Le Canard : journal humoristique, 2 février 1908, dimanche 2 février 1908
[" XXX ANNEE.\u2014 No 13 DEUX SOUS HUM OFISTIQUE \u2014 HEBDOMADAIRE \u2014 ILLUSTRE \u201cLe vrai peut quelquefois n'être pas vras sans blague.\u2018 \u2014BOISL'EAU.REDIGÉ EN COLLABORATION.| su BUREAU ET IMPRIMERIE : 105 A 109 RUE ONTARIO EST, MONTREAL LE CANDIDAT ERRANT LA BRAVE POPULATION DU QUARTIER DU VERNAY EXPULSE DE CHEZ ELLE LE DEN OMME 8S.D.VALLIERES. LE CANARD POTINS UNIVERSITAIRES _\u2014 Je ne me faisais pas illusion en prédisant que le concert des LE.M.aurait un immense succès.L'auditoire d'élite qui s'était donné rendez-vous à ce superbe r-é gal artistique n\u2019a pas ménage ses applaudissements aux artistes et aux carabins qui se sont exécutés avec une science achevec.Mentionnons particulièrement le choeur des étudiants en médecine qui, sous l'habile direction notre ami Dufresne, a rendu avec de un ensemble et une expression parfaites, deux morceaux d'heureux choix, Tous nos compliments.Bref, tous les numéros du programme ont été hautement appréciés.Quel dommage que la foule ne se soit pas emparé de toutes les banquettes.Ceux qui ont perdu cette aubaine exceptionnelle d'entendre de si jolivs choses doivent déjà le regretter.[es Tétudiants ont eu un moment de grande dissipation commencement de la séance.lt v en à toujours qui se piquent de poser au spirituel et alors l'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on a Il vaudrait infiniment micux pour ces blancs-bees dont le tem péramment anti-artistique ne por- met pas de goûter l'harmonie des sons et la richesse de ta voix, d'al ler s'emhêter ailleurs plutét que de venir nous ennuver de leurs insi- au pides boutades.Avis en passan any gueulards qui s'enlignert Li pas- dans le corridor au temps d- pur abasourdir les au se prosterter en circonfléxe au sour're sortie sans sions devant led'Avril.d'Avrild'accert snotinettes M est assz tard, allez vous cor cher Somme toute, cette dernière organisation musicale honore ta présidence Gaston, seulement il ne faut pas te retirer dans ton fromage.les grands quotidiens m'annoncent ta démission comme l\u2019remier Ministre, au Parlement Modèle: est-ce la cause du féminisme qui te Etudie la question avec \u201c Chevrier.Tan confrère l\u2019a traité en maître pendant ton concert et au bon milieu de la salle, à quelques pas de ton fauteuil présidentiel | J'en suis tout confus, moi qui grondais les demoiselles dans une chronique précédente, ct celle-là si ravissante.Oh! Bénito en serait jaloux.Dans tions du mot pour aux élcc- dis un bon Ernest.Attelle ton \u201cPoulin\u201d à la brouette de la \u201cPresse\u201d et nous roulerons au galop vers le succès de cette belle veuvre parlementaire.\u2014 Gardetoi bien de le diriger du côté d'Ottawa, parce qu'alors il se cabre ct devient rétif.= C'est probablement parce que Bachand n\u2019a pas eu le loisir de le dompter pour les longues distances.ln effet, les élections municipales l'immo- hilisent ce pauvre Charles-Emile.{1 commande avec l'art et le tact d'organisation qui le distinguent vite clique de fonctionnaires municipaux de tous les grades; of- fciers, représentants, orateurs, cabaleurs, organisateurs et le reste, et le reste.M n'y a plus de sot métier dit le proverbe.tous les cas, l\u2019arlement, [es étudiants ne perdent jamais l'occasion de gagner une semaine de peusion quant ça serait au risque de servir une mauvaise cause.Tout indique que la rémunération est grasse et les traitements multiples.le président ne demande plus de \u201c\u201ccorrespondance\u201d en tramway tant il a des billets à gaspiller.Chènevert fume des cigares qui sont quasi de taille.Noiseux, le bibliothè- se paie le luxe d\u2019un soir aux Nouveautés.Dugas avec ses tros piastres en caî-se se prélas- + comnne Un juge et rève poésie Teas du recucillement.Hemi soigne sa \u201ccognac\u201d des meilleures at riques, Déligge un peu géné ur soir titre de président, se tient 4 l'arrière plan quand il ne fait \u201cus d'interj cllations et trame sa «tit affaire en souriant.Dostaer oublie sa défaite sportive pour \u201cleux des hicnfaits pécu- \u201ciers de Ta lutte municipale.Si les MeGill songent à l'échec qu\u2019il a essuvé à Toronto, ils doivent être eruellement humiliés du Manchissage que les nôtres viennent de leur servir sur toute la li- ene.C'est bien fait Vous auriez été trop fiers mes petits Mc- Gill de figurer avec Varsity sur la liste de nos vainqueurs.Entre Toronto ct \u201cQueens\u201d il y a une différence de valeur, aussi ces derniers ne seront pas lents à s\u2019en apercevoir vendredi prochain.sa aire silence \\ret ambault, +rippe au jouir Prière aux amateurs de se rendre.Qu\u2019on se le dise.Mot de la fin: Les moustiques, assure la statistique, tuent plus de gens que les chemins de fer.Et, par-dessus le marché, ils ne souscrivent rien pour les \u201célections\u201d.JEAN RIT.Les Combles 0 O\u2014 _ Le comble de la chance pour la femme d\u2019un opticien: Mettre au monde deux jumelles.