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Titre :
Le Nord
Publié à Saint-Jérôme, Le Nord reflétait l'attachement de ses propriétaires à l'Église catholique et au Parti conservateur.
Contenu spécifique :
jeudi 31 mars 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Nord, 1892-03-31, Collections de BAnQ.

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[" VUATORZID£E ANNED La CONPAONNE CINPROEBAUE sv WORD No 4 FRUILLETON DIX ANNEES DE TORTURE ou LES CUNPRYGIONS DE GUTTEN À HUN LIT DE MORT.= Je ne veux pas que vous mou- ries, au moins pour quelque temps encore repris-je, en continuant toujours de prendre mes mesures.Je ne veux pas que vous mouries jus qu'à je que j'aie fini avec vous.\u2014 Jacques, je vous en supylle, laisses moi Bnir loin de vous Jà où Vous ne me verrez jamais piue ; oh ! jo vous on supplie, n\u2019écria-t-elle en se jetant A genous devant moi et en joignant les mains (j'avais détaché ses liens).= Jamais je ne souffiersi mot a Ame qui vive de ce qui s\u2019est pamé entre nous juatnaie, je vous le jure solennellement devant Dieu ! Vous n\u2019aves besoin de rien me donner, pas un sou ; je laisserais même le- vêtements que vous :n'aves slonués ! et tout l'argent que je possède.Laisses moi seulement partir d'ici, je je n'ai maintenant d'autre ami sur cette terre que Dieu ! \u2014 Ah ! mon père, suupirs Sutten, en disant cels, oi le démon lui-mé- me n'avait enchainé mon cœur et mon âme en son pouvoir, je n'au- rails jamais pu résis:er au regard Qui accompargas ces paroles de Marihe, ni au ton de es voix quand la pauvre femme prononça ces mols: \u201cje n'ai maintenant d'autre ami sur cette terre que Dien.\u201d Mais ni les regarde suppliants de ce visage pâle et weurtri, ni ses accents déchirants ne produisirent d'autre effet sur moi que d'aiguirer davantage ma rage, et d'augmenter cette soif insatiable que j'éprouvais de la torturer encore et encore.Je pousssi un blasphème que je n'ose répéter, inon père, et la repousrant avec violence sur le plancher, je m'écriai avec frénésie : \u2014 Vous laisser partir, n'est-ce pas?vous renvoyer loin de moi pour ne plus vous voir! Me priver sinel du seul plaisir de ma viel Oh! non, mille fois non ! Pourquoi vous ai-je épousée si cn n\u2019est pour vous torturer jusqu'à la mort?Pourquoi ai-je fait tant de Jépenses, ai ce n'est pour avoir tons mes arrangements parfaits?Non, non ; vous êtes condamnée à jamais.Voyes-vous cette chambre, vous n\u2019en sortires jamais ; soyes-en convaincue.F'abhorre toute votre hyporerite Chrétienté! \u2014 Hélan! Jacques, ayez pitié de mol! répéta-telle en suppliant.\u2014 Pitié! Fes de pitié, reprisje : ma résolution eat prise : il faut que vous souffries! Ah ! Ah! continuai- Je en ricanant, 11 faut que vous deveniez martyr.Je ferai une nouvelle édition du livre des Martyrs par Fox et vous immortailserni ainsi en fesant passer votre nom à la postérité! Quand j'eus fini cette tirade, Marthe me regarda fxément pondant un moment; puis, d'une voix dont les accents pleins d'une sain- tolé aurnaturelle vibrent dans ce moment dans mes oreilles, elle me dit d'en ton solennel : \u2014 Juoques Button, je ne suis qu'une femme pauvre, faible, sans EMPARONS-NOUS DU ami en ce monde; vous êtes un homme fort, riche et entourée d'a mis; maisily à un Ktre qui ne w'abandonnera pas dans mon heure d'épreuve.Béni solt son Saint Nom! Il ne detourner a pas de moi sa face.Tout ce que je puis fuire, c'est de me soumettre à vos toriures si voys êtes asses méchant pour me les appliquer.Vous pouves briser et détruire mon corps fragile, mais mon auf est au-delà de votre stieinte.Mon esprit, une fois dégagé de ce limon, monters vers le Ciel, Je l'espère, et y trouvera le repos éternel.Alors elle so jeta À genoux, et, levant les mains vers ce ciel, elle murmurs : \u2014 O mon père, qui êtes aox cieux, #\u2019il faut que je boire cette coupe, donnez-moi, je vous prie humble tent, la force nécesssire pour supporter l'épreuve.Mais que votre volonté soit faite et non la mienne.Avec un horrible blasphdme, jo laissai ma victime et allant en bas jo me procaral du charbon de bois ; puis je fis du feu dans un fourneau portatif et commençal sur le champ à fabriquer le casque-baillon.Comme j'étais triq adroit dans ce genre de travail, jo réussis parfaitement dans mon entreprise, et après un jour de labeur, j'uchevai l'instrument de lorture.J'atiendis à peine que le casque fut tout-à-tait refroidi, et je courus à la cage de ma fetuine pour Je lui essayer.Afin de ; l'empêcher des'échnpper, je fermai la porte après moi.\u2014 Voici, lui dis je avec un sourire diabolique sur le vissge, voici votre chapeau neuf ; il est tout uni, msis durers longtemps.Mettesvous cela et voyons comment cels vous vu.Marthe se recula d'effroi, et \u2019affais-ant encore une fois dans son coin A la vue de Vhorrible instrument, elle me supplis d'avoir pitié d'elle, Mais il n\u2019y avait pas de pitié danse mon cœur Je la esisis par le cou ; et l\u2019entrainant au milieu de la cage, je la retins avec force entre mes genoux.Dans cette position, j'a-surai le casque sur sa tête, puis je ramenai ensemble les pièces volantes au moyeu de l'écrou auquel je donnai un tour.L'agonie qu'elle souffrit en ce moment dut être terrible, car tout son corps tressaillit, ses yeux perdirent tout éclat, son vieage devint d\u2019une pa leur mortelle, la sueur sortit de tous sas pores ot lle fit enteudre les gémissements les plus horribles.Je pris ma montre, et, pendant dix minutes, je surveillai atientive- ment ma vietime, avec Is férocité du tigre.Kile se trains eur ses genoux vers mul, se tordant les mains et we montrant la casque comme pour me supplier de l'eu délivrer.Au bout des dix minutes, voyant qu'elle allait s'évanouir oi je ne Ia délivrais promptement.je relichal l\u2019écrou, et lui ôtai le casque.Tout ce qu'elle put dire alors, ce fut : \u2014 Hélas ! Hélas ! \u2014 Puis elle v'affais:a sur le plancher dans son coin, et se cachant le visage entre ses mains, elle fondit on larmes, pendant que je restais- 1a, deboul, tiatst cutaie un démon du supplice mental ot corporel qu'elle devait souffrir.Kotin elle releva ln téle wt me dit de Pair Je plus pitoyable : \u2014 De grâce, Jacques, donnes-mol un pes d'eau fraiche, rien qu'une goutte d'eau.