Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 7 mai 1838, lundi 7 mai 1838
[" JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.3ème.Année.MONTRÉAL, LUNDI, 7 MAI, 1838.x = No.10.HH.LEBLANC DI MARCONNAY, Editeur.EPHEMERIDES DE PIAI.d mai 1821\u2014Mort de Napoléou à Sainte Ilélene ; ses dernières paroles fureut: France.tête.armée\u2026 __ .; à mai 1678\u2014Mort de Jansénius, évêque d'Ypres, ct fundatenr du jnuse- snc, 1.7 nai 1617\u2014Murt de Jacques Auguste de Thou, le modole des historiens brançaise POËSIE.L\u2019ETOILE POLAIRE.Sur les muers je t'ai vue un jour que le soleil Avait fui de nos yeux et trompé nutre attente, Tu parus vers le soir à l\u2019horizon vermeil, Et ta clurté zuida notre barque flottante.Dans le Nord, je tai vue au milicu des hivers, Surgir pendant Ja nuit après une tempête ; Tes rayons scintillaient au haut des sapins verts, Le voyuzcur, vers eux, levait joyeux la tête.Salut à toi, salut, astre fidèle et pur! \"Pa lumière ressemble à ces amities saintes Qui se cachent parfois en nos heures d\u2019uzur, Et reviennent à nous en entendant nes plaintes.» Ta lumière ressemble à l\u2019œil providentiel, (Qui sans être aperçu veilie sur notre route, Et quand nous nous courbons sous un destin crucl, Jette un rayon céleste au sein de notre doute.Oh! viens ! viens de nouveau, tandis que je poursuis Mon chemin isolé vers un horizon sombre, Laisse-moi te revoir dans le calme des nuits, Laisse-moi contempler ton doux-flambeau dans l\u2019orabre.Hélas ! il est des cœurs fermés à l'avenir Qui de bonne heure ont vu fuir teur soleil rapide, Qui, trompé dans leur but.froissés dans leur désie, Vacillent au hasard sans boussole et sans guide.Pour eux, l\u2019illusion avec ses ailes d'or, L'amour ct le printemps, tout est couvert d\u2019un voile, Aprês leur triste épreuve, heureux s\u2019ils ont envore Dans leur vie un espoir, dans leur ciel'une étoile.X.MarmEn.Stockholm, 15 janvier 1838, RELIGION.JEAN JACQUES LARTIGUE, Pav la Miséricvrde de Dieu el la Grice du Siége Apostolique, premier Evêque de Montréal, ct Suffragant immédial de la Sainte Eglise Romaine : AU CLERGE ET À TOUS LES FIDELES DE NOTRE DIOCESE, SALUT ET BENEDICTION.Nous vous annonçons avec joie, Nos Tres Crens FRERES, que Nous avons reçu dernièrement du St.Père un rescript, daté Je 7 janvier 1838, qui nous autorise à établir dans notre Diocèse l\u2019Institution connue sous le titre d\u2019Association pour l\u2019Œuvre de lu Propogation de la Foi, telle qu\u2019approuvée pour l\u2019Eglise de Lyon, en France, par Pie VIL le 15 mars 1823, et par Léon XII.le 11 mai 1824, pour les Missions étrangères.Malgré des difficultés nombreuses, et particulièrement lo manque de dotation pour notre Evéché, Nous avons envoyé, depuis le commencement de notre Episcopat, plusieurs Missionnaires en diverses parties de ce Diocèse, où les Catholiques éloi- znés ne pouvoient, faute de moyens, pourvoir par eux-mêmes au maintien de Prêtres résidents parnu eux, ni à l'érection d\u2019Eglises et Presbytères, ou à lacquisition d\u2019autres objets nécessaires au Culte : depuis deux ans surtout, Nous avons adressé aux Sauvages Infidèles du Luc Témiskaming, et à d\u2019autres Tribus isolées ct barbares, des Prêtres zélés et courageux, les\u2014 rjuels ont convert, a lu vraie foi plusieurs de ces infortunés, assis dans les ténébres et les ombres de la mort, (1) qui sont devenus ensuite la consolation de leurs Missionnaires; ct Nous sommes résolus à continuer, chaque année, cette œuvre dc miséricorde, si la Providence divine veut bien nous fournir pour veln des ressources suffisantes.C\u2019est principalement dans cette vue que Nous uvons impétré du Siège Apostolique, pour notre Diocèse, l\u2019établissement d\u2019une œuvre si sainte, avec tous les privilèges, Indulgences, ct autres avantages, que la chaire seule de Pierre pouvoit y attacher.Nous n\u2019avons pas cru, N.T.C.F.pouvoir vous offrir de moyen plus propre à satisfaire votre piété ct votre charité, que celui de propager notre divine Religion parmi les Nations Infidèles, répandues encore dans une partie de ce Diocèse.et de ln soutenir chez ceux que St.Paul appèle les domestiques de la foi, (2) chez tant de Chrétiens destitués d\u2019un temporel capable de leur procurer plus facilement les biens spirituels du salut ; et de faire tout cela par les voies qui nous sont le plus fortement recommandées dans l\u2019Ecriture-Sainte, (3) l\u2019aumône et la prière : Paumone, qui délivre de la mort, qui efface les péchés, et qui dunne la vie éternelle, comme nous l\u2019apprend le St.Esprit ; et Ja prière, qui obtient de Dieu tout ce qu\u2019elle demande de bon, petite, el dabiter vobis : (4) l\u2019aumône qu\u2019on vous demande si lé- (1) Luc.$.79, (2) Galat.6, 10.(3) Tobic.12.9, (4) Luc.11, 9.gère, qu\u2019elle est à la portée même des pauvres 5 et la prière, qui ne sauroit vous détourner de vos affuires, puis qu\u2019elle exige si peu de tems pour remplir les devoirs de l\u2019Association.Vous Savez commie ont fleuri autrefois en Canada les Missions chez les Sauvages, qui sont tombées à peu près en même tems quo la célèbre compagnie de Jésus ; combien les Religieux de cette illustre Société ont répandu de sang et ge sueurs pour faire fructifier ces établissements : ne montrons donc pas moins do zèle pour ces fimes délaissées, qu\u2019on Pa fait dans les tems anciens ; et puisqu'il doit vous en coûter si peu pour un bien inimense, ne négligez pus cette occasion de vous assurer le cicl pur l\u2019au- mone de la veuve, si louée dans Plivangile, (5) ct de mettre dans le chemin du salut un grand nombre de vos frères en J.-C.qui périrotent éternellement, si vous les priviez de ce secours.Si J.-C.nous assure qu\u2019il ne latssera pas sans vécompense un verre d\u2019eau froide donné au prochain pour plaire à Dieu, (6) quelle sera donc la vôtre, lorsque vous co-apérerez avec zèle à la réfection de tant d\u2019affamés, qui demandent à prauds cris le pain de la divine parole, sans trouver personne qui le leur rompe.(7) L\u2019aumône d\u2019un sou par semaine, et une minute deo prières par jour, sans même vous détourner do vos occupations ordinaires, sont peu de choses sans doute, si on les regarde en elles-mêmes : mais autant l\u2019âme, par sa nature immortelle, est audessus du corps condamné à retourner en poussière, autant l\u2019aumône spirituelle surpasse la corporelle; (8) et c\u2019est d\u2019après les services que vous aurez rendus aux autres hommes, que le Scigneur réglera Parrêt qu\u2019il prononcera sur votre sort éternel au jour du Jugement, comme il le promet dans l\u2019Evangile.(9) Oui, réjouissez-vous, N.'I'.C.F.ct tressaillez, d\u2019allégresse, lorsqu\u2019un moyen aussi facile vous cst offert de gagner le cicl, en procurant la gloire de Dieu ct la sanctification des Ames.Réjouissez-vous, humbles Chrétiens qui, par votre état séculier, semblicz n\u2019avoir à vous occuper que de votre propre salut: car, moyennant l\u2019Association où vous pouvez entrer, vous aidorez, puissamment les hommes Apostoliques, qui se sont consacrés à la conversion des Intideles, a aller leur porter les lumières de a foi, avec les biens infinis qui en sont la suite, la civilisation, les bonnes œuvres, l\u2019amour de Dieu et du prochain : ainsi, quand de fervens Missionnaires prècheront ces Intidèles, quand ils leur administroront le Baptême ct les autres sacremens, quand ils sauveront tant d\u2019âmes des supplices éternels, co sera vous qui, sans aucun danger pour vous-mêmes, les sontiendrez dans un si pénible ministère ; ut le salut de tant de peuples, ne sera pas moins votre ouvrage que le leur.Quelle consolation pour vous pendant la vie, et surtout à l\u2019heure de la inort ! Entre toutes les œuvres inspirées par la charité Catholique, on peut dire qu\u2019il est impossible d\u2019en trouver de plus udmirables, de plus glorieuses à Dieu et de plus utiles au prochain, que celle de la propagation de la foi, puisqu\u2019elle soutient et continue ces Missions précieuses qui font tant d'honneur à la Religion, ces Missions qui, depuis la naissance du christianisme, ont été lo caractère propre de la véritable Eglise, laquelle est seule féconde pour engendrer des enfans innombrables à J.C.son époux, et pour qui il a été dit comme à l\u2019époux lui-même: (10) demandez-moi, et je vous donnerai toutes les Nations pour héri- lage; el vos possessions n\u2019anronl d\u2019autres bornes que celles de lu terre.F?œuvre de la propagation de la foi n\u2019est que l\u2019accomplissement de l\u2019ordre donné par le Sauveur à ses apôtres d\u2019aller enscigner toutes les nations, et de les baptiser au nom du l\u2019ère, et du Fils, et du St.Esprit, (11) leur apprenant à garder chacun des commandements qu\u2019il leur avoit proscrits, et leur promettant d\u2019être continuellement avec eux, duns la consommation do ce grand ouvrage, jusqu\u2019à la fin des siècles.Voila la mission shonorable à Inquelle vous participerez effiencement, en vous eurôlant dans cette noble milice.Or Nous vous le demandons, N.