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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
vendredi 20 avril 1838
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
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Références

Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1838-04-20, Collections de BAnQ.

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[" 2ème.Annce.MONTRÉAL, VENDREDI, 20 AVRIL, 1838.mT m= == No.8.Bf.LMBLANC DE MARCONNAY, Editeur.EPHEMERIDES D'AVRIL.19 avril 1689 \u2014Mort, à Rome, de Christine, reine de Suede, qui evait abdiqué à l'âge de 27 uns pour se consnerer aux arts cl aux sciences.; 30 avral, 1500 \u2014 Bataille d\u2019Abensbery, gagné par Napoléon eur les Autrichieus.POÉSIE CANADIENNE, Pour le Populaire.L.A PRIERE D'UNE JEUNE FILLE.Sous la voûte d'azur, où le saint Jambeau tuit, Du Temple, enseloppé des ombres de la nuit, Une âme, chaque soir, s'abrite et se retraite, Une fine de colombe afliigée, inquiète, Gémit près de l\u2019autel, lès de autel, où Dieu s\u2019est érigé son trône, Sou trône, comme au ciel! La Cour des Chérubins cet là, qui l\u2019environte; La tremblent les humains, L'œuvre et jouct de ses puissantes maine, : Et sur son sacré chef, éternelle couronne De ses rayons majestueux Abie immortel devant le Dicu qui tonne ! Monarque sur l\u2019autel, il règne daus les Cieux, L'entière éternité passe devant ses.yeux! Les saints, peuple du ciel, recucillent sx parole, L'âme du juste aussi se ourril de symbole En suppliant les cieux ! Dans ce sacré colloque, où l\u2019homme pour son Idicu, l\u2019eut, dans un saint silence, isolé dans ce lieu, Soupirer ses regrêls, son amoureuse flannne, Remettre à son auteur:la prière et sun dune, Se lager dans son sein ! Calme majestueux qui parle le mirâcle ! Ce langage muet, l\u2019amant du tabernacle L'entend\u2026.c\u2019est son dustin L.+ Un soir, (il faisait nuit), l\u2019écho du sanctuaire Répétait de Cloris la brûlante prière.Dans des larmes d\u2019amour ses beaux yeux souriaient, Elle et les séraphins en même terms priaieat : C'était comnie la voix d\u2019un ange qui murmure, C'était un pauvre cœur, une Âme sainte et pure, Un cœur tout virginal qui s\u2019épunchnit en Dicu, Qui voulait, pauvre enfant ! dire à ce monde : adieu ! + \u2014\u2014 O Jésus ! mon époux, amant jaloux des vierges \u201c Soulage mon malheur ! *\u201c Donne à maman, mou Dieu! du pain.et du courage : :$* Écarte de mon front le menaçant crago, \u2018é Donne moi le bonheur !.< Veille sur nous, Jésus! pauvre et humble famille ! Exauce les soupirs d'un eur de jeune fille ! « Mes jours ont élé purs comme ceux, d\u2019un berger, \u2018\u201c Je ne sais que gémir, Usimer et Vadorer, * T'offrir avec mon cœur, un trop justezmartyre\u2026.! .Mon cœur.maman le partage avec toi ! \u2018* Dans le ciel, à mon Dieu ! Le sourenant de moi, ** Duigne placer Cloris avec sa sœr Bloire 1.\" 3 La voix du sanctuaire était montée au cicl ! Acc la terre aussi Cloris quitta l\u2019autel, Pour chauter dans les cieux, la compagne des anges, Les hy:nues de louanges Et, quittant ici-bas, Vivre l\u2019éternité sans craindre lo trépas !.J.G.BARTHE.Mr.s\u2019Epireun, Comme je suis de mon naturel un peu vindicatif, j'ai fait ces vers tout exprès pour me venger des sarcasmes du savant J.B.P., cu l\u2019ennuyant une fois de plus, je demande seulement au pu- Plus do doute, cette conversation importante, ce sera la demande do la main do Marie! Une si douce assurance