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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 17 octobre 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1915-10-17, Collections de BAnQ.

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[" | Vol.XXXVIII \u2014 No 51.fe MONTREAL, 17 OCTOBRE 1915.Cinq Centins | Rédigé en Collaboration.Administration : 105 a 109 rue Ontario Est DEVANT LE COFFRE MUNICIPAL 0 CE MUNICIPAL] NAPOLEON.\u2014Devant ce coffre-fort, toute la population me contemple.Il faut faire grand.j'en trouverai, soyez-en certain.Je n'ai pas d'argent, mais A L\u2019INTERIEUR 50 POTINS DE THEATRE 2 LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.\u201d Vol.XXXVIII \u2014 No 51.La conversion de Pachot Naguère encore, Pachot, homme sensible, n'avait d\u2019autre Coran que la loi Grammont.Or, hier, fait stupéfiant, Pachot a envoyé sa démission de membre de la Société protectrice des Animaux.Narrons l\u2019événement à la suite duquel il changea si brusquement son fusil d'épaule.Samedi dernier, à deux heures de l'après-midi, Pachot entrait au Parc Monceau et s\u2019asseyait, comme 1l le faisait quotidiennement, sur le banc qui fait face à la Lionne blessée.Mille pépiements de convoitise saluèrent sa présence, Bientôt, il eut à ses pieds tous les hôtes ailés du jardin, D\u2019un sac de papier bien rebandi, Pachot sortit une brioche, et le repas de ses pensionnaires commença.Comme Pachot entamait une deuxième brioche, un être minable vint pren- tre place à son côté.\u2014DMousicur, lui dit ce marque-mal, il n\u2019est pas besoin d\u2019avoir lu les poètes pour savoir qu'aux petits oiseaux Dieu donne la pâture; et il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir l\u2019intelligence de Paul Adara pour en inférer que l\u2019occupation à laquelle vous vous pliez en ce moment est pour le moins superflue.Si, d\u2019autre part, je considère qu'il se peut trouver en cet enclos des hommes qui, faute d'argent, n\u2019ont pu déjeuner ce matin, je me sens enclin à taxer de criminelle ia dilapidation qu'on vous voit faire ici.\u2014T1 y a donc des hommes qui n\u2019ont pu déjeuner aujourd'hui?s\u2019étonna Pachot.\u2014Je suis un de ceux-là.Pachot devint grave.11 réficchit deux ou trois minutes, puis, secouant une grappe de moineaux qui béquetaient à même leur provende sur sa main, il saisit le sac et le tendit à son interlocuteur.\u2014Déjeunez donc, monsieur, fit-il.Il restait quatre brioches.Quand Findividu les eut mangées, il se leva, déclarant que la marche était indispensable à sa digestion.Pachot, machinalement le suivit.Ils arrivèrent, à pas fläneurs, au coin de l\u2019avenue de \\Vagram.Au bas de la pente, un charretier cinglait de toutes ses forces et continüment son cheval qui n\u2019avançait plus._ \u2014C\u2019est abominable! cria Pachot.Et, déja, il s'élangait.Son compagnon lui prit le bras.\u2014Qu'allez-vous faire ?\u2014Dire son fait à cette brute.\u2014I n°y a point là de brute; il y a là un brave garçon qui fait son métier.\u2014Son métier ne l'oblige pas à massacrer ce quadrupède sans défense! \u2014Il ne le massacre pas: il le stimule.Cependant, le cheval démarrait, dans un éclaboussement d\u2019étincelles.\u2014Vous n'avez pas de coeur, dit Pachot.\u2014Vous n'avez pas de raison, riposta l'homme.\u2018Et comme, indigné, Pachot voulait s'éloigner, il le retint et parla de la sorte : \u2014 Monsieur, comme le gouvernement ne m'octroyait pas la place d'instituteur qu'il me devait, je me mis charretier.J'avais un fouet.Cc n\u2019était pas pour jouer de la flûte, n'est-ce pas?Je m'en servais donc toutes les fois que cela me semblait utile.Un jour qu\u2019à bon escient je fouaillais mon attelage, un gentleman entreprit de me démontrer que j'agissais comme un misérable.Ses arguments furent si spécieux qu\u2019ils me convainquirent.Je jetai mon fouet dans l'égout.Qu\u2019arriva-t-il?Il arriva que mes carcans, privés de leur adjuvant nécessaire, faisaient quatorze lieues en quinze jours el que je ratais toutes les livraisons.Mon patron me mit à la porte.Naturellement, j\u2019entrai dans une autre maison; mais, comme je m'étais juré de ne plus frapper les chevaux même avec une fleur, ceux-ci n\u2019en fichaient pas une secousse.On me remercia.Il ne me restait plus qu'à crever de faim.C'est ce que j'étais en train de faire, quand je vous ai rencontré.Car, retenez bien ceci, monsieur, .un charretier qui ne frappe pas ses bêtes est un homme foutu.J'en suis le triste témoignage.L'homme se tut.Pa-:hot songeait.\u2014Ah! reprit l'homme, si je pouvais retrouver mon travail.Mais, voilà, avant toutes choses, il me faudrait cent sous.\u2014Cent sous?pourquoi faire?demanda Pachot.\u2014Pourquoi, monsieur?répondit le bougre, mais pour acheter un fouet, et un bon ! \u2014Cela étant, les voici, dit Pachot.es PARC SOHMER w:: Ouvert tous les Dimanches à 3 hrs et 8 hrs P.M.ATTRACTIONSET LA BANDE DU PARC ADMISSION, 10cts THEATRE NATIONAL FRANCAIS SEMAINE DU 18 OCTOBRE 1915 GENEVIEVE DE BRABANT L'OEUVRE EMOUVANTE DE M.JULIEN DAOUST Dimanche grand spectacle de Vues Animées ainsi que les artistes de la troupe dans leur répertoire.Prix 5 ots ot 10 ots THEATRE NATIONAL FRANCAIS Dimanche 24 Octobre 1915 REPRÉSENTATION DE GALA pour les Adieux de M.R.HARMANT partant pour la guerre Tous les Artistes de Montréal prêteront leur concours, Le spectacle sera donc inoubliable.Nous espérons que tous les Canadiens-Français qui ont applaudi cet excellent comédien pendant 17 ans se feront un devoir d'assister à cette représentation d'adieu.Les places peuvent être retenues à l'avance au théâtre.A LOUER EE ES UN TROISIEME ETAGE\u2014No 2681, rue Mance, (côté nord), contenant 4 pièces, améliorations modernes, appareils électriques, bouilloire à eau chaude, w.c, chambre de baln, etc.Loyer réduit.S'ADRESSER A A.P.PIGEON, 109 Ontario Est, ou TELEPHONES est OCKLAND 1984 135 Av.Querbes, Outremont Vol.XX XVIII \u2014 No 51.LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.3 Monsieur, Madame et.I\u2019 Amour BIJOU PARISIEN Orientale de Paris, J'aime tes lèvres un peu grasses Et leur parure, quand tu ris, Brune Nana de Montparnasse.J'aime tes yeux, noirs diamants Sous l\u2019écrin des paupières lasses ; Ta gorge d\u2019un galbe charmant lèt tes hanches pleines de grâces.J'aime surtout, \u2014 mais à genoux, Le plus discret de tes bijoux, [uisant rubis, bagne discrète, Et cette \u201codor di femina\u201d Qui flotte dans l'air, Diana, lorsque tu danses la \u201ckraquette! \u2014F.-A.CALAIS.:0: DEBUSQUONS Vous, mesdames, qui critiquez, Pleines d\u2019ardeur patriotique, Le vil troupeau des Embusqués, Souffrez qu\u2019aussi l'on vous critique.Mesdames, vous qui m\u2019estomaquez ! Il s'agirait, bonnes apôtres, De débusquer vos Embusqués, Avant de débusquer les autres.Sans vouloir vous faire un procès, Je constate \u2014 devant l\u2019Histoire! \u2014 Que le moindre de vos corsets Contient maint Embusqué notoire.Car je sais plus d\u2019un objet d'art Qui, derrière un busc qui m'offusque, S'embusque \u2014 coquin ou pendard ! N\u2019est-il pas temps qu'on les débusque?\u2014Léon VALBERT.MOT DE LA FIN! Le gros Machin a la fâcheuse habitude de se lever très tard.\u2014 Pourquoi, diable! demeurez-vous si longtemps au lit?lui demandait-on hier.LS \u2014Que voulez-vous?Tous les matins, il y a lutte entre mon courage et ma paresse.[Lutte longue ct terrible!.Et moi, j'y assiste sans oser bouger.AMOUR CONJUCAL \u2014\"Oh! me répondit le gardien en riant, il vient dans les cimetières un tas d'originaux qui amuseraient bien les morts, si les morts en avaient connaissance.Ainsi, tenez! ce bonhomme que vous voyez là-bas, en train d\u2019arroser une tombe, a toute une histoire.Il y a deux ans, quand sa femme est morte et qu\u2019on l'a amenée ici, nous avons bien cru qu\u2019elle n'y resterait pas seule.Au premier coup de cloche, quand le corbillard a passé la porte, le veuf s\u2019est trouvé mal, et il a fallu faire arrêter le convoi.Quand on a descendu la bière dans la fosse, il s\u2019est ¢vanoui encore, et on a été deux heures à le faire revenir.Et des larmes, si vous saviez! des cris! des san- lots! Nous l'avons cru fou un moment.Enfin ! est-ce que c\u2019est naturel, une douleur pareille?Notez que la femme avait cinquante ans et lui aussi.C'étaient deux vieux petits bourgeois qui depuis trente années habitaient le même appartement dans la rue de Rennes.Enfin! n'importe! un chagrin inconsolable! Ah, bien oui! Le lendemain, nous le vimes revenir avec un commissionnaire qui portait une caisse de fleurs.Il les planta fui-même sur la tombe, où il n'avait pas voulu qu\u2019on mit une pierre.Aussi le marbrier ne peut pas le sentir.Et depuis, tous les jours, tous les jours, il arrive ici de bon matin avec son arrosoir ct sa béche, et il arrose, et il émonde, et il-arrache les mauvaises herbes.Il n\u2019a pas manqué une fois, et même il a quitté sa rue de Rennes, \u2014 oui, monsieur ! \u2014 et il habite à présent devant le cimetière, entre deux entrepreneurs de sépultures.Il appelle ça le jardin de sa femme.Au fond, c'est son jardin à lui, et je suis sûr que maintenant il serait désolé si sa défunte revenait rendre inutile son horticulture!