Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 27 janvier 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Canard : journal humoristique, 1918-01-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Vol.XL! \u2014 No 13.I MONTREAL, 27 JANVIER 1918.| Cinq Centins ral AE >, FY = Humoristique \u2014 Satirique \u2014 Politique \u2014 Littéraire \u2014 Illustré- \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL\u2019BAU.Rédigé en Collaboration.Administration: 105 à 109 rue Ontario Est.LA ROUGEAUDE CANAYENNE La Province de Québec est en bonne santé TT D LADEBAUCHE.\u2014Ma foi du bon Dieu.elle prend trop de pilules rouges.N.de la R.\u2014 Nos félicitations à l'Hôn.M.Mitchell qui entretient si bien (les finances) de la Province de Québec. LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Vol.XLI \u2014 No 13.[| ~ UN CONTE PAR SEMAINE LES INTRUS Dans le petit pied-à-terre qu'ils avaient gardé à l\u2019aris et où ils passaient un mois chaque année, M.et Mme Mailley achevaient de s\u2019habiller.Un souci ridait le front chauve de M.Mailley.Quand\u2019il fut prêt, il se retourna vers sa femme qui lissait ses bandeaux gris: \u2014V'oici dix heures, dit-il.La mère Pacifique va venir.Une dernié- re fois, ma chère anrie, as-tu bien réfléchi?C'est très sérieux.Résumons la situation commie s'il s'agissait d'étrangers: M, et Mme Maillev, après fortune faite dans le commerce, se sont retirés dans une petite ville du Sud-Ouest, où ils vivent heureux.Ils ont gardé un pied-à-terre à Parisune fenune de ménage est à leur service pendant les séjours qu'ils y font.Cette fenune de ménage, cette fois-ci, est malade : elle leur en envoie une autre.C'est une vicille, qu'accompagne sa petite-fille, une enfant de trois ans, Mme Mailley s'intéresse à cette petite et forme le projet de la prendre avec elle, de l\u2019emmiener, de l'élever, de l'instruire.en un mot de l\u2019adopter.V\u2019oyons maintenant les objections.Mme Mailley arréta son mari; \u2014Non, je t'en prie, tu mc les as énumerces cent fois, et cent fuis je t'ai répondu: un bébé ne peut pas avoir de mauvais instinets.La grand- mère est travailleuse et honnête, depuis un mois je l\u2019ai bien vu.Du reste, si tu veux, prends des renseignements, ils seront bons, j'en suis sûre.Elle est taciturne et revêche, mais ça nous est égal.Ce n'est qu'une femme de ménage, mais si elle était millionnaire, je n'aurais pas de projets sur sa petite-AJle.Moi, je veux arracher cette enfant, qui est charmante, à la misère, aux privations, à la maladie peut-être, qui la guettent à Paris.Elle sera pour moi une société et une distraction.lu sais quel chagrin ç'a été pour moi de ne pas avoir d'enfants.Je les aime tant!.Là-bas, je suis désocuvrée, je m'ennuie.Toi, tu as ton café, ton bridge, tes amis.Tu l'intéresses aux affaires du pays.Et rétlé- chis : cela fera le meilleur effet que nous ramenions cette pette.On dira: les Mailley sout de braves gens ils font une bonne ocuvre.On trouve que nous vivons comme deux égoïstes, j'en suis sûre.Voyons, mou ami, tu ne vas pas revenir sur ta décision maintenant ?\u2014Mais non, puisque tu y tiens.Mme Mailley, joyeuse, embrassa son mari, lly cut un coup de sonnette.Entra une vieille à tête de chouette; dans ses bras était une jolie enfant blonde et frêle qui, poste sur une chaise dans l'antichaun- bre, y resta souriante et sage.Mme Mailley emmena la vicille en présence de M.Mailley et lui exposa ses intentions.En l'écoutant, les yeux de la vieille s'arrondirent encore: un étonnement désapprobateur se répandit sur sa face ravinge.\u2014Me prendre Berthe, ah! ben non! déclara-t-elle.Non, ça ne se peut pas!.\u2014Pourquui?Pourquoi cela?s'éeria Mime Mailley avec aburisse- nent, car elle s'attendait à une reconnaissance enthousiaste.\u2014Parce que je l'aime, tiens donc, dit la vicille, et que c'est ma petite-fille, et que je ne sais pas ce que je deviendrai si je l'avais plus.Ses père et mère sont morts, alors elle est à moi.C'est pas la peine d'en dire plus long.Ma petite Derthe, m'en séparer!.\u2014Voyons ina brave femme, il ne faut pas être éguïste, il faut voir l'intérèt de l'enfant, intervint M.Mailley.Vous seriez coupable de refuser, Du reste, pensez-v à loisir ; nous en reparleroirs demain, La vieille, sans répondre, se mit au ménage, qu'elle fit tout de Ut vers, tant clle était absorbée, Puis elle reprit la petite Berthe ct partit.\u2014A demain! Réfléchissez! lui cria M.Mailley.| 11 était-indigné de l'égoïsme de la vieille; sa femme en était désolée, et tous deux, maintenant, tenaient d'autant plus à l'enfant qu\u2019ils n'avaient pas la certitude de l'avoir.Ainsi préoccupés, ils oublièrent les renseignements qu'ils voulaient prendre et qui, du reste, seraient peut- être sans objet.La mère l\u2019acifique reparut le lendemain.Elle assit la petite Berthe et vint rejoindre M.et Mme Mailley qui frémissaient d'impatience.Ils virent qu'elle était blénie comme après une nuit d'insommnie.\u2014J'ai réfléchi, prononça-t-elte dûrement.Alors, je dis oui dans l'intérêt de Derthe, Mais je ne trouve pas que ce soit bien parce qu\u2019on est riche d'arracher une petite-fille à sa grand'mère.Mme Mailley, ravie, saisit l'enfant et la couvrit de caresses, apres s'être assurée qu\u2019elle était bien débarbouillée, La vicille regardait de coté et Mme Mailley vit des larmes dans ses rides.\u2014Elle me fait pitié, chuchota-t-elle à son mari.Si on pouvait l'enunener?.\u2014T'u es foile, protesta-t-il, suffoque.Le surlendemain était le jour fixé pour le départ, La vicille «devait, à midi, amener la petite fille, mais elle parut seule.\u2014Je ne peux pas, déclara-t-elle d'un air morne.Je Je périrai, sans elle.Ce fut un effondrement.Les Mailley s'efforcérent en vain de rai- sunnier la vieille, qui resta inflexible.Alors, ils se concertérent.Mme Mailley, les larmes aux yeux, suppliait son mari, qui enfin céda, et elle revint auprès de la mère Pacifique.\u2014Ma brave femme, dit-elle, nous ne voulons pas permettre que votre petite-fille soit victime de votre affection mal comprise.Venez chez nous avec elle.Il y à, au fond du jardin de notre villa, un pavillon gue vous occuperez, et vous ferez de votre mieux, nous y comptons, pour vous rendre utile et reconnaître ainsi notre extrême bonté.garde Derthe.\u2014Ça va! Comme ça, je veux bien! dit la vicille, dont le visage s'était éclaire.C'était mon désir de finir a la campagne, Elle ne voulut pas consentir à laisser les Mailley ennnener l'enfant le jour même.Elle viendrait avec Berthe à la fin de la semaine.On lui donna l'adresse et l'argent du voyage et elle s\u2019en alla.Les Mailley prirent le train deux heures après.Ils retrouvèrent avec joie leur calme petite ville et leur confortable maison.Ils racontérent négligemment à leurs amis Jeur beau trait de philanthropie, et firent débarrasser le pavillon.Trois jours plus tard, ils déjeunaient, quand, après un coup de son nette à leur porte, leur servante survint, effarée.-\u2014Mônsieur, madame, c'est une pauvresse avec une trolée de gos: ses.Flle dit comme ça qu'on l'attend.Les Mailley se précipitèrent vers le vestibule.La mère Pacifique, la petite Berthe dans ses bras, s\u2019y tenait.Trois gamins de cinq à neui ans, débiles et qui se ressemblaient, l'accompagnaient.!Qu'\u2019est-ce que c'est?dit Mme Mailley, affolée.-\u2014Ben quoi, c'est la mère Pacifique, comme de convenu.vIà Berthe et ça c\u2019est ses trois frères: Julot, louis ct Emile.M, Mailley levra les bras au ciel.\u201c \u2014Mais c\u2019est fou! C\u2019est monstrueux! Ma maison n'est pas un asile! It puis \"Vous ne nous aviez pas dit.-\u2014Je vous ai pas dil que Berthe avait pas de irères, hein?riposta Ja vieille, qui semblait sincèrement indignéc de l'accucil.Vous auriez pas voulu que je les laisse, ces petits?.Qu'est-ce qu'ils seraient de- Vol.XLI \u2014 No 13.LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.3 \u2026 Une Page de Mots d\u2019Esprit | NAIVETE OU EFFRONTERIE?Un paysan venait dérober les fruits d'un propriétaire de son village; il fut pris en flagrant délit.\u2014Voyons, lui dit le propriétaire, faisons un arrangement : combien veux-tu de poires tous les ans, à la condition que tu ne viendras plus m'en voler?Te contenteras-tu d'un cent?\u2014Oh! ma foi, non, répliqua l&maraudeur, j'y perdrais * 1 ESPRIT\" DES POILUS.Un capitaine passe en revue sa compagnie avant le départ pour le front.It a pour chaque soldat un mot de camaraderie ou d'encouragement.Arrivé devant un \u201cbleuet\u201d de la classe 1917, il lui demande: \u2014Eh bien, mon ami, êtes-vous prêt à mourir pour votre patric?\u2014 Sans doute, mon capitaine, mais ce qui est encore plus certain, c'est que je suis prêt à faire mourir quelques ennemis pour la leur.*.AU RESTAURANT.Un consommateur entre dans un restaurant.C'est une nouvelle servante qui lui tend la carte.Sans même la consulter, il demande : \u2014Quel est le plat du jour ?La petite bonne semble fort embarrassée par la question et ne ré- pound pas.\u2014Quel est le plat du jour, répète avec autorité le client.Alors, la petite bonne rougissante se penche vers lui et dit à voix basse: , \u2014Le poulet est d'hier, mais tous les autres plats sont d'aujour- d'hui.UNE PROPHETIE, Encore une de plus sur le date de la paix.lille est très à la mode en Angleterre et prouve au moins que les Anglais ont une fanfiante admiration en leur généralissime Douglas Haig.Prenez chaque lettre du nom de Haig ct indiquez par un chiffre leur place dans l'alphabet, vous obtiendrez la combinaison suivante: H, 8c lettre ; A, 1ère lettre ; I, 9e lettre; G, 7e lettre, soit 8197, qui, renversé, donne 7918.La guerre finira donc le 7/9 1918, soit le 7 septembre de l\u2019année qui vient.C\u2019est bien simple, mais pourquoi faut-il renverser le nombre obtenu?venus sans moi?J'ai vendu tout mon petit fourbi pour payer leur voyage.