valuit bien un service de plus.Les millo francs furent écornés de nouvenu, et il fut décidé que le diner serait fourni par Chevet.Mde Sergy, entraîné como les autres, s\u2019exécuta lui-même, en allant commander le tout.Ce fut sa tournée de ce jour-là.Le prince fut exact à deux heures.On trouva moyen de lui laisser une place auprès de Marie dans la culèche, en faisant rester Mathilde, qui l'ut trop heureuso de se réserver la peine, en luisennt 16 plaisir aux autos.Pendant toute la partie, ln conversation roulu sur le mariage, ot fat pleine do réticences et d\u2019ullu- sions du plus favorable augure; \u201d Les courses furent magnifiques.Le prince gagna un pari de mille écus, et l\u2019on revint joyeuse- sucnt se tnettro à table.Le prince fut placé entre Marie et samère.EH montra toute lu familière prévenance d'un hôte qu'on trzite en ami do ku maison, et lu préoceupation involontaire d\u2019un horine qui roule dans sa tête un grave projet.Au moment du dessert, cette dernière disposition le domina tout à fait, ct madame de Sergy.sentant que lheure si long-temps attendue allait sonner pour elle, fit signe à Mathilde de disparaître avec Murie, quand on so lévernit de table.Cet instant fut d\u2019une solennité terrible.Ces deux pauvres et respectables vicillards, suspendus in une frèle espérance, n\u2019attendaient qu\u2019un mot de cet opulent jeune homme, qui les ruinait sans le savoir.Mais ce mot, était une sentence de vie ou de { Mort; car, où il remettait sur lours têtes un diadème plus riche { que celui qui avait autrefois paré leur jeunesse, ou il no ferait 4 que serrer la couronne d\u2019épines que la pauvreté avait posée sur + leurs cheveaux blancs.Pendant que l\u2019approche du-dénouement faisait, comme il arrive toujours, succéder dans leur esprit le doute à la confiance, et qu\u2019une voix intérieure leur criait qu\u2019ils avaient peut-être espéré trop tot, Matilde priait, à deux genoux, dans la chambre voisine, et Marie, éprise pour le jeune étranger d\u2019un sentiment qui n\u2019était pas de l\u2019amour, mais qui pouvait le devenir, se tronvait en proie à une agitation inconnue.\u2019 Le prince arriva, par des biais, au sujet dont il voulait parler, et, suns laisser M.de Serey hors de la conversation, ndressa surtout la parole à la vieille dame, ce qui ne covenait pas moins à l\u2019un qu\u2019à l\u2019autre.\u2014 Madame, dit-il, je me féliciterai long-temps du hasard qui m\u2019a fait rencontrer, aux eaux da Bagnères, Mme la baronne de Mauroy : d\u2019abord parce que cela ta procuré l\u2019honneur de son.amitié, ensuite parce que cette amitié mu valu In vôtre.\u2014 Vous êtes bien bon, monsieur, de mettre ces deux avantages sur la mème ligue ; mais c\u2019est plutôt à nous de nous féliciter.Votre connaissance est uno de nos plus grandes obligations envers la baronne.\u2014 C\u2019est une chose bien touchante, madame, que la vieille affection qui unit votre famille et lu sienne.L'obetination que le prince avait mise, dès le commencement, à ramener toutes les conversations sur ce point, avait souvent frappé Mme de Sergy.Cette fois elle ue vit là qu\u2019un détour naturel, ot se chargen d'aider lo jeune homme à venir au fait.\u2014Mume de Mauroy un toujours été excellente pour mn fille, poursuivit-elle cn appuyant sur le dernier mot, ufiu de le faire saisir au bond.\u2014La baronne, reprit avec distraction le prince, est d\u2019une ancienne et riche maison du Dauphiné.