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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 15 août 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1915-08-15, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XXXVIII \u2014 No 42.x MONTREAL, 15 AOUT 1915.H Cinq Centins \u201ctam os HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vrai sans blague »\u2014 BOISL'BAU.Rédigé en Collaboration.Administration : 105 à 109 rue Ontario Est UN \u201cCORPS MORT\u201d COMITE > ) î DES CITOYENY ly \\ N On cherche de ce temps-ci & \u201ctaper\u201d les gens au bénéfice du Comité des Citoyens.A quoi bon.Il n'y a plus de remède, et le \u201cCanard\u201d déclare que c\u2019est un \u201ccorps mort\u201d.\u201cLe Canard\u2019 n\u2019est pas une poule mouillée. LE CANARD, Montréal, 15 Août 1915.Vol.XX XVIII \u2014 No 42.LES COINS COINS DES ANATEURS BD A une réunion de I'Association Dramatique de Verdun, monsicur Louis Chartrand, ancien président, a été élu président honoraire; MM.Clavi Chartrand, président; vice-président, Roméo Chartrand; sccrétaire-trésorier, Léopold lafreniére; Ier conseiller, Ovide Plante; zème conseiller, D.Goyette; régisseur, Wilfrid Bruneau.* \u201c+ On demande des nouvelles du Cercle Saint-Henri.» * » A quand la prochaine Revue de M.Pierre Christe?+ 4 + On dit que M.Cauvin n'est pas tout à fait dans son assiette de ce temps-ci, » * * Encourageons nos théâtre nationaux d'abord! * x 0» \u2018M.Filion, le sympathique directeur du National, nous réserve d'agréables surprises.Les Echos de | nos Campagnes On a fété Lucille.Les amis lui ont donné un joli kodak.Tous les cava- fiers d'icite y étaient.Le Gros Paul, le Beau André, Ti-Lonis, ete.y en avait une cavalerie de tous les diables.On a dansé, ça s'est brassé; tu parle qu'Irenne pis Lucille, ct Antonio se sont flanqué une brasse, y avait pu de semelle après leurs souliers rendu au matin.* + * Caromel l'Anclume pis Liob ont passé la semaine à Georgeville.Alma les à pincé pis mordu, y sont tous partis sacrement contents pour aller se faire poser un cataplasme en ville.«te - Ti-Georges aime la jeunesse, y yeux fait des pique-niques.«ta Alex! ça c'est rafiné, c'est un gaillard.oh là là là oh! Le bec fin, il aime les grosses, manche courte.ol la 1a! Ti-George loge une sacré belle Barette, je cré qui a jamais pu la mettre, y a la tête trop petite, y sais, mé y veut pas jouer au beux, c'est pas un Bouvier, je t'en passe un papier.° a * a Ti-mond fait la pêche à l'eau.Edouard surveille le Pont, y a pas encore vu un sacré pillier de pont pousser dans la rivière et pis l'eau qui commence à monter.* - ° Ti-George s'est acheté un Grafonola, y nous fait un concert tous les soirs, c\u2019est charmant! et depuis ce temps-là y se cré musicien, y prend son sérieux à deux mains pour pas qui tombe.* ta Y est arrivé uu accident à Arthur cette semaine, ses chevaux ont mangé l'échelle à Hilaire.C'est ben sacrant, y est pas chanceux, c'est certain y va au ciel tout crête.