\u2014AlÎlez-vous-en, vous êtes une vicille intrigante ! hurl AM.Mailley, hors de lui.\u2014Où sa que je m'en aille?Mendier par les rues, hein! maintenant que j'ai plus rien à cause de vous?.Eh ben! oui, je vas y aller, mais soyez tranquilles, je raconterai à tout le monde ce que vous me faites, à moi, une pauvre vicille qui ne vous ai pas cherchés, pas vrai?Jêt si on nous trouve tous morts de faim, on saura qui en est cause.Les Mailley échangèrent un regard d'angoisse.Mille misères leur apparurent ct peut-être de Pitoyables drames dont ils seraient respon- A LA VISITE \u2014Monsieur le majur, j'ai une hernie.\u2014Exempt de boyau.\u2014 Monsieur le major, j \u2014Exempt de tranchées.\u2014 Monsieur le major, j'ai des maux de tête.\u2014Exempt de front.j'ai des coliques.EA CAUSE ET L'EFFET.Lacuite rentre chez lui, très éméché, au milieu de la nuit.Malgré ses précautions, il réveille sa femme, qui lui demande : \u2014Quelle heure est-il ?\u2014Heu.heu.à peu près une heure, Au méme instant, la pendule sonne trois heures.\u2014Très curieux ! fait posément Mme ILacuite.c'est la pendule qui bafouille ! C'est toi qui as bu * HUMOUR BRITANNIQUE Jack.\u2014 Mon vieux Patt, je crois que cette guerre durera éternellement.Patt.\u2014 Sur quoi bases-tu cette upinion ?Jack.\u2014 C\u2019est bien simple, tous les Anglais finiront par être faits prisonniers en Allemagne, tandis que les Boches seront prisonniers chez nous.Alors on recommencer a à se battre pour rentrer chacun dans son pays respectif.A LES NOUVEAUX RICHEY.Une nouvelle riche entre chez un grand marchand de tableaux.\u2014Je voudrais, lui dit-elle, quatre tableaux de moyenne grandeur.\u2014Bien, Madame.Anciens ou modernes ?\u2014.Anciens, Mon salon est de style Louis NV.\u2014-Avez-vous une préférence pour l'école\u201c \u2014L'\u2019école?\u2014Flamande?Italienne?Française ?\u2014Française, bien sûr! Nous sommes lrançais, avant tout, mon mari ct moi.\u2014Etes-vous à peu près fixée sur les prix que vous ne désirez pas dépasser?\u2014\u2014Ça nous est égal.l'out ce que je vous demande, c'est qu\u2019ils soient d'une nuance pouvant aller avec du \u201cvieux rosc\u201d, Mes rideaux et mes tentures sont vieux rose.sables.It que dirait-un d'eux?lls eurent peur.\u2014C'est un malentendu regrettable, dit Mme Mailley avec effort.Mais, pour le moment.restez.Le pavillon est prêt.La servante, furieuse.y guida les intrus.Entre M.et Mme Mailley, restés seuls, il y eut un silence tragique.\u2014C'est du joli.C'est du joli.gémit, enfin, M.Mailley, si atterré qu\u2019il ne trouvait plus la force de se fâcher.Mme Mailley ne répondit rien.Du jardin s'élevait le bruit de petits pieds qui couraient dans les allées, de petites voix qui s\u2019émerveillaient de la terre, de l'herbe, des arbres, des bêtes.FREDERIC BOUTET. 4 LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Vol.XL! = No 13.LES MYSTERES DE MONTREAL Roman de Mœurs \u2014 Par feu Hector Berthelot, fondateur du \u201cCanard° | | Enregistré conformément à l'acte du Parlement du Canada, en décembre, mil huit centquatre-vingt dix-buit, par A.-P.Pigeon, au bureau du Ministre de l'Agriculture, à Ottawa.(rt eee ling ere (Suite) VI OU LE PETIT PITE VA CHANGER DE POIL Je père Sansfaçon, qui commençait à avoir son plumct, gaffa son enfant par le collet et le fit entrer dans le salon privé.Le ganiin résista et dit à l'auteur de ses jours: \u2014Fcoutez-donc, vous, y a des imites pour maganer le monde! Qu'est-ce que vous me voulez?\u2014-Assieds-toi-là, mon fils, dit le père Sausiaçonmonsieur.ll a à te parler.S'il veut acheter ma douzaine de Canard, qu\u2019il avinde ses coppes.Je comte, pour s'attirer les bonnes grices de l'enfant, lui donna une p.èce de vingt cents pour sa douzaine de journaux.\u2014 Merci, monsieur, dit le petit Pite.Vous êtes la pratique la plus \u201cgame\u201d que j'aie rencontrée aujourd\u2019hui.Cléophas, qui connaissait toutes les ruses diplomatiques pour obtenir un coup, dit au comte en souriant : \u2014L\u2019enfant prendra peut-être quelque chose.Veux-tu prendre un verre de ginger ale, P'ti Pite?\u2014Oui, pour vous saluer, seulement je veux avoir un couteau dedans.\u2014Bigre! dit le comte, v'là un jeune homme qui est assez avancé pour son âge.\u2014Je l\u2019ai fait élever pour en faire un \u201csport\u201d, reprit le père Sansfaçon.T'enez, monsieur, si vous le connaïssiez comme moi.Cet enfant- là, dans deux ans, a appris à lire dans le \u201cDevoir\u201d.II écrit la grosse et la petite écriture.Il a fait sa première communion l\u2019année dernière, Il dit ses prières tous les soirs et matins.Aujourd\u2019hui il est dans le monde et il travaille à son compte.Ça vous gagne ses trente cents par jour en vendant des \u201cPatrie\u201d, des \u201cNouveau-Monde\u201d cet des \u201cCourrier de Montréal\u201d, Le samedi la vente du \u201cCanard\u201d Jui rapporte au moins quatre chelins.Il a beaucoup de talent pour le commerce.Il spécule sur les \u201c pigeons et les lapins.Il fait de bons profits, mais il dépense une grande partie de son argent sur les chiens.C\u2019est un véritable \u201csport\u201d.Dans quelque temps vous verrez que ce sera un des meilleurs \u201ccocassiers\u201d de Montréal.\u2014Bien, dit le comte.Votre enfant est justement celui qu\u2019il me faut.Voyons, mon petit, aimerais-tu à venir demeurer avec moi?Je te donnerai de beaux habits, tu t'amuseras quand tu voudras et tu auras toujours de I'argent dans tes poches pour t'acheter des pigeons et des lapins.Il faudra que tu viennes vivre avec moi à la campagne.Le petit Pite ne prit pas le temps de réfléchir, il consentit inimé- diatement à suivre le comte.Celui-ci lui donna une bank-note de $2.L'enfant était aux oiseaux ; il se croyait sous l'empire d'u rêve.Cléophas grillait de fausser compagnie au riche ctranger.tardait de faire la noce avec l'argent qu'il avait reçu sur le quai.Le comte 3e recueillit quelques instants et dit à Cléophas : \u2014Vous, comment vous appelez-vous?\u2014Cléophas Plouf, monsieur, pour vous servir.\u2014Eh bien, Cléophas Plouf, vous savez ce que j'attends de vous.Vous viendrez me rencontrer demain à deux heures de l'après-midi dans cette auberge.Je vous donnerai alors un autre acompte sur l\u2019affaire: Ensuite nous partirens dans le cours de l\u2019après-midi pour le village où vous Hevrez faire ce que je vous dirai.Regarde bien 11 lui \u2014C'est bien, monsieur, je suis votre homme.Vous pouvez compter sur moi.Quant à vous, reprit le comte en se tournant du côté du père Sansfaçon, je vous donne $5 en acompte de votre marché.Demain trouvez- vous ici à deux heures avec l'enfant, je vous compterai la balance de vos $100 ct tout sera dit.Le comte appela une dernière consommation, jeta une pièce de vingt cents sur la table et sortit.VII L\u2019'ENTERREMENT SECRET.En sortant de l\u2019auberge de la Mère Gigogne, le comte de Bouctouche se dirigea vers le Carré Jacques-Cartier.T monta dans une voiture de lonage et ordonna au cocher de diri- £er sa course vers Hochelaga.Chemin faisant, il fit arrêter la voiture chez un médecin.Il resta quelques minutes dans le bureau du docteur et sortit tenant à la main une fiole soigneusement enveloppée.Vers sept heures et demie le comte était rendu chez lui.La comtesse qui n'avait pu s'expliquer le départ de son mari pour Montréal, pendant que son fils était sur les planches, était en proie à la douleur la plus cuisante.Elle n'avait près d'elle aucune amie qui pit lui prodiguer des consolations.Ursule, qui avait le cocur tendre, pleurait à chaudes larmes.Ce fut Ursule qui ensevelit le vicomte et l\u2019exposa dans le salon.Le comte en entrant, s'adressa à sa femme ct lui dit: \u2014T'u as trop pleuré, ma chère.Les larmes t'affaiblissent.Entre dans ta chambre, essaie de prendre un peu de repos.Console-toi, la mort de notre fils ne causera pas la perte de notre fortune.Je suis revenu de Montréal avec un plan pour réparer le malheur qui nous est arrivé, La comtesse pleura quelques instants dans le gilet de son mari et alla ensuite se jeter sur son lit en sanglotant.Le comte entra ensuite dans la chambre mortuaire.Il alla vers le \u201cbeaudet\u201d sur lequel reposaient les restes inanimés de son fils.I souleva le linceul et contempla les traits de l'enfant qui avaient gardé leur placidité, \u2019 I! remonta dans sa voiture et se rendit à la gare du chemin de fer du Nord.Il était arrivé juste à temps pour prendre le train de St-Jérôme.Il baissa ensuite la tête et sembla plongé dans d\u2019amères réflexions.Tout à coup il se redressa et, se croisant les bras, il commença le monologue suivant : \u201cComte de Bouctouche, cc cadavre n'est-il pas le dernier lien qui s'attache aux millions de St-Simon?M\u2019avouerai-je vaincu aujourd\u2019hui ?Caraquette, viendras-tu demain m'arracher à mon opulence?Oh! non.Non, jamais! Le comte de Bouctouche est encore vivant, Il vivra pour me donner les moyens d\u2019écraser I'infame Caraquette.J'irai devant les tribunaux où l'on m'accusera d'avoir substitué un enfant étranger à l'héritier défunt des St-Simon.Caraquette sera confondu, car le nouveau vicomte portera toujours à la méme place le signe au moyen duquel on pourra le réconnaifre.La comtesse pourrait se révtiller, Hâtons- Vol.XLI \u2014 No:13, LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.5 nous de donner à l'artiste chargé de tatouer mon nouvel enfant le mo- déle de son travail.