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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 23 juillet 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1916-07-23, Collections de BAnQ.

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[" | Vol.XXXIX \u2014 No 39.H MONTREAL, 23 JUILLET 1916.Cinq Centins | HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague \u201d \u2014 BOISL'EAU.Rédigé en Collaboration.Administration : 105 à 109 rue Ontario Est MARIE.\u2014 Bonjour, Henri, d\u2019où que tu viens.HENRI.\u2014 Je suis en villégiature à Ste-Adèle et j'men viens en ville pour régler un tas de questions.VOULEZ-VOUS RIRE ?LISEZ-MOI! LE CANARD, Montréal, 23 Juillet 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 39.GUILLAUME DEVANT VERDUN ou \u2018La Laitière et le Pot au Lait\u201d Guillaume sur sit tote avant un aigle d'or Bien posé, preuanit soit essor, Préteudait arriver sans encombre à lu ville.Léger et fanfaron, il allait à grands pas, Avant mis ce jour-là pour étre plus agile, \u2019 Tunique courte et souliers plats.Et Son Altesse ainsi troussée Comptait déjà dans sa pensée Tout le prix du triomphe, en enployait l'argent, Acquérait cent pays, faisait triple levée; La chose allais fort bien par son soin diligent, \u2014 1 west, disait-elle, facile Drannexer ces pays à ceux de ma Maison: Le Frangais seru bien habile S'il ne me laisse enfin agir à ma façon! Mon peuple à s'engraisser coûtera peu de son; I était, quand je l'eus, de grosseur raisonnable; J'aurai done, l'aceroissant, de l'argent Del et bon, lt qui nrempéchera -\u2014 chose alors admirable! D'anéantir, après, l'Anglais et ses vaisseaux, Que je ferai couler au plus profond des eaux?L'Aftesse là-dessus court au front transportée, l'aigle tombe: adieu lrance, Angleterre, épopée.Le seigneur de ces liens, quittant d'un oeil dément Sa fortune ainsi répandue Va s'excuser au Parlement De sa crainte d'être battue.Ce récit ou fable est un fait La Laitière et le Pot au lait.Quel l'russien en cette campagne Qui ne fait châteaux en Espagne?Et Bethimann, et von Kluek, l'Empereur, enfin tous Autant les sages que les fous! Chacun songe en pillant: \u201cil n'est rien de plus doux\u201d; Une flatteuse erreur emporte alors leurs ames.\u201cTout le bien du monde est à nous Disent-ils, les honneurs, les femmes.\u2019 Le kronprinz, tout comme eux, ne voit que des vessie; Il va seul détrôner l'Empereur des Russies : On félit Roi, son peuple aime; Les diadèmes vont sur sa tête pleuvant.\u2026.Quelque accident le fait-il rentrer en Ini-même : H est clown-prinz comme devant! , Koe de SAINT-PREGNAN.Une Fablichonnerie par Semaine SHOCKING.Rompant avec les moeurs graves de son pays, Une jeune Anglaise avait mis, Pour aller dans un bal, un costume contraire A la pudeur la plus élémentaire, Si bien qu\u2019un commissaire implacable et moqueur Interdit l\u2019accès de la fête À la pauvre miss stupéfaite.\u2026.MORALITE: Une miss décente est de rigueur.RUE MANCE Près Van Horne MAISON À VENDR SIX LOGEMENTS 4 pièces chacun.Améliorations modernes.