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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
jeudi 15 décembre 1949
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1949-12-15, Collections de BAnQ.

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[" tt 00 SE EE 7 Lda CE gk Py CEA oP IE QU FONSI 138 i Le numéro: 10 cents & \\ 1 I, = Sy, Rédigé en collaboration 4 >) = te = EN he X RA ER FDL 2 1) > FO memes oe SAN : A COINS\u201d es WX a, Re: N = 2 ZN & \\{ J 35 NS 7] NN § 4 & y ALY \\ fe A N À J 5 VLAD x4 \\ _ PAL J Ol & = (4 ! E or) v @ A , 3 = A A N= > & AL SN) GEN \\ = MONTREAL, 15 DÉCEMBRE 1949 5 Le ou 5 3 A Cu - pg \\ 2 8 AN Re vy BI-MENSUEL HUMORISTIQUE a \u201cGOINS- AN fines i I a) = à & PAS Ÿ Wu SE core SE 5 z o-@ \u2014 JR A Directeur LS {dv g2 DU MONDE RIGOLO > : Jean-Charles HARVEY SNA 2 DES 4 \u2014 73e année \u2014 No 7 GANGANS er DROLERIES Page 2 Né en Taxi Vers la fin de novembre, par dans le taxi qui avait failli un jour de neige et de pluie, je tentai vainement de monter dans un tramway.Environ 300 personnes cherchaient à \u2018entrer à la fois dans la voiture déjà pleine à craquer.Au milieu des eris et des jurons, le tramway démarra violement, et je fus jeté, avec un vieillard et une jeune fille, hors de la zone de sécurité.Nous fûmes tous trois culbutés sur la chaussée, le vieillard donnant de la tête dans mon plexus solaire, et la jeune fille tombant assise sur mon nez.Un taxi qui s\u2019en venait à toute vitesse eut juste le temps de stopper jour ne pas ajouter le tragique d\u2019un meurtre au ridicule de ma position.Dégouttant d'eau boueuse et de crottin, je me relevai furieux et penaud, et ne trouvai rien de mieux que de monter.m'expédier dans l\u2019autre monde, Suivant mon habitude, je pris place sur le siège avant, à côté du chauffeur.J'aime à converser avec ces types-la.Ils ont toujours des choses intéressantes à vous raconter.\u2014Vous m'excuserez bien, lui dis-je, de mouiller votre coussin.Je suis trempé jusqu\u2019aux os.\u2014 Vous inquiétez pas, \u2018dit-il, | ça sèche vite.Et puis, c'était tout de même pire, la semaine dernière, quand une paroissienne a accouché là, derrière moi.\u2014Sans blague.\u2014Vrai comme vous êtes là! Je conduisais un couple en plein centre de Montréal, quand tout à coup la femme commença à se plaindre et à jeter de petits cris.vous savez, ces petits cris pareils à ceux d'un petit chien qu\u2019on blesse.Je donnai un .coup de gaz, mais j'pouvais pas.foncer dans un tas de chars et de trucks.Et puis, ce fut une lumière rouge, et une autre lumière rou- contre, Tarif d'Abonnement au EN CADEAU DE NOEL donnez abonnement au - GANARD A VOS PARENTS OU AMIS @ Sur le bulletin d'abonnement ci- inscrivez le nom et l'adresse de la personne à qui vous faites cadeau du CANARD.Puis indiquez vos propres nom et adresse, que nous ferons connaître au bénéficiaire.Le Canard -\u2014\u2014 BULLETIN D'ABONNEMENT \u2014\u2014 CANARD Canada \u2014 Royaume-Uni.0ossuessrsanessace 0000000 Etranger .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ssscssosense0cen sen me 0e sance nee nan sean 000000 Veuillez faire le service de votre journal à M.(écrire bien lisiblement) POUR 26 NUMEROS Ci-joint la somme de .coovvivievennnnns sesesesasssasees dollars ($ (par chèque ou mandat) Adressez comme suif: LE CANARD, Case Postale 251, Station \u201cL\" Montréal P.Q.{Signé) \u2026\u2026.\u2026.NOTE\u2014Les paiements doivent être faits par mandot-poste ou chèque affranchi au pair à Montréal.L'abonné ne recevra de reçu que sur demande.~~ LE CANARD Les \u201cElle doit être amoureuse .-N\u2019& pas manzé.son sandwich.\u201d .Elle ge.Le mari s'affolait.Et tout à coup, la femme, d'une voix faible: \u201cCa y est!\u201d L'homme pâle comme un mort, criait comme un fou: \u201cA la maison! À la maison!\u201d J'attendais en face du signal rouge, qui ne cessait pas d'être rouge.Alors une idée me vint.\u201cA l'hôpital!\u201d me dis-je.Et, à toute vitesse, me faufilant à travers les autres chars, je traversai la rue sur le feu rouge.Ce fut l'affaire de quelques szcondes.Puis, j'entendis le cri de la si- réne.Les flics me poursuivaient.\u201cSauvé! Sauvé!\u201d -me suis-je dit.Car le cri de la sirène faisait ranger toutes les automobiles, sauf la mienne.C\u2019est ce que je voulais.Le chemin était libre.\u201cLa police à mes trousses, je faisais peut-être du soixante à l'heure.Je traversai ainsi une partie de la rue Sainte-Catherine, remontai la rue Université, gagnai la rue des Pins, passai Parc sur le feu rouge, puis me trouvai, avec le cri de la siréne.et celui d'un bébé derrière moi, à l'entrée de l\u2019Hôtel-Dieu.\u201d Un constable se rua vers moi, puis me lança d'un air furieux: \u201cEtes-vous un asssassin, vous ?\u201d \u201cAvant de parler, regardez là, derrière moi\u201d, lui ai-je dit.\u201cLe spectacle qui s'offrit à lui suffit à le calmer.\u201d \u201cOR\u201d, dit-il.\u2018Mais ne recommencez plus!\u201d La Canardière Le visiteur \u2014 Monsieur, ceci est une fraude monumentale; vous annoncez un nain extraordinaire et vous montrez un homme qui a 6 pieds et 11 pouces.Le barnum \u2014 Exactement, monsieur, voilà le phénomène, c'est le plus grand nain qui existe.LE CANARD est imprimé aux ateliers de Montréal-Matin ct publié par LE CANARD (enregistré), case postale 251, Station L, Montréal.Directeur Jcan-Charles Harvey; dirccieur-rérant.M, Consgllo.POSTES \u2014 Autorisé comme envoi postal de In deuxième classe \u2014 Ministère des Postes, Ottawa, 26 numéros $2.00 2.50 à dater de ect.00.00.000000.000.60.00000 00800 ) 15 décembre.1949 \u201cJeu de société Le nouveau jeu de société.a: été lancé par les gouvernements polonais et français.La Pologne a arrêté un diplomate français, sous prétexte qu\u2019il faisait de l\u2019espionnage.A son tour, la Frence a coffré trois displomates polonais affirmant que ces messieurs, selon l'habitude adoptée par les dinlomates russes à Ottawa, se mélaient de beaucoup de choses fui ne les regardaient pas.Alssitôt, la Pologne a mis en cellule douze français.La Francz, alors a envoyé dans les prisons 24 polonais.En guise de représailles Ja Pologne a mis au cachot 40 français.Au moment où sous allons sous presse le petit jeu continue.Les deux gouvernements en sont chacun à 12,500 arrestations.Mais le score n\u2019est pas définitif.En continuant de la sorte.lorsque la France aura coffrs toute la Pologne, et la Pologne toute la France, il n\u2019y aura plus de motifs plausibles de différend entre les deux pays.Prem'er orix au malade, lui demande: services.C'est $300.\u2014Trois cents piastres.* Deuxième prix » Un échange voyons les lettres suivantes, ACHATS ECHANGES\u201d \u201cQui, monsieur.\u201d \u201cBien sûr, monsieur.\u201d \u201c 0» Troisième prix dans un long couloir.mille dollars.que ça.\u2014Ma peau, chère amie} Les gagnants du concours d'histoires Entre les deux larrons Un célibataire d\u2019une cinquantaine d\u2019années est à l\u2019article de la mort.On a fait venir à son chevet le médecin, l'entrepreneur de pompes funêbres et le curé.Celui-ci, après avoir administré les derniers sacrements \u2014Avez-vous quelque service à me demander?Je suis fci pour vous aider à réaliser vos dernières volontés.\u2014Monsieur le curé, dit faiblement le célibataire, je vous serais reconnaissant d'écrire à ma mère pour lui dire que je lui laisse toute ma fortune.\u2014Combien, votre fortune?\u2014Six cents piastres, à Ia Banque Nationale.\u2014J\u2019écrirai aujourd'hui même, dit le curé.L'entrepreneur de pompes funèbres, qui assistait à cette conversation, s\u2019empressa d'intervenir: \u2014II! faudrait, dit-il, laisser quelque chose pour mes \u2014Alors, dit le moribond, écrivez à ma vicille mère que je lui laisse trois cents plastres.: Le médecin, saisi d'inquiétude, fit observer à son tour: \u2014Et moi, qui va me payer?\u2014Combien vous doit-il?demanda le prêtre.Alors, le moribond, qui râlait de plus en plus: \u2014Monsieur le curé, écrivez ceci à ma mère: \u201cVotre fils est mort comme Notre Seigneur: entre deux voleurs! A la devanture d\u2019une boutique de la rue Craig, nous écrites en rougz: \u201cVENTES Un fou entre, et s'adressant au patron: \u201cVous vendez de tout?\u201d \u201cVous achetez de tout?\u201d \u201cVous changez de tout?\u201d \u201cCertainement, monsieur.\u201d \u201cAlors, voilà.J'ai une femme de 50 ans.Pourriez-vous me la changer contre deux de vingt-cinq ans?\u201d Le plus généreux donateur La semaine dernière, dans un grand hôpital de Montréal, une garde-malade promenait un patient en chaise roulante A un moment donné, le patient lut quelques noms inscrits sur une plaque commémorative: \u2014Qui sont ces personnages?demanda-t-il à l'infirmière.\u2014Ce sont les bicnfaiteurs de l\u2019hôpital.Voyez! Celui-ci, M.X.a laissé cent mille dollars.L'autre, M.Z., cinquante \u2014Moi, dit le malade, je laisserai ici beaucoup plus ~Vraiment?Que laisscrez-vous donc?Ouistiti » avantageux R.L.* Toto 35 décembre 1949 Ars LE CANARD: - rapa _\u2014\u2014e = a Page 3 @ Cinq minutes de RIGOLADE \u20ac Elle avait tout mangé ; Le vieux Bernard se à A 7 disputait avec sa voisine \u20ac ww?cz à propos de la chèvre de a ) cette dernière qui tou- A pp\u2019 fo F | be dans son jardin.jours allait brouter l\u2019her- Il s'empara de la chèvre, et la voisine en colère la lui demanda.\u2014Que je vous rende votre chèvre?.Vous admettrez bien, madame, que je tiens à garder mon jardin, \u2014Evidemment, dit la voisine.\u2014Eh! bien, madame, mon jardin, A l'heure qu'il est, se trouve dans le ventre de votre chèvre.« =» » Lettre de faire-part Le bonhomme agonisalt et sa femme était occupée à écrire des lettres de faire-part.Dans la chambre du mourant il y avait peu de lumière, sauf celle de la\u2019 lampe sous laquelle la femme écrivait.Au bout de quelques minutes, la femme impatientée se retourna vers le moribond et lui demanda: \u2014Dis donc, vieux.\u201ccimetiére\u201d, ca B'écrit-y avec un *\u201ct\u201d ou avec un \u201cq\"?+ Faites-le rire un peu ! Quelqu\u2019un dit & Tit-Blanc d\u2019aller volr son ami Charlot qui est bien malade et n\u2019en a pas pour longtemps.\u2014Surtout, dit-I] à Tit-Blanc, sois gentil pour lui.II est à la veille de nous quitter.Alors, dis-lui quelque chose de drôle, fais-le rire un peu! Tit-Blanc se présente à l\u2019hôpital, entre dans la chambre du ma'ade, lui donne une grande tappe sur l\u2019épaule et fut dit: =\u2014Alors?on agonise?Le cheval mécanique .Un habitant qui a perdu son cheval est inconsolable.Ce cheval s\u2019appelait Charlie et avait une forte réputation de reproducteur.Il y avait dans le village un sculpteur qui s\u2019offrit à faire une reproduction de Charlie grandeur naturelle.Le monument serait placé devant la maison.Le sculpteur demanda à travailler sur place, construisit la carcasse et appliqua de la glaise pour commencer, laissant une large ouverture en-dessous pour travailler plus à l\u2019aise.Au bout de quelques semaines, Char- Ile commençait à se ressembler et l'habl- tant était très satisfait.Il a lair tellement naturel, disait-ll à ses voisins, qu\u2019un de ces jours je vais l\u2019atteler.Ces paroles tombèrent malheureusement dans l\u2019oreille d'un mauvais plaisant du village qui se cacha dans la carcasse, un soir, et réveilla le propriétaire en imitant le hennissement du cheval.\u2014C'est Charlie qui me parle! s\u2019écria le bonhomme en sortant de son Iit.Il alluma un fanal pour aller voir de plus près.\u2014\u2014LC'est-y toi, Charlie?demanda-t-il à In statue.~\u2014Hi, hi.hihihl! fit en hennissant le farceur qui était & Yintérieur.- Le bonhomme promenait son fanal avec stupéfaction.=\u2014SI t'es bien vivant, dit-il, fais quelque chose pour me le prouver, Le farceur, qui avait apporté un sac de crottin, fit passer quelques gros paquets par le trou d\u2019en arrière.On aurait pu s\u2019y méprendre.Mais le bonhomme examina le tout, le respira, et dits \u2014Non, Charlie, t'es bien mort.T'es rendu à faire de l\u2019engrais! Mouman, d\u2019la m\u2019lasse ! Tous les soirs, en se mettant A sa place pour le souper, Gabrielle criait à sa mère d'un bout de la table à l\u2019autre: \u2014Mouman, d'la m'ias- ae! Et il fallait que le pot de m'lasse passe d'un enfant À l'autre pour arriver jusqu\u2019à Gabrielle.Après ca, c'était un autre cri \u2014 Mouman, du pain!\u201d Et le même manège recommençait.Tinesse, le petit frère de Gabrielle, commençait à en avoir assez, car cela le dérangeait pour manger.Un beau jour, il met du goudron dans le pot à la place de la m'lasse, afin de jouer un bon tour À sa soeur, .Aussitôt A table, Gabrielle commence: \u201cMouman, d'la M'lasge!\" \u201cMouman, du pain!\u201d On lui passe ce qu\u2019elle réclame.Mais au bout de quelques instants, la mère s'aperçoit que Gabrielle mange sans appétit.Elle lui crie: \u2014Comment! Espèce de difficile! T'aimes plus ça, À c't\u2019heure?Tout en faisant la grimace, Gabrielle répond: \u2014Maudite m'lasse, on dirait qu\u2019elle a été faite sur la couverture! x & = Embarrassée dans ses visites M.X.qui a perdu cette année, sa seconde femme, s\u2019est rendu scrupuleusement au cimetière où ses deux épouses reposent dans deux tombes différentes.Le soir, il racontait à un ami son pieux pélerinage.Et fort cordialement: \u2014Figurez-vous, qu'en arrivant là-bas, j'ai éprouvé une singulière impression.Je ne savais pas par laquelle commencer.Une farce plate La veille de ses noces, Charles-Eugène dit à son ami Auguste: \u2014 \u201cC'est la première fois que ca m'arrive et je ne sais pas l'diable comment me décider! Veux-tu me rendre un s.cv.?A minuit, tu viendras sous notre fenétre et tu imiteras le cri du coq.Alors je dirai & ma femme: \u201cHein?C'est à mon tour de chanter!\u201d Tu comprends ?\u2014Beau fromage, dit Auguste.C'est pas difficile.Compte sur moi, mon vieux, je serai là! A minuit, le soir des noces, Auguste est sous la fenêtre des nouveaux mariés.Rien.A minuit et quart, rien.Les minutes se passent.\u2014 \u2018Qu'est-ce qu\u2019y peut bien faire?se demande Charles-Eugène, Tout à coup, on entend un meuglement épouvantable, l'imitation d'un taureau dans un champ.Charles-Eugène, pas bien fin, dit à aa femme: \u2014Hein?C\u2019est à mon tour de chanter! \u2014C'est correct, dit la femme.Mais, sirop de boeuf, faudrait tout de même pas me prendre pour une vache! * x Tiens bien ton boute ! Un candidat se présentait, autrefois, aux élections contre Israël Tarte et sa femme lui.avait dit: \u201cLaisse-toi pas faire, Midas, tiens bien ton boute!\u201d Arrive une assemblée contradictoire convoquée par les partisans d'Israël Tarte.Midas est confronté avec son adverse saire qui lui fait mordre la poussière et le met en état d\u2019infériorité.On craint, pour un moment, que Midas faiblisse, Mais, À bout d'arguments, Midas s\u2019écrie fièrement: ; \u2014Mes chers électeurs, je n\u2019al jamais reculé devant une tourquière, y s\u2019ra pas dit que je reculerai devant une tarte! Le \"Coin-Coin\" des Petites Villes TROIS-RIVIERES [court après un autre, et ca fait On connaît une dame qui n\u2019est Un joli carrousel de chevaux de pas contente du tout d'avoir été bois.ignorée dans les invitations au cocktail de Mme N.\u2014 Quels sont ces deux amoureux qui se wk ak HULL Les jeunes C.vont souvent A rencontrent les bons jours chez la pêche au café de nuit, mais Kerhulu ?temps, \u2014 Depuis quelque les poissons qui mordent n\u2019ont l'ancienne flamme de | que l'aréte et l'appareil cau- Maurice est disparue.\u2014 Mlle dal.\u2014 Hector, je vois, par tes B.qui étaii partie pour New- emplettes de Noël, que tu as le s'est contentée York, au Mont-Royal, à chambre Montréal.\u201c BASTICAN d'une coeur plus gros que la bourse.* + Xk SAINT-LAMBERT La vieille fille X était fort dégue d'apprendre qu\u2019elle cor- La petite Marie n\u2019en a pas respondait depuis 2 ans, avec un fini de courir après son Roger.\u2018nègre.\u2014 Les petits enfants FN court après une autre, qui Pierrot, Jules et Nana ont une où Il m\u2019s offert un second malt, \u201cT'ai gu que je I'aimais à la minute foi sans bornes dans le Père Noël, qui ne les oubliera pas.