\u201d Le comte ferma à double tour la porte du salon et tira les rideaux de manière à se dérober aux regards d\u2019un espion, si par hasard it y en avait eu au dehors.Il sortit de sa poche un couteau à la lame très aiguisée.I s\u2019approcha du lit mortuaire, enleva le linceuil, et retourna le cadavre sur le ventre.Il enleva délicatement du corps inanimé de son fils, avec l\u2019aide du couteau, un grand lambeau de chair.Sur ce lambeau était l\u2019empreinte du castor avec les mots : T'raraille et Concorde.- A minuit, le comte de Bouctouche s'assura que la comtesse et Ursule dormaient profondément ; aucun regard ne l'épiait.Il rentra dans la salle funèbre, enveloppa le cadavre dans une vieille draperie, et, le mettant sous son bras, il sortit de la maison.La lune dont la lumière était voilée par un nuage, ne paraissait pas.L'heure était propice pour l'accomplissement du crime.Le comte remonta à pied la route qui suis la rivière du Nord dans les pittoresques méandres qu\u2019elle décrit au pied des Laurentides.Il marcha environ deux milles portant toujours dans ses bras son funèbre fardeau.Tout à coup un murmure lointain sembla rompre le silence de la nuit.C\u2019était la chute Sanderson qui faisait entendre ses sinistres grondements, Le comte, en arrivant près des rochers où l\u2019eau bouillonnante tombait en cascades, s\u2019arréta et sembla réfléchir.Allait-il confier à l'abime le cadavre du vicomte de Bouctouche, ou allait-il lui donner une sépulture mystérieuse dans la forêt ?Il avait oublié d'apporter avec lui une béche ou une pelle pour creuser une fosse.Il alla dans la cour d\u2019une métairie et y prit une pelle de fer avec laquelle il creusa la terre.Lorsque la fosse fut assez profonde, il y déposa le cadavre de son enfant.Après l'avoir comblée il y mit un tapis de mousse.Pour avoir un point de repère dans le cas où il lui prendrait fantaisie de montrer à la comtesse la tombe du vicomte de Bouctouche, il grava dans l'écorce d'un bouleau, à la tête de la fosse, ses initiales entrelacées.?Après avoir rapporté la pelle à la métairie, le comte reprit le chemin de sa résidence.\u2019 Il pouvait être alors quatre heures du matin.Les coqs de leur voix stridente et glauque déchiraient les brumes précurseurs de l'aurore, Le comte étant entré chez lui ferma à clé la porte du salon où son fils avait été exposé et eut un entretien secret avec sa femme.Lorsqu'il sortit de l'appartement sa figure rayonna de satisfaction.il avait évidemment triomphé des scrupules de la comtesse.Il vit qu\u2019il n'avait pas de temps à perdre pour rencontrer à Montréal dans l'après-midi Cléophas, le père Sansfaçon et le petit Pite à qui il avait donné rendez-vous chez la mère Gigogne.Le seul train à destination pour Montréal partait à sept heures-du matin.Le comte fit subir à sa toilette une métamorphose complète, car il lui importait de ne pas être reconnu en route par Caraquette.En arrivant à la gare du chemin de fer, comme il devait attendre une dizaine de minutes, il entra dans l\u2019Hôtel de Beaulieu pour s\u2019accoter l'estomac avec une absinthe.Pendant qu\u2019il s'essuyait la bouche après avoir pris son coup, il pâlit et parut décontenancé.Dans la chambre voisine un individu à barbe rousse était assis dans une bergère et tirait une touche dans une vieille pipe cernée avec du bon tabac canadien, Cet individu lançait sur lui sous ses sourcils fauves des regards à percer un madrier de six pouces.Un seul homme au monde pouvait le fixer avec des regards aussi terribles.L'individu à barbe rousse était Caraquette.\u2014Oui, c\u2019est moi, dit Caraquette en se levant et lançant sur son ennemi des regards chargés d\u2019éclairs.Je vous suivrai jusqu'en enfer, s\u2019il le faut, pour vous empêcher de voler l'héritage des St-Simon.Prenez garde à vous, comte de Bouctouche, votre mauvais génie est attaché à vos pas.\u2014C'\u2019en est trop, misérable, reprit le comte.Je vais te châtier sur l\u2019heure.Bouctouche s'élança comme un tigre sur Caraquette, Celui-ci commença à sparrer et essuya l'attaque avec sang-froid.\u2014Pas de train dans ma maison, dit le propriétaire de l'hôtel en empoignant Bouctouche d\u2019une main solide et en l\u2019envoyant rouler sur le plancher de la barre.Le propriétaire de l\u2019hôtel.Au moment où Bouctouche se relevait pour foncer de nouveau sur Caraquette, le conducteur du train entra dans la buvette et cria: All aboard! All aboard! \u2019 Le comte prit son chapeau, courut de suite a la gare et monta dans le train.Pendant que le sifflet de la locomotive annonçait que le convoi était en mouvement, Caraquette passa sa tête dans une des fenêtres du char et cria: \u201cJe t'attends ici, Bouctouche, Sois sans inquiétude, je saurai bien ce que tu vas faire à Montréal\u201d, (à suivre.) \u2014 A Maisons a Vendre Six Etages : 2681 (Nord et Sud), 26814, 26818, 2681c et 2681p : Rue Jeanne Mance 4 pièces chacun, fixtures électriques, bouilloire à eau chaude, bain, w.c.Aucune hypothèque.\u2014 Conditions faciles.*.Trois Etages : 2819, 2821 et 2823 Avenue des Belges, 4 et 5 pièces, | fixtures électriques, bouilloire à eau chaude, bain, w.c.Aucune hypothèque.\u2014 Conditions faciles.Pour autres détails, s'adresser au propriétaire, A.P.PIGEON, 109 Ontario Est. 6 LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Vol.XL! \u2014 No 13.SUGGES'TIF.Un à remarqué, au cours des assemblées prohibitionnistes, que l\u2019un des orateurs qui pérorent sur le sujet, croit parler à la Parisienne en prononçant : le \u201cpart\u201d de Québec, la \u201cmart\u201d du pécheur, au lieu de le \u201cport\u201d, la \u201cmort\u201d.Voilit assurément un curicux caprice de prohibitionniste, Cette horreur de l\u2019o est tout à fait suggestive et nous ne serions pas surpris d'apprendre que eclui qui Ia manifeste si ouvertement soit bientôt mis à la raison par ses chefs naturels.105:-\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014 \"BRANDY NOS\" L'autre jour, dans la boutique d\u2019un barbier très populaire de la partie Est.Un citoyen de cette ville tonne avec virulence et conviction contre la prohibition et surtout contre certains des apôtres actuels de cette doctrine, La discussion est engagée avec le fils de an de ces apôtres prohibitionnistes que le citoyen ne connaît pas.\u2014Vos apôtres de la prohibition, hurle l'autre, ce sont tous d'anciens ivrognes ; ils ne sont plus capables de boire aujourd'hui.des diables devenus vieux et qui se font ermites.\u2018A\u2018insi, prenez M, X., il a encore un \u2018brandy nose\u201d.Jinterlocuteur était le fils de M.X.Le citoyen le sut un moment après, mais il ne voulut rien rétracter.:0: LES \u201cMOTS-LIENS\".L'héroïque lieutenant français Péricard est entré dans la gloire avec son mot sublime: \u201cDebout, les morts !\u201d et c\u2019est le cas de se demander avec Shakespeare: \u201cWhat's in a name?\u201d Mais, au moins, ici, il n'y a pas de doutes ; le mot de Péricard contient tout ce qui fait l\u2019ame actuelle de la France héroïque, tout ce qui fait, pour le Poilu français, de la mort \u201cla plus belle aventure de la vie\u201d.Ce mot-là, n'importe, en rappelle bien d'autres si nous compulsons l'histoire anecdotique de la guerre.Mais c'est précisément ce que nous te voulons pas faire pour le moment.Soyons moins sérieux, Ne sortons pas toutefois de l'histoire des \u2018\u2019mots\u2019\u2019 et, si nous nous abstenons de feuilleter la grande histoire, ouvrons quelques pages de la petite histoire de la politique de chez nous.Nous ne voudrions pas comparer les petites choses aux grandes et, plus particulièrement, établir un parallèle entre les politiciens de chez nous et les beaux héros des tranchées de France.; Nos politiciens provinciaux, eux aussi, ont des mots simples, condition essentielle, paraît-il, pour la consécration du sublime.On a remarqué que chaque homme qui parle souvent, qui improvise surtout, se sert, dans ses discours, de mots que l\u2019on pourrait appeler des \u2018\u2019mots-liens\u201d et qui lui servent, pour ainsi dire, à coudre son discours, ce qui fait, probablement, que l\u2019on entend si souvent, de ces discours cousus de gros fils blancs et d\u2019autres, où il n\u2019y a pas de mots-liens, que l\u2019on appelle des discours décousus.Ainsi donc, on remarque que dans les discours de nos hommes politiques, les mots-liens sont assez typiques.LES REQUETES.Lors de la signature des requêtes pour demander le referendum sur la prohibition, en vertu du \u201cScott Act\u201d, un prohibitionniste s'est présenté chez un monsieur pour lui faire signer une requête demandant Ia prohibition.Le monsieur étudia, un instant, la requête, puis répondit : \u2014Je ne veux pas signer cela.\u2014Ah!.Pourquoi?\u2014Parce que je ne prends jamais un coup.\u2014Alors!.\u2014Alors, je ne veux pas m'habituer à en prendre.* .* Dans un théâtre de vues animées, l'autre jour, une odeur forte de \u201cgin\u201d se répandit, soudain, dans un coin de la salle, incommodant beau- conp les spectateurs des alentours.Sur une banquette, un jeune homme était immobile, les veux fixés sur l'écran lumineux.On s'aperçut bientôt que c'était de lui que venait l'odeur.\u2026.Mais piquons au plus court : Le jeune homme en question avait caché sous sa blouse un flacon de gin; il y avait plongé un tube en caoutchouc, une \u201csuce\u201d, et tout en suivant sur la toile les péripéties d\u2019un drame de \u201ccow-boys\u201d, il vidait son flacon au moyen de la suce et sans que cela paraisse trop.À la fin du drame, il était saoul.Ce soir-là, les buvettes étaient fermées.Tout le régime de la prohibition est là.