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixe tures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Etc.Prix, $11,000.Peu de comptant requis.S\u2019adresser au Journal \u201cLE BULLETIN\u201d 109 Ontario Est.Les Unions Unions A l'Imprimerle du \u2018\u201c\u2018Bulletin\u2019\u2019 on y exécute, à très bref délai, toutes sortes de travaux en fait d\u2019impressions, Quorières Quorières SPECIALITE: Quvrage de Luxe AUSSI Circulaires, Affiches, Pamphlets, Catalogues, Etca venir sont sont invitées invitées vous {tes pressé, à vous voulez uu bon travail, vous cherchez de l'originalité, VENEZ NOUS VOIX venir \u201cLe Bulletin\u2019 Dept.des Impressions nous nous 105-100 Rue ONTARIO Est.Angle Ave Hotel-de-Ville.TRAVAIL Ces SUPERIEUR voir voir Vol.XXXIX \u2014 No 30.LE CANARD, Montréal, 23 Juillet 1916.3 PRIX : 25 Cents.EXT Seul Quotidien paraissant le dimanche.LADEBAUCHE, Directeur GRATIS aveo Le CANARD Vol.2, No 49.MONTREAL, Aujourd'hui 1916.Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.PETIT DICTIONNAIRE MILITARO-COMIQUE ET PRESQUE ACADEMIQUE.Discipline.\u2014 Autrefois, lanière de cuir dont on se servait pour habituer les reins des militaires et autres à la dure et leur assurer, par suite, une grande vigueur \u2014 s'appelait aussi \u201cchat à neuf queues\u201d.Aujourd'hui, la discipline est un régime moral, tonique et réconfortant qui doune, à celui qui sy soumet, une énergie incom parable.Exemple: la discipline fait La force principale des armées: c'est done, on le voit, un reconstituant de premier ordre.Dolman ou dolmen.- \\'étement fabriqué avee les pierres druidiques, dont on habilla, pendant longtemps, la cavalerie légère, ce qui la rendait très lourde : on à remplacé le dolman par la tunique, laquelle faite d'un drap léger, rend la grosse cavalerie qui Pa également adoptée, aussi légère que la légère, et c\u2019est un juste retour des choses.Douane.\u2014 Corps militaire ot de surveillance administrative dont la mission bien définie consiste à fourrer son nez partout; la condition essentielle pour y entrer est done de posséder cet appendice.\u201cPasser dans la douane\u201d: formule de condoléances employée par les jeunes officiers envers les vieux de la vicille, dont le nez s'allonge visiblement devant les tableaux d'avancement où leurs noms ne figurent pas.Dragon.\u2014 Soldat de cavalerie dont le chef est orné d'un casque auquel est suspendue la crinière de son cheval.Dragonnades: manoeuvres de dragons.I)ragonne: féminin de dragon, elle s\u2019attache à l\u2019épée comme au sabre; très coquette, elle porte des gants.Figuré: Mariec-mange-men-prèt, sq UN SOUVENIR DE L'INVASION DE 1815.En 1815, le commandant des troupes prussiennes Blücher aimait à s'installer tantôt dans les salles de jeux du Palais-Royal, au 113, tantôt au restaurant alors célèbre de chez Véry.On cite, à ce sujet, l\u2019anecdote suivante: Un officier d'ordonnance de Blücher, s'adressant à un garçon du restaurant lui dit: \u201c Apportez-moi un verre où jamais Français n'ait bu\u201d Le garçon, un l'arisien de l'époque, après une assez longue absence, revint et, plaçant devant l'officier un vase de porcelaine d'usage intime lui dit: \u201cVoilà un verre où jamais l\u2018rançais n'a bu\u201d Il n\u2019eut que le temps de se sauver devant la colère de l'officier d'ordonnance.:0: LES POMMES DE TERRE.Une Alsacienne, dans une auberge, sert & un Allemand un grand plat de pommes de terre.\u2014Och! fait le client, chez nous, ectte sorte de pommes de terre se donne aux cochons.