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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
dimanche 7 avril 1912
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1912-04-07, Collections de BAnQ.

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[" XEX V Année \u2014 No 23 Montréal, 7 Avril 1918 2 Lr HUMSRISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peul quelquefois n'être pas vrai sans blague\u201d*\u2014BOISL'EAU \u201cRédigé en Collaboration.2 LL - Bureau et Admivistration : 105 4 109 rue Ontario Est A QUEBEC dt dr EE APE SA x N.TT \\ ee SE , Zz: \\, SIR LOMER\u2014 Voici an œuf de Pâques, laisses-moi te l'offrir.TELLIER.\u2014C't'ceuf li, c'est pas un Lœuf, mais c'est p'l\u2019être hen les élections, BOURASSA, au loïn.\u2014Gare à l'omelette ! THEATRE NATIONAL.\u201cGismanda,\u201d la fameuse pièce de Victorien Sardou qui fut le plus retentissant succès de Sarah Bernhardt, est à l\u2019aftiche pour la semaine prochaine ceux qui connaissent le talent ct la valeur artistique des artistes de ce théâtre, il n\u2019y a aucun = doute que \u201cGismanda\u201d seru interprétée d'une façon trés brillante.D'autant plus que cette pièce est en préparation depuis un mois ct que ciny décors neufs ont été spécialement peints par Ritchot, que M.l\u2019onton a fabriqué des costumes éblouissants et d'une grande vérité historique, enfin que tout contribuera au plus grand succès, c'est-à-dire que le cadre sera digne de la troupe et que \u201cGismanda\u201d sera le clou de la saison 1911-12 du théà- tre National.Aucune troupe française à Monréal n\u2019égale celle de notre seul ct unique théâtre français à Montréal et les artistes du National ayant à coeur de conserver la réputation acquise, joueront \u201cGismanda\u201d de façon à ne Jamais donner aucune prise au critique le plus malin, to: NATIONOSCOPE \u201cLe Roi de Rome\u201d le Nationoscupe promet d'enrégis- trer encore, la semaine prochaine, un l'eau succès, M, Julien Daoust a mis à l'affiche, pour Lu semaine de l\u2019âques, l\u2019un des plus beaux drames qu'on puisse trouver dans tout le répertoire français: \u201cle Roi de Rome\u201d.Toute la troupe est on ne peut plus cuthousiasme du choix de cette piece qui permettra à Mme Bella Ouellette de montrer toute la souplesse de son merveilleux tempérament et les ressources de son art: cle a joué ce rô- le maintes ct maintes fois avec un succès toujours croissant, elle le vit, car elle sait donner au fils de Napoleon 1, *L'Aiglon\u201d, comme l'a surnommé Victor Hugo, le caractère, l'ame même de ce malheureux enfant royal, prisonnier à la cour d'Autriche.L'auteur nous le présente d'abord à 4 ans, aux côtés de l\u2019empereur, son père; cette partie sera tenue par la petite merveille canadienne que le tout Montréal artistique a souvent applau- dic.la petiteGermaine Giroux.Mme Malone tiendra te rôle de Mme Robert, Le rôle si sincèrement touchant de Jeanne sera rempli par la toute gentille Mile Rose-Alma qui aura ainsi l'occasion dé mettre en lumière ses belles qualités artistiques.C'est M.Julien Daoust qui personnifiera Napoléon I: on nous dit beaucoup de bien de cet artiste dans ce rôle et nous croyons en effet qu'il saura s\u2019y tailler un gros succès personnel.au Théitre National.Pour! Michel Lambert, le grenadier de la garde Impériale, le grognard qui a incontestablement servi de