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Titre :
Le Populaire : journal des intérêts canadiens
Opposé à Louis-Joseph Papineau, Le Populaire se fait l'avocat de la modération et de la prudence.
Éditeur :
  • Montréal :H. Leblanc de Marconnay,1837-1838
Contenu spécifique :
mercredi 25 octobre 1837
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
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Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 1837-10-25, Collections de BAnQ.

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[" Tere Année.LÉON GOSSELIN, Propriétaire.LE Por LAIR Numéro 86.H.LEBLANC pe MARCONNAY Editeur en Chef.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.MONTRÉAL, MERCREDI, 25 OCTOBRE, 1837.EPHEMERIDES D'OCTOBRE.24 octobre, 1648.\u2014F'a:x de Munster, apres treize ans de guerre entre la France et l'Allemagne, ~t quatorze années entre lu France et I\u201d Espagne.25 octobre, 16-17.\u2014Mort à Florence du .célèbre physicien \u2018Foricelli, né à Faensa en 1608.POËSIE.APOLOGUE.Je vous aime bien mieux, petit ruisseau tranquille, Qui sur un suble pur laissez couler vus flots, Que cette mer saus foud, dont lu masse mobile Porte avec majesté nos rapides vuisseaux.Au matin de l\u2019été, je recherche Zéphyre, Et je fuis les Autans duns les airs suspendus : On redoute souvent la grandeur qu\u2019on admire ; Mais on aima toujours les puisibles vertus.Ep.CORDIERE.| LITTERATURE CANADIENNE.MosSIEUR L'ÉDITEUR, Je prends la liberté de vous envoyer cette faible traduction d\u2019un Écrit Anglais inséré dans le Ludy\u2019s Book de Philudelphie.Je dois ecpendant l\u2019avouer, à l\u2019honneur de votre aimuble correspondante, MARIE LOUISE, c\u2019est à son exemple ct entrainée par ses puissantes sollicitations que je me huzarde à fuire ana premiére et sans doute bien imparluste apparition sur la scéne litéraire.u est certain que l'élève doit perdre à côté d\u2019une semblable institutrice et c\u2019est cette appréhension qui me porte d\u2019avunce à solliciter toute l\u2019indulgence du public.Je ne me crois pas encore assez furte pour me permettre de donner quelque chose de mx propre imagination ; mais comme ma maxime est d\u2019avoir un début,en quelque matière qui se soit, je réclame de vous cette bienveillance que vous avez pour lous Nos commengans ct que réclame toujours, avec beaucoup plus d\u2019espoir, le sexe auquel je me fais gloire d\u2019appurtenir.; Veuillez me croire avec l\u2019estime et la considération lu plus distinguée, mon- ticur l\u2019éditeur, votre très humble servante, ANAÏs.Montréal, 18 octobre, 1837.Nous répondrons à l\u2019aimable Anaïs que lorsque son sexe même ne devrait pas lui assurer nos hommages et notre bienveillante attention pour ses œuvres, su jeunesse nous cngugerait à lu plus grande indulgence.Nous ne doutons point que nos lecteurs ne soient disposés à nous imiler, nous ne doutons point que la gracicuse MARIE Louise ne se fusse un doux plaisir de donner ta main a une écolicre qui aspire & ceindre un jour la couronne de lauriers ornant le front de notre divine Muse des Trois-Rivières.(Note de l\u2019éditeur.) ROSALIE BERTON.(TRADUIT LIBREMENT DE L\u2019ANGLAIS.) Durant mon séjour dans le sud de la France, je passai quelques jours à 8\u2014, ville située sur les bords de ln Loire, dans cette province qui, à cause de sa fertilité et de sa beauté, est vul- quirement désignée sous le nom de jardin de la Trance.Je savais déjh que S\u2014 était une place célèbre, tant par ses vignobles, que par ses jolies filles ; coïncidence certainement naturelle, puis qu\u2019il est permis de supposer que le soleil, qui mûrit les plus riches fruits de la nature, devrait également conduire à matûrité ses fleurs les plus douces, et perfectionner la beauté et les charmes d\u2019un sexe, qui offre, sans contredit, \u201c l\u2019image de la fleur la mieux nuancée, dans tout son lustre.\u201d Comme l\u2019ami qui m'accompagnait était bien connu dans l\u2019endroit, nous fümes bientôt introduits à un cercle de familles respectables, et entre autres, à la fainille Berton, composée du père, de la mere, ct d'un enfant.Rosalie Berton était la belle de S\u2014, ou, pour emprunter 2 la langue, une expression plus relevée, elle était * la perle de celle ville.\u201d Elle étuit aussi la plus douce et la plus aimable fille, que l\u2019œil de l'affection eût jamais contemplé.Ses charmes avaient quelque chose de particulier dans leur style ct dans leur ca- tactère : car, à l\u2019ail noir et brillant et à la chevelure foncée du sud, elle joignait le teint blond et la délicatesse des couleurs d\u2019une beauté du nord.Sa figure avait quelque chuse de plus expressif que n\u2019ont les figures ordinaires; ses traits pleins de \u2018louceur et de modestie, ct ses beaux yeux noirs, tout, chez elle, @ ctait empreint de tendres sentiments et de pensées sublimes ; À son maintien avait tant d\u2019expression, qu\u2019il répondait parfiitement À sa sensibilité ; son regard et sa figure, une fois teints de mélancolie, rayonnaient du feu de l\u2019inte:ligence, de