Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 23 février 1838, vendredi 23 février 1838
[" lère Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.Numero 134.1, LEBLANC pe MARCONNAY.Editeur en Chef.JOURNAL DES INTÉRÉTS CANADIENS.MONTRÉAL, VENDREDI, 238 FEVRIER, 1888.EPHEMERIDES DE FEVRIER.22 février, 1680.\u2014Supplice de la Voisin, célèbre empoisonneuse qui vendait, disant-on ulors, la poudre de succession.23 février, 303.\u2014Commencement, à Nicomedie, de la persécution de Dioclétien contre les chrétiens.PR PR POESIE.LA PAUVRE FILLE.I La voici comme l\u2019orpheline Qu\u2019unc longue douleur incline Vers la tombe ot sa mére attend.Nulle voix ne lui dit : \u201c Espère !\u201d Pas même celle de son père, Son vieux père qui l\u2019uimait tant ! Elle ne sait pas les doux songes Qui sèment amour et mensonges Pendant la nuit, autour de nous; Et voici comment, 6 misére ! En mêlant les grains d\u2019un rosaire, Comment elle prie, à genoux : It.O mon Dieu ! je pric ct je pleure, \u201c Je me prosterne et j'attends l\u2019heure Où tes anges sc souviendront ; Regarde : je suis encor jeune ; Toutes ces rides, c\u2019est le jeûne Qui les a faites sur mon front.Dis à la mort que je suis belle ; Dis-lui, mon Dieu, que je l\u2019appelle, Qu\u2019il me la faut, que je la veux ; Mais dis lui done que je l\u2019envie ! Oh! surtout, avant que la vie Souille et blanchisse mes cheveux ! Hélas ! elle est à peine éclose, Et voici qu\u2019elle est déjà close, Ma belle vie aux rêves d\u2019or ! Elle agonise, monotone, Et comme les feuilles d'automne, Chaque jour elle meurt encor.1lélas ! hélas! jamais la foule Que je coudoie et qui me foule ! Ne sc retourne pour me voir.Qu\u2019imnorte où va celle qui passe, Qui pleure ct marche têle basse?Nul n\u2019a besoin de le savoir.Je suis seule, et toujours souffrante.\u201cpo \"Toujours seule, ct toujours pleurante, Et toujours me parlant ainsi : Où faut-il, mon Dieu, que je tombe ?Dans l\u2019infamic ou dans la tombe ?Lä ?sainte Vierge! ou bien ici ?ilier, mon Dieu ! c\u2019était encore Le beau printemps, la fraiche aurore : Et c\u2019est lhiver, ct c'est lc soir; Et le vent de la nuit me glace, Et je cherche de place en place ; Et pas une pierre où m\u2019asscoir ! Et si demain j'étais infâme, .Et si je vendais, pauvre femme ! ; > Le seul bien qui me soit resté ; Demain j'aurais un équipage, Un chasseur vert, un groom, un page, Une compagne pour I'été.! +.- * ut.J'aurais !.\u2026 \u2014Une pâleur livide S\u2019épandit sur la lèvre vide Où ac pressaient tant de douleurs ; Et puis, en baisant son rosaire : - \u201c Non, non; mourons dans ma misère,\" ?Le Dit l\u2019orpheline, tout en pleurs.Ieee Jeunes filles, priez pour elle! kr Comme vous cllc est jeune et frêle, Celle qui sanglotte en passant ; Mais son pied que le paré blesse, Au paré blanc bien souvent laisse Une empreinte rouge de sanz, Sophic GRANGE.RELIGION.ITALIE _Ronte, 14 décembre.\u2014On n appris hier que les trois prélats ci-après nommés ont été informés que le Pape a résolu de les revêtir de la pourpre dans le prochain consistoire, savoir: lo.Mgr.Louis Ciacchi, gouverneur de Rome, vice-chambellan et directeur-général de la police; 20.Mgr.Giovanni Soglia, patriarche de Constantinople, secrétaire de la congrégation des évêè- | et rélégué hors son diocèse.1 par l\u2019impulsion artificieuse du pouvoir séculier.' p ; ques et des ordres réguliors; 80.Mgr.Guisoppe Ugolini, président delle arme (des armes).On assure que cette dernière fonction ne sera plus occupée par un ecclésiastique.On désigne pour ce poste éminent D.Francisco Barbarini, prince de Palestring, licutenant-générul et commandant de ln garde noble du Suint-Père.On cite comme cardinal, nommé in pello, Mar.Cosimo do Corx, envoyé de la Toscano commo auditeur do la Kote, Mgr.Bulufli, internonce dans la Nouvelle-Grenade et évûque de Bagnarco, est attendu prochninement, ct sera nominé, selon toute apparence, à un poste important.