\u201c*.Connaissez-vous notre National Moïse, ça c\u2019est un blood, t'en rappele- tu Moise.Hs sont en or.c'est un véritable trésor, Uen rappelle-tu, quel time, hein! 10: Nector Roqueplan disait: \u2014Le tombeau de Baour Lormain n'a pas besoin d'épitaphe.On éprouve le besoin de bâiller en passant auprès.Un don Juan qui se croit irrésistible, disait à une dame: \u2014C\u2019est curieux, mais je ne m'approche jamais de vous sans trembler pour votre vertu.Grande Réouverture Une Féerie Mervellleuse Effets électriques Nombreux FAUST THEATRE NATIONAL Semaine du 16 Août 7 Décors Nouveaux Musique \u2014 Chant \u2014 Figuration TOUTE LA TROUPE DU NATIONAL EN SCENE Théâtre Canadien - Français OUVERTURE LE 23 AOÛT 1915 DIRECTION ARMAND ROBI avec LE GRAND MOGOL Une dépêche de la Haye annonce qu'une colossale statue de bois du feld-maréchal von Hindenburg sera dévoilée à Berlin, le 8 août.Tout Allemand qui versera un mark au fonds de secours pour les troupes aura le droit de planter un clou dans la statue.On dit qu'il faudra 1,600,000,000 de clous pour couvrir toute la statue.ll faudra moins de clous pour clouer Guillaume au pilori quand viendra l'heure de la défaite.4 pièces chacun.RUE MANCE Près Van Horne MAISON A VENDR SIX LOGEMENTS Améliorations modernes.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixtures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Etc.Prix, $11,000.Peu de comptant requis.S'adresser au Journal \u201cLE BULLETIN\u201d | 109 Ontario Es | FE SN RS \u2014\u2014\u2014\u2014p ee) Vol.XXX VIII \u2014 No 42.LE CANARD, Montréal, 15 Août 1915.Monsieur, Madame et.\"Amour Un homme iacorrigible Drame conjugal de terre et de mer PREMIER TABLEAU La rentrée du mari (La scène se passe à huit heures du matin) Madame (à la fenêtre).Huit heures, Mon mari-n\u2019est pas encore rentré, (Elle inspecte l'horizon avec une lunette d'approche.) Depuis que nous sommes mariés, cet homme découche régulièrement sept fois par semaine, (Elle inspecte de nouveau l'horizon.) Ah! voild sa brouette! Encore une idée à lui de ne jamais découcher sans sa brouette, pour qu'on puisse le ramener plus facilement lorsqu'il est ivre.Préparons sa réception.(Elle pose une pile d'assiettes et quelques meubles à portée de sa main.La brouette, contenant le mari, fait son entrée dans le salon, traînée par Un ami dévoué.) L'ami dévoué (à voix basse).\u2014 Ne le réveillez pas; il dort comme un an- ze (11 sort sur la pointe des pieds.Sans tenir compte de cet avis charitable, madame lance sur l'ange de la brouette une douzaine d'assicttes.L'ange ne se réveille pas.) Madame, \u2014 Puisque la persuasion ne suffit pas, employons la violence.(Elle lance sur le dormeur une potiche, un guéridon et une pendule Empire.) Monsieur (se réveillant).\u2014 On ne peut pas dormir tranquille; c\u2019est insupportable! (Se révoltant.) Mais cela va changer, madame! Nous partirons, demain, pour l'Hindoustan! Madame.\u2014 Pour I'Hindoustan?Monsieur.\u2014 J'ai dit.Faites nos malles, (Il se rendort dans sa brouette.Madame prépare ses malles.) DEUXIEME TABLEAU Perdus en mer (La scène représente la mer en furie.Cramponnés à une bouée de sauvetage, monsieur et madame sont ballottés par les flots.) Madame.\u2014 A \u2018présent que le paquebot qui nous conduisait dans l'Hindoustan a fait naufrage, me diras-tu pourquoi nous allions dans ce pays?Monsieur.\u2014 Petite curieuse! Madame.\u2014 Parle, je t'en prie.Monsieur.\u2014 Soit: j'avais l\u2019intention de nous faire naturaliser Hindous.Madame, \u2014 Hindous?Monsieur.\u2014 Oui, de cette façon, tu aurais été obligée de me laisser découcher tranquillement, Plus de scènes; plus de cris.Tu aurais tout fait pour prolonger mon existence et me la rendre agréable.Madame.\u2014 Pourquoi?Monsieur.\u2014 Dans ce pays, la mort de leurs maris, les veuves sont brülées vives! (A ce moment, une baleine avale monsieur, madame et la bouée.) apres TROISIEME TABLEAU Dans le ventre de la baleine.(La scène représente un intérieur confortable de baleine.) Monsieur (entrant).