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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
samedi 16 septembre 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1905-09-16, Collections de BAnQ.

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[" .27me Année \u2014 No.44 MONTREAL; '16+SEPTEMBRE 190s.404 == H.BERTHELOT, FONDATEUR.} JOURNAL a, PARAISSANT LE SAMEDI HUMORISTIQUE BUREAUX {1695-1597 RUE ONTARIO A LA PARADH DES OUVRIERS.Les Echevins sont les amis.du peuple à la veille des élections, | TRE SANT ARE Les habitants de Sainte-Made- leine ne sont pas encore revenus de la frayeur que.leura causée, le tigre de la Patrie.Une vache qui meugle dans la nuit, un mouton qui bêle à la porte, leur semble comme un rugissement dans le désert.Et c'est une bousculgde des enfants à travers la chambre de \u2018\u2018mouman,\u2019\u2019 trop pet rassurée elle-même pour Yes téconforter, tandis que le père fait semblant de dormir.L'autre thidi, comme une traînée de poudre, 1a nouvelle a été répandue aux quatre coins du village ue la monstrueuse lionne qui s\u2019est chappée de Newark (New-Jersey) venait d'être signalée dans le comté de Bagot et daus les environs.Il ne manquait plus que ça! Hommes, femmes et enfants s'empressèrent de rentrer chez eux, de tirer le verrou et de mettre la dor- \u2018mante.Quand le premier moment de panique fut passé, les anciens proposèrent d'appeler au secours le colonel Landriault et le pharmacien Brault, de Montréal.D'autres survinrent de Saint-Hyacinthe feraient aussi bien l'affaire.pour dire que les-policemen |\u2019 1is discutaient de part et d'aiitre, lorsqu\u2019un télégramme leur arriva.M.L.J.Tarte, leur annonçait que la lionne n'avait jamais dépassé Newark, qu'on avait réussi à la cerner et qu\u2019on l'avait forcée à réintégrer sa prison.UN-SOU Le village se remet peu à peu de | son émoi.Mais Sainte-Madeleine ne connaîtra plus le repos, la profonde tranquillité d'autrefois; la génération qui grandit dans cette atmosphère de crainte vive héritera du mal de voir partout des bêtes féèroces, Et dire que cet état d'âme malheureuse, ces conditions de vie énervée, c\u2019est l\u2019œuvre du journal \u2018* La Patrie * L, « Bh Te LE CANARD DEPIT MACABRE Il y a À peu près trois semaines, je rentrai chez moi avec une fièvre decheval, Le médecin appelé diagnostiqua une fuxion de poitrine.carabinée., tout ce qu\u2019on fait de mieux daus l'article.Ce furent ses propres expressions.*Toutefois, il me tranquillisa aussitdt en m'assurant de ses soins les plus dévoués.C'était l'affaire de neuf jours, après lesqu:ls je serais sur pied, mieux portant qu\u2019auparavant.\u2026.Jl ne se trompait pas ; neuf jours après, j'étais mort.Vous dépeindraisje les impressions qu'on éprouve eh passant de vie à trépas?.Ce sera simple.on éprouve point.La transition se fait si doucement qu'on ue s'en aperçoit pour ainsi dire pas.Aussitôt la petite formalité remplie, mon âme continua d'exister comme si de rien n'était, contemplant la dépouille qui fut son écrin avec la même indifférence que vous regardez tomber les mèches de cheveux dont le coiffeur soulage votre derme capillaire.Toute la douleur fut pour mes parents et amis qui vinrent copieusement pleurer celui qui leur fut cher.Puis, le laps de temps réglementaire étant écoulé, on me mit dans la boîte que vous conuaissez.Je fus assez satisfait de tuoi-même.Je me tenais encore fort bien, et vraiment, il y avait, selon l\u2019usage, une certaine empreinte de majesté ré- vandue sur mes traits.Cependant, quatre gentilemen en habit noir et chapeau de toile cirée m'avaient soulevé avec effort et me descendaient les pieds devant, non sans peine,Z dans l'étroit escalier qui conduit à mon logés.Aussitôt hissé sur le corbillard, le convoi s\u2019ébranla.\u2026.Mon âme prit la suite du cortège.Décidément.la saison battait son plein pour nous autres décédé, Nous ne croisâmes pas moins de trois enterrements avant d'arriver à l'église.On ue pouvait vraiment se plaindre que les affaires n'allassent point.Au sortir du service funèbre, désagréable surprise, une petite pluie froide et pénétrante s'était mise à tomber.J'eus un moment la pensée de \u2018\u201cplaquer\u2019\u2019 la dépouille mortelle, mais je considérai que, l'ayant déjà quittée prématurément (2 trente-cing ans !), je ne pouvais moins faire que de l'accompagner jusqu\u2019à sa dernière demeure.Puis, j'avais aussi la curiosité d'entendre les réflexions que ne pouvaient manquer de faire sur moi les nombreux invités qui, courageusement, piétinaient derrière mon cercueil.Nombreux., certes Je ne me sernis jamais cru autant de rela- tious.Beaucoup de visages inconnus.Je fus flatté, ct le mépris en lequel je tenais ma propre personne fit place à un soupçon d'estime.Ce soupçon, même, se fortifia cn s'étendant sur l\u2019espèce humaine entière, lorsque j\u2019entendis les réflex- fous élogieuses émises sur mon compte.Le bon ordre du cortége peu à peu s'était relâché, favorisant les conversations, Dans un groupe, il était question de mon ddsintéressement, de la généreuse cflabilité avec laquelle Je venaisen aide à mes camarades malheureux.Dans un autre, an vantait mon bon sens, ce qui me surprit un peu ; la profondeur de mes vues ; l'originalité de mes conceptions.Ailleurs, on déplorait le sort cruel brisantsoudainement une carrière qui s'annonçait si brillante._ Je buvais du lait.Jamais, même dans mes jours d\u2019orgueil, je ne m'étais supposé autant de mérite, autant de vertus.Et, peu à peu, à fmon laitse mé- laient des gouttes d\u2019amertume\u2026 Un cuisant regret me prenait d\u2019avoir uitté des amis si bienveillants et e m'être séparé à jamais de l\u2019homme de valeur que j'étais.Cependant, la pluie ne cessait pas Le convoi avait accéléré l'allure.