Idem L'ORDRE SE ANX dernières assises de Midlesex, le juge Draper a rendu un verdict gui condamne un conducteur de chemin de fer; du nom de Curtis, à payer $400 do ommeges pour avoir expulsé d\u2019un char du convoi un homme qui n\u2019avait pas payé sou passage.\u2014Nous avons déja parlé de l'arrestation du botaire Léviard : qui à ét6 emprisongé açus nocusation de détunrnement: de fonds ; Tréen trouvons-aujourd'hul dans un journal de cette vitle les renseignements suivants : Samedi dernier, M.Lévuard u été intor- rope pur M.Coursol.\u2014Lu nombre de té- Mois qui nyuient reçu des anauvdats de Curafaretion était eutfisant pour donner tous En renseignements nécoesiites.M.Cuxsaddy parut pour les Commissaires d\u2019Ecoles et M.E.Caster pour le prisoanies.Nous publions le témoignage du principal témoin, Autuiae Gédéou Terriault, huissier, actuellement recrétaire et trésorier do la paroisse_ de St.Clément do Beauharnois.Ayant êté assermenté, le témoin dépose ct dit :\u2014 Que le 26 wars deruior, 31 à été nom- Mé socrétaire-lresorior de la suadite parois- au en remplacement de Joseph Léonard :\u2014 Que quelque tenps uprès se huimination, les livres de la municipalité ont été remis eutre ses ruins par Lévuurd ; Qu\u2019il appen Par cos livres que Léonard, en du qualité de sucrétaite-trésurier, avait reçu la sono Jo £600 dont il ne lui a point rendu compte (au témoin), quoiqu'il lui eut été enjoint de le taire par une resolution du Conseil de la Municipalité passée le 29 juillet dernier.Que le du Léonard nie avoir reçu l'ar- geut, quoique le témoin ait des motifs do croire qu\u2019il l\u2019a reçu ot appliqué à où propre Usage.Tella est substantivllement la deposition du témoin.Le témoin a été alors teausquestionné par M.Carter que lui dermsatida : - C \u201c A quelle occasion et sous quelles cir- constunces l\u2019arcure at-il nié avoir requ l\u2019argent que vous mentionuez ?\u201d Vers les premiers jours d'auût dernier le privounior vint chez moi accompagné d'un 1.Godin, où beau-fréve, et me dit qui craîgnait qu'il no fut alissée quelque erreur dans vos culculs ; qu\u2019il n'avint regu aucune eunine d'argont qu'il n\u2019eut pus employée pour lex Comnussatres d'Fcules.\u201d Est-il à votre conuais-ance personnelle que le prisonnier ait dépensé pour sou pru- pre usage des somutes appaitenunt aux comumi-saires ?Non.N\u2019ent-1 pas vrui que tout ce que vous ruves dics sur celte ullaue se bots à cu fuit, que le prisonnier n\u2019a point rendu comp |te dus (lôpetses par lui euvoutues en ca | qualite de secretaire-tresonee ?Jur revise mnui-meme les hvies, ot ju suis convaineu que, d'apres sus propres eu- ttéva, le prisennier n'a puiat reudu compte de cotte somme.\u2014N°est-il pas à vote counuissance que Léonard à Yuil de grandes depenses duns ses rappotts avec les Cotumissintes d\u2019Ecule el que ses dépenses n'ont point été porlees sur mes livres ?-\u2014Nou, lui méme me l'a dit ; mais lora- que je lot demaudui de protaire des pièces jWtilicatives, at ne pat Joe aie.lui se termina l'intercogatoire.Les dépositions de trois glermiers tendant à prouver que le prisounicr avait reçu don som- mies provenant dela taxe des Ecoles, ay- unit ele prises,~\u2014it à etd admis a caution fo ue sonune die $1000, et devra paraitre e QU courant pour subir sou examen ultérieur.Cour de Quurticr de Session, luruli et mardi.Cette cour s'ouvre sous la pre- sidence do M.Coursul ; le jury suwvant est ussermente : Paul Bruchessi, Président 5 Pierre Bricunit, Charles Stewart, Joseph Jocmuy it Delorme, William Bell, Christophor Teal, Jutues Huys, Amable Moncean, Samuel Robert, Jédeon Legris, John \u2018Tayler, Joseph \u2018Pabms, François Charbonneau, Robert Short, Moise Rocaut, Benjamin Lortie, Williuen Bleury.M le Presideut s'adresse alors au grund jury en français et en anglais.Doux petilis jurés, Toussaint Thercien et