\u2014 Nous voici dans le ventre d'une baleine, comme Jaurès.Madame (rectifiant).\u2014 Jonas.Monsieur.\u2014 C\u2019est possible.Je suis très fatigué; dormuns.(Monsieur et madame se cuttchent, Au bout d'un moment, monsieur, que le tic tac du coeur de la baleine empêche de dormir, cherche uu antre endroit pour se reposer, Pendant ses recherches, la baleine ouvre la bouche pour bâiller.Monsieur tombe à la mer, Madame n\u2019a rien entendu et dort profondément.) QUATRIEME TABLEAU Le réveil de madame.(Même décor d'intérieur confortable de baleine.) Madame (se réveillant le lendemain matin et constatant l'absence de son mari).\u2014 Cet homme est incorrigible! Il a encore découché! +H UNE LIGUE Dans une ville de la Province, ia fille d'un officier supérieur actuellement sur le front, vient de fonder avec heaucoup de jeunes amies une ligue, si l\u2019on peut dire, ou du moins Une société secrète qui n\u2019est pas tout à fait banale.Il faut, pour pouvoir faire partie de cette société, être jeune fille.jeune fille à marier.Toute adhérente verse $1.00 par mois; et les sommes ainsi recueillies sont versées aux sociétés de secours aux blessés.Mais cette cotisation mensuelle n'est rien.Ce qui est grave c'est l'engagement sur l'honneur que doit prendre toute lipueuse \u2014 engagement qu'elle doit contresigner sur un joli cahier rose \u2014 le registre de la ligue.Chaque adhérente fait en effet le serment formel de n'épouser jamais qu\u2019un homme, mur ou jeune, ayant fait la campagne actuelle \u2014 et n'ayant pas été automobiliste.C'est dur; mais juste, en somme.Seulement, le coetr se moque bien des signatures.MARIAGE ROYAL le roi Pierre de Serbie sunige, nue fuis de plus, à se remarier, l'arrive à un âge où la solitude est chose pesante; les insomnies sont fréquentes à soixante-cing ans et, même rui, on n\u2019est pas fâché de faire, la nuit, un petit brin de causette, pour tuer les heures, simplement.Le roi Pierre \u2014 Pétar en serbe.d'une euphonie charmante \u2014 a jeté son dévolu sur Mrs.Potter Palmer, Américaine fixée à Londres, affligée de plusieurs millions de revenus; le souverain a fait briller aux yeux de la richissime Américaine tous les avantages d'une vieille couronne sertie de millions neufs: puissance, éclat, autorité, le titre de reine, la reine Pétar! et autres agréments inhérents à cette dignité.Mais Mrs, Potter Palmer se rebifie avec, on somme, un pew de raison: acheter si cher une couronne dont la dernière titulaire a été flanquée par la fenêtre de son palais, après avoir été lardée, farfouillée d'outrageante façon, cela n\u2019a rien de très emballant pour une femme riche, libre, soucis et à l'abri des sabres.La reine Draga a créé de précédents.sans facheux :0: PENSEES SUR L'AMOUR A l'usage des amoureux et autres D\u2019Albert Samain: \u201cLame a besoin d'aimer n'importe qui, n'importe quoi, comme le corps a besoin de manger.I y a des âmes qui meurent de faim\u201d.* = L'amour, a dit Mlle de Scudéry, c'est je ne sais quoi, qui vient de je Ne sais où et finit je ne sais comment.*.L'homme qui n'a jamais été amoureux, comme celui qui n'a jamais monté cn aéroplane, ignore la sensation de hien-être ressentie après ces dan- Rereux voyages dans les nuages quand on est redescendu sur la terre ferme parmi les êtres ordinaires.°°.L'amour donne de l'esprit aux femmes et de la bêtise aux hommes.