- le cortège suivait à grands pas.Nous arrivâmes enfin au cimetière., celui de la côte des Neiges autant que je me rappelle.Après des tours et des détours sans fin dans-des allées encadrées de fleurs, nous arrivâmes À mon trou.Les assistants, aussitôt, sans respect pour les tombes qu\u2019ils foulaient aux pieds, se groupèrent autour d'un monsieur abrité sous un parapluie et qui s'apprêtait à faire un discours.Tout d'abord, {l me sembla que c'était le directeur du Canard, mais, À y mieux regarder, je reconnus m'être trompé.Ce monsieur-Jà était plus grand, plus gros.Chose singulière, je ne me rappelai pas l'avoir jamais rencontré.Cependant, sa parole s\u2019élevait, douloureusement scandée par le rythme des larmes de pluie qui ne cessaient de couler.Suivant qu\u2019il se tournait d'un côté on de l\u2019autre, tantôt un bruit inintelligible, tantôt des phrases bien nettes m'\u2019arrivaient.\u2026 Homme de cœur, regretté de tous.La mort impitoyable.fauché.précoce.Premier raug.Toi qui fus.Cerveau puissant.cœur généreux.©.eo ee © 8 + © + © +6 #° Pendant ce temps, discrètement, sans bruit, les gentlemen en habit noir et chapeau de toile cirée disposaient les couronnes.Ily en avait des quantités.maitre.A notre camarade.mon époux.À notre frère.notre ami regretté.Vraiment, mon cœur d\u2019Âme était ému, ému délicieusement.Ces A A (A notre aperçus nouveaux;sur la solidarité des gens de lettres et des artistes., sur les sympathies qu\u2019on recueille dans ce milieu injustement considéré comme envieux, jaloux, médisant, me remplissaient d\u2019aise.d'aise et d'orgueil, car je n\u2019étais pas médiocrement flatté de tous ces témoignages d'admiration rendus à ma gloire par ce grand nombre d'assistants dont la plupart m\u2019étaient totalement étrangers.Machinalement, emporté par un reste d'habitude, je me détournai pour essuyer une larme d\u2019attendrissement\u2026, comme si les Ames se détournaient et avaient des larmes d'attendrissement !., Quoi qu'il en soit, ce mouvement me fit apercevoir a quelque distance.un autre trou.Dans ce trou, d\u2019autres gentlemen également en habit noir, mais plus râpé, descendaient un autre cercueil.Autour, quelques personnes dans lesquelles.& stupeur ! je reconnus ma femme., mon frère, mon concierge et mon tailleur ! Hâtivement, ces.\u2026 personnes jetèrent quelques gouttes d\u2019eau bénite dans la fosse et s'éloignèrent précipitamment, fsoulagées ct crottées comme des barbets.En proie a un doute angoissanf, j'interrogeai mon voisin.\u2014 Comment., monsieur, me répondit cet homme aimable, qui Ton enterre ici ?.Mais c\u2019est Farding, le bookmaker-usurier bien connu.La vérité m\u2019apparut lumineuse et décevante,,, Etourdi comme je l'ai toujours été, lors de notre rencontre avec l\u2019un des enterrements que nous avions croisés, je m'Étais trompé et avais pris la suite d'un autre cortège que le mien, A 4 Au reste, j'en eus la confirmation en m\u2019approchant de la tombe voisine.Sur une vulgaire croix de sapin piquée dans la terre parfaitement remuée, je pus lire ces mots teut secs.\u201cEtienne Jolicler.\" Et mon Ame, remplie de tristesse, quitta le cimidtidre, EJ.Sur le circuit d\u2019 Auvergne.Deux paysans s'abordent et, n\u201cgligeart de s: demander des nouvelles de leur santé : \u2014 Eh ! ben ! fait l'un deux, tu as vendu ta vache ?\u2014 Ben ! je vais te dire, j'iai vendue sans la vendre, mais je l'ai ben vendue tout d'même.J'iai fait écraser par un automobiliste, À qui jl\u2019ai fait payer trois fois sa valeur ! \u2014\u2014e La vieille Mme Pinsonnas est dans la misère la plus profonde.\u2014 Oui, racontait-elle hier d\u2019un ton navré, j'ai été obligée de porter au mont-de-pitié mon râtelier en or, pour ne pas mourir de faim, et sans jui je ne pourrai pas manger | \u2014\u2014\u2014> > Em IL N'Y.A RIEN DE MIEUX De tous les remèdes contre les rliu- mes, la toux, la grippe et la bronchite, il n'y a pas un scul qui ait accompli autant de guérisons que le BAUME RHUMAL.De là son immense pos pularité._ ; |PATENTES OBTENUES PROMPTEMENT Avez-vousuno fdéo?Sioul, demandez notre \u201cGuido des Invgntenrs,\u201d pour savoir comment s'obfionnent lcs patontes.Informations fouruies oraidioneat, 7A RIONS ma nION, Expert .ca Now Yor ec, Montréal Bureaux: jet Atiantie Rutld .Washlouton, D.Œ VENEZ VOIR _ LA GRANDE REDUCTION que nous faisons sur notre grand assortiment de Gazeliers, Fixtures Electriques ou Combinaison.Ouvrage on cuivre de tout genre.Ainsi quo Polissage.Oxidnge, etc.Globes de fantaisie.Installation électrique, etc.Gros et détail.WILFRID LACROIX & Cie TRL MAIN 4570 0 Vloury, Montréla Sirop d\u2019 Anis Gauvin \u2014\u2014\u2014 te L- Pour une guérison rapide dans tous les cas d'Insomnie, Dentition douloureuse, Rhume, Diarrhée, Coliques, etc.Demandez toujours le \u2019 ° [op CAS COIN 11 soulagera le Bébé dès In première dosc et le guérira plus vite et plus sûrement que n'importe quel autre remade.En vente partout a 25c.BEAUMIER Médecin et Opticien A INSTITUT D'OPTIQUE Examen GR ATIS - .des Yeux 1824 Ste-Cathorine Coin Ave Hdlel-de- Villa Bfontréal, Met le meilleur de Montréal comme fabriquant et ajustenr de LUNETTES, LORGNONS, UX ete, A ordre, Borantis de loin et de prés, et gu Le Terminal et les Urbains arrêtent À-la porte.AVIS.