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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 2 mai 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1915-05-02, Collections de BAnQ.

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[" Vol.XXXVIII \u2014 No 27._ MONTREAL, 2 MAI 1915.CE Cinq Centins HUMORISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vai peut quelquefois n'Atre pas votré sans Déague\"\u2014BOISL\u2019EAU.Rédigé en Collaboration.Administration : 105 à I09 rue Ontario Est ODEUR BOCHE \u2014 = \u2014 ler CANAYEN.\u2014Torrieu, ¢a pue ! Ca doit étre leur pain K K qui se décompose.2¢ CANAYEN.\u2014C'est plutét leur Kulture qui r'vire en pourriture, 3e CANAYEN.\u2014Si on avait mangé des \u201cPork and Beans\u201d on pourrait leur répondre.12 pages d\u2019un fou rire pour 5 cents. 2 Une Lettre d\u2019Habitant Ure Pour commencer.je vais vous dire que je suis commis dans une librairie et toutes les commandes me passent par les mains.Donc, dernièrement, Je recevais une lettre d\u2019un habitant.Je l'ai trouvée si canayenne que je voulais vous en faire part.Voici la lettre en question toutes ses fautes.avec Saint Scolastique.22 avril 1915.Cher Meusieu, C'est après avouerre charcher long- tant que j'me décide à poigné ma plume et à vous écrirre.D'abor j'va vous dir que j'ehus t'un habitant, pis que j'reste ban trop loin d'la ville de Marialle pour pouvourre y aller.Pour lorse je vous demande de m'envoyer ça par la male.Premièrement j'voudrais aoucrre un livre qui s'appelle \u201cCheurlock Colte\u201d (1).J'sai pas si c'est ça, en toute les cas c'est un nom semblable; vous vouerrai la dedant.Ÿ parle des voleurs qui se font courailler par les détectifes.Tenez! justement = darnièrement vous avez duc entendre parler dans la gazette qu\u2019un voleur avait volé en ville j'me rappelle pus quoi.Toujours qu\u2019il l'avait pas poigné.Eh ben, c'véreux là y est venu icitte dans notre village, mais à la fin ils ont envoyé des détectifes pour courrir après.Avant hier ils lon arrêter.Bont hen c\u2019est des histoires comme ça qu\u2019il y a dans l'livre.Trompez vous pas, j'pense que l'auteur s'nomme Conan Dort (2).Via pour celui-là.Asteur j'voudrais aonerre un livre don j'ai entendu parler ben des foi.Il a un drôle de titre, c'est \u201cLes derniers efforts d\u2019un constipé\u2019\u2026 Sous vot respect on ma dique c'était ban beau, J'yous envoye rienque trente sous\u2019 parseque j'ai rien qu'ça.J'voulais ben l\u2019donné à ma blonde.mais j'm'ai dit: A l'aime ben ça lire, j'vas y acheter des livres ça va y faire plisir.Asteur si vous les avez pas.envoyé lé moé qu'an même.\u2019 TIPITE LELISEUX.Eh bien! chers lecteurs.ne trouvez- vous pas que pour un homme qui n\u2019ose pas prendre la plume.il n'en a écrit suffisamment.Je crois que oui.Maintenant, chers lecteurs, au revoir! Quand j'aurai autre chose à vous raconter, n'ayez pas peur, je ne kike- rai pas.Oh! mais j'oubliais diveus dire qu'il y avait un gros barbeau sur cet- trel (1) Sherlock Holmes.(2) Conan Doyle.JULES FERLAND, LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.viellle chanson fran- calse par semaine La Meunière du _ Moulin à Vent En amour je suis très savant De plus d\u2019un\u2019 manière, Depuis qu'un jour qu'il f'sait du vent, Par derrière comm\u2019 par devant, J'ai vu la meunière Du moulin à vent.Je mc promenais très souvent.Près de la rivière; L\u2019 moulin à eau dorénavant Ne me plaira plus comme avant : J'ai vu la meunière Du moulin à vent.Je lui dis: \u201cJe suis bon vivant, Aimez-moi, ma chère; Vous verrez qu'avec moi le vent Soufflera toujours du levant Pour la bell* meunière Du moulin à vent.\u201d Mais c'est une tête à l'évent ; Æll tourna ! derrière, Et, refermant son contrevent, Ell* me laissa tristé et révant A la belle meunière Du moulin à vent.J\u2019 voulais, plein d'un zêle fervent, Faisant ma prière, M'aller jeter dans un couvent, N°\u2019 pouvant pas étr* trère servant D\u2019 la belle meunière Du moulin à vent.J'allai la voir le jour suivant ; Elle fut moins fière, Se tourna mieux qu'auparavant ; .Et le lendemain, par devant, J'ai vu la meuniére Du moulin à vent.D'un autre moyen me servant, J'allai chez !* notaire ; Et sur le contrat écrivant, J dis: \u201cMettez: Passé par-devant.J'épous* la meunière Du moulin à vent.\u201d La philosophie n\u2019est pas encore un art disparu.\u201cQuand, dit Jean Labrye, dans le \u201cDevoir\u201d.le roi de Belgique touche de sa cigarette celle du dernier de ses troupiers, il raflume le prestige de la monarchie au contact populaire\u201d C'est là ce qu'on appelle parler à pic ct même d'aplomb.En me servant de la même recette, je puis assurer que si Louis XVI avait demandé une chique à Samson et si Cléopâtre, avce le nez qui la distinguait, avait prisé, les affaires auraient pris une autre tournure, Vol.XXXVIII \u2014 No 27.Damers & Montésano, Direoteurs-Prop.Jullien Daoust, Direoteur-Artiatique.Théâtre Canadien - Français COIN SYE-CATHERINE ET ST-ANDRE SEMAINE DU 3 MAI 1918 GENEVIEVE DE BRABANT PAR JULIEN DAOUST PA RC SOHME TOUS LES DIMANCHES 7) NUMEROS DE VAUDEVILLE (7) Kt LA BANDE DU PARC, (Théo.VANDERMEERSCHEN, Conducteur.) ADMISSION 106 \u2014\u2014\u2014\u2014 FUMBZ ILE CIGARE \u201cLA CHAMPAGNE\u201d Le régal des fumeurs depuis 25 ans.]0¢ DEMANDEZ UN CIGARE \u201cLA THORA\u201d\u2019 à 15c., le meilleur pur Havana sur le marché, Manufacturés par LA CHAMPAGNE CIGAR FACTORY RUE MANCE , Prés\u201d Van Horne MAISON À VENDRE SIX LOGEMENTS 4 pièces chacun.Améliorations modernes.Chambre de Bain, W.