Le Populaire : journal des intérêts canadiens, 24 juillet 1837, lundi 24 juillet 1837
[" TRA ère Année.LEON GOSSELIN, ropriétaire.Numéro 46.H.LEBLANC pe MARCONNAY.- Editeur en Chef.JOURNAL DES INTERKTS CANADIENS.POESIE.AZOR, CARESSE-MOI ! ROMANCE.Ain: Depuis long-tems j'aimais Adèle.Eh quoi ! voilà déjà l\u2019aurore ! Le jour est sombre et nébuleux ; Mes esprits sont troublés encore Par un songe des plus affreux.Je ne suis point un fataliste, La gaîté fut toujours ma loi ; Pourtant malgré moi je suis triste Mon pauvre À zor, caressc-moi ! Afin de tme rendre à moi-même, Pour dissiper ma folle erreur, Voluns vers la femme que j'aime, Sa présence porte bonheur ; Mais la perfide, la traitresse, Vient de te retirer sa foi.Télas ! j'ai perdu ina maîtresse, Mon pauvrz Azor, carcsse-moi ! L'amitié me sera fidèle, Je sais ce qu\u2019elle m\u2019a promis ; Mon cœur osc compter sur elle, Aror, courons vers nos amis; Mais celui que je crus sincère Me prouve, en trahissant sa foi, Que l\u2019amitié n\u2019est que chimèrc.Mon pauvre Azor, caresse-moi \u2018 Quelle peut donc être la cause D\u2019un changement si douloureux ?Hier, de l\u2019éclat de la rose, Tout s\u2019embellissait à mes yeux.Du malheur la voix importune M\u2019apprend que la mauvaise fui Vient de me ravir ma fortune.Mon pauvre Azor, curesse-moi.O toi! douce philosophie, Viens, je l\u2019en pric, à mon secours! Viens me tenir lieu dans la vie D\u2019amis, de fortune et d\u2019amours ! Non, ce jour n\u2019est pas si funeste, Car, mon cher Azor, avec toi, Grâces au ciel, l\u2019honneur me reste.Mon pauvre Azor, caressemoi ! LITTÉRATURE.PORTRAITS HISTORIQUES.CHRISTINE DE PISAN.Ja plupart des écrivains qui se sont occupés de la littérature du moyen-âge, ct qu\u2019en conscience, on n\u2019ose pas accuser de trop de sévérité, puisqu'ils ont admiré presque tous les vieux manuscrits qu\u2019ils ont pu déchiffer, se sont montrés, contre leur habitude, assez froids cn parlant d\u2019une femme bien vantée, bien admirée autrefois par nos pères du 14e siècle.Des chroniqueurs, des poètes du la même époque, ses rivaux ct ses amis, ont reconquis presque toute leur ancionne célébrité ; on les lit, on les aime ; et Christine de Pisan qui avait eu sa part dans leurs triomphes, Christine, ln belle protégée de Charles V.la tendre Vénitienne, à qui des rois et des princes, épris de ses talens, faisaient offrir, par ambassade, leur cour et leurs (êtes, Christine reste aujour- hui dans l'ombre, délaissée, oubliée à côté de ses cuntempo- rains rentrés en faveur; clle est déclarée ** illisible, ennuyeuse.\u201d Nos pères, qui étaient plus gais que nous, à ce qu\u2019on dit, se seraient bien probablement aperçus de ce défaut-là, s'il eût existé rééllement ; ils ne l\u2019ont jamais remarqué, et lu preuve, c\u2019est qu\u2019ils ont beaucoup adiniré Christine.L\u2019admiration contemporaine, il est vrai, n\u2019est pas un baume qui préserve toujours les auteurs des atteintes du temps; la postérité discute souvent les jugemens qu\u2019on lui tranemet, et les casse quelquefois.La voix de ses contemporains, quoique unanime, ne peut donc absoudre Christine des censures désastreuses de notre siècle ; elle ne peut être ici, tout au plus, qu\u2019un témoignage des variations de l\u2019esprit humain.Cependant, il faut l\u2019avouer, en voyant ainsi faire un choix entre les monumens d\u2019une même littérature ; en voyant adopter avec amour ou'rejeter avec dédain aujourd\u2019hui des ouvrages qui tous ont eu,dans leur temps,à peu près la même célébrité, que Pestime des connaisseurs d'autrefois n\u2019uvnit jamais séparés, e1 qui semblaient destinés à vivre toujours ensemble ou à s\u2019éteindre dans le même oubli, on ne peut s\u2019empêcher d\u2019être quelque peu surpris, et l\u2019an se demande d\u2019où viennent ces préférences.El n\u2019est pas impossible de l\u2019expliquer ici.Ce que Pon gine, en général, dans la littérature des derniers sidcles du moyéntage, c'est cotte naïveté de pensée et d\u2019expression; cette gaîté causeuse du bon vieux temps, cette bonhomie originale que la civilisation ne permet plus aux époques avancées, «t qui est pleine de charme au berceau des littératures.Qu\u2019cet- ce qui plaisait tant à Lafontaine dans le roman de la Rose ?Demandez-le lui : c\u2019était ce lnisser-uller de l\u2019esprit, cette physionu- Inte socialo de nos pères avec lesquels il se trouvait de la res- semblunce, cette plaisanterie ronde et de bon aloi, ce vieux rire intérieur qui passerait à présent pour ridicule dans nos salons MONTRÉAL, LUNDI, 24 JUILLET, 1837.prétentieux et coquets ; c'était co suns-façon d'allures et de langage qu'il avait lui aussi, ot qui faisait dire À Mme de la Sablière : \u201c Vraiment, mon cher ami, je.vous croirais une bête, si vous n\u2018aviez pas tant d'esprit ;\u201d Ce que Mme de la Sablière disait de Lafontaine, qui n\u2019est parfois tenté de lc dire, en lisant les vieux chroniqueurs du quatorzième siècle ?Et c'est précisément cette bêtise qui leur donne tant d'esprit, qui les fait aimer comme de vieux amis à qui on permet de tout dire, dont la rudesse ct la franchise ne blessent jamais et amusent singulièrement.lh bien ! ce qui rend si intéressante la lecture de Froissart, sa verve, son entrain continuel ; co qui fait le charme des poésies, de Charles d'Orléans, son enjouoment badin et sa gentillesse malicieuse ; Ce qui nous ferait demander la grâce de Villon, si nous l\u2019entendions encore condamner à être pendu, son cynisme spirituel et ses plaisantes fanfaronnades do franc vaurien : en un mot, tout ce qui fuit aimer la littérature informe de la fin du moyen-âge, tout cela ne se trouve pas dans Christine de Pisan.Voilà sans doute pourquoi la critique Poublie ct la déclare ennuyeuse.Oui, elle est ennuyeuse, en ce sens qu\u2019elle n\u2019a pus ln rondeur do ses contemporains, qu\u2019elle ne conte pas d'aventures égrillardes comme eux, qu\u2019elle ne dit pas tout comme cux.Muis faut-il s\u2019en étonner?Christine était femme, elle était obligéo à cette réserve, qui a toujours été ct sera toujours commandée à ln femmo qui écrit ; sa pensée n\u2019était pas libre, la réputation était là, qui pouvait faire payer cher une licence poétique, et les fommes n'avaient pas encore le courage do se mettre au-dessus de l\u2019opinion- | Les vers à Lui ne se faisaient pas encore impunément : Christine était jeune, jolie, éntourée d\u2019hommages ; la moindre fiction fuisait jaser les âmes charitables du temps.À ses momens de douce rèveric, laissait-elle échapper quelques vers comme ceux- ci, pur exemple : Tant me prie très-doulcement Cellui qui moult bien le scet faire, Tant a plaisant contenement, Tant u beau corps et doux viaire (visage) \u2018ant est courtois et débonnaire, Tant dy de lui grands biens dire Qu\u2019à peine lc puis csconduire.Il me dit si courtoisement, En grand doubtance de meffaire, Comment il m\u2019nime loyaument, Fat dire ne se peut taire Que néant scrait duretraire, Et puis si doulcement soupire, Qu\u2019à peine le puis esconduire\u2026 _ On riait 2 ses dépens, la fiction prenait un beau corps, un doux viuire; Christine avait beau se défendre et dire que c\u2019étnit là de folles imaginations ; on riait de son embarras, et la chose n\u2019en devenait que plus piquante.Tous ces quolibets lui faisaient beaucoup de peine, parce qu\u2019ils couraient les sulons et Cgayaient tout Paris a ses frais.\u2018 Ne fut-il pas dit de moi par toute la ville, dit-elle, que je amois par amour !.Je jure m\u2019âme que nul ne me cognoi- sçais, ne fict onques homme ne créature née qui me veist on public.Et de ce me soit Dieu tesinoing que je dis voir (vrai).Donc, comme celle qui ignoscent me sentois, aucunes fois quand on me le disoit, m\u2019en troublais, et aucunes fois, m\u2019en souriais, disant: Dieu et moy savons bien qu\u2019il n\u2019en est rien.» La pauvre femme savait bien ce qu\u2019elle disait quand elle écrivit plus tard : * Comme renommée peut-être accomparée à In fleur que nous appelons lis, lequel est blanc, tendre et souef plairant, mais de moult petit hurt (choc) est froissé et taché, ainsi bonne renommée \u2018convient que soit nectement gardée, ct par grands soins euvolop- péc et odeurs de vertu; autrement son noble fluir (parfum) et beauté ne pourraient être maintenus longuement.» Aussi s\u2019enveloppe-t-olle de la dignité d\u2019une vertueuse mère de famille ; ses sentimens sont toujours purs, nobles, pleins de déli- cutesse et d\u2019élévation; ses vers, sa prose, tout n un aspect plus sévère que les autres ouvrages du temps.Les malheurs domestiques, les embarras de tout genre l\u2019accablaient à la mort de son père et de son mari, le sentiment de sa faiblesse et de son abandon qui la fait à tout moment éclater en larmes ct en sunglots, toute cette triste réalité de la vie jete un sombre reflet sur ses écrits ; et à la voir winsi, seule et délaissée, luttant péniblement contre une vie remplie d\u2019ansroisse et d\u2019amertume, obligée d\u2019aller de tribunal en tribunal poursuivre des créanciers ou des débiteurs de mauvaise foi, travaillant jour et nuit pour soutenir sa faniille, elle, accoutumée à une vie.molle ct délicate, ct, au milieu de tout cela, résignée, quoique pleurant souvent, appelant la philosophie et la religion à son aide pour soutenir son courage.devant ce tab- leu austère et imposant, devant cette mère qui travaille pour ses enfans, on est suisi de respect, on s'explique pourquoi elle ne nous fait pas rire comme ses contemporains ; son ton grave pour une femme, cesse de parnître doctoral et ennuyeux.Ne fut-elle pas digne des honneurs de la critique, comme écrivain ; comme femme, elle a droit 2 notre admiration ! Est-ce à dire pour cela que ses ouvrages n\u2019ont aucun caractère remarquable?Loin de là ; nous leur trouvons, au contraire, un curactère bien saillant, un caractère d\u2019autant plus remarquable qu\u2019il ne lui est pas commun avec les autres écrivains de la même époque.' Son Histoire de Charles V, qui est son plus important ouvrage, n\u2019est pas écrite comme les autres histoires du temps.On n'y trouve ni les descriptions épiques, ni les détails pittoresques de Froissart, ni ce coloris chevaleresque, ce mélange d'images guerrières et champêtres que l\u2019on aimait tant dans les siècles précédents, et quo dans la seconde moitié du quinzitine siècle, l\u2019impri- merje nouvellement inventée, remit si fort à la mode, en reprodui- sant un grand nombro de vieux romans de chevalerie ; non, Christine descend rarement des hauteurs de l\u2019esprit, elle s'occupe des Io \u2014 qualités du car, elle rechorche toujours lo ¢6té moral des choses, elle s\u2019indigne contro la mauvaise foi, et célèbre la vertu ; elle blâme la violence des scigneurs, prend en pitié les malheurs d'u pauvre peuple, donne des conseils aux princes, discute des questions philosophiquos ; en un mot, elle est tnoraliste, elle est phil.sophe, non pas philosophe comme les scolastiques; su philosophie, c\u2019est lu philosophie du cœur, lu philosophie du bon sens, à peu près inconnue au moyen-âgo.Jumnis ces accormodemens faciles de lroissart, par exemple : jamais co sang-froid, cette tié- dour ame que les contemporuins savaient avoir en présence des scèn&s les plus révoltantes ; pour elle, le bien et le mal ne sont pas choses à peu près indifférentes.Ello ne dit jamais : Qu\u2019y faire?c\u2019est comme cela! Non, ct son petit poëme des dicts moraux à son fils, ouvrage remurquablo à tous égards, cn fournit une nouvello preuvo ; partout respire en clle In morale ta plus pure, la plus élevée, partout éclate le cri d\u2019uno âme qui appelle avec angoisse l\u2019ordre et la civilisation.On no l'a pas assez remarqué, c\u2019est là un caractère particulier à Christino de Prsan ; caractère singulier pour l\u2019époque, et qui constitue uno ind:- vidualité à part dans notre vieille littérature.Christine do l\u2019isan naquit à Venise on 1363.Son père, Thomas de Pisan, était un homme fort habilo és sciences mathématiques ; il était astrologue et prédisait Pavenir.Je ne sais pas a sa fille y croynit, mais enfin elle ledit.Sa réputation passa les Alpes, et le roi Charles V qui nimait les scienees, honorait les savans et étudiait lui-même fort dévotement l'astrologie, le manda À sn cour, le traita royalement et lui assigna une pension de 7001.par mois.L\u2019astrologie était alors plus révérée que la mosze, les choses les plus vulgaires no se faisaient qu'avec son consen- temont, on prenait les auspices pour tout.