\u2014Cetle annonce rapportée vaut 152ents \u2018par piastré'pour tout achat en'lanétiewie 5 SPECIALISTE Pas-d'ageuts eur le chemin pour notre maisog ponsable, ve - LE CANARD .3 CORESPONDANGES \u2018on cher CANARD, Permets-moi de te donner des \\gouvelles de la famille Citrouillard e par icite, Il y a une quinzaine, le pauvre petit Gugusse s'est fait ruer par la jument blanche 3 poupa.Baptisse dit Renom se chicanait avec Gugusse pour atteler la jument.La pauvre bête, pour se débarrasser de ses deux copains, envoie ue ruade au petit Gugusse un pen plus bas que le ventre.Sophranie accourt.Elle était au désespoir de voir son petit Gugusse éteudu sur le plancher des vaches.Masette se trouvait en promenade chez la famille Citrouillard ; c\u2019est elle quia donné les premiers soins au petit Gugusse.Masette croit qu'il va rester infirme, parce qu\u2019on lui a fait opération dans la partie la plus douloureuse, Bien à toi, CAPOT CHAT-SAUVAGRE.\u2014 Mon cher CANARD, Inutile d'essayer de t'apprendre tune chose que tu connais depuis longtemps.C'est qu'il y a un proverbe qui dit: La vérité choque.D'ailleurs, tu en as cu la preuve il y a quelque temps, en recevant la correspondance de cette pauvre écervelée d'Anne-Marie, qui a la langue plus déliée pour jacasser que pour parler le bon frangais.Cependant, voulant dire les choses sur un haut ton, elle a piqué son fin nez dans le dictionnaire anglais pour trouver le mot qui devait donner du style à son article.Je me demande si elle ne s'est jamais douté que quand elle est assise dans son salon bien garni, elle repose sur son génie.Apprends-lui qu'Adèle n\u2019est pas animée par un sentiment de jalousie, mais que Aune-Marie est douée d\u2019une langue de pie, et qu'avec ses plumes et ses verges de dentelles elle sera toujours une sans-cer- velle.ADELE.DONNEZ-EN AUX ENFANTS Si un enfant atteint de rhume, vous Jui administrez, dés le début, quelques doses de BAUMI RHUMAL, vous verrez le mal disparaître comme par euchantement, LA L'examinatenr, Comment nomme-t-on les Arabes qui se retirent dans le désert pour prier ?L'élève sans hésiter : \u2014Des déserteurs.Prévenance conjugale : Une noce est attablée dans un restaurant rustique.La mariée, soudain, pousse un cri d'effroi : \u2014Oh ! j'ai laissé tomber mon bifteck.Le chieu va le manger.Et le marié, avec son sourire le plus aimable : \u2014N'ayez pas peur, j'ai le pied dessus.Un bohème s'arrête devant un magasin où l'on vend des valises Le commis s'approche et d'une voix aimable : \u2014Mousieur désire-t-il une valise ?* \u2014Pourquoi faire ?\u2014 Mais pour emballer vos effets.\u2014Jeune homme, répond fGère- ment le pauvre diable, vous voulez donc que je me promène tout nu?\u201c Un homme fort riche disait en parlant des pauvres : \u2018\u201c On a beau ne leur rien donner, ces drôles-là demandent toujours.\u201d Le Mort Jaloux Le teatament de M.Bastard M.Bastard.en rédigeant son testament, a songé au temps \u2018\u2019ou nous nous réveillerons d'entre les morts.\u201d M.Bastard avait, dans sa jeunesse, beaucoup aimé.Sa fortune le lui permettait.Mais, parmi tant de belles filles connues, il avait, non chagrin, constaté l\u2019inconstauce féminine.Le tropjbien fondé de ses jalousies lui avait gâté tout plaisir d'amour, lorsqu\u2019enfin, vers la qua- tantaiue, comme il désespérait de la fidélité, il rencontra une jeune fille dont il s'éprit, etiqui ne le trompa pas, Pourquoi n,en fit-il point sa femme ?On ne sait.Il en fit sa compagne aimante, bien-aimée ; et, auprès d'elle, il descendit le second versant de la vie avec la reposante sécurité d'une affection loyale et la mâle fierté de la possession sans partage.À cette rare amie, il vonlut, en ses vieux jours\u2019 témoigner sa reconnaissance et, par testament, il lui laissa $30,000 de rente.Mais ce retraité de la jalousie se mit, en écrivant ses dispositions dernières, à songer à ce que ferait sa légataire quandsfantôme sans os, Dans les ombres myrteux il prendrait sou repos.Lt toutes ses fureurs d\u2019autrefois, À la pensée de ce futur, le reprirent.Son amie était encore jeune ; elle en aimerait un autre, et tandis qu'il serait, lui, cloué dans sa bière sans rien voir ni rien pouvoir, un autre, une fois de plus, prendrait auprès d'elle sa place.lêt si s'était alors le moment.du grand réveil dont ou se rendormira pas ! Ce qu'il était si conteut de n'être plus, il le serait donc encore et cette fois à l'infini! Alors il écrivit : \u2018Dans le cas où Mme Acher se remarlerait ou aurait une autre liaison, la rente cesscrait de plein droit.\" Mais comme c'était un brave homme et qu'avec tout son scepticisme il aimait bien son amie, il ajouta ce correctif-: \u2018\u2019En ce cas, mes représentants seraient libérés vis-à-vis d'elle par la remise de $20,000 ie jour de son mariage.Cete somme sera mon dernier souvenir.\u2018 .M.Bastard est mort.Sa succession a donné lieu à des difficultés diverses entre son ancienne compagne, Mme Acher, ct ses héritiers.En tranchant le litige, le tribunal civil a annulé cette clause de \u2018\u201cjalousie posthume\u201d.Le mot est dans le jugement : \u201cAttendu dit lc tribunal, que Bastard a obéi à une sorte de jaloygic posthume ct qu'il a voulu, par \u201cune véritable clause péuale, s'assurer, après sa mort, la fidélité perpétuelle de celle à laquelle il avait associé sa vie ; \u2018Attendu, qu'une telle clause porte atteinte à la liberté de la légataire.qu'elle est contraire à l\u2019ordre public et doit être réputée non écrite,\" Uu mauvais plaisant faisait remarquer que M.Bastard n'était pas le premier mort jaloux, LES EQUATIONS DE LA VIE Célibat \u2014 vie d'amertume.Vie d'amertune \u2014 Désir d'en sortir.Désir d'en sortir \u2014 Rencontre aimable.Reucontre aimable ments.Compliments \u2014 Rapprochement.Rapprochement \u2014 Doux aveux.Doux aveux \u2014 Fiangailles, Fiançailles \u2014 Mariage.Mariage \u2014 Belle-mère: Belle-mère \u2014 Vic\u2018d'amertume.