\u201d En ce moment, le bonhomme ayant terminé son jardinage, venait de notre côté, se dirigeant vers la porte.Avec sa bêche d\u2019une main, son arrosoir de l'autre et un grand chapeau de paille sur la tête, il avait un gros air apoplectique et satisfait.\u2014\u201cEh bien! lui cria le gardien, comme il passait, ça va bien, monsieur, votre petit jardinet ?\u2014\u201cPeuh! oui, merci! S'il n\u2019y avait pas les chenilles qui mangent tout! \u2014\u201cC'est le printemps qui fait ça, monsieur Antoine! \u2014\u201cBé, oui! c\u2019est le printemps, comme vous dites! Mais j'ai bien bêché tout autour des racines.Au revoir, à.demain, monsieur le garde!\u201d H nous salua poliment, et s\u2019en alla.0: = Le Sculpteur et l\u2019Amour Un sculpteur, portant l\u2019'Amour (Une adorable maquette), En plein hiver, certain jour, Par le bois de Boulogne allait à la Muette.Voyant des patineurs, notre homme sur le lac Veut, malgré son fardeau, les imiter.Mais, crac! T1 glisse et laisse choir la frêle statuette Du pauvre Cupidon qu'il brise sans retour.MORALITE: On ne patine pas avec l\u2019amour. 4 LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.Vol.XXX VIII \u2014 No 51.Le Canard Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, aux Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.ABONNEMENT.\u2014 Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50.Hors de la Ville, en Canada, un an, $2.00; six mois, $1.25, \u2014 Un an, pour les Etats-Unis, $2.50; six mois, $1.25.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014 Contrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes, 4e lu ligne; 3,000 à 5,000 lignes, 344c la ligne; 6,000 à 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: Premiere insertion, 10c la ligne; insertions subséquentes, sc la ligne.; \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.; Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, Montréal, 17 Octobre 1915 Une Cause par Semaine TRIBUNAUX COMIQUES Por JULES MOINAUX LE CHIEN QUI PARLE \u201cDu temps où les bêtes parlaient!\u201d a dit le fabuliste.Donc, elles ont parlé, et si elles ont parlé, pourquoi ne parleraient-elles pas encore?Ne rions donc pas trop de l'affirmation d\u2019un marchand de vin qui a cru fermement entendre parler un chien, cet animal étant d'ailleurs réputé pour son intelligence.On n\u2019en est plus à ignorer que, par l\u2019instruction, il joue aux cartes, aux dominos, ct gagne généralement les parties contre ses adversaires; pourquoi, dès lors, ne lui apprendrait-on pas à parler?C\u2019est l'explication, donnée par le plaignant, de sa crédulité, dont se réjouit fort l\u2019auditoire qui assiste au petit procès d\u2019escroquerie soumis au tribunal, \u2014Eh bien, lui dit M.le président, vous avez une foi robuste.Latronche (le plaignant).\u2014 Mais, monsieur le président, les consommateurs qui étaient chez moi, à ce moment-là, l'ont cru aussi.M.le président.\u2014 Que le chien du prévenu parlait?Latronche.\u2014 Mais certainement, ni plus ni moins qu\u2019une personne naturelle.M.le président.\u2014 Vous avez tenu une conversation avec lui?(Rires.) Latronche.\u2014 Oh! non, pas tant que ça.M.le président.\u2014 Alors, qu\u2019est-ce qu\u2019il a dit?Latronche, \u2014 Voilà.M.Pivot (c\u2019est le prévenu) entre dans mon établissement avec son chien, qui était un caniche.M.le président.\u2014 Vous le connaissiez ?Latronche.\u2014 Le chien ?M.le président.\u2014 Le prévenu.Latronche.\u2014 Je ne les connaissais ni l\u2019un ni l'autre.Alors, il se met à une table, le chien saute sur un tabouret à côté de son maître et se met sur son derrière.Je m\u2019approche, je demande à l\u2019individu ce qu\u2019il faut lui servir; il me répond: \u201cUn bock.\u201d Làdessus, voilà une voix toute drôle qui dit: \u201cMoi, un veau!\u201d Je reste de delà, regardant qui est-ce qui avait dit ça avec cette voix-là.Le maître me dit: \u201cNe faites pas attention, c\u2019est mon chien.\u2014 Comment, votre chien?que je fais.\u2014 Oui, qu\u2019il nie répond, je lui ai appris à parler\u201d Moi, pensez, je ne pouvais pas en revenir; je croyais qu'il se fichait de moi.\u2018l'aites-le encore parler\u201d, que je dis.Alors il dit : \u201cDemandez-lui ce qu\u2019il faut lui servir.\u201d Moi, n\u2019y croyant pas, mais pour la chose de voir, je dis au chien: \u201cQu\u2019est-ce qu'il faut te servir?\u201d Il recommence: \u201cUn veau !\u201d T1 y avait là ma femme, mes moutards, mon garçon, qui poussaient des oh!.ah!.et les consommateurs aussi, disant: \u201cAh ! il parle!.il parle!.\u201d Moi j'étais là comme un \u201cEcce homo\u201d, si tellement que le maitre du chien me dit: \u201cEh bien, servez-nous donc!.\u201d Je cours chercher le bock et un morceau de veau; je sers le bock à l\u2019individu ct la viande au chien.M.le président.\u2014 Vous a-t-il dit merci?(Rires.) Latronche.\u2014 Non, il a sauté sur la viande.Alors, v'1a ma femme qui m\u2019emmène dans un coin, les moutards viennent, mon garçon vient; là ma femme me dit: \u201cFaut acheter ce chien-là ; tu feras faire une enseigne: \u201cAu chien qui parle\u201d; ça ne désemplira pas ici, il y a de l\u2019or à gagner\u201d Mes moutards me disaient : \u201cOh! oui, papa, achète-le!\u201d Mon garçon, lui, me disait : \u201cCa me fichera rudement de mal, tout ce monde-la qui viendra.\u201d M.le président.\u2014 Enfin, vous l\u2019avez acheté?Latronche.\u2014 Oui, monsieur, 400 francs; mais quand j'ai eu donné mon argent, voilà le chien qui dit à son maître: \u201cAh! c\u2019est comme ça, tu me vends! Eh bien, je ne parlerai plus.\u201d M.le président.\u2014 Et, en effet, il n'a pas reparlé après le départ de son maitre?Latronche.\u2014 Pas un mot, pas une virgule, rien; mais le soir tout le monde s\u2019est fichu de moi; on m'a dit que le maitre devait être un ventriloque.lors, me voilà furieux d\u2019avoir été filouté.Je vas chez le commissaire de police, je lui conte mon affaire ; il s\u2019est mis à rire à ventre déboutonné.M.le président.\u2014 Il y avait de quoi; enfin, que vous a-t-il dit?Latronche.\u2014 Il m\u2019a dit que j'étais trop bête, et tant pis pour moi; mais voilà que huit jours après je trouve mon filou à la foire de Montmartre, où il était comme étant saltimbanque; alors je l'ai fait arrêter.M.le président, au prévenu.\u2014 Vous êtes ventriloque?Le prévenu.\u2014 Oui, monsieur.M.le président.\u2014 Et vous avez escroqué le plaignant en lui faisant accroire que votre chien parlait?Le prévenu.\u2014 C'est lui qui m'a tourmenté pour me l'acheter.Je ne voulais pas, vu que je m\u2019en sers pour gagner ma vie; alors le marchand de vin me dit: \u201cJe vous en donne 200 francs?\u201d J'ai refuse.\u201c300\u201d, qu\u2019il me dit.Pour lors, je me dis à mon à part que je pourrais me procurer un autre chien ; là-dessus le marchand de vin n'attend pas et me dit: \u201cVoyons, je vous en donne 400 francs et, avec ça, le bock ct le morceau de veau à l\u2019ocil.\u201d Ma foi, comme il me tourmentait, j'ai accepté.; M.le président.\u2014 Et le chien, qu'est-il devenu?Le prévenu.\u2014 Il cst venu me retrouver (rires), mais il est à monsieur, s\u2019il le veut.: Latronche.\u2014 Merci, un chien qui ne parle pas! M.le président.\u2014 Ainsi, c\u2019est vous qui avez tourmenté le prévenu pour lui faire accepter votre argent?Latronche.