* Les grands clercs, les grands chappes et chapperons fourrés ct los grands princes séculiers, dit un auteur du tems, n\u2019osaient chateaux fonder, no églises édifier, ne guerre commencer, ne entrec en bntaille, ni vestir robe nouvelle, ne donner un joyau, ne partir de Postel sana commandement de Pastrologie.\u201d On sait que Charles V, aver l\u2019épéc de connétable no crut pouvoir rien donner de plus précieux à Duguesclin, qu\u2019un astrologuo, Thomas de Pisan, su voyant en grand honneur à la cour de France, fit venir d\u2019Italie sa fomme et sa fille Christine qu\u2019il y avait laissées.Christine avait alors cinq ans: au mois de de- cembre de l\u2019an 1368, colle déscondit avec sa mère uu Louvre, toutes deux magnifiquement vêtues à la lombarde.Charles V leur fit un accueil gracieux, et les attacha à la cour de la reino Jehanne.- Christine était jeune ct jolie; clle ne tarda pas a &tro recherchée pur dos gens de robe ct d\u2019épéc, et à l\u2019Age de 16 ans, cllo épousa tn jeune escolier gradué de Picardie, plus savant quo riche, appelé Etienne DuCastel, que Charles V prit pour sou notaire et secrétaire, à In considération de son astrologue.Christine était folle et légère, comme on l\u2019est à son âge ; Do Castel, qui était jaloux, à ce qu\u2019il paraît, se tourmentait beau - coup de l'humeur enjouée, de Ja désinvolture italienne de sa fermmo.Christine le rassurait par des vers pleins de tendresse.Mon doulx ami, n\u2019ayez mélancolie Si j'ai cn moi si joycuse munidre, Et si je fais en tout lieu chière lie, Et de parler à moînt suis coutumiére ; Ne croyez pas, pour cc, que plus légière Soye envers vous.Car si je suis gaye, cointe ct jolye C\u2019est tout pour vous qu\u2019aime d\u2019amour entière.\u2026etc.Mais cette douce vie d'amour et de poésie no devait pus durer longtemps.| L\u2019adversité va bientôt briser cette molle existence, glacer co charmant sourire sur les lèvres de la jeune fuinme ; bientôt il faudra diro adicu à la joie, aux fêtes, au bonheur ; il faudra pleurer.La mort de Charles V, arrivée en 1380, enleva à la famille de Christine un protecteur puissant ct magnifique : Thomas de Pisau perdit, avec lui, son crédit, il mourut bientôt lui-même, \u201c droit à l\u2019heure qu\u2019il avait pronostiquée\u201d\u2026.Du Castel ne lui survéeut que peu de temps, et Christine so trouva seule, à 25 anis, sans fortune, avec trois enfuns en bas-âge, et sa mère vieille et infirme.; ' H fallut travailler pour vivre\u2026]l est impossible de ne pas se sentir ému jusqu\u2019aux larmes, lorsqu\u2019on la voit; donnant un dernier et triste regard à su douce vic d'autrefois, et onvisageant cette autre vio pleine de tempêtes qui s\u2019ouvrait devant elle, se dire à clle-même ; \u201c Me fallut mettre main à œuvre, ce que moi, nourrie à délice et mignotement, n\u2019avois appris, et être condui- saresse (conductrice) de la nef demourée en la mer orageuse sans patron, c\u2019est à savoir la désolé ménage hors du son lieu'et pays.\u2026Ô À donc m\u2019assourdirent angoisses de toutes parts, et, comme estoient mets des veuves, pluiis et procès m\u2019environnèrent de tous lez cotés, et ceux qui me devoyent in\u2019assaillirent, afin que ne m\u2019avançusse à leur rien demander.\u201d Ello se mit donc à travailler, à faire des livres, à étudier, et quelles études! « Me pris, dit-elle, aux historiens anciens, dès le commencement du monde, les histoires des Ebrieux, des Assyriens, et des principes des signouries procédant de l\u2019une et do l\u2019autre, et dessendant aux Romains, des François, \u2018Ms Bretons et autres ; après, aux déductiops des sciences ; puis mo pris aux livres des poëtes.\u201d Elle fait des vers pour se délasser des travaux sérieux.\u2018\u2018 Musettes mo faisant rimer, dit-elle, complaintes plourables, regrettant mon ami mort et le bon temps passé.\u201d En voici quelques-uns fort touchuns : Sculette suis et seulette veuil cstre, Seulette m\u2019a man doulx ami layssiée, Sculettc suis sans compagnon ne maisire.Soulette suis cn langour mésaysiée. \u201cXR LE POPULAIRE.Seulette auis plus que nulle 6zarde, Seulalte suis sans ami demourde.Sculctte suis & huis on u fenestre, Seulette suis pour moi de ploure repaistre, Seulctte suis dolente ct appaisiée, Seulette suis de chacun délaysiée, Seulette suis souvent toute éplorée, Sculelte suis sans ami demourée.Le métier d'auteur n\u2019était guère lucratif À cetto époque ; l'unpritnerio n\u2019était pas encore inventée, les exemplaires d\u2019un vuvrige ne pouvaient être nombreux.F1 falluit s'adresser à des rcigneurs puissants, solliciter leur générosité par des dédicaces flatteuses.Lo ler janvier do l'an 1403, Chuistine offrit à Philippe le Hurdi, duc de Bourgogne, son poeme de Mulacion de fortune.Ie duc voulut In remercier lui-tnèmie, ot la fit venir au Louvre.Elle nous raconte sn visites Dès qu\u2019elle eut été annoncée Philippe cnvoya au- devant d\u2019elle doux de ses Écuyers \u2018en toute courtoisic dressés\u201d qui lu conduisirent a leur maitre.fio duc était avec son fils Antoine, conte de Retel, duns un cabinet du Louvre ; il requt graciousemont la belle sollicitouse, tu combla de remerciments ot d'éloges, et ju chargea d\u2019écrire l\u2019histoire du feu roi, Charles V, son frère.Au quatorzième siècle, ce n\u2019était pas chose facile que d\u2019écrire l\u2019histoire ; il n\u2019y avait presque pus de livres.© Pour savoir, dit M.Villemain, A fallait courir les aventures, être un historien errant 1 fallait aller de ville en ville, de château en château ct voir sur les lioux, apprendre des persounuges tout ce qu'eds voufui- ont dire.\u201d Cette vioturbulente ct avontureuse pouvait parfiitement convenir à l\u2019esprit remuant et volage de Froissart, par exemple, et Pon conçoit trés bien le joyeux chanoine se présentant cuvalièrement à la grille d\u2019un manoir, et disant: Je suis un historien, plaise me conter ce que vous suvez.\u2014Mnis une femme, pouvait-ello s\u2019exposer ainsi sur les grandes routes sous In seule sauvegarde d'un titre, fit-il officiel?Ou sait quel était alors Pe tt de lu France: lu campagne etait couverte d\u2019Auglais qui la naccageaient, elle était on proie nu brigandago des grandes compagnies , nul troin, nulle nutorité ; la police de Franco était alors loin de ressembler À code merveilleuse police quo le due Jean (aléas Visconti avait, à peu près À la tmome Gpoque, établi dans lo Milunez, heureuse contrée où un Jouno fi!le, comme il lo disait lui-même, pouvæt aller sur les grands chomins son argent a la mn, sans craindre d'etre volée.\u201d Lu France, au quinzième siècle, Une jounu fillo out risque sur les routes plus que sou urgent, Heureusement pour Christine, le duc de sourgogne lui (it ouvtir les archives du royaume et de In bibliothèque royale.Cette bibliothèque, composée d'environ 900 volumes, tous, couverts de riches ctofles et enluminés avec grand soin, ctait placée dans une des tours du Louvre, appelce, pour cette raison, Tour de {a Librairie ; eHe y OCCUPUIL trois etages, trois salles ; chacune de ces salles etait eclaireo par trento petits chandeliers, ot une | d'argent, suspendue au plafond, restait continuellement ullumée, alin qu\u2019on pât travailler jour et nuit.C\u2019est à la lueur de celte Lampe que Christine composa ta plus giande partie de son livre {es fails el bonnes mœurs du sage roi Charles V.Le due de Bourgogne mourut avant que l'ouvrage fut achevé et Christine se (rouva une seconde fois sans protecteur.Sa position purnit avoir Été plus triste quo jamais à celle époque ; mais, trop fière pour laisser paraître sa detresse, \u2018elle la dissinu- Lait do son micux.A mes avis et sembluns, dit-elle, peu ap- parnit entre gons le faissel de mes cunuys, mais soubs muntel fourré de gris et sous surcot d'escarlute, non pas souvent renou- veld, mais bien garde, avoir espresses fois de grands friçons, et en beau lit et bien ordoné, de males nuits: mais le repas etait sobre.\u201d À la tin cependant, co se vit forcée de faire un appel a la complaisance do ses aunies, muis cet effort lui couta singulièrement, car, nous dit-vlle : * Je demandai comme hon- teusemeut el à face rougie.\u201d Cependant elle avait refusé des offres brillantes : Henri IV, porte sur le trâne d'Angleterre pur lu revolution qui cn precipita Pinfortune Richard 1, ayant fait trancher la tête nu comte de Salisbury, ami devoué de Richurd, avait fuit saisir tous ses papiers, et y avait trouvé, dit-on, les potsies de Christine, comme plus tard Louis XIV trouva les lettres de Mme.de Sévigné dans les papiers de Fouquet.Le comte de Sulisbury, gracieux chevalier,\u201d aimant dictiez (les petits vers) et lui mème gracieux dicteur,\u201d avait entretenu une correspondance poétique avec Christine qui lui avait confié un de ses fils pour le taire élever avec ses enfans, en Angleterre.learnt UV, charme des talens de ba belle Halienne, lui envoya \u201cdeux hvraults, nobles bommes, rois d'armes,\u201d pour la pricr dé venir à sa cour, lui fnisant les plus holles promesses si elle y voulait consentir.Christine refusi,\u2014 Le duc Jean Galdas Visconti, le même dout nous avons parle, lui avait lait également offrir, par une ambassade do gentils-horn.mes imilanuis, les honneurs et les plaisirs de sn cour.Elo ne voulut jamais quitter la France.Elle y acheva ses jours au milieu des horieurs de In guerte civile et etrangrére, Elle vit les crimes d'Isaheau de Bavière, le meurtre du duc d'Orléans, la démence de Charles VI, et nn sein de cetto cpouvantable anarcliie, elle dut souvent regretter la prudence du prince dont cle avait écrit l'histoire.wmpe I.Moor.MELANGES.Attaché à l'ambassade do Rome, Rabelais, dit-on, av faire parler la statue do l\u2019asquin, au grand des scandale pour sc soustrairo à leurs pou: suites, il s\u2019echappe de ln ville pendant la nuit, et se met cn route pour Paris.Arrive À Lyon, toutes 308 ressources se trouvaient epuisées, lls'avise alors d'employer un moyen qu'on lui ferait payer chérement aujourd'hui.U remplit de sable une demi-douzaine de petits sues, avee ces étiquettes : Poison pour le voi, poison pour la veine.Bref, chaquo inembre do Pauguste lignée avait le sien.Je malin abbé piovoqua ainsi les investigations de la justice par le mystère dont il afivetait de s'enveloppur.