* kx x BROMSBURG Henri L., on imagine ta fierté de partir pour Boston avec le beau sac de voyage dont t'a fait cadeau un très gros bonnet d\u2019Ottawa.\u2014 Après le vif malentendu de l'autre jour, le calme est revenu chez les couples que l'on sait \u2014 La bonne maman C.a déjà fait toutes ses tourtières de fêtes.* * x MONTMAGNY Anne s\u2019est achetée enfin de manteau de fourrures de ses |rêves, un manteau \u2018qui lui va à ERATOR Ceux de nos lecteurs qui nous ont adressé des histoires ne doivent pas se surprendre de ne pas les voir tout de suite dans pages.viendra en temps et lieu.merveille, mais qui sera payé dans deux ans.\u2014 Mathilde a un arrangement de cheveux qui ne lui va pas du tout.Pourquoi ne porte-t-elle pas le genre *\u201cflapper\u201d?\u2014 Le jeune François est vraiment trop inexpérimenté pour se mesurer avec la belle Alicenos Leur tour * kh & CHICOUTIMI Mon cher F., je t'en prie, ne tape pas si fort sur mon chapeau pour applaudir le club Chicoutimi.\u2014 Le chapeau que portait Mme Z., l'autre dimanche, non loin du banc d'oeuvre, était invraisemblable.\u2014 Dans un concours de beauté, c'est sû- SHERBROOKE Madame J.B.est de tous les mouvements de charité, mais sa langue contredit ces bons mouvements.\u2014 Arthur, quand ces- seras-tu de te moquer de tout le monde ?\u2014 Paul, ce n\u2019est pas tellement difficile d\u2019avoir son nom dans la Tribune.« « Autre quartier de la Métropole @ \u201cSi mon ami-de-garçon faisait comme lui, je commencerais à m\u2019inquiéter\u201d.\u201cTu diras que tu as été prise d'une faim terrible pour les oeufs au miroir.\u201d sans se compromettre et sans LE compromette ?Maintenant, il reste la catégorie des parents que l'on ne peut pas souffrir, ou des amis que l'on voit comme la fumée dans les yeux.et à qui l'on est obligés d\u2019envoyer des étrennes pour des raisons que la raison ne connaît pas, mais qu\u2019on appelle \u201csupérieures\u201d.Pour ceux-là, j'ai une bonne nouvelle à vous apprendre.J'ai lu d'autre matin dans une dépêche de la PRESSE AS- SOCIEE que les Etats-Unis viennent de mettre au point UNE BOMBE ATOMIQUE MINIATURE.Saisissez-vous ?Non?.C'est pourtant simple.Désormais plus besoin de ces petits cadeaux qui sans entretenir l\u2019amitié, nous entretiennent dans l'obligation de faire de grosses dépenses.La \u2018petite bombe miniature\u201d y pourvoira.Vous en portez une demi douzaine dans votre sac à main.Et lorsque vous êtes seule à iseule avec la personne à la- .quelle vous destinez votre présent, vous sortez votre \u2018petite bombc atomique miniature\u201d.Après avoir vérifié si l'atome est bien en place, vous lancez.pan.en plein sur l'atomate.Et vous êtes délivrées du souci de faire des cadeaux à cette personne pour restant de vos|.jours.Le Cane Bière Le \u201cCoin-Coin\u201d de la Laurentie 3 \u2014 > : => > > , 5 ES = a = \u2014_ 3 v7.2 _ 200, 17, 2 % +, °, S \u2018, { U-24-4Q FLE NEMER, A EU © 0 44 da Pourquoi je ris?Ma belle-mère arrive aujourd'hui !\u201d Un conte bref Voyons donc, votre Honneur ! Il arrivait à Me Labourdasse de prendre des petites brosses.Il ne s\u2019en cachait pas, d'ailleurs, et disait à tous ses amis: \u2018Pour mieux juger les gens, il faut être à leur niveau!\u201d Ayant été nommé recorder de Petite-Ile-aux-Foins, dont il était l'unique propriétaire, il \u201cpassait\u201d des \u201csentences\u201d qui auraient fait rougir les juges de la cour suprême.La Petite-Ile- aux-Foins située tout près de l'Ile-aux-Jouaux (propriété de Roger Maillet) était unique dans l'existance de la colonie française au Canada.Son fondateur, le Marquis Albert de Labelle- Epaminondas, originaire du Poitou, échappait à toutes les recherches numismatiques, ayant été pendu par Monsieur de Champlain à son quarante-cin- quième voyage, et c\u2019est grâce à Me Labourdasse (qui ne connaissait rien à l'antologie) que les 350 citoyens de la Petite-He- aux-Foins étaient reconnus par le Fédéral comme étant des Canadiens de souche ancienne.De fait, le père Mouillcdon se rappelait, malgré ses 101 ans bien sonnés, que les Anglais avaient tiré sur lui sans l'atteindre, et qu'il était demeuré à son poste \u201cquand même\u201d: ce qui lui avait valu la médaille de bronze de la Société du Bon Parler Canadien.La Petite-Tle-aux-Foins était un vrai paradis.Les vaches se promenaient en liberté, et le pc- tit village comportait trois fermes: celle du père Mouilledon, celle de son fils Horace, et celle de sa fille Bina.Quant a Me Labourdasse, il occupait un monticule qu\u2019il avait choisi, face au fleuve.Pour se rendre à la Petite- He-aux-F'oins, il fallait emprunter un bateau.C'était selon.Il y avait la barge ct il y avait le yacht.Me Labourdasse avait son yacht particulier et il était tou- jours accueilli, le samedi surtout, par sa femme et ses deux filles.Le voyage était rapide et Ma Labourdasse avait vite fait d\u2019enlever ses vêtements de ville pour son costume de fermier, quand un beau jour Horace et Bina (Suite à la page 13) - 5 » a L\u2019épouvantail Rue Saint-Urbain, un peu avant d'arriver à Saint-Viateur, on peut constater que les aue tomobiles ralentissent brusquement.C'est qu\u2019au milieu de la rue, bien camné dans son uniforme bleu marine, avec sa casquette de service, se profile assez nette la silhouette d\u2019un constable.Seulement, lorsqu'ils sont tout près de ce constable, les automobilistes s\u2019apercoivent qu'il ne s'agit pas d\u2019un vrai Constable, mais d'un Constable en \u2018bois, planté au sol, portant une pancarte sur laquelle on lit le mot ECOLE.Les automobilistes sourient d\u2019avoir été ainsi attrapés.Mais l'effet n\u2019est pas moins obtenu.Et la vitesse des véhicules & été considérablement réduite.Puisque ce système donne des résultats aussi satisfaisants, et il n\u2019est ni cher ni compliqué.Pourquoi ne pas le généraliser ?Ainsi on pourrait placer des mannequins de Constable dans les succursales des banques.Les apaches scraient bien attrapés! Les maris qui, avec plus ou moins de fondement soupçonnent d\u2019en \u201cporter\u201d pourraient en cas de déplacement forcé, se faire remplacer par leur portrait en bois à installer près de la porte de la chambre conjugale.Le traître serait bien vite rendu aux.abois! Le fermier \u2014 Deux fois par an- nic, l\u2019\u2019au envahit mon poulailler, impossible d'élever des poules.Son ami \u2014 Elève des canards! .55 décembre 1949 .Le \u201cCoin-Coin\u201c de LE CANARD Page 5 la métropole LE PROBLÈME DE LA CIRCULATION ENFIN té un remède à ça manière.Londres avec son TUB.Matin et soir.New-York avec le subway.Chicago avec des bandes de Le problème de la circulation jail n'y a plus un cenn A votre est basique de quelque point de crédit, vue que l'on se place.M y a, enfin, la circulation Vous avez, en effet, la cireu- |forcée.qui est celle à laquelle lation du sang, problème diffi-|m'oblige ma femme, lorsqu'd clle à régler à son gré.Car s'il force de scènes elle m'oblige à y a des gens qui souffrent en |remettre en circulation un billet été, parce qu\u2019ils ont le sang de cing que j'avais soigneuse- chaud, d'autres, en hiver, se sen-, Ment caché.C'est une des pires épreuves que je puisse endurer.tent le sang glacer.Il y en a © qui se font du sang pour zien.| Par ailleurs, vous avez la cir- Et d'autres, dont le sans sue.|culation dans les rues de Mont- Bref: rien qu'à y penser il y à réal.de quoi attraper un coup del De quoi s'agit-il, en somme?sang.:De faire circuler des véhicules Il y a, ensuite, la circulation et des piétons qui, ne trouvant monétaire qui repose sur celle\u2018Plus l'espace nécessaire pour qu'on appelle la circulation fi-|bouger sont obligés de rester duciaire, dont l'épreuve consiste ; immobiles.À demander au gérant de votre| Ce problème s\u2019est posé déjà Banque s'il veut bien continuer dans différentes villes à popu- à payer vos chèques, même lors- lation dense.Chacune y a appor- Lazare offre POUR LIVRAISON IMMEDIATE une collection hors de pair de superbes manteaux de fourrure gager les trottoirs à coups de mitraillette.A Montréal, nous faisons beaucoup mieux, Nous avons résolu le problème avec une Commission et quelques délibérations.La Commission a déjà réalisé deux réformes capitales.le matin les tramways et les autobus qui descendent du nord de la ville sont surchargés, et que par contre ceux qui montent sont vides, la Commission a décidé que désormais entre 8 heures et heures du matin les DOS DE RAT MUSQUE DU NORD $339 MAGNIFIQUE MOUTON -DE PERSE $469 ECUREUIL CANADIEN $495 HUDSON SEAL {rat musqué teint) $549 MOUTON DE PERSE GRIS .$549 RAT MUSQUE DU NORD allongé .$649 ECUREUIL RUSSE gris et brun .$695 SEAL D'ALASKA \u2026\u2026\u2026\u2026., $695 LOUTRE CANADIENNE .c.$995 CASTOR CANADIEN .$995 VISON METISSE ceseess.$2950 pour DEGEMBRE seulement Vu qu'à l'époque de l'année, ta plupart d\u2019entre nous ont de gres déboursés à faire et que piu- sieurs dames qui ont besoin d'un manteau immédiatement pourraient être forcées de différer leur acquisition à janvier \u2014 et afin d\u2019assurer llvraison immédiate par suite de l'apparl- tion prématurée de f\u2019htver \u2014 La Maison LAZARE livrera tout monteou acheté d'ici ou 24 décembre moyennant un acompte de 10% sur le prix de l'achat, taxe en plus, le solde payable aux conditions ordinaires de Lazare, allouant jusqu\u2019à 18 mois si désiré, plus les Intérêts usuels.1454 PEEL, MONTREAL Vis-A-vis l'hôtel Mont-Royal RENOMMEE POUR SES SOMPTUEUSES FOURRURES GARANTIES gansters qui s'évertuaient à dé- | Partant du point de vue que É I RESOLU! voyageurs seront divisés en ressentira les bienfaits d'une r&- deux groupes.La moitié fera]solution aussi énergique.L'on le parcours montant, et l'autre ne s'apercevra plus que sur nos moitié le parcours descendant.|petits chars, du monde, on en Comme ça, tout le monde sera MET.TROP! à l'aise dans les véhicules de ; Nous avons voulu connaître notre Compagnie des \u2018Tram-lj'avis de M.Watt, le distingué Ways.Président de notre Compagnie La deuxième réforme a été.| des Tramways, qui en souriant encore plus simple.Un projet de nous a répondu: construction du Métro.\u2014S0 watt! ese Dés demain, tout le monde! En effet! LES ECHOS DE LA CITE L'avocat Pacifique P!ante raconte actuellement dans le Devoir les souvenirs de sa croisade contre le vice, la prostitution et le jeu à Montréal.On sait que M.Plante a été culbuté par la police de son cheval de bataille, pour avoir voulu faire une virginité à une ville cosmopolite d'un million et demi d'habitants.M.Plante a plus d'une fois laissé entendre que les barbottes, les \u2018bookies\u2019 et les boxons avaient longtemps gagné des amitiés policières sous forme de pots-de-vin.Leur fermeture \u2014 officielle }1aurait-elle tari ces excellentes sources de revenus ?* Le méme croisé relate que M.Maxime Raymond, gérant de l'hôtel Windsor, fit interrompre, en 1939, le fonctionnement d'une barbotte.C'était au temps de la visite du Roi et de la Reine.Les fenêtres de la \u201csuite\u201d réservée aux souverains donnaient sur une i barbotte, et ceux-ci pouvaient voir ce qui s\u2019y passait, M.Raymond s'étant plaint d'une telle indécence, obtint du chef de police, M.1 | Dufresne, que toute circulation sur la rue de la barbotte fût interdite durant le séjour à l'hôtel du Roi et de la Reine, M.Raymond, tout comme M.Plante, n\u2019a pas songé un instant que le Roi et la Reine ne sont pas dépourvus d'humanité, et que, peut-être, ils auraient été enchantés de regarder ce qui se passait en face.Il en est des dessous d'une ville comme des dessous féminirs: ils ne manquent pas d'intérêt, même pour les rois.x.x Au cours de la joyeuse réception donnée, à l'hôtel de ville de Montréal, pour célébrer le triomphe des Alouettes sur les Stam= : peders de Calgary, champions du Canada, le maire Camillien Houde à dansé légèrement avec ses 300 livres et la charmante madame Fernande Picotte.\u201cIl est un danseur épatant, a dit celle-ci.Il fait {| même des pas de fantaisie.\u201d Mais elle a eu la délicatesse de ne dire que la conformation spéciale du maire la forçait à se montrer.distante.* x x -Et maintenant, parlons du tramway.Le président du comité exécutif de Montréal, M.J.-O.Asselin s\u2019est carrément prononcé en faveur dé la municipalisation de la Compagnie des Tramways.| Bravo! * Xx x Nous sommes de trente ans en arriére de Toronto pour le | transport en commun, dit M.Asselin.Pourquoi?Parce que J Toronto e un service municipalisé depuis trente ans.Notre | tramway a payé en taxes ce que Toronto a payé en améliorations {| de ses moyens de transport.* * * M.Asselin affirme encore que si le gouvernement de Québec, en 1918, avait permis la municipalisation du tramway, la ville de Montréal disposerait aujourd'hui d\u2019une réserve d'environ $50,000,- 000 pour entreprendre un métro et autres améliorations à la circulation.x * * Le président du comité exécutif de Montréal est allé plus loin: \u201cI va nous falloir, dit-il, nous mettre à vendre de l'électricité dans l'île de Montréal.On veut donc que cette ville cesse d'être la vache à lait du trésor provincial.* * x Mais il faut se dépêcher.Voici que l'Hydro-Québec, entreprise du gouvernement de Québec, a commencé à jeter les fondements d'un grand immeuble auquel on affecte $5,000,000 puisés chez vous, chez moi, chez tous les consommateurs d'électricité de Montréal.M.Potvin, président de I'Hydro, et M.Savoie, vice- président, ont pris allègrement la pelle, pour enlever la première pelletée de terre, sur le terrain du nouvel immeuble.C'est un métier qu'ils n\u2019ont pas souvent pratiqué.* * * A la suite de M.Asselin, M.Pierre DesMarais, chef du {conseil municipal, a proposé que le comité exécutif procède immé- | diatement à la municipalisation des systèmes et services de distribution du gaz et de l'électricité de Montréal.Mais il reste à savoir ce qu\u2019en dira M.Duplessis.La vache à lait est pour lui une jsource de revenus provinciaux et d'influences, Il répondra sans 41 doute: \u201cA moi la vache!\u201d Page 6: LE CANARD 15 décembre 1949 Le \"Coin-Coin\u201d du Raconteur Conte de Noël LA PETIT E ETOILE - par ROBERT CARIO Au début, Dieu créa le monde et tout autour, mit le ciel, Il dit: \u201cQue la lumière soit: \u201cL'aurore pointa et le jour illumina la création.Dieu décida de laisser à la nuit la moitié du temps.Et dans la nuit, il alluma les étoiles.Qu'elles étaient admirables, ces étoiles à la fois simples et précieuses, pures et majestueuses, froides et incandescentes.Mais parmi elles, il en était une, la plus tenue, la *) e \u2014# e plus fine d'une grande constellation qui se trouvait jolie, très jolie, la plus jolie et le chantait à tous vents: Ma peau stellaire est couverte de gemmes Mêlés à mes rayons Courent mes cheveux blonds Fils d'or impalpables que j'aime.les plaines, les submergea, battit les pentes des montagnes, monta, monta et finit par venir lécher les derniéres branches du revint & elle.Ah! qu'il fut triste, son réveil! Au lieu de la sublime plénitude du ciel, au lieu de cet horizon parfait dans ses quatre dimensions, partout sapin.Cela dura plus d'une lune: Nulle vie ne s'entendait plus que l'insensible clapotis de l'eau et la plainte des racines immergées.L'étoile pleurait toujours.Enfin, un matin parut un ange; il venait lui annoncer qu\u2019un messie viendrait un jour sauver la terre et qu\u2019alors pardonnée, elle pourrait reprendre sa place parmi ses nébuleuses compagnes.L'eau baissa bientôt et l'étoile, pleine d\u2019une joyeuse espérance, continua de pleurer, mais de joie.Ses pleurs coulèrent encore longtemps.Un soir, en fin d'automne, trois hommes richement vêtus et au noble visage, vinrent visiter l'étoile.Ils lui annoncèrent la fin de sa pénitence et allumèrent, pour sécher ses pleurs, de petites lampes multicolores parmi les feuillages.Il n\u2019y avait pas longtemps qu\u2019ils l'avaient quittée lorsque reparut l'ange Elle était, la pettie étoile, réellement jolie ainsi qu\u2019elle ne cessait de le dire.Mais elle manquait pas de modestie.Or, pendant que dans.le ciel cet astre, au lieu de remercier Dieu des présents reçus, se glorifiait sans retenue, l\u2019homme, sur la terre, péchait par orgueil.De quelle façon il fut puni, vous le savez tous.Mais ce que vous ne saviez pas, c\u2019est que dans sa juste colère, il châtia aussi la vaniteuse petite étoile.Il la chassa du ciel et la précipita sur terre.Pauvre étoile! Elle fit une longue chute à travers l\u2019espace, traçant un sillage de grâce embué de regrets; elle pensait, à mesure qu\u2019elle voyait grossir les cimes glacées, les pleines herbeuses et les méandres fluviaux, s\u2019écraser au contact du sol bosselé.Son effroi fut heureusement injustifié: elle s'accrocha au sommet d\u2019un vigoureux sapin.Son étourdissement dura plus d'un siècle.Puis, la petite étoile s'étendait sous la sombre ramure des sapins une neige d'éternité qu\u2019elle pouvait apercevoir à travers les aiguilles; et là-haut, par-dessus les pics de roc au laid profil, s\u2019offrait à sa vue un arc du firmament perdu, Puis, un jour, l\u2019eau envahit qui lui confirma la bonne nouvelle et lui enjoignit de partir.Il lui indiqua toutefois un cer- \u2018tain itinéraire à parcourir.Elle se détacha aussitôt de son arbre et suivit gaiement son chemin; l elle traversa des forêts, des plateaux, des lacs, des plaines, le désert et arriva au-dessus d'un florissant pays.Au loin, trois hommes suivaient.Enfin, elle arriva au-dessus d'un - village nommé Bethléem et s'arrêta, toute étonnée.