\u2018I.C.F.est-il un bonheur semblable à celui de sauver les âmes ; des âmes créées à l\u2019image de Dieu, ct rachetées au prix du sang de J.C.; des ames dont il désire ardemment lo salut, et dont chacune peut dire aussi véritablement que l\u2019Apôtre : (12) un Dieu m\u2019æ aimé, el s'est livré pour moi à lu mort; des âmes enfin qui, sans vous, périroient pour une éternité?Aurions-nous, après celu, le triste courage de leur refuser nos secours, de les abandonner à leur aveuglement ?N\u2019aurions-nous pas à craindre que le Seigneur punit un jour notre indifférence.ou plutôt notre dureté à leur égard 1\u2014 L\u2019Ecriture nous enseigne que chacun est obligé de prendre soin de son prochain ; (13) et l\u2019Apôtre de la charité nous dit que nous devons mêrne, en certaines circonstances, donner notre vice pour nos frères.(14) Mais si ce commandement oblige en quelques occasions, n\u2019est-ce pas surtout dans lu nécessité extrême où se trouvent les infidèles, privés de la connoissance du vrai Dieu?Tout homme est donc tenu, par ce précepte imposé dès le commencement, de procurer autant qu\u2019il le peut le salut de ses frères ; (15) et malheur à lui, s'ils viennent à se perdre lorsqu\u2019il auroit pu les en empêcher.il en répondra au tribunal du Souverain Juge.Hélas! les maux temporels d'un homme inconnu nous touchent : dès que nous le savons malheureux, nous nous intéressons naturellement à son sort.N\u2019y auroit-il que pour les misères spirituelles de nos frères que nous aurions un cceur de glace?Dou vient cela?Nest ce pas de notre peu de (3) Luc.21, 3 et 4.(6) Math.10, 42.(7) Jerem.Lament.4, 4.(8) Genes.3,19, .(9) Math.25,35 et 36.(10) Ps.2,8.(11) Math, 28.19¢t 20.(12) Galat.2, 20.(13) Eccli, 17, 12.(14) 1.Joan.3,16.(15) 1.Joan.2, 7.; \u201ces foi en la parole de Dieu, et de notre peu de charité envers le prochain?Cur eufin, pouvons-nous dire que nous aimons vén- tablement Dieu, si nous nbandonnons des ames qu\u2019il a tant uimées, qu'il nous commando encore d\u2019uimer comme nous.mêmes; (16) et cependant, celui qui n'aime pas demeure dans lu mort, dit St.Jean.(17) A ces CAUSES, le saint nom de Dicu invoqué, ot d\u2019après Pindult Papal du 7 Janvier 1838, Nous avons établi et établissons par les présentos, dans lo Diocese de Montréal en Canada, 0.9s- sociation pour l\u2019œuvre de lu Propagation de la Foi, avec tous les priviléges, Indulgences et autres avantages, uccordés à cette société par les Souverains Pontifes ; implorant de tout notre cœur les bénédictions abondantes du \u2018l'out-Puissant sur cette picuse institution.Le but de cette Société, comme vous venez de lo voir, N.I\".C.F.est 1o d\u2019unir ensemble toutes les personnes de Pun ou l\u2019autre sexe en co Diocèse, capubles d\u2019uttirer par lour conduite les miséricordes du Seigneur sur ln bonne œuvre projetée, afit: de faire par des prières communes ct forventes une sainto viv- lence au ciel, pour introduire le Christianisme chez les Enfidèles, et le fortifier dans le cœur de ceux qui ont déjà le bonheur de le posséder: 20 pour fournir, par les aumônes des Associés, les moyens d\u2019établir des Missions chez les Paycns, ct aussi chez les Cutholiques dénués do ressources pour l\u2019exercice déceut du Culte : 30 pour vous onrichir do biens spirituels, par les Indulgences que vous gagnerez en coopérant à l\u2019œuvre de Dieu.Les dovoirs de chaque associé sont lo de réciter tous les jours, pour la propagation de ln Foi, un Paler ctun Ave, avec cette invocation : SL.François-Xavier, priez pour nous; mais il suffit de diriger, une fois pour toutes, à cette intention le Pater et l\u2019Ave de la prière du matin ou du soir: 2o de donner, cn aumône à la Société, un sou par semaine.Les avantages attachés i PAssosiation seront de pouvoir gagner lo une Indulgence plénière le 3 mai, Fête de l\u2019Invention de In Ste.Croix, et jour anniversaire de Pinstitution de cette Société : 20 une seconde Indulgenco plénière le 3 Décembre, Fête de St.François-Xavier, qui est Patron de l\u2019Association : 30 unc autre Indulgence plénière uno fois chaque mois, dans un jour au choix de lAssocié ; et afin de gagner ces diverses Indulgences plénières, qui peuvent toutes être appliquées aux âmes du Purgatoire, il faut, pour le jour où l\u2019on vout gagner Pindulgence, se confesser, communier, ct prier dans l\u2019Eglise de sa Paroisse à l'intention du Souverain Pontife: 40 cent jours d\u2019Indulgence chaque fois, qu\u2019étunt contrit, on fait les prières de l\u2019Association, ou quelqu\u2019aumône ez faveur des Missions, ou enfin quelqu\u2019autre œuvre de piété ou de charité ; mais on ne peut gagner aucune des Indulgences susdites, à moins d'être Associé, et d\u2019accomplir fidtlement les devoirs ci-dessus mentionnés de I\u2019 Association.Stra notre présent MANDEMENT là et publié au prône do toutes les Eglises de notre Diocèse, lo premier Dimanche apres sa réception.Donne\u2019 à Montréal, sous notre seing, le sccau du Diocèse, et le contre-seing de notre Secrétaire, lu dix-huit d\u2019Avril ril- huit-cent-trente-huit.TJ.J.EVEQUE DE MONTREAL.L.T S.Par Monscigueur, A.F.'TRUTEAU, Pire.Secrétaire.(16) Math, 19,19.(17) 1.Joun.3, 14, LITTÉRATURE.UNE SAISON AUX EAUX DE BADEN-BADEN, DE CARLSBAD ET DF TOEPLITZ.= (Suite) Le lendemain, je me rendis avec Indy P**# chez le docteur Giggart.Le docteur donnait audience à sos malades, et son auntichambre était pleine d\u2019invalides qui uttendaient patiemment ses conseils.Au nom do milady, la porte privée du cubinet s\u2019uuvrit pour nous recevoir.Le célèbre Gigzurt, envoloppé d\u2019uno robe de chambre à grands ramages, que retenait à su cen- ture une corde grossière, vint au devant de miludy lu sourire sur les lèvres, lui présenta galumment ln main, et fit assoir auprès d\u2019un secrétaire chargé de pipes d\u2019écume, ds papiers, de files, do thalers et de piles de ducats.Nous trouvâmes dans son cabinet un ancien ami de lord P#*##, le pauvre duc de B*#+, dont la vie ne tenait qu\u2019à un fil.Un anévrisme avait fait de si grands ravagos sur sa constitution, quo son corps ressemblait à une momie.Milord duc avait inutilement essayé des eaux thermales de tous les pays; les eaux de Cheltenham, leurs vertus laxatives; ode et le brome si vantés des caux de Bath et de Bristol n\u2019avaient point eu de succes.Aussi les docteurs, craignant que la tort d'un si grand personnage ne fit du tort, à la réputation de leurs eaux, repoussnient lo malheureux commo des joueurs de raquette chassent un volant.\u2014 Î vous faut, miloré, disait le docteur Giggart, qui pour la même raison voulnit éloisner lo duc de son quartier-général, 1! vous faut une température uniforme, des caux qui aient une odeur hydrogénée, une saveur douceâtre, des caux onciueuses qui contiennent des sels de chnux et de magnésie, un peu de fer et beaucoup de soufre, un uir doux ct salubre, et du repos : allez en Savoie, à Aix, par exemple.\u2014dJ'en viens, répartit avec douleur le pauvre duc.\u2014Eh bien! Pair natal peut encore vous rendre la santé.Les eaux minérales de votre pays sont excellentes.J'ai connu des personnes qui étaient plus malades que vous ne l\u2019êtes, ot qui se sont bien trouvées d\u2019un voyage aux eaux de Bath ct de Cheltenham, LE POPULAIRE.\u2014Dacteur, roprit lo patient, vos confrères qui habitent ces deux villes ont une manière de voir ditlérente de lu vôtre : ils pensent, au contraire, que je ne puis être suuvé que par les caux thermales de votre pays.\u2014Eh bien! allez à Carlsbad, reprit le docteur un peu déconcerte 5 mais se remettant bientôt: c'est Carlsbad qui vous suu- vern.Notre ville est, dit-on, la reine des eaux sninérales, mais Carlshad en est lo roi.\u2014Ah! s\u2019écria le innlheureux duc, je mourrai en route.\u2014 Mais, Monsieur Giggart, s\u2019écrin milady, qui avait écouté la conversation uvec la plus vive attention, l\u2019anévrisime, n\u2019est-ce pus uno maladie du ca:ur ?\u2014Oui.miludy.\u2014Ah! mon Dieu! Mais si j'avais un anévrisme, reprit aussitôt lady PR avec frayeur; d\u2019après ce que je vicns d'entendre, les cuux de Bado me scraiont contraires.Le due se levait alors pour partir.M.Giggart lui offrit son bras, et lo remit dung les matos de ses lnquais; puis revenant à milady Pé*#, 11 Jui parla du muriate de chaux, du sulfate de soude, de l'oxido de fer, de l\u2019hydrogène sulfuré et de l\u2019acide carbonique, et, grâce à ces mots scientifiques, entremêlés de com- plimens sur lu beauté ct la fraicheur de sa malade, milady finit par comprendre que les eaux qui n\u2019étuiont pas bonnes pour lord 13### étnient oxcollentes pour elle.Le docteur truita ensuite lo chapitre du régune avec uno gravité RON MOINS COMIQUE.