| La maréchaussée larrêta ct lo conduisit a Paris sous bonno estorte, aux frais de l'état.A son arrivée, il demanda à êtro presente au roi, parco que les sacs, disait-il, ne pouvaient être ouverts qu'en sa présence.le bon tour que In nécessité Vavait reduit À jouer aux autorités lyonnaises fut houffonnement nurré à la cour.Francois Ier, rapportent les Chroniques, froura La farce de bon aloi, el en rit beaucoup.Aujourd'hui des causes et des faits semblables ont produit tes mêmes résultats en police correctionnelle.D.Votre nom, votre âge 1\u2014R.Sénecal, ge de 25 ans.D.Votre profession !\u2014R.Couvreur, pour vous obcir.se ait osé dévots : Dr Où êtes-vous né ?\u2014H.A.Vir.D.Pourquoi avez-vous quitté votre pays ?\u2014R.Pour chercher du travail ailleurs.D.Ne serait-ce pas pluiôt pour vous soustraire à quelques poursuites judicinires ; car vois avez subi une condamnation en 1834 1\u2014R.Je ne m\u2019en défends pas, c\u2019est bien vrai ; j'ai une fois gagné trois mois do prison à la correctionnelle.Les gendarmes, ils disaient que je les avais battous ; mais puurquoi aussi voulaient ils me faire sortir du cobaret, ces gendurmes ?Et d'une.D.Vous avez, en outre, été condamné en 18351\u2014R.Encore histoires de ces naudits gendarmes ; ils sont nés pour ma perdition.Oh! pour le coup, ils no mont point épargné, ni ma carmagnole non plus, au point qu\u2019elle était tout en logue.Et de deux.D.En 1836, vous avez été condamné à un an de prison, tou- Jours pour des faits semblables.\u2014R.Mais, c\u2019est étonnant, vous suvez donc tout! \u2018l\u2019enez, je ne veux rien vous cacher, puisque vous connaissez non histoire aussi bien que moi ; çn fuit seulement une petite fois de plus que j'ai eu du malheur au petit cruminel, mnais pas d'avantage ; c\u2019est ln fin des fins de mon chupelet, parole de Sénecal! Et de trois.D.Où avez-vous été avrèté\u2014R.Excusez un peu, l\u2019on ne m\u2019a pus arrêté ; c\u2019est moi qui me suis fait prendre.Dieu de Dieu ! ont-ils été attrapés cette fois les gendarmes?Voila le (u autem de l\u2019afuire: Je venais chercher d\u2019louvrage à Lyon.Arrivé à Villefranche, pas le sou ; J'avais tout bu avec les camarades le long de la route.Pour lors, je me suis dit: Il paraitrait qu\u2019on ne donne pas À boire et à manger pour rien dans ce puys-ci, ça ne se voit qu\u2019en prison pour rien.Bonne idée ! je me suis encore dit, et uvec ça qu\u2019on me menera jusqu\u2019à Lyon où je veux aller.Je vas donc vite trouver les gendarmes à la caserne.Je simule, pour la frime que jo suis déserteur du Ge hussard, et quo jo veux rejoindre mon corps, et me voila enprison.Bon ! enfoncé les gen- durmes.Le lendemaine ils wont fait marcher sur Lyon.A mon arrivée, un froupier est vena urinterrogerh la prison militaire ; je lui ai tout de suite conté comme quoi et comment lamalice im\u2019était venue a Pi dée.Pour lors, en we regardant, il dit à son acolyte, qui avait ses papiers à la main: Il n\u2019est pas trop bète, ce guillard-lh.Ca nous a fait tous rire ensemble, et pourtant il a dit en sortant : Bon pour lu police correctionnelle.Lt me voilà.Le facétieux convreuru été aussi heureux que Rabelais, le tribunal, comme François ler, n trouvé la farce de bon nloi, etne trouvant pas un texte pénal à lui appliquer, a ordonné sa mise en liberté.LE SOPUDAIS Ba MONTREAL, 24 JUILLET, 1837.DERNIÈRES NOUVELLES.\u2014 Nous devons à ln Gazelle de Québec In connaissance des nouvelles arri- voes par la barque Æmigrant, qui fit voile de Liverpool pour nos côtes, te 15 juin dernier.SANTE DU Rol\u2014 Le 9 quin, lee rapports sur ln santé du Roi, étaient véritablement allar- nunts, on disait dans Londres que notre Gracieux Souverain wesistait plus ; cependant par un exprès arrivé Ge Windsor, on apprit dans In soirée que Sa Majesté avait éprouvé du mieux.À 2 heures et dernie, le Duc d\u2019Argvle, Lord Grand Chambelland de la maison, et te Comte d\u2019Albemarle, arrivèrent à Kingston du Palais de Windsor, apportant la nouvelle que le Roi était mieux ; mais pus beaucoup mieux, \u2014 Le 10 juin, les rapports étaient les suivants : aucune amélioration fuvo- rable n\u2019avait eu lieu dens In santé\u2019 de Sa Majesté.L\u2019oppression de poitrine reslail encore dans toute sa force.\u2014 Le 14 juin, la santé de Su Majesté continuait encore à donner occasion à beaucoup d'unsiété au publie.Voici le dernier bulletin : Château de Windsor, le 13 Juin 1827.Sa Majesté n cu une bonne nuit, et continue, sous tous les rapports, dans le mème état qu'hicr.(Signé) W.FREDERICK CHAMPERS, Davin Davies, Les CANADAS :\u2014 Dans la Chambre des Communes le 9 juin, Mr.Rocbuek demanda au sous-scerétaire d'Etat des Colonics, quand les biils relatifs nu gouvernement des Canadas seraient introduits ?Lord John Russell dit qu'aucun jour n'avait été désigne : il serait en état d'informer l'honcrable vant.que probablement inembre le murdi ou le mercredi sui- NOUVELLES DIVERSES :\u2014 Lord John Russell proposa le 12, de nommer un comité choisi pour s'enquérir du meilleur mode de louer les propriétés épiscopales et Cuthédrales ; il réussit par une majorité de 26 vois dans une chambre très nombreuse : oui 291, non 263.La nouvelle de la suspension de paiement en espèers par les banques américaines avait été reçue et n'avuit ocessionné aucun shangement matériel dans l\u2019ûtat des affaires con mareinles en Angleterre, \u2014 Les nouvelles d'Espagne ne sont pas décisives.Don Sébastien était à Agair à 20 milles à Pest de Barbastro, Cabrera était à Borja, sur l\u2019Ebre à 71 lieues de T'arragone.Espartero quitla Pampelune le G juin.Il y avait en des rencontres le 6, dans lesquelles les C disait que les forces Carlistes étaient réduites à $000 hommes par suite de soldats tués, absentés ou désertés.Mais il fallait se défier de ces rapporis.\u2014 Legénéral Evans était arrivé à Bayonne le 9 juin.F1 quittait le service espagnol comme la plupart des officiers Anglais.1 restait 1,500 Anglais, formant une brigade sous le commandement du Colonel O'Connell.Le comte de Mirasol commande en chef les traupes anglaises csprgnoles, à St, Séhastien, ct dans les environs.Deux bataillons avaient été cuvoyés par mer à Santander, pour traverser dans la Castille, dans laquelle provine* on craignait que Natancro reconduise une expédition.Fine reste plus de Carlistes dans Guipuscon\u2014 Le général Evans alressa son ordre nique aux:fisire Îe 20 ma\u201d.\u2014 En France les réjouissances du mariage du Duc d'Orléans continunient encore.- Le général Dugeaut avait conclu un traité cn Afrique avec Abdel-Kader, \u2014 Le nouveau ministère l'ortugais avait été formé à Lisbonne.Dias de Oliviern, était à la tête de ce cabinet.Tout était irauquille daus ce royaume jusqu'au Ÿ juin.\u2018 général d\u2019adieux à la Légion Britau- ASSEMBLEE DES TROIS-RIVIENRES, Nous avons reçu vendredi, après que notre feuille était sous presse, la réquisition que nous duunons aujourd'hui, dans nos colonues d\u2019annonces, pour une assemblée do la ville et paroisse des Trois-Rivières.1 parait que l'assemblée du comté de St.Maurice, qui est convoquée pour le mereredi 26 courant, au village d'Yamachiche, aurait pour but de secouder le mouvement agitatif de Mr.Papineau ; Ic Dr.Kituber est à la tête de cette conception, et l\u2019on sait qu\u2019il cet l\u2019un des admirateurs des plus aveugles comme des plus ctfrénés des folies de Mr.Papineau.Nous l'avons déjà dit, et nous le répétons encore : des assemblées publiques dans les circonstances où nous nous trouvons, n'ont rien que de très naturel, et naus les approuverions si elles ne tendaient toutes à répandre une couleur d'esprit de parti et, par canséquent, à entacher les délibérations, de cette acrimonie, docet esprit de rébeltion qu'on a tnalheureu- scwent pris pour de la fermeté, sur le funeste exemple donné par Mr.Papineau.Le peuple, et surtout ceux qui le guident, devraient mettre dans leur démarche hristinos reclamaient les avantages.On- xm, une dignité qui fora la Grande Bretagne à adinirer sa conetance et sa (ermeté dans la réclamation de ses droits ; il devrait péser dans sa sagessc les évène.mens qui se sont succédés dans la province depuis quelques années ; il à.vrait blèmer surtout ceux qui eurent les derniers torts.Nous concevons qu} tienne à réclamer contre la prétention que s\u2019arroze le Parlement Impérial de législater pour la province ; mais il nous semble qu\u2019il aurait bien plus de force dans ses représentations, s\u2019il commençait par reconnaître que les ca.igences de ses mandataires ont dépassé la mesure, qu\u2019elles ont été trop loin, e» mettant des conditions à des demandes qui dépendaient entièrement de La volonté ou de la sagesse de ceux auxquels on les adressait.Dans une circonstance d\u2019où dépend le sort futur du pays, on nous permet d'en appeler à tous les hommes de sens, de prudence et de jugement.Pour qu\u2019un peuple puisse faire impression sur les autres peuples et s\u2019attirer des stm\u2019 pathies, il faut que ses maux soient réels, il faut que In tyrannie pèse véritablement sur les citoyens, il faut que la liberté, la fortune, les intérêts de tous soient gravement compromis.Plus on y réfléchit, moins on trouve que je Bas-Canada ait de véritables infortunes à exposer aux yeux de l'Univers, ait des faits despotiques tra qu\u2019; i citer pour cn alimenter ses 1eproches à lu mere.patrie, qu'il ait des griefs insupportables pour justifier un soulèvement général, Quelques abus administratifs étaient les seules choses qui méritassont de justes réclnmations, elles furent faites ; In métropole fut quelques tems à ÿ apporter remêde ; mais on ne pouvait pas s'attendre qu\u2019un roi qui est à 1,200 licues de ses sujets ec déciderait promptement sur de simples pétitions ; les EXPOSÉS pouvaient ne point être vrais, il s'agissait done d\u2019en examiner toute l\u2019étendur.Mais c'est justement à l\u2019instant où le Roi déclare qu'il reconnait les abus, qu'il y portera la main, qu\u2019il satisfern les parties, c\u2019est Justement quand i envoie un nouvel administrateur, précurseur de ses intentions paternelles, que les exigeances augmentent et qu\u2019on semble réclamer avce plus de violence ce qu\u2019on avait d'abord demandé avce le respect convenable.D'autres points louchaient la lui fondamentale de la législature du pays, on sollicitait des changemeus dans unc constitution qui depuis plus de quarante ans avait func- tionné convenablement.Ces changemens ne pouvaient être Pobjet d'une seule volonté ; le peuple pas plus que le roi, navaicnt droit à les faire 3 ils ne pouvaient être que le résultat des volontés de la nation entière, et la nation n'était point cette petite fraction qui respire en Canuda, elle est ce grand lout qui s\u2019épand sur les cinq