\u2014 Certainement, lui dis-je; et, voriant de la cage, je lui apportai un verre d'eau.Kile but jusqu'à ls derniére goutte d'un seul coup; pa 6 sure avoir examiné une pous yaière blanche qui s'était déposée au fond du verre, elle me regards A \u2018v, N ORD SOL.ST-JEROME, 81 MARS 1892 comme pour m'interroger.Je partis d'un éclat de rire et m\u2019écriai : \u2014 Kh | blen ; qu'aves-vous à me regarder ainsi ?Ceci, co n'est que de la Btrychnine\u2014 Alors, mille fois merci.dit-elle car maintenant je serai bientôt hors de votre atteinte pour toujours.J'éclatal de rire : \u2014 Ah ! Ah ! lui dis-je.gardes vos remerciments pour quelque chose de wieux : ce n'est point de la strychnine ; mais une drogue qui ne vous causera des souffrances sans danger.\u2014 Jacques! Jacques! j'espère que Dieu vous pardonners cette cruauté étudiée envers moi.Assurément il faut que vous soyez sous l\u2019influence de quelque démon, pour me torturer ainsi, mol qui ne vous la jamais fait aucun mal.\u2014 Bah! répondis-je ironiquement, le Diable lui-même et moi nous sommes les meilleurs amis, es il prend toujours le plus grand soin de moi.Ic, le moribond fut de nouveau saisi d'une (aiblease terrible ; au fait as fn approchait rapidement.P\u2019un air de désespoir il demanda à l'évêque le flocon de médecine ; et le saisisant entre ses mains trem- blautes, il en but d'un seul trait, tout le contenu, et demeurs quelques instants parfaitement tranquil\u201d le, excepté ce méme mouvement dont nous avons déjà parlà.Finissons-en, Monseigneur, dit il, aprés avoir repris wes forces : il me reste peu de ternps ; il est dur de mourir ; quand l\u2019efiet de cette der nière potion sera parsé, ma fin sera proche.Je crains de ne point vivre asses longtemps pour vous dire tout et encore moins pour prier Dieu de me pardonner ; mais non ; il faut que j'emploie plutôt tout mon teinps à rendre justice qu'à implorer mon pardon.Avant de recommencer, il faut que je vous dise que dans le vieux bureau qui ce trouve à droit derrière celte oloison de couvertures, ilya un manuscrit qui vous apprendra tout ce que je ne puis vous dire.Après ma mort, vous n'aurez que juste soixante minutes pour examiner tout ce que contient cette chambre.Il v'y a rien de quelque intérêt dans toute la maison, que cette chambre, et apris le temps sue je viens de nommer, tout le bâtiment, de ls cave au grenier, ne sera qu'une masse de flammes.J'ai tout arrangé, de façon qu'il n'y à pas de pouvoir au monde qui puisse empécher l\u2018\u2019incendie d'éclater.Ainel, après avoir tout vu sans toucher à rien, excepté le manus orit que vous emporieres avec vous, prenez Mme Dirick avec vous, et laisses ia maison.Maintenant je vais continuer.Après avoir bu l'eau ma pauvre femme fut prise de convulsions atroces et de terribles douleurs à l'estomac ; elle se tordait Jes bras, ne roulant sur le plancher avec des gémissements et des cris déchirants.\u2014 Trdve de vos cris, hurlaisje, en saisiesant le casque-baillon d\u2019une façon menaçanie, plus de vos chants d\u2019Egliso ct de psaumes, où je vous coiffe de nouveau de votre bonnet de nuit de fer.Martha leva lea yeux vers moi comme pour me dire qu\u2019elle allait m'ubélr et ne plus crise; on effet, elle ne poussa que de sourds gémis- rements.Un moment après, je re fermai avec soin la porte de la cage, et après lui avoir fait une dernière mensce de lui remettre le baillon si elle fatrait du brait, je sortie et descendia dans ma chambre.Je m'habillai pour la de; je fermai ave aoin toutes les : | vers la ville où je passai le reste de la nuit, en débauche; aysnt ce pendant le plus grand scin de ne toucher à aucune boisson enivran te, de peur de suceumber à l'influence de oes liqueurs et de dévoiler peut-être, daus l'ivresse, mon atrocité de chaque jour et de perdre par là ma victime.Je retournai à la maison juste un moment avant le point du jour, et, étant entré, je montai précipitamment à la * Chambre de la Cage \u2018\u2019 comme J'appelais cet appartement.En y entrant, je tournai la lumière de ma lanterne sourds sur la cage; ma femme était étendue par terre dans le coin de l\u2019enclos; elle ne bonges pas quand la clarté, frappa son visage tourné vers ie plafond et je craignis qu'elle ne fot morte enfin \u2014 et trop tot pour la satisfaction de ma cruauté.\u2014 Et u'avez-vous jamais ressenti pendant ce temps-là quelques re mords de conscience pour le traitement que vous faieies subir à votre femme?N'aver-vous jamais senti quelque éclair de pitié?demanda l'Evêque Williams qui s'était de plus en plus intéressé aux détails de cette horrible hietoire.\u2014 Hélas ! Non, 160n père ; plot À Dieu que j'en ousse éprouvé ; mais, non ; pas un remords, pas un éclair de pitié.Plus ma victime souffrait, plus j'en ressentais de joie ; plus son agonie augmentait, plus je ne monirais cruel.Je ne puis mieux tme comparer qu'à l'enfaut du Disble lui-même.\u201c Quand je vis ma femme efen- due comme je viens de le dire, je crus qu'elle était morte.Je courus immédiatement vers Ja cage ; et, entrant avec précipitation je possi ms lanterne sur le plancher et m'a- gencuillant près d'elle je déchirai sa robe à la proitrine pour la soulager.Ma femme s\u2019éveilla en sursaut, car ce n'était qu'un eumusell peraut Qui la tenait dans une espèce de torpeur résultant de son épuisement après la torture que je lui avais infligée.Le choc était ai soudain qu'à peine éveillée et me voyant penché sur elle, elle retoimba immédiatement sur le plancher, luttant contre de violents spasmes.Courant hors de Ia chambre, je pris un vase plein d'eau fraîche et une bouteille de sel aromatique ; et, revenant tout de suite, je recon.mençaé à faire revivre ma victime avec toute l'énergie et la promptitude d'un mari qui aline tendrement sa femme.Elle resta ainsi étendue avant de reprendre tout-à- fuit sos seus ot je commensi à crain- dte qu'elle ne fut enfa hors de l'atteinte de mes machinations inferna- ies.Mais je redoublai d'efforts à mesure que le cas paraissait plus désespéré ; et, enfin, j'eus la disbo lique satisfaction de voir Marthe revenir tout à-fait à elle.