modèle à Rostand pour son Flambeau, sera interprété de müaiîtresse façon puisqu'il est entre les mains de M.Valhubert qui saura lui donner l'allure et le caractère voulus.Le reste de la distribution est à l\u2019avenant et chaque artiste mettra assez du sien pour assurer le succès de l\u2019ensemble «et faire du \u201cRoi de Rome\u201d, l'un des événements artistiques de la saison, :0: THEATRE DES NOUVEAUTES Pour ta semaine de l'âques, M.Harmant nous offre un spectacle des plus attravatets.Nous voulons parler de \u201cLa Plantation Thomassin,\u201d co- médie-vaudeville en 3 actes, par Maurice Ordonneau, l'auteur ben connu de la célèbre \u201cMarraine de Charley™.On peut s'aîtendre à passer de bons moments avec cette désopilante comédie dont le succès est assuré d\u2019avance.\u201cLa Plantation Thomassin\u201d se passe d'abord sur le pont d\u2019un pa- que bot des Messageries Maritimes et ensuite dans une plantation de PA- mérique du Sud.De magnifiques décors ont été tout spécialement brossés pour la circonstance et produiront le plus goand effet.\u201cLa Plantation Thomassin\u201d a été représentée à l\u2019aris et sur toutes les grandes scènes de France avee un immense succès, Nul doute que ce succès se reproduira aux Nouveautés, car la pièce à été montée par M.Harmant avec le plus grand soin et la mise en scène est une exacte copie de la mise en scène parisienne.Quant à l'interprétation, on jugera de son excellence par la distribution suivante: Ribichon, M.Harmant; Johnson, M.Palmieri: Van Ostende, M.Labry: Fricart, M.Darcy; l.éo- pold, M.Cartal; Beautini, M.Petit- Jean; Domingo, M.Charlot; Le Capitaine Bois-Rajon, M.Berville; Maitre Buffalo, M.Maillarts Mme Beau- martin, Mme Lefrangois; Lucile, Mme Rhéa-Harmant; Léona, Mme Berthy; matelots, planteurs, ete.Pendant les entractes, on admirera un magnifique programme de vues animées et l'excellent orchestre des Nouveautés se fera entendre dans les plus jolis morceaux de son répertoire.Qu'on aille aux Nouveautés applau- dir Harmant et sa troupe dans \u201cLa Plantation Thomassin,\u201d on ne s'ennuiera pas.:0: POUAH! Machin, qui n'a avec le savon que des relations plutôt espacées, arrive, l'autre jour, un peu en retard au rendez-vous que lui a donné Cheminot, sou vieil ami, Exeuse-moi, s'écrie-t-il, J'ai cu un tas d'affaires.(Ft, pour ne pas te faire trop attendre, je ne suis pas venu i pied.Cheminot cruel: \u2014[nutile de le dire, cela se voit à tes Mains.DEVINEZ?L'empereur Joseph II fit un long séjour en Lombardie; durant tout le temps qu'il y demeura il logea à l\u2019auberge.Toujours simplement vêtu, il aimait à se promener en voiture dans la campagne.Un jour, il rencontra un enfant d'une dizaine d'années qui, s\u2019'approchant de sa voiture sans le reconnai- tre, hui dit simplement: \u2014Monsicur, je suis très fatigue! voulez-vous me permettre de monter sur votre arrière-train?L'empereur le lui permit et le questionna familièrement sur sa famille, d'abord, puis sur le menu de son pré- cédent repas.\u2014Devinez, répondit l'enfant espicglerie.Le prince nomma toutes sortes d'aliments jusqu'à ce que son petit compagnon s'écriât, joyeux: \u2014Uien devine! Joseph IT, mis en gaîté par la simplicité du jeune garçon, Ini demanda en souriant: \u2014Devinez ce que je suis?L'enfant, sans hésiter, répondit: \u2014Officier! \u2014Quel grade?.\u2014-Lieutenant?