\u2014JÎci aussi, Mein herr.RIEN NE VA PLUS ! les jeux sont interdits en Suisse dans tous les casinos.Mais nous sommes en guerre et la Suisse est un pays neutre.Or, il y a beaucoup de monde dans les pays neutres quand il y a la guerre chez les voisins, til y a beaucoup d'argent dans les pays neutres, quand les autres pays se battent.Ou commenca done à jouer à La boule \u2014 agréable petit jeu qui la fait perdre (a boule) à ceux qui s'y livrent \u2014 au Kursaal de Geneve.Ce fut vite le gros succès, Les pontes et les dames aifluèrent.Ja cagnotte fit salles combles.-Mors, timidement, le Cercle du Léman installa quelques tables de baccara.Ce ne fut plus le succès: ce fut le triomphe.Il y eut des banques prestigieuses êt les petits jeunes gens de la grande vie génevoise, les petits Suisses se payèrent des culottes dignes de citoyens d'une nation belligérante.Et arrivèrent, comme par enchantement, des contingents formidables de messteurs très bruns et d'accent indéterminé \u2014- ot puis des dames, des dames \u2014 comme sl en pleuvait, Genève était en passe de devenir une petite Babylone neutre.lleureusement, la Suisse a un Conseil qui n\u2019est pas un conseil judiciaire, mais qui veille cependant sur la bonne conduite de ses enfants, Le Conseil Fédéral s'est done faché, tout d'un coup, et a interdit boule, baccara.- - et cagnotte.Rien ne va plus!.\u2014-\u20140: LA SOURIS D'ARGENT.Une Alsacienne priait dans un sanctuaire où l'on avait suspendu en ex-voto Une souris d'argent, \u2014Pourquai cette souris?fit un Allemand qui voyageait en Alsace.\u2014En souvenir d'une sainte qui entendit nos prières et mit fin à une véritable invasion de souris qui grignotait le village.\u2014Etes-vous bien sûre qu'il suffit d\u2019un tel ex-voto pour empé- cher une invasion ?\u2014Oh1! non, dit l'Alsacieune, si nous étions si sûres du remède, nous suspendrions dans la chapelle l'image d'un Allemand au lieu d'une souris.-\u2014:0: CET AGE EST SANS PITIE.Un petit garçon demande à sa maman : \u2014Pourquoi les mariées sont-elles toujours en robe blanche?\u2014Parce que le blanc est la couleur de la joie, répond la mère\u2026 et que le jour de son mariage est le plus heureux de la vie d'une femme.\u2014Ah!.Mors, pourquot les messieurs se marient-ils en habit noir? LE CANARD, Montréal, 23 Juillet 1916.Vol.XXXIX \u2014 No 39.Le Canard ournal Humoristique INebdomadaire, paraissant tous les dimanches, imprimé par la Compagnie d'Imprimerie A.-P.PIGEON, Limitée, aux Nos 105-209, rue Ontario-Est, Montréal, Téléphone Bell: Est 1121, ABONNEMENT \u2014Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50.$2.00; six mois, Ville, en Canada, un an, Hors de la 1.25.\u2014 Un an, pour les Etats-Unis, $2.50; six mois, $1.25.Strictement payable d'avance.\u201cLE CANARD\" est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à la Cie A.-P.PIGEON, Limitée, 105-109 Ontario Est, Montréal, P.Q.Moutréal, 23 Juillet 1916 LES CONTEURS JOYEUX.Alphonse Allais.EN RIBOULDINGUANT LE TRIPOLI C'était un hone de ma compa- unie qui s'appelait = Lapoutile, que nous avious baptisé l'Honune, à cause d'une histoire à lui arrivée re- cemment, En manière de pareutlèse, cette histoire: Puni de consigne \u2014 comme il lui advenait plus souvent qu'à son tour \u2014 l\u2019excellent Lapouille avait, tout de méme, jugé bon de faire en ville un petit tour hygiénique, lequel se prolongea jusque vers les onze heures du soir.Aussi, dès son retour à la caserne, fut-il invité par monsieur Padjudant à terminer à la salle de police une nuit si bien commencée, Hs voici Lapouille, sans murmurer, revétit la tenue d'usage, empoigna sa paillasse ct se dirigea, d\u2019un pas philosophe, vers les salles de discipline.