\u2014 En vérité, je tinirai par tuer tos poule au œufs d\u2019or, me dis-je en moiméme avec une diabolique anziété, Il faut que je suivre maintenant une autre onnduite et que je lui redonne des forces pour quelque temps.\u201d -\u2014 Marthe, me reconnalesez-voue, lui dis-je, loraques je la vis attacher fixement les yeux sur moi.Il faisait alors jour et elle pouvait me voir distinctement.\u2014 Oui, répondit-elle, je vous reconnais.Vous êtes Jacques Butten.Après avoir dit celn, elle garde de nouveau le silence on fermant les yeux comime quelqu'un insouciant de ce qui allait lui arriver.L'écume remontait de nouveau à sa buuche ; et, en lai essuyant les lèvres avuo mon mouchoir, je lui dis : = Me suis-je pas voire bon et portes de la malson, et mo dirigeai | et cher époux ?Dites, ou bien je vous remets votre bonnet de nuit.Marthe tressaillit et murmure : \u2014 Oui! mals ne me tortures plus, je vous en supptie.\u2014 Non ; je ne le ferai plus si vous vous conduises bien.Que voulez- vous avoir pour votre déjeuner ?Elle me regarda d'ua air étonné car elle n'avait presque rien eu à manger depuis plusieurs jours, et elle me répondit : \u2014 Jacques, j'ai faim, je meurs de faim.\u2014 Eh ! bien ; lui dis-je en goguenardant, oû sont ces corbeaux qui æpportaient la nourriture à Elie?Pourquoi le Seigneur ne vons les envois pas maintenant avec du pale et du fromage ?\u2014 Parce que telle n'est pas sa Buinte volonté, répondit-eile eur-le- chatap, avec un accent qui, quoique faible, eût excité l'admiration daus le cœur de tout autre qu'un démon.\u2014 N'importe, continuai-je en riant.Inissons-là les corbeaux ; votre vieux diable de façon, c'est-à-dire votre bien-aimé et tendre époux vous apporters bientôt quelque chose de mieux que du pain et du fromage.Je desceudis alors à la cuisine et quoique je fus-e brisé de fatigue, je préparai un élégant déjeûner à ma captive: il se composait de beefsteak, de poissons, d'huftres, de jambon, de saucieses, de pommes de terre, de pain, de café et eætera ; eufin un déjeâner tout-à-fait bien, car j'avais étudié l\u2019art culinaire en lissnt les mellleurs livres écrits aur ce sujet.J'apportai en haut tous ces mets ainsi qu'une bouteille de vin et les déporai eur une table en présence de wa victime, dont les yeux brillèrent à cette vue comme ceux d'une personne à demi affamée.Quand j'eus ainsi étalé le rejrs, le diable rm'inapira l\u2019idée de le laisser ainsi A Ia vue de iu pauvre femme qui se mourait de faim, et de ne pas lui permettre d'en manger un seul morceau, me procurant ainsi les délices d'une torture toute nouvelle.Mais je craignais, comme je l'ai dit plus haut.qu'en la faisant trop souffrir, elle ne vint à mourir ; de sorte que je résolua de la laisser sortir de Ia cage et de se régaler.Mais je pouvais du moins lui infliger quelque souffrance morale ; sin- oi je tm'assis moi même à la table, et prononçal les grâces d'une façon comique sur les différents plate ; puis me levant, je dis à ma ferme: \u2014 Ecuutes, si je vous laisse sortir de cette cage pour déjetiner, vous comportérez-vous comme il faut, et me promettez-vous d'y retourner tranquillement quand vous aures fini?\u2014Dul, Jacques, je vous le promets.\u2014\"Très bien; sortas donc, et mangez autant que cela vous fera plaisir.En parlant alnei, je tirai je verrou, ouvris la porte, et Marthe sur- tant de la cage ve dirigea vers la table.Quoique elle eût une faim excessive, elle avait une oi grande frayeur do mol, qu'avant de s'ss serie elle se retourna pour me regarder et si j'y coneentais réellement.Je lui fs un signe d'assentiment, es elle n\u2019assit et commençs à manger.Pendant «on repas je Ia laissai complètement maîtresse d'elle-même ; mais je resseutais une joie incroys ble à calculer combien de forces elle allait repreudre par ces mets qu'elle dévorait, et par conséquent combien de torture je pouvais lui infliger ensuite sans qu\u2019elle mourût Il lui prit au moins teois-quarte d'heure pour sstiefaire sou appétit.Alors elle oe love ot me dit : VOL XIV No1s J J.GRIGNON Rédacieur \u2014Fautil done que je retourne dans cette cage, Jacques ?\u2014 Oui ; il le faut, ma douce o0- lombe chrètienne, lui dis-je avec une emphase étudiée.Marthe n'ajouts pas un mot et marcha droit dans la cage.\u2014 Puis-je avoir une chaise ou un tabouret pour m'asseoir?Jacques ! \u2014 Oui, ma pieuse hypocrite, en voici une ; je lui tendis une chaise et, pour vous donner encore plus de commodités, vous aurez un mate- Jas et des oreillers, Vous aures aus- ei un pupitre, du papier, des plumes, de l'encre, votre Bible et votre livre d'hymnes.Puis je vous donnerai à manger et à boire en abondance; vous ferez vos trois bons repas par jour.Marthe me regards d'un air comme si alle se disait en elle-même : \u2014 Mon Dieu! quels nouvesux tourments cet homme peut-il être à préparer pour moi?Mais elle fut asses prudente pour ne point exprimer es pensée, se contentant de dire seulement : \u2014\u2014Je vous serai très-reconnals sante de votre bonté, mon cher Jacques.J'apportai effectivement dans ss cage tous les objets que j'avais men- tiunnés: ils remplissaiont l\u2019emplacement, Puis jo fermai la porte pour smpécher que ma captive ne s'échappit; ef, descendant dans ms chambre à coucher, je me suis au lit, et dormir jusqu'à trois heures de l'après-midi.En me levant j'apprêtai le souper pour Marthe ot pour moi-même.Son appétit était à peine muindre qu'au déjeû- ner.J'avais pris la détermination de Ia bien nourir pendant une ou deux semaines, sspérant qu'su bout de ce temps elle serait asses rétablie pour