\u2014Vous n\u2018y êtes pas.\u2014Capitaine?\u2014las davantage.A chaque grade souriant répondait: \u2014Non! Alors, quand il cut cité tous les grades, l'enfant se découvrit et, tremblant, demanda: \u2014Seriez-vous l\u2019empereur?\u2014Bien deviné! répondit joyeuse ment à son tour l'empereur Joseph.Alors, il reconduisit l'enfant à sa chaumière et, avant de le quitter, lui remit la généreuse offrande de quelques pièces d\u2019or.avec nome le prince : 0: BELLE INVENTION.\u2014 \u2014Hét Pierre, c\u2019est tout de méme une belle invention que le téléphone.Y a mon gars qui habite Montréal qui vient de me causer dans la petite boîte.Mais je ne sais pas comment ça peut marcher, j'ai jamais rien compris à cette manivelle, \u2014Je vais vous expliquer, prère Vietor.Le téléphone est comme qui dirait un chien très long.Vous lui marchez sur la queue à Montréal, il aboie à Québec.Avez-vous compris?:0: AVIS AU PUBLIC.Un dompteur et sa femme étaient séparés depuis plusieurs années.La femme du dompteur, qui dirigeait aussi une ménagerie, finit par se réconcilier avee son mari et les deux ménageries furent réunies en une seule, Le lendemain, on pouvait lire l\u2019affiche ci-dessous, signée du dompteur: \u201cJe fais savoir à l'honorable public que, par suite de l\u2019arrivée de ma femme, \u201cma collection de bêtes féroces est augmentée\u201d.Calino cause avec Un de ses amis, des prétendus habitants de la lune, \u2014Impossibe qu'il y cn ait, mon cher! quand la lune est dans son plein, cela vu encore.mais quand elle diminue, et qu\u2019elle n'est plus qu'un croissant, ott done se logeraient-ils?.UNE VIEILLE HISTOIRE.Un jour \u2014 il faisait nuit \u2014 Le tonnerre, en silence, l'ar son lugubre bruit Témoignait son absence, Et de sombres éclairs Ayant la couleur d'ambre Mluminait les airs, Assombrissaient ma chambre.Je dormais dans mon lit, Debout près de ma couche, Regardant tout ce bruit Qui m'emplissait.la bouche, Lorsqu'un jeune vieillard A l'esprit en délire, Aveugle au doux regard, Sans parler vint me dire: \u2014 Cette nuit est, l'ascal, Le plus beau jour du smonde Pour marcher à cheval Sur la terre et sur l'onde.Fermant la bouche alors, Je lui dis: \u2014 Mon bonhomme, Couchons-nous et dehors Allons faire un bon somme.«0: LA-HAUT! Appelé au chevet d'un moribond, un brave curé prodigue ses consolationy d'usage: ~\u2014Allons, mon ami, du courage, hu dit-il; la mort n\u2019est pas si terrible.Songez que là-haut vous allez retrouver les vôtres.\u2014C'est bien ce qui n'effraye, reprend le mourant, car je suis certain que la première tête que je verrai sera celle de ma belle-mère! :0: Cueilli dans un journal de province: \u201cl'infortuné regarda dans le canon de son fusil pour voir s'il était chargé.M l'était! \u201cLes obsèques auront lieu dimanche prochain, à midi précis.\u201d Court, mais combien éloquent ! EN VOU .FZ-VOITS DFS LIVRES ?| Le plus bel assortiment de livres litté- sair s, sciontifiques, historiques, ete, ete.Spécialité Romans et revues illustrées journaux humoristiques, journaux quotidiens, français, ete, «te.Toutes les nouveautés de Paris.J.PONY 370 Bue Ste-Cathervine Fut PRIX MODÉRÉS Tél.Est 2855 POURQUOI?Un homme sans fortune avait deux fils: il mourut.L'ainé se rendit à la Cour: il sut plaire et il eut une charge auprés du prince.Le plus jeune cultiva un champ que son père leur avait laissé et vécut du travail de ses mains.Un jour, l'aîné disait au cadet: \u201cPourquoi n'apprends-tu pas à faire la cour et à plaire?Tu ne serais pas obligé de travailler ainsi pour vivre.