-C., Cave cimentée, Fixtures Electriques, Bouilloires à eau chaude, Etc.Prix, $11,500.Revenu actuel, $1,200.Peu de comptant requis.S\u2019adresser au Journal \u201cLE BULLETIN\u201d 109 Ontario Est. Vol, XXXVIII \u2014 No 27.®- LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.MONTREAL LA NUIT Petites scènes de la vie après 8 heures p.m.\u2014Ici, là, partout et\u2026 ailleurs.Recueillies par Guy d'Oranger & Cle.BONNE INTENTION.\u2014Dites donc, garçon, faites en sorte qu'à l'avenir, on mette un peu moins de poivre.\u2014Probable qu\u2019on vous aura vu entrer avec Madame- 8 %e CHACUN PRECHE POUR SON SAINT.\u2014(Ça duit être un vilain, individu; ou ne le rencontre jamais avec sa femme.CALOMNIE.\u2014T'u vois, ce gros type qui est toujours avec ces deux dindes, nous l'uppelons le pare aux hui- tres.LI EN AUTO.Lui.\u2014 Je viens d\u2019entendre un bruit, c\u2019est sûrement le pneu.\u2014Non, c\u2019est moi, dit-elle en rougissant.°.EN VOYAGE.\u2014Monsieur, lé voyageur se plaint que la pluie a pénétré dans sa chambre et l\u2019a trempé daus son lit, \u2019 \u2014C\u2019est bien, vous lui porterez 50 cents sur son compte pour un bain.BIAISEZ, S.V.P.\u2014Madame veut que sa robe soit biaisée, eh bien, biaisez-la tout de suite; vous n\u2019allez pourtant pas mécontenter une cliente! BONNE AMIE.\u2014Vois-tu, mon chéri, lorsque nous sommes d'accord, je pourrais peut-être, à la rigueur te tromper, mais quand noûs sommes brouillés, je n\u2019en aurais jamais l'envie! \u201c REVES D'AMOUR.\u2014A c'l\u2019époque-ci, tu sais, faut pas cruire qu\u2019on rencontrera le Prince Charmant sur l\u2019pavé de Montréal.\u2014Je ne dis pas.mais quelque propriétaire venant de toucher les loyers.UN NOUVEAU DEBOUCHE.\u2014Croyez-moi, Monsieur, les célibataires ne sauraient s'assurer trop tôt contre la recherche de la paternité! Sungez que, moyennant une prime raisonnable, nous udoptons, reconnaissons où épousons au gré du client!.* * ° POESIE.Les mots les plus tendres, jamais Ne diront combien je t\u2019aimais Jeune maitresse!.PRATIQUE.Elle.\u2014 Quel superbe pays! Tu devrais acheter une propriété par ici, .Lui.\u2014 Acheter! et pourquoi?avec notre aulu, n\u2019avons-nous pas toutes celles de nos amis?OH! OH! Lui.\u2014 Croyez-moi, je ne suis pas comme les autres ! Elle, \u2014 Seriez-vouspar hasard ?infirme, LR GOBSEK CONDAMNE À MORT.\u2014Le moment est venu de payer votre dette à la société.Gobsek.\u2014 Avez-vous le reçu?LA NOUVELLE FEMME DE CHAMBRE.\u2014V'ous me plaisez beaucoup et je crois que nous nous entendrons trés bien.voulez-vous entrer i mou service?\u2014.Quel age a monsieur?PLUS FACILE.\u2014Je crains qu\u2019il ne plaise pas à Mon mari.\u2014 Madame trouvera plus facilement un autre mari qu\u2019un appartement à ce prix-là.RUE ST-LAURENT.\u2014Tu vois, j'ai deux prix! \u2014Moi, je n\u2019en ai qu\u2019un, et c\u2019est toujours le même! \u2014Que vous êtes donc belle, \u2014Que vous êtes donc bête.\u2014Horreur, ce papier timbré n\u2019a pas de timbre de guerre, Que fait donc Borden?ON PREND CE QU'ON PEUT.\u2014Grand\u2019mère! Grand'mère! \u2014Eh bien! qu\u2019est-ce qui te prend ?\u2014l,a taille, grand\u2019mère ! «a PARAITRE.\u2014Que fais-tu?\u2014 J'ai maigri! Eh bien! pour le monde, il faut que je paraisse aussi gras qu'avant la cherté des vivres | BLONDE.+ \u2014Tu es folle, Loulou! faire teindre en noir tes si beaux cheveux blonds!.\u2014Tu me répètes toujours qu\u2019il n\u2019y a que les brunes qui ont du tempérament ! LES DRAMES DE LA JALOUSIE.\u2014Léon ! tu vas me tromper ! Tu n\u2019as pas changé de chaussettes ! \u2014Mais.\u2026.\u2014Exprès! Pour ne pas attirer Hon attention! ! ! » ® » OH! CHIC.\u2014II doit être très chic, ton docteur?\u2014Oh1 tu sais, il est comme les autres, y n'paye pas deux fois.BEGUE.\u2014Ga-gar-garçon, do-do-onnez- moi un jou-jou un joujou.our- nal, \u2014J'vois c\u2019qui faut à Monsieur : \u201cLa Libre Parole\u201d.ALCOOL.\u2014Je vais me faire passer les cheveux à l\u2019eau oxygénée.\u2014Tu devrais essayer de l\u2019absinthe oxygénée, ils boufferaient peut-être mieux. LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.Le Canard Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches.Publié et imprimé par A.-P.PIGEON, aux Nos 103-luy, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.ABONNEMENT.\u2014 Pour la Ville, un an, par la malle, $2.50.un an, $2.00; six mois, Ville, en Canad Hors de la $1.25, \u2014 Un an, pour les Etats-Unis, a $2.50; six mois, $1.25, Strictement payable d'avance, TARIF DES ANNONCES.\u2014 Contrat pour un an: 1,000 à 2,000 lignes, 4c la ligne; 3,000 4 5,000 lignes, 3%c la ligne; 6,000 4 10,000 lignes, 2e la ligne.Annonces à court terme: quentes, sc la ligne, Première insertion, toc la ligne; insertions subsé- \u201cLE CANARD\u201d est vendu aux agents 48c la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Les numéros non vendus ne sont pas retournables, Adressez toute correspondance ou envoi d'argent à \u201cLe Canard\u201d, Montréal, Montréal, 2 Mai 1915 ll Une Cause par Semaine TRIBUNAUX COMIQUES Pur JULES MOINAUX Une Confiance Obstinée Les gens tétus qui ont avancé une chose ee 3h es veut pas avull Ic de vont quetquEelLss JUSQU U wire: Je le verrais que je ne le Crus pass ce qui serait tout naturel su 2 Ba sait dun menteur uvere qu'on peut voll toujours et ue Jurniais cena puuis Ce qui serait le combie de 4 mauvaise lu, s'il s'ugissait d'une preuve ustensible | celle du jour en plem midi, kt pourtant, meme avec re bonne foi, 11 y à des gens du! verraient et ne Je eroirarent pas; sont de ces maris dont rleu ne peut ébranler la confiance.Comme qui da Fait, par exemple, celui que voilct, comme plugnant en police correction ielle, un nommé Berbiôn.