recommencer encore mes tore tures.BUTTEN PASSE EN REVUE SES CRUAUTÉS Je continual oe \u2018bon traitement\u201d de ma femme pendant plus de trois semaines, époque à laquelle ea ssn.té fut complètement rétablie.Ce fut un dimanche matin que je reçom- mençai mes cruautés contre elle.Elle venait d'achever son déjeuner que je lui avais apporté moi-même, et eut la témérité de prier pour moi à baute voix Ceci me mit dans une rage extrême : au milieu de aa prière, je saisie le casque, rejetai on arrière les pièces volantes, plaçai l'instrument sur 62 tôte et donnai à l\u2019écrou un tour furieux.Comme elle avoit alors les yeux fermés, et qu'elle était tout entière à sa dévotion, olin ue se doutait nullement du danger qui la meungsit et n'eut idée de l'attaque que je préparais contre elle que quand elle était complètement à ma merci avec la tête emprisonnée dans l\u2019horrible l'instrument.Cette fois elle ne s\u2019évanouit pas ; mais elle fit un bond, chancela dans la cage où elle s\u2019a& crocha aux barreaux en proie à une agonie terrible ; mais elle ne me re gards par d'un sir suppliant com- la dernière fois.Le courage et ln fermeté qu'elle montra dans cet te circonstance m'exaspererent au dernier point : me précipitant après elle dans la cage, je saisis le mane che de l'écrou et lui donnai un nouveau tour.C'était trop toutefois ; car eans proférer un son, elle tomba sans connaissance sur le piancher.Je lui enleval vitement le casque, cortis de ls cage, la rem fermai ae nouveau et la laissai seule reprendre ses sens comme elle pour ait.4 vivre LE NORD ES \u201cLE NORD\u201d Journal Hebdomadaire.Publié à lé-Jérôme, comié Turrebonne, per La Ca dinpriseris de NORD.asard Unsanon, Hodactonrmoment.7208100 par aunée pros \u201c 30 \u20ac, jour 6 mois \u2014 ANNUNCES Premidee insertion.10 ots la ligne (neestions sulmb(ueaiss.hols Annonces à l'anive taritiées par contrats speciaux.Touiss correspondances deiveat être umES om PRAPKEAT, Permier de l'imprimerie du Nerd, à Jorôme, Lo.Terrebonne, P.Q.LE NORD BAINT-IEHOMK 31 MANS 1992, UN PEU DK TOUT.La rapprochement du Dr Fortier eutre notte rédacteur el Garçon Lachauière, est nue chose inavie.Co pauvre Guy de Maupassant wen était pas rendu là quand on ré solut de lui passer la carole.MM.Leduc et Langlois devraient avoir la décence d'eupêcher ces acèies de désordre incouscient ans leur jour nal, Nous remercions les amis qui nous ont adiessd leurs sympathies d celle occasion.Nous detachons d'une detire de l'abbé Dugas, |» passage suivant : \u201c Aujourd'hui voici que d'aules journaux, déplaçant la question comme les premiers, vicmitent tous crier d'envoyer les Conadieus daus montagnes eu arrière de St Jérôme et nou pes dans le Manitoba, «Nous n'avons qu\u2019une répouse à donvier à ces ge.1s-là.Î.4 voici: AL trez du monde dans les moutagnes wutant que YOUR pourrez.Nous vous aiderons même daus cette œuvre ; mais à ceux qui descendront des montages dans l'intention d'émigrer aux Etats-Unis, nous dirons: * Ailez nu Manitube où à la Saekalchewan** Nous vépoudrons amicalement à l'abbé Dugas : to.Que si l'on avait favorisé plus tôt la colonsation de la vallée de l'Otawa, comme on le fait mainte- \u2018nani, en y construisant un chemin de fer, pas un seul colon ne serait descendu des moutagues.20.Que les montagnes en arrière de St-Jérôme, où l'on demande d'euvoyer des colons soul de riante côteaux qui se couronnent chaque année d\u2019une riche moisson d'épis, que le moissonneur cueille sm fatigue et que \u20ac s cHeaux que bai- Brent une infimiié de cours d'eaux et de lacs ombragés par des touffes épaisses de pins, d'évables, d'ormes, etc, donnent au paysage un aspect aussi alleayant, peut-être, que la vue si lristement uniforme des landes maustobaines.30.Que la colonisation de l'Ot lawa est à la purtée sun plus grand noubrede rompælriotes que œlle du Mautoba, à raivon des frais de jus sage el de transport el du coût de: l'snstallation, et que même ils sonti très cures ceux qui (réfèrent le Na-: nitobu aux Etats Unis parce que l'éloign-ment de l\u2019un les (ffraye autautque l'expatrialion daus l'antre oil du resle iis sont cerraing de retrouver autant dv cavadiens fra « çais parlant leur lavgue et profes.sani leur foi L'hon.G A.Nantel à définitire- ment abandonné 1 rédaction de le Presse.Notr- fondateur est un des meilleurs artisanede la pen.vèe que le jourualismie canadien ait produits.Avec d'u debuls modest-s et diffici es dans celle carrière, un travail persistant I's cond.it & la tite du journal le plus en vogue dans la population française.Ses articles, toujonrs solver d'allusions personuelles et surubondauts de dialectique, out détermine un change- meuf trés appréciable dans le ton de la polémique, au point de vue de la courtoisie, Le colonel Amyot, vieut de lâcher Voppusition pour revenir au parti (Conservateur, à Ollawa, Bil ve se guide que par des raisous d'intérét publie, il eu a de fort bornes comme le prouve ce résume de son discours ts Bupesy \u201cM, Amyot reprend le debat sur le budget, \" dil qu'à celle pénode avancée du débat, il ne vout pas discuter ln question Auancidre, mais simplement faire uue d-claration porsounelle, Eo 1676, lo pays s'est rououcé pour la proterilois, daus Fonpérantes que cette politique cou- duirait à lu réciprocité, comme le prowettait sir Jolin Murdounid.Des manufactures ont 818 fondees, mur bientôt le marché a été encombre, et on 1891, vir John a fart un appel au pays en promettant de négocier un traité de réciprocité lim ide avee les Etats-Unis.WM.Blane a refusé \u2018accepter les offrce de Gansds et il est.facile de voir que nous 1e pou- vous jumais eepérer Avoir de vôci rocité avec les Fats Unis tant que fs Canada sera une colotiv, Bi les Awéricaine voulsienl de la récipro cité, its le diruient, Tout ce qu'ils nous offrent, c'est ure union com: merciale toute à leur beuéfics «i la \u2026 |choge se comprend facilesent, bis sout soixante millions el prétendent avoir le divil de faire leurs conditions, Leur politique est d'ailleurs comme le dit la doctrine Monroe, l'Amérique four les Américains.La réciprocité avec eux, viguille la rupture du lien colonial et lan nexion, Mais M.Amyot ajoute gw'il ue pout aceenter cele solution, ear il est opi A l\u2019aunesius avec les Etats-Unis.Loin de uous plier à leurs exigences nous destions au cont:gire leuvailler & devenir ploy indépendants d'eus, Bb sl impossible d'edopter une autre politique sans en mde teups imposer la taxe directe, véritable sou sautail pour in peuple.Cette politi jue et impos ht eu Canada! M.Amyot ath once alors que la politique de la gauche, n'offraut au- cuite solution sativfaisante à lu difficulté, il croit de son devoir, ou: seulement de ne pas faire d'oppos!