\u2014La buvaroise ost fort honne pour les maux de cœur ; tels «ont aussi l\u2019eau d'orge, lo bouillon, pourvu qu\u2019il no soit pas trop ara, le chocolat ct le cufé en petites quantités, lo luit d\u2019amandes, l\u2019eau sucrée ; mais gardoz-vous de la lirmonade, des liqueurs de toute espèce, du punch, du the, des vins spiritueux et de l\u2019enu glucée.Quant à la nourriture, vous mangerez des asperges, des huricots verts, du poulet, du lu carpe, des œufs, du poisson, de Ju volaille, du lapin, du mouton maigre, de la perdrix, du pigeon, des pois verts, des frnises, des épinards.de la truite, de la venaison el du veuu, c\u2019est à choisir ; mais je vous défends les pommes, les abricots, les anchois, les choux, les gâteaux, les chpres, les carottes, le fromage, lu canard et Panguille, ainsi que le gras de toute ospece, los fruits verts, loie, les glaces, ln lunproie, les lentils, mais par dessus tout les champigons, le melon, le porc, les épices, le navet et les truffes.Apres ce beau morcenu d\u2019éloquence, prononcé tout d\u2019une haleine, le doctour Giugurt rospira, Miludy le remercia, ot nous primes congé de lui.de restai quinze jours encoro à Bade, puis je me dirigeai sur Wildbad, dont les eaux jouissent d\u2019une grande réputation.Je quittai Bade pur une belle matinée.Les premiers rayons du soleil couvraient d\u2019uno nappo d\u2019or les bois, les prairies ct les collines.eus biontôt franchi les ruines mennçantes du chateau d\u2019Eherstein ; de là, cent pics s\u2019élèvent dans toutes les directions : aur la droite est Germbach, en taco Ottenhaw, et au loin, sur la gauche, Gaggenhuw et Rothonfolds.Co panorama est magnifique, ju ne pouvais me lusser du l\u2019admirer, Du licu appelé Neuhauss, on découvre la fertile et delicieuse vallée de la mar- gruvine Sibylla, Rastadt, l'entrée du Mourgthal, le thin et la vallée de In Mourg, qui, d\u2019abord paisible ruisseau, devient wn torrent écutnoux en se rapprochant de la forêt Noire.Nous primes quelques stants de repos à Schœmunzach, sur lu frontière du duche do Wurtermberg, dont Widbad est éloigné da deux postes allemandes.| Laroute conduit à Schwarzenberg, village situe dans les montagnes, au milieu de lu Forêt-Noire, puis, ayant franchi le Iothimourg et le Weismourg, nous nous ar- rêtimes à Frendunstadt.\"Toute cette contréo, dont les deux tiers appartiennent au grond-due de Bade, estremplie de sources minérales.Griesbach et Rinnoldsau sont les plus remarquables.L'eau de la dernière source est mise en bouteilles, et on l\u2019exporte dant toutes les partics de l\u2019Allemagne.Elle est sapido et piquante, particulicrement lorsqu'on ln mele avee du vin du pays, tt laisse un arridre-gout astringent.Lu nuit nous surprit à Frendenstadt, et nous arriviines duns la capitale du Wurterberg vingt heures après notro depart de Bade.Stuttigardt est une ville, moitié ancienne, moitie moderne ; les rues nouvelles sont larges, droites, longues et belles.La rue appelée le Koœnigstrasse, ot la rue Royalo, est bordéo de palais et d\u2019édificus publies dont la magnificence ot la grandeur n'ont rien à envier aux edifices des capitales les plus riches de l'Europe.Lo lendemmn de mon airivee a Stattgardt, jo pris la diligence qui conduit a Wildbad ; j'y trouvai pour unique compagnon de voyage un gros Mlemand, à la figure si large et si fraîche, quo Je crus ne pouvoir me dispenser se lui faire compliment sur sa site, Mon Allemand etat un honume du pays.\u2014 Monsieur le gentleman se rend sans doute à Wildbad pour v prendre les enux ?me dit-il après tn\u2019avoir remercié de l'intérêt quo ju prenais à sa santé.\u2014Oui, Monsieur.\u2014Aht Monsieur, reprit-il avec une sorte de transport, vous serez enchanté, ravi de ces buins.J'avais, il y n quelques années, ajouta-t-il, une maladio qui m\u2019a rendu étique, tous les docteurs desespéraieut de ma vie.Eh bien! les caux de Wildbad n'ont gueri comme par magie, ct m'ont rendu à l\u2019état do santé qui vient de m'attirer vos clogus.Cette conversation allait ainsi se continuer avec le mème dogme, lorsque nous pénetrAmes dans une vallée profonde, située A 1,323 prods utt-dussus du niveau de la mer: puis nous nous trouvimes au milieu de cates clégans, d'équepages légers, de beaux chevaux qui cnracalaient et pinflaient en passant à côté de nous : c'etait Wildbad.Wildbad est une petite ville charmante, qui a des salons de lecture et une maison de conversation comme Bade.Lu Platz forme un parallélogramme parfait, et devant l\u2019église est une fon- taino surmontée d\u2019une statuo colossale qui représente l\u2019un des anciens dues de In Souabe, revêtu de son armure.Le Bad-Hof, ou ln maison dos bains, est située à l'extrémité de la place: l'eau qu'elle renfernie varie do 239 1-3 à 309 Réanmur, ou de $40 A 108 Farenheit.À côte du Bad-Hof est un autre bassin appelé le Furstenbad, ou le bain des princes, puis vient le Fraunbad.ou le bain des dames.d'au ai au Furstenbad : après etre descendu dans le bain.dont le tond est couvert d\u2019un sable très-fin, je me couchai près de la sours , ninsi qu'on me lavaut recommande ; puis reposant ma téte un oreiller en bois, je sentis courir sur tout mon Corps un douve, chaude et moelleuse, cristalline comme le dia- muni, qu.eu s\u2019échappant de la source, produisait un léger mura re; des milliers de bulles de gaz sortaient du sable, glis- st CTI IA pean, puts =\" devatent à la surface de l\u2019eau où clles é au -nwetiant.La -enzvion que j'eprouvais était délies : jek rats à lt tant vanté de la titillation que \u2014s = | temps.produit le mugnétisme, ou plutôt à l\u2019extase des mangeurs d\u2019opium.Ma tête était calme, mon pouls battait lentement; cependant il n\u2019y avait chez moi ni torpeul, ni hébétement ; mes sens étaient dispos, mes pensées s\u2019etargissaient, embrassaient un horizon immense, jaillissaient vives et riantes ; tout était pour noi dans ce moment bonheur et plaisir.Mais, hélas! au mo- nent où j'espérais prolongêr encore ces douces sensations, tout s'évanouit comme un beau rêve ; l\u2019instant de la réalité était venu ; un bruit se fit entendre à la première porte, et je vis entrer le badmeister, qui m\u2019avertit que je ne pouvais rester plus long-temps duns le bain sans danger.4 continuer.CORRESPONDANCES.Pour le Populaire.Mn.L\u2019EpiTEUR, Pouvez-vous tn\u2019expliquer une énigme, dont jo wai jamais pu trouver le mot ?d\u2019ai lu, dans l/imi du Peuple de samedi, le paragraphe suivant: + Mossire BLANCHETTE, ancien curé des Cèdres, et M.May- RAN, mercredi pour la Colobie, comme missionaires.\u201d Si ce journal continue à aller de ce train, il est probable qu\u2019il deviendra encore plus inintelligible qu\u2019il ne l\u2019est déjà.Ux AMI DE L'INTELLIGENCE.7 mars, 1538.2 28 SOPTULDAIS MONTREAL, 7 MAI, 1834, Ba A NOS ABONNE\u2019S.Nous engageons nos abonnés qui changent de demeures, à nous fuire connaitre promptement leurs nouveau domicile, afin d\u2019éviter le retard et la confusion duns l'envoi du journal.Deces vu Comre ve Daunousie.\u2014Ce noble personnage, qui fut pendant huit années charge du gouvernement de cette province, mérite qu\u2019on consacro quelques lignes a su biographie.Host décédé à sa résidence au chateau de Dalhousie, en Licosse, le 21 mars dernier, après avoir lungui et décliné peudant long- Sa soigneurie fut gouverneur en chef des provinces Britanniques, daus l\u2019Amérique Septentrionale, depuis 1S20 jus- qua 1828, temps pendant lequel elle resida dans notre pays, à l'exception de quiuze mois, qu\u2019o.le s\u2019absenta de la Province, et pendant lesquels le gouvernement Mot administré par Sir Francis Nathaniel Burton.Il était général dans l\u2019armée, colanel du 20e.regiment d'infanterie, et capitaine général de la compagnie des Archers Royaux, Pun des gardes du corps de la Reine en Ecosse, et chevalier grande croix du très honorable ordre du Bain.11 fut aussi gouverneur de la Banque Koyale d'Ecosse.Sa sei- gueurie était née en 1770, et succeda is son père, comme comte de Dalhousie, le 15 novembre 1787, Elle avuit donc 68 ans lorsqu\u2019elle quitta cette vie.Elle a reçu les remerciemens répétés des deux chambres du Parlement pour s« bravoure distinguée et plus specinloment pour Pheroisme qu'elle déploya à la bataille de Waterloo.Geonge Comte DE Darnousig, étaut le neuvième comte de Cette ancienne maison.ll entra dans l\u2019armée en 1767, ayant achêté une commission de cornette dans le 3e régiment de dra- ggons des gardes, où il fut élevé au rang de capitaine.En 1790 sa scignourie fut nommée à une compagnie du 2c.bataillon des Royaux, et rejoignit son corps qui servait à Gibraltar : sa promotion au rang de major suivit de près, ct en 1792 fut obtenue par achat dans le 20 régiment d'infanterie, avec lequel elle alla à la Martinique, et dont elle devient colonel en 1794.Dans l\u2019année suivante, il retourna en Angleterre, ayant été sévérement blessé dans l\u2019une des affaires qui eurent lieu entre les troupes britanniques