* * * Le comble de l'ingratitude chez un entrepreneur de bâtiments: Après s\u2019être servi de la chèvre ct du bélier, les envoyer paître.* * * Le comble de Fart chez un décrotteur: Faire luire une espérance.*,* Autre comble de la sensibilité: S'évanouir en voyant quelqu'un tuer le temps.*® « * Le comble du dévouement pour un juge d'instruction: Se faire serrurier pour ouvrir une enquête.= + * Le comble du mauvais exemple: Un pric-Dicu dont le bois \u201ctravaille\u201d le dimanche.\u201c Le comble du bonheur pour un cul- de-jatte: Etre assis sur un tabouret boiteux.* .Le comble de la correction: Porter le deuil de son bail qui vient d'expirer.* + * Le comble de la maladresse: Attraper une entorse en courant après une chimère.| J.E.RENEAULT 262 rue Ste-Catherine-Est, Montrea] Le Rire, 5c.Le Sourire, 3c.Le Bon Vivant, sc.Le Pêle-Mêle sc.L'Album Comique, sc.Fantasio 15c Par la poste, 1c de port.Dépôt général pour journaux et revues de toutes sortes.Specialite: PAPET ERIE 60 YEARS\" EXPERIENCE TRADE MARKS DESIGNS COPYRIGHTS &C.Anyono sending a skotch and description may quickly ascertain our opinion free whother an invention is probably a io 5 ommunioss tonestrictiy consent nl.HANDBOO sent free.Oldest sgoncy for Aocuriig paten Patonts takon througëh Munn & special notice, without charge, in the \"scientific Fimerican.Z.handsomaly illustrated wcokiy.falition of any sclontitle oar, Larçost Tor Canada, ECTS tion a year, postage prepaid, Bold by MUNN À bg 3ovorcaces New York Office, 626 F' 8t., Washingt: Entre l'évêque de C\u2026 ct un élève du grand séminaire: \u2014Peut-on baptiser avec du vin?\u2014Monscigneur, cela dépend; avec celui de votre table, non; avec celui du séminaire, oh! parfaitement.«.* Une femme, que son caractère nerveux rendait insupportable, disait un jour à son mari qu\u2019elle avait le ver solitaire.\u2014Ah! répondit notre homme, heureusement qu'il est solitaire, que serait-ce s'il y en avait deux?Ld CHANSONS L ES.624 STE (oY 2 ES ZL VIRSYN ToT Deux REPRE SENTATIONS JL CT MATINEE A 215HRS eue 3 Soie + 2 SY EE EN LR LN aa oy GA UA EX TL GL Dépbe : envoyons gratuitement sur demande un livre: $, [ee Vous qui êtes sensibles de la gorge et des bronches, qui Stes enrouds, qui crachez et ÿ qui êtes oppressés, prenez les Capsules Crésobène (produit F rang ais).7 7 chites, Catarrhes, Asthme.Artiur DécaRy, pharmacien.1688 Ste-Catherine ct toutes autres pharmacies, Nous Comment Elles pré- Ph i : soc le de flacon.lutter contre les maladies des poumons.\u201d LE CANARD 3 0.EST T0OURS Lh (Air connu) 1 Un candidat errant, Danni de tout quartier, Qui cherchait en pleurant, Tour Vhospitalité.11 Viens lui dit un ami, Viens donc dans Duvernay, Y a pas d'ennemis Comme d'autres quartiers.111 Y avait Jos.Nantel, Quelques autres bambins, C\u2019est une bagatelle, Résultat de six mains.IV À la grève des chars Parla aux employés, Ca lui a fait du tort, 11 les a tous trompés.Vv Pour sa belle maison De la rue Sait-Antoine, Il mettra la moisson Des six mains des six moines.VI Carrière d\u2019Outremont, On en parle souvent, Vallières dit sans façon, Char'tiers allez-vous-en.VII Jéncor pour le plaisir, Les boites pour la neige ll a fait élargir, Voili un privilège.VIII A l\u2019incinération 11 va voir Leguerrier, C'est encor d'l'ambition Pour se montrer guerrier.IX Pour un tel résultat, Il faut bien mes amis, Qu\u2019il perde son mandat let l'renvoyer chez lui.X l'lace qu'il a gagnée N\u2019est pas l'échevinage, C'est bien la vie privée, Qui sera son partage.XI Ft le 3 février, Sans crainte et sans retard, Nous irons tous voter, Pour notre ami Major.A.TF CANDIDAT ERRANT Pag] SD.VBLLIERES 7 CANDIDAT VALLIERES \u2014Woah, \u2019guay ! c'est ici que nous allons demander l'hospitalité.Mme DUVERNAY.