\u2018 \u2014 Compli- La semaine des trois jeudis -\u2014 .\u2014 Le voyageur, marchant dans la direction apposé à celle que le soleil semble suivre dans l\u2019espace, voit avancer chaque jour le moment du lever de I'astre radieux- Ce fait est l\u2019origine de la curieuse anecdote de la semaine des trois jeudis, Ce phénomène, des plus ex plica- bles, fut consxaté avec étonnement pas les Portugais, lors de leur premier voyage autour du monde.Les navigateurs, partis vers l\u2019ouest, avait vu le soleil sans cesse retarder l'heure de son apparition et se lever une fois de moins que les habitants sédentaires de Lisbonne.Les seconds voyageurs, qui s\u2019étaient au contraire dirigés vers l'Otient, avait assisté à un lever de soleil de plus que leurs compatriotes lisbonnais Au retour des marins, une confusion des plus troublantes se produisit.Tandis que les uns plaçaient le jeudi \u2018x y néredi, \\es auiresle plaçaient, le mercredi.Les premiers étaient en retard, les seeonds en avance d'un jour tout entier sur le jour local, tenu pour bon par tous les habitants de Lisboune.La semaine était donc de trois jeudis.tous bien réels pour les voyageurs et les Lisbonnais sédentaires.ADMINISTRATION COMMERCANTE.Mme Lapincette enterre son quatrième mari.\u2014Que vois-je ! fait elle à l\u2019employé des Pompes funèbres, mais je n'ai pas commandé ces ornements d'argent et tout cet attirail, c'est une classe plus élevée que celle que j'ai demaudée.\u2014 Rassurez-vous, madame, fit l'employé avec un aimable sourire, ce ne sera pas plus cher.uous vous svons traitée en cliente.ENTRY BONNES AMIES YoLANDE.\u2014 Comment trouvez- vous mon costume neuf, chère amie ?Vous avez tant de goût que votre opinion m'est précieuse.MAGDA.\u2014 Ravissant, adorable, idéal.YoLANDE.\u2014 Alors, il est A votre goût ?Magna.\u2014 Entièrement.Du reste, il est fait sur le modèle de celui que j'ai porté la saison der- nidre, PARC SOHME SAISON D'HIVER 1905-6 Attractions nouvelles chaque Dimanche.Peux Représentations, 3 et 8 p.m Admission - - 10 cts Tous les chars conduisent directement au Parc, 60 YEARS\u2019 EXPERIENCE AS FAR > TRADE MARKS DESIGNS CoryhicHTS &c.ne sending a akotch and description may > quil rian our opinton frou hetiior an lavention 13 probably patentable.Communications strictly confidential.1fundbook on P sent free.Oldest agoncy forsocuriug y paterte- T'atenta taken through Munu & Co.receive special notice, without charge, in the Scientific American.Iy illustrated weokly.Iargest ot any scientific Journal.ee Se Wil four months, $1.501d by all newsdealers.UNN 361Broadway, New Ÿ rk th: 4,00: ¥ Bt.Washington, D. 4 mee ay yres LE CANARD de Canard Journal Humorisiique Hebdomadaire ; Publié par _ .\"A.P.PIGEON, 1595-07, Rue ONTARIO, - Coin Avenue 110tel-de-Ville Tel.Bell, Est 1121.ABONNEMENT Un an 1 (pour le Canada ct Etats-Unis) 50c tement payable d'avance.MONTREAL, 16 SEPTEMBRE a\u2014\u2014 \u2014 A NOS ABONNES En envoyant nnuchangement d'adresse, indiquez toujours votre ancienne adresse pour ne pns éprouver de retard dans l\u2019envoi du journal.CE MAUDIT TOUTOU ! NOUVELLE._ \u2014C'est-y possible ?Tu as raté ton mariage, mon vieux Paul ?\u2014 Mais, Dieu me pardonne, je n'ai rien à me reprocher.\u2014Mais, comment tout ça est-il arrivé ?.\u2014Ah ! pour ça, c'en est une bonne ! Un méchant toutou répondant au nom mystique de \u2018\u2018 Chérubin\u2019\u2019 eu est la cause.\u2014Un toutou! Mais qu'est-ce qu\u2019un pauvre chien peut avoir à manigancer dans les affaires matrimoniales ?; \u2014Eh bien, voilà l'histoire véridique de l'aventure : Ma fiancée, comme tu sais, est une exquise blonde, ronde et potelée ; des yeux bleus comme uv clair ciel de printemps ornent les orbites de son crâve et, avec cela, une douceur de caractère quasi-céleste.Mais, une ombre fait tache au - tableau si beau que -je viens de te cynématographier, la.malhetircuse a une manie, une manie qui n\u2019a pas sa parcille dans ie monde entier : elle aime un caniche laid et poilu,et diablement coureur.Pour venir au point culminant de mon histoire, un dimanche donc, je fus invité à diner chez mon Euphrarimoniasse (charmant nom comme tu vois), et après un peu de causerie sur la température, le soleil, la lune, enfin toute la horde des sujets archl-bêtes des conversations bourgeoises, notre causerie tomba sur la gente canine.Hunters, Bulldogs, Sox terriers Furent énumérés.Toutà-coup, de sa voix câline, elle appela son \u2018\u201cChérubin\u2019\u2019 qu\u2019elle prit dans ses bras et'se mit à cajoler, comme ou le ferait d'un bébé au maillot.Prise soudain d'enthousiasme, en souriant elle me dit : \u2014\u201c\u201c Cher Paul, si tu_ aimes bien.ton Euphrasimoniasse, fais:lui preuve d'attachement profond en imitant ton chouchou blanc,\u201d et elle appuya ses lèvres roses sur le museau poilu et dégoûtant de ce sacré caniche.Je ne pus répondre tant je restai abruti de cette brusque demande, à la fois originale et détraquée, venant de la bouche d\u2019une femme que j'idolâtrais.