l\u2019affection et do la volupté.Elle était en effet très accomplie ; elle marchait avec beaucoup plus d\u2019élégance que ses compagnes, et sa danse était très animée et très grucieuse.Mais un de ses charmes les 4 blus attrayants,c\u2019était sa voix, qui, quoique faible, était d\u2019une dou- F7 \u201ceur ct d\u2019une harmonie délicieuses ; de telle sorte que je ne 4 \u201crois pas avoir jamais entendu des accens plus doux, que lorsque cette vierge naïve chantait, accompagnée de sa guitare, les sim- 4 ples ballades ou les belles romances de son pays natal.Ses talents pour la musique étaient relevés par son caractère affable et fg complaisant et par la promptitude avec laquelle elle se rendait fy: ux invitations qui lui étaient faites.Son maitre de musique, dhatif d'Italie, lui avait appris l\u2019Italien, qu\u2019elle parlait plus facile- #'hent et plus correctement qu\u2019on ne le parle en France ; outre cela, elle dessinait avec un goût tout-à-fait particulier.Elle était si aimable et si remplie d'affection, qu\u2019elle s\u2019attirait les éloges de toutes ses amies ; et leurs compliments, même les plus #M\\yperboliques: n'étaient guère outrés, lorsqu\u2019on les lui adressait.Elle était incontestablement \u2018 douce comme un ange, jolie comm.es amours ; ct, comme le nec plus ulirà du mérite en France, ÿlc était fout-à-fail gentille.Elle avait aussi beaucoup de dis- \u2018ositions ct d\u2019habileté por le gonre dramatique, et aurait, jo \"ense, fait d\u2019admirables pr rès sur la scène, d\u2019après les talents avec lesquels clle s\u2019acquittait de ces joyeux passe-temps, dont les Français aiment à embellir ln vie.Le soir auquel nous arrivAmes, nous fâmes mis à même d\u2019examiner sa supériorité dans cette branche.C\u2019était Ju fête de la mère de Rosalie et nous fâmes invités nux réjouissances du jour.Après quelques rafräichissements entremêlés de danses et d'entretiens familiers, In petito fête commença ; la porte s\u2019ouvrit, et une compagnie plus enjouée que nombreuse entra dans l\u2019appartement.Dlle était composée de plusieurs Jeunes personnes, toutes amies de ln famille et qui paraissaient très aimables, présidée par Rosalie vêtue dans toute son élégance.Elle portait contre son sein sa guitare enlacée de guirlandes de fleurs.Chacun avait à présenter un léger cadeau, tel que des bouteilles de vin, de liqueur, des confitures, des bonbons, des fleurs et des fruits &c.; le tout fut placé sur In table, et l\u2019on fit un cercle autour de Rosalie qui, s\u2019étant approchéo de celle que l\u2019on chômait, chanta sur sa guitare, les couplets en usago dans ces sortes de rencontre :\u2014 Madame, c\u2019est aujourd\u2019hui votre fête, C\u2019est aussi celle de nos cœurs ; À vous fêter chacuns s\u2019apprête ! Et veut vous couronner de fleurs ! Alors, la jeune fille détacha la guirlande de sa lyre, la plaça d\u2019une main légère sur le front de sa mère, et s\u2019inclina gracieusement pour en recevoir sa bénédiction.Elle fut à l\u2019instant rele- véo ot embrassée avec enthousiasme par son père ct sa mère, et après avoir répété la chanson, tout le monde se retira.Ilya longtemps qu\u2019elle est passée cette scène ; imais combien de fois me la suis-je rappelée depuis ?que do fois, duns ces moments de délire ct de pensers, je me suis représenté cette aimable jeune fille, agenouillée près de sa mère ! que de fois, n\u2019ai-je pas écouté les douces pulsations de son cœur, répondant à celles qui sortaient du scin d\u2019une mère chérie! Aussi, ce que l\u2019on vient de rapporter n\u2019était-il pas l\u2019unique preuve de sa capacité et de ses talents : tous les jours elle gratifiait su famille de quelques nouveaux exemples de sa sensibilité ct de son bon goût.Une plaisanterie, dont le succès fut complet, eut lieu de la manière dont on va le raconter.Nous étions un soir dans l\u2019étago supérieur, lorsque tout à coup nous fûmes attirés par trois musiciens qui exécutuient des morceaux ot chantuient dans la cour.Le trio était composé de deux jeuneshommes et d\u2019une jeunefemme voîlée ; ils s'accompagnaient sur la guitare, leur exécution était certainement supérieure : la musique et les mots étaient Italiens; la voix de la jeune femme était douce ct touchante.Après avoir écouté quelque temps avec beaucoup de plaisir.Allez,\u201d dis-je à une des trois personnes, chercher Rosalie, et dites lui de venir entendre une voix plus douce que la sienne, et qui peut lui donner une leçon de chant.