\u2019 Au fond d'une grange, parmi les bergers et les animaux, un petit enfant souriait, couché dans la paille.Elle demcura là, figée devant ce spectacle si simple et si merveilleux; celle comprit la vanité de son orgeuil en contemplant ce tableau de grandeur, sans nul éclat, ni pompe, de l'enfant-Dieu.Alors, le père éternel la rappela et, ascendante et rapide, elle regagna sa place.Depuis, chaque année, le 25 décembre, on place une étoile au sommet d\u2019un sapin de Noël; des guirlandes argentées y figurent les larmes gelées de l'étoile \u2018et des bougies de toutes les couleurs les petites lampes des Mages.Robert Cario Des hauts et des bas Aux Etats-Unis, les problèmes de sexualité sont de plus en plus à l'ordre du jour.Les livres que l'on consacre à l\u2019évolution de la jeune fille moderne se succèdent avec une rapidité foudroyante.Une enquête officielle a même été ouverte.Mais les premiers résultats laissent fort à désirer.Car ils révèlent deux notes dominantes: une hausse du cock- tailisme.Et une baisse dans le soutien-gorge ! \u201cOui, Bob à ses défauts, mais il = une auto.\u201d Un pharmacien peu poli Un monsieur très laid entre chez un pharmacien et dit au commis: \u2014Voulez-vous me donner une petite fiole de laudanum ?\u2014Monsieur, répondit le commis, il me faut une ordonnance.\u2014Regardez-moi.Ai-je Pair d'un homme qui veut s'empoisonner ?Après l\u2019avoir minutieusement examiné, le pharmacien n'hésita pas à lui dire.\u2014Je ne sais pas, mais.je crois bien.que ei je vous ressemblais, je n'hésiterais pas un seul instant.* » ~\u2014Ainsi, mon ami, ceux qui sont privés d'un sens en ont un autre.Les aveugles, par exemple, ont l\u2019oute plus fine que nous.\u2014C'est pourtant vrai; quand quel- qu'un a une jambe plus courte, l\u2019autre est toujours plus longue.En se balançant La berceuse de Madame Josselin (ou la seule note musicale) Tous les soirs, Madame Josselin venait s\u2019asseoir dans sa berçeuse.Elle en avait le monopole et l'exclusivité.Ceci se passait.en des temps très anciens, car tout le monde sait maintenant qu\u2019une berceu- se ent une pièce de musique et qu'une chaise à bascule est une pièce de musée.Mais, en cette année 1876, alors que les gens pouvaient encore s'asseoir sur leur galerie et se bercer dans un fauteuil, Madame Josselin (une amie intime de Séraphin Poudrier qu\u2019elle ne pouvait pas voir, même en littérature) pre- A la Cour d'Assises Le drame du médecin imaginaire L'hiver est là.Et même un peu la, comme les montagnards de la chanson.C'est le moment où l\u2019on absorbe toute sorte de remèdes.Et où il peut arriver toute sorte de complications, ainsi que le prouve le procès qui s\u2019est déroulé avant- hier en Cour d\u2019Assises.Zéphirin Pattanoire comparaissait devant les jurés accusé de meurtre.Et voici les aveux qu\u2019il a faits: \u2014Oui, Messieurs les Jurés.J'ai tué!.Je vais vous dire comment et pourquoi.Le 2 décembre 1948 \u2014 il y a un peu plus d'un an \u2014 je me suis réveillé avec une petite migraine.Peu de chose, direz-vous.En effet, c'eut été peu de chose, si je n'avais pas eu la malencontreuse idée de le dire à mon ami Octave.Vous n\u2019avez pas connu mon ami Octave.Et c'est bien votre chance.C'était l'homme qui appartenait à cette maudite engeance de gens ayant toujours, et à tout propos, une spécialité pharmaceutique à vous conseiller et à vous imposer pour n'importe quel mal.Dès qu'il apprit ma migraine, il\u2019 me dit d'une voix autoritaire, qui ne permettait pas de réplique: \u2014Va immédiatement chercher un cachet de ortoxyquinulpha- te.qu\u2019on appelle vulgairement Cabochol.Et tu m'en diras des nouvelles! .Le soir, plus de migraine! Mais, en revanche, une petite fièvre.Je téléphonai à Octave.\u2014De la fièvre?fit-il joyeusement.N\u2019aie pas peur.C'est la réaction du Cabochol.Prends immédiatement un examinatal- zyne, ou, comme on dit, un fiè- vrol, et tout est dit.Je suivis son conseil.La fièvre disparut, mais ma peau se couvrit de bulles rouges.Octave m'\u2019ordonna alors L'Antisquamine.qui fit disparaître les bulles, mais provoqua une: attaque de fièvre typhoïde.Je pris alors le thyphibruge, qui provoqua la malaria; l\u2019antima- larite, qui me causa la peste.L'antibubonophiel qui me porta à la lèpre.Et j'en serais certainement mort, si par un bonheur providentiel mon excellent ami et conseiller médical Octave ne fut point obligé d'aller habiter à Toronto.Je commençais à me remettre de toutes mes maladies.Je reprenais goût au travail.lorsque, il y a huit jours, je me fis une petite égratignure au doigt.Je vois paraitre Octave, qui revenu a Montréal, se précipite vers moi avec son sourire diabolique, et me dit: \u2014Un conseil!.Achète immédiatement de la pommade pofessiol.Il ne put aller plus loin.Je perdis le contrôle de moi-même.et je l'ai tué, Les Jurés ont acquitté Zéphirin Pattanoire à l'unanimité, ry hess I - Ria \u201cEcoute, David, sl tu veux m'avoir &K ton party du jour de l'An, tu es mieux de mie le dire tout de suite.\u201d naît plaisir à voir passer dans \u201csa\u201d rue De Bullion.Madame Josselin se bergait, cependant que ses enfants et ses nombreux petits-enfants folâtraient autour d'elle.Elle ré pondait en souriant à tous ceux qui la saluaient et disait: \u2018\u2019Ma vaisselle est lavée.J'attends huit heures pour coucher les petits!\u201d Monsieur Josselin, lui, avait une très bonne habitude: il n'était jamais à la maison.Il fréquentait un club très chic de la rue Craig, tenu par les Anglais, et finissait toujours sa soirée rue Bonsecours -afin de rencontrer ses amis et détruire la mauvaise impression que causait son contact avec les Anglais.Cependant, Monsieur Josselin n\u2019était pas chauvin.Et Madame Josselin, qui l\u2019attendait en se berçant, n\u2019était pas chauvine non plus.Mais il y avait des accommodements avec les prine cipes, car Monsieur Josselin res venait toujours à la maison, les poches bourrées d'argent.Madame Josselin en ignorait la provenance et préférait l\u2019ignorer, à condition de se bercer.Pour tout dire, Monsieur Josselin avait le pognon de cette époque et Madame Josselin était le \u201csilent partner\u201d.Pas tellement, car il lui arrivait d'élever la voix et de dire & son mari: \u201cVieux sno- ro, tu es allé encore au Théitre Royal voir des danseuses!\u201d Ce à quoi Monsieur Josselin répliquait: \u201cJe suis allé applaudir Charles Dickens et j'ai bien joul de ma soirée.\u201d Madame Josselin rangeait sa chaise berçante dans la cuisine.aidait son vieux à monter les marches de l'escalier, et comptait l'argent.Madame Josselin finit par comprendre, lorsque Benjamin Godard vint donner une série de concerts, et joua la fameuse \u201cBerceuse\u201d doit il est-J'auteur, Son mari était impressario, un métier qui, à l'époque était jugé condamnable, car on ne pouvait pas comprendre que l'agent d\u2019un artiste puisse retirer dix pour cent de son salaire.Elle reçut Benjamin Godard chez elle et, après un magnifique diner, le fit asseoir dans sa berceuse.(Note de l'éditeur: Il y avait au Musée Eden une parfaite réplique de cette chaise, mais d\u2019après les historiens les moins autorisés, la berceuse de Madame Josselin a été transportée d\u2019abord au Château de Ramzay, puis à l'Ecole du Meuble où Monsieur Gauvreau en a fait une table roulante pour les hors d'oeuvres).La soirée que passa Benjamin Godard chez Madame Josselin est relatée dans le 250ème volume de l'Histoire de Montréal\u201d par Robert Trourie gny alias Robert de Troutigny, dont le gouvernement a acheté 500,000 exemplaires pour distribuer dans les écoles.Ayant reçu Benjamin Godard chez elle, Madame Josselin se erût la reine de Montréal.II y à, d\u2019ailleurs, à la page 250 du 159ème volume de Monsieur Robert de Troutigny, un excellent (suite & la page 10) Le \u201cCoin-Coin\u201d photographique ~~ LE, CANARD La jeune actrice Jane Russell se repose de l'atmosphère des studios de Hollywood en se promenant au soleil et au grand air, dans un jardin californien.Ra a ame ME 2 .i 5, Pr.LR * 3 FE STEEN Mary Garden, & gauche, anciennc star d'opéra, déclara à Laura Etz, de la Presse Associée, que, dans son opinion, le centre de la culture du monde est en train de se transporter de l\u2019Europe fux Etats-Unis.Elle aurait pu ajouter: \u2018Et c\u2019est un peu pour cette raison que tant d\u2019Européens dénigrent tout ce qui est américain\u201d, plage de Miami, Floride, semble se moquer des pauvres diables qui subissent, dans le nord, les premières morsures de l'hiver, et elle préfère sans doute un clinique pour enfants de Berlin lui présente, au lieu de chocolat, Vêtement de soleil à un manteau Ca petit Allemand, il a raison d'être furieux! Une doctoresse d\u2019une une dose d'huile de ricin.de fourrures.& ret) > ei Cette scène de foot-ball se déroule à Berlin, dans une joute por le championnat mondial.Mais la photo aurait pu aussi bien s2 localiser à Toronto, lorsque les Alouettes remportèrent le championnat canadien, contre les Stampeders de Calgaryzr, td Passé La - + LT Ne RO EN ESSOR Ces deux jeunes cyclistes américains, Joseph Camerlengo et Charles Mead, partaient de Québec, il y a quelques semain:s, pour se rendre en vélo jusqu'en Californie.Le voyage sera plus long qu'en avion, mais les pannes seront moins dangereuses, Ea u ON ES EE 4 EN Cadeaux de Noël pour la Hollande.Des milliers de caisses sont parties ces semaines dernières, de l'Amérique, à destination de 18 pays.De nombreux enfants sous-alimentés en feront un festin.Dans cette photo, un petit Hollandais américain, et sa petite soeur, vérifient les adresses de leurs amis.iY uo Son Lor ete Entre chiens ! Un type rentre chez lui à quatre heures du matin.Il est pas mal chaud et ne sait pas comment expliquer la chose à sa femme.A sa grande surprise, toutes les lumières.sont éteintes.\u2014\"Tant mieux, se dit-il, Euzébine ne s'apercevra de rien!\u201d II se déshabille et se couche le plus silencieusement possible dans le lit conjugal.Le lendemain, le type se réveille et trsave son chien couché à côté de lui.Il se lève, va dans la cuisine, et rencontre sa femme qui lui demande s\u2019il a bien dormi.\u2014Extra, Euzébine.Mais veux-tu me dire ce que Prince faisait dans mon lit?\u2014C'\u2019est bien simple, réplique Euzébine.T\u2019as ronflé, pis t'as parlé dans ton sommeil.Tu disais tout le temps: \u201cÇa prend rien que des enfants de ch.pour m'avoir fait prendre un coup de même!\u201d Alors, j'ai voulu te faire passer le reste de la nuit avec un de tes amis!!!\u201d \u201c * =x La curiosité d\u2019une vieille Deux jeunes filles, en train de coudre sur la galerie pendant que leur mère travaille dans la cuisine.Des hommes sortent d'une ruelle en se battant.L'une des vie avec des pâtés?lièvre.Ils goûtaient le cheval \u2014Que fais-tu pour vivre?Un \u2014Je fabrique des pâtés de lièvre.\u2014Comment fais-tu pour gagner ta ie \u2014J'y mêle du cheval, aussi.\u2014Dans quel proportion ?\u2014Cinquante-cinquante.Un cheval, un | tile qui est dur comme du fer.\u2014Eh! dites donc, qu'est-ce que c'est LE CANARD Un quart d'heure de KRIGOLADES BE nard.CONCOURS D'HISTOIRES GAIES LE CANARD offre un grand prix de $5.00 à celui qui enverra la meilleure histoire du mois, un prix de $3.00 pour la suivante et un prix de $1.00 pour celle qui sera classée troisième.Toutes les autres histoires seront publiées et signées du pseudonyme choisi par leur auteur.Nous vous engageons à nous en adresser sans délai.FAITES RIRE TOUS VOS AMIS en tentant votre chance pour le concuurs.Il y n de l'argent à gagner tous les 15 jours.Le coq du clocher dans un petit hôtel de et demande qu'on lui serve du ca- Mais il tente en vain de dépecer le vola- campagne 15 décembre 1949 que cette bête?Elle n\u2019est pas mane geable.\u2014Faut vous dire, monsieur, qu'on à en un mal terrible à l\u2019abattre.Le canard nous a échappé et s\u2019est envolé jusque sur l'église, et il a fallu l\u2019abattre à coup de fusil.\u2014Ah, je comprends.Vous avez sane doute tué le coq du clocher! .* kx ¥ Une jeune fille s'en va à confesse, et s'accuse d'avoir eu des mauvaises pensées.Le bon curé lui demande: \u2014Mais, vous y êtes-vous arrêtée à ces mauvaises pensées ?\u2014Non, répondit la jeune fille, mais je marchais pas «vite.* * *k où est la différence ?Deux amis se rencontrent à la taverne du coin et, après quelques verres de bière, commencent à jouer aux \u201cdifférences\u201d.Il y en a un qui gagne toujours.Alors l'autre, pensant avoir trouvé de quoi faire perdre son copain, lui demande: \u2014Sais-tu la différence entre une femme et un melon d'eau?\u2014J'sais pas, réplique le gagnant, j'ai jamais - goûté au melon d\u2019eau?* + % filles dit à sa mère: \u2014Maman, viens donc voir, il y hommes qui se battent et le sang coule.\u2014V\u2019nez pas m'achaler, dit la mère, je n'ai pas de temps à perdre pour voir ça.\u2014Venez donc voir, ils se sont tellement battus qu\u2019ils perdent leur culotte.Aussitôt, la vieille se lève et dit: \u2014Vite, mes enfants, donnez-mol mes lunettes.es Les Mystères de Montre HER EN ax (Suite) CHAPITRE XI \u201cout est bien qui finit bien Nous avons laissé notre héros, le journaliste Ludovic Tranchemontagne, courant avec une foule d\u2019autres gens de tous les âges et de toutes les classes, à la poursuite d\u2019une statue en bois de 12 pieds de hauteur qui sfuyait par les rues de Montréal.Cette poursuite dura longtemps.Des heures et des heures durant, la meute essoufflée continua de courir.Enfin, des autos de radio-police et des agents-motocyclistes parvinrent à barrer la route à la statue, puis à la cerner.Et une demi- douzaine de vigoureux policemen entreprirent de mettre un ealeçon à la statue.En vain l'immense bonhomme de bois se débattit, défendit sa nudité.Finalement, menottes aux poings et caleçon sur le.dos, la statue prit le chemin de la prison entre deux rangs de constables que la foule ovationna longuement pour ce triomphe de la morale et de la pudeur.Ludovic consulta alors -sa montre.Il eut un cri.Il était temps de sauter dans l'autobus pour aller rejoindre Danielle à la Longue-Pointe.D'une pharmacie, il téléphona rapidement à son journal pour mettre son chef des nouvelles au courant de l'affaire de la statue, puis .Partit où son amour l\u2019appelait.a deux $15.00 $« 20 ov CE CONCOURS EST POUR TOUT LE MONDE Parlez-en à vos amis et à votre Adressez vos histoires drôles et gaies: LE CANARD Casier Postal 251 \u2014 Station L WESTMOUNT, P.Q.Toutes les histoires demeurent la propriété du CANARD 1 .00 entourage.sort.VE Sy Le lendemain, aprés un voyage épuisant, aux péripéties que nous n'entreprendrons pas de vous relater, Ludovic parvenait a la demeutre chaste et pure qui abritait Danielle.Il entra sans frapper, histoire de surprendre la belle.Horreur! elle était en compagnie d'un autre homme! Et quelle ne fut pas la stupeur de Ludovic en reconnaissant, en ce rival inattendu, Gustave \u2014 \u2018Gustave, l'amoureux d'Etiennette \u2014 de I'Eticnnette à M'ame St-Vincent, du p'tit restaurant du coin.Sortant sa plume-fontaine, Ludovic voulut se jeter sur Gustave, mais Danielle l\u2019arrêta.