\u201cplaignant!\u201d entendons-nous: as dans une prévention d'adultère.Sa femme a quitté le domicile conjugal en emportant les 600 francs d'économies du ménage, pour suivre un ébéniste.Le mari a porté plainte à raison de ce vol, la femme ct l'ébéniste ont été arrêtés; la première ne pouvant, aux termes de la loi, être punie pour vol au préjudice de son mari, a été mise en liberté et comparait seu lement comme témoin; de sorte que l'ébéniste seul est assis au banc des prévenus.Or, il déclare, dans son interrogatoire, qu'il était l\u2019amant de Ja femme Berbion, et celle-ci, questionnée 3 son tour, avoue que cette allégation est exacte.Berbion (à la barre), \u2014 Ma femme est innocente.M.le président.\u2014 Innocente de quoi?Berbion, \u2014 De m'avoir été infidéle.M.le président, \u2014 Comment?Vous ne l'avez pas entendu?.elle l'avoue, Berbion, \u2014 C'est qu'elle a son idée pour dire ça; mais c\u2019est impossible.mend cule une entié- le ce M.le président.\u2014 Enüñn, ceci est votre allure ct nue regarde pus le T'ri- bunal; ce west pas le proces; parlez- nous done seutement du vol dont vous avez eté victime, Berbion, \u2014 Ah! les Guo francs.l£h bien, il me les a pris, Le prévenu.\u2014 Moi, C'est votre femme qui les a pris el qui est venue me trotiver, dont elle les avait dans son porte-monnaie.M.le président, \u2014 Aussi n'êtes-vous prévenu que de complicité de vol.Le prévenu.\u2014 Alors, qu'il ne dise pas que je les ai pris, puisque c\u2019est sa femme qui est venue chez moi avec, Lu femme Berbion.\u2014 C\u2019est vrai, M.le président (au mari).\u2014 Eh bien, ètes-vous convaincu?Berbion.\u2014 Qu'\u2019elle m'a trompé?C\u2019est impossible.Mon père est un ancien militaire qui a eu la médaille; moi, je sitis été aussi militaire, seulement que je n'ai pas eu de médaille, dont ga n'est pas possible que mon épouse m'ait trompé.M.le président.\u2014 Alors, vous prétendez donc que le prévenu vous a volé votre argent chez vous?Berbion.\u2014 Je ne dis pas ça, puisque C'est mon épouse qui l'a porté chez lui.M.le président.\u2014 Alors vous reconnaissez qu\u2019elle est allée chez\u2019 lui?Le prévenu.\u2014 Elle est y est restée douze jours.Berbion.\u2014 Je ne dis pas; mais pour m'avoir trompé, non; elle a son petit caractère; mais ma famille n'a rien à se reprocher; mon père est un ancien militaire qui a eu la médaille: moi.M.le président.\u2014 Vous nous avez déjà dit cela, Berbion.\u2014 Mon épouse est une bonne femme, elle a eu tort de rester douze jours sans rentrer, mais je n'ai A que ça à lui reprocher; mon père est un ancien militaire.M.le président, \u2014 En voila assez.Berbion, \u2014 Elle est d\u2019une famille honnête, moi aussi; elle est travailleuse, économe.M, le président, \u2014 Oni, mais elle porte l'économie à son amant.Berbion, \u2014 Enfin, si ça vous fait plaisir, je veux bien; mais un homme comme moi qui a été un brave militaire.Le Tribunal prononce une condamnation à six mois de prison, qui interrompt le brave militaire.Henri IV était aussi un brave militaire, et cela ne l'a pas préservé des malheurs conjugaux.« Semaine prochaine: \u201cUne idée de Mme Dutibia\u201d.DE LA VEINE.\u2014Ce sacré Muchin a toujours eu de lu vein.\u2014Vous appelez cela de ta veine?Vous t'ètes pas difficile! Le pauvre diable est presque murt à l'heure qu\u2019il est.\u2014 Sans doute, mais il a eu de la veine tout de même, je le maintiens.\u2014Comment cela?\u2014En dégringolant de son aéroplane, il est tombé juste sur le toit de l'hôpital de la ville où il allait.:0: PENSEES ET IMPRESSIONS L'homme de bien, dans les fonctions publiques, ne peut gratifier ses amis; l\u2019injuste le peut.L'homme de bien se donne des Lburnes a lui-méme; l'injuste n'en connaît aucune, BOSSUET.i.La vie n'a de prix qu'aussi longtemps qu'on peut faire un pas en avant, agrandir son horizon, s'augmenter soi-même.Qui se copie s'efface, qui ne se renouvelle pas se meurt.EDGARD QUINET.Vol.XXX VIII \u2014 No 27.CONCOURS Voici le sujet d\u2019un Concours ouvert à tous nos lecteurs\u2014 dont les conditions ont été annoncées.\u201cQue doit-on préférer d\u2019avoir l\u2019air bête sans l'être ou de l'être sans en avoir l\u2019air.\u201d CANAILLE \u2014Allons, allons.ce ministre a Été une canaille.\u2014Vous dites ça.je parie vous ne le connaissez pas?que \u2014Comment?c\u2019est lui qui m'a de- core! ELOQUENCE \u2014Oui, messieurs, mon client a tellement peu l'habitude du vol, que dès son plus jeune âge il rendait régulic- tement tous les lavements qu'il avait pris.0: BELLEMERANIA \u2014Oui, chère madame, mion gendre m'aime tellement que toutes les fuis qu\u2019il m'embrasse, j'ai peur qu\u2019il ne w'étoufle, , , LES DEUX CROQUE-MORTS \u2014Oui, mon vieux, le médecin me l'a encore dit ce matin: l'abus du vin conduit à la bière.Une FABLICHONNERIE par Semaine par GEORGES GILLET ; LE COCHER Lo Un cocher s'efforçait d'arrêter ses chevaux, Deux superbes pur sang d'une humeur peu facile ; Il leur sciait la bouche, il tirait\u2026.Inutile ! Les coursiers martelaient le sol de leurs sabots.3 La foule.