\u201d Ceci fut entendu de l\u2019ctrangère, à qui on voulait le dire en compliment, tandis qu\u2019en même temps, on jeta à terre une pièce de monnaie.Mais quelle ne fut pas notre surprise, lorsque nous vîmes cette charmante femme lever le voile qui la couvrait, en s\u2019écriant :\u2014 \u201c Hé! bien, mes dames et messieurs, vous ne connaissez donc plus votre pauvre Rosalie! \u201d Telle fut une des nombreuses plaisanteries, dont elle se plaisait à nous divertir.Ces tours sont, il est vrai, divertissants, et tels que des esprits sérieux peuvent les regarder comme des bagatelles ou des absurdités ; quoique, d\u2019ailleurs, ils ne manquent pas d'intérêt, puisque plusieurs ne laissent pas que de faire revivre le souvenir des coutumes diverses, des Âges qui se sucet- dent dans la suite des siècles ; ils ne sont pas non plus inutiles, puisqu\u2019ils servent à adoucir la rigueur de la vie,età parsemer de fleurs ses sentiers rudes et scabroux.Ornée de tous les charmes et de tous les accomplissements, dont j'ai fait la description, (et l\u2019esquisse que j'en ai tracée ne peut donner qu\u2019une très fuille idée de ceux qu\u2019elle possédait alors,) il est impossible de supposer que Rosalie fût sans admirateurs.Eile en avait cu certainement plusieurs, mais aucuns d\u2019eux n\u2019avaient ou dosuccès.Elle uvait été demandée en mariage par le médecin de l\u2019endroit, par lo fils du Président du \u2018Tribunal de commerce, par le neveu de Monsieur de V,\u2014 seigneur qui habitait le château du voisinage.Muis ils avaient tous, plus ou moins, des caractères incompatibles avec le sien : le médecin était un joueur ; le fils du Président, un ivrogne, ct sn réputation était entièrement flétrie : tandisque le neveu du sci- gneur était un vrai mauvais sujel! je ne puis exnctoinent définir ce que lus Français entendent par mauvais sujel ; car, lorsque, par curiosité, je m'en informais, mes recherches étaient toujours tellement blâmées, qu\u2019elles ne me tiraient pas d'incertitude, sur la nature réelle de ce blame.Au reste, je pense que Pon doit considérer un mauvais sujel, comme un nccusé, dont les délits, on fait de jeu et de cabarêt, se réduisent à de simples peccadilles.Les paronts do Rosalie, (et ce sont les parents qui règlent toutes ces choses en France,) ayant été instruits du caractère de leurs prétendus beaux-fils, les congédièrent, los unsaprès les autres ; Rosalie acquiesça à leurs démarches avec une proimp- titude et une décision, qui fesaient également honneur à son dévouement et à son jugement.Quoiqu'il en soit, une s1 intérossanto fille ne devait pas vraisemblablement demeurer longtemps sans un admirateur qui lui convint ; et en effet, elle ne tarda pas à avoir une affaire de cœur.Un jeune ct joli militaire, sous-livutenant dans la garde royale, aspira à sa main, ainsi qu\u2019à remplacer le vide de sentiment où elle se trouvait.Henri Vaucoulours était jeune, de haute taille, de couleur brune et d\u2019un aspect martial,(les Français sont de beaux soldats;) | ete \u2014 l\u2019eut pris pour le beau idéal d\u2019un héros moderne.Né à Mézières, duns le département des Ardennes, son berceau fut un camps; ctil était encore très jeune, lorsque, dans l\u2019été de 1813, il joignit le corps appelé lu garde d'honneur.Il fit la campagne dAllemugne, et fut présent aux batailles de Leipsik et de Haneau ; il reçut à cette dernière une balleau bras gauche.Cependant, il eut bientôt rejoint son poste avec l\u2019armée réunie pour la défense de la France et à la bataille de Lyon il reçut un grave coup de sabre au front; cicatrice qui ajoutait encore à sa contenance guerrière.La paix ayant été conclue, il joignit-la garde royale, dans laquelle il continua ses fonctions militaires.ÎI était réellement un jeune homme très estimable et très cuga- geant et possédait plus de candeur, d'intelligence ct de bon sens que tout ce quo j'en ai pu découvrir jusqu'ici aans un jeune soldat français.Une excessive modestiv accompagnait |.- récit de ses expéditions, il fesnit tout avec intelligence et suns affectn- tion: sa conversation et ses munières étuient très polies.Je me rappèle qu\u2019il parlait avec beaucoup de ménagoment des trois prin- cipules nations alliée, les Russes, les Prussicns et les Autrichiens; mais il se déchuînait fortement contre plusieurs Princes qui, disait-il, avaient Été comblés des faveurs de l\u2019Empereur Français, et qui saisirent la première occasion que leur oifrirent ses revers de fortune, pour Pabandonner et le trahir.II parlait uvec enthousiasme de Napoléon, comme soldat,mais avec horreur, comme tyran exalté et trompé dans ses projets, et conune Joueur téméraire et désespéré envoyant en avant ses soldats los plus dévoués, qui devenaient ainsi la proie d\u2019une mitraille déchirante, sans provisions, ou avec une si petite quantité, qu\u2019elles pouvaient à peine suffire à leurs besoins naturels et indispensables.Tel était le caractère et les prétentions de celui qui était destiné à conquérir l\u2019umitié de Rosalie.Il parut d\u2019abord uvoi très peu de succès.La vicillesse entretient ordinairement des préjugés contre le caractère et la profession militaire, et ambitionne rarement de semblablos alliances pour les jeunes personnes du sexe.Les parents de Rosalio étaient prévenus contre Henri au sujet de sa profession ; bien que Rosulie elle même, fût depuis loug-temps intéressée en sa faveur, toutefois, clle était trop bonne ct trop sage, pour nourrir dans son cœur ou duns celui de son amant, un attachement que ses parents auraient pu désapprouver.Henri était pourtant admis dans la maison, comme ami, ses manières aimables ct sa conduite régulière