\u2014Comment, encore unl s'éerin le sergent de garde.Mais, c'est come plet, \u2014Bon, fit tranquillement Lapouilte, n'en parlons plus, Je vais aller coucher à l'hôtel, \u2014La salle de police des hommes est pleine.On va vous mettre dans la salle des sous-officiers.Justement il n'y a personne.Mais Lapouille n\u2019entendait pas de cette orcille.11 protesta froidement: \u2014Pardon, sergent, je suis un homme, et j'entends subir ma peine daus la salle de police des hommes.\u2014Puisque je vous plein, espèce d'andouille! \u2014Je m'en f., sergent, je suis un homme, je ne connais que ça! \u2014Mais, bougre d'imbécile, vous serez mieux dans la salle des sous-officiers.\u2014II ne s\u2019agit pas de bien-être.là dedans! C'est une question de principe.Suis-je un homme?Oui.Eh bien, on doit me mettre dans la salle des fiommes.Quand je serai sergent, vous dis que c'est me mmettrez dans La salle des sous-ot neiers, el je ne dirai rien, Mais d'ici là.je suis un homme.Arrivé, sur ces entrefaites, et impatienté de ce colloque, l'adjudant ne parlait de rien moins que de suisir Lapouitle par les épaules, et de Je pousser dans la buite avec un coup de pied quelque part.[apouille prit alors un air grave.\u2014Monsieur l'adjudant, je suis dans moun droit.Si vous ine violentez, j'é- erirai à la République l'rançaise.Pourquoi le République Françaisede préférence à tout autre organe?On en a jamais rien su.Mais, c'était le supreme argument de = Lapouille: pour peu qu'un caporal le comman- dat un peu brusquement de corvée de quartier, Lapouille parlait, tout de suite, d'écrire à la République Française.Devant cette menace, perdit contenance.blique Française.Et Lapouille continuait, ble: \u2014Je suis un homme, moi, connais que ça.l'adjudant Diable! la Répuinfatisea- Je ne Je suis un homme! Je veux la salle de police des hommes! Finalement, on l'envoya coucher dans son lit.Le nom lui en resta: on ne disait plus Lapouille, on disait l'Homme; l'Homme par ci, l'Homme par là.Ce trait indique assez le caractère de mon ami Lapouille, le type du soldat qui arrive à toutes ses fins, celui qu\u2019on désigne si bien dans l'armée: celui qui ne veut rien savoir, Non, Lapouille ne voulait rien savoir, ni pour les exercices, ni pour les corvées, ni pour la discipline.\u2014Mais votts n\u2019en f.pas un coup! lui disait un jour le capitaine.\u2014Non, mon capitaine, = répondait poliment Lapouille, pas un coup.Et il développait, pour sa flemme publié et et sa tranquillité, des trésors de fur- ce, d'inertie, des airs d'idiot incura ble, de géniales ruublardises, et puis surtout unie telle quiétude, un tel in souci des châtimeuts militaires, une si folle inconscience (apparente, du Moins), qu\u2019on n'osait pas le punir, et souvent il ramassait deux jours de consigne pour des faits qui auraient cuvoyé n'importe lequel de ses cama rades à Biribi.Le damuclésisme de la fameuse République Française lui rendait les plus vifs services auprès raux et sergents, braves Lougres pour qui la crainte de la presse est le com- mencemient de la sagesse.Dans les environs de Noël, Lapouille fit comme les autres et sollicita une permission de huit jours pour aller & l'aris se retremper un peu dans le sein de sa famille.Lapouille ne vit pas sou désir es acé, sa conduite précédente ne le désignant nullement pour