\u2014Tu peux te fouiller! \\ i GRY Sone an iM z - NEL > Eros +) Eh ECS, _ SENS SRE 5 / tft.Ma vieille Ambition, Si vous saviez comme j'ai de la peine.J'ai le coeur si gros qu\u2019il faut que je vous conte ça! Moi, Népomucène Ciboulo, rédacteur municipal, je constate que les élections seront terminées de- train soir, que S.-D.Vallières sera écrasé, ce pauvre homme; que Nauti n\u2019existera plus; que le très honorable Roy ne sera plus candidat mais simplement honorable orateur silencieux à Québec; que Bumbray aura des remords; que .que! Hélas! que ma tâche sera finie! Pourtant, Dieu sait que j'aimais à écrire municipalement! Au Canard, on cest si bien traité et nos lecteurs comprennent si bien.Ce pauvre p'tit Toine de Vallières, il a suffi d\u2019une couple de caricatures pour l\u2019éreinter com- plétement.Mais c\u2019est sa faute aussi.Pourquoi qu'il a voulu combattre un ouvrier, un honnête homme en Elie Major.Pour satisfaire son orgueuil?Pas de ça, Lisette ! Et Nault qui traite les journa-| listes comme ses commis, ne mé- rite-t-il pas de rester à vendre des pilules ?Rien qu\u2019à regarder l'ex-éche- vin Saigt-Denis, on pense aux bagues et aux diamants.À voir le père Joln Bumbray, cet irlandais qui s\u2019est ri des canay- |: cis, on pense a son filston, le p'tit John qui reprochait à l\u2019hon.Devlin | d'être irlandais.C'est de la démence! Et dire qu'à Hochelaga, il se trouve des Canayens \u2018pour voter pour le père Bumbray, ce vieux fanatique, cc mangeur de canayen avec son comparse Robinson.À entendre le filston, le gendre et toute la famille, on se croirait enr face d'un \u201ctrust and loan\u201d municipal.C\u2019est à verser des torrents de larmes amères.Mais là.vrai, ce qui me fait le Plus de peine c'est que demain, Je serai témoin oculaire de la déconfiture de la rovanté de St-Jean \u2014une noyade du Pére des Trusts, dans l\u2019aquedue de St-Jean.Pour n\u2019en plus voir d\u2019autres, de ces spectacles navrants, | je vous dis adieu, amis lecteurs et je prends le premier dirigeable pour aller féliciter M.Louis Payette, du résultat de son élection.Népomucène CIBOULO.PARC SOHMER ouvert le Dimanche Seulement à 3 et 8 hrs.p.m.Nouvelles attractions chaque Dimanches 10 cts EN, Gauvin Admission - - @ 3 Se ro Pour une guérison rapid dans » tous les cas d'Insomnie enti- & tion douloureuse, Rhume, Diarÿ rhée, Ooliques, etc.Demandez Sro ns Can op Il soulagera le Bébé dès la pre- miière dose et le guérira plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre remède, En vente partout a 25c.; | MOUS AVONS L'ATELIER | D'IMSPRIMERIE LE MIEUX § > OUTILLE DE LA VILLE « § 7 _ POUR : CARTES D'AFFAIRES ELANGS DE GOMPTES ATETES DE LETTRES HEMONANDUMS LRES ET BROCHURES ms Ra pa SEXE ES IN ete L EFFIGHES, ETG., ETC.Prix Modérés ct Natistuction Garantie Se APS SRE TENNIS CT É A.P.Pigeon | | 105-100 ONTARIO EST ÿ Angle Avenue Hotel-de-Vilto Tel.Est 1121 de Canard Journal Humoristique Hebdomadaire Parasssant tous les Dimanches Publié et {imprimé PER: SQUITE DR OOLLA~ Au No 103-109 rue Ontario - Est MONTREAI Téléphone Bell, Kst 1191.ABONNNKMENT Gui aa (pour le Canada) sorsecnccanccs2eu00s $E.00 nacocos0c0c00002 75 OÙS Sérictement pavable d'avance, TARIF DE4$ ANNONCES CONTRAT FOUR UN AN 1,000 & 3,000 lignes, 5 la ligne pee À 5,000 lignes .2Ke * ,e00 À 10,000 ligues.0.\u2026 26 ** ANNONCES A COURT TRAME Première insertion.\u2026.0\u2026.toc la ligme Iuserions svbséquentes.Sc la ligne LE CANARD est sendu aux agents 160 la douzaine, payable strictement sur ré ception du compte.Le numéro, 2 cents.Adressez toute correspondance Ou envoi d'argent à Le Canard, N'en quette nal\u201d a reçu une ovation superbe déplaisse aux clubs de Rade Montréal, le ** Natioà Québec.IE v avait de quoi! * Edouard \u201d était dans les rangs.\u201c.* Lit désolation règne à Westmount.La population manque de o.oo.maire! Vt dire quia Montréal il y en a deux qui ré- clamrent la putern'té de la mairie! ,* Napoléon Turcot est enfin maire! Ce que Saint-Louis du Mile-End va voir de belles! En voilà un Napoléon moderne! \u201c.* M.S, D.Vallières commence.à s'apercevoir qu'il a fait route.Demain il sera gueri maladie CH fans .c de homnenrs fac'- cette des les.