François Malon sont excinpts de servir conune tels clant agés au dessus de 60 ans.Jos, Aubin, grand jurv, décharge pour la même raison.Les grands jurés présentent les necu- satious suivantes commu fondées : contre L, Bouvier, voi chez son maître, pluide coupable ; Jérenue Farner, vol, plaide coupable ; Hugh Gilchrist, pour avoir obtenu des marchandises sous de faux prétextes, plaide coupable ; Paul Jæpugge, Vol, plaide coupable; William Mekcon et Michel Laurent, vol, Mekeon plaide coupable et laurent plaide non coupable et fait fixer sun procès pour le 6 courant ; Norbert Dérome et Edmond Doherty, vol, Derome plaide non coupable et son procès est fixé au 6 cou- mnt, et Doherty s'étant sauvé aux Etats-Unis nu pu être arrêté ; Charles Charpentier, vol, plaide non coupable et sou procès est fixé an 6 courant, Jit conune non fondée contre Alexandre Bouthillette et Alexandre L'Heureux, pour vol.\u2014 Les petsonues visitaut les ntines d'Upton ainsi que les voyageurs, trouvoront une bonne pension chez M.E.H.Mercier à St.Ephrem d'Upton.La maison de ce monsieur est située à doux pas du deput ou ar- rétant los chars ; elle cet bien approvisionnée \u2018et offic tout le comfortable possible, Dans un voyage que nous avous fuit nous meme 4 Upton, nous avous ou l\u2019ocension d\u2019apprécier cette bonne maison ; aussi la recommandons-nous do tout cœur au public, - -\u2014 > .- PAR LE TELEGRAPHE.RAPPORTÉ POUR \u201c L'ORDRES \u2014\u2014 PRINCE St.Jeun, Terrencuve, 2 novembre.Lo Prince Albert, parti de Galway le 25, est arrivé le 2.L'assemblée royale à Varsovie progresse.La votatiou sur la question d'annexion est commencée à Naples le 29, On n'en connaît pus le résultat définitif, On dit que les Napolitains ont prosqu\u2019u- tanimement voté pour l'annexion.fa ligne Galway n° ordonné deux nouveaux vapeurs pour remplacer ie Connaught.L'Empereur de Russie, l'empereur d'Autriche et le prince régent de Prusse étaient tons à Varsuvie ainsi que Gortschakofl le comte Reckberg et plusieurs autres ministres, On assure que In Russie u positivement refusé de concluro avec l\u2019Autriche tout engagementtendant à conduire à In guerre.ARRIVEE DU ALBERT.ms Le Constitutionnel annonce que Napoléun a reçu une lettre autographe du czar, expliquant la nature de l'assem- blce du Versovie, en la dépouillant de toute signification hostile 4 lu France.La Gazette de Lyon 0 été supprimée àcause de scs appels incessants pour créer de l'agitation, ses at'aques contre le gouvernement et son refus do suivre les bons nvis ! \"ne dépêche de Naples en date du 21 octobre, annonce que la votation sur l'annexion se poursuivait.ll existait beaucoup d\u2019enthousiasme et le penple s'ussemblait cn masse.Les polls étaient tranquilles.Le roi de Naples a publié une protestation pur laquelle il déclare qu\u2019il considère lu votation nullo et sans effet.On rapporte qu'après que l\u2019annexion sera effectuée le titre de prince et le rang de général seront offerts à Garibaldi.On dit gue Garibaldi u déclaré officiellement qu\u2019à l\u2019arrivéo de Victor» Emmanuel il ahandonnerait la dictature.Les colonnes de Cialdini ont rencun- tré et battu un corps de napolitains à Iseruin.Le géuéral qui commandait, ses officiers, huit cents soldats et un drapeau ont été pris, Une nutre dépêche dit que Cialdini n capturé vue partie de Partillerie napolitaine.