et les républicains français dans cette Île.En 1798, sa seigneurie servit en Irlande, alors en état de rebellion, et en 1799 elle s\u2019embarqua pour Pexpédition au Hleder, ou elle fut présente pendant toute les actions de cette campagne.Sa seigneurie reçut le brevet de colonc! en janvier 1S00 ; elle servit durant cette année, fut sous les ordres du colonel Maitland devant Bolle-île, d\u2019où elle joignit les forces à Minorque, sous sir Ralph Abcrcromby, et alla avec l\u2019armée en Egypte, où elle participa aux actions des 3 et 21 murs.Dans cette expédition, sa seigneurie commanda le détachement envoyé contro les forts d\u2019Aboukir et de Rosette, d\u2019où elle avança jusqu\u2019au Kaire.En 1802, le comte de Dalhousie fut encore en garnison à Gibralaltar et fut nommé, l\u2019année suivant, Brigadier Général de l\u2019Etat Major en Ecosse.Il resta dans cette cette situation jusqu\u2019en avril 1805, qu\u2019il fut compris duns ln promotion qui cut licu le 25 de ce mois, comme Major Général.Sa scigneurie alors resta daus son château ot se maria, ln même auné, avec Christina, lille unique et seule héritière de Charles Brown, éeuyer, de Coniston, Mid-Joihian.En 1809, le comte fut nonuné a PEtat Major en Angleterre, où il resta pendant un court espace.Il accompagna Pexpédition au Scholdt, fut d\u2019abord avec la réserve sous John Hope, et après, commanda à Flushing.À la fin de cette malheureuse expédition, dans laquelle une magnique armée fut unnéantie par les maladies du climat, le lord Dalhousie fut nonune à l\u2019état mujor de la Peninsule, où 11 5e distingua dans differentes des plus un- portantes actions, ot fut mentionné avec honneur, par le duc de Wellington, particulièrement pour sa conduite devant Victoria, età la bataille de Pyrennées.À Toulouse, Lord Dalhousie rendit encore des services appréciés, ot près de St.Andre de Cubzac, où À repoussa le général Français L\u2019Huillier, lui fesant 300 prisonniers.Lors de l\u2019ontrée en France de l\u2019armée, Lord Dalhousie commanda Bordeaux, et y fit observer la plus sévère discipline.\u2014 Les autorites de cette ville, touchées de sa noble conduite, lui présentèrent un magnifique sabre monté en or, ayant une inscription sur lu garde.Le 18 juillet, sa seigneurie fut crée Baron Anglais, et eut un siège dans Ja Chambre des Lords, comme l\u2019un des Pairs représentant d\u2019Ecosse.En 1S16, le comte Daihotisie fut nomme Lieutenant Général, commandant en Nouvelle Ecosse, d'où il fut élevé au Gouvernement Général du Bas- Cnnada, lors du malheureux décès de Cnarles Duc de Richmond.Le coute de Dalhousie fut nommé gouverneur-général du Bas- Canada le 18 juin, 1820.Son adininistration, d'abord com- moncée sous des auspices favorables, ne tarda pas à donner des - == ses sujets de mécontentemens à la majorité des hebitans de la pru- vince.Ce fut deux ans après son arrivé quo les personnes qui désiraient réusir à retirer au pays ses institutions les plus pires firent, en 1822, ce fameux projet d'Union, soumis au Parlement Impérial, sans le consentement des Cunadiens,et vigoureusement combattu par Sir James Macintosh.L'année suivante, une deputation de deux membres fut envoyée duns la métropole pour v exprimer les vœux des canadiens, ct le projet fut, fortunémeut autant que justement, abandonné.Les difficultés qui s\u2019étaient élevées entre le Gouverneur Dalhousie et la législature s\u2019aug- montèrent en 1824, au sujet des finances.Le 7 juin, 1825, lord Dalhousie reiourna en Angleterre, et Sir Francis N.Burton administra, par inlérim, sous le titre de Lieutenant-Gouver- neur.Son administration mérita des éloges, et il serait peut.être parvenu à concilier le pays, si le Lord Dalhousie n\u2019était rentré dans la direction du gouvernement le 33 septembre 1823, Sou retour fut le signal de nouveaux murmures et de difficultés nouvelles.En 1827, le comte Dalhousie cassa le Parlement, tnit en force les vieilles ordonnances de milices, destitua sans mesure les canadiens dans la milice comme dans la magistrature, fit poursuivre les journaux ct excita une vive opposition dans l\u2019esprit public.Les nouvelles élections eurent lieu ; elles furent contraires aux vues dn Lord Dalhousie, qui refusa l\u2019Orateur nommé par la chambre, et mit obstacle aux travaux de la législature par ce procèdé inusité.En 1828, MM.John Neilson, Austin Cuvillier et l'honorable Denis Benjumin Viger, furent députés en Angleterre pour porter les justes plaintes de ln majorité des habitans de la Province.Ces messieurs donnèrent lieu à la fameuse enquête faite par le comité choisi de la chambre des Communes du Royaume-Uni, devant lequel les envoyés parurent et répondirent victorieusement à toutes les questions qui leurs furent faites.Co fut alors que se fit le fameux rapport du comité des communes, en date du 22 juillet 1527, dans lequel sont consignés les abus qu\u2019il convenait de détruire dans la colonie et les griefs réels qui affectaient les colons.Par suite de ces événements, le Comte Dalhousie fut rappelé le 8 septembre 1828, et Sir James KemrT lui succéda,nvec la gloire de pacifier tout ce que son prédécesseur avait coutribué à aigrir.Nous avons lu, sans étonnement, les lonanges, renforcées que: la Gazetle de Montréal a prodiguées au Lord Dalhousie : l\u2019éditeur de ce papier, qui fut l\u2019une des erreurs de ce gouverneur, ne pouvait faire autrement que de rendre hommage à son aveugle patron.Mais nous aurions désiré qu\u2019il ne se montra point si mal adroit dans les motifs qu\u2019il assigne au rappel du Lord Daihousie.* Nous sommes forcés d\u2019observer, dit-il, que, pour quelque cause, dont nous ne pouvons rendre compte maintenant, Lord DALnousIE n\u2019était pas grand favori du Duc de WerLinc- TON ; CL que, quelques puissent être les mérites de sa Grace, comme guerrier ct homme d\u2019état, elle manqua, tandis qu\u2019elle étuit au pouvoir, de rendre justice à la conduite et au caractère du Lord DALHousIE, comme gouverneur d\u2019une colonie.\u201d Ceci ferait croire que sa Grace fut dirigée par tout autre motif que par cclui du bien public dans le rappel d'un homme qui avait ameuté contre lui tout un peuple mécontent.Le rappel du Lord Dalhousic ¢tait une chose nécessaire et il fut constaté, dans le rapport de 1828, que des abus sérieux s'étaient établis sous son gouvernement.Le maintenir au pouvoir eut été imprudent car, c\u2019est de son administration qu\u2019on peut dater l\u2019esprit d\u2019opposition, qui plus tard, à tourné en un esprit de révolte.Ce qui prouve que rien autre chose que sa mal adroite conduite, dans la Canada, put provoquer ln mesure de son rappel; c\u2019est que le Duc de Wellington, sous son administration, Penvoya commander l\u2019armée dans l\u2019Inde, ce qui était une haute et honorable distinction.Certes, nous r\u2019entendons point faire le procès du Lord Dalhousie, ni lui rien retirer du mérite qu\u2019il a pu montrer partout ailleurs, ou des lauriers qu\u2019il a acquis dans sa carrière militaire ; mais nous avons dû ètre l'historien fidèle des faits qui signalerent son administration ct qui ont laissé des traces profondes dans la colonie.Lec favoritisme exercé par ce noble personnage, pou- ait être très naturel à son cœur, mais il était en opposition di- reete avec ses devoirs, au milieu d\u2019une populution composée de différentes origines, qui doivent être également partagées, également appréciées, également protégées.Conseir SPEctaL.\u2014Il parait que ce corps a terminé sa session samedi dernier.Huit ordonnances, dont les titres sont rapportés ci-après, ont été passées vendredi par l\u2019Administrateur du Gouvernement ct la nouvelle législature.Parmi les ordonnances adoptées nous en voyons unc ia leffet de prévenir les maux s\u2019élevant de l'impression et de In publication des journaux.Nuns ne connaissons pas encore les dispositions de cet acte ; mais nous supposons qu\u2019il n\u2019est cependant pas de nature à bail- lonner la presse, car ce serait une nouveauté sous la domination si libérale de la Grande-Bretagne.Il est certain que les mnux do la presse sont incalculables, ct nous avons souvont fuit pressentir ceux qui découlent de la publication des journaux ultra- loyaux, qui dépassent toute mesure, en perpétuant ln haine par- ini les différentes origines, et en inspirant les craintes les plus fortes aux canadiens sui leur sort futur.Si les nouvelles mesures prises peuvent affranchir la province de ces maux, nous en bénirons la providence.Nous voyons avec plaisir que l\u2019éducation, l\u2019agriculture et les institutions charitables n\u2019ont point été oubliés dans les prescriptions du conseil spécial ; mais, ce qui nous donne la plus grande espérance, est l\u2019ordounance qui autorise le gouverneur à accorder des pardons conditionnels dans certains cas.Il est certain qu'il y a une foule de fugitifs qui n\u2019ont eu d\u2019autres motifs que la peur, et des dénonciations intéressées, pour quitter lo pays, et qui pourront revenir dans leurs foyers sous la bienveillante protection de l'autorité.l,e mot pardon sonne si agrénblement aux oreilles, après de semblables commotions, qu\u2019on se trouve heureux do l\u2019entendre prononcer, lorsque tant de bouches désiraient que la riguenr fut mise à l\u2019ordre du jour.Voici les titres des dernières ordonnances : Crar.XIV.Ordonnance pour incorporer certaines personnes 5 nommées, sous le nom de * Président Directeurs et Compagnie de la Banque de Montréal.