* + * Saint Denis qui flot et battre To Faut-il qu'il en ait une couches IT ne s'agit pas de bague de diamant dans 1> Centrelutte municipale de nouveau le ta- cette division l'ex-detevn croit revenir à voré Mercier.La présente nous a fourni bleau désolant profonde qui régne chez unions ouvr¢res.Ce n'est ainsi qu'ils obtiendront les réformes qu'ils demandent.°° La lutte qu\u2019on fait à de les pas l\u2019échevin LE CANARD Duquette est une des plus déloyales.11 n'était pas à prévoir que la franc-maçonnerie jouerait sitôt un si grand rôle à Montréal, surtout au municipal! Ld Le commandant Benito se porte bien, espérons-le pour nos sno- binettes de la haute qui se piment à fout venant! Ly,\" On a beau rechigner et rend- cler, le Canard est le seul journal \u2018anadien qui ait le courage de faire une critique théâtrale sé- ricuse et juste.°°.Les élections municipales sont terminées et \u201cFa l'atrie\u201d n'a pts encore trouvé de champions pour combattre Lu position du sénateur- greffier! Quelle influence, gneur! Et cette triste feuille permet de critiquer!!! .* Notre ami, Jean laomureux sera élu échevin dans St-Louis.Il sei- se fera un hon échevin nous en sommes certain.v .Et le bureau de contrôle: Fo la iéduction du nombre des échevins?11 a suffit que le Canard se prononce pour que les farceurs prennent la fuite avec Fimmanuel St-l,ouis et son fameux program- ine! ! RUSE DE MERL Madame Adrienne Lemercier, des son entrée en coup de vent dans le cabinet de son mari: \u2014Qu'as-tu donc fait à René pour qu'il ait cette mine éplorée?\u2014Il ne t'a rien dit?\u2014Non, \u2014Je lui ai refusé notre consentement, \u2014Notre consentement?\u2014Oui, pour son mariage avec MHe Bailleul.\u2014La nouvelle institutrice Hennequin?\u2014Précisement, Et, directement à Mme Lemercrer: \u2014T'e doutais-tu de feur flirtage/ -Aucunement, \u2014Ni moi non plus, mais Reng paraît très épris.J'ai en vain essayé de lui démontrer la folie de cette union, disproportionnée sous le rapport des relations mondaines autant que de la fortune.Mais lui, buté à son idée: \"A part son manque d'argent, as-tu, père, quelque chose à reprocher à Mlle Bailleul?N\u2019est-elle pas parfaite en tous points et d'une conduite à l'abri de tout bläme?Une solide in-truction et une parfaite éducation ne sont-elles pas l'équivalent d'une dot?\u201d Dac cord, lui ai-je répliqué, mais j'ai re- ve pour toi un parti plus avantageux et tout en rendant pleine justice aux de Mme ne \u2018qualités de Mlle Bailleul, il ne saurait me convenir de l\u2019avoir pour bru.C\u2019est alors que, poussé dans ses derniers retranchements, René s\u2019est levé et m\u2019a lancé en partant: je l'aime et je n\u2019aurai jamais d'autre femme que Clémence! -M.Lemercier garda un moment Je silence, puis d\u2019un ton attristé: \u2014J! m'en coûte, tu le comprends aisément, Adrienne, de causer cette peine à notre fils.Mais on ne meurt pas d'amour à son âge cet d'autres jolis minois se chargeront bientôt de le guérir.\u2014 Eh! 1h \u2014Comment eh! ch! \u2014Dame, toi-même le déclarais à l'instant, René est épris de la jeune fille.M.Lemercier, avec une sorte dim patience: \u2014Heureusement qu\u2019il n'a pas com promis cette institutrice, car autrement.\u2014 Autrement quoi?\u2014S'il se fut agi de réparer une faute, pouvais-je décemment lui opposer un refus ausss catégoriquez.Mais nous n'en sommes pas là, et il t'appartient, à toi, Adrienne, d'obte nir de René qu'il cesse de voir de- sormiais Mille Bailleul.loin des yeux, loin du coeur, affirme le pro verbe qui, je l'espère, cette fois encore, prouvera sa justesse.Te charges-tu de la commission?-\u2014Oui, je ferai pour le mieux; au besoin je morigénerai la jeans fille.-C'est cela, Fille d'un professeur du lycée [Louis-le-Grand, orpheline de honne heure, élevée par sa tante maternel le, sitôt son brevet supérieur conqui-.Clémence Bailleul, en attendant sa nomination officielle dans un poste de l\u2019une des écoles libres de la ville de Paris, entra en qualité d'institu trice chez Mme Hennequin, riche veuve retirée du commerce, pour «don ner des leçons à ses fillettes et au besoin surveiller leur éducation.Pour ses débuts, l\u2019orplhieline avai eu la main heureuse car, enchantée de sa douceur et de son joli caractère, Mme Hennequin la prit en affection ct la traita comme sa propre fille, Grande, blonde, élancée, dans T'¢ elat radieux de dix-neuvième printemps, Clémence était vraiment ravissante.Rien d'étonnant alors à ce