- lioit au guuvernement, mais ctivore de lui donner un loyal appui.le fameux J.B.Charleson a élé reutercié de ses services par ordre en conseil passé jeudi deruier, Voilà un bou point pour je commissaire des Terres de la Couros-ne.Ou annonce que tous les surin teudauls de gardes-forestiers vont être destilués.Que vont devenir nos bois ?En abolissant les sinécures et pra tiquant la plus stricte éconotmtie, où espère pouvuir laure disparsltre cer- taiurs taxes vréreuses conime celle des mines, déjà si gravement affec tées par ceile imposition.Une délégation du Conseil du Board of Trade de Montréal vient de fuire une démarche augrés de l'hon.Hull pour solliciter Pabolition de la taxe commerciale et des mines.L'hon.M, Hall a 1épondu aux délé gués qu'il était eu faveur de l\u2019aboli- lion de la taxe sur les corporations Cormierciales, mais que daus les cirronstancee actuelles, 1l ne voyait guère la possibilité de l\u2019abolir, vu le lourd fardeau de delles qui pese sur la province.Néaumoius, prenaul en consideration ce que la deputation lui n représenté, il croit qu\u2019il pourra recommander quelques modifia- tions, An sujet de la laze sur les mines, Plhion.M.Hall a dil que le gouvernement s'élail dejà adrersé aux aulorilés féedérales pour éliminer des siatuls les clauses les plus défavorables.Il à ajouté que ln revenu donné pur cette axe était peu considérable, et que la collec.ton en était très couteuse.Le cou.scil du Board of Tiade peut en cousequence compter sur des chan, geuenls importants, sivou sur l'abo lition romplèle de cele loi.La députation s\u2019est alors retirée satisfaile de l\u2019entrevue, ane \u2014_\u2014\u2014 0e \u2014\u2014_\u2014 TERRA NOVA Les gasotes libérales se passent l'eutre@ilel que voic:, croyant avoir fait vue grosse trouvaille : Comment M.Nantel, nuntstre des travaux pubiics, depuis troie mois seulement, a-l11 payé son château de Terra-Nova?Où M.Nantel a-t-1l pris cet argent pour acheter d\u2019aussi soniptueuses 19.uideuves ?Va-L-ul fairy poser des tourelles du- 16es À cell: demeure prncière ?C'est uu commencement qui promet.Si les susdites gazelles pouvaient faire de M.Nantel un Mercier, un Laugelier, un Carrier où un lesma- raie, comme elles eraient fières ?Il est bien vrai que M.Nantel pos- délaché dos journaux : vède une superbe villa & Note-Dame- dodiiâce, qu'il a oblenus À un prix l'a pas achetée depuis qu'il es! mi- nisire.11 en à fait l'acquisition, voé- dà prés de deux es, alors qu'il élait l\u2019au des meuibres de l'opposition, qua M.Mercier avait 25 voix de ma- Jorité pour sanctionner toules ses 1- uiquités, et que le soleil du pouvoir ne devait pas Inire apparematent de sitôt pour les vaillauts dénonciateurs du booilaga.M.Nantel n'a donc pas de compte à rendre aux journalistes rouges, à tmoitss que Ceux-ci De ,ousseut lite croyable jusqu'à l'accuser d'avoir 6- té subventionné par le clique, Trouvez autre chose, messisurs les cliquards.La Minerve LA LANGUE FRANCAISE AU NORD- OUEST Thoorie d'une langue universoile MeCarliy est revenu devant le- chambres avec son projet vermoulu d\u2019ablir le français comme laugue officielle au Nord-Ouest.IL l'a reverni de fanatisme : À part cela c'est ls même vivill-rie que l\u2019an dernier.On suit que chez ce favatique, c'est un dessein formel, un plan ar- rêtô de cuisir le parlement, chaque année, de celle question bidlante.Pareil systôme d'action, ea matière judiciaire, vaudrait à son auteur l'emprisounement civil pour mépris de justice.11 surail à souhaiter que nos usnges parlemeutaires eussert étab'i un mode quelconque de stater la péremption de semblables mesures qui, Une lus jugées par la législature, out le caractère d\u2019une decision appliquant lu loi existante, plutôt que d'une disposition régle mentaires Quel est lo calcul de McCarthy, poiiticien très bieu doué au poiut de vue des qualités intellectuelles ?Nous l'ignorons, Son comté ne lac.cepte-t-if qu'à la condition de sur- chaulfer le fanalisme dv race?Ce serait uv pauvre comté.Quoiqu'il en soit de cette bype- thèse, c'est une chose uffligeante pout l'honneur du nom anglais que d # organes importants de l'opinion, comme le Globe, prêtent main forte aux excentricilés de ce gallophobe.La 21 cousaut, eucore, le Globe disait : \u201c Il n'y à aucun besoin de tolérer l'usage du français contme langue officielle daus ie Nord-Uuest, et il serait danvereux pour le maintien de ln Confédération de refuver aux nouvelles provinces de l'Ouest le liberté de Satur leur systéme d'école,\u201d N'y a-til là qu'an nouveau tran de la morgue ontarieune ?Si c'est ainsi qu\u2019on se conduit dans la province sœur, dans des matières aussi graves, ce t'est pas la pine de s'afficher comme race superieure.Pour nous, canadiens-feangais, nous portous le front haut, depuis le huit mars.Avant celte dute à ja mais mémorable.nous avous parfois tristement baissé la lêle sous les cou;s de la pruderie de nos pudi- bouds voisins, et le découragement vest peut dire emparé de plusieurs d'eutre nous quand on nous traitait de race inférieure.Mais après une revend:cstiou de l\u2019houneur vational aussi éclatante, c'est avec joie el assurance que nous refusors d'abdie quer un de nos droits les plus chers Nous comptes peutdire sans le flegme philosophique de