\u201d CHar.XV.Ordonnance pour mettre à même le Gouverneur où la sersonne administrau! le Gouvernement de cette province, d'étendre un pardon conditionnel, dans Certains cas, Aux personnes qui Ont élé concernés dans la dernière insurrec tion.Car.XVI.Ordonnance pour approprier certaines sommes d'argent y mentionnés.à l'encouragement de l\u2019éducation dans cette province. Char.XVII Ordonnance pour approprier certaines sommes d'argent y mentionnées, au soutien de certaines institutions charitables, et pour d\u2019autres desseins.Cuiar.XVIII, Ordonnance pour approprier certaines somines d'argent y mentionnéus, pour l\u2019encouragetment de l'agriculture.Cuap.XIX.Ordonnance pour pourvoir au plus prompt retour des personnes accusées de Haute-Trahison, qui ont fui de cette Province, ou y restent cuchides, pour wchupper à la justice.Char.XX.Ordonttance pour prévenir les maux s\u2019élevant de l\u2019impression et de la publication de journaux, pamphlets, et papiers de sembludble nature, par des person- non connues et pour d\u2019autres desseins.Cuar.XXI.Ordonnance pour autoriser le payement de certaines sommes d'argent, duc par les commissaires, pour Pérection de la Prison commune dans le District de Montréal.Le conseil spécial, samedi dernier, sur une pétition présentée par le comité de commerce de Montréal, a passé une ordonnance appropriant la somme de Æ500 pour défra yer les dépenses d\u2019un examen du Lac St.Pierre, afin d\u2019assurer le possibilité d'approfondir dans son sein le canal pour les vaisseuux.Rernair pe ra Los Manriare.\u2014La Gazelte Officielle du 3 courant contient la proclamation de Son Excellence l\u2019Administrateur, déclarant que la loi martiale, proclimée le 5 décembre dernier, dans le district de Montréal, cossera après le publication de la proclamation, qui porte la date du 27 avril dernier.Nous etions étonné que cette proclamation n\u2019ait pas été faite en même temps que Ja publication de l\u2019acte qui suspend Pabeas Corpus dans toute la province, car ln loi martiale n\u2019était plus qu\u2019un hors d\u2019œuvre pour la surêté du gouvernement, et d\u2019ailleurs elle devenait une anomalie avec l\u2019état paisible du pays.NomixaTIOoNs D'Orriciers :\u2014 Lu dernière Gazelle Officielle, qui ne nous est pas encore parvenue, contient la nomination de près de 700 officiers dans la milice et dans les corps volontaires.Jamais, sans doute, on n\u2019en avait vu tant paraître à la fois.PAYRMENSs EN EsPEcEs.\u2014 À une assemblée des officiers des banques de la ville de New-York, tenue le 21 avril, il fut unani- ment résolu, que le 9 mai courant serait le jour fixé pour reprendre tout los payemens en espèces, et par une circulaire du co- mite, il est dispose, qu'apres le 16 mai courant, aucunes notes ou bills des banques de PEtat ne seraient regus par les banques do New-York, excepté celles ou ceux qui seraient rachetables journellement dans la ville.H est à espérer que cette sage détermination réagira jusques dans notre province, et que nos bunques s'empresseront de suivro un exemple aussi heureux.AFFAIRES l'ELTIER et ViGER :\u2014Le Canadien du 30 avril contient une cor- respoudance que tous avons jugé convenable de rapporter, parcequ\u2019elle fouruit des détails sur les démarches légales, faites par MM.L.M.VIGER et Tous.SAINT PELTIER pour oblenir les bénélices de 1 Habeas corpus.Nous uvons, dans le temps, tent nos lecteurs au courant de cu qui s\u2019est pussé juridiquement dans cette affaire ; quant à ce qui se jouuit derrière le rideau, comme Je dit le correspondant, nous en avions bien quelques connaissances ; mais les bruits, souvent si mensongers, ne nous paraissaient puint suffisantes pour supposer la faiblesse chez les hommes appelés u rendre la justice, ct nous aimons mieux encorc attribuer à toute autre cause l\u2019isolement dans lequel est demeuré le Juge ROLLAND, dans cette circonstance.T1 nous appurlieudra cependant de dire que, dans notre opinion, le Juge ROLLAND à montré Loute l\u2019indépondance d\u2019un homme qui a la conscience de ses devoirs et qui les remplit sans hésiter, au péril même de sa position sociale.De semblables officiers publics sont rares et le pouvoir ne peut manquer de les apprécier, car ils travaillaient autant à la consolidation du sa force, qu'au bien social.Les reproches fuites uu greffier de la Couronne nous semblent tout à fuit gratuits; celui-ci n\u2019a fait que remplir son dévoir, el certes, s\u2019il cut agi autrement, il amenait an conflit entre le Juge ct la loi, qui pouvait être (alal au Juge suns être favorable & qui (jue ce suit Pour le Canadien.J\u2019esperais que quelqu'un de nos jonrnaux s\u2019empresserait de signaler Jes cir- vonstances ct les détails des procédés qui viennent d\u2019avoir lieu ici, à l\u2019égard de ta demande d\u2019habeus corpus de la part de MM.Viger et Poltier : tant ceux de ces circonstances ut de ces détails qui se sont passés au grand jour, que ceux \u2018jui, s\u2019élant passés par derriere ie rideau, sont purveuus à la connaissance du publie d'une manière ussez certaine.Mais il parait que l\u2019infiuence, dont l\u2019action est assez appureute dans le cours de l\u2019affaire en question, s'étend jusqu'aux crzanes de l'opinion publique à Montréal, ce dernier boulevard des libertés an- slaises.Au 1cste, chacun son opinion, voici l\u2019affuire, qu\u2019on juge :\u2014 Il est arrivé que nos quatre juges se sont trouvés également partagés d'avis sur la question d'accorder le writ d\u2019Iebeas Corpus, de sorte qu\u2019il n\u2019a rieu pu etre fait pendant le ferme : la requête élaut adressée à tous les juges.les deux Avocatsfurent iniurmés de ta différence d'opinion qui régnait parmi les juges, et l\u2019on sut, dans le publie, que M.le juge en chef Reid et M.le juge Holland étaient d\u2019avis d\u2019accord.r Ja demande des requérants, Viger ct Peiticr, «t que MM.les juges Pykic et Gales étaient d\u2019avis contraire.En conséquence, Je dernier jour du terme, le Juge en Chef et le juge Rolland furent informés, que le leudemain i leur serait fait une nouvelle application; et au jour fixé, te 21 Avril courant, il fut en effet présenté i la chambre des juges, deux requêtes adressées nummmément au Juge en Chef ctau juge Rolland, et signées Pune (celle de M, Pelticr) par M.James Stuart, l\u2019autre (celle de M.Viger) par AT Walker, le tout avce les pièves nécessaires à leur appui.Mais malgré la notification qui avait été donnée la veille aux deux juges, auxquels les requêtes Étaient adressées, il ne s'en trouva qu\u2019un au rendez-vous : savoir, M.Itollaud.Cepundunt te juge en chef a\u2019étuit rendu à la chambre des jures, comme les autres, ce jour-hi, mais il n\u2019y resta que quelques instants.L'abgenec où la tuite, comme on voudra, du Juge cn Chef, n'empécha pas M.Rolland d\u2019accorder, sans hésiter, les writs d'habcas corpus demandés, adressés au Col.Wetherall, commandant de la garnison, les dits writs rapportables devant le Juge en chef et le juge Rolland, ou Pun deux.Le lundi 23, à dix heures, le Col.Wetherall se présente à la chambres des juges et fuit le rapport dont les Journaux unt parlé, lequel comporte un refus d\u2019obeir à l\u2019ordre du Juge.Cette feis cucure,le Juge cn Ciici se trouva absent, bien qu\u2019il ne pat ignorer ce qui se passait ; et M.Itolland se trouva cncore seul à assumer la responsabilité d'une opinion que le juge en chef avait déclaré partager.A l'honneur de M.Rolland, il ne recula pas, «t il fixa onze heures pour entendre les parties.Onze heures ar ivées, M.Walker se présente, muis seul, sans M, Stuart, qui avait signé une acs requêtes, ct aussi sans le Col, Wetherall, ¢t sans le Juge en Chef, M.Walker est entendu de ln part de M.Viger ct demande un ordre d\u2019arrestation contre le Col.Wetherall, fondé snr Vinsuflisance du rapport pour autoriser son refus.Le juge pren In notion, ainsi faite devant lui seul, en délibére, et promet une décision pour le tendemain i 10 heures.1} est bon de remarquer ici, que pendant tout ce temps-là, on s\u2019occupait au Conseil spécial à passer l\u2019Ordunnance pour suspendre l\u2019Habeus Corpus, ct en effet la date de cette Ordonnance porte le méme jour, 23 Avril, ct le soir on savait, dans Montréal, que ectte ordonnance était passée.Lun a lieu de supposer que la diligence que l\u2019on a mise à passer