* » + X.est une des premières pctites villes du district de Québec où l'on a établi le régime de.l'eau.Les trois hôteliers que X.comptait sont partis pour d\u2019autres cieux.L'un d'eux a acheté une petite épicerie à Saint-Malo où il est venu se fixer.Un ami l'a rencontré dernièrement, eë lui a demandé comment ça allait.' \u2014Comme ga.\u2014Fais-tu des affaires ?\u2014Un peu, dans lc gros.Heureusement que ji X.J'ai \u201cshi- pé\u201d encore hier, à N., trois quarts de whisky.Et le régime de la prohibition est là.A $ * ° Dans une autre petite ville sèche.Deux amis, étrangers à la ville, s'embêtent et ne savent où aller.Pour la minute, ils se tiennent au coin de deux rues et regardent passer les \u201cpétards\u201d.Tout à coup, ils voient venir un ancien camarade, établi dans la ville, \u2014Peux-tu nous dire où l\u2019on pourrait avoir un coup?demandent les deux amis au nouveau venu.| \u2014Venez avec moi.On longe une grande rue, on traverse plusieurs ruelles, on traverse une place publique, on fait encore une grande rue et l\u2019on arrive à un \u201csquare\u201d au fond duquel on voit une église.\u2014Voyez-vous cette église?demande aux deux amis l\u2019ancien camarade, \u2019 \u2014Oui.\u2014Eh! bien, il n'y a que là qu'on nen vend pas!. Vol.XL! \u2014 No 13.LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.\u2014Gentil avec votre gendre?\u2014A b oint que lorsque je pars en .\u2014\u2014Avec mon système, ,pas le moindre accident \u2014Mon Dieu, monsieur Léon, ma fille n'a pas de voyages il m'engage o or queues jones de à redouter par la simple raison que l'on ne peut dot, c'est vrai.mais, au moins, quand elle se plus chez nos amis \u2019 \u2019 faire que % milles à l'heure! mariera, elle sera sûre d\u2019être aimée pour elle- hhez nos amis.même! \u2014Le costume que vous m'avez vendu il y a trois semaines tombe en loques! \u2014Je vous apporte, mon cher gendre, ma photographie que vous m'avez tant demandée.: Qu'est-ce que c'est encoro?\u2014Alors, fe ne vous ai pas trompé en ous le \u2014Voyez, elle a déjà sa place, vole un clon of \u2014Papg, c'est grand'mère qui a oublié «es dents vendant, je vous al dit que vous reviendriez chez ne ficelle pour la pendre.dans un verre d'eau.mot, _ Lo vie, quelle affreuse bia.\u2014Mais lu es folle, vouloir épouser un hommo ar Bobémo La vie, quelle ° qui à vingt-cinq ans de plus que tof?\u2014Blle sourit sur sa photo.\u201420me Bohême (fumeur enragé).\u2014 Surtout \u2014Maman, c'est pour lui paraître toujours jeu- \u2014Elle sourit?.alors, elle ne doit pas être quand il n'y a pas de tabac dedans!., ne.ressemblante. LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1916.Le Canard EN CTEMPS.LA \u2014Eh bien, père Jérôme, pourriez-vous m\u2019dire ce que votre longue expérience vous a appris de la vie?Qu'y a-t-il pour vous de plus précieux dans la vie?\u2014A mon avis, la chose la plus précieuse est ce que l'on gaspille le plus: c'est le temps, le temps limité de notre vie, \u2014C'\u2019est vrai, père Jérôme, la vie n\u2019est rien en elle-même, et cependant c\u2019est tout.La vie n\u2019est rien puisqu'elle tient à sè peu de chose, un simple fil qu\u2019un rien peut briser et qu\u2019on ne peut renouer.Et cependant c\u2019est tout.Il passe ce temps, il vole, emportant tout; il engloutit tout: richesse, plaisirs, honneurs, ne laissant que le bien ou le mal qu\u2019on a fait; avec la joie d\u2019avoir cédé au mal, avec les craintes et la certitude du châtiment qu'on peut éviter.Ah! ne m\u2019en parlez pas, si j'en ai gaspillé du temps dans ma pauvre vie! Et encore si je n\u2019avais fait que des folies, comme notre jeunesse d'aujourd'hui qui est si gâtée: la boisson et les plaisirs, voilà notre jeunesse! Plus moyen d'élever convenablement une famille: à 14 ou 15 ans les filles et garçons ne veulent plus obéir ; chacun veut être son boss; plus moyen de les garder à la maison ; le soir après le travail ils prennent le trottoir, courent les théâtres et les saloons, sans vergogne.Ce n\u2019est pas étonnant s\u2019il y en a autant de mariages démanchés ! On veut faire Pâques avant les Rameaux, mème avant le carême, et ça ne peut durer, ça ne peut pas tenir! Quand je vois même des jeunes filles courir les rues, le soir, après 10 heures, je me demande si elles ont une mère ou si leur mère veut les abandonner à tous les jolis vilaîns rôdeurs de nuit.Et puis, ces cavaliers de nuit! J\u2019en ai confiance pour y fier la vertu d\u2019une jeune fille comme au premier candidat unioniste venu pour voter pour le gouvernement Borden ! On frémit rien que d\u2019y penser.Que de temps perdu.Temps perdu Ne revient plus.«0: PREDICTIONS Continuons nos prédictions pour 1918: Au mois d'avril, une comète visitera la terre et jettera de monveau la terreur dans les esprits, Quelques savants croiront que c\u2019est la comète de Halley qui ne serait pas venue, en 1910 telle qu\u2019annoncée ou qui, si elle est réellement venue, aurait oublié son mouchoir ou son parapluie.La terreur redeviendra générale et l\u2019on croira franchement à la fin du monde.Afin de ne rien laisser, les femmes encombreront les magasins de modes, les hommes videront ce qui restera de buvettes.Du 25 au 30 mai il pleut continuellement et tout le monde \u201crigole\u201d.Le 14 juillet la très sensationnelle prouesse d'un aviateur américain qui survole Mars, emballe l'univers entier.Tout le monde se met à voler; on vole partout, surtout dans les caisses municipales et dans les budgets des différents ministères du monde.Des cambrioleurs font sauter toutes les banques, des trains entiers transportent de l\u2019autre côté des frontières de leur pays respectif, des caissiers et des comptables, Le 23 août, commencement d\u2019une sécheresse épouvantable qui assoiffe le Canada tout entier.Le fleuve St-Laurent est à scc.Il n\u2019y a plus d\u2019eau et des milliers de laitiers se suicident.Le 10 novembre, il fera un temps excessivement doux et ce sera une journée de grande tranquillité pour les maris qui ont des femmes acariâtres, la température ayant, comme chacun sait, une répercussion notable sur le caractère.Le 25 novembre, première chute de neige qui fondra immédiatement, ne laissant de traces que dans la chevelure de quelques personnes ayant dépassé la quarantaine.Le 20 décembre, grande révolution en.astronomie: un savant annoncera qu\u2019il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil.Après cela, un expert militaire prédira une grande offensive des Alliés.Le 25 décembre amènera encore très probablement lo fête de Noël et le 31 sera, comme de coutume, le dernier jour de l\u2019année 1918.On prévoit en outre que l\u2019année suivante sera 1919 et qu\u2019elle commencera le ler janvier à minuit.Et la paix?.C\u2019est un sujet sans importance.GRAIN DE SEL.:0: NOS JOURNAUX Mu \u201cCanada\u201d : \u201cLes familles en deuil sont rangées dans la salle de la maison commune comme une connie famille.\u201d J,e stylo qui bégaye.» + * Du \u201cDevoir\u201d : \u201c.Cette femme, qui n\u2019avait pas de domicile, se trouvait sur le point d\u2019étre mére, sans profession, 78 ans.\u201d I.a Nature a de ces distractions! * * * Du \u201cPays\u201d: \u201cSi j'allume une lanterne sourde, la plus sourde qui soit, l\u2019ennemi l'entend.\u201d La lanterne sourde-muette s'impose.° * * Du \u201cNationaliste\u201d : \u201cAussitôt entrés à Bucarest les Allemands ont prescrit l'emploi de la langue allemande pour correspondre avec l'administration d'occupation.Les Allemands ont cn outre ordonné l\u2019emploi de cette langue dans \u2018es télégrammes rédigés en roumain.\u201d * + * De la \u201cPatrie\u201d : \u201c,.Ils se voyaient: cela suffisait.Ils comprenaient qu'ils étaient l\u2019un près de l'autre, que rien ne pouvait empêcher leurs mains de s\u2019unir, leur voix d\u2019entendre leur voix.\u201d Faculté inappréciable pour les gens atteints de surdité, \u2014 0: \u2014 LADEBAUCHE Nous affirmons que le \u201cCanard\u201d est drôle \u201cpas pour rire\u201d.1 faut croire le ptro Ladébauche qui n'a jamais mentl.* Semaine prochaine, article à.sang.sation dans le \u201cCanard\u201d.* Prochainement, grand concours du \u201cCanard\u201d.* * * Au public de Montréal, au public-artiste, à Edgar Beckmann: Collaborez au \u201cCanard\u201d.Envoyez-nous des articles, des dessins, des bons mots.Poseznous des questions! Faites-nous des suggestions! Lo \u201cCanard\u201d est votre journal favori, aidez-nous à le rendre plus intéressant.Tous les articles, dessins, etc, doivent porter les noms et adresse de l'expéditeur.Une enveloppe affranchie et adressée doit accompagner chaque envoi Nous acceptons la collaboration gratuitement. Vol.XLI \u2014 No 13.LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.tp Borden s'est mis hors la loi! * * * La Paix s\u2019en vient en écrevisse.«% Dans deux mois, la Classe \u201cB\u201d?La ¢ = Tapez fort sur le pain de guerre.\u2018s + En avant les noces d'argent de Médéric.* *e * La ligne allemande n'est pas aux amendes.Pourquoi mettre les femmes.= au Barreau?.° =x Il faut à tout prix des revenus pour Concordia.= * * Rire, c\u2019est la santé! Morale: Lisez \u201cLe Canard\u201d.* * * Le gouvernement Borden ne recule devant rien.* LU .M.Hanna a-t-il toujours les mains dans les poches?» + .Nos compliments à \u201cl'Avenir du Nord\u201d, qui vient d'entrer dans sa vingt-deuxième année.Ld 3 * \u201cLe Canard\u201d demande un correspondant à Sainte-Rose-du- Dégelé.° Phrases célèbres: La guerre est en train de régénérer le inonde.\u2014 \u201cLa Presse\u201d.+ * * Jusqu\u2019à la \u2018Patrie\u2019 qu'on dit que la politique de voirie de Sir Lomer Gouin est très libérale.* * +» 11 pleut des décorations de ce temps-ci.un pays démocratique comme le Canada.