\u2014Gazelle d\u2019Augsbourg.ALLEMAGNE.AFFAIRE DE COLOGNE.Allocution prononcée par Sa Saintelé le pape Grégoire XVI, dans le Consistoire secreb du 4 décembre 1837.Yénérables frères ! : Tandis que placés dans une position où il ne suffit pas de dé- \u2018plorer le mal, nous sommes accablé d'umertume en raison du triste état des affaires de l'Eglise catholique, et que nous appliquons nos pensées à la guérison des plaies d'Israël, selon la puissance {que nous avons reçue de Dieu, un nouveau sujet de douleur nous est survenu, et il nous est d'autant plus pénible qu\u2019il était moins attendu.Vous n\u2019ignorez pas, vénérables frères, le sujet de mon afllic- tion et le motif qui vous réunit aujourd\u2019hui.Il ne s\u2019agit pas d\u2019un événement obscur, mnis bicn d\u2019un fait connu par des relations officielles.Nous nous plaignons de la plus grave injure commise à l\u2019égard de notre vénérablo frère l\u2019archevêque de Cologne, qui par un ordre royul vient d\u2019être privé do l'usage de toute juridiction pastorale, n été chassé de son siége pur In force des armes Une si grande calamité lui est arrivée, quoique toujours prêt à rendre à César ce qui est à César, mais n\u2019oubliant pas son devoir de conserver religicusement la doctrine et la discipline de l'Eglise.II ne s\u2019est pas proposé d\u2019autres règles, dans l\u2019aflairo des mariages mixtes, quo celle contenue dans les lettres upostoliques adressées à l'archevêque et aux évêques do In Prusse occidentale, lettres datées du 25 mars 1880, par Pie VIII, notre prédécesseur d'heureuse mémoire, Et cependant par ces lettres, le Saint-Siége avait porté l\u2019indulgenco jusqu\u2019à un point qu\u2019on peut \u201c| dire en toute vérité avoir atteint les Kmites qu\u2019il n\u2019ost absolument pas permis de passer.Vous n\u2019ignorez pas non plus, vénérables frères, que notre prédécesseur a été conduit à rogret à cette coudescendance par la nécessité d\u2019éloiguer de l\u2019Eglise et du clergé catholique ces régions des maux plus funestes et qui lui étaient annoncés par des menaces trop certaines.Qui aprait prévu que cette\u201ddéclaration pontificale, toute indul- À gente qu\u2019elle était, et qui avait été acceptée à plusieurs reprises par l\u2019envoyé du roi à Rome, serait mise à exécution de manière à intervenir les principes immuubles de l\u2019l£glise catholique, et dans un sens tout à fuit opposé à la pensée du Saint-Siégo ! Cependant, ce que porsonne n\u2019aurait pu imaginer ni croire et co dont lo soupçon même eût été un crime, c\u2019est que celu s\u2019est fait À peine avons- nous connu cette affligeante affaire que nous n\u2019avons pas différé d\u2019adresser nos représentations à qui de droit, en déclarant en même (emps que notre mission apostolique nous obligoait d'aver- {tir les fidèles de ne pas regarder comme venant du Saint-Siège ce qu\u2019il a en horreur.Après qu\u2019il nous eut été répondu que nos plaintes étaient sans fondement.il nous arriva une lettre d'un {autre évêque de ce pays qui, au moment do la mort, et près de rendre dompte de son administration au juge suprême, déclarait fidèlement que l\u2019instruction adressée et souscrit par les évêques {à linstigation du gouvernement civil, et dont il nous enyoyait June copie, pouvait fhiro naître les plus grands muux au sein de I'Egliso et blesser ses canons: qu\u2019éclairé par la lumière divine, il reconnaissait son erreur et que, librement et de son propre | mouvcinent, il rétractait son adhésion.Aussitôt