lui concilièrent d\u2019abord les bonnes grâces de lu mère, et ensuite celles du père : de telle sorte que leurs scrupules s\u2019évanouirent, au point qu\u2019ils avouèrent, n\u2019avoir jamais rencontré de jeune officier plus estimable.II fut donc aussitôt reçu comme mmant de Rosalie, et vers le temps de ma promenade, il participait à tous les priviléges d\u2019un bon ami.Comme elle, il était très accompli ; il parlait très bien l\u2019Allemand, n\u2019était pas étranger à ln langue Italienne, et était excellent joueur de flûte ct de guitare, en sorte qu\u2019il était le compagnon réel de ses divertissements cet de ses loisirs ct qu\u2019il pouvait, sans crainte, nssister à ces sortes de recréations élégantes, où elle se montrait toujours avec avantage.Les choses étaient dans cet état, lorsque je visitai S\u2014, et l\u2019union de Henri et de Rosalie, quoique non déterminée, était regardée comme devant se réaliser sous peu.Chacun s\u2019intéressait pour le bcau et jeune couple ct soupirait après son alliance.Les compagnes de Rosulie attendaient avec impatience lo jour où clle devait épouser Henri; et les amis de Henri le sollicitaient sans cesse de hâter son hymen avec son aimable fiancée, Rosalie.Nous quittAmes l\u2019endroit en faisant des vœux pour les futurs époux.Je n'ai pas visité S\u2014, depuis ; mais, des lettres de mon ami m'ont appris que ce commencement d\u2019amour avait eu de tristes et fâcheux résultats.Après notre départ, il parait quo les amans avaient eu l\u2019un pour l\u2019autre lo même attachement : on se préparait à célébrer leurs noces.Henri devait laisser l\u2019armée, préalablement à son mariage.Mais à cette époque, ct comme il se préparait à abandonner le corps, des bruits de guerre se répandirent dans Pendroit ; Pexpédition contre I'Espagne fut projetéef ct la garde royale fut un des premiers corps commandés.Henri, avoc tout l\u2019enthousinsme naturel à un soldat, sentit se raniiner son ardeur holliquouse, et brûlait d\u2019envie de se jeter dans les rangs de la gloire, nvant do les quitter pour toujours.Sans doute qu\u2019il éprouva amèrement sa sépuration d\u2019uvec Rosalie : copendant, ses sentiments me furent décrits par ln suite; comme n\u2019étant pas étrangers à la joic, ct comme annonçant qu\u2019il s\u2019estimait heureux de ce que l\u2019occasion de rejoindre ses frères d\u2019armes et do se -signaler, (peut-être pour la dernière fois,) s\u2019était présentéo uvant son mariage ct son abandon du service.11 considérait cette sortie contre l'Espagne, (et l\u2019armée Franguise la considérait de même en général,) come une excursion de plaisir, qui, tout en leur faisant voir un pays que plusieurs d\u2019entre eux n\u2019avaient auparavant jamais visité, devait encore leur fournir l\u2019ocension de ceuillir des lauriers, qui pussent leur servir à rucheter quelque chose de leur ancienne gloire.C\u2019est pourquoi il envisageait l\u2019éxpédition avec des sentiments d\u2019ardeur et de plaisir, jusqu\u2019à en anticiper l\u2019approche.Il n\u2019en était pas ainsi de Rosalio ! la erainte, (si naturelle à son sexe,) lui fuisait regarder la guerre comme une effusion de sang ; elle ne vit, dans ces projets d\u2019expédition et de gloire, que le danger et la mort de son amant.Son 4me fut horriblement émue, Torsqueciio apprit cetto nouvelle ; elle perdit insensiblement sa gaîté et ses esprits ; le chant, la danse, n\u2019avaient plus de charmes, plus d\u2019intérêt pour elle ; elle ne faisait que méditer,uvec crainte et chagrin, sur l\u2019approche de cette séparation future ! : Henri s\u2019apperçut de son dépérissement, ct résolut do combattre et de dissiper ses craintes par de gais, mais impuissants afgu- à ses riches moustaches ct à son œil noir, vif et pénétrant, on ments.Il ne voulait, disait-il, que faire un petit voyage de plaisir ; co qui occasionait son prompt rotour, c\u2019est qu'il devait venir CETRT UF Tr3A TATA ETT A Aa or.ro 7- - \u2018 déposer ses lauriers a se pieds, cb rd Lower la sing qui Jui avait deja ete promise, de sorte que Rosalie ne pouvait ce rtai- nement blfuner son obSissance à l'honneur et a soû devoir, ou chérir moins son amant, loraqu®il reviendrmit couronne par la vice toire pour Lu cause de son pays.A ces raisons, Rosalie ne pou- vint repliquer que par so mpuette cloguenec.bes lanes Rien ne pouvait La dehvrer de ta crunte uvec laquelle clle envisagcait uno entreprise qu'elle semblut, avant tout, conoiderer comme fatale, Cependant, le tentps >'ecouluit ; laffieuse période arriva, et Ja rarde royale Iniseu son quatticr a son départ de S\u2014.len fit un adieu passionné à sa bicn-aunce, et Rosalie ayant rus-riuble toutes ses forces, vit se passer celte seune avec plus du ferimete qu'on n'eut dû en attendre de su part, quoique ses zen-ations l'eussent, dit-on, pair Lustite, conduite « deux pas du tombeau.Telle est la difference qui regne cutre es boulllantes sensations d'un homme, et les tendres ct douces sympathies d'une femme, que, tandis que Lu tristesse du prenier est adouete par mille circonstances cxcitatrices, qui, touten