*.L'amour est comme la peur: il fait croire à tout.» * .La liberté est incompatible avec I'amour: un amant n\u2019est jamais qu\u2019un esclave, ° + * L'amour est de I'égoisme 3 deux.LES REMPLAÇANTS L'amour trouble le fond des âmes.C'est le Printemps, ce maitre-queux, Qui cuisine le coeur des femmes Meme aux jours les plus belliqueux.Parigote, tout feu tout flammes, Est amoureuse et, pendant que Sont partis pour chasser Guillaume Les mâles de la nation, Elle, tel Paturot Jérôme, Recherche une positinn, Poilu, qui prendre en ton absence?Voici, sortant presque de l'oeuf, Aux portes de l'adolescence.Un gars de la classe dix-neuf, trûlant de suite son essence.Troisième vitesse.teuf-teuf!.\u2026.Les yeux voluptueux qu\u2019il roule Ft les propos qu'il tient, loufoc.Prouvent assez que cette poule Sut lui donner la chair de coq.Puis, Tommy Pemmene 3 Cythére, Très correct et très polisson, Et du plus ferme caractère.\u2014De¢ quoi donc, d'après la chanson.N'avez-vous pas en Angleterre?Demande-t-elle au grand garçon.Et brisée, heureuse, elle pense, En le voyant toujours dispos.Au temps on l'on croyait, en France.Que l'Anglais nous tournait le das.Le vieux beau, démarche penchée.En devenant vieux qui noircit, Pour l'amoureuse chevauchée Comme remplaçant s'offre aussi.Mars n'en veut plus dans ses tran chées.Mais Vénus dans les siennes, sit Moqueuse, Parigote pense A sa maturité, c\u2019est sûr.Et que des lois disent: \u201cDéfense De rien faire le long du mur\u201d.Remplaçant encor, le métèque.Le neutre hésitant, indécis.Marchera-t-il?Enigme grecque! Rébus italien aussi.Incertitude,,, Flle ne sait que Penser de ce remplaçant-ci.Mais ces \u201cpis-aller\u201d qu'elle invite A des visites sur son front, Comme elle les lâchera vite Lorsque les poilus reviendrom! JEAN BASTIA. LE CANARD, Montréal, 15 Août 1915.Vol.XXXVIII \u2014 No 42.Le Canard ournal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, aux Nos 105-109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.ABONNEMENT.\u2014 Pour la Ville, un un, par la malle, $2.50.Ville, en Canad Hors de la un an, $2.00; six mois, $1.25.\u2014 Un an, pour les Etats-Unis, a $2.50; six mois, $1.25.Strictement payable d'avance.TARIF DES ANNONCES.\u2014 Contrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes, 4c la ligne; 3,000 à 5,000 lignes, 3/4c la ligne; 6,000 à 10,000 lignes, 2c la ligne.Annonces à court terme: quentes, 5c la ligne.Première insertion, 10\u20ac la ligne; insertions subsé- \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48e la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables.Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, Montréal, 15 Août 1915 Une Cause par Semaine 4 TRIBUNAUX COMIQUES Pur JULES MOINAUX LE PLUS DROLE DE L\u2019HISTOIRE Les dames out toujours prutesté contre l\u2019aceusation d'intempérance de langue; mettez-les sur ce chapitre, clles vous citeront, comme preuve de la calomnie dont elles sont victimes, un fait qui, à moitié du récit, amènera tout naturellement une deuxième histoire, se reliant à une troisième, laquelle est la suite logique d'une quatrième oubliée, ce qui rend la précédente incompréhensible; la troisième y passe; après quoi on arrive fatalement à cette question: \u201cQu\u2019est-ce que je disais donc?