\u2014Victor-Enuna- nuel est arrivé le 21 à Sulona\u2014On rapporte qne le manque de vivres commen - ce à se faire sentir à Gacte.On dit que le ministre de la warine francais a reçu une dépêche lui annon- sant que Jes vaisseaux de Garibuldi avait capturé un Vaisseau portant les couleurs espagnoles et an second portant le pa- viflon autrichien.Ou dit quo les concentintions de tron- pes autrichiennes augmentaient sur la fronticre italienne, nas on ajoute que l\u2019Autriche à donné l\u2019ussurance positive qu'elle ne tireruit pas le sabreà moins qu\u2019une uttaque contre Rome soit tentée.Les troupes piemontaises étaient cam- res a dix lieux de Roine\u2014lze texte de u dépêche prusse relativement à l\u2019invasion «st publie ; elle censtre la conduite de la Sardaigne et rejette la justification de Cavour, mais elle ne porte aucune menace d'hostilité nctive.Lie Weiner Zeitung, journal ofliciel, publie le manifeste rformiste de l'empereur, beaucoup do changements importauts sont proposés:le pouvoir legistatif ne devant être exercé à l'avenir qu\u2019avee la covperation des didtes provinciales, La cour en chancellerie est rétablie en Hongrie et plusieurs autres concussions unportantes sunt faites a cetle province.Te généml Benedict et l\u2019archidue Albert-Gaillarme sont envoyés en Îtulie, ARRIVEE DE L'ADRIATIC, New-York, 5 nov.1 Adriatic est passé à Sandy-Hook ce matin.Les avis de Liverpool vont jusqu'au 26.L'empereur d'Autriche u fait daus su nouvelle charte d'immenses concessions à la Hongrie.Ties avis de lItalie disent que Garibaldi était entré à Capoue.Te dernier recensement en Russic porte le chiffre de la population à 79 millions.Lamoricière doit rotourner en l\u2019rance.\u2014 Les enrôlements pour l'armée papale oul cessé.Les ambassadeurs de l\u2019russe, d'Espague et du Portugul se preparent à quitter Turin.Le vote de lu Sicile a été presqu\u2019unanime.Victor-l(mmanuel sera à Naples le 28.Ln proclamation du vote sera faite le jour suivant.En conséquence des vrdres reçus de Romo le nonce du Pape n quitté Paris.Une dépêche reçue d\u2019Ancône dit que le vote sur l\u2019annexion de ln Savoie doit avoir lieu le 4 et le 5 novembre.L'escadre anglaise n quitté In Syrie pour l'Adriatique.On rapporte que beauconp d'excitation prévalait à Damas et quo des menaces étaient faites contre les chrétiens en conséquence du prélèvement d'une taxe de guerre.La nouvelle charte de l\u2019empereur d'Autriche accorde une cour de chun- ecllerie à la Hongriv et le chancelier dovrn faire partie du ministère.Le nombre des membres de la Reichsrath sern augmenté de 100 par des conseillers qui seront élus par les diètes pro- vincinles.Les institutions constitutionnelles de la llongrie seront rétablies.La langue Hongrois sem la langue officiel.Toutes les atliiros financicres seront soumises à l'approbation des Retchsraths.l'université de Pesth sera rouverte.L\u2019abolition du service personnel dû aux seigneurs et l'exemption des taxes pour ceux-ci sont confirmées.La représentation de toutes les classes de la campagne dans la législature et l\u2019ud- ministration sera 6tublie comme prinei- pe.La ditte hougroise doit fre convoquée saus délai et l'empereur sern alors couronné roi de Ilongrie.De semblables institutions constitutionnelles seront accordées à la Transylvanie.La charte est favorablement reçue.Pesth et Buda ont été illuminées par l\u2019ordre des municipalités.Une dépéche de Varsovie dit que le principe d\u2019un congres européen est a- opté.Le gouvernement anglais a proposé A la \"Lurquie la modification du traité de commerce de 1838.ARRIVEE DE L\u2019ANGLO-SAXON, Pointe-aux-Pères, 6 novembre.L'Anglo-Saxzon parti de Liverpoo! le 25 est arrivé ici co matin.Ascikrerne.-\u2014Lo Grand duc Michél de Russie n pris congé de la reine Victorin, eton a fait en son honneur une grande revue.Comme lord Palmerston était à Windsor durant le séjour du Due, la mission de celui-ci est considérée comme politique, France.\u2014Lamirn! français avec 2 vaisseaux «le ligne et 2 frégates à laissé Naples et est arrivé à Gaëte.On dit à Paris qu\u2019il a instruction d\u2019empêcher le bombardoment de Naples (D Le Constitutionnel u publié un arli- cle défondant fortement In politique de l\u2019emperour en Italie 6t se terminant eu disant qu\u2019un pouvoir puissant et orgu- nis¢ en Italie est dans les intérêts de l\u2019Europe.ITALIE.