parties du monde et dont le corps principal siège dans le Royaume Uni.Le Parlement Impérial, représentant naturel de la population britannique, était seul apte à prononcer sur les demandes faites ; il a prononcé contre le vœu, dit-oin des canadiens ; c'était un droit qu'on ne pouvait lu disputer, et les arrêts de la justice, qui peuvent mécontenter les plaideurs, n'en sont pas moins respectables pour ces derniers, n\u2019en doivent j'as moins être Fespectés par eux.Arrivés au rejet des requêtes que nous avons présentégs, il était sans doute naturel que nous pensassions avoir été mal jugés, il était dans 1-8 choses possibleset convenables que nous protestassions contre l\u2019arrêt 3 Tuais nous devions le faire dans des termes convenables à notre situation, uvec des paroles capables de nous attirer l\u2019intérêt étranger, l'admiration de la postérité.Nous cussionsdù examiner les causes premières des résolutions prises par le parlement impérial et reconnaitre que l\u2019entêtement de nos mandataires en était seul l\u2019origine provocatrice : nous eussions dû poser cn principe que nos agitateurs avaient bien pu se tromper sur les moyens consenables pour assurer le bonheur du pays ; qu\u2019ils avaient pris en effet lu voie Ia moins certaine d'arriver à Papplanissement des difficultés existantes entre la colonicet la mére patric,que le refus des subsides était une mesure adoptée qu\u2019à la dernière extirêmité et seulement dans lc cas où une oppression lyrannique inenaccrait l'existence, où les propriétés des citoyens, où encore dans le cas d\u2019une volonté bien prononcée appréciée sur le consentement unanime du peuplo, d\u2019ucquérir des droits nationaux personnels en se séparant de la métropole ; qu\u2019aucun de ces cas n'exis tait véritablement et que la résistance apportée par la branche populaire de 1: légisinture, à acquiter les dettes de la province, que son refus incompréhensible de s'occuper des affaires publiques avait sans doute fait penser au gouvernement que son intervention devenait indispensable et l'avait porté à prendre des précautions pourt>1miner un état de choses nine pouvait être supportable plus longtemps, sans entraîner À sa suite la dissolution complête de l'administration du pays, ot par conséquent, en introduisant la désorganisation entière de Ip société.Que pour obvier aux maux incalculables introduits par cette fausse marche, il était à propos d'engager la représentation national à se renfermer dans scs justes attributions, à fixer les points les plus intéressants de la législature intérieure, À pourvoir aux dépenses publiques, à revoir et amc- liorer des lois d'utilité générale.Que d'aprés cette recommandation, il était à espérer que Sn Majesté ne mettrait pas à exéeut.on les puuvoirs administratifs et législatifs qui venaient d'être confiés en ses mains par la législature impériale el que satisfaite des sentimens de fidélilé, de sagesse ct de loyaute émis par le peuple du Bus-Canada, ce dernier comptant assez sur les intentions pateruclles du souverain, pour douter un seul instant qu\u2019il accorderait une promple justice à ce peuple, qu'il redresserait ses griefs et qu'il lui coucc- derait In plus large portion d'avantages sociaux qui pourrait être compatibles avce l'intérôt de la couronne.Avec un semblable langage, il était indubitable que les assemblées piliqu' « cussent pu Etre utiles, que tous les citoyens y cussent coupérés avec joie et qu\u2019une unanitité imposante (ut tenue en augmenter la respectabilité.Si le peuple eut été ainsi dirigé, il est certain que heure de la justice fut venue sonner pour lui, ou que l\u2019intérêt de toutes les nations lui eut été acquis.Nous n\u2019svons pas bosuin d'expliquer comment on en cat venu à pervertir le peuple ; cemment on l'a entraîné, malgré lui,sans qu\u2019il y comprenne quelque chose.sans qu\u2019il y participe autrement que par une présence passive à toutes les as- semblécs, dans des procédés capables de le déshonoter aux yeux de univers.La partic violente de nca représentans, qui voulait avoir seul raison, s\u2019est or- cupé à propager l'agitation pour faire croire à une excitation qui n\u2019existe récl- lvment point; ces hommes pervers ont tout employés pour se faire donner dis certificats de conacienec et ils n\u2019ont pris Loutes ces précautions que parceque,sachant eux-mêmes combien leurs procédés étaient illégaux, reprochables et criminels, i's ont pensé qu\u2019en [usant rejuillir la culpabilité sur les masses, ils de- tournctaient de leurs têtes left de fa vengeance des lois.La partie saine de la société nc pouvait être indifférente à l'attitude prise par les perturbateurs du repos publie ; le silence dcrennit un acquiescement à tous les crimes médités,à toutes les pensées coupables publiéce, à tous les excès qu en devaient être les suites.Voilà pourquoi on a vu la porulation canadienne se divise\u201d «t faire des assemblées directement opposées les unes aux au'res.Ve ne sont plus des partis qui se disputent entr\u2019eux la proéminence ou la conduite des afluires, ce sont des citoyens honnêtes, paisibiles, ct prudente, quiexprimen: hautement leur horreur sur les inventions de quelques intrigants, joints à quelques égarés, qui se meurent pour aveugler une portion de leurs compatriotes.Honneur aux hotnmes assez courageux pour savoir s'opposer hautement aux projets qui menacent de détruire la patrie ; hunneur à coux qui ne veulent poin' que leur silence soit interprêté comme l\u2019approbation de la démoralisation qu'un Jropage autour d'eux ! C\u2019est duns celte pensée que nous souhailons les succès les plus complets à Passemblée des Trois-Rivières, que nous serons heureux de voir l'élan donne par la raison, dn fidélité, la loyauté, rencontrer des imitateurs dans tous nos comtés.11 ne s\u2019agit pour arriver à de semtlibles résultats que de révcilles l'honneur et l'énergie qui semble assoupie partai les canadiens et il n\u2019est suenn pays, plus que le nôtre, qui possède des élemens plus propices à La réaction du bien sur le mal. ASSEMBLEE DU COMTE DE PORTNEUF., Les rapports qui ont été faits sur cette nssemblée psraissent tellement contradictoires que nous n'avons pu nous décider à tes adopter entièrement ct que pour sortir d'emburras nons avons jugé convenable de reproduire l\u2019article écrit par le Canadien à ce sujet.Selon les preiniers bruits A.N.Morin, M.L'.P, qui semble s\u2019être eréé licutenaut-général de l\u2019empire ogitatif pour le district d: Québec, aurait completement échoué ct pas une âme ne se serait trouvée à ta réunion pour scconder ses velléités révolutionnaires.Suivant d'autres bruits, Mr.fluot, représentant du comté, aurait totalement écrasé l\u2019agitateur voyageur qui venait établir ses trétaux sur le terrein d\u2019un autre.Le récit du Canadien nous semble donner Lien peu de crédit à celte dernière version, et le triomphe de Mr.Muot scrait considéré par tous comme une entière défaite.Note impression nous porte à croire que Mr.Huot aurait dû ôtre le cernier des roprésentans qui puisse participer à une espèce de censure passée sur la minorité de la chambre ct à une upprobation explicite des folies de la majorité.Si nous avons bonne mémoire, Mr.Huot fesait partic lui-même de cette courageuse minorité qui cut fait éviter les mesures qu\u2019on reproche à lu métropole si son opinion cut prevalu.La 4o résolution nous parnit absurde comme tout ce qui sort du cerveau félé de nos grands hommes du jour ; le peuple de cette province n\u2019est pus taxé par Ia Grande Bretagne, car les argents prélevés sont uniquement ceux provenants des taxes imposées aux termes de la constitution, pur conséquent hors de l\u2019ut- teinte ct des pouvuirs assignés aux représentans provinciaux.L'argent n°ett point urraché par la violence de la caisse publique, il Pest par une loi rendue par un tribunal supérieur dans J'ubscnce de justice exercée par la cour inférieure, il n\u2019est point dissipé, ravi,emporté, mais il estemployé i solder nos propres créanciers auxquels nus représentans veulent faire banqueroute au nom du peuple.Les autres concessions vantées par le Cunadien, tel que l'abandon des idées de contrebande, des pensées de révulte, de l\u2019appel à nos voisins nous semblent être bien plus l\u2019effet de la position précaire où se trouvent maintenant placés nos agitateurs que la crainte de la censure de Mr.Huot 5 car nos révolutionnaires voient bien que les idées de contrebande leur font perdre beaucoup d\u2019umis ct ils paraissent presque décidés à abandonner un rêve laborieux uvec autaut de facilité qu\u2019ils ont déjà délaissé le fameux tribut Papineau dans lequel personne n\u2019a donné.Nous zommes loin de ne pas apprécier Ia pozition délicate dans laquelle sc trouvait Mr.Huot, et si nous avons un reproche à lui adresser ce serait celui d\u2019avoir montré trop de témiérité ; il devnit être sûr que le courtier d\u2019agitation, Morin ct sa succursale de Quélice, avaient dressé d'avance leurs batteries; il aurait dû fes laisser accomplir leur repré-entation en plein air, puis ensuite, en s'adressant aux hommes raisounubles il eut pu faire faire une gcconde assem- btée et détruire l\u2019elfet de la première.Ou ne pense jamais à tout, ct nous regrettons que Mr.Iluot sc soit compromis au milieu de perfides ainis qui, tout cts lui serrant la main, projettaient de soulever contre lui d\u2019honnéles é ec- teurs qui croient avoir servi leur pays en secondant les intrigants qui le perdent.Du Canadien du 19 juillet.ASSEMBLEE A DESCHAMBAULT, 1 y avait quelques temps que la rumeur publique imenaçait M.Eluol, un des tcprésentunts du comté de Porineuf, des alteintes du système de proscription aujourd\u2019uui avoué hautement, muis poursuivi depuis longtemps daus le secret, contre tous Jes hoinines marquants qui osuicnt avoir ant façou de penser à eux, et dont plusicurs sout déjà devenus les victimes, de mène que le pays qui à été ainsi privé des services précieux qu\u2019ils étaient eu éclat de lui rendre.C'était dans son comté même que M.lfuot devait être atlaqué.Klassuré cependant sur les dispositions de la masse de ses constituants, dont il a eu dernicrement plusieurs occasions d'être informé, ce Monsieur ne s'inquiétait quère des menées sourdes des exécuteurs en sous ordre de Purrét de proscription tance contre tous les hommes publics indépendants, lorsque M.Morin, qui se disait encare sun ami, l\u2019informa, la semaine dernière, qu\u2019ayant êté à Deschambault une dixuine de jours auparavant, les gens de l\u2019endroit l'avaient prié de se trouver à une assemblée qu\u2019ils voulnient avoir le dimanche 16 courant, au sujet Q¢ nos affaires.M.Morin avait eu occasion de voir M.uot mainte ct wawite fois depuis son retour de Deschambault, mais, dit-il, l\u2019idée ne lui était pas venue Unc seule fois de prévenir son ami de Paflaire; mais qu'il Pen prevenait alors, attendu qu\u2019il vaut micux tard que jamais.Tl est bon de remarqner ici qu\u2019au retour de M.Morin, M.Huot lui ayaut demandé s\u2019il avait des nouvelles de Deschumbault, il repondit que nou : qu'il n\u2019avait vu personne, vù qu\u2019il fui.sait trop mauvais.Ou pensera ce qu\u2019on voudra