\u201d Le cadet lui répondit: \u201cPourquoi n'ap- prends-tu pas à travailler comme moi?Tu ne serais pas obligé d'être escla- \u201d ve.{ 10: SAUVETAGE PAR CHAMPOI- REAU I aperçoit l'autre jour à la cime d'un arbre un pendu dont les jambes s'agitent encore, \u2014Sauvons cet homme! s'¢erie-t-il.IF grimpe sur l'arbre et coupe la corde qui retenait le pendu.Ce dernier vient alors se briser le crane sur le sol, 10: SUR LE BOULEVARD grand Durandard, frais et ré- Joui, rencontre un ancien camarade.\u2014Et ça va bien?\u2014Tu vois, fait Durandard en montrant son ventre rebondi, Le \u2014En effet, ajoute l'ami en tapant dessus, on dirait vu salon pour noces.LR CANARD ON CHERCHE LA BALLE.| Le comte de Grancé, ayant été.blessé au genou sur le champ de bataille.dut subir une cruelle opération consistant en un grand nombre d'in-' cisions.À la fin, pourtant, la douleur | j ses opérateurs pourquoi ils le tailladaient ainsi, \u2014C\u2019est pour trouver la ré- pondirent-ils.| \u2014Que ne le disiez-vous! s'écria- Grancé; je l'avais dans ma poche! :0: L\u2019ASSURE balle, Le cure en visite de consolation.\u2014 J'espère, au moins, cher madame, que votre pauvre défunt était assuré.La veuve \u2014 Hélas! non, monsieur le curé: et je voulais vous demander si je n'ai pas le droit de poursuivre I y a deux aus, un Américain, pra-, les assurances.Quand le médecin m'a tique comme tous ceux de sa race, se annoncé qu'il n\u2019y avait plus d'espoir.trouvait à une soirée, T1 va inviter je suis allée auprès de plusieurs de ces une jeune iiss, | compagnies et croiriez-vous que ces \u2014Vous aimez la danse, monsieur?monstres ont refusé de l\u2019assurer, mon lui demanda-t-eHle entre deux figures\u2018 pauvre mari.de quadrille, | \u2014Si vous saviez comme je suis facile à prendre par les sentiments.\u2014Plutôt que par les cheveux.10 \u2014 MAMAN ET BEBE \u2014Oh.no, pas beaucoup.\u2014Vous aimez la musique?\u2014Oh.no, pas davantage.\u2014Tu te rappelleras: Milton, Te \u2014Alors pourquoi dansez-vous?poète était aveugle, C'est facile à re- Cette question appelait un compli- tenir.\u2014Oui, maman.\u2014Eh bien! maintenant.quel était le malheur de Milton?ment.Le voici dans toute sa simpli-' cité naturaliste: \u2014Je danse par.hygiène miss, parce que cela fait transpirer.jo \u20141 était poet.devenant trop violente, il demanda a acharné de l'exécution \u2014\u2014 POUR RIRE a \u2014 On discute à table sur la peine de 1 ; mort.Ceux-ci sont contre; ceux-là sont pour.Un docteur en médecine, adversaire capitale s\u2019é- \u2018crie: \u2014C'est indigne! Un homme n'a pas de droit sur la vie de son semblable.Une jeune dame: \u2014Alors, monsieur.vous médecin?pourquoi ete- Guibollard vient de perdre un procès qui durait depuis plusieurs annees: il écoute le libellé du jugement: \u201cAttendu ceci., ete, attendu autre chiose.attendu.ete, ete.