\u2014Plusieurs de ses parents habitent encore Grenoble, et toutes ses terres sont dans les environs de cette ville.J°y ni passé l\u2019été dernier avec ma fille, \u2014Sa fortune est peu considérable ?\u2014 Mais.près d\u2019un million.\u2014Ah! on m'avait dit d'avantage.Enfin, c\u2019est quelque chose.Quand on n\u2019a qu\u2019une fille.Mlle Eugénie u passé son enfance dans les terres de la baronne.\u2014Jusqu\u2019à l\u2019âge de treize ans\u2026 avec ma fille; ct toutes deux ont continué ensemble leur éducation à Pariv.\u2014Elle semble avoir Un charmant caractère ?\u2014Charmant, plein de douceur et de bonté ; inoins de vivacité cependant.ct moms de sensibilité que Marie.\u2014Elle est bounte musicienne ct connait un peu la peinture ?\u2014Elle fait quelquefois de-lu musique et des dessins avec ma fille.blic pardon d\u2019avoir été obligé do l\u2019enneyer aussi, et j'espère Pohtonir en faveur de la pétite passion qu\u2019il me restait à assouvir.Votre, etc.J.GB.LITTERATURE.UNE FAMILLE DE LA RUE DE SEVRES.(Suite et fin.) VIL Le lendemain matin, Mathilde ct sa mère furent debout dès six heures.Lu maison fut de nouveau passéu en revue ; on prépara tout.ce qui était nécessaire à la circonstance, on acheta ou loun tout ce qui manquait, y compris un domestique.Puis le vonseil du famille s\u2019assembla, pour établir lu carte du dîner.Une bonne partie des mille francs y était déjà passée, lorsqu\u2019une lettre de la baronne arriva.** Le prince lui avait annoncé, la voille, d\u2019un aie d'intention marquée, qu'il aurait, le lendemain, une conversation importante \u2018uvec M.et Mme de Sergy ; elle s\u2019empressait de leur communiquer cette heureuse nouvelle.\u201d Depuis quelques instans, M.de Sorgy, qui écoutait l'entretien avec atlention, s\u2019apercevait que le prince ne parlait que de Mllo { de Mauroy, tandis que Mme de Sergy ne parlait que de sa fille.Ce quiproquo lui sembla prolongé d\u2019une façon inquiétante, ct un pressentiment tnortel lui traversa le cœur, \u2014Si monsicur, dit-il, d\u2019une voix faible et presque tremblante, désire avoir des renscignemens circonstanciés sur les Mauroy, il ne saurait s\u2019adresser nueux qu'i nous.Le prince rougit un peu, se troubla ct demcura quelque temps sans répondre.' Les deux vivillards échangèrent un regard plein d\u2019une anxiété indéfinissable.\u2014Au fait, reprit enfin l\u2019étranger, d\u2019un ton amical et résolu, je De Vois pas pourquoi j'hésite encore à vous parler à cœur ouvert.Il se détourna vers la chambre où s'était retirée Muric, comme pour lui envoyer une pensée mystérieuse ou s\u2019ussurer qu'on ne pouvait l\u2019entendre, ct une leur d'espoir brilla dang les yeux de Mme de Sergy, qui retint, pour écouter, les palpitations de son cœur.Il y a un tnois, poursuivit le prince, je ne voyais à Paris que madame de Muuroy et sn famille, et j'attendais nvec impatience qu\u2019elle me fit connaitre à ses amis.J'ai cru remarquer, à son bal du mois dernier, qu\u2019elle vous traituit plus affectueusement que personne, et j'ai, dès ce moment, ambitionné l'honneur de \u2018plus sévère sur leurs fuits et gestes.vous voir.Votre obligeance n comblé mon empressement.