\u2014 Parce que ma femme m'\u2019avait dit qu\u2019avec l\u2019enseigne du \u201cChien qui parle\u201d je gagnerais de l\u2019or gros comme moi.Dans ces conditions, le tribunal a jugé que le délit d\u2019escroquerie n\u2019était pas suffisamment caractérisé, et il a acquitté l\u2019instructeur de chiens.Morale: Ne soyons pas surpris que les bêtes aient parlé autrefois, quand nous voyons aujourd\u2019hui plus bêtes qu'elles qui parlent également.Semaine prochaine: \u201cUn journal à crever de rire.\u201d Vol.XXXVIII \u2014 No 51.LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.5 L'EXTRA 22% PRIX: Seul Quotidien paraissant le dimanche.GRATIS avec 25 Cents.LADEBAUCHE, Directeur Le CANARD Vol.2.No 20.MONTREAL, Aujourd'hui 1915, Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.BOCKBIER L'aiguille tournant toujours, sans que les Victhires promises aux peuples élus aient fait leur apparition, il a fallu proces er jus pompe, ces jours-ci, dans les grandes villes allemandes, aux fe a 5 Bocka à Man pays de la bière par excellence, que l\u2019on assiste chaque année, en mai, à la fameuse semaine.pendant laquelle ot débitée la bière noire spécialement brassée pour la circonstance e dénommée \u2018\u201cbockbier\u201d, bière du bouc.Co | Veaux gras, cochons, poulets, saucisses, radis hoirs, sont absorbés en quantités phénoménales, pendant ces huit jours.Certaine brasserie bavaroise débite, en temps normal, jusqu'à 30.000 pintes de bière par vingt-quatre heures, pour accélérer la digestion de -ctte stifaille.| ee prétend que ces journées de mai sont funestes à h concorde civique.l.es services de police sont renforeés pendant a semain du bockbier, parce que les buveurs boches ne savent plus ou ¢ onner de la tête, si ce n'est dans le ventre de leurs concitoyens, comme des aisants.boue a vu à Porigine du mot \u201cLock\u201d, bouc qui a fait son apparition en France avec les brasseries allemandes de l'exposition de autres prétendent trouver un rapprochement entre Tepaque du brassage et la saison où le bouc a l'humeur la plus galante.: font remarquer a Pappui de cette opinion que toutes les brasseries d'Allemagne sont ornées d'une figure de houc.oo Ei La vérité peu connue est que Bockbier est un dérivé de in bockbier, autrement dit Bière de Eimbock ou Eimbeck, petite ville de Hanovre, renommée au XVe siècle pour sa bière.:0: Beaucoup de Bruit pour Rien La poètesse charmante et si célèbre, épouse d'un poète si char mant et si célèbre, et mère d\u2019un fils idem, si nous osons dire, 2 ans une jolie ville du sud-ouest, toute fleurie, organisé un hopital.5 Et toutes ses amies, accourant a son appel, sont venues se grouper autour d'elle, infirmières bénévoles et précieuses.mm Ét certes, elles soignent nos blessés avec un dévouement, a ce une douceur, avec aussi une habileté au-dessus de tous éloges et de e 1 ; s.;Ç fout es n'économisent ni l'argent ni la peine et cet hôpital, lequel règnent ces fées bien parisiennes, est le plus suave, le plus joli, le plus douillet des hôpitaux.A | _ _ Pourtant.Peut-on le dire?.Eh oui, puisque ce n\u2019est pas méchant! , | Eh bien, malgré tout, ces charmantes femmes, qui n'ont point La l'habitude de parler aux pioupious de deuxième classe, sont un peu trop maniérées, un peu trop délicates, un peu trop chic!.Elles parlent avec trop de recherche et portent des toilettes trop élégantes, Elles font trop de \u201cchichis\u201d, disent les soldats.Et ces derniers, un peu agalés à la longue, résolurent récemment de faire quelques niches à ces \u201cprincesses\u201d.Et qu'imaginè- rent-ils?Ma foi, quelque chose d'assez vilain et d'assez sonore, et quelque chose d'assez peu distingué.Ils saluèrent, pendant quelques jours, l\u2019arrivée de ces dames, de certains bruits sur la nature desquels, comme dirait M.Faguet point n\u2019est besoin d'insister.Ces dames furent bouleversées et scandalisées.Et leur indignation fut telle, qu\u2019elles dénoncèrent au médecin-major la bruyante attitude des malades.Le major, bénévole, fit une enquête, à la suite de laquelle les bruits incriminés furent diagnostiqués \u201ctroubles de nature météorique causés par le séjour dans les tranchées.\u201d Ainsi l\u2019incident fut déclaré clos.Et, du reste, depuis, les malades sont redevenus bien sages.:0: LE KRONPRINZ \u2014_\u2014\u2014\u2014 le Kronprinz a perdu toute sa popularité en Allemagne.On lui reproche de n\u2019avoir pas justifié les espoirs militaires qu\u2019il avait inspirés.Et l'on rappelle avec aigreur certains épisodes de son séjour en Luxembourg qui ne sont pas précisément édifiants.Tant que la victoire sembla sourire aux étendards germaniques, on parlait avec indulgence \u201cde peccadilles qu\u2019on pouvait pardonner à l'héritier présomptif de la plus belle couronne de l\u2019Europe\u201d, mais à mesure que les échecs s\u2019entassent, le souci de la morale se réveille dans les consciences germaniques.On trouve mauvais à présent que le mari de la Kronprinzessin Cecilie ait jeté le mouchoir avec tant de désinvolture à une beauté facile d\u2019Esch-sur-l\u2019Alzette, où il av Mlle K.Sans peur de scandaliser les bons Luxembourgeois, il traversait la ville avec elle en voiture découverte.Le soir, les deux amoureux s'asseyaient à la fenêtre de leur chambre.Le prince, débraillé et dégingandé, laissait pendre ses longues jambes par-dessus la barre d'appui et tirait d\u2019un cigare de grosses bouffées de fumée bleue, tandis que la favorite révait, la tête mollement abandonnée sur la poitrine de l\u2019impérial amant.ait établi son quartier général, ~ Tel était le spectacle offert tous les soirs aux bourgeois de la ville et aux troupes du corps d'occupation.Mlle K.n\u2019est pas, du reste, une Luxembourgeoise d'origine.Elle est la fille d\u2019un immigré allemand, établi depuis peu à Esch, et qui est boucher de son état.Ce dernier détail prouve qu\u2019il y a des affinités électives, comme l\u2019affirmait Goethe. LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.Vol.XXXVIII \u2014 No 51.TRALIE- ECHOS et POTINS Gare la bombe! : * * Où es-tu, Mike?.* M.Harmant s\u2019en va.= + Petit-Jean se laisse aller.* « *« M.Rudolf est dans la note.LS Qui prendra les Nouveautés ?- « LJ Cauvin mange au Cordon Bleu, + * \u2018Monte Cristo\u201d: Elzéar Hamel! * * L'opérette opère des merveilles.» * « .Deplan ne jure qué par le Christ, ., Hervé chante comme un rossignol.\u201c s - * - M.l'ilion est toujours vieux garçon.\u201c+ * M.Godeau est toujours \u201crubant vio- * x + Au Nickland, 11 y à très peu de monde.0» M\u2019sicu Renaud fait dans les jeux de mots.* * Ld Mme Laviolette est toujours au Chane teclerc.£0 A la Lune Rousse, on y joue.\u201cplate\u201d! c\u2019est \u201c_ + Les troupes de Québec n'ont pas fait vieux os ! *,* Les \u201cGirls\u201d de Robt sont de plus en plus belles.* .* M.Hamel fait un peu de sport comme d'habitude.: LP Hector est beau pour les unes et bon pour les autres.* * A quand \u201cLa Foi*?.L'Espérance ct la Charité?.\u201c_ * M.Pelletier a pour devise: \u201cJe meurs ou je m'attache\u201d.* M.Ernest Tremblay est à la veille de commettre une revue.x .* ERY Madame Simonne Rivière est un peu là pour donner le \u201cla\u201d.* + * Lorchestre du National (dir.Goulet) fait partie de l\u2019Union! a pe * M.Palmiéri est en train de laisser le théâtre pour la politique.M.Cliriste se demande si sa revue sera jouée au Monument ou ailleurs.* * + G.H.R.vient de commencer la Revue qu\u2019il devait faire jouer en 1913.x 0% * M.Julien Daoust veut, dit-on, bloquer la rue Ste-Catherine, en face du théâtre National.LA * * On demande quel est le théâtre qui aura la bonne idée de monter \u201cJean Sans Nom\u201d.* * * Sector! mon trésor, veux-tu les cacher ces belles petites mains blanches ?! Dis, veux-tu, mon chou! LP Dauriac a fait preuve de talent acrobatique \u201cdans\u201d \"La goualeuse\u201d.N'est-ce pas Gaston, que tu t'en souviendras du petit escalier di petit pont Sully?* * * M.Harmant part pour la guerre, Il parait que le gouvernement français l'a fait demander expressément pour faire mourir de rire les Allemands, C'est un moyen d'exterimination comme un autre.+ * M Scheler, actuellement à Québec, s\u2019est fait arracher deux dents.L'une était une dent de sagesse! L'autre une dente contre M.Gauvreau, le directeur du National.