\u201d \u2014Sapristi! s'écrie Guibollard, je ne m'étonne plus qu'ils m\u2019atent fait at tendre aussi longtemps! : 0: BEBE A PEUR.Madame dort.Muonsieur est sorti.La cuisinière et la femme de chambre sont absentes.Le timbre retentit fois, trois fois.Bebe, qui est tout seul, se hisse sur ses petits pieds, ouvre la porte: \u2014Tiens! c\u2019est toi, grand\u2019mère! H'osais pas ouvrir, je croyais que c'e- tait un \u201ccollecteur\u201d.une fois, deux Je Théatre National Francais LE SEUL THEATRE FRANCAIS A MONTREAL La Plus Forte et la Plus Nombreuse Troupe Francaise SEMAINE DU 8 AVRIL Le grand succès de Sarah Bernhardt \u201cGISMONDA\u201d Pièce en 5 actes par VICTORIEN SARDOU Grand déploiement de costumes et décors 22 artistes et 30 figurants en scène LE PLUS GRAND SUCCES ARTISTIQUE DE LA SAISON maps Le Canard Journal Humoristique Hebdomadaire, paraissant tous les dimanches, Publié et imprimé par un COMITE DE COLLABORATEURS, au Nos 105- 109, rue Ontario-Est, Montréal.Téléphone Bell: Est 1121.Un an (pour le Canada) $1.00; Six mois (pour Je Canada) 50e.Un an (pour les Etats-Unis) $1.50; Six mois (pour les Etats-Unis) 75e.ment payable d'avance.Stricte- TARIF DES ANNONCES\u2014Contrat pour un un: 1,000 à 2,000 lignes 3\u20ac la ligne, 3,000 à 5,000 lignes 2Kc la ligne, 6,000 à 10,000 lignes 2e la ligne.Annonces à court terme: Premièce insertion, toc la ligne; Insertions subséquentes Sc la ligne.Le \u201cCANARD\u201d est vendu aux agents 16e la douzaine, payable strictement sur réception du compte.Le numéro, 2 Adressez toutes correspondances vu Montréal, P.Qcents.cnvoi d'argent à Le \u201cCanard\u201d, Montréal, 7 Avril 1912 REHABILITATION GENERALE.Il vient de se fonder une ligue, qui va faire parler delle.C'est la: L.P.L.R.D.C.M.F., c\u2019est-à-dire la \u201cLigue pour la réhabilitation de certains mots français\u201d.Depuis des années, eu effet, certains mots, désignant des animaux! utiles et, par suite, respectables, sont | devenus, on ne sait pourquoi, les pi- | res injures.Ainsi, traiter quelqu'un de vache, | de cochon, ou de chameau, c\u2019est line | sulter grossièrement.Ft pourtant, quel animal mérite mieux notre gra-, titude que la vache?N'est-clle pas, en quelque sorte, la mère nourricière de l'humanité?Et le cochon?N'a-t-il pas, lui aussi, des droits incontestables à notre reconnaissance?N'est-il pas mélé à nos meilleurs souventrs?Qui ne se rappelle le boudin des réveillons?Et ce brave chameau qui a la bosse de fa douceur ct du dévouement, qui au désert, remplace avantageusement le chemin de fer.Eh bien! Les gendres de la meilleure société traitent leurs belles- mères de chameaux, ct par vn juste retour des rosseries d\u2019ici-bas, les belies-mères du meilleur monde nomment leurs gendres: cochons.L'épithète \u201cvache\u201d est surtout réservée aux Irlandais et aux police men.Pourquoi?Mystère et tradition! It était temps de réagir contre cette déformation du sens des mots! Et | dont les gelées sont à craindre.PCIE faut qu Avril jaloux brûle de ses voili qui a donné l'idée à quelques canayens l'idée de fonder la 1.P.L.! R.D, C.M, F.Félicitons done la I.P, TL.C.M.F.Rn: AVRIL.Le mois du printemps.avril, est généralement beau au Canada.\u201cLes, oiseaux commencent à chanter en dit Buffon.Et Hugo a rigueur jalouse du avril\u201d a chanté Hi mois, gelées Le pommier trop lier de ses Meurs étoilées.\u201d Neige odorante du Printemps.\\vril a donné lieu à une quantité \u201cde dictons et de proverbes: \u2014 Avril pleut aux hommes, Mai pleut aux bêtes.\u2014Quand on perd sou avril, eu mai on s'en plaint, \u2014 Pluie d'avril, rosée de mai.\u2014En avril, Sal tonne, Cest nouvelle bonne.\u2014 Avril pluvieux ¢t mai venteux font l'an fertile et plantureux.