\u2014Eh bien, mon Payl, fit-elle, en rompaut le silence écrasant que Cette demande avait créé, \u2014Mais, tu n\u2019y penses pas, répli- Quai-je, chère Euphrasimoniasse, fit l\u2019ex- ami ; CAP ULES CRESOBENE® Dépôset sovuas s\u201d atuitement sur demande un tre: \u2014\u2014 = c\u2019est du délire.Bigre, sur ma réponse elle se fâcha vert, et hautaine : \u2014C'\u2019est ainsi qué, vous considérez l'amour que \u2018vous prodigue une femme, monsieur, Aurais-je les lèvres galeuses?_e me Durapint avait été amené, par des arrangements de famille, à recueillir un neveu âgé de cinq ans.Un jour que Durapint était sorti avec \"enfant, il fut accosté par un ami qui teuait en laisse un magnifique lévrier.C'était la première fois que cet enfant voyait un animal aussi maigre.Le petit le caressa et lui dit avec émotion : \u2018\u2019Panvre chien ! tu vis douc aussi chez ton oncle.\u201d , LE CANARD .PROVERBES DE MENIGE | Un maison sans femme et sans feu est un corps sans me.Ou n'attend jamais trop un bon repas et une bonne femme.Une bonne femme est le meilleur meuble de la maison.Femme sage reste 3 son ménage.Pour faire un bon ménage, il faut que 'homme soit sourd etla femme aveugle, Bonue femme n'est jamais oisive.Quand la poule ne gratte pas aussi bien que le coq, le ménage va mal.Avant de demander une fille en mariage on observe premièrement le caractère de la mère.Qui naît belle, caît mariée.re res POUR RIRE Me X.fait trés bon ménage avec son second mari.\u201d qui se plaint seulement qu'elle établisse trop souvent des comparaisons entre lui et le défunt, à-l'éloge duquel même elle s'abandonne volontiers.Comme il y a quelques jours, il l'en blâmait encore : Voyons, mon ami, fit Mme Xdoucement, songez que c'est de vous que je dirais tout cela, si vous étiez mort le premier ! \u2014 \u2014Jeanne vient de laisser tomber sa poupée dont Ja tête s'est cassée en mille pièce.Ellese prend à sangloter désespérément \u2018Voyons, ma chérie, ne pleure pas, Jui dit sa mère ; c'est un malheur, c'est vrai, mais tu n\u2019y peux \u201crien.\u201d \u201cAb maman ! tu ne te doutes pas de ce que je ressens ! On voit bien que tu n'as jamais perdu d'enfant.\u2019 \u2014 Petite scène de famille : L.a mère.\u2014 C'est très, bien mon chéri, tu as bu ton huile de fois de morue.Pour ta récompense, voici un beau gâteau.Le pére, entrant furieux.\u2014- Sapristi ! quidenc a rempli mon encrier d'huile ?Le \u2018\u2019chéri'\u2019* s'esquive prudemment.avec son gâteau.Une bonve et un militaire montent dans le tramway.La bonne fouille dans son porte-monnaie et passe l'argent au receveur en disant : \u2014Deux places! uve militaire et l'autre civile ; la civile, c'est moi ! a \u2014 Cerbères Emplumés \u2014 5 Un fermier, mécontent de ses chiens de garde, les a remplacés par deux oies grises de grande espèce, désormais sentinelles intra:tablks de son logis.Il n'existe pas de moyeus de corruption avec elles.Elles ne se laisseront pas séduire par un morceau de sucre ou des os appétissants.Les flatteries de la main et les mots amicaux n\u2019existent pas pour elles.Le mendiant habile en sera pour ses frais de persuasion.Il n'y aura pas de: \u2018\u2018Mon chien, mon beau chien'\u2019 qui tienne, Dès qu'un pas insolite se fait entendre, les deux oiscaux se pré- ciptent, furieux, versla porte d'entrée.Malheur au visiteur imprudent, ces sentinelles d\u2019un nouveau genre sont capables de faire presque autant de mal qu\u2019un bouledogue.Elles se jettent sur l'ennemi, lui frappent lu tête de leurs grandes ailes fortement empennées et dû- ment muselées lui abiment la figure de leurs gros becs méchants.Elles font d'ailleurs grand bruit et sifflent d'une façon aiguë qui doit donner la chair de poule aux maraudeurs les pins intrépides.Sans doute, le brave fermier con- naissait- il son histoire romaine et s'est-il souvenu des oies du Capitole.En tout cas, son innovation ne manque pas de pittoresque.\u2014\u2014 rr Ee Logique enfantine : \u2014Expliquez-moi, Bob, ce que c'est qu\u2019un veuf ?Bob réfléchit un instant, puis tout à coup : \u2014Un veuf, c'est le mari d\u2019une veuve.= \u2014 Mot de la fin : Uu villageois s\u2019est pendu ; Te curé refuse de recevoir à l'église le corps du suicidé.La femme insiste auprès de lui.\u2014Enfin, vous direz ce que voudrez, il ne s\u2019en est pas moins pzen- du?\u2014C'est vrai, monsieur le curé, mais il n'en faisait pas une habitude ! -\u2014 Deux beaux ivrognes, à la \u2018\u2018trogne vermeille,\u201d\u2019 sont entrés à la Morgue.Sur les dalles, un cadavre vert, re poussant, en pleine décont- position, qui a longtemps sejourné dans le St-Laurent.\u2014'Tu vois, mon vieux, dit un ivrogne à son copain, ce que c'est que boire de l\u2019eau ! Cigare Spécial a?NF mon YZ » BeH Téléphone Main 2150.FAS DE MACHINES.PAS D'ENFANTS.PAS DE FILLES.Tous vos Cigares sont faits par des ouvriers com pétents, et chaque ouvrier fait son cigare seul pour chaque commande, c'est-à-dire qu'un ouvrier commence et fini sou cine sans le faire passer par 5 ou 6 mains.Cela est plus propre et mienx fait.sur commande JI 9p sexed) Grand MOTHER CIGARE valant roc, pour sc, en tabac de la Havane uolan La Champagne Cigare à 10c.d'a pas d'égal, en pur tabac de la Havanc.LA CHAMPAGNE OIGAR FACTORY 1509 Rue Notre-Dame.Cigares dé l\u2019Union = [# VOUS TOUSSE; PRENEZ LE BAUME RHUMAL 25c LA BOUTEILLE PARTOUT.