° * + Louis F.Gauvreau est maintenant directeur du Victora, rue Mont-Royal.Auwrait-il l'intention d'y former là une troupe qui ferait opposition au Chanteclere?Mystère! * + * Mme Robert, la toute-gracicuse artiste a quitté notre théitre de la rue Ste- Catherine pour aller au Chanteclerc.Comme quoi \u201con a souvent besoin d'un plus petit que soi.\u201d LJP Nous avons rencontré le joyeux Harmant, qui en veine de conlidences, nous a avoué qu\u2019il était engagé comme inter- préte, pour parler \u201cbezouf\u201d avec les troupes africaines.* = *® On dit que Mme D., lasse de se voir couper son salaire, a coupé court à toutes ces coupures et refuse de couper dans les boniments de son nouveau directeur et ne veux plus rester plus longtemps sous sa coupe.* yg ¥ M.Gauvin, l'impressario de Québec qui a monopolisé Dhavrol, Scheler, Schauten, ct Mme Deluys, était en ville ces jours-ci.Il a fureté dans tous les théâtres de Montréal, car il a, paraît-il, intention de nous donner prochainement du théâtre de comédie.Delville, après sa brouille avec Robi a été nommé directeur d'un théâtre à Ottawa.Mais il paraît que les affaires n\u2019y sont pas brillantes et que notre ami joue le plus souvent pour les banquettes.Ce n\u2019est pas comme au Canadien.* * * M.Robi affirme que \u201cTout Pitou\u201d, un de ses chiens né de la rencontre d\u2019un basset et d'une levrette, est sa \u201cmascotte\u201d.Qu'il prenne bien garde de ne pas le laisser se promener seul dans la rue.Il pourrait y rencontrer la \u201ctache\u201d que ne saurait effacer lu \u201cgazoline\u201d, et alors, adieu.le prestigieux pouvoir de la mascotte.at AM.C.a donné sa démission de président de la Confrérie des Danseuses Abandonnées.H y a plusieurs candidats à sa succession.Les élections seront très contestées et l\u2019on s\u2019attend à une rude campagne électorale parmi ces dames pour faire choix d\u2019un nouveau titulaire possédant toutes les qualités voulues, ce qui n\u2019est pas commode, assure-\u2018-uni, Au Canadien, il y a quelques mauvais sièges à l'orchestre; on y vient quand mème en foule: La musique adoucit les moeurs et les sièges aussi.- » Leurs plus grands désirs: Jos.Tremblay \u2014 Toujours jouer des premier rôles.A.Lecliire \u2014 Voir rejouer \u201cDonnez'y, Polion\u201d.Barry \u2014 Dire \u201cl'affaire est bonne\u201d, et mourir.G.Dauriac \u2014 Ne plus jouer que des Commiissaires de Police.Godeau \u2014 Reprendre sa charge de régisseur.; Gauthier \u2014 Devenir directeur artistique d'une troupe quelconque (sic.).Mme Devoyod \u2014 Ne jouer que des roles de son genre.Mme Bella Ouellette \u2014 Ne plus quitter le National.Mme Robert \u2014 Retourner à Paris.Mme \u2018Tremblay \u2014 Etre grosse et grasse.Tout le monde \u2014 Voir s'amener la fin de la guerre.jamais NOS THEATRES THEATRE CANADIEN-FRANÇAIS.\u201cFleur de Thé\u201d.Notre populaire impressario, Armand Robi, nous promet pour la semaine prochaine, une véritable primeur.Pour la première fois en Amérique, l'excellente troupe qui obtient tant de succès au Théâtre Canadien-Frangais donnera au grand complet l'adorable vpérette de Lecocq \u201cFleur de Thé\u201d ; c'est une opérette chinoise où la verve de ce brillant compositeur s'exerce à son plus haut degré, \u201cFleur de Thé\u201d est la première des opérettes dont le thème musical et l'intrigue sont chinois et du Japon, ct plusieurs compositeurs ont cherché à imiter avec plus ou moins de succès, le ton original de cette gracieuse fantaisie.Le \u201cMikado\u201d de Sullivan, \u201cMadame Chrysanthème\u201d, \u201cLe Voyage de Tokio\u201d.ete, ont été composés par la musique de \u201cFleur de Thé\u201d.Cette opérette a fait fureur en Europe où elle a été représentée dans presque tous les pays.Elle a été traduite en plusieurs langues et partout son succès à été élouissant.Nous aurons l'avantage d'entendre un bijou durant toute la semaine prochaine In-extenso, et avec le concours des artistes de la troupe Robi.Madame Dorgeval, l'exquise chanteuse tiendra le premier rôle; Mmes Roberval, Dubuisson, ete.MM.Pellerin, le charmant ténor, M, Robi, l\u2019inpeccable artiste la seconderont.Une surprise agréable pour le public sera le début de cet infatigahle comique qui s\u2019appelle Darcy, fe désopilant comique qui a fait rire aux larmes toute unc génération d'amoureux du théâtre.Le role de Tien-Tien, qui lui sera confié fera époque dans nos annales théâtrales.Les décors brossés par le maître Delangis, seront féériques ,on y travaille depuis plusieurs semaines.Les choeurs, bien stylés et costumés à grands frais, l'orchestre au complet sous la direction du compétent llenri Miro, feront de \u201cFleur de Thé\u201d un spectacle harmonieux et splendide qui fera courir tout Montréal.:0: THEATRE NATIONAL FRANÇAIS.\u201cGeneviève de Brabant\u201d.À la demande de nombreux habitués qui se rappellent ou ont entendu parler des mémorables représentations de \u201cGeneviève de Brabant\u201d que donnèrent l\u2019an dernier les artistes de M.Julien Daoust, celui-ci a décidé de se rendre au voeu populaire et de mettre à l'affiche du Théâtre National, pour la semaine pro- chaîne, cette pièce qui ne manquera pas de faire courir encore tout Montréal.Pour ceux qui ne l'ont pas encore entendue, le titre seul leur dit ce qu\u2019est cette oeuvre tirée du roman que tout le monde a lu et qui a fait verser tant de larmes, car l'histoire de cette malheureuse et noble créature est des plus touchantes, ct elle est restée profondément gravée dans l'esprit de ceux qui l\u2019ont lue.En adaptant \u201cGeneviève de Brabant\u201d à la scène, M.Julien Daoust a eu soin de travailler sur les seules données du roman, lui conservant par le fait mé- me son caractère intime et sa couleur locale.C'est ainsi que tout le monde pourra reconnaître tous les principaux personnages du roman: Genevicve, Sigefroi, Dolor, Golo, le duc de Brabant et la duchesse Wolff, cte, nous assisterons au départ pour la guerre du comte Sirefroi, à la trahison de Golo, nous verrons Geneviève dans su prison puis Vol.XX XVIII \u2014 No 51.LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.L\u2019ACTUALITÉ I REO CENTRA Queesc TRAL, vous pm: \"ni DONNELE Ma Mave) \u2026\u2026 ve NUMERO.EF Ms Dei 0, ALLO! Hi [A C'EST POUR voust MA CHERE, Oh! QuIL ETAMIT CHIL, Pis Avec çA Qui PARLAIT ELLE DoiT AVOIR ETE A UN EUCHRE HIER SOIR CM.M Fo.MAL À PROPOS 2\u2018 CENTRAL, 8.C- 3,548, 1111 000 UNE Boire it | if I lu M A [Boucher [uses A L'ACTION SOCIALE 2 ES DNS | \\ J N \\ = SI VOUS.DEMANDEZ LE MEDECIN, | OU CHEZ L'ENTREPRENEUR | A'L'ACTION SOCIALE\u201d | ET ENFIN CHEZ UN MARCHAND ON VOUS DONNE LE BOUCHER.\u2014 | DE POMPES FUNEBRES, POURVOTRE| POUR VOS ECURIE s D'ETEIGNOIRS, POUR VOTRE, CHARRETIER.\u2026._\u2026.- Beets en ECHEVIN.-.\u2026.-.A QUÉBEC dans la forêt avec son fils, Dolor, etc.LES SOUHAITS Ce dernier tableau est un véritable \u2018 chef-d'oeuvre de mise-en-scène et d'ima- Une FABLICHONNERIE par Semaine gination; rien de plus agréable à l\u2019oeil Que ne suis-je la fougère par GEORGES GILLET et à l'oreille, en effet, que de voir les On, sur le soir d\u2019un beau jour, me oiseaux vultiger autour des pauvres Se repose ma bergére, .\u201d abandonnés, charmant leur affreuse so- Sous la garde de l'amour! fitude et d'entendre le trilles i Que ne suis-je le zéphir c et d'entendre leurs trilles joyet- Qui rafraiehit ses appas, MARCHAND DE MOURON ses résonnant dans la profondeur de la L'air que sa bouche respire forêt.\u201cGeneviève de Brabant\u201d sera mon- La fleur qui naît sous ses pas! tée au Théâtre National avec un luxe inoui de décors et de misc-en-scène.\u201d Que ne suis-je l'onde pure pe Lo i la reçoi 1S SO in! 7 : c Quant à l'interprétation clle sera entre Qui Ja reqoit dans son se n Un pauvre marchand de mouron.les mains des meilleurs artistes actuelle- Qui la couvre après le bain! la hotte au dos, sueur au front, ment en Canada, puisc isons ue ne suis-je cette glace 4 01e Canada, puisque nous liso Q J RF S\u2019en allait répétant sa gamme Où son portrait répété dans la distribution les noms suivants: | .M > Offre & nos yeux unc grice Agréable aux petits oiseaux Mmes Bella Ouellette, Devoyod, Rosc Qui sourit à la beauté! grue aux | SCAUN, Alma, Demons, Tremblay, Lucresia; Or, tandis qu\u2019il lançait son refrain aux échos, MM.Julien Daoust, Filion, Tremblay, Que nc puis-je par un songe Hamel, Leclaire, Villeraie, Pelletier, Teuir son coeur enchanté! Valhubert, Godean, Barry, Dauriac, Que ne puis-je du mensonge Chancela tout à coup, pâlit, et rendit l'âme.Gauthier, cte.A Ja semaine prochaine Passer à la vérité! 