\u201d Et voilà le beau sexe justifié, Il faut entendre cela à la barre des témoins de la police correctionnelle.pour avoir une idée de la patience dont les juges doivent être doués.Les hommes, c\u2019est autre chose: outre le chapitre des \u201cverres\u201d qui tient une large place dans leurs dépositions, celles-ci sont, la plupart du temps, faites avec la conviction (apparente au moins) que le tribunal con- nait sur le bout du doigt et dans leurs moindres détails les faits qu\u2019il cherche précisément à connaître.Ce qui est remarquable chez d'au tres, c'est l'absence complète de préambule de leurs déclarations, Exemple, à propos d'un nommé Colard, inculpé de vol et de vagahon- dage.Le plaignant attaque amsi sa déposition devant les juges: \u2014Alors, en me réveillant, qu'est-ce que je vois?Le président.\u2014 Vous dormiez donc?Le plaignant.\u2014 Oh! comme un loir.Le président.\u2014 Où cela?Le plaignant (surpris).\u2014 Eh Lien, dans mon lit.Le président.\u2014 Vous étiez vous?Bien, dites-le done! chez Le plaignant, \u2014 Alors je toi demun de: \u201cQu'\u2019est-ce que vous faites là?\u201d Le président.\u2014 A qui demandiez- vous cela?Le plaignant.\u2014 A l'individu.Le président.\u2014 Quel individu?Le plaignant.\u2014 Celui-là = (l'ineul- bé); là-dessus il se couche.Le président.\u2014 Lä-dessus, quoi?Le plaignant.\u2014 Eh bien, sur mon lit, Le président.\u2014 Je vous demande à propos de quoi il s\u2019est couché?Le plaignant, \u2014 Je pense qu'il avait envie de dormir.Alors, il me le rend, disant qu\u2019il venait de le ramasser par terre.Le président, \u2014 Ramasser quoi?Le plaignant, \u2014 Mon porte-monnaie.Je saute, je l\u2019enfile d\u2019un bond.Le président.\u2014 Vous enfilez quoi?Le plaignant, \u2014 Mon pantalon! Le président.\u2014 Allez vous asseoir! Le plaignant.\u2014 Oh! mais c'est que la suite est encore plus intéressante; pour lors.Le président.\u2014 Jé vous dis d\u2019alter vous asseoir! Le plaignant, \u2014 Vous avez tort ui va s'asseoir), Vous perdez le weil leur! Le président faisiez-vous, à sept heures et du matin, chez le plaignant?L'inculpé.\u2014 Je ne savais pus c'était lui.Le président, \u2014 Qu'est-ce que cel veut dire?L'inculpé.\u2014 Parce que je croyais que mon ami Jubier demeurait toujours là; alors, ayant eu une querelle avec un de mes camarades depuis trois heures jusqu'à six heures et demie du matin, et ayant envie de dormir, j'al- luis chez Jubier pour faire un sou- me, (a linculpé)., - Que demie que Le président.-\u2014 Vous n'avez pas de domicile?L'ineulpé.\u2014 Les propriétaires vous étrangient, des prix!.et puis, je W\u2019ai pas de meubles; alors.Le président.-\u2014 Ou à demandé à la concierge si elle avait eu un locataire du nou de Jubier: elle « répon du: \u201cJamais!\u201d L'ineulpé.\u2014 Oh?Jubier demeurait 13, il y a douze ans; ça n'est plus la mene concierge.Le plaignant (revenant).Jui méme bien ri, vu que.Le président, \u2014 Allez vous asseoir! Le plaignant.\u2014 Vous avez tort, c'est le plus drôle de l'histoire.+ ve .Le président (à l'inculpé).\u2014 La vérité est que vous alliez pour dévaliser des chambres d'ouvriers qui, à cette heure, sont partis à leur travail: d\u2019ailleurs, vous avez pris le porte-monnaie du plaignant, (Au plaignant) Où ctait-il votre porte-monnaie?Le plaignant.\u2014 C'est ce que je voulais vous dire qui est si drôle: il y avait six sous dedans.Le président.\u2014 Je vous demande ou était votre porte-monnaie?Une FABLICHONNERIE par Semaine pur GEORGES GILLET LE POCHARD Un pochard pérorait devant une fontaine, Immense château d\u2019eau dont la vasque était pleine, Et criait que, pour rien au monde, il ne boirait De cette onde qu\u2019il abhorrait.Or, soudain, le poivrot, qui se tenait à peine Et qui de plus en plus se grisait le cerveau, Fit un faut pas suivi d\u2019un lourd plongeon dans l\u2019eau\u2026.MORALITE, Il ne faut pas dire: Fontaine, Je ne boirai pas de ton eau! Le plaignant.