À Pheure qu'il est, Dieu m'est témoin que je me félicite de votre amitié, seulement pour le plaisir que je trouve ; mais je dois vous avouer que mes premières démarches, pour l'obtenir, avaient un but intéressé.Du moment ol je Pai vue, mademoisolle do Mauroy mn semblé la femme destinée à me reudre heureux.Je m'en suis assuré tous les jours d'avantage, et j'ai formé, sans n\u2019en ouvrir à personne, la résolution de l'épouser.Cependant avant de demander sa main, j'ui dû aviser au moyen de prendre sur sa famille et sur son passé les informations indispensables en matière si grave.Voilà, je vous le répète franchement, le premier motif qui ma fait chercher à vous contaître ; et, aujourd\u201d hui que j'ai le bonheur de pouvoir vous parler en ami, au lieu de vous iutérroger officiellement, je vous prie de me donner jusqu\u2019au bout, sur mademoiselle de Mauroy, les renscignemens si favorables que vous venez.Le prince n\u2019eut pas le temps duller plus loin.Mme de Ser- BY, après avoir en vain combattu les mille émotions qui lui boulversaient l'âme, poussa un soupir étouffé et s'évanouit sur sen fauteuil.Vo Le soir mème de ce jour, suns rien soupçonner du drame domestique dont il avait cté le héros involontaire, ct qu\u2019il venait de terminer innocemment par un dénouement si lerrible, le prince Iirko{l' demanda au baron de Muuroy lu main de su fille.Il l\u2019obtint, et le Mariage se fit un mois après.Le prince, fidèle à l\u2019engagement qu\u2019il avait pris avec lui-même de ne pas tenir à la fortuna, se contonta de trois cent mille francs de dot, ct envoya aux Sergy, pour cadeau dc noces, un magnifique cabaret en porcelaine de Sèvres.Jy a deux mois de cel.Mmo de Sergy a fait une langue et ruineuse maladie, dont clle a pensé mourir.M.de Sergy est vicilli de dix ans; pour la première fois, il n\u2019a pas renouvelé à l\u2019aques son habit de drap noir, et Mathilde donne secrètement des leçons de musique pour entretenir ku toilette de Marie.Pirne-Cuevacier MÉLANGES.ppt ie mp DY Un jeune homme aux manières gracieuses et distinguées, se présente en compagnie d\u2019une dame élégante, dans le magasin des Fépres sicilirnnee, vue Saint-Denis, ct tous deux demandent à voir des cachemires.On en étale avec empressement un certain nombre devant eux ; ils examinent, comparent, discutent ; In dame qui paraît s\u2019y connaître parfaitement, demeure nssez long-temps avant de fixer son choix ; elle s\u2019arréte enfin à un châle arlequin, d\u2019un excellent godt, etvil ne reste plus qu'a s'entendre sur le prix auquel on peut le laisser.L'allure de ces deux nouvelles pratiques avait, malgré tous leurs élégans dehors, parue suspecte au maîtro de la maison, et, sur un signe, le mot d\u2019ordre avait été donné à tous les commis d\u2019éxercer, sans qu\u2019ils pussent s\u2019en apercevoir, ln surveillance la La précaution ne devait pas être cette fois inutile ; car à poine les paquots étuient-ils ouverts depuis quelques minutes, que l\u2019on vit le monsiour glisser lestement un cachemire sous son manteu.Lo marchand ne fit pas moins bonne contonance, continuant à leur proposer ce qu\u2019il avait de plus beau, et les traitant avec ces égards que méritent exclusivement les bonnes pratiques.On allait presque tomber d'accord ; enfin on ne so tenuit plus qu\u2019à quelques louis, lorsque lu jeune dame déclara qu\u2019elle vouluit attendre encore; qu'elle reviendrait, et qu'elle se déciderait avant l\u2019arrivée du jour de l\u2019an.Et cela dit, ils s'apprêtaient tous deux à sortir ; déj on descendait l'escalier du magasin, l'honorable marchand de cache- tnires en avant, puis l\u2019élégant acheteur, et enfin la dame.< Allons, ma bonne amio! il est encore temps, dit le jeune homme avant d'arriver en bas, tu as cu tort de ne pus prendre ce châlo arlequin ! il est charmant: voyons, décide-toi\u2026.