nous nous sommes empressé, après avoir envoyé au sérénissime roi une expédition fidèle do cette déclaration, de lui | faire de plus en plus connaître que nous réprouvons absolument | l'interprétation des lettres de notre prédécesseur apostolique, usitée par les évêques sus-mentionnés,comme entièrement opposée aux principes et aux lois de l\u2019église.Vous pouvez donc comprendre, vénérables frères, que nous n\u2019avons rien négligé dans cette affaire.Cependant, et nous le disons avec lo sentiment de la plus profonde douleur, à notro insu et lorsque nous attendions encore une réponse à notre Jemande et à notre déclaration, il a été signifié à l\u2019archevêque de Cologne qu\u2019il eût à se conformer à l\u2019interprétation, réprouvée par nous, des lettres concernant les mariages mixtes, ou bien d'abandonner ses fonctions pastorales: ct dans les cas où il sc refusernit à faire ce que l\u2019on exigeuit, on lui annonçait un décret du gouvernement pour lui interdire ln juridiction épiscopale.Biontôt, l\u2019ar- chévêque résistant comme son devoir l'exigeuit, l'événement a vérifié nos tristes pressentimens.Et remarquez la conduito qu\u2019on a tenue à notre égard ! Le chargé d\u2019affaires actuel du roi de Prusse nous annonçait comme un événement prochain et qui devait s\u2019accomplir lc premier jour du mois suivant ou au moment où il nous écrivait, ce qui était déjà faitet consommé depuis le 21 du mois précédent ! Dans cette occurence, vénérables frères, nous croyons devoir À Dieu, à l\u2019Eglise et à nous-mêmes, d\u2019élover notre voix npostoli- que au milieu do votre assemblée pour réclamer contre la violation de la liberté ceclésiastique, contro le mépris do la dignité épiscopale, contre l\u2019usurpation de la juridiction sncréo, et contre l\u2019outrage fait aux droits de l\u2019église catholique et du Snint-Siége, Mais n\u2019oublions pas de rendre à l'archevêque de Cologno, cet homme de toutes les vertus, une louango qu\u2019il a si bien méritée pour la défense do ln cause de lu religion, au prix des plus grands sacrifices; ot puisque nous en trouvous Poccasion, nous déclarons publiquement et solonnellement, conformément aux décisions privées que nous n\u2019avons cessé de douner jusqu\u2019ici, que.nous réprouvons entièrement toute pratique usitéo dans lo royaume do Prusse, contrairement à la déclaration do notre prédécesseur touchant les mariages mixtes.Du reste, puisque les maux de l\u2019épouse do l\u2019A gneau sans tache no font que s\u2019aggraver, nous devons vous exciter, vous qui partagez nos soins, ot qui êtes animés do tant de religion et do piété, à oflrir avec nous au Père des miséricordes d\u2019humbles et ferventes prières, afin qu\u2019il jetto du haut du ciel un regard sur la vigne quo sa pnain à plantée, ct qu\u2019il éloigne d'elle, dans su clémonce, ce long.orage.\u2014Llallocution du Samnt-Père sur l\u2019affairo de Cologno a été envoyée à tous les ambussadours ot ministres accrédités près le Saint-Siége, avcc la lettre suivanto : memes ane Leltre de S.Em.le cardinal-secréluire d'Etat, aux ambassadeurs el ministres accrédités près le Saint- Siége.\u2018 Palais Quirinal, 10 décembre 1837.L\u2019expulsion de Mgr.l\u2019archevéque do Cologne du siégo do cette métropole, pur lo gouvernement prussion, est un fait notoire.Su Sainteté en n éprouvé une extrûme surprise, et nulle affliction ne peut être plus profonde quo celle qu\u2019en u ressentie son Amo apostolique.