\u2014 Eh bien, je vous ai dit, dans sa main.Le président, \u2014 C'est à y renoncer.Où l'aviez-vous mis avant qu\u2019il le prit?Le plaignant.\u2014 Dans la poche de mon pantalon.Alors, quand je lui ui dit.Le président, \u2014 Retirez-vous! Le plaignant.\u2014 Vous avez tort, c\u2019est le plus drôle.(Il se retire et l\u2018ami de Jubier est envoyé au Dépôt.) * * * Semaine prochaine: \u201cL'homme qui joue sa culotte\u201d.Une vieille chanson française par semaine .L\u2019AMOUR L'Amour est un enfant trompeur, Me dit souvent ma mere; \u201cAvec son air plein de douveur \u201cC'est pis qu'une vipère!\u201d Mais je prétends savoir pourtant Quel mal si grand d'un jeune enfant Peut craindre une bergere.Je vis hier le beau Lucas Aller près de Glycère.[1 lui parlait tout près, tqut bas, Et d'un air bien sincère: Il lui vantait un dieu charmant: Ce dieu, c\u2019était précisément Celui que craint ma mère.Pour sortir de cet embarras Et savoir le mystère, Cherchons \"Amour avec Colas, Sans rien dire à ma mère; Et supposé qu\u2019il soit méchant, Nous serous deux contre un enfant: Quel mal peut-il nous faire?BOUFFLERS.La vieille marquise de Pinsonnas est dans la misère la plus profonde: Oui, racontait-elle hier, d'un ton navré, j'ai été obligée de porter au Mont-de-Piété mon râtelier en or pour ne pas mourir de faim, et sans lui je ne pourrais pas manger! Vol.XX XVIII \u2014 No 42.LE CANARD, Montréal, 15 Août 1915.: 5 L\u2019EXTRA % Pa 8 : PRIX : Seul Quotidien paraissant le dimanche.GRATIS aves 26 Cents.LADEBAUCHE, Directeur Le CANARD Vol.2, No 14.MONTREAL, Aujourd\u2019hui 1916.Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.Bismarck et la Superstition Malgré la puissance de son cerveau, Bismarck, le Chancelier de fer, éprouvait très vivement la crainte superstitieuse du chiffre 13.Il n\u2019avait jamais pu vaincre cette faiblesse.C\u2019est ainsi que lorsqu\u2019il recevait une iu- vitation.il s\u2019assurait avee soin, avant de s\u2019y rendre, que le chiffre des invités ne s\u2019arrêtait pas à treize.l\u2019ar contre, il considérait le chiffre 3 comme un nombre heureux pour lui et qui avait joué un rôle important dans sa vie.Sa devise était: \u2018In Trinitate robur\u2019\u2019 (Dans la \"I'rinité est la force).Ses armes renfermaient un tréfle à trois feuilles et trois feuilles de chêne.Bismarek rappelait qu\u2019il avait été chancelier sous trois empereurs: Guillaume Ter, Frédérie TIT et Guillaume Îl, le père, le fils et le petit-fils.ll avait reçu d\u2019eux trois dignités: celles de comte.de prince et de due.11 avait mené trois guerres: contre le Danemark, l\u2019Autriche et la I'rance, et avait signé trois traités de paix.Il avait conclu d\u2019abord l\u2019alliance des trois Empereurs (Allemagne, Russie, Autriche) et, plus tard, la Triplice.Enfin, il avait eu trois enfants.Bismarck était à ce point convaineu de l\u2019importance significative du chiffre 3, dans sa vie, qu\u2019il fut ravi lorsque le \u2018\u2018Kladderadatsch'\u2019.journal satirique.dans une caricature fameuse, le représenta avec trois cheveux qui se dressaient sur son crâne entièrement chauve.Il estime que c\u2019était, là encore, une confirmation nouvelle de son opinion, et il se plaisait à déclarer que la Providence avait choisi le chiffre 3 comme symbole de sa destinée.- creel e
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