de lu singulière distraction de M.Morin, tmnis toujours, si son ami a des enuemis ou des envienx days le comté où au dehors ils out eu toot le temps d\u2019élever leurs batteries dans te secret, dourdir contre lui un complot d Pellet duquel, il aurait dû succomber, s'il n\u2019était solidement établi dans ln confiance de ses constituants.Quand même M.Huot, eût été un parfait étranger à M.Morin, il nous semble que ce n'aurait pas été pousser trop loin les règles de la convenance, en pareil cas, que d\u2019avoir dit que les procédés en contemplation devant plus au moins affecter les représentants du comté, on devait prévenir ces derniers, afin qu\u2019ils eussent occasion de s\u2019expliquer et de se préparer à le faire st leur conduite politique pouvait venir en question.Mais non 5 il parait que la confusion qui regne dans les affiires politiques, s\u2019est introduite en même temps dans les re gles des convenances sociales.On uzit avee ses amis, ses confréres, comme on pgirait à l'égard d\u2019ennernis jurés dont on cherche la perte, Nous ne poussons pas plus loin nos réflexions sur ce sujets nous en aurions de Uop péuibles à faire sur des procédés qui sont de nature à priver le commerce de la vie de ce qu'il a de plus doux.Revenons à l\u2019ussemblée.M.Huot, qusiqu'il sentit qu'il était trop tard pour déjouer les tramce qu\u2019on avait pu ourdir contre lui et son collegue, résolut nénumoins d'aller affronter l\u2019oraze, se fiant sur le bon sens de ses constituants pour détruire les calomnies et faire avorter les intrigues de ses ennemis.En effet, il se rendit dimanche dernier, avec son collègue M.Larue, À Deschambault, à la porte de Péglise de tnquelle paroisse l'assemblée devait se tenir à l'issue dus vêpres, et là dans un long discours, que nos espérons pouvoir publier dans notre prochaine fille, il passa en revue l\u2019histoire de nos présentes difficultés, il expliqua sa conduite dans la chanibre d\u2019assemhlée ct finit par sommer quiconque aurait des accusations à porter contre lui, de so présenter, disant qu\u2019il était prêt à lui répondre ; tar il s'était aperçu en nrrivant à Deschnmbault, qu\u2019on avcit réussi à répandre benucoup de méfiance contre 114i dans l\u2019esprit de ses constituants en cet endroit.l\u2019ersonne sc présenla comme de raison, et l'assemblée se sépara satisfaite cn apparence, après avoir passé les résolutions qui suivent, à l\u2019exception de quet- queSbrouilions qu\u2019on avait dressés, à ce qu'il parait, aux mencuvres du npr- ché St, Paul, nt.de la porte de l\u2019église de St.Roch, mais qui durent côder aux sentiments d'ordre ct de convenance qui animaient l\u2019assemblée.Mr.Morin adressa aussi la parole cn cette occasion, sans beaucoup sortir du champ des généralités el des licux communs.On remarquera que 123 résolutions adoptées à Deschambault, ne contiennent aucune des déclarations qui onf attiré aux procédés de certaines nsseimblées précédentes l'improbation de tous les hommes réfléchis, et jeté alarme parmi la masse du peuple, déclarations qui l'ont justement le sujet de la dispute cutre tous ct ceux qui nous ont praserit.Les habitans de Deschambault repoussent la contrebande, l\u2018appel aux étrangers, et l\u2019idée d'une résistance, extra-légaie ; ils n\u2019entendent eux opposer que des \u201c* moyens légaux\u201d aux mesures coùreilives des autorités impéciales;-i1s ont adopté notre programme, ct laissé de côté ce- Jui du comité central de Montréal et de ses organes la Bfineree et le Vindicator.Voila le fruit des deux expéditions de Mr.Morin.Nous doutons fort que le comité central lui passe un vote de remerciment d'avoir fait 60 licues paur obtenir Uno désapprobation de ses vucs favorites, I est vrai qu\u2019on nvnit sal choisi le terrain.Le comté de Portneuf contient une population réflé- chic, circonspecte, qu\u2019on entraînera difficilement dans les projets extravagants enfantés depuis peu.Cette population est animée du vrai patriotisme, de celui qui sait protester avec énergie contre Ia violation des droits populaires, mais qui sait, en même temps, éviter les excès qui peurent compromettre la cause de la liverté.et armer le pourcir contre elle.Ci-suivent les RESOLUTIONS.Aoptées à unc aseemblée des habitants de Desclhambault le 18 courant : Résolu 1.\u2014Que celte assemblée condamne et proteste solennellement contre les résolutions dernièrement introduites concernant les affaires de cette province par le ministre dans le parlement britannique, qui les a passées À une grande majorité, et qui par li a sanctionné un prineipe qui tôt ou tard servira de précédent, pour attaquer et détruire non seulement les droits et les libertés d-s autres coloniza britanniques, tmais même ceux du peuple anglais.2.\u2014Qus les résolutions soumis:9 par lor 1 Jo IRuescll dans la chambre des LE POPULAIRE.communes cn Angleterro lo 6 mars dernier, aux no de (aire autoriser par le parloraent impérial à saisir dans la caisse provincial les deniers provenant des labzurs du peuple pour payer des serviteurs publics, dont le plus grand nombre n démérité du pays, et adoptées depuis par ks communes ct les lurds, sont un u ttentat et une violation des droits ct priviléges constitutionnels du peuple de ce tte province.® 3.\u2014Que l\u2019udoption de cos résolutions démontre un mépris abrotu pour les justes demandes des habitœuts de cette province 3 qu\u2019elle détruit noire confiatree dans lo parlement britannique 5 et qu\u2019elle devrait porter ln conviction chez le peuple Canadien, qu\u2019à Py.venir il ne doit attendre du Iloyaume-Uni ni tecires- scent de se» gricls, vi respect de ses droits politiques.4.\u2014Que le peuple do ce pays serait marqué du sceau de ln dégradation et scrait escluve s\u2019il se soumettail à être taxé, ct son argent arraché par la violence de lu caisse publique, puur ôtre distribué à des serviteurs Pere rs, sans la sanction de ses représentants auxquels seulement appurtient le droit d'en fuire appropriation.9.\u2014Que le parloment britannique cn passant une de ces résoly s'emparer dus revenus de cette province, sest rendu coupable d* outrageante de nus droits les mieux reconnus; qu'il est d\u2019 pour nous tous, de rés:sler à cette violation par tous les moyvns légaux qui sont en notre pouvoir et que dorénavant nous devons avoir l?.fermeté d\u2019Ame de ne plus avoir de recours à un corps qui s\u2019cet déclaré vi (.rtement hostile à nos libertés.6-\u2014Que pour l\u2019établissement solide ot In préservation de ces Hibe de notre prudence de nous préparer aux difficulté trer par des habitud es de stricte économie dans 1 nos cHorts à prospo avoir l\u2019éducation, P et le commerce dats cetle province.7.\u2014 Que lorsq'ie les revenus de cette province sont dilapidés pour satisfaire la cupidité de craux qui sout toujours opposés aux dé sirs et aus besoins du peuple, il cst de notre devoir comme de notre intérêt imunédiat d'améliorer nos manufactures dumestiques ct de recommander à nos © ouciloyens d\u2019en répandre généralement l'usage et de nous abstenir autant qu\u2019il cat en notre pouvoir du produit de cælles qui paient les droits.8,\u2014 Que nous approuvons la majorité de nos représentants qui ont inflexiblement tusisté sur l\u2019absolue nécessité qu'il y à your lo retour de la puix et du coulentement en cette province, de supprimer le conseil législatif netyel pour le remy ducer par un conseil éleclil; nous applrudissons aux mesures qu\u2019ils ont prises pour obtenir le redressement des gris fs qui ufligent la proviuce, telles que le refiss de siéger avec ce corps qui presque invariablement Wnecepte que les bills qui augmentent le pouvoir, le patror age, les émoluments de l\u2019exécutif ct de res créatures, et rejette la plus grande partie de ceux qui leur sont chvoyés putr procurer an pays une ediministraÿ.on de justice lu plus impartiale et la moins coûteuse ; pour faciliter ln diffusion des lumières, ct pour avantage de la so- rhété ; rendre générale l\u2019éducation élémentaire; assurer l\u2019udtninistration des biens communs et des intérêts locaux du peuple dans tes comtés, cités ct paroisses, par le moyen d'officiers de sun choix, et de corporations Clectives, ct tous autres projets de loi qui avaneraient au moral et au physique le bien-être de la masse de la population suis Aistinetion de clusses ni d'origine, ct que tant que le dit conseil législatif ne ser pas remodel de manière à assurer la passation de ces mesures et l\u2019obfemption de ces avantages, nous recommandons à nos représentants de persé vérisr dans les mesures qu\u2019ils ont adoptées dans la dernière session.9.\u2014 Que c\u2019est un devoir Hien agréable pour nous que de témoisner d'une manière publique, toute notre recounaissauce cnsers nos habiles défenseurs dans la chambres des çomnaunes, pour les généreux efurts qu'ils ont faits pour le maintien de nos dmjts ct privileges constitutionnels, ainsi que le peuple Auglais et les braves classes industrielles pour le vif intérôt qu\u2019ils ont montré et 13 part active qu\u2019eltes ent prise dans leurs assemblées publiques, pour la juste défense de nos droits et libertés cuvahis par le pouvoir 3 et nous les prions bien de vouloir agréw, lea sentiments de notre reconnaissance la plus vive ct nos sincères remerdime ats, pour leur dévouement à la cause de leurs co-sujets Canadicns.ms des ministres, aux fins Wions, pour une violation un devoir impérieux rtés, il cat s que nous pourrons rencon- 3 03 dépe uses personuclies, par agriculture, Pind ustric les manufactures 10.\u2014 Que lc 5,11 passé en Angleterre qui autorise une compagnie à acheter des terres er, Canada, ct Poctroi fait à celte compagnie de la incilleur partic des Wrres qui étaient encore accessibles au peuple, est une injustice fuite aux Cuuudiçus, el une usurpution de leurs\u201cdruits les plus sucrés 3 cus mêmes Lerres que >a Inn 72sté leur a prousises et râtitiées par la bouche de sen gouverneurs lorsqn®il s\u2019est ngi de repousser lennemi, en leur disaut, \u201c courage, mes enfants, ce sont vus terres que vous défendez 37 ct que c'est uvec la plus vive douleur que nous voyons par avance lis enfants du Canada de toute vrijgine, uns obligation de s\u2019expatrier pour aller s'établir ailleurs après avoir défendu la colonie cu Lruves ct loyuux sujets.Le Ganiery, Président.N.GAUTIILER, Secrétaire.Deschambault, 16 juillet, 1837.Depuis que nous avons écrit tes remarques qui précédent, nous nvons appris que le résultat de l'assemblée de Deschambault à créé un grand désappointement chez la succursale du comité central de Montréal, wn cette ville.On s'attendait i en recevoir une toute autre série de résotutions, parmi lesquelles il devait s\u2019cn trouver une pour crnsurer les deux représentants du conté.Cette dernière série aurait été comp-sée à Québec, mais il purait qu\u2019on n\u2019u pas trouvé le terrain assez bien préparé pour les lui confier.La présence de cos repr sentans à l'assemblée, ce à quoi l\u2019on ne s'attendait pas sons doute, aura probablement déranzé les plaus qu\u2019on avait dr:ssés, vu surlout qu\u2019on n\u2019a pu réussir, comme on l'uvait (ait à MM.Vanfelson et Dubord, i les empêcher de s\u2019expliquer devant leurs électeurs.Nous avons aussi appris que l'assemblée n\u2019avait pas été convoquée publiquement.Seulement von avait adressé des lettres signées par 7 où 8 persounce, à ceux qu\u2019un dé-iraity voir et rien de plus.Teis sont les faits suillants qu\u2019on à pu saisir à l'égard de cette assemblée, of on peut supposer qu\u2019il y en a beaucoup d'autres qu\u2019on ignore.C\u2019est ainsi qu'u- gissent des hommes quist dis:nt patriotes par excellence.Vraiment c\u2019est avec lc plus vif chagrin que nous vosons le vom d: Mr.Morin uscorié à du pareilles menées, It ctait dans une si haute et si belle position, que est pour lui descendre bien bas, Pourrions-nous cspérer at moins qu'il s\u2019apercevra bientôt jusqu'ou l'ont déjà compromis des hommes qui l\u2019exploitent à leur profit, qui se servent de lui pour relever leur insignitiance.Nous doulons fort qu\u2019il puissent les élever jusqu'à lui, mais nous craiguons qu'ils ne le fassent descon- drc jusqu\u2019à ceux.AsSEMBLEE DU COMTE DE L'ACANIE :\u2014C\u2019est nujourd'hui que doit avoir lu la véritable.assemblée des lhabians du comté de l\u2019Acade et que doivent être prises les résolutions qui caractériseront leurs loyaux seutiments.Mr.C.C, SANREVOIS DE BLEURY, écuver, M, P.P.et 11 LEBLANC DE MARCONNAY, out été invités par les personnes les plus influents du comté à se rendre à la réunions ils sont partis avec plusieurs incesicurs hier malin.lac nes DEUx MoNTAGNES.