* La conviction où est le Saint-Père qne le Suint-Siégo n usé, dans son indulgento condescendance, do tous les moyens compatibles avec les maximes et les dogmes de lu religion catholique, pour ôter au gouvernement prussien jusqu\u2019au prétexte de rien entreprendre contre les principes et Pautorité de l\u2019Eglise catholique ot de ses ministres, n dû rendro d\u2019autant plus profonde la douleur que lui a causée la nouvello des événemens ci-dessus.Dans un état de choses aussi triste et aussi inattendu, lo Saint Père, n\u2019écoutant que lu voix do son suint ministère, à convoqué le sacré collége en consistoiro secret pour porter à la connais- sunce de l\u2019augusto assemblée l'expulsion do l\u2019archevêque de Cologne, et réclamer solennellement contro un acto qui porte atteinte, en même temps, à l'autorité ecclésiastique, à la primauté pontificale, aux loix et à l'unité même do l\u2019Egliso catholique.\u201c En conséquenco des ordres qu\u2019il n reçus de Sa Sainteté, lo cardinal-secrétaire d\u2019Etat envoie à V.Ex.un exempluire do l\u2019allocution pontificale, annexé à la présente en lu priant do vouloir la communiquer à sa cour, \u201c Lo cardinal soussigné profite de cettc occasion pour, etc.\u201d AIX-LA-CHAPELLE, 18 déceimbro.\u2014Comme l'archevêque do Cologne appartient à l\u2019une des anciennes familles de la noblesse de ce pays à laquelle la dernière loi sur les majorats a accordé un si grand nombre du prérogatives qui rattachent encore davantage ces anciennes familles au trône, la haute noblesse des provinces à l\u2019ouest dolu Prusse dut apercevoir un acte de hauto trahison dans lo reproche fait à l\u2019archevêque d\u2019avoir pris part à des affiliations secrètes.Pour arriver à la connaissance do la vérité, MM.de Furstemberg ct de Loc se sont rendus chez Ml\u2019archevêque pour en obtenir des écluircissemens, et dans cette circonstance celui-ci assura le contraire en engageant sa parole d'honneur.À la suite de cela, la haute noblesse de la province du Rhin et de Westphalie est entrée en délibération pour aviser à co qui deur resterait A faire afin de se laver devant Je monde de cette tache et pour se poser à l\u2019avenir comme protectour de leur religion dans cette province.Là Le résultat do cette réunion fut qu'ils onverraient à Berlin une députation, pour assurer S.M.le contraire de cette accusation et déposer au pied de son trône l\u2019humble prière de faire instruiro, dans leur intérêt, cette affaire aussitôt quo possible, commo aussi de faire contredire cette accusation, si la véracité n\u2019en est.pas constatée.Dans ce but, MM.de Metternich-WVolff, de Sprée, de Mirbach, de Lee et de Fustemberg, sont partis le 13 de ce mois pour Berlin en qualité de députés de la hauto noblesse des bords du Rhin inférieur.Il y aura encore à Magdobourg une réunion entre cetto députation et les commissaires do la noblesso do Westphalie, pour.conférer au sujet de cette démarche.On est extrêmement impatient d\u2019en connaitre le résultat, car on no saurait admettre quo M.le ministre d\u2019Allenstein ait pu formuler cetto accusation, dans la lettre adressée au chapitre métropolitain de Cologne, sans fondement et sans des \u2018motifs suffisans.Des porsonnes quise prétendent bien informées assurent maintenant que l'archevêque de Cologne a été, à son insu, l\u2019instrument de In propagande catholique en Belgique, et que le chapelain Michaëlis, arrêté en mûme temps que lui, était l\u2019intermédiaire et a exploité dans l'intérêt do ses projets l\u2019opiniâtreté de l\u2019archevêque.\u2014 Correspondant de Iumbourg.;Ç BERLIN, 24 décombre.