2 \u2019 » cleo Ada Sem prochai Les dieux qui m'ont donné l'être, done, pour un spectacle extraordinaire Mont fait trop ambitieux.MORALITE: au Théâtre National; allons tous en- Car, enfin, je voudrais être tendre l'oeuvre émouvante de M.Julien Tout ce qui plait à ses yeux.Daoust, \u201cGeneviève de Brabant\u201d.RIBOUTTE.Le malheureux, n'ayant que la peau sur les \u2018os, Mourons pour les petits oiseaux! 8 LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.| Reculez-vous s\u2019il vous plaît Vous savez tous que Lucette Marise sc retira de la scène l\u2019an dernier.Dieu merci! la nouvelle fit assez de bruit dans Cabotinville, Aucun de nous n\u2019y voulait croire.Quoi! à trente- huit ans à peine, c'est-à-dire dans le plein éclat de sa carrière, l'exquise étoile des l\u2018antaisies-Burlesques s\u2019éclipsait du ciel dramatique! Et les reporters d'affluer chez la divette: \u201cPourquoi donc quittez-vous le théâtre?\u2014 Parce que je ne veux pas que le théâtre me quitte.Et, là-dessus.mes enfants, allez donc voir dans ma chemise de nuit si j'y suis!\u201d N'était-ce pas bien parler?C\u2019est que Lucette Marise n'avait plus besoin des autres et pouvait meme s'offrir le luxe \u2014 d'ordinaire le plus coûteux \u2014 qui tient tout dans l\u2019inégalable satisfaction d'envoyer promener nos messieurs les journalistes.Lucette Marise n\u2019était donc point de ces cigales imprévoyantes qui, leur hiver venu, ne se soutiennent plus qu\u2019à coups de représenta- tions-à bénéfice: pendant ses vingt ans de théâtre, elle avait gentiment économisé cinq cent mille francs.Que faire de toute cette monnaie?Acheter des valeurs?.,.Par ces temps troublés, c\u2019est un assez médiocre placement.Et puis, le reve de Lucette, le réve de toute sa vie, c'¢- tait de devenir propriétaire, Elle acheta donc un hôtel dans l'avenue du Bois.\u201cJe le loucrai trente mille\u201d, ar- reta-t-clle.\u201cC\u2019est un beau revenu\u201d.(Indiscutablement !) De fait, elle te loua trente mille à un membre du Jockey marié depuis deux ans à une Américaine, comme il sied, millionnaire.Lucette, éblouic par le chic de ces nababs, et d'ailleurs novice dans l'exercice de son nouvel état, négligea de se renseigner.Comment se défier de ces gens distingués qui, dès avant leur entrée dans l'immeuble, avaient, sans discussion, versé l'argeut du premier terme, soit 7,250 francs?L\u2019ex-comédienne ne pensa qu'à bénir le Ciel, et dormit, pendant trois mois, les nuits les plus paisibles.Le matin du jour où elle ses préparait à s\u2019en aller toucher le montant du second terme, elle fut honorée de la visite de son locataire.\u201cOh! monsieur\u201d, dit-elle, flattée dès Vabord, \u201cil ne fallait pas vous déranger! Je me disposais à passer à l'hôtel cet après- midi.\u2014 J'aurais été désolée que vous eussiez pris cette peine\u201d, répondit le membre du Jockey.Et il expliqua tout de go qu'à la réflexion, le système du paiement à terme échu lui paraissait préférable, l'autre mode impliquant chez le propriétaire des idées de méfiance en vérité trop humiliantes pour des personnés imbues d'une fierté aussi naturelle que légitime, Séduite par le grand air du sire, Lucette se confondit en excuses ct consentit, sans lutte, à attendre la fin du semestre pour le règlement du second terme.Or, à la fin du sixième mois, les locataires de l'hôtel étaient absents.Hs étaient en Amérique.À la fin du neuvième mois, ils y étaient encored\u2019ur chance, avant lu fin du douziènie, le couple rentra.\u201cMonsieur est a son cercle, et madame ne reçoit pas\u201d, dit le suisse, Lucette n'entendit point raison, ct, de vive force, pénétra dans lu chambre de la dame, en criant: \u201cPayez-moi!\u201d, Mais la fille d\u2019outremer l'ayant priée de repasser un autre jour, Lucette, dont le plan était arre- té, se déshabilla en un tour de main et se trouva couchée en moins de temps qu\u2019il n'en faut pour le dire.\u201cJe ne sortirai de là-dedans que düment désintéressée\u201d, declara-t-elle, \u201cAoh! vous devez être malade\u201d, tit la dame, flegmatique.\u201cJe vais faire venir le docteur\u201d.Et elle sortit.Peu après, en effet, le docteur entra.\u201cC\u2019est vous la malade?\u201d deman- da-t-il à Lucette.\u201cNon\u201d, répondit-elle, \u201cmais la propriétaire, et ils ne m'\u2019auront hors de leur lit que payée\u201d.\u201cQue vous doivent-ils donc?\u201d s\u2019enquit le me- decin.\u201cTrois termes, \u2014 [Dour moi, depuis trois ans, je les soigne sans en rien pouvoir tirer\u201d, reprit l'homme de l'art.Vol.XXX VIII \u2014 No 51.CHARADES 124 Mon premier rend la santé stable.Mon second fait l'humeur aimable.Et le fin mot de mon entier Se trouve chez le charcutier.123 Avec le premier les tailleurs Evitent sanglantes piqères.Devant le second les chasseurs Souvent trop vifs, prennent mal leurs mesures.Quand ils font mon tout les acteurs Ont souvent parole et démarche peu sûres, EXPLICATION DES CHARADES PARUES LA SEt2r 122.123.Souris.Milieu.Fourmi.MAINE DERNIERE CONCORDIA DANS L'EMBARRAS CONUURDIA \u2014J'ai une bibliothèque mais pas de bibliothécaire.LADEBAUCHE.\u2014J'en connais ya qui prendrait la \u201cjob\u201d.C'est. Vol.XXXVIII \u2014 No 51.LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.Cadeblag-2ti QUOTIDIEN HEBDOMADAIRE PUBLIÉ par L\u2019AGENCE WOLF Le seul journal relié par fil spécial avec le vieux Dieu allemand.SR Dieu le Père est réservé à l\u2019usage exclusif du Kaiser.Du Luxembourg au Moulin-Rouge Pour la quatrième fuis, les journaux français, la vérité sur la gorge, reconnaissent notre victoire.Les communiqués officiels des 7 ct 13 mars parlent des positions allemandes autour de No- tre-Dame-de-Lorette et du Four de Paris.Or, nul n\u2019ignore que Notre-Dame-de- Lorette est une chapelle située au pied de la Butte \u2014 où les pécheresses ont l'habitude d'aller en pêlerinage \u2014 et que le Four de Paris \u2014 bien connu des partisans de l\u2019incinération \u2014 est au Pè- re-Lachaise.On le voit ,entrés par l'est de Paris nous en occupons maintenant tout le centre et le sud, Dix-huit arrondissements sur vingt sont déjà conquis ct organisés (un premier service de zep- pelinbus sera inauguré le 1er avril sur la ligne Madeleine-Bastille).C\u2019est le 30 février dernier que le Luxembourg est tombé entre nos mains malgré l\u2019énergique résistance du lieutenant Antonin Dubost.Ce vaillant homme de guerre fut accablé sous le nombre, .n'ayant pu rassembler pour défendre le Sénat que des conscrits \u2014 les uns célibataires, les autres pères conserits, Le lendemain 31 février, le Palais- Bourbon était investi.La garnison, forte de six cents hommes ne comptait aucune bouche inutile, : divisée en secteurs, elle était fortement approvisionnée en vivres ct en pots de vin.Sonsmée de se rendre, clle nous envoya des yurlementaires qui nous demandèrent de nous adresser à une sous-commission, dont le rapporteur entrerait cn rapport avec nous.Mais par un habile mouvement tournant, le colonel Choparbourg, entrant par la rue de Bourgogie, enleva Ia caisse; démunie de ses pièces de quinze mille, la garnison capitula sans résistance.Cependant fortement retranché à nous füûmes forcés, en dépit de notre respect pour les monuments historiques et les chefs-d\u2019oeuvre de l\u2019art ancien, de bombarder le Moulin-Rouge qui fut brûlé.Un ministre français, M.Sanschaussette, fut fait prisonnier : il se rendit, ct tendant sa main fraternelle au lieutenant le gouvernement s\u2019était à Montmartre; BUREAUX: KOLOSSAL-KANARD STRASSE, BERLIN de landsturm ancien député Sudekum, lui cria: Kamerad ! Le lieutenant Sudekum le fit d'ailleurs aussitôt fusiller.STATISTIQUE Nous avons maintenant des données exactes sur la composition de la méprisable petite armée du général French.Cette petite moins que rien a regu quelques nouveaux contingents qui, loin de lui apporter le moindre renfort, \u2014 ainsi que le pourraient croire les esprits superficiels, \u2014 ne feront que mieux ressortir sa totale insuffisance.Chacun sait que l\u2019Allemagne a le monopole des