cette Ordonnauce, n\u2019était pas ttrangêre aux procédés qui se poursuivaient devant les Juges à l\u2019égard des deux détenus po.itiques ci-dessus, dans l'impression où l\u2019on etait que celte ordonnance devail couper court âcrs procédés, ce qui n\u2019est cependant pas encore très certain.Mais je reprends le fil de ma narration.Le lendemain donc, Mardi 24 courant, jour fixe pour la décision du Juge =urlamotion de M.Walker, requérant l'arrestation du Col.Wetherall, on sut que M.Rolland.apprenantla passation d l\u2019Ordonnance nu sujet de l'Habeas Corpus, et ignorant jusqu'a quel point le nouvelle Ordonnance pou- ait changer l\u2019état de la question, prenait le parti d\u2019ordonner l\u2019émanation d\u2019un urdre ou rûgle nesi causa, pour le lendernain, Mercredi 25 courant; la dite rézle devant Aire plaidée devant tous les Juges, vu Pimportance de fairo décider par LE POPULAIRE.rr Shag + = tous les Juges la question qui s\u2019élevait, savoir: quel effet devait avoir la nouvelle Ordonnance sur les procédés commences avant sa passition.On rappurte que le Juge en-Chef acquiesça à cette démarche.Le Clerc dela Couronne fut donc appelé et M.Rolland lui ordonna, en lui mettrant un modele entre les mains, de faire sortir une Itégle sur fa motion pour le lendemain (25) et de la faire siguifier, CL c'est ainsi qu ordinairement on fait juger la question de la suflisance ou de l\u2019insuffisance d'un rapport à un Writ.Hier donc, tes Juges se rendent à leur Chambre, le public ost dans l'attente, mais qu\u2019apprend-on à que le Clere de la Couronne wa pas (ait sortir la règle, cet officier prétendant que le Juge ftolland uurait dù signer la règle lui-même, et disant qu\u2019il n'avait pas voulu preudre sur lui la responsabilité de le faire.Il sera aisé de deviner, dans celte conduite du Clere de [a Couronne, une influence ou des couscils Strangers.Eh! pourquoi cet officier subordonné n\u2019avait- il pas (ait plutôt ses représentations au Juge qui lui avait donné l'ordre de faire sortir la régle ?Ainsi voilà l\u2019autorité des Juges de ta Cour du Bane du Roi sur les officiers subordonnés de cette Cour, foulée aux pieds, mise au néant, M.Walker, l'avocat de M.Viger, se plaignit amorement de la conduite du Clerc de la Couronue, ct M.le Juge Rolland déclara publiquement que In chose w\u2019en resterait pas là.Dieu le veuille.Puisse le courage et l'indépendance de ce Juge sauver Phonneur de notre magistrature.Voilà où en était rendue l\u2019afuire, lorsque la nouvelle Ordonnance n été rendue publique à Montréal.S°il survient quelque chose de plus, relativement à cette a#aire, jo tâcherui d\u2019arracher quelques tmoments à mes uffuires, pour vous eu iuforiner.Tout à vous.Montréal, 26 avril 1835, VERACITE\u2019 ULTRA-LOYALE :\u2014Le Patriole de Torouto exerce à pou près le même inétier politique que le Herald ; c\u2019est à dire qu\u2019il fait ce qu\u2019il peut pour éloigner les seutimens d'humanité qui existent envers des malheureux destinés à payer bien chérement, soit leurs propres erreurs, soit l\u2019entrainement qu\u2019ils ont eu dans les crreurs des autres.JI avait osé affirmer que, lors de l\u2019annonce faite à madame Theller du répit acordé à son infortuné mari.cette dame s\u2019était écriée avec fierté : \u2018 Je savais bien qu\u2019ils n'oscraient peint le pendre!\u201d C'était une seconde édition des paroles que te Flerald et Voli du Peuple attribuent chacitablement aux amis de nos prisonniers politiques.John M.Weeng, dans le British Colonist, dément cette infâme ussertion.Ce monsieur fut le premier qui appritä madame Theller Pheurcuse nouvelle qui concernait son mari ; il l\u2019a rencontra dans lu rue et ee voulut point remettre à un autre moment une aussi salisfaisante information.Madame \u2018Fheller s\u2019é- ceria : \u201c* Oh mouDieu !.mon bien nimé mari !.que je suis reconnaissante !.\u201d* Puis elle donna cours aux sentimens de son fine en fondant en pleurs.Il est indigne de se jouer, ainsi que le Mit le Patriot, des momens les plus cruels de la vie d\u2019un homme, pour chercher À argraver son triste sort.ENCORE UN REVE :\u2014Le Transcript de samedi, annonce que lc 83e régiment ne marcha point, vendredi pour le aut-Canada, comine il avait été annoncé par les journaux du matin.Il devait marcher aujourd\u2019hui et serait bientôt suivi par un autre régiment, dont la présence avait étérendue né- cessuire par le retour des symptoires de sympathies.Si Péditeur du Z'ranscript ne se trouvait pas alors sous d\u2019autres syinpathies que celles de la raison, s\u2019il n\u2019épousait pus un tant soi peu trop les sympathies du Herald pour faire croi.e que la révolte ne s\u2019appuisera jumais duns nos provinces, nous pourrions lui faire observer que des sympathoires qui permettent de retarder la marche des troupes, pendant plosicurs jours, 1e nous paraissent point d\u2019une nature dangéreuse.ARDREW STUART, écuyer, déléghé de l\u2019assuciation constitutionnelle de Québec, cst arrivé à Liverpool le 5 avril.11 nous semble que cet avocat va plaider unc cause toute jugée, et qu\u2019il auraît pu ménager d'avantage les intérêts pécuniaires de ses clients, en se disposant de sortir d\u2019Amérique.DEFENSES DES PRISONS DE MONTREA1.:\u2014 Nous croyons qu\u2019il ne sera pas sans intérêts, pour nus lecteurs, de donner quelques reusciguemens sur les dépenses faites pour les prisons de notre ville.Les dépenses de la Nouvelic-lrisun, pour les six mois expirés le 10 avril, dernier se sont montés en totalité à L20U4 0 74, Pari les différentes ilems qui composent l\u2019état de ces dépenses On remarque les suivants : Pains 308 440 0 +0 40 6 .L493 4 U Médecines et douceurs médicales,.209 1 0 Couvertes et couvertures, - + .21319 6 l'omines de terres (patates),.+ « 2217 6 dts, 2 + + 6 0 + 1 0 + +» UT 14 6 Habits, .* ., .7119 9 MHuile, chandelle et savon, .1018 8 Celles de la vicille prison, près du Palais de Justice, qui fut appropriée spécialement pour un certain nombre de prisonniers politiques, se sont montrés, pendant le même espace de temps à £788 4 2, y compris £358 1 8 pour réparations qu\u2019il a été nécessaire de faire pour pouvoir la rendre habitable.Panini les items qui figurent à Pétut, on distingue encore ceux ci-après :\u2014 Pao, + 262 2 6 + 0 + + 0 J87 306 Couvertes ct couvertures, .+ » 73 5 8 Huile, chandelle et savon, .27 18 7 Nous profiterons de cette circonstance pour démentir unc assertion que les journaux ultra-torics ont cherché à accréditer.Ils ont dit que les prisonniers jouissaient de toutes les aisances de la vic,et surtout d\u2019une bonue table,coutant chacun à l\u2019âtat, dix chelins par jours.Nous ne somines plus au temps vil la législature accordait ces tristes avantages à ceux qu\u2019elle fusnit détenir, et malgré toute l'humanité qui existe pour toute chose, dans | service des prisons, nous pouvons affirmer que le prisonnier qui n\u2019est pus en état de se procu- recur, par lui ou par ses amis, ke défrayement de sa table, en est réduit & ordinaire d\u2019usage dans toutes les prisons de la Province; c\u2019est le cas pour le Dr.Wolfred Neilson, qui n'a jamais voulu accepter de secours de ceux qui s'intéressent :.sa position.DOCUMENT FOUR LA l'OSTENITE *\u2014T'oul ce qui lient aux faits qui se sont passés duns les deux provinces, sera curieux pour nuë arrières Noveux, et c\u2019est à ce litre que nous donnons Une traduction de lu copie exacte de lun assignats crécs pur MacKenzie, torsqu\u2019il était en possession de Mary-Island (lle de ha Marine) : $ 1 Gouvernement provisoire du Haul-Canada.\u2014No.18.Navy-ILanp, MAUT-CANADA.27 Décembre, 1838.