à critiquer étant surtout habile, Raillait l\u2019antomédon, le traitant d'imbécile.Moralité La critique est aisée et l'arrêt difficile, Vol.XX XVIII \u2014 No 27.LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.L'EXTRA LS 8 = A cu ee EB > PRIX : Seul Quotidien paraissant le dimanche.GRATIS avee 25 Cents.- LADEBAUCHE, Directeur Le CANARD Vol.2, No 2.MONTREAL, Aujourd'hui 1915.Adresse CANADA Nous dirigeons cette feuille importante avec toute la gravité possible.Ghronique Médicale \u2014\u2014 L'Académie de Médecine à été vivement émue par la communication sensationnelle du docteur Odin, un Norvégien des plus connus.ll aurait découvert, paraît-il, le microbe de la vaccine.Félicitons-le de ce beau geste qui rendra l\u2019espoir à tant de victimes innocentes.La vaccine, avec la phtisie et le choléra, était un des pires fléaux de l'humanité.Le docteur Odin s\u2019était déjà rendu célèbre par ses travaux sur l'élevage des levures.11 était parvenu, à force de soins, à leur donner une éducation complète, moderne et pratique à la fois.C\u2019est lui qui a trouvé le moyen, aussi, de désinfecter les bouchons.Est-ce une simple coïncidence?Le microbe de la vaccine sc présente, précisément, sous la forme d'un tire- bouchon.11 offre, en outre, tel que le savant est parvenu à l\u2019isoler sous l'oculaire de son microscope, un aspect uniformément glabre ct gélatineux.A peine quelques poils de moustache, clairsemés, sous le menton.11 ne fume pas.Son allure est plutôt triste.Nul ne se douterait, à le voir, qu\u2019un si fréle personnage peut exercer des ravages aussi meurtriers.Souhaitons, pour le bonheur de l'humanité, que le savant praticien Téussisse pleinement, et qu\u2019il arrive à supprimer également par la suite les autres vaccins, et toutes les variétés de sérums, tous plus dangereux uns que les autres.les FERDINAND PARADIS.Candidats En voulez-vous des candidats au poste de Bibliothécaire?En voilà: Jules Fournier, Lambert de Roode, Olivar Asselin, Gustave Comte, Edmond Chassé, Jean Charbonneau, Casimir Hébert, FE.Z.Massicotte, Lorenzo Prince, Léopold Houlé, Ed.Mantpetit, L.O.David, Germain Beaulieu, Palmiéri.Roger Valois, Dan McAvoy, J.H.Roberts, Alderman Blum.la suite se continue.Inventeurs Comme en 1870, il y à beaucoup d'inventeurs au cours de la présente guerre.Il y en à même qui ont des idécs bien intéressantes.L'un d'eux écrivait récemment à un ministre français qu'au lieu d\u2019armer les aviateurs de bombes à peu près inoffensives, on ferait beaucoup mieux de leur fournir des ruches d\u2019abeilles.Chaque aviateur emporterait une ou deux ruches, garnies de leurs pensionnaires, et les laisserait tomber sur les lignes ennemies, \u201cA raison de 30,000 abeilles par ruche, écrit l'inventeur, on peut compter que deux mille environ seraient tuées ou étourdies par leur chute; mais les 28,000 autres s'élanceraient hors de leur abri, elles se jetteraient sur les soldats allemands ct les couvriraient cn un \u2018instant de piqûres qui les mettraient hors d'état de combattre pendant plusicurs jours.Les nôtres n'auraient plus qu'à les achever ou les prendre.\u201d L'inventeur ne dit pas ce qui arriverait si la ruch: mal dirigée tombait dans une tranchée française.Sans doute, en reconnaissant nos soldats.les abcilles feraient le salut militaire en bourdonnant \u201cIt's a long way to Tipperary.\u201d 0: Anecdote (Communiqué par un de nos Canayens de là-bas.) poilus \u2014 Le général Joffre\u2014qui l'eût cru?\u2014 est superstitieux.Il a notamment une faiblesse pour les éléphants blancs.Celui qui lui sert de fétiche est minuscule ct il le porte accroché à sa chaîne de montre.Aux moments indécis ou graves, il le cherche machinalement et le caresse avec anxiété.Mais, l'autre jour, nous conte-t-on, il fut un peu surpris.Sous le ptit éléphant, une inscription lui parut bizarre; le petit animal portait l\u2019inscription: \u201cMade in Germany\u201d.Phrases sans Queue ni Tête Qu'on entend un peu partout \u2014Je tiens de quelqu'un de bien renseigné que la guerre sera finie en juillet.\u2014I1 ne faudrait pas tout de meme aller jusqu\u2019à nier, comme Saint-Saëns, la musique allemande.\u2014Ah! les dames de la Croix Rou- £e, quand il s\u2019agit de faire des chichis., \u2014Pour les Anglais, la guerre est un sport.\u2014Vous verrez que ce scront les socialistes qui tireront leur épingle du jeu.\u2014Une tournure d'esprit que je crois définitivement enterrée, c\u2019est le scepticisme.\u2014La guerre a vraiment bien peu inspiré les artistes; quant aux poètes, mieux vaut n'en pas parler., \u2014Comme c\u2019est dommage, en ce moment, pour un homme de mourir dans le civill., \u2014Vous savez qu\u2019on a inventé un nouvel explosif extraordinaire.\u2014Ce qui nous manque, c'est acide picrique., \u2014Ce sera terrible, cet été, les femmes n'auront plus Je pour s\u2019occuper.\u2014Oui, je me suis contrainte à commander deux robes: il faut bien faire quelque chose pour les ouvrières.\u2014Pour prendre Constantinople, la meilleure arme est encore la cavalerie de saint Georges.\u2014Ça ne serait pas si bête de donner Constantinople au roi des Belges! quand tricot.HH A PArsenal du 65it= \u2014Des guerres, n\u2019en faut plus!.Regarde, mon vieux, les économies que l\u2019on ferait du jour où il n\u2019y aurait plus de cuirassés, plus de canons à fabriquer.\u2014ÂAvec ces économies-là, on pourrait nous augmenter; et ça serait d'autant plus chouette que nous n\u2019aurions plus rien à faire.Nouvelles Diverses (De notre correspondant spécial.) Bruxelles, 31.