\u2014II est confirmé que les trou- fos napolitaines ont évacué Cojazzo et e voisinage et ont abandonné ln ligne yes eet mrtg tne me + de Volturne pour celle de Caughano.' La rumeur gue Garibal'i est eniré d Cupoue demande confirmation, Navtes.\u2014Les dépêches disent quo le général \u2018Turr u reçu ordre d'être prêt à s'emlarquer sur mer avec su division \u2014 sa destination est inconnue\u2014 mais la légion hongarisnne en fait partie.On dit qu'aursitét l'annexion officielle de Naples au Piémont il y aura une levte de 100,000 hommes en Italie.Le Piémont aura pour le printemps une ur- née de 300,000 hommes.AuTnicHE.\u2014Les forces de l'Autriche en Italie sout de 10,000 homines vous le commandement de Benedek.On regarde comme imminente leur collision avec les troupes piémoniuises.Aussitôt après le débarquement de la légion unglaise à Naples, le mujor Styles n été,arrêté ; une sentinelle n été placée à la porte de son hotel; le major demanda une enquête.Lu réception de la légion Britanuique à Naples u été brillante ot hospitalière.La garde nationale faisait une souscription pour donner un pavillon aux anglais.L'Empereur d\u2019Autriche et le Prince de Prusse devaient quitter Varsovie le 26.Rien n'avait transpiré touchant la conférence.Le Moniteur u publié un article qui est regardé commo défavorable à l'évacuation de la Syrie par les Français, dans les six mois stipules, La Porte cst représentée non senlement comme incapable de piotéger les chrétiens, mais son urmé est necusée d'avoir participé i des outrages commis.Lon dit que plusieurs ambassadeurs à Coustantinople ont demandé que In Turquie d\u2019Asie soit visitée parle Grand Vizir aussi bien que lu Turquie d\u2019Evrope.Onannouce que le gouvernement Egyptien n l\u2019intention d\u2019¢tablir le clienun de fer depuis Suez le long des «ôtes \\fricaines de in Mer Rouge, jusqu'à un point qui serait à une courte distance de Aden, Le voyage pur terre aux Indes sera raccourci de cinq jours, le danger de ln navigation de ln mer Rouge évité.Les voyageurs seraient exempts de la plus mauvaise partie du trajet, et la Compagnie l\u2019ennisulanie et Orientale s'ex- empternit de la dépense de tenir un dépôt de Charbon à Suez.Des lettres de Naples disent que M.Briggs, marchund de Manchester, u envoyé au Dictaleur un présent de 400 havresacs outre un nombre considérable de tentes, ete.11 out ensuite Phonneur (1) de prendre le déjedner avec Garibaldi.Il est rumerr d'un mariage entre un des fils de Victor-Emmanuel et une fille de Garibaldi, suivant le désir du roi lui-même (!!!) ARBRIVET DU PERSIA.Lo Persia u laisse Liverpool le 27; Queenston le 28, est passé au Cap Race à 9 heures l.M,, samedi, avec 200 passagers.Les uflaires d'Italie ne sont pas chan- gres.L'entrevue de Varsovie s\u2019est ter- minéo le 26.On dit qu\u2019on s'est arrêté à un Congres européeu.L\u2019Autriche a proposé In médiation de lu France pour régler In question italienne.Lu position des forces hostiles eu Italie sont lit.téralemeut les mêmes.On u quelques détuils sur la note de l\u2019annexion\u2014 qui confirment les premiers rapports\u2014unanimite en faveur de l\u2019annexion.La légion anglaise en Italie a eu une rencontre à Capoue avec lec napalitains qui ont obtenu la victoire après avoir perdu 6 hommes et eu 30 blessés, L'Espagne à retiré son ambassadeur de Turin.On ut le texte do la notz par lnquelle fa Russie proteste contre la marche des affaires en Îtalie et ordonne à son am- bassudeur de se retirer de Turin.Lille est très forte.Un dit qu\u2019un amiral anglais est parti pour Gaëte pour protéger le rui Napoléon n teur un conseil militaire relativement à la formation sur un nouveau plan d\u2019une armée de réserve.Tous les maréchauds étaient présents.l'Opinione Nationale u causé une profonde sensation en publiant un article représentant l'entrevue de Varsuvie comme une conspiration.L'entrovue de Varsovie a éte subitement ajournée à causo de la maladie de l'hnpera- trice Donanière de Russie.Le past royal et leurs ministres ont lenu conférence le 25, Rien d\u2019authentique n\u2019a été connu.Vienne, 20 oct.