\u2014Comment oses-tu, traitres- se! s\u2019exclama Ludovic indigné.\u2014Je ne suis pas pour te laisser assassiner mon fils sous mes yeux! répondit Danielle, farouche.Un autre garçon surgit à ce moment de sous le divan, où il s\u2019était caché à l'entrée de Ludovic.C'était le jeune Pierre Gélatinas.\u2014Comment! un autre amoureux! s'exclama Ludovic, laissant de désespoir tomber sa plume-fontaine- sur le tapis, où l'encre fit une grande tache.\u2014Non, un autre fils! répondit Danielle- Ludovic ne comprenait plus.Danielle lui expliqua.En arrivant à la Longue- Pointe, elle avait eu la surprise, la joie et l\u2019émotion de retrouver un fils perdu de vue depuis longtemps.C'était Pierre Gélatinas, venu se réfugier 1a contre les tentatives assassines de ses anciens camarades.Mais à peine avait-elle retrouvé ce fils que Danielle avait failli le perdre.En effet, un jeune homme était survenu qui avait tenté de le tuer avec un can-opener.Ce meurtrier, c\u2019était Gustave.Danielle avait réussi, non sans peine, à le désarmer.Et quelles n\u2019avaient pas été, alors, sa surprise, sa joie et son émotion en reconnaissant son autre fils, disparu en bas âge! Depuis cette touchante rencontre, la petite famille vivait heureuse et unie.Gustave avait renoncé à tuer son frère et à briser le coeur de sa mère pour les beaux yeux de la perfide Ludvana (prière de prononcer: Loud-vah-nâ).Mais l\u2019arrivée de Ludovic venait à présent plonger Danielle dans l'anxiété et l'angoisse.\u2014Vais-je te perdre à présent que je les ai retrouvés ?de- manda-t-elle, d'une voix vibrante de douleur et de passion.\u2014Jamais d'la vie! s\u2019écria le journaliste, magnifique et généreux.Je t'épouse et j'adopte tes fils! On décida aussitét de faire un festin pour célébrer les fiançailles.Mais, comme on.avait égaré le can-opener avec lequel Gustave avait voulu tuer Pierre, on se trouva dans l\u2019impossibilité de préparer le repas.On décida alors d'aller manger au restaurant.Après une heure d'attente à une petite table, voilà que nos quatre héros virent venir une accorte petite serveuse.\u2014Enfin! murmura Danielle.\u2014Etiennette! s'exclamérent en choeur Ludovic et Gustave.\u2014Mon mari! hurla Etiennette en apercevant Pierre ex-Gé- latinas.Ils s\u2019étaient mariés à l\u2019âge de quatorze ans, comme elle l\u2019expliqua aussitôt à Gustave et Ludovic qui la pressaient de questions.Mais Pierre l'avait ensuite désertée pour la \u2018\u2019cause\u201d.Mais qu'est-ce qui l'avait amenée là?Nouvelles explications: le propriétaire de ce restaurant longue-pointais, M.Maurice, ne pouvait trouver de serveuse.C\u2019est pour ça qu'il avait rédé autour du p'tit restaurant à M'ame St-Vincent pour essayer d'engager Etieunette.Cette dernière, après avoir longtemps re- -|fusé, avait fini par accepter ses offres, mais elle n'avait rien dit à sa mère, de peur de lui faire trop de peine.\u2014On se remet ensemble et tu t'en viens avec nous autres! déclara Pierre.J'en ai fini avec les camarades, Deux petites exagérations \u2014Comment, tu es seu! ?Et ta femme?\u2014Quand j'entre, elle : \u2014Eh, pourquoi ca?\u2014Parce que l'appartement est trop petit.On ne peut pas rester deux.\u2014En effet, c'est comme chez nous, il me faut sortir dehors pour mettre mes culottes.\u2014Une brue à faire vivre ! part d'une femme et deux fils.murmura Ludovic.Je me demande si mon petit salaire de journaliste va suffire! A ce moment, le propriétaire du restaurant, M.Maurice, arriva.\u2014Je veux pas laisser partir Etiennette.C'est la ruine ai elle s\u2019en va! déclara-t-il.\u2014Je suis pas pour te laisser ma femme! répliqua Pierre.\u2014\u2014Dans ce cas-là, il me reste rien qu'à fermer boutique! pleurnicha M.Maurice.\u2014Y a un moyen d'arranger les choses, dit Gustave.\u2014Lequel ?\u2014Prenez-nous associés! M.Maurice y réfléchit un quart de seconde puis dit: \u2014O.K.Ça colle! Le contrat fut dressé, sur le champ, ou plus exactement sur la table du restaurant.Et depuis ce jour, ce restaurant est prospère et tous nos héros y mènent une existance exempte de soucis.Si vous allez à la Longue- Pointe rendre visite à l'auteur de cet édifiant roman, les jours où il n\u2019est pas dans un cabanon capitonné, allez manger au petit restaurant en question.Nous vous recommandons le hot-dog.Il est pas battable.FIN.tous comme 15 décembre 1949 mu ASA ASA SA ASAP LE CANARD Mam\u2019zelle Aglaé : .A 40 ans, Mam\u2019zelle Aglaé n\u2019avait pas encore connu l'amour, mais elle en avait une assez bonne idée.Elle décida d'avoir un cavalier et jeta son dévolu sur le père Titoine, un veuf sans enfants, qui était venu repeindre les planchers de la maison d'Aglaé.Afin de mieux surprendre le père Titoine qui aimait à prendre un coup, elle plaça bien en évidence sur la table de la cuisine une bouteille de Whisky »+* avec cette inscription qu'elle avait collée sur la bouteille: \u201cQui boit ma boisson \u201cEst un poisson.\u201cEt qui boit mon whisky! \u2018\u201cS'engage à devenir mon mari!\u201d Le bonhomme but la bouteille, tout en faisant sa peinture.Quand Mam\u201dzelle Aglaé revint, à la fin de la journée, le père Titoine avait quitté la maison, et il avait collé sur la bouteille un autre papier avec cette inscription : \u201cJe suis un poisson \u201cQui a bu ta boisson.\u201cMais je n'suis pas encore assez saoiil \u201cPour dev'nir ton époux!\u201d » % a Le savoir-faire Un jeune médecin venait remplacer le vieux {za \u201cdoc\u201d du village qui avait (LY décidé de se retirer dans d sa famille.Avant le dé- a part du vieux \u201cdoc\u201d, le le jeune demanda à son aîné de faire la visite des malades avec lui, afin d'apprendre à mieux connaître la clientèle.Premier arrêt chez Madame LaRen- verse.Le vieux médecin, accompagné du jeune, s\u2019asseoit au bord du lit, prend le pouls, la température et, avant de remettre le thermomètre dans son étui, l\u2019échappe sur le tapis, se penche pour le ramasser, puis avant de quitter la malade lui dit: \u201cJe sais ce que vous nvez, Madame LaRenverse.Vous mangez trop de chocolats.Arrêtez d\u2019en manger et vous serez mieux !\u201d En sortant de la maison, le jeune docteur dit au vieux \u201cdoc\u201d: \u2014 \u2018Vous êtes merveilleux.Comment avez-vous fait pour deviner?\u201d \u2014 \u201cC\u2019est bien simple, dit l\u2019autre, je me suis servi de mon sens de l\u2019observation.Quand je me suis penché pour ramasser mon thermomètre, j'ai aperçu une dixaine de boîtes de chocolat en-dessous du lit.Alors j'en ai conclu que cette dame mangeait trop de chocolats.C\u2019est comme ça que j'ai fait mon diagnostic.\u201d Rendu à la dernière visite, le jeune médecin demande à l\u2019autre s\u2019il lui laisserait faire le diagnotic.\u2014 \u201cCertainement, fit le vieux \u201cdoc\u201d, mais n'oubliez pas mon principe!\u201d \u2014 \u201cVous en faites pas, je commence à comprendre.On entre chez la Veuve Beaupiton.Celle-ci est dans son lit et se plaint d'une très grande faiblesse générale.Le jeune médecin tâte le pouls, prend la température, échappe son thermomiètre, le ramasse, et dit à la veuve: \u201cJe sais ce que vous avez.Trop d\u2019amour, Madame Beaupiton.Lachez un peu l'amour et vous serez mieux.\u201d Une fois dehors, le vieux \u201cdoc\u201d félicite son jeune collègue et lui dit: \u2014 Comment avez-vous fait pour deviner que cette femme avait trop d'amour?\u201d \u2014\u201cC'est pas compliqué, lui répond le jeune médecin.Je me suis servi du même principe que vous.Quand j'ai échappé mon thermomètre, j'ai regardé en- dessous du lit et il y avait une dixaine de gars du village!\u201d » + » Les cailloux Au bord d\u2019un lac, Gertrude et Mario lancent des cailloux plats sur la surface de l'eau.Puis après avoir fait bien des \u201cplanes\u201d, tous deux s\u2019asseoient sur une roche.\u2014 \u201cM'aimes-tu?demande Mario.\u2014 \u201cJt'aime, répond Gertrude.\u201d \u2014\u201cC'est correct d\u2019abord, dit.Mario-en se levant, on va.encore garrocher des cailloux?\" ;, .\u2026 Les culottes de Jean-Paul La maîtresse d'école, un peu pincée, retient Jean-Paul après la classe parce que, ayant reçu un coup de pied au derrière, il l\u2019a rendu.Pour lui apprendre à vivre, la maîtresse fait écrire à Jean-Paul vingt fois sur du papier: \u2018\u2018Vilain garnement\u201d.Quand l'enfant a fini, elle lui dit: \u201cApporte ça à ton père et dis-lui pourquoi tu es en retard.\u201d Jean-Paul ne revient pas à l'école pendant plusieurs jours.La maîtresse, un peu inquiète, va interroger le père qui lui dit: \u2014Faudrait pas nous insulter.On sait ben que not\u2019 Jean-Paul est habillé avec mes vieilles culoties, mais c\u2019est .pas une raison pour lvi faire écrire vingt fois \u201cvilain gar'ment!\u201d \u201c Un vrai cas de misère Minuit.Au coin d'une rue sombre, à Hochelaga Un homme est assis sur le bord du trottoir et gémit.Alors, un passant charitable s\u2019arrête et lui demande: \u201cD\u2019où êtes-vous ?\"\u201d \u201cDe Québec, répond l\u2019homme.\u201d \u2014 \u201cQu'est-ce qui vous est arrivé, mon pauvre ami ?\u201d \u2014\u201cM'en parlez pas, pleure l'homme.Ma femme est partie avec le boulanger et je suis dans un sale pétrin!\u201d \u2014\u201cVous n'avez pas couru après elle ?\u201d \u2014\u201cCertainement.Mais arrivé aux Trois-Rivières, j'ai manqué de gaz!\u201d \u2014\"Et vous êtes venu jusqu'ici à pied ?\u201d \u2014\u201cOui, pour aller plus vite!\u201d Et il se hâte d'ajouter, avec des larmes dans la voix: \u2018\u201cVous pourriez pas me donner une piastre ?Depuis que ma famme est partie avec le boulanger, je suis obligé de mendier pour gagner mon pain!\u201d * *« LS Des voleurs indiscrets Deux voleurs arrivent chez un cultivateur et lui demandent à manger et à coucher.\u2014J'ai des beans, dit le cultivateur.\u2014Ça fait notre affaire! \u2014Et j'ai une chambre avec lit.\u2014On n'est pas gros.Ca fait notre affaire aussi! Les deux voleurs mangent leurs beans, en redemandent, et vont ensuite se coucher dans le méme lit.Vers deux heures du matin, ils descendent dans le salon à la recherche de l'argent du bonhomme, lequel est endormi dans la chambre d'en avant.Un des voleurs qui a trop mangé de beans fait entendre une pétarade.Le cultivateur se réveille et crie: \u2014Tirez pas! Mon argent est dans la poche de ma jaquette! ! Lu > QO VENDEUR WN Assortiment complet de Bijouterie \u201cet de Bagues e J assortiment a \u2014 SIRRRERRRERERRRERREGRR © BULOVA ® TAVANNE ® MERCURY Gran eaux de Noël - BIJOUTIERS e \u2018 de c?= .95.est, .STE-CATHERINE MONTREAL SSS La terminaison d\u2019une vache Un jeune garçon qui va à l\u2019école, à la campa- A gne.Un jour qu'on étu- = diait un chapitre de / grammaire, la maîtresse .demande à Ti-Rouge: \u2014Ti-Rouge, dis-mol, comment tu appelles la fin d\u2019un mot?\u2014Euh.euh.la queue, mam\u2019sel- \u2019 le?de répondre Ti-Rouge qui n\u2019est pas très intelligent.> \u2014Voyons, Ti-Rouge, lui reprocha la maîtresse.\u2018on dit: la terminaison.\u201d Le lendemain, Ti-Rouge arriva tout essouflé à l'école, en entrant en courant il cria à In maîtresse: \u2014Mam'selle, mam°selle, la vache., la vache.\u2014Eh bien! Qu'est-ce qu'elle a, vache, Ti-Rouge ?\u2014Elle a la \u201cterminaison\u201d prise dans Ia clôture! ! ! la LE Histoire, de grenades Au camp d'entraînement militaire, après un exercice au champ de manoeuvres, Isidore apparaît au milieu de ses camarades avec des béquilles et des tas de pansements à la tête, au bras droit, etc, Ses amis lui demandent: \u2014Veux-tu me dire ce qui t'est arrivé, mon Isidore?Isidore, qui est un bégayeux, explique: \u2014Le.le.ser.sergent.y.y.nous.nous.dodo.do.donnent des gre.gre.des grenades et nous.nous.d.d.dit: \u201cCoco.comptez jusqu'à.à.à jusqu\u2019à dix avant de.de.de la.la.lancer!\u201d Moi je.je.co.co.commence à.à .à.co.compter: U.un, deux.deux., t.trois.\u2014Et alors?B.B.ben, Ja.la .mau.mau.mau.la maudite elle a pépé.pé.elle a pété à cinq! \u201c * x Gardez-en pour le père C'était une grande famille, donc la mère faisait beaucoup de cuisine.Un jour elle fit une grosse soupière de soupe aux pois, et comme elle avait placé la soupière sur le perron pour la faire refroidir, les cochons qui erraient près de la maison se rendirent goûter à la soupe.Un des petits garçons, voyant cela, court dire à sa mère.\u2014Maman, les cochons sont après manger la soupe aux pois.La femme un peu distraite, répond: \u2014Cours voir s'il en reste une asssiet- te pour ton père.i\" = = AUTORISE DES MONTRES Spécialistes dans les réparations de toutes marques de montres.ROGO versa\u201d & Un vrai peigre Un aviator se promenait près de son appareil quand Monsieur et Madame Grospeigne, aussi avares l'un que l'autre, s'approchèrent avec curiosité.\u2014Bonjour, monsieur, fit Monsieur Grospeigne.Ça coûte-t-y bien cher pour monter dans c't\u2019affaire-là ?L'aviateur les regarde tous les deux et, voyant à qui il avait affaire, répond?\u201cDix piastres.\u201d Monsieur et Madame Grospeigne se consultent, discutent, et finissent par dire & l'aviateur: \u201cC'est pas mal cher!\u201d \u2014Ecoutez, dit l'aviateur.Je vais faire une affaire avec vous.Vous allez monter avec moi, et si vous n'avez pas peur, si vous ne poussez aucun cri, eh bien cela ne vous coûtera rien du tout! Monsieur et Madame Grospeigne acceptent et montent dans l'appareil dont les sièges sont à découvert, se laissent attacher, enfoncent leurs chapeaux, et l'appareil décolle.L'aviateur se livre à toutes les cabrioles possibles et impossibles.Pas une seule réaction de terreur derrière lui.Il finit par atterrir, se retourne, et aperçoit Monsieur Grospeigne tout seul et tout souriant.\u2014Eh bien?demande l'aviateur.Où est Madame?.Monsieur Grospeigne lui répond: \u2014J'\u2019ai bien failli crier quand elle est tombée en bas! * * * Le roi des paresseux Un habitant de Saint- L.était si paresseux qu\u2019il ne dételait même pas son cheval, mangeait avec son \u201ccasse\u201d de mouton sur la téte, et se couchait ensuite tout habillé.Sa femme, découragée, s'en va voir une de ses amies pour lui demander conseil.\u2014Ma chère enfant, lui dit l\u2019amie, tu n'as qu\u2019une chose à faire, c\u2019est de lui donner une bonne leçon.Pendant la nuit, mets-toi un drap sur la tête, avec une chandelle allumée à la main, et dis-lui que tu es une apparition: \u201cOoooh!*.Ooooh!.Espèce de flanc-mou, si tu n\u2019changes pas, moî Je fantôme, je viendrai toutes les nuits avec ma chandelle!\u201d Quelque temps plus tard, la femme de l'habitant rencontre son amie qui lui demande: \u2014Est-ce que ça a marché?\u2014Parle m\u2019en pas, dit l'autre.Le premier soir, il a eu tellement peur qu\u2019il est parti à l\u2019épouvante dans l\u2019écurie et il est alle s\u2019'ateler.Le deuxième soir, il æ jeté son \u201ccasse\u201d de mouton par la fené- tre.Le troisième soir, il s\u2019est deshabillé tout nu et il s\u2019est mis à chanter: \u201cFaisons notre bonheur nous-inêmes\u201d.\u2014Et le quatrième soir?\u2014Le quatrième soir, je l\u2019ai trouvé dans l'écurie, il forçait le cheval à manger son \u201ccasse\u201d de mouton, et quand ll m'a vu avec mon drap sur la tête il a dit à son cheval: \u201cOooh!.Watchetoi bien la grise, V'I& l\u2019fantôme avec sa chandelle !\u201d \u201d # Le p'tit gars du voisin C'était pendant la dernière guerre.Deux p'tits gars discutaient de la bravoure de leur paternel.L'un dit: \u2014 \u2018Mon poupa à moi, c'est pas un peureux.Y fait partie de la Protection Civile.Il a un beau casse, pis un brassard.Dès qu'y entend la sirène, y court à son poste.Y est pas peureux mon poupa!