* * * Nos compliments aux Anglais; ils ont pris la ville de Gaza.Samson, lui, n'avait enlevé que les portes.La Casquette ne veut pas coiffer le Nationalle National ne pouvait pas.-sortir.nu-téte.* * * Il paraît que M.Sauvé, le chef de l'armée fantôme du parti conservateur dans la province de Québec, aimerait que sa paye soit augmentée.Ca fait bien dans Comme si * * * La paix et la démocratie sont en route, mais la perturbation de l'horaire et la disette de charbon ne permettent pas de savoir quand elles arriveront.* * * Le docteur A.Brisset des Nos vient d\u2019être réélu président du conseil d\u2019administration de l\u2019Union Nationale Française.C\u2019est tout simplement \u2018the right man in the right place\u201d.La guerre a pu avoir raison des tempéraments les moins impressionnables et il a été rarement plus difficile de \u2018\u2018raisonner\u201d.* x * Les célibataires et veufs au-dessus de 21 ans, ayant feu et lieu et travaillant à Montréal, devront, dit un futur règlement, subir un impôt de $3.00 par tête.Et les divorcés et les \u2018\u2019gé- parés\u2019?.x * * On a décidé aux Etats-Unis, mesure de rationnement, de probiber le riz aux mariages, le fameux riz dont on assaille les nouveaux époux au moment du départ.La mesure fait sourire: combien de soupes fera-t-on avec le riz ainsi économisé ?»\u201d * * Nous ne savons plus où nous allons.Comme il arrive souvent aux faibles et aux impuissants qui veulent donner l'illusion de la force, le gouvernement Borden semble prêt aux mesures les plus radicales.Il impose la conscription, il donne le droit de vote à.certaines femmes, il achète des chemins de fer qui lui appartiennent de fait et de droit.Il vole les-élections.Il veut établir la prohibition totale dans tout le Canada.Sur l'appui du monde Que faut-il qu\u2019on fonde D'espoir ?Cette mer profonde, En débris féconde, Fait voir Calme au matin l'onde.Ft l'orage y gronde Le soir.: 0; \u2014-\u2014\u2014 ON SUPPOSE Que la prohibition totale va être la cause que M.le juge perdra sa \u2018job\u2019 avant longtemps.* * Qu'un homme à double fonds ne se voit qu\u2019en temps d\u2019élection, et que c\u2019est le patriotique qui l\u2019emporte sur celui de la.culotte.* * =x Qui aurait cru qu\u2019un jour viendrait où des gens, de troistè- me grandeur, se feraient prier pour être ministre! La guerre est une grande bouleverseuse de goûts et d\u2019habitudes.= * * Que Borden n\u2019espère plus faire élire Blondin et Sévigny avec le vote des soldats.* * * Que les \u201cOn dit\u201d font le désespoir de bien du monde, ce en quoi ils ont tort puisque le rire est hygiénique en dilatant la rate.* \u201c = Que les roquets affamés qui cherchent à mordre aux coins des rues, pourraient bien finir par aller dans le Black-Hole! LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Vol.XLI \u2014 No 13.feed Derniers Potins du Broadway (Du correspondant new-yorkais du \u2018\u201cCanard\u201d.) Les Canayens du Broadway, comme ceux du Faubourg Québec, ne perdent rien de leur bonne gaieté canadienne et ont un faible pour les chansons françaises.L'autre soir, dans un de ces nombreux cafés qui n'ont de franguis que le nom, et qui sont tenus par des Italiens, un brave Canayen, nouveau Ciruso en herbe, chantaitçäü plein gosier: \u201cCélestin y était plein su\u2019 I'Boul'vard de la \u201cVignette\u201d, Célestin, y était plein, su\u2019 l'Boul\u2019vard des \u201cItayens\u201d.C'était sans doute pour faire plaisir au patron de l'établissement, * x +* L'autre soir, au Grand Central.y in«rviewais le capitaine Pelletier, de Québec, qui venait d'accompagner le lieutenant-gouverneur Leblanc à Philadelphie.Le capitaine paraissait surpris de voir que je le connaissais de nom et que je savais qu'il était de Québec, quoique je ne l'avais jamais vu avant lundi dernier, Je venuls simplement de lire son nom el son adresse qui étaient écr'ts en toutes lettres sur son satchel.Marvellous!.From the Old World!.Les montréalais qui sont venus ier uernièrement, ont dû remarquer la grande enseigne qui orne la façade de l'hôtel Biltmore, au coin de la 44ème rue et de Madison Avenue.On y lit, en grosses lettres: \u201cFood will win the war.We observe meatless Tuesdays, weatless Wednesdays, porkless Saturdays, and observe all conservation rules prescribed by the Food Administrator.\u201d Je crois quapres l\u2019édit que vient de publier le dicttaeur du charbon Garfield, cet hotel ajoutera une autre ligne à son enseigne et qu'on y liru bientôt: \u201cWe have to observe coul-less Mondays\u201d.E \u2018 Depuis que nous n'avons plus at lufnières sur les théâtres, Ernest Oulimet, des Pathé de Montréal, prétend que le Broadway a l\u2019air de Saint-Jé- rôme, un jour de marché.Ernest était h l'Hippodrome, l'autre soir.Pendant qu'Houdin faisait disparaître Jenny, en pleine lumière, devant l'assistance émerveillé, Ouimet m'a appris que Gaspard Petit avait été exempté.J'oubliais de vous dire que Jenny est un éléphant pesant cinq tonnes.* s = Il n'y à que huit mois depuis que les Américains sont en guerre et déjà il leur manque les choses de la plus grande nécessité.Les Yunkecs semblent prendre les choses du bon côté, même les poètes ont passé leur luth au sapolio et ont chanté les bienfaits de l'administration.Voici ce que l'un d'eux a pondu dans \u201cBroadway Brevities\u201d, une revue qui tâche d'être gaie et qui y réussit: .My Tuesdays are meatless, My Wednesdays are whoatless.I am getting more eatless each day My home it is eatless, My bed it is sheetless, They are sent to the Y.M, C.A, The bur rooms are treatless, My coffee Is sweetless, Each day 1 get poorer and wiser, My trousers are seatless, My business is shipless, My God, how I hate the Kaiser.$ ¢ e La première chose que nous demande Raoul Barré, quand on vu visiter son studio: \u2018Avez-vous du tabac canadien?\u201d ° Une revue théâtrale new-yorkaise, qui d'habitude est assez sérieuse.publie ce qui suit, dans son édition de la semaine dernière: \u201cA la mémoire de TI-TU.Il n\u2019était qu'un petit chien, mais jamais n'a vécu ami aussi sincère.Il laisse des milliers d'amis parmi les acteurs.Il est décédé, nous Jaissant pour le pleurer, le 9 janvier 1918, à d'Age de 15 ans.Regretté par M.et Mme Théo.\" SI de Musset avait été de notre temps ,il aurait peut-être écrit: \u201cAmi, quand je mourrai, no mettez pas de saule sur ma tombe, mais faites publier ma biographie dans le \u201cNew York Varlety\u201d, c'est plus rigolo.\u201d ° a Un correspondant m'écrit: \u201cPuisque tu es devenu un \u201cgrand\u201d critique théâtral, espèce de bouff, tu devrais soigner ton style.Ce n\u2019est pas parce que le Semi-Ready dit que le style tait l'homme que tu devrais ignorer ce que dit un nommé Boileau à propos de style.\u201d Merci pour le conseil que je tâcherai de mnottre en pratique.Pour mes lecteurs qui ne ne connaissent pus au physique, je dirai qu'en soulignant le mot \u201cgrand\u201d, mon correspondant, dont j'adimire le sarçasme, veut lui donner la signification de \u201cgros\u201d, Alors, de quoi se plaint-il, puisque le style c\u2019est l'homme?* \u201c % Un artiste d'ançais de Montréat ma demandé si je pouvais m'intéresser i lui et lui trouver quelque chose ici, où il pourrait mettre i profit sa con.nitissance des deux langues.Voici quelques noms d'urtistes français, que je connais, et qui jouent en anglais, soit à New-York, ou en tournée à travers les Etats-Unis, Il y à Georges Renuvant, dont j'ai parlé la semaine dernière, qui joue dans \u2018Flo- Flo\u201d, une comédie musicale dont le succès semble être bien établi au Cort Theatre.Au Maxine Elliott Theatre, il y a Georges Itomuin, qui est un Cunadien-français, dont le nom véritable est Bégin.L'an passé, Itomain à obtenu un grand succès dans \u201cThe Great Lover\u201d, au Longagre Theatre, je crois.Cette année, il tient un rôle Important dans \u201cEyes où Youth\u201d à côté de Marjorie Rambaeu.On joue cette pièce, ici, depuis l'été dernier.Guy F'avières, autrefois de la troupe Sarah Berhurdt, est avec George Arliss, dans \u201cHamilton\u201d.11 jouait à l\u2019hiludelphie, lu semuine dernière, au Forrest Theatre.lrène Bordoni est l'étoile de la troupe de Raymond Hitehicockactuellement à l'Académie de Musique, à Bnitimore.Auguste Aramini, est avec David Warfield, dans \u201cMusic Master\u201d.Je ne me rappelle plus où cette troupe joue en ce moment.La dernière fois que j'ai reçu des nouvelles d'Arumini, il était à Philadelphie.M.José Reuben joue dans \u201cMudame sans\" et Lou Tellegan, le mari de Géraldine Farrar, ancien premier rôle de ta troupe Bernhardt, jotte dans \u201cBlind Youth\u201d au 3Sth Street Theatre.A part des deux derniers, je connais tous ces acteurs et je me ferais un plaisir de donner un coup de main à un ami, mais pour le présent, je crois que ce serait inutile de faire des démarches en ce sens-là.Le moil- leur temps pour les engagements, c'est au commencement de la saison, et il faut être sur les lieux.Il n\u2019y a que Renavant et M.Tellegan, à New- York, en ce moment; tous les autres sont sur la route.Si j'entendais parler de quelque chose qui pourrait intéresser mon correspondant, je me ferai un plaisir de le prévenir.U ya un grand carnaval de danse au Grand Central Palace, un endroit bien connu des amateurs de danse de Montréal, en promenade ici.L'autre soir, j'y suis allé avec Mlle Eva Thibodeau, une Canadienne-française de Montréal, qui a une belle façon et surtout qui danse bien.Mlle Thibodeau est la belle-soeur d'Ernest Ouimet, qui a passé une partie de la semaine ici, en compagnie de Mme Quimet et de Mlle Thibodeau.M.Charles W.Bennett, qui vient de mourir dans un