À quatre mois de date, le Gouverneinent Prorisoire du Haut-Canada promet de payer à Peter H, Watson, ou à ordre, à lhotel de ville de Toronto, ux DOLLAR, pour valeur regue.Wa L.MACKENZIF, Présidet.t, pro.tem.ex-com.Enrégistré par le scerétaire, { T.Parson.Examiné par le controleur, $ - II paraît,par ce mandat, que les confédérés ne comptaiert point être en possession du pays avant quatre mois, et qu'ils se proposuient de Caire payer les frais de la querre uu bun peupie du Haut-Canada.PoLICE DE QUEREC :\u2014Les furces de police à Quétec avaient été placées pendant l\u2019hiver sous la direction d\u2019un seul magistrat, par notre excellent gou- vernenr, le Lord Gostord, ct la ville en avait reçu les avantages les plus satis- faisans, sous le rapport de l\u2019ordre ct de la sureté publique.L'autorisation donneu étant expirée, des magistrats ct des citoyens adresserent une supplique à l\u2019adiministrateur provisoire actuel pour continuer cut état de choses.Cette faveur fut accordée comine on le verra par la lettre suivante : Maison DU GOUVERNEMENT, Montréal, le 26 avril, 1828.MONSIEUR, Son Excellence l\u2019Admistrateur du gouvernement, ayant pris considération votre représentation et celle d\u2019un nombre d\u2019autres inagistrats et marchands de Québec, concernant l'établissement d\u2019une police permanente pour la ville et les faubourzs de Québec, avec une personne compétente, revétue des pouvoir de juise dc paix,pour être placée à sa tête.J'ai reçu ordre de Son Excellence, de vous faire connaître, pour l\u2019information des souscripteurs de la communications du ler courant, que Son Excellence autorise, sous les ordres de Mr.Young, la cuntinuité de la force de police, qui fut sanctionnée par le Comte de Gostord, le 14 décembre dernier.J'ai l\u2019houneur d\u2019être, Monsieur, Votre tres humble et très Obécissant serviteur, W.Rowax.Secrétaire Civil, NoAH FREER, écuyer, à à Québec.Sy EGLISE PAROISSIALE :\u2014Hlier pendant le scevice divin, il à été donné lecture du Mandement de MONsEIGNEUR DE MONTREAL, que nous publion- aujourd\u2019hui dans nos premières colonnes.Ce Mandement concerne l'étabtis- sement de l\u2019assuciation pour la PROPAGATION PE LA'FOT, dans le Diocèse du Montréal, en Canada.Messire Fay a ensuite prononcé un excellent Sermont sur cette institution.Malgré lo mauvais temps, un grand nombre de fidèles assistaient à la Messe, et écouta avec un profond recuciflement les éloquentes recommandations de notre illustre prélât.ORBITUAIRE :-\u2014Nous avons À enrégistrer une porte douleureuse pour la re ligion, ainsi que pour l\u2019avenir de nos habitans, Messire JULES DESHOCHEU, prètre, âgé de X9 ans et demi, est mort le 13 uvril dernier, à Châtecu Richerchez son frere, curé du lien, apres une longue et eruclle maladie.Ce jeune prôtre, déjà vieux d'expérience, était Canudien et lut vrdiné le seize octobre 1831.Voici ce qu\u2019on lit à son égurd dans le Canadien.* Le Diocèse perd un prêtre zélé et fervent ; il n exercé le Saint ministère comme Vicaire duns les paroisses de St.Roch des Aulnais, de St.Antoine de la ltivière du Loup, et de Bécancuur, el comme Curé dans celles de St.Urbain de Beaupré et des Eboulemenis 11 laisse pour amis tous ceux qui Pont counu et qui lui applliquent avec vérité ce toxte de Ecriture sainte, in fid.benitate ipsins Sanctum Dominum fecit illum, \u2018 JUSTICE EPOUVANTABLE.\u2014IL y a quelques jours, dit le journal de Louisville, (Etats-Unis,) Mr.W.Buwen fut tué par le colonel Joseph Winn, devant hotel de l\u2019Aigle, à Lexington, (Virginie.) La provocation consistait en quel» ques viles culomnies que Bowen avait publiées contre les dates de la famille du Colonel Winn.Le colonel fut mené devant une cour d\u2019examen, dont les membres, après Une entiere investigation, décidérent unanimement que l\u2019insulte était de la nature la plus grossière, et l\u2019honneur de l\u2019offenseur entièrement irresponsable, que le colonel Winn était parfaitement justifiable en le tuant, quelque part vù il puisse le rencontrer! Le colonel fut en conséquence déchargé.Cette décision est la plus étrange qu'on puisre rendre ; elle est cn déhors des lois de l\u2019humanité, de ln justicc et de In surêté publique.I dy a pas de société possible avec de semblables décisions judiciaires.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 MoxoroLE : \u2014On avait Vespérance, cette annde, avoir une ligne régulicre de bateaux-u-vaneurs, qui entreruiten concurrence avee la grande ligne et qui mettrait de justes bornes aux impositious que cetle ligne peut faire,en établis- sunt ses prix à volonté, alors quelle est seule.Cet espoir paraît & pea pres détruit.Les spécutateurs de In grande ligne ont loué le Patriote ct te Lumher Merchant, pour toute Ia suison, afin de les laisser inactifs dans le port.On f'eut se faire Une idée des avantages que les spéculuteurs doivent en retirer, en sungeant que cette location leur revint À près de L1000, pour les deux bâtimens.Par suite-de ces dispositions,le Charlevoix suva le seul qui soutiendra la concurrence, encore la grande compagnie est elle en termes de propositions pour louer ce dernier bateau, qu\u2019ils paieront au moins jusqu\u2019à £3000.Nous voyons i regret ces dispositions, parcequ\u2019elles tendent à rendre inutiles les opérations Canadiennes, et à empêcher le public de jouir des avantages de la concurrence.Les grands spéculuteurs savent bien qu\u2019il y nurn cotte année Une auglacntation lurcée duns les recettes de leur genre de navigation, tant par le grand nombre de pérsonnes qui vont circuler dans lu province, que par les nombreux transports de troupes, de matériels et de provisions qui doivent résulter de la distribution des lurces extraordinaire curoyées en Canada.Le gou- verncment payera, inalgré lui.capital cl intérêt des sacrifices faits par la grande compagnie pour arriver à Flsurer son monopole.Nous avons appris depuis,que le Capitaine Chenier ot les autres propriétaires du Charlevoix, résistaient à toutes les séductions pour abandonner la concur- renee, ct nous ne pouvons que les féliciter d\u2019une «cuvre aussi vraiment patriotique.C\u2019est au public à lus récompenser des chances qu\u2019ils courrent, c\u2019est au public à patroniser le Charlevoix, seule entreprise Canadienne, qui se sacrifie pour empêcher un monopole qui pourraint de venir scandaleux, autant qu'il est préjudiciable aux intérêts publics.CHIENS :\u2014Les magistrats ont rendu une ordonnauce pour prévenir les évé- nemens causés pur l\u2019hydrophobic.\u2018Fous les chiens doivent étre musclés, cu ceux qui ne seraient point pourvus de cctte préservative précaution, sc:ont duns une fort mauvaise pasee.Jusqu'au 3 Juillet prochaiu, les maitres de chiens feront bien d\u2019avoir Pœil sur leurs animaux, s'ils ne veullent point en être privés.PosTEs :\u2014Le départ de Ia poste-pour Québec, est remis à 6 lieures du soir, depuis le premier du courant.Ces deux heures de dépurt sont très favorable« aux journaux qui s\u2019impriment l\u2019après midi cl qui ne peuvent pas toujours étre, prêts à quatres heures.[ll serait i désirer que l\u2019houre du départ reste eu toute suison, tel qu\u2019il est actuellement fixé.DErART DU Sini08 :\u2014Ce paquebot à vapeur est parti de New-York le ler.du courant avce une grande quantité de passagers.Il emporta environ 17,000 lettres et paquets de papiers : 2,000 furent pris du bureau de Poste ; entre et 10,000 des nouvelles salles de la Bourse de Gilpin et 4,500 des nouvelles chambres de lccture de Hale, outre un grand nombre qui furent portées directement à bord, après que les sacs furent enlevés des différents bureuux.Deux officiers de marine américains ont obtenu lu permission de luire le voyage ; une bande de musiciens est partie de New-York défrayée de toutes ses dépenses pour accotnplir In traversée et le retour,à lu charge de donner des concerts pendant la route.ArRRIVAGES :\u2014Comme on le verra par notre indication desarricages, c\u2019est In marine marchande, cetic anuée, qui a le pus sur la marine royale pour ou vrir la navigation.RARETE.\u2014Un journal de Marlford annonce que le propriétaire de DHote! des Etats-Unis, daus catte ville, à gueni sn table, le 25 avril, d\u2019excellentes pommesde terr: 3, de raves ct de laitues poussées cette année.En Canada be furunius de terre ne sont pas cncore semées, NOUVELLES DIVERSES.\u2014 11 y a déjà plusieurs barges de bois arrivées au port, et nous savons qu\u2019ur, grand nombre d\u2019aures sont en chargetnent, ou en route,pour en apporter encour Le premier vent de Nord-Eest rendra cet olijet de nécessité plus cominun of moins cher.\u2014 Le surintendant des pilotes partit de Québec, le 30 avril, avec le Yach* de ln Frinité, pour amarrer le Phare flottant dans lu traverse, ct poser lu- différentes bouces dans leurs places; apres, quoi il croisera cutre le Brandy Pota et Bic, afin de rencontrer les vaisseuux de guerre qui sontattendus ce printemps, et de leur offrir toute assistance dont ilu pourront avoir besoin.\u2014 Le détacheinent du 15e.régiment, sous le commenderment du licutenan: Ingall,s dû quitter, ct a quitté en cet Québec le ler mai, par le bateau-a-va- peur St.George, pour la station de la guarantuine à lu Grosse-lte\u2014 Le St.George cst arrivé à Québec, samedi (28 avril) à 5 heures, venan' de Montréal ; les passagers étaient : le cap.Swinburn, du 82c rég ; l\u2019adjudau Strabbs ; Penseigne B.Head, fils de Sir F.B.Head ; les hon, W.Sheppard et Louis Panet ; le lieut.col.B.A.Gugy; MM.Ryland, W.Welch, .J Whitney.Murrry, Gordon, Windsor, Benuicr, Watts, Palsgrave, Young, King Penny, Brown, Johazon, Strickland, Tremzin, Le Blane, Fulshaw, Hamilton, Davidson, Mesdames pavidson, Farlin, Scuple, ct Mademoiselle Hamilton, \u2014 Le col.George Thomas, de l\u2019armée britannique, est arrivé à New-York eur le paquebot C'hurles Caroll, venant du Hâvre, en France\u2014 Une grande fête n été donnée dans le port de New-York, a bord dee paquebots à vapeurs Sirits et Greal Western.Ces deux bâtitacus sont con tinuellement foulés de visiteurs.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ARRIVAGES.PCAT DE QUEBEC.Le 3 mai.