\u201d L'autre essaye de dire: non plus.\u201d Mais le premier, lui coupe la parole: \u2014\u201c\u2019Viens pas me dire ça.Le tien c'est un peureux! Dès qu'y entend.la sirène, y rentre en courant dans la maison et y .s'cache en-dessous des draps avet ma mère.Lui, c'est un peureux.Mon poupa \u2014 Le mien à moi, c\u2019est pas un peureux!\u201d Page 10 GRAINS \u201cFOLIE , LE CANARD A15 décembre 1949 - = REG.U.$.PAT.OFF.\u2014 PETITE SYMPHONIE dirigée par G.Cinotte {1 me suffit généralement de louer Ia Walkirie pour avoir un taxi Je commence à douter de la loyauté du cousin Laiumette.depuis qu\u2019il dit: \u201cJ'crois qu'oul\u201d au lieu de \u201coui\u201d.GOLIATH PICTURES, INC.Pas content ?Mais c\u2019est tout de même un record d'avoir les pires notes de Ia classe.La berceuse de Madame Josselin (suite de la page 6) compte-rendu de la soirée: \u201cMadame Josselin portait une robe de mousseline plissée du bas, avec des applications académiques aux épaules.Il y avait là le Premier Ministre, son assisstant, le Président du Sénat, les Sénateurs Groseille, Chardonnerct, Alcatraz, Piettigonesse, ainsi que les députés So-and-So (liste imposante, quinze pages) et notre toujours charmante Lucida Roturier, qui| avait amené là notre petit prodige canadien, Almanzor de la Tribune.\u201d Une fois Benjamin Godard parti, ayant autre chose à faire que de rester dans un pays si Mirouette, | chose, C'était la berceuse de Josselin et aussi celle de Benjamin Godard.À ce moment-là, Juliette Béliveau n\u2019était pas encore née et elle ne pouvait pas annoncer \u2018La Berceuse du Grand Gosselin\u201d.Mais c'est une histoire, de Juliette Béliveau que je vous raconte quand même.Une histoire que nous avons puisée à la même source.Madame Josselin portait les robes de cette époque, avec des volants et des jupons.Par con- | séquent, même en étant assise dans sa berceuse, elle couvrait un certain espace que l'on est convenu d'appeler aujourd'hui le hospitalier, Madame Josselin re-, \u201cno men's land\u201d, \u2014 ce qui est prit sa berceuse, mais avec un tout-a-fait inexact.peu plus d\u2019audace, car elle s'asseyait maintenant sur quelque .ged they 0d à re | es TOP eb Ye Elle ne cherchait pas, d'ailleurs, d'en faire état, se sachant 6e % RR bien protégée par ses dessous, et pouvant se hercer à tous les passants avec la plus parfaite immunité.Mais voici ce qui se passa, un samedi soir.La grand\u2019mère avait laissé jour ses enfants.Ceux-ci \u2018 avaient décidé de jouer à la cachette, un jeu qui n\u2019avait pas encore été mis à l'état de con- duito par les politiclens.Les pe- shop ay hy, tits enfants jouaient et Madame Josselin se bercait.L'une des petites filles vint se cacher sous les jupes de Madame Josselin.Les autres cherchaient.Soudain, on vit sortir de dessous la robe de Madame Josselin la petite fille, toute rougissante et indignée, \u2014Tu ne m\u2019aurais pas trouvé, dit-elle à son petit frère, si grand-maman n\u2019avait pas pâté! Julien Soliveau.La crise ces logements Dans la seule année 1949 qui est en train de mourir on a construit à Montréal 449 succursales neuves de Banques, on en a agrandi 756; et on est en train d\u2019en bâtir 1 256.Quel est le maudit menteur, qui.ose parler encore de crise des logements?a re Les trois périodes Je crois qu\u2019en réalité la situation économique du monde est difficle à arranger parce que nous sommes toujours dans les périodes.Où l'on est dans la période dite D'AVANT GUERRE.Et alors personne ne sachant plus où l\u2019on va, on se cogne la tête contre les murs.Où l\u2019on est dans la période dite DE LA GUERRE.Et alors, les bombes atomiques étant suspendues sur nos têtes, c\u2019est le chaos.Où on est dans la période dite de L\u2019APRES GUERRE.Et alors il tombe sous le sens que rien ne marche.De sorte que les trois périodes se suivant inexorablement et à rythmes cadencés.nous n'avons plus moyens de sortir de la maudite plaie des.périodes.Coa.he Fn 0 TL, 18 décembre 1949 LE CANARD Page 11 Le \u201cCoin-Coin\" des Belles Choses Lettres Patagones ICI.CELA BOUGE! \u2018Monte-Reale, 15 de décembre 1949, A ln sénorits Amanda Ostiz y Herbacé, 2 bis Callé Magellan, Punta-Arenas, Chill.Mi Querida, ; Yo te amo toujours, d\u2019abord, et les splendeurs culturelles (y féminines, y tout) de ce Canada magnifico que je suis venu apprendre ne me feront jamais oublier tes grands yeux noirs.Tu me demandes ce que j'ai appris depuis quinze jours que je suis à Monte-Reale.Caramba! des choses, une foule de choses! Ah! c\u2019est bien vrai ce qu\u2019a dit notre grand philosophe national chilien, Montagno, qu\u2019il faut frotter sa cervelle contre celle d'autrui.Monte-Reale est une ciudad très très vaste, où l\u2019on circule en tramway; des tramways superbes, vert-bouteille ou jaune- citron, des véhicules comme nous n\u2019en voyons pas à Punta-Arenas.La vie coûte cher, les loyers sont cher, les restaurants sont cher (et mauvais), les vêtements sont cher \u2014 j'ai voulu me procurer un sobmbrero dans le grand magasin latin de Dupuis-Frères, mais c'était inabordabile.Tout cela prouve que les Canadiens sont riches, puisqu'ils payent sans cesse des prix pareils.Mais c'est de l'activité culturelle que tu veux que je t\u2019entretienne.Eh bien! elle est, comme je le prévoyais, délirante! Par exemplo, j'ai vu dans un théatro de la ville une pièce indescriptibilè: un grand spectacle religioso, avec des padrès, des muertés lamentables et des sentiments moralés et édifiantés, qui s\u2019intitulait La Cathédrale.Mais c\u2019est très cuiroso: l'auteur a eu beau obtenir du Monsignor le Nihil Obstat, et puis inviter toutes les personnes cléricalès à venir voir Ce qui se passait, les criticos ont été impitoyabilès.Pourtant, c\u2019est un pays parfaitement catholico que celui-ci.Je suis très surpris, je ne comprends pas béné, mais je ne veux pas juger trop pronto: malgré les apparences, l\u2019auteur de la pièce s\u2019est peut-être, comme on dit ici, fourré le doigt dans l\u2019oyo.De toute façon, l\u2019activité intellectuelle est toujours parfaitement édifiante ici.En quelques semaines, per exemplo, on nous & présenté \u2018Les Sept Péchés Capitaux\u201d (l\u2019auteur est contre), et \u201cLe Poids du Jour\u201d (tiré d\u2019une parabola) et, enfin, \u201cLe Padre du Puéblo\u201d, un film tourné spécialement pour les patronages et les sales paroissialès.Et puis nous avons eu la Semaine du Libro.Quelle abondance! Chez tous les librarios, des sierras vertigineuses de bouquinos fracès, yankis, inglés, russes et même, par ci par là, canadiens! Dans les droguès storès, il y a des Pocket-Libros muy risqués, et pour 25 centavos, on se cultiva en dégustant un Coca (la potion\u2019 nationale de nos amigos).Les journaux ont publié des numéros spécialès de 20 paginas chacun.Le Devoir, qui est l\u2019organo radical d\u2019extrênre-gauche, contient des articulos ésotéricos, remplis de sombres pronosticos et constatationès, même des poèmes brazilianos et des passionnantes analyses incompréhensibilès.Per contra, le grand quotidiano bourgeois, El Canada, donne des articulos de tout repos, par des collaboratorès qui sont faciles à lire et, en général, plus optimistès.Comme tu vois, mi quérida, ça grouille au Canada Francès.Dans ce pays, l\u2019adjectivo favori est \u201cjeune\u201d.Tout est jeune, surtout la cultura.On a l'impression touchante de se pencher sur un berceau.Ei si parfois, per accidente, ca sent un poquito le petit pipi ou la petite régurgitation, c\u2019est la rançon charmante de la jeunesse.D'ailleurs, j'ai un naso latino-américain: comme ils disent, j'en ai senti bien d\u2019autres.Hasta pronto, § ma stella de la pampal! Ton durable, - .Pédro.CRITIQUE AU GALOP LES FILMS \u2014qu'il faut voir: Aucun (et Aucun n\u2019est pas un titre) ; \u2014qui vous barbent sérieusement: Pinky; \u2014qui vous barbent brutalement: Red Light; \u2014 qui vous barbent musicalement: Deux Amours (avec Tino), Oh You Beautiful Doll; \u2014qui vous barbent tout simplement, sans se forcer: Easy Livng, The Doctor and the Girl, She Wore À Yellow Ribbon; \u2014qui commencent à avoir de la barbe: Fabiola.LES PIECES \u2014que l\u2019on joue plus que jamais: La Grande Pitié du Théâtre à Montréal (à bureaux fermés, à salles vides et à rideaux baissés, chex les Compagnons, au Géxu, à l\u2019Arcade, au His Majesty's, au Monument, partout.) Les Pensées [ de LaPalice Il existe (je n'ai pas dit: Il vit) à Montréal un hebdo du nom de Notre Temps, qui se qualifie lui-même de \u2018social et culturel\u201d, II n'est pas moins national, étant imrpimé par les presses fleurdelysées du Devoir, De plus, c'est une feuille où l\u2019on pense \u2014 car on y trouve régulièrement, sous le titre \u201cPointes sèches et tailles douces\u201d, des formules lapidaires qui sont de toute évidence le fruit de longues et laborieuses méditations.Ainsi, dans un récent numéro.Voici quelques-uns de ces grains de sagesse, auxquels nous nous permettons respectueusement d'apprendre soit de modestes variantes, soit de simples mots en l'air.\u2014\u201cNous tenons à la terre par des liens infiniment fragiles et pourtant très forts.\u201d VAR: Un quart-d\u2019heure avant sa mort, il était encore en vie.\u2014\u201cQue l'on arrache ou non les feuilles de calendrier accroché au mur de sa chambre, le temps passe quand même.\u201d VAR: Bonguienne! Noël dans trois semaines!.\u2014\"Parce que la vérité choque, faut-il toujours la cacher ?\u201d REPONSE: Jamais de la vie! Nous trouvons ces \u201c\u2018pensées\u2019\u201d assez drôles, et nous ne le cachons à personne.\u2014\u201cL'\u2019égoïste est capable de ce tour de force: avoir toujours le coeur sur main sans jamais le donner.\u201d VAR: (Sur lair de \u201cJ'ai du bon tabac\u201d) J'ai un coeur qui bat Sur mon annulaire, J'ai un coeur qui bat, Tu ne l'auras pas!.\u2014\"\u201cOn ne réveille pas le crocodile qui dort en lui tirant des pois.\u201d VAR: On ne se méle pas d\u2019écrire des \u201cpensées\u201d quand on écrit comme l'auteur de Tar\u2014\"Il n\u2019a jamais été prouvé qu\u2019il valait mieux jeter sa langue au chat qu'au chien.\u201d VAR: Wouf! égale Miaou!.\u2014\u201cLes illettrés ne risquent pas d'être appelés livresques.\u201d VAR: L'auteur des \u201cPointes sèches et tailles douces\u201d ne sera jamais confondu avec LaRo- chefoucauld.\u2014*\"Midi a quatorze hcures fait la matinée trop longue\u201d.et les \u201cpensées\u201d trop courtes! Pierre Labé U-29.44 A ASAT ant» Sans Am SE \u201cMaman, si tu m'achetais mes cadeaux tout de suite, je ne serais pas forcé d'être sage si longtemps.\u201d A ls manière de.Valdombre (Emission radiophonique commandi | L'\u2019ANNONCEUR\u2014Etes-vous bien chaussés ?Avez-vous pris la précaution d'allumer votre pipe en regardant vers le Nord ?Vous fumez?Tant mieux.Voici notre chroniqueur incendiaire.VALDOMBRE\u2014Bonsoir, bande de morveux ! C\u2019est moi qui vous parle et pas un autre.Je sors de ma coquille pour vous dire ce que je pense et je vais vous le dire, même si cela vous déplait et empêche Madame Chose de la ville d'Outremont de finir sa vaisselle On va laver son linge en famil'~ et, mol, le pére, £2 je vais commencer avec le torchon ! Midames, Misieurs, et autres imbéciles qui m'écoutez, je tiens à vous dire que le dernier roman de Monsieur La Frestiére, \u201cDans ma cave depuis vingt ans\u201d est une ordure pestilentielle que seuls les nombrils grassement payés de la critique vénale trouveront intéressante pour les bourgeois.La publicité infecte autour de cette décomposition avancée (\u201cDans ma cave depuis vingt ans\u201d) et que mon maître Léon Blois (après feu Fernand Rinfret) aurait appelée \u201cla fiente de l\u2019esprit\u201d est non seulement scandaleuse mais elle indique bien dans quelle fosse d\u2019aisance est descendue l'auteur.Maudit que ça fait souffrir de lire une prose aussi nauséabonde que l'auteur a l'audace féculaire d\u2019appeler \u2018roman de moeurs\u2019, Et de quelles mocurs, je vous le demande ?A la page 12 du premier chapitre de \u201cDans ma cave depuis vingt ans\u201d, ce Monsieur La Frestière écrit sans sourciller: \u201cNous venions de faire les foins et Marie-Claire s\u2019épongeait le front avec son bras droit, ce qui faisait bomber sa poitrine.\u201d Maudit farceur! J'ai Ju ça dans tous les maudits romans français d'inspiration marseillaise.Ce n'est pas du plagiat.C\u2019est du réchauffé et pour digérer ça il faut un verre de gin! Tencz-vous bien! A la page 69 du deuxiéme chapitre, le méme sous- auteur nous livre son émoi de jeune élyacin \u2018en rut.Et je vous livre cete prose puante: \u201cLa vache avait vêlé.Et moi, simple citadin, je regardais l\u2019ouvrage des paysans tout en tenant bien serrée dans la mienne la main de Marie-Claire.\u201d J'estime que cete phrase est la plus impudique de notre littérature et que Monsieur La Frestière est un ignoble farceur qui n\u2019a jamais assisté à la naissance d'un veau.Je ne veux que citer le paragraphe suivant, à la page 333 du dernier chapitre, afin de condamner ce métèque de nos lettres.C\u2019est un monument de stupidité comme seule pourrait en écrire l\u2019une de nos folles de la littérature canadienne qui sortent de leur cuisine pour mettre la main à la pâte, je devrais dire à la pâture littéraire.C'est un dialogue.Et je vous prie d'en humer tout le fumier.\u2014Alors, tu ne m\u2019as jamais aimée ?\u2014Jamais ! \u2014En ce cas, pourquoi m\u2019as-tu entraînée dans la cabane du père Bizouigne ?\u2014Parce que tu m'avais fait comprendre que.\u2014Salaud ! dit-elle en lui donnant un coup de poing qui l\u2019abbatlit.Vingt ans dans une cave! J'es- Allumons nos pipes! tée par les \u201cFumeurs Enregistrés\u201d) père que Monsieur La Frestière væ y moisir ! L\u2019ANNONCEUK\u2014Je vous demande pardon de vous interrompre, mais le moisi es! un moi-zr-itou lorsqu\u2019ik \u2019 sagit de tabac.Pourquoi ne pas avoir dans votre \u2018vivoir\u201d un humie dor que vous ne pouvez pas avoir \u2018\u2019out-door\u2019\u201d ?Vous pourrez constater que je ne suis pas à la hauteur de notre chroniqueur.C'est pour- \u2018quoi, je vous le repasse.VALDOMBKE\u2014Merci, chinois.Pasons maintenant à Ja politique.Ce ne sera pas long.Je vals déshabiller tout le monde.Et tant pis pour ceux qui seront tout nus.Le gouvernement qui siège actuellement à Québec cest un cabinet qu\u2019il faudrait nettoyer.Je parle gras, mais A je parle franc.Quand ça pue on en sent les odeurs.Bouchez-vous le nez, mes frères ! Je commence.(Un silence machiavélique) Vous êtes bien assis ?