+ .MAUX DE DENTS.Dans l'antiquité, les dentistes n'é- tient pas connus, mais comme on avait tout de même mal aux dents, comme aujourd'hui, il fallait bien chercher des remèdes.Les anciens, très superstitieux, ct entichés de magie, en avaient quelques-uns qui n'étaient d'ailleurs d'aucune cfficacité et que nous allons vous citer pour vous distraire.srûler la tête d'un chien, en mêler la cendre à de l'huile, et en injecter dans l'oreille du côté de la douleur.Piquer la gencive avee l'os de l'épine d'un serpent d'eau mâle: ou bien avec l'es frontal d'un lézard: où encore avec un os de poule, s\u2019il a séché dans un trou de muraille.Iniecter dans l'oreille de l'huile de cédrat où l'on a fait macérer soit des punaises de mauve, soit de la fiente de maoineau.Mettre dans les dents creuses un ver qui se nourrit de l'herhe appelée bassin de Vénus, ou une chenille de chou.Mordre un cacur de couleuvre.Manger en tout temps deux rats par mois pour prévenir le mal.Vous avouerez que c\u2019étaient là des remèdes au moins inoffensifs.:0: AU PALAIS LEGISLATIF.(Pour le \u201cCanard\u201d.Les habitués de la législature, à Québec, savent que l'enceinte parlementaire, c\u2019est-à-dire la salle où siègent les députés, est formellement interdite aux profanes, pendant que nos lépislateurs sont en séance.Aussi, à part les officiers du parquet, nul ne peut pénétrer dans les deux augustes enceintes du Conseil Législatif et de la Chambre d'Assemblée.Dans les galeries le public étranger, soit qu\u2019il suit composé de représentants de journaux ou de simples auditeurs, n\u2019est que toléré.Au moindre désur- dre, venu de ces endroits, sur la remarque d'un député \u201cqu\u2019il y a des étrangers,\u201d le sergent d'armes a ordre de faire évacuer ces galeries immic- diatement.| Cela arrive rarement, mais s'est vu bien des fois.Détail nécessaire et qui expliquera pourquoi la lettre rimée ci-jointe a été écrite, pendant la durée des sézn- ces, tout le temps que les deux Orateurs du Conseil et de la Chambre sont .assis dans leurs fauteuils, la \u201cmasse\u201d est déposée sur la table des greffiers, reposant dans toute sa majesté, En effet, la masse, sorte de long bâton en argent où cuivre doré, représente le symbole de l'autorité et il est de règle que tout député, ayant à traverser le parquet, en passant vis-à-vis la masse, doit s'incliner en signe de respect.Ces explications données, voici l'incident qui a donné lieu à la poésie qui est publiée à la suite de ces notes.Or donc, dans les derniers jours de la session qui vient de finir, à Québec, un officier du Conseil législatif, bien connu dans le comté d'Yamaska, par une simple distraction, croyant la masse disparue, est entré quelques pas, dans l'enceinte parlementaire.Voici la façon dont il raconte cet incident à un ami intime, officier de la Chambre qui, plus heureux, avait pu laisser Québec quelques jours auparavant, L'IENCIDEN [1 mest arrive une \u201cépreuve\u201d.Mais elle ne venait pas, Celle-lä, de chez Poitras.La \u201cmasse\u201d emblème de royauté, Sur la table déposée, Eu fut l'involontaire cause; En deux mots voici la chose: Vieil habitué du palais législatif, Tu connais, j'en suis positif, Toutes les coutumes séculaires Ft les usages parlementaires.Tu sais aussi bien que moi Que nul serviteur du Roi, Quelque soit sa position, son âge, Et pour aucun