puissants effectifs; nous ne saurions donc envisager qu'avec la plus grande sérénité et le plus profond dédain l'arrivée prochaine sur le champ de bataille de sept ou huit petits corps d'armée fraîchement débarqués.Ce pitoyable excédent ajouté aux 750,- 000 négligeables soldats qui composaient les premières insuffisantes troupes portera à 1,200,000 hommes ce mesquin petit total.:0: La Chanson des Intellectuels Militarisés Quand l'Allemagne, brusquement attaquée par la Belgique, fut forcée de mobiliser, elle ordonna la levée en masse de tout ce que l\u2019Empire contenait d\u2019hommes supérieurs dans les lettres, les sciences ct les arts, et elle arriva au chiffre kolossal de 93 intellectuels.Ces 93 Al lemands intelligents se chargérent de parler au monde; ct le monde à leur manifeste ne répondit rien \u2014 car il demeura frappé d'étonnement.Les 93 penseurs de l'Allemagne auraient pu en rester là, mais ils voulurent faire micux encore.La poétique Germanie devait en effet trouver dans celte guerre une occasion unique de chanter une épopée, ct aprés avoir parlé aux contemporains, les 93 cerveaux allemands songèrent à s'adresser à la Postérité.; Et ils se réunirent donc en une commis- sion poétique qui se divisa en trois sous- commissions de 31.membres : la première chercha les mots, la seconde les rimes et la troisième compta les pieds de chaque vers.Grâce à cette merveilleuse division du travail, chef-d'oeuvre de l'organisation allemande, les 93 intellectuels germains, en dix-huit jours, rédigèrent \u2014 à raison d'un vers par jour \u2014 un chef-d'oeuvre en trois strophes: la première exprima la force matérielle de l\u2019Allemagne, la seconde son énergie morale et la troisième symbolise les triomphes de la kultu- re germanique.Nous sommes heureux de donner à nos lecteurs le texte définitif de cette \u201cChanson des intellectuels militarisés\u201d : ter couplet Couvertes de boue et de crotte, Nos bottes sont de bonnes bottes.Voguant sur la terre et sur l\u2019onde, Elles iront au bout du monde._ Ter refrain C\u2019est un bon article allemand Fourni par le gouvernement.2e couplet Quand nous avons mis dans nos sacs Le butin des villes à sac, Que nous brûülons en feux de joic, Nous défilons au pas de l\u2019oie.2e- refrain Car la morale du troupier Tient tout entière dans son pied.3e couplet Notre feldwebel instructeur Dit avec sa grande douceur : \u201cQuand avec ton fusil, tu tires D'abord prends ta ligne de mire.\u201d 3e refrain La ligne de mire allemande Est la\u2018 plus droite et la plus grande! Nos ennemis eux-mêmes seront, cette fois, obligés de reconnaître qu'aucune des règles de la poésie n\u2019a été violée.Le kaiser a promis de faire pour cette oeuvre originale une musique qui promet de n\u2019être pas ordinaire, :0: Cors.\u2014 Ocils de Perdrix.\u2014 Oignons radicalement détruits par LA POMMADE GALOPANTE (La seule adoptée par le Kronprinz pour la retraite de la garde.) Ui Notre vérité, rien que notre vérité.Exigez la marque : \u2018Made in Germany.\" AAA Service d'espionnage unique au monde, \u2014 Les Animaux s\u2019en vont en guerre Dans le plus grand secret vient d\u2019être achevée la plus colossale opération qui ait jamais été réalisées tous les animaux d'Allemagne ont été mobilisés la semaine dernière.La discrétion a été si bien observée qu'un seul journal français, \u201cLe Rire\u201d, a reçu de son correspondant spécial la nouvelle de l'envoi sur le front de nos formidables poux de 420.Mais en dépit du feu violent entretenu sur nos tranchées, aucune nou velle n\u2019a transpiré.Nous tenons de la source la plus sûre que c\u2019est M.Hagenbec qui a été nommé général en chef des bêtes germaniques À chacune il a trouvé son emploi : le kangourou a été chargé du ravitaillement des munitions; la taupe a naturellement été destinée aux sapes; un corps de vautours, formé pour veiller à la propriété des tranchées s\u2019acquitte à merveilles de son service de voirie.La presse de Berlin a fourni et équipé à ses frais quatre régiments de reptiles ; les boas constructeurs, pontonniers de génie; les serpents à lunette pour répé- rer le tir des batteries; les crotale à sonnette pour le service d'ordre et enfin les terribles cobra de la Mort que commande le Kronprinz en personne.Les crocodiles affecté aux services de chirurgie et les scorpions chargés des piqures de sérum, travaillent quinze heures par jour, mais cette activité n\u2019est rien cn comparaison de celle que déploient les tortues-estafettes et les colimaçons postaux de guerre.Dans le Nord, de la frontière hollandaise à Ypres, les castors ont réparé les digues; on a créé sur les côtes des équipes de requins, chargées de rapatrier les équipages des navires neutres, et à Anvers a été installée une station de baleines dirigeables gonflées à l\u2019hydro- gêne pur, et placées sous le commandement du comte Zeppelin.Mais l'ingéniosité allemande s\u2019est principalement manifestée dans l'aménagement de postes de girafes, qui, munies d'antennes de scarabées, servent à la télégraphie sans fil.Quant à l'éléphant ,on le garde soigneusement à Berlin; le moment venu, on le réserve pour la défense.D.Q. CONTE ROMAIN En ce temps-là, les déserts de Libye étaient moins fréquentés qu\u2019ils ne le sont à l\u2019heure actuelle; la principale industrie du pays, la culture du lion à l'état libre, donnait d\u2019excellent résultats.Le lion pullulait et il n\u2019y avait pour ainsi dire qu\u2019à se baisser pour en prendre; et c\u2019était là que les Romains sc fournissaient de rois des animaux pour les rudes jeux du cirque.Donc, un jeune lion de belle allure vivait heureux en ces dé-* serts ; la chasse était pour lui à la fois un plaisir ct un gagne-viande ; aux époques d'amour, il fondait provisoirement une famille, et quand il avait à peu près élevé ses lionceaux, il les plantait là, ainsi qu\u2019il sied, et courait à d\u2019autres aventures, Un soir qu\u2019il se promenait avec cette nonchalance affectée et ce je ne sais quoi de prétentieux que l\u2019on remarque chez tous les grands fauves, il chut brusquement dans une fosse, qui se trouva, du fait même de cette chute, être une fosse aux lions.Des gens armés surgirent, dressèrent une cage où le lion, furieux mais conplaisant, se précipita : il était prisonnier.Durant des semaines et des mois, il fut trainé en cage, par les villes, où on le montrait comme une curiosité; et à mesure que le voyage se poursuivait, les gardiens redoublaient de mauvais traitements envers l'animal: on le laissait jeûner des jours entiers, on le piquait avec des barres de fer rouge, on le ferraillait sans relâche, on lui avait rogné les griffes par surcroit de cruauté.Enfin, on arriva en Italie, et les belluaires de l'empereur prirent livraison du lion; on l\u2019enferma dans une cave obscure, où il resta sans boire ni manger, au secret; et la pauvre bête pensait : \u201cQuelle cruauté nouvelle me préparent-ils?\u201d\u201d Abruti de souffrance, de fatigue, de soif et de faim, il considéra l\u2019univers en sage qui a touché le fond de l\u2019amertume.Un jour, quand on jugea qu\u2019il était à point, on vint lui ouvrir sa cage, et, à coups de trident, on le pria de sortir par un couloir grillé; il gagna ainsi une porte ouverte sur la clarté d\u2019un amphithéâtre flambant au grand soleil de juillet; sur le seuil le lion s\u2019ar- réta, et ce qu\u2019il vit I'aurait fait reculer d'horreur, si l\u2019on n\u2019avait pris la précaution de fermer la grille derrière lui.Au milicu de I'amphithéatre, une bande d\u2019étres haves, déguenillés, terribles, accroupis dans des attitudes menagantes, ou levant les poings dans un geste de défi; le lion épouvanté s'écria: \u201cTort nom! Ils m'ont livré aux Juifs !