suulageant son al- tention et en flattent ses plaintes, ne les anéantissent pas pour celu, celle-ci ne peut que couver ses sensations et souffuir en siience et dans le chaguin.Henri mrareha a lu tete de son réai- ment avec toute la vigueur d'un militore, toute Ia pompe, lap- pareil et les preparatils de la guerre ; tandis quo Rosalie ne pouvait que se retirer dans sx chambre.et pleurer ! Lie ternps se passa et Fon reçut des lettres de Henri, qui parlait de son voyage en des teres pleins de chaleur, ainst que des perspectives nouvelles qui se déployasent sous ses yeux.li parlait aussi do son retour 5 il regardant lu guerre commie un passe- temps, et comme un plaisie agreable, dont al ne destrait la fin, que parcequ'elle devint le rendre de nouveau à sa chère Rosahe, Ou remunqua cependant, quelle ne recouvrn jummis sa gaits primitive : aux motifs allegués par sou amant, elle ne pouvant répondre que par l'expression du désespoir et du chagrin ; et lorsqu'elle lui cerivit, ce n'était que pour lui exprimuer ses craintes du la guerre, pour lui manitester le désir qu\u2019elle avait d'en voir Ja fin, ninsi que la réalisation de leur union en sûreté.Lu pieuse et bonne lille offrait à Piternel, l'encens de ses prières, pour son atnant, et allut souvent a l'église de kt Sainte Vierge, (Holy Virgin chareh,) à F\u2014, pour y faire ses dévotions journulières, auxquelles Henri ne manquait pas de participer.La saison avançaits les français avaient traversé l'IEspayme et forcé Cadix, où s'attendait à une vigoureuse résistance, à ce dernier espoir des constitationnels.Henri nvaut corit de Séville, que sa prochaine lettre annongerait le terme de la campagne.Helus tit n\u2019écrivit plus! Le tempa s'éroula, les journaux annon- cérent fi chate du T'rocadero, La reddition de Cüdix, et la restauration do Ferdinand; cependant aucune nouvelle de Henri! alors la jeune fille tomba daus un entier abattement : et comme le temps se passait sans qu'elle reçut des nouvelles de son amant, sa beauté et sa santé eu soutfarent ; elle langnit tellement qu'il etait presqu'impossille de lu reconnaitre.Enfin, ctlo reçutune lettre ! elle etait datée d'Espagne, mais ferite par une main ctrangère ; le cachet noir dont elle était secl- ve, n'en présageait que trap lo Éital contenu : elle venait d\u2019un sfficier, frere du Henn, Elle mandait que son regent avait ete en avants et que le Trocadero, dtrnière ressource des consti- tuConnels, etait tombé :v1 pouvoir des vaitiqueurs, qui s'en était tetiré avecla perte de très peu de soldats ; mais hélas! de ce pew Henri faisait parue ! M avait regu une balle à travers le corps, cn excitant ses gens à Passault ; et etait tombé mort à l'instant : celur qui écrivait, exprimait le desir que cette tristo nouvelle fut aunonece à Rosalie, avee autant de prudence que pos sible, Hlather.reusement, par une de ces fatalités qui souvent se pré- :entent, come pour aggraver l'infortune, ce fut Rosalie elle- meme qui reeut lalettre des mains du porteur! Elle la decu- chat Tut le terrible contenu : puis ayant jeté an cri de désespoir, elle tomba évanouio ! Elle tut portee sur son fit, où tous les soins lui furent prodiqués ; nus sa maladie devint bientôt dangereuse, La fièvre s'empara delle, elle devint faite, sans que la raison chez elle pat reprendre son empire ; et cs ne fut qu'après des mois de souffrances et d'agonie, qu'elle recouvra la sunte, (si ecln peut s'appeler inst 5) tunis elle devint ditéonie, phréuetique et privee de va beaute et de sa raison premidres, au point qu'il était impossible de retrouver cn elle la gaie euda charmante Rosalie.Sou alienation mentale fut attribuce par le médecin à l\u2019horrible choc qu\u2019elle avait éprouve, vt à ascendant qu'à sur un esprit faib'e, le chagrin et l'anxiété primitive.On ciai- oait de plus que sa maladie ne {it de nature X exclure tout retour ala raison, On dit que son esprit demeura dans une vague incertitude.Imbecile, insensée, elle paraissait n'avoir aucuno idée de son existence primitive ot, do tous des objets qui autrefois capti- valent son attention: et excitiicat ses seneatzons, il n\u2019y en avait presque aucun sur lequel elle eprouvir quelque emotion.Le nom wdme de son amaat n'avait presque aueun pouvoir sur son âme, et lu répétition fréquents de ce nom n'influait en ricn sur son ima- sination, Un seul de ses charme.lui survivait duns toute sa beauté, c'é- Ltil Si Voix ; si doucu avant su maladie, elle semblait au milieu des débris du jeuno âge, de la joie, du l'amvur et du tous ses appas, être devenue plus douce encore.Elle ne pouvait où ne vou- Init pas apprendre de nouveaux airs; mas elle se rappelait de tomps à autre quelques couplets de ses anciennes chausons et duos qu'elle avait souvent exceutes de concert avec lJonii ; elle s\u2019acquittait avec une doucour pius qu\u2019huinaino des morceaux vù il entrait de simples melodies.Voili tout ce qui lui restait de ses talents et do son bun goat.Sous tous les autres rappotts, 201 esprit et son corps, au liou de fournir des symptômes de guérison, semblaient s'atlaiblir