que René Lemercier, dont les parents centretenaient de constantes relations avee Mme Hennequin, ne ré- sistat pas au charme émanant de sa gracieuse personne.son Nullement coquette, profond ment honnête, Mlle Bailleul, a l'inverse de beaucoup de ses collègues, ne fit pourtant rien pour capter le jeune homme, dont la parole ardente eut à son tour le Jon de l\u2019attacher elle- vême.Leur amour fut réciproque, détaché de tonte préoccupation d'intérêt, et, par cela même, sincère et durable.Aussi tous les deux con- çurent-ils un chagrin amer du refus si peu justifié du père de René.Emue par les prières et les supplications de son fils, désirant également juger par elle-même de l'étendue de l'affection de l\u2019institutrice un après-midi, en l'absence de son mari, Mme Lemercier la manda près d'elle, et, au cours de cette entrevue, la candeur et la modestie de la jeune fille curent le don de modifier du tout au tout les idées préconçues de lu mère qui, désormais favorable à l'alliance des deux amoureux, prit en main leur cause ct se promit de la gagner.\u2014Accordez-moi seulement quelque temps, et ayez bon espoir, fut son dernier mot, Trois mois plus René entrant dans le .emercier: \u2014De nouveau, mon père, je viens te demander ton consentement à mon mariage.\u2014 \u2018vec qua -\u2014Mile Bailleul.M.[.emercier très sec: -je n'ai pas changé d'avis et ge le le refuse une seconde fois, René d'un ton ferme: -S1 lors, je me suis incliné de vant ta volonté, il ne saurait en être de la sorte aujourd'hui.\u2014 Pagel que?\\ in toute rosissante.cadra sur le seuil la jeune fille.- -Demande-le toi-même à Cle mence.,.regarde sa taille.veux \u2018a, oui ou non, Laisser ton petit-fils ot ta petite fille, entach£ d'une nats sunce irrégulière?M.lemercier, relevant le front et plongeant son regard au fond de la pranelle de René: \u2014 Par hasard.aurais lu Mademoiselle?\u2014Abusé.non, Mais, confiante en ma promesse de Clémen ce a cédé à mes instances et se tron ve maintenant.Le pére achevant- -Dans un état int{res-ant.\u2014Voilà le mot.Fu peux du res te en juger prir tes yeux.M.Lemercier garda un instant le silence, puis petit à pelit se déten dit le gros pli qui se dessinait entre sourcils, vt prenant subitement son parti: -\u2014Inutile de recriniiner contre le fait accompli.tu dois reparer fi faute.Je consens done à ton mariage.Allons-en prévenir ta mère.A l'entrée de nos personnages au salon, les deux femmes éehangérent un rapide coup d'oeil, et, après l'annonce du consentement du mari, Mme Lemercier a Clémenee avee un fin sourire: \u2014Oubliez chins, mon enfant, et venez m'embrasser\u2026.I's, bias a l'oreille: -\u2014Surtout pis Un mot secret, - Soyez tranquilie.maman, matin, Mtard, un cabinet de S'en abu-¢ de I'éponser, -Us toits ces petits de notr- Huit mois après les noces de René, comme la taille de sa femme semblait de plus en plus s\u2019amineir, M.Lemercier un peu intrigué: \u2014Vas-tu bientôt me rendre grand père?\u2014Je n'en sais absolument rien, car nos espérances se sont évanouies.\u2014Ah! fit M.Lemercier.\u2014Oui, ct autant que Clémence, tu m'en vois désolé.l'autre, d'un ton \u2014N'en prends paterne: pas trop de cha- Parodie ~ LE CANARD + J ous CONCORDIA.SOIR.[TEIN 2 a ar fr sm ta a urin, René et surtout ciferce toi de calmer celui de ta femme, que J'ai ne de tout mon et suis tres heureux d'avoir pour belle fille, Jainais M.lemiercier n'a soupçon né la supercherie, dont il avait été lu dupe pour obtenir son consente tetuent, cocur Henri DALIN, \u2026-_-_ .a - Le comble de la misère: Porter un toast au Mont-de-piété, faute d'autre chose.Le comble de l'exigence pour un rusiciens Vouloir jouer de la trompe d'Eustache, où écrire un air de chasse sur une portée de fusil, d\u2019une Affiche Celebre e y NN vi \u2014 - Pour Rire Le proverbe \u201cqui paie ses dettes s'enrichit\u201d a dû être inventé | par les créanciers | LE | Ja politesse avec les femmes n'entrait pas dans le caractère ha- i bituel de Bonaparte: il avait rarement quelque chose d'agréable à leur dire: souvent mème il leur | faisait de mauvais compliments.ou leur disait les choses les plus étranges, Tantôt c'était: \u201cAh! mon Dieu, comme vous avez les bras rouges!