\u2018Duplessis aussi ?Hé que ça fait plaisir de dire ce qu\u2019on pense.Je vais vous dire une chose pour commencer.Si les loyers augmentent, c\u2019est que les taudis ne sont pas seuls dans la pla- :ce Avez-vous compris ?J\u2019ai dit les .taudis! Maudit!.Est-ce qu\u2019il va i falloir que les tumeurs crévent pour que nos abcès provinciaux sachent enfin où se loge le pus?Maudit, faisons quéque chose! Envoyons d'l'avant nos gens, comme dirait le quatuor des Alouettes ?Aurons-nous encore, à la prochaine législature, les discours infects de certains morticoles devenus au pouvoir et qui, sans égard pour leurs malades, se bourrent de caviar et de champagne importé au Château Frontenac ?Allons-nous retourner aux orgies de la prohibition ?Est-il admissible que ces représentants de la populace fassent ripaille pendant que les cochons de contribuables se contentent de whisky blanc ?L'indécence parlementaire se prostitue avec les vices de la procédure et c'est pourquoi les électeurs ont la nausée de cet engorgement du foie national.I faudrait, une opération césarienne pour sortir le petit canayen qui dort dans les flancs de la Confédération et nous donner ainsi de nouveaux lauriers.Main\u2019tnant, j'passe au théâtre.Je dois vous avouer que je n'ai jamais mis les pieds dans ces officines malsaines du ménage à plusieurs.Mais Je peux vous dire que jamais le théâtre français, canadien, et cana- dien-français n'a été dans un tel état de prostitution.J'ai combattu Bataille, j'ai combattu Bernstein, et J'ai combattu tout le théâtre en général, parce que je n'y connaissais rien.Mais quand je vois des gens, qui s\u2019y connaissent encore moins, critiquer l'ocuvre d\u2019un des nôtres, qui n'y connaît rien non plus, j'en arrive à me demander si l\u2019on nc devrait pas retourner à \u201cAurore l\u2019Enfant Martyre\u201d et apprendre aux spectateurs à manger du savon.Salut! Et prenez bien garde de ne pas écrire des lettres à mon commanditaire, parce que si vous le faites, c\u2019est vous que j'engueulerai, la semaine prochaine ! L\u2019ANNONCEUR\u2014Ceci termine l\u2019és mission \u201cAllumons nos pipes\u201d, un quart d'heure de joyeux propos rédigés pour vous distraire.Veuillez être à l\u2019écoute, la semaine prochaine, pour de nouvelles démolitions.Notre chroniqueur descendra de ses pays d'en haut pour en descendre quelques-uns d'en-bas.Assistez, chaque semaine, à ce jeu de massacre, mais ne tirez pas sur le champion, car il fait son possible et, confi- denticllement, 11 est trés suscepti- e.Par ce temps de crise Dorilla \u2014 Pourquoi ne te maries- tu pas?Tu as un salaire de cent cinquante dollars par mois.C'est assez pour habiller ta femme.Louis \u2014 Oui, mais il ne faut pas penser qu\u2019à cela, il faut aussi mane oer.Dorilla \u2014 C'est bien toujours les hommes, ça ne pense qu'a leur estomac ! . Sur toutes nos antennes @ Armand Marion n\u2019a pas encore prouvé qu\u2019il était le \u201cpire\u201d de Charlotte, étant donné qu'il ne lui a pas encore donné une existence légale.On en arrive À se demander si Armand Marion, qui a lui-même construit Charlotte (il est un expert en Ia matière) n\u2019est pas simplement un régleur de grèves qui vient apaiser les choses A la radio.Sa \u201cCharlotte\u201d dit des choses bien raisonnables et, comme Marion est ventriloque, 11 faudrait accorder la palme a son animateur.Ceux qui croient que Marion se promène avec une simple poupée, sans Ame et sans corps, devraient bien aller dans les coulisses du Poste C.K.V.Let constater que Marion est Charlotte, et Charlotte est Marion.+ + : .® L'on nous dit que Michel Normandin est grand et mince, qu'il a les yeux et les cheveux bruns.J'ai connu une de ses voisines aux parties de hockey qui m\u2019a dit que quand les \u201cCanadiens\u201d perdaient, \u201cil était gros de chagrin, tout petit d\u2019humiliation, que ses yeux et ses cheveux devenaient verts\u201d.L'on nous dit aussi qu\u2019il jouit d'une popularité grandissante.Mais il \u201c jouit encore bien plus quand Richard \u201cla rentre dans le filet\u201d.+ * * ® Deux lectrices du \u201cCanard\u201d qui signent \u201cLes Deux Cygnes\u2019 (et qui habitent le Parc Lafontaine) me demandent si je pourrais avoir \u201cassez d'influence\u201d pour \u2018\u201cobtenir que\u201d Robert L'Herbier chante \u201cQu'est-ce que j'ai a tant t'aimer?\u201d, que Fernand Robidoux chante \u201cLa Seine\u201d, et que Jacques Normand chante les chansons de L\u2018Hery Sur toutes nos antennes par MICRO-SCOPE Pr NAEP aa ar at Satara bier et Robidoux.J'ai, pour répondre à ces dames qui sont tris gentilles, que j'ai déjà \u201ccontacté\u201d L'\u2019Herbier et Robidoux.Quant à Jacques Normand, il prétend que seules les chansons de Roche et Asnavour sont canadiennes et conviennent à son genre.Mais il affirme cependant qu'il chantera \u201cLa Bidoune-la Bidoune\u201d par un jeune compositeur de la rue Raphaél qui posséde, parait-il, un talent à écraser Trenet et tous les piétons.® * & ® Le \u2018\u2018\u2019Théâtre Ford\u201d marche fort.Et l\u2019on se donne beaucoup de mal pour le faire marcher.Dire qu\u2019avant l'avènement de la radio, on pouvait aller entendre une bonne pièce française au National et au Canadien, avec nos artistes favoris (les mêmes qu'aujourd'hui, à part quelques additions) et que pour dix cents, dans le \u201cpit\u201d on applaudissait Fred Barry dans \u201cLes Trois Mousquetaires\u201d et Albert Duquesne dans \u201cLa Flambée\", avec Gaston Dauriac, Mme J.R.Tremblay, Pierre Durand, Jeanne Demons, Marthe Thiéry, Mimi Destée, Henry Deyglun, Henri Dauvilliers, Loig le Gouriadec (dans les domestiques), Juliette Béliveau, Blanche Gauthier, Armand Leguet, Petricia Lajeunesse, et autres.Aujourd'hui, on ne les voit plus, mais on les entend.Et ils étaient meilleurs sur la scène! * % k © Jean Saint-Denis n\u2019a pas joué grand'chose dans le film \u201cLe Gros Bill\u201d, mais il a quand même campé une très belle silhouette.Ce jeune acteur de talent a d'ailleurs paru sur la scène de Qui sera\u2026 ?MONSIEUR RADIO 1950 Votez de bonne heure et SOUVENT pour les candidats officiels du \u201cCanard\u201d: Jacques Normand .00000000000voce Fernand Robidoux .00000000000000 Roger Baulu .0.0000000sec0o0000 Robert L'Herbier .e0.*e.e.Ovila Légaré .+.1.*0.e08 Henri Poitres e.\u2026.e.»ertéuep 09606 Jacques DesBaillers .0800000ç0000 André Treich \u2026.\u2026\u2026.0.0.Afain Gravel .Mario Verdon .»e\u2026.n.e.Gilles Pellerin .00.0.00000u0000 Guy Maufferte .0000000000008 Paul LeDue .\u2026.*.uw.0.Armand Leguet .00000000es Gérard Gamache .00000u000 Armand Marion .Vous n'avez qu'à remplir le bulletin ci-joint et l'adresser au journal \u2018Le Canard\" .4.00000000 000 000s [\u2014Pour moi \u2018Monsieur Radio 1950\" doit être \"ee.adresse) .00000000 00000000 (signé) $00 048000003000000000800000000 8 LE CANARD \u201cDonnez-moi In liste de vos amendes.Je désire savoir combien j'ai épargné en observant Ia loi\u201d l\u2019Arcade avec beaucoup de suc- cés lorsque l'on présenta \u201cLa Femme en Blanc\u2019.x Kk ok ® La radio montréalaise peut se passer de l'opinion des \u201cpetits messieurs disserts\u2019\u2019 qui tiennent leurs assises académiques en face de Radio-Canada, dans un restaurant \u201cvery dainty\u201d, et qui décident, entre les oeufs et le café, lesquels ont du talent, Mais les auditeurs qui ne mangent pas à cette même officine littéraire et artistique, se demandent si le talent de Mlle Une Telle dépend de la façon dont elle mange ses oeufs \u2018\u201cmollets\" ou si le talent de Monsieur Un Tel dépend du fait qu\u2019il paye l'addition.* x *x @ Jean Coutu était maître-na- geur avant de devenir une vedette de la radio.II mesure 6 pieds 2 pouces, suivant les dernières statistiques.La mesure n\u2019y fait rien.L'étude y est pour beaucoup.Jean Coutu a étudié et, aujourd'hui, il fait nager à la radio.* x kx @ Estelle Caron aurait été découverte par Henri Poitras qui lui aurait donné des leçons d'art dramatique.N'oublions pas que c\u2019est Hull qui nous a donné Jacques Auger et Jean Desprez.Il s'agirait maintenant de découvrir qui a \u2018découvert\u2019 Henri Poitras, Jacques Auger et Jean Desprez.Si notre mémoire est exacte, c'est un auteur dramatique et acteur de talent, trop vite oublié, et qui s'appelait Armand Leclaire.Curiosité des hommes Un jeune homme, désireux de se marier, et qui se savait Atteint de la terrible maladie de la Jalousie, disait à ses amis qu'il se marilerait Avec une fille de la campagne et non pas avec une fille de la ville, parce qu'il voulait avoir, comme épouse, une fille qui n'avait jamais flrté lavec d'autres hommes.Quelque temps après, dans une promenade à la campagne, 11 fit Ja rencontre d'une belle grande fille qul Iw sembla être l'idéal de son rêve.Il ut parla, lui demanda la permission de revenir la voir.Il y revint, et fl- nalement 11 l'obtint pour son épouse.Le soir de ses noces, se trouvant seul avec elle, dans la chambre nuptiale, 1ls se préparaient tous les deux à se mettre au lit, lorsqu'il apercut sur le haut de la cuisse de sa compagne, une tache rouge, ce qui l'intrigua.\u2014\u201c Rosalie\u201d, lui demanda -t- il, \u201cqu'est-ce que tu as donc ici sur la cuisse?Est-ce une tache de vin ou un bobo?\u201d \u2014\u201cAh\", répondit la jeune mariée, \u201ccomme tous les hommes; tu os au moins le vingtième qui me demande ga!\u201d ges OU doc IR Td Canard | 15 décembre 1949 OE 2 2 2 - a a a a COURRIER est beau, et il embrasse si bien! de CANETTE I! faut être folle d'amour ou folle tout court pour aimer un fou a la folie ! -Q\u2014Chire Canctte.Jaime un garcon A la folie.Il est grand, il 11 n'a qu'un tout petit -défaut: 1 est fou, Ses deux grands-péres et ses deux grandes-mères sont morts à l'asile et ses parents s'y trouvent en ce moment, de même que tous ses frères et toutes ses soeurs.Un oncle chez qui il vit, ie seul parent qui lui reste et qui soit en liberté, l\u2019a déjà fait interner lui-même une couple de fois.Mes parents et mes amis voudraient que je casse avec lui, disant que c\u2019est pas un bon parti, que c'est pas un homme à marier, que c'est dangereux pour les enfants, parce que 1a folle est héréditaire.Mals je l'aime! Je l'aime à 18 folle et, si je m'en sépare, Je sais que je vais devenir folle.Que me conselllez-vous?Timbrée R.\u2014Ma chère Timbrée, J'avais toujours entendu dire que la folie était héréditaire.Votre lettre me donne à croire qu'elle est peut-être aussi contagieuse.Car votre fou vous a rendue folle, à moins que vous l'ayez déjà été d'avance, ce qui me paraît vraisemblable.Séparez-vous, séparez-vous pas de votre fou, vous ne pourrez devenir folle, vous l'êtes *® Q.\u2014 J'ai trente of un ans et je voudrais jouir de la vie comme les autres.Comme mes parents ne me le permettent pas, il faut bien que je cherche en dehors de leur con- sance les distractions de mon âge.Autrement, je perdral mon avenir, pas vrai?C\u2019est ainsi que, deux fois, je suis allée aux petites vues avec un beau garçon qui me trouve de son goût.Mais mes parents l\u2019ont su, la dernière fois, et papa m'a donné une volée à coups de strap à rasoir, et on m\u2019a enfermée pen- trois jours dans un garde-robe noir et sans air, et qui sentait rien que la boule à mites.Jai envie de me révolter.Qu'en pensez-vous?Une qui n'est pas comprise R.\u2014 Comme l'écrivait dernièrement une de nos plus célèbres femmes de lettres: \u201cNe vaut-il pas mieux, pour la jeunesse d'aujour- d'hui, être élevé avec trop de rigueur que de ne pas être élevée du tout?\u201d Songez comme vous seriez malheureuse, si vos parents ne s\u2019oc- cupoient pas de vous, s\u2018!ls vous laissaient aller où vous voulez, quand vous voulez, avec qui vous voulez et faire ce que vous voudriez! Songez comme ce serait terrible, si on vous laissait faire votre vie sans vous achaler et sans vous traiter comme*un chien qui n\u2019a pas toute sa tête.Remerciez le sort qui vous a fait naître dans une si bonne famille, chère Incomprise- & x Q.\u2014 Ma belle-mère est morte.Je l'ai jamais aimée et elle m\u2019a toujours détesté.Elle a fait tout ce qu\u2019elle a pu pour m'empoisonner l'existence et a tout mis en oeuvre pour que mon mari m'abandonne avec mes onze enfants.Est-ce que je devrais porter du noir ou une autre couleur, et pendant combien de temps.Une qui voudrait savoir R \u2014 I n'y a pas de couleur spéciale pour marquer le soulagement et la réjouissance.Continuez donc de porter les vêtements que vous avez et les couleurs que vous voudrez.\u201c « Q.\u2014 Je suis remariée depuis 5 mois A un homme qui est dur d'oreille Ma mère est remariée à un homme qui est dans 1a construction.Dernièrement ils ent engagé un homme de 65 ans qui ne vit pas avec sa femme et qui boit du ginger ale avec tous ses repas au lleu de prendre du thé ou du café comme tout le monde.Mol, j'aurais voulu qu\u2019ils engagent mon mari, et ça m'a mis en sacre.Croyez-vous que je devrais revendiquer mes droits?Mme B.OR.\u2014 Avant de vous conseiller, J'aimerais savoir de quelle oretlle votre mari entend toute cette af- faire, de celle qui est dure ou de déjà! Quant aux enfants, faites-vous en pas.Peu importe le père, avec vous pour mère, leur sort me semble réglé d'avance.Mariez donc votre fou, si le coeur vous en dit, et faites des folies ensemble! = * celle qui est molle?Quant à vos droits, vous avez celui de vous taire, et celui de faire une folle de vous.A vous de choisir, x x Q \u2014 Jal 15 ans et je suls sé.ricuse.Je suls fiancée À un Jeune homme de 19 ans qui semble m'aimer beaucoup.Nous projetons de nous marier à Noël Il gagne S17 par semaine.Il a réussi, depuis sept mois qu\u2019il tient son emploi, à mettre $13.29 de côté.YI roule ses \u2018cigarettes lui-même et ne prend du coke qu'en fin de semaine.Nous venons de trouver un loyer de 3:1 par mols et nous n'aurons à donner que $999.999 pour Ia clef, yez-vous que mous arriverons, avec cela?ui var Out, condition de voler ne banque de temps en temps de faire un héritage, ps ou \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 es Le contraire arrive Deux candidats se présentent À St-C\u2026 comté de N.\u2026, chacun sous un drapeau différent, le jour d\u2019une marche et d'une petite fête.Les groupes se forment alternativement autour de l'un et de l'autre.Chaque candidat, débite plusieurs boniments sur la place publique; ce manège dure pendant trois heus- res.La curiosité du publio satisfaite, ils se retirent.\u2018 Dans la mêlée, un des candidats saisit un cultivateur par le bras, et en termes très affectueux lui dit 1 \u2014Eh bien! mon ami, que dites- vous de ce qui vient de se passer entre mon concurrent et moi ?Le cultivateur répond : \u2014Vous m'aviez l'air de deux marchands d'almanachs.\u2014Eh! mon cher, il y a du bon dans les almanachs.J \u2014Oul, répond 1e cultivateur, mais ils sont menteurs comme vous deux: ils annoncent toujours du beau temps quand it pleut.C'est le travail des hommes Denise et Estelle, se rencontrent dans la rue et s'embraasent.Deux jeunes gens assistent au spectaclo.\u2014Voilà encore quelque chose que je déteste, dit l\u2019un d'eux.\u2014Quoi done?demanda l\u2019ami : \u2014Des jeunes filles qui font le travail des hommes.\u201cDavid, c\u2019est impoli de claxonner\u2026 A l'avenir, tu siffieras\u201d. 15 décembre 1949 LE CANARD Page 1% Le \u201cCoin-Coin\u201d de Partout AUX 4 COINS DU MONDE A New-York, un mari, appelons-le M.l\u2019Epoux, se faisait enguirlander par sa femme parce qu'il dégageait une odeur exotique: \u2014A quelle grue t'es-tu frotté?dit-elle.\u2014 Mais, chérie, c'est le parfum qui se dégage de ton magazine préféré.\u2014Tu feras croire cela À d\u2019autres! \u2014Tiens! Sens toi-même.Et la petite dame constata que le magazine en question sentait l'essence de.pin.On a commencé en effet à publier, aux Etats-Unis, des périodiques imprimés à l\u2019encre parfumée.Les maris coupables pourront trouver là d'excellents alibis.* * * A Francfort, en Allemagne, deux couples, hagards, & peine capables de tenir debout, terminaient ces jours derniers un marathon de danse, après avoir dansé 246.5 heures en 11 jours.Ces champions du monde s\u2019appellent Heinz Hollando et Grete Schmidt, d'une part, et Karl Gut et Liselotte Diehl, d'autre part.Après un tel exploit, les spectateurs s'exclamaient: \u2014Heinz! Some Gut! * x x A Boston, dit une dépêche du ler décembre, un pêcheur original appâtait ses pièges à homards avec la chair d'une mouffette, ou bête puante.Ses prises furent abondantes.Car le sens offactif de la bête puante n\u2019est pas aussi développé que son sens gustatif.Malheureusement, sur le marché de Boston, le homard sentait mauvais.Et l'inspecteur des aliments confisqua non seulement les crustacés, mais tout l\u2019équipment du pêcheur.\u2014J\u2019avoue que ça sent mauvais, dit ce dernier, mais on mange bien du Roquefort! x * x A Toronto, le révérend George-A.Little, ministre protestant, a suggéré que la Commission des Liqueurs de la province d\u2019Ontario fournisse le transport gratuit, la nuit, aux pauvres pochards qui ne tiennent plus sur leurs jambes ou ont perdu le sens de la direction.\u201cIl n\u2019est que juste, dit le révérend, que la Commission fasse transporter à ses frais ceux qu\u2019elle a rendus incapables de marcher.