sujet, S'il n'est officier du parquet, Conseiller, député, simple page.Ne peut être toléré Dans le lieu réservé; Quand sur la table, bien gardée a aaa l'ar le greffier ct son député, Avec un soin jaloux bien surveillée l\u2019'ar le sergent d'armes ganté, Et près de la tabatière encornée, Suivant le mode traditionnel, Où l'on dépose, chaque année, Le fin tabac ministériel, Quand, sur son coussin ruse, La \u201cmasse\u201d dorée repose Dans l'enceinte close, Le Conseil, pour un instant, Etait ajourné \u201cà loisir\u201d.Ou causait bas, en attendant, Les bills importants Qu'étaient à bien finir, Du peuple les représentants.Voulant parler au greffier, Je profitai de ces moments Pour aller fui demander Tous mes renseignements, Et sur le tapis moëlleux Je marchais silencieux.Comme il convient en ces lieux, Quand un honorable conseiller, Voyant ma distraction, Et voulant me préserver D'une téméraire action, Tout en me regardant D'un ocil bienveillant.Et de son index Pointant la table, Me dit, en souriant \u2018Contra lex! ORDER! LA MASSE!\" \\etion punissable! Stupéfait! c'est indéniable, fe Tus ot, \u201cpresto\u201d IFis volte face Et tournai le dos, Non sans avoir Fait à la Masse! Un salut aussi arque Que ceux du huissier à la verge noire, Ft sortis de cette impasse Dont je varderaï la mémoire.Un ami se trouvant étre présent, Témoin de ma retraite précipitée, Et ne sachant à quoi l\u2019attribuer.Me dit qu'il crut un instant, Me voyant faire un tel soubresaut, Que j'avais marché sûrement Sur un Cobra-de-Capello, Comme il me faisait reproche avoir, en ces instants défendus.Voulu de Ta Masse aller trop proche.Je t'eus pas d\u2019exeuse valable, Ft je n'ai pas pensé du tout Ou'an lieu d'être au \u201cbout\u201d, Elle était sur In table! Comme tu as coutume de le dire, Heureusement, nul sang ne fut versé, Ni personne de blessé.Dans cette aventure.C'est la vérité pure, Ft à toi, mon ami, Pour en rire Je viens te la dire.[incident plus haut raconté a causé un certain émoi, au Conseil Légis- Latif, endroit pourtant assez tranquille où les distractions sont rares et les émotions plus rares encore, assurément.Teureusement, comme il est dit plus haut, que nul sang ne ful versé.Lol Fn wagon, au pays du soleil: Un indigène, à ut voyageur qui bais se la «lace: \u2014Ce n'est pas étonnant que vous ayez froid.vous empéchez la chaleur d'entrer! De chez nous, on entend le époux Bazire qui se battent; venez done un jour avec vos petites filles, Git les arntisera, dd ~~ MADRIGAL MANQUE.La science avait été jusqu'alors sa seule préoceupation.Son tout entière s'était écoulée à apprendre, à apprendre encore, à apprendre toujours, et on l'aurait véritablement désolé en lui assurant qu\u2019en jour 11 saurait tout à l'égal ce Dieu.Cette vie exclusive avait produit chez lui une gaucherie étrange, une maladresse absolue pour tout ce qui n'était pas expérience où recherche scientifique.existence naturellement, n'a vuent Jamais compté dans sou existence.Non pas qu'il les eût en de- dain où ménie en indilférence, mais sa préoccupation dominante vite à tout autre sentiment.C'était à cette époque un grand garcon de vingt-cinq ans, fort beau, malgré su barbe et ses cheveux toujours mal taillés et trop longs, malgré sou costume acheté à lu diable n'importe où et porté sans le moindre souvi d'é- Les femmes, l'arrachait légance.Mais ses yeux noirs