\u2014Lu préseuco ici de la députation de l\u2019Ordre équestre des provinces rhénanes avait inspiré lo plus vif intérêt, parce que plusieurs journaux avaient annoncé quelle venait protester en faveur do l'archevèque de Cologne ; mais on apprit bientôt que cette députation, qui avait agi spontanément, ne pouvait répandre aucune lumière nouvelle sur cetto affaire, et qu\u2019elle n\u2019était revêtuo d\u2019aucun caractère officiel.Aussi annon- ce-t-on que les membres de la députation partiront aujourd'hui même sans avoir obtenu une audience de S.M.Toutefois il ost possible que leur court séjour à Berlin ne leur ait pas été inutile, car on leur aura probablement communiqué sur l\u2019aflaire de Cologne de certains détails qu\u2019ils ignoraient.Quelques journaux ont drétendu quo la deputation désavouerait toute tendance révolutionnaire de lu part de l'archevêque ; mais c\u2019est évidemment jouer sur les mots que de vouloir considérer comme révolutionnaire que ce qui est regardé comme tel par les radicaux de Madrid ou de Paris.L\u2019évèquede Bormol n\u2019est certainement pas l\u2019ami de M.de Potter dont il déteste les idées à lu Marat et à la Robespier- mæ-0 - 7 = - - - _ re; mais il nen a pas moins fait causo commune avec lui, lorsqu'il s\u2019est agi dos intérèls de l\u2019Iglise ou du clergé.Lies deux partis révolutionnaires signalés dans ln lettre du ministre d'Allenstein au chapitre de Cologne se sont prononcés d\u2019une manie-.ro trop formelle en Belgique, en Irlande et même à Paris, pour qu®il puisse exister un doute à leur égard.\u2014Gazetle de Hanovre.BIOGRAPHIE.PÉEL (SIIt ROBEET.) Nous empruntons à lu Chronique de Paris le portrait de sir Robert Peel.Cet homme à joué un rôle trop important dans ces dernières années jour que su biographie soit do trop dans les colonnes d\u2019un journal politique.l'appréciation que fait In Chronique de Paris de cet allié des Londonderry ot des Wellington, porte encore plus lo cachet de Pindifféronce que celui do Vimpartiulité.Nous croyons devoir en prévenir nos lecteurs.Pourquoi celui qui n éerit ln biographie de sir Robert Pecl no Pa-t-il pas terminée par ces mots : Le talent de sir Robert lnissern peu de traces parce qu\u2019il n\u2019a pas Été consacré au peuple.Avocat d'un intérêt appresseur, Peel tt rosté bien inforiéur à Pitt; défenseur do ln cause populaire, la chaleur de l'âme, la sainte énergie des convictions l\u2019eussent peut-être fait monter au niveau de Fox.Peel (sir Robert), l\u2019un des grands hommes état de la Grande-Bretagne, naquit en 1788.Son'père, envoyé au pailes ment par le bourg de Tuarnworth, que ses établissements industriels nvnient élevé de In pauvreté à la richesse, fut créé baronnet, en 1800, par le ministre Pitt, dont il avait été longtemps un des soutiens les plus zélés.Le jeune Robert fut envoye à Harrow- School oû il se distingua par des talents rares et surtout par une mémoire prodigieuse.Duns cette école célèbre, il fut le compagnon d'étude et Pami de lord Byron qui, plus tard, dit de lui : * Professeurs et élèves fondaient de grandes espérances sur Robert Pecl, ot il ne nous à point trompés dans notre attente.\u201d El passa ensuite à l'Université d'Oxford, où ses talens brillèrent encore du plus vif éclat.len 1810, Peel était dejà membre du parlement.Les richesses de son pèro lui avaient assuré sa nomination à la chambro des communes, pur un petit bourg irlandais.En 1812, il devint secrétaire au departement de PIrlande, sous le ministere de 1,ord Liverpooi.Aisi, it 24 ans, il fut investi d'un des offices les plus importants de Pétat ; car fo premier secrétaire cst i fa fois le premier ministre, et le défenseur nu parlement des netes et de la politique du lord-Hou- tenant, qui no fait que jouer le rôle de roi duns ce pays.Pendant tout le temps que Peel resta à co poste important, il s\u2019occupa avec activité d'ancantir autant que possible les tendances insurrectionnelles qui ont si souvent agité l'Irlande, et organisa une police dans lo gonro de la gendarmerie de France, dont les membres sont encore généralement appeles peelers parmi les paysans.C\u2019est