\u2014N\u2019insistez pas, Monsieur, cela serait inutile, dit nlors le marchand, parvenu au rez-de-chaussée et se retournant, madame se contentrait très- volontiers du cachemire de six mille francs que vous avez là sous votre manteau.\u201d À ces inouts, le jeune homme élève la voix ; il s\u2019emporte, et lo rouge de l\u2019indignation lui monte au visage.* Diflumateur, impudent! s\u2019écrie-t-il d\u2019une voix animée par la colère ; vous paicrez chur l\u2019insulte que vous Osez t\u2019udresser.\u201d Pour toute réponse, le negociant lui arrncha le chile et le montra à ses commis qui, 1\u20acunis el rangés sur deux hnies duns toute In longueur du maga- ein, poussèrent aussitôt jusqu\u2019à la porte le couple cffronté, nou sans lui administrer quelques gourmades.D'autres se seraient estimés heureux d\u2019on être quittes au prix de la honte, et l\u2019on croira difficilement qu\u2019au lieu de s\u2019échapper au plus vite, le jeune homme et lu femme qui l\u2019accompagnait se prirent à accabler d\u2019invectives et de menaces celui qu\u2019ils n\u2019avai- cot pu réussir à voler, rassemblant la foule devant sa maison, et criant qu\u2019il avait offensé leur honneur, ot s\u2019était brutalement porté vis-à-vis d\u2019eux à des voies de fait à des sévices.C\u2019en était trop, et pour 1nettre fin à ce scandale, le maitre des V êpres siciliennes nvait dû requérir la force publique.Des ser- gens de ville, à qui un commis expliqua en deux mots l\u2019affaire, conduisirent chez le commissaire de police les doux industriels si chatouilleux sur le point d'honneur, ct là, par une bizarrerie qui rend plus inexplicable lour conduite, on trouva sur la jeune dume, cn la fouillant, vingt et un foukuds dérobés par elle lo inatin même dans les magasine du Soldat laboureur.\u2014 M.D., ancien militaire, avait pris avec lui une gouvernante, qui profita bientôt de l'uscendaat qu\u2019ello avait sur lui pour s'installer on dame ot maîtresse dans le logis du vieux guerrier ; celui-ci, qui, après avoir beaucoup aimé lo.bruit et lz BUEFLE, 08; demandait maintenant qu'à vivre en paix, 80 soumetlait assez ducilement aux volontés do sa madame Evrard.Enfin, les choses en vinrent À ce point que M.M.sentit sa patience à bout et signifin a la dame do déguerpir immédiatement.Celle-ci forte el vigoureuse femme, déclara qu\u2019elle wen fecau rien, ct qu\u2019on ne l'enléverait que par force.M.D.voulut insister ; mais bientôt la rude main de son adversaire vint lui apprendre qu\u2019il n\u2019était plus au temps de ses anciens exploits.Force fut alors à M.D.d'uller requêrir l'ussistance du commissaire de police, M.Goujet.Pendant von absence, lu gouvernante,sans doute pour se donner du courage, avait avale une demi-bouteslle d'eau-do-via, el, lorsque M.lo commissaire de police arriva avec quatre gardes imuni- cipaux, où la trouvr dans un état complet d'ivresse et hors d\u2019etat d'obésr aux sommiations do l'autorité.Ou voulut l\u2019emporter de force : deux soldats purent à peine la soulever; mais lorsqu'ils arrivèrent dans l'escalier, qui est fort étroit, ils ne purent y passer avec leur pesant fardeau.l'un d'eux conçut alors l\u2019idée de lu hisser sur la rampe en la maintenant par ln téte et par les pieds, co qui fut fait ; et, à l'aide de ce rail-way improvisé, on put arriver jusqu'en bas, À la grande satisfaction de M.D.qui n\u2019est pas encore trop rassuré copendant sur la probabilité d'une vio- lution de domicile.