\u201d Et, résigné désormais, il se coucha sur le flanc et attendit la mort.CONCOURS DU CANARD L'homme le plus populaire de Montréal.M\u2019sieu à vot'concours, J\u2019répond : Et ça ne sera pas long.Car C\u2019est l\u2019maire Médéric Martin.Parceque c\u2019est lui qui mène le plus de train.BEC-DE-CANARD LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.UNE PLANTE BAROMETRE Un savant autrichien, M.Norvack, vient de nous révéler les vertus vraiment extraordinaires que renferme un petit arbuste très répandu en Egypte et dans d\u2019autres pays chauds.L'\u2018abrus praccatorius\u201d tel est son nom, serait supérieur au plus sensible des baromètres et prédit le temps qu\u2019il fera trois jours à l'avance.Les folioles de l'\u201cabrus\u201d dont la tige est grele et les fleurs roses ou blanches, s'abaissent quand le baromètre monte, ct se redressent quand il descend; ces mouvements, quand on les note dans leurs aspects variables, prédisent la nature, la force, le moment, la direction des troubles atmosphésiques qui se préparent, dans un rayon de 100 kilomètres ct même, quand il s\u2019agit de pluie, dans un rayon de 3,000 kilomètres.Mais c\u2019est loin d'être tout.L\u2019arbuste indique aussi, par des modifications dans la direction et dans la couleur de la nervure de ses feuilles, les tremblements de terro, les éruptions volcaniques, les dangers de grisou dans les mines, vingt-quatre heures À l'avance et dans un rayon de 7,000 kilomètres.Partant de ces données d'observation, M.Norwack a l'intention d'établir, à très bref délai, une station météorologique centrale qui annoncera, par des bulletins quotidiens et avec une précision absolue, deux ou trois jours d'avance, dans un circuit de 3,000 kilomètres, les régions de pluie ou de beau temps Vingtquatre à vingt-huit jours à l'avance, il préviendra des grandes convulsions naturelles, et enfin, de deux à sept jours d'avance, il fera connaître le temps local certain dans un rayon de 75 à 100 kilomètres.ï Inutile d'ajouter qu\u2019on attend avec la plus grande impatience la publication du premier bulletin de ce genre, et qu'on s'occupe déja d'acclimater la fameuse plante baromètre en Europe.30: CALENDRIER ANECDOTIQUE.Le roi d'Angleterre était l\u2019un des souverains aimant le plus l'incognito ou le demi-incognito, et il s\u2019amusait fort des occasions \u2014 qui devaient être assez rares \u2014 où il n\u2019était pas reconnu.Ainsi racontait-il, en riant, comment pendant sa dernière cure, à Marienbad, il reçut une verte semonce d'un agent de police, parce que, assis sur un banc de la promenade, il remuait machinalement du bout de sa canne, quelques papiers déchirés qui jonchaient le sol.\u2014Est-ce vous qui avez jeté ces papiers à terre?»\u2014Non, monsieur, répondit tranquillement le Roi.\u2014Tant mieux, parce qu'il vous en coûter cher, en ce cas! L'agent de police, en s\u2019éloignant, jeta encore un regard soupçonneux vers le Roi: : \u2014En touf cas, prenez garde.Je ne serais peut-être pas aussi indulgent, \u201csi vous recommenciez |\u201d pourrait Vol.XXXVIII \u2014 No 51.Prochainement dans Le Canard Grand Concours du Poil dans la Main THEATRE Semaine du 18 Octobre 1915 1ère fois à Montréal.Opérette par Chs, Lecocq.Tous les dimanches, excellent programme de vues et intermèdes par les chanteurs de la troupe.Sirop d\u2019Anis Gauvin Pour une guérison rapide dans tous les cas d'Insomnie, Dentition douloureuse, Rhume, Dierrhée, Coliques, Etc.Demandez toujours le Il soulagera le BÉbé dès la première dose et le guérira plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre remède.En vente partout à 25e EN VOULEZ-VOUS des LIVRES ?Le plus bel assortiment de livres littéraires, scientifiques, historiques, etc.etc, etc.Spécialité: Romans et revues illustrés, journaux humoristiques, journaux quotidiens, français, ete, etc, ete, Toutes les nouveautés de Paris.J.PONY 70 rue Ste-Catherine Est PRIX MODERES.Tél.Est 2853 Vol.XXXVIII \u2014 No 51.LE CANARD, Montréal, 17 Octobre 1915.PLATOT ET BERTU Quelques jours avant de partir pour le régiment, le conscrit Platot était allé boire chopine avec le gars libéré Berlu.\u201cBerlu\u201d, qu\u2019avait dit Platot, \u2018je vas te confier que je suis-t-embar rassé par rapport à la chose de l\u2019amour, que je connais pas encore, ct que je voudrais bien profiter de mon temps de soldat pour y dire un tot, mais que je saurai pas comment m'y prendre\u201d.\u2014 \u201cPlatot\u201d, qu'avait alors demandé Berlu, \u201cc\u2019est-i donc que tu l'aurais jamais faite?\u201d \u2014 \u201cQuoi donc, Berlu?\u201d \u2014 \u201cB¢é! Platot, 1a chose, done! \u2014 \u201cLa celle de l'amour, Berlu:\" \u2014 \u201cOui, Platot\u201d.\u2014 \u201cNon.jai jamais encore osé\u201d, \u2014 \u201cAh! bé! mon Plato, c\u2019est farce!\u201d \u2014 \u201cQu'est-ce qu'est farce, Berlu?\u201d \u2014 \u201cDe penser done.mon Platot, que tu vas l\u2019emporter d'avec toi-z-à la garnison, ct plus rigolo encore de se dire que peut-être bien tu voudras l\u2019y garder!\u201d \u2014 \u201cAh! non, Berlu, je voudrais pas l'y garder\u201d.\u2014- \u201cA la bonne heure, donc, mon Matot! l\u2019assque, vois-tu, ça finirait ben par te gêner, à la s urfin des fins\u201d.\u2014 \u201cOui, mais, écoute, Berlu, me faudrait une bonne personne avec qui que les premiers pas, ils seraient pas trop difficiles; pass qu'autrement, je sens que j'userai jamais\u201d.\u2014 \u201c Oui, mon Platotje vois ce que c\u2019est: te faudrait qué- qu'chose de tout cuit\u201d.\u2014 \u201cC'est ça.Berlu!\u201d \u2014 \u201cEh! bé! pour lors, puisque tu vas tout à pic à la caserne dont que j'étais, pourquoi que tu prendrais pas ma bonne amie?\u201d \u2014 \u201cQué bonne amie, Berlu?\u201d \u2014 \u201cMais la celle que J'avais là-bas, donc, Platot!\u201d \u2014 \u201cHat Quement qu\u2019elle s'appelle?\u201d \u2014 \u201cS\u2019appelle Zélonie!\u201d \u2014 \u201cZélonie?\u201d \u2014 \u201cC'est un beau nom, hein, Platot, pour une cuisinière?\u201d \u2014 \u201cAh! c'en est une?\u201d \u2014 \u201cTu penses! Et une bien rembourrée.que tu le verras de tes yeux!\u201d \u2014 \u201cTe sais pas si joserai, Berlu.Du moins, quel âge qu\u2019elle a?\u201d \u2014 \u201cDans les quarante-cing\u201d.\u2014 \u201cAlors.j'oserai peut-être.mais je suis quand même pas sûr.\u201d \u2014 \u201cViens chez moi, Platot, où que je vas te donner les mots d'écrit qu\u2019elle m'a envoyés dans les premiers temps.Tu les garderas pour t'habituer à elle.Coumme qui dirait.comme ça, que tu l'aurais déjà connue avant tant seulement de l'avoir aper- que.Saisis-tu?\u201d \u2014 \u201cOui, Berlu\u201d.Dès le second jour de son arrivée à Bougre-en-Val, Platot, dûment équipé, sortit.après la soupe.Jaloux de son secret, il chercha tout seul la petite rue du Chapeau-de-Violettes.Devant le No 13 de cette rue déserte.exclusivement habitée par les mâchon- neurs de rentes de fa ville.il s'arrêta.le coeur battant.Les murs de la cuisine en sous-sol se ponctuaient de for étincelant des cuivres: sur le fourreau, fourbie comme une cuirasse de parade, une marmite étalait une panse bouddhique et se coiffait de frisantes vapeurs bleues.Ia prétresse de ce lieu, c'était Zélonic.la ci-devant Zélonie À Berlu, \u201cma Zélonie, À présent\u201d, songea Platot.I! la reconnut à l\u2019embonpoint décrit ct au bouquet de poils qui lui mettait sur le nez quelque chose d'assez ressemblant à une araignée chavirée.\u201cQu'elle est belle!\u201d cria Platot dans son for intérieur.Pendant tout l'hiver, l\u2019ami de Berlu vint là, chaque soir, religicusement.Extatiques, ses narines emmagas\u2019- naient les délicieux relents culinaires qui s\u2019échappaient par le vasistas toujours béant.Un peu de la lueur d\u2019un proche réverbère lui permettait, en outre, de relire, cependant, les lettres abandonnées par Berlu.Et, de la sorte, à l'instar de Don César de Bazan se délectant des billets doux du Comte devant le soupirail ardent, Platotjustement, aurait pu dire: J'ai l\u2019odeur du festin et l'ombre de l\u2019amour! Un soir de la fin de février, l'élève caporal Pierrotin surprit Platot devant le vasistas: \u201cQué que tu f.,.13, Platot?\u201d \u2014 \u201cChut!\u201d fit l'ami de Berlu, \u201cje regarde ma bonne amie\u201d.\u2014 \u201cElle a donc pas de coeur de te laisser comme ¢a poireauter dans le jus?\u2019\u2014 \u201cJe vas te dire, Pierrotin, c'est pas qu\u2019elle a pas de coeur; seulement, je vas te dire, c\u2019est qu'elle m\u2019a jamais vu\u201d, \u2014 \u201cTu dis?\u201d \u2014 \u201cBé! oui, j'y ai jamais parlé\u201d.\u2014 \u201cBah!\u201d fit Pierrotin.Et il s'en alla, en riant.Le lendemain, Platot vit Pierrotin dans le sous-sol! Et Picrrotin lutinaët Zéloniel.Et, aux fêtes de Pâques.Platot disait à Berlu: \u201cCrois-tu?Elle m'a trompé au bout de trois mois, sans s\u2019ment m'avoir connu!