\u2014I est réélement afflixeant pouz les amis de l\u2019ordre, autant que déshonorant pour l'administration, de voir de quelle manière les journaux de lu faction Papincau dénaturent fa mission qui vient d\u2019être remplie, à St.Benoit, par le député si.érif.Mien ne démontre mieux la fanfa- ronnude de ces pauvres agitateurs, ei le besoin qu'ils ont de détruire tout le respect de nos habitans vis-i-vis de l\u2019attorité que lu couleur qu\u2019ils donnent aux opérations accomplics par ce fonc'ionnuire publie.Suivant 12 Vindicator, il n'aurait tenu qu\u2019aus rebcis de reudre nuile Ia justice, den arrêter le cours et de iméconnuitre ses ministres 3 C'est bien avouer que ccite partie de la province n\u2019est point aussi tranquille qu\u2019on s\u2019effu:re d2 le faire croire, el 7 lib ne faut qu\u2019un ordre des chefs pour allumer les torches incendiaires.Le Findizator plaisante le député shérif, cu lui disant : © qu\u2019il avait mis à la vail: daus le des- Sein de fairo sa cuplure, mais qu\u2019il était revenu n'ayant risn gagné que sus travaux et ses peines.\u201d N\u2019est-ce point défier cuvertement les nutorités, cl nc serait-il pas à propos de prouver cnûn qu\u2019on a les moyens de faire autre chosc Qu\u2019une croisiere inutile uu milieu de certains révoltés?Certes nous n'avons aucun reproche à adresser au déprité shérif; 1 à rempli son devoir avec courage et intelligence ; il n\u2019a pascraiat de s'expurer seul ou milieu d'une population qu'on représentait comme animée des intentions les plus hostiles 5 mais c'est à exécutif que nous nous adressons, ch c'est à lui à accomslir e: qui n\u2019a pu Otro fail, à prouver que la justice ne re lonte point de paraitre ny grand jour pour frapper les coupables.Qu'une grande enquête se favre sur las lieux, qu\u2019un appareil militaire vienne rassurer Jes habitans Limorés, ct les coupables ne sc targueront point plus longtemps de l\u2019isrpunité, ct ie Findicalor ne soufflera plus au reste de la provines qu\u2019on peut, sans danger, commeltre tous les excès sur les propriétés des fidèles rujuis de sa majesté.Si l'attachement aux inslitutions du pays doit placer l'homme dans une ligne moins favorable que le perturbateur du repos publie ; nous craignons fort que les bons ne finissent par faire cause commune avec les mauvais.H y a longtemps que les magistrats de ce comté, accusés pur la voix publique, devraient être destitués, ct nus nous Étonnons de ce qu\u2019ils peuvent encorc exercer une espèce de protection sur les misérables qu'ils ont mis en avant.AuITaTEURs pu Lac nes Deux-MoNTAGNES :-\u2014Une lelt-c insérée dans l'Ammi da Peuple de samedi, nous apprend : 10.que ce sont les forecnés de SL Bunoit, qui ont abattu la grange du vénérable curé Paquin.Lo.que messire Paquin n\u2019est jamais sorti dus Lornes que lui prererit l\u2019évangile et n\u2019a jamais entamé en chaire le chapitre de la politique, 30.quale révérond précheur dans une chareite a poussé l'esprit de charité jusqu\u2019à offiir 15 francs, 10 piastres tt tême jusqu'à trenic à celui qui cuuperait la queue du cheval d\u2019un de ses con- frèrez.40.qu\u2019un docteur (dans le genre du saigneur O\u2019Callaghan), répète sans cesse que le sang canadien verné cu 1832 erie vengeance, qu'il dit que le gou- verueur est un voleur ct que tous les employés sont des voleurs ; encore à l\u2019imitation d'O\u2018Callaghan quia tout fait dans tes taps pour être un voleur et qui wnintenant vole l\u2019argent des honnêles gens qui le lisent ; qu'il a déchiré la proclamation du gouvemeur offrant £100 de récotupense nux dénonciateurs des auteurs des utrocités commises chez MM.Cheval ; qu\u2019ils ont fait périr les loyoux par la famine; qu'il se vante de pousoir détruire les troupes ut les bu- reaucrales; mais que cependant, attendu qu'il n\u2019est pas plus brave qu 0 Cal- Inghan, il à recommaudé aux habitans de respecter les habits rouges, lorsqu'il a pensé qu'ils arrivaient.Do.quo l'honorable éditeur de la Afinerve ment quand il nie les horreurs commises journellement dans le comté du Lac des Deux Montaguestn tte tee.BRAVOURE DES LacHES:\u2014Les furouches républicains du Lac des Deux Montagnes ne sachaut comment se venger de La peur que leur fit Paunouce de l'arrivée des habits rouge, s'en sont pris au plus brave de leur pays.Hs ont fait mettre sous caution Made.Prévost, sous prétexte quo ses pistolets étaient dangereux.Madame Prévost doi.se consoler de ee petit désagrément qui ne diminuers rien de sa gloire et qui n\u2018empéchera point la reconnaissance publique de lui décerner une médaille d'or qu\u2019elle portera avec beaucoup plus d'honneur qu'un autre décoré patriote qui reçut aussi unc médaille pour avoir été gagnee des indigestions, au nom dun éerivain anonyme, dans la prison de Québec.LE VINDICATOR ET LE COURIER :\u2014 Ces deux papiers paraissent Ôtre con- tinuellemeut aux prises depuis quelque temps; le sentunent qui pousse lédi- teur du Courier, à serrer de près sun adversaire, cat celui de l\u2019indignotion qui anime tous les hommes d'honnvur à l\u2019uspeet du plus sil menteur, du plus 3t- fäme calomniateur, du plus dégradé des journalistes.Le Docteur Ô'Callaghan cst poussé par un tout autre motif : il connait les talens de son antagu- niste, il sail que est Porgane de cette puissante phalauge de whigs qui habitent notre province, il se douts que #es connaissance phrénologiques n\u2019ont point été perdues, ct qu\u2019il a pu, d\u2019un seul coup d\u2019œil, se convaincre de toute l\u2019iufamie qui préside à la rédaction d'a F'radicalor, qui n\u2019est que la wise en pratique des impressions de son éditeur.Nous ne rezrettons point Celle guerre dans l'intérêt de la vérité, car la victoire restera toujours au docteur Barber ; mais nous pouvons voir avec chagrin qu\u2019un golant amuse soit obligé dose compromettre avec le plus odicux des pammphictaires, La MINERVE ET LE VINDICATOR :\u2014 Ces deux journaux ont donné, la £e- maine pussée, le récit cle la prétendue désertion d\u2019un soldat appartenant au régiment des royaux, qui aurait quitté son puste étant de faction sur le Champ de Mars, en laissant ses armes et son habit Cons ra guérite.Nous nous soit mes abstenus de parler de cette circonstance, par ce que nous la présumions un mensonge absurde, comme cesdeux papiors ch font journellement ; aujourd\u2019hui nous sornes assurés que le fait est controuvé.Nous ne savons jusqu\u2019à quel pout il est permis aux journaux de donner comme positifun fuit, qui, s\u2019il était prouvé, entraîncrait la peine de mortcontrezon auteur 3 il scrait temps cependant que In justice fit sentir at ces imisérables pamphietaires qu\u2019ils ne peuvent attaquer finpunément la réputation de qui que ce soit.Les officiers des royaux svraient plus intéressés que tous autres à intenter une semblable poursuite, cur les deux journulistes ont compromis scicoment l\u2019honneur du régiment, cu fesant aceruire au public qu\u2019il pouvuit y exister un homme capable do désertet dans un poste où lu gloire lui comtuandait de rester.BADINAGE DU VINDICATOR :\u2014 Ce journal privilégié pour les injures, les calommics et les infumnies annonçe dans son numéro de vendredi que S.E.ie gouverneur en chef u Été pendu en cfligie dans le marché du village Debartzeh, sncreredi dernier.Ce qu\u2019id ya de bien honorable tour nous c\u2019est que Veffigic du représentant royal était recouverte de copies du Populaire Nous cspéron- que si jamais le docteur O\u2019Callazhan éprouve le méme sort en réalité, notre sœur la Minerve lui rendra le même offices il est juste que qui se ressemli: s'assemble «1 c'est à la jin qu\u2019on connait les œuvres.La Ganne Rovarr\u2014Le Vendicator Gs6 annonetr au public, sans craindre de fuirs rire à ses dépens ct à ceux de son chef, que Pupineuu fut reçu d.- manche soir, dans le village de l\u2019Acadie, par uno compagnte de petits garçons, habillés en uniforme ct dressés eu ordre militaire avec des pelils sabres au côté.Si cela pouvuit être vrai, ne scrai'-il pus démontré que linfluence du grand homme tombe eu enfance Ce pauvre docteur O'Callazhan, qui comme jadis Jacques 11, ne peut voir la Inme d\u2019une épéo sans frissonner, s\u2019ituagine voir partout des solduts armés.Il aura pris les canifs de quelques gamins pour des sabres.TA GENERATION QUI S'ELEVE.\u2014II porcit que la génération actuelle, nor.- ebstant la plume belliqueuse du Docteur O'Callughan, we compte plus sur sor courage pour mettre Mr.Papineau sur le trône.Lo grand hommg, comme les anciens tmaires du l\u2019ulais, se contente maintenant de préparer les vuies du trône à son illustre rejeton Araédée.On on: parle plus que do la génération qui s\u2019é- leve, on ne signale plus que les dispositions guerricres de marinots auxquels on torderait facilement te nez.le Docteur ne rève plus qu\u2019une urméo de polits garçons pour coopérer au mouvement, dans une dizaine d\u2019unnées.Il nous donne comme un Nit veaivinent remarquable en petit moulard des \u2018Fanncries des Holands, qui pendant que les députés du comité permanent organisaient un soi-disant comité do surveillance dans cette paroisse, vint en avant et demanda qu\u2019on écrivit son nom sur la liste, ct qui sur le refus de le prendre, comme étant trop jeune s'écrins \u2018* Je suis aussi brave qu\u2019un homme.Je puis charger ct tirer un fusil el moi je veux être enrolé.