\u201d Tantôt: \u201cOh! la vilaine coiffure! Qui vous a fagoté les cheveux comme cela:.Est-ce que vous ne changez jamais de robe?Je vous ai déjà vu celle-là vingt fois\u201d Ttant empereur, il dit un jour à la charmante duchesse de Chevreuse, au bal des Tuileries: \u201cAN! ah! c'est singulier, comme vous avez les cheveux roux !\u2014Cela est possible, Sire, lui répondit madame de Chevreusemais c'est la première fois qu'un Homme me le dit\u201d Madame de vb 29 ® ê « QUI hh _\u2014\u2014\u2014 DECIDEMENT, C'EST C'TIT.LA QUE JE VEUX ET QUE J'AURAI DEMAIN Chevreuse avait au contraire les cheveux du plus beau blond.x * * Un peintre normand, qui voya- rreait, avant gagné la gale en couchant chez un aubergiste qui avait à sa porte un tableau sur lequel on lisait: /eï on donne à manger, peignit sécrétement, avant le der- ter mot, dé (démanger).:60: Le comble de la vaccination: Vacciner un bras de mer.- Le comble d'art musical chez un pédicure: Sonner l'hallali avec le cor qu\u2019il vient d'extirper, NOS THEATRES Aux Nouveautés: Nous ne cro- vons pas nous rappeler qu'une pièce de Bisson ait jamais manqué de faire recette.traslition Famille s'est Cunl\u2019ont- l'excellente tiuuée \u201cLa Piguet.\u201d Malgré les representations d'opéra, un publ ¢ nombreux à chaque soir envahi la petite salle de la rue Ste-Cathierine Fest la cause du succes est élementtire à constater.C'est que la troupe = d'HJeurion, très inéchante dans le grand théa- avec kr perivde électorale, ete, tre, presque toujours mal dans la haute comedie, joue à ravir le vaudeville et la comédie à tiroir.lent-on sensement - jouer \"du du Doernstetn, du lave- Un jeune premier com pre- Dunas, dan me Manger et uae grande micre conume Mile de Feraudy ?aver Non! Mauger qui est assez bien dans les jeunes premiers roles où il entre un peu de composit on, est ridicule dans un rôle où il n'a que + jeunesse et «on talent pour l'aider.Sa jeuness + quesse, rads so Lt lent TL! le pulle.Mine de Feraudy est admirable dans fe vaudeville qui se prète bien à lu grrace houillonnante de son jeu, mais, hors de IA pas de sa lut.Feclereq peut Sen Grer un peu partout.Péranger, Consultez Duimnestre de méme.Hi, nous a prouve dans \u2018fa Famille Pont-Biquet\u201d co ani pouvat faire si on le lais- sit pas toujours dans les pannes l'ares est de tous.jamais nous ne l'avons vu ridieu- le dans son rôle.füt-ce un père- noble et Dieu sait pourtant que Parey n'a pas un masque à tirer au-dessus les larntes, Reste Marcel: commune il ne peut jouer seul.on doit done se borner au vaudeville, à la comédie légère.Cependant, avouons à la louange d'Hleurion qu'il a réussi malgré tout à marier si bien ses éléments hétéroclites et en tirer LE CANARD assez d'homogénité pour sauver une ou deux bonnes comédies du grand genre.la semaine prochaine on jouera le genre \u201cGrand Guignol.\u201d Tl'ant mieux! Avons-nous assez langui pour les spectacles coupés.C'est si délicieux de se faire mettre l'esprit sur un garage qui nous éluigne des machinations dra matiques à courbatures.Au cours de la semaine on a dit, presque tous les soirs, le monologue d'I£rnest Tremblay.Cette satire sur le régime municipal a cu un gros succes.On s\u2019est payé de grand coeur la tete des pantins édilitaires que le debit de Darcy mettait en relief avec tant de précision.La faveur que le public a témoigné à Tremblay devrait suffire pour l\u2019encourager à en faire d\u2019autres.En terminant, faisons une remarque : le public a suffisamment encouragé Heurion, les journaux Mt coopéré assez généreusement nême au détriment de la vérité, pour que ce dernier soit, à son ur, reconnaissant au public et à \u2018a presse, en s\u2019occupant le plus tot possible du choix judicieux d'une troupe pour Van prochain.Inutile d'attendre, MM.les directeurs, var plus tard vous nous jetterez «ucore la ritournelle connue: Ah! \u2018mais les engagements ont été faits trop tard, nous n'avons pu choisir.