hopital de Jersey- City, était une figure bien connue dans le monde des théfitres au Canada, A Winnipeg, en 1906, M.Bennett forma un syndicat théâtral sous le nom de \u201cBennett Circuit\u201d, maintenant connu sous le nom de \u201cCanadian Circuit\u201d.et dont le Dr Clark Brown est le directeur.Le syndicat, dont M.Bennett était le directeur, batit des théâtres au Canada dans différentes villes: Winnipeg, London, Hamilton, Ottawa et Montréal.Il était blen connu à Montréal, où, il y u quelques années son nouveau théâtre Bennett, aujourd'hui l'Orpheum, fut très populaire.En 1910, M.Bennett vendit ses théâtres au \u201cCanadian Circuit\u201d et alla i La Havane, où il tenta de douner dos représentations de vaudeville au Théâtre Peret, mals ses efforts n'ayant pas été couronnés de succès, il revint aux Etats-Unis, où il s'oceupe d'assurances pour le compte de l'Equitablo Life.11 est mort à la snite d'une opération de I'appendicite.11 était Agé de 48 ans, 7\u2019 M.Morris Gest, un des nouveaux \u2018directeurs du Century Theatre, qui vient d'être victime d'un accident d'automobile, au cours duquel ft à été sérieusement blessé, est un des directeurs de théâtre de New-York dont lu carrière a été aussi rapide que remarquable.Il y à quelques années, lorsque M.Oscar Hammerstein était directeur du Victoria Music Hall, M.Gest fut envoyé en Europo à la recherche de numéros de vaudeville sensationnels.Un jour, il câbla de Madrid, la phrase suivante à M.Hammerstein: \u201cAi engagé fameuse danseuse espagnole, Caremba!\u201d Lorsque le paquebot, sur lequel voyageait l'entreprenant publiciste américain arriva dans le port, une nuéo de reporters voulurent l'interviewer.M.Gest leur présenta alors la célèbre danseuse Carmencita, au-frand étonnement des personnes présentes, dont la plupart semblaient ignorer la signification de l'expression espagnole \u2018\u2019caremba\u201d.M, Gest cat le gendre de M.David Belasco, » * \u2019 Harmant est en ville depuis quelques jours, Vol.XL! \u2014 No 13.LE GANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.41 Au Firmament Artistique \u2014__\u2014 ET \u2014\u2014 Chez les Amateurs Potins, On-dits, Notes, Nouvelles et.Canards.Montréal, 22 janvier 1918.Mon cher \u201cCanard\u201d, 11 existe quelque part dans St-Henri une association dramatique qui, je crcis, Intéressera peut être vos lecteurs.Je veux parler du Cercle Littér\u2018re St Honri.Cette association qui vit le four en 187S n'a pas cessé depuis sa fon3ution de faire connaître à ses membres et à son charmant publie lu beauté de la langue française.Depuis % ans, le Cercie Littéraire St-llenri a abordé tour à tour des oeuvres d'auteurs bien connus, tels que: \u201cPapa\u201d, de Flers et Caillavet: \u201cRepentir \"Les vieux Garçons\u201d, \u201cLa loi du pardon\u201d \u201cL'outrage\u201d, \u201cLes affaires sont les affaires\u201d, et Loute une série de drames et comédies des plus populaires.Toutes ces plèces furent très bien rendues et quelques- unes d'entre elles mieux encore que dans certains théâtres de Montréal.J'ai eu le plaisir d'entendre applaudir très souvent ces artistes, et d'entre-eux, je dois citer MM.L.R.Lacènes (le populaire régisseur), T.Hrunet, V.Grenier, J.A.Hurteau, M.Boivin, J.R.Lanthier et autres qui pourraient flgurer avec avantage sur toutes les troupes professionnelles de Montréal.J'espère que le Cercle Littéraire St-Henri continuera son oeuvre déji si bien commencée, et je lui souhaite beaucoup de succès pour l'avenir.J.SUIS.x * x C.P.ST-HENRI.Alex.Barbeau, réélu prsidont du Cercle Paroissial St-Henri.Mais tous les membros n\u2019ont pas votés.°.Pauvre Lucien, battu par voix de majorité.* *.Tit-Louis R., Otes done tes doigts dans ton nez! * Armand, le beau blond, Lucien les burniques.Jog.la danse du ventre et Eugène, l'apôtre à In troupe Lefebvre.* .* Bientôt \u201cLa Femme N°, par la troupe Lefebvre, à Ahuntsie.PR René a été vue avec uno jolie demoiselle, la semaine dernière, à une heure très avancée chez.Pas vrai, J.R.?J.SUIS.:05\u2014\u2014 -\u2014\u2014 L'ECHO DE ST-HENRI.Infin, ca y est, St-Henri reprend sa place.\u201cUnm Bombe\u201d.+ Nom d'une pipe! Fallait qu'ça vienne.Pas vrai, \u201cAlphance\u201d!!! x & Coudons, Chose.Tus pus eu connaissance des élections, chez nous, au Paroissial.Tu l'as manqué belle, cette fois.* +* Acré tac! On en a un \u201cFameux Conseil\u201d, Charlot.Pas vrai! Conte-moi done ça, Marsouin.* * & D'abord \u201cLucien\u201d n'a pas été heureux comme candidat à la présidence.Mein!.Qu\u2019est-co que tu dis?Eh blen oui, Alex.(Le Canayen), luf a donné ça.sn tête.Vlan!!! Alex.quoique très conflant, ça va te surprendre.Eh ben! y'a voté pour lui.C'est sa majorité.\u201cSuccoss\u201d! * * Georges \u201cDes Rochers\u201d est le vainqueur de la \u201cVice\u201d.Bravo! * * * Comme secrétaire, Roméo \u201cJean Or\u201d, ça mordu.Un aul\u2019 Fish! L'trésor u été laissé au talentueux homme de hévurs.Candide.Il n\u2019est plus patriote, dit-on.* \u201cx * Tit-Louis In Réalité à pu montrer, lors de cette lutte; dans comblen de costumes on pouvait le voir s\u2019étaler.C'est une merveille.ma foi! Comme il change facilement de \u2018eapot\u201d! Inoubliable, Loulsn* A quot bon.Luissons-les faire.C'est leur affaire.\u2018\u2019Taupes\u201d.* * Le \u201cSet\u201d ou plutôt lu vicille \u201cClique\u201d des \u201cInséparables\u201d n'avait pas droit de vote, Pourquoi?Une voix-La Frousse.Frousse.Fr.«a Anthony De Sève s'est montré \u201cOratenr\u201d du Parl Francais se, Alex.pardon.une brique! Une bros- * Une leçon de français a été servie in Messieurs les dignitaires Alex.et Candide par le candidat défait Lucien.Etes-vous assis?Dites! .Dans le \u201cstand\u201d, on remarquait La Réalité (il était muet conune une carpe).Pauv\u2019 p'tit!.= * + Tus bien fuit, Tit Louis.Parce qu'on taurait mis l'buillon.En référence aux \u201cCapots\u2019 que tu vends.Plarine toujours, va! * Avais-tu oublié ton dictionnaire français, ce solr-là, Candide?x\" 5.de 8.de Chantage, comment vont tes oreillex?A propos, c'est pas de ta faute.On t'a acheté.°.d'Ia connais celle-là.est décédé\u2014Tit Paul (La terrasse).° ° Avila, as-tu peur d'Anthon.Chez l'aut.\u2018I'n sais c'que j'veux dire, Jeannet coetora\u201d chose, à la Côte St-Paul.« #\" On u fait une tournde, lant\u2019 soir, et puis on west fait posd sur la rue Saint-Laurent.On était cing.J'te prends, tu m'prend\u20140.K.= * \u201cLa Prière des Naufragés\u201d a sombrée avec La Fortune, dans de Lascours, Louis dans Ogarito; Anthony, dans Carlos et FLuclen, dans \u201cBabllas\u201d, \u201cX\u201d Strike! Strike!.Strike!.Pouf!.*« \u201c \u201cLa Femme N°, bientôt Armand, daus Laroque, Jos.daus Noël, Ugene dans Victor et Lucien dans Mérivel (Dir.Art.Delcourt-Lefebvre).* LE net, dis done, ajmes-tu 1\u2019 \u201cCanard\u201d?.+ « + Les Bluteau sont \u201cfreites\u201d.R, Lanth.icr n'y est plus, Rlus!.Frédrie Bouchon.Hou! Hou! Bluts!.x LE Sur ce, je me retire tout doucement, et A la revoyure, \u201cCanard\u201d.A.DEMAIN. mr rst = rer een hn ore.mie 12 LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Vol.XL! \u2014 No 13.Chronique Trifluvienne (Coin Flambant!) AVIS A NOS LECTEURS ET CORRESPONDANTS.A toutes personnes désirant écrire dans le courrier des Trois-Rivières, dont vous êtes toutes les bienvenues, vous voudrez bien adresser vos correspondances comme ceci: \u201cLE CANARD\", Casier postal 163, Trois-Rivières.\u201d Toute correspondance qui sera envoyée à Montréal me sera retournée ici à Trois-Rivières, afin qu\u2019elle soit censurée, et ce qui causera que ces articles ne paraîtront que la semaine suivante.Donc, afin d'éviter ces retards, vous voudrez bien accéder à ma demande et, ce faisant, vous m'obligeriez beaucoup.Bien à vous, J.REVIENDRAI, Correspondant.A QUI DE DROIT Avez-vous remarqué l'article d'un journal de la ville?Quoique l'article ne mérite pas de commentaires, je ne veux pas passer inaperçu cet article hors sens.Nous aimons, nous aussi, la jeunesse active même imprudente, à celle qui est aveuglé par la clique des journaux qui porte la responsabilité de In dernière chute du parti auquel ce petit directeur tient \u2018\u201cmordicus\u201d.Le voir prendre un journal indépendant serait un délit à la cause pour laquelle il travaille, c\u2019est-à-dire de tenir la basse classe, cette classe des honnêtes gens, cette classe dont l'âme n'a rien à craindre pour paraître devant le tribunal éternel; oui, de tenir cette catégorie de gens dans l\u2019obscurité et le mensonge, c\u2019est cela qu'il appelle les véritables patriotes, désireux de voir la patrie grandir dans la voie de l'honneur et de la prospérité, qui veut stériliser les efforts de nos braves Canadiens-français ?Cette clique de journaux à mensonges n'en porte-t-elle les graves responsabilités au lfeu d\u2019induire les peuples dans l\u2019erreur, pourquoi n\u2019em- ployez-vous les trésors de votre activité et toute l'énergie dont vous pouvez disposer à conduire cette classe électorale dans la vraie voie de l\u2019honneur et de l'indépendance politique.Pourquoi nous traîter de baveux?Certes le triste spectacle de vous voir, l'avocat sans cause, offrait le parallèle entre le criminel et le brave conscrit, Les autorités ne pouvant faire autrement que de semoncer ces gens qui, après certaines études, arrive à des titres plutôt par protection politique.que par leur mérite réel, viennent aujourd'hui se porter à cent coudées plus baut en honneur (est-ce l'honneur du soir de l'élection générale à une certaine socité?) et en réputation d'homme intègre dont l\u2019unique souci est de défendre la race (est-ce votre vote et votre campagne