ia wlerie McCarthy quia gravement décidé gue I'unite de lungne esl nécessaire à l'équilibre fédéral, en altendan: que le volapuk etablisse l'équilibre universel.Comment u- pas être vie race supérieure avec du si larges couceptivus ?Peu de canadiens-francais com.preunent les hautes tnéories de McCarthy, wais tous savent très bien eb liés doctement quesi uos compairnot-s anglais coltisaient notre idiôme contime nous, le leur, les anitosités de race disparaliracent par enchantemen: et personne Le craiudiait plus pour les jours de la confédération.lis savent aussi que notre lauque n\u2019est pes indigne des savantes pen- sbes (ui gerutent chez los voisus, prisque la flere Alben en fait ses délices à ses heures de loisir et d'é- tude, et que dans toule l'Europe exceptionuelloasent bas ; mais il ne | liq elle gouverne les rappors diploms-! ues, L'unité de langage universelle ost vous doute un réve brillant, une utopie séduisanie, Ce serait le plus: grand blenfait après Ioguel hums.uité puisse enupirer depuis l'affaire de lu tour de Babel, Co serait la restauration de la famille humaine, avec le houheur patriarchal.Mais Il semble entier dune le plau de ja providence que ces admicables chan- geinents ne v'opèrent qu'avec la lon teur de l'évolution.Nous ne voyons, eu effet, aucun peuple si cacaphoni- que que soit son accent, se préseu- ter avc uu parfait désiuiéressement au désarmement des latigues.Mais uvec un peu d'observation, McCarthy peut se convaincre que sou réve de langue universelle se réalisera \u2018aux des Ayes prochaine et wns pertuibation pour les couches sociales, comme il en souhaite dans votre pays.Il est constant, par exemple, que la langue lrançaise est celle qui fouruit aux autres le plus de mots d'empront.Nous ne par lons pas de citations, de p'overbrs : c'est duus le vocubularie propre qu'elles puisent à plemes mains: ainsi le veut le génie de notre lan: gue une fois compris, Autre observation.Le français, par ses berutés de langue philosophique, n'avait encore séduit que les lettres, les savants et les hoin- mes d'état de l'étranger, mais les developpemeuts rapides de l'instruction populaire favorise: t admirable ment lu diffusion de notre idiôme, qui charme tous ies esprits cultives el les subjugue avec lu force d'un conguétanl, Que McCarthy ne diésespére pas encore, Uu pour, peut étre, un de #8 arlière-neveux se levera au conseil de la nation «b faisant résonner avec une majestueuse harmonie l'accent des Bussuet, des Mirabeau, des Berryer, annoncera que la langue française a consommé la cone quête du monde et opéré la récone ciliation noiverselie des peuples.\u2014\u2014\u2014\u2014 a.Assembles annuelle de la sooiete d'agriculture No.2, division B, du Comte d'Ottawa, Le 16 Decembre, 1801, Les messieurs suivants ont été nomuiés directeurs pour l'année suivante: Maximin Naniel, Dolphisse Moran, Dosithée Buileau, erménégilde Desjardine.Emery Chartrand, Napoléon Nantel, Octave Nantel, F.X.Clément ot Alfred Paquet.À l\u2019assemblée des nouveaux directeurs, les officiers nommés pour l'unnée suivante ont été: F.X.Clé ment, président, Dosithée Boileau, vice-président, J.A.Lalande, se crétaire trésorier.Le Rév.Léon Deanoyers, du Nominingue, et le Dr.Bigonense de la Chûte aux-[roquois étaient auditeurs des comptes du secrétaire, leur rapport fut tout-à-fait entisfaisant pour le secrétaire et les directeurs Le secrétaire donna enauite le rapport des opérations de la société pour l'année finissant le 16 décem- re 1891.Recettes.Boureriptions de 86 mem- [1 L.cocvsr cocccorsecciars .\u2026.6130 00 Octroi du gouvernement.205 OU Montant perçu pour entrées AU COLCOUTS.\u20260.v\u2026\u2026\u2026\u2026.10 BO sousseseereue ne $345 50 Drrexses.Payé pour concours des grains sur pied.Pour impression et autres dépenses.Pour graine de trifle.Pour schat d'animaux re producteurs tant de l'ar- pont de la société que ce- ui des membres en particulier 4 moutons de race SA ire down achetés de W.8.Hawkshaw de Glauworih Ontario.dont 1 pour la Conceptionpour l\u2019Annuacistion, 1 lier ot une brebis pour le Nominingue.cuue.Cing béilers de race croisée.18 brebis de race croisée Cutwhols et Lei 1 taureau Jirocy, 3 aus.La eociété d'agriculture à acheté des moutons tant de race pur sang que crol- 8 jeuriee veaux et | taureau Jersey pur sang.Père |! veaux Jorcey pur sang dea MM.Duwes de Lachine ou ailleurs pour lo printemnps prochain.secréluire démoutrs ensuite l'empressement des cultivaieurs à aswisier aux assemblées, car su.delà de cent personnea étaient pré- ventes À celte assemblée, et l'augmentation des membres de Ia s0- clété qui ov:uptait 86 merbres l'an dernier ot qui en comple cette année 132, c'est-d dire uue sugwmen tation de 46 membres; les nouveaux menibres se Curuptent cou me suit: La Conception 22 membres, Ia Chate 27 membres, L'Annonciation sur 90 femiilles, 50 mem bres à la société et au Nominingue sur 80 favuilles il y à 38 membres à le société d'agriculture.Après quelques remarques eur l'importance de faire l'élevage de bonne race laitière et sur la n aité de se procurer des beurre ries le plue tôt possible.les direc teurs se déclardrent trie satisfuite ot 1: progrde de la société.J.A.Lavaxpe, Bec: Trés \u2014 > \u2014\u2014 Fou Joachim Villeneuve, pere.Comme tous avons eu le regret de l'aunonerr, là mort vient d'enlever à la paroisse dy Ste Anve des Plaines un de ses membres les plus en vneeb qui avait su acquérir de ses \u2018Ouciloyeus uu estime rôcl «ti pu Ordinaire.Aussi ferme, aussi joyal que génsreux, il savait donner an besoin un mot d\u2019encouragens nt à un ami tombe dans le maiheur, Aussi a-Lil jour du respect et de là conflatic+ de ses co-pruiusiens qui l'élevèrent à plusieurs foucttous importantes, qu'il remplit à la vatisfac- Lion 4e tous.C'est à cinq heures du soir, jeudi le 17 du mois courant.que s'élein- guait, au ntilieu du deuil géneral, 0e i À propos d'Agrienktare.