- LE CANARD LA STICE DU CAD \"Voici uae jolie histoire de brigands qui nous arrive en droite ligne du Caire, Un cambrioleur (pourquoi les Orientaux n'en auraient-ils pas à l\u2019instar de Paris ?) un cambrioleur, disons-nous, s'étant cassé la jambe en voulant s'introduire dans une maison par une fénêtre du second étage, s\u2019en fut trouver le cadi pour déposer plainte.\u2014Déposer plainte de quoi ?nous demanderez-vous, cher lecteur, C'est qu'il ne faut pas oublier que ceci se passe au pays des Contes des Mille et une Nuits ! Le voleur alla donc se plaindre au magistrat de ce que la fenêtre présentait un vice de coustruction qui avait entraîné sa chute et demandait justice.Le cadi approuva la requête du plaignant et assigna le propriétaire de l'immeuble à corz- Daroitre.Celui-ci reconnut, eu effet, que sa maison était mal construite, mais soutint que la faute en était à l\u2019en- prepreneur de charpente et non pas- lui.Cette logique frappa le juge que fit aussitôt le nécessaire pour retrouver et faire amener le maître- charpentier, C\u2019est malheureusement trop vrai, convint celui-ci, mais il y avait un défaut dans la maçonnerie qui em- péchait de bieu assujettir le chassis de la fenêtre.Reconuaissant la justesse de ce raisonnement, le cadi fit citer le maître maçon.Celui-ci reconnut qu'il était en défaut, mais, pour sa justification, l\u2019expliqua au magistrat que, pendant qu'il était occupé à son travail, Miriam, la plus jolie fille du pays, s'était fait un jeu pour le distraire de sou travail de passer et repasser sous ses\u2018 yeux, vêtue d'une robe magnifique du plus,beau bleu, C'est ainsi qu'ayant été dérangé de son travail, il l'avait exécuté à la légère.Sur cet déclaration la jeune per- sonte fut amenée à son tour pour se justifier.C'est vrai que je suis jolie, dit- elle, mais y puis-je quelque chose ?Quaud à ma robe bleue, si elle a attiré l'attention du maçon, c'est le teinturier qui est le seul coupable et non pas moi.\u2014 Parfaitement juste, déclara le cadi, qu\u2019on fasse venir le teinturier! Cet artisan, amené devant\u201d le tribunal, fut jugé coupable, ce qui termina l'affaire la cause ayant été entendue.Le cadi ordonna alors au voleur de trainer & coupable en place publique et®@ le pendre A la potence.La foule se réjouit de ce que justice avait faite.Mais elle accourut bientôt de nouveau au tribunal pour se plaindre de ce que le teinturier était trop long pour permettre de le pendre à la potence qui était trop courte.\u2014Æh bien, répondit le bou juge, Qu'on aille chercher un teinturier plus court et Qu\u2019on le pende incontinent ! Il faut qu\u2019il y ait un pendu! Ainsi fut fait.re er LE BAUME RHUMAL * Ne prenez pas cinquante remèdes différents pour le traitement du rhume, de la toux, de la grippe ou de la bronchite ; le BAUME RHUMAL est le remède sûr, efficace, instantané Pour lp guérison.de ces affections, Eu Amérique.Un touriste arrivant à l'auberge : : -\u2014À déjeuner, servez-moi vite, je suis très pressé\u2026 La cataracte n\u2019est pas loin d'ici, n'est-ce pas ?\u2014Monsieur pourra s\u2019y rendre en quelques minutes.\u2026 \u2014Prévenez-la de mon arrivée.; Je suis occuliste, LE PLUS BEAU MAGAZINE DU PAYS L'Album Universel MAGAZINE DE LUXE 6 Pages\u2014100 illustrations\u2014Pages en couleurs\u2014 Deux feulllotons\u2014 Actualités \u2014Modes\u2014Noavelles\u2014 Revie de la semaine\u2014Carnet mondain\u2014Musique\u2014Un morceau naz 5 cts En vente 2 UN MALIN L'ambassadeur d'une grande puissance fut informé par son gouvernement qu\u2019nne femme de son pays, résidant en ce moment à Londres, venait d'hériter d\u2019un million.Il publie des annonces dans les journaux et l'intéressée ne se pré- semtant pas, il s'adresse à la police en désespoir de cause.Le chef des détectives donne mis- slon à l'un de ses plus fins limiers de rechercher l'héritière.L'agent se met en campagne.Au bout d\u2019un mois, il se présente à son chef.\u2014Eh bien ! et la femme?\u2014Je l'ai retrouvée.=\u2014Parfait ! Où est-elle ?.\u2014Chez moi, je l'ai épousée.MARIE-BLANCHE.Vases à la Mode Il y a très Tongtemps, pour préciser je dirai au seizième siècle, exista un artiste célèbre, un graud et \u2014 généreux artistes Bernard Palissy, Grand, parce qu'il avait une foi inébranlable en lui-même et en sa science ; géné- reuw, parce qu'il ne regarda pas à \u2014 comme dirait Murger \u2014 déménager sesmeubls par la cheminée pour trouver ce qu'il cherchait, pour faire faire un pas à l'art si délicat de la fabrication des vases.Depuis cet homme éminent, bien d\u2019autres ont cherché, travaillé, pioché et \u2014 parfois \u2014 trouvé des améliorations aux procédés primitifs de Palissy.C'est ainsi que nos musées, ct ceux de nombreuses capitales, ont pu s\u2019enrichir de véritables chefs- d'œuvre sortis des fours d'artistes en renont, Or, il arriva qu'un jour, un maître en l'art de décorer les vases aux formes frêles et gracieuses, fut distrait.Soit qu'une joie ou tin malheur imprévu, ou simplement \u2014 avec ces savauts, sait-on jamais \u2014 une mouche qui bourdonna trop fort, notre céramiste oublia un instant ses occupatious et, à son grand désespoir, laissa trop cuire ses vases.Il eut beau s'arracher des poignée de cheveux, s'enfoucer les poings dans les orbites, sc coguer la tête le long des murs, \u2014 et autres effets scéniques qu'on a quand on a cotn- mis un gaffe, \u2014 rien n\u2019y fit, ses vases étaient bel et bien trop cuits.La veruis en était gercé, atrocement gercé, ct dessinait de longs verts blanchâtres sur le fond bleu qui devait être obtenu, Avec des larmes dans les yeux et des sanglots dans la gorge, le