anti- prohibitionniste?) et la religion (est-ce votre politique à double sens?).Les mensonges que vous répandez parmi le peuple a pour effet d'activer la révolution dont vous appréhendez les néfastes résultats, pour ensuite Vous porter les défenseurs de la race et de la religion.Nos paroles et nos écrits sont humoristiques et ils sont très bien pris sauf quelques écervelés qui ne pouvant rire vont criailler à des personnes dont l'importance sociale n\u2019est que médiocre.Oul, à cette phase de notre vie nationale où l'heure est grave, où nous devrions, la main dans la main, sceller toutes nos antipathies de race, querelles politiques, etc par un lien dont personne ne devrait être capable de désunir.Que voyons-nous?Nous allons à la Cour, et là, on voit sous leurs voltes-faces les acteurs de In comédie au rire diabolique, les yeux portant plus à la mélancolie qu\u2019à la fermeté.Ont-ils peur de se faire dévoiler les secrets de leur vie privée?où.22?On clame.on crie: Vive l'autonomie! Vive., mais que fait-on pour faire vivre notre honneur et immortaliser nos braves qui combattent côte à côte, pour notre honneur et notre liberté?On les conduits en illotes, on les aveuglent, pour les conduire vers le déshonneur et l'obscurité.On se dit défenseur de la religion et de la race pour se faire les régé- nérateurs de notre nationalité; quant au vrai but, on travaille pour démolir et exterminer notre religion et notre race.On bave l\u2019Injure à la roligion parce que notre clergé mieux éclairé nous conduit, comme en '74 où nous trouvions un semblant de liborté.Qu'avons-nous fait?Nous sommes restés fldôles à nos possesseurs.Pourquoi aujourd'hui essayer de ravir la race à l'honneur qu\u2019elle doit posséder dans le monde entier?Que le directeur du fameux journal se rappelle les paroles de son chef et celles de M.Lansing dans son discours à l'American Club, où il faisait notre louange et souhaitait que nous fussions des frères et non des traîtres.Le chemin où vous essayez de nous conduire, conduira irrévocablement à la trahison et à la révolution.Les maux de l'humanité sont assez grands sans que vos supposés talents essaient de nous faire passer pour des traf- tres à la face de l'univers.Un article tel que vous publié nous attaque, nous les jeunes.Sachez que nous ne bavons ni l'injustice ni le déshonneur sur notre race; nous comprenons que la guerre est un grand mal; nous sommes attaqués, nous voulons nous défendre et sauver la situation en même temps que votre peau.Nous serons les Dollard de '60.Comme je ne puis défaire ce qui a été fait par la grande campagne des journaux de la clique, il faut laisser à Dieu et à notre clergé de nous conduire comme par le passé, et non à vos mensonges et injures faits à l'hon- nour et à l\u2019autonomie du Canada.Comme régulièrement nous lisons les journaux, nous n'avons pas besoin qu\u2019un téléphone parte d\u2019un bar pour nous dire que nous sommes attaqué.Quand nous sommes attaqué et piqué, nous sentons l'attaque et la piqûre, et avant que la cicatrice se ferme nous aimons bien à le faire sentir \u201cA qui de droit\u201d.Des Judas ne se prennent pas dans la jeunesse mais bien dans cette clique qui nous conduit à l'anarchie.Sommes-nous des Vandales, des bêtes de sommes?pour nous laisser bâcler par vos vilipendes; d'autre part, nous savons que tout ce qui n'est pas de la clique n\u2019est que vauriens et lâches! Sommes-nous rendu au temps où nous ne pouvions pas dire ce que nous pensions?Il ne faut pas être avocat pour savoir que lorsque l'on signe un contrat on est obligé de remplir ses obligations.En est-il ainsi de vous?Rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu et à la Nation ce qui appartient à la Nation, et ainsi vous vous rendrez digne de la confiance du peuple.Fat-on cent millions d\u2019esclaves, je suis libre et je resterai libre, non sous l'influence et la crainte d\u2019une clique qui veut asservir le peuple par l'esprit de parti.Où en êtes-vous rendu?À la ridicularisation générale.J'espère que vos articles sur les jeunes n'auront d\u2019autres effets que de vous faire cheminer vers la bouffonnerie.ATTAQUES.\u201c+ * Hors Propos Votre journal rapporte un article qui blesse directement notre jeunesse en leur bavant vos dernières bavures.Si notre journal tir à plus de 200 copies de plus que votre feuille circulaire, à quoi en attribuez-vous les causes?Est-ce à vos bavures ou à vos articles d'insignifiance?Lequel des deux journaux mérite l'encouragement?Est-ce vos articles bavant le venin ou le nôtre, répandant la joie au sein de notre jeunesse?A quoi attribuez-vous le tirage de plus de 200 copies de notre 5 sous à votre feuille mensongère ?Est-ce des bavues?C'est en bavant que l'on bave! Qui havait, samedi soir?Quelle est celle qui demande du Sarall Bernhardt?Quelle est celle qui fait \u201cslyer\u201d?Qui assiste du \u201cfour o'clock tea\"?Quelle dame qui dit que Joe est cochon?Quelles sont celles qui sont \u201cup to date\"?Quelle est celle qui veut se corriger?Quelle est celle.qui a visiter le patinoir St-Pierre?Quelle est celle qui a perdu son amant sur les ailes de l'hymen?.+ \u201c Adressez toute correspondance destinée au Courrier des Trois-Rivières comme suit: \u201cLE CANARD\u201d, Casier postal 163, Trois-Rivières.: LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Beau et Grand Cottage à Vendre ou à Echanger pour une Propriété de Ville trie LONGUEUIL (Cette photographie a été prise en hiver.) Tout près de la ligne des Tramways, et 10 minutes de marche - du service des Vapeurs.- Ce cottage contient 11 grandes piéces, fixtures électriques, appareil de chauffage, bain et w.c , cave cimentée.La propriété mesure 21,243 pieds de terrain avec plusieurs dépendances ci- dessus construites, y compris kiosques, garage, écurie, etc.L'acheteur pourra construire deux cottages séparés sur la rue St-Thomas, sans briser l\u2019apparence du cottage principal.Vendra à des Conditions très Faciles.Pour autres détails, s'adresser au propriétaire, A.P.PIGEON, 109 rue Ontario Est, Montréal.Tél, Est 1121 Ou a M.VICTOR PIGEON, Tél, Bell 53, Longueuil.13 14 LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Voi.XLI \u2014 No 13.DANS NOS THEATRES THEATRE NATIONAL FRANÇAIS.(Troupe Edgar Becman) Lus \u201ceprésentations de 1a troupe Edgar Becman se continuent de la façon la plus heureuse et chaque semaine, le succès de cotte sympathique compagnie va en s'augmentant; tous les amateurs du vrai ot du beau théâtre francais ze réjouissent très heureusement d'avoir le privilege de voir représenter ici à Montréal les meilleures pièces de nus écrivains français interprétées par des artistes de la valeur de M.Edgar Becman et de Mudame Gilda Darthy, entourés d'une t'oupe parfaitement homogène et dont I'ensemblo à permis à M.Edgar Becman de donner des spectacles montés avec Un soin, un luxe de décors, de toilettes comme on n\u2019en avait jamais vu jusqu'à ce jour ici à Montréal.La simplo mention sur l'affiche de ces deux sympathiques artistes depuis quelques semaines suffit pour attirer au Théâtre National des foules de plus cn plus nombreuses, La seule raison de cet engouement si naturel est que lu public s'est rendu exactement compte du travail accompli, de la sûreté avec laquelle les spectacles étaient rendus ot du soin minutieux qui w présidé à toutou l'organisation de ces belles semaines qui viennent de .g'écouler; c'est 1A lo meilleur hommage que l'on puisse leur rendre et c'est pour eux lo plus sûr garant du succès.Pour la semaine du 25 janvier, nous allons avoir les représentations de la \u201cFemme X.\".Tout le monde connaît cette pièce émouvante et combien morale au cours de laquelle se déroulent les scdnes les plus pathétiques et les plus émitionnantes qui puissent exister.En tête de la distribution, nous voyons M.Edgar Bocman et Madame Gilda Darthy qui tiendra le rôle de lu \u201cFemme X.\"\u201d; elle va incarner le personnage d\u2019une façon soisissante et il va être extrémement curieux de voir ces deux artistes dans des rôles absolument différents de ceux qu\u2019ils ont tenus jusqu'à ce jour.L'on peut s'imaginer quel spectacle sensationnel nous allons avoir avec ces quelques représentations de la \u201cFemme X.\"; ils seront secondés par MM.Faure.Schauten; Mesdames Ditza, Guérande, et toute la troupe au grand complet.Semaine du 4 février, pour lu rentrée de Madame Blanche David et les débuts de M.Charny: \u201cLa Belle Aventuro\u201d, pièce en quatre actos de MM.de Flers et Caillevet.Semaino du 11 février: \u201cLe Secret\u201d.Les billets pris on location devront être rotivés avant une heure en matinée ot sept heures on soirée; passé ces heures, ils seront vendus immédiatement.Matinées: mardi, mercredi, jeudi et samedi.THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS.(Représentation de l\u2019Ailllance Artistique) \u201cLu Marche Nuptiale\u201d, pièce en 4 actes d'Henry Bataille.M.Henry Bataille est considéré à juste titre comme un de nos premiers auteurs dramatiques modernes.Ses succès ne se comptent plus.Ces pièces évelllent toutes sortes d'impressions, excepté l'indifférence.Elles vous irritent, vous déconcertent, vous ravissent à Ia fois.Il faut, pour les pénétrer pleinement, un petit effort.Sur celles flottent commo un parfum de mystère, quelque chuso d'énigmatique et comme le dit joliment un de nos premiers critiques parisiens: \u2018Ce dont on peut être certaln, c\u2019est qu\u2019en M.Bataillo on trouve un rare et un sincère artiste; un des plus originaux, et peut-être le plus richement doué d'une génération dans l'histoire de notre théâtre.