\u201d A quoi Rerlu répliqua: \u201cConsole-toi, va, mon Platot; si elle t'avait connu, probable qu\u2019elle t'aurait trompé tout de suite\u201d.JR LES SACRILEGES DES FACES RASEES.La mode des visages entièrement rasés se répand de plus en plus.Nos modernes dandies, qui l'adoptent avec empressement parce qu\u2019elle donne \u201cl\u2019air bien nnéricain\u201d, se doutent-ils du caractère anti-religieux qu'a eu à certaines époques pareil usage, où du point de vue purement pratique qu'elle avait à d\u2019autres?Aux temps anciens, l'emploi du rasoir était à peu près universellement comme un grave sacrilege: les Egsptiens qui se rasaient complétement, le re- commaissaient ainsi, puisqu'aux jours de fête, ils mettaient des fausses barbes.Ce n'est pas avant 1512, quand le sul- tant Selim Ter viola la tradition, qu'un musulman osa se raser, Selim justifia l'innovation dont il donnait l'exemple en disant \u201cqu'il ne voulait pas que son vizir pût le conduire par la barbe\u201d.Peut-être n'était-ce pas là le véritable motif, mais on sait que les Grecs proscrivaient la barbe de leur armée pour ne pas donner de prise à l'ennemi dans les corps à corps.Que de significations variées dans une simple mode! MAISON AVENDR SIX LOGEMENTS 4 piéces chacun.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixtures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Etc.Prix, $11,000.Peu de comptant requis.S\u2019adresser au Journal RUE MANCE Prés Van Horne Améliorations modernes.\u201cLE BULLETIN\u201d 109 Ontario Est.Les (Unions Quvrières sont invitées venir nous voir TRAVAIL SUPERIEUR A l\u2019'Imprimerle du \u201c\u2018Balletin\u2019\u2019 on y exécute,à très bref délai, toutes sortes de travaux en fait d\u2019impressions.Les Unions Ouorières SPECIALITE: ouvrage de Luxef *™ AUSSI invitées Circulaires, Affiches, Pamphlets, Catalogues, Etc.VENEZ NOUS VOIR \u201cLe Bulletin\u201d Dept.des Impressions vous êtes pressé, vous voulez un bon travail, vous cherchez de l'originalité.105-109 Rue ONTARIO Est.Angle Ave Hotel-de-Ville.TELEPHONE EST 112] LE CANARD, Montréal, 17 Octobre tors.TURLUPINADES Vol.XXXVIII \u2014 No s1.| Ed Laval fait son devoir.* * * Le jour de gloire est arrivé.LJ ° + M.Mondou se suce le pouce.* » * Quel fichu temps pour la saison.* * + Le volcan du kronprinz est éteint.* * * La poussée des Alliés.pousse.« « * Qui sera Bibliothécaire?Mystère.LE Sir Wilfrid Laurier est toujours la.,.On demande une Commission Royale.\u201c.* Levis-la-Sèche se désaltère à Québec.* M.Patenaude n'a pas cassé la glace.« .» A quand la prochaine grève du Maire?_.*« IM.McDonald ne va plus en autobus.* * « Un bon bleu vaut un mauvais rouge.44 Le Comité des Citoyens est a see.comme Roberts.+ * * Le trio: Casgrain, Blondin, l\u2019atenau- de.+ * * Une femme qui n'aime pas son mari aime les chiens.+ * * Guillaume a 55 aus, mais est encore en enfance.+ « * \u201cL\u2019étincelle\u201d a-t-elle nis le feu à la \u201cBombe\u201d ?* * * Les gens de Laprairie ne savent pas s'ils doivent rire ou pleurer.LJ .= Jos.Rainville est, comme devant Jos.Rainville tout court.oe Roumanie, Bulgarie, quel pot-pourri.Grèce.Scrbie, .,.Le temps se \u201cchagrine\u201d chez Concordia.+ Son extérieur n'annonce pas un ministre d'intérieur.* « * M.Nap.Hébert, contôleur, voit pousser ses cheveux blancs, *,* Où étaient-ils, vendredi, les députés du fédéral?M.Arthur Sauvé est complètement bleu.M.Bourassa en pleure, paraît-il.LJ * * Electeurs d\u2019Hochelaga, la province a les veux sur vous.+ « * Plus de compromis s\u2019il y a trève.Plus de treve s'il y a compromis.® 3 * M.Patenaude, ministre! Clest a n'y pas croire! .+ * Les bleus, bons ou mauvais, ne méritent plus la confiance du peuple.+ + M.Côté est revenu.Connaissez-vous l'histoire de l'enfant prodigue.yx M.Fournier ne sera pas bibliothécaire.rex Médéric à des qualités, il a ses défauts Que celui qui n'a jamais péché.*,* Le base-ball est fini.M a failli en ces derniers temps, éclipser la guerre.*\u201c.* M.Patenaude est tout a fait \u201cenchanté\u201d de la nomination de M Patenaude.Ss, L'Allemagne n\u2019a plus de colonies.Elle est comme les nationalistes, LE * Henri ler est comme William J.Bryan, c\u2019est un ange de paix._.« La Serbie cest debout.La Bulgarie, à quatre pattes.* * * Monte-Carlo n'est pas encore sur le Monte-Royal.* + * A propos, M.Médéric Martin est- il bien \u201cl'homme de la Montagne\u201d?* + Li Les Allemands auront bientôt l'épéc dans leur Rhin.+ * La Censure à Ottawa est plutôt une sangsue.Le krunprinz joue le rôle d'un croquemitaine qui a perdu ses mitaines.LE * Son Honneur le Maire Médéric Martin est de l'école de réforme.= * ° L'ours russe ne mords plus, mais il a encore des\u201d griffes.* * + Quel est le pays qui portera le meilleur coup de Jarnac?\u201cgo Le cadenas du Maire ne vient pas de la fabrique Pelletier.» Le colonel Ostell n'est pas encore au front.° Le 22ème est dans les Flandres en attendant d\u2019être dans le flanc allemand.* * LA Primeau et Côté, les deux font la paire, mais non un maire.$s ® * J.H.Roberts est le messie de l\u2019eau claire.+ * On veut mettre Lachine au pain sec et à l'eau.\u201coe?M.l\u2019atenaude.un chien dans un jeu de quilles.* * * M.Jules Fournier n\u2019est pas le même Fournier qui suit M.Martin.Nc pas confondre.*.* A Lachine: \u2014Qu'est-ce que tu paie?\u2014Un verre de Péruna ! + M.Patenaude est un trés Lon garçon, un bon bleu, un avocat passable -\u2014 il fera donc un ministre quelconque.+ * + Le camp de Valcartier a fait disparai- tre le \u201cCamp Flambant\u201d de Québec.Encore un effet de la guerre.* « * Après la guerre il y aura certainement quelques républiques de plus et plusieurs royau:nes en moins.+ - La différence entre Pau ct Janvier: Janvier est généralement froid; Pau est général manchot.* Les sous-marins de M.MeBride vont sous l'eau, mais ils coûtent terriblement cher.+ + Les rouges ont du coeur.Tôt ou tard les élections viendront leur donner l'occasion de lc montrer.+, * On à volé le maire Martin.Dernière nouvelle: Ce n\u2019était que son portrait.LI J * Le prix du lait va augmenter, dit-on, ct pourtant l'eau n'est pas plus rare que cet été, Alors.* * * Le quartier de Lorimier a les abattoirs de l'Est.Mais le pare Crémazie n'a rien et il pue autant.+ * $ Médéric se cache derrière Sir Lomer.Heureusement, notre premier ministre a bon dos, M.Thomas Côté n'est pas mort, voilà pourquoi on ne doit pas le mettre de cote.+ « * Le \u201cVigilance Committee\u201d n'est qu\u2019une doublure du \u201cComité des Citoyens\u201d A bon chat, Lon rat.» * A quand le pélerinage à Québec du comité de Législation du Conseil de Ville?+ Ld + MM.P.Cousineau, Sauvé et Rainville brillaient par leur absence à la réception de l'honorable E.L.Patenaude.* = + Le régime rouge, c\u2019est le jour.Le régime bleu, c\u2019est la nuit.Le régime.nationaliste.oo.zut ! Nous aurons des élections cet automne, dit la \u201cGazette\u201d.Tant pis et tant uieux.* 0% *® M.Maillet veut absofument \u201cfaire\u201d dans le \u201cJournal de l'Agriculture\u201d.Zut, pour lui! * * * Le poilu l\u2019rançais gagne un sou par jour.Le poilu Canayen gagne wun.dollar par jour.Morale: Le Canada est une nation.riche.* e Toujours Américains, ces Yankecs : Le président Wilson a chargé son domestique d'acheter la bague de fiançailles de la future Madame Wilson.=.La Charte de la ville de Montréal est un méli-mélo-pele-méle-puzzle qui passe pour une mosaïque municipale unique au monde.= LS + On annonce que la taxe pour l\u2019enlé- rement de la neige va être augmentée ce 5 à 10 cents le pied.Et il ne neige pas?Prochainement, grande soirée sportive chez Concordia.Au programme nous voyons les attractions suivantes: Ménard vs Ainey \u2014 Deuxième reprise.Martin vs Primeau \u2014 Lutte à nc pas finir.Hebert vs trois.McDonald \u2014 Deux dans + * * Phrases célèbres, chez Concordia : M.Ainey.\u2014 N\u2019empèche, M.Ménard, que vous avez été accusé d'avoir plagié un discours.Vous ne devriez plus avoir l'audace de parler au Conseil, après cela.M.Ménard.\u2014 On voit, M.Ainey, que vous lisez des journaux défendus par l'Eglise, comme le \u201cPays\u201d.Vous, vous n'êtes seulement pas capable de plagier.M.Ainey.\u2014 En tout cas, les discours que je prononce, ils viennent de moi ! "]
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