-un ordre a été émis pour se préparer à conronuer lrauçois-Joseph comme roi de Hongrie le printemps prochain, Les préparatifs do guerre augmentent considérablement sur le Mincio.Liverpool 27.\u2014Bled, baisse légère.Fleur ferme 2876 À 32/6, Bled, baisse 1136 à 1274.Ouest, 126 à 13.Bled d'Inde, tranquille, mélô et jaune 34/6 à 39; Turc, tranquille mais ferme.Lard, plutôt à In bnissc.Consolidés 92 7/8 à 93.Naissance.ÀA l'Assomption, le 4 du courant, la Dame du Dr, C.Furibault, éer, un fils.CL - SO Pas Décès, En cette ville, le 26 octobre dernier, M.Olivier Blais, peintre, à l'âge de 44 ana et quolquez mois, apres une longue maladie soufferie avec In rosie gnation d'un vrai chrétien.M.Blais inisee, pour déplorer sn perte, une épouse, un enfant et un grand nombre de parents et d'amis qui se rappelleront long-emps ses aimables qualités.\u2014 en = Pain Killer.Mernves, Mass, 37 noût 1857.MM.Perry Davis et Fils, Messieurs, Jo tue suis fréquemment servi de votre Pain Killer pendant mon séjour au Birman, et jo lo regarde comme un médicament très-utile.Je ne pouvais pas visiter les Jongles sans lui.Il soulage promptement les caa de Golique, de Diarrhéo et de Choléra, ainsi que bien d'autres maladies.It devient tres-populaire an Birman parmi les natifs et les Kuropéens.Jo lo porte toujours nvee moi pour mon usage et celui des gens chez qui je vais.M.T1.BIXBY.Lo Rév, H.L.Van Meter, écrivant de Bassein, Birman, dit: \u201cLes Karens en font beaucoup de cng, Je ne comprends pas comment uno soule médecine peut s'adapter à leurs usages ct d leurs diverses nflrotions comme le Pain Killer.Nous l'employons dans notre famille, et ses excellentes qualités se montrent à chaque nouveau cas.Veuillez m'en envoyer 400 bouteilles par la plus prochaine occasion.\u201d A vendre chez les agents, MM.Lyman, Crake et Cie., Carter, Kerry ei Cre,, et LampLovon et CAMPHELL.re ee gm ey AVIS SPECIAL, 1° ° x .T \u2018 O.- > | MAPCHAND-E ALT ke, Cuin des rues Notre-Dame et \\ MONTREA L, Infonne ses patrons et le : néral qu\u2019il à manie, pue by tinent complet de Marchandises d'a *\" et d'hiver, et qu\u2019il est prêt come pue passé à exécnter toutes commandes Pare xeront confiées.Avec les grande a uo qu'il posséde d'acheter ses natch a gran tarché, il se flatte de pe avoir en ses ; .\\ Yi ace pra ques a des prix extrémement ze.Toutes especes d\u2019habillements d\u2019 seront faits à ordre, d : - Mec, in, enfant ans les dernier ant, et ao ponctualité, > gours tient aussi Une grande varié | = aneté de), des faites, proveuaut des meille Ie bu prov ure ques faites à lu mode du jour.* fatr.dep .L.reçoit tous les mois les Modevusihy de Londres, et de Now.Yori Nous invitons n0s amis d'aller visite établissement.Vu l'expérience que en, M.Loisetle date ce genre J fl: Ponty grand ; RID C allaires aye | grand assortiment qu\u2019il tient cConstamme ; TOUS sommes Certains qu\u2019ils trouveront le uvantage.ee M.1.D.GARKAI, prose Weeding ie, à PENSHIGNE D MOC POS pa RULES LEMOINT, fp Meur M MONTREAL.WEST avec grand pluisir à 3 ' sir que nous .0 l'attention de nus amis t du Pal PR tonda étendu de pr HARDES FAIT de M, L.D.GAREAU, où l'un ES, ve L être i d'être servi avec ponetualité 6 certes.et du tnieux possible Central de Tempérnn de Ville-Marie, pérance y auts une REUNION MENSUEL Membres de ce Conseil, VENDREDI 10.9 du cournnt.a 7} hn Sallea du Séminaire.Les Vice-Présidents de la Vi pagne sont priés d'y ussister, Par ordre.LA.BUGUET-LATOUR, - Sec CCI .130 GRANDES CHANCES : EN FAIT DE TRE ! 1 BUTTES 5 SOLLIENS Xo.10, Grande Rue st.Laureul, Conseil LE ur ; 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