\u201cLa Marche Nuptiale\u201d est un roman tragique, lyriquo aussi dans son envolée: c'est une oouvre d'uno sensibilité profonde, d'une douco émotion, d\u2019une infinie délicatesse.Le style en est mervoilleux, net, sobre, incistf; il sait tout exprimor sans recherclic comme sans embarras.Cette pièce fut il y à quatre ans, un triomphe personnel pour Madame Vhéry ot MM.Scheler ot Pelletier, aussi l'Alllance Artistique avait-elle reçue de nombrouses demandes pour qu\u2019on la romette à l'affiche.Elle n'a pas voulu se dérober au désir du public et nous allons ainsi avoir le plaisir de revoir le chef-d'oouvre de M, Henry Batuille, chef-d'oeuvre que lu Coimnédie Française de Paris à inscrite à son répertoir.En dehors des trois artistes déjà nominés, nous aurons le début de Madame J.Kosta, une deo nos meilleures comédiennes qui jouera le rôle de Suzanne Lechatelier.qu'elle a déjà interprétée à côté de Madame Audré Méry.Les autres rôles féminins seront tenus par Mesdames Dovoyod, Demons.Noggi.Thiéry.R.-Harmant et MM.Filion, Girardin, Gury, Cauvin, Valhubert.Godeau, Mallot, Coutlée, etc.La mise en scène sera des plus originules ot des plus soignées, conume toujours d'ailleurs.\u2018 Pour la semaino du 4 févrior, on jouera \u2018\u201cVonez-y-donc!\u201d, uno grande revue d'actualités, en 3 actes et 5 tableaux, par M.Pierre Cauvin.Cette revue ne sera jouée qu'une semaine, car dès la semaine suivante on commen- cern à donner les pièces primées du Concours Dramatique de l\u2019Alllanco Artistique.Jeudi soir, 31 janvier, il y aura uno grande soirée de gala, pendant laquelle M.le président du Concours de l'Alliance donnera quelques ron- soigneoments sur le nombre et la qualité des pièces reçues et proclamera le nom des six lauréats dont les oeuvres seront représentées pondant les six semaines suivantes.Rappelons que c'est après l'audition de cos plècos que lo clussement définitif sera établi.Nous no saurons trop féliciter l'Alliance Artistique de ce témoignage d'encouragement qu'elle à donné on organisant ce concours à la littérature canadienne-française.À Lheuro où la question de la langue ot de la race canadienne-française est à l\u2019ordre du jour.Ce concours devient uno oeuvre éminemment patriotique.THEATRE CHANTECLERG.Splendide comédie dramatique en sept tableaux, intitulée: \u201cLe Docteur des Pauvres\u2018, de Ernest Morel.L'action se passo à Rome, dans la haute société italienne.Le Duc de Boilsgelin ,pour venger son honnour outragé, blesse un français, D'Arquenay, de passago à Rome.Le secrétaire du Ducun nommé Pazzi, témoin de cette affaire, resté seul avec le blessé, le vol, le tue et le jette dans le Tibre.Boisgelin a quitté l\u2019Italie, il se rend en France, et li so fait le protecteur de la veuve et des onfants de celui qu\u2019il croit avoir tué.Plus tard, le fils de Boisgelin devient amoureux do la file de D'Arquenay, le mariage a lieu, maïs le soir, au millou d\u2019une grande réception, le flls D'Arquenay apprend quo son père a été assassiné, et le nommé Pazzi, revenu en France, pour se venger de la Duchesse, accuse le Duc de ce meurtre.Le Duc tente de prouver son innocence ct ne peut y parvenir, lorsque tout à coup apparaît le Docteur qui a soigné jadis D'Arquenay, et qui prouve papiers en mains que D'Arquenay est mort non de la blessure de Boisgelin, mais qu'il a été étranglé et volé par Pazzi.Ce dernier est arrêté.Splendide drame aux fortes émotions, d\u2019un haut comique où l'auteur a analysé avec justesse los grands sentiments du coeur humain.Cette pièce servira de début à Madame Suzette de Vital qui joucra le rôle de Margarita, la Duchesse.Inutile de faire ici l'éloge do cetto charmante artiste que tout le Nord verra avec plaisir réapparaître sur la seène du Chanteclerc.THEATRE ARCADE.11 y aura encore du nouveau au Théâtre Arcade lu semuino prochaine.C\u2019est le début de Madame Simonne Rivière dans la comédie et lo drame.Madame Rivière a fait des études dans ce genre a Parls, mals ici au Canada, elle n'a jamais eu l\u2019occasion de se produire, à cause de son talent de chanteuse qui lui a valu que des engagements dans l'opérette.MM.'Fremblay et Villeraie offre donc à Madame Rivière une occasion qu'elle attendait, et ils ont choisis une fine comédie dramatique pour le début de cette charmante artiste.\u201cLes Deux Amours\u201d, tel est le titre-de cette comédie.Jl y a de tout dans cette belle pièce: un peu de \u201cLa Sacrifiée\u201d, de \u201cLa Préférée\u201d, de \u201cLa Flambée\" et de la \u201cFemmeX.\"; c'est une pièco de sacrifice, d\u2019abnégation et d\u2019amour tendre.Secondé par Madame Darclés, M.Tremblay et toute lu troupe, Madame Simonne Riv'ère se fora voir sous un nouveau jour, et nous ne doutons pas qu'elle se révèlera aussi artisto dans ce genre que daus l\u2019opérette.Des décors et une mise en scène extruordinaires par M.Villeraie, com- plèteront le succès qui s'annonce à l'Arcade la semaine prochaine.Aujourd'hui, dimanche le 27 janvier, programme extraordinaire: $100.00 en cadeaux.Charles Chaplin et une chanson mimée: \u201cLo petit Belge\u201d.Vendredi, 1er février, grande soirée de gala du Cercle Sainte-Brigide.ELECTRA.Pour samedi ot dimanche, la direction de I'Electra s'est procuré un film extraordinaire dans \u201cLa femme\u201d, une vue qui sera certainement très applaudie par la nombreuso clientèle du populaire cinéma do la ruo Sainte- Catherine-Est.\u2019 , Lundi et mardi, une autre vue de tout premier ordre sera à l'affiche, c'est une production en cinq partie, intitulée: \u201cLa Soeur\u201d.La critique américaine nous dit beaucoup de bien de cette place.A venir: un métro intitulé: \u201cL'Imposteur\u201d, dans lequel Harold Lockwood, l'artiste bien connu se surpasse dans le premier fe.: Inutile d'ajouter que, comme toujours, l'orchestre de l\u2019Elcetra, au grand complet, donne tous les jours un programme irréprochable.\u2014 Maisons a Louer 1 UT Trois Etages : 2819, 2821 et 2823 Avenue des Belges, +4 et 5 pièces, fixtures électriques, bouilloire à eau chaude, bain, w.c.Cinq minues de marche des tramways de la rue St-Denis.Loyer bon marché.Possession Immédiate.+ * 484 Avenue de l\u2019Hôtel-de-Ville, cuin Ontario, 4 pièces, fixtures électriques, w.c, lumière fournie par le propriétaire.A.P.PIGEON, 100 Ontario Est, S'adresser au propriétaire.Tél, Est 1121.\u2014 -\u2014 _\u2014_ \u2014 st Voi.XLI \u2014 No 13.LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.15 Théâtre Chanteclerc semaine EU \u201cLE DOCTEUR DES PAUVRES\u201d PRINCIPAUX TABLEAUX : Un drame terrible à Rome.La lettre fatale.Le fils vengeur.Fatal mariuge.Honneur et vengcance.La fin d'un misérable.Rentrée de Mme Suzette de Vital dans le role de Margarita.PIRCE PATHETIQUE.EMOUVANTE.ET COMIQUE.Pour la première fois à Montréal.1274 St, Denis.Tél, St-Louls 7274 Ghe.Farhood & Co, P \u2026, Props H.Palmiéri, Dir.Grand drame en 7 tableaux de Ernest Morel DIVANCHE Vues Spéciales et Chant par MM.Pellerin et Gauthier.ét THEATRE ARCADE ©\" Ste- \u201cCatherine et Maisonneuve._EDMOND DESMARTEAU, Dir.-Prop.EST 383.TREMBLAY & VILLERAIE, Dir.-Art.MARY ANDERSON dans Divorcée.\u201d _ 1ère Episode : Concours d'Amateurs.$100.00 DONNES EN PRIX DE $10, sa, st.SEE \u201cLES DEUX AMOURS\" \"\"\" êtes DIMANCHE, 27 JANVIER ' \u201cLa Femme et la Vengeance.\u201d OSCAR VALADE, dans son répertoire CHARLES CHAPLIN dans \u2018\u2019Easy Strect.\u2019 I invitées THEATRE National Français SEMAINE DU 28 JANVIER 1918 MONSIEUR EDGAR BECMAN MADAME clio DARTHY dans \u201cLA FEMME X.Matinées : mardi.mercredi, jeudi et samedi.\u2014\u2014 = \u2014\u2014\u2014 THEATRE CANADIEN-FRANGAIS .Semaine du 28 Janvier 1918.L'ALLIANCE ARTISTIQUE présente La Marche Nuptiale l'ièce en 4 actes d'Henri Bataille.Dimanche\u2014Vues Animées.ELECTRA 570 SAINTE-CATHERINE EST \"TOUJOI'RS UN PROGRAMME DE VUES D3 TOUT PREMIER CHOIX ~ Admission Dimanche {E+} LA TAXE Semaine, toc Dimanche 15c} Comprise PARC SOHMER OUVERT TOUS LES DIMANCHES Yaudeville et Attractions Extraordinaire.La Bande du Parc.30 Artistes.3et8Hr P.M.| Admisaion, 100.Irène Castle Fameuse comme étaut la femme la mieux habillée en Amérique.Elle sera au Théâtre Holman DIMANCHE, LUNDI, MARDI et MEROREDI, dans \u201cVengeance is Mine\u201d Vue en Cinq Parties de Pathé, SPECIALTY FILM IMPORT Limited.A l'Enseigne Moderne J.A.R.DEGUIRE Peintre d'Enscignes Commerciales Enseignes sur Coton, Placards, Bulletins, Lettrage sur Vitres.Pancartes., Travail artistique de première classe, à des prix modérés.TRAVAIL Les 5 E { ny UPERIEUR .WO amps ee mate] (ee Ouvrières es de travaux en fait d'impres- ouvrières SPECIALITE: sont Ouvrage de Luxe sont AUSSI Circulaires, Affiches, Pam- invitées phlets, Catalogues, Etc.\"IS vous êtes pressé, vous voulez un bon travail, vous cherchez de l'originalité.venir VENEZ NOUS VOIR 6.e 9 ws | Le Bulletin Dept.des Impressions voir 105-109 Rue ONTARIO Est.Angle Ave Hotel-de-Ville.TILEPHONE EST (121 UE CUNION C7 LABEL SSCTARMIER | 7 930 rue St-André, Montréal.DOCTEUR J.-E.BOIVIN Chirurgien-Dentiste Gradué des Universités de Baltimore et New-York 101 rue ST-DENIS (entre Lagauchetière et Dorchester) Spécialités : Ponts en or et couronnes MONTREAL CONCOURS S\u2019il n\u2019y avait plus de Papier QU'ARRIVERAIT-IL Il s'agit de répondre à cette question par un mot, une phrase ou un article comique, fantaisiste ou original.N'écrire que sur un seul côté du feuillet et bien lisiblement.Nous publierons les bonnes réponses.\u2014 16 LE CANARD, Montréal, 27 Janvier 1918.Voli:XLi==No 13 hr 2 \\ N N = SA 2D 28 CA S N J \u2018 ° @.Ÿ J NN 3 \\ \\ (ff à 1 J N \\ S S NI A (1 = al 2 SS v 22 G É re EU 2 A 2 4 4) Ÿ 1 {J (UN ete SNS elog => /7 2 = = re
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.