| Uu vénérable prêtre me disait \u2018l\u2019autre jour ces purvies bien sonsées : * On dirait que les gens de la cam.vagne vont atieluts de la malsdis d'emigrer daus les villes où ils out l'espoir d'y vivre plus à l'aise.Les cainpugues se dépeuplent, l'agrieul- [ture soufre faute de bras, la coloui- ation demeure stationnaire vb les l eultivateuve qui unt eru trouver la !Lien être dans les «ilés n'y rencontrent que im'\u2018cbre et pauvreté, \u201d Ces paroles indiquent ua état de choses extrémement regrotiable, une sériluble plaie sociale, En effet que ment de chaque print-inps ?Des cen- taiues, des miliers de file do cultiva.centres pour y travailler, bien plus, des chefs de familles laissent en graud nombre leurs fermes pour ve- tir chercher dans les villes misère el deception, Le godt de la vie des champs et de ses travaux disparait prtit à petit chez le cuitivsieur pour faire p'ace à celui de la vie demisol- sive de la cilé.C'est un graud mal heur pour un peuple, surtout pour totre peuple canadien qui ne pourra vivre ot prospérer que par l'agrioul- ture, Permetiez-moi, amis lecteurs de vous ciler un exemple du cette mauie d'abandonuer la forme pour travailler à la ville : Un cultivateur des environs de derôme pwsède uu ferme dont #1 4 refuse 55,000 Pris comme beau d'autres de la mélauie d'atler vivrek, la ville, il :oue pour l\u2019epace de 4 sa lerre au prix modique de 680 annee, il veud ses niuimaux et le vois là à lu ville où tout doit lui sourire £\" bien.Mais, ol malneus | au bout de ce lemps uotie hounn + tombs mals.de et ne peut travailier dursdt 2 inels fui ait qu'il n\u2019y a\u2019plus d'ouvrage, et, avec la neige commence pour notre pauvte cultivateur uue vie de misd- ru et de Lribulations ; la bien vite épuisé es petiles épargues, le bois est cher, la vie auwi et il n°y a plus d'ouvrags.C'est alors que notre nul.Livateur s'aperçoit que lout n'est pas rose à li ville ; il voudrait bien se voir sursa ferme, mas il ne le pout; pour ne pas mourir do faim il est obligé d'emprunter de l'argent of d'hypothiquer sa torre, Pendant les 4 aunées qu'il demeura à la ville, il\u2019 dépensa plus durant l\u2019hiver ss i faisait d'éparge pendant | b avec la plus grande joie qu'il reprit possession de sou terrain, bios que celte joie ful un peu teupérée par la perspective d'avoir à payer vos hy- potheque de 8500 occasionnés par sou séjour à la ville qu\u2019il maudit maintenant, Cet exemple entre mille prouve oe qui arrive au cultivateur qui shao- donne les champs pour ia ville, Uu jeune homue passe son temps À gaguer quelques piastres à bravail- lee à la ville, géné:alement 11 dépense son argent à meaure qu\u2019il le fait, Àl vieit'it ainsi enns songer À s'établir vb meurt sais avoir (ait rien autre chose qu'au journalier.N'eut-il pas mieux valu pour ce jeune homme de se choisir un beau lot sur nos terres culonisabies et d'y travailler chaque année ?Au bout de 10 ansil aurail en un élablisseiment qui oft valu de $1,000 & $1,500.Mais non la ville attire ce pauvre fils de cuitiva- teur, il y va et s\u2019y perd.Cet exemple W\u2019eal-1l pas plus triste que le premier ?de pourrais multiplier presque à l'it- Bui ces exvmples, je m'arrète, mais en finiusant, je vous dis du plus pro fond de mon âme: * cultivateurs, restez sur vos lerren, là est voire fortune, voire Douleur, ol vole vie.\u201d 'ENSILAGE Une assemblée qui 1oit avoir bontt coup d'intérêt pour lve eultivateurs de la province de Quéhec a eu lieu Jeudi aprè-midi, le 17 mars courant, à Montréal, dans une des grandes voit où aitjourd'hni au comrance.ÿ eu effet peudaut 3 mois l'ouvrage +4\u201d teurs qui se dirigent vers les grande.l'hiver est à In veille de vente - Âl peut se semeltre à l'ouvr We pas travail é trois semainesgilien LE NORD confrère du Sier, Nous voulons par- Jor de La première assemblés suinu elle de le société convue suis le noi de \u2018 Econnmie Block Feeder's Ama, clation * ce qui pout se traduire m français, \u2018 Bociéls d'Economie dane Ia nourriture du bétail, * Live question importante s éte dis- entée dans catie assemblée, celle de l'ensilage.L'assemblée élait présidée par M.Ewing.Parmi les personnes préseu- tes on remangnait l'hon, Louis Beau bien, ministre de l'Agriculture à Québec, M.P, P, Robert Ners st Raber( Rabertron de Howick ; Robert Melarlane, et Willis McFarlane, de Huntingdon; 8.A.Fischer, de Kuowlun ; RA, Reaburn, de Ste-Anne ; James Br merville, de B:ile Rivière ; Milier St-Thérèse ; A.G, MeBean «4 Mcl'hersou, de Luncusies ; H.N.Foster, de Kuowlton ; Col.Patien, de Brome ; L Simpson, de Valleyfield ; Jas.Buchanan, de St-Michel; An drew Boa et Andrew Hislop, de Et.Laurent ; A.E.Garth, de Terreboune ; T.A.Trenholme, Robert Bro die et Robert Benning, de Coté St Pierre ; James Diommund et D, Me, Lachiand, de la Petite Côte ; Thos.Irving, de Logan's farm ; E.H.Bar nard, de Bore! ; M.BeGibbon, Graham.Charles Tyler, Tyler, Johu Nesbitt, R.Jefirey, Jas.Hamilton, R.Hamilton, Howard, Cochrane, A.J.Dawes, Harvey McArthur.La discussion à 10ulé uniqueusen: sur l'eosilage, sur ia manière de récolter les fourrages qui doiveul être ensités, svr la mauièrs de les en-i- ler, sur celle de s'en servir comme nourriture pour les bestiaux et sur les avantages de celle nourrilure.Cette assemilslée à été remarquable par le bou ordie qui n'a cessé d'y ré guer.Les assistants out exposé lour À tour avec précision et clarté, les résultats de leur ex; érience et toul ce qui s'est dit était d'une nature on ne peut plus 1nléressante.Cetle association se propose de tra- vaiiler à l'avancement des cultivateurs en Canada, Noire hiver est Jong ; il faut nourzir le bétail à l\u2019é table pendant six longs mois; le moyen le plus économique de faire provision de fourrage pour l'hiver consiste à recourir au silo.C'est pour cela aue la nouvelle an sociation veut faire les plus grands effosts pour vulgarise~ dans cette province l'uvage du silo.Le professeur Roberlson a fait une conférence Aan cours de laquelle il recommande À tons les Cultivateurs du pays de construire des silos.Duraut la séance de