de plus eu plus et une tombe préma- turde parait être la Civeur la plus signaleo que lo ciel, dans sa miséricorde, puisse douner à Rosalie, autrelois si charmanto et si belle.Anais.CORRESPONDANCES.,[ Pour le Populaire.Mn.L\u2019ÉOITEUR, On so plaignait depuis longlems de ce que quelques Juges-de Paix ne s\u2019empressaient pas trop de remplir avec activité les devoirs de la Magistrature ; aussi, son Excellence prit-elle la précaution, avant l\u2019émanation do la dernière commission de la paix, le demander spécialement À ceux qui le voulait appointer, s\u2019ils .ry LE 4 tT Val Pail aa CAL.1 Te oh Eu rene consentir nl ir ace tptor L.charge de Juge ui Paix eta en rem plir les devoirs ave activité, Il està supposer que Ces tutne + sieurs répondent dans l'afienatise, mais veilii encore que les mêmes plaintes se renouvellent, ci véritableinuit elles ne sont que trop fondees, Personne n'ignore que le Jugr de Paix est obligé, avant d'agir, de prêter un serment de qualification requis par le statut de la Ge année, Cuillaume TV.cli 1G ; or, sur 47 Juges de Paix appointés pour notre di-triet, 25 seulement ont preté ce serment.Ce n'est pourtas.t pas le ten:s qui à manqué aux autres, car la commission de Jn paix est deposce au Bureau de Police depuis le 18 avril deruier.Maintenunt je demanderat aux messieurs qui ne se sont pas encore qualifies, pourquoi ils ont consenti à devenir Juges de Paix, puisqulils ne voulaient pas en faire les fonctions.Etut-ce seulement pour l'honneur de fa place / la ce eus il eut micux valu pour le bien public qu\u2019ils n\u2019eussent pas accepté, afin que son excellence put revetir de cette charge des hommes disposez a en remplir les devoirs ; le public en aurait profité.Ce qu'il y à de plus déplorable, c\u2019est que sur dix Juges de Parx résidents en ville, sept seulement se sont qualifiées eCsur ce nout- bre on n'en voit que quatre qui s'asquittent de leurs devoirs, mais comme il n\u2019est pas possible d'exiger que ces messieurs soient toujours prêts à tenir la Cour tandis qu\u2019ils ont ges confrères qui pourratent bien meure la main à œuvre, il arrive souvent que procureurs ct clients attendent longtems avant que ln Cour pilisse siéger, ll vaudrait beauconp mieux que ceux qui ie veulent pas agir restznassent sans deiat afin d'être remplacées par des personnes qui se donneraient lu peine d\u2019administrer la justice.Un PLaivzun.District des Prois-Rivieres, 21 octobre, 1837.Pour le Populaire.Mn.L'Enireue, Vous ètes prié de donner place dans les colonnes de votre cs- timuble journal aux deux pièces qui suivent : Un LIEUTENANT.Gosrorp, Faron \\Vonuisanan de Beccres, Capitaine Géete, ete.cte., au chateau Saint-Louis, en ta ville de Québec.Sir PLarr a Vorar EXCELLENCE : Ce n\u2019est pas pur un sentiment de craitte que je demande hamiülrinent à exposer ln douleur que tout honnete hommo doit tesseulr en voyant Journcliement suxgérer l\u2019animosité dutre tous les fidèles sujets de Sa Majesté et des dogmes de trahison contre sou tuguste gouvernement ; nonobstant les proclamations que la prudence de Votre Excellence juge à propos d'adresser aux citoyens du Canada, lesprit publie se corrompt de jour en jour, et des assemblees publiques subversives de l'ordre continuent à se tenir dans toutes les paroisses sous la protection dun bone, que ses devoirs ct sa dignité devraient porter a calmer ses concitoyens, et qui fait tous ses efforts pour les pousser au contraire à transgresser ouvertement les lois du pays.J'ôse done supplier Votre Excellence, d'employer maintenant les moyens de coértion qui sont à sa disposition, pour que force reste à la puissance exécutive et que les rebelles rentrent dans le néant.Je demeure avec le plus profond respect, de Yotro Excellence, lo \"Tres Humble ct \u2018Très Fidèle Serviteur, Un Lieurenacrr, Chambly, le 21 Octobre, 1537.Au moment cù lon mel cette adresse à la poste, Papineau fuit son entrée daus Chutubly, avec une grande quantité d'hommes rms, Parlunt du chien hargneux Que lon dit être si furieux, Vous pouvez eruire qu'il a ia rage, Voyant qu\u2019il a fait tant de fapage, Aboyaut à son Esèque et à son Roi, Yiolant ce qu'il y u de plus sseré daus la lois Si nous Voulous être prudents, Ne :ctuidyns pus de fui limer les deuts Avant de nous laisser mordre, Et que ceux de as meute cn uxécutent l\u2019ordre.UN LIEUTENANT.x SP us VE LE) 4S vad Q) NSP ITY we Hil TOP UD di isa MONTREAL, 25 OCTOBRE, 1837.DERNIERES NOUVELLES.Le paquebot Foland, parti du 1idvre le 18 septembre dernier, est arrivé à nouvelles de celle dernière date.Nous sommes «one à mème de fournir à nes lecteurs les extraits suivants : UnANDE-URETAGNE :\u2014La Reine a convoqué, le 20 seplembre dernier, le partement umpérial pour le 70 novembre prochains : \u2014 La Banque d'Angleterre a déclaré un dividenie de Ÿ pour cent pour les dertiers G mois quifinisent le |.octobre.Les bénétves se sont imuntés, le 1Y septembre, « £2,554,462.La cireulation était de £18,814,000, les dépots de 27 juin de £302,000 puar la circulation, de £eS,v.0 sur les députs ; une dination dv sécurités de 1i2,000 et une augmcatati in d'espèces de £5 19,000.dans leurs Etats\u2014 Le- conservateurs, par leurs journaux, l'ont tous Jeurs cffurts pour enga- qer la majorité ministériclie à ge proyoncez pour Cux 5 ais 1 n\u2019Y à aucune crainte pour la durée de l'aduninistration waig, qui se consolide de jour en Joe par l'appui noble et franc que lui donne O'Cy.anell, lord Durham ot un grande partie des récormateurs qui se délachest des radicaux outrés.