une telle faveur.Notre ami ne manifesta aucun de sespoir, n'éleva aucune = réclamation, niais je puis vous assurer que le jour de Noel, quand, à l'appel du soir, le caporal de chambrée nomma La ponille, personne ne répondu, par cette excellente raison que Lapouille se trouvait à Paris, en train de sabler le vin chaud avec = quelques-uns de ses amis.des capo- La petite fete dura six jours.le jeune Lapouille semblait sue cuper de son régiment comme de ses premières galoches, M avait retrouvé une petite bonne amie, de joyeux ca; marades, carotté quelque argent à sa famille, Le temps se tuait gaiment.Le soir du sixième jour, comme il dinait en joyeuse compagnie, un copain, qui avait servi, lui dit tranquillement, au dessert: \u2014Tu n'as pas l'air de t'en douter, mon bonhonune, mais c'est ce que tu vas être porté déserteur! Malgré son mépris des règlements militaires, Lapouille éprouva un pe tit tressaillement désagréable.Déserteur! I eut une rapide et désenchante- resse vision de Bat d'Af, de silos, de soir cailloux cassés sur une route peu ombragée.En un mot, Lapouille ne rigolait pas.11 acheva de diner, passa la soirée avec ses amis et se retira discrètement vers onze heures.Vingt minutes après, il était place Vendome ct abordait le factionnaire du gouvernement de Paris.\u2014Bonsoir, mon vieux, Sale temps.hein! Le factionnaire, un garçon sérieux.ne répondit point.Lapouille insista: \u2014C'\u2019est là que demeure le gouverneur de Paris, dis?\u2014Oui, c\u2019est là.\u2014Eh bien, va lui dire que j'ai à lui parler.\u2014Dis donc, t'es pas fou, toi, de vouloir parler au gouverneur de Paris, à c\u2019t\u2019heure-là?\u2014T'accupe pas de ça, mon vieux.Va lui dire que j'ai à lui parler, tout de suité \u2014Tu ferais mieux d'afler te cow cher.l'es saoul, tu vas te faire 1.dedans.\u2014\"lTu ne veux pas aller chercher le gouverneur de aris?Une fois, deux fois.\u2014M.! Bon, j'y vais moi mème.Ft comme Lapouille se disposait à pénétrer, le factionnaire dut croiser la baïonnette ct appeler à le garde.Sergent, reprit Lapouille, allez dire au gouverneur de Paris quid y a quelqu'un en bas qui le demande.Uni essaya de parlementer avec Lapouille, de le raisonner, de l'envoyer se coucher.Rien n\u2019y fit.Lapouille ne sortait pas de Ki, il terait à voir 'e gouverneur de Paris, Un officier, attiré par le bruit, perdit patience: \u2014\u2014Ll,.-1Moi cet Tronnne là au bloc.On verra demain, Le lendemain, dès le petit matin, le poste retentissait des clameurs de [apouille.\u2014Le gouverneur de Paris! le gou verneur de Paris! J'ai quelque chose de très important à communiquer au couverneur de aris, C'était peut etre Ft puis, qu'est ce qu\u2019on risquait! Donc, le gouverneur de Paris nt venir Lapouille dans son bureau: C'est vous qui tenez tant à voir, Mot and?De quoi s'agit-il?\u2014Voici, mon gouverneur: Mon co lonel m'a envoyé à Paris pour ast quer le dome des Invalides.Or, j'ai oublié mon tripoli et je n'ai pas d'arpent pour en acheter.Alors, je viens vous demander de me fournir du tripoli, ou alors de me renvoyer dans mon régiment chercher le mien.Ce petit discours fut débité sur un ton tellement sérieux, que Lapouille, avec tous les égards dus à son rang.