l'après.midi, M.l\u2019abbé Charretle a lu uv travai| sur la cultute du blé-d'inde pour l'ensilage ; M.A.E.Garlh a lu un antre travail sur Ia manière de préparer l'ensilage et da le disposer dansiesilo; M.C.P, Tyler alu un autre travail aur la construction des silos ; M.Barnard des autres fourrages que le blé-d'inde pour l\u2019ensilage, tels que le trifle, et.L'hou.M.Benubien à ausei pris la parole et il a douné aux assistants l'assnrance qu'il ferait tout en son pouvoir, comme ministre d'agriculture, pour faire construire au moins un silo, dans chaque paroisse de la province de Québec ; car il est ron- vaincu que le silo est destiné À enrichir la province ; il eu a l'expérience sur ses fermes.L'hon, M.Bean: bien a été chaleureusement applaudi.Daus là suirée a eu lieu une tmi- sème séance, Le professeur R bert son a alurs parlé du rôle que l'ugri- culture est appelée à jouer dars le progrès et le développeim mt du Ca nada.Plus le cultivateur sera ine truit, a-til dit, plus le pays et tous les hubitants du pays vivrons heureux et prospè: 06.L'agriculture est la base de la Ptospériié du comuierce ob de l'industrie, Le professeur Hoberison fait obeer- ver à uo6 cultivateurs qu'ils ont lori d\u2019uccuser Ja Providence, où le gon- vernement de laur insuechs ; île de vraiout, au contraire, s'accuser eux- mêmes, La plupart Ju Lempe ils ne réussisent pas, parce qu'ils cnltivent mal, où qu'ils ee livrent à des geu- res de Guitsre qui ne couviensent mn an Lerrais qu'ils possdlent ui aux circonsiances Jane leaquelles ils sont Notes Locales\u2014 Nous a, « avec | laislr que le Dr \u2018aunier, de Lew ingeton.+ = arei 4 oa et» ville avec l'intention 4.s'établir au mis.où de nous.Nuits publiers 16 lu semis dv prochaiud, ue grilcle elogionx que Jui cout aure, be Keraapger.\u2014\u2014La is Industrielle à opéré sa ère vente cetle semaine, à otre | shy Lies sont on groude demande & cause de la perfection du uvalelage.==300 jlèces carrées de merisier ont été déposces b Ia gare de cells ville, ol serous oxpedicos sit Angleterre, , \u2014Ân annonce que la circulation du Mon réal et O-cideutal sers reprise, be dix Avril.\u2014La comduetrur lauglols s'est inBige des biossures grièves à vue jambe eu sa- tent du train, ce matid, à de Sophie \u2014Le chemin de for je Grand Nord à re pris ta circulalion jusqu\u2019à Ete-Julienne, où »a 86 r«üidre Le remise char de Beur qui soil alie à ostle paic:s00.Le destivaiaire on M.Dupuis, marchand.\u2014=W Lambert de Now-Glangow & termine 308 eoiiral pour iv vente de lone les poli Bux nécuras.res À la | 0se ju Wlepione vulre Mi-Jerôine el N.Glusgow ol Lous ive qu'eux du 35 picds destines à rempiaces guurdins qui porteut le lélephone dens sus rues, La tel-grapbr hier abnonçail le dérail- lemeut desastreux d'un œvsvui expives & Hull.Un chauffeur à él tue of lo wecanie cieu mortellement blessé.Fainedi, dans ta nuit, Madame veuve Barco, syvilles par ug rostiement violent, eut lu stupefaction de vois ua homme 18- conau couché dans sun lit.Ille appels av secotirs el on pauvioi À reveliler l'instrus qui ail soûl #4 à Je chasser.On s'aprrçut Gloss qu'il avait brie la porte d'aniree de waison r peneirur jusqu'au lit Son intention allait simplement à dormir.Ce besoin avait souduit à brisar un châsew chez un bourgeois et une porte obuz un hoteller duns la wome nuit, \u2014Dans ia nuit de samedi un misérable a eimpoisonne le beau chien Ht-Berniard, de M L N Dupuis, Ce moloss n'abuyait ni aux Hetons ni aux voilures et faisait les deiicos des enlauls d'ecoies stout il recherchait Les cèresses.Tout le moule est indivné, car il faut des instincis de meurtrier pour mon- rer Une crusule si perverse.\u2014 Le nolsire Long ré nous a laisse Jifluilovement, lundi main pour v'élablic à Line ville, Nos soutiits de sucurs.Dans le soirs dn jeudi precedent Une foule d'amin ont veille chez lui vb lui ont fait un joli ea teau d'atieu, ANMas cE ER prie ville ke 74 du rou\u201d rant, la Demo Zz u, ot du Nord, uu tis, pest: gers \u2014Les notes suiventes devaient paraitre la semaine dermère.\u2014Samedi ua officier étranger Ju revenu) à vi ile plusieurs Caves en cella vilis et graud ful Fewoi quand on apprit qu'un alamble veunit d'être contsqué chez M Michant, courwerçaut Renseignements pris il re trouvy qu'on avait tout simplement trouve, «laissa cave, un refrifersieur de petite forme, bun tout au plus à Faire des expreinces, sans profit et dont on s'utait serviuae seule fuis pour vssayer de cialtar le vin cauadien.=M J J Grignon, avocals acheté.lundi, la propriete de M.K Marchand voisine da M.Ls Labeils, suv du marché, H y \u2018 era sa residence et sou bureau pour le ler mas prochain.\u2014\u2014Nous apprenous avec Hla/vir que Delle P.Aubin, vient d'ouvrir une libuacie dons le bloc Iichard de ces ville Blin fait apeciellle de pourvuir toutes lve écoles eles Mériaires, collègue, COUVEN:E (10 des MUil- leurs géticles requis par les séglemeus de Vlustruction publique.Nes services à la ci- devant librairie Buchand font loi de sou experience.Violons à bas prix chez M J T Hoivis \u2014RBncors «lu vouveau chez Md Nantel : $10 de plication dans ment.\u2014M.L.G.Robillard, libraire, à l\u2019hon - neur d'antuncer au publio qu'il vient de 1eceroir un assortiment (rès considérable de taçusserie.Palrons nouveaux ei duns ies derniers goûts, depuis 5cis jusqu'à 50 cis ia pièce J'ai le plaisir d'annoncer au public de cette viliv ot des paroisses envirocnautes, que jai maintenant vuvert un alelise de ivre olisse jour handes d'hommes el d'enfants, et eu consequence, je sollicite la clivntèle, de toute jarsoaue, qui desire se bles faire habiller.rausports d'affaires r um achetour de 8) Exviding do Son élabiiase- D, Hicuano, Tailleur.En haut du magasin de M.Chs Godmes.\u2014Plusieurs maisons à louer, S'adres:or à d.E.Parout, notoire.\u2014M La.Pérodeau a lo plaisir d'informer.ses pratiques qu'il vient d'attacher deux coulurinré «distingués de Montreal à 8 D rtabli
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