\u201d\u201d Nous nous étonnons quo co héros inberbe n\u2019ait pus Élé couché sur ln lists et créé tnembre du comité central permanent, il n\u2019eul pas deshonoré la bande pour ta parolo cl il eut été digne de devenir Aide de Camps du prince royal co perspective.IroscrirrioN :\u2014Lorsque nous avons annoncd 4 nos lecleurs la proscription de JACQUES VIGER, écuyer, ancien snuire de Montréal, qui devait être décrôté pur widre du Sylla canadien, dans Jo sein ds son sénat lillhiputien, on à cru que nous voulions faire une plaisanterie et charger Mr.l\u2019apineau d\u2019une mauvaise action de plus.Le grand home lui-même à hésité sur l\u2019effet ds notre révélation précoce ct a ordunné à son journal officiel de suspendre l'ukaso déjà libellé.La gazeite royale de Mr.Papineau vient enfin de publier la fameuse sentence avce l\u2019acte d\u2019aceusation duns les termes suivants : «Me.Jacques YIGER, que les citoyens de cette villo ont deux fois élevé n la dignité de maire, a, en retour pour cette marque de confiance, té dernièrement res actif à s\u2019cfforcer d'étouffer l'expretsion de Vopinion publique dent cette ville ct duns ss environs contre l'atrocité da Gosronb ct do Russel.\u2018Près heureusement cependant Pesprit public da peuple a 6té plus fort que Pinfluence de Mr.Jacques Yiger, ctil a réussi seulement à montrer ses propres tergiversations ct son manque de principe.Nous mentionnons ectte ciroons- tance aujourdhui, pour mettre purement Jes réformateurs sur leurs gurles coutre les sinistres tentatives de NIr, Jacques Viger pour appuyer une odminie- tration dont quelque chose que Mr.Vigur puisse personnellement espérer, le peuple n\u2019a rien à esvérer, quo Pinsulte, [a dégradation et le roi.\u201d Amsi done voici Mir.Jacqurs VroEn bien ct duement necusé, atteint \u20ac couvaineu du forfait Lorribie de haute trahison contre gon souverain scigneur c* tnsitre, Louis Joscess PAriNEAU ler, autocrale eu Canada.Lo Mandrin du jour trouve fort mal qu\u2019on désappronve Ja contrebande, la réhellion ot tour les budinages qu'il médite.En lisant cette infâme déclaration; nous n\u2019uvons pu faire «utremient que de nus reporter à ces temps de déssiations où les monstres qui sc prétendaient des interprêtes du peuple français, dénonçaient à leurs concitoyens «L cnvuyaient ensuite à l\u2019échoffaud les ho:omes qui leur avaient été d'un secours pécuninire, qui lour avaient 5énércuement ouvert leur bourse afin de s'acquitter envers eux du poids honteux de la reconnaissance et surtout d'un désagréable remboursement.Si nous ne ceyons pas confondre: Mr, Papineau avec ces détestables calculateurs du ;.rix que peut leur rapporter chaque goutte du rang hutuain.ce sers à !n condision quo Mr.l'apineau aura réglé tous ses comptes avec Mr.Jacques Vizer, avant de tracer cet arrêt ce proseription.Nous ne présumons point qu'il l'ait fait el nous dirons quo celui qui cherche à perdre un parent, un awi, un bicnlalteur, cst un monstro qu'ii aurait fallu étouffer en naissant.Son Excellence sir John Colborne, ct sa famille ont quitté Québec le 21 courant, pour retourner & Sorel.cù ils doivent passer la belle suison, Sir John tiendra cependant à Montréal durunt le cours deflété, pour y passer en revue la garnison de cette vilic.I.\u2019honorable George Moffatt, ct sa famille, sont passagers sur le Cœur de Lion, partant de Québec.On dit qu\u2019ils voyagent eur lo continent, et qu\u2019ilà seront abscats penduni Une GÙ CEUX ANNÉCE, John Fraser, écuyer, ancien Prévot d'Inverness, (Ecosse,) à été nommé commissaire cn chef de la compagnie des terres Go \"Amérique du Need, duns les Canadas.§. mms ELECTIEM 1U CONTE DE STORMONT.\u2014Des Voyageurs qui quitterent Corus sil sacedi desnicr OU Matin, nous is forment que Mr, Melran, le cundi- dai conservatif, avail 41 voix ou dessus de son adversaire luraqu®ils quitterent ve heu.La loi pour les élections du Haut-Canodu, lünitantle temps pour donner les voix 4 Une semaine, l\u2019élection d\u2019un meuibre pour le Comté de Stor- 1nOUt sera conséquemment Leriminée satnedi prochain svant-widi.On considé- sal comme certain le retour de Mr.Mclean, INPORTATION ET EXPORTATION :\u2014II résulte de l\u2019état officiel, Courni par tes ufficicre des douanes à St, Jean, que £6Y,%%1 sterling Cureut importés en C'ansds duront les trois mois finissant ie 5 courant, et que £1474 14 0 sterling Varent exportés durant la même période.Cela prouve qu\u2019il est entré dans le pays beaucoup d'ergeut dur, el qu'il en est sorti tres peus l'opération faite pour lo paiement des troupes en est la principale cause.Nous gagerions que walgré ln huine des agitateors pour Pimportation, celle 1a ne laisserait pus de leur otre agréable s'ils pouvaient y mettre la anain, DESTULCTEUR DE COUVENT :\u2014Johm B.Duzzel, qui fut accusé et jugé, il ÿ à deux aus et deini, pour avoir coupéré à la destruction du couvent des Uraulines à Boston, et qui fut acquitté de ce fail, est mort dernicrement.A son tit de mortil sc confessa «L avoua qu'il avait été l\u2019un de ceux qui mirent le leu au couvent.THEATRE (\u2014C'est eo soir que se donnera la représentation au bénéfice de MM, Coney ct Blanchard; ¢\u2019est aussi lu derniere (vis que nos concitoyens pourrunt jutiir du spectacle intéressant des célobres chiens d nt l'intelligence seinble presque surnatarelle, et des tours d'agelité vraiment extraordinaires de Mr.Blanchard.Le théâtre Ini-même sera bientôt fermé a public ; nous ne dontons done point qu\u2019il t'y uit foule, et que se (trouveront heureux ceux qui pourront être admis.Vendredi «t samedi, daus la nuit, des voleurs se sont introduits chez MAS.itegly, M'Gowan et cie.ct en ont enlevé une grande quantité de sucre blane.Un « réusi à arrêter deux individus dont Pur n décluré où ils uvaient placé le sucre.Îls l'avaient vendu à bas prix à certains individus qui auront à en tépondre.Dans la nuit de samedi & dimanche, Mr.J.°.M'Donald fut réveillé par le bruit que fesaiont quelques personnes à sa porte, au coin des rues St Eloi et st Paul.[leur ordonna de s'éloigner, ce qu\u2019elles refusérent de faire.Ayant raison de croire qu'elles voulaient chlfoncer son magasin, il tira son Cusil et blesaa un homme, qui a été transporté à lhôpital.Ou dit que la blessure, quoique grave, n\u2019est pas dangcreuse.d'lusicurs personnes dunient au blessé le meilleur caractère, Saumnedi soir,la réquisilion pour la Grande Assemblée de Québec, fixée au 31, tait revôtue do 1211 nignatures.Les noms doivent être publiés aujourd\u2019hui.Le Mercury dit qu\u2019on a\u2019uttenlait à recevoir environ HOU autres signatures.ia Gazelle de Québec ct te Canadien putilient tes affidavits de Léon Morin «t Louis Fournier, qui ont été traités d\u2019une manicre si indigne par le docteur 1.Tnché et autres, à St.Thom ie, lors de la farce agitatise de Mr.Pupinenu.Le cris de Morin était d\u2019avoir erié : * Hourra pour le Roi Anglais.Nous ons toujours bien vécu nt noue visrons toujours bien, \u201d* Ce fut pour cette lene que les agitateurs leur firent rebrouseer chetnin pour faire atuende ho- anorable.* Les journaux de Québee aunvacent La mise en vente de Vouvrage de Mr.F.M.Angers, intitulé + Les Itévélations du Crime, ou Cambray et ses Comblicos.Québec, 22 Juillet.16,459 20,216 Yuigrants arrivés celle année, - - - Do.do.Van dernier, - - - - Différence en faveur de 1836, 3,787.La vaisseau de guerre de 130 cannous de 32, en construction depuis 20 uns, à èle lancé à lhiladolphie le 19.M s'appelle In Pennsylvania, et passe pour le vlus grand vaisseau do guerre qui existe.Cent mille spectateurs ussistuient à 11 lance.NU3 VOISINS ONT LES VEUX SUR NOUs.Nous avons de la peine à comprendre co que veulent les asitateurs du Cuuada sous Pupineau, Nous ne voyons pas ce qu\u2019ils veulent se procurer, si ce n'est l'indépeitiauer -chiaw impraticablo, situds comme ils sont, ct qu'ils ne duivent pas désirer quand clle serait praticable.Ls sont cependant assez auducieux, et le fait qu\u2019on leur permet de faire de telles extravagances, sans l'intervention du gouvernement fournit une preuve évidente qu'ils jouissent l'autant de liberté qu'ils en peaveut raisonnablement désirer.Le gouvernement a été extrêmement indulgent à leur Égurd 5 mais quelques signes nous portent & croirs que sou fonds de paticuce est presque épuisé.Si le parti Papineau s'atteud acerétement à recevoir de l\u2019aide des Etats-Unis, il seru trompe dans son attente.Car, outre que sous tous les rapports il est de notre intérêt do vivre en paix avec la Grande-Bretagne, notre territoire est déjà trop étendu, et notre population assez variée.Nous ne ferous point de croisade came propagatenrs de lu liberté, surtout lorsque nous savons que les parties tui prétendent être opprimées, sont déjà libres.\u2014Journal of Commerce, 17 rajlicd.\u2014_\u2014 a = onan La Ropublique Argentine vient de déclarer 1a guerre à celle du Pérou.*,> L'écrit siqué G, en réponse À ceux de GURNKE, nous est parvenu Lr op «rl pour ce numéro.PORT DE MONTREAL.ARRIVAGHE.\u2014 Juillet.Barque Ocean Queen, Carr, de Dantzic, bled, pour Dempster et Rodger.21 Juillet.Brick Amity, Roy, de Glasgow, pour P.McGill & Cie., cargai- oy gundrale, \u2014\u2014 NAISSANCE, En cette ville, la auit derniere, la Dame de Tancrede Bouthillier, Ecr., a mis An monde un fits, MARIAGES.En cette ville, mardi dernier, au matin, par le révérend Mr.Fay, Me.Godiroy Payfer à Mile.Marie Louise Dufresne, tous deux de cette ville.DECES.Au Sault Ste.Marie (Michizan), le 5 juillet, âgée de 47 ans 6 mois, Maric Sophie Routier, native de St.Domingue, épouse de Gabriel Franchère, Ecr., ciddevaut de Montréal.ANNONCES.E Soussigné a TRANSPORTE\u2019 son BUREAU dans la partie du magasin occupé par Mr.ANDREW DOYLE, vis-à-vis celui de Vhionorable PETER Gir.JAMES M\u2018GOWAN.151-Montréal, 24 juillet, 1837.ing\u20146 RIOUYELLEMENT RECUS ET A VENDRE :\u2014 { PORTER DE LONDRES supérieur ct ALE de LEITH cn caisses de trois et de quatre douzaines chaque.\u2014AUSSI,\u2014 PRUNES de BORDEAU impérisles en petites boëtes de 25 litres chaque.C.FARQUITAR Er Cie.153-Montréal.24 juillet, 1837.m6 B.MAILLOU, MEUBLIER, MENUISIER ET ENTREPRENEUR, RESENTE ses sincères remercicmens à ses amis et patrons pour l'encou- couragement libéral qu\u2019il en a jusqu\u2019à présent reçu, et les informe qu\u2019il continue ses ouvrages comme ci-devant, et soilicite la continuation de leur pa- ronnage.T3\" Ses prix seront tris-modérés.Rve ST.NicOLAS, ?s4-Mentréal, 1-1 juillet, 183Ÿ.$ LE POPULAIRE.THEATRE ROYAL.TROIS NOUVEAUX DRAMES, BOUR LE BENEFICE DE CONEY ET Mn.BLANCIIARD, DERNIERE SOIREE DES CHIENS.CE SOIR, (LUNDI,) 24 JUILLET, 1837, Sera représentée une f'ièce nouvelle et populaire, avec les Scènes, Musique, Mabillemens ete, convenables, intitulée :\u2014 THE GRATEFUL LION.Dans cette piece le sagacieux CurEs lIECTOR, paraîtra dans le rôle du Lion, couvert d\u2019une peuu de cut animal expresséinent adoptée pour l\u2019occasion, Mn.Ensuite une Farce en Un Acte sous le titre de LO STUDIO, on RAPHAEL LS DREAM.Ou terminera par (la première fois), la Pantomine Sério-\u20acomique do DON JUAN OR THE LIBERTINE DESTROYED.