\u2014 Divers journaux allemands, ces temps derniers, criaient au scandale: ils se plaignaient qu\u2019à Genève un industriel fabriquait de fausses Croix de Fer qu'il vendait 10c et dont par dérision les gamins s\u2019affublaient.Le Conseil fédéral prescrivit gravement une enquête: aucune fabrique ne fut trouvée.La médaille qui avait offusqué les Allemands était celle en laiton qu'on attache au cou de tous les chiens genevois.0; La Montagne de Beloeil Menaçante St-Hilaire, via St-Bruno.\u2014 La montagne de Beloeil est encore en travail.Une partie du cratère s'est écroulée, des grondements souterrains sont entendus et une grosse colonne de fumée sort du volcan.Enfantera-t-elle une souris comme au temps du bon Lafontaine?Petites Annonces $1.00 du mot, payable joc cash, 24c par semaine On désirerait trouver pour la durée de la guerre un réformé pour soulager la patronne.S'adresser à Trois- Rivières, \u2018 .°.On désirerait trouver un concierge sourd et muet.S'\u2019adresser à Longueuil.\u2019 .°.Cod On désirerait vendre toute la collection du \u201cDevoir\u201d.Prix, six sous.S'adresser au \u201cCanard\u201d, On demande des nouvelles de Marie Malboeuf, : LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.Vol.XXXVIII \u2014 No 27.UINIONOLOGUE PAR GEMAIN La Pêche aux Boches C'est le soir, près de Reims, dans Une des tranchées Qui sont, des Allemands, à ce point rapprochées, Que la brise d'hiver, qui s'éveille à demi, Chante la \u201cMarseillaise\u201d au camp de l'ennemi.Pintaud \u2014 chef cuisinier! \u2014 fredonnait une \u201cmarche\u201d Quand, tout à coup, il vit, sur la première marche, Des bottes.des genoux.un corps qui descendait, Puis une ombre très longue et qui le regardait! L'ombre eria \u2018\u201clranzoze!* et Piutaud dit: \u201cUn Boche!\u201d Et chacun d'eux resta, figé comme une roche, La houclte grande ouverte et tellement surpris.Que l'Allemand, de peur, lâcha son plat de riz Et que Pintaud, sans voix, tomba sur sa banquette.Ce fut un long moment de surprise muette.Pintaud l'interrompit, en sautant, tout à coup, Sur le Boche, qu'it prit, à deux mains.par le cou.L'autre expliquait: \u201cTranchée a la nôtre est bareille !\u201d Mais Pintaud, d'une main le tirant par l'oreille, De l'autre brandissant une cuiller à pot, Lui dit, superbement : \u201cOust! Le Boche, au dépôt!\u201d L'Allemand gémissait et se traînait à terre, Pintaud clamait: \u201cJai fait z'un prisonnier de guerre! Arrivez! venez voir Pintaud.chef cuisinier, Qui, de sa propre main, à fait un prisonnier !\u201d Le capitaine accourt: on lui conte l'histoire.L'Allemand se taisait et ne savait que croire, Car tous, autour de lui, riaient de si hon coeur, Qu'il souriait, un peu \u2014 tout en tremblant de peur.Le capitaine dit: \u201cC'est bon! A l'ordinaire !\u201d Pintaud trouve cela pas du tout ordinaire! Quoi! c'est un supplément que l'on ajoute au riz! Alors on mangera le Boche qu\u2019il a pris! \u201cJe préfère le boeuf à la viande de Boche!\u201d Clamre-t-il, puis il dit: \u201cc'est si mégre, si moche, Qu'on n'en fera jamais un hon bouillon, pas moins!\u201d Et d'un grand geste, if prend ses aides à témoins.Et tous riaient.Le capitaine les fit taire: \u201cQu'on lui doune à manger les plats de l'ordinaire! \u2014Je comprends! dit Pintaud.Eh! le Boche, on te sert: Menu: poisson, rata, vin, fromage et dessert!\u201d L'Allemand restait coi, sans rien trouver à dire.On apporte une table: il commence à sourire, Fritz l'avala d'un trait, puis, d'un revers de main, Pour montrer qu'il savait se tenir dans le monde, Il essuya la sauce à sa moustache blonde.Comme il se dandinait, le visage empourpré : \u201cEh bien! cher monsieur Fritz, êtes-vous restauré?\u201d Lui dit, en souriant, un jeune capitaine, *Kamarad français!\" disait, la bouche pleine, Notre Fritz, essoufflé, qui ne peut plus parler, \u201cVous pouvez, maintenant, sans peur, vous cn aller, Et vous raconterez, si cela peut vous plaire, Comment, chez les Francais, on mange 3 l'ordinaire Pintaud ne comprend plus! il pousse un long soupir Et dit avec regret: \u201cOn le laisse partir! Ah non! mon capitaine, écoutez, c'est dommage !\u201d Et, les deux poings crispés, il écumait de rage.Or, le lendemain soir, tandis que, dans le ciel, La lune promenait son beau rève éternel.Pintaud, dans la tranchée, à quatre pieds sous terre.En bon et tendre fils, écrivait à sa maire; Il avait tant rèvé dans la dernière nuit, De Fritz.de son repas et de son appétit.Que sans songer à mal, sans vaine gloriole, I avait, dans su lettre, exagéré son role: Une lutte effroyable, un combat corps a corps, Lui, tout seul contre dix! \u2014 [1 chassait le remords Qui venait l'effleurer de son aîle légère En se disant: \u201cCela fait plaisir à ma mere!\u201d Tout à coup, if tressaille: un bruit, un léger bruit Fait crier le silence angoissant de la nuit.Pintaud se lève et tend une oreille attentive.Un cri déchire l'air: \u201cHalte-là! Ialte-là! Qui vive?\u201d Douce, une voix répond: \u201cAmis, ne tirez pas!\u201d Un murmure de voix, des cris, des bruits de pas.Et Pintaud voit.soudain, entrer dans la tranchée Fritz! lui-méme! en lambeaux, la tunique arrachée.Pintaud se demandait, stupide, s\u2019il révait ! Il se frottait les yeux, un autre [Fritz suivait ! Un autre, un quatrième.enfin toute une file De Fritz qui descendaient d'un pas lourd ct tranquille Et puis, qui se rangeaient, par ordre, au \u201cgarde à vous\u201d.\u201cJe rèvel dit Pintaud, ou ces gens-là sont fous!\u201d Enfin, il bégaya: \u201cMais.que venez-vous faire?