malheureux mit ses vasesde côté, considérant cette minute comme une perte irréparable.Mais il avait compté sans le snobisme, cette maladie qui règne en maîtresse.Certain jour, notre fabricant re- complet aveu chaque numéro LISEZ LE LE | JOURNAL DE NUMERO LA FAMILLE le Mardi.399595555559:95959355555 \u2014 arrivant À l'improviste pour réaïtséé quelques achats, le pauvre artiste, pris au dépourvu, crut perdue pour lui l\u2019accasion d'une affaire.Comme il était loin de la vérité ! Alors qu'il cherchait à dissimuler de sou mieux ses ralés, le marquis l'écarta et, s'extasiant, s'écria : \u2014Ah ! diable ! Vous ne me montriez point cela?Une commande pour un musée, sans doute, A moins que vous ne travaillez pour les mo- marques.Mais, mon ami, je suis milliardaireet, tout comme un prince du saug, je suis en mesure de m'\u2019offrir de semblables merveilles.Il ne m'est nullement impossible d'avoir sur ma cheminée ou imon étagère des spécimens rares d'une œuvre et, quel que soit le bienheureux qui vous a commandé ces poteries, je veux ici-même les lui suffler si j'ose m'exprimes ainsi.Dans y vous offrecent francs \u2014 paa vase \u2014de plus que lui, Combien vous avait-il proposé ?Le brave potier, absoulment paralysé, ne sut tout d\u2019abord quoi répondre, puis, peu a peu, repren- nant ses sens, il lâcha le prix des plus magnifiques de ses vases.\u2014Vous dites deux cents francs les petits et quatre cents les grands.Je vous donne indifférem- ° ment cing cents francs de chaque.Et il en choisit une vingtaine.Depuis, le marquis étant un arbitre de la mode, notre céramiste a fait fortune.Il ne sait pas où donner de la tête.Et \u2014 plns on ga- gue d'argent, plus on veut en gagner \u2014 il cherche de nouveau 1moyens de manquer ses vases.Il a déja trouvé des ébréchures dans le corps de la pâte, les taches sur le vernis, \u2014 procédé qui luia Été suggéré par une mouche qui s'était collée sur la glaise avant la Cuisson, \u2014 eufin les boursouflures qui, paraît-il, seront la grande mode l'an prochain.PAUL, CILMA.Un des plus hideux courtisans de la cour de Louis XV vient de mourir.On l'annonce au roi en disant : \u2018\u2018Sire, X.vient de rendre sou âme à Dieu.\u201d \u2014 Je doute que Dieu l'ait acceptée, répond le monarque.Ste Catherine, Montréal, reçoit toutes les semaines : Je Rire, Je Sourire, Le Non Vivant, Le Jeudi de la Jeunesse, La Joie des Enfants, L'Hlustré Amusant ct plusieurs autres journaux comiques & Sc.Aussi le supplément du Petit Journal et du Petit Parisien a 3c, donnant une foule de gravures de la guerre Russo-Juponaise.Publications mensuelles, bi-miensuelles et hebdomadaires.Musica 250, La l\u2018emme d'aujourd'hui 250,18 Vie Heureuse 15c, Je sais tout 30c, Fémimina 150, L'INMlustration 200, Les Annales se, Paris qui chante 10c.Cartes Postales de Montréal, Québec ct autres vues du Canada, Aussi un grand cboix de Cartes Postales Françaises illug- trées de fantaisie, en série et séparément, à 2, 3 et Joc, Albuvis de Cartes postales de 25, 50 et 75 cents, $1.00, $1.50, $3.00, etc., pou= vaut coutenir de 100 & 1,000 cartes, Qommaudes exécutées par le retour de | SAINT-I,OUIS, 1712 rue out la visite d'un marquis richissime et très coté.Lenoble visiteur, | Ja malle. Ceux qui ne liseut pas le Bulletin chaque dimanche sout des gens bien misérables.e ® Les marins de Battenberg racontent maintenant partout où ils passent la façon dont ils ont été \u2018\u2018 gobés\"\" par les Québecoissae M.Lavigne, maintenant qu'il a renoncé à ses fonctions de présideut du Parc Sohmer, va pouvoir siéger comme juge de paix à Ja grande satisfaction de tous les intéressés.e + + : Un échevin de Québec a constaté sur la balance qu'il avait engraissé de cinq livres durant les fêtes et les banquets offerts au prince Louis de Battenberg.= Ww L'automne approcke, et vos femmes n'ont pas encore pu se décider à lâcher la mode des corsages ajourés.Pour quelle raison ?Est-ce par \u201c chaleur\u2019\u2019 ou parce qu'il fait chaud ?.8 Depuis que le collier d'or est retrouvé, le maire Laporte est reveau sur sa décision, et il a déclaré qu\u2019il briguerait de nouveau les suffrages des électeurs aux prochaines élections.es \u2014s = L'histoire du fermier qui a passé 100 jours sans dormir a ému tous nos employés du gouvernement.Ceux-ci estiment que ue pas prendre son \u2018\u2018somme '\u2019, ce doit être le plre des supplices.* = A propos de cette guerre entre le \u2018Soleil\u2019! et I' \u2018\u2018Evénement\u2019\u2019, le président Roosevelt n\u2019a-t-il pas encore songé à s'offrir comme médiateur ?Quelle terrible besogne il assume en se posant comme 1' Auge universel de In Paix / » = = .Le \u2018\u2018Soleil'\u2019 et \u2018\u2019 L\u2019Evénement\"\u2019 sont partis dans une guerre acharnée, implacable.Mais, comme on l'a déjà remarqué : il n'y a pas de danger dans les luttes de journalistes, ce n'est pas du sang qui coule, mais beaucoup d'encre, * * + » La chasse aux canards est permise depuis le rer septembre.Nous félicitons tous les bommes qui ont assez de cœur pour massa- \u2018crer un oiseau, c'est-à-dire une âme plus volatile que la leur, et en plus un oiseau palmipède,c'est-à-dire un être qui a toujours la main ouverte pour donner.$s * = ! Le président Roosevelt, en choisissant Portsmouth pour lieu de la \u2018conférence, a fait beaucoup de ré- \u2018clame à cette ville, et l'on ne sau- _rait compter les milliers de fois que ce nom a été écrit.