\u2014Le Brick Procris, cap.Arnold, parti fe 27 mars, de Poole, ¢ ne signé à MH.Lermesuricr, et Cic.cargaison générale.La Barque Baltic Merchant, cap.Wycherley, partic le 29 :aars de Londres, consignée à V.Price, et Cie.en leste.Le 4 mai.\u2014La Barque Louis\u2018t, cap.Lnnedon, partie le 29 mars de Londres.¢ nsignée à Gilmour et Cie.en ieste.La Barque Ceerops, cap.Finlayson, partic le 28 mars dc Londres, consignee nL.Windsor, et Cie, en leste.NAISSANCES.En cette ville, le 4 du courant, la Dame de C.Mondcict, écuyer, a mis ay: monde un fils.Tethys Crm, os - te AYRE rary TTT ANNONCES.DISSOLUTION DE SOCIETE.A Soriété qui à ci-devaut existée entre les sOU-BINÉS, sous le nom et rai- A son de LaRuQue, BERNARD & Cie, est dissoute ce your, de consenle.t.onk mutuel, ; 2, ; jes adapte» de cette socidté seront liquidées par l'un ou l\u2019autre des soussi- nes, au Bureau arcoututaé de In dita ruison, sur la rue des Cominissaires, vis- 5-41 Loe quais de débarquement du Steamboat.(FILS.ANT.LAROQUE, (J.D.BERNARD.uy-10.Sigac, Stu teal, 1 Mas 192-0 I BERNARD prent Poccasion présentée par l\u2019unnonce de la dissolu- y tion de la société LAROCQUE BERNARD 51 CIE., pour olfrie ses services i ses ans, en qualité d'AGENT dans la COMMISSION EN GENPRAL.sir.Beruard a,dans les marchés du Cunada, l'expérience de beaucoup d\u2019an- mers, durant lesquelles il est devenu tres (umillicr avee 1s, productions du pays elles diverses articles d'importation.Jouissant de la confiance d\u2019une nussbieuse chientetle, il pense qu'il est en situation de faire justice aux cousi- sitions de ccuX qui pourraient lui confier ls disposition de leurs imarchau- Qiets.; Mir.Bernard a loué une partie des Maga-its dans lesquels la sactété de Ja:ocque Bernard et Cie.conduisaient leurs affaires, et dans lesquels il con- car 4 les sieoncs.Des arraugemens sont pris pour le mettre à même de faire ie lbersles avances suc les marchandiges qui lui seront consiguées.Entree par fn rue St.Pagl, M untréat, le 7 Mai, ISUR.in.j.\u201410.DEMANDE DE SITUATION.TNE Persnane de moyen âge, connaissant te Cummmurce en général, désire a Pune sition dans an MAGASIN en Gros on en Détail.Elle n'aurait aucune objection d\u2019aller à lu Campagne, où cttreprendrait des recourremens ee coumtes, État.l parfaitement au fait de toute la ville.1's plus aatisfsisants peuvent tre donnés.ere, Montréal, 7 mai, 53H, Les renscigneinens S'adreseer au Bureau du Popumj-10 PATRON DE ROBE DI, CHALIS, ET DE MOUSSELINE DE LAINE.TN ASSORTIMENT MAGMEIQUE :\u2014A vendre chez M.TAUN AL, + en fare de la maison de justice.Montreal, ter Mai, 1435, mj-5.go Jeune Demoiselle désire se placer, dans Ju ville où à In campagne, » Vour cusciquer le Français et l\u2019Anglais, clautres branches d'une éduca- Sten ao gnee, Foutes les lettres doivent étre «ffrunchies ct udressées à mudetmoiselle D., u Bureau du Populaire, Montréal, le 4 Mai, 1838, n.y.=g.AVIS.4 D a Besoin d\u2019un Jeune hormme qui soit en Ctat de Traduire l'Anglais en ¥ Frangais, qui connaisse parfaitement In Langue Française, el puisse teur des comptes.S'adresser au Bureau du Populaire.Montréal, 30 avril, 1838, DisTRICE { DE COUR DU BANC DU ROL.Mosrnean, À Lundi vingt-deux Jenvier, 1835.PRESENT.L'Itonvrable George Pyke, J.B.R, No.2.1 A COUR, sur motion de Circuit de Chambly, 1837.] À MM.BLEURY et GussE- tar:ços Armand, Ecuyer, Demandeur, | LIN, Avocats, du Demandeur, vs ordunue que vu : qu\u2019il appert par Défendeur, ( la procédure que le Défendeur ET à laissü la l'rovince de manicre Tean Baptiste Desvoycaux dit Laframboise, | qu'il ne peut-être assigné, il soit Tiers-Saisi.J_ pour assignation donné avis une fuis par semaine, pendant deux amois, dans le Popniléire, journal publié à Moutréel, afin que le Défendeur comparaisse devant cetto cour le trente de Jin peucham pour répondre a cette action ct attendre le jugement de ls dite cour sur acclte.Hand Cyre, De par la cour, MONK & MORROGH P.DB.IL.Montréal ny-6, » 27 avril, 1533, ETUDE D\u2019AVOCAT.JV.Houssigné informe le public qu\u2019il a établi son Etude dans la rue St, Vincent.vis-a-vis le Falais de Justice de cette ville, deux portes plus saut que celle de MM.CHEURIER CL MoNDELET.J.U.BEAUDRY.Montréal, L6 avril, 1837.wih BOIS DE CHAUFFAGE A VENDRE.PPE ROUGE.prix Ils, Sd.la corde.BOIS FRANU do is, do \u2014 AUSSI *\u2014 Planches et madriers de différentes qualités.S'adresser à AUGUSTIN TOUDRIER.Faubourg St Antoine.: tal 0 merit 18° \u2018a Montréal, 25 avril, 1834.mj-5.Sm À VENDRE.L.A MANUFACTURE DE TAPIS CIRE* de M.A.LAFLAMME, WW Marché-n-Foin, 1000 verges de tapis deucie pour plancher.tapis de l'innos, Tables et autres ; toile, coton, suic puur chapeaux, manteaux, tablier, prelais pour bateaux, ete.Montreal, 25 Avril, 1S3S, mm.j.-5 A ENDRE OU A LOUER ct possession Jdounée immédiatement 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\" E TIRAGE AU SORT du JARDIN BOTANIQUE de GUILBAULT, aura lice, positivement, le premier jour de Mui prochain.Hy a encore quelques lots à vendre.5-Montréal, 16th April, 1838.1 VENDRE OU A LOUER\u2014Une belle MAISUN nouvellement bâtie, avce écuries, remises et autres bAlirmens séparés, cour ct tres beau jardin, surn, d'arbres Fruitiers en plein rapport.Cette propriété, est située sur l\u2019une des plus muguiliques expositions de fa Côte à Barrun, wt a vue sur toute la ville.Le titre est incontestable, et les conditions sunt tres advantugeuses.S\u2019addrcaser pour vu traiter au soussigne, À.REGNIER.Rue Noire Dame, maison Murphey.15-Montréal, 25 Juillet 1837.mj-1 à LDUEIL, ct possession donnée immédiatement, QUATRE BUREAUX LA udjoignanut ta BANQUE DU PEUPLE, dans lu Rue St.Françuis Xavier.\u2014AUss1.\u2014 Un MAGASIN.très convenable, EN PIERRE à deux étages.avec CAVES, &e., dans ta rue St.Sacrement.S\u2019adresser « L.H.LEMOINE, Banque du Peuple.16-Montréal, 31 janvier, 1938.wj-l LOUER du premier de mai prochain :\u2014lo.Cette inaison cominode dans la Rue St.Paul, dont le haut est maintenant occupé par J.11.Bernzid, écuyer, avec le wagasin duns le bas qu\u2019occupent Messrs.FF.Renaud et Cic.auquel tmagasim sera adjoint en arriere, un autre spacieux Inagasin.\u2014 Les caves de celte maison sunt voutées en pquerre, cf sont à l'épreuve du feu.2o.Ce vaste MAGASIN à quatre Étages, de 60 pieds environ, de front sur 1a rue des Cominissaires, par environ 100 pieds de profondeur (adjoignant au nord est, les magasius de Messrs.Knox, Mack et Cie.) dans lequel se trouvent deux voutes à l\u2019épreuve du Ceu, et de comnodes bureaux ou offices.30.Un autre vaste MAGASIN, aussi à quatre étages, adjuirnant celui ci- dessus mentionné d\u2019un côté, et de l\u2019autre coté au sud ouest fes magasins de Messrs.Cuvillier et Fils présentent un front d'environ 3U picds à ia rue des Comumssaires, sur environ 9V pieds de profondeur.Les caves des deux ba.timens sont bien 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MERCRE et les VENDREDI, soir.> et MERCED: Le prix de l\u2019abonnement est de VINUT CHELINS par sewcstres ; non compris les frais de poste.Les souseriplions ne sont pas reçues pour moins de six mois, Ceux qui veulent discontinuer doivent c:- dunner avis, par Cerit, un mois avant l\u2019expiration du semestre, PRIX DTS ANNONCES : Six lignes etau-dessns, ler insertion, .par année, payable.25, 6.Chuque iusertion subséquente, .LL., 74d.Dix lignes ct au-dussous, ler insertion, ., .3s.4d.Chaque insertion subeéquente, .2 2 , 10d.Au-dessus de dix lignes : ler insertion par ligne, 4d.Chaque insertion substquente, par ligne, .1d.Les annonces se publient tant qu\u2019on ne donne pus ordre de discontinuer cimque fuis que lé nombre d'insertion qu\u2019on requiert n\u2019est point Cxprimé su ortire.Le BUREAU DU POPULAIRE est établi rue ST.NICOLAS, la seconde rue derrière la Banque du Peuple, On y trouve l\u2019éditeur depuis dix heures du matin jusqu\u2019à quatre heures après-midi.Les correspondances doiveut être adressées, et toutes reclamations faites.franc de Port, à H.LEsLaNc de MARCONNAY, éditeur du Populaire.Les abounemens sont reçus, les ordres et les lettres, peuvent être laissées à la Librairie Canadicune de C.P.LEPROHON, rue Notre Dame, à côté de lu Congrégation.\u2019 L'imprimerie du POPULAIRE se charge de la confection de tante espuce d\u2019ouvrages, aux prix ordinuires des autres établissemens de celte vitic.Agent à Québce, T.CREMAZI, père.Agent aux Trois-Rivières, KL.BOUDREAU, étudiant en médecine.Agent à Laprairie, CAMILLE LACOMUE, marchnad.Agent à Kamouruska, H.M.DUcHERE, étudiant en médecine.Agent à Felœil, G.COURSOLLES, écuyer, N, P, Agent à Boucherville, EUSELE TRUDEL.Agent à St.François, Major A.BAZIN, écuyer, Agent à Cap santé, GEORGE WW.ALLSOrP, écuyer, P.M.Agent à la Rivivre du Loup, C.E.GAGNON, écuyer.1 Agent à Zonxueuil, ANDRE TRUDEAU, instituteur.\u2019 Agent à Maskinongé, \u2014 DEcanUrEL, N, P.Azent à St.Jean, MM.MARCHAND tt BOURGEOIS, 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