\u201d Vous n\u2019avez plus de raison pour sous leurer en nous amenant une troupe d'acrobates provinciaux jui, une fois rendus ici, veulent won les traite en Talma, en Coquelin, en Sarah Dernhardt.Vous avez fait de la bonne galette, eh bien! sachez le reconnai- «re au public qui vous encourage- va eNCOFre Mieux.C'est le temps d'agir, car Feujen ne peut sensément garder plus de deux ou trois des sujets il a actuellement.Nous savons qu'à Paris, ihéâtre des Nouveautés est réhabi- lié près des agences théâtrales et les artistes.M.Herouet de P'U- \u201cdon Syndicale\u201d l'a écrit lui-même lans un magnifique article à notre wdresse, donc ouvrez l'oeil et le hou, Carpe diem! .le Au National: \u201cGismonda\u201d a nbtenu un franc succès artistique.Tous les artistes ont joué avec âme et conviction, ils jouaient du drame français.la mise-en-scène était merveilleuse, les décors superbes.Bravo Cazeneuve, votre troupe a bien rendu l'ocuvre de Sardou, et continuez à nous donner du drame français.Si l'on vous em- bétct avec les droits d'auteur, choisissez dans le vieux répertoire qui ne paie plus, il y a encore de beaux drames qui plairont aux Canadiens, mieux que vos mauvaises traductions des drames américains qui n\u2019ont ni queue ni tête.Dans \u201cGismonda\u201d, Mme Vhéry s'est montrée excellente artiste ct quelque peu tragédienne; elle manque de courage en maniant la hache, on dirait qu\u2019elle veut frapper comme avec un mouchoir, et pourtant adversaire tombe avant méme que d'être touché.Filion, Hamel ct Palmiéri ont été superbes.Allons de Reusse, courage! dura lex sed lex.son * * Dans le dernier numéro du Toan il y a une grosse erreur relativement à Mme Béranger.On lui préte des intentions qu'elle n'a jamais cues.Clest d'une autre femme qu'on a voulu parler.x.+ * Ouimet a eu 1a une bonne idée de publier chaque semaine les chansons illustrées qui se chantent dans sa salle.Ja première de la série est \u201cI'ricre d'enfant\u201d.Les paroles sont de notre ami Collet qui s\u2019est quelque peu perfectionné = depuis sa \u201cCatastrophe du l'ont de Québec.\u201d la musique est de Miro et les vues illustrant cette chanson ont été spécialement prises par M.E.[.Girouxtet M.Brindamour et M.Cunning, un au Bennett, l'autre au léran- cais, ont fait des exploits qui ont réjoui les \u201cgogos.\u201d Aucune porte de cellule, aucune prison, aucun handeuff leur résiste d'après leur dire.l\u2019our exécuter tours de \u201cforce\u201d, ont-ils des clefs, des trues, des handeuffs truqués, etc.Non! alors il est humainement impossible à un mortel «de sortir d'une cellule \u201chonnétement\u201d fermée, sans briser la serrure avec un marteau et encore.Or ces messieurs défaisaient les handcuffs, ouvraient les prisons ces sans rien briser, sans clefs ni rien.{Allons donc! vous n'êtes que des bluffers, et les exploits que vous avez faits à la \u201cPresse\u201d, à l\u2019Hôtel- de-Ville et au poste No 5, étaient ni plus ni moins qu'une réclame richement payée.C\u2019est si facile \u2018\u2019acheter le silence de nos policiers el de nos journaux.Si ces bluffeurs sont capables de sortir d\u2019où ils sont enfermés, ils peuvent aussi bien y entrer.Alors gare nos banques! nos routes, nos magasins.Faites-vous donc \u201cvo- teurs\u201d, ça vous paicra mieux qu\u2019acteur, et vous n\u2019avez pas à craindre les prisons puisque vous en sortez si facilement.Venez au bureau du \u201cCanard\u201d où l\u2019on vous enfermera, ct je vous défie d\u2019en sortir sans rien briser, sans vous servir de clef ni de pince-monseigneur.Allons lecteurs, êtes-vous thon avis! de LE M.Prévost, l'artiste et l'ancien directeur artistique des Nouveautés fait maintenant du commerce à Paris pour une maison allemande.M.Geo.Dane est au Moulin-Rouge et M.Gus.Scheller joue les ge roles dans \u201cMme Sans-Gêne\u201d chez Réjane.Dire que ces artistes étaient nos étoiles.Il y a éclipse là-bas! *,* Mot de la fin: Comment détruire sur terre le nom d\u2019Hamel et le rétablir dans le ciel?L'excellent artiste lla- mel joue au \u201cNational\u201d les rôles de traître.Alors pour qu'il ne tue pas, ne lui laissons pas d\u2019IL (hache) pour l'empêcher de voler, coupons lui son L (aile) il ne restera que son \u201cAme\u201d Hamel meurt, son \u2018\u2018ame\u201d s\u2019envole, il ne reste donc plus rien.Mais pour qu'elle monte plus facilement remettons lui son L (aile) et comme il est difficile à un artiste de rentrer au Paradis, St-Pierre lui fermera la porte, redonnons-lui une 11 (hache) pour défoncer, et son nom est rétabli H-AME-L.C'est bête, mais c'est comme qa.Férule MENDIS.