\u201d * *x* * A Toronto encore, ville pure, le juge Chevrier, de la Cour Suprême de l'Ontario, vient de se rendre compte qu'il n\u2019y a guère d'oreilles respectables.Au cours d'un procès récent pour viol, au moment où certains témoignages croustillants allaient être rendus, le juge Chevrier s'adressa à l'assistance et dit: \u2014Toutes les personnes, ici, qui ont des oreilles chastes, sont priées de se retirer.Personne ne bougea.-\u2014\u2014Maintenant que sont sorties toutes les oreilles respectables, poursuivit le juge, nous allons procéder.Mais je vous avertis que ce qui va suivre n\u2019est pas pour elles.* * x Vous n\u2019avez jamais essayé d'obtenir un permis de conduire pour votre chien ?Ce n\u2019est pourtant pas difficile.A Edmonton, Stan Burke, journaliste, a obtenu, pour $1.00 chacun, des permis pour son chien, Rover Burke, un canard, Mort Anas, et une chèvre, William Ghote.Toute la ville a ri de ce bon tour, au dépens du trésor albertain.Mais, pour les gens de Québec, ecla rappelle que le permis de conduite coûte $2.50 au lieu de $1.00.* * * A Fond-du-Lac, dans l'Etat du Wisconsin, une femme voyait, depuis la mort récente de son mari, une \u2018\u2018croix lumineuse\u201d s'imprimer tous les soirs sur un mur de sa maison de ferme.Elle croyait que c\u2019était un avertissement du défunt.Environ mille \u2018personnes se rendirent sur les lieux, pour constater le miracle.Des journalistes décidèrent de mettre ce miracle à l'épreuve.Après maintes observations, ils s\u2019aperçurent que la croix lumineuse était produite par la réflexion d'un.miroir, de la pièce voisine.\u2018Mais, dit la veuve, je n'ai rien dérangé dans la maison, et je n\u2019avais jamais vu cette croix avant la mort de mon mari.\u201d C'est dire que le sens de l\u2019observation n\u2019est pas très répandu chez les humains.x * x A Philadelphie, un jury composé de 12 femmes acquittait, ces jours derniers, un nommé James Cumber, accusé du meurtre de Hubert Madden.L'avocat de la défense les avaient fort attendries.Le juge n\u2019était cependant pas satisfait.II s\u2019'adressa aux femmes du jury en termes sévères, dans le but de leur démontrer qu\u2019elles ne servaient pas la justice.Bientôt, tout ce jury fut en larmes.Qu'en aurait pensé notre sympathique Thérèse Casgrain, Apôtre des droits féminins ?Pa % SR bY A) LAS \u201cFrank a acheté cette lampe.Il ne s\u2019est pas aperçu combien elle était basse avant de s\u2019en servir.\u201d Voyons done.(suite da la page 4) vinrent lui dire: \u201cLe père est au coma, et il vous demande!\u201d Du coup, le recorder de la Pe- tite-He-aux-Foins laissa tomber ce qu\u2019il avait dans la main et partit avec Horace et Bina.La maison du père Mouilledon ressemblait à un oratoire.Le vieux était couché sur son lit d\u2019accoutumance, il y avait deux femmes agenouillées qui récitaient des prières, et on avait allumé des cierges.\u2014 Quelqu'un dit: \u201cPourquoi avoir fait venir Monsieur Labourdasse, au lieu de Monsieur Noblet, le vicaire des Escoumains ?\u201d H y eu un silence.Tous ceux qui avaient affaire à Me Labourdasse pour des délits de chasse, de pêche et de circulation, se turent.Et ce fut le vieux Mouilledon qui parla le premier: \u2014Mon vieux Labourdasse, t'es venu.Ça me suffit.et ça me fait bien plaisir.Ecoute.L'Ile-aux-Foins ça m'appartient .je te la donne.avec tout et les enfants.T\u2019es un bon recorder.Tu m'as jamais condamné.Et.A ce moment-là, le vicux Mouilledon retomba sur son oreiller.\u2014Il est mort, dit sa femme.\u2014Attendez donc! fit Me Labourdasse qui était recorder, mais aussi coroner.Cet homme- là n\u2019est pas mort! Son pouls est normal.Avec des larmes dans les yeux, Madame Mouilledon dit à Celui qui trouvait son époux digne de vivre: \u2014Voyons donc! Votre honneur!.Faites-nous pas de peine! Y\u2019a l\u2019jambon qui est tout prêt pour la veillée du mort! Abonnez-vous au CANARD ce qu'il y a.ma femme avec.| Ganards d'Ottawa et d\u2019ailleurs Environ 150 citoyens et citoyennes, venus de la métropole et des environs, ont envahi le Parlement d'Ottawa, au début de décembre, pour enjoindre à notre ministre des Finances, M.Abbott, d'annuler sa décision de permettre aux proprios d\u2019augmenter les loyers de 18 à 22 pour cent.Le ministre leur a répondu en substance: \u201cMoi, je m\u2019en lave les mains! Adressez-vous à M.Duplessis!\u201d * * Mais M.Duplessis, qui ne tient pas du tout & déplaire aux locataires, parce qu\u2019ils sont la masse des électeurs, ni aux propriétaires, parce qu\u2019ils ont l'influence et le capital, répond à son tour: \u201cMaintenant qu'Ottawa s\u2019est empêtré dans les contrôles, qu\u2019il se démerde!\u201d A ce sujet, trois faits apparemment contradictoires sont admis par la majorité: D'abord que les contrôles sur les loyers doivent prendre fin tôt ou tard; Ensuite, qu\u2019une foule de petits proprios, gelés depuis huit ans, ont été obligés de se contenter de revenus très inférieurs à ceux d\u2019un grand nombre de leurs collègues et aux exigences du coût de la vie; Enfin, que la masse des peits locataires sont incapables de payer des loyers plus coûteux.Et c\u2019est justement cette incapacité de payer qui provoquera une baisse du prix des loyers.* * * La plupart des propriétaires touchés par la décision\u2019 Abbott seront dans l'impossibilité d'en profiter, pour la bonne raison que \u201cla plus belle fille du monde ne donne que ce qu\u2019elle a\u201d.* * x D\u2019après une enquête conduite par la section du service familial du Canadian Welfare Council, certains locataires sont obligés de payer 80 pour cent de leur gain pour se loger.Mlle Jackson, secrétaire du Canadian Welfare, déclare que, dans l\u2019Ouest du Canada, des familles couchent dans des poulaillers.À ce sujet, un malin fit observer: \u201cIl ne leur reste plus qu\u2019à se mettre à pondre.\u201d * * * On a souvent parlé de \u2018\u2018Jean qui pleure et Jean qui rit.\u201d Cette fois, c'est Jean-François qu\u2019il faut dire.Le ler décembre, le whip libéral à la Chambre des Communes, M.Weir, profita d'un début de séance pour offrir ses félicitations à Jean-François Pouliot, à l\u2019occasion du 25ième anniversaire de sa présence dans la députation.Les députés ont applaudi, crié, frappé sur leurs pupitres.Puis Jean-François essaya de répondre: \u201cJe veux.exprimer ma reconnaissance.eu.eu.eu.\"\u201d, puis sa voix se brisa.11 passa le revers de sa manche sur ses yeux.Il pleurait.Après avoir fait rire la Chambre durant vingt ans, Jeançois la faisait brâiller, * *x* x La meilleure façon qu'ont nos députés fédéraux d'exprimer leurs impressions est de frapper à tour de bras sur leurs pupitres.On juge de la popularité d\u2019un orateur par le nombre et la force des paumes de mains qui s\u2019abbattent sur le bois sonore.Il en est parmi les parlementaires, qui \u2014 tel M.J.L.Gauthier, député de Sudbury, \u2014 ne se contentent pas de la paume de la main.Ils soulèvent le couvercle du pupitre ct le rabattent violemment et rythhmiquement.C'est très gracieux, comme vous voyez.x * x On se souvient, à ce sujet, que Québec aurait pu un jour en remontrer à Ottawa.C'était le temps où le député Labelle enlevait son soulier et frappait son pupitre avec le talon, soit pour applaudir M.Duplessis, soit pour couvrir la voix d\u2019un adversaire.* * x Mais les mots d\u2019esprit ne sont pas absents de la Chambre des Communes.Il y a quelques jours, M.Howe, ministre du Commerce, faisait un discours au milieu d'un bourdonnement causé par les conversations que tenaient entre eux les députés.À peu près personne n\u2019écoutait le débit passionnant du ministre.Alors, M.Gillis, député C.C.F.du Cap Breton, se leva ct dit: \u201cLa déclaration actuelle m'intéresse beaucoup, mais le ministre fait tellement de bruit que je ne puis entendre les conversations qui se poursuivent à côté.\u201d Tout le monde rit, et, comme disait un farceur: \u201cUn grand silence se fit entendre.\u201d A l'unanimité des voix La mite Mot cucilli au vif.Madame Binette pourchasse une mite qui effrontément passe et repasse sous son nez, comme si elle voulait la railler.Monsieur Binette intervient: si vous voulez avoir une bonne provision d'histoires et de RIRE \u2014Cesse done de jouer avec IHNEN cette rite \u2026 raitzeuse 1 \u2014Ticns! je te croyais marié à une demoiselle très riche ! \u2014Ve le devais, mais ça n\u2019a pas pris.Toute la famille s'y opposa.\u2014La famille! Mais du moment que la demoiselle .\u2014J'ai dit teute la famille .et elle en état.* * Le monsieur \u2014 ll est honteux de payer pour l\u2019au que le bon Dieu nous donne.L\u2019échevin \u2014 Mais le bon Dieu no fournit pas les tuyaux. Page 14 (Suite) LLe éluda, feignant de n'avoir pas saisi l'allusion: \u2014Et quand repartez-vous?\u2014Je ne sais pas.Je ne sals plus! Je croyais que rien ne me retenait, ici.mais tout est changé.A cet instant, Jacqueline Morgant parut.\u2014Enfin, nous vous retrouvons! Depuis le temps que l'on vous cherche.Allons! Veaez, les amou- yeux.Un flot de sang monta au visage de Françoise.Elle voulut protester, mals les mots s'étranglérent dans sa gorge; d'ailleurs, au même instant, un brouhaha de volx joyeuses et de rires l'enveloppa.Elle se sentit entraînée.Inconsciemment, elle suivit la main qui l\u2019attirait dans une farandole échevelée et, sans transition, elle passa du silence et de la nuit dans la vive lumière et les cris.Elle apercut Jacques, emporté lul aussi dans !> tourbillon, qui riait.Elle eut peur alors de paralire ridicule, et faisant un effort sur elle-même, elle s'efforca d'adopter une contenance naturelle.Au bout de quelques minutes, toutes ses appréhensions s'étalent éva- ncules.Insensiblement, une détente se produisit en elle .Elle se revit, toute enfant, dansant des rondes en compagnie de Claude et d'autres bambins de leur âge.Elle n'avait donc pas toujours été triste! Ce fut une sorte de brusque révélation, un voile qui se fût soudainement déchiré, et comme Jacques s\u2018inclinait devant elle en souriant, pour l'inviter À danser, elle accepta, Joyeusement, cette fois.\u2014Cette musique, lui dit-il doucement, est bien différente de la vôtre, n\u2019est-ce pas?\u2014Ne soyez pas injuste, répondit- elle en riant sans contrainte.Toutes deux ont leur charme.Toutes deux font parfois leurs miracles! CHAPITRE III Le soleil tombait dru sur la plag,e éclaboussant l'eau de reflets dorés.Sur la pointe de Salnte-Barbe, la mer brisait avec fracas, saupoudrant la digue, d'embruns Une brume légère estompaît la colline de Bordagain où se dressait le vieux donjon, au-dessus des maisons Basques aux blanches façades 2zébrées de poutres sombres.Depuls une semaine, Françoise était à Salnt-Jean-de-Luz.Elle avait fui Paris, elle s'é\u2018ait fuie elle- même, prise d'une sorte de peur panique.Et, seule sur la plage, car il était très tôt, elle ne pouvait empêcher ses pensées de revenir vers lui.Après la soirée passée chez Jacqueline Morgant, les deux jeunes s s'étalent revus, Jacques ayant isisté pour qu'elle l'accompagnât eu Musée de I'Hhomme, pour lut faire entendre quelques disques de Musique indigène.Elle avait écouté et analysé ces mélodies bizarres, les unes, sourdes ; comme un martélement, les autres, aiguës comme des cris d'oiseaux ou bien farouches comme des appels de fauves; mélopées d'Afrique, pour {les \u201cNias\u201d de la terre, musiques orientales, où les rythmes se heur- talent, s'affrontalent en harmonie imprévues, parfois discordantes pour des oreilles de civilisés, mêlées au halètement ronflant des \u201cbalafons\u201d, des \u201ctams-tams\u201d et autres instruments primitifs.Ces chants avaient ,évelllé en elle un désir de se libérer de l'étreinte sinistre et opprimante dans laquelle elle vivait.Quelques jours pius tard, en compagnie de Jacqueline Morgant, tous \u2018dans un endroit charmant et secret, ton loin de Saint-Julien-le-Pauvre.Le lendemain la jeune fille recevait, de Jacques, un livre dont il lul avait parlé: un livre âpre comme la brousse africaine qu'il dépel- entendre la voix de son nouvel ami retentir à son oreille.Entre eux, naissalent des liens qui lui étaient chers.Ses parents l\u2019encouragealent À sortir.Elle profita pour la pre- indispensable.G'était un pau com- frère.respectueux et tendre à la fois qu'il elle.Confiante, apprivoisée, elle éprouvait en sa compagnie, une totale sécurité.\u2019 Son existence lui semblait moins terne depuis que Jacques était apparu.Et jamais son jeu n'avait été plus vibrant que les soirs où elle rentrait de leurs longues promenades.\u2014Quand repartirez-vous?lui de- manada-t-elle un jour avec un rien d'angoisse dans la voix.\u2014I1 n'en est pas question pour le moment.Je suis heureux, ici, vait- 4 répondu.A quelques jours de là, un dimanche, il lui avait proposé de l'emmener en voiture diner A Givors, \u2014 lis : | ù | | NUIT chérie! Je t\u2019'emmène quelqu\u2019un qui prendra soin de tes vidanges\u201d, \u2018deux étalent allées prendre le thé | #14 gnait.Elle lut avec passion croyant | % mière fois de sa liberté.Déjà, la |i54 présence de Jacques lui semblait CR me si elle eut retrouvé un grand | Il ne se départait pas de ce ton | avait adopté tout de suite envers | #3 ROMAN COMPLET ET INEDIT DE Michele Nicolai où 11 connaissait une auberge réputée.Ils avaient passé une soirée charmante, que Françoise ne pouvait oublier: dans un petit bosquet intime et touffu, on les avait servis au milieu d'un décor rustique.La chère était fine.Des oiseaux pépi- alent autour deux.Un jasmin Ubérait son parfum grisant; puis, on avait allumé une lanterne bigarrée dont les éclats colorés diapralent la nappe d'énormes fleurs.De gros papillons voletaient autour de la si vous voulez avoir une bonne provision d'histoires et lueur.L'atmosphére était lourde.Ils rentrérent.En cours de route, l'orage qui menaçait éclata soudain.La pluie se mit à ruisseler sur le pare-brise.Tout à coup, un éclair fulgurant stria la nuit devant eux et presque simultanément, un épouvantable fracas retentit.Jacques freina brutalement.A cent mètres À peine, une énorme branche fracassée, fauchée comme un fétu, s'abattit sur la route.Françoise poussa un cri d'effrofi.Instinctivement, elle se blottit contre Jacques, cherchant sa protection.Il la pr) dans ses bras, comme une enfant apeurée; mais A ce contact, Françoise eut un brusque recul.Une autre peur s'empara d'elle.Cependant sans dire un mot, Jacques desserra son étreinte et Françoise s'en fut s'accoter contre la portière opposée.Le jeune homme appuya sur le démarreur et, presque sans parler, il regagnèrent Paris.Ce fut au lendemain de cet incident, que Françoise se décida.Elle voulait fuir.fuir un danger qui commençait & l'épouvanter.fuir sans toutefois révéler à Jacques, le désarroi de ses pensées.L'amour étalt venu entre eux, sans qu'elle y même, et l'amour l'effrayait.Il ne fallait pas qu'entre eux, soient prononcés les mots qu'elle craignait plus que tout au monde.Le lendemain, elle rompit le silence qui présidait généralement aux repas.-\u2014Je voudrais que nous avancions la date de nos vacances, demanda- t-elle à ses parents.\u2014Mais pourquoi?s'étonna sa mê- re Tu n\u2019as pas l'air fatiguée.\u2014Non.Mais je désire partir.Il faut que je parte.I] était sl peu dans ses habitudes dexprimer aussi vivement ses volontés que ses parents demeurèrent un instant sans voix.Leur surprise fut telle que, machinalement, 116 sc regardèrent.Ce ne fut qu'un simple échange de regards, mals comprirent que la même phrase s'était arrôtée sur leurs lèvres: Las | pondre, afin gra | Jours de fébrile impatiente.\u2014Qu'arrive-t-11 & Françoise?Ils cherchérent, en méme temps, à percer les raisons d'une telle décision, mals le visage de leur fille demeuralt comme à l'accoutumé, impénétrable.Patrice Desrieux continua à manger en silence, réfléchissant.Enfin, au bout de quelques minutes il parla: \u2019 \u2014Aimerais-tu retourner quelque temps & Saint-Jean-de-Luz?C'est un endroit fort agréable et tranquille.Peut-être t'en souviens-tu?La dernière fois que nous y étions, PA; |c'était.