\u2014 Le marquis de Waterfurd est revenu en Angleterre, convalescent; on capure que sa dernicre affaire en Dannemark le guerirn de la manie des avon tures.FRANCE :\u2014Le duc Alaxaniler de Wurtembcrz, futur époux de la princesse Mario, est arrivd a Paris le 17 septembre ctoceupe le palais de l\u2019Elisce Bourbon.Co prince est cousin du roi Léopold ; il à «té quelque temps au servieu de Russie ela le titre de général major en congé ; il est né le 2D décembre 1804.Le mariage devat être célébré à'Triunon, dans les premiers jours d'octobre.\u2014 Le due de Nemours est arrivé le 1S septembre à Done, ut il parait que l'expédition contre Constantine aura définitvement Heu.L'ancienne reine de Naples, comtesse de Lipano, 2 fit don au département du Lot du portrait équestre de son msri, Marat, tcnonl ca main sos bâton d- maréchai et peint par Gérard.A Son Excellence le Très Monorable Arciipane, Comte da néral et Gouverneur-en-Chef de In Province du Bas-Canadu, New-York, apportant des nouvelles d\u2019Evrope jusqu\u2019au 17,ct le puquebot Tndépeadance, ayant ait voile de Liverpoul le 25 septembre, nous Lransinet des du LE L,093,U00, eu bout 229 907,000.Uy avait d'ae attgisentslon sur l'éat \u2014 Le roietlarenc dus Belges Ctaient partis de Luadres pour retourntrt PLIIEI TE = TT TmLIIR NP mee crm eee me an RE .- or ene, \u2014 Le counsel pdndral où Lai à voté une somme de 5090 frances » ete di Race ope \u2018 Ba UE ee frais d'un me ntcuni à élever, an chef feu, à Le mémoire de Juachies Murs! te Sub est ne dans Pune des coimntuaes de ce dévrr-eutent, \u2014 lee ta reie toujours à Marstdie et b.aucoup de déces sont arr Le : ds par sue de celle voreuse mulodin, \u2014 l'ami les personnes qui vent faire li carapagne d\u2019Afique en nisateurs et soumettre Constæntir +, où remurque Mr.William Kusxell, capitaine de eavales Ve dans Parinée anglaise; le comte Rapp, fils du brave général de ce nus, Gror,e Mancel, capitaine de voisscau de lu marine ang'uise.\u2019 -\u2014 Mr.Je géuéral Dainrement, gouverneur d'Alger, à (it une féconnai\u2026 sanee qu'drià du cui de eye AT, qui est à douze heurs de Constantine, gg 2,500 lantarsins de l\u2019artiflerie et de la cavalerie 3 il a rencontre La euvaierie (! : Bey, qui a etd repuusst sy Inissanl deux mort dont l\u2019un avait des urs mage.ques.\u2014 Le gouvernement francais evmdle avoir l'intention de s'orenper sérieusement de Pofliire d'indemuite existante depuis si longtemps vee ba VÉpuuligs d'ifoïi, tir.Prederich Cerber, consul au Portau-Piinee, devait retourne: Urinédintement à son poste avec ds instructions précierse Le 1 octobre, La frégate ia Nayade a dit appareitier de Brest, afin de transporter aux Antilles Mr, C.ce Luscases chargé de s'entendre avec Mr, l\u2019umiral Muchau, pour a puyer les négociations.\u201c \u2014\u2014lux Parte à donné des révorses satisfaisantes au rouvernement francais sur le départ de sn flotte des Dardanelles, qui ne serait sortie que dans le but d\u2019 xd.cuter de grutides manœuvres.-\u2014 On parle d'un autee muriage en perspective.Ce serait celui de la pris.cczse Clémentine d\u2019Ortésne, avev Te prinee héréditaire de Saxe-Cubourg.13.finitivement les Saxe-Cubourg se feurcront dans tous les royanines d\u2019Lurop., \u2014 La chambre des députés devait ètre di-soute le Ier octobre.On pers.que le mivlstere à pris le plus mauvais remede pour assurer son existence, ÉSPAGNE :\u2014Les allaires de ce pars assument le caractère le plus somb- pour la caure de la reine et même prur le prétendu parti du libéralisme, (ii reste daus nt État de slupeur aux sueces du prétendant, Les Christiants, ta.dis que l'ennemi est à leur porte, ugis-ent ecuine des lruires et des potiron, Ja vaillente !légion britannique.restée sous le commandement d\u2019O\u2019Dunnelt, depuis le départ de générnl Evans, à éprouvé plusieurs défaites, par suite d l\u2019infine conduite des vepagnols.\u2014 O\u2019Dunnell avec les Bretons, combinés avec fes Vspagnols, oceupuit Apdoain, sou loin Hernan, quand, le LE septembre de bon matin, il fut attaqué par les Curlistes 3 muis Penticini élait à peinz dun mile de distance et n'avait pas encore tiré uu coup de fusil, que le cinquième réziment d'infunteris léger espagnol prit la fuite, suivi de toutes les autres troupes de ls même nation.Et uy cul plus rien ai faire alors que de retraîter sur Heruani et cc fut Lout ce que l'on putexéeuler.Le colonel Wakcheld, à la tête des lauciers, chargeu plu- sicurs fcis avec un courage héroique et sauva In retraises le major Huve avce son artillerie fit des prediges de valeur.Les [uyurds espagnols furent tui par les unglais, indignés de leur lârheté.O'Donnell fut quelque tcips prisonnier et n\u2019échappa que par tmiracle.La perte de la légion est variés entre Z0U et 750 hommes 3 LA officiers étaient perdus, soit tués où faits prisonuiez Les cartistes emportérent dans les cuvirons pour ta valeur d\u2019un milion de mun tions et 200,000 ratiens.On craint qu\u2019O*Donnell ne soit oblige d'avandonu: Hernani pour se reployer sur St.Sébastien.