«0: Voici: Dictionnaire amusant.Pensée.Petite maxime à cinq feuilles, Phare \u2014Gigantesque lanterne pour éclaircir le tcint.Syric\u2014 Province de la T'ur- quie asiatique où l\u2019on fabrique des planches. LE CANARD Histoire de Chasse ! Le bou curé de Léghsot était chis- | seur et pêcheur.Oh! je nie vois point de mal à cela.D'ailleurs dans sa commune assez étroite, il y avait ae quoi sennuyer et l'abbé Hedinet n'était point ia blamer de se chercher quelques distractions.Qui dit chasseur, dit bon mangeur ou amateur de boune chair, ct, sur ce point, le curd ne le cedait à personne, .Lonc, chaque année, l'ouverture de la chasse se faisait en grande pe a lu cure.Cette anuve, il y avait parmi les invités quatre ou cinq bons tireurs au plat et ailleurs; un surtout, le cousin Ridot, qui, décoifle,! ressemblait un peu au curé tellement ses cheveux étaient rares alors qu'il portait la barbe rase, uniquement pour te pas se mettre du vin dans moustaches en faisant chabrot.Au lever du solcit, tout monde est là.On fait l'appel autour de la table sur laquelle est servi un copieux déjeuner, la servante apporte autant de bouteilles que d\u2019invites et, une heure après, voilà tous mes chasseurs en; route, recommandant à la bonne de: ne rien faire pour diner, la chasse devant produire de quoi contenter les estomacs lors du retour, sans compter, bien entendu, ce que chacun sera autorisé à emporter chez lui.Les chasseurs partent en chantant jusqu\u2019à la forêt voisine et là s\u2019éloignent un peu en restant sur une ligne pour faire une Lattue en règle.Lorsqu'on eut chassé deux ou trois heures, quelqu'un parla de rentrer, ce qui fut adopté séance tenante, les estomacs sonnant creux.Et voilà nos chasseurs, gibecières pleines ou vides, se dirigeant vers le: presbytère, tout en racontant des histoires à réveiller les morts.Si nous passions par derrière\u201d tt un invité, nous surprendrions Mariet-| te.Ente du, vt, au lieu de se diriger vers la grille, on oblique à gauche pour traverser le very°r et rentrer par Ia cour, les le ; | un ruisselet délicieux dans lequel une eau pure comme le cristal coule sur un f; « de cailloux blancs.Pour na-ser le ruisseau, il y a une planche et cela suffit d'autant plus que, sans être bien leste, on l'en jambait aisément.Nos hommes se mettent à la quene , leu-leu, le curé en tête, son cousin pour fermer la marche; ils passent sur la planc:e c- entrent dans le jar an, Patatras! Ce maladroit de Ridot fait un faux pas, en entend \u201cpouf\u201d dans l'eau, le voilà qui prend un bain.On rit, mais la minute = d'hilarité passée, on retire le pauvre diable qui ont | .oer PN | | mène ses invités au café pendant que notamment | ke le verger est hordé au fond par est trempé comme une soupe et on (court à la cure pour le faire changer.Personne a la cure.jrentrer son monde d'aussi bonne lieure était allée à l'église arranger \u2018autel et sa tante Tui donnait un pe it coup de main.Vite le euré fait monter Ridot dans su chambre et en une aninute il eut sorti de l'armoire, chemise, {lanelle, et Une soutane pour servir de robe de chambre en attendant que les ha bits soizut secs.\u2014-Change-toi à ton aise, mon vieux, dit l'abbé à son cousin, ne te presse pas, nous n'attendrons au café, à l'apéritif, en faisant quelques points au billard.Lä-dessu- le euré descend, et em- Ridot se déshabille, s'essuie à l'aise et commence à endosser la rechange prètée par son cousin.D'abord, il endosse la flanelle, après quoi il met les manches de la chemise et passe la dite chemise pardessus sa tête, comme on fait d'usa fre, Mais, vit te promener, le col était boutonné et voilà notre homme qui se démène devant la glace, essayant en vain de passer la tête et n\u2019arri- vaut pas à déboutonner le col.A ce moment rentrait Mariette, un peu précipitamment, quelqu'un lui ayant dit que le curé était tombé à l'eau.[La bonne Mariette monte les marches et arrive à la porte de la chambre qu'elle ouvre sans frapper et voit justement Ridot.Mariette voit là un homme qui ressemblait au curé; à côté de lui, sur une chaise, la soutane de rechange: pas de doute, c\u2019était l'abbé.Ridot, qui, absorbé par son occupation n'avait pas entendu venir la servante, fut tellement interloqué qu'en {donnant une violente secousse il fit sauter le bouton.Toujours après, alors que tout le monde fut autour d'une table hien servie où il y avait deux curés, l\u2019un vrai, l'autre provisoire, en attendant de reprendre ses habits que Mariette pre ASSIS nait soin de faire sécher, on se raconta des histoires, de bonnes histoires.\u2018 R.B.:0: le comble de la méchanceté: Battre la
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