\u201d Ts dirent tous en chocur: \u201cMancher à l'ortinaire! \u2014Mais.pourquoi?dit Pintaud, étonné mais ravi.\u2014Îls avaîent tous très faim: alors, ils m'ont suivi, Dit Fritz, Nous nous rendons, vois, nous n'avons pas d'armes ! Tls restaient bras ballants.Pintaud riait aux larmes.\u201cTs ont un estomac à la place du coeur! Quelle tête il ferait, grand Dieu! leur empereur, S'il les voyait ainsi demander leur pitance !\u201d Superhe, il s'écria: \u201cMessieurs, vive la France!\u201d Et (roussant sa moustache à la Guillaume deux, Tout petit, se dressant pour les voir dans les yeux.Il fit dans la tranchée, au pas réglementaire, Détfiler,.devant lui, ses prisonniers de guerre! Emile ROUDIE., Mais d'un sourire triste où se-glisse un soupçon.Pintaud revient, criant: \u201cPour monsieur.le poisson!\u201d Et sur l'assiette il pose une sardine à l\u2019huile.Le Boche, malgré tout, n\u2019a pas l'esprit tranquille : Sans doute les Français veulent l'empoisonner ! CHARADES Mais il a faim \u2014 que, sans plus raisonner, U saisit la sardine ct, d'un geste farouche.L'engloutit d'un seul trait \u2014 et referme Ja bouche.Et puis, craintivement, il ouvre ses yeux bleus.S'il allait en mourir! \u2014 11 murmure, anxieux : \u201cMoi, Fritz, ai quatre enfants, quatre petits bonshommes.\u2014Le Rata! surnommé le Navarin aux pommes!\" riprie Pintaud, portant un plat plein jusqu'aux bords.Fritz renifle le plat, et, sans remords, \u2018Se jette, gouliiment, la tête dans l'assiette.Bientôt il se redresse \u2014 il a fait place nette: L'assiette est propre et lisse et luit dans sa blancheur.Pintaud, admiratif.siffle: \"Tu n'a pas peur!\u201d Mais voyant que ses yeux en demandent encore, Il le sert derechef.Notre Allemand dévore Ainsi quatre vatas, puis, il suça les os, Le hon Pintaud riait, lui tapait dans le dos Et, parfois, l'élevant doucement de sa place, Le laissait retomber, \u201cafin que ça se tasse\u201d.On lui sert du fromage, un fruit, \u2014 un quart de vin; 73 Mon premier se met aux bagages.Mon deux grimpe aux échafaudages.Vous trouverez mon tout parmi les coquillages.74 Un quadrupéde, un bipede, un reptile, Font un, deux, tout.Devinez.c\u2019est facile.75 Mon un est creusé, Mon deux entouré, Mon tout enserré.EXPLICATION DES CHARADES PARUES LA SEMAINE DERNIERE .o.Fourrage.1, Sirène.2.Angevin. Vol.XXXVIII \u2014 No 27.LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915./ L\u2019Actualité La Promenade du ler Mai.1 La Dame aux Bijoux Le nommé Guillaume Hohenzol lern, inquiet de ne plus voir circuler dans son pays que des \u201ctunes\u201d ct des \u201czigues\u201d en papier, s'était fair chercheur d'or.Il rencontra un jour en chemin de fer, une dame cossue, qui lui parut assez brillamment bijoutéé, et qu\u2019à vue d'oeil il évalua à 650 marks.\u2014Dec quelle classe êtes-vous?lui demanda-t-il d'un ton brusque.\u2014 Troisième! répondit la bourgeoise interloquée, en exhibant son billet de chemin de fer.\u2014Non: c'est votre classe de recrutement que je veux savoir!.La dame était pour le moins de la classe 87.Elle avoua.les yeux baissés: : ~\u2014Je wai été \u201cincorporable\u201d qu\u2019en 1896.\u2014C'est Alors, donnez-moi naie!.Elle n'avait que des billets de la Danque d'Empire.,, Il les repoussa d'un geste dégoûté.bon! dit Guillaumevotre porte-mon- \u2014Chiffons de papier qui ne valent pas plus qu'un traité! fit-il dédaigneusement.Donnez-moi vos bijoux! Elle était ornée d'un sautoir, de deux bracelets et de trois bagues.Elle avait aussi la croix de sa mère en or,,, Il prit tout, et, pour la consoler, il la décora de la croix de fer, en lui affirmant que cet objet avait énormément de valeur.Puis: \u2014Ouvrez la bouche! commanda impérieusement cet homme = insatiable, \u2014 Mais.protesta la dolente victime.\u2019 \u2014Ouvre ta gueule! hurla-t-il en hérissant ses moustaches olympiennes,.Elle comprit à ce langage qu'elle avait affaire à un maitre incontestable, et, subjuguée, elle ouvrit docilement ce qu'on exigeait d\u2019elle.\u2014Oh! oh! dit-il \u2014 ct son oeil s\u2019alluma \u2014 voilà une vraie mine d\u2019or!.D'un coup de pouce habile, il lui cueillit son râtelier (qui était cffecti- vement monté sur or), et il ajouta: \u2014L'Allemagne en a besoin.et Allemagne c'est moi.En échange, il lui donna sa héné- diction.Puis, satisfait de son butin, il descendit en gare d\u2019Aix-la-Chapel- le, A vrai dire, toute cette bijouterie, si glorieusement conquise, était \u201cmade in Germany\u201d, c\u2019est-à-dire en toc\u2026 -Mais, là-bas, on ne s'embarrasse pas pour si peu: l'Allemagne fabriquera des louis d'or en toc.et voilà tout! ROBERT FRANCHEVILLE.N Cabantous ne cesse de rappeler son fameux duel \u2014 imaginaire \u2014 sans témoins, à minuit, dans une forêt.\u2014Et, lui demande-t-on, comment vous éclairiez-vous?\u2014Té! avec les étincelles qui jaillissaient du choc des épées! -, LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.Vol.XXXVIII \u2014 No 27.Deux Débris de la Gomme SAYNETE créée par les frères Gemon à l\u2019Eldorado.\u2014Paroles de E.Dalville Boulat.A nos amis MOKEL ct VIGNAIS.Il - PERSONNAGES : MATHIEU - - DUPONT .