\u2014,Les rapports de Madrid annoncent que le gnuvemement a pris toute précaution pour protéger la capitale contre les attaques dont elle est menacée par les carlistes, Toutes les portes et les places sont défendues par l\u2019artilleric, les rues sont barricadées, La loi martiale a été proclamée.Le 10, un part de carlistes avait avancé jusqu'aux portes de Madrid, mais Espartero avec de forces supéricures parvint à les repousser.\u2014 M wa pas été possible d'empêcher dans la vielle Castille le massacre d'u: autre général, le brigadier Mir.Los furloches assassiné, qui ont déjà fa: tomber sous leurs coups tant d'hommes distingués, continuent leur œux;- d'infaimic.\u2014 Les Cortès ont décidé que les contributions de guerre scraient imposée.dans les colonies à Purto-ltio ct Cuba, et que les ordres religieux sernjent sup primés dans ces lles,aên de vendre leurs biens et de les appliquer aux bosoins d : l'état, Voilà où conduit le Ubéralistne : À persécuter la religion et 4 Ves.ler dos Hommes dont cle peut faire la derniere consolation.ô\u2014 Le déficit dans les finances d'Essagne ne s: monte qu'à 1700 millions d- FUAUX 3 C'est une perte que cluquante annécs de prospérité ne pourraient parvenir @ combler.\u2014 Le rénéral Buerens n été battu en Arragon par l'armée de Don Cartes, à Terrera, à 15 lieues de Sarrçoste.Le prétendant est désormais inuttre de lu route pour pénétrer en Castiile, par lu frontière occideutale de l'Aragon, \u2014 Une insurreetion a eu tieu en Catalogne, pour proclamer Pindépendancde ectte province.\u2019 : \u2014 À Pampelune, 35 officiers, dont Tes opinions étolent modérées, furen: destitués au nom du zénéral, qui ve s\u2019appèle pag Cabrera, comme où l'avai dil jusqu\u2019iei,mais Correrea,vi lard rongé d'infirraités et d\u2019une exalt:tion répu- blcaine incurable, dans 12 go nre de celle de D.D.Viger, \u2014 Guerqué a été battu par Condondelet, de munière à lui faire passer lens: d'aller au devant de Larratézuy.\u2014 Le 10 septembre, Don Carlos paraissait vouloir se porter sur Valence, : avait deux jours d\u2019avance sur Les 22 bataillons d\u2019Espartero.Oraz, après avoir reccuilli, à Ternel, des sorames considérabl a, s'était cmpressé de rejoind- le gros de Parmé Cabrera se rapprechait du prétendunt avec six bataillon.\u2014 Penscrada avait été pris par \u2018Frangn 3 les Carlistes ÿ avaient trouvé 36 prisonniers, 4 rièces d'urtilicrie et des munitions.= Lu Navarre n été déclarée indépendante,par suite da mouvement révot:- tionnaite du 26.Le colonel Pena réunissait les pouvoirs civils ct militaires.\u2014 Six mille Carlistes sont dans les environs du Quintaner de la Orden, paraissent avoir lidée de se rapprocher de Madrid, \u2014 Un décrët du 11, déclare Madrid en état de siège.par suite de l\u2019approctr de l'canetnis La garnison cUla milice sout sous les armes jour et nuit.\u2014 Le prétendant était à Trias, on suppose que Don Carlos, au licu de mar ~ .cher sur Cuenen, veut revenir sur Valence, PorTrGAL :\u2014Los forces des Cartistes, c'est-à-dire des rebelles, sont dvalads > AH * 2 + .+ .à 430) hommes ; ils ont 780 Inncicrs, nis n'ont point d'artillerie.Les Car listes semblent rester tranquitles jusqu\u2019à Pépoque de lu délivrance de Ja rein, qu'ils savent êlre pour eux, mais qu\u2019ils ne veulent pas cfrayer dans sa position ; c\u2019est ee qui fait qu'ils s\u2019cloignent de la capitale.- Une rencontre sanglante à cu fieu !: 2B, près du Rio-Mayer, catre l:» troupes de gouvernement, cummandées per Su Bandeiru et Bomfin et celle: des deux Maréchaux.On a conclu un armistice sur la demande des troupes du gouvernement.\u2014 Un journal anglais a snuoncé que Ya reine avait mis an monde un prince.I ajoute que la cuvalerie du baron de Romfn venait de passer aux Carlies; mais ces nouvelles méritent confirmation.ITALIE :\u2014La ville de Syracuse, où les plue graves excès furent\u2019 commis & l\u2019occasion du coléra.n été justement punie : le runs de capitale de la provines lui a été enlevé pour lu transférer à la ville de Noto.\u2018Toutes les autorités civiles et militaires vont 4 la nouvelle cupitale, ct la province de Syracuse pu tera le nom de villa de Noto.Clest ainsi que les sujets rebelles doivent ote iraîtés pour réprimer Pesprit de trahison qu\u2019ils propagent, \u2014 Les ravages du coléra, à Paler:ur, ont été cfraçuns.Il est mort 50,0+ individus, c'est-à-dire le quart de la population.Coîte ville comptait, avant le désastre, 120,64)3 âmes, elle n\u2019en cotspte plus que 94,000.Les endavres n- tit-ntomoncelés duns les rues, on les abando.nait à la putrétaction.ROME :\u2014
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