alors que, dans ses discours au parlement sur les questions irlandaises, il prit, contre Pémancipation catholique ce parti décidé auquel it wa pas été fidèle: En 1818, Robert Peel représenta pour la première fois, au parlement, Puniversité d'Oxford.C'est pendant cette année où ta suivante que le nom de Pecl s'associn à une mesure importante, divorse- ment appréciée, et l\u2019objet, encore aujourd'hui, d\u2019une vive controverse.Nommé présideut du célebre comité institud pour délibérer sur la restrictionr ts privilèges de lu banque, il s\u2019y déclara pour le principe des puiemens en espèces, suspendu depuis 1797.l\u2019ensemble des transactions commercinlos du pays so faisait au moyen d'un papier-monnaie de petite valeur : mais à partir de 1819, l'or et l'argent reprirent le dessus dans la circulation, et lo systèmo du papier-monnaie fut considéruble- ment restreint.En 1820, pendant la malheureuse affure de In reine Carnline, Robort Peel eut l'adresse d'éviter soigneusement de se compromettre avec l'un où l\u2019autre des deux partis, en pretant cependant à tous deux uno certuirte assistance, ll refusa les fonctions élovées quo fo ministère le pressait d'accepter, ét desapprouva hauteme le procès intenté contre cette princesse 5 mais il vint quefois en aide aux ministres, et s\u2019efforen d'adoucir l poputuire que leur conduite avait excitée.Robert Peel dovint sécretaire d'état an départementyle l'intéri- enren 1822, et il garda co portetouille, sauf uno très courte interruption, pendant plus de huit années.C\u2019est pendant co teups qu'il s'est nequis lu meilleure pattio de sa célébrité, comme administrateur et comme homme d'état.\u2018H était considéré comme lo champion du parti tory, tandis qua Canning conduisait le parti opposé dans le cabinet mixte de lord Liverpool, Lorsqu'en 1837 ce dernier futobligé,par-sn mauvaise santé, du Se retirer du minis.têre, laissant la présidence vntra les mains de l\u2019infortuné Canning, Peel, le due de Wellington et iturs collègues, trop ennemis de l'émancipation catholique, abandonnèrent le nouvenu président qui la favorisait, déchurant que leur devoir leur ardonnait de déclarer publiquement la querre à tous les ennemis de la constis tation protostante du pays.Mais à peine Canning fut-il descor- du dans la tombe, que Leel et Weiliigten furent ramcnés au pouvoir, en 1827, par l'asecatdint victoricuy du parti protestant apres la chiite du comt mmistere de lord Goderich.Cet fit alors, quianivés au faite du ponvair, l'arsleur de ces deux chamn- pions de la cause protestante Cafublit progressivement jusqu'au jour où il fut annonce publiquement que l> ministira avait resolu d'avmdettre les catholiques à l'exercise de tous les droits civils dont jouissaient les citoyens de la communica protestante.Peel expliqua avee une grande eloquence les intentions (lu ministère, convainen de la necrssit£ue plier sous li force des chotes ; cepondani, cette déclaration iut accucillie dans les annales politiques d\u2019Angleterrs.Cette détection de Robert Pecl soulevr contre lui de s ressenti- mens dont il cut à souffrir ; il fut accablé d'injures et d invectives, dans les journaux 3 on le comparait X Judas Iscariote aux cheveux rouges, Sa conduite, pendant ect orage, fat plein de courage et de dignite ; les luttes qu\u2019il eut à soutenir grandirent Son esprit et mûrirent ses fneultés oratoires ; il sc passa bien des jours avant qu\u2019il recoûvrit l'estime de son parti, muis son talent s'accrut dans l'estime do tous, (.1 continuer.) ut aussi quel- indignation rp a TS wn CORRESPONDANCES.| Pour le Populaive.Ma.L'EdiTEUR, LR .d J'ai vu avec plaisir la détermination prise par messicurs los
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