- MATHIEU et DUPONT entrent en marchant péniblement, et s'appuyant sur leurs cannes.Récitatif MATHIEU (trébuchant) Soutiens-moi donc un peu Dupont!.DUPONT (lui prenant le bras) C'est que je n'suis pas très solide.MATHIEU Dam, à notre âge mon garçon On n\u2019est plus tout à fait valide.DUPONT Comme on change! (Bis) MATHIEU C\u2019est étrange! (Bis) DUPONT Quand nous avions vingt ans.MATHIEU 11 v a d'ça longtemps! DUPONT Nous étions frais et roses Musqués, pimpants, coquets.MATHIEU Le temps sur toutes choses Séme bien des regets, ENSEMBLE Nous sommes de vieux bonshommes, Vieux bonshommes (bis.Et pauvres vieux que nous sommes, De notre jeunesse, eh bien, I1 ne nous reste plus rien.Couplet MATHIEU Jadis, chacun admirait Ma toilette bien comprise.DUPONT C\u2019est sur moi que l'on prenait Le modèle pour la mise.MATHIEU Faisions-nous un tour au bois, Accompagnant nos maîtresses.DUPONT Ne parle plus d'autrefois, Tu réveilles mes tristesses.Parlé MATHIEU Au contraire, parlons-en, moi ça m'émoustille, ça me rend tout gaillard.Tiens, je me vois encore caracolant près d'une voiture dans laquelle me sourit un joli petit minois qui.DUPONT A propos de cela, te rappelles-tu mon cheval alezan?Je le montais ce jour-là et j'escortais une charmante amazone, une actrice à la mode, cette magnifique blonde qui avait ruiné \u2014 tant de jobards et qui ne m\u2019aimait que pour ma grâce et mes allures distinguées, .MATHIEU Si elle te voyait maintenant, pauvre ami, quelle désillusion! DUPONT Certes, si elle était encore éprise de mes charmes à l'heure qu\u2019il est, il faudrait qu\u2019elle demeure aux quinze- vingt.moi MATHIEU (s'animant) C'est égal, quelle belle journée.tout à coup, nous voilà au galop.DUPONT L\u2019amazone reste près de la voiture, et les deux charmantes personnes nous suivent d'un regard plein d\u2019admiration, MATHIEU Nous faisons cabrer nos montures afin de faire ressortir d'avantage notre élégance.DUPONT Nous fendons l\u2019espace\u2026.MATHIEU Au galop! hop! hop! DUPONT Hop! hop! (Ils galopent plus fort puis ils trébuchent et se rapprochent l\u2019un de l'autre.) MATHIEU Soutiens-moi Dupont (il lui prend le bras).DUPONT Appuie-toi.Mathieu.MATHIEU Hélas! Reprise ensemble Nous sommes de vieux bonshommes, [etc.ae Couplet T'en souvient-il.certain soir, Au bal de la vicomtesse?.DUPONT Oui, tu nourrissais l'espoir D'\u2019en faire un jour ta maîtresse.MATHIEU En dansant, j'iui fis l'aveu De mes sentiments pour elle.DUPONT Tu lui faisais des doux yeux.MATHIEU Non, je jouais de la prunelle.Parlé - DUPONT Oh! j'ai bien vu tout cela, seule- tention 3 toi, car elle ct ment, toi, ce que tu n'as pas remarqué, et ce que tu n\u2019as jamais su, c\u2019est que ce mémie soir, en esquissant une polka avec la petite baronne, je réussis à la fasciner du regard, et je la soufflai au gros banquier qui ne s\u2019en doutait pas non plus.MATHIEU Mon cher ami, j'étais trop occupé auprès de ma conquête pour faire at- moi, nous voltigions dans l\u2019espace, ses pieds touchaient à peine le parquet, et la polka nous enivrait 3 un tel point que rien n'existait plus pour nous.(Ils commencent à polker.) DUPONT Elle s\u2019appuyait mollement sur mon \u2018épaule et je sentais son haleine embaumée passer dans ma moustache frémissante, on aurait dit deux fleurs venant de s'épanouir au feu des lustres qui me semblaient autant de soleils éclairant notre félicité, et la polka continuait toujours.(La polka va toujours en s\u2019animant \u2018jusqu\u2019à la fin du parlé.) MATHIEU Ah! quel transport; je vous adore, mon coeur vous appartient tout entier.DUPONT Quelle ivresse! enfin, je puis donc vous presser dans mes bras, sur mon coeur, et cela malgré tous les regards jaloux dont nous sommes le point de mire, (Ils dansent plus vivement.) MATHIEU (s'arrétant tout à coup) Aie, mon lombago.( il se tient les reins) DUPONT (sc'arrétant aussi) Oh! 1a 1a, mon rhumatisme! (Il se frotte la jambe.) MATHIEU Soutiens-moi, Dupont.DUPONT _Appuie-toi, Mathieu.(Ils se prochent.) Reprise ensemble Nous sommes de vieux bonshommes, \u2019 [etc.rap- 3e Couplet MATHIEU Quand nous cûmes quarante ans, Nous nous rangeam's, saprelotte.DUPONT Oui, ce fut à ce moment Que l'hymen fut ma marotte.MATHIEU J'en faisais autant, mon vieux, J'entrais de même en ménage.\u2026 DUPONT Moi qui croyais être heureux En goûtant du mariage.Parlé DUPONT A propos, je ne t'ai jamais raconté tout ce qui m'arrivat une fois que je lus marié?.MATHIEU Et moi, je ne t'ai jamais confié tout te que mon épouse me fit endurer?.DUPONT Ah! mon ami, \u201chomo erratus sem- per\u201d.Mais aussi, comme je lui ai rendu le tout, avec intérets, MATHIEU Tout comme moi, ça va sans dire.DUPONT Ecoute-moi bien, et figure-toi un mariage d'amour, d'abord.MATHIEU Absolument comme moi, d\u2019abord.DUPONT Une lune de miel, comme on n\u2019en voit plus.MATHIEU Toujours comme moi, un réve quoi! DUPONT Oui, mais au bout de quelque temps je rentre, c'était un soir.et.MATHIEU Moi je rentrais aussi, c'était une nuit.et.\u2026, DUPONT Ah bah! MATHIEU Tiens, tiens; ta main, mon vieux.(Ils se serrent la main.) DUPONT Avec plaisir, et n'y pensons hein?., plus, MATHIEU Tu as raison, laissons de côté ces souvenirs.biscornus.TOUS DEUX Honni soit qui mal y pense.(lls rient.) DUPONT Car enfin je lui en avais tant fait que.MATHIEU Il aurait fallu que la mienne se dé- péchât bigrement pour arriver à me rendre.ce que je lui avais prêté.DUPONT C\u2019est que, mon cher, en ce temps- là, j'étais pis qu\u2019avant, je courtisais la femme de.(11 lui parle à l'oreille.) MATHIEU Moi, à cette époque, je parvins à obtenir les bonnes grâces de l'épouse de.(Même jeu.) DUPONT Fallait-il que nous soyons cieux.(Il rit.) MATHIEU (offrant une prise à Dupont) C\u2019est vraiment cocasse! (Il rit.) DUPONT (puisant dans la tabatière) Ces pauvres maris, quelle vengeance! En avons-nous?.MATHIEU Oh oui.