\u2014 Une pauvre fernme, le corps plié sous le poids d'une lourde hotte pleine de légumes, et tenaut en outre un panier A chaque main, s'on revenait de là grando halle et traversait la rue de la Verrière, lorsqu'un cabriolet bourgeois vint à ollo du toute la vi- tesso do son cheval, el sans paraître s\u2019embarrasser lo anoins du monde des accidens qu\u2019il pourrait occasionner dans une rue aussi populeuse.Cette femme se rangea le long du mur, mais lo domestique qui conduisait le cabriolet, continuant sa marche rapide, accrocha cette femme et la culbutu.Celle-ci, suns perdre la tête, se televa vivement, et w\u2019élauça à ln tète du cheval, qui wilait hai passer sur le corps ello le saisit par lu hride, et parvint de la sorte à l'arrêter.Mus, non content d'avoir renversé cette pauvre femme, le misérable qui conduisait le cabriolet en descendit et tomba sur cette malheurense A grands coups do fouet.Exuspéré h cette vue, le public se run sur cet homme, le ter- rassû, et le traina plutôt qu\u2019il ne le conduisit chex le comntissaire de police du quartier, qui s'empressa do le faire conduire à la Préfecture de police.Quant uv propriétaire du cabriolet, tinpassible spectateur et de In brutalité du son groom et de ln rude correction que lui avait administrée lu foule, il ne bougra de sa placo que quand l\u2019oruge qui commençait à gronder autour de lui, lui eut fait comprendre qu\u2019il était temps de battre en retraite, ce qu'il It au mi- heu des unprécations des passans.G, 9 ah 18.MONTREAL, 20 AVRIL, 183%, EXTRAITS DES DERNIERS JOURNAUX, GHANDE-URETAGNE:\u2014Le ler, Mars, dans lu Chambre des Lords, Pésique d'Exeter, présenta une pétition des protestants en Eclande, établissant les tas vois dessoins des catholiques, contre l\u2019église établie.L'üsèque parla longue twentet chaleureusement sur ce sujet, et Lord Molbourne lui répondit, ninsi que le marquis de Clamicarde\u2014 Dans les Communes, une motion fut faite pour que le rappel de ja foi sur les graîns fut ditférée juaqu\u2019au 15 emars.Un bill à efit d'empêcher les iu:i- midalon: d'être exercées sur les électeurs, fut Hi et renvoyé pour uno sceunde lecture au 12 du mois, \u2014 Dans la même chambre, le 2, Sie Robert Pecl demandu au lord John Russell, pourquot les papiers relou s wx bignes de frontiéres, entre le Nou- veau-Lrunswick ct le Maine, n'avaient point été déposés sur la table.| \u2018 e Lond HuHon.Baronet alors passa an Canada, et guolyue je no puisse le complimenter soit sur l'inelfic:ete de son diseeurs ou sur le jugement gcuera qu'il montra dans le cho:x de ses matieres, al y a quelzite «hic dans hu raz mere biere dort il touchy sur ve sijet, qui ravate plus de joxeaent qu'il w'on avais dUinen:ré dus Aticune autto portion du sou daco rs, et qui rendit evident que les «xplications donné.s par be goussrmement avast entierement cout battu l'hon.Barouet.Si je devais nommer Quite poitt sir lesquels À avait justifie la politique Cu gamsernement colenial, Ie we Blioanciyls en as CU Cansda (ous des bancs de l'opposition ct applaudiss monts dus bancs mig ~- tériels).Qu'ét it} arcive 1 l'ourquet tout homme Caitell asses ignorant pour ne poiat conuaître que ludlésatiestion es Canadu ne datait print soit wi mine de Pépoque où le Lord Gleuets prit Vote ! (applaudisse.nenst.Les événem vs dus derniers mois, en anada, prouvent de La m niete la Jue ine nilstable,la sagesse do l'adinini
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