\u2026 ja \u2014Oh! oul, se hâta-t-elle de ré- d'éviter de cruelles réminiscences.Cette ville plaisait & Françoise J | par son pittoresque, son amblance apalsante, ses alentours ravissants \u2019% | et sauvages.Elle se souvenait des bonnes parties, des promenades en campagne, avec Claude.C'était jai | deux années avant le tragique événement! \u2014Quand partirons-nous?deman- F4X | da-t-elle impétueusement.Son père hocha la tête et avança ses lèvres en guise d'indifférence: \u2014Demande à ta mère.Qu'elle Le fixe le départ.Sans que Françoise, pour une fois, eut À répéter la question, Hortense Desrlieux répondit: \u2014Quand tu voudras, mon en- ?ltant.A la fin de la semaine.Ce furent pour Françoise, des Les robes & choisir, les mille bibelots dont une jeune fille aime toujours As'entourer.Les Courses chez la couturière, la modiste, les emplettes dans les magasins.Françoise feignait de se laisser prendre à cette activité.Elle ne revit pas Jaw ues.Lorsqu'elle lui annonça son départ, elle sentit qu\u2019il en était triste.Elle eut, une seconde, envie de rester.Mais iI me fallait pas! Elle devait l'oublier.Cependant, elle n'y parvenait point.\u201d'.mage du jeune homme la por\u201d,ivait jusque sur la plage.~ LE CANARD vans Am ASA ASAASAALS dicembre 1949 courut à la mer, plongea, se laissa happer par la caresse froide des flots.Elle avançait d\u2019une couiée harmonieuse et rapide.Mais le souvenir de Jacques était toujours là.Le sol rméme, une fête basque avait lieu sur la colline de Bordae gain.Françoise eb sa mère s'y rene dirent.La nuit était belle.Il y avait foule pour voir les danseurs navare 1ais, aux pittoresques costumes, évo= luer, de leurs pas aériens au cours de danses aux noms étranges: \u201cZortziko, \u201cMutchikuo\u201d.,.Le son aigre des \u2018\u2018tohirulas\u201d se mêlait aux coups rapides, bizarrement rythmés des \u201cttuns-ttuns\u201d, ces curieux tamboue rins, basques.Des hommes aux profils d'aigles, aux yeux vifs, coife fés de bérets, chaussés d'sepadrilels, parlant un dialecte rude aux mysté- rleuses origines, dansalent gravement entre eux, un \u201cfandango\u201d interminable.' Sa mère partit la dernière.Elle resta pour écouter les voix graves chanter les hymnes tour À tour plaintifs et farouches.Tout A coup une voix murmurs à son orelile.\u2014Ne se croit-on pas à mille lieues d'ici?: Elle sursauta: \u2014Jacques! Vous! Mais pourquoi?=-Il fallait que je vous vole.\u2014Bien! Je dois rentrer à la male son.Accompagnez-moi, al vous vous lez.Ils prirent lentement une petite route que descendait vers la ville.A mesure qu\u2019il s'éloignaient, le bruit allait s'amenuisant, se transformant en un murmure très doux.Jacques parla enfin: \u2014Lorsque je vous al vu pour la première fois, jal senti qu'un jour nouveau se levait pour mol.J'ai bien réfléchi, Françoise, à ce que je vals vous dire.I1 faut que vous m'écoutiez.Je vous aime.Bouleversée par cette déclaration, la jeune fille ne trouva rien à répondre.\u2014Voulez-vous devenir ma feme me?reprit Jacques.\u2014C'est impossible, fit-elle, enfin, d'une voix blanche, 7 \u2014\u2014Impossible! Pourquoi?\u2014Parce que.Mais non, Jacques, vous ne pourriez pas comprendre.Je ne puis vous épouser.\u2014Je croyais que vous étiez libre, dit-il avec amertume.mais vous.en almez un autre.Je saurai dise paraître.J'aurais manqué mon desti» ~~ Seral venu trop tard.Muse je tiens à votre bonheur plus qu'à tout au monde.\u2014Non, Jacques, je n'aime pere sonne.Je suis libre de mon coeur et de mes actes.\u2014Alors je vous offre un amour sincère, absolu.Le premier amour de ma vie.Il fallait qu\u2019un jour \"sur lutter contre l'obsession, elle.mous nous rencontrions.J'ai at- (Suite à la page 15) y nl 1-22-49 y a 01 x 2, 4 ve, LUE ANEHEUE, {Mcierond by Opccctideieé Movs Prstores \u2018C\u2019est un sifflet magique, mon vieux.Il me suffit de souffler dedane pour que papa me donne dix cents pour acheter le CANARD\u201d 15 décembre 1949, Vd L\u2019ECUYERE Un conte d\u2019Eliane HARVIN LLE était-lilliputienne, José- E phine Tintouin, et c'le était plongeuse dans un restaurant.Juchée sur un escabeau, elle arrivait péniblement à laver ses assiettes.Mais le patron de la \u2018Sardine Rouge\u201d, Monsieur Djo, n'était pas méticuleux, Il avait été boxeur autrefois, et cela se voyait, au posnt que les clients grincheux ne \u201cgrinchaient\u201d pas \u2014 et puis ce n\u2019était pas cher, à la \u201cSardine Rouge\u201d, il faut le dire aussi.\u2019 \u2019 Joséphine Tintouin avait de l'ambition.Elle avait bien du mérite d\u2019être ambitieuse, la pauvre \u201cpetite\u201d.Lilliputienne et laveuse de.vaisselle: il faut du courage pour trouver en soi, dans un tel état d'infériorité, cette volonté, cette forca morale énorme, qui est à la base de toute ambition.Elle avait bien essayé de gagner quelques centimètres et c'est pourquoi, a trols heures sonnantes, juchée sur son escabeau, elle interpellait de sa voix enfantine: \u2014Mons.eur Djo, mes pilules 8'il vous plait.Elle ne descendait pas de son cescabzau, ne pouvant y remonter par ses propres moyens.On l'y posait le matin, on la descendait le soir.Monsieur Djo lui lançait, de l'endroit où il se trouvait trois boites de pilules, qu\u2019elle attra- poit avec adresse dans ses petites mains graisseuses.La prem: dre boîte pour les trois millimétres qu\u2019elle finirait par gagner.un jour, la seconde pour le galbe de son buste \u2014 du buste qu'elle aurait bien.un jour aussi; et la troisième boîte contre la frigidité.Elle était pleine d'espoirs, de rêves inassouvis et d\u2019ambitions, Joséphine.Elle s'interdisait de rêver pendant qu'elle lavait sa vais- salle, parce que, emportée par la force (proportionnée) de son imagination d'une part, et la force centrifuge de l'autre, elle risquait de se noyer.Le cas s\u2019était produit deux fois, et les pomnriers qui vinrent la ranimer durant retourner chercher un matériel spécial \u2014 \u201cDeviens-tu folle?Sortir avec David deux fois Ja semaine\u2026!\u201d ce qui faisait perdre beaucoup de temps pour rien \u2014 avait dit M.Djo et il avait ajouté: \u2014Si tu retombes dans le baquet, tu auras la fessée, Joséphine.Tu nous obliges à changer l\u2019eau pour la vaisselle.Mais le soir, dans sa petite chambre, ou plus précisément dans son petit berceau (elle dormait dans un berceau, qu'elle avait peint en rouge, pour que cela fasse plus sérieux et moins bébé), elle reprenait avant de s'endormir, encore quelques pilules.et sur le sentier de son imagination où elle vagabondait un moment comme une petite fée-folette, elle s\u2019endormait; \u2014 et son subconscient continuait la route parfumée de sas désirs.Vous croyez peut-être qu\u2019elle rêvait qu'elle serait un jour une grande belle fille, aux seins gonflés par des millions et des millions de pilules, non-.elle rêvait d'être écuyère de cirque sur un petit poney empanaché, rouge et or; son costume à elle brillerait de mille diamants, et elle ferait des pirouettes, des rétablissements, des loopings; dans ses réves les assiettes apparaissaient, comme il se doit; elle les lançait en l'air, bien haut jusqu'au faite du cirque.Son subconscient savait qu\u2019elle ne pourrait pas les rattraper.Alors, docilement, le subconscient les envoyait encore plus haut et les faisait disparaîtra.Un jour de printemps, elle se fit belle, très belle, et se parfuma au lilas.Elle s'était confectionné une jupe plissée avec deux mouchoirs de toile, et un corsage dans une coiffe bretonne en point de Guingamp, qui avait appartenu à sa grand- meére.De mouchoirs et coiffe vétue, frétillante de joie, elle avait dit a Monsieur Djo avec autorité: \u2014Demain, Monsieur Djo, j'arriverai plus tot.Elle avait voulu dire: Demain, Monsieur Djo, j'arriverai plus tard\u201d, mais sa petite voix se prêtait mal ou ton impérieux.Elle ne s'aperçut pas de sa méprise, et Monsieur Djo non plus.Il crut qu\u2019ella voulait ses pilules, les lui donna et elle les prit.Elle avait un rendez-vous-avec deux Messieurs très-élégants et distingués.L'un d\u2019eux se disait élre le Directeur du cirque \u201cRondelle\u201d.Ils avaient diné la veille à Ja \u201cSardine Rouge\u201d, et Joséphine, avec beaucoup de peine, avait sauté de son perchoir pour aller présenter ses offres de services au Directeur du cirque.\u2014Eh bien, petite, nous verrons cela demain, trouve-toi sur la Place du Marché à midi; ton idée n\u2019est pas mauvaise.Les deux hommes avaient ri.Sur la place du Marché, a midi, un jour da fête foraine il est difficile d'apercevoir une lilliputienne; mais elle vit bien vite le Directeur du cirque et son ami, elle s'accrocha à leurs vestes; quelques minutes plus tard ils l'aperçurent.\u2018\u2014Ecoute, ma fille, tout ca que tu nous dit est fort bien, mais nous n'avons pas de poney au cirque en ce moment, et il est nécessaire que nous voyinns ce que tu sais faire.\u2014Ah oul, Monsieur, mol aussi ~~ LE CANARD + \u201cUn cigare, Bob ?\u201d Pas célibataire, mais.De plus en plus nos rues sont envahies par des autos pilotées par des femmes.pour que que cela continue, nous aurons bientôt le dessus sur la gent masculine.De sorte que je trouve très juste l'aphorisme d\u2019un | \u2018Il y a surtout cet exemple cruel a l'intention de créer une suceur- \u2018que j'ai en permanence devant les sale de la maison de son père dans ce port.journal parisien qui, paraphrasant Buffon, a proclamé : \u201cLa plus belle conquête de l\u2019auto, c\u2019est la femme.\u201d Il y a tout de même des femmes intelligentes dans ce bas! monde.Témoin, ce petit dialogue entendu l\u2019autre jour, au coin de Drummond et de Sainte-Cathe- rine.Un monsieur s'en allait très, très pressé lorsqu'il rencontre un ami qui essaye de le retenir.\u2014Impossible mon cher, fait le premier.Je dois aller faire mes provisions.Rentrer pré-| parer le diner.Laver la vaisselle raccommoder quelques chaussettes, et repasser mon pantalon pour ce soir.y \u2014Pauvre ami! s\u2019exclame le deuxième monsieur.Voilà ce que c\u2019est, lorsqu'on est célibataire.\u2014-Mais je ne suis pas célibataire, réplique fièrement l\u2019autre.Je vis avec ma femme, ma belle- mère et mes deux grandes filles.\u2014Vrai ?dit le deuxième étonné.Mais alors, que font-elles toute la journée ces femmes ?\u2014Elles m'attendent ! .Tout s\u2019explique Désormais c\u2019est officiel.A Montréal, la population est de 1,049,500 &mes.Avec une augmentation de 13,500 âmes sur l'année der- niére.} Voila qui explique pourquoi depuis quelques jours je ne parvenais plus à trouver une seule place dans le tramway No 3, de la rue Sainte-Catherine.je voudrais bien.\u2014Sur le lion tu ne peux pas nous faire une démonstration, sur l'éléphant non plus, sur la girafe n'y pensons pas.Il ne reste en somme que las chevaux de bois du manège.Très bonne idée les chevaux de bois.\u201cViens fillette, nous allons te monter sur le manège, et tu Ë choisiras le plus bzau cheval.| \u2014Oui Monsieur.J'aurais préféré un poney, mais je vais es-' sayer.} | Et elle essaya, Joséphine, sur le plus beau cheval de bois.| Pirouettes, sauts périlleux, rétablissements .Elle se croyait au cirque, se Voyait étincelante sous les projecteurs.et cette musique, et le public qui acclamait\u201d!.\u2014Encore un tour petite.Lorsqu'elle redescendit, étourdie, maïs fière d'elle, la foule l'applaudit, mais les deux farceurs étaient partis.Eliane HARVIN Coat Le Page 15 SI L'AMOUR N\u2019EST PAS._ (Suite dé la puye 14) - tendu ce jour pour choisir celle que Je désire pour compagne.\u2014Je ne puis pas.\u2014Ma tendresse pour vous me donne le droit de savoir, il me semble.\u2014Vous avez raison, Ecoulez, Jacques.Vous pensez m'offrir une belie chose en me donnant voue amour; mais c'est, hélas, une chose dont j'ai peur.J'ai peur d'aimer, Jacques.Trop peur, pour pouvoir partager votre amour! Aimer un homme, dont on ne peut être sûre; penser qu'il sera près de vous jus- qua la fin de ia vie.avec des yeux dont le regard ne serai tplus celui qu\u2019on a connu.\u2014Mais pourquoi voulez-vous que mes sentiments puissent changer?Avez-vous soufferc, Françoise?Conralssez-vous la vie, pour parler ainsi?Je croyais voir en vous une de ces jeunes filles neuves dont le coeur n'a jamais battu.: Je.croyais que vous auriez compris ce que pouvait être la tendresse, la confiance.\u2014I1 n'est pas que vous et moi.yeux, de deux êtres qui s'aimèrent comme vous me le dites, ce soir, |deux êtres faits pour s'aimer, pour le bonheur et qui.En quelques phrases brèves, elle jui raconta la navrante histoire de ses parents, puis conclut: \u2014Voyez-vous Jacques, si l'amour doit être une chose passagère, quelles qu'en soient les raisons, je préfère m'en passer, l'ignorer toute ma vie.Si l'amour n'est pas éternel, à quoi bon aimer?.Jacques, partez.Il le faut.Elle lui tendit sa main.I] la serra, s'inclina et disparut dans la nuit, Longtemps, elle resta au même endroi:, immobile.Son coeur battait à lui faire mal.Jacques s\u2019éloignait.Tout était fini.Elle avait choisi sou destin d\u2019isolée, de vieille fille inu- tite.Françoise frissonna sans savoir si c'était de froid ou de désespoir.CHAPITRE IV Le lendemain, Françoise qui s'en voulait un peu\u201c°de sa brutalité envers Jacques, décida de le revoir une fois encore.Peut-être, pour- raient-ils, tous deux, rester amis?Mais à l'hôtel où elle savait qu'il était descendu, on Jui dit qu'il était parti le matin, par le premier train.Le départ du jeune homme la laissait toute désemparée.Un grand ennui l'accabla.Elle délaissa la plage, passant ses jours entiers dans 12 hall de l'hôtel à lire et à rêver.Enfin, une semaine plus tard, n'y tenant plus, elle demanda à rentrer à Paris.Ces brusques sautes d'humeur, si contraires à son tempérament habitue], intriguafent ses parents, mals une fois encore, ils acquiescérent & sa requête.Au lendemain de son retour dans la capitale, Françoise téléphona & Jacqueline Morgant: \u2014Comment! Déjà revenue?s'exe clama celle-ci.Mais vous avez & peine eu le temps de branir.Quelques \u2018minutes, elles bavar- dérent ainsi de choses futiles.Frauçoise hésituit à questionner Jacqueline sur ce qui lui tenait à coeur: finalement, elle s'y décida: \u2014Et Jacques Lestrade?{fit-elle d'une voix qu'elle voulut rendre indifférente.L'avez-vous revu?Deux ou trois secondes s'écoulèrent, comme si Jacqueline eût réf'échi avant de répondre.\u2014Jacques, dit-elle enfin, mais oui, nous nous revoyons assez sou- \u2018vent.II va très bien.I] est passé hier soir pour me faire ses adieux.\u2014I part donc?s'écria Françoise.\u2014Oui, pour Bordeaux.De là, il s'embarquera le 30 sur le \u201cCaledonia\u201d, a destination de Cotonou.II \u2014Quand reviendra-t-11?\u2014Dans cina ans.ou jamais.La jeune fille, en écoutant ces derniers mots, avait pâli.Elle de- manada encore, d'une voix qu'elle s'efforçait de rendre ferme: \u2014Mais pourquoi est-il parti.si vite?\u2014Ça, je n'en sais rien.J'en suis encore aussi étonnée que vous.Une - lubie.Un coup de cafard sans doute.Il était très bizarre ces der- \u2018Iniers jours.Probablement la hantise de l'Afrique, dont il ne cessait de rêver.à moins que.La phrase resta en suspens.Ni l'une, ni l'autre des deux jeunes filles ne la reprit.Françoise, lorsau\u2018elle eut raccroché, se sentit définitivement abandonnée par le destin.Ainsi, Jacques n\u2019avait tien tenté pour essayer manda encore, d'une voix qu'elle sentir soulagée, en recouvrant sa tranquillité morale, elle en souffrait.Cet éloignement subit de Jacques, qui aurait dû la délivrer, l\u2019af- fligait au delà de toute expression.Elle comprenait soudain que cette sympathie, cette attirance qu'elle éprouvait à son égard, étaient plus forts, plus impérieux qu'une simp\u2019e amitié.Elle se rendit compte que ce qu'elle aimait dans Jacques, ce n\u2019était pas seulement sa voix, ses manières simples, son beau regard.c'était autre chose.Lui, en un mot.Et que vivre sans sa présence, sans le moindre espoir de le retrouver, lui serait intolérable.Et c'est elle qui l'avait chassé, alors que le bonheur était à portée de sa main.Le bonheur?Malgré (à suivre) Ty > LE:CANARD Py We 15 décembre
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