\u2019 Québec se plaint qu\u2019on ne lui.a pas fait autant de réclame, alors: CANARD, 16*SEPTEMBRE 1905 ify SL SEE Un véritable spécifique dela Constipation sontles Tablettes Pur- |.gativea dela Clo Chimique Franco-Américaine.[dT] PS] VES .agisne ssent sûrement aans coliques, ni chalcurs 4 'estomac.Prix partout 25cts la boîte.Par la poste.sur réception du montant.Echoneillon « rit, N Cix Cirimique FRANCO-AMERICAINE, 274 rue St.; Elles re qu\u2019elle s'est mis en frais pour tout honorer le prince Batte-en-Beurre.C'est à croire que cette fameuse Altesse Sérénissime n\u2019aurait pas l'importance des ministres russes ou nippons.Voyez-vous, MM.les Québecois, c'est qu'à Portsmouth on discutait sérieusement de \u2018Ja guerre, tandis que chez nous la paix était assurée dans des compliments de Beurre de part et d'autre.à Le garde-chasse demande au gouvernement de ne pas accorder de faire la chasse à bord de yachts a vapeur ou gazoline.T1 faudrait\u2019 défendre aussi aux chasseurs d'entrer à la \u2018\u2019Presse\u2019\u2019 et à la \u2018\u2018Patrie\u2019\u2019, car i} y a tellement de canards dans ces journaux qu'ils en feraient un véritable massacres »s oO Le théâtre Français et le théâtre des Nouveautés vont porter une plaiote contre M.Frank Lachapelle.1! parait qu'ils ne sont plus capables de garder leur monde durant les entr'actes: tous sorteit pour aller faire une tournée au restaurant du coin de la rue Cadieux et de la rue Ste-Catherine.5 8 En volant À travers la campagne, cette semaine, le CANARD a remarqué les beaux champs de blé-d\u2019inde qui font la jole des habitants.\u2019 Voyant tous ceës beaux épis dotés, il s\u2019est demandé pourquoi on s'en servait pour les comparer aux hommes vains et prétentieux.Ils courbent la tête, et les.fats, Lord- Minto par exemple, ne la courbent jamais.® 9 a Le diable semblait s\u2019en mêler, et on pouvait désespérer de volr la fin du procès Gaynor-Greene, Après tous les délais, les appels que l\u2019on sait, voici que le juge Ouimet, chargé de porter le dernier coup, était tombé malade, Inutile d\u2019ajouter que MM.Gaynoret Greene ne lui avaient pas souhaité un atissi prompt rétablis- |: sement.s se Parmi toutes les opinions des grands bommes que nos journaux ont citées sur la paix entre la Russie et le Japon, il est curieux de constater que celle de M.Siméon Parent n'apparaît pas.Avrait-il diminué d\u2019importance en devenant président de la Commission du Grand Tronc-Pacifique?Au fait, un titre aussi ronflant l'a peut-être endormi ! s 8 en On s'explique maintenant pourquoi le prix des chaussures vient de monter encore.T \u2019 Une nouvelle du Pôle Nord nous apprend que les explorateurs sont | obligés pour se nourrir de manger des semelles de bottes, des vrates.Æt comme tout le monde, depuis le \u2018commandant Peary et le capi- \u2018taine \u201cBernier, a la maladie d'aller à la recherche du Pôle Nord, les manufacturiers de chaussures, devenus des espèces de boulangers, en profitent pour faire valoir leur cuir, * = & Les Anglais et surtout les Anglaises ont des expressions d\u2019une naïveté qui nous étonne avant de nous amuser.Et de fait leur réputation d'humour n\u2019est pas surfaite.L'aucre jour, une noble Anglaise fut abordée par une de ses anciennes amies qui ne l\u2019avait pas vue depuis dix ans.Comme elle était toute vêtue de uoir, l'autre lui dit : \u201c\u2018 Vous portez sans doute le deuil de quelque ami ?\u2018\u2018 Pas exactement un ami, répon- dit-elle, je porte le deuil de mon mari.\u2019 Et elle ajouta : \u2018\u2018 Je suis veuve.\u201d \u2014\u2014\u2014_\u2014r- pement LES POINTS DE SUSPENSION Les écritures, les les points de suspension indiquent une interruption, pause, un changement dans l\u2019ordre des idées.Ils ont donc leur utilité.Ils l'ont également dans le langage.Rien n'est plus nécessaire, en effet, qu\u2019un court silence placé à propos dans la conversation.L inobservation de cette .vérité m'a valu le ressentiment d\u2019une dame que je n'avais pourtant pas l\u2019intention d\u2019offenser, Cette dame me présenta un jour sa fille, une gentille brunette qui ressemblé beaucoup A son père.\u2014Oh {qu'elle est jolie, fis-je.Et, détaillant sés traits, je constatai la ressemblance avec son ase cendant paternel, \u2014Ellene vous ressemble pas du tout, ajoutal-je, sans esprit de corrélation entre cette phraseetla pre.midre, Je n'avais sans doute pas assez prolongé les points de suspension, car la dame, réunissant évidemment mes deux propositions en une seule, coupa court à notre entretien et n\u2019a cessé de me battre froid depuis ce jour.Cette aventure m\u2019autorise à faire ressortir l'importance des points de suspension dans la conversation.LES BONNES COQUILLES \u2014m\u2014\u2014=5 Les lapins (lapous) sont vêtus de peaux de bêtes.On aperçut deux mariniers qui tiraient uu gâteau.(bateau) des rois sur le rivage.Laissez entrer le chien et tirez le roquet (loquet).On pent voir les neuf buses (mtge ses) au loyer (foyer) de l\u2019Opéra.Toute leur besogne consiste à s'accroupir (8 assoupir) pendant cing heures.Notre sympathique \u2018 député est entré en convalescence avec beaus: , | coup de fins, la guérison ne peut manquer d'être prompte.Il a braillé (brillé) pendant vingt-cing-ans.Marchez sur les traces de votre illustre père ; elles vous conduiront sûrement à l'immoralité (pour l\u2019inis mortalité)., Sg demanded une eae es\u2018 \u201c \u2014Est-ce que; poire ; a bé marché à § \u2014Mais oul, À \u2014pristi, i1'do de loinl n "]
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