\u201c0 Par la permission du Major WINGFIELD, la BANDE du 32¢ régiment, ussis- tera en cette occasion.Les portes seront ouvertes à SEPT heures un quart, et la toile se lèvers pré- cisement à HUIT heures un quart.l\u2019oint d'admission derrière les Scènes pour aucune raison quelconque.On peut se procurer tous les jours des billets et des places au Bureau des Loges, entre fes heures de Dix et Deux et Quutre à Cinq.Loges 3s.; parterre 24.6d.5 gulleries 1s, 3d, DIRECTRUR\u2014MR.WALLACE.152-Moutréal, 21 juillet, 1837.b-16 AMES CONNELL ct Cie.ont TRANSPORTE* leur MAGASIN DE @F DETAIL dans les billisses appartenant & C.S.Rover, écuyer, No.85, tue Notre-BDume, ci-devant occupées par Mr.JoHN O.BROWN, encanteur.150-Montréal, 21 juillet, 1837, m-16 ASSEMBLEE PUBLIQUE AUX TROIS-RIVIERES.i ES Soussigués imitent leurs concitoyens de la Paroisse de la ville des _4 Trois-Rivicres, a s\u2019assembler en in dite ville, sur le MARCHE A Fois, MARDI, le vingt-cing juillet courant & DIX heures du matin, pour prendre en considération: lv.lo dernier vote de in Chambre d\u2019Assemblée sur la question des subsides.20.Padresse de lu dite Chambre d\u2019Assemblée par laquelle elle à déclaré qu\u2019elle ne procéderait pas à l\u2019expédition des affaires tunt que le Conseil Législalif ne serait pas rendu électif.30.les résolutions pussées par les deux dernières branches de lu Législature Impériale relativement au paiement des dépenses de notre Gouvernement Civil, et do.enfin, les résolutions passées dans des nssemblées tenues en différents endruits de cette Province.La discussion seru libre et chacuu pourra y émettre son opinion.Les Soussignés se trouvent (orcés de demander cette Assemblée, vù que l\u2019adresse de convocation d\u2019une ussemblée de notre Comté de St.Maurice, qui a paru dans In Minerve du 17 du courant, ne couvre que les personnes des mièmes sentimens politiques, et empêche, par ce moyen, l\u2019expression libre de l\u2019opinion de chuque individu, de manière à ne pas pouvoir connaître l\u2019opinion publique du Cuiuté dans lequel cst comprise In paroisse de la ville des Trois-ltivières.\u2018Trois-Rivières, 20 juillet, 1837.J.13.Nivervilte, 11.I.Hughes, George Stobbs, Jacques Bureau, J.B.Pothier, A.Beaulieu, Pierre Devos, François Routier, tewry G.Fearon, David Dean, B.I.Wagner, ti.J.Laukerhoff, I.Rocheleau, James Burus, A.Paneton, Noel Pratte, Ant.Benoit, P.B.Dumoulin, P.Desfossés, Gi.Badeau, FE.Vezina, John Pratte, Gustavus Gerse, George M Ewen, George Lancaster, Louis Leclair, A.Poletle, J.B.Saugin, Joseph Giroux, Maurice Ryan, Louis Rousseau, John Whiteforde, Henry Lor, Louis Godin, Edward Godin, Michel Fisette, Pierre Robitaille, David Larivière, Lewis Rynn, Leonard Ostrom.VENTE A L\u2019ENCAN.UNDI, lo 31 jour du présent mois de Juillet, scrunt venducs, au Moulin à Vent de la Seigneurie de la Prairie, à DIX heures avant Midi, deux puires de MEULES À FARINE, pour argeut comptant.Signé E.HENRY, Agentmq-43 137-La Prairie, 12 juillet, 1837.EDUCATION.N R.Pue.MURCIANI D'ALBINE, à l'honneur d\u2019annencer au public VIE qu'il A l'intention d\u2019ouvrir une CLASSE FRANCAISE, rue St.Churles Borromée, No.27, daus laquelle scront enseignés les principes les plus approuvés de la langue française.Les heures de Leçons, scront conunc suit :\u2014 1ère.Section, de Neuf à Midi, 2em.do de Deux heures à Cinq, en été.Les prix seront modérés ct la plus grande ponctualité observée.1-18-Montréal, 21 juillet, 1837.M.J.45, ENRY HUGHES, No.4 de la première compagnie du Régiment des Royaux, désire appeler l\u2019attention du public et l\u2019informe qu\u2019il a en ea possession un REMEDE infaillible pour la MORSURE d\u2019un CHIEN ENRAGE.Le remède a été administré avec de grands succès dans différentes parties de Europe, ct a Québee au fils de Mad.Sinclair, Roe St.Michel, No.10, Faubourg St.Louis, qui fut mordu en Décembre dernier, mais qui est maintenant eu parfaite santé.\u2018Toute personne qui pourra être mordue ou qui sera en danger d\u2019Hydroplobie, obtiendra cette Médecine en faisant application à HENRY HUGHES, (toutes lettres devant être tranches de port) avec une direction simple pour son usage.Tout vendeur de médecine où personne professant dans aucune partie de ce continent, puurra obtenir des particularités, en s'adressant comme ci-dessur.N.B.\u2014L\u2019ägo de la personne doit être envoyé correctement.mj-45 1-16-Montréal, 21 juillet, 1837.A LOUER.\u2014Une RESIDENCE comfortable, dans la rue St.An- £R toine, vis-à-vis Jacob De Witt, écuyer : convenable pour une famille respectable.la maison a Été reparée récemment, peinte, et garnie de persicnnes et de doubles chassis de croisées.Possession en sera donnée immédiatement.S\u2019adresser à C.CARLTON Et Cie.Rue St.Paul.145-Montréal, 19 juillet, 1837.mq~14 AVIS.OUTES personnes cndettées envers la ci-devant Société de A.L.& J.MACNIDER, sont requises de regler leurs comptes sons délai, autrement ils zcront mis entre les mains de leurs Avocats pour la collection.ADAM L.MACNIDER, JOHN MACNIDER.130-Montréal, 10 juillet, 1837.mux-410 Cy > MODES FASHIONABLES, Kec.A VENDRE PRESENTEMENT AU MAGASIN DFE MODES DES DLLES.LOCIHEAD, Rue St.Joscph.{OMPRENANT Chapeaux de gout, Voiles, Collets, Frilles, Bonnet Shalles, Mouchoirs de l\u2019oches, Lacets, Rubans, Gros de Naples, Satins.Ke.&u.toutes chuses qui doivent être vendues immédiatement et sans réserve, Toutes personnes endettées envers l'établissement ci-dessus sont requises de faire leurs paiemens-immédiats aux DLLEs.LOCHEAD, 13\"Ou continuera comme ci-devant les MODES er les UABILLEMENS 133-Montréal, 12 juillet, 1837.mz-41 | y\" Di, 139-Montréal, 17 juillet.1837.Un escompte À VENDRE.1300 dans la BANQUE DU PEUPLE.A libéral sera fuit sur le montant des £500 déjà payés.£70 restent à payer à la première demande.S\u2019udresser au soussigné, ALEXIS BENOIT.16 j-26 PORTO, cn pipes, tonnes et quarts de tonneau, en vente par JAMES DOUGALL, Rue des Commissaires, mng\u201412 \u2014\u2014 76-Montréul, 7 juin, 1837 LOUER et possession donnée immédiatement, UNE MAISON en bois à un étage, située sur la Rue St.Dominique, vis-à-vis la propriété de Mr.SCOTT, père.Il y a une belle Cave, grande Cour et Batiment.Pour les conditions s\u2019udresser à Mr.FRANCOIS M.CHEVALIER DE LOR).MIER, Père, Faubourg St.Antoine, Grande Rue.1-4{-Montréal, 19 juillet, 1837.mj-44 \u2014\u2014 L'ALLIANCE.SSURANCE BRITANNIQUE ET ETRANGERE SUR LA VIE ET CONTeE TA LEFEU, COMPAGNIE DE LONDRES, CAPITAL CINQ MILLIONS STERLING.ASSURANCE CONTRE LES ACCIDENTS DE FEU.ASSURANCE SUR LA VIE.Par la dite Compagnic, au bureau du soussigné, Agent à Montréul, C.TAIT t-Montréal, 10 avril, 1837 m h-1 12 PO A VENDRE.BARILS de Lard Prime Mess, Prime et Cargo, 1080 do de Fleur fine et fraiche du Haut-Canadu, 5U0 do Fleur de Hambourg, 1000 caisses de Twankay, Gunpowder, Congou et autres Thés, 100 tonnes de Sucre blanc, ct pain, 500 sacs de Sucre de St.Maurice, 10 tonnes de lu meilleur poudre à tirer patentée, 100 hboëles de Bleu de Prusse, Avec leur ussortiment ordinaire étendu de MARCHANDISES SÈCHES ct autres EPICERIES.PETER M\u2018GILT, K Cie.132-Montréal, 12 juillet, 1937.tng-4l AVIS.I Soussigné, a établi un Office d\u2019ECRIVAIN PUBLIC, dans la maison de Mr.Quintul, No, 51 Rue Sanguinet, Faubourg St.Louis.Toutes les personnes qui auront des lettres ti écrire, à (aire des reçus ou obligations sous seing privé, uctes à copier, livres de comptes à régler; pourront s\u2019adresser à lui en toute confinnee.Son office sera ouvert tous les jours depuis Neu! heures du matin jusqu\u2019à Midi.Depuis Deux heures après-midi jusqu\u2019à Cinq heures du soir, il offre de se transporter dans les maisons de commerce, où il sera appelé, pour régler les comptes des livres qui ne pourront être transportés à son oflice.A Sept heures du soir jusqu\u2019à Neuf heures, il donnera chez lui des leçons de caleul, ct enscignera la tenue des livres de commerce en partio simple et double, aux jeunes gens qui Phonorcront de leur confiance.la munière sim ple doit il fait «sage, ct un peu de disposition de l\u2019Ecolier peut mettre ce dernier en trois mois duns le cas de s\u2019utiliser avec avantage dans cette partie, Sa bonne conduite, sa grande tempérance, ct les soins qu\u2019il apporters aux ouvrages qui lui seront confiés, lui méritcront, il espère, encouragement dont voudra bien l\u2019honorer le public (qu\u2019il sollicite respectucusement) duquel il s rendra digne.J.PECH.123-Montréal, 10 juillet, 1837.ms-40 AVISA LAURIE et Cie.ont l\u2019honneur d'informer le public, qu\u2019ils TRANS- M e PORTENT actuellement leur MAGASIN dans les batisscs de WATTS, Place d\u2019Armes.106\u2014Montréal, 26 juin, 1837.A LOUER,\u2014Une MAISON DE PIERRE, avec giunde Cour et belles dépendances, sur ln rue des Fuftilicalions, entre la maison de Mr.Ross et celle coeupée parle Dr.Sewell.S\u2019adresser à Mr.Bender, uvocat.\u20145 Juilletm.s.\u20143.BANQUE DE MONTREAL.| DM conformité de l'opinion exprimée pur leurs concitoyens qui leur a été transmise dans certaines résolutions, UNANIMEMENT ADOPTERS à une ASSEMBLEE GENERALE, tenue hier par tes habitans de cette ville.à Peffet de prendre en considération les difficultés existantes dans les fonds publics.Les DIRECTEURS, confiant, comme ils doivent l\u2019être, dans la solidité de leur INSTITUTION, viennent en avant, avce beaucoup de répugnance, pour annoncer L\u2019ASSENTIMENT donné par le COMITE d'accéder à lu requête exprimée duns ces résolutions de SUSPENDRE, POUR LE MOMENT, les payements en ESPÈCES ; ct en fesant ainsi, ils attendent du public cette confiance ct cet appui que les circonstances réclament.Les billets de ln Bungue du Peuple, et de la Banque de la Cité, seront reçus cn payeimnents ct en dépols, comme auparavant.Par ordre du Comité BENJAMIN HOLMES, Cuaissier.43-Montrénl, le 17 mui.1837.in j-17 AVIS DE BANQUE.ES personnes ct sociétés faisant des ufluires avcc In BANQUE PL MONTREAL, sont notifiées, par les présentes, que les PROGU- RATIONS, d'après lesquels leurs AGENTS RESPECTIFS agissent sc- tucllement, doivent être renouvellés, le ou après le pre ier de JUIN prochain.Des formes de Blancs seront fournics en faisant application à la Banque.BENJAMIN HOLMES, Caissicr in c- 53-Montréal, 20 mai, 1837.E Soussigné a l\u2019honneur d'informer ses amis et le public, qu\u2019il a TRANSPORTE\u2019 SON MAGASIN, de sa première demeure, à celui formant le coin des rues St.PAUL ct St.JosErH, vis-d-vis MM.M\u2018GILL ut cie.devant occupé par J.NEWBALD, droguiste, où il offre en vente, à bas prix, pour argent comptant, un assortiment très étendu de MARCHANDISES d: BERMINGHAM ct dc SHEFFIELD.A.DOYLE.64-Montréal, 26 mai, 1837.ms-21 CITE\u2019 DE MONTREAL.Burcau du Trésorier des Chemins, ?Palais de Justice, Montréal, 19 juin, 1837.§ | E soussigné, trésorier des Chemins de cette Cité, donne, par le presén'.avis publie, que les livres de cotisations, pour la présente année, sont maintenant en sa possession.Foutes personnes, propriétaires, locataires ou occupant.de maisons ou emplacements ou celles qui sont sujettes à payer des taxes parc: qu\u2019elles gardent des Chevaux, et toutes personnes depuis l\u2019âge de 21 à 60 ans qui se disposent d\u2019acquitter leur composition personnelle sont maintenant re: quises de lui payer telles taxes ou droits respcetils sur les dits livres de cotisation, de ce jour au premier d\u2019xout prochain, à son Bureau, au Palais de Justiceoù il sera constamment tous les jours de NEUF heures A.M.jusqu\u2019à CINQ heures, P.M.P.AUGER.Trésorier des Cheminsve.5,\u201433.101 "]
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