était amené au Val-de-Grâce, dans un assez bref délai.Là, il ne se démentit pas d'une se melle.11 répétat aux médecins son histoire de l'astiquage du dôme des Invalides, sa pénurie de tripoli, et la crainte qu'il éprouvait d'être attrap-\u201d par son colonel, IL fut mis en observation.Un mois après, il était réformé.De temps en temps, je le rencontre.ce brave Laponille, et il ne manque jamais de we dire: \u2014Crois tu qu'ils en eut une couche.frein?vrai, pres bat me » + ° Semaine prochaine: \u201cDoux souvenir\u201d.-Rien= Non, je viens de la cuisine.Tout ce que jai pu trouver c\u2019est une aile de lapin! La France compte sept à huit nul I.auteurs et compositeurs dramati ques.Hätons-nous de dire que, sur ce nombre imposant, la Société de la rue Henner ne retient que 3oo a goo \u201csociétaires\u201d, ayant = définitivement fait leurs preuves. Vol.XXXIX \u2014 No 39.LE CANARD, Montréal, 23 Juillet 1916.5 55 MOSAÏQUE BORDEN.\u2014 Ontario ne veut plus fournir de soldats.JOHN BULL.\u2014 Emmenez les moutons de Québec.\u2014-Moi, la pluie.ça mm\u201d plus que \u2014lerivez, notaire, que nous avons _.Ics Boches.\"WF combattu, battu.> \u2014Ramasser un ivrogne boche n'est \u2014Vaila fa awilisation jioche, mon \u2014T'es temperant pourtant.\u2014Et que vous vous êtes rendus?\u2026 +08 prendre un prisonnier.fils. LE CANARD, Montréal, 23 Juillet 1916, Vol.XXXIX \u2014 No 39.NOS THEATRES Madame Devoyod trouve qu\u2019il fait chaud.Hé Hé Girardin.° Ho Ho Schauten, .« Ha Ha Pellerin.* « + Hem Hem Delville.+ © À Hi Hi Descarts.«so Mme Robert devient tout à blonde.fait .* .Un demande des nouvelles de M.Germain Beaulieu.« * Enfin Dhavrol est à la pêche.Plaignons les Pauvres Petits Poissons.Scheler désire entrer dans la diplomatie.Mme Nozière croit que la prochas- ne saison sera un peu comme les _2 précédentes.Louis Labelle ne fait plus sur les planches; il trouve qu\u2019il vaut mieux faire dans la librairie.Petit-Jean dit qu'il n'a jamais été an Conservatoire du Marché Bonsecours.° .Mlle Verneuil est une romanesque brune comme la bière \u201cTrianon\u201d.Mais clle ne coule pas à flot comme la \u201cFrontenac\u201d.Christe est un philosophe.Julien se ballade.+ ° Ld Juliette Béliveau continue.« Filion sera nonune Hotte à Borden.Amiral de la GUILLAUME II.M.Paul Coutlée prendra prochainement des leçons de M.Lassalle.» .D'Escoubés à pour devise.\u201cDroit au zut\u201d.* +.Dugal, notre \u201cCharlot\u201d = national, prend des leçons de natation.Il flotte entre deux \u201cus\u201d, » s .M.Valeur est un homme de leur.C\u2019est ben d'valeur.via- - + = Connaissez-vous M.Bouchard.l\u2019artiste neutre de l'époque actuelle: * * * Ousqu'est Gosselin?La troupe de Québec se fait passer des Québecs.s Verteuil ne trouve pas cela si ridicule! Quoi?Demandez-lui.° .Rose Alma cultive mere de familte, l'art en bonne .a Mme Laura Lussier est à la veille de recevoir une offre d'engagement { aa = Au À à RADE À KA | > À rr 5, \\, \u201c a «+ x Est A 7 ZX 2 fA NA SX, XIX XX |X TAX L'exécution aura lieu.mantibulera.2e cheval.\u2014 Et, moins que les hommes, nous n'aurons pas un Conrad Martin pour nous rafistoler.1er cheval.\u2014 Quel Martin?2e cheval.\u2014 L'orthopédiste fameux 36-38 rue Craig Est, Montréalchanceux pour la future de Elzear Daousttroupe Léo ferait un bon père de mille, et il semble ne pas le croire.« Li Mme Laviotette se porte bien.Tant mieux pour celle «t sa petite famille\" = .ML Duggal dit avec rasan CU meer égal\u201d.« .Rose Deluys «st en villegtatur: © X sur Laca « Hhamel aime bien aller Club frre
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