étaient super- large front trés blanc deé- haute intelligence en mé- qu'une candeur inaltéra- bes et son notait une me temps ble.Aussi, pour peu qu'il y cût mis un peu de honne volonté, les bonnes fortunes ne IUi auraient pas fait défaut.La seule qu'il avait eue l'avait rendu ménant et, depuis, 1 n'avait jamais douné suite à nulle intrigue, Un soir, une belle fille qui dinait a son restaurant l'avait trouve de son goût, et sans façon, à la sortie, avait passé son bras sous son bras, et les voilà qui étaient partis tous deux vers Montrouge.Là, ils s'étaient assis =ur un france.La belle fille causait tout le temps.Lui écoutait, souriant.Puis, à un moment, il de sourire.Il n'écoutait plus fa belle fille, tout entier à une idée qui lui était venue -uhitement sur les \u201cpotentiels\u201d.Mors, oubliant tout le res te.il était parti, laissant sur son bane belle fille toute decontenaan- avant cessé Ly panne LR CANARD cée.Ce n'est que le lendemain qu\u2019il se souvint qu'il n'était pas seul.Cette aventure augnienta sa gêne à l'égard des femmes, el plus jamais il ne se risqua à entamer un bout de causette avec aucune d\u2019elles.Un beau jour, parents, qui étaient des petits rentiers de la han- lieue, résolurent de le marier, Lui, W'éleva aucune objection, La jeune Alle était jolie ct fort séduisante.I s'en éprit presque tout de suite.Ce fut.parmi tous ses camarades de laboratoire, un joyeux étonnement que ve futur mariage, et les plaisanteries tombérent comme grêle sur le jeune homme.\u2014Conmment lui fau-tü le cour, à ta bonne antie?\u201cPaire la cour.\u201d c- mot le trouble profondément, Depuis huit jours qu'il ses Jat chez sa fiancée, 11 ne tui avait pas encore \u201cfait la cour\u201d, Ses amis lui enseignerent obligeamment qu'il devait tourner de jolis compliments à Ta jeune fille, des compliments habiles et qui n'auraient pas l'air den être.Le soir même, il arriva chez les parents de la \u201cpersonne\u201d avec un gros bouquet.Marguerite, -\u2014 aul-ie dit qu\u2019elle s'appellait Marguerite, - dans le petit salon, brodait en attendant.Lui, offrit ses fleurs le plus galamment qu'il put.et s'assit pres de sa fiancée.Son regard allut de ta petite hou- che rose aux grands yeux avec Une émotion contenue tisfaite: -\u2014 Mademoiselle, dit-il, vous avez la gris, et mais sa- bouclie si petite et l'oeil si grand que, sil vous prenait fantaisie de manger un de vos veux, il faudrait le couper est quatre.Le mariage a CLE rompu.Mphonse AT LAIS.\"0: LA SAGESSE DU CADI.Un vieux ntsulman habitant la ville de Pazdad avait légueé à ses trois fils le troupeau de chèvres qu'il posséderait au moment de sa mort, l'ainé devait en avoir la moitié, le second un tiers et le plus jeune un haitiènie.Or il advint qu'après le devès du vieillard, les trois frères, en comptant teur part d'héritage, ne trouvèrent en tout que vinat-trois chèvres, nombre très difficile à partager suivant conditions du défunt, puisqu'il y avait des fractions et comment prendre le quart ou le demi-quart d'une clièvre en la laissant vivante?.Devant ce difficile les problem, une violente discussion éleva entre les trois héritiers.Ms se dirent des in- îures, ils en vinrent même aux coups: mas ni querelles, ni batailles ne parvenant à résoudre la question d'une manière satisfaisante, Hos trois com pères
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