(Ils prisent.) DUPONT En ai-je donné des mèches de mes astu- Vol.XXXVIII \u2014 No 27.LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.Les Trois Personnes LE PERE.\u2014Surtout ne vas pas t'enrôler ?LE FILS.\u2014Je veux, comme tol, jouer un plus beau rôle.LE SIMPLE D'ESPRIT, (POLLY).\u2014Roule ta bosse, mon vieux bossu ! blonds cheveux, eu asie donné.MATHIEU Et moi donc, j'ai tellement prodi- Qué les miens qu\u2019il ne m'en reste plus un seul, (Ils ôtent tous deux leurs chapeaux, et l'on aperçoit leurs .tètes complètement chauves, ils se regardent en riant plus fort, puis îls s\u2019arrêtent pour tousser, et se frappent dans le dos mutuellement.) DUPONT Aïe, ma bronchite! MATHIEU Oh la la, mon catarrhe, soutiens- moi, Dupont.DUPONT Appuie-toi, Mathieu.(Même jeu qu'aux refrains précédents.) Reprise ensemble Nous sommes de vieux bonshommes, [ete.4e Couplet MATHIEU Ne parlons plus de cela, Adieu toutes ces fredaines! DUPONT Oui, mon vieux, restons-en là, Ne ravivons plus nos peines.MATHIEU C'est égal, c'était charmant, Vive, vive la jeunesse! DUPONT Mais il faut en vieillissant Oublier l'amour, l'ivresse, Parlé MATHIEU Que veux-tu, c\u2019est malgré moi, et quand je pense à Zoé, Caroline, Amanda, je.DUPONT Chut! pas si fort donc, si ta femme t\u2019entendaitl MATHIEU Comment, si elle m'entendait, ah ça! mais tu ne sais donc pas?., DUPONT (tristement) Quoi donc, quoi donc?soir éternel! MATHIEU (tristelent) Mais, mon pauvre ami, elle est mortel.DUPONT (devenant triste aussi) Bah! et depuis quand?MATHIEU (plus triste) Depuis un an, hélas! DUPONT (plus triste) Ah! c\u2019est curieux, voilà de mème un an que la mienne m'a dit un bon- MATHIEU Ah! que je regrette donc d'avoir renouvelé tes douleurs! .DUPONT C\u2019est bien triste en effet, mais que veux-tu?(Is pleurent tous deux d\u2019une façon comique.) .MATHIEU Ainsi, te voilà veuf?DUPONT Mon Dieu oui, et toi aussi?(Ms cessent de pleurer tout à coup.puis se mettent à rire aux éclats.) TOUS DEUX Quelle chance! (Musique) (Ils se mettent à danser avec frénésie en fredonnant: Tra la la.Ils laissent tomber leurs cannes, et tombent ensuite dans les bras l'un de l\u2019autre en toussant, l'un se frotte la jambe, l\u2019autre se tient les reins, ils ramassent leurs cannes avec peine, puis se donnant le bras, ils reprennent.) Reprise ensemble Nous sommes de vieux bonshommes, 1a [ete.(Ils sortent se tenant toujours par le bras et s'appuyant sur leurs cannes avec lesquelles ils frappent en cadence.) ui ov 10 LE CANARD, Montréal, 2 Mai 1915.Vol, XXX VIII \u2014 No 27.\u201cAUX PROCHAINES ELECTIONS LAURIE] LIBERALISME PROSPERITE HONNETETE pre BUSINESS AS USUAL Business as usual.d'une récente revue, dans un grand music-hall londonien, Cela veut dire: Les affaires vont comme d'habitude.C'est à peu près, si l'on veut: Lu séance continue, Les Anglais ont bien de la chance! Et, en effet, leurs journaux continuent à paraître, leurs théâtres jouent, leur censure est discrète, et toutes les fantaisies, en matière de pain, n\u2019ont cessé d\u2019être tolérées.Un seul ennui, qu\u2019ils ont subi avant nous: l'extinction des feux (style militaire) obligatoire pendant la nuit.De sorte que les gazettes de Londres publient des caricatures où l\u2019on voit les passants atardés perdus dans les ombres opaques de Regent Street, et cherchant désespérément, à lu lueur timide d'une allumette, un restaurant plongé dans des ténèbres plus noires que celles de I \u201cinexorable Erèbe\u201d ainsi que s'exprimait M.dc Heredia.Mais l'humour anglais n\u2019a pas désarmé.ll blague ,avec une étonnante insouciance, toutes les \u201cnouveautés\u201d apportées par la guerre les malicieuses pantomines de Noël: Alice in IVonder- land, et le délicieuxPeter Pan, de J.-M.Barrie, ont eu comme tous les ans, un succès fou.Il y a peu de temps, Mile C'est le titre Régine l'lury, qui est Parisienne, et meme montmartroise, faisait salle combie à l\u2018\u201cEmpire\u201d.Et les Anglais applaudissent, drapée = d'un pavillon tricolore, une ancienne artiste de Olympia, Mile Delsia, dunt ils disent qu'elle est \u201cl\u2019incarnation de la patrie française\u201d.Certes, Mile Delsia à des jambes estimables; mais de là à être \u201cl\u2019incarnation de la patrie française!\u201d Les Auglais exa- gerent un peu, Quand leur gait¢ semble choquer leurs alliés, ils sont étonnés, sincèrement.ls demandent: \u201cQu\u2019est-ce que nous «devons faire?Creuser des tranchées dans Oxford Street?construire des gabions sur nus toits pour amortir le choc des bombes des zeppelins?mettre nus valeurs à l\u2019abri?enterrer ne pianos dans Hyde-Park?\u201d Is appellent les zeppelins les \u201czepps\u201d.Us disent cela gaîment, et l\u2019on sent qu\u2019ils considèrent les menaces allemandes du haut de l\u2019orgueil anglais, avec un peu de pitié et d\u2019ironie, Ils s'amusent, Ils sont un peu enfantins, Ils ont la gaîté d\u2019une nursery.Et cette facile gaité fran- Çaise qui consistait à se moquer de tout, vous sentiez bien qu'elle avait disparu de France, qu'on ne la trouvait presque plus à Paris; or, savez-vous ou elle est?Ill est à Londres! C\u2019est prodigieux ce que la guerre aura changé de choses.La France est devenue calme et sévère a et s\u2019est fait le visage des décsses guerrières.Et l'Angleterre est imprégnée, actuellement, de cet esprit frondeur, !é- ger, imprévoyant, que nous croyions être si spécialement français.Hervé LAUWICK.
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